Relations, 1 octobre 2002, Octobre - Novembre
[" P?).&¦ L\u2019interminable crise algérienne ReLatiONS société politique religion NuméRO 680 NOvemBRe 2002 Que résiste la langue! Entre mépris et méprise Parlez-vous français?Controverse Faut-il craindre le politically correct?1 4.95 $ ARTISTE INVITE : MARC GARNEAU 977003437800011 sommaiRe NuméRO 68o, octOBRe-NovemBRe 2002 4 actuaLités HoRiZoNs 9\tIL SUFFIT D'UN JUSTE Jean-Marc Biron aiLLeuRS 24\tL'INTERMINABLE CRISE ALGÉRIENNE Addi Lahouari coNtRoveRse 2 6\tFAUT-IL CRAINDRE LE POLITICALLY CORRECT?Benoît Leblanc et Francis Dupuis-Déri 28\teN BRef RegaRD 29\tLE GRAND BONHEUR D'EXISTER Francine Tardif 32\tLE SILENCE DES ÉLUS Guy Dufresne sîLLons 36\tCIEL, ARBRE, OISEAU Hélène Dorion 58 muLtiméDias 4o LiVRes Couverture : Marc Garneau, Le néant, techniques mixtes sur papier brûlé, 62 X 80 cm, 2001 DossieR ÎO QUE RÉSISTE LA LANGUE! La langue est une matrice de résistance face à l\u2019homogénéisation du monde.Pourtant, nous la rabaissons, bien souvent, au rang de simple outil technique, de moyen de communication qu\u2019il faudrait simplifier au maximum.Or la langue est porteuse d\u2019une culture, d\u2019une pensée et d\u2019une histoire dans lesquelles elle s\u2019est forgée.Elle nourrit notre identité, mais à condition d\u2019évoluer afin de garder l\u2019avenir ouvert.12 ENTRE MÉPRIS ET MÉPRISE Entrevue avec Chantal Bouchard Jean-Claude Ravet 14 TU TOURNERAS TA LANGUE Madeleine Gagnon 16\tLA VOIE D'UN NOUVEAU MONDE Gerardo Aiquel 17\tPARLEZ-VOUS FRANÇAIS?Marie-Andrée Lamontagne 18\tL'INNU : L'AUTRE COMBAT LINGUISTIQUE Marcelline Kanapé ARTISTE INVITÉ Au cours des dernières années, le peintre montréalais Marc Garneau s\u2019est adjoint l\u2019apport d\u2019un nouvel allié, le feu.Sa production, qui utilise principalement des pièces de bois aggloméré, intègre également la toile, le métal, le papier, matériaux qui établissent une première relation avec le noir de fumée et le charbon.La présence du dessin et des autres couleurs intervient d\u2019une façon complexe avant et après que la surface ait assimilé les effets du feu.La fusion du feu et de la peinture atteste d\u2019une tradition venue des origines de la représentation en même temps quelle puise dans un imaginaire collectif et individuel toujours actuel.ReLatiONS La revue Relations est publiée par le Centre justice et foi, sous la responsabilité de membres de la Compagnie de Jésus et d\u2019une équipe de personnes engagées dans la promotion de la justice.BUREAUX 25, rue Jarry Ouest Montréal (Québec) H2P 1S6 tél.: (514) 387-2541 téléc.: (514) 387-0206 DIRECTEUR Jean-Marc Biron RÉDACTEUR EN CHEF Jean Pichette RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Anne-Marie Aitken SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Jean-Claude Ravet DIRECTION ARTISTIQUE Mathilde Hébert relations@cjf.qc.ca ILLUSTRATIONS Elmyna Bouchard, Garnotte, Lino (ecco_lino@hotmail.com), RÉVISION/CORRECTION Éric Massé IMPRESSION 1-ILN, Sherbrooke COMITÉ DE RÉDACTION Gregory Baum.Michel Beaudin, Céline Dubé, Guy Dufresne, Élisabeth Garant, Joseph Giguère, Fernand Jutras, Nicole Laurin.Guy Paiement COLLABORATEURS André Beauchamp, Dominique Boisvert, René Boudreault, Marc Chabot, Hélène Dorion, Jean-Marc Éla, Vivian Labrie, Jean-Paul Rouleau Les articles de Relations sont répertoriés dans Repère et dans Y Index de périodiques canadiens.publication de Info Globe.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.ABONNEMENTS Hélène Desmarais 8 numéros (un an) : 30 $ (taxes incluses) Deux ans : 55 $ (taxes incluses) À l'étranger : 35 $ Étudiants : 25 $ TPS: RI 19003952 TVO : 1006003784 Nous reconnaissons l'aide financière du gouvernement du Canada, par l'entremise du Programme d'aide aux publications (PAP), pour nos dépenses d'envoi postal.ISSN 0034-3781 Envoi de Poste-publication Enregistrement n\" 09261 2 ) ReLatiONS octobre-novembre 2002 eDitoRiaL L'arme des mots La Maison-Blanche aime se présenter comme la gardienne de la démocratie.Aussi George W.Bush estime-t-il justifiées d\u2019éventuelles frappes « préventives » contre les pays soupçonnés de menacer l\u2019Amérique.Les grandes batailles du XXe siècle ayant été couronnées, dit-il, par la victoire de « la liberté contre le totalitarisme », il croit que le temps est venu pour les États-Unis de donner la liberté au monde entier.Une liberté qu\u2019il conçoit cependant de façon très étroite : « Nous allons travailler activement pour apporter l\u2019espoir de la démocratie, du développement, du libre-marché et du libre-échange partout sur la planète » (The National Security Strategy of the United States of America, 17 septembre 2002, texte disponible sur le site Internet de la Maison-Blanche).\u2019 ¦SSpIffJv.1 ar Marc Garneau, Les horizons, TECHNIQUES MIXTES SUR BOIS, 30 X 35.5 cm, 2001 Ainsi va la démocratie pour George W.Bush et ses acolytes néo-conservateurs.La liberté y est l\u2019apanage du propriétaire-, ce consommateur, investisseur ou travailleur qui refuse de la dilapider dans l\u2019exercice de la détermination collective et réfléchie des règles du vivre-ensemble.La démocratie, dans cette perspective, a peu ou rien à voir avec le politique : elle s\u2019identifie simplement au capitalisme contemporain -qu\u2019on aime présenter comme l\u2019espace du libre-marché, même si l\u2019existence d\u2019énormes oligopoles suffit à montrer le caractère mensonger de ce discours.Le seul droit légitime sur la scène internationale étant aux yeux des dirigeants américains celui qui consacre la puissance de l\u2019empire, il apparaît alors « normal » qu\u2019il se déploie par la force.On taxe d\u2019anti-américains ceux et celles qui osent questionner la politique de puissance des États-Unis.11 ne s\u2019agit pourtant pas de s\u2019opposer à la population étatsunienne mais de combattre une logique sociétale tendant à substituer le pouvoir de l\u2019efficace à celui de la parole.En 1983, dans ses Trois essais sur l\u2019insignifiance, Pierre Vadeboncœur écrivait : « L\u2019Amérique distance le verbe à chaque minute.Toute l\u2019attention est prise par le fait, et l\u2019homme attend sans arrêt ce langage de mitrailleuse.Cette crépitation fait le sens, qui est évacuation du sens.» Le diagnostic demeure.Effrayant.La démocratie étouffe sans la parole, qui n\u2019a rien à voir avec la langue de bois.Quant à nous, à Relations, nous refusons cette politique de puissance.Nous lui préférons la puissance de la représentation, sans laquelle il n\u2019est d\u2019autre monde qui se puisse imaginer.Dans cette optique, depuis tout près de trois ans, j\u2019ai insisté, à titre de rédacteur en chef de la revue, sur la nécessité d\u2019ouvrir les horizons de pensée.Certains ont cru voir là un virage théorique de la part de la revue.Erreur.À une époque où le « fait » tend à étouffer la réflexion, la résistance passe d\u2019abord par la lutte contre le prêt-à-penser.Pas d\u2019abord pour apporter des réponses, mais pour garder ouvert l\u2019espace de la question, du « pourquoi?», ce lieu hors duquel les certitudes détruisent la vie.Le temps est maintenant venu pour moi de quitter Relations.D\u2019autres veil- leront à ce que la revue continue de jouer son rôle d\u2019empêcheuse-de-penser-en-rond.Je demeure un ami de la revue et reste confiant qu\u2019elle continuera à déranger la société québécoise, qui en a bien besoin.Je remercie la Compagnie de Jésus pour la confiance qu\u2019elle m\u2019a accordée et pour le courage dont elle a fait preuve en nommant un agnostique à la tête de la revue.J\u2019ose espérer que le dialogue entre croyants et incroyants que cela a permis de nourrir puisse trouver un écho plus large dans notre société, afin quelle dépasse enfin les stériles guerres de tranchées qui tendent trop souvent à évacuer les questions de sens de l\u2019espace public.Je remercie les membres du comité de rédaction de la revue, qui contribuent à en faire cette agora appréciée de ses lecteurs.Je garderai un merveilleux souvenir des innombrables collaborateurs de la revue : sans leur apport, ce miracle mensuel qu\u2019est Relations n\u2019existerait pas.Je tiens à remercier tout particulièrement mes deux collègues de l\u2019équipe permanente de la revue, Anne-Marie Aitken et Jean-Claude Ravet : j\u2019espère qu\u2019ils seront d\u2019accord avec moi pour dire que nous avons réussi ensemble à conjuguer travail, plaisir et réflexion.Je remercie Hélène Desmarais, notre fidèle et efficace secrétaire, et Mathilde Hébert, notre directrice artistique, qui a su prouver qu\u2019une revue pouvait être sérieuse et respirer la beauté.Mon départ de la revue coïncide avec le décès de Francine Tardif, ma grande amie, que j\u2019ai eu la chance de connaître grâce à Relations.Après avoir su me faire apprécier la revue, Francine m\u2019avait convaincu d\u2019en assumer la direction.Je lui devais déjà beaucoup : je lui dois en plus cette belle aventure, que nous aurons partagée jusqu\u2019à la fin.Je ne l\u2019oublierai jamais.Jean Pichette octobre-novembre 2002 ReLatiONS 3 actuaütes La « dynamite potentielle » de Monsieur L'auteur est ANTHROPOLOGUE Lino, Prends ce QUE TU DÉSIRES, 2002 Les critiques récentes à l'égard du projet d'entente avec les Innus illustrent une ignorance de l'histoire sur laquelle ne peut se construire l'avenir du Québec Rémi Savard Le projet d\u2019entente conclu le printemps dernier entre le gouvernement québécois et des communautés innues a reçu à la fin de l\u2019été un croc-en-jambe inattendu.Après que des communautés innues n\u2019ayant pas participé au projet aient manifesté un certain intérêt à son égard, sans pour autant en accepter tous les détails, La Presse a publié le 28 août une déclaration de Jacques Parizeau sous le titre « Une dynamite potentielle ».Dès le lendemain, dans la page Idées du Devoir, le négociateur du Québec, Louis Bernard, mettait facilement le doigt sur les « multiples inexactitudes » de cette déclaration, et « surtout [sur les] silences qui en invalident les conclusions ».Par la suite, à la radio et à la télévision, il s\u2019est adonné à une pédagogie que les deux paliers de gouvernement sont inexcusables de ne pas avoir amorcée il y a déjà un quart de siècle.Comment expliquer un tel manque de rigueur de la part de l\u2019ancien premier ministre?Ces « inexactitudes » et ces « silences » tiennent à une ignorance de l\u2019histoire du développement de l\u2019État canadien au début du XIXe siècle, dans le contexte de ses relations avec la Couronne britannique, les peuples autochtones et la république alors toute nouvelle de nos voisins du Sud.Après 1760, les Britanniques avaient cru nécessaire de maintenir la politique française de relations diplomatiques et d\u2019échanges d\u2019ambassadeurs avec les peuples de la vallée du Saint-Laurent et plus tard avec ceux des Grands Lacs.La crainte que la montée du sentiment révolutionnaire en Nouvelle-Angleterre ne vienne emporter l\u2019ancienne colonie française perpétua la dynamique de concurrence coloniale en Amérique du Nord.Cette situation se modifia, au début du XIXe siècle, quand la fourrure céda au bois la place qu\u2019elle avait toujours occupée au premier rang des exportations canadiennes et que les relations s\u2019amélioraient entre Londres et Washington, au terme du conflit de 1812.Ainsi s\u2019évanouissait la pertinence commerciale et militaire d\u2019un partenariat de plus de deux siècles avec les peuples autochtones.Ce qui amena les autorités canadiennes à concevoir un plan devant conduire à la cession des droits territoriaux et à l\u2019assimilation de leurs ex-détenteurs, réunis à cette fin dans des chambres de décompression appelées « réserves », dont l\u2019existence ne devait guère dépasser la durée de transformation des bénéficiaires en sujets normaux de Sa Majesté.Par la suite, les promoteurs du Canada se sont enrichis à même les terres extorquées à ces peuples, alors qu\u2019une explosion démographique se préparait à l'intérieur de réserves dont la superficie demeurait à peu près inchangée.D\u2019où le gâchis étalé au grand jour, en 1996, par le rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones.Or la sortie de Jacques Parizeau montre qu\u2019il n\u2019a jamais envisagé beaucoup plus que la cession complète et définitive des droits territoriaux, ainsi que l\u2019imposition d\u2019une certaine autonomie administrative limitée à « l\u2019enseignement primaire et secondaire, par exemple », une sorte de grosse commission scolaire dotée d\u2019à peine plus de pouvoirs que les ¦ 4 ) ReLatiONS octobre-novembre 2002 actualités conseils de bande conçus jadis par le législateur canadien.Mais le plus pitoyable fut de l\u2019entendre déclarer ce 28 août, au journal télévisé, qu\u2019il n'arrivait pas à comprendre l\u2019intérêt d'une telle entente pour le Québec.Bref, il s\u2019avouait incapable d\u2019imaginer d\u2019autres voies que celles dont nous constatons l\u2019échec évident depuis deux décennies.Force est donc de constater qu\u2019au chapitre des relations avec les Autochtones, dont il fut responsable en tant que premier ministre, ses connaissances historiques ne vont pas au-delà du silence imposé sur ce dossier par notre système d\u2019enseignement depuis le milieu du XIXe siècle.Chez ceux qui n\u2019ont pas pris connaissance des recherches historiographiques et des rapports des Nations unies sur le sujet depuis une vingtaine d\u2019années - et ils sont nombreux - les propos de Jacques Parizeau peuvent trouver un écho favorable.Comment soupçonneraient-ils que la mise en œuvre de ceux-ci consisterait à transmettre à leurs descendants une situation pire que celle dont notre génération a hérité?Mais de la part d'un ex-premier ministre, il s\u2019agit d'un acte plus grave encore que celui de léguer aux générations futures une dette publique exagérée.Celles-ci auraient le droit d\u2019être très sévères à notre égard si nous devions suivre les conseils de Monsieur Parizeau.Nous ne pouvons construire l\u2019avenir du Québec sur la base de l\u2019ignorance de son histoire.Un sérieux devoir de mémoire s\u2019impose de toute urgence à la classe politique.Jacques Parizeau est loin d\u2019être le seul en cause, mais on se serait attendu à plus de rigueur de la part de quelqu\u2019un qui semble vouloir se donner le rôle de chien de garde de la pensée souverainiste.La démarche de Louis Bernard et de ceux qui l\u2019ont mandaté permet d\u2019espérer que le réalisme et la justice pourraient être en voie de faire leur entrée dans nos relations avec les premiers peuples de ce coin de terre.\u2022 Individualistes, les jeunes?Le fait d'ignorer ou de stigmatiser la jeunesse contestatrice représente un véritable cadeau pour Mario Dumont Louise Boivin La victoire de l\u2019ADQ dans trois comtés aux élections partielles de juin, ainsi que les propos de la ministre Rita Dionne-Marsolais stipulant que Mario Dumont est le reflet d\u2019une génération individualiste - dont elle s\u2019est excusée peu après - ont suscité un débat tronqué dans les médias.L\u2019association de l\u2019individualisme tantôt aux babyboomers, tantôt à leurs enfants est portée par des membres de l\u2019élite des deux générations.Elle nourrit l\u2019engouement pour Mario Dumont, qui prétend incarner le changement en stimulant une attitude réactive plutôt que réflexive.Derrière la scène de ce spectacle futile existe pourtant bel et bien une jeunesse mobilisée et fort engagée politiquement, dans un sens totalement opposé à celui que prône Dumont.Cette jeunesse-là n\u2019est pas entendue, pas même par les babyboomers qui ne nient pas leurs convictions de gauche.Ce désert est un terreau pour la droite.L\u2019attribution des effets de transformations sociales et politiques à l\u2019attitude d\u2019une génération ou d\u2019une autre voile les vrais enjeux de pouvoir.Par exemple, dans un éditorial de La Presse du 1er juin, la jeune journaliste Katia Gagnon demande : « Quel marché du travail a légué en héritage cette génération solidaire à ceux qui ont suivi?».Comme si la précarisation du travail n\u2019était pas issue des stratégies concertées des patrons (jeunes ou non), relayées par l\u2019État! Le 11 juin, une « Lettre à la génération de l\u2019individualisme », publiée dans la page Idées du Devoir, écrite par Suzanne et Pierre-André Julien, parle entre autres d\u2019une jeunesse inconsciente qui reçoit des bourses qui « permettent même à un très grand nombre d\u2019arriver en auto à l\u2019école ».Une affirmation qui méconnaît totalement la réalité de l\u2019endettement étudiant, alors que les frais de scolarité universitaires ont triplé au Québec de 1990 à 1995 - ce qui n\u2019est pas sans lien avec l\u2019augmentation de 557 % du taux de faillites étudiantes personnelles entre 1990 et 1997 (Le Soleil, 13 octobre 1998).11 existe une jeunesse, dont Mario Dumont représente l\u2019antithèse, qui a envoyé des messages politiques significatifs à des moments importants depuis sept ans au Québec.C\u2019est la jeunesse qui a appris des leçons de politique en accéléré pendant le Sommet socio-économique d\u2019octobre 1996 et après.Alors que l\u2019État réunissait ses partenaires patronaux, syndicaux, étudiants, communautaires et féministes pour un dialogue autour de « compromis » associés au « modèle québécois », comme la lutte au déficit et la lutte à la pauvreté par l\u2019intégration au travail (précaire, selon les besoins du marché), une partie de cette jeunesse-là se trouvait ailleurs: elle menait des grèves dans une quarantaine de Cégeps du Québec, à l\u2019initiative du Mouvement pour le droit à l\u2019éducation, et affirmait une option pour la lutte en opposition à la stratégie de partenariat acceptée par le reste du mouvement social.Elle a obtenu le gel des frais de scolarité du gouvernement et forcé la direction des fédérations nationales étudiantes à quitter le Sommet.Au Sommet de la jeunesse de février 2000.les mêmes regroupements de partenaires sociaux venaient encore avaliser un consensus, mais cette fois.pour la jeunesse! Plusieurs « jeunes » sélectionnés pour faire mousser l\u2019événement portaient haut et fort le discours sur les rapports intergénérationnels d\u2019oppression.Bien utile quand, au nom des jeunes et des futures générations, l\u2019État réduit les programmes sociaux L'auteure est ÉTUDIANTE AU DOCTORAT EN SOCIOLOGIE À Montréal octobre-novembre 2002 ReLatiONS f.,
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