Le bulletin des agriculteurs /, 1 février 2005, février
FÉVRIER 2005 NOUS CULTIVONS LA MÊME PASSION IH£ 3ZH 30 1V3W1N0W noH any sizz go no 31VN0I1VN 3no3Hionaia 1,331 u NOUV SER A L’ACTION Dip * C'EST IE TIM Procurez-vous CollistoMC, l'herbicide révolutionnaire Offre une excellente maîtrise de plusieurs mauvaises herbes à feuilles larges.Bénéficie d'une large fenêtre d'application de la prélevée jusqu'à tard en postlevée.Assure une sécurité exceptionnelle au mais.ENCORE PLUS PERFORMANT AVEC PRIMEXTRA II MAGNOM Combinez Primextra® Il Magnum® avec Callisto pour un désherbage sans pareil.S'appliquent de la prélevée au stade deux feuilles du mes.Éliminent les graminées et les feuilles larges en un seul passage avant qu'elles ne nuisent.Optimisent vos rendements.ttwHswieeiuBm w WWW.SYHGEHTft.CR Callisto Callisto el le logo Collislo sont des marques de commerce d'une compagnie du Groupe Syngenta.Primextra* et Magnum sont des marques déposées d'une compagnie du Groupe Syngenta. Battalion de DuPont herbicide pour le maïs Battalion Herbicide pour le Maïs S’occupe des mauvaises herbes sur commande.Vous dominez la situation en disposant de la plus large fenêtre d’application (27 jours) • Une seule application assure des résultats exceptional grâce à un contrôle au contact et résiduel pour des champs propres tout au long de la saison • 3 modes d’action vous aident à gérer la résistance chez les mauvaises herbes • Efficacité exceptionnelle et large spectre d’action Des questions?Adressez-vous à votre détaillant, composez le 1800 667-3925 ou visitez www.dupont.ca/ag ®/md/mc Marques déposées/de commerce de E.l.du Pont de Nemours and Company, dont DuPont Canada est un usager licencié.Comme avec tout produit de protection des cultures, suivre attentivement les instructions sur l'étiquette.LCS miTOClCS d6 lû SC16t)C6wc PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTINE GIGUÈRE sommaire volume 88 n° 2 www.lebulletin.com ¦ EN COUVERTURE 59 UNE FERME DE PLUS À L’ÎLE 14 DES PLANTS PAR MILLIONS AUX GRUES Dans la Vallée de la Matapédia, l’agriculture et la foresterie sont les Un jeune couple de producteurs vient deux principaux moteurs économiques.de s’installer dans cette île où la population décroît sans cesse.¦ CULTURES 22 LA RÉGLEMENTATION EST ADÉQUATE ¦ CHRONIQUES « Inutile de restreindre davantage », dit un spécialiste de la 12 Agenda 10 Billet fertilisation, en parlant de la situation au Québec.27 MAÏS OU SOYA ?12 Billet Difficile de comparer la rentabilité de ces deux cultures.Deux producteurs nous expliquent leurs préférences.68 C'est nouveau ¦ ÉLEVAGE 69 Coup d'œil 31 LES FOURRAGES, LES NITRATES, ET LA SANTÉ DE 67 Cuisine VOS VACHES.6 De bouche à oreille 36 ESB : TESTER OU PAS ?70 Météo mars 40 LES PONDEUSES PASSENT À LA VÉRANDA 44 IDÉALE, LA QUARANTAINE POUR LES PORCS 66 Portrait de femme 47 L’OR « VERS » 63 Vie rurale ¦ FRUITS ET LÉGUMES Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - No d’enregistrement R 08866.Nous reconnaissons 51 POUR PROTÉGER LES POMMES DE TERRE Les producteurs peuvent s’attendre à plusieurs nouveautés cette l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts année côté protection des cultures.rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au ¦ ACÉRICULTURE 54 QUAND C’EST LE TEMPS DES SUCRES Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Les acériculteurs souhaitent que l’on consomme leurs produits tout Courriel : abon_agriculteurs@ postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY au long de l’année.14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs PO.Box 4541, ¦ VIE RURALE Buffalo, NY 14240.56 UN DÉCOR GRANDEUR NATURE Canada OROGERS Carol Williams et Emmett Campbell voient défiler de grandes productions cinématographiques sur leur terre dans les Laurentides.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 5 FÉVRIER 2005 FÉVRIER 2005 à oreille si 25 MÈTRES MINIMUM L'Espagne n’échappe pas à l’engouement pour les cultures génétiquement modifiées.Le gouvernement espagnol a donc décidé de légiférer les cultures transgéniques et les cultures conventionnelles.Une distance minimale de 25 mètres sera obligatoire, dès 2005, entre les cultures conventionnelles et modifiées génétiquement.Ce projet de loi vise à limiter la contamination des cultures conventionnelles par les cultures modifiées génétiquement.Plus précisément, le gouvernement espagnol souhaite par cette mesure réglementer l’établissement de barrières contre le pollen-OGM.Les agriculteurs seront dans l’obligation d'informer leurs voisins du type de cultures exploitées.Source : Agra Presse LE PORTAIL DU SECTEUR BIOALIMENTAIRE DES LAURENTIDES Vous cherchez une information sur le secteur bioalimentaire des Laurentides ?Rendez-vous au www.agrolaurentides.qc.ca.La Table de concertation des Laurentides lançait dernièrement un site Internet regorgeant d’informations sur le secteur bioalimentaire.Répertoires d'entreprises, de contacts-clés, des différentes activités de la région et des écoles de formation, le site est un incontournable pour qui est à la recherche d’informations dans cette région.Le consommateur pourra y découvrir les entreprises pouvant les accueillir pour de l’auto-cueillette ou un repas champêtre, et le producteur agricole intéressé à la transformation pourra y trouver une foule d’informations.Un site à ajouter à vos favoris ! www.agrolaurentides.qc.ca CROISSANCE À LA CHINOISE Tout le monde en parle : la Chine vit un boum économique impressionnant.Dans les 10 dernières années, l'économie chinoise a crû à un rythme de près de 8,5 % par année.Son PIB est maintenant le septième au monde.Avec l’accroissement de ses importations de 40 % en 2003 par rapport à l’année précédente, la Chine est passée de la sixième à la troisième destination des exportations mondiales.Les productions animales intensives, telles le porc et la volaille, suivent la vague.L’exposition V1V China, tenue exceptionnellement en septembre dernier en raison de la grippe aviaire, a attiré plus de 17 000 visiteurs, dont la majorité (89 %) provenait du pays.Même si les Chinois préfèrent le porc, le poulet est en nette progression.C’est d’ailleurs un des seuls pays au monde où la production de poulet est vouée à une forte augmentation dans les prochaines années.Non seulement la production augmente, mais également les compagnies d’équipement et pharmaceutiques locales améliorent leurs produits.De plus, des compagnies internationales y voient un intérêt certain.Le prochain VTV China aura lieu du 21 au 23 juin 2006, à Pékin.Sources : CanadExport et World Poultry LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : MARTINE GIGUÈRE PHOTO : EMMANUELLE ARÈS Un éleveur albertain pourrait écoper d'un an de prison et, d'une amende de 10 000 $ s'il met ide lWant un.deses projets.Ed Wedman planifie offrir à des chasseurs un forfait de 500 $ comprenant l'opportunité d'abattre une de ses Holstein et de conserver les 500 livres (225 kilos) de viande.Les autorités ont prévenu l'éleveur des pénalités encourues selon une loi interdisant spécifiquement aux agriculteurs de permettre la chasse et l'abattage de leurs animaux.Toutefois.Wedman affirme qu'il ne reculera pas.Jusqu'à présent, l'éleveur n'a eu aucune réponse à son annonce parue dans un journal local, mais il compte persévérer.Le fait que la saison de chasse soit terminée ne semble pas l'affecter outre mesure.Source : Meatingplace.com Sip LAIT DE JUMENT : PRODUIT FIN ET CHER Dans des pays d’Europe, on fait la traite de juments, dont le lait devient (ou redevient) populaire.Riche en vitamines et en minéraux, ce lait est facile à digérer et ne contient que 1,5 % de gras.Considéré comme un produit fin, le lait de jument se vend environ 17 $ le litre selon le quotidien Calgary Herald.Source : Agri-réseau FREINER L'OBESITE CHEZ L'ENFANT En France, la filière fruits et légumes a décidé de passer à l’action pour freiner le développement de l’obésité chez l’enfant.Pour y arriver, la filière a développé un kit pédagogique « Les fruits et les légumes frais : le bon réflexe ! ».Destiné aux enseignants et élèves du primaire, ce kit couvre trois thèmes : la connaissance et la diversité des fruits et légumes frais, les principes d’une alimentation équilibrée et le rôle des fruits et légumes pour la santé, et finalement le parcours suivi par les fruits et légumes du producteur au consommateur.Ainsi, par des jeux, affiches et questionnaires, on espère freiner l’obésité chez l’enfant.En France, l’obésité infantile a augmenté de 17 % en 20 ans et un enfant sur 10 est obèse à l’âge de 10 ans.Source : AFP LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SOOZ H3IHA33 PHOTO : LE BULLETIN DOMINIC GRÉGOIRE HABITUELLEMENT, LE MOIS DE FÉVRIER annonce le début des livraisons de maïs pour les producteurs québécois.Un producteur qui n’a pas vendu de grain à l’avance et qui vend au prix du jour doit se mordre les doigts.Cette situation risque de durer encore quelques mois, au moins jusqu’aux ensemencements américains.Pourquoi ?Deux raisons principales expliquent cette situation.Premièrement, les États-Unis ont récolté une quantité record de maïs.Donc, peu de variables pourraient influencer les prix à la hausse sauf des ensemencements difficiles.Les prix devraient demeurer stables jusqu’au mois de mai.Deuxièment, le Québec a produit 3,45 millions de tonnes cet automne.Cette situation, jumelée à la force de notre dollar, empêche la prime de monter.Par la suite, les prix étant plutôt faibles lors de la récolte, les agriculteurs n’ont pas voulu vendre, alors les acheteurs ont importé beaucoup, beaucoup de maïs.Tout près de 300 000 tonnes ont passé les frontières.Nous consommons en moyenne 3,1 millions de tonnes.Il reste un surplus de 600 000 tonnes.Afin d’évacuer ce gigantesque surplus, il faudra exporter par bateaux.Mieux vaut se faire à l’idée tout de suite, ce maïs sortira d’ici avec des primes à la ferme d’environ 0,60 $ et moins.Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures ("dgnap@sympatico.caJ.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEMELLE DE BOTTE CONTRE ESB Lu dans un journal local de la Montérégie : lors d’un vox-pop, le journaliste demandait à des passants si la crise de l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) a eu une influence sur leur consommation de bœuf des derniers mois.La plupart ont affirmé n’avoir pas ou peu modifié leur consommation de viande alors que deux ont répondu qu’ils faisaient cuire davantage le bœuf, et ne consommaient plus de bœuf haché.11 faudrait peut-être leur dire que la cuisson n'a aucun impact sur le prion qui cause cette maladie.De plus, certaines études ont démontré que le fait de contracter ou non la maladie serait lié à une prédisposition ou une sensibilité au prion inscrite dans les gènes.Ce qui expliquerait pourquoi parfois, dans un troupeau, un seul animal serait atteint.UNE COMBINAISON POUR UN MEILLEUR CONFORT DES TRUIES Des chercheurs du Prairie Swine Center, de Saskatoon, en Saskatchewan, suggèrent d'utiliser les stalles durant les quatre à cinq premières semaines de gestation, suivies par un logement en groupes pour les truies gestantes.Les cinq clés du bien-être animal, identifiées par le Centre, incluent la liberté de mouvement, la liberté face aux agressions, la possibilité de contrôler l’ingestion alimentaire, l’enrichissement environnemental, et des conditions confortables et sécuritaires pour se coucher.Le chercheur en comportement Harold Gonyou avoue qu’aucun système ne répond à toutes ces conditions.« Les grandes différences viennent au sujet de la liberté de mouvement et aussi de la liberté face aux agressions, décrit le Dr Gonyou.À la base, les stalles procurent une liberté face aux agressions.Les animaux ne peuvent pas se battre.Dans tous les systèmes de logement groupé, les animaux se battraient.En termes de liberté de mouvement, tous les systèmes de logement en groupes procurent de la liberté de mouvement, mais pas les stalles.Donc, en réalité, c’est impossible d’avoir le meilleur des deux mondes avec un seul de ces deux systèmes.» Durant les premières semaines de gestation, les avortements sont plus nombreux.C’est pourquoi il est préférable de commencer par garder les truies en stalles.Source : Farmscape TEXTES DE : Emmanuelle Ares, Martine Giguère et Marie-Josée Parent COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.rogers.com ssg ¦S ' p Virtual Pak vous permet d’économiser de deux nouvelles façons Achetez Option" avec Marksman" ou Distinct".Épargnez instantanément.Il n'y a pas de formulaire à compléter.Vous n’aurez pas à attendre pour votre rabais.C’est simplement un rabais instantané sur les produits que vous voulez utiliser.Avec Option, vous obtiendrez un contrôle exceptionnel des graminées.Choisissez ensuite Marksman ou Distinct pour contrôler vos feuilles larges problématiques.Achetez-les ensemble et épargnez instantanément.X Virtual Pak Distinct 7 - - ¦ 71 > > mm Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1 888-283-6847 • www.bayercropscience.ca Toujours lire et suivre les directives des étiquettes.Option1* et Virtual pak* sont des marques de commerce de Bayer.Marksman*1 et Distinct” sont des marques de commerce déposées de BASF Corporation, utilisées sous licences par BASF Canada inc.2168-022 0105 FÉVRIER 2005 PAR SYLVIE BOUCHARD, agronome À LA PROCHAINE Après 16 ans au service du Bulletin, je retourne sur le plancher des vaches.des agriculteurs FÉVRIER 2005 | VOL.88 | N” 2 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.rogers.com 10 LA VIE EST AINSI FAITE.Pendant un long moment, qui dure parfois des années, les jours et les saisons se suivent, dans leur déroulement plus ou moins prévisible.Et puis tout à coup, un événement arrive qui change tout.Un tel événement vient de m’arriver, qui m’a complètement bouleversée et fait prendre une grande décision.Depuis plus de 16 ans, je travaille au Bulletin, et aujourd’hui, je le quitte.Avec quelques regrets, bien sûr, mais surtout avec beaucoup d’enthousiasme et de fébrilité devant la nouvelle vie qui m’attend.Si je laisse derrière moi une carrière et une situation professionnelle enviables, trois grandes filles merveilleuses dont je m’ennuie déjà, devant moi m’attend un homme amoureux, fidèle et solide, dans une région où la température est un peu froide mais le cœur des habitants très chaleureux.Je reviens à mes racines, au bord de ce Saguenay où je suis née.À l’adolescence, pourtant, je m’étais juré de ne jamais me marier avec un producteur laitier.Faut croire que la sagesse vient avec les années.Après avoir travaillé à vos côtés, après avoir suivi et partagé vos craintes, vos déceptions et vos espoirs, après avoir tenté de comprendre vos motivations et votre passion, voilà que je m’en retourne sur le plancher des vaches.C’est mon père qui n’en reviendrait pas ! Sans doute, lecteurs et lectrices, nos chemins se croiseront-ils encore.Le monde agricole québécois n’est pas si grand.Comme le soulignait un fidèle du forum Internet du Bulletin, « le Saguenay, c’est pas sur la planète Mars ».Je n’ai pas l’intention de m’évanouir dans la nature.J’ai celle cependant de perdre un peu de temps, ou plutôt d’en prendre un brin pour regarder pousser les fleurs et les légumes de mon futur potager.« Ne pas être efficace pendant un moment, ce n’est peut-être pas du temps perdu », disait un autre producteur internaute.En attendant, je vous souhaite de meilleures années agricoles que celles que nous laissons derrière nous.Et je souhaite longue vie au Bulletin des agriculteurs.sylvie.bouchard@lebulletin.rogers.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon.guertin@lebulletin.rogers.corn RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sylvie.bouchard@lebulletin.rogers.corn Journalistes Emmanuelle Arès, agronome emmanuelie.ares@lebulletin.rogers.com Martine Giguère, agronome martine.giguere@lebulletin.rogers.corn Marie-Josée Parent, agronome mariejoseeparent@videotron.ca Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, Yvon Thérien PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tm.racicot@lebulletin.rogers.corn Représentante Anne-Marie Guertin (514) 758-5648 Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Télécopieur : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@allstream.net Coordonnateur de Claude Larochelle la production Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président Marc Blondeau Vice-présidente, Suzanne Lamouche, c.a.administration Gestionnaire de Marie-Claude Caron, c.a.l'information financière ROGERS MEDIA Président et chef Anthony P.Viner de la direction Président, Brian Segal Les Éditions Rogers Itée Premier vice-président, Marc Blondeau édition grand public Premiers vice-présidents Harvey Botting, Mitch Dent, Michael J.Fox, John Milne Vice-présidente, Immee Chee Wah planification opérationnelle O ROGERS ^304 Liberty Sept excellentes raisons d’utiliser liberty .En utilisant Liberty sur les hybrides de maïs Liberty Link™0, vous obtiendrez des rendements supérieurs - 7 boisseaux / ac.en moyenne de plus qu’un herbicide conventionnel.* TOUT A FAIT SECURITAIRE Les hybrides de maïs LibertyLink ont été conçus pour l’herbicide Liberty., Liberty est donc tout à fait sécuritaire - contrairement à d'autres herbicides conventionnels qui pourraient endommager la culture et occasionner des pertes de rendements.UN RAPIDE DÉSHERBAGE À LARGE SPECTRE De trois à sept jours - c’est tout le temps nécessaire à Liberty pour éliminer les mauvaises herbes.Elles seront anéanties avant même d’avoir la chance de dérober la jeune culture de maïs des nutriments et de l’ensoleillement qui lui sont vitales.En combinaison, l'effet résiduaire prolongé de l’atrazine, permet à Liberty de procurer un contrôle non sélectif d’une vaste gamme de graminées et de feuilles larges.7 BOISSEAUX DE PLUS A L’ACRE Les performances de Liberty + atrazine sur les hybrides LibertyLink surpassent constamment les programmes d’herbicides conventionnels sur les mêmes hybrides de maïs LibertyLink.Selon 101 essais côte à côte, effectués sur une période de sept ans, Liberty améliore les rendements de 7 boisseaux/ac.en moyenne année après année.L’AVANTAGE LIBERTY herbicide Coût de l’herbicide Rendements Programme herbicide conventionnel Même que Liberty 150 boisseaux / ac Herbicide Liberty Même que le conventionnel 157 boisseaux / ac Amélioration des rendements avec Liberty + 7 boisseaux / ac Avantage Liberty 7 boisseaux à 2-3$ = 14-21$/ac plus de profit avec l'herbicide Liberty POURQUOI CHOISIR UN HYBRIDE DE MAÏS LIBERTY ?I U Plus de 50 différents hybrides de maïs disponibles De 2200 à 3400 unités thermiques Disponibles chez toutes les principales compagnies de semences de maïs • Un mélange d'hybrides Bt et non Btpour répondre aux exigences des refuges • Tous les hybrides de maïs munis de la protection contre les insectes Herculex"0, possèdent le gène LibertyLink * La plupart des hybrides LibertyLink sont complètement approuvés par l’U.E.Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1 888-283-6847 • www.bayercropscience.ca Bayer CropScience ¦£=e—- Toujours lire et se conformer aux directives de l'étiquette.Liberty"1 et LibertyLink" sont des marques de commerce déposées de Bayer.Tous les autres produits sont des marques de commerce de leurs compagnies respectives 2100-105F 0105 •Selon 101 essais côte à côte, effectués sur une période de sept ans, comparant Liberty/atrazine aux programmes herbicides standards sur les mêmes hybrides de maïs Liber1, lu*. FÉVRIER 2005 PAR LIONEL LEVAC, journaliste QUESTION DE PORC ET DE MOTONEIGE Deux dossiers, deux litiges, deux façons opposées de les régler.LORSQUE LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC est intervenu en juin 2002 dans le dossier du porc, il a limité les activités et imposé des contraintes.Lorsque le gouvernement du Québec est intervenu en décembre 2004 dans le dossier de la motoneige, il a protégé une activité aux retombées économiques importantes.Peut-on parler de deux poids deux mesures ?En apparence oui ! Dans les deux cas, il s’agit d’activités qui ont des impacts sur l’environnement et le milieu humain.Certains diront que la production porcine a beaucoup plus d’impacts négatifs que la motoneige.Pourtant, les odeurs des élevages diminuent maintenant d’année en année avec les nouveaux équipements d’épan-dage.Pendant ce temps, les fabricants de motoneige n’ont toujours pas décidé d'installer des moteurs moins polluants et des systèmes d’échappement qui filtrent mieux et qui assourdissent vraiment le bruit.Pour sauver les activités récréo-touristiques et l'exploitation commerciale de l’hiver, le gouvernement du Québec va consulter et décider de mesures appropriées pour assurer la poursuite des activités des moto-neigistes.On parle de retombées de centaines de millions dans l’économie.Et il y a fort à parier que l’on va rapidement prendre les mesures pour assurer que ne soit pas limitée l’expansion de l'industrie des véhicules récréatifs, dans laquelle on pourrait bien sûr inclure les « motomarines ».Pour assurer le développement durable de la production porcine, le gouvernement du Québec avait imposé un temps d’arrêt : le temps de tenir de sérieuses consultations par le BAPE et le temps de mettre en place les conditions d’une poursuite acceptable de l’expansion dans ce domaine.Ceci en fonction des capacités environnementales du milieu mais également de l’acceptabilité sociale de cette activité qui pèse des centaines de millions de dollars dans l'économie du Québec.Où en sommes-nous, après prolongation du moratoire et sa levée officielle le 15 décembre dernier ?Impossibilité de construire dans 228 municipalités et de très strictes restrictions dans 339 autres, et cela en fonction des bassins versants que l’on considère en danger.Et justement parce que l’on veut protéger les cours d’eau et la biodiversité générale, les coupes forestières sont désormais interdites ou strictement contrôlées.Il est donc impossible d’étendre les superficies en cultures qui, on le sait, servent à l’épandage.Il aura fallu un peu plus de deux ans et demi pour en arriver à cela.Deux ans et demi perdus, surtout en considération de ce que les producteurs, eux, ont fait de leur côté.La question revient toujours, pourquoi n’est-on pas capable comme société de considérer les déjections animales comme un actif économique majeur et de les utiliser comme telles, non seulement comme fertilisants pouvant déclasser des engrais minéraux mais également comme source d’énergie.Est-ce que ce serait trop simple ?agenda ¦ 8 et 9 février Colloque annuel de l'UPA (450) 679-0530 ¦ 9 au 11 février La semaine horticole Hôtel Mortagne, Boucherville (450) 679-8810 ¦ 10 février Journée d’information sur le lapin (CRAAQ) (418) 523-5411 OU 1 888 535-2537 ¦ 22 février Assemblée générale annuelle Coopérative fédérée Hôtel Le Reine Elizabeth, Montréal (514) 384-6450 ¦ 22 et 23 février Colloque provincial des agricultrices (LIRA) (450) 679-0530 ¦ 23 et 24 février Colloque en agroenvironnement (CRAAQ) Hôtel Universel Best Western, Drummondville (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 ¦ 9 mars Semaine de la prévention en agriculture (UPA) Événement provincial (450) 679-0530 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d’un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS : Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal : (514) 333-9145 De l’extérieur de Montréal, sans frais : 1 800 665-5372 Télécopieur : (514) 333-9795 Site interactif : www.lebulletin.com/abonnement 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 59,81 $ International : 75 $ Tarif en vigueur jusqu’au 31 décembre 2005 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@tebulletin.rogers.com.Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l’éditeur) non sollicités.Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions, en tout ou en partie, sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature.12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Ma ferme, c’est un patrimoine familial.Mon partenaire de confiance, c’est RBC®.« Notre ferme, c’est une affaire de famille depuis trois générations.Quand on a vu que trois de nos enfants s’apprêtaient à prendre la relève, on était bien fiers.Alors on a décidé d’investir dans leur avenir.On a acheté les terres voisines en plus de construire une salle de traite et une nouvelle étable.Ça nous a permis de faire passer le troupeau à 135 vaches laitières.Ce qui fait qu’on était contents de pouvoir compter sur un spécialiste de RBC.C’est quelqu’un qui sait comment ça fonctionne, une ferme laitière, alors il a pu nous donner de bons conseils.Pour nous, c’est plus qu’un banquier.On sent qu’il suit nos affaires de près et qu’il est là pour nous faciliter la vie.On a bâti un vrai lien de confiance.Avec lui, on est entre bonnes mains ! » - Gilles Viens, Ferme Vimo Pour savoir ce qu’un spécialiste du financement agricole peut faire pour vous et votre exploitation agricole, composez le 1-800-ROYAL® 2-0 ou consultez le www.rbcbanqueroyale.com/agriculture.CHOISIS RBC Ôül RBC Banque Royale RBC Marque de commerce de la Banque Royale du Canada.® Marques déposées de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.z FÉVRIER 2005 en couverture 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS TEXTE ET PHOTOS : MARTINE G1GUÈRE, agronome À LAC-AU-SAUMON (Vallée de la Matapédia), Somival, une filiale de la Société d’exploitation des ressources de la Vallée (la Serv) a une capacité de production de huit millions de plants forestiers.À cela s’ajoute un deuxième site de production, une pépinière située à Forestville (Centre sylvicole Forestville), où l’on produit jusqu’à 12 millions de plants annuellement.Les pépinières de plants forestiers privées au Québec produisent 70 % des plants destinés au reboisement.Elles sont regroupées au sein de l’Office des producteurs de plants forestiers du Québec.En tout, on compte 19 pépinières privées.La création des pépinières privées Au début des années 1980, le gouvernement du Québec décide de favoriser l’expansion du reboisement, pour contrer notamment les dégâts causés par la tordeuse des bourgeons de l’épinette, et de relancer l’économie, ralentie à cause de la hausse importante des taux d’intérêt.L’objectif du gouvernement : produire 300 millions de plants forestiers annuellement.Du coup, on favorise la création de pépinières privées, dont Somival.À la fin des années 1990, la production de plants forestiers atteint 250 millions.Depuis, la demande a chuté.Le Québec produit annuellement 150 millions de plants forestiers.« Les méthodes de coupe en forêt se sont améliorées et il y a aussi de nouvelles techniques de reboisement », explique le directeur d’exploitation à Somival et du Centre sylvicole Forestville, Dany Paquet.>-> PAR DES PLANTS On retrouve dans la Vallée de la Matapédia une des plus importantes pépinières privées de plants forestiers au Québec.Dans cette région, l'agriculture et la foresterie sont les deux principaux moteurs économiques. MILLIONS Ensemble, Somival et le Centre sylvicole Forestville sont le plus gros producteur de plants forestiers au Québec.« On produit annuellement huit millions de plants à Somival et 12 millions à Forestville », précise le directeur d’exploitation des deux pépinières, DANY PAQUET.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 15 FÉVRIER 2005 FÉVRIER 2005 Tout le semis est mécanisé.Les semis sont ensuite mis sous tunnels ou en serres chaudes.Des robots d’arrosage effectuent l'irrigation et la fertilisation.Ensuite, on transfère les plants à l’extérieur vers la mi-octobre, début novembre.en couverture En 2000, les pépinières privées s’engagent dans un processus de création d’un plan conjoint en vertu de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche.C’est l’Office des producteurs de plants forestiers du Québec qui y représente ses 19 membres et négocie avec le ministère des Ressources naturelles (MRN) l’attribution des contrats de production.Ainsi, vers le mois de décembre, les pépinières connaissent le nombre de plants à produire pour le printemps suivant et le nombre de plants qui seront généralement livrés deux ans plus tard.C’est aussi le MRN qui multiplie et fournit les semences aux pépinières.À Somival, on produit trois essences de résineux : l’épinette noire, blanche et de Norvège.À Forestville, en plus des trois essences d’épinettes, on produit du pin gris.Selon les essences à produire et la taille du plant forestier à livrer, on utilise à la pépinière sept contenants de différentes grosseurs (de 50 cc à 350 cc).Dans les plus petits contenants, les plants sont produits en serres chaudes et tunnels et vont être livrés après un an.Ils mesurent alors en moyenne 14 centimètres.Dans les contenants de plus grandes dimensions, les plants seront livrés à deux ans et vont mesurer 18 à 35 centimètres.« Les plants forestiers sont évalués selon 15 critères de qualité par les inspecteurs du MRN », précise Dany Paquet.On évalue notamment le nombre de têtes par plant, le rapport hauteur / diamètre et le système racinaire.Les semis débutent à la fin mai.En tout, une trentaine de personnes travaillent à temps plein à la pépinière durant la saison de production.Le semis est entièrement mécanisé.Au Fièrement canadien inoculant numéro 1 pour le soja 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PulseRty L’inoculant en poudre de choix • 2,1 millions de bactéries rhizobium • Classé premier dans les essais universitaires APEX Extra L’inoculant liquide de choix Pour plus de renseignements, communiquer avec.ÆWBMfAGRO AGRIBIOTICS 1 866 613-3336 1 800 619-6773 www.engageagro.com www.agribiotics.corn • 4 jours de viabilité sur les semences • 50 % plus de bactéries rhizobium que le principal concurrent fur et à mesure, les semis sont transportés dans des tunnels.Durant leur séjour sous tunnel, les semis sont éclaircis, désherbés, puis irrigués et fertilisés par des robots d’arrosage.Vers la mi-octobre, début novembre, on les transporte à l’extérieur.À l’extérieur, on protège certains plants avec des bâches.Mais généralement, il n’y a aucune protection hivernale sauf des clôtures à tous les huit mètres.Au cours de la deuxième année, l’irrigation se fait à l’aide d’as-perseurs et de tracteurs munis de rampes d’arrosage.Les plants sont régulièrement dépistés.En cas de maladies fongiques ou d’infestations d’insectes, on a recours aux pesticides.Généralement, les plants ne sont pas taillés sauf s’il y a gel des bourgeons.Pour le développement régional La Société d’exploitation des ressources de la Vallée (la Servi a comme mission le développement économique de la région.« Car c’est le milieu qui doit prendre en charge son développement économique », affirme le directeur général de la Serv, Gilles Michaud.Ainsi, depuis 30 ans, la Serv essaie de diversifier l’économie locale pour venir en aide aux communautés, et freiner les fermetures de villages.La Serv, une entreprise privée à but lucratif, a adopté le fonctionnement LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 Les ROUGES sont les MEILLEURS Les tracteurs MF 6400, MF 7400 et MF 8400 viennent à bout des plus oros travaux.MASSEY FERGUSON Massey Ferouson* est une filiale à oart entière de la société Aoco Corooration, Duluth, Géorgie.FÉVRIER 2005 LesROUGESsont les meilleurs pour les GROS TRAVAUX î Tracteurs « haute puissance » Massey Ferguson # * Oui, les rouges sont les meilleurs.Massey Ferguson est la marque de tracteur la plus vendue au monde, synonyme de qualité et de performance pour les plus durs travaux.Les séries MF 6400, MF 7400 et MF 8400 vous offrent une puissance de 95 à 240 ch à la pdf.^ - .% % X, (2 ¦ # X I**'-.' : » là.' __ Q) •*.1 ' ' ! % .» J# K & / Financement offert 0 % — 36 mois 0,9 % — 48 mois 1.9 % — 60 mois 2.9 % — 72 mois L’offre prend fin le 31 mars 2005* •*% - * Offre conditionnelle à l'approbation du crédit par AGCO Finance LLC.Certaines conditions s'appliquent.L'offre prend fin le 31 mars 2005.Pour plus de détails, contactez votre concessionnaire participant. Peu importe la puissance exigée par vos équipements de préparation du sol, de fenaison, de transport ou de levage, ces tracteurs Massey Ferguson ne s’essoufflent jamais.Leur robustesse à toute épreuve en font des outils de travail qui vous seront fidèles pour plusieurs années.Ils sont la combinaison parfaite de puissance, de facilité d’opération et de confort.De plus, la transmission Dyna-Step des séries 7400 et 8400 offre l’embrayage le plus doux de l’industrie et permet d’atteindre très facilement un taux de travail maximal.Tracteurs MF 6400, MF 7 400 et MF 8400 Massey Ferguson est une filiale à part entière de la société Agco Corporation, Duluth, Géorgie.MASSEY FERGUSON FÉVRIER 2005 en couverture f Un projet expérimental consiste à poser des protecteurs pour la plantation de feuillus.Ici, 2800 peupliers hybrides vont pousser avec ces protecteurs pour les deux premières années.Au bout de deux ans, on enlève le protecteur et on laisse en place le tuteur.Le protecteur a une durée de vie de sept ans, il peut donc être réutilisé.-< Le protecteur permet une température de 4 °C supérieure, en plus de garder un peu plus l’humidité », explique Mario Turbide, ingénieur forestier à la Serv.L’aménagement forestier est un secteur d’activité important pour la Serv.Les travailleurs forestiers vont faire des travaux chez des propriétaires de lots ou sur les lots de la Serv.Dorénavant, on jardine la forêt, on favorise la pérennité de la ressource.d’une coopérative : pour plus de transparence dans la prise de décision, nous dit son directeur général.L’entreprise compte 1400 actionnaires, propriétaires forestiers, producteurs agricoles, et 350 employés dont un bon nombre de saisonniers.Dans la Vallée de la Matapédia, le secteur forestier est un des moteurs économiques importants.Dans la région, la forêt appartient à plusieurs petits propriétaires privés, 50 % d’entre eux sont aussi des producteurs agricoles, et 76 % adhèrent au programme d’aménagement forestier.En fait, la Serv est le plus important regroupement forestier au Québec (il en existe 44).Ainsi, à la Serv, on retrouve trois ingénieurs forestiers, et de nombreux techniciens et travailleurs forestiers.Car un lot sous aménagement c’est un lot où toutes les interventions sont planifiées afin de soutenir la pérennité de la ressource.La Serv est aussi impliquée dans la production de plants forestiers.Elle possède deux pépinières : Somival (Lac-au-Saumon) et Centre sylvicole Forestville (Forestville).Avec ces deux pépinières, elle est le plus gros producteur de plants forestiers au Québec.Pour diversifier ses investissements, la Serv a tenté l’aventure dans les secteurs agricole et touristique.Ces deux investissements se sont soldés par des échecs mais ils ont permis à la région de développer une expertise, notamment dans la production de l'élevage bovin.« La Serv avait acquis deux fermes bovines qui sont restées finalement entre les mains de producteurs agricoles qui les exploitent toujours », précise Gilles Michaud.La Serv est également propriétaire de la pourvoirie Faribault, d’une superficie de 4400 hectares, située au pied des monts Chic-Chocs, un endroit recherché pour la chasse à l’arc de l’orignal.Finalement, la Serv possède une petite scierie à Saint-René et une autre à Saint-Vianney où l’on transforme également le bois en palette.Elle est également actionnaire minoritaire dans la scierie Cedrico.Puisque la Serv s’est donné comme mission le développement, elle fait de la recherche et développement, notamment sur la densification du tremble qui serait utilisé pour la fabrication de plancher.On évalue aussi le potentiel de développement de la culture du bleuet dans la Vallée de la Matapédia.À Forestville, 200 hectares de bleuets ont été implantés.En plus de générer des revenus, on mise sur la création d’emplois en région, te martine.giguere@lebulletin.rogers.com LA FORÊT PRIVÉE AU QUÉBEC Au Québec, la forêt privée représente 70 000 km2 de territoire partagé par 130 000 propriétaires.Elle constitue 11 % de l’ensemble des forêts productives du Québec.88 % des propriétaires forestiers privés n’ont pas plus de 50 hectares de forêt.Source : Ministère des Ressources naturelles du Québec 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AU MOINS AVEC OPTION" , VOUS AVEZ PLUS D’UN JOUR.Elle comprendra.Du moins, je lui ai quand même acheté une carte.Avec un peu de chance, elle sera aussi indulgente qu’Option.Sa grande fenêtre d’application me donne toute la flexibilité dont j’ai besoin.Je peux l'appliquer dès la première feuille, jusqu'à la huitième feuille du maïs.J’obtiens un excellent désherbage et c’est tout à fait sécuritaire pour la culture.De plus, pour un désherbage en un seul passage, je peux choisir un partenaire de mélange en réservoir, en toute liberté.Qui oublierait ça?Virt ual Pak Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1 888-283-6847 • www.bayercropscience.ca HIRBICIOC DC UAlS L- ba|er) Bayer CropScience Toujours lire el se conformer aux directives de l'étiquette.Option*1 est une marque de commerce de Bayer.2115-049-0105 FÉVRIER 2005 Les épandages d’engrais minéraux ou organiques et la réglementation actuelle du ministère de l’Environnement font jaser.Sommes-nous en train d’appauvrir nos sols ?La productivité est-elle compromise ?La réglementation actuelle est-elle adéquate ?Pour y répondre, nous avons rencontré un spécialiste en fertilisation au Québec, Marcel Giroux, chercheur à l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA).Le Bulletin : Pourriez-vous nous dresser le portrait de l’état des sols québécois ?Marcel Gironx : Deux études rensei- | gnent sur l’état des sols au Québec : | L'inventaire des problèmes de dégra- | dation des sols agricoles du Québec g (MAPAQ, début des années 1990), et I 11 m fil mm, « Inutile de restreindre davantage dît un spécialiste de la fertilisation.en parlant de la situation au Québec.REGLEMENTATION PAR MARTINE GIGUÈRE, AGRONOME Le portrait agroenvironnemental des fermes du Québec (UPA, 1998).Les facteurs de dégradation peuvent affecter les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols.Parmi les causes de dégradation physique, on retrouve notamment la perte de structure, la compaction et l'érosion.Au Québec, 20 % des sols souffrent de ce type de dégradation, c’est-à-dire 428 000 hectares.En ce qui concerne les causes de dégradation chimique, 15 % (308 000 ha) des sols souffrent de surfertilisation, 10 % (207 000 ha) d’acidification et 2,5 % 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (48 000 ha) de contamination par des métaux lourds.Pour les causes de dégradation biologique, la perte de matière organique touche près de 15 % (258 000 ha) de nos sols.Ceci affecte leur capacité de minéralisation et leur activité enzymatique.Ces facteurs ne s’additionnent pas.Ainsi, un même sol peut souffrir de plusieurs formes de dégradation.Par exemple, la perte de matière organique peut entraîner des problèmes de dégradation physique.Les solutions à ces problèmes sont connues : pratiques de conservation, bilan de fertilisation équilibré, apport de matière organique, chaulage, etc.Le Bulletin : Le niveau de fertilité des sols en inquiète plusieurs, particulièrement celui du phosphore.Quels constats peut-on faire sur les niveaux de fertilité des sois québécois ?Marcel Giroux : Pour connaître le niveau de fertilité des sols québécois, on a recours aux bases de données des laboratoires d’analyses de sols.Deux études ont été réalisées, une première par le MAPAQ-IRDA qui couvre la période de 1995 à 2002, la deuxième par l’Association des fabricants EST ADEQUATE fertilisation permettent-ils aux producteurs d’obtenir un rendement économiquement rentable ?Marcel Giroux ; Le REA (Règlement sur les exploitations agricoles) oblige les producteurs à détenir un PAEF (Plan agroenvironnemental de fertilisation) et un bilan P de leur ferme.La réglementation fixe un dépôt maximal de P sur les sols selon leur teneur en R Ces abaques ont été établis afin de cesser les accumulations excessives de P et de réduire la teneur en P des sols avec plus de 10 % de saturation en R Le REA prévoit un bilan équilibré des apports et des exportations en P dans les sols trop riches.Dans les sols moins riches, les abaques permettent des apports de P plus importants, comblant en bonne partie ou en totalité les besoins en azote des cultures.Dans les sols avec plus de 10 % de saturation en R les abaques sont très contraignants en termes de doses d'application de phosphore.Or, ces sols ne répondent pas aux apports de phosphore des engrais en termes d’augmentation de rendements.Ainsi, les abaques ne limitent pas Au Québec, la réglementation fait en sorte que l’enrichissement des sols est stoppé et même réduit dans les sols trop riches.Sans cette réglementation, la situation se serait certainement aggravée.d’engrais du Québec (AFEQ) en 2002.Les deux études arrivent au même constat.On retrouve encore beaucoup de sols avec un niveau de fertilité trop bas en phosphore (P).Dans l’étude MAPAQ-1RDA, on note qu’en 2001, 35 % des sols analysés avaient moins de 60 kg de P/ha et moins de 2,5 % de saturation en P.65 % des sols avaient moins de 5 % de saturation en P.Le seuil de saturation jugé adéquat pour maintenir la fertilité en P des sols est de 5 à 7,5 %.Par contre, 15 % des sols avaient une teneur en P trop élevée, supérieure à 250 kg de P/ha et plus de 10 % de saturation en P.Enfin, 5 % des sols avaient une saturation en P supérieure à 20 %.À noter que ces proportions varient énormément d’une région à l’autre.En Abitibi-Témiscamingue, par exemple, 1 % des sols ont plus de 250 kg de P/ha.En Montérégie-Est, c’est 25 % des sols qui dépassent ce seuil.Le Bulletin : La réglementation et les outils (grilles de fertilisation et abaques de dépôt maximal de P) en place pour l’élaboration des plans de l’atteinte des rendements économiques optimaux en ce qui concerne le phosphore.Pour les autres classes, le dépôt maximal de phosphore autorisé est suffisant pour atteindre le rendement économique optimal.En ce qui concerne les grilles de fertilisation, on accorde la priorité à la réponse économique des apports d’engrais sur l’accroissement des rendements.Dans les sols riches et excessivement riches (+ de 150 kg de P/ha), les sols répondent peu ou pas aux apports de phosphore.On LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 23 FÉVRIER 2005 FÉVRIER 2005 cultures recommande alors de 0 à 35 kg de PÆL/ha pour les grandes cultures.On observe, dans ces sols, une diminution des teneurs en P.Cette diminution est souhaitable pour les sols avec plus de 10 % de saturation en P, mais elle est « questionnable » pour les sols avec des niveaux adéquats de P (saturation en P de 5 à 7,5 %).Des essais au champ sur huit ans réalisés à l’IRDA confirment ces résultats.Le Bulletin : Quel sera l’impact sur la qualité de l’eau ?Marcel Giroux: L’excès de phosphore dans les sols prédispose aux pertes de R En réduisant la teneur en P des sols trop riches, on devrait réduire l'impact du P sur la qualité de l’eau.Par contre, le bilan et la teneur en P des sols (facteurs sources) ne permettent pas à eux seuls d’établir les pertes de P.On doit considérer les facteurs transports : érosion, ruissellement, etc.Pour cela, on doit recourir à une approche plus globale d’évaluation du risque : l’indice phosphore ou l’indice de risques de pertes de P (IRP).Cet outil existe, il est présentement en évaluation.Mais il faudra encore quelques années avant de le valider et de compléter son transfert pour application à la ferme.Le Bulletin : Faut-il apporter des modifications aux approches de gestion des engrais, aux grilles de fertilisation et aux abaques de dépôt maximum de phosphore ?Marcel Giroux : Les grilles de fertilisation en grandes cultures ont fait l’objet d’une révision en 2003.Les apports recommandés répondent aux besoins des cultures en termes de rendement économique optimal.Après quelques années d’essais au champ avec une fertilisation minérale seulement, on note une diminution de la teneur en P des sols.Selon la section chimie et fertilité de la Commission des sols du CRAAQ, on doit rechercher le maintien du niveau de saturation en P entre 5 et 7,5 %, selon le type de sol.C’est l’agronome qui conçoit le plan de fertilisation qui doit évaluer si on suit les recommandations des grilles à la lettre ou si on apporte une dose de maintien en P.Par ailleurs, les grilles de fertilisation horticoles sont présentement en révision, elles doivent être revues dans un contexte agroenvironnemental et tenir compte des nouvelles régies de production.l’ai également eu l’occasion d’évaluer les abaques en termes de suivi de l'évolution du phosphore dans les sols sur plusieurs années.Ils sont tout indiqués pour réduire la teneur en P des sols trop riches et de maintenir les sols à un niveau adéquat.Je pense qu’il n’y a pas lieu de les changer.Un bilan équilibré en P est amplement suffisant, il permet la diminution de la teneur en P des sols trop riches en R II serait inutile d’aller plus loin, de restreindre encore davantage ou d’interdire les épandages sur certains sols.Le Bulletin : Où se situe le Québec par rapport à ce qui se fait à l’étranger en termes de réglementation environnementale ?Marcel Giroux : Tous les pays industrialisés possèdent des grilles de référence en fertilisation.C’est le premier outil agroenvironnemental développé pour la gestion des engrais.En Marcel Giroux, chercheur à l'IRDA : « Un bilan équilibré en phosphore (P) est amplement suffisant, il permet la diminution de la teneur en P des sols trop riches en P.» www.laurirt-inc.com Les caractènstiques sont sujettes à changement selon les modèles et, ce sans préavis.24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Europe, la directive nitrates de l’Union européenne détermine une charge maximale de 170 kg de N/ha.Plusieurs pays sont aux prises avec une teneur excessive de nitrates dans leur eau potable.En plus de cette directive, certains pays dont la Hollande et la Suisse ont des règlements sur le bilan du P des fermes.L’enrichissement des sols en P est souvent plus dramatique que celui du Québec.La proportion de sols trop riches atteint les 60 % dans certains pays (15 % au Québec).En Bretagne, on mise sur les procédés de traitements des lisiers pour éliminer les surplus d’azote et de phosphore.Les États-Unis emboîtent le pas et dès 2008 ils auront une réglementation sur le P.Chaque État sera responsable d’établir ses normes et l’indice phosphore (P index) est l'outil adopté par plusieurs.Au Québec, la réglementation fait en sorte que l’enrichissement en phosphore des sols est stoppé et même réduit dans les sols trop riches.Sans cette réglementation, la situation se serait certainement aggravée.Il faut ici souligner les efforts des producteurs agricoles qui se sont adaptés à la norme phosphore dans leurs pratiques de fertilisation.Le Bulletin : Plusieurs recherches ont été réalisées sur la fertilisation et la qualité de l’eau en milieu agricole.Ces recherches supportent elles les interventions faites en matière de réglementation agroenvironnementale ?Marcel Giroux : Les recherches d’ici et d’ailleurs confirment que l’agriculture est une source de pollution diffuse, une pollution de faible intensité mais qui se produit sur un grand territoire.Globalement, elle a donc un impact sur la qualité de l’eau.Au Québec, l’approche réglementaire tient compte seulement des facteurs sources : la teneur et le bilan en P.Elle a été développée pour freiner l’enrichissement en P des sols.Difficile alors d’établir un lien direct entre la pollution de l’eau et les abaques ou les grilles de fertilisation.Ces outils font abstraction de l’érosion et du ruissellement.Dans le futur, si on veut évaluer l’impact des pratiques agricoles sur les pertes de phosphore, il faudra tenir compte de ces facteurs.Ainsi, le calcul des indices de risques de pertes de P considérant l’érosion et le ruissellement, en plus de la saturation et du bilan P des sols permettrait de mieux évaluer les pertes de phosphore.Le Bulletin : Quel intérêt aurait le Québec de se doter d’un indice de risques de pertes de P ?Marcel Giroux : Rappelons que ces outils sont en développement, il faut les valider et les rendre plus conviviaux.Ces outils permettent de Va i c i Roundup Weather MAX" LE CONTROLE DES MAUVAISES HERBES PASSE SOUS VOTRE CONTROLE.Il fut un temps où les conditions climatiques déterminaient à quel moment vous deviez traiter.Maintenant, cette décision vous appartient.Voici Roundup WeatherMAX avec la Technologie Transorb 2.Quelques minutes suffisent au produit pour pénétrer dans la feuille de la mauvaise herbe et diriger toute sa puissance vers les racines.Ainsi, vous pouvez l'appliquer en toute confiance lorsque les conditions sont idéales.Et lorsqu'elles ne le sont pas.De plus, Roundup WeatherMAX avec la Technologie Transorb 2 offre une Efficacité évoluée, de sorte que vous manipulez 33 % moins de produit.M o n s a n Direct 1-800-667-4944 è % Vous disposez 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