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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 2004-04, Collections de BAnQ.

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es agriculteurs Nous cultivons la même oassion (www.lebulletin.com) ÜJJUJJj JlZfrxx AVRIL 2004 ArirjS^ 2JJD/S5 HJJjJsgj %i LjiliïÏJ^ê 53 :J3UjJ3jjj: /—' Désherbez glus t Maintenant que vous connaissez les avantages du désherbage hâtif, mettez le tout en pratique à l'aide de Primextra® Il Magnum®.Une application hâtive de Primextra II Magnum vous permettra d'éliminer les mauvaises herbes, et d'augmenter vos rendements ainsi que vos revenus.Faites donc un extra pour votre culture en désherbant tôt avec Primextra II Magnum.Vous verrez la différence à la récolte et dans vos revenus.Téléphonez au 1 800 850-4685 Syngenta www.syngenta.ca Primextra, Magnum et Syngenta sont des marques déposées d'une compagnie du groupe Syngenta. Primextrall HERBICIDE syngenta MORDEZ DANS LA VIE DODGE EN VOILÀ UN QUI NE SENTIRA PAS LE NEUF BIEN LONGTEMPS.DODGE RAM HEAVY DUTY.Ça sent le dur boulot.Heureusement, le Dodge Ram Heavy Duty et son moteur turbo diesel CumminsMC à haut rendement vous offrent la plus grande puissance de remorquage de sa catégorie' (jusqu'à 16400 Ib).Voilà qui est plus que suffisant pour que le travail ne vous fasse pas suer.Visitez ou composez le t Lorsque équipé correctement.X Certaines conditions s'appliquent.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails. CHRONIQUES ÉLEVAGE 30 PROFESSION : VACHER 37 QUELLE EST VOTRE EFFICACITÉ ALIMENTAIRE ?41 L’ESSAYER, C’EST L’ADOPTER 47 LE SECRET BIEN CACHÉ DE MÈRE POULE 51 QUALITÉ, QUAND TU NOUS TIENS 55 LE VEAU TSCHIEMBER, TROIS ANS PLUS TARD 12 Agenda 10 Billet 12 Billet 86 C’est nouveau 90 Coup d’œil 93 Cuisine 6 De bouche à oreille 94 Météo mai 76 Portrait de femme 63 Vie rurale GRANDES CULTURES 28 QUAND PETIT VOIT GRAND Même avec peu de céréales à commercialiser, ça vaut la peine de se pencher sur la mise en marché.PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE 21 RÉSISTANCE : GARDONS LE CONTRÔLE Nous ne sommes pas à l’abri du phénomène de résistance aux herbicides.25 DÉSHERBEZ TÔT Si le maïs détecte la présence de plantules de mauvaises herbes, il s’étiolera pour capter la lumière.27 QUAND LA CULTURE DEVIENT MAUVAISE HERBE On doit prévenir les « volontaires » ou, le cas échéant, savoir comment s’en débarrasser.RÉPRESSION DES MAUVAISES HERBES COUVERTURE MARIER BLÉ ET QUALITÉ, PAS SI SORCIER Année après année, rendements et qualité se donnent rendez-vous dans les champs de Jean Tétreault.DOSSIER EN 14 oROGERS Envoi Poste-publication Convention 40070230-PAP - No d’enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à Le Bulletin des agriculteurs 4380, Garanti, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Courriel : abon_agriculteurs@postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.1^1 Canadian Patrimoine ¦ t ¦ Heritage canadien FRUITS ET LÉGUMES 59 DES FRAISES HI-TECH À L’ÎLE D’ORLÉANS Pour bien vivre de cette production, il faut une superficie importante, une technologie de pointe et une bonne équipe.VIE RURALE 65 ALLONS CHASSER LE SANGLIER C’est par pur plaisir que Jocelyn Boisjoli et Manon Hamel se sont lancés dans cet élevage.72 HOMMAGE À ALBERT CHARTIER L’artiste a illustré Séraphin pendant 19 ans et a publié Onésime pendant près de 60 ans.MACHINERIE 79 VTT 2004 : ÇA BOUGE ÉNORMÉMENT L’industrie franchit de nouvelles frontières cette année.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 5 de bouche à oreille La résistance affecte le prix de location Nos voisins américains sont de plus en plus préoccupés par la résistance des mauvaises herbes aux herbicides, particulièrement au glyphosate.Ainsi, les agriculteurs qui louent des terres pourraient voir leurs pratiques culturales et leurs stratégies de désherbage scrutées à la loupe par leurs locateurs.Cette constatation provient d’un sondage commandé par Syngenta Protection des cultures et mené auprès de propriétaires et locateurs de terres agricoles.Plus des deux tiers des répondants prévoient que la présence de mauvaises herbes résistantes jouera un rôle de plus en plus important dans la fixation des prix de location des terres.De plus, 74 % rapportent que les pratiques de gestion de la résistance influencent le choix du ou des locataires.60 % des locateurs avouent exiger l’application de telles pratiques.Quelles pratiques de gestion de la résistance requièrent-ils exactement ?86 % demandent des rotations de cultures avec l’utilisation de cultures Roundup Ready, 79 % exigent une rotation des herbicides et 37 % des mélanges en réservoir.Plus de 80 % des producteurs de mais du Canada suivent une stratégie intégrale de gestion de la résistance des insectes pour protéger la technologie Bt.Ce sont là les conclusions d’une étude sur la conformité aux refuges de maïs Bt effectuée en 2003 pour le compte de la Coalition canadienne contre les ravageurs du maïs (CCRM).Les deux exigences clés pour le respect des refuges sont l’implantation de 20 % de maïs non Bt et le placement du refuge à 400 mètres ou moins du maïs Bt.En Ontario et au Manitoba, les pourcentages de conformité ont augmenté de 2001 à 2003, atteignant même 100 % au Manitoba.Au Québec, pendant cette même période, le pourcentage de conformité à l’exigence des 20 % a diminué de 89 à 79 %.De même, la proportion des producteurs qui respectent l’exigence de proximité est passée de 91 à 78 %.Les raisons de cette baisse sont complexes et comptent plusieurs facteurs.La CCRM planifie donc accroître les efforts de vulgarisation au Québec pour renverser la vapeur.Refuges Bt : le Québec traîne de la patte Le Centre de recherche avicole, c’est pour bientôt Le tout premier centre de recherche avicole jumelant santé et science animale à voir le jour au Canada est en phase de réalisation.Un premier édifice est en construction à Sainte-Anne-de-Bellevue, sur le Campus Macdonald de l’Université McGill, et celui de Saint-Hyacinthe, relié à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, débutera ce printemps.Les recherches qui s’y dérouleront viseront à améliorer la salubrité des produits et sous-produits de la volaille et des œufs.On y cherchera également des alternatives à l’utilisation des antibiotiques dans l’élevage de la volaille, en travaillant entre autres sur la nutrition, la génétique, la microbiologie et la pathologie.De façon générale, les chercheurs espèrent améliorer la santé du cheptel.Deux nouveaux postes de chercheurs ont été créés.En tout, 17 chercheurs des deux universités y travailleront, dont sept sont spécialisés dans la volaille.6 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : PHOTO : EMMANUELLE ARES Des chiffres qui donnent soif L’eau douce est l’une des ressources les plus rares de la terre, mais la plus utilisée.L’agriculture seule accapare près de 70 % de l’utilisation totale d’eau.Ce que nous choisissons de manger a donc de grandes répercussions sur les ressources hydriques du monde entier, comme le démontre la quantité d'eau requise pour produire.Les volumes d’eau considérés proviennent de la pluie et de l’irrigation.Par exemple, un centimètre d’eau de pluie équivaut à 100 000 L/ha d'eau.Les pommes de terre ont besoin de 45 cm d’eau durant la saison de croissance, le maïs 61 cm, et le blé 75 000 L/ha d’eau par jour ! Une consommation sur mesure Améliorer l’efficacité alimentaire accélère l’engraissement, entraînant une meilleure rotation des lots ou des carcasses plus lourdes dans la même période.On pourrait engraisser 13 % plus d’animaux avec la même quantité d’aliments.Même si la variation est très grande entre les individus d’une même race ou d’une même lignée, l'héritabilité est de 40 %.La consommation des animaux plus « efficaces » diminue de 10 à 12 %, et la conversion alimentaire augmente de 9 à 15 %.En prime, les rejets N-P-K dans les fumiers diminuent de 15 à 17 %.Malgré l’intérêt économique d’un tel critère de sélection, la prise de données est complexe et n’est pas systématique dans les stations d’épreuve.Il s’agit de mesurer l’écart entre la prise alimentaire réelle d’un animal et celle prévue en fonction de ses besoins d’entretien.Plus le chiffre est bas, plus l’animal est efficace.Bonne nouvelle à l’horizon : une première série d’EPD des besoins d’entretien pour les Angus Rouge est disponible aux États-Unis.Mais attention : les animaux plus économes pour leur entretien n'ont pas toujours les meilleurs GMQ.Espérons qu’avec le temps, la sélection corrigera ce constat.Un kg de maïs 417 L Un bifteck de 225 g 9840 L Un verre de lait de 225 ml 250 L Le blé pour un pain 380 L Une orange 53 L Un cantaloup 600 L Raffiner un kg de sucre 133 L Mystérieux décès des vautours Au Pakistan et en Inde, un médicament d’élevage tue trois espèces de vautours aujourd’hui menacés d’extinction.Le vautour à dos blanc, un des rapaces les plus communs dans cette région, a vu sa population décliner subitement de plus de 95 % ! Deux autres espèces ont suivi la même courbe : le vautour indien et le vautour à bec élancé.Depuis le début des années 1990, les vétérinaires s’interrogent sur les mystérieuses causes de ce déclin.À la suite de l’autopsie de 259 vautours entre 2000 et 2003, on a vu que 85 % sont morts de la goutte — un excès d'acide urique dans l'organisme, dû à un mauvais fonctionnement des reins.Or, les reins de tous les oiseaux contenaient des résidus de diclofénac, un antiinflammatoire mortel pour eux.En se nourrissant des carcasses d’animaux morts autour des fermes, les vautours ont absorbé de grandes quantités de diclofénac, peu coûteux et largement utilisé pour soigner les animaux d’élevage.Les scientifiques veulent bannir l’utilisation de ce médicament et suggèrent de garder en captivité les vautours vivants afin d'assurer leur existence à long terme.L’industrie pharmaceutique n’a pas dit son dernier mot.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 7 PHOTO : JEAN-PAUL FALGUIÈRES / WWW.jpf-phOtO.COm PHOTO : DAVID VALLIÈRES de bouche à oreille Un traitement abordable ?Le gros inconvénient des traitements de lisier, le prix, serait amoindri avec le procédé que le chercheur Simon R Guertin de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) développe avec l’appui d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.« La technologie n’aura pas de compétition en termes de prix d’achat et de prix de traitement », avance le chercheur.Il estime que le coût de traitement oscillera entre 4 et 9 $ du mètre cube de lisier, contrairement à de 5 à 29 $ du mètre cube pour les autres technologies actuellement disponibles.La cuve en elle-même coûtera entre 6000 et 60 000 $, selon le volume à traiter.Le prototype est actuellement en phase de développement.Des tests à la ferme auront lieu sous peu.Le procédé combine l’utilisation d’additifs et le passage d’un courant électrique à la sortie de la préfosse.La partie liquide peut être envoyée dans la fosse pour être épandue aux champs.La partie solide peut être utilisée par la ferme ou être exportée vers un site de compostage ou de granulation.Le procédé est aussi efficace pour les bovins laitiers que pour les porcs.Son nom : « l’électro-séparateur ».Améliorer la qualité de l’eau par la bande La combinaison du semis direct et d’une bande enherbée d’un mètre réduit la perte de sol de 93 % comparativement au labour sans bande, selon une étude effectuée à l’Université Laval en 2003.Le projet avait pour but de comparer l’effet de différents travaux de sol et de la présence d’une bande enherbée d’un mètre sur la réduction de l’érosion hydrique.Les essais ont été menés sur un loam sableux présentant une pente de 4,5 % et ensemencé en orge.Les résultats de la première année tendent à démontrer qu’avec le labour et le chisel, la bande enherbée réduit les pertes en azote de 64 % et celles de sol et de phosphore de 60 %.Quant au semis direct, les réductions sont de 86, 65 et 58 % pour les pertes de sol, d’azote et de phosphore respectivement, par rapport au labour traditionnel.La combinaison de plusieurs techniques de conservation du sol semble une avenue intéressante à préconiser.TtXTES DE : Emmanuelle Ares, Nancy Malenfant et Marie-Josée Parent COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.rogers.com On se souvient tous de 1996 avec le contrat de maïs à 5 $ le boisseau.On obtenait 300 $ la tonne en plein mois de juillet.Tous ceux qui avaient liquidé leur récolte auparavant s’en mordaient les doigts.Mais il y a pire que d’avoir vendu trop tôt, c’est de ne pas avoir vendu dans le futur.Il est très difficile de prédire l’avenir, mais lorsque Chicago nous donne le prix 24 mois en avance, nous avons une partie de l’avenir devant nous.Au moment d’écrire ces lignes, le CBOT oscillait entre 2,90 $ et 3 $ le boisseau.Nous n’avons pas vu le maïs aussi élevé depuis avril 1997.Que faire maintenant ?Il serait sage de vendre une partie de notre récolte future.Un producteur qui vendrait le quart de sa prochaine récolte prendrait une bonne garantie sur son revenu.De cette manière il protège son prix, car une baisse est toujours à prévoir.Mais une hausse peut toujours arriver aussi.Dans ce cas-ci, il lui resterait encore les trois quarts de sa récolte pour profiter d’une hausse probable.Comment faire ?C’est facile.Premièrement, on peut vendre avec un prix fermé tout de suite.Deuxièmement, on doit fermer des contrats à terme pour la récolte 2004, voire même 2005.Comme la prime n’est pas très bonne cette année, on a beaucoup de temps pour attendre qu’elle remonte.Cependant, quelques acheteurs seulement offrent ce service.Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures fdgnap@sympatico.caj.marché des grains par Dominic Grégoire 8 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FirstRate Pour plus d'information au sujet de FirstRate, appelez notre Centre de Solutions au 1 800 667-3852 ou visitez GROWXnet au www.dowagro.ca.Mkiw AgroStiences FirstRate* vient à bout des pires infestations d'herbe à poux dans le soya.Rien ne cause autant de soucis aux producteurs agricoles que l'herbe à poux.Et rien n'égale FirstRate pour maîtriser l'herbe à poux pendant toute la saison, comme le prouvent les nombreuses recherches sur le terrain et l'usage commercial.¦ Excellente sécurité pour la culture - pas de brunissement, de brûlure ni d'arrêt de croissance.¦ Souplesse d'application - peut être utilisé en postlevée ou sur le sol, jusqu'au stade de huit feuilles de l'herbe à poux.¦ Possibilités multiples de mélange - peut être utilisé en association avec Broadstrike Dual Magnum, Pursuit et Vantage Plus ou Roundup dans le soja RR.¦ Maîtrise additionnelle de la grande herbe à poux, de l'abutilon, de la lampourde glouteron, de la stramoine commune et de la vergerette du Canada, et maîtrise partielle de la morelle de la Caroline.SfDw AgroSdences •Marque de commerce de Dow AgroSdences LLC 0402-4065-004 /billet par Nancy Malenfant Misez sur la valeur ajoutée Aller chercher une prime sur quelque chose que vous produisez déjà, ça ne peut pas vraiment nuire à votre portefeuille.L’hiver est la saison des colloques, conférences et autres rencontres du genre.J’ai donc rencontré plusieurs d’entre vous ces derniers mois.Lors de ces occasions propices à la discussion, un sujet revenait souvent sur la table : les difficultés que connaît l’agriculture ces temps-ci.Plusieurs avouent avoir peine à se maintenir la tête hors de l’eau.Pourtant, d’autres arrivent à s’en sortir plus que convenablement.« Pourquoi donc ?» me suis-je demandé.Dans le secteur des grandes cultures par exemple, j’ai remarqué que parmi ceux qui s’en tirent bien, plusieurs ont décidé de miser sur la valeur ajoutée.Semences, cultures pour la consommation humaine et « Un grain de santé » sont quelques exemples d’avenues que certains agriculteurs empruntent pour maintenir ou augmenter leur rentabilité.Si vous produisez déjà du blé ou du soya, peut-être que changer quelques aspects de votre régie pourrait vous permettre d'aller chercher une prime supplémentaire.Bien sûr, les primes offertes pour un produit à valeur ajoutée doivent justifier les efforts additionnels fournis pour l’obtenir.Ce concept de la valeur ajoutée s’applique tout aussi bien dans le secteur des productions animales.Prenons l’exemple de quelques éleveurs de bœuf du Bas-Saint-Laurent.Les membres de la jeune coopérative Natur’bœuf produisent des animaux nourris exclusivement à partir de grains et de fourrages Nancy Malenfant, agronome, est journaliste.régionaux, sans farines animales et sans hormones.Et toute la viande commercialisée est soumise à un processus de traçabilité.Ces producteurs ont réussi à tirer parti de la crise de la vache folle grâce à ce produit de créneau.Dernièrement, les ventes au détail des produits Natur’bœuf ont augmenté de façon significative malgré un coût supérieur d’environ 15 % au comptoir.Même si la consommation totale de bœuf reste la même à la suite de la crise de la vache folle, les consommateurs recherchent des produits qui leur inspirent confiance.Cependant, la valeur ajoutée n’est pas nécessairement la solution ultime.Il existe d'autres moyens de se créer des nouveaux revenus.Beaucoup réalisent des travaux à forfait pour rentabiliser les équipements.D'autres perfectionnent constamment leurs méthodes de mise en marché.Ou encore, certains commercialisent des sous-produits issus des activités de la ferme, la paille par exemple.N’ayez pas peur de calculer.Peut-être que produire une céréale à valeur ajoutée et vendre la paille à vos voisins (et non à un grossiste) pourrait se révéler une option intéressante.Pour aller chercher jusqu’à la dernière « cenne », il faut seulement regarder un peu autour de soi.Toute entreprise recèle des possibilités de revenus auxquelles on n’aurait pas songé à prime abord.C’est à chacun sa méthode ou son secret puisque chaque ferme est aussi unique que celui ou ceux qui la gèrent.À vous de trouver la vôtre, te leBulletin des agriculteurs AVRIL 2004, VOL.87, N" 5 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.rogers.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon.guertin@lebulletin.rogers.corn REDACTION Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sylvie.bouchard@lebulletin.rogers.corn Journalistes Emmanuelle Arès emmanuelle.ares@lebulletin.corn Nancy Malenfant, agronome Marie-Josée Parent, agronome mariejoseeparent@videotron.ca Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Pierrette Desrosiers, Dominic Grégoire, Robert Jetté, Martin Laprise, Pierre Sauriol PUBLICITE Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tm.racicot@lebulletin.rogers.corn Représentant Claude Larochelle Claude.larochelle@lebulletin.rogers.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Télécopieur : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@allstream.net Coordonnateur de la production Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., gestionnaire de l'information financière Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox OROGERS 10/ AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Dame nature se charge de la Faites la première application.Le fait de ne pas avoir à arroser une deuxième fois après une pluie, rend les gens de bonne humeur.Et, ce n’est qu’un des multiples avantages de ConvergeMD.Après la pluie, il se recharge pour contrôler les mauvaises herbes jusqu’à 2” de hauteur.Ce qui fait de Converge le programme idéal pour contrôler les graminées et les mauvaises herbes à feuilles larges en un seul passage et pour toute la saison.C'est vraiment pas compliqué.CONVERGE.L’HERBICIDE À MAÏS, QUI SE RECHARGE Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1-888-283-6847 www.bayercropscience.ca CONVERGE (J) Bayer CropScience L'HERBICIDE A MAIS OUI BE RECHARGE Toujours lire et suivre le mode d'emploi de l'étiquette.Converge" est une marque de commerce déposée de Bayer.2020-035-0104 billet par Marie-Josée Parent Les solutions aux problèmes de surplus existent On ne doit pas attendre que les solutions nous arrivent « tout cuit » dans le bec.Une entreprise comme Acti-Sol inspire (voir l’article de la page 47).Ce qui impressionne le plus, c’est de constater qu’une exploitation s’est prise en main pour solutionner un problème : celui du surplus de fumier.Claudia Désilets et son père n’ont pas attendu les subventions.Ils se sont dit : « Nous avons un problème.Il doit y avoir une solution ! » Ils en ont arraché.Personne ne croyait en leur projet il y a 10 ans.Ils ont dû tout penser : du fumier en trop à la vente d’un produit à valeur ajoutée sur les tablettes des magasins.Des efforts de développement du procédé, de valorisation du produit et de marketing, incluant un logo attrayant, les multiples formats, des contacts dans le milieu.tout a été pensé.Aujourd’hui, leur produit fait la joie des horticulteurs.Qui aurait cru à l’époque qu’un déchet puisse prendre une telle valeur ?Pourquoi une entreprise comme celle-ci a-t-elle réussi là où d’autres ne voyaient qu’un fumier à épandre dans les champs ?Eh bien, ils ont eu une vision.Ils sont allés voir se qui se faisait ailleurs et ils l’ont adapté à la réalité québécoise, par eux-mêmes.Aujourd’hui, nous sommes plus conscients des problèmes environnementaux.D’autres entreprises ont elles aussi développé leur propre projet.Dans la poule pondeuse par exemple, deux autres font preuve d’initiative quant à la commercialisation de Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste Tmariejoseeparent@videctron.ca.).fumier de poules déshydraté : Écolo-Nature, en Abitibi, et Élevage et Grains Gelé, en Estrie.Toujours dans la volaille, dans Lanaudière, à la ferme avicole Mercier et Beaudry de Saint-Roch-de-l’Achigan, un projet de combustion de fumier de poulets a prouvé qu’il est possible de recycler l’énergie du fumier en source de chaleur pour l’élevage.En production porcine, les procédés de traitement de lisier sont tellement nombreux que les conseillers sont bien embêtés pour choisir lesquels recommander.Il reste bien sûr le prix qui « paraît » élevé.Mais si un débouché pour le résidu solide était développé, peut-être que le producteur pourrait obtenir un prix intéressant pour son produit.Un peu comme les Désilets ont fait pour Acti-Sol.En Bretagne (France), des filières complètes de traitement des fumiers existent.C’est sans doute ce qui nous manque au Québec.Sortons un peu des traitements : l’an dernier, les résultats des bancs d’essai du MAPAQ ont démontré qu’il est possible de diminuer de façon importante les rejets, simplement par des principes de base en régie et en alimentation.Il s’agit même, selon les protagonistes, de la première voie à emprunter pour réduire la charge de fumier.Les solutions aux surplus sont nombreuses et à notre porte.Ce qu’il nous faut, c’est un peu d’innovation et de ténacité.On ne doit pas attendre que les solutions nous soient données « tout cuit » dans le bec.k AGENDA ¦ 7 et 8 avril Expo-Congrès du porc du Québec Hôtel des Seigneurs Saint-Hyacinthe (418) 877-1919 ¦ 14 et 15 avril Assemblée générale annuelle Fédération des producteurs de lait du Québec La Malbaie UPA : (450) 679-0530 ¦ 16 au 18 avril Expo-Poc Campus de La Pocatière (418)856-1110 ¦ 21 et 22 avril Expo-Printemps Holstein Québec Terrain de l’exposition Victoriaville (819) 364-3063 ¦ 22 au 25 avril Salon des vins et spiritueux de Montréal Palais des congrès Montréal (514)255-5757 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS; Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal : (514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais ; 1800665-5372 Télécopieur: (514) 333-9795 Site interactif : www.lebulletin.com/abonnement 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 48,31 $ International : 68 $ Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 2004 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d’abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@lebulletin.rogers.com.Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l'éditeur) non sollicités.Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions en tout ou en partie sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature.12/ AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LA PREMIÈRE BANQUE DES ENTREPRISES AGRICOLES AU QUÉBEC Pour faire fructifier ses affaires agricoles, vaut mieux avoir une banque qui s’y connaît.À la Banque Nationale, nous comptons dans nos rangs de nombreux agronomes de formation.C’est pourquoi nous comprenons si bien vos besoins et les enjeux propres à votre secteur d’activité.Tout comme nous sommes en mesure de vous aider dans vos choix et de vous guider dans la réalisation de vos projets.À la Banque Nationale, nous sommes là pour vos aider à ce que votre travail porte fruit.Pour nous rejoindre : (514) 394-8802 ou 1 800 361-8688, poste 8802.BANQUE NATIONALE de blé de Jean Tétreault en couverture MARIER BLÉ ET PAS SI QUALITE SORCIEH H____________ Année après année, rendements et qualité a" W9P3.mÊmmMmktWÊiÈmm se donnent rendez vous dans les Jean Tétreault cultive du blé depuis plus de 20 ans.Entre-temps, il a appris quelques trucs.Selon lui, un des grands facteurs de réussite avec cette culture : semer tôt.PAR NANCY MALENFANT FUSARIOSE, GESTION SERRÉE DE LA FERTILISATION AZOTÉE et du taux de semis, critères de qualité pour la consommation humaine souvent difficiles à atteindre : c’est dur, dur de faire du blé, pensez-vous.C’est comme dans n’importe quoi, il suffit de s’y mettre et les résultats suivront.Jean Tétreault en sait quelque chose.Ce producteur de grandes cultures de Saint-Pie en Montérégie cultive du blé depuis plus de 20 ans, et son père en cultivait déjà avant lui.En 2003, saison où d’autres producteurs ont connu des problèmes avec la fusariose, il a obtenu des rendements de 6,4 t/ha et la quantité de toxines dans ses grains n’a jamais excédé 1 ppm.# •mm 8m Nancy Malenfant, agronome, est journaliste.PHOTOS : MARTIN LAPRISE 14/ AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Vft Même avec d’excellents résultats, M.Tétreault n’admet pas d’emblée que cette production est facile.« On pourrait qualifier la régie du blé de régie intensive.Par exemple, le taux de semis a beaucoup augmenté depuis que je suis dans cette production.Ce qui fait que la gestion de la fertilisation et le contrôle des maladies doivent s’exercer de façon plus serrée.» De plus, le climat québécois se prête un peu moins bien à la culture du blé que celui de l'Ouest canadien.« Il est plus difficile de produire des lots uniformes sous nos conditions », dit le producteur.Cependant, on peut, selon lui, mettre toutes les chances de son côté en semant tôt.« On doit semer aussitôt que la machinerie peut entrer dans le champ, dit-il.Idéalement, le semis devrait être complété avant le 1er mai, sinon pas plus tard que le 10 du même mois.Si on dépasse cette date, on verra un effet sur le rendement.D’ailleurs, les producteurs qui ont semé vers la mi-mai l’an passé ont pu le constater par eux-mêmes.» lean Tétreault se spécialise dans la production de semences de blé Sélect, Fondation et Enregistrée.Il doit donc être doublement vigilant afin de s’assurer de la pureté varié-tale de ses 100 hectares de blé.Outre le contrôle des mauvaises herbes en postlevée et le nettoyage des équipements de semis et de récolte, il doit s’assurer des antécédents de chaque champ qui sera destiné à la production de semences.La détection et l’élimination des hors-types fait également partie des tâches à accomplir.« Je marche mes champs vers le stade épiaison et j’arrache toutes les graminées d’une autre espèce ou autre variété.Le soleil du matin ou du soir fournit une meilleure lumière pour effectuer ce travail », soutient le producteur.Aucun raccourcisseur de paille n'est utilisé dans la TIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 1 5 en couverture production de semence puisqu’il pourrait empêcher la détection de hors-types différents par leur taille.Le casse-tête de la fusariose La fusariose ne vient pas simplifier les choses.« Le problème des toxines a toujours existé, explique M.Tétreault.Ce qui a changé, c’est l’exigence des acheteurs.Les producteurs de porcs par exemple sont de plus en plus conscients que De la fusariose dans les semences ?Peu d’études ont été menées à ce jour sur l’effet des champignons des semences sur les maladies des céréales.Il semblerait malgré tout que la maladie ne se transmet pas à partir de la semence jusqu’à l’épi.Selon des travaux menés par des chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, les effets néfastes du champignon concerneraient surtout le poids spécifique et le pouvoir germinatif des semences.Il pourrait aussi causer des fontes de semis et la pourriture des racines et du collet en plus d’introduire le Fusarium dans les champs.lil Notre unique conception brevetée 23° accepte plus de barrettes pour vous donner plus de traction et de force de traction.L'efficacité et la productivité étant améliorées, vous passez moins de temps dans les champs.DE FORGE DE TRACTION En 2003, M.Tétreault a obtenu des rendements de 6,4 t/ha et la quantité de toxines dans ses grains n’a jamais excédé 1 ppm.r " —¦ Véhicule utilitaire à essence Kawasaki Mule 3010 4x4 t y- .- r" PLUS DE PLAISIR! la présence de toxines affecte la performance de leurs animaux.» Directeur de la division semences chez Les Grains Semtech, M.Tétreault s’occupe de la gestion de 1600 hectares de semences de soya et de céréales.Là-dessus, environ 360 hectares servent à la production de semences de blé.L’an dernier, tous les lots de semences ont été testés pour les toxines, en plus de subir les tests de germination habituels.« En tenant compte des conditions climatiques que l’on a connues en 2003, les résultats ont été étonnamment bons, avoue le directeur.La moyenne des tests se situait entre 0,5 et 1 ppm de DON (déoxynivalénol).» « Nous avons décidé d’effectuer ces tests pour répondre aux craintes des producteurs qui s’inquiètent de la contamination des semences », dit Jean Tétreault.Ce dernier est particulièrement préoccupé par cette question en tant que président de l’Association des conditionneurs de semence pedigree du Québec et membre du comité technique sur w UN KAWASAKI MUl Mettant en vedette les pneus Dirt Hook de Bridgestone PASSEZ CHEZ VOTRE DETAILLANT DE PNEUS AGRICOLES FIRESTONE PARTICIPANT POUR ORTENIR LE RÈGLEMENT COMPLET DU CONCOURS ET PARTICIPEZ POUR COURIR LA CHANCE DE GAGNER! DES PNEUS POUR CHAQUE CONDITION DU SOL TRÈS SEC/SEC HUMIDE DETREMPÉ/BOUEUX BOUEUX J fil ¦ RADIAL ALL TRACTION 23» RADIAL DEEP RADIAL 7000 RADIAL CHAMPION TREAD 23" SPADE GRIP T'irestonc PNEUS AGRICOLES CHEF DE FILE DANS LE DOMAINE 1-800-267-1318 Barrie Taylor, Ouest du Canada, poste 8029 Barry Hawn, Ontario, poste 5256 Michel Brûlé, Québec, Atlantique, poste 8011 Firestone est une marque déposée de Bridgestone Licensing Services Inc.utilisée sous ligence ® Mule et Kawasaki sont des marques de commerce de Kawasaki Canada Inc. en couverture Malgré son poste de directeur de la division semences chez les Grains Semtech de Saint-Pie, Jean Tétreault trouve le temps de faire lui-même ses travaux de semis et de récolte.Les pulvérisations d'herbicides et de fongicides sont cependant faites à forfait.Jean Tétreault produit 100 hec- la qualité des semences au Québec (voir l’en-tares de semences cadré De la fusariose dans les semences ?).de blé Sélect, et Enregistrée! Bien Choisir S3 Variété Jean Tétreault cultive surtout la variété de blé SS Blomidon.Il est d’ailleurs le seul producteur de semence Sélect de cette variété au Canada.« Le blé SS Blomidon vient d'Allemagne, dit-il.Il donne de bons rendements et tolère une fertilisation azotée plus élevée.C’est un avantage pour les éleveurs qui peuvent utiliser leurs fumiers sans craindre les risques de verse.» La faiblesse de cette variété se situe dans sa qualité boulangère, surtout en ce qui concerne l’indice de chute.En production de blé pani-fiable, l'indice de chute est fortement influencé par les conditions climatiques qui peuvent soit favoriser ou inhiber la germination des grains sur l’épi.« Quant au taux de protéines, on peut l’améliorer par le fractionnement de l’azote », dit le producteur.Sans doute a-t-il trouvé la recette qui lui permet d’avoir du succès chez lui avec ce blé.Depuis qu’il applique du Folicur et qu’il fractionne l’azote, ses rendements n’ont jamais descendu au-dessous de 6,25 t/ha.Dans les semences à temps plein Notre producteur ne produit pas que du blé.Il cultive près de la moitié de ses 400 hectares en maïs-grain, en plus de faire de la semence de soya et à peu près 25 hectares de haricot sec.Il est associé avec son cousin François Tétreault.Ensemble, ils ont formé une compagnie avec leurs deux fermes en plus de se lancer dans l’aventure du conditionnement des grains au début des années 1990.Les Tétreault sont deux des cofonda-teurs de la compagnie Les Grains Sem-tech à Saint-Pie.Ils ont démarré leur entreprise en tenant compte de leurs propres besoins et, depuis, celle-ci n’a cessé de prendre de l’expansion.Alors que Jean est directeur de la division semences, François occupe le poste de directeur général.Ce dernier s’occupe de l'administration et de la production de soya IP et de haricot sec.Ralentissement dans la production ?Quel sera le futur du blé au Québec, selon Jean Tétreault ?« L’an passé, j’aurais parié pour une expansion.Mais comme beaucoup de producteurs ont connu une saison moyenne en 2003, je pense qu’ils vont peut-être se tourner vers le soya, une culture payante ces temps-ci.La production de blé va sans aucun doute ralentir en 2004.» te 18/ AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Nous étions presque mal à l’aise d’être si dur sur les graminées.C’est fini.Le nouvel herbicide Option est celui qui procure un excellent désherbage tout en étant tout à fait sécuritaire pour le maïs, de la première Option peut être appliqué de lu première à la huitième feuille du maïs.à la huitième feuille.Et en plus, vous pouvez choisir un partenaire de mélange en réservoir pour contrôler aussi les feuilles larges, en un seul passage.Nous sommes désolés mesdames les mauvaises herbes.Option Dorénavant, celle des producteurs de maïs.Pas celle des graminées.Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1-888-283-6847 www.bayercropscience.ca Toujours lier et suivre le mode d'emploi de l'étiquette.Option” est une marque de commerce déposée de Bayer.2115-021-1203 Une lutte intégrée.ne solution intégrée ! 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REPRESSION des MAUVAISES HERBES Resistance : gardons ie cont L'utilisation répétée du même herbicide ou d’un autre produit phytosanitaire du même groupe accroît les risques de résistance.De même, l’emploi d'un herbicide très actif accentue la sélection entre les individus sensibles et résistants.répertorié des individus résistants chez une demi-douzaine d’autres espèces.« Il s’agit du chénopode, de la petite herbe à poux, de la lampourde glouteron, de la morelle noire de l’Est, de la sétaire verte et de l’amarante tuberculée », dit le professeur de l’Université de Guelph François Tardif, un spécialiste de la résistance.Pourquoi le Québec est-il épargné ?On peut difficilement parier sur les raisons qui expliquent la « résistance » du Québec à la résistance aux herbicides.« Un collègue me mentionnait que les agriculteurs québécois devaient simplement bien faire les choses », lance François Tardif.> > Nancy Malenfant, agronome, est journaliste.Les agriculteurs québécois ne sont pas à l’abri du phénomène de résistance aux herbicides.À quelques centaines de kilomètres de chez nous, en Ontario, on ne cesse de répertorier de nouveaux cas.On trouvera donc avantage à améliorer nos pratiques pour retarder le jour où nous devrons aussi composer avec des « super mauvaises herbes ».PAR NANCY MALENFANT CE N’EST PAS EN 2003 que le premier cas de résistance aux herbicides du groupe 2 aura été rapporté sur le territoire québécois.Même si ce moment semble inévitable, l’agronome-malherbologiste du MAPAQ Danielle Bernier espère qu’il sera le plus lointain possible.« Quand on voit ce qui se passe en Ontario, on se demande parfois comment c’est possible qu'il n’y ait encore aucun cas connu ici.Nous utilisons pourtant les mêmes herbicides sur les mêmes cultures pour lutter contre les mêmes mauvaises herbes.» Les cas de résistance aux inhibiteurs d’ALS (herbicides du groupe 2) se multiplient en Ontario, tout comme le nombre d’espèces de mauvaises herbes résistantes.Depuis 1997, année où l’on a identifié les premiers cas chez l’amarante de Powell et à racines rouges, on a LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 21 PHOTO : MARTIN LAPRISE 1 I 1 1 II I RÉPRESSION DES MAUVAISES HERBES L’utilisation répétée du même herbicide ou d’un autre produit phyto-sanitaire du même groupe accroît également les risques de résistance.De même, l’emploi d’un herbicide très actif accentue la sélection entre les individus sensibles et résistants.Voilà pourquoi les herbicides du groupe 2 sont si susceptibles à la résistance.Ils sont très efficaces et n'agissent que selon un seul mode d’action.De plus, ils sont largement utilisés.Des pratiques à intégrer Selon François Tardif, la première ligne de défense lorsqu’un cas de résistance Peut-être faut-il féliciter nos pratiques agricoles, mais peut-être sommes-nous simplement chanceux.« Il est difficile de mettre le doigt sur un ou des facteurs pouvant expliquer cette situation, pense Danielle Bernier.On peut supposer que l’action des nombreux conseillers, en dépistage et en surveillance notamment, y est pour quelque chose.Nous avons aussi beaucoup insisté sur les rotations de cultures et d’herbicides.Peut-être que cette démarche a porté fruit.» La moindre importance de nos superficies en grandes cultures par rapport à celles de l’Ontario réduit quelque peu les probabilités que des cas de résistance se manifestent.François Tardif parle aussi de la monoculture comme facteur de risque associé au développement de la résistance aux herbicides.« Dans les comtés où Ton a retrouvé la majorité des individus de petite herbe à poux résistante, on cultive trois hectares de soya pour un hectare de maïs.» Quiz sur la résistance Lors d’un symposium organisé par Syngenta sur les avancées techno logiques du désherbage hâtif, le profes seur de l’Université de Guelph François Tardif a répondu à quelques questions sur la résistance.Les doses réduites favorisent elles l’apparition de la résistance ?Une réduction de la dose ne signifie pas nécessairement une réduction de l’efficacité du traitement, simplifie M.Tardif.Pour la mauvaise herbe, c’est l’effet de l’herbicide qui est important.Si on conserve la même efficacité qu’avec une pleine dose, le niveau de sélection pour les individus résistants sera le même.» Que se passe-t-il lors de l’application d’un herbicide plus persistant ?On prolonge la pression de sélection envers les mauvaises herbes résistantes.Certains disent donc que d’utiliser un herbicide non résiduel ralentit le développement de résistance.Le fait est que plusieurs espèces de mauvaises herbes germent sur une courte période de temps.Dans un tel cas, le fait qu’un herbicide ait une activité résiduelle ou non devient tout à fait sans importance.Les mauvaises herbes sont toutes sous l’effet de l’herbicide au moment de l’application.» Qu’en est-il de la résistance au glyphosate ?« Elle est plus longue à développer que la résistance à d’autres herbicides, répond le professeur Tardif.Nous ne sommes pas encore touchés par la résistance au glyphosate.Cependant, elle est documentée depuis 1996.On retrouve six espèces de mauvaises herbes résistantes dans six pays, dont le ray-grass annuel dans cinq pays et la vergerette du Canada dans neuf États américains.» En Ontario, on a répertorié les premiers cas de résistance aux herbicides du groupe 2 chez l’amarante de Powell et l’amarante à racines rouges.apparaît est la recherche d'un herbicide alternatif.« Cette solution présente cependant un risque, la résistance multiple.On peut se retrouver aux prises avec des individus résistant également à l’herbicide alternatif.Ce n’est pas encore un problème important dans l’Est du Canada, mais ce l’est beaucoup plus dans les Prairies et en Australie.» Il n’est pas nécessaire d'attendre que le problème de la résistance nous affecte pour réagir.On peut adopter une démarche simple et préventive axée sur différents points de régie.Le mot clé à retenir reste certainement la rotation.En alternant les cultures, il devient plus facile de faire la rotation des herbicides.« Il est logique de faire succéder différents modes d’action, puisque les individus résistant à un type d’herbicide seront contrôlés par un autre produit », explique le professeur Tardif.Les rotations retardent l’apparition de la résistance.Les mélanges d’herbicides se basent sur les mêmes principes que les rotations tout en ayant l’avantage d’exercer une action préventive à plus long terme.Tout simplement parce que les mauvaises herbes résistantes ne pourront pas produire de semences.Elles seront détruites immédiatement alors que, dans le cas d’une application simple, la plante produira ses semences et sera détruite la saison suivante.Ces semences pourront germer lors des années subséquentes.La lutte intégrée sera essentielle dans l’avenir.Nous gagnerons à utiliser un ensemble de pratiques (sarclage, rotations, taux de semis, gestion des fertilisants) pour lutter contre les mauvaises herbes.« En Australie, dit M.Tardif, la résistance multiple est largement répandue, alors les agriculteurs ont adopté la lutte intégrée.Comme c’est plus compliqué à gérer que la simple application d’herbicides, la lutte intégrée est souvent adoptée quand il ne reste plus d’autres possibilités.» k 22 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS C’EST UN FAIT : 80%* DE TOUS LES TRACTEURS DOTÉS D’UNE TRANSMISSION À VARIATION CONTINUE DANS LE MONDE SONT DES FENDT VARIOMC.VOYEZ LA DIFFÉRENCE CHEZ LE CONCESSIONNAIRE FENDT DE VOTRE RÉGION.CONSULTEZ WWW.AGCOCOREDEAEERS.COM.* Résultat d’études de marché au î" janvier 2002.Vae° INVENTÉ PAR FENDT SEULEMENT POUR FENDT FEND7 I vi h II vsi unv ni;ii\|iiv Jv vommviw mondiale Jv A(D(.'O Cov|ior.uion S00.7(i7.*>111 • www.Ivik11.;i,uvtxi)i|\vom.l'T0%l‘0iV0l DOMMAGE POUR LES AUTRES ! 25 000 en progression.C’est le nombre de transmissions VARIO CVT sur le terrain à travers le monde aujourd’hui.Et chacune d’elles fait partie intégrante d’un FENDT.Aucun autre fabricant ne possède plus 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d’une course entre les plantules de maïs et de mauvaises herbes pour capturer les ressources nécessaires à leur croissance.Dans ce cas, la capacité des plantes à moduler l’élongation de leurs tiges procure un Gilles Leroux, agronome, est professeur de malherbologie au Département de phytologie de l'Université Laval.atout, car plus une plante sera haute, plus elle captera la lumière.Les mauvaises herbes compétitionnent avec le maïs pour diverses ressources du milieu, en particulier l'eau, les minéraux et la lumière.Mais il existe des différences entre ces ressources, car l’eau et les minéraux sont absorbés par les racines, alors que la lumière est interceptée par les feuilles pour la photosynthèse.On pourrait penser que la compétition pour la lumière se produit uniquement lorsque les feuilles des mauvaises herbes ombragent celles du maïs.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / PHOTO : MARTINE GIGUÈRE ¦E5H3HÏ RÉPRESSION DES MAUVAISES HERBES Mais cela est inexact.Le maïs détecte la présence de plantules de mauvaises herbes avoisinantes avant qu’elles ne le recouvrent.La réaction du maïs à la présence de végétation voisine est de s’étioler, c’est-à-dire de s’allonger parce qu'il cherche la lumière.Mais il y a un coût à réagir ainsi.L’étiolement ou l’allongement exagéré des entre-nœuds d’une plantule soumise à la compétition pour la lumière est attribuable à un pigment, le phytochrome.Le phyto-chrome est ni plus ni moins l’œil des plantes.Il existe plusieurs longueurs d’onde dans la lumière dont le rouge (R) et le rouge lointain (RL).Le phytochrome peut détecter la qualité de la lumière caractérisée par le rapport R/RL.Alors que le rouge est absorbé par la chlorophylle pour la photosynthèse, le rouge lointain est réfléchi et ne joue aucun rôle dans la photosynthèse.Les plantules de maïs infestées de mauvaises herbes sont dans un environnement où le rouge lointain domine sur le rouge donnant un rapport r/RL faible.Le maïs recevant ce signal réagit en s’étiolant.Des travaux de recherche ont confirmé l’influence des mauvaises herbes sur l’étiolement du maïs.Dans un cas, on a ensemencé des graminées en bandes à proximité des rangs de maïs.Dans l’autre, les mêmes graminées ont été ensemencées mais elles ont été traitées avec un herbicide causant leur blanchiment.Le maïs poussant à proximité des graminées vivantes s’est étiolé, alors que le maïs poussant à côté des graminées blanchies avait des entrenœuds plus courts.Plutôt que d’allouer son énergie aux parties aériennes, le maïs investit alors dans ses racines, lui permettant d’absorber mieux l’eau et les minéraux (surtout l’azote).Ceci est important surtout lors de périodes de sécheresse durant la saison.Mais ce n’est pas tout.En plus de l’étiolement, la détection hâtive des mauvaises herbes par le maïs via le changement de qualité de lumière (R/RL) peut influencer l’orientation des feuilles.À l’émergence du maïs, l’orientation de la première feuille d’une plantule de maïs se fait au hasard.Mais dès l’apparition de la deuxième feuille, l’orientation tend à être dirigée per- pendiculairement aux rangs de maïs.L'orientation résulte d’une torsion des entre-nœuds en réponse à un signal r/RL faible causé par les plantules adjacentes sur le rang de maïs.En absence de mauvaises herbes, l'orientation perpendiculaire des feuilles procure des avantages marqués au maïs.Cette orientation permet une fermeture plus rapide des entre-rangs.Ceci procure une interception supérieure de la lumière entraînant une suppression accrue des mauvaises herbes.Lorsqu’elles ne sont pas contrôlées en début de saison, les mauvaises herbes produisent un signal conflictuel causant une orientation perpendiculaire moindre des feuilles de maïs.Ceci a pour conséquence de retarder la fermeture du couvert de maïs et de compliquer le désherbage.Bref, le maïs soumis à la compétition hâtive s’enracine moins bien en allouant plus d’énergie à fabriquer de longs entre-noeuds.Ceci réduit sa capacité à absorber l’eau et les fertilisants minéraux, surtout en situation de sécheresse.Si les mauvaises herbes ne sont pas contrôlées hâtivement, on enregistre des pertes, k Disponible pour la plupart des marques et modèle de tracteur Voyez le concessionnaire le plus prés de chez vous Une nouvelle generation de cabines.la série qui éclipse la compétition! p&r «H » Offerte en trois gammes EL: de base ES: régulière EX: de luxe ' Les caractéristiques sont sujettes à changement selon les modèles et.ce sans préavis.Au-delà des apparences.votre sécurité, notre priorité! - Cabine sécuritaire (R.O.P.S., F.O.P.S.) - Deux larges portes entièrement vitrées - Deux vitres de côté ouvrantes - Vitre arrière ouvrante à 90° - Air pressurisé chaufferette - Toit moulé de couleur assortie - Lumières de travail avant - Essuie-glace avant pantographe - Nouveau plafond moulé - Tapis de plancher Vitres boulonnées teintées bronze Et plus encore.www.laurin-inc.com 26 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DOSSIER REPRESSION des MAUVAISES HERBES Quand la culture devient .-, -, mauvaise herbe « Volontaires » ou « plants spontanés », peu importe comment on nomme ces indésirables, on doit pouvoir les prévenir ou, le cas échéant, savoir comment s’en débarrasser.PAR NANCY MALENFANT Le mot clé pour bien gérer les volontaires ?« Rotation ».Le type de travail du sol influence aussi les populations de plants spontanés les années subséquentes, par exemple si on en fait le dénombrement avant l’application d’herbicide.Ainsi dans le cas du canola et du blé, un travail minimal à l’automne permet à une partie des grains de germer immédiatement.Les plants sont ensuite détruits par le gel.Ceux qui émergeront au printemps seront facilement éliminés par les travaux de préparation du lit de semence et l’application d’herbicide.Dans le cas du maïs et du soya, il est préférable de labourer en postrécolte pour enfouir les grains.Ils se décomposeront alors dans le sol.La meilleure façon de lutter contre les plants spontanés reste de s’attaquer à la source du problème.Il faut donc limiter les pertes de grains à la récolte en réglant adéquatement la machinerie et en évitant les débordements.On doit également prendre soin de ne pas transporter de grains d’un champ à l’autre, en nettoyant à fond les équipements de semis et de récolte, k ON DIT D’UNE PLANTE QU ELLE EST UNE MAUVAISE HERBE lorsqu'elle pousse dans un endroit où elle n’est pas désirée.En effet, on préfère toujours retrouver du maïs dans son champ de maïs et non dans celui de soya.Les plants spontanés ne diffèrent pas vraiment des autres mauvaises herbes : comme elles, ils puisent dans les ressources de la culture.De même, leur gestion ressemble à celle de n’importe quelle plante adventice.Au Québec, les plants spontanés occasionnent rarement des pertes significatives de rendement ou de qualité à la récolte.La raison en est simple : on peut les détruire facilement grâce à un programme de désherbage adéquat.Le mot clé à ne pas oublier pour bien gérer les volontaires : « rotation ».Rotation des cultures, rotation des groupes d’herbicides et rotation des traits de tolérance aux herbicides.Il faut faire alterner les cultures traditionnelles avec celles qui sont tolérantes aux herbicides.Sinon, on perd l’avantage de l’utilisation de la technologie.Prenons, par exemple, des plants de maïs spontanés tolérants au glyphosate de la culture précédente, qui se retrouveraient dans un champ de soya ayant le même trait de tolérance.Il faudra les éliminer par une stratégie de désherbage différente.Les publications sur la protection des cultures fournissent de l’information sur les produits à utiliser.Nancy Malenfant, agronome, est journaliste.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 Z 27 PHOTO : JACK DEKKER.IOWA STATE UNIVERSITY /grandes cultures / QUAND PETIT VOIT GRAND Ce n’est pas parce que vous n’avez pas beaucoup de céréales à commercialiser que ça ne vaut pas la peine de vous pencher sur la mise en marché.PAR DOMINIC GRÉGOIRE Plusieurs éleveurs qui produisent du grain FrançoisRoch pour compléter leur entreprise voient la a transformé commercialisation ainsi : « Je n’ai pas assez , , vendre les de grain a vendre pour me concentrer la-dessus.céréales à la Ça ne vaut pas la peine d’y mettre du temps ! » ferme laitière Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures fdgnap@sympatico.caJ.familiale.Pour un traitement en Douceur de vos fourrages.Mod.9042T (trainee 4.2 m) Mod.9142 (3 pt.4.2 m) Mod.9146 (3 pt.4.6 m) Mod.9065S (trainee 6.5 m) Mod.90775 (semi-portée 7.7 m) Mod.8052 (4 rotors, 5.2 m) Mod.8083 (6 rotors, 8.3 m) Mod.8090 (8 rotors, 9 m avec charriot) DÉPLIANT: RÂTEAUX ?FANEUSES ?NOM ADRESSE CODE POSTAL TÉLÉPHONE kverneland group 1200 Rocheleau Drummondville (Qc) J2C 5Y3 tél.: (819) 477-2055 MARQUE DETRACTEUR C.V.http://www.kvernelandgroup.corn 28 / AVRIL 2004 Z LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : WAN CROTEAU S En effet, et c’est compréhensible, on calcule qu’il est plus profitable de se concentrer sur sa prodution principale, et vendre le surplus de grain devient presque une perte de temps.Cependant, nous avons trouvé un producteur qui s'inscrit en faux face à cette théorie.Jeune et dynamique, François Roch vient d’une famille de producteurs laitiers de Sainte-Élisabeth dans la région de Berthierville.Le grand responsable de la production céréalière, c’est lui et, depuis quelques années, c’est aussi lui qui a transformé la façon de vendre les céréales à la ferme.Son intérêt pour la commercialisation lui est venu à la suite d’une discussion sur un forum Internet.C’est là qu’il a appris l’existence d'IMAC, une corporation sans but lucratif qui signifie Internet, marketing agricole et céréales.Les membres d’IMAC sont des agriculteurs intéressés par la mise en marché.François Roch a assisté à une de leurs rencontres.« J’ai tellement été impressionné par ce que j’ai vu et entendu, dit-il, que la ferme est membre d’IMAC depuis ce temps.» Chez les Roch, la superficie consacrée à la production de céréales est relativement petite.La famille Roch produit 500 tonnes de céréales : 60 tonnes en provendes et le reste à commercialiser.Seulement 440 tonnes à commercialiser dans l’année alors que plusieurs producteurs céréaliers vendent 400 tonnes par mois, est-ce que cela vaut vraiment la peine ?« Je crois que oui, répond François.Une bonne commercialisation peut nous donner 5 $ la tonne.La participation annuelle d’IMAC coûte 500 $.Alors si cela me rapporte 4 $ la tonne, après avoir payé ma cotisation, je trouve que ça vaut la peine.» « Pour l’instant, nous n’avons pas établi encore de stratégie de ventes.Nous cherchons à imiter ceux qui ont plus d’expérience que nous.Nous vendons une partie à terme pour nous protéger et on se garde une partie pour spéculer », poursuit le producteur.« La situation de François Roch est rare, commente le conseiller-expert d’IMAC, Stéphane Damato, car la plupart des producteurs qui mettent du temps et du sérieux dans leur mise en marché produisent beaucoup de céréales.Selon moi, ce n’est pas la quantité de grain à vendre qui est importante mais plutôt la rentabilité à l’hectare.» Bref, on n’a pas besoin de produire 2000 tonnes pour chercher à améliorer nos ventes.On est fier d’avoir vendu 2 $ de plus la tonne que notre voisin, alors imaginez vendre 5 $ de plus que la moyenne québécoise et ce, sur toute votre récolte ! te Pour plus d'informations: (819) 379-8551 Fax: (819) 379-6912 • www.machinerie.com COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC Machines agricoles PIÈCES COMPATIBLES LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 Z 29 PHOTOS : EMMANUELLE ARÊS VAC ER La régie du troupeau n’a plus de secret pour eux, et souvent, ils connaissent les vaches mieux que le propriétaire lui-meme.Ils veulent bien se faire appeler vacher ou gérant, mais homme de main ou simple employe, jamais : PAR Emmanuelle ares Eric Côté et Richard Payeur ont choisi la profession de vacher.On leur fait confiance, à vrai dire, ils ont presque carte blanche.Mais élever les vaches de quelqu’un d’autre, avec tout ce que ça demande d’investissement personnel et de compétences, ça se paye.Un prix que quelques éleveurs sont prêts à débourser.Êtes-vous du nombre ?Des compétences reconnues « Depuis que j’ai commencé chez Jacques Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste femmanuelle.ares@lebulletin.rogers.comJ.30 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (Surprenant) il y a 16 ans, la production moyenne est passée de 7000 kg à 10 500 kg.Si la paie de lait et la valeur marchande des animaux sont si bonnes aujourd’hui, c'est un peu à cause de moi », estime Richard Payeur.Le vacher a comme seules récompenses la satisfaction du travail bien fait, l'amélioration du troupeau, la reconnaissance de son employeur (vous), et ses conditions de travail.Après sa dernière journée de travail, il ne lui restera rien.Pas d’animaux, de terre, de machinerie, de quota, pas de relève, pas de fonds de pension.Si, comme employeur, vous n’en êtes pas conscient, garder un vacher ou gérant de Aujourd’hui, ÉRIC CÔTÉ est responsable de la reproduction, du tarissement et des enregistrements.Il supervise aussi le travail de certains employés, de même que les soins vétérinaires et une partie de l’alimentation.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 31 ! lait / ferme restera toujours un défi.En effet, malgré sa passion de l’agriculture, le vacher qui a de piètres conditions de travail quittera le domaine et ira où ses compétences seront reconnues.Les conditions de travail (salaire compétitif, congés fériés, vacances, horaire flexible, prime, responsabilités), c’est comme un langage qui vous permet d’exprimer votre satisfaction à votre employé.Exiger de lui ce que vous exigez de vous-même en termes d’heures travaillées et de sacrifices consentis serait une erreur, car ce n’est pas son entreprise.À titre d’exemple, Richard Payeur débute sa fin de semaine de congé après le train du vendredi matin, à 7 h, pour ne revenir que le lundi.De plus, les mercredis il ne travaille pas entre les trains et prend trois semaines de vacances l’été en plus de tous les fériés.Éric Côté, pour sa part, bénéficie d’une demi-journée de congé par semaine et ne travaille jamais entre les trains la fin de semaine.Bientôt, il espère prendre congé tous les dimanches.De stagiaire à gérant de troupeau Éric Côté est né sur une ferme laitière et porcine des Bois-Francs, que son père et son frère exploitent toujours.Durant son DEP en production laitière à Nicolet en 1991, il est pensionnaire à la ferme Rhétaise, propriété de Paul et Jean Rousseau.Après avoir suivi son cours d’insémi-nateur, il accepte de rester à la ferme.La diversité des tâches et les projets d’expansion de l’entreprise l’ont attiré.« Il ne passe pas une année sans qu’on coule du ciment », s’enthousiasme Éric.Or, avec l’expansion viennent de nouvelles responsabilités.« Ça confirme que mes compétences sont appréciées et qu’on me fait confiance.Par exemple, aujourd’hui je gère seul la reproduction avec un budget annuel d’insémination.» 11 accorde beaucoup d’importance à l’avancement dans l’entreprise.» RICHARD PAYEUR cultive deux loisirs : le camping et la lecture.Passionné par Gabrielle Roy, sa bibliothèque dévoile aussi Gilles Vigneault et Paulo Coelho.« L'agriculture, c’est bien, mais vient un temps où on veut parler d’autre chose.» Philosophe, il ajoute que « c’est peut-être l’âge qui fait ça ?» Un engagement FERME envers la qualité! STRUCTURES D'ACIER POUR BÂTIMENTS AGRICOLES Aucune soudure à faire; toutes les pièces sont boulonnées.Jusqu'à 80' (24 m) de largeur sans colonne intérieure.Deux types de colonnes sont disponibles : tube rectangulaire HSS ou profilé en H.Portes de côté pouvant excéder la distance entre les fermes (truss).Toit conventionnel (cathédrale) ou de type français.Structures « standard » ou sur mesure, construites selon le Code National du Bâtiment.Plan d'assemblage et aide technique.Les chevrons sont constitués d'un serpentin continu offrant une rigidité maximale et éliminant les risques de déformation.De plus, ils sont solidifiés par des tiges de tension (tirants).L'assemblage des demi-chevrons se fait rapidement au sol avec des boulons; sans l'aide d'un échafaudage central lors de l'érection du bâtiment.Une solidité d'assemblage exceptionnelle est assurée car les poteaux et les chevrons sont chacun dotés d'une plaque soudée accueillant les boulons.Un support de corniche est toujours prévu afin d'empêcher la pluie d'endommager le mur extérieur et son revêtement.Une résistance maximale contre les intempéries est assurée par un système de contre-ventement aux extrémités de la structure et réparti selon la longueur du bâtiment.MACHINERIE IDÉALE 950, rue Notre-Dame, Saint-Césaire (Québec) JOL 1T0 • Tél.: (450) 469-3133 • Sans frais : 1 800 567-5422 • Fax : (450) 469-3320 Courriel : infoGwicideal.com • Internet : www.wicideal.com 32 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Pfizer Santé animale Le programme fL7" Pfizer des 100 jours (P^(l Il suffit parfois de se rafraîchir les idées ! Une occasion à saisir ! Des études* ont démontré que de 10 à 20 % des vaches fraîches présentent des complications après le vêlage.Découvrez comment le Programme pour les vaches fraîches de Pfizer peut vous aider à optimiser les performances reproductives de votre troupeau tout en vous permettant de gérer plus efficacement votre temps.Consultez votre médecin vétérinaire ou composez le 1 800 392-3635 pour obtenir de plus amples renseignements à propos du Programme pour les vaches fraîches de Pfizer Les nouveaux projets, ça donne le goût de rester, surtout quand ça rime avec nouvelles responsabilités.Ici, la stabulation libre et la récente salle de traite de la Ferme Rhétaise.10 ans derrière, 10 ans devant ?11 ne faut pas croire que les relations de travail ont toujours été harmonieuses.« Les nouveaux défis, c’est stimulant, mais ça demande une redéfinition des tâches et ça crée des frictions, a remarqué Éric.Plus il y a de monde, plus c’est difficile.» Chaque année, en décembre, les Rousseau rencontrent tous leurs employés pour faire un bilan de l’année qui vient de passer.« On a appris ensemble le partage des responsabilités, et aussi à se parler.Comme un couple, on doit s’ajuster.» Éric croit cependant que des réunions plus fréquentes amélioreraient la communication.Seul point qui accroche toujours : la répartition des tâches.En effet, l’équipe est constituée pour que tout fonctionne malgré l’absence des propriétaires.Or, lorsqu’ils sont présents, l'ordre des choses change.« L’été, comme tout le monde est aux champs, je suis gérant de ferme.Je suis responsable de la bonne marche des opérations à l'étable », explique Éric.Malheureusement, il a l’impression de redevenir simple employé en hiver.Comme si la confiance qu’on lui accordait variait selon la disponibilité des propriétaires.Son bilan après 10 ans chez Rhétaise ?« S’ils avaient toujours regardé par-dessus mon épaule, je ne serais pas resté.».Du même souffle, il assure qu’il recommencerait l’expé- rience.« Je suis même prêt à faire un autre 10 ans.» Toutefois, Éric n’a pas abandonné le rêve d’être son propre patron, et pourquoi pas sur la ferme familiale ?Son père est encore jeune et en forme, mais il ne sera pas toujours là.« S’il me le demande, j’irai.J’espère toujours son appel.» La maladie d’agriculture Depuis 16 ans,, Richard Payeur est gérant du troupeau de Gisèle et Jacques Surprenant à Saint-Alexandre.Né sur une ferme en Beauce, il raconte son parcours original avec enthousiasme.Il me parle de sa maladie d’agriculture qui l’a amené à démissionner d’un emploi bien rémunéré dans l’industrie automobile.Il a déménagé femme et enfants dans une maison mobile en campagne, sur une ferme laitière.« Au début, je faisais de nom- 34 Z AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS breuses heures pour un maigre salaire, se rappelle-t-il.Le bon côté, c’est que ma femme a pu rester à la maison avec nos enfants que j’ai eu la chance de voir grandir.» Les avantages de rester sur la ferme ont vite compensé le peu de revenus.« Le lait et la viande nous étaient fournis et nous cultivions un immense potager qui comblait nos besoins en légumes.Pour une jeune famille, ça représentait beaucoup.» Si Richard a accepté une baisse de salaire pour revenir à l’agriculture, il est intraitable en ce qui a trait à la reconnaissance de ses compétences.Travailler pour les autres n’était pas son premier choix.« Je ne suis pas bâti pour ça; je serais plutôt entrepreneur dans l’âme », reconnaît-il.11 aurait préféré sa propre ferme, mais il s’est buté d’abord à son manque d’expérience, puis au manque d'argent.Perfectionniste sans être maniaque, Richard peut être autoritaire.« Ça me prend un boss flexible, reconnaît-il en riant.Je tiens à mes affaires; j’aime le travail bien fait et les animaux propres et confortables.» Son employeur Jacques Surprenant se consacre de plus en plus à sa passion : la restauration de meubles antiques.Un gérant de troupeau comme Richard lui permet de dormir sur ses deux oreilles.>>> » immmmssm Hill Le Canada.champion des pays exportateurs Invité à prendre la parole lors d’un séminaire en production porcine au Manitoba, l’expert danois Jacob Rasmussen a mentionné aux participants que le Canada sera le leader des pays exportateurs.Il souligne que, malgré la situation présentement difficile pour les producteurs canadiens, les coûts de production au Canada sont 20 % plus bas qu’au Danemark ou en Hollande et que nous serons à long terme très compétitifs.Selon lui, le Canada a le coût de production le plus bas des principaux pays exportateurs.Il ajoute que le Danemark et la Hollande sont présentement plus efficaces.Par contre, ces pays ne feront que de minces progrès dans ce domaine, mais le Canada pourra, lui, améliorer grandement son efficacité.Il pense que d’ici 10 ans nous serons aussi efficaces que le Danemark et la Hollande.Avec un des coûts de production les plus bas, lorsque la production sera plus efficace, la compétitivité du Canada sera difficile à égaler.Les deux autres pays qui seront les plus compétitifs avec le Canada seraient la Russie et le Brésil.Source : Western Producer, 19 février 2004 Canada Porc International lance une campagne promotionnelle au Japon Canada Porc International (CPI) lancera sous peu deux campagnes de promotion du porc canadien au Japon.Comme le Japon devrait mettre en place d’ici peu une loi sur le pays d’origine pour les importations de viande, la première campagne aura comme objectif de faire connaître le porc canadien aux Japonais.Cette campagne sera sous forme de publicités dans les journaux et les systèmes de transport.Elle vise à ce que les Japonais fassent le lien entre un porc de qualité et le Canada.Le porc du Canada n’a jamais été vendu étiqueté comme « porc canadien » dans le passé.Les Japonais ne savent donc pas que nous sommes un fournisseur important.La deuxième campagne comportera deux séminaires pour renseigner les Japonais sur les développements récents de la production porcine canadienne.Source : Farmscape, 1e' mars 2004 ÉCHO-porc est un hebdomadaire d’information économique publié par le Centre de développement du porc du Québec inc.Abonnement (un an) : Producteur ou organisme regroupant 1 à 5 lecteurs)* : 75 $ + taxes Organisme regroupant 6 à 10 lecteurs* : 140 $ + taxes Organisme regroupant 11 lecteurs* et plus : 500 $ + taxes Abonnements internationaux : 500 $ + taxes Envoi par télécopieur (producteur seulement) : 100 $ + taxes ‘Lecteur : une personne recevant une copie papier ou électronique de l’ÉCHO-porc Téléphone : (418) 650-2440, poste 101 Courriel : abonnement@cdpqinc.qc.ca Site Web : www.cdpqinc.qc.ca LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 Z 43 /porc / La Kobideep de Cobiporc-Québec Décidément, les Français nous ont apporté les dernières inventions en matière d’insémination artificielle de la truie.L'insémination intra-utérine est la technique privilégiée par Cobiporc-Québec, la petite sœur du Groupe Cobiporc en France.En mai 2003, Mario Houle de L’Ange-Gardien demandait à son fournisseur de semences s’il pouvait lui fournir les sondes.Sa représentante lui a répondu qu’ils ne payaient pas pour les sondes traditionnelles, mais que s’il passait à l’intra-utérine, elles seraient fournies.Cobiporc-Québec, autrefois appelé le CAGP, voulait ainsi stimuler l’utilisation de sa nouvelle sonde.La ferme Mario Houle est passée à cette technique dès le 20 mai.Dans un premier temps, la sonde est insérée comme pour une insémination traditionnelle.Puis, une longue paille contenue à l’intérieur de la sonde, appelée cathéter, est déployée à l’intérieur du col de l’utérus.Le but : déposer la semence de l’autre côté du col.« Avec cette technique, il ne faut pas que le verrat soit présent lors de l’insémination, précise Mario Houle.Si le mâle est présent, la truie se Mario Houle insère la sonde pour l'insémination intra-utérine.Sonde pour l’insémination intra-utérine, appelée Kobideep par Cobiporc-Québec.À gauche, cela ressemble à une sonde traditionnelle.À droite, on aperçoit la tige qui traverse le col.contracte et la sonde ne peut pas passer le col de l’utérus.» Le premier avantage noté par l’éle-veur est l’économie de temps.« Selon moi, on sauve la moitié du temps d'insémination », dit Mario Houle.De plus, il y a moins d’écoulement de semence puisque le liquide est déposé de l’autre côté du col.« Actuellement, c’est la même quantité de semence de liquide, mais selon moi, Cobiporc va la diminuer », croit le producteur.La technique intra-utérine utilise les mêmes fioles de semence que celles pour l’insémination traditionnelle, mais contrairement à celle-ci, il est possible de peser sur la pochette pour hâter la sortie de la semence.L’éleveur note également qu'on n’a plus besoin de réchauffer la semence.En ce qui concerne le taux de fertilité et la taille de portée, Mario Houle peut Une ou deux doses, Mettez vos porcelets à l'abri d'une invasion par M.hyo., en toute situation, grâce à M+Pac* à Dose FLEXIBLE.• Le premier vaccin offrant deux schémas posologiques à partir d’une même fiole.• Procure une action rapide et une immunité de longue durée.• Excellente facilité d’injection et réaction tissulaire minime.M+PAC" À Dose FLEXIBLE Vaccin contre M.hyo.en I ou 2 dotes itmmi"' yQHroHEGti æOBB (oainegin COMMANDEZ LE 922 9010 Plus de 300 PAGESSeulement JG -décembre.Version anglaise d llsporilble à la ml janvier.Nom du destinataire : Adresse d'expedition ; Ville; App.: Province : Code postal : Tél.rés.: Tél.bureau : Mode de paiement Si payé par chèque, allouez ui N’ carte de crédit ; Chèque Q Mandat de poste ?i délai de 6 à 8 semaines avant la livraison Visa Q MasterCard Q Date d'exp.: Signature .Faire chèque payable à LES ÉDITIONS PUBLIBEC INC.215, Principale, Saint-Amable (Québec) J0L1N0 Téléphone : 450.922.9010 • Télécopieur : 450.922.8211 Une fois séché à la ferme, le fumier de poule, à 85 % de matière sèche, est expédié à l’usine de Bedford où il est cubé directement ou mélangé avec des produits naturels avant d’être cubé.volaille consommation, Robert Désilets, paye jusqu’à 15 000 $ pour se départir de ce déchet indésirable.C’est là que sa fille Claudia entre en jeu.La compagnie Acti-Sol voit le jour et le produit mal aimé se transforme peu à peu en or gris.À tel point que l’entreprise accueillera cette année du fumier de l’extérieur.Essais et erreurs Aujourd’hui, Robert Désilets est toujours producteur d’œufs.Son entreprise, Agrigesco, dénombre 160 000 poules et 600 000 poulettes de remplacement sur deux sites, un à Saint-Wenceslas, au Centre-du-Québec, et l’autre à Bedford, en Estrie.Ce qui en fait l’un des principaux joueurs dans le domaine au Québec.De son côté, Acti-Sol sèche, cube, ensache et commercialise tout le fumier produit par les volatiles de sa compagnie sœur.À tel point que l’entreprise ne peut envisager de développer de nouveaux marchés sans faire appel à des fermes-partenaires.Ce souhait passera à la réalité dès l’automne prochain.Mais avant d’en arriver là, il a fallu mettre au point la technologie.L'idée a germé en 1992, lors d’un voyage en Europe.« Nous avons ramené la technologie, mais nous avons dû l’adapter en raison de la température », raconte Claudia Désilets.En 1995, son père lui offre de fonder Acti-Sol.« C’était avant-gardiste pour l’époque parce que la pression sur l’environnement n’était pas la même qu’aujourd'hui », évoque le directeur des opérations pour Agrigesco, François Jacques.Avec les années, la technologie française s’adapte peu à peu au contexte québécois par processus « essais et erreurs ».Les prototypes de séchoirs se Une entreprise autonome Le plus beau dans toute cette aventure, c’est qu’Acti-Sol a tout développé d’elle-même.Au début, nuls autres que les Désilets et leurs partenaires français n’y croyaient.Juste pour développer la technologie, Claudia Désilets raconte que son père a investi rien de moins que cinq millions de dollars.L’entreprise a également dû développer ses produits, des formats et des emballages attrayants.Le produit est vendu au détail dans les centres-jardins qui agissent également comme distributeurs.On peut le retrouver dans toutes les régions du Québec.Des dépliants promotionnels sont disponibles.L’entreprise a même un site Internet (www.acti-sol.ca) depuis peu, dans lequel on retrouve des informations sur les produits et l’entreprise, mais aussi des conseils sur le jardinage par le spécialiste horticole Jean-Claude Vigor.Parce qu’Acti-Sol a fait office de pionnière, les bouchées ont parfois été rudes à avaler.« C’est toujours de l’inconnu; il n’y a pas d’exemple, dit Claudia Désilets.Nous avons fait beaucoup d’essais et de travail sur la mise en marché.Avec les années, nous pouvons dire que nous avons un beau produit.Nous en sommes très fiers.» 48 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT Voici le fameux séchoir qui est en fonction à Saint-Wenceslas et Bedford, et qui le sera l’automne prochain sur une ferme-partenaire.produits naturels, tels que de la farine de plumes ou de l'os moulu, cubé et empaqueté.Puisque le fumier est produit continuellement par les poules, il doit être traité toute l'année.Un contrôle assure la qualité du produit.Mais à la base, si l’entreprise ne travaille qu’avec du fumier de poule, c’est parce que ce produit est homogène pour tous les producteurs, sans litière et de bonne qualité.11 n’y a pas non plus de facteurs de croissance dans l’alimentation des poules et les élevages sont soumis à un protocole de dépistage de la salmonelle.Le produit qui en résulte est inodore et sécuritaire pour les enfants et les animaux.Les gammes de produits vont de l’engrais pour usage multiple à l’engrais pour gazon, en passant par les engrais pour fleurs, pour tomates et légumes, pour transplanter et pour arbres, arbustes et conifères.Avec les années, l’entrepôt a été agrandi au fur et à mesure du développement des produits et des marchés.Acti-Sol est le premier site autorisé de traitement des fumiers à détenir un permis permanent accordé par le ministère de l’Environnement, te Contrairement aux engrais de synthèse, le fumier de poule doit être traité au fur et à mesure de la production par les poules.C’est pourquoi un entrepôt gigantesque est essentiel.succèdent les uns après les autres pour arriver à celui mis en place en 1997 à Saint-Wenceslas et à celui de Bedford, installé l'hiver dernier.Avec ce nouveau séchoir, le Seconov, Acti-Sol est fin prête à commercialiser cet équipement, dont elle détient le brevet pour le Canada, les États-Unis et le Mexique.En 24 heures, le séchoir fait passer le fumier de poule d’environ 20 % de matière sèche à 85 % et plus.Ceci permet de minimiser les pertes d’azote et d'éliminer en grande partie la présence des mouches autour des fosses.Comme il y a moins d’eau contenue dans le fumier, on transporte essentiellement de la matière sèche.Le produit doit être stabilisé rapidement.Ceci implique que le fumier est séché directement à la ferme.On le transporte ensuite à l’usine de Bedford où il peut être mélangé avec des LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 49 Une protection qui dure pour des performances à la hausse.OrbeSeal! Le scellant à trayon interne, efficace durant toute la période de tarissement.aujourd'hui Santé animale Le sceau de protection Infusé dans le canal du trayon au tarissement, OrbeSeal forme une barrière physique sécuritaire OrbeSeal - le premier et le seul produit du genre - aide à réduire les coûts associés à la mammite.Ce scellant interne à trayon sans antibiotique prévient l'entrée de bactéries dans le trayon durant toute la période de tarissement.Parlez-en à votre vétérinaire dès contre les bactéries qui causent la mammite .et contribue ainsi à réduire le nombre de nouvelles infections intramammaires.‘ Marque de commerce de Pfizer Products Inc.; Pfizer Canada Inc., licencié.63676-1103 (2411-7) porc Vous voulez approvisionner vos porcs en eau de qualité.Soit ! Mais il y a qualité et qualité.PAR MARIE-JOSÉE PARENT Pourriez-vous envisager de produire des porcs sans eau ?Évidemment, non ! Il faut qu’elle soit présente en quantité et en qualité.Mais qu’est-ce que la qualité ?Est-ce synonyme de santé ?Non, répond Christian Klopfenstein, vétérinaire coordonnateur au Centre de développement du porc (CDPQ).« Il y a une grande confusion entre les normes esthétiques et les normes de santé », estime-t-il.Par normes esthétiques, le Dr Klopfenstein parle de ce qui n’a pas d’influence sur la santé, mais dont les municipalités et les laboratoires tiennent compte pour leurs analyses de la qualité de l’eau.C’est ce que certaines personnes nomment l'aspect physique de l’eau.Le Dr Klopfenstein note en particulier la dureté et la teneur en fer.La dureté est une estimation de la capacité de l'eau à faire précipiter le savon.Cette caractéristique, propre aux eaux calcaires, est la conséquence de la présence du calcium et du magnésium dans l'eau.Le vétérinaire Klopfenstein estime que ces données sont principalement importantes pour la lessive ou encore pour la tuyauterie et le chauffe-eau.De son côté, le fer tache les vêtements.Selon le vétérinaire, ces informations sont essentielles pour une résidence, mais pour un élevage, elles le sont moins.« La majorité des gens qui traitent leur eau de puits le font pour régler Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmariejoseeparent@videotron.caj.ces problèmes, relate le Dr Klopfenstein.Mais on n’a aucune information que ça change quelque chose pour les porcs.» De son côté, le directeur en nutrition et en développement porcine chez Shur-Gain, Michel Vignola, nuance : « La dureté n'entraîne pas de problème de santé direct, mais elle crée des dépôts qui auront un impact sur le débit d’eau.» Il recommande alors un traitement préventif par l’ajout de sels adoucisseurs.« C’est le traitement d’eau à peu près le plus répandu et le moins cher», dit-il.Analyser quand, quoi et comment ?La saison actuelle, le printemps, est importante pour l'analyse de l’eau.Avec la fonte de la neige, l’eau de surface ruisselle vers le sol et apporte des micro-organismes et engrais vers le puits.« On recommande de faire les analyses surtout au printemps et à l’automne, précise Michel Vignola.C’est une question de contamination.» Le Dr Klopfenstein recommande pour sa part de choisir une fréquence d’analyse en fonction de la contamination.Plus L’aspect physique de l’eau, comme la dureté et la teneur en fer, n’a pas d’importance pour la santé des porcs.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 51 PHOTO : EMMANUELLE ARÈS le puits est contaminé, plus les analyses seront fréquentes.Mais quelles analyses commander ?Là-dessus, Christian Klopfenstein émet une réserve sur les analyses offertes.Il faut les choisir avec soin et ne pas simplement dire qu’on veut une analyse d’eau.Une analyse appelée « corn- plète » par un laboratoire n’est peut-être pas celle dont on a besoin.Des bonnes personnes pour vous seconder quant à la fréquence, au choix des analyses et aux protocoles sont votre conseiller en alimentation ou votre vétérinaire.Outre l’aspect physique (dureté, fer.) ¦ | ¦ r “ | ¦ ^*>1 Le choix éclairé en matière de ^biosécurité VlrKon et bactériologique (coliformes fécaux, totaux, E.Coli.), l’aspect chimique est important, pour son impact sur la nutrition.Mais cet aspect est souvent jugé négligeable par les spécialistes en alimentation animale, croit le vétérinaire Klopfenstein.« Pour le sel par exemple, on est parfois obligé d’intervenir », dit Michel Vignola.Il précise que certains éleveurs voient des problèmes de diarrhée dans leur élevage.Ils croient être en présence de maladie, alors que c’est une question de teneur trop élevée en sel.Cette substance a aussi pour effet de causer une perte d’appétit des animaux.Or, puisqu’on ne peut diminuer la teneur en sel de l’eau, on en ajuste la quantité dans la ration.Ce problème est plutôt rare, mais il est tout de même présent au Québec.Autre point primordial, soutient Michel Vignola : le protocole d’échantillonnage.Référez-vous à votre laboratoire et suivez les instructions à la lettre (calculer le temps d’écoulement de l’eau, ne pas rincer la bouteille, etc.).Mon eau analysée est-elle de qualité ?Le ministère de l'Environnement a émis des normes à ce sujet (voir l’encadré).Par exemple, pour les bactéries pathogènes, tels les coliformes fécaux ou E.Coli, la norme est zéro.Pour les coliformes totaux, on parle de 10 par 100 ml d'eau.L’évaluation des nitrates est un autre indicateur de la présence de bactéries, souligne le Dr Klopfenstein, parce que les bactéries se nourrissent de nitrates.En fait, ces organismes microscopiques ne peuvent pas vivre dans de l’eau pure.I Les dangers les plus insidieux sont souvent ceux que l'on ne voit pas.Face à la menace croissante des vecteurs de contamination potentiels, il faut voir clair - et loin - pour mener votre entreprise à bon port.Confiez votre élevage à Virkon, un désinfectant puissant à large spectre éprouvé, sécuritaire et efficace contre virus, bactéries et champignons qui menacent les animaux et qui pourraient même affecter les humains.^Vétoquinol Sty*'Z' ds*f Fait gagner du temps Optimise les performances Commandez au 1 888 660-3131 Est peu dispendieuse Est facile d'utilisation LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 53 IGENITY™ L Aujourd'hui, c'est un follicule pileux.La semaine prochaine, ce sera la connaissance exacte du potentiel génétique d'un animal en ce qui concerne l'appétit, l'utilisation de l'énergie et la production laitière.M6RIAL Savoir.Maintenant.02221526 PHOTOS : EMMANUELLE ARÈS /bœuf/ JEAN-FRÉDÉRIC TSCHIEMBER : « On veut offrir un veau engraissé naturellement et confortablement, dans le cadre d’un élevage commercial.» TSCHIEMBER, TROIS ANS PLUS TARD Depuis la dernière visite du Bulletin chez Kim Lefebvre et Jean-Frédéric Tschiember en 2001, le couple est passé de l’élevage à la commercialisation et distribution de leur produit : « Nature PAR EMMANUELLE ARÈS En cherchant une place sur le marché pour leur veau — disons-le — différent, Kim Lefebvre et Jean-Frédéric Tschiember se sont découvert des talents de vente et un réel plaisir à transiger directement avec les commerçants et les consommateurs.Toutefois, Emmanuelle Ares, agronome, est journaliste femmanuelle.ares@lebulletin.rogers.comJ.Le Veau ».cette part de travail empiétait de plus en plus sur les activités d’élevage.« On a donc décidé d’investir dans ce qui rapportait le plus, autant financièrement que sur le plan humain, mentionne Kim Lefebvre.L'élevage se fait en grande partie à forfait et nous nous concentrons sur l’expansion du réseau de distribution.» La priorité pour le moment est de mettre l’accent sur la marque de KIM LEFEBVRE : « Nature le Veau, c’est notre commerce équitable à nous, car les intermédiaires entre le consommateur et nous sont pratiquement éliminés.» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 55 bœuf commerce « Nature Le Veau », en processus d’enregistrement.Il s’agit de développer une relation de confiance avec les commerçants, mais surtout de fidéliser le consommateur.Petit marché deviendra grand Avant de combler un créneau de marché, on voulait améliorer la rentabilité des producteurs de veau en commer- cialisant un produit différent.Une dizaine d’éleveurs souscrivent déjà aux exigences du cahier de charges strict réglementant plusieurs aspects de l’élevage, de l’alimentation à l’administration de médicaments en passant par le confort des animaux.« En gros, les veaux ne reçoivent pas d’hormones de croissance ni d’antibiotiques de prévention et aucune Les plats prêts-à-manger sont fabriqués par une PME du coin et se conservent 17 jours au réfrigérateur.Une bonne partie du veau haché y passe, et les surplus sont écoulés via les banques alimentaires de la région.Nature le Veau se veut une alternative écologique et abordable, entre le traditionnel et le biologique.Le public demande.Selon une étude récente, 50 % des Québécois sont prêts à consommer régulièrement des produits offrant une alternative aux produits « conventionnels », à condition qu’ils répondent aux exigences suivantes : certification fiable, accessibilité aux lieux d’achat habituels, différence de prix de moins de 30 %.Passé 50 % de surcoût, les personnes interrogées renoncent à l'achat ou achètent un produit certifié biologique.56 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Mise en contexte La production structurée du veau du Québec a débuté à la fin des années 1970, mais il a fallu attendre le début des années 1980 pour qu’elle prenne son envol.De 5000 têtes en 1983, le nombre de veaux est passé à plus de 232 000 en 2001, dont 145 000 veaux de lait et 87 000 veaux de grain.Le taux de croissance annuel est d’environ 26 %, un des plus élevés au Québec, toutes productions confondues.Les recettes monétaires en 2000 étaient de 215 millions de dollars, soit 11 % des recettes monétaires des viandes, ex æquo avec les produits de gros bovins.Le cheptel de vaches laitières diminue d’année en année, et le nombre de veaux disponibles à l’engraissement avec lui.L’engouement pour l’élevage de veaux, combiné à la diminution du cheptel laitier, a fait doubler le prix moyen des veaux entre 1997 et 2001.(Source : Statistique Canada) Les veaux ne reçoivent pas d’hormones de croissance ni d’antibiotiques de prévention et aucune farine carnée.développer un projet agricole et bioalimentaire innovateur et structurant pour la région du Centre-du-Québec.Ils veulent répondre à une demande sans cesse croissante pour des aliments plus sains et un lien direct entre le consommateur et l’agriculteur.Or, la force du concept ne repose pas tant sur des investissements colossaux qui ne sont pas à la portée des fermes familiales mais bien dans une démarche de branding.En marketing, ce terme anglophone exprime le fait de bâtir la notoriété d’une marque et d’un produit.Comment ?À travers l’établissement d’un cahier des charges, d’un programme fiable de traçabilité (de la ferme à la table), de marques de commerce enregistrées, etc.Dans cette optique, Kim et Jean-Frédéric ont commandé une étude de marché qui oriente leurs décisions stratégiques.farine carnée », précise Jean-Frédéric Tschiember.L’espace alloué, la ventilation, l’accès extérieur font aussi partie du cahier de charges.La crise de la vache folle a mis l’élevage, comme bien d’autres, en position délicate.Les abattoirs ont cessé de prendre les veaux durant plusieurs semaines l’automne dernier.En contrepartie, l'absence de farines animales dans l’alimentation des veaux a permis à leurs découpes et plats préparés de se démarquer rapidement dans les épiceries spécialisées.Depuis quelques mois, on teste une commercialisation novatrice dans la région immédiate avec des coupes de veau emballées sous vide et surgelées.À la suite de débuts encourageants, Kim et Jean-Frédéric entendent Un pour tous et tous pour un Ce projet, accessible financièrement à tous, n’entre pas en compétition face aux productions et commercialisations traditionnelles.« Nous prenons comme exemple les succès passés, comme la coopérative de la Fromagerie l’Ancêtre ou les poulets de la Ferme des Voltigeurs, des marques connues et reconnues par le grand public », dit Kim Lefebvre.« Nous faisons affaire avec les mêmes fermes laitières depuis plusieurs années, et elles sont toutes situées dans les environs, précise de son côté Jean-Frédéric Tschiember.Les veaux sont acheminés des fermes laitières à l’élevage par un transporteur indépendant.Il est primordial de débuter un lot avec des veaux en santé quand on veut procéder sans implants ni facteurs de croissance.» Nature le Poulet ?le Porc ?Petit à petit, un réseau de partenaires se tisse dans la région autour de Kim Lefebvre et Jean-Frédéric Tschiember.Des partenaires qui croient en eux et en Nature le Veau.À quand un Nature l’Agneau, le Poulet, le Porc ?« Des projets sont sur la table, avance le jeune entrepreneur.Nous sommes ouverts à toutes les propositions : la demande est là, et notre réseau de distribution s’étend de plus en plus.Une fois la marque reconnue par le public, il n’y a plus de limites.» te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z AVRIL 2004 / 57 jN Enfin.Une protection qui dure et qui protège contre les maladies que vous connaissez - la tavelure et le blanc de la pomme - et qui protège aussi contre les infections secondaires.La protection à large spectre de Flint est exactement ce dont vous avez besoin pour obtenir la récolte parfaite.Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1-888-283-6847 www.bayercropscience.ca FLINT Bayer CropScience Toujours lire et suivre le mode d'emploi de l’étiquette.Flint” est une marque de commerce déposée de Bayer.2061 -005F-1103 PHOTOS : PIERRE SAURIOL fruits et légumes 3sse cette production aujourd’hui, il faut une superficie importante, une technologie de pointe et une bonne équipe.PAR PIERRE SAURIOL d’automne.Une couverture thermale protègent les plantes du froid en hiver et au printemps.Les Gosselin cultivent 10 ha de fraises d’été et 8 ha de fraises d’automne, aussi appelées fraises à jours neutres.La plantation à haute densité sur paillis plastique coûte beaucoup plus cher que la méthode traditionnelle mais les rendements sont supérieurs.Par exemple, il faut planter 49 000 plants à 1 hectare au lieu des 12 000 selon la méthode traditionnelle.Mais ça vaut la peine : on obtient un calibre plus gros, les fruits sont plus propres, Sylvie Gagnon, Louis Gosselin et leur fils Gabriel cultivent 18 hectares de fraises dont la récolte est échelonnée sur quatre mois.C’est le défi que relèvent Louis Gosselin, son épouse Sylvie Gagnon et leur fils Gabriel.Louis, qui a acheté la ferme de son père en 1987, représente la sixième génération consécutive de Gosselin sur cette ferme depuis les 150 dernières années.De ferme traditionnelle dédiée à l’élevage, la production a évolué : les Gosselin cultivent 18 hectares de fraises et exploitent une érablière de 6000 entailles.La septième génération se profile déjà en la personne de Gabriel, qui a terminé ses études en technique de gestion agricole au printemps 2003.Vivre de la fraise exige d’arriver tôt sur le marché et d’y demeurer longtemps par une production désaison-nalisée.Les Gosselin ciblent un début de récolte vers le 15 juin et une fin de récolte vers le 10 octobre.Pour y arriver, ils plantent des fraises sur paillis plastique, irriguées au goutte à goutte et nourries à la petite cuillère afin de leur donner tout ce dont elles ont besoin, au moment où elles en ont besoin.Des brise-vent protègent les cultures des vents froids du nord au printemps, adoucissent les brises d'été et les vents Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture (p.saunoWsympatico.ca).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 59 fruits et légumes Au marché des Halles, à Québec, les Gosselin offrent des fraises et des produits de l’érable durant tout l’été.Les contenants transparents et fermés se prêtent bien à l'exportation.la cueillette est plus facile et on élimine les herbicides.Les risques supportés par le producteur sont cependant accrus.Par ailleurs, le producteur décide de la date de récolte : il coupe les fleurs des fraisiers d’été plantés au printemps sur paillis plastique jusqu’à 30 jours avant la date de récolte désirée.La main-d’œuvre est le facteur critique chez les producteurs de fraises.Les Gosselin hébergent 24 travailleurs mexicains, qui complètent l’équipe de 25 travailleurs locaux fournis par le service de main-d’œuvre agricole.Ces derniers voyagent quotidiennement de Québec.Les fraises sont vendues aux grossistes, qui en exportent un peu, et au détail aux Halles, le marché du Vieux-Port à Québec.Louis y vend son sirop d’érable et des produits dérivés en même temps que ses fraises.La recette de succès des Gosselin se résume à : innovation, qualité, rendement et présence sur le marché durant près de quatre mois.Pour eux, la méthode facile ne marche plus : il faut offrir des fraises avant, pendant et Les brise-vent protègent les cultures des vents froids du nord au printemps et adoucissent les brises d’été et les vents d’automne. Pour à peu près le même coût que le traitement FOLIAIRE, MAIS BEAUCOUP PLUS EFFICACE.NOUS AURIONS DÛ 1/APPELER IAL Pas de congé pour les bibittes.Pour du renouveau, songez à Genesis 240.À moins que vous ne soyez un doryphore de la pomme de terre.Et ce n’est pas la fête pour les pucerons, l’altise ou la cicadelle de la pomme de terre non plus.Quand vous devez vous débarrasser des insectes détestables, Genesis 240 est à la hauteur de la situation.Meilleur que foliaire.Les faits sont les faits.Et le fait est que Genesis 240 est significativement supérieur à tout programme foliaire.Pour à peu près le même coût, on vous offre un insecticide qui protège vos pommes de terre dès le premier jour.Et contrairement aux applications foliaires, le besoin de dépistage pour les nouvelles infestations est beaucoup plus sporadique.Vous devez avoir des tâches plus importantes à accomplir.Pour constater du renouveau dans vos pommes de terre, ramassez Genesis 240 dès aujourd’hui.Au début.Qu’importe son nom, c’est définitivement un choix intelligent.Le nouveau GenesisMC 240 est le premier insecticide disponible pour les producteurs de pommes de terre sous forme d'un traitement de semences.Ce qui veut dire que vous traitez vos pommes de terre dès le début.Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1-888-283-6847 — www.bayercropscience.ca GENESIS Bayer CropScience “Genesis est une marque de commerce de Gustafson Partnership.2195-010-0104 /fruits et légumes / après la saison.Pour y arriver, il faut de l'irrigation, de la fertilisation, des bâches et des efforts constants.Le père de Louis Gosselin produisait des fraises et cherchait la bonne façon de faire.Louis se disait qu’après l'avoir trouvée, il pourrait la maximiser et cesser les expérimentations.Pourtant, Louis poursuit constamment la recherche et le développement.Dernièrement, il s’est rendu en Californie, réputée pour ses fraises.Il travaille avec les chercheurs et les producteurs de plants et multiplie les essais à la ferme.La force du groupe Louis Gosselin croit en la force du groupe.Au printemps 2003, il est devenu président de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, après en avoir été un des administrateurs durant de nombreuses années.Il connaît donc ces productions.Actuellement, il poursuit le travail de son prédécesseur pour mettre en place une chambre de coordination du secteur des fraises et framboises où seront réunis les producteurs, les acheteurs et les pépiniéristes afin d’orienter la production, faire de la recherche et du développement, faire de la promotion et améliorer la distribution.Louis est convaincu que la chambre de coordination est un outil incontournable pour maximiser les efforts de tous les partenaires du secteur.Celle-ci devrait s’attarder à des questions cruciales : comment faire pour occuper le marché durant quatre mois ?Comment concilier la bonne saveur des fraises et leur conservation ?Doit-on revoir les contenants ?Doivent-ils être transparents et fermés ?Devrions-nous classer les fraises par grosseur ?De plus en plus, les fruits et légumes sont calibrés par grosseur.Jusqu’à présent, les fraises sont récoltées telles qu’elles se présentent et il y a parfois un manque d’uniformité criant à l’intérieur du contenant.Calibrer les fraises implique un coût qui pourrait être compensé par un prix supérieur.En ce qui concerne la mise en marché, M.Gosselin croit qu’il faut étaler la production car, en juillet, alors que tout le Québec a des fraises, les surplus se traduisent par des chutes de prix; ensuite on est en pénurie.À certains moments, on manque de volume et de qualité pour fournir les chaînes, k Pour la cueillette, les Gosselin hébergent 24 travailleurs mexicains, qui complètent l’équipe de 25 travailleurs locaux.MAINTENANT TOUS LES FRUITS ET LES LÉGUMES FONT PARTIE DE RALLYE HORTICOLE Toutes les cultures fruitières et maraîchères font maintenant partie du Programme de récompenses Rallye HorticoleMC Inscrivez-vous dès aujourd'hui et commencez à accumuler des points avantageux à échanger pour de fabuleuses récompenses.Tous les produits horticoles de Bayer CropScience et de Dow AgroSciences sont maintenant éligibles.Inscrivez-vous en téléphonant au 1 -877-661-6665 ou visitez www.hot-potatoes.ca (0^) Bayer CropScience ^jf§^ Dow AgroSciences Rallye Horticole est une marque de commerce de Bayer.2175-023E-0304 62 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS « Ils font du temps ensemble » BrK„L^ Et si investir dans le couple était plus rentable qu’investir dans le quota ?J’ai prononcé des conférences devant des milliers d’agriculteurs et d’agricultrices, particulièrement sur le stress.Plusieurs sont aussi venus me consulter.Un constat émerge : la situation difficile des dernières années en agriculture affecte plusieurs couples.Prenons l'histoire de Carole et Marc (noms fictifs).Début trentaine, Carole et Marc sont mariés depuis plus de 10 ans et ont quatre enfants.Lors de leur rencontre, Marc avait promis à Carole que la vieille maison familiale était temporaire et qu’ils allaient en construire une neuve.Aujourd’hui, Marc ne voit toujours pas comment il pourra tenir promesse.Après une expansion massive en production laitière et les dernières années difficiles dans le porc, le projet n’est plus possible.Carole reproche à Marc ses choix orientés seulement vers l’entreprise.Elle pense que la famille n’est pas importante pour Marc car il n’en parle jamais.De son côté, Marc croyait qu’une entreprise plus rentable permettrait la réalisation des projets familiaux.Lorsque Marc vient me voir, il s’écroule.Il me confie qu’il vit énormément d’incompétence et d’impuissance.« Si ce n’était de mes enfants.» dit-il.Carole ne sait pas à quel point Marc se sent coupable de ne pas pouvoir répondre aux besoins de sa femme et comment cela est difficile pour son image.En réalité, Marc est en dépression, il souffre et il ne peut pas parler.En fait, depuis quelques années, Carole et Marc ne se parlent plus sauf pour se critiquer, ils n’ont plus aucune activité en commun, ne se complimentent plus.« Ils font du temps ensemble.» Comme dans bien des couples en difficulté, un cercle vicieux s’installe.Plus on a de stress, plus on utilise des stratégies inadéquates.On n’arrive plus à répondre à nos besoins, on a mal.Pierrette Desrosiers, Mps, CRHA, est copropriétaire d’une ferme laitière et psychologue du travail fpierretted@lincsat.com).Site Internet : www.pierrettedesrosiers.com On en veut à l’autre, et plus on lui en veut, plus on s’en éloigne.Plus on s’éloigne, moins on tente ensemble de résoudre nos problèmes, moins on investit dans la relation, moins on se comprend, etc.Selon les experts de la thérapie conjugale, voici les secrets des couples heureux : 1-Se dire cinq feed-back positifs pour chaque critique.(Les couples en difficultés ont un ratio de cinq à dix critiques pour un compliment.) 2-Faire des activités plaisantes ensemble à chaque semaine.3-Se partager nos pensées, nos émotions, nos craintes, nos peurs mais aussi nos rêves.(Les couples en difficultés se partagent seulement des reproches et ne connaissent pas le monde intérieur de l'autre.) 4- Ne jamais discuter sur le coup de l’émotion, attendre de se calmer.5-Accepter ou tolérer certains travers (défauts) de l’autre et cesser d’exiger que l’autre se transforme pour répondre à nos attentes.6-Se laisser influencer par le partenaire.(Lorsqu’un des conjoints n’accepte pas de partager le pouvoir, il y a 81 % de chance de séparation.) Nous avons beaucoup investi dans nos entreprises depuis les dernières années.Pour plusieurs, malheureusement, ce fut au détriment de leur santé physique, psychologique, de leur santé de couple ou de leur famille.Nous ne devons jamais oublier qu’une entreprise en difficulté fragilise le couple mais qu’un couple en difficulté fragilise aussi l’entreprise.Et si investir dans le couple était plus rentable qu’investir dans le quota ?k Suggestion de lecture : John M.Gottman et Nan Silver, Les couples heureux ont leurs secrets, JC Lattès, 1999 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 63 Performance nouvelle génération.Protection révolutionnaire.Mode d’action révolutionnaire à large spectre • Activité systémique et translaminaire qui se déplace à la nouvelle pousse et contrôle les ravageurs autant sur la surface pulvérisée que celle en dessous • Profil favorable au niveau environnemental incluant un faible impact sur les abeilles et les insectes utiles - Excellent outil de gestion intégrée des insectes.QUESTIONS?COMPOSEZ LE 1 800 667-3925 OU VISITER NOTRE SITE WEB WWW.DUPONT.CA/AG.APPELEZ-NOUS POUR LA MIS À JOURS DES HOMOLOGATIONS.Les miracles de la science mc/md sont des marques déposées/de commerce de E l.du Pont de Nemours and Company, utilisées en vertu d’une licence.Membre de CropLife Canada.Comme avec tout produit phytosanitaire, suivre attentivement les instructions sur l'etiquette. vie rurale ALLONS LE Alors que les autres sangliers fuient à notre approche, Capucine, une énorme laie, nous talonne en quête d’un peu d’attention.« Nous l’avons nourrie au biberon lorsqu’elle était bébé », explique Jocelyn Boisjoli.Heureusement pour lui, toutes ses bêtes n’ont pas le caractère calme et sociable de Capucine.Si c’était le cas, la chasse au sanglier serait beaucoup moins excitante.PAR NANCY MALENFANT C’est par pur plaisir que Jocelyn Boisjoli et sa conjointe, Manon Hamel, commencent à s’adonner à l’élevage du sanglier en 1993.« Nous avions déjà eu des bœufs, des chèvres, des lamas.Nous sommes particulièrement attirés par les animaux qui sortent de l’ordinaire », confie Manon.Aussi, quand la grand-tante de Jocelyn vend ses trois sangliers, ils s’en portent aussitôt acquéreurs.| Rapidement, les éleveurs de y L’Avenir, une municipalité près de > 1 Nancy Malenfant, agronome, est journaliste.£ X ' Capucine agit davantage comme un chien que comm'ê ui) sanglier.Elle sultdocelyn .Boisjoli partout en lui quémandant des caresses.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 65 A QUOI SE QUAND TOUT vrpçuv DE VOUS Derrière chaque écusson de marque Massey Fergusonmd vous trouvez une technologie à la fine pointe de l'industrie, une fiabilité éprouvée et des options d'équipements qui vous rendent plus productif et plus profitable.Qui plus est, vous allez retrouver cet écusson sur une des gammes d'équipements agricoles parmi les plus complètes de l'industrie.Depuis plus de 157 ans, Massey Ferguson dessine, conçoit et construit des équipements sur lesquels vous pouvez compter et vous fier, génération après génération.Notre engagement à vous satisfaire demeure notre but premier par l'intermédiaire d'un financement flexible, de pièces de qualité et d'un concessionnaire Massey Ferguson toujours à vos côtés, prêt à vous servir.Le tout confirme Massey Ferguson dans son rôle de meneur et en fait, de toutes les marques, celle qui compte le plus de tracteurs au travail dans le monde.Peu importe le travail à faire, à la ferme, sur le chantier ou sur votre propre terrain, vous trouverez un équipement Massey Ferguson et un concessionnaire attentionné pour vous aider à l'accomplir plus facilement et plus rapidement, toute la journée, jour apès jour.Massey Ferguson: À quoi se fier, quand tout dépend de vous.Tracteurs sous compacts, GC 2300 Tracteurs compacts de la sériel 400 Les tracteurs de la série 3300 Les tracteurs utilitaires de la série 400 Les tracteurs poids moyens de la série 5400 Les tracteurs des séries 6400 et 8200 à puissance élevée Les équipements pour la fenaison Les moissonneuses Les andaineuses automotrices Chargeurs, équipements et accessoires vie rurale Spécialités : chasse et méchouis L’idée initiale de Jocelyn et Manon lorsqu'ils ont démarré leur élevage était plutôt de produire de la viande.Ce n’est que quelques années plus tard qu’ils ont décidé d’orienter la vocation de leur entreprise vers la chasse.Maintenant, 75 % de leurs sangliers y sont destinés et le reste va aux fameux méchouis.Entre-temps, les deux éleveurs ont entrepris des démarches pour trouver de nouveaux débouchés leur permettant peut-être de prendre de l’expansion.« Nous sommes allés rencontrer des restaurateurs de la région pour leur Les efforts du couple ont porté fruit.« La génétique des sangliers s’est grandement améliorée depuis 10 ans, constate M.Boisjoli.Et ce n’est pas une situation limitée à notre entreprise, elle s’applique aussi aux troupeaux des autres éleveurs québécois.» Sangliers, chiens, vaches, poneys et âne cohabitent sans problèmes.Drummondville, deviennent membres de l'Association des producteurs de sangliers.Bien décidés à pousser plus loin leur expérience dans cet élevage, Manon et Jocelyn font la tournée des entreprises des autres membres.Cette visite leur cause une surprise.« Tout le monde avait des sangliers différents.Plusieurs étaient croisés à divers degrés avec des porcs domestiques », raconte Manon.Ils réalisent que c’est également le cas pour leurs propres animaux.À partir de ce moment, les éleveurs travaillent à améliorer la pureté génétique de leur troupeau.Pour ce faire, ils font venir des sujets du zoo de San Diego et d’une lignée européenne.C’est à partir de ces bêtes qu’ils bâtissent leur troupeau qui compte maintenant entre 100 et 150 animaux selon la saison.Au début, le couple exerçait une sélection très sévère, ne conservant que les meilleurs sujets de chaque portée.Les critères de sélection d’animaux pour la chasse diffèrent grandement de ceux pour la production de viande.« Nous choisissions des sangliers avec plus de nervosité et de finesse », explique M.Boisjoli.L’élevage de sangliers ne demande pas d’infrastructures très complexes puisque les animaux demeurent en permanence à l’extérieur.68 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : NANCY MALENFANT Pour plus d'information au sujet de MAESTRO ou d'Arvesta Canada, Inc., veuillez appeler au 1-866-761-9397 ou visitez www.arvesta.ca.Lisez toujours et suivez les directives apparaissant sur l'étiquette.MAESTRO, Arvesta et le logo Arvesta sont des marques déposées d'Arvesta Corporation.© 2004 Arvesta Canada, Inc.215C-2303.v „ç\»onw maîtrise m^stAémodepds.S’il y a quelque chose que le temps n’affecte pas, c’est la réputation de fiabilité du fongicide MAESTROMD de la compagnie Arvesta.MAESTRO maîtrise toute une gamme de maladies pour plusieurs cultures horticoles.Son mode d’action à sites multiples aide à gérer la résistance aux maladies qui surgit par suite de l’utilisation de nouveaux fongicides n’agissant que sur un seul site.De plus, MAESTRO affecte très peu les insectes bénéfiques.Cela explique la raison pour laquelle il s’ajuste parfaitement aux programmes de gestion intégrée des ennemis des cultures.En fin de compte, MAESTRO vous aide à récolter quelque chose qui ne se démode jamais, de meilleurs rendements et une récolte de qualité inégalée.MAESTRO" FONGICIDE ! vie rurale Jocelyn Boisjoli accueille chaque année sur ses terres une centaine de chasseurs qui viennent s’adonner à ce sport peu commun.On voit ici l’éleveur accompagné de deux de ses enfants, Jonathan et Patricia.mois et chaque portée donne environ cinq à six marcassins sevrés (sept à huit à la naissance).Les mises bas ont lieu soit en février et vers la fin de mars ou le début d’avril.Les accouplements sont organisés de manière à éviter que les naissances coïncident avec la fonte des neiges.Les petits courent alors moins de risques de se retrouver dans l'eau, puisque les laies creusent un trou dans le sol, que l'on appelle chaudron, pour mettre bas.Cette stratégie augmente les chances de survie des marcassins.Chacun des trois parcs d’élevage compte environ 15 hectares dont la moitié est boisée et l’autre est en pâturage.« L’été, les sangliers trouvent leur nourriture eux-mêmes.L’hiver, nous leur distribuons un mélange de grains de soya et de maïs », dit Jocelyn.Chaque année, l’éleveur prend soin de « rafraîchir » un des pâturages en réensemençant du mil et en fertilisant.Un sport peu commun Les chasseurs viennent d’un peu partout au Québec et même des États-Unis pour s’adonner à ce sport peu commun sur les terres de M.Boisjoli.Le parc de chasse couvre 10 hectares, en boisé et en prairies.Selon ses goûts et son expérience, le client peut opter pour l’arme de son choix, arc ou arme à feu.Pour faire connaître son entreprise, M.Boisjoli participe chaque année au Salon plein air chasse et pêche de Sherbrooke.« Avant j’exposais dans plusieurs salons et j’investissais beaucoup plus d’argent en publicité.Maintenant, je compte davantage sur l’effet de bouche à oreille.Les clients satisfaits reviennent et amènent d’autres chasseurs », dit-il.Pour gagner de nouveaux adeptes, Jocelyn Boisjoli offre depuis quelques années 50 % de réduction sur une partie de chasse non garantie.Le chasseur paie la moitié du prix de l’animal, qu’il réussisse à l’attraper ou non.Dans une partie traditionnelle, le chasseur paie le prix complet (350 $), mais seulement s’il tue le sanglier.« Par cette tactique, je montre ma confiance envers les qualités de mes animaux pour la chasse, déclare l’éleveur.Je voulais prouver à ceux qui pensent qu’il est facile d'attraper un sanglier que cette chasse pouvait représenter un réel défi.» Lui-même un inconditionnel de la chasse, M.Boisjoli compare la traque du sanglier au feeling de chasser un chevreuil adulte.« Avec un panache de 10 pointes », insiste-t-il.Le sanglier demeure un animal méconnu.La plupart d’entre nous le connaissons surtout enfilé sur la broche ou par l’intermédiaire des aventures d’Astérix et Obélix.En fait, le sanglier est plutôt nerveux.Il aura tendance à s’enfuir plutôt que d’affronter le danger.à moins que l’intrus se trouve entre la mère et son petit, te offrir notre produit, raconte Manon.Mais cette démarche n’a pas abouti puisqu’il était difficile de répondre aux critères d’uniformité.» La mise en marché au Québec reste passablement décousue.À toutes fins utiles, c’est chacun pour soi.« Le volume est insuffisant pour l’industrie de la transformation et il manque d'uniformité pour la restauration », explique Jocelyn qui a déjà été président de l’Association des éleveurs de sangliers.« Les producteurs devront éventuellement décider de standards de poids et de qualité pour la production si nous voulons percer le marché », complète-t-il.Un élevage peu exigeant L’élevage de sangliers ne demande pas d’infrastructures très complexes puisque les animaux demeurent en permanence à l’extérieur.M.Boisjoli reconnaît que les soins ne lui demandent pas plus de deux heures chaque jour.« Excepté lors des périodes des mises bas, précise-t-il.À ce moment, on doit placer des femelles dans les enclos aménagés à cet effet.Chaque petit marcassin doit être identifié, vacciné et castré dans la semaine suivant sa naissance.» La gestation dure environ quatre 70 / AVRIL 2004 Z LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Au duo ginseng et érables déjà connu, des chercheurs de l’Université Laval proposent un ajout : la chaux.PAR GENEVIÈVE TOUSIGNANT Réussir dans la production de ginseng en milieu boisé au Québec, est-ce possible ?« Oui, à condition de bien choisir le site et de porter une attention toute particulière au pH et au taux de calcium du sol.» C'est ce que constate Alain Olivier, spécialiste en agroforesterie à l’Université Laval.Son équipe et lui ont implanté une population de ginseng dans une érablière rouge située à Sainte-Croix de Lotbi-nière.Durant cinq ans, ils y ont testé divers traitements, dont l’application de chaux.Avec celle-ci, ils ont obtenu un meilleur taux d’émergence et de survie des plants, de même que des feuilles et des racines plus grosses.« Nos résultats semblent expliquer en partie les échecs de certains producteurs », dit Alain Olivier.De fait, il semble que jusqu’à présent, cette production ait déçu plus d’un Québécois.« Nous avons constaté que, dans les parcelles sans traitement, les plants mouraient tous peu à peu, alors que dans les parcelles qui ont reçu de la chaux, les populations se maintenaient de façon très satisfaisante.» Est-ce à dire que le chaulage ouvrirait la voie du succès aux producteurs de ginseng ?« Pour réussir avec le ginseng, il ne suffit pas de lancer des graines et de revenir voir quelques années plus tard si ça pousse.» Selon le chercheur, la chaux permettrait d'améliorer les Geneviève Tousignant est étudiante en agronomie à l’Université Laval.La publication de ce texte a été rendue possible grâce au CRSNG, au Bulletin des agriculteurs, à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval et à l’Ordre des agronomes du Québec.rendements dans les sols très acides, d'abord en corrigeant le pH.« Nous savons que la croissance du ginseng est très limitée lorsque le pH est inférieur à 5.Nos recherches ont aussi démontré que la fertilisation est bénéfique seulement lorsque l’acidité du sol est corrigée.» La chaux constitue, de plus, une source potentielle de calcium.Le ginseng affectionnerait cet élément, notamment parce qu’il réduit la toxicité aluminique des sols.Le ginseng, du Québec à la Chine Le ginseng à cinq folioles est une plante autochtone du Québec que les Asiatiques adorent.La racine vaut son pesant d'or lorsqu’elle provient d'un environnement naturel.« L’aire de distribution naturelle du ginseng se situe dans le royaume des érablières à caryer, dans le sud du Québec », explique Alain Olivier.Comme la plante est aujourd’hui protégée, l’exploitation de ses populations naturelles est interdite.On la cultive donc de façon intensive en champs, sous des ombrières, ou exten-sivement, en milieu boisé.Deux modes de production qui, selon M.Olivier, n’ont rien de comparables.« Les racines issues de la culture sous ombrières sont peu prisées, notamment en raison de l’emploi de quantités massives de fongicides.» Ce sont les érablières, des boisés souvent déjà aménagés pour la production de sirop, qui représenteraient l’endroit le plus stratégique.« Plusieurs des érablières les plus nordiques ont cependant des sols beaucoup trop pauvres et acides pour la culture », précise le chercheur.C’est pourquoi il soutient qu'il faudrait y saupoudrer un peu de chaux, à l’automne ou au printemps.Une même érablière pourrait produire du ginseng et du sirop, car les opérations relatives au temps des sucres s’effectuent normalement au printemps, alors que le ginseng roupille en toute sécurité sous terre.Selon M.Olivier, l’application de la chaux se fait très bien à la volée, une fois par année.Bref, pas de quoi manquer le temps des sucres ! te La croissance du ginseng est limitée lorsque le pH LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 71 Hommage à Albert QUI fait don chaud POUtf LE MOIS y" > Docroskf.X< DU PESAT ÇA ME FENDILLE TOUS LES • DOIGTS.J'AI PRISEE VIEUX-CHAPEAU DE PAILLE-LÀ.VIANDE A CHIENS ’ UN CHAPEAU DE PAILLE POUR LAVER LE PLANCHER' PERDS TU LA ^ TÊTE F PRENDS DU PESAT.1 FAUT QUE J'LAVE MON _ PLANCHER 51 J PEUX ME RENDRE X LA DERNIERE PLANCHE , D'soue LE POÊLE.v- 5AINTE MISERE, PRIEZ POUR < nous ; MON SABLE BLANC PIS L'EAU ICITTE.SI AU MOINS J'AVAIS -7 OU SAVON.«gT DEJA SAMEDI.DEJA a^DlX HEURES DU P^k-7- MATIN ! < de quoi c'est ouL ru 1/ - FAIS LA, MA FEMME?/ Tu VOIS BEN { QUE j'LAVE' LE X ( V PLANCHER - CE CHAPEAU-LA EST ENCORE BEN BON.DONNE MOI LE.OUBLIE PAS QUI M'A COÛTE DIX / CENNE5.' SI TU VEUX vivre) HEUREUSE AVEC MOI, MÉNAGE Pis PARLE PAS ' OCTOBRE.1951 — LB BULLETIN DES AGRICULTEURS 11./ LE MOU PIOCHA/N : L EMPRUNT" Albert Chartier a illustré pendant 19 ans Séraphin (octobre 1951 à septembre 1970).72 / AVRIL 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS *C' HMHOMMEEr SON PECHE H EST L'AUTOMNE DE 1889 — L'AVARE SERAPHIN VIENT D'ÉPOUSER DONALD A - IL EST ÂGÉ DE 40 ANS.ELLE EN A 20.LE DRAME COMMENCE.BELLE ET DOUCE, DONALDA SERA BEAUCOUP PLUS UNE ESCLAVE QU'UNE FEMME.SÉRAPHIN DONT LA FORTUNE POUVAIT SE CHIFFRER À $ ÇO,000 EN 1889 EST L'HOMME LE PLUS INFLUENT ET LE PLUS REDOUTÉ DU NORD.IL SE MONTRE IMPITOYABLE EN AFFAIRE.UNE SEULE CHOSE EXISTE POUR LUI: L'ARGENT' Chartier (1912-2004) 64- L e Bulletin des Agriculteur Novembre 1943 //// 'A UNE PANNE DE MOTEUR,] / DEUX CREVAISONS.ET 4 MAINTENANT ON MANQUE D'ESSENCE.' ON N'ARRIVERA -JAMAIS CE SOIR COMME ON C EST PARTI LA - FAIS .QUELQUE CHOSE/ WM * MON CHER AMI, IL ME FERAIT PLAISIR VOUS CONDUIRE AU 1 PROCHAIN GARAGE - Si VOUS > VOULEZ EMBARQUER T-TT0R6FÛLE! un cimetière/ ] P HUM/ PAS SI VITE, MON ^ VIEUX — JE PENSE QU'IL SERAIT PREFERABLE QUE JE PRENNE TA PLACE - TOI, ATTENDS-MOI ICI j ben! ç-ça-ça 1 VA ÊTRE PU-PU PLUS GAI AVEC UN KE-KE-CLAIR DE LUNE/ — CH-CHOU-CHOU CHOUETTE/ C'EST P.PAS PAS RASSURANT PAN TOUTE, TOUT S-SE SEULE, EN P-PLEWE ¦ NOIRCEUR-BRRR.' UNE HEURE PLUS TARD c'est pas une peup \et puis LE docteur A FAIRE ÇA DANS LE j QUI M'AVAITINTEPDlT mois des Moars/ ViesÉMorms foptes * BON YENNE DE SAINTE BEN/TE.' * BONYENNES JUSTEj) JE VAIS REVOIR CE AU DESSUS D'UN y FAMEUX CIMETIÈRE E PRECIPICES Y PIUS V/TE QUE JE \ ¦LjiUv PENSAIS/ , vj B-B-60N BONJOUR] SI JE L-L-LACHE JE SUIS g* FOU-FOU-FOUTU.' AU PETIT MATIN ONESIME/ T ES PAS raisonnable/ POUR voir si c'est le TEMPS DE FAIRE DES ACROBATIES 1 IL V A DES HEURES QUE JE TE CHERCHE] SORS DE CE FOSSÉ-LÀ, TOUT DE SUITE! Onésime a été publié pendant près de 60 ans (novembre 1943 à mai 2002).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 73 Un transfert éclair Hier, la ferme laitière Cendrillon appartenait à Jacques Dufour.Aujourd’hui, son fils Roberto en est l’unique propriétaire.Voici l’histoire d’un transfert vite fait bien fait ! Le puceron du soya, un invite peu commode Son arrivée récente nous obligera certainement à reconsidérer les pratiques phytosanitaires dans cette culture Conciliation travail-famille.vous connaissez ?Les enfants de Nathalie Malo vont à la garderie à temps plein, pendant qu’elle s’occupe de son troupeau.Malgré cela, elle a toujours l’impression de ne rien compléter, de laisser des choses f en plan.Elle a choisi 3 d’être maman.| et agricultrice.S les agriculteurs ABONNEZ-VOUS SANSTARDER Ü E233'* JïïpT* CSSJ^* Nom : .Prénom : _ 99,00$ 6,93$ 7,94$ 113,87$ Autres pays, 1 an : 68 $ Cette offre expire le 31 décembre 2004.Adresse : Cette offre est aussi accessible à nos fidèles lecteurs, qui la recevront par la poste au renouvellement de leur abonnement.Il arrive que des annonceurs souhaitent communiquer avec nos abonnés.Si vous ne souhaitez pas que votre nom figure parmi ces listes d'abonnés, cochez ici ?.N”TVQ 1016624728 N°TRS R137813424 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 info@lebulletin.com www.lebulletin.com deux ans (24 numéros) Code postal : „ Courriel : _ Province : _ Tél.: ( ' TARIFS D’ABONNEMENTS un an (12 numéros) Durée de l’abonnement : O un an 48,31 $ O deux ans 86,27 $ O trois ans 113,87 $ O chèque ci-joint Q envoyez-moi la facture O ____________________________ ^_______________ No de carte : Mill Mill II I I I II I I I Date d’expiration : trois ans (38 numéros) Signature : Date : Le Bulletin des agriculteurs Service des abonnements 4380, rue Garand, bureau 1 Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 ^ Le Bulletin des agriculteurs vous propose de choisir entre deux façons de renouveler votre abonnement : TARIF EXCEPTIONNEL En vous réabonnant pour trois ans, vous ne paierez que 67 % du tarif régulier de l’abonnement d’un an, en plus d’obtenir une prime.SPÉCIAL PARRAINAGE Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement.N’HESITEZ PLUS ! 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