Relations, 1 juillet 1966, Juillet
[" revue du mois, numéro 307, montréal, juillet 1966, prix 50* RELATIONS Sacerdoce et célibat L\u2019affaire de Louvain Une politique de la main-d'œuvre Création et évolution.\u2014 Après le 5 juin.\u2014 Après le Concile.\u2014 Réflexions d\u2019un aumônier d\u2019hôpital.\u2014 Institutions chrétiennes et école confessionnelle. SOMMAIRE RELATIONS JUILLET 1966 REVUE DU MOIS Éditoriaux.197 Le 75e anniversaire de Rerum novarum.\u2014 La liberté religieuse en Espagne.\u2014 Après le 5 juin.publiée par un groupe de Pères de la Compagnie de Jésus Directeur : Richard Arès.Articles Sacerdoce et célibat.Marcel Marcotte 199 Création et évolution \u2014 I .Alphonse Tremblay 201 Une politique provinciale de la\t, main-d\u2019œuvre \u2014 I.Emile Bouvier 204 Rédacteurs : Luigi d\u2019Apollonia, Gérard Hébert, Marcel Marcotte.Collaborateurs : Joseph d\u2019Anjou, Georges-Henri d\u2019Auteuil, Jacques Cousineau, Fernand Potvin, Jean-Paul Rouleau.Au service du français: Français international.Joseph d\u2019Anjou 205 L\u2019affaire de Louvain.Dimitri Michaélidès 206 Après le Concile.Joseph Ledit 211 Réflexions d\u2019un aumônier d\u2019hôpital.Dominique Casera 212 Le théâtre: la Grande Roue.\t.\t.Georges-Henri d\u2019Auteuil 214 Les États généraux du Canada français.Michel Pelletier 215 Lecture du mois: « Les Cahiers de Sainte-Marie ».René Dionne 216 Au fil du mois .\t 217 Balaguer victorieux.\u2014 Kuo Mo-jo.\u2014 La communauté chrétienne à l\u2019école.Avec ou sans commentaires: Le problème des institutions chrétiennes et de l\u2019école confessionnelle.219 Les livres.221 Secrétaire de la rédaction : Georges Robitaille.Administrateur : Arthur Riendeau Rédaction et abonnements: 8100, boulevard Saint-Laurent, Montréal-11.Publicité: Cie des Publications Provinciales Limitée 110, Place Crémazie (Suite 719), Montréal-11.Tél.: 384-6800 M.Jean-Robert Gendron est autorisé à solliciter des abonnements pour la revue.Relations est une publication des Éditions Bellarmin, 8100, boulevard Saint-Laurent, Montréal-11.Téléphone: 387-2541.Prix de l\u2019abonnement: $5 par année.Le numéro: $0.50.Relations est membre de Y Audit Bureau of Circulations.Ses articles sont répertoriés dans le Canadian Periodical Index, publication de l\u2019Association canadienne des Bibliothèques.Notes bibliographiques Ouvrages reçus III IV Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et l\u2019envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.VIENT DE PARAÎTRE BIBLIOGRAPHIE LINGUISTIQUE DU CANADA FRANÇAIS par Gaston Dulong Ce volume est le premier d\u2019une série d\u2019ouvrages sur la langue et la littérature françaises au Canada, qui seront publiés par les Presses de l\u2019université Laval, en coédition avec la Librairie Klincksieck de Paris, dans la collection « Bibliothèque française et romane» du Centre de Philosophie et de Littérature romanes de Strasbourg.Cet ouvrage reprend la Bibliographie du parler français au Canada de Geddes et Rivard (1906) devenue introuvable depuis longtemps et la continue jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Laissant de côté ce qui a trait à l\u2019anthroponymie et à la toponymie, cette bibliographie recense les travaux se rapportant à la langue proprement dite (vocabulaire, morphologie, prononciation et syntaxe).6\" x 9\", xxxii - 166 pages, broché, $4.En vente chez votre libraire et chez l\u2019éditeur.LES PRESSES DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL C.P.2447, QUÉBEC-2, Québec Avez-vous songé à offrir un abonnement a RELATIONS en cadeau ?Ceux qui le font ne le regrettent pas. montréal juillet 1966 numéro 307 RELATIONS t COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE Sièg* social : Montréal 213 l\u2019esprit de Dieu et patiemment supportés, deviennent, dans l\u2019offrande eucharistique, « offrandes spirituelles agréables à Dieu, par Jésus-Christ ».Ces offrandes rejoignent l\u2019Oblation du Corps du Seigneur, pour être offertes en toute piété au Père.La messe se déroule très simplement, dans l\u2019offrande et la prière communautaires et laisse toujours un très bon souvenir.Au sujet de l\u2019Onction des malades, il y a eu récemment quelques changements secondaires dans l\u2019ordre des rites.D\u2019autres changement plus importants dans les textes des prières viendront.En attendant les textes qui seront, dit-on, communautaire de l\u2019Onction des malades.De ces membres de mon corps, qui sont devenus membres du Christ par l\u2019effusion de l\u2019eau et l\u2019Esprit-Saint, j\u2019ai fait mauvais usage.L\u2019Onction des malades est la remise à neuf de mon état de baptisé, donc aussi un réajustement vis-à-vis de tous les frères avec qui je suis lié sur terre, comme aussi la préparation à la rencontre de la communauté de l\u2019Église triomphante.Toute l\u2019Église diversifiés, selon l\u2019état de gravité des malades ou des moribonds, essayons de saisir la dimension communautaire de l\u2019Onction des malades.C\u2019est à partir du Baptême que nous retrouvons le sens vraiment est affectée par chaque Onction des malades.De toute façon, il faut nous mettre en garde contre la routine, l\u2019habitude, les formules passe-partout.Même si notre temps est mesuré et que d\u2019autres malades nous attendent, il faut nous rappeler que dans la rencontre du prêtre avec le malade, l\u2019histoire de la Rédemption se répercute.Chaque âme est unique au monde, Pour chacune le Christ a donné sa vie.Telle est notre foi.C\u2019est Lui qu\u2019il faut donner au malade de rencontrer en notre personne.Hôpital général Saint-Vincent-de-Paul, Sherbrooke.le théâtre Georges-Henri d'AUTEUIL, S.J.Péniblement, l\u2019été est arrivé, accompagné des projets de vacances et de la dispersion des comédiens, un peu partout dans la province, pour des manifestation de théâtre estival.Grâce à ces représentations diverses, ordinairement d\u2019œuvres légères et de divertissement, les villégiateurs et les touristes peuvent varier leurs plaisirs de vacances.Cette heureuse initiative est toutefois surtout une aubaine pour les résidants des régions plus ou moins éloignées de la Métropole et, ainsi, incapables, sauf très rarement, de s\u2019accorder une soirée de théâtre ou de musique, pendant l\u2019année.La réciproque est vraie \u2014 relativement au théâtre d\u2019été \u2014 pour beaucoup de citadins condamnés à séjourner en ville pendant la belle saison.Plusieurs seraient bien aise, un soir ou l\u2019autre, de laisser reposer leur appareil de télévision et de négliger le cinéma du quartier pour se délecter, au théâtre, d\u2019une belle pièce.Entre autres endroits \u2014 rares, à vrai dire, \u2014 ils pourront fréquenter la jolie salle \u2014 et fraîche \u2014 de Paul Buissonneau, rue des Pins, et s\u2019amuser avec les comédiens du Théâtre de Quat\u2019sous, qui y représenteront, tout l\u2019été, la comédie de Guillaume Hanoteau, la Grande Roue.LA GRANDE ROUE Guillaume Hanoteau \u2014 qu\u2019il ne faut pas confondre avec Gabriel, historien et académicien de renom \u2014 affectionne, semble-t-il, évoquer, dans ses pièces, le milieu pittoresque et turbulent du monde interlope.En fait, la Grande Roue est justement le nom d\u2019un tripot de luxe, disons plutôt de demi-luxe, dont le propriétaire est un escroc assez célèbre, père, au surplus, d\u2019une toute jeune fille, élevée plutôt librement, comme on peut le penser.Tous les croupiers et autres employés de la Grande Roue ont le béguin pour cette Nina, d\u2019ailleurs peu farouche.Certains idées de la demoiselle ne sont pourtant pas de tout repos.Elle aime à dire \u2014 et à expérimenter \u2014 qu\u2019aimer c\u2019est souffrir.Ses nombreux amoureux éprouvent à leur tour les effets de cette théorie.Mais voilà! La volage Nina s\u2019amourache \u2014 et sérieusement \u2014 d\u2019un jeune homme, le plus rangé de la terre, naïf comme on n\u2019en fait plus (au vrai, nous sommes en 1912, avant les deux grandes guerres émancipatrices de l\u2019humanité!), et surtout qui croit que l\u2019amour est un porte-bonheur et rend heureux.Tout le contraire, donc, de Nina qu\u2019il aime, lui aussi, et prétend épouser.Après l\u2019avoir rencontrée au Jardin des Tuileries, il la relance à la Grande Roue pour demander sa main à son truant de père qui en tombe des nues.Thème dramatique bien peu original, mais qu\u2019Hanoteau s\u2019efforce de corser par des péripéties ingénieuses et des méprises loufoques.Tout s\u2019arrangera pourtant le mieux du monde et l\u2019ingénuité l\u2019emportera sur la roublardise et les machinations équivoques.Le déroulement de l\u2019action d\u2019un sujet si mince est parfois un peu lent.Le mouvement s\u2019accélère cependant et la dernière partie est vive et enlevée.Porteuse d\u2019aucun message, pas compliquée pour deux sous, cette comédie veut simplement nous amuser sans forcer nos méninges: une pièce de vacances, quoi! C\u2019est sûrement le but cherché \u2014 nous détendre \u2014 par Paul Buissonneau dont la mise en scène souligne les éléments comiques de la pièce à laquelle il a donné un tempo alerte, même trépidant.En quête d\u2019un programme, inexistant le soir de la première, il nous a fallu nous ingénier à découvrir nous-même, sous les costumes et maquillages de scène, les interprètes de la pièce.Yvan Canuel était parfaitement reconnaissable en propriétaire de la Grande Roue, mais, habitué à jouer des rôles de composition particulièrement cocasses, il ne paraissait pas très à son aise dans son personnage peu en relief.Jacques Zouvi a détaillé avec aplomb et vivacité son rôle de croupier très sûr de lui.Même remarque pour son collègue qui était, je crois, Réjean Roy.Andrée Saint-Laurent remplissait le rôle d\u2019une excentrique et extravagante demi-mondaine, personnage obligé des tripots comme la Grande Roue.Mireille Lachance interpréta avec beaucoup de charme la petite Nina.Par son allure et son jeu, elle fait penser à Lise La Salle, ce qui, à mon sens, est un compliment, pourvu que cela ne tourne pas à la copie.Son amoureux, ancien boy scout grand amateur de la marche, est probablement Jean Bégin, si je me réfère à la publicité des journaux.Il a l\u2019allure empesée et gauche qui convient à son rôle mais son jeu garde quelque chose de mécanique qui n\u2019est pas naturel.Le temps et l\u2019expérience l\u2019assoupliront.Il y a aussi une gouvernante très « vieux style », amusante et, pour moi, parfaitement inconnue.Avec la Grande Roue, le Théâtre de Quat\u2019sous tient en main un spectacle qui devrait faire une belle saison estivale.214 RELATIONS Les Etats généraux du Canada français Michel PELLETIER* Comme l\u2019indique l\u2019expression « États généraux », le but du projet est de rejoindre toutes les parties du peuple canadien-français, afin de définir collectivement ses besoins et ses aspirations, ainsi que l\u2019avenir constitutionnel qui, réponde à ces besoins et aspirations.C\u2019est pour cela que les États généraux sont nécessaires et pas pour autre chose: aller recueillir la Volonté populaire.Le principal défaut de notre démocratie électorale n\u2019est-il pas que la nation canadienne-française n\u2019a jamais été consultée sur son avenir constitutionnel ?Principalement à cette heure où le Québec, fondement de la nation canadienne-française, est appelé à vivre la tranche la plus décisive de son histoire, cette lacune de la démocratie que nous connaissons ne risque-t-elle pas de devenir un objet de frustration pour les Canadiens français, particulièrement pour les Québécois?Ils ne se sentent pas citoyens à part entière parce que non consultés sur des problèmes aussi capitaux pour la survie de leur langue, leur culture et leur patrimoine.C\u2019est M.Raymond Barbeau qui disait, avec grande justesse, dans un mémoire présenté à la Commission fédérale d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme: Le peuple n\u2019a jamais consenti formellement, et selon la pratique habituelle lors de l\u2019adoption d\u2019une constitution nationale, a être gouverné de la manière qu\u2019il l\u2019est depuis 97 ans.Le gouvernement fédéral, s\u2019il est légal, n\u2019est pas légitime puisqu\u2019il ne s\u2019est pas appuyé dès l\u2019origine sur la volonté populaire.Les institutions qui dirigent le Canada et plus particulièrement le Québec n\u2019ont pas été créées par le peuple, avec l\u2019accord du peuple.La constitution canadienne n\u2019a jamais été votée par le peuple.Aucune institution fédérale n\u2019a reçu la sanction populaire par référendum ou plébiscite.De cette tare, la Confédération ne pourra jamais se départir, sauf en donnant au peuple l\u2019occasion d\u2019exprimer son choix sur la forme de gouvernement qu\u2019il désire foncièrement.C\u2019est en vue de répondre à la nécessité de cette recherche fondamentale * Michel Pelletier, ex-président de l\u2019Association générale des Étudiants de l\u2019Université de Montréal, et maintenant directeur général des Etats généraux du Canada français.JUILLET 1966 d\u2019une saine démocratie que la Commission itinérante des États généraux est allée dans les régions de Joliette, Rimous-ki et Saint-Hyacinthe, recueillir les idées exprimées par la population et par les corps intermédiaires sur les problèmes culturels, socio-économiques et constitutionnels.Cette tournée régionale de la Commission itinérante, composée de MM.Jacques-Yvan Morin et Georges-Émile La-palme et du Père Richard Arès, S.J., fut l\u2019occasion d\u2019un très riche contact avec la population.L\u2019historien Mason Wade avait sûrement raison lorsqu\u2019il parlait du « vieux bon sens inexprimé » des Canadiens français.Cette première tournée nous a donné la preuve que les « non-instruits » avaient beaucoup de choses à exprimer et qu\u2019il fallait leur faire confiance sur le choix de notre avenir constitutionnel.Dans chacune des régions, les nombreux participants venant de la C.S.N., de PU.C.C., de la F.T.Q., des S.S.J.B., du B.W.E.Q., etc., se divisaient en quatre commissions d\u2019étude principales: vie culturelle, vie sociale, vie économique, questions constitutionnelles.Faisaient suite les rapports des secrétaires de commissions à l\u2019assemblée générale et la discussion générale de ces rapports.Qu\u2019il s\u2019agît de radiodiffusion, d\u2019éducation, de recherche scientifique, d\u2019immigration, du système judiciaire, de relations internationales, de vie économique, de politique de la main-d\u2019œuvre, de sécurité sociale, d\u2019agriculture ou de pêcheries, il était remarquable que partout la réponse donnée à la question \u2014 « De quel gouvernement devraient-ils relever?» \u2014 fut: du Québec.Cette visite de chacune des régions-clefs du Québec, suspendue momentanément pendant la campagne électorale, se poursuivra en septembre et octobre dans les régions de Québec, Montréal, Trois-Rivières, Sherbrooke, Saint-Jérôme et du Lac-Saint-Jean.(Ces visites au Québec seront complétées par deux visites dans les provinces qui ont de fortes concentrations de Canadiens français: l\u2019Ontario et le Nouveau-Brunswick.) Cette tournée régionale a un double but: donner à la population l\u2019occasion de s\u2019exprimer sur les principaux choix touchant notre avenir constitutionnel et préparer sérieusement le terrain pour des Assises préliminaires fructueuses.Aucun effort ne devra être ménagé pour que les résolutions qui seront adoptées aux Assises des États généraux soient réellement l\u2019expression de la volonté populaire.On a souvent parlé du conflit existant entre Canadiens français et Canadiens anglais, mais très peu de la crise, non moins grande et sans doute plus dramatique, qui sévit dans les rangs des Canadiens français.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être très lucide pour constater que la nation canadienne-française est fortement divisée: conflit des générations, dont parlait le sociologue Marcel Rioux, \u2014 il semble s\u2019accentuer de plus en plus, \u2014 conflit idéologique entre diverses chapelles de pensée, entre les centrales syndicales et les diverses sociétés dévouées à la cause nationale.A travers tout cela, celui qu\u2019on se plaît à appeler le « bon peuple » ne comprend plus rien et se sent de plus en plus « manipulé » par ses dirigeants, sinon ignoré d\u2019eux.C\u2019est pour combler cette principale lacune de notre démocratie, que les États généraux doivent se mettre à l\u2019écoute de ce qu\u2019ont à dire les « non-instruits » sur leur avenir constitutionnel, et cela dans les plus brefs délais possibles avant que ne saute la « marmite québécoise ».E I E Mot de passe Un mot de passe qui signifie pour le client : Expérience.Intégrité.Efficacité.trois qualités qui ont bâti la réputation de JETTE depuis sa fondation dans le domaine du chauffage et de la plomberie.Votre intérêt et votre tranquillité vous conseillent de faire confiance à Jetté.¦d\u2019œuvre Où le travail devient œuvre.8494107 360 EST, RUE RACHEL, MONTRÉAL 215 LECTURE DU MOIS \u201cLes cahiers de Sainte-Marie\u201d Le Collège Sainte-Marie de Mont-réal vient de prendre une initiative qui nous semble des plus heureuses: il a fondé, au cours de la dernière année scolaire, ses propres éditions.Elles comprennent, pour le moment du moins, deux séries de publications: des Cahiers et des Cours.Une troisième série pourrait également voir le jour, si le besoin s\u2019en faisait suffisamment sentir pour que l\u2019entreprise devînt rentable; il s\u2019agirait de rééditions de vieux textes canadiens aujourd\u2019hui introuvables et que les professeurs d\u2019histoire et de littérature canadiennes aimeraient bien faire lire à leurs élèves 1.« Les Cours de Sainte-Marie )> Les Cours sont d\u2019abord destinés aux étudiants de Sainte-Marie; mais, si demande il y a, ils seront rendus accessibles aux étudiants des autres collèges de chez nous.Cette éventualité devrait forcer les auteurs à ne publier que des cours vraiment utiles, bien faits et bien présentés.De simples notes de cours, à peine rédigées et mal ordonnées, ne sauraient, nous l\u2019espérons, trouver place dans une série de publications patronnée par une institution qui se respecte.Que l\u2019on veille à la qualité de ces Cours, et il en pourra naître, un jour, des manuels adaptés à nos programmes et aux besoins des jeunes Québécois, entre autres en histoire du Canada et en littérature canadienne.(( Les Cahiers de Sainte-Marie » Les Cahiers ont un but modeste.Ils veulent être un débouché pour les recherches des quelque 150 professeurs du collège; ils sont cependant d\u2019ores et déjà ouverts à toute collaboration qui viendrait de l\u2019extérieur.Les Cahiers visent un public immédiat: les professeurs et les 7,000 étudiants de Sainte-Marie.Ils devraient atteindre également les professeurs et les étudiants des autres collèges.Nous croyons, en effet, qu\u2019il y a place en notre milieu pour une telle série de publications.Les professeurs et les élèves de notre province sont de plus en plus nombreux au niveaux collégial et pré universitaire.Et qui plus est, les premiers sont de plus en plus compétents et dynamiques; les seconds, de 1.Notons aussi l\u2019urgent besoin d\u2019éditions à prix modique de nos œuvres canadiennes même les plus récentes.216 plus en plus désireux de savoir.Un public étudiant à l\u2019affût de toute nouveauté naît et grandit, qui force nos professeurs à approfondir leurs connaissances et les incite à pousser plus avant leurs recherches.Le dialogue entre les deux groupes ne peut qu\u2019être bénéfique et stimulant pour les uns et les autres, et l\u2019on en sent la nécessité: de là son nés les Cahiers de Saint-Marie.Un Cahier de littérature canadienne Leur premier numéro est tout entier consacré à la littérature canadienne.Rénald Bérubé (pp.9-15) retrace la présence de l\u2019hiver dans le Temps des hommes d\u2019A.Langevin; « essentielle, nécessaire », elle représente symboliquement « un monde où l\u2019homme est seul et incapable de communiquer avec ses semblables » (15).Madeleine Gref-fard (17-22) dégage clairement les significations majeures de l\u2019avant-dernier roman de M.-C.Blais, Une saison dans la vie d'Emmanuel; elle y voit, avec raison, une sorte de « kaléidoscope de la réalité québécoise » (17).L\u2019article de Renée Legris (23-30) est bien écrit et bien composé.C\u2019est une étude assez rigoureuse des structures de l\u2019action et des images dans le difficile _ roman de Hubert Aquin, Prochain Episode.Il appert que « le véritable espionnage du roman n\u2019est peut-être pas celui du personnage qui doit accomplir le meurtre de H.de Heutz, mais bien plus celui de l\u2019auteur qui est à la recherche de sa propre identité spatiale et temporelle, et qui combat le désespoir par la création littéraire » (27).Raymond Turcotte décrit longuement (31-45) les classes sociales qui s\u2019affrontent dans Au pied de la pente douce de R.Lemelin et Au milieu, la montagne de R.Viau.Pour Claude Racine (47-54), Ashini d\u2019Yves Thériault « est une œuvre de revendication, de remise en question non seulement du rapport entre Blancs et Indiens, mais sur un plan beaucoup plus étendu, celui de l\u2019homme avec lui-même, avec la civilisation qu\u2019il a crée, avec sa Destinée » (47).C\u2019est avec plaisir que nous accompagnons Jacques Allard sur « le chemin qui mène à la Petite Poule d'eau » (55-67).En suivant minutieusement cette « route maîtresse » de G.Roy, M.Allard découvre « dans la diversité des éléments qui nous sollicitent comme autant de pistes secondaires » (55) une unité profonde; elle reposerait sur un « affrontement des univers de la droite et du cercle.Nous aurions tout d\u2019abord l\u2019échec de la réconciliation quand il s\u2019inscrit dans le réel et ensuite sa réussite démontrée possible uniquement dans l\u2019intemporel espace propre à une Petite Poule d\u2019eau mythique.» (67.) Maximilien Laroche (71-76) décèle dans notre nouvelle poésie une sorte de « conscience américaine » qui, « en ouvrant les poètes et leurs lecteurs du Québec à une inspiration fraternelle et généreuse est peut-être la première étape d\u2019une poésie tout à la fois québécoise et universelle » (76).Les réflexions de Jean-Guy Sabourin sur notre théâtre (79-81) sont marquées au coin de l\u2019homme pratique et expérimenté.Par souci d\u2019économie et de démocratisation, il conseille de « simplifier l\u2019appareil technique de nos spectacles et [de] les présenter dans les centres de loisirs, les auberges et les collèges » (79) ; il réclame non pas d\u2019augmenter la publicité, mais de la mieux faire; pour la formation d\u2019un public intéressé et compréhensif, il compte sur les maîtres: « c\u2019est à l\u2019école que l\u2019effort doit être fait, par l\u2019instituteur qui connaît et façonne ses élèves » (80); à moins que le mal ne soit plus profond encore: Il est possible que les dramaturges contemporains ne sachent plus traiter les sujets capables par leur actualité et leur vigueur de passionner un grand nombre de citoyens.Ou encore que la mentalité populaire manque à ce point d\u2019unité ou d\u2019élan qu\u2019elle n\u2019est plus une terre qui peut exiger de ses auteurs les récits qu\u2019elle veut entendre.La forme dramatique n\u2019a pas véritablement changé depuis le xvme siècle et les sujets traités, non plus.Alors on constate que la population considère comme dérisoires les histoires racontées, et intraités les problèmes jugés essentiels.(81.) Les Cahiers (83-88) reproduisent un poème que l\u2019on a cru, pendant un certain temps, devoir être attribué a Nelligan.On sait aujourd\u2019hui que ce poème, intitulé « l\u2019Ancolie », est de Joséphin Soulary 2.Le grand texte des Cahiers (89-128), c\u2019est celui de Françoise Loranger, Un cri qui vient de loin, téléthéâtre que Louis-Georges Carrier a magnifiquement réalisé à Radio-Canada au cours de la dernière saison.L\u2019intérêt de ce document lui vient à la fois du texte parlé et des remarques écrites pour en guider la réali- 2.Voir le Petit Journal, semaine du 15 mai 1966, pp.38-39.RELATIONS sation.Les professeurs et leurs étudiants, \u2014 il ne faut pas oublier que c\u2019est d\u2019abord à eux que s\u2019adressent les Cahiers, \u2014 trouveront ici un modèle de préparation de texte pour la télévision.Il faut savoir gré à Madame Lor anger d\u2019avoir si bénévolement permis la reproduction de son texte intégral.AU FIL Balaguer victorieux Contre toutes les attentes et toutes les prédictions, c\u2019est Joaquin Balaguer, non Juan Bosch qui est sorti victorieux des élections récentes en République dominicaine: Soudain, joyeux, il dit: Grouchy! C\u2019était Blücher! L\u2019espoir changea de camp, le combat changea d\u2019âme.La défaite de Juan Bosch demeure un mystère pour une certaine gauche convaincue que, partout, le peuple est à gauche, et que la gauche, par définition, est le progrès.Stupéfaite, elle parle maintenant \u2014 Juan Bosch en tête \u2014 de fraude électorale, d\u2019intimidation, d\u2019influence indue des troupes de l\u2019O.E.A.La grande presse et la télévision américaines lui avaient pourtant été sympathiques; et une commission dirigée par nul autre que Norman Thomas, éternel candidat socialiste à la présidence des États-Unis, a déclaré, après enquête sur les lieux, que les élections avaient été honnêtes.Le mystère de cet échec s\u2019explique assez facilement.Idéaliste, idéologue même, d\u2019une sensibilité vulnérable, Juan Bosch n\u2019est pas ce qu\u2019on appelle un animal politique.John F.Kennedy disait de lui \u2014 s\u2019il faut en croire son biographe Arthur Schlesinger (A Thousand Days) \u2014 qu\u2019homme de lettres, professeur, il était better as a story writer than as a statesman.Il n\u2019a certes pas l\u2019étoffe d\u2019un Martin Luther King ou d\u2019un James Meredith.Au printemps tragique de 1965, il choisissait de demeurer à Porto Rico plutôt que de s\u2019avancer dans la tempête.Durant la récente campagne électorale, il parlait admirablement de réformes, d\u2019audaces: « Et son âme chantait dans les clairons d\u2019airain.» Hélas! pas une seule fois il ne quitta sa villa de banlieue, de peur d\u2019être abattu.Le résultat des élections connu, mis en face de l\u2019échec, lui qui se dit démocrate empoisonna l\u2019atmosphère en refusant le verdict du peuple, ne se résignant que JUILLET 1966 En somme, ce Cahier de 128 pages.de format Planète, est un bon début3.Aussi attendons-nous avec confiance les prochains numéros: on nous en annonce quatre, « ouverts » à des disciplines 3.Le premier tirage de 1,000 exemplaires a été enlevé très tôt; il a fallu procéder à un second.DU deux semaines plus tard à se ranger dans l\u2019opposition légitime pour y préparer une revanche électorale, selon la règle du jeu démocratique.Balaguer a droit à son terme d\u2019office, qu\u2019on s\u2019en félicite ou non, et même si sa majorité a été assurée par le vote du monde rural.L\u2019opposition peut le surveiller, le stimuler, le harceler, bref collaborer à une œuvre commune.C\u2019est là son devoir.Elle aurait grand tort de traîner la révolte dans ses paroles.Car la tâche primordiale et indispensable, au sortir d\u2019une guerre civile, est de défendre les institutions démocratiques, d\u2019éduquer le peuple à la liberté, de favoriser l\u2019amour fraternel, de forger l\u2019unité nationale, sans quoi on ne fera rien d\u2019autre que préparer le lit à une nouvelle dictature.Luigi d\u2019Apollonia.Kuo Mo-jo La Chine communiste.Si peu que nous sachions ce qui s\u2019y passe, le nouveau, c\u2019est que l\u2019épuration en cours atteint à la fois le parti, l\u2019armée, les intellectuels: toute la hiérarchie.Des rumeurs nous arrivent, lointaines, il est vrai, assez fortes, cependant, pour nous avertir que l\u2019orage rôde et que l\u2019unité du pays vantée, clamée, chantée, est largement une fiction officielle et dérisoire.Je viens de lire l\u2019autocritique de Kuo Mo-jo.Une entre combien?Quel mystère d\u2019avilissement! Ce bonze des milieux littéraires, artistiques et scientifiques de la Chine nouvelle, poète, dramaturge, historien, archéologue, médecin, spécialiste des littératures allemande et anglaise, vice-président de l\u2019Assemblée nationale populaire, président de l\u2019Association chinoise des lettres et des arts, président du Comité de la paix de la Chine populaire, quoi encore ?homme de tous les congrès, prix Staline de la paix, membre de l\u2019Académie des sciences de l\u2019U.R.S.S., complice de toutes les horreurs du parti et de toutes ses folies, diverses, pour l\u2019année académique 1966-1967.Que les professeurs de Sainte-Marie mènent à bien leur entreprise, et ils auront fait œuvre utile à notre milieu.René Dionne.2955, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (26e).de la répression des « Cent fleurs » à l\u2019exaltation du « grand bond en avant » et à la « purification par le feu », eh bien! le voici, touché par la grâce, « le cœur gros », avouant ses infidélités à la pensée de Mao Tsé-tong: En quelques dizaines d\u2019années, j\u2019ai écrit et traduit un certain nombre d\u2019œuvres qui comptent peut-être plusieurs millions de caractères [chinois].Pourtant si l\u2019on aborde la question avec les critères d\u2019aujourd\u2019hui, toutes les œuvres que j\u2019ai écrites jusqu\u2019à présent doivent, strictement parlant, être brûlées complètement: elles ne valent rien! Quelle en est la raison principale ?Elle consiste en ceci: je n\u2019ai pas assimilé les idées du président Mao; je ne me suis pas armé des idées du président Mao; par suite, j\u2019ai parfois un point de vue de classe très nébuleux.Ces derniers temps, la presse se livre à une critique approfondie dans le domaine de la littérature et de l\u2019histoire.C\u2019est fort bien.J\u2019ai lu presque tous les articles de critique.Presque chaque article, chaque remarque critique exigent que je fasse la « révolution » en moi-même.Je n\u2019en parle pas simplement pour parler.C\u2019est tout à fait vrai.Je n\u2019ai pas assimilé les idées du président Mao et je ne me suis pas réformé.Et pour conclure, lui qui a soixante-dix ans passés, qui s\u2019est déjà abêti jusqu\u2019à consacrer des strophes bassement ridicules à la gloire de Staline et de Mao, déclare vouloir s\u2019abaisser davantage: Autrement dit, s\u2019il faut que je me vautre dans la boue, je veux bien le faire; s\u2019il faut que je me salisse avec du mazout, je veux le faire; et même s\u2019il faut que je couvre mon corps de sang au cas où l\u2019impérialisme américain nous attaquerait, je veux moi aussi jeter quelques grenades sur les impérialistes américains.Telles sont mes idées.Des hommes réduits à une faune étrange, à de petits reptiles.! Pourvu que devant notre bifteck et le petit écran, nous n\u2019allions pas, dans le secret de nos pensées, admettre qu\u2019il est nécessaire après tout à l\u2019électrification rurale de la Chine et à la réussite des plans quinquennaux de détruire de la sorte le visage de l\u2019homme.Luigi D\u2019Apollonia.217 MOIS La communauté chrétienne à l\u2019école Depuis quatre ans, les aumôniers d\u2019écoles secondaires sont invités à réfléchir en congrès provincial sur des aspects de leur apostolat à l\u2019école.Ils mettent en commun leurs réflexions et leurs expériences personnelles pour s\u2019éclairer mutuellement et assurer une pastorale plus dynamique et toujours mieux adaptée.Cette année, la rencontre réunissait près de deux cents personnes, aumôniers et invités, à Sainte-Anne-de-Beaupré.On s\u2019y est interrogé sur la signification profonde et vitale de la communauté chrétienne à l\u2019école.Comme il se doit quand il s\u2019agit d\u2019animateurs de pastorale, on n\u2019en est pas demeuré aux définitions abstraites, on a cherché à découvrir les moyens concrets de mettre en œuvre, éléments, personnes et groupes, qui permettraient d\u2019aller vers cet idéal en respectant la liberté de chacun et tout spécialement les objectifs prioritaires de l\u2019institution scolaire.Les divers témoignages d\u2019expériences vécues ont vite fait saisir que parler de communauté chrétienne à l\u2019école, c\u2019est désigner des noyaux de communauté, des dynamismes mis en œuvre, des efforts de dialogues, des prises de cons- cience de valeurs à respecter et à faire respecter; c\u2019est surtout réaliser une communauté humaine en développement, c\u2019est assurer une collaboration de plus en plus engagée dans la revalorisation toujours plus parfaite de toutes les réalités de l\u2019école.Un fait semble évident pour tous désormais: impossible de songer à marcher efficacement vers la réalisation quelconque d\u2019une communauté chrétienne sans qu\u2019existe déjà une certaine communauté humaine en plein progrès.Bien plus, il serait illusoire de croire qu\u2019on puisse travailler seul à l\u2019animation chrétienne d\u2019une école; au contraire, il faut mettre en œuvre toutes les forces vives de l\u2019école et collaborer avec toutes les personnes qui veulent librement s\u2019engager dans cette animation.Enfin, en pastorale scolaire comme ailleurs, il serait funeste de ne croire qu\u2019en une seule et unique forme d\u2019animation, il faut viser à mettre en œuvre une pastorale avec toutes ses dimensions sous peine de compromettre son efficacité d\u2019animation chrétienne.Les responsables de ces congrès.\u2014 Si cette réflexion commune des aumôniers d\u2019écoles à l\u2019étendue de la province est devenue une réalité grandissante, il faut en remercier la centrale de la J.E.C.Les deux premiers congrès furent son œuvre, et à ce moment-là, les aumôniers se réunissaient sous l\u2019étiquette d\u2019aumôniers de J.E.C.Puis, un comité provisoire responsable fut formé sous l\u2019approbation de Nos Seigneurs les évêques qui l\u2019automne dernier donnaient leur placet au principe d\u2019une association provinciale d\u2019aumôniers d\u2019écoles.Cette année, pour la première fois, le congrès annuel des aumôniers d\u2019écoles devenait la réalisation pleine et entière de leur association provinciale.Cette association qui se situe au niveau d\u2019une meilleure animation pastorale de nos écoles est tout heureuse d\u2019avoir déjà à son crédit l\u2019organisation conjointe, avec la Faculté de Théologie de l\u2019Université de Sherbrooke, d\u2019une session d\u2019initiation à la pastorale scolaire.L\u2019association provinciale des aumôniers n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019en demeurer à cette première réalisation, car déjà, elle mûrit un certain nombre d\u2019autres projets pour répondre à l\u2019urgence d\u2019une pastorale éclairée, souple, dynamique de nos écoles d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.Rosaire-O.Blackburn, C.SS.R., Président de VAssociation provinciale des aumôniers d\u2019écoles.L'ÉCONOMIE est à la base même d\u2019une saine administration en quelque domaine que ce soit.\u2022\tAssurance-vie \u2022\tRentes viagères \u2022\tAssurance collective \u2022\tCaisse de retraite X.\u2019\tC O N O M I E MUTUELLE D\u2019ASSURANCE 41 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal \u2014 845-3291 Québec \u2014 Joliette \u2014 Saint-Jean \u2014 Sherbrooke \u2014 Ottawa Plans de protection modernes COLLÈGE VILLE-MARIE Ecole secondaire indépendante reconnue par la Faculté des Arts de l\u2019Université de Montréal (section classique) et par le Ministère de l\u2019Education Directeur : Aurèle Daoust COURS DU JOUR Cours classique Cours général Cours scientifique Cours commercial 8e, 9e, 10e années 8e à 11eannée 8e à 11e année 1 0e et 11e années COURS DU SOIR Cours général Cours scientifique Cours commercial 8e à 1 Tie année 8e à 11e année 1 0e et 11e années Les cours du soir se donnent à raison de quatre soirs par semaine.1380, RUE GILFORD, Montréal 34 - Tél.: 525-2516 218 RELATIONS AVEC OU SANS COMMENTAIRE Le problème des institutions chrétiennes et de l\u2019école confessionnelle Le numéro du 1er mai 1966 de la Documentation catholique, de Paris, contient d\u2019important s témoignages sur un des grands problèmes en discussion actuellement au Québec: celui des institutions chrétiennes, particulièrement de l\u2019école confessionnelle.L\u2019école publique La série de ces témoignages s\u2019ouvre par le texte d\u2019une allocution prononcée par S.Exc.Mgr Elchinger, évêque coadjuteur de Strasbourg, devant plus de 2,000 membres catholiques de V enseignement public en France.Les évêques, déclare en substance l\u2019orateur, cherchent à comprendre toujours mieux la grandeur de votre mission au sein de l\u2019enseignement public; ils vous demandent, en retour de vous efforcer « de comprendre et d\u2019admettre l\u2019apport historique de l\u2019école catholique en France, et sa légitimité dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui, là où elle est sociologiquement possible, pastoralement désirable, et positivement désirée par les parents ».Vous avez raison, ajoute-t-il, de nous demander de ne pas seulement estimer vos personnes et votre fonction d\u2019éducateur, mais aussi Vinstitution scolaire elle-même où vous travaillez.Au début, l\u2019école laïque a voulu être libératrice, mais s'étant opposée à l\u2019Eglise, elle est apparue non seulement anticléricale, mais antic hr étienne.« Depuis, on a réfléchi de part et d\u2019autre.Et nous sommes arrivés à un moment historique.Est-ce que, désormais, la mission des chrétiens de l\u2019Université n\u2019est pas d\u2019être, à l\u2019intérieur du monde scolaire, des hommes de dialogue ?» L\u2019école publique a ses mérites, souligne Mgr Elchinger : Il faut reconnaître que le milieu mêlé de l\u2019école publique prépare les jeunes à dialoguer et à collaborer avec ceux qui, à l\u2019âge adulte, seront de toute façon leurs compagnons de vie et de travail.Bien plus, la rencontre au sein de l\u2019école de jeunes appartenant à diverses familles spirituelles peut stimuler les jeunes chrétiens à une recherche de la vérité qui corresponde au climat intellectuel de notre temps, comme il peut les préparer très directement au courage chrétien qui leur sera indispensable au sortir de l\u2019école s\u2019ils veulent rester fidèles à l\u2019Evangile.Il est certain que Dieu est dans votre classe, même si son nom n\u2019est pas prononcé.Dieu est là où son règne arrive.Et son règne arrive là où des hommes s\u2019entraînent à devenir des hommes libres, à obéir à leur conscience, à sortir de leur médiocrité, là où ils apprennent à se respecter dans leur diversité, là où ils découvrent la grandeur de l\u2019amitié et la joie de partager.Ces propos sympathiques à l\u2019égard de l\u2019école publique ayant été interprétés par certains comme un changement d\u2019attitude de la part de l\u2019épiscopat français, S.Exc.Mgr Veuillot, archevêque coadjuteur de Paris et président de la Commission épiscopale du monde scolaire, intervint pour réaffirmer Vattachement de l\u2019épiscopat français, dans son unanimité, à l\u2019école catholique.Le fait que les évêques s\u2019efforcent de comprendre les problèmes de l\u2019école publique, précisa-t-il, ne doit pas être interprété comme un manque de confiance en l\u2019école catholique.Les institutions chrétiennes Avant de quitter son diocèse de Toulouse S.Exc.Mgr Garrone, qui vient d\u2019être nommé à Rome pro-préfet de la Congrégation des séminaires et universités, a publié, dans sa Semaine religieuse, un article traitant du problème des institutions chrétiennes.En voici quelques extraits : C\u2019est ainsi que sous la forme d\u2019un problème des institutions chrétiennes se pose aujourd\u2019hui à l\u2019Eglise une question d\u2019une extrême gravité: au milieu de ce monde nouveau, l\u2019Eglise doit-elle, pour accomplir son œuvre, se fondre dans des structures humaines étrangères à toute orientation religieuse, car il s\u2019agit de bien plus que d\u2019une « déconfessionnalisation » ?Doit-elle au contraire essayer de sauvegarder, voire même créer des institutions qui lui soient propres, marquées à son signe et imprégnées de son esprit ?Où est la voie non seulement de l\u2019efficacité apostolique, mais aussi et avant tout de la vérité ?Car c\u2019est de vérité que d\u2019abord il s\u2019agit: qu\u2019a voulu le Christ ?Par quel chemin passe sa grâce ?Afin de répondre correctement à ces questions, affirme Mgr Garrone, il faut d\u2019abord se souvenir que « VEglisekelle-même est une institution », que « Vévénement qui a donné naissance à l\u2019Eglise est déjà, par lui-même, institutionnel » et que « l\u2019Eglise comme institution n\u2019est que « Vinstitution même du Verbe incarné » répandue et communiquée, épanouie parmi les hommes.» Cette remarque fondamentale doit commander le jugement quand on veut aborder la question aujourd\u2019hui si souvent posée des institutions chrétiennes.Il en résulte en effet que toute contestation de principe sur la légitimité des institutions chrétiennes est incompatible avec une notion correcte de l\u2019Eglise.Certes, ceux qui contestent ne discernent pas toujours le lien profond qui relie le principe des institutions chrétiennes avec l\u2019institution de l\u2019Eglise elle-même et, par-delà, avec le fait de l\u2019Incarnation.Mais une analyse approfondie leur permettrait souvent de voir où se situe en eux réellement la difficulté et que, de proche en proche, c\u2019est leur foi même qui risque de s\u2019altérer.On ne fera jamais que le rapport soit simple, aisé et facile entre les institutions purement humaines et cette institution qu\u2019est l\u2019Eglise, issue d\u2019un vouloir positif et gratuit de Dieu.Ce n\u2019est pas à dire que l\u2019Eglise puisse et doive susciter n\u2019importe quelle institution.Deux limites s\u2019imposent à elle: d\u2019une part sa propre mission, d\u2019autre part les contextes historiques dans lesquels elle se trouve placée.Il y a en effet des institutions qui, soit par elles-mêmes, soit par le jeu de leur évolution, peuvent comporter ou entraîner une altération de la mission de l\u2019Eglise ou risquer de la compromettre.Il y en a d\u2019autres qui, ayant eu dans un contexte ou dans un temps donné leur pleine justification, peuvent dans un autre contexte et dans un autre temps, desservir le but de l\u2019Eglise ou devenir simplement inopportunes pour l\u2019évangélisation.C\u2019est ainsi qu\u2019on peut être amené aujourd\u2019hui, dans un contexte historique donné, à poser le problème d\u2019une institution comme l\u2019école chrétienne.Il ne faut pas refuser la question.Mais c\u2019est à la condition que, implicitement ou explicitement, on n\u2019en vienne pas à récuser les principes que nous avons évoqués, et qu\u2019on reconnaisse à l\u2019Eglise elle-même le droit d\u2019interroger et de manifester là-dessus sa tradition, comme elle l\u2019a fait au Concile.S\u2019il est vrai qu\u2019une certaine laïcité peut et doit s\u2019entendre en plein accord avec la foi, il y a une conception et une mystique de la laïcité qui, pour n\u2019être pas sectaire, n\u2019est cependant pas vraie.De proche en proche, le procès de l\u2019institution chrétienne pourrait bien devenir, JUILLET 1966\t219 à l\u2019insu même de ceux qui le mènent, le procès de l\u2019Eglise, et par-delà, une méconnaissance de ce que la foi a de plus profond et de plus radical: la venue de Dieu dans la chair et l\u2019avènement d\u2019un nouvel état du monde appelé à devenir le corps du Christ.En Allemagne : l\u2019école catholique et l\u2019oecuménisme Au mois de mars dernier, les évêques allemands se réunirent pour étudier les objections soulevées contre l\u2019école confessionnelle catholique, entre autres que cette école, faisant preuve d\u2019étroitesse d\u2019esprit et s\u2019opposant au progrès de l\u2019organisation scolaire, n\u2019avait plus droit d\u2019exister.Après avoir affirmé que l\u2019école catholique peut rivaliser avec n\u2019importe quel autre enseignement, même pour ce qui est de l\u2019étendue et de la profondeur de son enseignement profane, les évêques allemands déclarent ce qui suit (le 4 mars 1966): L\u2019Eglise catholique tient beaucoup à ce que notre enseignement s\u2019adapte à l\u2019évolution et aux nécessités de la société moderne.Mais l\u2019école n\u2019est pas faite seulement pour donner des connaissances, elle doit surtout former l\u2019homme tout entier.C\u2019est pourquoi, en elle, tous les éléments éducatifs décisifs doivent entrer en ligne de compte.La religion doit être le fondement et l\u2019âme de tout l\u2019enseignement.Et nulle part cela ne se réalise mieux que dans une école où tout est imprégné de la foi.Le Concile du Vatican, dans sa déclaration sur l\u2019éducation chrétienne, a rappelé expressément la nécessité et l\u2019importance de l\u2019école catholique.Ce serait se méprendre sur les objectifs les plus profonds du Concile que de vouloir \u2014 comme on le fait souvent maintenant \u2014 recommander les écoles non confessionnelles pour des motifs œcuméniques.Ce n\u2019est pas par un nivellement des convictions religieuses qu\u2019on inculquera dans le cœur des enfants le respect de ceux qui pensent autrement et l\u2019aspiration à l\u2019unité des chrétiens.Seule une profonde connaissance de sa foi rend capable d\u2019avoir une attitude œcuménique et authentiquement tolérante.Nous, les évêques, rappelons aux parents et aux enseignants chrétiens leur devoir de donner aux enfants une éducation religieuse.Nous leur demandons de prendre conscience de leurs responsabilités à l\u2019égard de l\u2019ensemble de notre enseignement et de rester fidèles, au milieu des discussions actuelles, aux principes de l\u2019éducation et de la formation catholiques.L\u2019éducation chrétienne Toujours dans la Documentation catholique du 1er mai, on trouve le texte de la lettre que S.Exc.Mgr Garrone, archevêque de Toulouse, publia au lendemain de son départ pour Rome (10 mars) où il devait prendre possession de ses nouvelles fonctions de pro-prêfet de la Congrégation des séminaires et universités.Le sujet en est l\u2019éducation chrétienne.Parler des institutions chrétiennes, c\u2019est évoquer immédiatement et irrésistiblement dans les esprits la question de l\u2019école chrétienne.Question irritante, lourdement hypothéquée par l\u2019histoire, toujours suspecte, aux yeux des uns et des autres, de compromissions et d\u2019exploitations politiques.Le Concile n\u2019a pas éludé la difficulté.Son texte, qui se présente comme l\u2019amorce d\u2019un travail ultérieur, a été diversement accueilli, chacun ayant attendu ce qui ne pouvait être: que le Concile vînt confirmer ses vues.Il en est résulté qu\u2019on n\u2019a généralement pas fait ce qu\u2019il fallait Vous aurez remarqué (dans le décret sur l\u2019Education) le souci du Concile de réaffirmer, contre certains courants actuels, la permanente opportunité et nécessité de l\u2019école catholique.Que cette insistance si solennelle du magistère de l\u2019Eglise vous soit un encouragement dans votre tâche.Non, « ce n\u2019est pas en vain que vous travaillez », pour reprendre l\u2019expression de l\u2019Apôtre.Vous êtes adonnés à une tâche que l\u2019Eglise non seulement ne considère pas comme périmée, mais qu\u2019elle proclame, par la voix de plus de deux mille pères, comme souverainement importante.Et le Concile n\u2019hésite pas à ajouter que « le rôle de ces maîtres \u2014 le vôtre \u2014 est un apostolat proprement dit, tout à fait adapté, en même temps que nécessaire à notre époque : un vrai service rendu à la société ».(Allocution de S.S.Paul VI aux membres du Chapitre général des Frères des Ecoles chrétiennes, le 7 juin 1966.) faire: entrer sans parti pris dans le texte, essayer sans prévention de se pénétrer de son enseignement.Un texte conciliaire n\u2019est pas une opinion de plus dans une matière controversée, il est le fruit d\u2019une réflexion de l\u2019Eglise, menée à la lumière de l\u2019Esprit de Dieu dans le cadre exceptionnel des évêques rassemblés de toute la terre.Il y a donc, du point de vue de la foi et même du point de vue du simple bon sens, beaucoup de légèreté et un peu de suffisance, à juger ce décret de haut; il y a surtout, et à coup sûr, un manque énorme à gagner, quel que soit le caractère ouvertement limité et sommaire de ce texte.Dans les esprits et dans la discussion courante, le problème de l\u2019école chrétienne est posé à peu près toujours directement, et pour soi-même.On met en cause l\u2019opportunité de cette institution, on dénonce ses tenants et aboutissants, on plaide un procès, et même si ces échanges ne sont pas vains, ils n\u2019ont aucune chance d\u2019aboutir à quelque solution.Chacun reste sur ses positions.[Le décret conciliaire] s\u2019installe résolument face à Véducation qui est due à l\u2019enfant, et unanimement reconnue, face plus expressément à l\u2019éducation chrétienne à laquelle il a droit comme à la principale richesse.Si l'Eglise ne consent pas à abandonner l\u2019idée de l\u2019école chrétienne, c\u2019est finalement parce qu\u2019elle a de l\u2019éducation religieuse due à l\u2019enfant un certain sens.C\u2019est donc à cette éducation qu\u2019il faut s\u2019arrêter, puisque ceux-là mêmes qui contestent l\u2019école reconnaissent eux aussi le principe et l\u2019exigence d\u2019une telle éducation.Il ne s\u2019agit pas ici de moyen \u2014 l\u2019école en est un \u2014 mais de la fin.L\u2019initiation à Dieu En vue d\u2019une réflexion sérieuse et pacifique sur l\u2019école, il faut donc d\u2019abord, avec le Concile, faire un temps abstraction de l\u2019école et se demander ce qu\u2019est l\u2019éducation d\u2019un enfant et, en particulier, car c\u2019est ici que l\u2019Eglise interviendra au titre de sa mission, ce qu\u2019est l\u2019éducation chrétienne.Rien n\u2019est plus clair en apparence, rien n\u2019est en réalité moins défini dans l\u2019esprit commun.Et là l\u2019Eglise a le droit de s\u2019exprimer, car il s\u2019agit des fins.Elle a qualité pour dire ce que c\u2019est que Dieu, ce que c\u2019est que le Christ; quelle attitude d\u2019âme mérite le nom de foi; et, par conséquent, comment doit être dans les âmes préparé l\u2019accès à la foi, cultivée et entretenue la vie de foi.En cette matière, un double principe commande sa pensée et explique son attitude.Les circonstances pourront lui inspirer des choix pratiques différents, aucune ne saurait l\u2019écarter de la fidélité à ces vues générales issues de la foi elle-même.\u2014 Le premier de ces principes est que Vinitiation à Dieu ne suit pas les lois d\u2019une instruction quelconque.Elle ne s\u2019apprend pas comme les mathématiques ou la géographie.Il s\u2019agit en effet du principe premier et de la fin dernière; de ce qui est la raison suprême d\u2019aimer tout ce qui est aimable.Dieu n\u2019est pas un objet parmi les objets de connaissance; il n\u2019est pas un terme d\u2019amour parmi les autres termes d\u2019amour; on n\u2019apprend pas à aimer Dieu pas plus qu\u2019à le connaître en plus et en marge du reste.Mais pour la même raison il ne saurait être exclu ni d\u2019une connaissance ni d\u2019un amour, et de Véducation qui y correspond.\u2014 D\u2019une telle initiation, la famille est le cadre premier idéal sur lequel tout autre cadre artificiellement conçu devra apprendre à se régler.La nature a disposé là, dans le prolongement des forces génératrices, un ensemble de conditions unique, exemplaire, pour que puissent être communiqués ce sens de la vie, cette conscience de l\u2019existence qui se confondent avec la connaissance et l\u2019amour de Dieu, cette participation aux raisons de vivre sans la connaissance et l\u2019acceptation desquelles la vie humaine n\u2019a plus de sens.Il semble que ces deux principes mériteraient les premiers une sérieuse réflexion: ils appartiennent à la conscience profonde de l\u2019Eglise et commandent une attitude que l\u2019on ne peut comprendre sans eux; personne ne devrait parler de la position de l\u2019Eglise en cette matière sans avoir pris le temps de s\u2019y arrêter.» 220 RELATIONS Les livres Avery Dulles, S.J.: Le Christ des Evangiles.Traduit de l\u2019anglais par Marcel Régnier, S.J.Coll.« Beauchesne ».\u2014 Paris, Beauchesne, 1965,\t122 pp., 17.5 cm.(En vente aux Editions Bellar-min.) Professeur de théologie fondamentale à Woodstock College, l\u2019A.,\u2014 fils de l\u2019ancien secrétaire d\u2019Etat, Foster-Dulles\u2014, donnait, il y a quelque temps, au Summer Biblical Institute for Priests, cinq leçons sur l\u2019apologétique chrétienne en face des études bibliques modernes.Ce sont des leçons simples et claires, mais qui touchent aux problèmes fondamentaux de la critique biblique.En voici les titres: « L\u2019apologétique de l\u2019historicisme », « Les évangiles et l\u2019histoire scientifique », « Les évangiles, documents confessionnels », « La Résurrection:\thistoire et confession »,\t« La divinité du Christ:\thistoire et témoi- gnage ».Un des arguments que le P.Dulles met en valeur est « la force persuasive des évangiles, qu\u2019ont éprouvée d\u2019innombrables âmes tout au long des siècles ».C\u2019est là, dit-il, une importance vitale pour l\u2019apologétique: les évangiles jouissent d\u2019un pouvoir secret pour allumer et attiser la flamme de la foi; ils possèdent une efficacité quasi sacramentelle.« Quand un homme lit les évangiles avec respect et piété, le Saint-Esprit sera certainement au travail dans son cœur pour l\u2019incliner intérieurement à adhérer à la vérité.» Un petit livre à répandre: il éclaire et réchauffe à la fois.Richard Arès.Jean GalOT, S.J.: Vainqueur par la souffrance.Coll.« Museum Lessia-num », section ascétique et mystique, 35.\u2014 Bruges, Desclée de Brouwer, 1964, 316 pp., 18.5 cm.La souffrance demeure la grande énig-\u2019 me, l\u2019épreuve souveraine imposée à notre raison et à notre foi.La Révélation seule nous apporte la lumière avec le Christ en sa Passion: c\u2019est Dieu venant en notre chair partager notre souffrance en y plongeant jusqu\u2019au fond, librement, par amour, pour glorifier son Père en opérant à si grand prix notre rachat.C\u2019est en vainqueur que le Christ a partagé notre souffrance et c\u2019est à la vaincre nous-mêmes avec sa grâce qu\u2019il nous achemine.On aimera reprendre à la suite du P.Galot cette contemplation du Christ en sa Passion.Il éclaire vivement le psychologie religieuse du Sauveur.Avec sobriété et plénitude, en une langue toujours accessible.Un bel ouvrage digne d\u2019un grand sujet.Georges Robitaille.Raymond Girard, P.S.S.: Prêcher Jésus.Coll.« Approches ».\u2014 Paris, Fleurus, 1965, 210 pp., 20 cm.Lhomélie a retrouvé avec le Concile i son importance dans la célébration liturgique.Sa brièveté doit être compensée par la plénitude, qui, elle-même, suppose une connaissance précise de l\u2019Ecriture et le sens des besoins actuels des fidèles.L\u2019A., JUILLET 1966 ayant enseigné l\u2019Ecriture Sainte en divers séminaires avant d\u2019exercer, comme il le fait présentement, les fonctions du ministère paroissial, réunit les qualités qui assurent à cette série d\u2019homélies pour l\u2019année complète la solidité doctrinale et les sens aigu du réel.L\u2019ensemble de ces courts textes est excellent.Georges Robitaille.Germain CÔTÉ, S.C.: Le Dessein bienveillant de Dieu.L'Ancien Testament dans la catéchèse.\u2014- Victoriaville, chez l\u2019Auteur (455 est, rue Notre-Dame, Victoriaville), s.d., 162 pp., 27.5 cm.ON sait combien l\u2019Histoire du Salut a pris de l\u2019importance dans la catéchèse actuelle.Or, dans cette Histoire, l\u2019Ancien Testament occupe une place capitale.L\u2019A.avec beaucoup de clarté et de méthode, invite les catéchistes à se familiariser avec l\u2019Histoire du Salut dans l\u2019Ancien Testament.Ce dernier est envisagé dans sa référence au Nouveau Testament, de sorte que, sans cesse, l\u2019un éclaire l\u2019autre; de plus, la dimension eschatologique n\u2019est jamais oubliée.Les citations bibliques sont non seulement abondantes, mais précises et éclairantes.Il était nécessaire que les catéchistes aient cette vue d\u2019ensemble afin de bien situer leur enseignement aux différents niveaux.Sinon, on risque d\u2019engendrer la confusion ou la monotonie.Le F.Côté poursuit une œuvre de qualité en établissant solidement les bases d\u2019une catéchèse authentique.Jean-Paul Labelle.Maison Bellarmin.Marcel Van Caster, S.J.: Dieu nous parle.Tome 2: Thèmes de la Catéchèse.\u2014 Bruges, Desclée de Brouwer, 1965, 400 pp., 22 cm.En prolongement du premier tome consacré aux structures de la Catéchèse, ce deuxième tome ne peut être lu sans qu\u2019on ait pris connaissance du premier; d\u2019ailleurs, il y a référence constante de l\u2019un à l\u2019autre.De plus, ce livre demande à être plutôt étudié que lu: il se tient à mi-chemin entre les notes d\u2019un cours et une présentation purement cursive.Sans cesse, le texte est coupé par des indications bibliographiques précieuses.L\u2019A.s\u2019efforce de relier les données de la réflexion théologique et pédagogique et les apports de l\u2019anthropologie (y compris la sociologie et la psychologie).Ce procédé est plus sensible dans les chapitres qui traitent des valeurs humaines, mais il n\u2019est pas totalement absent dans les chapitres qui abordent les thèmes proprement théologiques, comme Dieu, Jésus-Christ, l\u2019Eglise, la morale, les vertus théologales, etc.Cet ouvrage, fruit d\u2019une recherche patiente et courageuse, éclairera la voie au spécialiste de la catéchèse tout comme au prêtre engagé dans la pastorale.Les deux tomes réunis (structures et thèmes) constituent l\u2019un des apports les plus sérieux à l\u2019orientation de la catéchèse actuelle.Jean-Paul Labelle.Maison Bellarmin.Manuel de Catéchisme biblique.\u2014 Tome III, 2e partie: La vie selon les commandements de Dieu.Leçons 114 à 126.Les Fins dernières.Leçons 127 à 136.Traduit de l\u2019allemand par J.Car-retier.\u2014 Paris, les Editions du Cerf, 1965, 440 pp., 23 cm.Nous avons déjà signalé, à propos de cet ouvrage monumental, les mérites du commentaire (voir Relations, 1962, p.199): qualité de la présentation pédagogique, excellence de la préparation spirituelle.On retrouve ces traits dans la deuxième partie du troisième tome.En particulier, on notera le tour concret avec lequel sont présentés les commandements: notre corps et notre vie corporelle, nos aptitudes et nos facultés spirituelles, travail et profession, le souci de notre salut éternel, le souci du salut éternel de notre prochain, la pudeur et la chasteté, etc.Même si, au Canada français, les spécialistes de la catéchèse se sont lancés dans diverses expériences, il ne leur sera pas mauvais de consulter ce manuel et d\u2019y puiser: ils y trouveront plus d\u2019une application pratique.Quand aux autres caté-chètes, il leur sera bon de prendre contact avec un ouvrage stimulant.Jean-Paul Labelle.Maison Bellarmin.Ambroise Lafortune, ptre: Le Mot du Père Ambroise.Tome 2: Liturgie et pain quotidien.\u2014 Montréal, Les Editions du Jour, 1966.144 pp., 18 cm.Chaque matin, à l\u2019émission radiophonique Chez Miville, au milieu des escarbilles d\u2019humour lancées par les interprètes de cette heure humoristique, le Père Ambroise vient jeter son grain de sel, c\u2019est-à-dire, de sagesse.Cela peut paraître paradoxal, mais c\u2019est bien ainsi.Dans le deuxième tome qu\u2019il nous présente aujourd\u2019hui sous le titre Liturgie et pain quotidien, le Père Ambroise distille le meilleur de la liturgie telle qu\u2019elle se déroule chaque jour et interprète le message de Dieu à travers les événements quotidiens qui lui arrivent.Rien de banal, mais toujours une note sacerdotale savoureuse qui s\u2019affirme avec une pointe d\u2019humour.Ces méditations quotidiennes, quoique de l\u2019année 1962-1963, conservent leur charme.Le lecteur pourra y entendre la leçon discrète que le Père Ambroise lui sert avec son sourire, le sourire ingénu et désarmant d\u2019un enfant du Seigneur.Jean-Paul Labelle.Maison Bellarmin.R.CAPORALE, S.J.: Les Hommes du Concile.Coll.« L\u2019Eglise aux cents visages ».\u2014- Paris (29, boul.Latour-Maubourg), Editions du Cerf, 1965, 224 pp., 18 cm.Enquête sociologique faite auprès des participants de Vatican II; évêques et observateurs.Présentés d\u2019une façon simple et sans appareil technique, les résultats de cette enquête sont des plus intéressants à lire.Par exemple, on demande aux évêques si, avant l\u2019annonce d\u2019un concile faite par Jean XXIII, ils s\u2019attendaient eux-mêmes à un concile ou le croyaient possible.Les réponses sont claires: la plupart ne s\u2019y attendaient pas ni même ne croyaient possible un tel événement.Autres questions posées aux évêques: que pensent-ils du pape Jean XXIII?quels fruits personnels ont-ils retirés du Concile ?ont-ils 221 augmenté leurs connaissances et leurs amis parmi les autres évêques?L\u2019A.analyse ensuite le fonctionnement des différentes conférences épiscopales, le comportement des observateurs, leur degré de satisfaction à l\u2019égard du Concile, etc.Une mine de renseignements sur la sociologie de Vatican II.Richard Arès.Georges Leclerc, C.S.C.: La Célébration des sacrements.Coll.« Liturgie vivante ».\u2014 Montréal (245 est, boulevard Dorchester), Editions Fides, 1965, 216 pp., 19 cm.Le Concile a apporté ou permis beau-j coup de changements dans la célébration des sacrements.Le moindre n\u2019est certes pas l\u2019usage de la langue vernaculaire, c\u2019est-à-dire, pour nous, du français.Voici un livre qui sera très utile à ceux qui veulent se mettre à jour dans la célébration des sacrements.Il consacre à chaque sacrement un chapitre comportant des notes doctrinales, des textes de monitions, des suggestions pratiques et des indications bibliographiques, le tout élaboré par une équipe liturgique.Sans être le dernier mot en un domaine appelé à se transformer encore, un pareil volume est apte à rendre aujourd\u2019hui de grands services.Richard Arès.Louis LACHANCE, O.P.: L\u2019Humanisme politique de saint Thomas d\u2019Aquin.Individu et Etat.\u2014 Paris (22, rue Soufflot), Editions Sirey, Montréal (2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine), Editions du Lévrier, 1965, 400 pp., 24 cm.Réédition d\u2019un des plus importants ouvrages de philosophie politique jamais publiés au Canada.L\u2019A.est décédé au moment même où il achevait de préparer le texte de cette nouvelle édition.Qu\u2019est-ce que la personne humaine et comment s\u2019insère-t-elle dans l\u2019Etat ?Qu\u2019est-ce que l\u2019Etat ?Que faut-il entendre par le bien commun ?Quelle est l\u2019étendue de la mission de l\u2019Etat ?Comment concilier bien propre et bien commun ?Quels sont les rapports entre l\u2019ordre de la justice et l\u2019ordre moral, entre le bonus vir et le bonus civis, entre l\u2019éthique et la politique?A toutes ces questions et à bien d\u2019autres encore, l\u2019A.apporte une réponse inspirée du Docteur angélique, réponse prudente et largement motivée.« L\u2019Etat thomiste est surtout fonctionnel, écrit-il; il est un tout constitué de personnes libres ou d\u2019associations de personnes libres.» C\u2019est là une conception de l\u2019Etat tout à fait adaptée aux exigences du monde démocratique contemporain; d\u2019où l\u2019actualité et l\u2019intérêt de cet ouvrage fondamental.Richard Arès.Helmut GOLLWITZER: Athéisme marxiste et foi chrétienne.Traduit de l\u2019allemand par Bernard Delez.-\u2014 Paris, Casterman, 1965, 210 pp.19 cm.Ouvrage savant où sont confrontées les opinions de nombre d\u2019auteurs et philosophes allemands sur la religion: Engels, Feuerbach et surtout Marx.Il y est même question de ce nouveau prophète de notre temps, Dietrich Bonhoeffer, lequel affirme que l\u2019époque de la religion est révolue et que nous nous acheminons vers « une époque totalement areligieuse ».A l\u2019aide 222 de nombreuses citations, l\u2019A.établit la position de Marx à l\u2019égard de la religion.Fort significative est cette phrase où ce dernier proclame que « la liberté de conscience c-ivile n\u2019est rien, si elle n\u2019est que la tolérance de toutes sortes possibles de libertés de conscience religieuse et qu\u2019elle doit plutôt tendre à libérer la conscience de l\u2019épouvantail religieux ».L\u2019A.montre qu\u2019en déposant Dieu au nom de l\u2019humain, l\u2019humanisme s\u2019est dépossédé de son propre fondement et que « ce n\u2019est qu\u2019en situant sa norme au-dessus de lui que l\u2019homme atteindra sa hauteur ».Vérité que saint Augustin avait exprimée en ces termes dans la Cité de Dieu: Cum ergo vivit homo secundum hominem.non secundum Deum, similis est diabolo.Ainsi donc lorsque l\u2019homme vit selon l\u2019homme, non selon Dieu, il devient semblable au démon.» La conclusion de l\u2019A.est que l\u2019Eglise doit admettre de n\u2019être plus acceptée sans réserves par le monde et même d\u2019être radicalement mise en question.Il lui faudra s\u2019armer théologiquement pour répondre à la critique marxiste de la religion.Richard Arès.Florent Gaboriau, ptre: Les Grandes Etapes de la pensée.Décisions 2.«Nouvelle initiation philosophique », t.5.\u2014-Tournai (Montréal, 306 est, rue Sherbrooke), Casterman, 1965, 680 pp., 22 cm.Fidèle à la méthode définie et rigoureusement observée dans les quatre tomes précédents (voir Relations, juin 1965, p.190), l\u2019A.étudie la liberté, la mort, le moi, tels qu\u2019ils apparaissent au métaphysicien soucieux d\u2019en étreindre la réalité sans recourir à un Dieu adoré par la foi.Prêtre et théologien, il sait pertinemment que le dernier mot appartient à la Parole révélante.Le lecteur s\u2019en souviendra pour ne pas reprocher à l\u2019A.l\u2019insuffisance des réflexions qu\u2019offre le présent volume sur la liberté et sur l\u2019éducation.Il appréciera d\u2019autant mieux l\u2019honnêteté du philosophe qui ne joue ni au prophète et récuse, par conséquent, les fantaisies naïves d\u2019un Teilhard (pp.180-190, 201, 204), ni à l\u2019apologiste et s\u2019oblige à réfuter Sartre ou Marx (414-422) en se plaçant à leur propre point de vue.Il aura soin de ne pas négliger les « carrefours », extraits variés que l\u2019A.cite abondamment et commente avec une extrême lucidité.Ayant goûté le tome v, on éprouve un vif désir de lire le suivant, qui traitera de Dieu.On sait gré à l\u2019A.d\u2019avoir ici marqué avec force l\u2019aspect tragique de la mort, non-être de l\u2019homme, même en sauvegardant l\u2019indestructibilité de l\u2019intellect spirituel qui pose au philosophe un problème dont la solution le dépasse; on félicite l\u2019A.de répondre à l\u2019énigme du mal, sans l\u2019écarter comme voudrait le faire un existentialisme puérilement optimiste, sans l\u2019imputer non plus à un Dieu soit encore inconnu, soit connu pour ce qu\u2019il doit être: infiniment parfait; enfin, \u2014 pour ne pas tout dire, \u2014 on trouve plaisir et profit à méditer les aperçus relatifs à l\u2019amour, au progrès, à la personnalité, à l\u2019influence de la liberté (caprice ou passion) sur l\u2019acceptation ou le refus de la vérité.Il faut répéter qu\u2019à notre connaissance n\u2019a jamais paru aucune synthèse de métaphysique à la fois aussi cohérente et aussi conforme à la pensée de saint Thomas.Les contempteurs superficiels du docteur angélique feraient bien de retourner à l\u2019école, dans la classe de l\u2019abbé Gaboriau.Joseph d\u2019Anjou.François Hertel: Vers une sagesse.Coll.« Les essais ».\u2014 Paris (65, rue d\u2019Amsterdam), Editions de la Diaspora, 1966, 136 pp., 19 cm.Méditation décousue, avoue l\u2019A.(p.33), à propos de ses réflexions sur la mort et l\u2019humilité, thèmes centraux de son inquiétude et de son doute (57, 58, 60).Le mot s\u2019applique à tout l\u2019ouvrage, qui fourmille de contradictions.La peur du « dogmatisme » affleure constamment, mais s\u2019allie à une affirmation gratuite du matérialisme (56: l\u2019esprit étant « une vue de l\u2019esprit »), du scepticisme ou « désespoir philosophique » (56) et du « devoir » de « troubler » ceux qu\u2019on a « sauvés » naguère du doute (57), après avoir ridiculisé « le rôle de guide » (49).Sagesse, cela qui qui n\u2019explique rien, mène au rien ?Pour s\u2019en contenter, il faut souffrir d\u2019une certaine déliquescence de l\u2019esprit.L\u2019A.m\u2019accusera d\u2019orgueil chrétien (34).Orgueil pour orgueil, je choisis celui qui attend d\u2019un Autre l\u2019exaltation d\u2019un moi insuffisant non celui qui se proclame humble (33, 56, 88) au nom d\u2019une fausse suffisance (53.55, 58).L\u2019A.reconnaît l\u2019insuffisance du moi (64).Mais il refuse le dépassement surnaturel, que l\u2019homme ne peut ni se procurer par ses moyens, ni cesser de désirer.La personne est incommunicabilité: l\u2019A.y insiste avec raison; elle est aussi communion: l\u2019A.n\u2019en parle que pour la juger illusoire (61, 70).Dans le dernier chapitre, le plus triste du livre, l\u2019A.croit montrer, par d\u2019invraisemblables arguties, l\u2019inexistence historique de Jésus.Contre le réel se bute ici une volonté acharnée à démolir spiritualité, vérité, amour, fidélité, foi, mystique, et qui renvoie Dieu aux calendes grecques, à un hypothétique futur (52, 59-60, 83), pour accueillir l\u2019astrologie (79), la survie dans un monde sidéral (51-52), 90) et l\u2019accouplement temporaire dans le nôtre (93)! Plutôt que Vers une sagesse, on titrerait mieux Vers une déraison l\u2019opuscule qui recommande de « ne pas penser », puisque « voilà le salut » (69).Sagesse souriante (49, 54), prétend l\u2019A., qu\u2019approuve un critique de chez nous {le Devoir, 14 mai 1966, p.14).Un certain sourire peut, l\u2019A.même en convient (49), ressembler à une grimace, dont il paraît peu sage de se glorifier.Joseph d\u2019Anjou.Pol VANDROMME: Maurras.L\u2019Eglise de l\u2019ordre.Coll.« Humanisme et religion ».\u2014 Paris (117, rue de Babylone), Editions du Centurion, 1965, 180 pp., 18 cm.Biographie sympathique de Charles Maurras.Présentation intelligente et nuancée.L\u2019A.s\u2019efforce de comprendre en profondeur les ressorts intimes de la pensée et de l\u2019action de Maurras; il nous le montre tour à tour aux prises avec la souffrance, le péché, l\u2019esthétique, la politique, la morale et.Pascal.L\u2019un des chapitres les plus intéressants porte sur les idées religieuses de Maurras, plus précisément sur son attitude à l\u2019égard de l\u2019Eglise catholique, « l\u2019Eglise de l\u2019ordre ».Devant le catholicisme, Maurras éprouve un sentiment de reconnaissance et d\u2019admiration.« Rien au monde, écrira-t-il, n\u2019est comparable à ce corps de principes si généraux, de coutumes si souples, soumis à la même pensée et tel enfin que ceux qui consentirent à l\u2019admettre n\u2019ont jamais pu se plaindre sérieusement d\u2019avoir erré par ignorance, et faute de savoir au juste ce RELATIONS qu\u2019ils devaient.La conscience humaine, dont le plus grand malheur est peut-être l\u2019incertitude, salue ici le temple des définitions du devoir.» Pour lui, l\u2019Eglise est la seule Internationale qui tienne, la seule force spirituelle capable de faire l\u2019Europe et même d\u2019unifier le monde occidental.« Abstraction faite de l\u2019Eglise, le monde est fait de chair et d\u2019os.» Et pourtant c\u2019est cette même Eglise qui condamna le mouvement de Y Action française.Richard Arès.Jean-Paul Lefebvre:\tLes Adultes à l\u2019école.\u2014 Montréal (3411, rue Saint-Denis), Editions du Jour, 1966, 126 pp., 19 cm.CE volume porte en sous-titre « Un plaidoyer de Jean-Paul Lefebvre », et c\u2019est bien ce qu\u2019il est: un plaidoyer en faveur de l\u2019éducation des adultes, de l\u2019éducation permanente.Disons que l\u2019objectif est excellent et que le plaidoyer est fort bien mené par quelqu\u2019un qui s\u2019y connaît.Pas de fanatisme ni de jugements simplistes, ni même de gauchisme! L\u2019A.se refuse, par exemple, à souscrire à ce jugement « de nos jeunes militants de gauche qui rattachent tous nos maux à l\u2019existence du capitalisme et envisagent le socialisme, marxiste ou non, comme une panacée, une sorte de miracle laïque.A les entendre, il suffirait de changer l\u2019enseigne sur notre système économico-social pour qu\u2019aussitôt la justice et l\u2019ordre régnent partout.» (P.84.) Un plaidoyer sain, lucide et pratique.Richard Arès.Dr Romain Matignon, O.F.M.: Equilibre psychique et Vie consacrée.» -Elisabeth GOSSMANN: L\u2019Homme et la Femme.Coll.« Questions posées aux catholiques ».\u2022\u2014 Toulouse (14, rue des Arts), Editions Privât, 1965, 136, 126 pp., 18 cm.Prix: 6,90 F.Médecin, prêtre, psychothérapeute occupé à traiter ses confrères dans le sacerdoce, l\u2019A.parle avec compétence et expérience de l\u2019équilibre humain, de la vocation à la vie consacrée, des difficultés propres à cette vie, des motivations, saines ou morbides, conscientes ou inconscientes, qui la font choisir, enfin des moyens de s\u2019y épanouir, même au milieu des embarras psychologiques (il y en a dans tous les états) qu\u2019elle entraîne.Ouvrage plus clinique que pédagogique.Non pas pessimiste, cependant.Le réalisme de l\u2019A., fondé sur la grâce autant que sur les ressources de l\u2019âme, lui inspire confiance dans les capacités de rebondissement des malades, sans qu\u2019il majore les bienfaits toujours relatifs, de la guérison.Equilibre: notion équivoque, qualité dynamique, variable selon l\u2019âge, le sexe, le caractère; harmonie qui ordonne les principes de « plaisir » et de « réalité » au principe de « valeur », et qui accorde le moins mal possible motivations conscientes et inconscientes, celles-ci moins variables que celles-là, et plus mystérieusement efficaces.Il importe donc de faire aussi, comme le suggère l\u2019abbé Oraison, son « examen d\u2019inconscience » avant de s\u2019engager dans un état stable: mariage ou célibat religieux.Mais partout, une hygiène mentale s\u2019impose; l\u2019A.en indique les éléments principaux.Prêtres et religieux surtout profiteront à lire l\u2019ouvrage du P.Matignon, qu\u2019il eût convenu d\u2019alléger d\u2019une préface inutile et mal écrite, JUILLET 1966 et de reviser pour en éliminer anglicismes fautes de syntaxe, d\u2019orthographe et de ponctuation.Moins riche que le précédent, l\u2019ouvrage de Mme Gossmann déçoit un peu.Mais l\u2019A.insiste fort à propos sur l\u2019ampleur de la vocation féminine, telle qu\u2019elle apparaît dans la Bible et qu\u2019elle se réalise de nos jours.Car le couple transcende la procréation; sa misson sociale, autant que sa fécondité charnelle, explique pourquoi il ressemble à Dieu.Accepter cette transcendance exige dialogue entre hommes et femmes, collaboration respectueuse de la dignité personnelle, refus du despotisme comme de la servilité; on en retire paix, amitié, rayonnement spirituel: remèdes à l\u2019isolement et au désespoir dont souffrent nos contemporains.La traduction de l\u2019ouvrage gagnerait à se purger de certains tics d\u2019expression, de fautes de vocabulaire et d\u2019orthographe qui la déparent et indisposent le lecteur.Joseph d\u2019Anjou.En collaboration: Le Couple et sa fécondité.\u2014 Tournai et Paris, Cas-terman, 1965, 128 pp., 19 cm.Reprise en volume de réflexions sur le sens et les problèmes de la fécondité des époux dans la société d\u2019aujourd\u2019hui, qu\u2019avaient poursuivies en équipe quatre ménages et deux moralistes.La revue Feuilles familiales avait publié en numéro spécial ces réflexions.Elles méritent un large accueil pour le sérieux avec lequel on traite cette donnée complexe, pour leur orientation positive et pour la hiérarchie qu\u2019on maintient entre les valeurs.Sous prétexte de progrès dans la maturité et la responsabilité, on ne défigure ni ne caricature l\u2019héritage ^de la tradition: on croit encore que l\u2019Église, quoique humaine et astreinte au progrès, garde le droit et le devoir d\u2019exercer ici son magistère.J\u2019eusse souhaité pour ma part que les directives pontificales fussent rappelées avec encore plus de netteté.Georges Robitaille.Mgr Emile-Joseph de Smedt: Pour un dialogue parents-adolescents.\u2014 Bruges (8, rue Notre-Dame), Beyaert, 1965, 78 pp., 19.5 cm.Ayant écrit une lettre pastorale sur la .famille, l\u2019évêque de Bruges reçut de ses diocésains des centaines de lettres, dans lesquelles ceux-ci lui demandaient de traiter aussi des rapports entre parents et adolescents.L\u2019évêque à son tour invita ses diocésains à lui faire part par écrit de leurs opinions sur le sujet.Utilisant le contenu des lettres qu\u2019il reçut par la suite, Mgr de Smedt composa une seconde lettre pastorale, qu\u2019il fit imprimer sous forme de brochure et distribuer dans son diocèse.Après avoir présenté les devoirs réciproques des parents et des enfants (respect, compréhension, justice), l\u2019A.décrit les moyens de promouvoir leurs bonnes relations; d\u2019où ses commentaires sur l\u2019autorité, le dialogue, la confiance, les obstacles à vaincre (dont la télévision), sur ce que peuvent faire les parents pour gagner ou rétablir la confiance de leurs grands enfants, ou pour les encourager.Selon l\u2019évêque de Bruges, si l\u2019on se plaint beaucoup aujourd\u2019hui de la jeunesse, c\u2019est parce qu\u2019on la comprend mal; de leur côté, les jeunes comprennent mal leurs parents.Aussi faut-il restaurer la foi en la jeunesse et la confiance de celle-ci à l\u2019égard des parents.Son double mot d\u2019ordre est le suivant: « Parents, ayez foi en vos enfants; enfants, ayez confiance en vos parents.» Un petit livre rempli de précieux conseils sur une question fort actuelle.Richard Arès.Laurent POTVIN: Aujourd\u2019hui, l\u2019école.Coll.« Repenser ».\u2014 Alma (301, rue Saint-Louis), Editions du Phare, 1966, 166 pp., 19.5 cm.Témoignage d\u2019un éducateur sur la situation actuelle de l\u2019école au Québec.Principaux sujets abordés: les étudiants, les parents, l\u2019Église, les maîtres et l\u2019Etat.A ce dernier sujet, l\u2019A.consacre cinq chapitres, qu\u2019il intitule ainsi: « La démocratisation progressive de l\u2019enseignement: mythe ou réalité?», « Notre élite: faut-il la sacrifier?», « Les examens: les supprimer ou les modifier?», « Une erreur à éviter: la coéducation », « Une tentation subtile: l\u2019étatisme ».Autant de questions d\u2019actualité que l\u2019A.traite avec bon sens, pondération, expérience et surtout « dans une vision chrétienne de la personne ».Signalons qu\u2019il se montre plutôt sceptique à l\u2019égard de l\u2019école polyvalente proposée par le Rapport Parent.Il pose la question: « Quel sort réserve-t-on à l\u2019élite dans ce nouveau système?On ignore l\u2019élite.On la laisse dans la masse.Qu\u2019elle s\u2019y débrouille! Qu\u2019elle y donne le rendement qu\u2019elle pourra! Aussi, un danger a été souligné bien souvent, et judicieusement: le nivellement par le bas! » Richard Arès.Mgr Félix-Antoine Savard: La Dalle des morts.Drame en trois actes.\u2014 Montréal et Paris, Fides, 1965, 155 pp., 21 cm.CE « DRAME DU DÉPASSEMENT » Comme l\u2019appelle l\u2019A., qu\u2019il dédie à la jeunesse est celui de l\u2019opposition entre le paysan attaché à la terre qu\u2019il cultive de son mieux et le coureur de bois, toujours porté vers l\u2019aventure.En fait c\u2019est un vibrant hommage à ces hardis explorateurs et découvreurs qui ont taillé jadis un immense empire français sur cette terre d\u2019Amérique.A vrai dire, la comparaison est un peu forcé.Pour ma part, je n\u2019assimilerais pas volontiers la glorieuse performance de La Vérendrye lancé à la conquête de l\u2019Ouest et qui a touché les Rocheuses à celle des personnages de la Dalle des morts, valeureux sans doute, mais dont le but premier de tant d\u2019efforts consistait à maintenir et étendre encore davantage le puissant monopole de l\u2019Hudson\u2019s Bay.Les énergies de nos jeunes, au début du siècle dernier, auraient pu être utilisées à meilleur escient.Au reste, dans la pièce de Mgr Savard, ces vaillants coureurs de bois jouent un rôle extrêmement mince.Au deuxième acte où, enfin, ils paraissent pour la peine, ils ne font qu\u2019égrener l\u2019itinéraire des « voyageurs » qui partent pour les pays d\u2019Én-Haut, coupé du chant de quelques canti-lènes.Le vrai drame \u2014 quand il y a drame, c\u2019est-à-dire dans trois ou quatre scènes \u2014 c\u2019est au coeur des personnages féminins qu\u2019il a lieu, en particulier entre la grand\u2019-mère Elodie, sang-mêlé née sur les bords de la rivière Rouge, favorable aux expéditions lointaines, et Rachel, épouse et mère de deux « voyageurs », fils et petit-fils d\u2019Elodie.Ce dernier, Gildore, est fiancé 223 à une charmante jeune paysanne, Délie, qui s\u2019efforce en vain de le retenir.Le conflit souligné dans cette pièce est dramatique mais traité avec trop de sensibilité et d\u2019imagination poétique, il manque de vigueur et de densité.Rarement nous nous sentons engagés dans le débat et poussés à prendre parti.Mais le ton chaleureux et la langue forte et imagée de l\u2019A.rendent attrayante la lecture de la Dalle des morts.Georges-Henri d\u2019Auteuil.Collège Sainte-Marie, Montréal.Cari Grimberg et Ragnar SvanstrÔm : Histoire universelle, n° 10.La Bourgeoisie libérale et l\u2019éveil des nationalités.Adaptation française sous la direction de Georges-H.Dumont.Marabout-Université.\u2014Verviers, Gérard et Cie, 1965, 342 pp., 18 cm.Le volume précédent de ce vaste ensem-?ble historique avait surtout insisté sur les dernières luttes pour l\u2019hégémonie, en Europe, des grandes familles régnantes, terminées par la cassure de la Révolution française.Ce dixième volume décrit la difficile naissance d\u2019une Europe nouvelle soulignée, dans la première moitié du XIXe siècle surtout, par la révolution industrielle suivie d\u2019une révolution sociale où s\u2019affrontent avec virulence deux classes importantes de la société: la bourgeoisie possédante dont l\u2019influence grandit au détriment de l\u2019aristocratie nobiliaire et le prolétariat ouvrier à qui Engels et Karl Marx prétendent fournir une doctrine, le communisme.Conjointement les idées libertaires de la Révolution de 1789, propagées par les armées napoléonniennes dans toute l\u2019Europe et au delà, avaient fait éclore chez les peuples de vifs désirs d\u2019indépendance et d\u2019autonomie politique qui se manifestèrent par des révoltes et insurrections dont quelques-unes réussirent, notamment en Belgique et surtout en Italie qui créa son unité et en Amérique du Sud qui secoua définitivement les jougs espagnol et portugais, grâce à l\u2019appui de l\u2019Angleterre et des Etats-Unis.Ce même principe des nationalités permit à Bismark, après trois guerres contre le Danemark, l\u2019Autriche et la France, de réaliser le rêve de sa vie: l\u2019unification de l\u2019Allemagne sous la couronne du roi de Prusse.Ecrit avec une sereine objectivité, cet ouvrage nous présente une claire synthèse d\u2019une époque proche de nous et dont certaines idées influencent encore la politique et les courants sociologiques et économiques de nos gouvernements.Georges-Henri d\u2019Auteuil.Collège Sainte-Marie, Montréal.Roch DUVAL:\tAdolescence d\u2019aujour- d\u2019hui.\u2014 Québec, Les Presses de l\u2019Université Laval, 1964, 191 pp., 23 cm.LÉDUCATION DES ADOLESCENTS a fait < l\u2019objet de plusieurs essais ces dernières années.L\u2019A.du présent ouvrage ne prétend pas offrir aux éducateurs d\u2019adolescents une étude scientifique sur le sujet; il entend seulement leur livrer les réflexions que les travaux des spécialistes, l\u2019expérience et le roman de Michel de Saint-Pierre, Les Nouveaux Aristocrates, lui ont suggérées.Considérant les seuls aspects qui paraissent former « le substratum psychologique du phénomène adolescent », l\u2019A.explique « comment l\u2019adolescent parfait sa liberté, comment il s\u2019adapte à un nouveau mode de vie, comment il intègre sa sensibilité, comment il apprend à aimer, comment il équilibre son caractère, comment il affirme son autonomie et enfin comment il adhère aux normes sociales du monde adulte ».Chacune des sections est illustrée à l\u2019aide de fines analyses du roman de Michel de Saint-Pierre dont le mérite est de faire vivre des personnages constituant « la réplique animée et souvent passionnante des phénomènes psychologiques décrits et expliqués dans les livres de sciences ».Cette façon de procéder, malgré les répétitions qu\u2019elle entraîne, permet une meilleure compréhension des phénomènes propres à l\u2019adolescence et rend agréable la lecture de l\u2019ouvrage.Optimiste, l\u2019auteur présente une réflexion positive et équilibrée sur des questions aussi importantes que l\u2019affectivité, la liberté, les fréquentations, la vocation.Sa critique des méthodes pédagogiques utilisées jusqu\u2019à présent dans les collèges s\u2019avère passablement exacte et ses suggestions rejoignent plusieurs des recommandations du Rapport Parent.En somme, les éducateurs d\u2019adolescents trouveront dans cet ouvrage « matière à réflexion », même si certains points peuvent devenir « matière à discussion » comme cette « métaphysique de la pureté morale » basée sur l\u2019amour de l\u2019ordre.Notons enfin que le lecteur souhaiterait que les références des textes cités soient indiquées.Rosaire Tremblay.Facultés S.J., Montréal.Diane GiguÈRE: L\u2019eau est profonde.Récit.\u2014 Montréal, Le Cercle du livre de France, 1965, 141 pp., 19.5 cm.Le dernier roman de Diane Giguère j nous ramène au monde insondable de l\u2019enfance.La jeune héroïne est une enfant de la solitude, laissée à elle-même (sa mère a sombré dans la folie et son père est trop occupé.) et à la magie de ses songes.Elle a cru trouver quelqu\u2019un qui la délivrât de son enfance et de sa solitude.Son aventure avec un homme marié, rencontré à l\u2019île Sainte-Croix dans les Antilles, et qu\u2019elle connaîtra vraiment à Montréal, sera un échec.Elle se retrouve au même point, un peu plus seule, « perdue dans la rafale » de ses songes, et souhaitant une présence enfin comblante.« Pourrai-je jamais savoir si j\u2019aime ou si je hais! Ah, tout sauf cette attente et ce libérateur qui ne vient pas! J\u2019accueille la lame de fond, les yeux fermés, et l\u2019amour me traverse comme un oiseau frileux, un amour qui ne sert à rien et à personne et que je n\u2019arrive pas à éteindre.Qu\u2019ai-je fait?Qu\u2019ai-je fait pour être si déchirée ?Dites-le moi quelqu\u2019un! Qu\u2019on me juge ou qu\u2019on m\u2019aime mais qu\u2019on me délivre enfin de l\u2019absence! » [140-141.] Diane Giguère manie une langue très poétique, bien accordée à ce « rêve intérieur » que poursuit son héroïne.Celle-ci trouve les noms de toutes les fleurs et de tous les coquillages qui lui tombent sous la main.Il n\u2019y a que son nom qu\u2019elle ne nous dit pas, qui attend sans doute d\u2019être prononcé.Denis Pion.Facultés S.J., Montréal.En COLLABORATION: La Chanson française.Collection « Collège et famille », n° 1.\u2014Montréal, Les Editions Bellar-min (8100, boulevard Saint-Laurent), 1965, 140 pp., 23 cm.CE volume groupe des études historiques sur la chanson de tous les temps et des essais sur celle d\u2019aujourd\u2019hui, qu\u2019elle soit française ou canadienne; il ouvre aux éducateurs, aux parents et aux jeunes des horizons inédits qui leur permettront de jeter un regard plus serein en même temps que plus lucide sur un phénomène social d\u2019importance.Il n\u2019est pas indifférent que les chansonniers canadiens actuels aient rejoint leurs confrères de France ni que les thèmes chantés par eux déploient des résonances qui vibrent jusqu\u2019au plus profond de l\u2019être humain.Chacun des collaborateurs de cet ouvrage apporte une contribution originale avec, en tête, Jacques Charpentreau, un spécialiste de la chanson française et, à sa suite, dans des études vigoureuses, Jean Genest, Germain Lemieux et Michelle Duval.Ceux qui désirent organiser des chansons-clubs trouveront des indications pratiques, et quant aux thèmes à traiter et quant aux notes biographiques, en particulier sur seize chansonniers canadiens (Alcide Dupuis).Enfin, le P.Edmond Desrochers a dressé une importante bibliographie couvrant le sujet.L\u2019ensemble du recueil grouille de vitalité et il éclairera les esprits avides de lumière et de beauté.Jean-Paul Labelle.Maison Bellarmin.Gustave Lanctôt: Histoire du Canada: IL du régime royal au Traité d\u2019Utrecht (1663-1713); III.du Traité d\u2019Utrecht au Traité de Paris (1713-1763).\u2014 Beau-chemin, Montréal, 1963 et 1964; 370 et 396 pp., 21 cm.Ces deux volumes couvrent un siècle de notre histoire et s\u2019étendent chacun sur une période de 50 ans; distribution qui n\u2019est pas arbitraire, mais pleinement justifiée.La méthode ne varie pas d\u2019un volume à l\u2019autre: après le récit de l\u2019histoire-évé-nements, l\u2019auteur décrit le Canada démographique, social, politique et économique.Le dernier chapitre du volume III, « Le Canada à l\u2019heure de la Cession », mérite particulièrement de retenir l\u2019attention.Retenons-en la fin, sympathique regard sur le passé et préparation de l\u2019avenir: « Rentré dans ses foyers, l\u2019âme brisée de tristesse et de regrets, ce petit peuple garde en lui-même l\u2019orgueil de son passé, la confiance dans ses chefs et sa foi dans la Providence.Ce sont ces éléments d\u2019inextinguible fidélité qui vont inspirer, déterminer et marquer son évolution sociale et politique sous une domination étrangère.» (293.) On peut sur tel ou tel point ne pas partager les vues de M.L.; pour l\u2019ensemble de notre histoire, il reste un guide sûr, compétent et qu\u2019on lit toujours avec profit.Des pièces documentaires rehaussent la valeur de l\u2019ouvrage: commissions du gouverneur et de l\u2019intendant, édit de fondation du Conseil Souverain; statistiques du premier recensement du Canada (1666-1667); Traités d\u2019Utrecht et de Paris, articles de la Capitulation de Montréal, recensements de 1713 et de 1765, etc.Les deux volumes sont illustrés; ils comportent des bibliographies imposantes et des index en rendent la consultation facile.Léon Pouliot.Collège Sainte-Marie, Montréal.224 RELATIONS NOTES BIBLIOGRAPHIQUES En COLLABORATION: C\u2019était mon frère.Soixante-quinze ans de vie franciscaine au Canada, 1890-1965.\u2014 Montréal (2080 ouest, boulevard Dorchester), Librairie Saint-François, 1965, 480 pp.Recueil de biographies franciscaines.Chacun des 197 Frères Mineurs et des 21 Syndics décédés depuis 1890 y occupe deux ou trois pages, composées avec humour et sympathie.Intéressera certainement toute la grande famille franciscaine.En COLLABORATION:\tSaint Paul.Les Actes des apôtres.Les épîtres de saint Paul.Les épîtres catholiques.L\u2019Apocalypse de saint Jean.Traduction de la Bible de Jérusalem.\u2014 Paris (29, boulevard Latour-Maubourg), Editions du Cerf, 1965, 352 pp.Après les Quatre Evangiles à l\u2019usage du chrétien, le même éditeur publie, en un seul volume, format de poche, l\u2019ensemble des autres livres du Nouveau Testament.Le volume contient plus de 40 pages de tables dégageant les grands thèmes de la pensée de saint Luc et de saint Paul.Chanoine E.Osty, P.S.S., et J.Trinquet, P.S.S.: Le Nouveau Testament.Les quatre Evangiles.\u2014 Mulhouse, Editions Salvator, 1965, 472 pp.Ce volume vaut surtout par la présentation aérée, en gros caractères, du texte des Evangiles.La lecture en est ainsi rendue beaucoup plus facile et mise à la portée même de ceux dont la vue s\u2019affaiblit.Anne CORSE: Rencontre avec Nancy.\u2014 Mulhouse, Editions Salvator, 1965, 148 pp.Ce livre retrace le cheminement spirituel de Nancy, cette petite infirme de Californie, qui se convertit au catholicisme, fut soumise à quarante opérations et mourut à l\u2019âge de quatorze ans.Sa vie est une réponse au problème du mal.Saint Jean Bosco: Saint Dominique Savio.\u2014 Lyon (11, rue Sainte-Hélène), Editions Xavier Mappus, 1965, 200 pp.Traduction de la biographie du petit Dominique Savio écrite par celui qui fut son père spirituel, Don Bosco.Collection « Est-il vrai que?.» Jo.-M.Grinnaert: Il n\u2019y a pas de morale au volant?- Joseph DOUCET: Vieillir est une misère?\u2014 Gaston ISAYE: L\u2019homme est un robot pensant?- Albéric van Cutsem : Le prêtre n\u2019est plus dans le coup?-F.DeLECLOS: La liturgie nouvelle empêche de prier?\u2014 Bruxelles (184, rue Washington), Oeuvre des Tracts, ou Montréal (4100, rue Vendôme), Centre Leunis, 1965, chacun 16 pp.Réflexions de bon sens et vues chrétiennes sur les questions actuelles les plus discutées.Saint Hilaire de Poitiers: De Trinitate et ouvrages exégétiques.Textes choisis, traduits et présentés par Albert Biaise.Coll.« Les écrits des saints ».\u2014 Namur, Les Editions du Soleil levant, 1964, 196 pp.Saint Hilaire, en ces pages, défend la foi chrétienne contre l\u2019arianisme; il vise surtout à prouver la divinité de Jésus-Christ.En COLLABORATION: Suffit-il d\u2019être belle?\u2014 Montréal (2650 est, Sherbrooke), Editions du Lys, 1965, 64 pp.Brochure contenant un choix d\u2019articles parus dans la revue Idéal féminin, sur des problèmes qui intéressent toute femme: beauté, dignité, apostolat, vie spirituelle, éducation, mariage, psychologie.Jean-Claude LINDSAY: La Sécurité aquatique.\u2014 Montréal (1130 est, rue de la Gauchetière), Editions de l\u2019Homme, 1966, 128 pp.Conseils pratiques pour assurer une plus grande sécurité sur et dans l\u2019eau: aux baigneurs, aux pêcheurs, aux skieurs, aux plongeurs, aux chasseurs, etc.La Messe.\u2014 Cap-de-la-Madeleine (10, rue du Sanctuaire), Edition du Cap, 1965, 64 pp.Prières de la messe, cantiques nouveaux et anciens, mélodie de quatre messes en français.Wilfrid-E.Lauriault: Le Mur mitoyen.\u2014 Montréal (4240, chemin de la Côte-de-Liesse), 1965, 50 pp.A partir d\u2019une causerie de Paul Béique, présentation du régime de la mitoyenneté dans la province de Québec.Wilfrid Lebel: La Dactylographie (en 10 leçons ou 25 heures).\u2014 Montréal (1130 est, rue de la Gauchetière), Editions de l\u2019Homme, 1966, 160 pp.Méthode très simple de dactylographie.Volume abondamment illustré.Gemma Tremblay: Poèmes d\u2019identité.\u2014 Paris (50, rue Rodier), Jean Grassin éditeur, 1965, 80 pp.Recueil de poèmes très denses, pas toujours faciles à lire.Dans l\u2019un d\u2019eux, intitulé « Souvenirs », l\u2019A.écrit: Trois phares tournent leurs feux royaux sur mes enfances Percé-Métis-Pointe-au-Père aveuglent mes chemins vers la grand\u2019ville jusqu\u2019aux gratte-ciel effilés.Maurice Lebel: Le Rapport Parent.\u2014 Québec, Librairie franciscaine missionnaire, 1965, 32 pp.Réflexions sur les 2e et 3e volumes du Rapport de la Commission royale d\u2019en- quête sur l\u2019Enseignement.Conclusion de l\u2019A.: « Le Rapport Parent paraît à son heure, qui est celle de la remise en question, du défi et de la relève.Tout discutable et imparfait qu\u2019il est, il marque un pas, un cran en avant.» Lourdes 64.Une expérience de dialogue dans l'Eglise pour le renouveau de Vart sacré.\u2014 Paris (10, rue Cassette), Le-thielleux, 1965, 64 pp.Receuil des documents concernant l\u2019exposition d\u2019art sacré qui s\u2019est tenue à Paris et à Lourdes en 1964 à l\u2019occasion du centenaire de la statue de la Grotte.Chanoine Paul ThÔne: Une spiritualité mariale et thérèsienne: le bienheureux Marcellin Champagnat.\u2014 Confiance! « Paix sur la terre aux bien-aimés de Dieu! » \u2014 Château-Richer, Québec, Editions Marie - Médiatrice, 1965, 64 et 120 pp.Présentation de la spiritualité du bienheureux Champagnat.\u2014 Ce qu\u2019est la confiance et motifs que nous avons d\u2019avoir confiance en Dieu.Le psaume de la confiance: psaume 22.¦ Walter-A.DEVETTER: Au service et à la gloire de la Providence: saint Joseph-Benoît Cottolengo.-\u2014 Château-Richer, Québec, Editions Marie-Médiatrice, 1965, 174 pp.Vie et œuvres d\u2019un saint moderne d\u2019Italie.Luce LAURAND: Une flamme en marche: saint Jean-François Régis.\u2014 Châ-reau-Richer, Québec, Editions Marie-Médiatrice, 1965, 160 pp.Biographie pleine d\u2019intérêt, celle d\u2019un apôtre et d\u2019un saint, d\u2019un missionnaire et d\u2019un prédicateur écouté des foules.Henri Charlier: Couperin.Coll.« Nos amis les musiciens ».\u2014 Lyon (46, rue de la Charité), Editions et imprimeries du Sud-Est, 1965, 124 pp.Présentation de la vie et l\u2019œuvre du musicien François Couperin.Sainte Thérèse d\u2019Avila:\tAmour et prière.Textes choisis et présentés par Pierre Serouet, O.C.D.\u2014 Paris (29, boulevard Latour-Maubourg), Editions du Cerf, 1965, 224 pp.Pour le chrétien qui veut apprendre à prier et qui ressent le besoin d\u2019un guide.Il y apprendra que, quel que soit son point de départ, il existe un chemin qui peut le mener à la rencontre de Dieu.Marc Vignal: Mahler.Coll.« Solfèges ».\u2014 Paris (27, rue Jacob), Editions du Seuil, 1966, 192 pp.Vie et œuvre du grand compositeur Gustave Mahler.Ce dernier disait de lui-même: « Je suis trois fois apatride! Comme natif de Bohême, en Autriche; comme Autrichien, en Allemagne; comme Juif, dans le monde entier.Partout un intrus, nulle part désiré! » Abondamment illustré. OUVRAGES REÇUS Anonyme: Au cœur même de l\u2019Eglise.Une recherche monastique: « Les Frères de la Vierge des Pauvres ».Préface de Jean-François Six.\u2014 Paris et Bruges, Desclée de Brouwer, 1966, 203 pp.Anselme, Frère; Caviale, Jean; Lagrée, Mgr Yves; Mauco, Georges; Merlaud, André; Rousselot, Joseph: Les Univers de l\u2019enfant.Coll.« Cahiers d\u2019éducateurs », 5.\u2014 Paris, Fleurus, 1966, 145 pp.Aymé, Marcel: Le Confort intellectuel.Le Cercle du Livre de France.\u2014 Paris, Flammarion, 1966, 179 pp.Babin, Pierre O.M.L: Options pour une éducation de la foi des jeunes.Coll.« Monde-Foi ».\u2014 Lyon, Éditions du Chalet, 1966, 123 pp.Bertrand, Guy-M., C.S.C.: Saint Joseph dans les écrits des Pères, de saint Justin à saint Pierre Chrysologue.Analyse des textes et synthèse doctrinale.\u2014 Montréal et Paris, Fides, 1966, 201 pp.Bosc, Pasteur Jean, et Lefebvre, Dom Georges: Le Christ, notre vie commune.Préface du Pasteur Marc Boegner.\u2014 Paris, Desclée de Brouwer, 1966, 185 pp.Boyer, Raymond: Les Crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle.Encyclopédie du Canada français, V.\u2014 Montréal, Le Cercle du Livre de France, 1966, 542 pp.CARRÉ, A.M., O.P.: Mère du Christ, Mère des hommes.Conférences de Notre-Dame de Paris, 1966.\u2014 Paris, Éditions du Cerf, 1966, 187 pp.COCAGNAC, A.M., O.P.: Chansons bibliques du P.Cocagnac illustrées par Véronique Filozof.\u2014 Paris, Editions du Cerf, 1966, 64 pp.COCAGNAC, A.M., O.P.: 8 chansons nouvelles.\u2014 Paris, Éditions du Cerf, 1966.de Bovis, André, S.JL: Vivre de la foi.Coll.« Bibliothèque de spiritualité » 3.\u2014 Paris, Beau-chesne, 1966, 321 pp.DE Lenval, Hélène Lubienska: Pédagogie sacrée.\u2014 Paris, Desclée de Brouwer, 1966, 122 pp.DE Launay, Jacques: Histoire de la diplomatie secrète de 1914 à 1945.Coll.«Marabout Université », 97.\u2014 Verviers, Gérard et Cie, 1966, 380 pp.DESCHAMPS, Nicole: Sigrid Undset ou la morale de la passion.-\u2014 Montréal, Les Presses de l\u2019Université de Montréal, 1966, 193 pp.DESLANDES, Jacques: Histoire comparée du cinéma.I:\tDe la cinématique au cinématographe, 1826-1896.\u2014 Paris-Tournai, Casterman, 1966, 336 pp.Dhaussy, R.: L\u2019Echarpe d\u2019iris.Avant-propos d\u2019André Maurois.\u2014 Paris, Les Editions de l\u2019Ecole, 1965, 144 pp.Dolores, Sœur Marian, S.N.J.M.: Vie religieuse et efficacité personnelle.Traduit de l\u2019américain par Louis Brevet.\u2014 Mulhouse, Editions Salvator; Paris-Tournai, Casterman, 1966, 141 pp.DOYON, Jacques: Le Concept d\u2019aliénation religieuse dans Marx.Extraits d\u2019une thèse de doctorat.\u2014-Sherbrooke, Université de Sherbrooke, 1966, 114 pp.Prix: $1.50.Ecrits du Canada français, 21: Numéro consacré aux jeunes auteurs.Textes soumis au VIe concours organisé par la Société Radio-Canada.Nouvelles, Poésie, Théâtre.\u2014 Montréal, Ecrits du Canada français, 1966, 254 pp.En COLLABORATION:\tFrançois-Xavier Garneau.Aspects littéraires de son œuvre, Ouvrage préparé sous la direction de Paul Wyczynski à l\u2019occasion du centenaire de la mort de F.-X.Garneau.\u2014 Ottawa, Editions de l\u2019Université d\u2019Ottawa, 1966, 207 pp.En COLLABORATION:\tLe Bouton du mandarin.L\u2019Ecole face à notre avenir.Préface de Jean Rostand.\u2014 Tournai-Paris, Casterman, 1966, 152 pp.En COLLABORATION:\tMissionnaires pour demain Actes de la 18e session (Lyon) organisée par le Centre national des vocations.\u2014 Paris, Editions du Centurion, 1966, 205 pp.FESSARD, Gaston, S.J.: La Dialectique des Exercices de saint Ignace de Loyola, II.« Fondement, péché, orthodoxie ».Coll.« Théologie », 66.\u2014 Paris, Aubier, 1966, 283 pp.FoGLEN, Claude: La France de l\u2019entre-deux-guerres (1917-1939).Coll.«Années tournantes».\u2014 Paris Tournai, Casterman, 1966, 226 pp.Fritti, Jules, P.S.S.: Eglise, cinéma et télévision.Choix de textes des papes et des évêques.Introduction, annotations et index analytique des thèmes.-\u2014 Paris, Fleurus, 1966, 388 pp.Génevoix, Maurice: Beau François.Contes.\u2014 Paris, Presses de la Cité (Le Cercle du Livre de France), 1965, 313 pp.GriÉGER, Paul, F.S.C.: Directoire des vocations de jeunes.Vocations religieuses dans l\u2019Eglise et dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui.\u2014 Montréal, Les Editions Lidec, 1966, 105 pp.HÉON-CANONNE, Jeanne: Les hommes blessés à mort crient.Lettre-préface d\u2019Albert Camus.Lyon, Editions du Chalet, 1966, 314 pp.KOLODZIEJ, Léon: Il y a mille ans naissait la Pologne (966-1966).\u2014 Mulhouse, Editions Salvator: Paris-Tournai, Casterman, 1966, 176 pp.LAMBERS, E.B.: Jours d\u2019arrière-saison.La vieillesse, âge heureux?\u2014 Mulhouse, Editions Salvator; Paris et Tournai, Casterman, 1966, 131 pp.Léon XIII, Pie XI, Pie XII, Jean XXIII, Paul VI: Encycliques et messages sociaux.Textes choisis et préface de Henri Guitton.\u2014 Paris, Librairie Dalloz, 1966, 441 pp.Lequenne, Fernand: Antoine de Padoue.Sa vie, son secret.-\u2014 Padoue, Editeur Messagero, 1966, 296 pp.Lesage, Germain, O.M.I.: Manereuil, fondateur de Louiseville, 1665-1672.\u2014 Presbytère de Louise-ville, 1966, 199 pp.Luc: Evangile, Actes des Apôtres.Edition œcuménique.¦\u2014 Paris et Tournai, Casterman, 1966, 207 pp.LUCQUES, Claire; Les Chemins de l\u2019homme.Le tourisme sous le signe de Tobie.Préface d\u2019Henri-Irénée Marrou.\u2014 Paris, Desclée de Brouwer, 1966, 168 pp.Marabini, Jean: Les Hommes du futur.Utopies ou réalités de demain ?-\u2014 Paris et Tournai, Casterman, 1965, 245 pp.MaRENIS, Jacqueline:\tSaison ardente.Roman.Coll.« La Palme d\u2019Or ».\u2014 Paris et Tournai, 1966, 304 pp.Marny, Jacques: La Chanson et ses vedettes.Des troubadours aux beatles.\u2014 Paris, Editions du Centurion, 1966, 167 pp.Mercanton, Jacques: Racine.Coll.« Les écrivains devant Dieu ».\u2014 Paris, Desclée de Brouwer, 1966, 142 pp.Montupet, Janine: La Rose amère.Roman.\u2014 Paris, Robert Laffont, 1965, 164 pp.Paradis, Suzanne: Le Visage offensé.Poèmes.\u2014 Québec, Editions Garneau, 1966, 976 pp.Petit, Jacques: Léon Bloy.Coll.« Les écrivains devant Dieu ».\u2014 Paris, Desclée de Brouwer, 1966, 142 pp.Piazza, François: L\u2019Identification.Poèmes.\u2014 Lon-gueuil, Editions Le Crible, 1966, 53 pp.Rachel, Luce: Je ne mourrai pas, je vivrai.Cheminement d\u2019une conversion.Coll.« Recherches pastorale », série « Conversions d\u2019aujourd\u2019hui ».\u2014 Paris, Fleurus, 1966, 87 pp.Rétif, André: Laïcat missionnaire.\u2014 Le Puy et Lyon, Editions Xavier Mappus, 1966, 111 pp.Richard, Colette: Ma double nuit des cavernes.\u2014 Mulhouse, Editions Salvator; Paris et Tournai, Casterman, 1966, 203 pp.RONDET, Henri, S.J.: Hegelianisme et christianisme.Introduction théologique à l\u2019étude du système hégélien.\u2014 Paris, P.Lethielleux, 1965 160 pp.Rousseau, Guido, et Rousseau, Yvette: L\u2019ouvrière refuse le travail de nuit.\u2014 Sherbrooke, Editions Paulines, S.D., 80 pp.Roy, Gabrielle: La Route d\u2019Attamont.Coll.« L\u2019Arbre », 10.\u2014 Montréal, Editions HMH, 1966, 263 pp.Royer, Jean: Patience d\u2019aimer.Poèmes.Couverture et hors-texte de Marie Laberge, Québec.\u2014 Editions de l\u2019Aile, 1966, 82 pp.Semaines sociales de France: L\u2019Homme et la révolution urbaine Citadins et ruraux devant l\u2019urbanisation.52e session, Brest 1965.\u2014 Lyon, Chronique sociale de France; Paris, Editions Gamma, 1965, 408 pp.StEPHANIC-AllmayER, Karl: L\u2019Organisation pratique du bureau.Coll.« Marabout service ».\u2014 Verviers (Belgique), Gérard et Cie, 1965, 282 pp.Surin, Jean-Joseph, S.J.: Correspondance.Texte établi, présenté et annoté par Michel de Certeau.Préface de Julien Green.Bibliothèque européenne.\u2014 Paris, Desclée de Brouwer, 1966, 1827 pp.Teilhard de Chardin, Pierre, S.J.: Le Christ évo-luteur, socialisation et religion, carrière scientifique.Cahiers « Pierre Teilhard de Chardin », V.\u2014 Paris, Editions du Seuil, 1966, 166 pp.ThiLS, Gustave: Propos et problèmes de la théologie des religions non chrétiennes.Coll.«Eglise vivante ».-\u2014 Paris et Tournai, Casterman, 1966, 204 pp.TOFINI, Paolo: La Planète Terre, I: Sa structure, ses mouvements, son évolution; II: Son atmosphère, sa place dans l\u2019univers.« Marabout université », 95, 96.\u2014 Verviers (Belgique) Gérard et Cie, 1966, 237 et 230 pp.TreSMONTANT, Claude: Comment se pose aujourd\u2019hui le problème de l\u2019existence de Dieu?\u2014 Paris, Editions du Seuil, 1966, 410 pp.Troadec, Henri: Evangile selon saint Marc.Préface du R.P.Féret, O.P.Coll.« Paroles de vie ».\u2014 Paris, Marne, 1965, 254 pp.TROUBADOURS, Les: Le Trésor poétique de l\u2019Occitanie.Texte et traduction par René Nelli et René Lavaud.Bibliothèque européenne.\u2014 Paris, Desclée de Brouwer, 1966, 1085 pp.Upjohn, Everard M.; Wingert, Paul S.; Mahler, Jane Gaston: Histoire mondiale de l\u2019art, 2.« Des Etrusques à la fin du Moyen-Age ».Coll.Marabout Université, 87.\u2014 Verviers, Gérard & Cie, 1965, 267 pp.« JÇe temple de la lumiete »\t\tDocuments du Concile \tPour vos ampoules dfx s \\\ttubes fluorescents\t\tOn peut se procurer aux Éditions Bellarmin tous \t\tles documents du Concile: fournitures électriques o jr|nj}\t\tConstitutions \u2014 Décrets \u2014 Déclarations mmjjm J * J J | |TTTT^H JEAN BÉLAND, Ing.P., I *1 H , 1 j |\tprésident et directeur\t\tFormat commode \u2014 Présentation agréable \t\tTraduction soignée \t\tLES ÉDITIONS BELLARMIN 7152, boul.Saint-Laurent, Montréal 274-2465*\t\t8100, boulevard Saint-Laurent, Montréal-11 "]
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