L'Avenir du Nord, 10 février 1899, vendredi 10 février 1899
Troisième Année Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Vendredi, le 10 Février 1899 ORGANE LIBERAL bu DISTRICT beTERREBONNE.LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEOPLE MEME NOUS VERRONS PROSPÉRER LEJ rILSDUS! LAURENT (jO.Solh-c.) S CHEKIER./LbopT'eTneT'tS a Un an.$1.00 Six mois.0.50 JULES-EDOUARD PREVOST FILS, Directeur.ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) (S' *!+¦ IrT Appopces Le pouce : Un mois.“ Un au.$1.00 $11.00 SOMHAIRE F rancœur Francœur Paul Falcon L’abbé S.Rouleau Meli Mélo Par le liane gauche Chacun le sien Echos de Montréal L’éloge de Mgr Labclle Histoire de la semaino Le pantalon d’Alexandre André Gerbier Tribune libre Jeux d’Esprit Notre Marché Nouvelles de Saint-Jérôme " Sainte Scholastique 11 Sainte-Thérèse » Sain t-Eu stache h Saint-Canut a Terrebonne ¦I Sainte-Adèle 11 Sain te-Agathe 11 Lachute Livres, journaux, etc.-o MELB =MELO — Bissaiï'iss» L’élection de M Arthur Plante, député de Beauharnois pour Québec, est contestée.Nous commençons aujourd'hui la publication de la superbe conféreuce faite au congrès de colonisation sur le Curé Labelle par M.l’abbé Rouleau du séminaire de Sainte-Thérèse.Elle intéressera vivement nos lecteurs.Les indigènes des Philippines ne veulent pas plus des Américains comme maîtres qu’ils u’ont voulu des Espagnols.Leur armée, Aguinaldo à sa tête, vient de le prouver aux soldats américains par l’engagement qui a eu lieu samedi dernier.Malgré le courage, l’énergie et la ténacité des Filipinos, les Américains les vaincront certainement.Dans le dernier combat, il y eu du côté des Américains 40 morts et 200 blessés.L’agent du gouvernement filipino à Washington, M.Agoncillo, a quitté cette ville au reçu de la nouvelle du combat de Manille ; il s’est réfugié à Montréal.Dans un entretien qu’il a eu avec un journaliste, Agoncillo a dit que les Filipinos ont été poussés à bout par les Américains qui, depuis plusieurs mois, ont fait tout leur possible pour exciter les indigènes à la révolte.Par un avis public daté du 23 décembre 1808, Thon.S.N.Parent, commissaire des Terres de la Couronne, annonce qu’une remise de 06 % sur les arrérages d’intérêt et de rentes d’occupation sera accordée aux colons qui, .jusqu’au 15 juin 1899, paieront la balance due sur ces arrérages ainsi que la balance du prix d’achat de leurs lots.Les colons qui désirent régulariser leur position et bénéficier de la remise accordée devront s’adresser îi l’agent des Terres.Il est compris, ajoute l’avis public, que lorsque les terres seront payées à même les droits de coupe, il n’y aura pas lieu d’appliquer la réduction ci-dessus mentionnée.D'après les derniers changements, M.A.B.Filion, agent des Terres, qui demeurait à Grenville, est maintenant à Arundel.Les cantons de son agence sont : Grenville, Augmentation, Chatham, Gore, Wenth-worth, Harrington, Arundel, Montcalm, Desalaberry, Grandison, Clyde, Amherst, Joly, Labelle, Ponsonby et Minerve.cette cour est commuée en la supension do son rang et de ses devoirs, pour une période do six ans.Signé : WILLIAM McKINLEY.I-a sentence qui vient de frapper le général Eagan ne le prive pas de sa paie ; elle ne lui enlève que son rang et ses fonctions.Il perd cependant les allocations faites aux officiers supérieurs et qui comprennent le logement, la nourriture et le chauffage et l’usage d’un cheval.Par le flanc gauche.On sait qu’un général de l’armée américaine, le général Eagan a été accusé par le général Miles, commandant en chef de l’armée des Etats-Unis, d'avoir mal rempli son devoir comme commissaire fournisseur pendant la guerre contre l’Espagne.Le général Eagan répondit à cette accusation en insultant le général Miles dans les journaux.Il fut alors condamné à subir son procès devant une cour martiale qui le mit en réforme, c’est-à-dire, le rejeta des rangs de l’armée.Le président Mackinley vient de commuer la sentence de la cour eu une suspension de six ans.Voici le texte de la proclamation du président : L’accusé, après un procès devant une cour martiale, composée d'officiers de hat, '.rang, a été trouvé coupable d’avoir tenu une conduite indigne d’un officier do l’armée des Etats Unis, et contraire au plus haut degré à la discipline militaire.Une telle conduite de la part d’un officier supérieur de l’armée, chargé de remplir de difficiles et importants devoirs administra tifs, à une époque critique, et dont on est conséquemment en droit d’attendre beaucoup de prudence, quand son administiation est soumise à la critique, mérite une condamnation.Les procédés de la cour martiale et la sentence portée contre le brigadier général Charles P.Ea gan, commissaire-général des vivres dans l’armée des Etats-Unis, sont en conséquence ap-prou vés.Eu égard, cependant, à sa brillante conduite sur les champs de bataille, en maintes occasions, conduite qui lui a mérité le respect de ses supérieurs : vu ses longs et honorables états de service ainsi que les circonstances atténuantes qui ont été exposées au cours du procès, considérant surtout la recommandation à la clérnen ce faite par la Cour Martiale, la sentence de M.le directeur de la Minerva, qui avait fait mine de vouloir riposter à l’attaque de 1’Avenir du Nord au sujet des programmes d’études, vient d’opérer un mouvement de liane.Au lieu d’engager l'affaire à fond dans les lignes qu’il avait lui-même arrêtées, voilà M.Nantel qui se détourne du champ de bataille pour éviter une défaite humiliante.Pensez-y ! M.Alphonse Nantel s’enferrer dans la rapière d’un lédacteur de I’Avknir du Nord.Plutôt la fuite avaut l’action que la déroute après l’engagement.Je n’aurai donc que le plaisir de pourchasser M.l’ex-ministre l’épée dans les reins.Au lieu de répondre carrément et franchement comme un homme à la question posée, M.Nantel nous strt une réclame de sa récente brochure sur la réforme des études classiques.Au lieu d’une explication claire, catégorique, il nous livre les nObservationsn qu’il amisesdans sa brochure pour éclaircir le sens de son Discours de Sainte Thérèse.C’est absolument maladroit, car ce mouvement de recul, qu'on ne s’expliquerait pas chez un homme animé d'une sincérité courageuse, nous donne la preuve du caractèie faible ot changeant du député de Terrebonne.Le plus grand châtiment qu’on puisse infligé à cet homme à deux visages ou à double vue c’est de mettre en regard les sérieuses contradictions de M.Nantel journaliste avec M.Nuntêl discoureur et pamphlétaire.Le lecteur se rappelle les graves reproches, les menaces même que lo journal de M.Nantel a fait entendre aux collèges ecclésiastiques.J’en ai reproduit une partie la semaine dernière, mais voici le reste ; c’est la fin de l’article de fond de la Minerve du 19 janvier, et c’est M.Nantel lui-même qui est l’auteur de cet article 1 h Pendant que nous nous épuisons en discussions abstraites, nos rivaux vont leur chemin, gagnant du terrain chaque jour et accaparant toutes les issues que nous délaissons par ignorance ou indifférence.2 " La Gazette propose de rendre les examens à l’étude plus difficiles.Mais il n’y a qu’un nombre comparativement infime des étudiants qui ont à passer ces examens.Tous ceux que les collèges ont pourvus du précieux baccalauréat en sont exempts.3 » Il faudrait d’abord rendre cet examen d’admission à l’étude obligatoire pour tous ; ensuite, au lieu de charger davantage le programme, on arriverait à un meilleur résultat en donnant comme première épreuve une composition française et une composition anglaise qui serviraient d’épreuves d’orthographe, de grammaire et de style, et quelques problèmes sur lék quatre règles d’arithmétique.a Qu’on essaie donc une bonne fois de commencer ainsi les examens et l’on verra combien il restera de candidats pour les épreuves suivantes, (! ! 1 !) h Nous savon» bien que parler grammaire, orthographe et calcul à des rhétoricieus et à des philosophes c’est provoquer des sourires do dédain.h N’importe : qu’on essaie toujours, et on nous en dira dçs nouvelles.(! ! 1 !) Eh bien, qu’est-ce que cela veut dire, en moins de mots ?Simplement ceci : lo Qu’au lieu de perdre notre temps à contempler 1rs nuages qui passent, nous ferions bien mieux de songer aux moyens les plus rationnels d’assurer le pain de nos enfants.2o Qu’au lieu d’admettre sans examen les élèves des prêtres à l’étude di s professions, nous ferions bien mieux de les soumettre à l’épreuve d’une simple dictée d’orthographe et de quelques problèmes d’arithmétique; que ce s-rait là le meilleur moyen de diminuer le nombre croissant des candidats à l’é tude des professions libérales.M.Nantel ne dit pas carrément que les finissants des collèges classiques ignorent les éléments des connaissances humaines, irais il l'insinue, ce qui n’est pas précisément vaillant.• Résumons do même l’autre partie de l’article de M.Nantel que nous avons rapportée dans notre dernier numéro.Qu’on s’en souvienne.3o Etant donné l’entêtement de notre clergé à ne rien changer dans le programme d’études des maisons ecclésiastiques, avant peu, écrivait M.Nantel, les parents catholiques, soucieux de l’avenir do leurs enfants, les retireront des collèges qui ne leur donnent point la formation intellectuelle qu’il leur faut ; qui ne préparent point les jeunes gens ni à l’agriculture, ni à l’industrie, ni au commerce, ni aux chemins de fer, ni à la navigation, ni aux constructions, ni à rien de pratique, et les enverront ailleurs, chez les Anglais, chercher la formation prati-qu** qu’on ne trouve pas chez nous.Ou bien, 4o Les parents, pour suivre le conseil qui leur est donné si souvent par le clergé : h Si vous n’êtes pas satisfaits des institutions existantes, fondez-en d’autres ! n se syndiqueront pour opérer, en effet, ces fondations nécessaires et appeler de l’étranger un personnel en soignant qui nous manque ici." M.I^antel no peu* pas nier qu’il a émis les idées qui précèdent.Lo voulût-il, qu’il ne pourrait pas : car ce qui est écrit est écrit.Verba volant, scripta manent, M.Nantel a t-il oublié cette règle do prudence î Tant pis pour lui.Faillait pas qu’il y aille ! Et maintenant, faisons juger M.Nantel par M.Nantel lui-même.Jamais avant lui au Canada, dans la province de Québec, on était allé aussi loin que de dire au clergé : Si vous ne transformez point vos séminaires en lycés modernes, en High schools anglais, nous vous enlèverons la jeunesse canadienne et nous la confierons nux institutions protestantes.Et cela, M.Nantel ne l’a pas dit seulement, il l’a écrit.Voyez la Minerve du 19 janvier.Devant une assemblée de prélats et d'ecclésiastiques, il change de ton, cependant, et voici comment il juge ccs réformateurs qui n’ont que des dédains pour n cette douce et pieuse philosophie du collège qui enseigne à chacun à vivre content de son sort, et non à se livrer à toutes sortes d’aventures ambitieuses pour assurer le soin de ses intérêts particuliers, n n Nos collèges, disait M.Nantel à Sainte-Thérèse, le 3 novembre 1898 : “ Nos collèges s’étaient chargés do donner à la société des hommes de volonté et de pouvoir pour guider la nation, au Banc de saines et fortes têtes, à toutes les professions des membres honorables.» Rien de tout cela ne i nous manque,11 tant pis si, par malheur, le vent (Jf.ssécliant de la passion politique ou l’ardeur r Ties affaires, tant pis » si les appétits d’une civilisation assoiffée de jouissances ont passé par là comme un courant malsain pour flétrir un ordre de choses jadis admiré.» La faute ne saurait en être attribuée à nos maisons d’éducation, » mais à la mollesse des caractères," à la dépression du sens moral, aux exigences d’un monde insatiable qui se targue du triste privilège de jeter aux orties les vestiges de cette douce et pieuse philosophie du collège qui enseigne à chacun à vivre content de son sort, non à se livrer à toutes sortes d’aventures ambitieuses au risque de bouleverser le monde pour assurer le soin de sa personne ot l’avancement de ses intérêts particuliers.» Mais faire une promesse, ça coûte peu et ça causerait déjà une joie, mais une joie !.FliANClEUlt.Chacun le sien » Cependant, ajoute M.Nantel dans sa bro cliure reproduite en partie dans la Minerae du 7 février, je ne puis méconnaît!e qu’il y a au fond de toute instruction un côté positif, prati que, j’oserais dire réaliste dont on ne saurait faire abstraction.C’est même par ce côté que l'instruction se recommande surtout aux masses populaires.Bien petit sera ¦ toujours le nombre de ceux qui recherchent uniquement l’instruction pour les jouissances qu’elle procure.Eu revanche, il est bien grand et grandit toujours le nomine de ceux qui ne demandent à l’instruction, — même aux.études classiques, — rien autre chose que le moyen de s’élever dans l’échelle sociile, d’arriver plus vite et plus sûrement aux honneurs, à la fortune.» Je le répète, on ne saurait faire abstraction de ce côté pratique.C’est un devoir pour l’éducateur d’en tenir compte et de l’adapter aux besoins particuliers de son pays et de son temps.Aujourd’hui, les langues vivantes et les sciences réclament une place plus considé rable.On peut penser, » avec tant de bons esprits,» qu’elles y ont droit ; et s’il n’est pas déraisonnable de le penser, pourquoi serait-il inconvenant de le dire î Tout cela est fort beau et fort juste.On est déjà loin de n la douce et pieuse philosophie du collège qui enseigne à vivre content de son sort n et non à se donner de la peine pour améliorer sa situation.Mais alors pourquoi M.Nantel ne se contente-t-il pas d’avoir raison, et pourquoi montre-t il toute “ la faiblesse de son caractère ” toute “ la dépression de son sens moral ” et la versatilité de son esprit ou la pusillanimité de son cœur en ajoutant, quelques lignes plus bas.comme en tremblant lui-même devant ceux qu’il croit avoir effrayés : “.Si ccs paroles ne sont pas assez ex- plicites, s’il faut une déclaration nette et catégorique pour rassurer les collèges qui tremblent à la suite de mon terrible discours, eh bien ! je le déclare explicitement, nettement, catégoriquement : Je n’ai pas l’intention de réformer les collèges 11!” Les points d’exclamation sont de M.Nantel.Il n’en pourra jamais trop mettre pour expri mer l’étonnement du public à la vue de cette reddition à discrétion.L’aiucndo honorable est aussi explicite, aussi nette et aussi catégorique que possible.Mais elle est également vaine, car, comme le disait la Minerve, clic-même dans son article en late du 31 janvier en réponse à TAvenir du Nord, les collèges du clergé sont des institutions privées, et il est du plus liant comique d insinuer que M.Nantel pourrait y changer quelque chose.Cependant-, si M.Nantel.avertit le clergé dans sa brochure qu’il renonce à reformer les collèges, en revanche il les menace u qu’avant peu n, s’ils ne se transforment d’eux-mêmes, il leur enlèvera lu jeunesse canadienne pour en remplir les institutions anglo-protestantes.M.Nantel fait donc des protestations hypocrites de soumission au clergé dans sa brochure.11 ne veut pas refornçcr les collèges, mais il leur enlève la jeunesse canadienne au profit des High schools anglais.Y a t-il une graine de sens moral dans cette attitudo antipatriotique et anti-catholique, on peut le dire.Combien plus patriotes, coaibicn plus sincères sont ceux qui, convaincus comme M.Nantel que l'instruction doit être surtout pratique, utilisable, recommandent qu’on suive l’avis du clergé et qu’on fonde, avec l'aide des contributions publiques, dans les deux ou trois premières villes de la province, des établissements d’instruction moderne qui ouvriraient à nos jeunes gens la porto de toutes les carrières.Le clergé nous y invite, lui qui ne peut pas transformer ses séminaires en lycées et high schools.Qu’attenijons-noiis ?Que lo pli soit pris d’aller chez les Anglais, comme dit M.Nantel î Quand paraîtra-t il, le gouvernement assez débrouillard pour donner au peuple ce qui lui manque et ce qu’il réclame depuis longtemps 1 On ne peut pas faire tout à la fois, soit.11 ne nous appartient pas d’offrir nos ¦¦ lu-oiièrcs n au gouvernement pour la solution du différend qui s’est élevé entre les commissions scolaires catholique et protestante de Montréal au sujet de la lépaitition de la taxe pour les écoles.Ce que j’ai l'intention d'en dire, c’est uniquement pour le soutien du principe jusqu’ici accepté de part et d'autre de la séparation des écoles.Quel est le système qui existe actuellement à Montréal au sujet de l’impôt scolaire I Toute la propriété imposable de Montréal est portée maintenant sur trois listes : catholique, protestante et neutre ; celte dernière compren 1 les sociétés et les grandes compagnies industrielles, financières ou commerciales.Les contributions do ces compagnies sont partagées entre catholiques et proti mts au pro rata de leur population re«pectivi c’est à-diro que les premiers reçoivent 73.1 p.e.et les seconds 2GA p.c.de la contribution de ces compagnies.Pour le reste, les impôts payés par les catholiques reviennent aux catholiques et les impôts payés par les protestants vont au soutien des écoles des protestants.C’est le système séparatiste de la direction de l'instruction dans les écoles publiques étendu au soutien matériel de ces écoles.Avoe ce système, les commissaires protestants de Montréal ont reçu, l’année dernière, $19.13 par élève, et les catholiques $13.79.C’est à-dire que les protestants, moins nombreux que les catholiques, sont en revanche beaucoup plus riches que ees derniers.Or, les protestants demandent que la répartition du produit de la taxe scolaire selon la religion de ceux qui la payent soit appliquée à la contribution des n neutres u aux sociétés, connue elle l’est déjà pour les particuliers.Les catholiques désirent, au contraire, que le système de la répartition au pro rata de la popula tion jusqu’ici réservée à la contribution des n neutres n soit étendu à tout le reste.En d'autres termes, les catholiques qui ont pourtant un clergé riche à millions derrière eux exempt de l’impôt, voudraient partager encore dans l’impôt payé par les protestants sous prétexte qu’étant plus riches que leur- concitoyens catholiques, leur contribution est proportionnellement plus élevée que celle fournie par ces derniers.Eh bien, je le dis franchement: ma conviction intime est que la demande des commissaires catholiques est- injuste.Puisque les eallio-liqucs de la province du Québec ont exigé le système séparatiste dans l'instruction publique, qu'ils aient donc la décence de l’appliquer franchement.De quel droit pouvez-vous forcer ceux dont vous vous tenez complètement séparés en matière d’enseignement et d'organisation scolaire, à vous remettre une partie de leurs cotisations parce que les contributions qu’ils versent au trésor ces écoles sont plus généreuses que les vôtres ?Chacun le sien ! Et prenez garde (je susciter, chez nous cette fois, une seconde et dangereuse question scolaire.FltANCASTOIt Ecl]os de Montréal LE TRAM.-LES CRIEES DES FACTEURS.-IMPRESSIONS D’UN VOYAIS EU lt.- LA RÉCENTE ASSEMBLÉE DU CORPS MÉDICAL.- QUELQUES ÉVÉNEMENTS ARTISTIQUES.Dans un de scs derniers numéros, la Patrie publiait trois dessins fort curieux.Le premier représente une encoignure de rue, noire de monde, et un tramway qui file, boudé comme un œuf, avec des grappes -limâmes pendues à ses Mnrcbe-picds.La rui que est : n Service de cinq minutes lu — Le second dessin nous montre une jonction.Aux quatre coins des trottoirs, une foule grelottante et désespérée se presse avec des mines do n Anne, ma sœur Anne, ne vois lu rien venir ?n Dessous, on lit : n Diable ! vingt minutes que nous attendons et aucun de ces damnés chars t’est encore apparu ! n — Troisième vignette : un gros Ixiniiom-me ventru qui sourit béatement sur un tas de pièces d’argent qui débordent de la table.Cela fait penser à Rostand : Ce chou bave sa crème ; il rit.et cela s’intitule : u Los recettes da la Compagnie des tramways ! n Allons ! elle va bien la susdite.Tout lo monde en est mécontent : les quelques rares mortels qui parviennent à trouver phico dans ses wagons, parce que le système do chauffage est absolument défectueux ; ceux qui n’y peuvent trouver place, parce que lo service est tout-à-fait irrégulier et les force à u grelotter à l’angle des rues n, pour employer le mot pathétique de la Patrie dans son réquisitoire ; les garde.moteurs et les conducteurs parce qu’on les oblige à se tenir sur des plate-formcs exposées n à toutes les intempéries n (style lyrique).Enfin, il n’y a pas jusqu’à ces bons directeurs qui se plaignent, sous prétexto que le contrat qui les oblige à faire construire toutes leurs voitures à Montréal est trop restrictif.Pauvre compagnie ! Aussi la ville est en ébullition.Des remolds présidentiels murmurent : n N’y peux rien faire ! n Et des bruits vont circulant, dont le vent de février nous hache les syllalies : ,, tassés comme des sardines !.Encombrement indécent.So moque de nous., exportations à Saint-Jean.,, la Jamaïque.,.le fils de M.St-Goorgos., etc,, etc.¦¦ — Qu’en pensez-vous, M, Forget 1 Après les griefs communs, les griefs particuliers.Nos facteurs s’agitent.Et ce serait horrible, pensez donc ! s’ils allaient se mettre en grève.Nous ne voyons guère que la ques tion plus haut qui y gagnerait.Les facteurs ne faisant plus leur service, ils ne monteraient plus dans les tramways chargés de leurs lourdes sacoches pleines de lettres ; cela ferait moins (tencombrement ! Mais à part ça (!î) Plus de nouvelles Dnssioiimintcs d Outre-Mer.La gentille carte d’invitation, l’agréable petit mot d’ami nous arrivant en retard.M iniques lu bal, la récep' .1, le n live o’clock tea u, le n Euchre party l’émouvant rendez-vous.Et la petite lettre parfumée, sournoise, anonyme et pourtant bien reconnue.1—Pauvre amoureux ! — Et cette chronique, chers lecteurs, comment voulez-vous l’avoir si notre facteur, le petit complet bleu marin à bandes et revers rouges, qui tlo.tiue par tous les temps, collet relevé sous la tempête, le marcheur infatigable et impatientant, dont un vif coup de sonnette annonce le passage, se mutine î Oh ! non, il ne peut pas nous jouer ce tour-là ! Plaise au eiel que le gouvernement ait souci do ses doléances et ramène à lu joie et au contentement celui qui, tous les matins, éparpille la gaieté par la ville à travers lo petit “ Uou aux lettres”.Impressions d’un voyageur qui a passé la semaine dernière à Montréal.» On m’avait bien parlé de la saleté des rues de Montréal, mais je me tends à l’évidence, la ville a tant do misère pour faire enlever ses vidanges.11 est vrai que do temps en temps, un tuyau d’aqueduc se crève, et que l’eau s'échappant par l’ouverture se inet en devoir du nettoyer au moins les grands centres ; cependant, cela n’arrive pas assez souvent.D’ailleurs, il a fuit-si froid pendant mon séjour que l’eau gelait à mesure." Mais il y a des choses beaucoup plus drôles que cela dans la métropole du Canada.Ainsi à l’hotel de ville, (leux employés ont offert une forte somme à un échevin en échange de places.Eli bien ! ce curieux » conseiller municipal » a dédaigné de saisir au vol cet ingénieux moyen de relever les finances de la ville, lesquelles sont fort délabrées, ni’a-t-on dit.Plus fort que eela, il menace de dénoncer les » coupables," comme il les appelle.Mais nous croyions bien que ce genre était passé dans les mœurs et accepté même par le haut monde.Chez nous, ça se fait, ainsi.» Ensuite, ils ont du curieux juges les Mont réalais.L’un d’eux, l’autre jour, a accordé $300 do dédommagement à une fiancée pour bris do promesse do mariige.» Il paraît qu'on n’estime pas for les hommes dans leur jurisprudence.» Le maire et les éehevins se traitent aux petits soins.C’est cocasse.Pendant que j’étais dans la métropole, deux de ces distingués personnages sont revenus de voyage.Leurs collègues leur ont présenté chacun un bouquet.Cela m’a frappé parce que, chez nous, les éehe-vins s int plutôt à couteaux tirés.Je lo consigne donc sur mon carnet de voyage comme un trait de mœurs.Autre trait.Les épiciers sont en guerre avec les pharmaciens.Vendre ou ne pus vendre des drogues brevetées : that is the question.Les pharmaciens ne veulent pas permettra aux épiciers do servir d’intermédiaires pour les dites drogues.Seulement, j’ai remarqué que, si le jeu est pris au sérieux, si l'on veut absolument spécialiser les magasins, les perruquiers, 1er parfumeurs, etc., auront recours contre les pharmaciens, les coiffeurs contre les parfumeurs, lu petites boutiques contre les grands magasins à départements ; continuez, si vous voulez.Et à ce compte-là, Montréal pourrait bien finir par avoir sa petite agitation, uno » Affaire » en miniature, avec tout le bataclan : les autipliar-inaciens et les prophnrmucicns, etc.Seulement je suggérerais une abréviation, car ce serait trop long.En France, où I’oii est fatigué, on dit maintenant les » Drey » et les » Antidroy.» » Enfin, sur une ruo Saint-Jacques, je crcis, se publie un gros journal, avec des vignettes » grandeur naturelle » qui se fuit une spécialité de découvrir de.» petites industries et » d’obscures affaires.» Il paraît qu’on peut lui faire croire toutes sortes d’histoires.Les Montréalais se tiennent encore les côtes à propos de certain » Ermite du lac Mégantic » et d’un » voyage de Blanco à Montréal.» Je t rançons cc que l’on m’a raconté.» Après tout cela, j’ui eu l’occasion d’assister à une conférence où l’on parlait des progrès do Montréal depuis C0 ans.Mon Dieu ! qu’est-ce pie ça devait donc être dans ce temps-là î genre.Ensuite, la politique, c’est toujours artistique 1 Tout-à-fait dans l’est do lu rue Sainte-Catherine, débuts d’une nouvelle troupe française dans un nouveau théâtre qu’on a appelé le n Théâtre des Variétés n.Fiât au ciel qu’il justifiât son nom ! Grand incident a propos do i.Cyruno de Ber-gcracn, à n Her Majesty’s n,—Four la première fois, de mémoire 'l’homme, les journaux montréalais ont fuit un compte-rendu qui no ressemblât pas-à uno réclame payée d’avance.Seulement, ils sont mal tombés, parce que "Cyrano.i était sensiblement plus intéressant et mieux interpété par M.Lee et Melle Alexander que la plupart des pièces représentées çetto saison.Au Théâtre Français on parle d'un changement- de direction.Et cela n’est pas plus engageant qu’autre chose.Si seulement on changeait le nom du théâtre, attendu que nousavons n ail performances in onglish » : ce serait si logique! Un autre mini se trouverait facilement.n Any old thing would do it, connue on dit.duns n Telephone Gil l n.Quant- au Théâtre Royal, lui, il n’a rien d’attrayant si ce n’est qu’on vient d’y découvrir des voleurs.On les a coffrés ; et l’incident menace d’en rester là.Si, par miracle, il avait pu donner à la salle de la ruo Côté un peu plus d’envolée artistique ! Paul Falcon.HISTOIRE DE Lfl SEMAINE LE — PANTALON D’^LEXAPRE Nous voulions donner, dans cette chronique, uno importance plus qu'ordinaire à l’assemblée tenue dernièrement en cette ville par les médecins.Malheureusement, nous voyons que nous prenons une longueur démesurée ; et, de plus, les médecins semblent ne s’être inquiétés du cours classique qu’on tant qu’il est une préparation à la médecine.La portée de leur discussion n’est donc pas suffisamment générale pour avoir un intérêt ici.Mais puisque nous en sommes sur ce sujet, auquel nous nous rappelons avoir déjà touché, nous tenons à témoigner à T.R.— quel qu'il soit — toute la satisfaction quo nous a causée sut! article dans le dernier numéro do lblrentr rlu A’orrl et nous déclarons partager su manière de voir.Signalons quelques évènements artistiques.A la salle Windsor, le concert Sauer, qui a été, comme tout ce qui se donne au Windsor, le rendez-vous du Tout-Montréul en quête do musique.ou de snobis.uo.Au cercle Ville-Mario, brillante représenta-qion de gala sous la présidence do M.le Consul do France.On y a inauguré un genre très eu honneur à Paris : une conférence avec audition des (l'uvres commentées.Curieux, tout de même, si notre cercle de jeunes gens se transformait en Bodinièrc ! Un manifeste politique du club Geofîrion à M.lo ministre des Travnux publics.Document triplement artistique par le fuit qu’il a été publié dans la Presse, qu’il contenait des vers et que lo destinataire est un virtuose.dans son Le •> janvier 189., Alexandre de ht Sépia, jeune peintre dont le talent est absolument indiscuté par la bonne raison que scs (envies sont totalement inconnues, était encore au lit à cinq heures du soir.A vrai dire, bien que cette position horizontale lui fût- assez coutumière, il éprouvait co jour-là une terrible envie de se lever ; mais comment faire?Il n’avait pas do pantulon.Son pantalon, son dernier, son unique pantalon lui avait été ravi lo matin même par maître Moïse lllocb, son tailleur, à l’issue de la visite mensuelle que celui-ci lui faisait régulièrement depuis près d'un an et qui, cette fois ci, avait tourné au tragique.— Je viens, avait dit Moïse, pour la n bedide iode u .— Ah ! ah ! vous tombez bien, avait, répliqué le la Sépia , rééditant sans pudeur un stratagème qui, jusqu’alors, n’avait jamais raté ; je viens justement de recevoir mon mandat ; j’irai vous payer demain.-Moïse n’insista pas ; mais, instruit par une ongue expérience, il eut l’idée, pour être encore plus sûr de voir son débiteur lo lendemain, de se munir en guise de gage, du premier objet qui lui tombât sous la main ; la fatalité voulut que ce fut le pantalon.Avant qu’Alexandre eût lo temps d’ouvrir la bouche pour protester, le tailleur était déjà loin, emportant son précieux trophée.Lu situation était critique ; car do la Sépia était invité le soir à aller m tirer les rois u chez son voisin M.Onésimo Philistin, liourgeois stu- ' ¦ pidn et cossu, dont le moindre défaut était do posséder une fille charmante et qu’Alexandrc adorait.11 avait donc passé line journéu atroce, tour à tour désespéré et affamé, si bien qu’à l’heure où commence cette histoire, il ne savait pas au juste lequel, de son estomac ou do sou cœur, tait le plus douloureusement atteint.Il tournait et retournait entre ses doigts lo carton d’invitation de M.Philistin, lorsque ses yeux tombèrent sur deux petits mots particulièrement suggestifs : n sans façon !.» Il était invité à venir dîner n sans façon ! n — Eh I se dit-il, quoi de plus sans façons que de se présenter sans culotte ?Je n’ui qu’à mettre le n Balzac n, e.t on n’y verra que du feu.I/; i, Balzac n était uno sorte d’antique nmc-farlnnc, qui lui servait habituellement de robe de chambre.Il se leva, nivi do son idée, procéda à uno toilette rapide bion que soignée, ot purtit drapé ' dans le » Balzac n.En passant devant lu lo go du concierge] il voulut atténuer lo mauvais effet de la visite du matin qui n’avait certaine?ment pas échappé au cerbère attentif, ot il jeta négligemment : n Si l’on me demande, je dîne à côté, chez les Philistin u.Son entrée dans le salon do Mme Philistin en fut qms sans causer (quelque émou — Débarrassez-vous donc, lui dit cette opulente person ne.— Je n’en ferai rien, répondit Alexandre, qui no consentit à se laisser prendre que son cliaqxiau et prétexta, pour conserver son pardessus, un rhume épouvantable.On eut le bon goût de ne pas insister et Ton se mit à table.Alexandre faisait, d’habitude, la joie de ces petites réunions bourgeoises, et ses saillies et ses farces d'atelier étaient j>our les invités do M.Philistin, très fier d'exhiber un u artiste un qirécioux condiment, un irrésistible apéritif.Ce soir-là, il fut lugubre : sans mot dire, il s'empiffrait machinalement» uniquement préoccupé de montrer combien il était enrhumé.A cet effet» il éternuait, toussait, se mouchait et crachait d'une façon dégoûtante, ot en oubliait même ses devoirs do -oupirant envers Mlle Eudoxie.^ Le repas menaçait do so terminer lamentablement lorsque l’arrivée d’une splendide galette des rois ranima la fête si compromise.Au milieu de la joie générale, M.Philistin découpa le gâteau avec solennité et en distribua les parts suivant lo cérémonial traditionnel.-Mais, à mesure que chacun mangeait la i une inquiétude se manifestait : 2 L’AVENIR DU NORD, 10 FEVRIER 1899 sauf Alex- déclarait possesseur de la fève, qui donne l’é pliémère royauté.Cependant, tous avaient terminé, andra.11 n’y eut qu’un cri : ___C’est lui qui l'a ! _____ Mais pas du tout, dit Alexandre en avalant sa dernière bouchée.___Si ! si ! reprit le; elneur, entêté.— C'est lui t — Il fait une farce ! — Il l’a avalée ! — Il l’a car liée ! ___Parbleu ! dit M.Philistin.Il l’a cachée dans son niacfarlane.Vainement Alexandre essaya du protester ; il dut fournir des preuves, retourner les poches de son manteau, laisser des mains plonger dans celles de sa veste.Déjà il triomphait,1 lorsque M.Philistin, qui tenait à son lui, lui objecta à hrfile-pourpoint : ___Pit les poches tic votre pantalon 1 Alexandre blêmit : ___Mon.pantalon ?.Impossible.___ Impossible 1 nous allons bien bien voir, cria M.Philistin, lit il voulut porter sur le „ Balzac n une main sacrilège.— Alexandre se sentit perdu.Il se levai et s’enfuit dans le salon.Tous les convives, très allumés, l’y poursuivirent en riant comme des petits fous.Alexandre, acculé à la cheminée, pressé de toutes parts, s’apprêtait à opposer à ses bourreaux une résistance désespérée, lorsque la porto «’ouvrir, et la bonne apparut, tenant un pare.et dans ses liras.H - i de proliter de, cet incident, qui détourna quelques secondes l’attention des invités, pour se glisser jusqu’à la porte et s’enfuir à toutes jambes.Pendant ce temps, la bonne s’avançait en disant : — C’est pour M.de la Sépia.Tout le monde se retourne vers la cheminée : M.de la Sépia avait disparu.On reste interdit : — Qu’est-ce que ça veut dire ! Mais M.Philistin, malin, flairuit la farce ; il imposa silence de ses bras étendus, puis, prenant le paquet des mains île la bonne, il l’ouvrit lentement, lentement, et en tira.un pantalon.C’était le pantalon d’Alexandre, que Moïse Bloch, pris d’un remords tardif, après avoir constaté d’ailleurs que la culotte ne contenait que trois sous et lie valait pas elle-même cinquante centimes, avait rapporté à la concierge du peintre, laquelle l’avait fait suivre chez M.Philistin.A la vue de cet objet, les invités de M.Philistin partirent d’un immense éclat de rire ; les hommes se tapaient sur les cuisses ; les femmes se tenaient les côtés ; une vieille dame, même, s’étouffa et faillit trépasser.Le lendemain matin, après une nuit île cauchemars, Alexandre, ahuri, recevait de M.Philistin son pantalon, occompiigné île ce simple petit mot : «Très drôle, cher ami, très drôle lu et, quinze jours plus tard, il épousait Eudoxie.Axdiié Gkuhikii.1 Une duiiijercu.sc étourderie Peut souvent être ta cause île quelque horrible brûlure par IVuu ou par le l’eu, il'imc coupure tai .'l’un écrasement.I.’onguent à i’ariiien or souci des Al|ics de Itiicklen tBiieklon's Arnica Salve), le meilleur au momie, enlèvera la douleur et guérira promptement la blessure, (tueril les blessures aiicioimt-s.les dépôts de lièvres, les ulcères, les brûlures, les cors et les éruptions cutanées.I.o méillcur remède connu contre les hémorroïdes.Seulement -•"> emits la belle.Guérison garantie.Vendu par tous les pharmaciens.TI{lBUfŒ LIBRE Mon’siiîuii u: DinncTF.uii, Ab! encore les chiens ! Celui qui signe M.Salvador appartient sans doute au groupe de ceux qui protègent à tout prix la race canine, et cela dans le but, je crois, de s’épargner le paiement des licences.Ce groupe de protec tionnistes a réussi à sauver quelques dollars mais n’a pas réussi à sauver ses chiens.M.Salvador m’accuse d'abord d’avoir obéi seulement à certains conseillers.J’atlirnie, au contraire, que j'ai suivi les ordres de tout le conseil en général.Le grrand employé, comme il l’appelle, a suivi rigoureusement et non pas à moitié, comme il le dit, les ordres du conseil.Salvador dit que j’ai fait du zèle au bénéfice de quelques amis propriétaires de chiens.Je ne suis pas un vaillant ni un homme cherchant de la réclame et je crois être connu comme tel.Je n’ai fait du zèle que pour exécuter les ordres du conseil et faire mon devoir.Salvador dit que j’ai conseillé à certaines personnes de cacher leurs chiens.J’ai dit à certaines personnes d’attacher ou de retenir leurs chiens, pureeque autrement, si les taxes n’étaient pas payées, ils subiraient le sort des autres.Donc, loin île les protéger, je leur ai même fait des menaces.Quant à ce certain hôtelier, je lui ai dit la même chose qu’à tous les autres.M.Salvador parle ensuite d’un certain boxeur dont je n’aurais pas empoisonné le chien par crainte de ses rudes coups.Que ce monsieur Salvador sache bien que lorsqu’il s’agit de mon devoir, je ne crains jioh son boxeur, ni autres forts à bras sans excepter Sharkey dont le chien serait mort comme tous les autres.¦ Plusieurs sont venus mo prim- d’épargner leurs chiens quelques jours, disant qu’ils voulaient les vendre ou les expédier.Je leur ai répondu de cacher leurs chiens et qu’autrement ils auraient le sort des autres.C’est sans doute de ers gens-là que Salvador tient ses renseignements.Merci, monsieur le Directeur.Le grrrrand Narcissi-: Bki.axukr.JKUX l©!ES7aFTT CHARADE Dessous la terre est mon premier : Mais clans Ion corps est mon dernier : Kt dans la serre est mon entier.ANAGHAMMK Avec six pieds, je brille dans IVscjare.Si vous ehangex mes pieds de place.Vous trouverez lin pays du Levant, Kt ce cpii sert à faire lin vêtement Que le prêtre met fort souvent.RECONSTRUCTION Avec les lettres suivantes rétablir un vers de Karine : I t e t i r i ué l’échoppe de la façade du marché.Il y vend légumes, poissons, beurre frais, etc.— Le lot de marchandises endommagées qu’a reçu Al.L.J.A.Lambert cette semaine, est le plus considérable et le meilleur de ceux qu’il a reçus jusqu’à présent.— Deux feux de cheminées assez sérieux ont mis en émoi certaines parties de notre ville cette semaine Le (i, lundi, c’était chez AL Martin Landes, marchand du lias de la ville.Craignant que le feu se propageât dans la maison, on donna l’aliirine.Ja*m boyaux se sont rendus, mais comme la pompa s’apprêtait à partir, on téléphona que le bai était maîtrisé.Alardi, un autre feu de cheminée s’est décla- ré, à 9 heures du soir, à l’hôtel Ctevier.Les pensionnaires s’apprêtaient déjà à sauver leur linge, tant le feu paraissait menaçant.Heureusement qu’on réussit à prévenir les désastreuses conséquences tant redoutées.— Mardi, la vieille mère de Cordelia Viau est venue chez tous les citoyens de Saint-Jérôme les supplier de signer une requête demandant une commutation de peine pour sa fille.11 faisait peine de voir cette vieille mère s’imposer la lourde et ingrate tâche de frapper à toutes les portes pour tenter d’arracher sa fille coupable à la juste punition de son crime.On dit quo plusieurs ont signé sa requête.— La Cie des sacs à Papier de Québec fa brique les meilleurs sacs à lion marché.Essayez les.Adressez-vous à S.Magnant,, agent général, qui en a en dépôt.— A son assemblée régulière de mardi dernier, la Fanfare Saint Jérôme a passé des résolutions de condoléances à l’occasion i.CjUlMCC $35 r n A «I p H —Catalogue Illustré de Bicycles rnANÜU.et Accessoires de Sport ¦ • sera envoyé f-anco sur demande.DCO BicvcLia "CRESCENT." W.BOYD & FILS, 1883 Rue Notro Dame, MONTREAL.liés aux travaux des champs ; de là l'axiô-nie : “ C’est aux peuples du Nord qu’appartient l’avenir." Lu vie du colon, de l’agriculteur prépare les familles, les nations morales et religieuses.Lorsqu’il a confié ses semences à la terre, le cultivateur ne doit plus compter que sur le secours du ciel ; il lui faut des saisons favorables, des temps, des pluies, des soleils propices, autant de secours qui ne viennent que d’en haut.Alors ses pensées se reportent aussitôt vers l’Auteur de toute chose, sa prière monte vers le Seigneur et il s’efforce, par la fuite des vices et la pratique des vertus, de so rendre la Divinité favorable.Travaillant nu sein d’une nature remplie de mystères et de merveilles, qui chante sur tous les tons et dans toutes les gammes les perfections de Dieu, l'homme des champs sent le besoin de s’unir à ce concert universel pour célébrer son Seigneur et Maître.La religion est pour lui une nécessité, uqe espérance, une consolation.Dans cette classe de la société, nous trouvons les âmes à la foi et à la charité rqbustes : or, nous le savons, les nations religieuses seules nourrissent en elles-mêmes le germe des grands et immortels avenirs.Les peuples agricoles, dont la vie et le bonheur sont attachés nu sol, fournissent les vrais patriotes.En première ligne, ils veulent la paix, l'ordre.Tout bouleversement politique devant leur nuire, ils tiennent à ce qui fait la force d un pays, la conservation des bonnes .lois et des institutions.Donc, faisons des colons, encourageons l’agriculture, nion- trons-en la beauté et la force, et Immigration cessera.A un autre point de vue, l’influence politique appartient aux propriétaires.C'est un principe compris et admis par tout le inonde.De là le mot d’ordre: m Emparons-nous du' sol.n Comme enuadiens-français, nous ne pourrons faire sentir notre influence que dans la province de Québec.Elle nous appartient par tous les droits.Ce sont nos père qui l’ont établie, l’ont fait grandir.C'est ici que se trouvent concentrés nos souvenir glorieux comme nos souvenirs d’infortune.A nous de la conserver.Emparons-nous du sol.M.Labelle est corvaincu, et, quand on l'écoute, on partage vite son opinion, que la vallée de l'Ottawa est appelée comme celle du Saint-Laurent à être un noyau de la population canadienne.Maîtres de cette partie aussi vaste qu’un empire, il veut que là nous fondions une province aussi grande, aussi riche que celle de Québec, à elle en tout semblable, et par les idées, les sentiments.la langue, les mœurs et la religion, une sieur plus jeune, mais sincèrement attachée à son aînée, prête eu toute occasion à lui prêter son appui.Aussi la connaît-il cette vallée do l'Ottawa 1 II a traversé ses forêts, escaladé ses montagnes, visité l’un après l’autre ses vallons, remonté, descendu ses rivières, parcouru ses lacs nombreux.La ricliesso des terres, des bois, des mines, les pouvoirs d’eau lui sont aussi lainiliers qu’à moi les diverses parties de nia chambre, " Ici terre grise, là terrain lômoux, tout près, sucrerie, forêt de pins," et il vous débite cela avec volubilité, comme un enfant qui sait bien sa leçon.Il vous indique les sites sur les cartes qui sont le principal ornement de ses salles.Maintenant, qu’on vienne attaquer son pays: il est prêt à vous prouver que ceux qui le déprécient sont des ignorants qui n’ont visité que ’entrée des Laurentides, et il vous renvoie à ceux qui, comme lui, sont passés par l’onde et le feu pour se rendre compte des richesses de ces terres nouvelles et méconnues.La rivière llouge fait l’admiration de ceux qui la parcoureut.Les colons partent un peu incrédules, reviennent enchantés et retournent bravement, installer leur foyer, commencer leur établissement.Déjà plus de vingt paroisses se forment ou sont formées.M.Labelle pousse vigoureusement son œuvre.Un rang de plus de 75 milles de long est établi sur tout son parcours, et, ce printemps, la colonisation aura atteint lo petit Noinininguo, cette terre promise où les Jésuites (nous sommes en 1881) jettent les fondeincnts'd’une institution qui ronqufera leqr histoire avec les traditions de leurs premiers Pères dans la colonie, M, Labelle espère donner un grand coup.Tusqu'ici.il s’est contonté de préparer los voies, do dresser les batteries: que le gouvernement exécute les arpentages, fasse ouvrir les chemins qui lui sont nécessaires, alors il fora ce qu’il appelle son grand mouvement, et uno nouvelle province aura surgi dans la province do Québec.Celui qui mène à bon terme ces entre- prises pénibles est un pauvre curé de campagne (que les citoyens de Saint-Jérôme me pardonnent l’expression).On ne dira point qu’il est riche des biens de la Fortune, mais il n une grande intelligence, un cœur large : c’est un citoyen zélé, dévoué, qui ne vit que pour sa patrie, qui sait mettre tout au service de la religion et tout rapporter à Dieu.Il aime ses concitoyens, mais il a un culte particulier pour le brave qui ne craint point de s'enfoncer dans la forêt.Il commit par leurs noms ces intrépides pionniers, s’informe de leurs besoins, leur donne des conseils et des encouragements, se réjouit et s’enorgueillit de leurs succès.Aussi, il faut voir l’accueil qu’il leur donne quand ils descendent et viennent lo saluer.Le Nord lui appartient, ii en parle comme un seigneur parle de son domaine.Les nouvelles populations lui reconnaissent en fait pouvoir de liante et busse justice dans ces régions.Il règne, et je doute qu’il ait jamais existé roi plus puissant sur les esprits et sur les cœurs que le curé Libelle.Dans ces forêts, on ne demande point quels ministres gèrent le pays, quelles lois nos législateurs ont jugé à propos de décréter ; mais on demande co que pense M.Libelle, ce qu’il désire.On ne menace plus son ennemi des juges, des huissiers, mais on déclare qu’on informera M Libelle, et ce nom est synonime de justice.Le curé de Saint-Jérôme semble habitué à cet état de choses.Il regarde son pays comme son patrimoine, et, en bon père, il le distribue par larges morceaux à ses enfants, comme il appelle les colons.Dernièrement, j’allais à Saint-Jérôme pour régler avec M.Libelle Induire du Pacifique qui semblait embarrasser nos hommes d’Etat.Avec moi arrivaient et la malle et les visiteurs.Les lettres s’amoncellent sur ht table.C’est un colon qui ro plaint d’être tracasse par un commerçant de bois, ces fameux possesseurs de limites ; c’est un agent qui demande des ordres, un autre invoque aide et secours : c’est un ministre qui semble s’intéresser à la colonisation et bénit l’œuvre de M.le curé.Un autre est riche de SC.,000.il veut jouir et s'enrichir eu même temps : que M.Libelle daigne lui désigner une ferme.M.le curé passera la nuit à faire sa correspondance.Le train a conduit à Saint-Jérôme des colons en espérance.Ceux-là sont les bienvenus.Il faut voir avec quelle rapidité M.le curé los mène d’un appartement à l’autre, d'une carte à l’autre, leur fait visiter les cantons Joly, Boucherville, Chapleau, Marchand, Libelle, Loranger; avec quels détails sont énumérés les inconvénients et les avantages des lieux.Parfois le bon curé s’arrête et ajoute en souriant : n Vous comprenez.n Ces braves gens, qui n’ont pu suivre sur les cartes, mais ont bien vu qu’il s’agit de quelque chose de beau, inclinent la tête et murmurent un n oui n.(A suivn) IL NE FAUT PAS SE DECOURAGER N« vous lîôc.mragez pas, si, après avoin essayé sans succès tant de remèdes, vous continuez il tousser sans répit.Essayez le Baume Rhumal.N'hésitez pas 1 En quelques heures lo mal sera vaincu.Eu quelques jours vous serez guéri.oooooooooo oooooooo ooooooo l Les Bons Fricots ne peuvent C*trc faits sur un mauvais poûle—il vous faut un poêle qui soit aussi bou que beau, par exemple uu ï-ca-der,” “Jubilee ’'ou •' Universel.” Seuls M a m u r a ct u n i e r s Wm.Clendinneng & Fils 524 Rue Craig 24 Carré Chabolllez Fonderlo: Rues Albert et Vinet MONTREAL.Réparations .5 Nous faisons une spécialité de $ réparations pour nos clients $ de la campagne.— Ecrivez- O nous pour prix.etc.A La Caisse d’Economie des Cantons du Nord Saint-J érome Fuit toutes 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