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Titre :
Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles
Éditeur :
  • Joliette :[s.n.],1886-1899
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles, 1898-04, Collections de BAnQ.

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— » .Y- - LE COUTENT Publication mensuelle à l'usage des jeunes filles.1897-1898.- 13ème année, No 8 — Avril •' Abonnement : 25 contins par an.Les abonnements datent du 1er septembre.— On est prié d’adresser toutes les communications à F.-A.ISaiu.aihge, Prêtre, Luie, Rawdon, P.Q.Canada.Le Couvent ne parait pas en juillet et août.LA DANSE.“ Le moins on en lit, On a dit des romans : le mieux c’est”.On peut dire aussi : mieux c’est”.La danse notant eu elle-même qu’une suite de mouvements cadencés, n’est-pas une chose intrinsèquement mauvaise.Aussi n’est-ce pas à ce point de vue qu il faut la considérer.La danse est dangereuse pour l’âme.Pourquoi ?Parce qu’elle est une occasion de chute.Être dans l’occasion du péché, c’est avoir la facilité de faire le péché.“ Le moins on danse, le ? I V — 114 — Or il est clair, pour tous, que la danse rend le péché facile.Mgr de Montréal parlant dernièrement sur ce sujet, à la cathédrale, s’exprimait ainsi : “ Vous savez ce qu’en disait saint François de Sales : Les danses et les bals sont indifférents de leur nature ; mais selon l'ordinaire façon avec laquelle cet exercice se fait, il est fort penchant en incliné du côté du mal, et par conséquent, plein de danger et de péril.Ce qui était vrai de son temps l’est de tous les temps et du nôtre en particulier.On se permet, sous ce rapport, des libertés qui dégénèrent bien vite en licences.On ne sait presque plus se tenir dans les limites de ce qui est décent et convenable.Sous prétexte d’amusement, de plaisir, on donne libre cours à la passion.On s’expose à mille dangers avec une gaieté de cœur et un calme de conscience incroyables.Vous savez que je n’exagère rien.Comment donc osera-t-on faire croire que l’autorité chargée de veiller au maintien de la morale, permet et approuve de tels désordres ?Le dire, ou même le croire possible, serait montrer bien peu de discernement et de sagesse.Non, les danses, et toutes les danses, pas de leur nature, si vous voulez, comme s’exprime Saint François de Sales, mais à raison des usages que la mondanité y 1 '— 11 D — a introduites offrent des dangers réels.Si nous ne les condamnons pas en elles-mêmes, nous ne pouvons faire autrement que d’en détourner les fidèles.Il y a certaines danses plus périlleuses que d’autres : c’est contre celles-là surtout que les chrétiens doivent se prémunir ; c’est de celles-là qu’ils doivent se garder.Mais il n’en est point aujourd’hui, qui soient sans danger et pour me servir, encore du langage de Saint François de Sales, je dirai qu’elles ressemblent aux champignons et que les meilleures ne valent rien.Et maintenant, ajouterai-je, avec l’aimable saint que je vous ai déjà cité plusieurs fois, si les circonstances vous conduisent à un bal, eh bien ! n’y oubliez jamais votre devoir et votre dignité.“Que votre danse soit apprêt te de modestie et de bonne intention".Là, surtout, réserve, décence dans les toilettes ; prudence dans vos relations, vigilance sur chacun de vos actes ; respectez-vous et obligez qu’on vous respecte ; évitez tout ce qui pourrait occasionner le moindre scandale ”.Que faut-il conclure de tout ceci, sinon que la défiance et la crainte à l’égard de la danse, sont, chez une jeune fille, la marque d’un grand jugement et le commencement d’une grande sagesse ! fi no - QU’EST-015 QU’UN SACRIFICE / Un enfant dit mi jour à sa mère : “ Maman, qu’est-ce qu’un sacrifice ” ?La mère répondit : “ Ce serait, par exemple, si, au lieu de dépenser en amusement la pièce de cinq francs que ta grand’maman t’a donnée, tu l’employais pour l’amour de Jésus et de Marie, à soulager un pauvre sans pain ou sans vêtement.Le lendemain, l’enfant dit à sa mère : “ Aujourd’hui, je veux faire un sacrifice ; je veux donner une pièce de cinq francs au petit malade chez lequel vous m’avez mené l’autre jour.“ C’est très bien, répondit la mère, le bon Bien te bénira ”, Au déjeûner, le même enfant met de côté le gâteau de son désert.“ Tu n’as plus faim ?lui dit sa mère.— Je garde mon gâteau pour le pauvre, répondit l’enfant.— Mange celui-là ; nous t’en donnerons un autre pour le pauvre.— Oh ' non, répondit l’enfant, ce ne serait pas la même chose.— Comment cela ?— Ce ne serait plus un sacrifice ”, Belle leçon de mère et belle leçon d’enfant.Deux modèles à suivre. — 117 —' HOMMES ET FAITS DU JOUR RENÉ DOUMIC.C’est un critique à la mode.Il a été choisi par M.Brunctiôre pour suivre et apprécier, dans la Revue des Deux Mondes, le mouvement littéraire.Venu en Amérique pour donner des conférences littéraires, aux Etats-Unis, il s’est ensuite rendu à une invitation de l’Université Laval.Il a donné plusieurs conférences, à Montréal, et il Québec.Cos conférences ont été très suivies.Tout nouveau, tout beau.Il n’y en a pas moins chez nous un mouvement littéraire qui produira des fruits, s’il est bien dirigé.Québec a cessé d’être l'unique ville du Canada où l’on s’occupe de littérature.REPUBLIQUE CUBAINE.Cette république exissu r le papier.Elle a pour président Bartolomé Maso ; pour vice-président, l’avocat Domingo Mendez Capote ; pour secrétaire cl’Etat et ministre de la guerre B.Aleman, homme d’une certaine valeur intellectuelle ; pour ministre des finances le colonel Er-ncstoFons,jeune et très actif.Les Cubains veulent leur indépendanca et ils ont déclaré dernièrement que s’ils combattaient les Espagnols, ils combatteraient tout autant les Américains si ceux-ci voulaient leur ravir cette indépendance.LES ETATS-UNIS ET L’ESPAGNE.Ces deux pays dialoguent comme suit : Les Etats Unis - Espagnols, sortez do Cuba, ou nous allons intervenir.L’Espagne.— Nous ne sortirons pas, nous sommes chez nous.Les Etats-Unis.— C’est au nom de l’humanité que te. — 118 — nous intervenons.Vous n’êtes pas capables de rétablir l’ordre dans l’île, depuis trois ans que vous y travaillez.L’Espagne.— Cuba serait pacifié depuis longtemps si les Cubains avaient été laissés à eux-mêmes.Vous les avez encouragés, vous les avez aidés.LE PAPE ET LA GUERRE.Léon XIII a beau-travaillé pour empêcher l’Espagne et les Etats- coup Unis d’en venir aux mains.11 veut la paix et non le la fin du siècle.“ J’ai supplié le Tout- sang pour Puissant de me prendre plutôt moi-môme pour m’épargner la vue de toutes ces horreurs Unis, l’Espagne et les Puissances ont montré du respect et de la condescendance pour l’auguste vieillard, mais les évènements suivent une marche qui rend la guerre presque inévitable.Les Etats- LEiCARDINAL TASCHEREAU.Son Eminence le cardinal E.A.Taschereau est décédé le 12 avril dernier dans la 79èine année de son âge.L’Eglise du Canada perd en lui un évêque de haute lignée morale et intellectuelle.Il a su faire fructifier au centuple et dans tous les états les cinq talents que lui avait confiés le Souverain-Maître.UNE CONSPIRATION EN CHINE, Les puis-s’installent en Chine : l’une ici, sous tel pré- sances texte ; l’autre lt\, sous tel autre prétexte.C’est le morcellement anticipé de l’empire céleste, pour le XXôme siècle.Certains Chinois ne l’entendent pas ainsi : ce sont les patriotes.Aussi vient-on de découvrir une conspiration formidable dans le palais impé- rial de Pékin. — 119 - LES ANGLAIS EN AFRIQUE.Les Anglais avancent dans le Sondan.Grande bataille ces jours derniers entre les Derviches et les troupes anglo-égyptiennes.On estime à 2,000 le nombre des Derviches tués.Il y a 4,000 prisonniers.Ce succès est le plus grand que les Anglais ait encore obtenu au Soudan.AUX JEUNES FILLES PROPOS DU DOCTEUR BABET "V"os oHo_e^7-e"U-ZH: La mode est aux ondulations et aux frisures.Ces pratiques cependant ont un effet déplorable.Dans tous les cas, chaque soir : Démêlez, Brossez, Nouez lâchement.Laissez moi pour la nuit les épingles, les bigoudis autres systèmes.Cela fatigue la racine des che- ou veux.Quant aux procédés en usage : fer rond, fer gaufré, etc., etc.ils ont !'inconvénient do brûler et de sécher le cheveu et de le rendre cassant.Luttez contre ce mauvais effet en entretenant la vitalité et la souplesse de la chevelure.Pour cela, il ne suffit pas de brosser et de démêler les cheveux, il faut les laver deux fois par mois avec trois jaunes d'œufs battus dans de l’eau tiède, ou avec une décoction de bois de Panama.Puis rincez, séchez avec des serviettes chaudes et laissez Hotter assez longtemps sur les épaules.Les Annales de Sainte-Anne, qui viennent de passer entre les mains des Révérends Pères Rédeniptoristee, ont déjà subi des améliorations considérables.Succès. — 120 Pensées en voyage ( Pour lo Couvent ) L’EXIL L’Exil ou l’exil de la Patrie est la peine humaine f]ui ressemble davantage à l’enfer.L’exilé souffre à la fois la peine du dam et des souffrances physiques.Le psaume “ In Exitu Israël de Egypte ” et le “ Super flumina Babylonia ” resteront l’expression la plus, vraie des douleurs de l’exil.S’en aller à travers le monde avec toutes les images do la Patrie empreintes dans l’âme comme les traits du Sauveur sur le voile do Véronique.Vivre sous un ciel étranger avec des étrangers et ressentir chaque jour ce feu sacré que rien ne peut éteindre et qui vous consume sans vous tuer, tel est lu martyr du malheureux loin de sa Patrie.Lorsqu’aux portes de l’enfer, le damné se rai pelle la bonté divine, la beauté entrevue de ce salut do .Justice, les œuvr s merveilleuses de sa Providence, lorsqu’il voit passer sons ses yeux les mystères et le sacrement de.sa religion et qu il réfléchit maintenant que tout cela est perdu pour toujours ! quel enfer pour son âme ! ! L’exilé souvent pauvre, traité avec celte froideur que l'on a pour un étranger, privé de ces consolations que la Patrie donne, entrevoit dans ses jours de tristesse ces paysages du sol natal, ce foyer domestique, ces amis et ces fêtes qui lui remplissent le cœur, et la barrière qui lui sépare, excite vraiment sa douleur ou sa rage : c’est son ciel d'ici-bas qui se déroule à ses yeux rougis et qu'il ne peut plus posséder.Lamnierais a très bien décrit ce sentiment, et le triste refrain : “ l’étranger est seul ”, résonnera toujours tristement aux oreilles de l'exilé ! Ave: le progrès moderne, la facilité, la rapidité I — 121 — des communications, l’exil a moins de tristesses et plus d’espérance.Cependant il y a encore des situations, des circonstances et des vocations ou le barrissement pour toujours de la patrie s’impose radicalement.Le soldat à l’étranger blessé à mort, qui git à l’hôpital improvisé, rêve à tout ce qu’il à chéri là bas, bien loin, et ces rêves navrants lui 'causent plus de blessures que les baïonnettes de l’ennemi.Le missionnaire perdu dans les savanes, les frimas et les forêts de régions lointaines, garde toujours vivants dans son âme les souvenirs et les images de la Patrie absente.Il se refait une Patrie sur le sol de ses labeurs, mais autant que possible elle est à la ressemblance de celle qu’il a quittée pour toujours.Ne le blâmez pas de vouloir tant refaire à la française ou à l’anglaise, car quoi qu’il puisse se faire tout à tous, il ne peut cesser d’être l’un ou l’autre.Bien des lois j’ai visité le quartier irlandais des villes anglaises, américaines et canadiennes, ils se ressemblent tous ; le quartier anglais de Paris est vraiment anglais, et le quartier français de Londres se gallicise de plus en plus lie voir la patrie après des années d’absence est un des bonheurs les plus délicats que Dieu réserve à certaines âmes qu’il aime.Je me rappellerai toujours mon premier retour “ad limina ’’.Le train qui m’emportait de New-York à Montréal semblait avoir perdu sa vélocité américaine ; nous étions en mer et plus nous avancions plus la neige s'accumulait pour me dire que j’approchais.Le nom des stations se françisait, les voyageurs qui nous joignaient sur le parcours avaient des traits, une prononciation du l’anglais qui trahissaient leur origine.Bientôt il n’y eut plus à se méprendre ; j’avais passé les lignes : le grand fictive n’était pas loin.Il m’apparut enfin à moitié glacé, car près du pont Victoria son courant rapide avait fait ses déchirures annuelles à sa robe blanche.Nous enfilons ce long viaduc, et à sa sortie, le Mont-Royal avec son manteau vierge, ses quelques sapins — 122 — d’un vert sombre me ravit les yeux et la respiration tant le cœur battait.Montréal ! La Patrie ! les Siens ! ! Ah ! mon Dieu, pour ces moments de bonheur qui ressemblent au ciel, Merci ! Tout homme aime sa Patrie parce qu’elle est la sienne.Emile Pjché, ptre -kZr "V arietes DUREE DE LA VIE DES ANIMAUX Un bœuf, qui u’irait pas à la boucherie, aurait de la peine à atteindre 30 ans.Un cheval qui aurait toutes ses aises ne dépasserait guère 35 ans.L’âne n’irait pas plus loin.Un chien de 20 à 25 ans n'est pas commun.Un chat de 15 ans est aux extrêmes limites de la vie.Un porc de 20 ans serait une rareté, Une chèvre et une brebis n’iraient pas plus loin.Un lapin de 8 à 10 ans serait bien près de la mort.Une pintade, une poule et un dindon de 12 ans vont, finir leur carrière.Une oie de 30 ans commencerait à devenir un prodige.Le chardonneret et le moineau peuvent atteindre 25 ans.Le corbeau, dit-on, dépasse 100 ans.Je voudrais n’être plus désignée aux enfants des hommes que par ces mois: Celle qui croit; — celle qui prie ; celle qui aime (Mail.Swetchine). - 123 - École primaire élémentaire F.-A.BAILLAIRGÉ, P"'e LA DEUXIÈME ANNÉE DE GEOGRAPHIE PREMIER QUARTIER NOTIONS PRELIMINAIRES ou LA TERRE A VOL D’OISEAU CLARTÉ et simplicité PREMIÈRE ÉDITION 15 CED TINS, CHEZ L’AUTEUR 1898 — 124 — PREFACE Ces notions préliminaires de géographie s’adressent à tous ceux qui les ignorent, car elles font partie du bagage ordinaire de tout homme qui prétend savoir quelque chose de la planète qu’il foule aux pieds.Elles s’adressent spécialement aux élèves de Sème année, de l’école primaire, de la province de Québec.Contrairement au principe allirmé récemment, nous prétendons que tout livre bon n’est pas également bon, partout.La couleur locale doit déteindre sur certains livres comme sur maintes autres choses.Il y a là matière pour le premier quartier.Le second quartier est consacré aux notions générales VAmérique et sur la confédération du Canada, ainsi qu’à des notions détaillées sur la patrie canadienne* française, c’est à-dire sur la province de Québec: ce sera la matière d'un second petit volume qui sera prêt pour janvier prochain.Ce travail, presque complet sur la matière, ne renferme aucune carte.Il y a des cartes maintenant, dans toutes les écoles.Ces notions sont généralement à la portée de tous les élèves qui ont une maîtresse studieuse et zélée.Nous avons recherché la clarté, la brièveté, et l’ordre le plus facile dans la disposition des questions, tant pour les yeux que pour l’esprit.La maîtresse, dans tous les cas, trouvera dans la partie qui lui est consacrée, un moyen f mile de rendre son enseignement plus clair, plus instructif, plus intéressant, et l’occasion de développer, elle-même, ses connaissances.Pour rendre ce travail aussi utile et aussi attrayant que possible, nous avons mis à prolit la religion, l’histoire, les questions pratiques et la leçon de choses.La géographie, de cette façon, donne du goût pour l’histoire, pour la statistique, pour l’histoire naturelle, etc, etc.Nous recevrons avec reconnaissance toutes les remarques propres à perfectionner cet ouvrage, qui, sur — 125 — V lin peu nouveau dans son genre, est naturellement susceptible de recevoir bien des améliorations.F .-A.Bailla irqé, ptrc.Rawdon, 19 mars 1898.En la fôto du glorieux saint Joseph.AUX MAITRESSES i En 1ère année d’école primaire élémentaire, il n’y a pus de géographie.La ire année de géographie correspond donc à la 2me année du cours primaire.Celte première année de géographie comprend ce qu’on appelle la géographie locale.Le programme d’études du Conseil de l’Instruction publique vous en trace les ligues principales : " L’école et ses environs ; la paroisse ; les localités voisines ; le comté : le tout, au moyen de cartes tracées sur le tableau noir, etc.A chaque maîtresse de faire cette géographie pour la paroisse où elle enseigne.Nous avons publié pour Rawdon un spécimen de géographie locale.Nous le tenons à votre disposition.(I) h La 2ème année de géographie correspond donc à la Sème année du cours primaire.Le travail que nous vous présentons, et qui ne renferme que la matière du premier quartier, peut vous paraître un peu long.Veuillez remarquer cependant qu’il ne renferme que 170 questions, de la page I à la page 70.En supposant que vous ne donniez que 3 leçons par semaine, à 4 questions par leçon, cinq mois durant, vous enseignez le tout en trois mois et demie et il vous reste (i semaines pour la repasse." (1) 12 ccntiiiB, l'exemplaire, fume de port. — 126 — Un bon moyen de faire beaucoup en peu de temps, et de donner aux élèves le goût de la géographie, est de les faire voyager sur la carte.Un jour, vous partez du Cap Horn et vous longez les côtes de l’Atlantique, en indiquant les divisions de cet océan, les divers pays, les villes ; vous passez par l’Océan Glacial du Nord ; vous revenez par l’Océan Pacifique.Un autre jour vous suivez l’équateur ou un cercle parallèle ou un méridien, en indiquant les points qu’ils traversent : ce qui familiarise l’enfant avec les latitudes et les longitudes.Et ainsi de suite.Les chapitres 7, 8 et 9, page 70 à la fin, vous donnent aussi matière pour des exercices de ce genre.La mémoire de l’enfant est facile : il retient de cette façon un foule de choses.Il est important pour vous de suivre aussi les évènements contemporains afin d’en indiquer le \ihéalre, à vos élèves : ce qui en fait de suite des enfants de leur siècle I TABLE DES MATIERES PAOES CHAPITRE 1er, La TERRE, le SOLEIL, la LUNE, les ETOILES 1 La TERRE : Son AGE, son HISTOIRE La TERRE et ses REPRESENTATIONS : Les globes Les cartes La TERRE et ses DIVISIONS: CHAPITRE 2ème.12 CHAPITRE Sème.17 CHAPITRE dème.28 Division des terres Division des eaux 39 ~ 127 - exons CHAPITRE Sème.La TERRE et ses PRODUCTIONS : le commerce Productions minérales 49 Productions végétales 50 Productions animales 53 Distribution géographi- „, ques des animaux 58 CHAPITRE dôme I,a TERRE et l’HUMANITÉ La civilisation Les races Les langues Les religions Les gouvernements 69 CHAPITRE 7êine.La TERRE, les EMPIRES, les ROYAUMES,les REPUBLIQUES et les COLONIES CHAPITRE Sème.La TERRE : SUPERFICIES et POPULATIONS Superficie comparée des cinq parties du monde 76 Superficie comparée de quelques pays Population comparéedes cinq parties du monde 78 Population comparée de quelques pays CHAPITRE Sème.La TERRE et ses PRINCIPALES VILLES 48 62 63 64 67 71 77 79 80 -«0» .+ ¦ - 128 — Les Cerises Caroline promit de faire scrupuleusement tout ce qui dépendrait d’elle, et elle tint parole ; sa conduite journalière ne manquait jamais de justifier les belles espérances de ses parents.Cette petite famille vivait donc heureuse et satisfaite, et ne contribuait pas peu, non seulement par ses conseils et ses actions, mais encore et surtout par son exemple, à propager et à maintenir l’union et la paix parmi les villageois de toute la commune et des environs, de sorte qu’on ne voyait partout que des ménages heureux.Cependant la guerre, qui vers la fin du siècle dernier avait déjà exercé tant de ravages dans les belles contrées du Rhin, s’approchait aussi de ce vallon paisible, dans ¦ lequel avaient régné un calme doux et le bonheur domestique.Le village de Rebenheim, occupé tour à tour par les troupes françaises et par les Allemands, eut beaucoup à souffrir de ces diverses invasions.Les Français venaient de le reprendre, cherchaient à s’v maintenir, et le malheureux pays était tellement épuisé, qu’on manquait presque totalement de vivres.Mais l’armée française devait être encore une fois repoussée de cette contrée.Dès le point du jour, les Allemands attaquèrent leurs adversaires avec beaucoup de résolution, et s’avancèrent jusqu’auprès du village.La mêlée s’engagea avec fureur et devint de plus en plus sanglante ; la fusillade se prolongeait, le canon grondait avec fracas, les boulets se croisaient au-dessus des habitations, les obus éclataient dans les rues, et le feu ne tarda pas à prendre an village.Par bonheur, la canonnade se ralentit, et les combattants s’éloignèrent.Aussitôt que le danger eut cessé, le brave bailli prit des mesures pour arrêter les progrès de l’incendie.Sa femme, pâle et tout éplorée, était assise à la fenêtre de sa chambre, et levait îles regards suppliants vers le ciel, tandis que Caroline, agenouillée à côté de sa mère, élevait aussi vers Seigpeor ses tnains tremblantes et priait également \ A I o x J d
de

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