Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles
Éditeur :
  • Joliette :[s.n.],1886-1899
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles, 1890-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
r-r fi ri - 7 f&ri 5e année.No 3 Mars 1890 No 43 de la fondation / OW A.M.D.O.t J.if.J.f PUBLICATION MENSUELLE — A —— l’dsage des jeûnes fille# J ABONNEMENT : 25 OTS PAR ANNÉE h 2 Centlns le Numéro & & ( a :: O.C3 i BUREAUX : JOLIETTE, P.Q.CANADA.?F.A.BAILLAIR&É, Pire, I Rédacteur et Propriétaire. > AIHANAOH-JOURNAL e4ii 1800.MA Les jours croissent de 1 heure jet 48 minutes.-— Lune : pleine le 6, dernier quartier le 13, nouvelle le %6, premier quartier le 28.f C/2 il c f 5 8 B SL P* e - l 7 8 6 6 2 4 3 16 14 12 13 11 9 10 21 22 20 17 19 18 16 29 27 28 2ti 24 25 23 31 30 INDULGENCES PLÉNIÈRES QUE L’ON PEUT GAGNER TOUTES LES SEMAINES : LE dimanche : Congrégation de la B.V.M.(1) le lundi : Acte héroïque de charité.le mercredi : Scapulaire noir ou du Mont-Carmel.Dévotion du mois : St-Joseph.Pratique de chaque jour : Le " Souvenez-vous ” à St-Joseph.Mortification : Eviter les regards de pure curiosité.Ind.pour nos chers défunts : “Mon Jésus miséricorde” ( 100 jours chaque fois ).Etes-vous de la nouvelle con.frérie des âmes du Purgatoire 7 Si non, envoyez 10 contins,une fois pour toutes,» M.le curé des Grondines, P.Q (1) Si l'assemblée do la Congrégation se faisait un autre jour de la eemaiiie, c'est ou jour de l'assemblée que l’on gagne l’indulgence./ LE COUVENT Publication mensuelle à l'usage des jeunes filles.5e année, N° 3 — Mars 1890 — No 43 de la fond.abonnement : 25 contins par an.Les abonnements datent du 1er janvier.— On est prié d’adresser toutes les communications concernant la rédaction et l’administration du Couvent, à F.A.Baillaîhgk, Pire, au Collège Jolietle, à Jolielle, P.Q.Canada.MELI-MELO Bouder I — 7 enfants grippés sur les bras.— Travailler pour vivre.— Les jeunes gens ivrognes ; malheur d’uno jeune fille incoüBidé-réo.— La crème au naturel.— Deux brochures recommandées.Petites lectrices, il y a longtemps que mon paraît plus clans le Couvent.Veuillez croire que je ne boucle jamais.Boucler ! Je ne sais rien de plus détestable, surtout chez une femme.De grâce, ne boudez jamais.Lorsqu’une maîtresse vous punit, c’est pour votre bien et pour faire son devoir, devoir souvent bien pénible à remplir.Recevez la pu-nitipn, sans mot dire, ne vous plaignez pas à compagnes de la punition reçue, appliquez-à bien faire, puis reprenez une figure sou- nom ne vos vous riante avec votre maîtresse tout comme aupa- ravant.Agir autrement, c’est vous préparer pour l’a- — 34 — venir bien des chagrins.Croyez sur ce, ma vieille expérience.*** Mais pourquoi, me dit la petite Marie, avez-vous été si longtemps sans écrire ?—Ma petite mie, n’écrit pas qui veut ! Lorsque l'on a 12 enfants vivants sur les bras on a de l’ouvrage.D’abord, j’ai réclamé du gouvernement de la Province, un lot de terrain, comme étant mère de 12 enfants vivants.Puis est venue la grippe, la grippe imparfaite dont M.le rédacteur du Couvent ne vous a pas dit assez de mal.7 de mes enfants ont été sur le dos pendant un mois ; je ne m’en plains pas.Dieu est comme fatigué des péchés des enfants des hommes.¦ La grippe est un avertissement.Plaise au ciel qu’elle ne soit pas suivie du choléra.**» Vous me direz peut-être ; mais votre mari, ce n’est pas un poteau de télégraphe, il doit vous porter secours dans de pareils embarras.Mes amies, je mange, et mes enfants aussi.Le pain, le beurre, les œufs, les patates, tout I —— 35 — cela coûte de l’argent, et l’argent on ue le trouve pas dans le chemin, on le gagne à la sueur de son front.C’est ce que fait mon mari.Une mère de famille reçoit du bon Dieu des secours spéciaux pour se plaire dans sa maison, même lorsqu’elle est remplie de malades, trop heureuse lorsque son mari n’est ni un flâneur, ni un ivrogne.**» Sur ce, je vous dirai que je suis épouvantée pour l’avenir de bien des jeunes filles.Nous avons au pays un nombre considérable de jeunes ivrognes.Qu’allons-nous devenir ?Je longeais l’autre jour par la rue X.Comme j’allais passer devant une maison, trois ou quatre as -.ettes sortent par la fenêtre en brisant les carreaux et vont couvrir la rue de leurs débris.La lumière s’éteignit aussitôt dans la maison et deux ou trois jurons se firent entendre : on me disait à deux pas : “ Madame, ces gens-là sont mariés depuis 6 mois ! La jeune femme n’a malheureusement que ce qu’elle mérite.Elle s’est laissée fréquenter en cachette par ce jeune ivrogne, s’en est amouraché, et l’a épousé malgré ses parents.Dieu eu bénit pas les jeunes filles qui agissent ainsi, et il les livre non à un mari mais à un bourreau.” — 36 — Décidément, je prêche.Allons, c’est bientôt l’heure du dîner.Heureusement que les patates et le rôti sont au feu.Savez-vous quel est mon dessert ?De la crème naturelle.Vive le naturel.Vous me* direz peut-être, petite Marguerite : “Keste à savoir si elle est bonne votre crème ” !—Oui petite méchante, elle est bonne.J’ai pris de fait de la crème claire, douce et fraîche ; je l’ai mise dans une jatte, sur la glace, pour la refroidir ; j’y ai ajouté du sucre blanc en poudre.L’eau vous vient à la bouche, n’est-ce pas ?C’est que ma crème est bonne 1 *** J’ai acheté Y Almanach de la propagation de la Foi, 7 centins, et le Catéchisme d’hygiène du Dr Desroches, 11 centins, ce sont des opuscules utiles que je vous recommande ; Monsieur Bail-lairgé en possède encore plusieurs exemplaires.Madame Adélina Bonconseil.Joliette, 4 mars 1890.LA SŒUR DE CHARITÉ Il existe une femme qui a renoncé aux joies de la famille pour la pureté du célibat, aux riante» parures de son sexe pour la bure du cloUve, aux plaisirs de la santé — 37 — de l’indépendance, de la fortune pour le culte des souffrances, et l’assujettissement de la règle, une femme qui a quitté le monde pour Dieu ; cette femme,c’est la Sœur de Charité.Du jour qu’entrant dans l’hospice, elle a dépouillé sa blanche robe de vierge pour le noir cilice de l’ordre, sa longue chevelure de jeune fille pour l’humble bandeau de lin, elle a pfis l’engagement sacré de ne plus tenir au monde que par ses misères ; elle a abandonné les douces illusions de la vie pour n’en accepter que les affligeantes réalités.Que lui font désormais les heureux de la terre 7 ses sympathies sont pour le malheur, elle ne vit plus que pour l’infortune ; renfermée dans son hospice, préoccupée de son Dieu, elle reste étrangère à tout ce qui se passe dans le monde ; ses résolutions, ses gloires, ses bruits expirent à la porte de son asile ; comme ses pompes, ses plaisirs, ses séductions à la porte de son âme ; mais les malheureux qu’il fait, ceux qui reviennent infirmes de ses luttes, trouvant toujours un accès auprès de sa charité, un ange protecteur dans ses prières, une providence dans ses secours.C’est .au nom du Christ souffrant qu’elle soigne les souffrances ; c’est au nom du Christ Rédempteur qu’elle cherche à sauver les âmes.Servir, aimer, prier, consoler, voilà le devoir de sa vie ; un Dieu qui juge, récompense, voilà l’espoir de sa mort.C’est elle qui instruit l’enfant indigent, soigne la pauvre1 femme, et soutient le vieillard infirme.Elle est la mère affligée, la fille du père délaissé et la veuve de tous les pauvres défunts ; elle a des larmes pour tous les malheurs, des bénédictions pour toutes les saintes joies ; elle a des prières pour tous les besoins, des pardons pour toutes les — 38 —¦ offenses, ses pieuses mains pansent les plaies dont la est toujours pénible et souvent repoussante ; ses yeux voient les opérations les plus terribles ; des gémissements, des cris d’angoisse frappent sans cesse ses oreilles ; elle n’entend que des plaintes, sou cœur est navré des maux qui l’entourent, elle veille sans fin pour des douleurs éternelles, et elle ne quitte le malade près duqtiel elle a épuisé ses forces que pour aller par la prière, en puiser de nouvelles au pied de la croix.Mais son courage ne faiblit pas : voyez-la, elle présente le breuvage salutaire aux lèvres du patient, elle réchauffe ses membres endoloris, répare le désordre de sa couche agitée ; elle le charme par ses douces paroles, le console par ses espérances, l'encourage par des exemples ou l’attendrit par les larmes d’une tendre piété ; et si le mal triomphe, si l’homme doit mourir, alors tous ses soins se reportent sur son âme ; elle appelle la religion à son aide, sa voix au moment suprême devient solennelle et dévouement est sublime, elle implore son Dieu, elle invoque tous les saints pour ce pécheur moribond, elle• essuie son front pâle et glacé, elle présente ses pieds et ses mains à sa dernière onction, adore à genoux pour lui le saint viatique, demande le pardon de ses fautes, la fin de ses souffrances, le salut du juste ; elle sanctifie son dernier soupir et fermant ses yeux à la lumière, cet ange de la mort ouvre à son âme les portes de l’éternité.vue son Reproduit du National, de Plattsburg.Le Dictionnaire, des verbes irréguliers de F.A.Baillair-gé ( 25 cts ) est très utile pour les élèves, ainsi que les Coups de crayon, 25 cts. — 39 — Une jeune Canadienne à son Amie Irlandaise élève au Couvent de Trois-Pistoles Ma Zizitte bien chère, Il me revient une faute commise il y a quelque temps, une faute qui pèse, oh 1 qui pèse beaucoup sur le cœur, une faute qui fatigue à peu près comme celles que l’on oublie en confession.Vous êtes le juge, chère Zizitte ; c’est à votre tribunal que je m’accuse.d’avoir été.ohl c’est quelque chose d’extrêmement difficile à accuser d’avoir été.non, non, pas d’avoir été, vous ne le croirez pas vous-même, c’est impossible, ce serait affreux, mais de m’être montrée ingrate I Voici dans quelles circonstances, si vous ne vous en ressouvenez pas.Il y a quelque temps, j’étais sur les épines, une grande crainte m’accablait et je ne savais quel moyen employer pour sortir de cette position.Je recourus à vous ; grâce à vous et par vous, je ne tardai pas à retrouver la plus complète assurance.Je vous devais une reconnaissance infinie et je vous l’ai gardée, soyez-en sûre ; mais vous avez dû la trouver extraordinairement flegmatique et concentrée ma reconnaissance.En effet, je ne me rappelle pas vous avoir dit le moindre mot à ce sujet, pas même le plus léger merci.N’est-ce pas qu’il y a bien de quoi être désespérée de sa pauvre tête qui est la seule coupable d’un tel oubli ?Car je ne suppose pas que vous alliez un seul instant attribuer cela à mon mauvais cœur, oh I non, mauvaise tête tant que vous voudrez, je le reconnais moi tout la première, mais non pas mauvais coeur, cela je ne le veux pas, et je sais bien que vous ne le voulez pas non plus.A vous maintenant, ma chère Zizitte, de juger de mon degré de culpabilité et de la nn- — 40 —— ture du châtiment.J’accepte toutes les pénitences possibles dès qu’elles m’arriveront avec votre pardon ; mais sachez qu’il me le faut, et connaissant la bonté de ma Zizitte, je me le considère accordé et vais dormir tranquille.Sur ce, bonsoir ; il est dix heures, je vais aller faire un petit tour dans le royaume de Morphée le bienheureux.A demain.Dimanche, 5 hrs du matin, r— Me voici levée, en tapinois, pour ne pas éveiller ma petite Cœlia (Cœcilia) qui dort comme une petite bienheureuse.— Je m’habille piano, piano, et cours sur mon papier un baiser matinal pour vous, puis causer peu.Je suppose que mon baiser a devancé celui de votre Ange du ciel, et que je vous prends encore au lit, rêvant à je ne sais pas tention de deviner quels doux objets passent le plus souvent dans vos rêves dorée.Si nous rêvions à deux, ce matin ?cela s’est-il déjà fait, essayons-y ?Si cela avait pour résultat de vous faire rêver un petit bout de moi, m’en verriez ravie.A quelles rives heureuses la pointe des pieds confier à un ne craignez rien, je n’ai pas la pré- ; vous aborde la barque somnambule de votre imagination 7 Dans quels riants et gracieux paysages vous conduit l’obligeant dieu des songes, non, l’Ange du Sommeil ?Allez-vous frapper à une porte bien chère, à une demeure riche de souvenances et de bonheur 7 Je vous y suis : les douces dames du lieu sont déjà rendues an petit sanctuaire; ne les dérangeons pas pour aujourd’hui ; seulement, agenouillons-nous doucement, tout doucement et demandons au Dieu qui y réside de leur accorder paix et bonheur parfait.Et ensuite allez-vous rester dans vos parages pistoliens, ou bien préférez-vous, elfe léger, franchissant rapidement les espaces, aller par delà les mers, visiter dans la légendaire et poétique Verte Erin, — 41 — le lieu qui fut le berceau de vos pères ?Vous me permettez toujours de vous accompagner?Je vous promets que mon concours ne sera pas de trop.Mais pendant que, comme le chantre de Solyme, vous célébrerez l’héroïque passé de votre Mère-Patrie, et pleurerez ses ruines et ses malheurs présents, en méditant au bord de vos bogs, ou cueillant le shamrock dans vos vertes prairies, je vous quitterai quelque temps, pour revenir plus à l'ouest.Il est sur les côtes Nord du royaume des lys, un lieu qui me tient au cœur entre tous, et pour cause : il fut la patrie de mes ancêtres qui étaient Bretons, et Bretons du Morbihan, ce qui n’est pas peu dire; il est probable qu’en ce temps-là, Couture devait s'écrire avec un K, l’on ne trouve que cette lettre par là ; en voulant le ganadaniser a fait un vulgaire nom de chose.N’importe ; j’irai donc visiter tous ces dolmens, ces menhirs, ces cel- tœ de ma loyale et catholique Bretagne, pour le moins aussi loyale et catholique que votre Irlande ; je saluerai la tombe du barde rêveur et inspiré, de la fière et sévère druidesse, puis emportant au fond de mon cœur tous ces souvenirs, je retournerai vers vous.C’est alors que je donnerai ce concours de ma personne dont je viens de vous parler.Je ne vous ai pas dit qu’outre “ Couture ” je suis encore “ des Oliviers ; ” ce nom, bien qu’oublié aujourd’hui ne m’en appartient pas moins bien et dûment ; or, vous savez que l’olivier est le symbole de la paix.Et voyez quels prodiges nous accomplissons, vous droits indéniables de suzeraine et propriétaire on en avec vos évincée, votre bouquet national, moi avec le seul emblème de ce nom magique : La paix ! Nous achevons l’œuvre commencée par l’illustre O’Connell, nous rallions tous ces fiers et courageux cœurs d’Irlandais, que le malheur bien loin d’abattre n’a fait qu’aguerrir, et douce- — 42 — ment, sane bruit ni secousse nous leur faisons secouer ie joug des fils d’Albion, des partisans de la coercition et de la tyrannie, et se retrouver enfin libres ; heureux, en paix dans leurs foyers I I 1.Etes-vous éveillée maintenant, ma chère Zizitte 7 Qu’avez-vous rêvé ?Je suis certaine que serait-ce le rêve le plus fou du monde, il ne peut l’être plus que celui que je viens de faire éveillée.Et encore est-il bien certain que j’étais éveillée ?il serait permis d’en douter, n’est-ce pas 7 Allons, Zizitte, excusez, s’il vous plaît la folle de votre humble amie, elle a eu les libertés par trop grandes, et passez-moi toutes mes sottises.Kenouos ! la sombre druidesse Bicoise embrasse la gracieuse ondine Pistolienne.Toujours vôtre, Adeleia.SOUHAITS A FABIOLA LE JOUR DE SA PREMIERE COMMUNION Enfant, c’est au printemps que la pervenche Neige ses fleurs sur le gazon des prés Et, que le lys, à la corolle blanche, S’ouvre au soleil des vallons diaprés.Comme ces fleurs, tu seras pure et bonne, Puisque demain, aux pieds des saints autels, Le front paré de ta blanche couronne, Tu vas t’unir au Sauveur des mortels, O quel beau jour I quel jour ineffaçable 1 Ah i puisses-tu ne jamais l’oublier I Et savourer le parfum délectable Qui, saintement, semble s’en exhaler. — 43 — Garde à jamais les célestes croyances, Qui sont en fleurs dans ton cœur généreux I Ouvre ta voile aux douces espérances Et vogue vers des rivages heureux.Jusqu’à présent, le monde t’a fait trêve, Mais il attend ta blanche floraison, Pour se glisser au milieu de ton rêve, Et te verser son nard et son poison.Reste longtemps à ce banquet des anges I Enivre-toi de sainte volupté ! Et ne vas pas maculer dans nos fanges Tant de blancheur et tant de pureté.J’ai le cœur gros de soupirs et de larmes Quand je retourne au beau jour d’autrefois, Où, comme toi, l’âme libre d’alarmes, Je reçus Dieu, pour la première fois.Moi, j’ai fléchi sous le poids de la vie, Et je n’ai pu porter droit mon fardeau ; Mais toi, tout chante en ton âme ravie, Ton ciel est pur et ton soleil est beau.f Demande à Dieu, dans ton humble prière, De te garder à nos affections, Et de verser sur ton père et ta mère, La coupe de ses bénédictions.Ton oncle Dr A.M.Québec.EMIGRATION DES PETITS SAVOYARDS C’est ordinairement sur la fin de l’automne que les caravanes se rassemblent : les brouillards du matin ne sont pas encore dissipés.Quelles sont les mères qui, # — 44 ¦— depuis huit jours, ont goûté quelque repos, tant elles ont été accablées de soins et d’inquiétudes ! Il a fallu rapiécer la veste de bure, faire partir les enfants avec • du linge blanc ; et puis, auront-ils toujours du travail et du pain?Beviendront-i Is jamais dans leur village?.Que de pleins ont interrompu ces occupations ! que de prières faites du fond du cœur ! Enfin arrive le jour où il faut se séparer.Il y a toujours dans le hameau un ou deux hommes qui ont fait leur tour de France, et qui sont chargés de conduire tous ces enfants : ils sont là, debout, commandant déjà à leur petite troupe, et rassurant les femmes qui s’affligent ; les enfants sont tristes et soumis, car leur curé leur a dit que Dieu le voulait.Ils mettent dans leur sac le pain qu’on leur donne, parce qu’ils n’ont pas le courage de manger ; ils regardent, sans les écouter, les mères qui leur font longtemps leurs recommandations, et puis les embrassent.On dit enfin la messe des voyageurs : il y a un grand recueillement dans toute l’église ; après, chacun se prépare; les hommes faits, pendant ce temps, parlent de leurs voyages ; on donne aux enfants la petite caisse où dort la marjnotte ; on leur enseigne à tenir les outils du ramoneur ; les mères attachent la besace sur leurs épaules, les embrassent une dernière fois, et rentrant pour pleurer.La caravane descend silencieusement le chemin de la colline, accompagnée de quelques enfants plus petits, de parents qui encouragent ceux qui partent, et du vieux curé qui les arrête enfin à une croix de bois placée au détour du chemin, les bénit encore, et ramène au village tous ceux qui doivent y rentrer.A.Guiraud.NAÏVETÉ BRITANNIQUE On servit un jour du lard aux choux à un Anglais descendu à l’hôtel Saint-Pierre.“ H ohé ! medèmk le hôtellerie, demanda-t-il pêlez-vô ce nourritioure ?, comment # — 45 — — Du porc salé, Monsieur.— Very well, je retiendrai le motte.” Puis voyant apporter un filet de porc rôti : “ Comment pêlez-vô cette comestible ?.Du porc frais.Je remercié vô, je souviendrai moâ.” Après son dîner il va se promener dans la campagne, et apercevant un troupeau de cochons : “ Môsieur le paysanne, demanda-t-il à un cultivateur, - volé-vô dise à moâ comment vos pelez en France ces animaux ?.Des porcs, Monsieur.Très bien, mais je volé savoar si ce étaient des porcs salés ou des porcs frais.” Le paysan lui envoya à la figure un rire et lui tourna le dos.bruyant éclat de Audi.GYMNASTIQUE INTELLECTUELLE Réponses aux difficultés de la page 31.3.Arche, marche, charme.4.Le cœur.NOEL ONCE ECHO LEON 6.¦V 6.Sofa.7.Jeu de cartes.8.Cor, or.Ont répondu Mlle M.'Roy, institutrice, Lévis Rose-Anna Lalonde, Oka E.-Taillefer, Monte-Bello O.A.Dubé, Montréal Amanda Girard, couvent de St-Geor-ges, (Beattce) Camilla Cusson, inet.St-Eustache, Man.“ 3, 4, 5, 6, 7, 8.(( te « t( a te : — 46 -— , : - m NOUVELLES DIFFICULTÉS 1 ¦ Logogriphe .Je suis un nom porté par plue d’un souverain.En le décomposant, d’abord qu’y voit-on ?Rien.Maie regardons de près ; un fleuve d’Allemagne Noue rappelle des bords chéris de Charlemagne ; Nous y trouvons encore le surnom d’un grand saint, Le jour qui toujours fuit et jamais ne revient ; Le poétique nom d’une verte contrée, Emeraude qu’enchâsse une mer azurée : Un courroux comprimé fomenté dans mon sein ; Mais je me tais, lecteur, que dirais-je encore : Hein?Henri Cardon, professeur.¦ I Villers-aux-Flos, France.2.Carré Apôtre presque unique ; Qui sert à garantir ; Vase de forme antique ; Ce qui sert à unir.V.P.3.Charade 'I Mon premier est cruel quand il est solitaire, Mon second moins honnête mais plus tendre cpie vous : Montant, à votre cœur, dès l’enfance a su plaire, Et parmi vos attraits, est le plus beau de tous.Rose-Anna Lalonde.¦ '/I Oka.4.Enigme Si vous croyez que sans argent On ne saurait vivre content, C’est bien le comble du délire : Peut-on rien trouver de plus fou ?Pour moi quand je n’ai pas le sou Alors, je ne puis plus que rire.¦ Alice ( 0.A.Ddbé.) Montréal.?6: B ' ., „r| .' •i . — 47 — DICTIONNAIRE DE QUELQUES EXPRESSIONS CULINAIRES Abatis.Sous ce nom sont compris : le cou, le gésier, le foie, les ailes et les pattes d’une volaille.Blanchir.Mettre dans de l’eau bouillante, pendant quelques minutes, des légumes, de la viande, etc.Bouquet garni.Plantes aromatiques, telles que : cerfeuil,- persil, thym ou serpolet, laurier, hyso-pe, sarriette, marjolaine, etc., liés ensemble avec un fil.Chapelure.Croûte de pain râpée ou broyée.Clarifier.Passer un liquide pour le débarrasser des corps étrangers.Décanter.••• Verser doucement, d'un vase dans un autre, en inclinant, un liquide qui a fait uu dépôt.Echauder.Jeter les aliments dans de l’eau bouillante avant de les préparer.Eplucher.Nettoyer, trier, dégager les parties mangeables de celles qui ne le sont pas.Etouffer.Cuire les viandes dans une casserole hermétiquement fermée.Faire refaire.Donner à la viande un commencement de cuisson pour la conserver.Faisander.Garder ]a viande quelques jours pour la rendre plus tendre.Le mouton gagne il rester quelques jours au crochet.Viande, herbes hachées sonnées.Farcir, .Remplir de farce.Flamber.Passer à la flamme une volaille plumée, pour en brûler le duvet.' Foncer.Mettre des bardes de lard dans une casserole.Larder.Piquer de petites pointes de lard dans de la viande, au moyen d’une lardoire ou d’un couteau.menues et assai- Farce. % — 48 — Liaison.Jaunes d’œufs délayés dans un peu de crème, avec du bouillon ou du vinaigre.Mariner.Faire tremper dans le vinaigre ou dans une préparation quelconque.Paner, .Couvrir de pain émietté un aliment destiné il la cuisson.Pot-au-feu.Marmite où l’on met bouillir la viande pour le potage.Quatre-épices.Sous ce nom on comprend : poivre, cannelle, muscade et clou de girofle.Retrousser.Ficeler une volaille les pattes en des- > BOUS.Faire revenir.Faire passer dans la casserole de la viande ou des légumes dans du beurre chaud.Rouelle.Couper en formes de roues, dans leur épaisseur, des oignons, des pommes, etc.Sauter.Agiter fortement, en tous sens, la queue d'une poêle ou d’une casserole.Extrait du “Manuel domestique” des Frères maristes.! 1 LE TÉMOIN i Un enfant de l’Auvergne, sublime dans sa naïveté, était cité comme témoin dans une allaire.Le voyant debout et tout décontenancé devant la Cour, le président l’interpelle : “ Est-ce vous qui portez plainte I — Non, Monsieur, je porte de l’eau.r.i; Alibi.E E PIANOS SOMMER Les pianos Sobmer sont-préférés par les véritables artistes dans tous les Etats-Unis et le Canada.Ils ont été adoptés aux couvents de Villa-Maria,Sacré-Coeur, (Man-haltnnville ) collèges de Montréal, Migaud, etc,, ainsi qu’aux conservatoires de New-York, Philadelphie, Boston, College of music, etc, etc.Comne pureté de son, sonorité et solidité, ils sont insurpassables.Seuls agents Lavigne et Lajoie, 1657 rue Notre-Dame, Montréal.m m.s s Y i Bn K: E ¦ .I L Xi’ H3TTJ3DIA.2ST3?REVUE MENSUELLE DÉDIÉE A LA CLASSE STU* DISUSE SOMMAIRE DE MARS 1800 Ave regina, traduction en vers français par N.B,, ptre.— A travers l’Espagne de A.B.Routhier, par F.A.B.— Logique : perception réflexe, directe, F.A.B.— L’Eglise devant l’impiété et la révolution, H.B., pire.- Irlandais et Canadiens, E.Fiché, pire.— Chronique du tempe, F.A.B.— Un problème.— Ecrin national : Où se trouve la preuve de notre droit à la langue française?Premier mariage au Canada; Première messe; Quand les chevaux au Canada ; Notre premier chemin de fer ; Journaux de Québec ; L'officier informé ; La plus vieille église de Québec ; Trappistes dans le diocèse de Québec ; Lieu de la sépulture de Champlain ; Origine probable du mot Québec, Eug.X.— Philosophie contemporaine : Y a-t-il progrès ?En Allemagne ; La scolastique et l’encyclopédie du XIXe siè.cle ; La philosophie au congrès scientifique de 1888.Elle Blanc, ptre.— Diction : la prononciation, Denys Ruthban.— Illustrations du XVTIe siècle : Bourdaloue, Maurice Baillairgé.— Enseignement : comment on forme un musée, l’abbé Provan-cher.— Hygiène : le tabac détrôné, Ancel.— Questions pour l’admission à l’étude du droit.— Questions d’éducation : Les bacheliers, les collèges classiques et les professions libérales, F.A.B.— Culte ; Basilique de Montmartre, à Paris, E.P.— Questions du jour : Respect pour les biens de l’Église ; La France et l’Italie, F.A.B.— Patrie, E.La Selve.— Bibliographie : Guide français de la Nouvelle Angleterre ; Principes de littérature, de M.le curé J.Séguin ; Révolutions et évolutions, du P.E.Piché ; Catéchisme d’hygiène privée, du Dr Desroches ; Traité de philosophie, de Elie Blanc ; Le Canada artistique — Collegiana nova.— Joliettensia.— Questions, A.L.— Je m’en moque romme de l’an 40, U bique.— Correspondance.A ï r • - $ i ^ El JXIR EFSIEFtTX PFCTOEAL Voulez-vous ne plus tousser?Faites nsage île l’Elixir Bésineux Pectoral, le grand remède du jour contre la TOUX, le R11LME et autres affections de la Gorge et des Poumons.De nombreux certificats émanant de citoyens éminents," lie membres du clergé, de communautés r eligieuses, de - , Médecins distingues attestent l'efficacité merveilleuse t.ie celle préparation./ Fauie d'espace nous ne donnons que le certificat suiv/ A W.L.BOBITAILLE, Pharmacien-Chimiste, Jolictto, P.Q.« Veuillez m’envoyer pnr le retour de l’express six nouvelIoB douj de votre fameux ELIXIR HESIN1 UX PECTORAL : ma proviso épuisée." \ Pour les rhumes bronchites, laryngites,il n’a pas son égal.Il', trôné dans ma pratique toutes les préparations recommandées par\/ '$ codex.Ceux qui en ont pris une fois ne veulent plus eeeepter ô sa place les ditTéientes préparations généralement usitées tn pareilles maladies, et me demandent de votre élixir.) a.\ I J» l'iil même donné dnns un one d’inflammation da poumons.Depuis quelques jours ma malade allait de mal en pis nialgié tous mes soins En fin de compte elle me demande de l’ELIXIR RESINEUX dont elle s’étuit servie dans une bronchite précédente, et deux jours après, » ma grande surprise, je le trouve en pleine voie de guérison La toux diminue presque sans douleur et l’expectoration devient abondante.J’ai continué le remède et quelques jours plus tard elle reprenait ses occupations habituelles.Est-ce confiance ou efficacité du médicament ?je ne sais.Toujours est-il que ma malade ne l’est plus, et moi qui l’avais presque condamnée I Voici d'après mon expérience la matière d’agir de V ELIXIR RÉ.M-N1UX dans la bronchite.Prise au début, une bouteille d’I.lixir jointe à une bonne transpiration nocturne enraye pri equ'infaiilibh mènt la maladie.Pour une bronchite de quatre il cinq jours, deux bouteilles, rarement trois, suffisent pour obtenir lo même résultat, et dès les première s doses le malade se seul soulagé.Enfin dans presque tous les cas, l’effet a été merveilleux.Mille ro-mercimeufs pour m’avoir fait connaître un remède aussi efficace.Jo termine en vous priant de m’envoyer sous le plus court délai la provision demandée.J 1 's : ( ! I V n y 1 •* Je demeure, Monsieur, votre tout dévoué HENRI BRIQUE, M D.Magog, 50 février 1888.SEUL PROPRIETAIRE LOUIS ROBIT AILLE Pharmacien-Chimiste J olie-bte, F.Q,_ IWL’Elixir Résineux Pectoral est en vente elles tons l< s pharmaciens et marchands.PRIX : SEULEMENT 25 CTS LA BOUTEILLE, ,*'vJ t m
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.