Nigog, 1 août 1918, Août
! Per ju-fz-ex-A rs Août 1918 LENG2G & J / >X ', I 251 rue Ste.Catherine est MONTRÉAL .Si Dépositaire de la revue d’art “ LE NIGOG ” < Livres de Classes Fournitures de Classes Articles Religieux Fleurs Artificielles Musique et broderie française \ RAOUL VENNAT 64-2, rue St Denis LIBRAIRIE Nous faisons toutes les broderies.L.-J.-A.DEROME, Limitée, Nous avons tout ce qui est joli en musique.36-ouest, rue Notre-Dame, MONTREAL TEL.EST 3065 LA PLUS IMPORTANTE LIBRAIRIE et PAPETERIE FRANÇAISE du CANADA Fondée en 1885 Maison fondée en 1842 Librairie Beauchemin Limitée religieux classiques français canadiens LIBRAIRES- de classes de bureaux de dessin EDITEURS- PAPETIERS à religieux et de fantaisie : 1! 1 Imprimeurs et Relieurs l tapisseries ORANGER FRERES 79, rue Sbjacques Limitée PLACE D ARMES ET NOTRE-DAME OUEST, MONTREAL CANADA MONTREAL, Un Tonique d’une Valeur éprouvée YURBÿ Il maintient la force physique et l'énergie du corps, et fournit saine vigueur à tous les organes de l'économie humaine.^rll/SOA^ GRANDE BOUTEILLE r«VtiJ0S $1.25 LA BOUTEILLE PRIX $12.00 LA CAISSE LAWRENCE A.WILSON CIE, LIMITEE MONTREAL 87, rue St-Jacques Tel.M ain 7 767 LIBRAIRIE NOTRE-DAME MlGNAULT, (PROPRIETAIRES) Mesdemoiselles 28, RUE NOTRE-DAME OUEST MONTREAL PAPETERIE IMPR ESSIONS Auguste Archambault De la raison sociale Mac-Gregor Harkness Paper Co.PAPIER, FICELLE ET PAPETERIE de tous genres.Tel.Main 248 - 7276 70,‘rue Clarke Tel.Est 2434 X.Dussault BOTTIER FASHIONABLE 281 RUE STE CATHERINE EST Heures de bureau ’2 A 2 6 A 8 P.M.TEL.ST-LOUIS I49I EXCEPTE LE DIMANCHE Docteur J.A.Rouleau I 70, VILLENEUVE OUEST Une attention toute spéciale sera apportée aux maladies des enfants.MONTREAL LORENZO BÉLANGER J.H.Archambault COMPTABLE LIQUIDATEUR "AVOCAT.PROCUREUR Collections.Enquêtes commerciales Commissaire pour toutes les provinces.180, RUE ST-J ACQUES CHAMBRE 411 Edifice “Banque D'Epargne •• 42, RUE ST-SAC REMENT, TEL.MAIN 6443 MONTREAL TEL.BELL MAIN 4571 MONTRE AL CAMILLE COUTURE PROFESSEUR DE VIOLON R.FARIBAULT Lauréat du conservatoire de Liège (Belgique) Ancien élève du célèbre Ovide Musin Professeur au collège Ste-Marie.•NOTAIRE 9 0.RUE ST-J ACQUES APT.2 257.RUE JEANNE MANCE MONTRÉAL.MONTREAL TEL.E.6672 L.MARTINEAU & CIE É.J.Chartiez Léon Martineau Manufacture en confiserie 451, RUE DORION MONTRÉAL S’HABILLER EST UN ART.RshToN-praft L’enseigne à ses clients.LES PLUS ÉLÉGANTES CRÉATIONS POUR LES HOMMES DE GOUT, 200 magasins au Canada. 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il a eu ce sens autant que les plus grands dramaturges, et il a contenu dans son âme tout l'héroïsme d'une énorme tragédie intérieure.Liszt, au rebours, de Chopin et même de Schumann, était trop évidemment né pour l'orchestre pour considérer le piano comme un instrument individuel et plet.Il y a et tout ce qu'il lui a adjoint de c< un- vu la transposition impersonnelle de l’orchestre ressources n'a été que le moyen de forcer, de surmener la qualité expressive de l'ins-I«a musique de Chopin et de Schumann est conçue comme si l’orchestre étant appelé à disparaître, le piano devait rester chargé de comporter et de rendre tous les sentiments trument.musicaux.Par eux il est un centre, l’instrument-roi.tout au contraire, ne fait du piano que l’évocateur de la magie orchestrale.Il s’empare de l’instrument, le dompMe.le bouleverse p»ar un ouragan de sonorités, et découvre en lui des puissances de transcription polyphonique a ait pas.C'est constamment à l’orchestre I .iszt.qu’on ne soup>çon un résultat, habitués qu’ils étaient à une certaine réceptivité qui n'admet aucun changement et qui s’amortit dans l'habitude, i >eux catégories bien distinctes d’interprètes devenaient donc nécessaires ; interprètes aussi différents dans leurs réalisations pianistiques que l'était la musique à interpréter.La musai ne de Debussy et de Ravel devait créer pour elle son pianiste.La personnalité de Ricardo Vines se trouve pour ainsi dire confondue dans cette musique; elle est de même substance et elle en est devenue sa charpente visible.Avec Ricardo Vines, le piano n'est plus un “instrument à marteaux”.Il devient un élément sensible, immatériel, atmosphérique qu'il met en mouvement avec sa propre sensibilité.C'est sa propre sensibilité jointe à une belle intelligence, qui lui révèle la signification profonde de ces oeuvres qui deviennent ensuite entre ses mains des prodiges d’organisations sonores.Une intelligence ne suffit pas à comprendre et à interpréter une oeuvre d'art.C'est la sensibilité qui porte l'intelligence dans la voie de la vérité.C'est cette sensibilité qui porte Vines à ; ester naturel en tout ce qu’il touche et à ne jamais travestir vie physique dans toute sa beauté réelle.Et combien de belles oeuvres nom- Il y en a veinent nniMcal général.«lu pianiste, une innombrable nouveauté. la pensée d'un auteur.Toujours il est l'interprète de la musique.l'interprète de la pensée de l'auteur qu'il fait revivre.Son prestige est grand.Doué de puissantes facultés techniques.il peut s'abandonner à la conquête de la pensée du génie, de cette pensée pure qui est une vibration innombrable, indéfinissable et que Vinès rend sensible.C'est un miracle a % ClZï •\u L v 'MiMÀM fiMluTOT mm LA JEUNE LITTERATURE FRANÇAISE AVANT 1914.Certes, il n’a pas manqué qu'elle soit honorée par l’éloquence cette génération de jeunes héros qui défend la France depuis quatre années.Des parlementaires, des journalistes, et des littérateurs ont organisé autour de ces hommes sublimes, une danse sauvage et hurlante.Ils chantent à tue-tête et avec un enthousiasme inaltérable et sans pitié tous ceux qui sont morts pour la patrie.Ainsi l’holocauste de toute une jeunesse ne fut pas une suffisante horreur ; il ne fut pas assez que l’Europe soit couverte de plusieurs millions de cadavres d’hommes robustes et jeunes; il a fallu assister encore au tournoiement sinistre de tels corbeaux au dessus du charnier, il a fallu à la douleur fraternelle de ceux qui sont épargnés, la criaillcrie de tous ces oiseaux d’éloquence, nourris par les batailles.Qu’il eut été de meilleur tact, pourtant, de laisser mourir tous ces hommes dans la stoïque horreur de leur sacrifice.Tant de morts de jeunes gens n’auraient dû avoir pour élégies que les pleurs des femmes et le chant des poètes.Mais qu’importent des discours d’hommes officiels et louches devant l’offrande de tant de vies?Comme les trois cents jeunes gens des Thermopiles dont on ignore à jamais les noms, les milliers de jeunes gens morts pour la France ont une gloire anonyme et immortelle.Il n’est que l’art qui ait désormais quelque droit sur ce souvenir.Mais, s’il ne se lève aucun poète pour rappeler gravement le lyrisme de leur vie et l’épique de leur mort, qu’ils dorment dans le silence et dans l’oubli, et que se taisent enfin tous les braillards qui s’acharnent sur de si beaux cadavres.* * * 2H8 Cette jeunesse française qu'on ne trouve admirable que parce qu’elle se meurt, ne recevait pourtant pas l’approbation intégrale des vieillards et des étrangers avant la guerre.On en disait du mal et, même, qu’elle manquait de foi et de patriotisme.Oui, des hommes pleins d’expérience ont pu accuser tous ces Saint-Georges de manquer de foi et de patriotisme.Que ne j>ouvait-on attendre ce|>endant de la génération qui a fait la guerre ?Et quelle admirable France elle eût générée?Déjà, elle n"avait voulu dédaigner nulle activité créatrice, et les activités de l’intelligence, surtout, la passionnaient.La jeunesse littéraire se distinguait particulièrement par sa vitalité et elle n’aurait pas eu une moindre ni une moins forte action que les autres groupes de la jeune France sur les destinées du pays et sur son avenir.Elle avait plusieurs maître." et elle se divisait en groiq>es assez nettement distincts entre eux.Mais cette tyrannie des maîtres ne s’exercait que très largement, car il n’a pas existé de jeunes gens plus épris de liberté d’expression que les jeunes écrivains poètes de la France d’alors, sente de systématique et d’étroit semblait h jamais banni d’un pays où les grandes écoles littéraires n’ont cessé de se succéder depuis cent ans.On était revenu à la divine liberté des âges classiques.Et ce goût de la liberté, cette horreur de l'enrégimentement étaient si bien l’instinct de cette génération cl les jeunes Le mot d'école et ce qu’il repré
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