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Titre :
Relations
Revue mensuelle catholique d'intérêt général préoccupée par la justice sociale qui contribue fortement à l'analyse de la société, au Québec et ailleurs. [...]

Les jésuites canadiens rêvaient, depuis longtemps, de publier une revue catholique d'intérêt général analogue à celles de leurs confrères d'Europe ou des États-Unis : Études, Civilta cattolica, Month, America, etc. L'oeuvre sociale créée avec l'École sociale populaire du père Joseph-Papin Archambault en sera le tremplin.

L'idée prend corps peu avant le début de la Deuxième Guerre mondiale avec la parution de la revue L'Ordre nouveau (1936-1940) à laquelle participent les pères Jacques Cousineau, Joseph-Papin Archambault, Omer Genest, Joseph Ledit et Jean d'Auteuil Richard. Ce dernier est chargé de fonder et de diriger une nouvelle revue qui visera un lectorat élargi; il conservera son poste jusqu'en 1948.

Parmi tous les titres suggérés, c'est Relations qui est retenu. Il fait, bien sûr, référence aux Relations des jésuites, par l'entremise desquelles ceux-ci avaient fait connaître leurs actions en Nouvelle-France. Ce titre convient, en outre, au domaine que la revue se propose d'explorer, celui des relations humaines sur tous les plans : familial, religieux, social, économique, politique, national et international.

Dès le début, Relations prend une physionomie à peu près définitive avec ses rubriques fixes : éditoriaux, grands articles, commentaires, chroniques diverses, comptes rendus de livres. Le succès dépasse les espoirs : dès le second numéro, 4000 exemplaires s'envolent, plus de 7000 en décembre 1943, 15 000 en 1946.

Plusieurs raisons expliquent ce succès : le caractère engagé de la revue, l'appétit des lecteurs privés des revues européennes durant la guerre, la collaboration des laïcs. La revue mène des luttes décisives contre les cartels, en particulier contre le trust de l'électricité. Elle prépare ainsi l'opinion à la nationalisation qui viendra 20 ans plus tard.

En 1950, les évêques, dans leur Lettre sur le problème ouvrier, reconnaissent la vocation industrielle et urbaine du Québec. Dans ce vaste mouvement, Relations est plus qu'un simple témoin; elle y participe intensément, à certaines heures, jusqu'à risquer son existence. C'est pour ces raisons que la revue Relations peut être décrite comme une tribune du catholicisme de gauche québécois.

En octobre 1956, Relations publie le numéro du 15e anniversaire. Quelles causes sert la revue? Celles de l'Église et des âmes, celles de la personne humaine et de la justice sociale, celles de la communauté canadienne-française et de la patrie canadienne et, enfin, les causes d'ordre international.

À partir de 1966, Relations s'efforce de suivre davantage l'actualité, surtout dans le domaine social. L'effort de la revue s'ajuste aux événements mais demeure généralement dispersé. Relations se positionne comme un outil d'analyse et commente l'actualité dans des dossiers qui lui permettent de prendre un certain recul et d'attirer la collaboration d'intellectuels spécialisés et réputés. La revue demeure attentive aux défis que posent les mutations du temps présent à la foi religieuse et à la volonté d'engagement, au Québec et dans le monde.

Ce mensuel existe depuis 1941. Une telle longévité, dans le domaine du magazine engagé qui s'oppose à la logique marchande, est une rareté. Parmi ses collaborateurs, mentionnons les pères Émile Bouvier, L.-C. de Léry et P.-É. Racicot, Jean Vallerand, Ernest Robitaille, Paul Gérin-Lajoie, Victor Barbeau et Fernand Dumont, Gregory Baum, ainsi que plusieurs auteurs littéraires, dont Wajdi Mouawad, Élise Turcotte et Hélène Monette.

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 208-212.

CORNELLIER, Louis, « Revue - 70 ans de Relations », Le Devoir, 12 mars 2011, p. F5.

ST-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, n° 2, 1978, p. 203-228.

Éditeurs :
  • Montréal, Canada :École sociale populaire,1941-2024,
  • Montréal, Canada :un groupe de Pères de la Compagnie de Jésus,
  • Montréal :Éditions Bellarmin,
  • Montréal :Centre justice et foi
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Ordre nouveau (Montréal, Québec : 1936)
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Références

Relations, 1975-12, Collections de BAnQ.

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[" relations M0NTRÉALHHBHBHHHB1 DECEMBRE 975\tVOL.35, NO 410 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦ PRIX: 75$ -N ÉDUCATION et relations de travail Les offres salariales - par Maurice Ruest ÉDUCATION: le Rapport Nadeau présentation et analyse - par Pierre Angers et Pierre Lucier VJ \u2014 ÉTHIQUE et LOI face à la mort pour une redéfinition médico-légale de la mort \u2014 par Marcel Marcotte J EDUCATION: les offres salariales -par Maurice Ruest*.Il arrive rarement que les syndicats accueillent avec un enthousiasme délirant des propositions patronales au cours d\u2019une négociation.Les règles du jeu s\u2019y opposent.C\u2019est encore plus rare quand il s\u2019agit des clauses concernant les salaires.On songe parfois à cette bande dessinée où les syndicats s\u2019objectent à ce que le patron propose leurs propres demandes.Ils les rejettent.Dans le secteur de l\u2019éducation, on n\u2019en est pas là.On est même bien loin de cette coïncidence entre offres patronales et revendications syndicales.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019ailleurs des salaires,, de la sécurité d\u2019emploi ou de la définition de la tâche des enseignants, un vide immense semble s\u2019être creusé entre les deux positions depuis que le Gouvernement a déposé ses offres, le 7 novembre dernier.Nous voudrions rapidement passer en revue les offres salariales faites aux syndicats, les comparant au passage aux demandes syndicales, quand la chose est possible.C\u2019est parfois difficile, parce que le Front commun a fait une demande globale, du moins c\u2019est ce qu\u2019il a rendu public.On ne peut donc établir de comparaison avec chacune des classifications.Nous ne voulons pas tant prendre parti que donner un éclairage, peut-être différent, sur des querelles qui risquent, une fois de plus, de perturber l\u2019année scolaire des étudiants du Québec, de la maternelle au cours collégial.Les salaires des enseignants Il est difficile d\u2019évaluer nettement les demandes syndicales.On parle d\u2019augmentation de la masse salariale.Pour les augmentations individuelles, comme pour celles de la masse salariale, on s\u2019exprime en pourcentages.Pas besoin d\u2019être comptable agréé pour saisir que des augmentations ainsi conçues progressent davantage, en montants absolus, à mesure que s\u2019élève le salaire de base d\u2019où l\u2019on part.Dans le public, on demande souvent quels sont les salaires des professeurs.Comment répondre?Selon les offres que vient de déposer le Gouvernement, un enseignant peut gagner de $8,617 jusqu\u2019à $23,858.Les traitements varient selon les qualifications du profes- * L\u2019A., jésuite, a oeuvré trente ans dans le champ de l\u2019éducation.Il est présentement directeur des Editions Bellarmin et administrateur de la revue Relations.Le présent article fait suite à ceux publiés en juillet-août 1975 (\u201cLes négociations entre le ministère de l\u2019Education et ses 110,000 employés\u201d), en septembre 1975 (\u201cVers un régime pédagogique négocié?\u201d) et en novembre 1975 (\u201cL\u2019enseignement professionnel\u201d).relations de travail seur évaluées en années d\u2019études et aussi selon ses années d\u2019expérience.¦ ¦ Tableau 1 .¦ \" Années de sco-\tPersonnel enseignant \u2014 Echelles de traitements (1ère période) d\u2019expérience \t14 ans\t15 ans\t16 ans\t17 ans\t18 ans\t19 ans\t20 ans* 1\t$ 8,617\t$ 9,471\t$10,413\t$11,427\t$12,574\t$13,814\t$15,195 2\t8,933\t9,810\t10,784\t11,848\t13,038\t14,325\t15,731 3\t9,252\t10,152\t11,155\t12,264\t13,504\t14,838\t16,262 4\t9,596\t10,531\t11,555\t12,722\t14,011\t15,393\t16,847 5\t9,952\t10,909\t11,966\t13,181\t14,513\t15,947\t17,421 6\t10,307\t11,279\t12,374\t13,638\t15,020\t16,497\t17,997 7\t10,714\t11,694\t12,825\t14,138\t15,563\t17,090\t18,616 8\t11,089\t12,115\t13,275\t14,636\t16,114\t17,681\t19,229 9\t11,484\t12,535\t13,725\t15,132\t16,656\t18,274\t19,846 10\t11,880\t12,954\t14,176\t15,659\t17,201\t18,865\t20,464 11\t12,314\t13,412\t14,682\t16,182\t17,801\t19,523\t21,141 12\t12,745\t13,868\t15,188\t16,737\t18,401\t20,177\t21,820 13\t13,181\t14,324\t15,692\t17,287\t19,000\t20,833\t22,502 14\t13,616\t14,781\t16,199\t17,840\t19,601\t21,491\t23,177 15\t14,050\t15,241\t16,701\t18,393\t20,201\t22,145\t23,858 * Scolarité de 20 ans et un doctorat de 3ième cycle.** Conformément au \u201cManuel d\u2019évaluation de la scolarité\" du ministre.Pour donner une idée plus juste de ces variations considérables, nous reproduisons (tableau 1) la grille des traitements offerts aux enseignants pour l\u2019année 1975-1976.Sur la ligne horizontale, les salaires progressent selon les qualifications ou, si l\u2019on veut, selon le nombre d\u2019années passées à étudier.A la verticale, les traitements varient avec le nombre d\u2019années d\u2019expérience.C\u2019est ainsi qu\u2019un professeur possédant dix-sept ans de scolarité et qui en est à sa huitième année d\u2019expérience recevrait, cette année, $14,636 si les offres patronales étaient acceptées.Et ainsi de suite.Un instituteur qui n\u2019aurait pas accompli quatorze années d\u2019études est quand même placé dans la première catégorie.Disons que l\u2019on engage maintenant peu de professeurs qui n\u2019ont pas étudié au moins quinze ans et la plupart du temps seize ou dix-sept ans.Les écoles normales décernaient un brevet \u201cA\u201d après quinze ans d\u2019études.Depuis leur disparition, les aspirants-professeurs obtiennent un diplôme universitaire qui nécessite un minimum de seize ou dix-sept années de scolarité.Ce sont des professeurs plus âgés qui se retrouvent dans les premières catégories.Leur expérience les classe cependant aux échelons les plus avantageux de ces catégories.Pourront faire exception à cette règle les enseignants du secteur professionnel.Leur spécialisation ne se fait pas à l\u2019université.C\u2019est en travaillant qu\u2019ils 322 RELATIONS ont appris leur métier, perfectionné leur technique.La conception des échelles de salaires est nettement injuste à leur égard.On attendrait une position ferme des syndicats et du Gouvernement à cet égard.Très généralement, on peut dire qu\u2019un enseignant se voit offrir une augmentation pouvant varier de llrc à 12%.La seule exception se situe au sommet de l\u2019échelle (assez curieusement toujours placé sur la ligne inférieure) pour chacune des catégories.Nous donnons un exemple (tableau 2) pour un enseignant qui posséderait seize ans de scolarité.La première colonne dit que le professeur se trouvait à sa première, deuxième, troisième année d\u2019expérience, et ainsi de suite, en 1974-1975.La deuxième colonne rappelle le montant imposé par le décret tenant lieu de convention collective au cours des trois dernières années.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Tableau 2 \u2014\u2014\u2014 Enseignants \u2014 16 ans de scolarité Expérience 1974-1975\tEchelle 1974-1975\tplus indexation\tProjet\tAugmentation\t% 1\t$ 8,232\t$ 9,642\t$10,784\t$1,142\t10.59% 2\t8,525\t9,985\t11,155\t1,170\t11.72% 3\t8,818\t10,329\t11,555\t1,226\t00 -J 'O 4\t9,134\t10,699\t11,966\t1,267\tbo O 5\t9,459\t11,079\t12,374\t1,295\t11.69% 6\t9,782\t11,458\t12,825\t1,367\t11.93% 7\t10,138\t11,875\t13,275\t1,400\t11.79rô 8\t10,494\t12,292\t13,725\t1,433\t11.66% 9\t10,850\t12,709\t14,176\t1,467\t11.54% 10\t11,206\t13,126\t14,682\t1,556\t11.85% 11\t11,606\t13,594\t15,188\t1,591\t11.70% 12\t12,006\t14,061\t15,692\t1,631\t11.60e ô 13\t12,405\t14,530\t16,199\t1,669\t11.49% 14\t12,806\t15,000\t16,701\t1,701\t11.34% 15\t13,203\t15,465\t16,701\t1,236\t7.99% On sait cependant que le Gouvernement a accepté l\u2019indexation des traitements.En 1974-1975, les enseignants, comme tous les autres travailleurs des secteurs public et para-public, ont bénéficié d\u2019une hausse des salaires de 17.13% en vertu de l\u2019indexation.Notre troisième colonne indique donc le traitement réel perçu par l\u2019enseignant.La quatrième colonne rappelle le montant offert par le Gouvernement au début de novembre.En cinquième colonne, on trouve l\u2019augmentation en dollars que représente cette offre.Et finalement, la sixième colonne fournit le pourcentage de cette augmentation, augmentation évidemment calculée à partir du salaire indexé puisqu\u2019il représente le traitement réel pour 1974-1975.Notons que le professeur qui débutait dans l\u2019enseignement en 1974-1975 en est maintenant, pour 1975-1976, à sa deuxième année d\u2019expérience, et ainsi de suite.On peut donc constater que les augmentations en pourcentage sont telles que nous le disions plus haut.Ceux qui ont atteint le maximum du nombre d\u2019années d\u2019expérience reconnues ne bénéficient que d\u2019une augmentation d\u2019environ 8%.On pourrait constater le même jeu des augmentations en faisant varier les années de scolarité pour une expérience égale.Comparons par exemple, ce que nous faisons dans notre tableau 3, le salaire d\u2019enseignants qui entreraient dans leur sixième année d\u2019expérience.¦\tTableau 3\t¦ Enseignants entrant dans leur 6e année d\u2019expérience en 1975-1976 Echelle Scolarité 1974-1975\t\tplus indexation\tprojet\taugmentation\t% 12\t$ 6,637\t$ 7,774\t$10,307\t$2,533\t32.58%* 13\t7,212\t8,447 '\t10,307\t1,860\t22.02% * 14\t7,867\t9,215\t10,307\t1,092\t11.85% 15\t8,624\t10,101\t11,279\t1,178\t11.66% 16\t9,459\t11,079\t12,374\t1,295\t11.69% 17\t10,420\t12,205\t13,638\t1,433\t11.74% 18\t11,473\t13,438\t15,020\t1,582\t11.77% 19\t12,606\t14,765\t16,497\t1,732\t11.73% 20\t13,772\t16,131\t17,997\t1,866\t11.57% * Les\tnouvelles échelles\tne prévoient pas\tde catégories\tde 12 et 13 ans\tde scolarité.Ceux qui s\u2019y trouvaient reçoivent donc des augmentations plus considérables, étant placés dans la catégorie de 14 ans de scolarité.Nous constatons encore que l\u2019augmentation offerte varie entre 11% et 12%.Notons en passant la disparition des catégories de douze et de treize ans de scolarité.Tous les professeurs sont maintenant placés au moins dans la catégorie de quatorze ans d\u2019étude.Il en résulte une hausse considérable pour ceux qui étaient dans la partie inférieure des échelles.Nous avons pu constater beaucoup de réticence de la part de quelques enseignants devant cette \u201cgénérosité\u201d patronale.On accorde ainsi une prime, nous dit-on, à ceux qui ont toujours refusé de se perfectionner.Ils reçoivent un traitement égal à celui des enseignants qui ont sacrifié leurs soirées de loisirs et parfois de longs étés pour améliorer leur classification.Ce geste, qui coûte environ trois millions de dollars au Gouvernement, élimine en tout cas tous les salaires inférieurs à $8,600 chez les enseignants.Nous avons jusqu\u2019ici analysé le résultat des offres salariales par rapport aux individus concernés.Si l\u2019on parle de la masse salariale ou des échelles elles-nêmes, l\u2019augmentation est de 8%.C'est-à-dire qu\u2019un enseignant qui entreprend sa première année d\u2019enseignement en 1975-1976 aura droit, selon les nouvelles grilles, à un traitement de 8% supérieur à celui qu\u2019a reçu son collègue qui commençait à enseigner l\u2019an dernier.Et il en est de même pour chacun des niveaux de l\u2019échelle des salaires.C\u2019est en ce sens que l\u2019on peut parler d\u2019augmentation de 8%.Mais il ne serait pas exact de penser que l\u2019ensemble des enseignants ne reçoivent que ce pourcentage d\u2019augmentation.Comme nous l\u2019avons vu, c\u2019est plutôt d\u2019une progression de près de 12% des salaires individuels qu\u2019il faut parler.Les professionnels non enseignants Jusqu\u2019ici on a entendu peu de plaintes émanant des professionnels non enseignants.Leur groupe est le moins important en nombre de tous les syndiqués du secteur de l\u2019éducation.C\u2019est déjà une partie d\u2019explication pour ce silence.On peut aussi se demander s\u2019ils ne sont pas tout simplement satisfaits des offres qui leur sont faites.DÉCEMBRE 1975 323 '\t\u2014 Tableau 4\t.Professionnels non enseignants entrant dans leur 6e année d\u2019expérience en 1975-1976 \tEchelle 1974-1975\tPlus indexation\tProjet\tAugmentation\t% (1)\t$12,700\t$14,876\t$17,374\t$2,498\t16.79f7 (2)\t12,700\t14,876\t17,484\t2,608\t17.53*7 (3)\t11,778\t13,796\t15,840\t2,044\t-4 00 O (4)\t9,805\t11,486\t13,286\t1,800\t15.67*7 (5)\t12,221\t14,314\t16,343\t2,029\t14.17*7 (1)\tComprend: les analystes, les ingénieurs.(2)\tComprend: les conseillers d'orientation, les conseillers pédagogiques, les psycholo- gues, les conseillers en enseignement religieux et moral, les conseillers en éducation chrétienne, les aides pédagogiques individuels, les registraires.(3)\tComprend: les animateurs de la pastorale, les agents d\u2019information scolaire et pro- fessionnelle, les travailleurs sociaux, les agents d\u2019information, les animateurs des activités étudiantes, les agents de réadaptation, les agents d'information.(4)\tComprend: les bibliothécaires.(5)\tComprend: les agents de gestion financière, les attachés d\u2019administration, les spécia- listes en moyens techniques d\u2019enseignement, les conseillers en mesure et évaluation, les conseillers en affaires étudiantes.Chez eux, les augmentations individuelles varient de 14% à 18% selon les différents groupes.On peut le constater en consultant le tableau 4.Comme chez leurs collègues enseignants, cependant, ceux qui sont déjà arrivés au sommet des échelles à cause de leur longue expérience doivent se contenter d\u2019un accroissement de 8% de leur salaire.Ce \u201ctraitement de faveur\u201d par rapport à leurs collègues enseignants étonne un peu au premier abord.S\u2019agirait-il d\u2019un rattrapage destiné à corriger des injustices passées?Bon nombre de ces professionnels sont d\u2019anciens enseignants.Passant à l\u2019administration, ils abandonnent plusieurs avantages que certains jugeront très importants.Leur nouvelle tâche comporte des responsabilités souvent plus lourdes.Leur semaine normale de travail est de trente-cinq heures.Ils ne profitent plus des longs congés des professeurs, au temps des fêtes, par exemple, et leur période de vacances est limitée à un mois par année.L\u2019explication la plus proche de la vérité repose peut-être davantage sur ces dernières considérations.Si l\u2019on veut attirer les meilleurs éléments vers les postes de professionnels non enseignants, et ce sera la même attitude, on peut le croire, pour les cadres, on se doit de leur offrir une compensation pour les avantages perdus.Pour les groupes de professionnels qui ne sont pas normalement d\u2019anciens enseignants, les offres du gouvernement se sont modelées sur le marché du travail.En comparant les cinq échelles des professionnels, on constate une fluctuation assez sensible due à cet effort pour suivre le phénomène de l\u2019offre et la demande.Nous é mettrons en conclusion quelques réflexions sur la confection même des échelles de salaires des professionnels.Relativement à celles de tous les autres personnels, elles nous semblent les plus acceptables pour les syndiqués.Le personnel de soutien Le personnel de soutien regroupe tous les employés de l\u2019éducation de niveaux autres que les cadres, les professeurs ou les professionnels non enseignants.En gros, on peut dire que cela comprend une trentaine d\u2019échelles de salaires pour le personnel administratif et technique et autant d\u2019offres salariales pour le per- sonnel ouvrier.Ce serait une gageure impossible que de prétendre analyser d\u2019un coup l\u2019ensemble de cette proposition patronale.Il serait injuste de porter un jugement global.Nous nous contenterons de quelques remarques pour chacune des deux grandes catégories.Le personnel administratif et technique Le personnel de bureau et les techniciens sont régis par une politique salariale comprenant des échelons, avec augmentation annuelle selon le nombre d\u2019années d\u2019expérience.On exige pour chaque emploi une qualification de base qui peut varier depuis une onzième année d\u2019études jusqu\u2019au diplôme de Cégep professionnel (quinze ans d\u2019études).Calculées en pourcentage, les augmentations de ce personnel sont beaucoup plus élevées que ce que nous avons constaté pour leurs collègues enseignants ou même pour les professionnels.Dans l\u2019exemple que nous donnons (tableau 5) on pourra noter plusieurs augmentations dépassant 20%.Tous, sauf deux groupes, obtiennent au moins 15%.La politique du Gouvernement en ce qui concerne ces personnels veut sans doute se rapprocher le plus possible de ce qui est offert dans le secteur privé et aussi ailleurs au Canada.-\tTableau 5 \u2014¦ \" Personnel de soutien \u2014 Administratif et technique \u2014 entrant dans leur sixième année d\u2019expérience en 1975-1976 Echelle Plus 1974-1975 indexation Projet Augmentation % Agent de bureau cl.1\t$ g 507 Acheteur\tg\t242 Téléphoniste\t5\tggg Secrétaire cl.2\tg\t'jgg Secrétaire cl.1\tg\t37Q Magasinier cl.2\t5\t733 Secrétaire de direction\t7\t29g Magasinier cl.1\tg\t95g Magasinier cl.princ.\tg\t242 Auxiliaire en informatique 5 75^ Aide technique\t5\t915 Opér.inform, cl.2\tg\tggg Opér.inform, cl.1\t7\t722 Technicien inf.grade 1\t^0\t574 Bibliotechnicien cl.1\t8\t749 Techn.tr.prat.\t9\t^gg 5 7,692:\t$ 9,373\t$2,081\t27.05*7 9,654\t11,757\t2,103\t21.78% 7,014\t8,226\t1,212\t17.28% 6,779\t8,245\t1,466\t21.62% 7,461\t9,209\t1,748\t23.43% 6,715\t8,026\t1,311\t19.52% 8,548\t10,356\t1,808\t21.15% 8,146\t9,737\t1,591\t19.53*7 9,654\t11,794\t2,140\t22.16% 6,736\t8,099\t1,363\t20.23% 6,928\t8,263\t1,335\t19.27% 7,793\t8,754\t961\t12.33% 9,045\t10,429\t1,384\t15.30% 12,385\t13,923\t1,538\t12.42% 10,248\t12,230\t1,982\t19.34% 10,763\t12,594\t1,831\t17.01% Comme pour les professionnels, la semaine de travail du personnel administratif et technique est de trente-cinq heures.Nous dirons plus loin ce qu\u2019il faut penser des augmentations accordées.Disons tout de suite que les pourcentages peuvent être trompeurs quand il s\u2019agit de petits salariés.Le personnel ouvrier Pour le personnel ouvrier, suivant en cela les coutumes du marché, on ne compte pas les années d\u2019expérience.La proposition patronale comporte un salaire horaire et un salaire hebdomadaire pour une semaine de quarante heures.Afin de rendre comparables les traitements de toutes les catégories, nous avons transposé l\u2019offre du Gouvernement en traitements annuels.C\u2019est ainsi qu\u2019un ouvrier certifié d\u2019entretien gagnant $5.65 l\u2019heure et $230 par semaine recevra un traitement annuel de $11,752.C\u2019est du moins l\u2019offre que lui fait le Gouvernement.A quelques exceptions près, les augmentations se 324 RELATIONS retrouvent entre 15rr et 18rf.Nous donnons quelques exemples dans le tableau 6.Nous avons choisi à dessein, comme pour le personnel administratif et technique, les groupes d\u2019ouvriers que l\u2019on retrouve à la fois dans les cégeps et dans les commissions scolaires.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Tableau 61\t'\t.Personnel de soutien \u2014 Personnel ouvrier Echelle Aide-domestique et\t1974-1975\t\tPlus indexation Projet\t\tAugmentation\ti\t% aide gén.cuisine cl.2\t$5,949$ 6,968$ 7,717\t\t\t$ 748\t10.49C Aide gén.cuisine cl.1 et gardien\t6,070\t7,110\t8,237\t1,127\t15.85f r Buandier\t6,198\t7,260\t8,653\t1,393\tC- 00 i\u2014H CT> Conducteur - véhicule léger\t6,843\t8,015\t9,110\t1,095\t13.66rr Aspirant mécanicien machines fixes\t6,843\t8,015\t9,381\t1,366\t17.04f 7 Méc.mach.fixes cl.6\t6,968\t8,162\t9,568\t1,406\t17.23rr Méc.mach.fixes cl.4\t7,301\t8,552\t10,005\t1,453\t17.00rr Méc.mach.fixes cl.1\t9,838\t11,523\t13,187\t1,664\t14.44rr Aspirant-cuisinier\t6,344\t7,431\t9,391\t1,950\t26.24ff Opérateur - chaudières et appareils frigorif.\t6,843\t8,015\t9,381\t1,366\t17.04rr Peintre\t8,112\t9,502\t10,837\t1,335\t14.05rr Menuisier\t8,278\t9,696\t11,190\t1,494\t15.41rf Ouvrier d\u2019entretien\t6,261\t7,334\t8,861\t1,527\t20.82rr Ouvrier certifié d\u2019entretien\t8,674\t10,160\t11,752\t1,592\t15.67rr Mécanicien en plomb, et chauffage\t8,975\t10,512\t12,542\t2,030\t19.31rr Plus qu\u2019ailleurs, il semble évident que l\u2019on ait voulu se conformer ici aux salaires existant dans les divers métiers auxquels appartiennent ces ouvriers.Dans l\u2019ensemble, il s\u2019agit d\u2019un personnel qui possède une certaine spécialisation, ordinairement acquise dans la pratique du travail quotidien et non sur les bancs de l\u2019école.Quelques métiers comportent une sorte d\u2019échelle par le passage d\u2019une classe à l\u2019autre.L\u2019exemple le plus clair est peut-être celui des mécaniciens en machines fixes.On y progresse d\u2019une classe à une autre avec l\u2019expérience acquise et en subissant des examens de compétence.Quelques constatations Au terme de ces énumérations assez austères, avouons-le, des pourcentages d\u2019augmentation et même de l\u2019effet réel des offres patronales sur les traitements du personnel engagé dans l\u2019éducation, quelques conclusions s\u2019imposent d\u2019elles-mêmes.Plutôt que de prendre aveuglément partie, nous voudrions chercher à voir clair dans les demandes, les offres et les revendications.Et ce salaire de $165 par semaine.Dès le début des négociations, les syndicats ont mis en vedette une demande destinée à améliorer le sort des plus bas salariés.Ils réclamaient un salaire de base minimum de $165 par semaine ($8,580 par année) pour tout employé des secteurs public et parapublic.Qu\u2019en est-il advenu avec les offres patronales?Il est bien normal que l\u2019on ne retrouve aucun enseignant, ni aucun autre professionnel, au-dessous de cette norme.Il sera facile de constater qu\u2019il n\u2019y a non plus à peu près aucun membre du personnel ouvrier qui se voit offrir un salaire inférieur à ce que les DÉCEMBRE 1975 syndicats considèrent comme le seuil de la pauvreté.On le comprend assez bien.Les salaires horaires ne laissent pas de place pour de tels traitements.S\u2019ils existaient, des hommes d\u2019expérience, donc ayant normalement de lourdes charges de famille, y seraient assujettis.L\u2019aide-domestique, l\u2019aide générale de cuisine et le gardien sont les seuls dont le salaire n\u2019atteigne pas $165 par semaine.Surtout dans les deux premiers cas, on peut penser qu\u2019il s\u2019agit de travailleurs qui passeront à une autre classification dans peu de temps.Par ailleurs, un certain nombre d\u2019employés du personnel administratif et technique, surtout du personnel administratif, se retrouvent dans des groupes où le salaire n\u2019atteint pas ce qui semblait aux syndicats un strict minimum.Ce sont surtout ceux qui occupent les premiers échelons, qui en sont donc à leurs premières expériences de travail, et dans des catégories qui supposent presque toujours qu\u2019ils passeront à une meilleure classification avec un peu d\u2019expérience, qui sont ici touchés.Reste que ces salariés, dont l\u2019augmentation en pourcentage peut paraître raisonnable, se retrouvent encore avec un salaire leur permettant à peine de vivre.Nous aurions aimé que les syndicats insistent davantage sur cette situation.Elle aurait été plus conforme à leurs premiers engagements.Elle aurait chance de faire choc davantage dans le grand public.Les revendications des enseignants, si justifiées soient-elles, n\u2019ont pas une portée sociale aussi importante.Les augmentations Effectuer les calculs en pourcentage pour évaluer les augmentations de salaires risque de laisser planer des ambiguïtés.Ainsi établies, les augmentations deviennent de plus en plus intéressantes à mesure que les salaires sont plus élevés.Le contraire paraîtrait plus judicieux.Chez les professionnels, on a établi un pourcentage fixe entre chacun des échelons.Résultat, non seulement le montant absolu, mais le pourcentage devient plus élevé à mesure que l\u2019on avance dans la ligne de l\u2019expérience.Cela nous semble aller directement à l\u2019encontre des meilleures mesures sociales.Ce sont là des procédés qui contribuent à creuser davantage l\u2019écart existant entre les mieux nantis et les petits salariés.Il est étonnant de ne rien entendre à ce sujet de la part des syndiqués.Avant que le Gouvernement ne dépose ses offres, on a beaucoup parlé de ce rattrapage des \u201cpetits\u201d.On n\u2019entend plus de récriminations que contre l\u2019insuffisance des pourcentages offerts.Certains membres du personnel de soutien reçoivent des augmentations un peu plus substantielles.Le Gouvernement doit faire face parfois à la concurrence de l\u2019entreprise privée et de l\u2019industrie.Dommage que cela ne se produise pas pour tous! Les plaintes des enseignants Les enseignants ont été les premiers et les plus bruyants dans leurs protestations.En consultant les grilles de salaires que nous publions, beaucoup penseront qu\u2019ils se plaignent, mais qu\u2019au fond ils ne sont pas si mal traités.Et pourtant! Les enseignants sont des professionnels qui ont, pour la plupart, accompli des études universitaires.Ils comparent les traitements qu\u2019on leur offre avec les 325 salaires d\u2019autres personnels beaucoup moins spécialisés et scolarisés.C\u2019est là que ça leur fait mal.Celui qui étudie, consent à sacrifier quelques années de sa vie.Pendant cette période, il ne gagne rien et souvent doit s\u2019endetter parce que l\u2019université coûte cher.Il s\u2019attend à ce qu\u2019on reconnaisse cette situation quand il parvient enfin sur le marché du travail.Il voudrait une compensation pour le manque à gagner des années d\u2019études.La plupart des autres professions qui exigent de passer par l\u2019université réussissent à inscrire cette compensation dans leurs revenus dès les premières années de pratique professionnelle.Si l\u2019on n\u2019accepte pas ce point de vue, comment pourra-t-on convaincre les jeunes qu\u2019ils doivent étudier?Les enseignants comparent aussi leur sort à celui de leurs collègues de Toronto.Les demandes syndicales de ces derniers paraissent astronomiques par rapport à ce qu\u2019on offre aux professeurs du Québec.Même les offres patronales semblent bien supérieures à ce que notre Gouvernement vient de rendre public.Disons cependant que le comité fédéral de surveillance pour l\u2019application des mesures contre l\u2019inflation vient de s\u2019opposer aux propositions faites par le Board of Education du Toronto métropolitain.Il faudra donc attendre pour savoir ce qui en résultera vraiment.Indexation et augmentations futures Les agences de presse aussi bien que les bureaux du Gouvernement ou des syndicats ne mentionnent toujours que les augmentations accordées pour l\u2019année en cours, soit 1975-1976.Les deux prochaines années sont évidemment prévues elles aussi dans la proposition patronale.Des majorations respectives de 8% et de 6% sont offertes pour les années 1976-1977 et 1977-1978.Ces augmentations sont calculées sur les échelles de l\u2019année précédente.Les individus recevront, avec le passage à l\u2019échelon supérieur, des montants plus considérables.Un seul exemple suffira à illustrer le processus.Un enseignant classé à dix-huit ans de scolarité et possédant dix ans d\u2019expérience au début de la présente année recevra $17,201 cette année, $19,225 en 1976-1977 et $21,065 en 1977-1978.Cela signifie des augmentations de $2024 (11.77%) en 1976-1977 et de $1,840 (9.57%) en 1977-1978.Une provision concerne aussi l\u2019indexation.On manifeste un certain optimisme à la suite de l\u2019application des mesures anti-inflationistes.Au cours de l\u2019année 1976-1977, on considère 6% comme base de l\u2019inflation et 4% pour l\u2019année suivante.C\u2019est dire que les salaires seront réajustés pour toute augmentation du coût de la vie supérieure à ces prévisions.Pour la durée de la prochaine convention collective, les syndicats demandent, avec raison, que l\u2019indexation soit incorporée aux traitements.Cela conduit à des calculs complexes, mais régularise les salaires des employés.C\u2019est d\u2019une grande importance, surtout pour ceux qui gagnent moins.Finalement, que conclure?Hors de tout doute, les offres du Gouvernement sont fortement influencées par l\u2019application des mesures Trudeau.En conséquence, il y a peu de possibilité de rattrapage.Pour que l\u2019on puisse concéder beaucoup aux gagne-petit, il faudrait qu\u2019à l\u2019autre bout des échelles on accepte de réduire les exigences.Cela ne semble pas être le cas.Même les mesures Trudeau, en ne faisant aucune distinction envers les petits salariés et en parlant toujours en pourcentages d\u2019augmentation (c\u2019est toute notre économie qui est ainsi faite), ne concèdent aucune liberté.Ou si peu! Somme toute, on comprend la déception du Front commun.Les offres patronales sont franchement loin des demandes syndicales.Si l\u2019on doit réviser les salaires offerts, nous aimerions que ce soit, d\u2019une part, en favorisant ceux qui gagnent peu et aussi en concédant davantage à ceux qui arrivent sur le marché du travail avec une formation plus longue.D\u2019autre part, il faudrait apprécier les préparations qui ne sont pas nécessairement scolaires.Il est par ailleurs difficile de comprendre le refus de négocier de part et d\u2019autre, soit parce qu\u2019on considère raisonnables et définitives les offres déposées ou qu\u2019on les juge \u201cinsultantes\u201d.Avant de faire subir encore une fois aux étudiants les conséquences des mésententes entre le Gouvernement et les syndicats, il faudrait épuiser tous les moyens possibles de négociation.Les syndiqués doivent comprendre que les pressions exercées par les grèves ou ce qu\u2019on qualifie de journées d\u2019études ont maintenant peu d\u2019effet sur les gouvernants.La récente grève des postes en est un exemple.D\u2019autre part, le public s\u2019en prend davantage aux grévistes qu\u2019aux dirigeants.Les principaux buts de la grève ne sont donc pas atteints.30 novembre 1975.\t__________ H Papeterie Jacques Enrg.\t\tDES\tNEIGES\t Spécialités\t\t\tb- z
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