Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 25 novembre 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Avenir du Nord, 1898-11-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Deuxième Année — No 47.Journal Hebdomadaire — Dèux cents le numéro.Vendredi, le 25 Novembre 1898 ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE., LE MOT DE L'AVENIR EST OANJ U PEUPLE MEME NOUS VERROHS PROSPÉRER LEJ FILS OU S* ULUREKT C&- SuimcJ Abopyiejnepts : crtErftER.Un un.Six mois 81.00 0.50 JULES EDOUARD PREVOST FILS, Directeur.ADMINISTRATION : SAINT-JEKOJjlE (TERREBONNE) Appopces 1 •e: : l.'n moi».81.00 “ Un an.83.00 £ UAtBk.UL.EU.hi SOMHAIRE 'Méli-Mélo Léon Katrouvcy Deux mois ù la « Minerve u Fruncœur Un aven.L’Union do8 Cantons de l’Fst 1/aflaire P^ui Dcgouy Expédition canadienne au p6le nord Corr.I (3j M.Medanl Grignon n’a jus été destitué j»ar le gouvernement Mieral, mais la maladie lu rendant in-•aA|hihle de remplir ses fonctions de gardien du bu-| ruau de poste ou lui donna un remplaçant.M.A.Beaudry.comsTvateur.Est-cc là un acte «le jwirli-san i L.D.i; Soirs le gouvernement Marcher.M.Lachaim.» a ecuserv»* si plu •• l»*ut comme sous les goiivern»*-meuts bleus: et s’il n*»» *_-*é destitué curé peut- être du à la discrète abstention de libéraux manquants, tel «jue le Dr J.E.Prévost «jui n'a j»as voulu signer «le requête sans celle restriction : si V.Lachainc doit rire destitué, je pro|>o$e un tel ixmr le remplacer.L.\).Le Dr Wilfrid Grignon est encore employé jwir le gouvernement hb rai jMiur fair-* des • oiiferences agricoles jus/jue dans le N«>n veau-Brunswick.{Si Le protonotaire con-joinl du district «le Terr»*-M.J.J.Grignon, ex-rédacteur «ni Sont.Le gouvernement liU*ral ru.» l'irejuiMe en aucune manière.L.D.ilx Loin «le tra«sis>er M.Pacifique.Nantel, les chefs libéraux «lu district.«*n tête desquels se trouvait le Dr J.E.Prévost, ont fait augmenter salaire j«r le trouveraemenl Mercier.L.I).Li fête organisée par la Fanfare Saint-Jéiô-me, à l’occasion de la Sainte-Cécile, a eu heu mardi soir.Elle a été débordante de gaîté franche et cordiale- Parmi les invités de M ont real, quatre n’ont pu se rendre à l’invitation qui leur avait été faite ; c’est bien là U seul nuage qui a assombri le beau c’el «le cette fête.A neuf heures, MM.Hardy et Pigeon, les deux joyeux et aimables hôtes qui ne manquent jamais l’occasion de se réjouir avec nos musiciens, faisaient leur apparition dans les salles où devait- avoir lieu la soirée joyeuse et où devaient se déroule» tant de scènes attendrissantes !.La salle principale était joliment décorée.Au centre d’un faisceau de drapeaux apparaissait le grog tambour du buu vieux temps, affichant son âge respectable par les deux dates 1849-1898.Au-desious pendait tristement l’antique mailloche ressemblant à une larme Fleur de ro&fe, Blancheteau, solo pour cornet par M.H.Aimé Tison ; 6 Calm* et tempête^ fantaisie, (Ht Nous tenons A faire remarquer ici à notre cur-respondant «pie lors de la publication «le l’article nu-«juel il fait allusion, L’Avkmk ni: Nord n'était i«as socs le cle «le la direction actuelle mais était entre les mains d'un comité «l>l«u;tin.L.D.P.André ; 7 Louyiny Jor home, Hartman, solo de baryton par M.Arthur Donaldson.Ce joli programme musical a été entremêlé de discours- M.le notaire Petit ouvrit le feu en proposant la santé de «« nos invités m.Après s’êtro excusé d’être si peu «ligne de souhaiter la bienvenue à nos aimables hôtes, M.Petit rappelle h qu’il y n dix ans, une fête m semblable voyait au milieu do nous M.Hur-ii dy qui nous fait «le nouveau l’honneur et le n plaisir de s«» joindre aux musiciens, aujour-ii d’hui.Cela prouve combien l'amour ds la n musi drapeau vert, blanc, rouge orné tlu castor, devrait fl«»f 1er dans toutes nos fyt aflligee Je unisliprit «m et lie «ItT.lllg ;mcnt.«lu rein, l’iiiijmreU» Je son s’in lui causer?(les 1 «niions, «! es erujtlions cutanji;s , e son teint ru mauvais.L ••s Amers K eetn-pies so ni le nieillc» r n*m« Je «lu ne unie pour r«* u u la riser k?loue- fions «1 • |e>tr inac, «lu fuie et «lu re in et potu 1“ srilnr le sam.' .Ils lomuMit l«* la visrimu • aux ne ris.ren- dent 1* recar 1 brillant la peau «;! t; teint * .»•> .ve- louU'S, ri lu-s La femme malade et lirisét Jt •\ ieii- «Ira un •belle • •1 clmrii ante person n*.Seul •MH lit •')!> CtMllS « «lIIS to rite?les I lmrinu«;ies.la main.-1 e lui trouvais des airs fie musc ; HISTOIRE DE Lfl SEMAINE SOUVENIRS DE JEUNESSE Mélancolies d’amour Le souvenir est un embellisseur.Certains épisodes d’autrefois, coloré» par la lanterne magique de la mémoire, m’appareiuent maintenant avec le charme de ce» Ixlie» mati-néra de juin, ensoleillée» et chantante», où le ciel est limpide, l’air léger où la Rrâce des fleurs sauvages s'épanouit en plein bois.An temps de ma vingt-sixième année, j'habitais la Tonraine et j’avais fai» deux part» de ma vie: j’occupais l’nn» à ruminer des vers; l’autre à courir le» champs.Un jour de la fin de mai, je tomhai chez mon ami la Guyonnière, chez lequel j’entendais souvent de bonne musique, et qui, à son talent de violoniste, joignait une humeur vagabonde semblable à la mienne.— Mon cher, lui dis-je, notre camarade Tristan m’écrit qu’il va ce soir à une noce de campagne et me convie & y venir danser avec lui.Naturellement, je t’amène, toi, ton cheval et ta voiture.En marchant bon train, nous arriverons juste pour la premiers contredance.— Mais, je ne suis pas invité ! — Ni moi.Peu importe, Tristan nous présentera.Les amis de nos amis sont nos amis.D’ailleurs, emporte ton violon ; tu passeras pour un virtuose en tournée, et les artistes sont partout reçus à bras ouvert».La Guyonnière se laissa séduire.Il aimait comme moi le» aventures, et cette partie de bal improvisée n’était pas j>our lui déplaire.Nous dînons lestement, on attelle l’américaine et, fouette cocher ! nous voilà roulant sur la route de Preasignv.Le crépuscule veloutait doucement les coteaux boisés et le chemin bordé d’acacia» en pleine floraison.L’odeur de» grappes blanche» nous enveloppait et achevait dan» notre cerveau la griserie commencée par une bouteille de Vouvra y que nous avions vidée au dessert.Nous plaisantions à voix liautc sur la surprise de Tristan quand il nous verrait deux au lieu d’un, et d’avanee nous escomptions le» plaisir» et festivité» de cette nuit de liai.Bref, au moment où le premier quartier de lune montrait sa corne au dessus du svelte donjon de Pres»igny, nous débarquions chez Tristan, fort émoustillés et riant à large» éclats.Pour une surprise, oui»c’en était une.Mon ami ne m'ayant pas vu descendre Je l’omnibus à l'heure du dîner, ne m’attendait plus.A l’aspect de 1st Guyonnière en habit, après avoir constaté notre exhilarante excitation — non» lui chantions à tue tête le tn cidn-rem ta mnno du Don Juan de Mozart, tandis que La Guyonnière lialançait sa boite à violon comme un encensoir — Tristan écarquilla ses veux bleus, resta lioucho bée et nous considéra avec l’indulgente pitié d’un homme à jeun, qui écoute les divagation» de deux aimables pochards.- — Ah ! ça, lui criai-je, tu n’es pas prêt 1.A quelle heure donc commence le bal 1 — Le bal ?répéta-t-il en étouffant un bâillement.Au fait, je n’y pensa» plus.Je ne te voyais pas venir, j ai cru que tu y avais renoncé et j’allais me coucher.— Tu plaisantes!., mais vite ton habit, nous arriverons en retard.— Mais.La Guyonnière î — La Guyoniiière est de la fête.Tu le présentera» comme un artiste en voyage.I,e brave Tristan se résignait, en rechignant, à procéder à sa toilette et à nous guider à travers le bourg, où la maison des noceux, illuminée et résonnante de musique, égayait seule l'obscurité et la sonorité des rues endormies.Le notaire de l’endroit mariait sa fiille et les invités avaient été choisis parmi la fine fleurde la bourgeoisie et de la gentilhommerie des environs.Ijcs deux pièces principales du rez-de-.-hausséc avaient été converties en salles île bal ; les mur» étaient tapissé» de feuillages verts et le carrelage de briques était, jsiur la circonstance, tendu de toile cirée.Tristan nous introduisit d’un nir gauche et penaud.Nous autres, avec un bel aplomb, nous saluions le maître et la maîtresse du logis.A notre entrée, les quadrilles s'interrompaient et les invités notables dévisageaient non sans méfiance, ces deux intrus que pernonne ne connaissait.Pour s’excuser de in liberté grande, Tristan se faufilait à travers le» groupes et vantait tout bas l'immense talent de La Guyonnière— un virtuose de première force sur le violon.— Moi, je lorgnais les danseuses, et tout d’un coup, me» regards émerveillés s’arrêtaient sur-uiiejeunc fille artsise non loin de l'orchestre.Elle prouvait avoir dix-aept ou dix-huit ans et elle était charmante : taille zoaple, corsage mignonncmcr.t oe.-Jcïé ; su 1 s ruche charnue souriait, ses épais cheveux châtains encadraient un teint mat, moucheté d'un signe noir nu coin de ht joue.Avec ses grands yeux bruns mystérieux, elle rivait, dans sa rois: rie crepe blanc, la pâleur et l'indéfinissable attrait d’une outline.T>es lis d’eau qui fleurissaient sa coiffure aidaient encore ù l'illusion.Comme le Ircrger rie Virgile, je la vis, je l’u'inrirai, une chaude bouffée d’amour me brilla le cœur et je courus l’inviter pxrur la première contredanse, qu’elle m’octroya sans se faire prier.Au relwurs de» jeunes filles bourgeoises, auxquelles leur maman a recommandé de répxmdrc que par monosyllabe», elle n’était ni prude, ni guindée, et jasait avec un abandon naïf.Pendant les repos, nous devisions gentiment.Elle m’apprit qu’elle était du pays de Mme Sand et que, comme son illustre compatriote, elle se nommait George rie son nom rie baptême.la singularité de ce prénom me séduisait encore davantage par .sa psjinte d’étrangeté.Je la trouvai?adorable ment jolie ; elle s’en apierçnt et ne s’en offusqua psrint.Au contraire, elle me prouva qu’elle en était flattée en me donnant la préfé-férence psnir la valse qu’on joua ensuite, et je l’enlevai au nez et à la barlre des clerc» d» notaire qui papiillonnaient autour d’elle.Au milieu de la soirée, il y eut un intermède.La Guyonnière, cédant aux sollicitations de la maîtresse de la maison, consentit à payer son écoten donnant aux invités un échantillon de son talent.La mariée elle-même l’ao-compragnait au piano.1st grand f.a Guyonnière, mince et élancé comme un jeune baliveau, les cheveux rejetés en arrière à la Beethoven, se cambrait et prenait des airs inspirés en exécu tant i'r.Ave Maria., de Gounod.Tandis que, toujourt crescendo, les notes s’envolaient ver» le plafond, je regardais George assise en face de moi, le coude aux genou et le menton dans me» yeux ne se détachaient plus d’elle et parfois rencontraient h-s siens.Alors, nos regnrti» fondus l’un dan» l'autre suivaient le courant de la mélodie et voguaient ensemble comme sur un lac enchanté.la musique nous servait à traduire les muettes émotions de nos cœurs.La Guyonnière termina son exécution an milieu d’un tapage de claquements de mains ; puis les danses reprirent plus bruyante», plus familières, plus abandonnées, surtout après le souper qui pirOcéda le cotillon.Le petit jour qui s’essayait à poindre nous surprit.George et moi, intimement accoudé» à une fenêtre ou vert» sur le jardin, pendant, que les dernières étoibs pâlissaient en un ciel couleur de perle.Iji jeune fille me décrivait sa maison paternelle, une sortît de gentilhommière enfouie parmi les châtaigniers, au bird île la Creuse et je lui promettais de l’y aller voir." Vous la reconnaîtrez facilement, me di-ait-elle avec un confiant sourire, on la voit de la rive, avec se» deux tourelle» grises où une vieille glycine monte jusqu'au premier étage.La fenêtre île lu tourelle de droite, où grimpent le» plus grosses branches est justement celle de nia clininhre." J’écout.ais son babil ingénu, je me grisai» de son sourire qui courait île ses lèvres à se» yeux ; jrt croyais déjà coutcmplei-la rivière où se penchnient les châtaigniers, et la tourelle fieu rie île glycines lilas.A mesure que l’niilKt rusait, le ciel rie mai, du côté de l’Orient, une divine aurore irradiait aussi dam mon cœur.Je murmurais des mots de ten dresse et, en le» entendnnt, la jeune fille rougissait à l'égal du ciel empxmrpré.O jours d’été de la jeunesse, jours doré» où tout semble facilement i l'ali sable, où à choqua r L’AVENIR DU NORD, 25 NOVEMBRE 1808 Nouvelles de St-Jérome Une annonce dans “ l'Avenir du Nord ” eoflte peu et.rapporte beaucoup.11.Ovila lloy, déjà cumul dans Saint-Jerô-me, vient d’ouvrir un atelier comme peintre, dans l'ancienne épicerie Crevier, près du chez Al.Moisc Uiché.11 s’occupe de tout travail do peinture, surtout sur les voitures.L’assistante supérieure tics sieurs tic Sainte Anne à Liehine, a été renveisée par une voiture à Montréal, vis-à-vis la côte tie la Place ur !r vie, des bagues variées, des chaînes, ties montres de tous les prix, des argenteries tie toutes sortes, etc.— M.Martin Laudes remercie le public de l'encouragement qu’il lui ;i accordé jusqu'à aujourd'hui.De préférence à lieaucoup d’autres magasins qui donnent ties présents à leurjticlie-tetirs, je donnerai 51;.sur chaque achat.Mou stock de marchandises sèches est considérable et se vend à des prix très lias.Une visite est sollicitée.MARTIN LANDES Mue Lalielle Près il il mag.isin Alouette A: Vézina.Nouvelles de Sainte-Agathe — Un boucher de Sainte-Agathe, M.Ouellette, est allé à Montréal déposer une plainte contre des voleurs qui lui ont enlevé récemment environ 100 livres de viande.AL Ouellette était à l’Annonciation, comté Lalielle, et comme c’est l'habitude dans les campagnes, il colportait sa viande de jiorte en porte.Ayant eu affaire à rester pondant quelques minutes chez une île ses pratiques, il ne fut pas peu surpris de constater en revenant à sa voiture que toute sa viande avait été volée.* Le sous grand connétable Séraphin Missot-nette a été chargé de pincer les filous.Nouvelles de Sainte-Thérèse — La célébration do la fête Sainte-Cécile au Séminaire a été magnifique comme do coutume.Nous donnons ci après le programme de lu soirée.PROGRAMME Fanfare : “Uni; corbeille de fleurs”, fantaisie Rodolphe ; Orchestre : Pizzicato, Strauss ; Conférence : Naples et ses environs.par Al.l'abbé N.Dubois, Pli.D.et Th.L ; Orchestre : Esna-nita, valse, Rosey ; Déclamation : La chapelle, dialogue, L Gronlx, A.Prairie, E.Limoert ; Duo tie violons : La brise et la Fauvette, par le compositeur même, M.Th.Arbour, professeur, et AI.Geo.Métliird; Déclamation : AI.le Uhlau et les trois couleurs, 1.VersUiclden ; Cantique à Sainte-Cécile ; Fanfare : Marche des Grenadiers Belges, llrassiiie.OOD HA VH TH K QüEK.V.Nos félicitations à M.Th.Arbour pour le tuccès remporté dans l’exécution de son splendide programme musical et surtout dans sa composition: la brine et la fauitile.Cette composition est très gracieuse.Aussi est-il inutile tie dire que des applaudissements prolongés ont accompagné ce duo.— L’hoil.M.Evanturel, orateur de l'assemblée législative d'Ontario est dans ms parages de ce temps-ci, 11 est venu visiter son fils Gustave, au collège.— Alercredi dernier, Mgr Mrocbési était de passage ici.II est arrivé par le train de 9.JO h.venant de Montréal.Après avoir passé une heure environ au séminaire, Sa Grandeur est part ie jmur Saint-Eustache.PataCj.an.Pas demain, aujourd'hui Si vous vous «*ntez pris de rhume, n’attendez pus h demain pour employer le Baume Rhunml comme cela, vous dormirez tranquille, sans oppression.25 c*s lu bouteille.Nouvelles de Saint-Idn — La petite ville ties Lauren tides est depuis quelques jours nussi belle à visiter la nuit j quelle l’est durant le jour, grâce aux nom- j breux fanaux qui éclairent toutes les rues d’une manière des plus satisfaisantes.C’est une améliora’ion notable, un progrès depuis longtemps désiré et dont tout le monde est content.C est le conneil-de-ville, sous la direction du maire, M.Hormisdos Gauthier, à qui nous devons ce bienfait.— Un progrès t-11 amène un autre, il faut le croire.AI.Hormisdas Gauthier a inaugure, ces jours derniers, dans son magasin et sa résidence, le système d’éclairage par le gaz acétylène.L’effet en est superbe.On dit que les notables de la ville et même de la paroisse ne seront pas lents à suivre l’exemple de M.Gauthier.— M.Adélard Roy, de Saint-Henri de Mas couche, est venu fixer son domicile au milieu tie nous.Il est le bienvenu.AI.Roy est un jeune homme dont l’activité, les talents, les ressources et l'honnêteté feront honneur à notre petite ville.— Les jeunes gens de notre vilïe, sous la j direction de AI.l'abbé J.U.Ethier, sont à préparer une soirée dramatique et musicale ]>our le mois de janvier ou la fin de décembre.Les programmes de cette soirée seront mis bientôt en circulation.Depuis près d’un an, nous étions privé du service télégraphique pour tics raisons qui me sont inconnues.AI.R.Charlemagne Laurier nous a comblé est te lacune.Il a demandé et obtenu un bureau pour recevoir et envoyer tics messages.^ — 1rs Qu.arf.nte-!Dures commencent domain (le 23).— Ies cultivateurs ont repris ces jours derniers leurs lalsiurs.li n’est resté qu’une faible quantité île la Lirdée de neige que nous avons eue le 10 courant.Même en plusieurs endroits las chemins pour voitures d’été sont praticables.G.des Laurestioes.C’est facile D’avoir une boutcillo ne Baume Uhumul et m* guérir de la grippe, et uutrew affections pulmonaire* et autre* affection* semblable*.25 et« vouh procureront ce fameux spécifique.Nouvelles de Sainte-Scholastique On attend avec impatience le nouveau procès de Cordélia Viau qui, croit on, sera suivi immédiatement de celui de Sam Parslow.On a transporté, mardi, de Québec iri, les lits et couvertures qui ont servi aux jurés, lors des dernières assises.Ce* lits sont destinés aux nouveaux jurés qui vont être apjielés à décider du sort de Cordelia Viau.— AI.Ignace Sabourin, un des juré-s assignés pour les prochaines assises, est mort subitement tians la nuit de vendredi à samedi.Le coroner Alignault a été appelé mais n’a pas jugé à propos de tenir une enquête.— AI.François Larin, do Saint-Jérôme, vient d’acheter l'hôtel qui se trouve à l’entrée de notre village et où a demeuré AI.Anthime Charbonneau.* Canada District de Terrebonne Province de Québec -I y** •*?t.En lin?Je début dans îe No du 2 «lécetnbre 1897.Ce journal paraît Kejèsidi de rbanue romain *.Les abonsesoersts partent Ju l^r décembre et «In 1er juin.Paris et «i^p^rtem^ts, un an : IH frs.: six rnori : !0 frs.Union postale, un an : 20 frs.: six mois : lîfrs.S*ai!res.vjr à la librairie Ch.Delagrave, 15, me Soufflot, Pans.Fr uice.ASSOfîTTT^i^paT GOj'isrDETRASii.E de des pigiUgurgs fabriques des prix défiant toute compétition MONTRES ?LES ANNALES Revue donnant chaque semaine ÎG pages de lecture des plu» variées et un supplément illm; tré.Francisque Sarcey y écrit les notes de la semaine.François Coppée, Jules Claretie, Jules Lemaître, !a Baronne Staffe et plusieurs autres écrivains distingués en sont les collaborateurs assidus.Abonnements : (texte seul) un an, §1.50, six mots .80 ; {texte et supplément) un an, $2.50, six mois, §1.30.15, rue Saint-Georges, Paris.EST M- r -Aviolette achète le vieux caoutchouc à raison de $1 50 les cent livres S.G.LAV/OLETTE ST-JEROME j mentionnées.Je dois dire en outre que cette spécialité si ; eîHcace n’a aucun effet délétère quelconque.(Signé) Dr N’aihnk Hlaukhi un.Médecin de ]’H6j>ital civique, Montréal Colonel Hughes, chef de police, Montréal: — Je puis recommander Polvniee Oil aux per sonnes atteintes de rhumatisme.J’ai pu me rendre compte personnellement «le son efficacité que je ne saurais trop louer.(Signé) G.H un H es, Colonel Le Dr G ad bois, rue Cadieux, Montréal, dit : Les nombreux cas de rhumatisme et d’au- ci haut lades et bien des dépenses inutiles.(Signé) Cjîi a it bon y eau, Hôt«*lier Tii8 Meretianls Bank of.Canada èLa Srapde pevue > Revue mensuelle, dent chiqué numéro contient au moins 246 pages.Me Ferdinand I-a-bori, avocat à la Cour de Paris, est le directeur de cette revue composée avec soin pour que tout y intéressé : son programme embrasse testes les matières accessible» aux esprits préoccupés de culture générale.ABOXSEMESTS : VS AS SIX HOTS TROIS MOIS 87.20 83.80 82.00 (1, Rue de Grenelle, Paris, France.) LE SAMEDI Fornication littéraire, artistique et sociale, organe «lu foy«-r rlnmcsti-«liie.32 pages de Isjos mots, gravures et feuilleton».Paraît chaque semaine.5 cta le numéro.En vente «lacs tous les dépôt» de journaux.LOUIS CORBEIL HOTEL DU MARCHÉ Maison des mieux tenue., et.des pi u recommandables sous tous rap|>ort» Près du Marché.ST-JEROME Inouïs l^aporte BOUCHER./A.U-.Viande» de pr«miier choix te-lles
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.