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Titre :
Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles
Éditeur :
  • Joliette :[s.n.],1886-1899
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles, 1898-10, Collections de BAnQ.

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m » gi V i I B Publication mensuelle à l'usage des jeunes fdles.14ème année, — Ko 2 — Octobre 1808.Ahonnkmk.nt : 25 contins par an.Los abonnements datent du 1er septembre.—s’adresser à F.-A.Baillaiiigé, prêtre, curé, Rawrion, P.Q.Eose la- capricieuse Mme D.— Eose, je vous attends.Eose.— Maman, je n’y vais pas.Mme D.— Allons donc, il y a quinze jours que nous devons cette visite à Mme Vincent.Eose — Peu m’importe ; je n’ai pas été créée et mise au monde pour faire des visites à Mme Vincent.Mme D.— Toujours la même.Tu étais décidée il y a dix minutes, et déjà, tu as changé d’idée.Eose.— Est-ce ma faute à moi, si j’ai tant d’idées différentes.Mme D.— Pas d’illusions, ma fille.Changer d’idée veut dire ici changer de résolution.Tu n’as pas d’énergie pour tenir ferme contre les —— 2 6- mille et un caprices de ta pauvre nature.Eose, — Je veux ce qui me plaît.Or, en ce moment, il me plaît de ne pas aller voir Mme Vincent.Mme D.— C’est le contraire qui te plaisait tout à l’heure.Peux-tu me dire pourquoi ?Eose.— J’avoue que je ne puis le dire d’une façon précise.J’aurais besoin pour cela du secours de sœur B., mon ancienne maîtresse de français ! Mme D.— Sais-tu, du moins, pourquoi il te plaît de ne pas m’accompagner en ce moment.Eose.— Je ne le sais pas davantage ; je sais seulement que rien ne m’attire chez Mme Vincent.Mme D.— Je veux bien le croire, mais ce n’est pas nne raison pour t’abstenir.Il y a dans la vie une foule d’obligations qui n’ont rien d’attrayant, tout au contraire, et qui nous sont tout de même imposées.Les bons rapports qui doivent exister entre les familles d’une même paroisse demandent également que l’on fasse de petits sacrifices pour entretenir l’harmonie et l’amitié.Eose, — Vous êtes bien savante aujourd’hui maman ! Mme B, — C’est l’expérience qui apprend — 27 — cela, 1 iose ; cvtte expérience m’apprend aussi que la sagesse, pour une jeune fille, est de suivre les avis de sa mère.Rose, — Puisqu’il en est ainsi, Madame maman, vite mon chapeau, ma mantille, et je cours avec vous, chez Mme Vincent ! -A.la Vierge 0 vierge Marie ! 0 mère chérie ! De l’enfant qui prie Ecoute la voix.Vierge pure et sainte Entends notre plainte ; Nous suivons sans crainte Tes divines lois.Que notre prière, Fervente et sincère, A ton cœur de mère Offre son amour.Fais que, par la grâce, Toute erreur s’efface Et nous donne place Au divin séjour. — 28 —.Des élus, des anges, Les saintes phalanges Chantent tes louanges, O reine des Cieux.Vierge tutélaire, Au ciel et sur terre, Partout on révère Ton nom glorieux.G.E.C LE RO ET.JPoixL-bs d-’±L±s-bo±x?e La GUERRE HISPANO-AMERICAINE.Février 15.— Destruction du “ Maine ” dans le poit de la Havane.Enquête.Certains journaux à grande circulation, chauffent l’opinion populaire.— Les députés américains adoptent bill qui demandent 50 millions de piastres pour fins militaires.- Les sénateurs adoptent le même bill.— Départ do 1’ “ Orégon ” pour Cuba.— Le rapport de l’enquête sur la destruction du “ Maine ” ne calme point les esprits.Le général Lee, consul à la Havane est rappelé.— Le Congrès donne au président McKinley le pouvoir d’intervenir à Cuba.Mars 7.un Mars !).19.28.Avril 5, Avril 19. — 2Ç) — Avril 20.— L’cspagne reçoit un ultimatum auquel l’honneur national l’empêche de se rendre.Avril 21.— Le ministre américain Woodford part de Madrid.C'est le commencement de la guerre.La flotte de l’amiral Sampson common ce le blocus de Cuba.Le “ Nashville ” tire le premier coup de canon et s’empare d’un bâtiment espagnol.— 125,000 volontaires sont appelés soûles armes par le président.— L’Angleterre, qui sympathise avec les Etats-Unis, et l’Italie, se déclarent neutres.— Matanzas, de Cuba, bombardée par l’amiral Sampson.— Une flotte américaine, sous les ordres du commodore Dewey, laisse Hong-Kong ( Chine ), pour Manille, chef lieu des Philippines, possession espagnole.— Les Espagnols, qui n’avaient à leur disposition que de vieux vaisseaux de bois, surpris par Dewey, se battent comme des héros,, mais ils sont vaincus et leur simulacre de flotte est détruit.Dewey attend des renforts avant d’attaquer la ville.— Brillant engagement entre les forts espagnols de Cardenas d’une part, et les vaisseaux de guère Wil- Avril 22.Avril 23.Avril 20.Avril 27.Avril 28.Mai 1 Mai 11. — 3° — minglon.Hudson et Winslow ( torpilleur ).Dewey devient contre-amiral.Le général Merritt est désigné pour commander l’expédition de secours à Dewey.— Sampson bombarde San-Juan capi- tale de Porto-Rico, sans lui faire grand dommage.On s’attend de tous les côtés à l’apparition de la flotte espagnole de Cervera.Les ports américains sont protégés à l’avance par des mines sous-marines.— Cervera, après avoir touché à la Mar- tinique le 12, échappe aux recherches des Américains et fait son entrée dans le port de Santiago de Cuba, avec une flotte qui n’est pas sans valeur.— L’Orégon navire de guerre améri- cain parti de San-Francisco arrive à Key West, après une course de 13,000 milles.On craignait qu’il ne fut pris par les Espagnols.— McICinly appelle encore 75,000 hom- mes sous les armes.Départ d'une première expédition pour Manille.— Le commodore Schley bloque l’en- trée du port de Santiago.— B jmbardement des forts de Santiago.— Le lieutenant Hobson et quelques autres braves dont un canadien Mai 12.Mai 19.Mai 24.Mai 25.Mai 28.Mai 31.Juin 3. — 3i — ( Charette ), réussissent il couler leur navire, le “ Mairimac ” dans le chenal de sortie du Cervent.Us sont faits prisonniers.— Bombardement de Caimanera.— 600 marins américains abordent à Guantanamano.— Les Espagnols cherchent en vain uà déloger les Américains.— Une première expédition sous les ordres du général Shatter laisse Tampa pour Santiago où elle arrive le 20 juin.— Une nouvelle Hotte espagnole, sous les ordres de Camara, part de Cadix pour une destination inconnue.— L’armée de Shatter touche terre à Juin 6.Juin 10.Juin 11.Juin 13.Juin 15, Juin 22.Daiquiri.— Chaude rencontre des Rough Riders et des Espagnols à La Quasima.Seville est prise par les Américains, les ordres du général Chaffee, Juin 24.sous — Les Américains annoncent qu’ils vont envoyer une Hotte en Espa-Les Espagnols se préparent conséquence.Ils savent que les Puissances tiennent à ce que la guerre se localise dans les An- Juin 27.gne.en tilles.— La première expédition, partie le 25 mai, arrive à Manille.Chemin faisant le croiseur Charleston s’em- Juin 30. — 32 — pare d’une des îles La drone.Juillet 1 et 2.— Bataille d’El Caney.Les Américains attaquent les avant-postes des Espagnols.La lutte est terrible, il y a plusieurs milliers de morts et de blessés, mais les Espagnols sont obligés de se réfugier dans la ville de Santiago.— Cervera, sous l’ordre de Blanco, capitaine général de Cuba, cherche à sortir du port de Santiago, tout en sachant qu’il court à une destruction certaine.Sampson est absent dans le moment, mais toutes les mesures sont prises.Le commodore Schley les exécute.Les Es' pagnols succombent sous une grêle de boulets.Mais les Américains ne peuvent mettre la main sur aucun de leurs navires, pas plus qu’à Manille.Cervera est fait prisonnier avec plusieurs centaines de marins.D’autres, eu grand nombre, sont tués.Plusieurs gagnent la côte à la nage.L'héroïsme do Cervera lui attire d’universelles sympathies.— La flotte de Camara entre dans le canal de Suez en route, soit disant, pour les Philippines.— Hobson et ses compagnons, prisonniers, sont échangés.— Camara revient sur ses pas.Juillet 8.Juillet 5.Juillet G.Juillet 8. — 33 — — Santiago bombardé.Position critique des Américains, malades et peu nombreux.— Santiago à bout de vivres et de mu- nitions, capitule.Le général Toral assume les responsabilités de la capitulation, au défaut de Linares, sont chef, blessé.— Le général cubain Garcia se déclare mécontent des Américains qui font mine d’ignorer, les Cubains, à la reddition do Santiago.— Aguinaldo, chef des rebelles, dans les îles Philippines, proclame sa dictature.Il tient Manille assiégée.— Le général Miles débarque S,500 hommes à Guanico, dans l’ile de Porto-Rico.Juillet 10.Juillet 14, Juillet 21.Juillet 22.Juillet 25.— L’Espagne demande la paix.•Juillet 26 •Juillet 28 au30— Les Espagnols tentent un cflort inutile à Mainte, près de Manille.— McKinley donne ordre de cesser les hostilités, le protocole qui termine la guerre ayant été signé par le secrétaire d'Etat, Day, et par M.Gambon ambassadeur de Août 12.France, agissant au nom do l’Es- pagne.— L’amnistie étant ignorée à Manille, cette ville est attaquée par terre et par mer, et prise.Août 13. — .34 — Octobre 13.— Lcr Américains prennent possession définitive de Porto-Rico.La guerre hispano-américaine n duré 114 jours.Les Américains ont dépensé pour cette guerre au' delà de 150 millions de piastres, dont 32 pour la marine, et 65 pour l’armée de terre.Depuis le 4 mars 1895, date des difficultés de l’Espagne avec les Cubains, jusqu’au 30 juin 1898, les Espagnols ont dépensé près do 390 millions de piastres, et perdu 60,000 hommes, dont 58,000 par les fièvres.Ajoutons à cela la perte de Cuba et do Porto-Rico.Le sort des Philippines n’est pas en décidé.Une conférence do commissaires américains et do commissaires espagnols se tient à Paris.FETES de QUÉBEC, en l’HONNEUR de CHAMPLAIN".Elles ont été superbes.Le fondateur de Québec ne méritait pas moins.Si Québec avait vu là, de plus, une couronne d'évé- ques, Champlain n’en aurait pas souffert, et ces l'êtes n’auraient pas eu d’égales.F.-A.B.LE MONDE DES NOUVELLES iSÊ» La conférence commerciale do Québec sera reprise à Washington.Au Manitoba, la récolte de blé dépasse de 15 mil' ions de mevAi celle de 1317.Si — 35 — Les Révérends Pères Dominicains célèbrent avec pompe le 25ème anniversaire de leur arrivée au Canada Superbe numéro du Rosaire, ù cette occasion.M.de Labriolles donnera, cette année un cours de littérature il l’Université Laval de Montréal.Une dame Cloutier de Saint-Séverin de Beauce, brave femme chrétienne, tue ses quatre enfants, en l’absence de son mari.Elle est actuellement à l’asile.Affaire dans le genre de celle de Torn Nulty.Gnillemain avec moins de chances a eu plus de chance.Interné au pénitencier.La ville de New-Westminster, Colombie Anglaise, est en grande partie détruite par le feu.L'industrie de la pulpe prend de grands développements.La prohibition n’a pas eu de chance dans la province de Québec.11 y aurait à faire ici des réflexions curieuses eu réponse à cette question : Quelles sont les populations qui, en dehors des questions d’esprit de parti, ont, le plus, le sens commun ?M La cloche tubulaire ! Tube plus ou moins long, plus ou moins large.Découverte récente de M.Harrington, un anglais.L’américanisme occupe une partie de la presse de Franco.L'américanisme est une manière spéciale d’application des choses religieuse.Cette manière paraît un peu large à certains esprits.L'Eglise d’Anglete rre se scandalise, parce que plusieurs de ses membres ont des idées trop catholiques.Nicolas II de Russie vient de rendre la lib rté religieuse à 011,000 catholiques polonais du rite grec-uni. — 36 — Guillaume, empereur d’Allemagne, en route pour Jérusalem.Ovation à Constantinople.Les amis de l’influence française en Orient redoutent ce voyage.Pauvre empereur de Chine ! Il n’y a pas moyen de savoir, s’il est mort ou vivant.# 4» Apparition récente et merveilleuse de l’enfant Jésus, par un témoin oculaire, le Révd.M, Clovis Thibault, curé de Saint-Joseph de Syracuse (i) ( Traduit du Syracuse Courier, G avril 1898 ) L’apparition récente et miraculeuse de l’Enfant Jésus, dans l’église Saint-Joseph de Syracuse, N.-Y., a vivement impressionné la population au loin, comme à proximité.La statue, comme sous le nom de “ l’Enfant-Jésus, miraculeux de Prague ”, venait d’être installée dans l’église.Les fidèles furent invités à faire une neuvaine de prières au Divin Enfant et à la sainte Famille, en commençant les exercices des Quarante Heures.Le Saint-Sacrement était exposé sur le grand autel.Le sermon du jour fut le commentaire des paroles de saint Jean : “ Et le Verbe a été fait chair et II a habité parmi nous ”, ou, l’incarnation du Fils de Dieu, perpétuée dans la sainte Eucharistie : “ Voici • que je suis avec vous pour toujours, môme jusqu’à la consommation des siècles ”, Le second jour do l’adoration, l'Hostie consacrée continuait d’être exposée sur 1 autel.Dans l’après-midi, deux enfants de chœur priaient dans le sanc- (1) Nous reproduisons cet article pour la deuxième fois, parce qu’une transi option typographique la défiguré, la première fois. — 37 — tuaire, lorsqu’une personne pieuse s’agenouillant auprès de la sainte table, conseilla tout bas, a 1 un d’eux qui paraissait fatigué, d’être plus dévot, en la présence de Dieu._ , En élevant les yeux, l’enfant s’écria : 1 Oh ! regardez donc l’Enfant Jésus ” ! Son compagnon et 1 instituteur de l’école du dimanche virent la même apparition avec grande surprise.L’attention des quelques personnes alors présentes dans l’église, se porta vers l’autel et tous virent la même chose : “ L’image de l’Enfant-Jésus de Prague, sur la sainte Hostie, distinctement tracée, comme si elle était empreinte sur la sainte Hostie et réfléchie par une vive lumière en arrière.Averti de l’étonnante apparition, je la vis comme les autres : Je l’ai observée avec soin, mais sans pouvoir m’en rendre compte.J’en étais, cependant, vivement impressionné.“ C’est étrange ” me disais-je ” ; puis, sans prononcer d’autres paroles, j atten- Les enfants de chœur retournèrent chez eux pour le souper, et revinrent bientôt, avec les autres entants de chœur qui entrèrent avec précipitation dans 1 église pour y voir le prodige.Tous le virent et s écrièrent, à la fois : “ L’Enfant-Jésus ”1 Plus de trente personnes, hommes, femmes et enfants ont vu l’Apparition et l’ont attestée.Elle a été parfaitement visible de 3.30 heures environ à 7.30 heures du soir.Elle disparut graduellement, peu de temps avant la clôture des exercices du soir.L’obstensoire et les lumières restèrent dans la même position, mais on ne voyait plus que la sainte Hostie., , , Je n’avais pas prononcé une seule parole de commentaire à ce sujet.A ma grande surprise, cependant, la nouvelle s'en est propagée avec la vitesse de l’éclair.Le lendemain matin, des centaines de personnes parlaient de 1 apparition miraculeuse, elle lut annoncée immédiatement par les journaux et produisit une profonde impression sur tous dans la ville et les localités environnantes.Les commentaires et — 3§ — les diverses versions, comme à l’ordinaire, n’ont pas lait défaut.Maintenant, que devons-nous en penser ?Ce qu’il vous plaira.D’autres ont le même droit.Les faits sont là, évidents, bien établis, indéniables.Ne reste fins que la question : à quelle cause attribuer le prodige ?Est-ce une illusion d’optique ?Si c’en était une, elle ne provenait pas d’une disposition particulière de l’organe visuel, puisque l’objet s’est manifesté aux yeux de tant de personnes.Si elle a été produite par le luminaire, pourquoi 1 apparition a-t-elle cessé, malgré que le luminaire, soit resté le même ?pourquoi la.réflexion n’a-t-elle pas continué, sous les mêmes circonstances ?De plus, comment expliquer la coïncidence qu’au dessus du maître autel, la réflexion représentait exactement l’image de l’Enfant-,lésus que l’on vénérait alors et qui se trouvait sur un autre autel en dehors du sanctuaire ?Toute personne d’un bon sens ordinaire dira : Il y a là quelque chose d'étrange, quelque chose détonnant, quelque chose d’inexplicable.Pourquoi ne pas dire quelque chose de providentiel ?Mais, n’en restons pas là, car si l’on prend tout en considération, aucun catholique sincère no devrait rougir d’admettre que l’apparition était surnaturelle et miraculeuse ! Dieu merci, j’y crois, Dieu en soit loué ! B.G.Thibault.MOIS DES SAINTES AMES Les sœurs de la “ Miséricorde ” de Milwaukee ont la sainte continue d’offrir à notre Divin Sauveur, durant le mois de novembre, toutes leurs prières et bonnes œuvres pour l’avantage spirituel et temporel de tous demandent leur aide qui ceux l'ai' ce moyen et en particulier, - 39 — pi" 12^ ¦ liïiiss ¦ Sueurs visent à une liante education.« flans les institutions de chantes publiques, leur voca- ou de miséricorde en aussi **— 4° “*¦* iE BONHOMME CAREME sar** "s‘“”“>s »•*«“ “s nous cUiil bien une vraie * mmmm aux «le printemps, hic «[ue le bon- - 4.1 - Aussi comme je me serrais auprès île ma bonne, lorsque je passais près du banc qu’il avait choisi pour lieu du repos et auquel il avait accorde toute sa prédilection.Comme je baissais la tôle lorsque j'avais quelque léger méfait sur la conscience.Il me semble encore entendre sa voix grave et légèrement caverneuse m’interpeller do la sorte : — Avez vous été sage aujourd’hui, monsieur ?Brr ! j'avais froid alors jusque dans lu moulin dos os.Et sur les plaintes de ma gouvernante : — Eh bien ! monsieur, ripostait le père Carême, les enfants qui ne sont pas sages ne dim ni pas avec papa.Vous mangerez avec votre chat ce soir.Je me sauvais éperdu, tremblant.Mais aussi le jour où j'avais mérité de ma bonne mère quelque compliment, le jour où jo n’avais mécontenté ni mon précepteur ni mou père vénéré, oh ! ce jour là, j’étais hardi et lier.Je no m’éloignais plus du banc redoutable, je le rasais ou passant, au contraire, et retirant respectueusement ma casquette : — Bonjour, papa Barbillon, m'écriais-je vivement, j'ai été bien sage aujourd’hui.— Vous avez été bien sage, monsieur, disait lo bon vieux A la bonne heure.Vous mangerez à la table de votre père.C’est là la récompense des enfants obéissants.Oli ! mon cher lecteur, vous ne pouvez croire comme celte phrase ir.u rendait heureux.J’avais une provision de bonheur et de contentement pour toute la journée.Lorsque je fus plus grand, mes parents m’engagèrent à adresser, chaque jour, quelques paroles au vieillard en le rencontrant, et ils me le proposèrent comme exemple.De fait, sa vie pourrait servir aisément de modèle comme vous rapprendrez tout à l'heure.Inutile Je dire que j’usai largement de la permission paternelle.Un me vit bien souvent, ce qui m'attira maintes fois force railleries do la part du mes camarades, on nie vil bien souvent, dis-je, assis de longues heures auprès du Carême, et écoutant avec avidité ses récits.Comme tous les vieillards, le père Carême aimait à conter, et il contait bien, et il contait avec intérêt, et ses histoires portaient en elles un'enseignement.Cet homme c’avait ni éducation ni instruction ccpen — 4 2 - mais il avail du cœur, mais il avail de la varia, liant mais il avail de bons principes.Joignez à cela qu'il avail beaucoup vu, parce qua avait beaucoup voyagé, et que, doué d’une mémoire heureuse ei d'un jugement sain, il avait beaucoup retenu el il appréciait lus fails et les hommes à leur juste valeur.Oh I je ne perdais pus mon temps avec lui, et sans que doutions tous les deux, je commençais déjà, cours de philosophie qui devait nous nous en sous ses auspices, un m'être de grande utilité par la suite.Et d’abord ce lut le père Carême qui, le premier, dégoûta à tout jamais des révolutionnaires et m inspira l’horreur des révolutions.Il l'ail»il l’entendre raconter les excès dont il avait ele témoins à Paris sous la première République.11 avait alors onze ans et était apprenti menuisier chez son parrain, Qui entretenant des relations avec la lain11 le Nouilles, n’éluil nullement disposé eu faveur des sansculottes dea buveurs de sait y.Le père Carême avait puise, dès ses premieres années, dans les leçons de son patron, une haine forte vive de la Revolution., .Celte haine devait s’accroître en presence dos laits.Il fut spectateur des massacres de 1792, et vit porter dans Paris, sous les croisées du Temple, lu tête de 1 infortunée princesse de Lumbulle.Il contempla lu loule sinistre qui accompagnait cet odieux cortège, et il rentra chez son parrain, tellement écœuré de la scène ignoble a laquelle il venait d’assister sans le vouloir, qu'il demanda immédiatement à quitter Paris.Les évènements ne le lui permirent pas, et il dut subir de plus allligeanls spectacles encore., , , — Non, jamais, me dis ait-il, ces horribles taoleaux no s’elfaceront de ma mémoire; jamais je n’oublierai la ligure des misérables qui ont pris part à ces luttes fratricides et sanguinaires.J'écoutais le vieillard avec le plus vil interet, et je prenais la plus large part à sa légitime indignation.Vue de fois les cheveux ne se sont ils pas dresses d horreur sur ma tête d’enfant un lui entendant enumerer tous es forfaits dont peut se rendre coupable une foule aveuglée cl poussée au crime el au désordre par quelque muueui interesse ! me — 43 - ¦ “ÏÏ ?»," SffiS, m *m «• •“*'»1 “ tous les rapports.seule se trouve homme Son sous car l'ami 1- bien embarrassée avec le, sous Une femme prit un :###==== SiSBiSSS — 44 — direction son apprentissage d’ouvrier.Je lui mettrai le pain à la main et, plus tard, s'il le veut, il n’aura pas besoin de chercher bien loin pour se pourvoir.Ma boutique deviendra la sienne ».Lanière Barbillon n’oublia aucunement la lettre de l'obligeant parrain.Deux années s’étaient ù peine écoulées qu’elle lui expédiait Jean par la galiote.Le parrain accueillit son tilleul eu veritable père.L’eu l'uni était soumis, obéissant, plein dull'eclion.Gacé s’attacha immédiatement a lui, et, avec lu temps, cet attachement ne lit que s'accroître.Il s'accrut si bien que, seize ans plus tard, quand Jean Gacé vint ù mourir, H instituait comme son seul et unique héritier Jean Barbillon.Il mi laissait, outre sa boutique, environ une vingtaine de mille francs, une fortune pour le temps.Mais Barbillon était complètement dégoûté de Bai ls.Les a 111 i géants excès qui s'étalent passés sous sus yeux l'avaient indisposé au dernier point contre celte ville.Il brûlait d’en être burs.Depuis longtemps déjà il l’eût eût consenti et s’il n’eût craint quittée si son parrain y (l’allliger son porc adoptif en l’abandonnant.Il s’empressa de se debarrasser de son fonds pour rovenir a Mantes.il avait lune d’ailleurs de revoir sa more et sa sœur qu’il connaissait à peine ; et un rêve avait germé dans sou cerveau ; celui de s’établir dans sa ville natale.Il rentra donc au foyer maternel; mais il ne devait pas y rester longtemps.H y était à peine de retour, que sa mère vint à mourir.Geneviève, — c’était le nom de la sœur de Jean, — avait alors dix-huit ans.Elle allait se trouver sans autre protecteur que son frère bien jeune encore.Celait pour un jeune homme une lourde charge que la surveillance d'une libelle alerte et quoique peu coquette.Geneviève était courtisée par un clerc d’huissier d'm1’-nimenl de mente; disuil-on, qui l’aimait beaucoup et qui eût été fort heureux du succéder à son patron, s’il eût eu quelque argent , mais le malheur était qu’il n’avait pus devant lui' un sou vaillant qui lui pei mil d’arriver à la realisation de ses désirs et de devenir l’heureux époux de lu II lie du marinier.G’èlait bien dommage. — 45 " lionne œuvre a faire et Jean comprit qu’il y avait il ne recula pas à l’accomplir.Il alla trouver le clerc il’lmissier — Germain, lui dit-il, est-il vrai que voit' ayez de ma sœur pour le bon motif ?, — Pour ça, oui, M.Jean ; mais je sms si pauvre Hélas ! que ferions-nous en ménage.— Qu’à cela ne tienne, je puis vous venir en aide.— Vrai ?— Oui ! ne vous tourmentez pas.Mathieu et demandez-lui ce qu’il veut de «ou etude Maître Mathieu, consulté, déclara que sa charge valait bien vingt-cinq mille francs et qu’il ne la céderait pas Hard de moins.une envie : Parlez fi Maître pour un Jean compta les vingt-cinq sfancMenante^nant^ à Germain, il faut vous marier mille francs à l’huissier ma sœur et.promptement, je ne veux pas que plus longtemps., .Un mois après le mariage était conclu.— Nous vivrons ensemble, mon bon petit frère, avait, dit Geneviève à Barbillon.Tu verras quelle existence heureuse nous mènerons.Tu ne nous quitteras pas, tu ,M jJan'^vaiMiromis avec le plus grand enthousiasme.Hélas ! il V avait à peine six semaines que 1 on vivait en commun que la vie était devenue à tous insupporta- 1,1e.Geneviève avait le cœur froid et égoïste ; froid et non moins égoïste était son man.On considérait déjà que Jean qui avait _ qui n’avait plus rien, par consequent, a offrir, était devenu presque une charge pour le menage ; et on entreprit de lui faire sentir qu’il gênait.Le malheureux l’avait déjà compris.Depuis quelques semaines il souffrait, il soulfiait "un bemnmitin, il décrocha ses outils de leur râtelier, les mit dans un sac, jeta le sac sur eon dos, et ouvrant la porlejde l’étude de son beau-frère.non moins tout donné vt Je pars, cria-t-il à Germain et à Geneviève renais * Les pi edi- me brûlent à rester dans l’in action.J’éprouve' le besoin de faire mon tour de France.— Bon voyage, frère ! lui répondit-on, et l’on rien pour le retenir.Jean s’éloigna de Mantes le cœur ulcéré, Il aimait tant sa sœur, et son pays lui était si cher.Pendant quinze années il roula de ville en ville travaillant un jour ici, un autre jour là, partout se faisant estimer, et laissant apprécier les nobles qualités de son cœur.Il n’avait pas été sans amasser quelque argent, car il était sobre et économe, Le besoin de revoir Mantes le prit.N’avait-il pas, d’ailleurs à embrasser deux neveux que la Providence lui avait accordés et qui devaient être déjà bien grands Il boucla son sac et se mit en route.Son beau-frère et sa sœur lui firent le meilleur accueil.Ils savaient que Jean revenait les poches garnies.Il n’y eut pas d’attention qu'on ne lui témoignât.Barbillon était enchanté.11 se reprit d’avoir un instant douté de sa famille.Un jour pourtant, Germain le prit à part et lui avoua confidentiellement que ses affaires marchaient mal et que son étude périclitait extrêmement.— Hélas ! soupira-t-il, que deviendront ma femme et mes pauvres enfants, si je ne puis conserver ma charge, Les petits étaient bien gentils, Geneviève était fort avenante.Jean eut de nouveau pitié.De nouveau, il s’abandonna à l’élan de son cœur; •- Tiens, dit-il à l’huissier, prends, et il lui remit les deux ou trois mille francs qu’il avait amassés pendant ses quinze années.Celui-ci se précipita au cou de Barbillon en le nommant son sauveur, et en l’assurant de sa reconnaissance.Mais Jean qui sentait vivement, et qui, aussi, voyait clair, n’en attendit pas les effets.Le lendemain, de bon matin, il se remit en route.Ce deuxième voyage devait être fata' au malheureux.Il y avait à peine dix mois qu’il était parti, qu’il lui arriva un cruel accident.En aidant un jour des charpentiers dans leurs travaux, il passa à travers un plan- lie tenta — 47 — cher et se brisa plusieurs côtes.On le comiuiait à l’hôpital de l’endroit.Mais Barbillon avait horreur de l’hospice.Sitôt qu’il se sentit mieux : — Qu’on me ramène à Mantes, fit-il.Bien qu’il connût le caractère de Geneviève et de Germain, il ne pouvait supposer cependant que ceux-ci refuseraient de lui porter secours.Ne les avait-il pas fait riches naguère, d’ailleurs ?Et puis il espérait se rétablir et pouvoir travailler par la suite.Vain espoir, ii devait rester impotent et il devait avoir le chagrin de se voir refuser un asile chez ses parents.Ce fut pour le malheureux un coup terrible.Je ne sais comment il lit pour le supporter, du caractère qu'il avait.Mais la Providence veillait sur lui sans nul doute.Cet homme, qui craignait tant l'hôpital, n'a eu besoin d’y rentrer que dans ces derniers temps, alors que son intelligence affaiblie ne lui permettait pas de s’appesantir extrêmement sur une idée affligeante pour lui.Ce fut dans Mantes un toile général contre Geneviève et son mari.On ne put les faire revenir de leur cruelle détermination, car les égoïstes sont impitoyables ; mais la charité publique s’exerça activement envers Barbillon.Deux personnes riches qui avaient contracté vis-à-vis de sa famille une dette de reconnaissance, en profitèrent pour l’acquitter à l’égard du pauvre ouvrier.Il lui firent une petite pension qui lui a permis de subsister jusqu’à ces mois derniers.Alors seulement ou a sollicité son admission à l’hospice de la ville.Tel fut l'homme dont un ami vient de m’annoncer la mort ce matin, et qui m’a rappelé les souvenirs que je viens d’évoquer.Pauvre bonhomme Carême I Combien je lui étais réellement attaché, et combien aussi il m’avait pris en amitié sincère.Rien de ce qui me touchait ne lui était insensible.Je rappellerais toujours avec quelle joie il accueillit mes premiers succès, et combien il se montrait heureux dans la suite de ce qui pouvait m’être agréable.me Les évènements, les lmsards de la vie nous séparèrent souvent et longtemps, mais je ne revenais jamais ù Manies sans m’enquérir de lui, et sans, autant que possible, Paul Liorël.aller Ini serrer lu main.DE 20 PAQUETS PAS BESOIN D'ARGENT DONNEE GRATIS POUR LA VENTE î a »âê Nous donnons gratis, une montre en nickel, à remontoir, mouvements américains, garantie comme régulateur de temps ; 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