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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 28 octobre 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1898-10-28, Collections de BAnQ.

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& CH£>/>£R.ORGANE LIBERAL du DI BONNE.LE MOT DE L'AVENIR EST OAKS LE PEUPLE MÊME Nous verrons prospérer les fils dost i^urlht (Ja.SuimcJ) Il .1 Deuxieme Morice Saint-Jeroroe, 28 Octobre 1898 No 43 L’AVENIR DU NORD JO U R.VA I.11KIJDOM ADAIHK .Ilédigé eu collaboration.ST-JBROME (Torrebonno) P.Q.Abonnement: Un un.$1.00 k* Six mois.0.50 Pour abonnements, nnnonccs, impressions, etc s’adresser A J.E.PREVOST fils, iMi-WMKim, I Mrecteu r-Propriétnire SOMH Al RE Méli-Mélo X La vérité sur .‘57-.'IS Francieur La K nine** et l'Angleterre L:*on Kntrouvey Ijes grands souvenirs Francieur Neutres Fra licteur ltéponsu »i Francujur !.R.L'automne Arthur l»uies A propos d'annonces L’ / mit pendant Le duel de l’avenir Jules Uemollicns L’air.tire Dreyfus Pou rcan 1 Haas Poésie: Pensée (l'Automne A trar va les journaux Le meurtre de Saint Canut Triste accident à Huberdcau I nventions nouvelles Livres, journaux, etc.Faits divers Mme Alp.Daudet *iAiumjiiiiuui:iiiuuiiittiiiir.miuiujimiuuiiiUA .ifmminimniRmtriftTitrmmnrmA-TrrT-iiminnirrtmrTTnrTTnnnin W I—HEU-MELO —I ar: S S tium nniimiii:^: tii.ihiuiiuhi mr.tmu;.,1 ” 1112 11 Que tous les commerçants lisent attentivement l’article que nous publions ii l'ROI'US u’annoxces.h Ij'Avenir n’est plus en faveur tie la » séparation île l’Eglise et de l’Etat.>< Après le démenti formel donné au 1Vord, sur ce sujet, la semaine dernière, on se demande si celui (pii a écrit ees lieues est un loyal adversaire.Révélations nouvelles.Le Trill a rien atfirme ijtle les livres de Drumond sont vraiment inspirés; ipi’il n'a eu contre lui que les éternels adversaires des " grands esprits ¦¦ et des m nobles ea-cactères h, c’est-à-dire les seepitiques et les jouisseurs.J’en connais ici, et des plus orthodoxes, (pii, de même ipic lessceptiipies et les jouisseurs, conservent une.petite opinion du maître fanatii|iie de la Libre Parole.Le Nord veut absolument faire la discussion sur l’utilité ou l'inutilité des conseils de comté.De plus il veut absolument «pie F Avenir ni1 Noun prenne fait et cause pour li- maintien de cette institution.Nous remercions notre confrère de son invitation, mais nous le prions d’ouvrir la discussion le premier puisqu'il la désire.Nous pèserons ses arguments et nous verrons si oui ou non nous devons les combattre.Les chambres françaises se sont réunies le 25 courant.Le tintamarre y a été grand, il fallait s'y attendre.Dès l’ouverture De-roulède attaque avec fureur le général Chanoine, ministre de la guerre.Celui-ci monte il la tribune et pose un acte sans précédent ; il démissionne du liant de la tribune sans avoir prévenu ses collègues du miirstère.Cet acte inexplicable et condamnable jette le désaroi dans les sphères ministérielles.Bientôt le ministère Bris-son est renversé par une majorité de 32 Les Chambres sont ajournées au 4 novembre.On croit que le président Faure priera M.llibot de former un autre ministère.AI.llibot suivra prol>ablcincnt la politique de Brisson.Qu’Adjutor ne cherche pas de faux fuy-nnts pour échapper nu malaise dans le piel nous l’avons mis.Dans cette question de le, prohibition, si Laurier a été faillie c’est dans ce sens qu'il n’a pas su résister au désir de consulter le peuple avant de prendre aucune décision.Le peuple ne peut lui en vouloir.S'il a été complaisant c’est envers 200, 000 citoyens canadiens favorables à la prohibition.Mais, nous y revenons, M.Nnntel a-t-il rêvé la coalition par faiblesse ou par complais! i are et i/o i ou quoi était donc l’objet de cette faiblesse ou de cette complaisance t Qu' Adjulor ait donc la complaisance de nous répondre sans faiblesse.Parmi les intellectuels appelés ilrcyfu-‘surits, il y a AIM.Anatole France et Caston Paris de l'Académie française, Paul Meyer, directeur de l’Ecole des Chartes, une foule de membres de l’Institut, des anciens ministres de France, la plupart des professeurs de In Sorbonne, MM.Orimaux, professeur à l’école polytechnique, Duelaux, successeur de Pasteur, et parmi les écrivains : Octave Mirbeau, .1.Morin, Séverine, Henry Fouquier, Georges Clémenceau, F.de Prcssonsé, Urbain Collier, Catulle Men-dès, Marcel Prévost, Maurice Douray, Lucien Descaves, Aurélien Scholl, Jules Cor-nély.C.Travieux, A.liane, Arsène Alexandre, Gustave Geoffroy, Jean de Bonnc-fon, Henri Beeque, Henry Baüer, Edouard Rod, Ludovic Halévy, Paul Marguerite, Emile Bergcrat, Marcel Seliivob, Victorien Sardou, Maurice Montégut, Paul Adam et tant d’autres .’ On voit que les dreyfusards ne sont pas les derniers des Français.Le rédacteur des Echos du jou r dans île Nord nous signale M.Marc .Sauvaîle comme partisan de la revision du procès Dreyfus, mais pour un m itif différend des nôtres ; le monsieur croit en la culpabilité de Dreyfus.M.Sauvaîle doit être dans le cas de bien d’autres, comine Cassagnac, par exemple, qui a écrit : " Je crois Dreyfus coupable, mais (oui, il y a un « mais » malencontreux) jo n’en suis jias certain." J'to crois.Heureuse et intelligente crédulité ' N'importe.Si ceux qui croient Drcy-fvs coupable, sans en être certains, cependant, et ceux qui le croient innocent sont également en faveur de la revison, dans quelle catégorie faudra-t-il donc ranger l’étonnant jeune homme que j'ai l’honneur de posséder de fois à autre comme adversaire au Nord ?Sera-ce dans la catégorie de ceux qui sont CERTAINS de la culpabilité de Dreyfus, ou bien dans celle des bienheureux partisans d'un énergumène comme Dérou-lède, d’un fanatique comme Drumont, d’un pitre comme Rochefort qui ne sachant et ne voyant rien, n’en crient que plus haut leur aveuglement ?Dites * La vérité sur 37-38 C’est encore plus vieux que la “ question des écoles du Manitoba,’’ mais il faut pourtant bien ramener chaque fois sur ses assises naturelles la vérité historique, cette pyramide que les défenseurs de la bureaucratie d’avant l’Union, s’entêtent à vouloir toujours placer sur la pointe.Un journal de Dublin, le Telegram, avait naguère publié que ce sont les insurrections de 1837-38 qui ont conquis au Canada entier les " libertés |>olitiques et constitutionnelles " dont ce pays s'enorgueillit à juste titre.L’A'vènement, qui avait reproduit cette atlirmation, l’avait fait suivre de la réflexion ci-nprts : " Nous sommes heureux qu’il y ait eu à Dublin quelqu'un pour défendre notre honneur nation:.1." Là-dessus, le yankee de la Vérité, qui ne rate jamais une occasion d’aflirmor son mépris pour les bénis canadiens qui, en 1837-38, ont poussé le dévouement à leur race jusqu’à lui sacrilier leur vie, réplique à Vlivènraient que " c’est l’agitation constitutionnelle seule qui nous a obtenu nos h-b utés politiques, et que la “sanglante écliauflburéo de 37 >.nous a fait un mal immense ; que c’est elle qui nous a valu l’Union de 1841, acheminement vers la Confédération de 18(17, auxquels régimes nous devons tous nos véritables maux." M.Nantel, qu’on s’étonne de voir eu cette saison au bras de M.Tardivel, lui donne pourtant l’accolade, et il emboîte le pas au maître castor [jus plus tard que mardi dernier pour s’écrier à tp suite: M.Langlois veut absolument accréditer chez nous cette légende absurde que1 nous devons toutes nos libertés .aux insurgés fie l837lis.Il est assez intelligent pour comprendre que rien au monde n'eut plus finir ; aussi n’essayera t il jamais d’étayer son échafaudage de légendes sur le raisonnement.Jamais i! n’apportera la moindre priuve à l’appui da son assertion toute gratuite; mais il la répèteia toujours.Ainsi, la Minerve, la Vérité et tous ceux qui partagent I opinion de ces organes, ne veulent pas croire que les insurrections populaires d" 37 et de 38 aient contribué pour une bonne part du moins à déterminer le gouvernement anglais à nous abandonner nos liliertés civiles et politiques.Ils nous demandent des preuves et du raisonnement.Leur prétention est que le révolte des Canadiens de lu province de Québec et des Anglais du Haut-Canada, loin de nous conquérir les droits politiques dont nous jouissons depuis 1841, en a plutôt retardé la reconnaissance par l’Angleterre irritée de l’attitude de ses colons.Deux questions se présentent donc.Leur résolution dans un sens ou dans l’autre disposera définitivement de l’affirmation de l’un ou de l’autre parti.Les soldécements pojniliiires du Haut et du Bas-Canada, de 1837, 38 et 39 ont-ils H A TÉ on, au contraire, RETARDÉ la reconnaissance par VAngleterre des droits civils et politiques du peuple tie ce pays?A union îles deujr Canadas est-elle une consequence rigoureuse de la révolte, si brutalement réprimée, ou ce projet u était-il [sis plutôt nourri jsir les Anglais DEPUIS DE I.ONU U ES ANNÉES AUPARAVANT ?¦ + + + Avant de procéder à la démonstration que nous voulons faire, il importe de dissiper la confusion que les détracteurs des patriotes de 37-38 entretiennent à dessein — ou innocemment — sur les privilèges nationaux des Canadiens comme peuple menacés par 1 1 mon.et leurs droits politiques de citoyens libres, de sujets britanniques pleinement reconnus par la constitution de 1841.Nous n’avons aucune hésitation à admettre, ce qui fut avoué et constaté de tout temps, que l’union du Bas et du Haut Canada avait été décidée en Angleteire dans le but avéré de précipiter fanglicisa-tion des Canadiens français réfractai.es à l’assimilation britannique.Pour y arriver, on réunit en un tout les deux provinces contre le gré de l’une d’elles, on donna à la province anglaise, de beaucoup la moins jsjpuleuse, l’égalité de représentation avec le Bas-Canada, qu’on obligea encore à payer une part des dettes du Haut : on changea les limites des collèges électoraux de manière à assurer aux Anglais les deux tiers des sièges dans le nouveau parlement ; l'usage officiel de la langue française fut aboli dans la législature et (levant les tribunaux.Oui, tout cela avait été prémédité, conçu et exécuté délibérément dans le but de nous punir de notre persistant attachement à nos institutions françaises et pour faire de nous finalement, s’il était possible, des Anglais par le cuair et par la langue.Mais en même temps qu’on décrétait l’anéantissement de nos privilèges nationaux de peuple distinct et séparé, on nous octroyait à pleines mains la plupart, sinon tous les droits, pouvoirs et prérogatives dont jouissent les nations libres, dont usait depuis 1G88 le peuple anglais lui même.Voilà l'importante distinction qu’il faut faire d'abord avant d'attaquer toute discussion.Et voilà cc sur quoi les adversaires des libéraux devraient réfléchir avant de se moquer de ceux-ci lorsqu'ilsalfirmentque le Canada (1 lit seslibertéscoustitutionnelles, ses droits civils et politiques aux héros qui ont signé de leur sang le livre où nous lisons l'histoire de cinquante ans de véhémentes revendications et de pathétiques appels à l’esprit de justice et à l’honneur du peuple anglais.Malgré les S>2 résolutions portées en Angleterre par Morin, malgré les plaidoyers de Papineau, d’O’Oonnoll, rien ne venait adoucir la rigueur de la situation de nos pères : il a fallu le paraphe héroï pie et sanglant de 37-38 pour (lésiller des regards obstinément fermés.Son éclat a ébloui l’Angleterre ; il l’a forcée à voir et à réilé- cliir et, aussitôt, elle a accordé à s:s colons du Haut et du Bas-Canada, également maltraités, également rebelles, ce qui avait été l’objectif de leurs luttes incessantes: les droits politiques, les.libertés constitutionnelles, le gouvernement responsable.A nos yeux donc, l'abaissement de l’in-fluenee canadienne française recherché dans l'Union, et l'octroi des liliertés civiles accordé par cette Union même, sont deux < j u est ions d i fié rentes.Que les héroïques victimes de Finsur-surrection aieat un moment compromis, par leur résistance, la perpétuation de nos privilèges nationaux, nous devrions tous leur être encore reconnaissants de ce que le sacrifice de leur vie nous a acheté les institutions politiques grâce auxquelles nous avons réussi à gagner le respect et l’admiration d’adversaires qui nous refusaient toutes aptitudes au gouvernement public, et avons reconquis par la seule force de notre raisonnement, le seul prestige de notre intelligence, les avantages qu’on avait fait le projet de nous ravir petit à petit avec notre connivence.Nous reprendrons cet article au prochain j numéro.Fraxcœcr.La France et l’Angleterre Un différend sérieux vient de s'élever entre ces deux grandes nations.La paix européenne en est ébranlée.Le commandant Marchand a réussi àl atteindre Fachoda.au grand déplaisir des Anglais qui nient aux Français tout droit d’occuper ce territoire.Donnons sur cette question des droits de la France sur le Nil, 1 opinion du prince Henri d'Orléans.Nous venons d’apprendre — écrit le Prince — presque simultanément la nouvelle de la prise de K haï tou ni par les Anglais et de 1’arri-1 vée à Fachoda du capitaine Marchand.Aux chants, de triomphe poussés par la près-; anglaise a succédé un coucert de réclamations et de reproches pleins d’acrimonie.En effet, la seconde nouvelle détruisait l'importance de !a prr mière.Alors que depuis deux ans on connaissait en Angleterre la marche de Mar- i chand, et qu’on avait semblé n’v pas attacher j grande importance, subitement on apprenait que l’officier français avait réussi, la face des choses s'est trouvée, d'un coup) changée dans la vallée du Nil : les Anglais sont en présence d’un fait accompli.Il importe qu’il reste acqu is.Les Anglais invoqueront le droit.Ils nous parleront de revendications antérieures, nous exhiberont des traités, des conventions pour nous prouver que tout le Soudan dit égyptien doit, aux yeux de tout homme juste, être considéré comme faisant partie du domaine anglais.Or, nous avons des droits, et voici de quel ordre : lo Droits que nous confère l’abandon de ce Soudan j«u- Xubar-paeha.2o Droits qui résultent des engagements pris pur l’Angletcrie de ne plus s'occuper de ce Soudan.:>,o Droits que nous donne l’ActodeBerlinsur des piays inoccupés, et la théorie des hinterlands sur des contrées touchant à nos possessions.4o Droits qui résultent des souffrances de nos officiers et de nos soldats et des dépenses qu’a occasionnées l’occupation de la région du Rahr-ol Ghazal.Et le princt' conclut : bi dernière campagne de Khartoum est bel et bien une guerre anglaise tout nu profit de l'Angleterre.la' prétexte de l’intérêt égyp tien disparait .et, dans ces conditions, nous — qui n’avons pas pris d’engagements analogues et qui sommes arrivés bons premiers sur le Nil avec Marchand et le “ Fuidberhe » — avons des droits incontestables et supérieurs à ceux de l’Angleterre.Ils sont menacés.La [siitrine et /uniforme d'un soldat français nous garantissent qu’ils ne seront abandonnés li-lias, que devant une balle ou un main.' du gouvernement.A voir les choses do près, le différend consiste actuellement en ce que les Anglais disent : " Vous êtes à Fachoda sans aucun droit, comme dos flibustiers ; parias d’a-liord, nous négocierons ensuite « ; taudis que la France répond : » Négocions," et en en disant cela, elle n’a aucun désir de prendre gratuitement une attitude désagréable à F Angleteire ; mais il ne saurait y avoir de concessions que d’un seul côté et toute entente implique des compensations.Léon Katrocvev.Les Grands Souvenirs Tout le inonde a parlé des patriotes morts en exil, sur les échafauds et dans les combats de 1837-58.Après M.L.O.David, l’historien de cette épopée sanglante, nul, crovons-nous, n’en avait parlé avec plus d’émotion et un plus grand sens pratique tout en même temps, que M.G.Langlois, du comté patriotique de Deux-Montagnes, cette terre des braves inépuisable : témoin le vénérable docteur Marsil et le jeune rédacteur de la Patrie.L’Avenir dc Nord, dont le frontispice est un hommage constant rendu au patriotisme militant de deux hommes du Nord, morts tous deux au service de leur patrie, adhère avec empressement au projet de M.Langlois pour immortaliter dans les cœurs canadiens le souvenir des martyrs de l’oligarchie anglaise.La Fête de la coin mentorat ion des Morts de 37-38 devient une autre fête nationale pour les Canadiens français.Il y aura donc ainsi la fête brillante du 24 juin, où tont est la joie, et le som&re anniversaire du 21 décembre qui rappellera aux fils ce qu’il en a coûté aux pères pour nous acheter les libertés doat nous jouissons.Fraxcœcr.NEUTRES Ce malheureux conflit à propos de Fachoda arrive mal au moment où la France est si profondément troublée par l’affaire Dreyfus.Tous les vrais amis de la France à l’extérieur, j’entends ceux qui voudraient que la France fût surtout respectée et admirée par le monde entier, regrettent qu’elle n’ait pas promptement liquidé la situation intérieure pour se trouver prête à faire face au danger, lorsque le danger se présentera.La chute du ministère, provoquée par l’étrange conduite du général Chanoine qui démissionne, pour ainsi dire, en face de l'ennemi, est un autre sujet de tristesse pour les amis de la France dans tous l’univers, particulièrement pour les Canadiens français.L’effet de cette démission du ministre de la Guerre et delà chute du gouvernement, dans les circonstances critiques de l’heure présente, équivaut déjà à un échec mol raie pour la France avant même qu’elle ait tiré l’épée contre son éternel ennemi, John Bull.Cassagnac lui-même avertit son piays qu’il n'est pas prêt à se mesurer avec l’Angleterre : qu’il faut plutôt évacuer Facbo-da que de précipiter la guerre avec une nation dont l’armement maritime est de beaucoup supérieur à celui des Français.C’est contre l’Allemagne spécialement que la France a préparé la revanche : une lutte avec la Grande-Bretagne la prendrait par surprise.Quoiqu’il en soit de l’issue du différend anglo-français, les Canadiens de la province de Québec, partagés entre leurs affections et leur devoir, — un devoir que leur a imposé la France elle-même en les cédant jadis contre leurs vœux, malgré leurs prières et leurs larmes, à l’Angleterre, ne pourraient que rester simples spectateurs de la lutte gigantesque que se livreraient sur les mers leurs maîtres avec leurs frères.L’Angleterre ne voudra p>as, espérons-le, nous mettre un fusil entre les mains et nous inviter à tirer sur les Français.Plaise au ciel, donc, que la guerre soit évitée.FRANCŒUR.L'ECHO DE LA SEMAINE — Sommaire du numéro du 9 octobre : Le salut, A.Claveau ; Echos ; La France en Afrique, Melchior de Vogué; la coupe, Sully-Prudhomme ; Ve professeur libre, Edouard Petit ; La Robe, Paul Perret ; Revue des revues, B H Gausse-rin ; A la chanson, Antonin Lugnier ; Le secret du glacier, Paul Herviou ; Les Assis, Jeun llhichepin ; Lex fables, Kryloff ; Le cérémonial en Chine, Arvède Burine ; Semaine illustrée, Hinriot; Semaine théâtrale, P.J.; Notes nu ndaines, Lutécia; Semaine, financière, Félix Molina ; Jeux d’esprit, Gaspardo.Un numéro spécimen est envoyé à tous ceux qt i en fmt la demande sur simple carte : 28 b’s, rue de Richelieu, Paris. L'AVENIR DU NORD plume de rcpoiter à la recherche du mot kten- t ilion I (c) Un procès à huis clos peut fort bien être légal et équitable ; quant aux expressions iiitin-si conduite, étant données mes rcp Mises précédentes, je maintiens mon affirmation.2o.L'expertise d’écrit res constitue déjà une preuve ou un couimencemtnt de preuve: quant aux autres preuves matérielles ou morales, il dû yen avoir et plus d’une, puisque tous ceux qui ont vu le .dossier de l'affaire attestent la culpabilité de Dreyfus.(a) Voir (b) de lo.(b) Dreyfus, si j’ai bien compris, a été accusé d’avoir livré des documents secrets à un pouvoir étranger : le boidcreau était plutôt une preuve à l’appui de l'accusation que l’objet même de l'accusation.“ Ce bo-dereuu n’est-il pas reconnu comme la seule base de l’accusa tion ! " lse bordereuu a été la principale preuve de culpabilité dont ou ait ’ " meut fait mention : est-ce à dire qu’il n’v en avait point d’autres ?autrement pourquoi aurait on demandé un procès à huis clos 1 3o.Maintenant, que vous savez que le bordereau est de la main d’Esterhazy, etc.e Pardon ! je ne sais rien du tout.Esterhazy a été lavé de cette accusation par lo jugement du conseil de guerre, et, pour ma part, je ne crois pas encore aux prétendues entrevues que publie ï Observer de Londres.D’autant plus qu’Estei hazy a nié ces entrevues et qu’il a intenté une action en dommages contre le journal loudonnien.Il faut done, jusqu’à preuve évidente du contraiie, accorder toute lu valeur qu’ils méritent aux rapports des experts officiels assermentés.Voilà mes réponses ! Deux questions maintenant, si l’on me permet.lo N’est il pas vrai que tous les 'ministres qui ont examiné le dossier Dreyfus et qui ont | jvarlé publiquement, depuis Méline et lîillot : jusqu’à Cuvaignae, Zurlinden et Chanoine, se j sont tous déclarés convaincus de la culpabilité i du traître Dreyfus î (Les trois derniers connaissaient le faux de Henry).2o N’est-il pas vrai que les révolutionnaires, les anarchistes, ceux qui crient : “ à bas l’armée ! à l«is !h France ! •> etc., que les pires ennemis de la France au dehors—allemands, anglais, italiens—se prononcent pour Dreyfus ?Un dernier un t : On sera peut-être surpris, niais pour moi, la discussion se termine avec le présent a« tide.Ce n’est pas que je la craigne sur cette question, mais je la juge inutile.Quand j’ai écrit à mon ami, le directeur de I’Avenir Dü Nonn, ce n’était que pour protester contre la manière dont Francœur traitait ses adversaires ou ceux de Dreyfus.Quelque temps après, j’ai été directement mis en cause, je réponds et voilà.F rancir ur est au> i convaincu que moi, et peut-être pas plus convaincant.C’est mon derniei mot ! Tous mes remerciements au directeur pour son hospitalité.I* R.Puisque voilà le dernier mot de monsieur, c’est donc moi qui l’aurai en fin de compte.Je ne peux pas lire que je m’y attendais.J’attendais plutôt la faitc pour le prochain numéro.A la semaine prochaine donc.A propos d’annorçces Les journaux ont tour à tour fait ressortir la nécessité dans laquelle se trouvent les négociants de nos jours d’annoncer leurs marchandises, s’ils se soucient de n’ètrc pas distancés par leurs concurrents.Cette vérité est appuyée sur les faits les plus probants.En effet, si l’on étudie les succès merveilleux de maints millionnaires américains, il est impassible de ne pas les attribue! à la réclame judicieuse.Barnuin, le roi des annonceurs, avouait qu'il devait sa prospérité aux journaux.Ayer, Hood, 'SVanamaker, Tiffany, Perry Davis, etc., etc-, sont, dans le même cas.Quelques-uns de ces hommes entreprenants ont dépensé des centaines tie mille piastres par année pour appeler sur eux l’attention pmblique, et chacun d’eux en a retiré des millions.On diia peut-être que ce sont là tie rares exceptions et que tous les négociants ne peuvent devenir millionnaires.C’est vrai.M uis il n’e»t pas moins vrai que la réclame bien faite et persévérante amène des résultats proportionnels -dans toutes les branches tlu commerce.Par exemple, celui qui fonde un établissement avec un petit capital, et dans un genic d’affaires dont l’extension est forcément limitée, ne doit pas s’illusionner au point de croire quo les annonces le rendront millionnui re.Il peut cependant compter sur un succès qu'il n’atteindrait jamais sans lu réclame.Citons à ce sujet l’opinion de \'Etoile, de Lowell : i* En ce siècle de concurrence à outrance, dit notre confrère, quand Flmbilcté des négociants, des financiers est si grande, celui qui, dans la carrière commerciale, laisse volontairement de côté un élément de succès qu’il pourrait employer, celui-là sera certainement tlépassé dans la course effrénée vers les richesse-.Ainsi celui qui, de nos jours, n’annonce pas, quand ses concurrents se servent de ce' excellent moyen peur attirer chez eux la clientèle, en faisant miroiter sous ses yeux éblouis le tableau doré d’immenses avantages de bon marché et de bonnes occasions comme on n’en voit guère, celui-là pourra peut-être, à force de se trémousser, éviter la faillite ; mais il ne réussira jamais ulcères apparaissaient mu- sa télé et sur son visage.et les meilleurs médecins D evaient pu la soulager.mais sa guérison est complète et sa saule excellente.(deei démontré ce dont dos milliers de personne ont témoigné : à savoir, tpte les Amers Klertri-qties soûl le meilleur purillcaleur du sang connu.C’est le suprême remède contre l'ee/ema, le* darl o , les ulcères, les brûlures.Il stimule le foie, le rein et l.-s intestins, oliusse les impuretés, aide à la digestion • •t donne de la vigueur.Seulement all.;.Vendu par tous les pharmaciens, chaque bouteille garantie.Le comte de la Rarre de Nanteuil ayant publié dans la Gazette r/c Fronce lin article dans lequel il disait d’une part, que Mgr Isoard, évêque d'Annecy, admire la République et considère la forme républicaine comme la meilleure forme de gouvernement, et, (l’autre part, (pie la monarchie peut seule arrêter la désorganisation sociale, a reçu du prélat la lettre suivante : o Vous dites avec beaucoup d’autres «pie l’évêque d’Annecy est républicain, qu'il consi-j (1ère la forme lépublicaine du gouvernement j comme étant la meilleure de toutes.n Cette appréciation est erronée, et je n'ai i jamais dit un mot qui puisse l’accréditer.J 'ai dit que les efforts tentés pour rétablir en F’ran-I ce une monarchie héréditaire sont inutiles, et cela, parce que le sentiment monarchique n’est plus même soupçonné par l’immense majorité des Français.J ai ajouté récemment que ca sentiment, chez les nations où il règne enci re, s’affaiblit rapidement.t.La seconde observation que j’ai à vous sou mettre est celle-ci : vous affirmez (jue la forme monarchique du gouvcrneim nt peut seule arrêter cette désagrégation totale de 1st société à laquelle nous assistons.Et je réponds : Si la monarchie possède une telle énergie vitale, comment n’a-t-elle pas su se défend re, comment s’est elle laissée mourir, et d'une façon si lamentable ?n On est donc autorisé à émettre cette conclusion : La France ne sera une nation prospère que le jour où les chrétiens qui la comp >-sent jienseront.parleront et agiront d’une manière entièrement conforme à la foi de l'Eglise.C’est la pensée qui doit dominer toutes les auties et imposer le silence à tous les intérêts particuliers, n Pensée d’Autorqqe Tout ce qui doit en nous trouve un jour son ré- (veil, A l'heure d'espérance on de mélancolie, Tout ce qui chante à l’ombre ou rayonne nu so- (leil.Les oiseaux qu’on délaisse et les (leurs qu’on (oublie.Mais quelquefois, laissant les beaux jours un à [un, Eteindre à l’horizon leur clarté douce et rose, Ix‘s âmes bien longtemps gardent chaut etpar- (fùin Dans le gosier lliuet, dans la corolle close.Pour les unes, la vie eut trop de beaux rayons Pour que la lleur d’un rêve y put vivre ignorée ; D’autres ont vu la neige emplir tous les sillons Où leur espoir semait quelque moisson dorée.Puis la saison passée et le pi inteinps éteint.En ces âmes les fleurs et les chansons tardives Eclatent tout â coup, mais aux pires destins Les rameaux sont sans force t-t ios voix sont (plaintives.Mm K Ai.I’Honsk Daudet.Réponse a Francœur En lisant, samedi dernier, l’article de M.Francœur, je me suis cru, un moment, dispensé d’y répondre : monsieur Frfcncœur parais* suit si bien connaître à l’avance tout ce que je pouvais écrira ’ ! ! Mais je me suis imaginé (jue tous les lecteurs de l’AvENin DD Nom» ne devaient pas nécessairement penser comme lui et.je réponds.,, Je ne suis pas avocat n moi non plus, n mais quand on vient m’affirmer qu’un procès a été mal conduit, que la sentence a été imméritée, t.je ne tiens pas ¦> immédiatement l’aflàire pour suspecte, u Fit dans le cas présent, il n’y a puis de raison pour agir autrement.Au contraire, de même que je considérais Dreyfus comme innocent tant qu’il n'eût pas été déclaré coupable par ses juges, de même je considérerai toujours comme bon le jugement qui l’a condamné, tant que l’on ne m’aura pas prouvé péremptoirement qu’il est injuste et immérité.C’est pourquoi, lorsque M.t rancœur dit : n Démontrez qu’il est coupable ou faites éclater son innocence, .il me parait vouloir intervertir les rôles.Dreyfus a été trouvé et déclaré cou-jiable pair le conseil de guerre, à ses amis maintenant de prouver la malhonnêteté ou l’erreur des juges.Mon étrange conviction et les affii mations de l’abbé Gayraud ont failli faire j>erdre le sang-froid à M.Francœur.Ce malheur a pu être évité et heureusement pour les lecteurs de I’Aventu du Nord, car l’art-cle Comment discuter l’affaira Dreyfus tr-eut peut-être ressemblé à ceux qui Font précédé sur la-question, et vraiment nous y aurions perdu.Sans relever quelques pas-ages.inexacts (le M.Francœur, je vais répondre à ses questions.Il a bien voulu m’indiquer la manière de le faire h carrément et directement comme un homme, .je l’en remercie ; il a même poussé l’obligeance, jusqu’à s’offrir pour tirer les conclusions, je l’en remercie de nouveau.lo.Un accusé a le dro:t'(Ie connaître ce dont on l’accuse, et de réfuter l’accusation portée contre iui : évidemment, la réfutation ne saurait être publique, si le procès a lieu à huis clos.(a) Dreyfus seul pourrait nous dire s’il a connu toutes les charges relevées contie lui lors de son procès : mais il a ère de la Sœur Deguire lui avait dit que si elle allait le voir accompagnée d’une grande expresse, il la chargerait de différentes choses pour son hospice.MM.Guay et Lafiamme, ayant prêté leurs chevaux et M.Tournier son expresse, la sœur Deguire est allée mettre son père dans l’heureuse occasion de tenir sa promesse.— A s.*; lire z votre vie dans la GREAT WEST, compagnie qui a obtenu une moyenne de sept pour cent sur ses placements depuis son organisation.Ses placements sont sur des propriétés de ville rapportant des bénéfices.Seul agent pour le district : M.JOS COR-BEI U Saint-Jérôme.quet où l’on traita les plus graves questions avec beaucoup.d’esprit.Au de*s*ri, M.Nantel proposa aux convives la petite charade suivante : Quand je prends mon $ec*)nd, je suis mon premier, mon tout partage avec moi le lucratif honneur de vous représenter dans les conseils de la nation.Tous de s’écrier : Chauvin, Cl tau-vin.On avait deviné et M.Nantel avait réussi à faire acclamer le nom de son collègue dont il constatait avec fiayeur le peu de popularité.E fiuita la comedia.Camera.4 Découverte par une femme Lue autre grande découverte vient d'être faite, et eelle-la, aussi par une fcujuje.«foi maladie l'avait enserrée dans ses griffes, et durant sept ans elle avait subi toutes les tortures, mais ses organes vitaux étaient comme ruinés et la mort venait à grands ras.J codant trois mois, elle toussa incessamment, et ne pou*, ait dormir.Elle découvrit finalement le woven de se rétablir en achetant une boutille de i- Nouveb le decouverte du docteur King contrôla consomption et elle en éprouva tant de bien à la première dose qu elle dormit toute la nuit ; deux bouteilles la guè-nrent complètement.Elle se nomme J/adame Luther Lutz.» Àinsi écrit W.C.Hamnick à Co„ de MieJbvç N C.Vendu par tou» les pharmaciens à «H/c et çi.Chaque bouteille garantie.Argept » prefer M.Thom as L arose Rue Sainte-Sophie, en arrière de l’église neuve.Saint-Jérôme, P.Q.Offre de l’argent à prêter sur première hypothèque par petits ou forte montants.Chaussures — Désirez vous une chaussure élégante, sur forme moderne, qui ne blesse jamais le pied ?Allez chez J.1).FOURNEIJLE, qui a toujours en magasin le plus bel assortiment de liottines et souliers de toutes couleurs à très LE NATURALISTE CANADIEN—No d octobre 1898: Exposition provinciale de Québec.Exposition régionale de Chicoutimi.Excursion en Egypte, (suite).Les bulbes comme fleurs d'hiver et de printemps.Livres d’ento-j mologie.Pluralité des mondes habités.I- MASSERRO & Cie IVIaycTtapdises Seches, &c.Une modiste excellente se charge de la con j fection des chapeaux dont on trouvera en tout temps un excellent choix à son magasin.En face du Marché, .ST JEROME.lias prix.Spécialité : Balmoral pour hommes, avec caoutchouc au talon et .1 strappe • * brevetée par George T.Slater.Aussi un l>el assortiment de chapeaux pour hommes, femmes et enfants.— BELLE TERRE à vendre sur la rivière du Nord, à 5 milles de la ville de Saint-Jérôme, tout près de la fromagerie.Si on le désire le propriétaire vendra la terre seule ou bien avec tout le roulant et avec la récolte.C’est une belle place jxiur un cultivateur qui désire s’établir.S'adresser à Masserro J: Cie., ou à M.Sincère Magnant, agent d'affaires, rue Libelle, Saint-Jérôme, comté de Terrebonne.SAINTE-THERESE — Un grand concours de laiiour qui restera aussi céièbre que la fête des Saints-Innocents, a eu lieu ici, mardi, le 18 du courant.Ce concours est et restera remarquable par le nombre des charrues : huit ! jwu ceux qui l’ont organisée, MM.Nantel et Chauvin qui, tour deux, ne represent pas plus la chambre dans notre comté qu’ilsreprésentent notre comté à la chambre ; par les invités, tous de bons conservateurs éprouvés ; par la présence remarquable et remarquée de note curé ; par les noms des juges qu'il importe de nommer pour l’étonnement des siècles futurs : MM.Jos.l)u-trisac ! Ant.Désjardins ! Turco dit Wadel ! L's députés de Terrebonne ne sont pas sobres .de paroles quand ils sont avec leurs amis, aussi y eut-il discours sur discours.Cette célèbre journée se termina par un ban- ,?’*3 DES SOUMISSIONS cachetées adressées au soussigné et portant la suscription ** Soumissions pour prolongeâtes.t du quai au Cap aux Corbeaux, Bai#* St-Paul, seront reçues à ce bureau jusqu'à lundi le T novembre 1898.inclusivement, pour la construction
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