L'écho du St-Maurice, 2 mars 1933, jeudi 2 mars 1933
SHAWINIGAN FALLS, 2 MARS 1933 VOL.XVIII — No.36 REDIGE EN COLLABORATION i ] * // Tp.rïf des ANNONCES X Toutes les familles doivent recevoir le Journal local.C'est un devoir.1ère Ins., 12o la Ig 2e Ina., 7c la Ig.\ X \ eu \ -V V.' Prix spéciaux pour annonces à long terme.Abonnement #2.00 i niiîAis JOURNAL HEBDOMADAIRE Imprimé au No.21, 4e Rue, Shawinigan Falls, ELZ.DALLAIRE, Directeur.—W rales et d’Etat pour automobiles, cité d'un million et demi d'habitants (Greater Boston) où se tiennent d'innombrables congrès (utiles occasions de réclame), est à notre humble avis le siège tout indiqué de l'agence de tourisme de la province de | Québec.| I ce canton Où elles iouiradenti i des plaisirs de la pêche et de la chasse, par les temps perdus.Aux futurs colons du canton Malartic le SERVICE DE COLONISATION, Chemin de fer National du Canada, Montréal, par ses certificats de colons, offre des facilités de transports aux cultivateurs qui ont des enfants à établir.Une Action Louable du Procureur-Général La Charte de notre Ville Elle a passé son dernier Stage à Québec M.Asselin, au nom de la Cite retire la clause de $50 000 pour aider l'Industrie Nous savons que M.Perrault fait avec raison grand cas, au point de vue touristique, de Vélément américain d'origine française, communément appelé Franco-Américains sont ceux de nos voisins qui sont le plus sujets à se laisser séduire par notre propagande et'à nous visiter assidûment en grand nombre.Il y a à cela des causes trop évidentes pour y insister.| *• I Mais si c'est pour cette considération-là que M.Perrault songe à choisir le petit centre franco-américain de Nashua, dont les 30,000 habitants sont moins de moitié d’origine française, il apprendra sans doute avec intérêt qu'à Boston et dans les villes de la périphérie (Cambrigde, Somerville, Chelsea, Everett, Waltham, les Newton, etc.) il y a au bas mot 25,000 Franco-Américains, — sans en compter 25,000 autres dans les villes du North Shore (Lynn, Salem, Beverly, etc.), à quelques milles seulement de Boston.Il se peut que, pour d'excellentes raisons que nous ignorons, M.Perrault veuille que l’action de son ministère rayonne de la région géographique où se trouve Nashua (région où les Franco-Américains sont très nombreux).Alors, pourquoi ne pas choisir plutôt Manchester, 18 milles au nord de Nashua, j ou Lowell, 14 milles au sud ?Chacune de ces deux villes a '¦ une population franco-américaine double de celle de Nashua, et l'un ou l’autre des groupes de Lowell ou de Manchester jouit d’un prestige plus grand entre les groupes “français” de la Nouvelle-Angleterre.LE REFUS DE DONNER DES RENSEIGNEMENTS AU SUJET DU TRAVAIL DE POLICE, DANS LA RECHERCHE 1 DES CRIMINELS Le procureur-général, dans I l’intérêt de la Justice, a ordonné à la force provinciale de ne plus tion communiquer aucun renseignement aux journaux, se rapportant aux crimes sur lesquels on enquête, en vue de pincer les coupables.Donner ces renseignements a dans le passé bien souvent nui à la justice.Les indiscrétions des journaux ont parfois aidé aux coupables à se soustraire à la justice.procureur-général donc bien fait de mettre fin à cet état de chose.Mais n'allez pas croire que cette décision a fait plaisir à la presse jaune qui vit du crime et de la sensation qu’il procure chez ses lecteurs.Les grands quotidiens ont fait la grimace.Et l’ordre donné à la police a été avalé par eux comme une pilule bien a-mère.Pensez-donc ! on ne pourra plus interroger les policiers, leur tirer les vers du nez, pour pouvoir broder une colonne de commentaires assaisonnés à toutes les essences pour le souper du lecteur avide de nouvelles vraies ou fausses.Le bill de la cité de Shawinigan a reçu ces jours derniers, l'approbation du Conseil Législatif et il entrera en vigueur aussitôt qu'il aura reçu la sanction du Lieutenant-Gouverneur.Dans ces amendements la cité demandait : lo—La ratification du règlement 341 relatif à la fermeture et à la vente d'une partie de l'Avenue Transmission, le pouvoir de changer le site d'une autre partie de la dite rue et de fermer la rue Lambert ; 2o—La ratification d'un acte de vente du lot 624-223 à la Canada Carbide Co.Ltd ; 3o—La ratification d’un règlement concernant l'évaluation des propriétés industrielles de la Canadian Industries, Limited, (Cellophane) ; 4o—Le pouvoir d'emprunter une somme de $60,000.pour couvrir le déficit en rapport avec le secours aux chômeurs ; 5o—Une autre somme de $40,000.pour travaux de chômage à être exécutés dans le cours de l'été; 6o—L'annexion de certains terrains contigus à son territoire; 7o—Le pouvoir de dépenser certaines sommes ($50,000) pour promouvoir l'industrie.Toutes ces demandes furent favorablement accueillies et approuvées à l’exception de la dernière qui fut retirée, après des conversations avec le premier-ministre et le sous-ministre des Affaires Municipales, M.Oscar Morin.On se rappelle que devant le comité des Bills Privés, cette clause lut acceptée probablement parce qu elle passa inaperçue.Les représentants de la ville, Son Honneur le maire Gi-gairc, le greffier, M.A.J.Meunier et l’aviseur légal de la Cité, M.Edouard Asselin, ayant été mis au courant que cette clause pourrait être combattue devant le' Conseil Législatif, eurent une entrevue avec le premier-ministre, puis avec M.Oscar Morin.De ces entrevues, il devint évident pour nos représentants que même en insistant, ce privilège serait refusé, parce qu'il vient en contradiction avec la loi générale qui défend absolument aux municipalités de subventionner l’industrie, principe qui a été jugé dangereux et dont l’application a causé de sérieuses difficultés financières à certaines villes.Quant cette clause fut appelée au conseil, M.Asselin déclara que bien que le bill eut été approuvé en son entier par le Comité, les représentants de la cité avaient cru sage de la retirer pour ne pas créer de précédent et pour respecter dans toute son intégrité la loi générale.Cette position prise par la cité de Shawinigan fut très appréciée par la Chambre Haute qui ne ménagea pas ses compliments à nos représentants.Cet acte de civisrrue, cette générosité dans la manière deprocéder a créé à Québec une impression très favorable vis-à-vis de notre ville—Gontrairenient à d’autres cités dont les délégations vont là ^iniquement, dirait-on, dans le but de se chamailler et de faire perdre un temps précieux à nos législateurs, la délégation de Shawinigan a donné au ministère, à la Commission Municipale, à nos conseillers législatifs et à toute la députation une très haute idée de l'esprit qui règne chez nous.Shawinigan, par cet acte intelligent et dégagé de tout esprit de clocher, s'est classé à un niveau dont on tiendra compte en toute circonstance à Québec.Nous ne pouvons que féliciter les représentants de la ville sur l'attitude loyale qu'ils ont adopté et qui leur a valu la haute approbation des autorités.Cette manière courtoise d'envisager un problème, afin d'éviter des embarras à nos législateurs, nous vaudra beaucoup pour l'avenir.J.E.Laforcc Décalogue Canadien porté à combattre la colonisa- ___u sous le prétexte qu'il y a déjà trop de production agricole.Ce n’est pas tout de produire, il faut vendre, disent ces gens.Ce n'est pas un raisonnement très fort.Avant de penser à produire pour vendre il faut penser à produire pour manger sc vêtir et s’abriter son for ta-blcment.Dans tes moindres dépenses L Vintérêts de ties compatriotes t et de ta patrie de vue jamais no perdras; En achetant un produit é-tranger la fortune de ta patrie diminueras; A des ouvriers canadiens seu-^ lement ton argent donneras.La maison ou l’atelier cana-par dos outils -de fabrication étrangère, point ne déshonoreras ; Même en supposant que ces adversaires de la colonisation aient raison, leur raisonnement ne vaudrait pas pour la partie minière de notre Empire du Nord, car là les colons ont un marché à leur porte.Il est vrai que les six premiers pouces du sol de ce pays valent mieux que les mines les plus riches que renferme le sous-sol, mais il n'en est pas moins vrai de dire que les colons pourront toujours profiter des avantages offerts par le développement minier de la région.Le a Conserves étrangères compromettaient ne mangeras: Sur du papier canadien tu écriras et tu imprimeras; D'étoffes et de cotonnades canadiennes tu te vêtiras; A la farine canadienne, aux fruits et aux légumes canadiens ta force emprunteras; Les marchands du coin toujours de ta clientèle encourageras : qui Mais les objections que nous venons d'exprimer n'ont qu'un intérêt de détail et nous serions le dernier à vouloir en exagérer l’importance.A Nashua ou ailleurs, l’organisme que créera prochainement M.Perrault rendra sûrement d’appréciables services et le ministre doit être félicité de sa nouvelle initiative.Edmond TURCOTTE.Et aux avantages naturels si on ajoute ceux offerts par le (gouvernement 'sous formée • —Ils sont bien en retard, en cas, répliqua Jos.qui débarquait avec précaution de là voiture, comme un homme qui a peur de se casser.t : mm i I tous oins respiratoires Irritées, détachant les mucosités et facilitant la respiration (2) En mémo temps 11 agit à travers la peau tout comme un cataplasme ou emplit ire, “soutirant" l’oppression et la douleur.les if - A.M.Edgar Reneault, de Bristol, Conn., a fait l’acquisition ces jours derniers, de la taverne située coin Tamarac et 4ième, dans l’édifice Richard, et appartenant à M.A.Gariépy.M.Reneault, est le bienvenu parmi notre population, et nous lui souhaitons plein succès.< : Pour un effet stimulant plus fort, faites rougir la peau à l'aide do serviettes chaudes avant d'appliquer Vicks.Pour une action vaporisée plus forte faites fondre Vicks dans l’eau bouillante et aspirez les vapeurs.3f .Il ' s ÿé# ; Tout à coup, un point noir, là-bas, loin sur la route.Et à mesure que les minutes s’écoulent, le point noir grossit.Ce sont les copains qui arrivent.—Pour l’amour du bon Dieu! s’exclama Jos.Bourassa, voulez-vous me dire ce que vous faites?Avez-vous eu un accident?—Parle-m’en pas, répondit Chevalier.Lucien avait oublié son jeu de cartes et ses pièges à ours.On était rendu à Glcna-da.Il a fallu retourner! Va pas croire que c’était bien drôle!.Mais c’est toujours comme ça avec lui! 1 VICKS V VapoRub M B gPi ?ï :k 2 % ft Shawinigan PERSONNEL FAÇONS A LA FOIS AGIT DE Z I X': f r X-l1 M.A.R.Mold ru m et M.D.R.Wilson sont allés à Montréal la semaine dernière.l deraient l’adoption d’une loi rendant un tel mélange d’alcool et de gazoline obligatoire.On prétend qu’un certain nombre de pays étrangers exigent déjà un mélange, créant ainsi un marché pour l’excédent de leurs veut l’adage, mais avec des vents fort particuliers qui laissaient présager des évènements extraordinaires.+ dans notre province qu’en Nouvelle-Angleterre.Février fut aussi marqué par des hausses du mercure.Puis, Mars fit son entrée, pas en lion, comme le La loi de faillite M.Larochelle a résidé ici depuis au-delà de 15 ans.Il a été pendant plusieurs années à l’emploi de M.VEchevin J.A.Richard et pendant les six dernières années comme associé à la Maison Corriveau & Larochelle.C’est un homme ambitieux, industriel, un dur travailleur et très soigneux pour son ouvrage.Nous n’avons doute que ses nombreux amis et connaissances lui aideront à faire un succès de sa nouvelle entreprise.M.Larochelle a suivi un cours d’électricité et possède les diplômes nécessaires dans cette ligne.Il a une très bonne connaissance des deux langues, anglaise et française.Il devrait rencontrer le succès dans une Mme J.P.Bolduc est de retour d’une promenade de quelques jours à Montréal.VENTE PAR SOUMISSION Lucien, fautif, encaissa les reproches sans se plaindre.Il a ça de bon Lucien, il est patient et ne s’excite pas.Il a un excellent caractère tant qu’il ne perd pas aux cartes.Suivant instructions des inspecteurs le syndic soussigné offre en vente par soumissions cachetées, en bloc ou en lots l’actif suivant: PHILIPPE BERTHIAUME 52 rue Tamarac, Shawinigan Falls, P.Q.Lot No 1—Articles de toilette, orfèvrerie et bijouterie.$5,777.00 Lot No 2 — Ameublement et garnitures .2,119.00 M.Adélard Provanchcr, protonotaire des Trois-Rivières, était en notre ville dimanche.récoltes de grains et de prom-mes de terres.Mme Henri Dessaullcs est en aucun | visite à Monréal pour quelques pour négligence.A l’aide d’une cravate bleu Killeen —Des cartes! j’en avais trois paquets dans le “satchel” à boisson.dit St-Louis.On le vit bien dès le début de .mai alors que la neige et le froid détruisirent les bourgeons en quelques heures et mirent une couche de neige d’un demi-pouce sur les eaux tranquilles des étangs.Suivant ces relations dont la véracité a été parfaitement contrôlée, le mais dut être semé à plusieurs reprises, quitte à geler à chaque semence.De guerre lasse, les fermiers se résignèrent à n’organiser aucune récolte cette année-là.Juin continua cette innarra-ble saute d’humeur barométrique.Il tomba dix pouces de neige dans le Vermont, sept pouces dans le Maine.Les Cantons de l’Est ne furent pas plus épargnés par le formidable Borée.Tout l’été, les feux grondèrent dans les foyers où là maman et les grandes filles durent s’occuper à tricoter ferme pour les hommes qui gardèrent leurs mitaines durant toute la belle” saison et pour cause.Le 17 juin, il y eut une chute de neige qui pétrifia les populations.Un fermier, parti le matin à la recherche d’un troupeau de moutons, fut trouvé, trois jours après, mi-recouvert de neige, les deux pieds gelés durs.Quand juillet arriva sans apporter de cesse au froid, ce fut l’effarement dans tout le pays, effarement qui persista même au coeur d’août alors que la frok dure acheva de détruire le peu de grain, de fruits et de verdure qui avait résisté jusque là.Bref, 181G laissa un souvenir d’épouvante dans l’esprit des peuples qui ne furent pas loin d’y voir un châtiment de la Providence' pour les grandes guerres qui a-vaicnt marqué le début du 19e siècle.i i • jours.— le bleu, c’est fatal réussit ii faire en deux minutes ce que la usticc n’aurait pu faire peut-être en six mois, et après avoir dépensé dix mille dollars de l’argent de la province.Killeen
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.