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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 22 septembre 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1899-09-22, Collections de BAnQ.

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Troisième Apnée — No 3^.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Vendredi, le 22 Septembre 1899 ORGANE LIBERAL du DISTRICT de TERREBONNE.LE MOT OE L'AVENIR E&T DANS LE PEUPLE MÊME MOUS VERRONS PROSPÉRER LES FILS DUST LAURENT enD Ù CH&KtER.fe /LtooTvpejnepts i Un an.$1.00 Six mois.0.50 .JULES-EDOUARD PREVOST FILS, Directeur.ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) ë A if Appopces i Le pouce : Un mois.$1.00 “ Un an.$3.00 SOMMAIRE L’avenir, poésie La police de Montréal Troupes canadiennes pour le Transvaal 1894-1899 Odieuse profanation ! ! Méli-Mélo Echos de Montréal Olanures hebdomadaires Mes Loisirs J.Personnel Nouvelles du district Jean llaineau Francœur Francastor Francœur Lorenzaccio Paul Falcon Marmotte B.B.Prévost L’AVENIR Les bois auront des fleurs rieuses Même quand nous serons défunts : Je pense aux roses glorieuses Dont je n’aurai pas les parfums.Les nids s’égayeront de fêtes, Et de chansons comme autrefois : Je pense a toutes les fauvettes Dont je n’entendrai pas la voix.Le globe aura des vierges pures Aux yeux rêveurs, aux fronts rosés : Je pense aux amantes futures Dont je n’aurai pas les baisers.Quand vous serez sur la planète, Vierges, nids, fleurs de l’avenir, Rien ne vivra plus du poète, Rien, pas même le souvenir.Poutant mes yeux pleurent, candides Pour vous que je ne dois point voir, Comme si vos germes splendides Venaient m’apparuître ce soir ! Oui, je vous vois, oui, je vous aime O roses du futur été ! Car le penseur ardent et b’‘me Goûte en un jour l’éternité.J’entends déjà, vibrant de charme, L’oiseau qui chantera demain ! Et je dois vivre en une larme Tous les amours du genre humain.Jean Rameau.La police de Montréal Il est parfaitement connu, en dehors même de Montréal, que les places de constables s’achètent moyennant argent comptant.Au moins, est-ce le dicton courant, la croyance générale.Alors, nous nous étonnons que des gens c mine ceux qui sont au conseil municipal, aient paru jus |u’ici ignorer l’état de choses dont ils gémissent en ce moment.Il est impossible que des hommes en situation de tout connaître, comme le sont les éclievins de la Ville, n’aient pas depuis longtemps entendu parler des abus scandaleux auxquels ils participaient forcément.Leur pruderie offensée n’est que de l’ignorance feinte, peut-être de l’hypocrisie pure.Mais le plus odieux de l’histoire, e’est qu’ils font porter la responsabilité de la corruption municipale, non sur ceux qui en ont profité, mais sur les pauvres diables de constables qui en ont été les très intéressantes victimes.Devant la saine raison et la simple équité, le coupable n’est pas celui à qui on arrache deux ou trois cents dollars pour une place de constable, mais le vil entremetteur qui vend ce qui ne lui appartient pas ; qui trafique des besoins d’un pauvre homme et de sa propre inlluence sur tel ou tel échevin.On comprend que celui qui demande ou qui reçoit un service en doit de la reconnaissance à la personne qui le lui a rendu, et une reconnaissance effective.Mais il y a loin d’un acte de gratitude à un système réglé auquel, bon gré mal gré, le malheureux qui a besoin de vivre doit se soumettre.Mais les entremetteurs de Montréal n’agissent pas pour rendre service à un ami ; ils trafiquent, ils battent monnaie sur les besoins de quiconque, connu ou inconnu, veut gagner sa vie, et sachant qu’il faut en passer par là pour réussir, s’adresse aux entremetteurs.L’enquête conduite par le conseil municipal sur les aflaires de la police est viciée dans son principe, car cette enquête devrait être dirigée non contre les constables, mais contre les entremetteurs, non contre les victimes du système de corruption organisée, mais contre ceux qui l’entretiennent et en vivent C’est comme si l’on voulait nous faire accroire que les agents qui ont acheté leur place ne l'eussent point acceptée gratuitement, et qu’ils ont insisté pour que l’entremetteur empoche leur argent.C’est trop drôle.L’échevin Laporte et l’échevin Ames ont raison.Le conseil municipal doit accorder l’amnistie aux constables (pli ont acheté leur.place et qui dévoileront au comité les manœuvres condamnables auxquelles out recours certaines gens pour faire de l’argent.Ce sont ceux-ci qui doivent être inquiétés et non leurs victimes.Four faire disparaître le mal et le désordre, c’est à la cause, c’est aux provocateurs qu’il faut s'attaquer.Autrement, on passera pour vouloir cacher quelques bons agents électoraux bien serviables en temps d’élection.C’est drôle comme ce siècle-ci a l’air de vouloir finir dans la pourriture.Francœur.Troupes canadiennes pour le Transvaal Le lieutenant-colonel Sam Hughes fait distribuer, dans l’Ontario, une circulaire contenant un appel aux jeunes gens de s’enrôler sous son commandement pour constituer une brigade qui prendra du service au Transvaal, si la guerre y éclate.M.Hughes rappelle, dans cette circulaire, jue le ministre des travaux publics du Canada a promis un nombre de Canadiens-français de la province de Québec égal à celui que le colonel pourra enrôler dans l’Ontario.Je crois pouvoir conseiller au député de North-Victoria de ne pas trop compter sur la perspective que M.Tarte a fait briller à ses yeux.En général, les Canadiens-français, et la Patrie elle-même, sont sympathiques aux Boers.Faire état de l’enthousiasme impérialiste des Canadiens de la province de Québec pour aider les Anglais à écraser les Boers, m’apparaît comme une spéculation malheureuse.Il est vrai que M.Tarte est le premier et a longtemps été le seul impérialiste parmi les Canadiens-français, et cela pourrait expliquer la confiance que notre ministre des travaux publics a exprimée à M.le colonel Hughes, relativement à la formation d’un bataillon de volontaires parmi ses compatriotes.J’esliine que la confiance de M.Tarte est mal placée.En tout cas, je suis douloureusement surpris de voir un Canadien-français inviter scs compatriotes à aller combattre les braves Boers qui défendent leurs foyers contre l’envahisseur anglais.Il n’est pas un seul homme dans la province de Québec qui, connaissant l’histoire de ce petit peuple dont l’héroïsme s'est constamment tenu à la hauteur de ses malheurs, ne sympathise de toute son âme pour cette séculaire victime des spéculateurs britanniques.A mon avis, les Canadiens-français qui ont, pendant longtemps, partagé le malheureux sort des Boers d’Afrique, ne ' seront pas assez misérables pour aller prêter main-forte à la grande-Bretagne qui s’apprête à étrangler l’indépendance d’un peuple minuscule que ses épreuves doivent nous rendre intéressant.Francastor 1894 -1899 Les retards de lu.malle nous ont empêché de publier cet article la semaine dernière.En 1894, le capitaine Dreyfus était condamné à la dégradation militai.c et à la détention perpétuelle dans une enceinte fortifiée.On l'envoya à File du Diable où on le tint enfermé comme un fauve derrière deux rangées de pieux acérés.Des gar-gardes-chiourme furent préposés à sa surveillance avec instruction de ne jamais lui adresser la parole.Il est vrui.quo les juges de 1894 n’ont connu que le bordereau et les quatre pièces secrètes du général Mercier.En 1899, les juges de Dreyfus ont des lumières nouvelles.Ils examinent dos pièces jusqu’ici restées inconnues ; entendent contradictoirement dés témoins en nombre extraordinaire, et l’unanimité du tribunal de 1894 ne se répète pus ! Curieux effet des dépositions des chefs de l’état-major : deux juges sur sept estiment maintenant que Dreyfus n’est pas coupable.Quant aux cinq autres, ils lui accordent des circonstances atténuantes qu’ils n’indiquent pas et lui épargnent la dégradation militaire.Voilà le jugement de sept ofiieiers.A côté de cela, il y a la Cour Suprême composée des magistrats les plus savants et les plus respectables de F rance, qui avait déjà cassé le jugement de 1894 pour manque de preuves et pour addition de faux au dossier.Toutes les phrases ne peuvent lien contre les faits, et ces faits, en attendant que d’autres sortent de !a nouvelle initiative de M.Zola, sont suffisants pour donner raison à tous ceux qui ont cru et soutenu que Dreyfus avait été condamné injustement.D’ici à l’ouverture de l’Exposition, Dreyfus sera en liberté et son innocence proclamée à la face du inonde.Sa condamnation pour la forme à dix ans de prison n’est qu’une satisfaction accordée à l’élément militariste par des militaires pour amortir le coup qui doit atteindre les menteurs, les faussaires et autres de même farine.Patience et longueur de temps font plus que force et que rage.Francœur.Odieuse profanation ! ! ! Jean-Joseph Girouard fut un des héros de 1837.Un club conservateur du comté des Deux-Moutagnes l’a pris pour patron ! Sous les auspices du club Girouard, grand pow-wow, ces jours derniers, à Saint-Augustin ! Le grand patriote a du tressauter dans sa tombe ! Sa mémoire bénie a servi de paravent aux amis politiques et aux dignes continuateurs de Globensky, son insulteur attitré et le digue fils d’un des bourreaux de nos martyrs nationaux ! Lui, Girouard, patroniser les anciens collègues de G.A.Nantel qui ne perd pas une occasion de salir son dévouement héroïque, ou de nous reprocher dédaigneusement notre enthousiasme, lorsque nous prononçons, en nous découvrant, le nom de nos Girondins.Et Bergeron était là ! Mais, c’est ce même Bergeron qui, il y a un mois à peine, riait honteusement, à la Chambre des Communes, lorsque l’immonde Clarke, son ami, son collègue, insultait la France et reprochait au gouvernement Laurier les subsides votés pour l’exposition de Paris ! Qui ont-ils pour chef, ces profanateurs politiques ?Ce même Tupper, dont le fils, mardi dernier, à Vancouver, embrassait avec une effusion malsaine, le même Clarke Wallace, le fanatique et l’insultcur de tout ce qui est Canadien-français et catholique ! Prenez garde, O sacrilèges ! Les patriotes vont secouer leur linceul ! Enlevez vite le nom du prisonnier des chounyens, car, avant longtemps, des ombres rayeront de l'affiche le nom vénéré ; vous .lirez avec stupéfaction : CLUB COLBORNE! Lorknzaccio ?ixxxmxx «xix x-1 ITTTTTTTTTTTTTrTTT n -o MEU = MELO — Dreyfus a été remis en liberté par le gouvernement français.N’est-ce pas encore là une preuve que Dreyfus est innocent et qu’il a été jugé d’une manière inique'en 1894 ?• Comment ! il y a cinq ans Dreyfus est proclamé coupable de trahison, il est condamné à l’exil et à la détention perpétuelle à l’île du Diable ; et aujourd’hui, il est déclaré coupable encore une fois (cela pour éviter sans doute qu’on recherche le vrai coupable) et cependant on ne lui inflige que deux années de détention, et dix jours après ce verdict, on lui donne sa liberté !.Quelle contradiction scandaleuse et propre à nous donner raison à nous, les dreyfusards.Ainsi donc, dit le 'Temps, de Paris, tous les efforts tentés au bénéfice du condamné de 1894 trouvent une justification très nette et très claire dans la sentence rendue par les juges militaires de.Rennes, et dans la mise en liberté de Dreyfus.Il n’est plus possible de dire qu’entreprendre la réhabilitation de Dreyfus c’était s’adonner à une œuvre antipatriotique, autifran-çaine, antimilitairc, puisque deux des membres du conseil de guerre ont opiné pour l’acquittement, puisque les autres ont trouvé la condamnation de 1894 beaucoup trop sévère et fondée sur des éléments trop fragiles : et puisque le gouvernement français vient de juger bon et à propos de remettre Dreyfus en liberté.MM.J.A.C.Ethier et Hector Champagne visitent leurs électeurs et leur rendent compte de leur conduite parlementaire.Dimanche, après la messe, MM.Champa gne et Ethier seront à Saint-Colomban ; après les vêpres, ils seront à Saint-Canut M.Chauvin, not’ député à nous autres tout seuls, enllaminé par l’exemple des députés voisins, s’est risqué à dire 'quelques mots à Saint-Faustin et à Snint-Jovite.et c'est tout ! Que M, Chauvin ait donc une fois le courage do visiter TOUT son comté, Sainte-Agathe, Sainte-Anne, Saint-Jérôme y compris.Mgr Falconio, le délégué du Pape, a dâ .s’embarquer hier à Liverpool, pour venir au Canada.Il est attendu à Québec vers le 29 du mois courant.L’action de 31.J.A.C.Ethier contre le journal Le Xord a été signifiée le 14 septembre et a été rapportée hier, le 21.M.Ethier se plaint de paroles grossières écrites à son adresse.Le Xord plaide innocence ! 31.Herbette, ancien directeur de l’assistance publique, frère de l’ancien ambassadeur de France en Allemagne, va s'embarquer au Havre à destination de New-York 31.Herbette est chargé par le gouvernement français d’étudier l’état des lettres, des sciences et des arts au Canada ; 31.Herbette devra aussi faire un rapport sur le fonctionnement des universités françaises canadiennes: il se préoccupera enfin de savoir jusqu’à quel point la langue française et les anciennes coutumes françaises sont encore en usage dans le Canada.Il est bon de noter que dans les milieux officiels français on s’occupe beaucoup du Canada en ce moment ; e’est ainsi que la préfecture de la Seine a envoyé récemment 31.André Escourrou à 3Ioncréai et à Québec.31.André Escourrou est chargé d’étudier le fonctionnement de l'assistance publique et l’organisation des hôpitaux canadiens.Il y a quelque temps on a célébré le centenaire d’Halévy, qui fut, en même temps qu’un musicien populaire, un ben écrivain.Il rédigea pour l’académie des beaux-arts de jolies notices.C’est dans l’une d’elles, celle consacrée au compositeur Onslow, qu’on trouvait cette jolie et délicate définition du piano : 11 Le piano, sur lequel tous les sons de l’échelle musicale, fixés à l’avance, n’attendent que la pression d’une main habile pour vibrer en gerbes d’accords harmonieux ou pour éclater en gammes rapides, serait le premier si l’orgue n’existait pas.Mais l’orgue habite les hauteurs, il se cache dans l’ombre du sanctuaire.Il faut, pour le contraindre à parler, pénétrer sous son enveloppe sévère, s’y cacher à tous les yeux respirer l’air qui va le faire palpiter.Le piano, au contraire, hôte de la maison, couvert d’habits de fête, ouvre à tous son facile vêtement, et, comme il se prête aux passe-temps les plus frivoles aussi bien qu’aux études les plus sérieuses, comme il recèle en son sein tous les trésors de l'harmonie, il est, de tous les instruments, celui qui a le plus contribué à répandre le goût de la musique et à en faciliter l’étude.Popularisé par de grands artistes, il habite toutes les demeures ; sous ses formes variées il force toutes les portes.S’il est quelquefois voisin insupportable, il offre du moins à l’offensé une vengeance facile et des représailles toujours prêtes.11 est le confident, l’ami du compositeur, ami rare et discret, qui ne parle que quand on l’interroge et sait se taire à propos." ECHOS DE MONTREAL Bibliothèques publiques.— La Bohême à Montréal — Petit jeu pour VElysée.11 y n des gens qui ne se rendent pas tout-à-fnit compte de l’importance de l’instruction.Nous en avons tons rencontré, et, j’en suis certain, il nous a été difficile de comprendre pourquoi.Tout comme notre corps, en effet, notre intelligence demande sa nourriture.L’expérience démontre aisément quo l’intelligence, comme le corps, s’affaiblit peu à peu lorsqu’on la délaisse.Et, d’autre côté, est-il rien de plus satisfaisant que de lui procurer les aliments nécessaires ?.L’intelligence, après tout, c’est bien ce qui distingue l’homme de l’animal.Nos bons philosophes veulent même que nous ne soyions qu’une catégorie de celui-ci, puisque dans leur célébré définition, au mot "animal," fisse contentent d'ajouter tranquillement: " raisonnable." Eh bien ! la définition est à peine flatteuse, si justement nous n’admettons pas qu’il y ait tout un monde entre l’être intel- ligent et celui qui ne l’est pas.Et nous l'admettons tous.Nous aimons notre intelligence parce qu’elle nous fait libres et grands.Il nous plaît de l’orner et i! y a plusieurs moyens de le faire.La lecture en est un très important.Nous en avons tous éprouvé les délices.Et fi est évident qu’à cet endroit un poète — fi y en a encore quelques-uns pur le monde—ne manquerait pas de vous parler de la campagne et de la brise qui vient doucement caresser votre front abîmé dans la lecture, au pied du hêtre traditionnel.Je ne suis pas poète, c’est le moindre de mes défauts.Et je viens tout simplement vous entretenir de la Bibliothèque gratuite de l’Union Catholique, fondée l’année dernière et qui vient d’opérer sa réouverture.C’est la Ligue du Sacré-Cœur pour les jeunes gens qui en a pris l'initiative.Elle y a vu un bon moyen de répandre le bien chez elle et autour d’elle.Nous avions bien déjà, à Montréal, des institutions de la sorte (l’Institut Fraser, le Cabinet de lecture Paroissial, etc.) mais aucune, je pense, ne présentait à l‘a fois ces avantages multiples d’offrir à tous un endroit central, où l’on eût un choix de livres excessivement varié —et gratuitement.Vous pensez bien qu’on n’a pu arriver à ce résultat sans quelques obstacles.Le public 11*011 voit que le beau côté.31ais Dieu sait au milieu de.quelles difficultés a manœuvré le R.P.Cadot, s.j., inaugurant des souscriptions, combinant des plans, préparant des représentations dramatiques, jusqu’à ce qil’cnfin il eût trouvé une association qui voulût bien prendre sou sort en pitié.Je veux parler de l’Union Catholique, qui a mis son local et ses nombreux volumes à la disposition de la Bibliothèque Gratuite.Le mot " gratuit " rencontre, je le sais, un grand nombre d’incrédules.On veut bien admettre qu’on prête un livre à une personne qui ne laisse pas la salle.On ne conçoit pas qu’on lui permette d’emporter les volumes chez soi, sans qu’il se produise de notables.absences.Je veux donc expliquer la façon dont on procède.Voici un monsieur.Il est inconnu de 3131.les Bibliothécaires et il désire cependant profiter des avantages de la Bibliothèque.On lui donne une carte de recommandation (pi on le prie de faire signer par unjdo ses amis déjà connu de l’Union.Sur la foi de cet ami, le 3Ionsicur est admis à prendre des livres.Il inscrit dans un registre son nom et son adresse, avec une référence à la page du registre.On lui donne alors le volume choisi.Le Bibliothécaire en prend note et il inscrit en regard la date de l’émission.L’emprunteur levient responsable du livre qu’il a pris S’il le perd, s’il le détériore, il doit eu remettre la valeur à la Bibliothèque.31ais, voici le point psychologique : s’il ne le rend pas ! (O supplice éternelle des possesseurs de bibliothèque trop bienveillants !) Un livre peut se garder quinze jours.Ce-délai passé, on envoie discrètement une lettre cachetée à l'adresse du monsieur qui n’est pas cil règle.Une lettre sans réponse est bientôt suivie d’une carte postale, laquelle, dans le cas d’un mutisme prolongé, ne ferait que précéder une visite et la .catastrophe.3Iais on conçoit qu’il ne faut jamais en arriver là.Le plus souvent, le monsieur reste dans ses délais.Ou bien, il se présente, tout penaud, deux ou trois jours après la quinzaine règlementaire et il paie de bon cœur l'amende imposée: un centin par jour de retard.Je tiens tous ces détails du R.P.Cadot lui-même.Je lui dis: n Et jusqu'ici vous vous êtes trouvé bien de ce règlement ?.Et il me répond, avec un sourire do satisfaction : n Mais, certainement! Depuis l’ouverture, à peine quelques lettres ont dû être envoyées.Nous n’avons écrit que deux ou trois cartes postales et nous n’avons pas encore de visites à enregistrer.La circulation de la bibliothèque augmente de jour en jour et tout fonctionne à merveille.« Et, de fait, je jette un coup d’œil sur la salle.Elle est pleine d'animation.Les bibliothécaires sont très occupés.Quelques lecteurs sont aux tables et fcuillètent des revues.Les rayons criblés de volumes nous entourent de tous côtés et se multiplient d'étonnantc façon.Et le directeur me montre, avec reconnaissance, une pancarte sur laquelle on lit : Fondation Roy, Romanciers modernes.On sait jue M.Adolphe Roy a fait à la Bibliothè-|iie Gratuite un legs considérable.Souhaitons qu'il ait des imitateurs nombreux.L’autre jour, sur la rue St-Jacques, j’ai frôlé distraitement une troupe de Bohémiens.Je ne les avais pas vus venir et ils furent vite dérobés à mes regards curieux par un soudain remou de foule.Je continuai ma route, l’esprit hanté par cette apparition de costumes inédits, ce bizarre transplantcment d’exotisme dans un quartier d’ordinaire banal et terre à terre.J’avais aperçu des fnces bronzées où pendaient comme des loques deux favoris en friche, des yeux nonchalants perdus dans l’ombre d’un chapeau à larges bords.Des clievoux longs et noirâtres tombent sur les vestons de velours — ô combien défraîchis! — ornementés de pièces de métal et suivis d’inavouables pantalons.Le soir, des journaux m’apprirent que nous possédions une Bohème à Montréal.Elle nous arrive de Murcie, par Bordeaux, Southampton et New-York, rétamant et polissant casseroles et chaudrons, tout le long de la route.Nos Bohémiens sont au nombre de vingt et se sont installés, à la belle étoile ou au grand soleil — selon le cas —, sur le premier terrain vacant qu’ils ont rencontré.Il y a six femmes dans le groupe et, comme il sied, ce sont elles qui parlent le plus.Un reporter, qui ost malin, voyant fuir les n messieurs « devant ses questions et son appareil photographique, a eu l’idée de s’adresser à leurs épouses.Il a pu ainsi nous narrer tout un petit interview agrémenté de vignettes, car il avait été servi à souhait par ces deux qualités bien connues et tellement féminines quelles se retrouvent même chez des Bohémiennes : la loquacité et la vanité.Les Bohémiens sont les types du rêve et de la fiction.Ce sont les grands acteurs des contes de la mère-grand à ses petits enfants réunis autour du feu de grille.Ils errent dans les imaginations d’enfnnts, fis y prennent la forme d’être vils et repoussants, voleurs entourés de légendes qui trottinent dans les jeunes intelligences et y laissent la frayeur et l'épouvante.Les Bohémiens sont les errants du conte comme ils sont les errants do la vie.Ils sont les survivants des nomades antiques, allant de village en village, traînant au bout d’une chaîne quelque animal apprivoisé, ou portant, sur leurs épaules résignées, l’outre à vent de la cornemuse, ou, comme les nôtres, nettoyant et réparant les vieux ustensiles qu'on veut bien leur confier.Ils ont une âme inculte, où somnole la naïveté et l'indépendance des premiers âges.Leur cœur reste insoumis; fi y dort des passions vagues — les rudes passions de la bête du désert.Elles en jaillissent comme un éclair, dès qu’on fait mine d’attenter au seul trésor qu’ils estiment et qu’ils comprennent : la liberté.Ces errants sont des fiers, qui relèvent la tête avec insouciance et, sans doute, au tréfonds de ces yeux incolores, perdus dans l’ombre des chapeaux à larges bords, vacille encore une très douce fiuuimc de poésie.Petit jeu pour l'Elysée : L’origine des noms des Présidents de la République Française, d’après le " Dictionnaire des noms ¦> de Lorédnn Larchey : Thiers vient de Théodore.MacMahon signifie “ Fils de l’ours.” Grévy : chagriner, tourmenter.Carnot : corpulent.Périer : poirier.Faure : ouvrier en fer.Loubet : louveteau, chien, diable.Diable ! — 31ais, après tout, si la dernière signification n'est pas plus juste [lie les autres.Paul Falcon.Glarçures hebdomadaires Larmes d’Automne Une animation soudaine et matinale régnait, dans notre ville, le 14 septembre dernier.Je m’étais réveillée au sourd roulement de voitures passant et repassant.Piquée par ma curiosité de femme, je lue mis à la fenêtre et j’aperçus, se profilant à l’horizon, la longue filée de voitures qui se déroulait comme un ruban dans la rue La-belle.C’est la fête du Calvaire, me dis-je.Chaque année elle nous convie en un religieux pèlerinage au cimetière.Là, sur les tombes de nos bicn-aimés disparus, se célèbre le Grand Sacrifice et nous gravirons une à une les stations du Chemin de la Croix.Cette célébration d’un douloureux mystère dans ce cadre villageois, me rappelle ces Pardous de Bretagne et de Normandie que l’on voit dans chaque petit village, aux angles de la route et que la piété des fidèles consacre chaque année.Pèlerinages touchants dans leur simplicité, grands dans la foi (pli les inspire ! ! L’automne, es jour-là, a fait mine de sonner son glas funèbre ! C’était par une journée froide, mais ensoleillée, que piétons et voitures se rendaient en foule dans notre agreste cité des morts.Le soleil, quoique radieux, ne faisait plus uaître, sons la chaude éclosion de ses rayons, le vert éclôt, de nos arbres et le suave parfum de nos fleurs.Les pauvres feuilles alanguies par un cliuud été, se détachaient brûlées et jaunies et jonchaient la route poudreuse.Les portes du cimetière s’ouvrent toutes grandes.Elles laissent déborder la foule qui se presse et chacun gagne le petit carré de terre, demeure silencieuse et profonde do l’ou-delà ! Quel bonheur de s’agenouiller pendant quelques heures auprès des bien-aimés, de respirer l'air embaumé de leurs tombes fleuries, do mêler notre haleine aux douces senteurs des herbes, d’arroser de nos larmes la terre qui les- reoou- ¦ Y; - . VAVENIR DLT NORD, 22 SEPTEMBRE 1899 vro, de baiser l'humble facette ou le grand marbre qui porte leurs noms ai ni As ! Il est dix heures.Le prêtre monte au Calvaire.Dans la silencieuse atmosphère, sous la coupole bleue du ciel, dans ce décor de marbre et de verdure, devant l'imposante solennité d’un peuple à genoux, il égrène de su voix puissante, les notes de ces chants liturgiques qui feront, de ce coin de terre, un nouveau Golgotha.Tout à l’heure, il nous parlera de la Croix, solennité du jour; il l’exaltera, ce symbole lumineux de toute douleur et de toute espérance ici-bas ’ Puis vient ensuite la route «lu Calvaire, les quatorze stations de ce chemin douloureux où tomba trois lois la Divinité.La foule le parcourt pieusement, toutes les têtes se courbent, les genoux ilêchisscnt, toutes les lèvres murmurent \' Adorcmus te.La voix du prêtre s’élève toujours: il rappelle, à chaque station, les nouvelles et sanglantes douleurs de l'Homme Dieu.Ke-venu, au Calvaire, suivi d’une lente et majestueuse procession, côtoyant toutes les douleurs humaines enfouies sous ces tertres gazon liés, il termine aux pieds du Christ qui étend ses grands bras laiteux vers le inonde pour confondre dans un même embrassement le cri de son agonie avec les larmes éterniseés de l’Humanité souffrante.Il est touchant en efict ce Christ blanc, sur ce fond naïvement bleu.La nuture a compris toute la solennité du paysage.Elle a groupé de beaux érables qui font couronne autour du sanctuaire et ont l’air de tentures vertes ombrageant la tête du Divin supplicié.Le soleil éclaire, comme une lampe d’autel, ses traits livides, il darde ses rayons lumineux et nous fait entrevoir a travers le ruissellement de larmes de toute douleur, l’éblouissement sourire de l'éternelle consolation ! ' ! Je sortirais du cadre «jue je me suis tracé si je ne faisais une réflexion, (pii m’a bien souvent frappée, au cours d’un voyage en France et en Italie.Je parcourais les cimetières de plusieurs villes, je constatais le touchant respect «pii préside à la floraison de cluupie tombe, et je me disais avec beaucoup d’amertume qu’ici, dans notre bon pays du Canada, nous n’avons pas le culte des morts.Ainsi, l’autre jour, il côté de groupes odorants de tombes fleuries on voyait «le pauvres carrés, abandonnés où poussent des herbes folles, sans qu'une main amie vienne écarter ces ronces, comme si elles devaient survivre an Calvaire de toute vie humaine.Faites passer à travers les corolles de quelques humbles fleurettes toute la sève de-votre affection ; les cendres bien-aimés feront germer cet immortel symbole d'un pieux souvenir.Dans un marbre, si humble qu’il soit, solidifiez leur mémoire : poétisez-la dans une gerbe de fleurs et éternisez-’à dans une épitaphe où vous laisserez déborder votre cœur.Ce sera un lieu de pèlerinage qui vous ramènera chaque année, une chaîne «pii rivera votre âme à l’immortalité.Vous ferez mentir ainsi l'adminblc vers de Musset : .ici-bas ce «pii dure, C'est une mèche de cheveux.M Alt MOTTE.4 Une bonne nouvelle Nous est communiquée par le docteur K.B.Curgi-ln, de Washita, I.T.Il écrit: «4 mitre bouteilles des Ailiers Kh’ctriques ont guéri Madame Brewer de la scrupule qui l'avait l'ait soutlVir durant des amiése-I)os ulcères apparaissaient sur sa tête et sur son vi.sage, et les meilleurs médecins n’avaient pu la soulager, mais sa guérison est complète et sa santé excellente.Ceci démontré co dont des milliers de personne ont témoigné: à savoir, que les Amers Klortri-ques sont le meilleur purificateur du sang connu.C’est le suprême remède contre l’eczéma, les dartres, les ulcères, l"s hrfilurcs.Il stimule le foie, le rein et .es intestins, chasse les impuretés, aide à la digestion et donne de la vigueur.Seulement 50c.Vendu par tous les pharmaciens, chaque bouteille garantie.MES LOISIRS LA BATAILLE DE CHATEAIIGUAY, pur Benjamin Suite ; édition de Raoul Renault, Québec.“.J’ai les deux talons sur la place où se tenait le colonel de Salaberry et j’y reste." Ces fières paroles de Suite au fils Bryson résument toute sa vie.L’historien s’y montre érudit, énergique et siïr de lui-même.Cette attitude autoritaire ont consacrée par le labeur incessant de longues années; cette parole décidée est inspirée par un patriotisme réfléchi et éclairé.Il s’agissait de fixer l’endroit où se tenait de Salaberry, le jour do la stupéfiante victoire de Cliatcauguay.Suite laisse là manuscrits et bouquins, «juittu la capitule, arrive à l’endroit béni, s'oriente un instant et, tout à coup, d’un geste sûr et ému, le maître plante sa canne puis impat ient et nerveux, imprime son talon.C’est là ! Des voleurs do gloire le veulent à Allan’s Corner, .des accapareurs de lauriers soutiennent que c’est à Orinstown ;de Watteville aurait été plus près ! McDonnell no serait plus à plusieurs lieues de l'engagement ! Sir Georges Prévost aurait pu arriver avant la fin du combat ! Le maître implacable ne répond même pus : il indique ! Son doigt devient granit ! Le monument s’élève ! L’Etat obéissant le dévoile au milieu de vivats patrioti«iues ! Décidément, ce coin de terre nous était glorieusement prédestiné ! Le 20 octobre 1813, de Salaberry, lo soldat, après avoir, dans un grand déploiement de bravoure et d'héroïsme, atteint les cimes élevées de l’immortelle victoire, y laissa tomber une plume d’aigle ! Suite s’en saisit et, le 20 octobre 1890, le faiouebe publiciste nous le reconquiert et l’arrache au fanatisme d’aveugles volontaires et intéressés.Dans une inconscience sublime le scrupuleux biographe de nos gloires nationales immobilisait à jamais sa mémoire dans la pierre rugueuse du monument.Les trois cents immortels.allaient mourir ! Notre indiflérence devenait coupable.Depuis trop longtemps des mains sacrilèges pii laient leurs lauriers pour en couronner leurs fétiches ! Le cœur généreusement patrioti«|ue de Suite en est ému : il ne peut lutter avec l’épée, il combat avec la plume et terrasse ses adversaires ; il nous conserve à nous, A NOUS SEULS, le mérite d’un fait d’armes qui tient de la légende ! “ Nous étions trois cents ! I “ Ses efforts de Titan n’ont pu, hélas ! faire graver sur la colonne les noms véritables de nos Spartiates, mais lors«|ue les faiseurs d’histoire, comme il les appelle, y voulurent inscrire Herriott, qui n’était pas au feu, et Maedo-nell, qui ne s’est pas battu, Suite fut encoie là pour les empêcher de perpétuer leur mensonge historique et leur défendre de dégarnir la couronne de nos Voltigeurs et de no» Fenciblcs Plus d’inscription.le sol, la pierre parleront ! Admirons nos héros ! N’admirons pas moins ce Cerbère de leur gloire ! Que M.Suite me pardonne cet enthousiasme sans ménagement ! il est u’imenté par une reconnaissance logique qui en tempère les efllu-ves.Elle le place dans cette noblesse républicaine créée et préconisée par Paul Adam, ce monar«]ue de la philosophie sociale.Dans sa magistrale étude, Adam ennoblit, tous ceux qui sacrifient à la collectivité humaine leur vie et leurs joies, de quelque manière que ce soit, par l’épée ou le ciseau, la charrue ou le marteau .il proclame noble d’entre les nobles celui qui coule une vie d’abnégation impersonnelle et de dévouement sans espoir à la félicité publique.Suite n’cti est-il pas la synthèse ?Sans autre perspective que celle d’être lu et compris par un nombre restreint d’adeptes, sans espoir d’une rémunération certaine et assise, il consacre son existence auJc lettres et se fait " défricheur " de nos annales nationales.Son curé Labelle, c'est Garneau ; avec sa plume pour cognée, il s’aventure dans la forêt vierge, il s’attaque aux régions encore inexplorées de notre histoire.Que dis-je ! colon modèle, s’il trouve des terrains abandonnés par des disparus ou par des ingrats, vite, bien vite, il s’en empare ! il ne permettra pus à la forêt vierge d’y apporter une seconde fois la stérilité et la solitude, non, son aident patriotisme tombera les dernières ombres qui interceptent la lumière, son esprit fureteur élaguera les mauvaises herbes, les lianes encombrantes et les racines parasites qui appauvrissent le sol, et il ne laissera sa tâche que lorsque des déductions documentées auront offert à ses compatriotes une page de leur histoire féconde en héros, pure de tout nlliage, en un mot, une page éminemment canadienne et française.lui dernière production de ce chercheur en est une preuve frappunte.Editée, il y a quelques jours à peine, la lin-taille île VluUmnijuay prouve d’une manière irréfutable : lo Que de Salaberry et ses 304 Canadiens Fiançais ont SEULS gagné la célèbre bataille.2o Que sir Georges Prévost, de Watteville, McDonnell et Herriott ne sont quo des geais qu’on a voulu parer des plumes du paon.3o Quo faction d’éclat de Salaberry a SEULE paralysé la campagne et sauvé le pays de l'invasion américaine en terrorisant Wilkinson par la défaite de Hampton.4u Que loin d’être, comme lo veulent nos ennemis et nos détracteurs, " une fusillade au coin d'un bois," la défaite du général américain fut l’écrasement du nombre par une tactique savante, la valeur et l’héroïsme.Quel argument terrible et tranchant à offrir aux fanatiques d’Ontario ! Ils ne peuvent plus toucher à l'arche sainte de nos prérogatives sans être ignorants ou ingrats ! Cette langue française que certains d’entre eux se plaisent à lénigrer, tombait des lèvres du vaillant de Salaberry, lorsque trois cents enfants de cette race inférieure, comme ils se plaisent à l'appeler, offraient leur poitrine à 7000 balles américaines et leur conservaient SEULS, BIEN SEULS, lu plus belle colonie de leur mère-patrie ! Et ect ouvrage n’est tiré qu’à cinq cents exemplaires ! ! Et quels exemplaires ! ! Ali ! Canadiens, mes frères, sur.ium conta ! Jean B.B.Prévost.P.S.— Iteçu le gracieux mot.de M.Pierre Georges Koy de Lévis.Puissent tous nos concitoyens apprécier sa constance et son mérite ! Nous n’en serons que plus instruits et plus français.J.H.B.P.4 Découverte pur une femme Une mitre grande découverte vient d'être faite, et celle-là, aussi par une femme.«La maladie l’avait enserrée dans ses grillés, et durant sept anselleavait suhi tontes les tortures, mais ses organes vitaux étaient connue ruinés et lu mort venait à grands pas.Pendant trois mois, elle toussa incessamment, et ne pouvait dormir.Elle découvrit linulciiicnl le moyeu de se rétablir eït achetant line boutillc de la Nouvelle découverte du docteur King contra la consomption et elle en éprouva tant de bien à la première dose qu’elle dormit huile la nuit; deux bouteilles la guérirent complètement.Elle se nomme .l/udanic Luther Lut/.¦ Ainsi écrit W.C.llamnick «V Co„ de Shelby, N.(I.Vendu par tous les pharmaciens à 50e et $1.Chaque bouteille garantie.Personnel De passage dans notre ville, ces jours dernier : M.F.X.Mathieu, avocat de Ste Scholasti que ; M.A.M.Gagné de Magog, rt présentant la Dominion Cottor.Mills Co.de Montréal ; M.Adélard Prud’homme, de St-Gabriel de Brandon; M.R.C.Bohémien, de Etc-Agathe ; Mlle lîeina Archambault, de Montréal, chez M.J.B.Rolland ; M.Raoul Masson, de Terrebonne ; M.Bernier, de Montréal ; M.F.X.Prévost, de Stc-Scholastique.LA DENOMMEE Le grand remède français, le Baume Bitumai, est le remède infaillible par excellence.4 II se joua des chiruri/iens Tous les médecins apprirent à Hcniek Hamilton do West JeHêrson, ()., ut rès 18 mois do souUruttces causées par une lislule à faims, qu'il mourrait 1 moins «le subir une opération grave; niais il se guérit avec cinq Indies d’onguent à l'arnica, le remède le plus sûr contre lus hémorroïdes.25c la boite.Vendu par tous les pharmaciens.Nouvelles de St-Jérome — Mardi dernier, la fanfare Saint-Jérôme et un grand nombre de jérômiens sont allés à Juliette Pour la première fois, un train de passagers se rendait de Saint-Jérôme à Juliette par la ligne du Grand Nord.Le parcours est fort joli.Il manque de l’eau dans les paysages, mais en revanche les terres y sont superbes et à perte de vue.La fanfare a été reçue, à Joliette, par son honneur le maire Henaud, qui s’est montré d’une gentillesse remarquable vis-à-vis notre corps do musique et tous les jérômiens qui l'accompagnaient.Dans I’aprés-midi, des courses eurent lieu au parc Juliette.Une gaité débordante n'a cessé de régner pendant ce joli voyage.Maintenant que les rapports sont plus faciles entre Juliette et Saint-Jérôme, nous espérons, connue l’u dit M.le maire Bcnaud, que les deux villes seront comme deux sœurs et marcheront de front dans la voie du progrès.Joliette est une très jolie ville qui peut nous servir de modèle sur plus d’un point.GMIAUSSURES— Pour une belle eliaussul sure et un chapeau à la mode, allez chez J.D.Fournelle marchand de chaussures.— La Cio du téléphone Bell est à renouveler une grande partie des poteaux qui soutiennent les fils dans la rue Labelle.—Vous trouverez chez M.Armand Cartier, horloger bijoutier, près de chez M.Bruno Beaulieu, ceintures, épingles de toutes sortes, chaînes de montres, peignes pour dames, joncs, bagues, etc., etc.— Grande réduction spéciale pour les mar chandises sèches d’été qui seront vendues à des prix très bas.Profitez de la chance de vous procurer de la marchandise à des prix modérés.Cette réduction est faite en vue de faire de la place pour des marchandises d’automne.Chez Martin Landes, rue Labelle, près du magasin Monette «k Vezina J^E PETIT JOURNAL ILLUSTRE, est en vente, chaque semaine, au bureau de Avenir nu Nord, au prix de 5 c.le numéro.— Les grandes courses de Sainte Scholastique commencent mardi prochain et dureront deux jours.Voir l’annonce dans une autre colonne.— M.William Scott est à faire reparer la digue de son pouvoir d’eau, en haut de la ville.— M.McIntosh, chef de tram sur le C.P.B., est revenu du Lac des Grandes Baies où il a passé une huitaine de jours avec quelques amis.— Epargnez votre argent en achetant vos livres et fournitures d’écoles à la Librairie Saint-Jérôme, rue du marché, «Saint-Jérôme.ON DE MA N DE i5 à 20 filles pour travailler à la manufacture de caoutchouc.BOSTON RUBBER CO.— L’Eponge électrique pour polir, laver les vitres, miroirs, or, argent, nickel, cuivre, étain.Sans pareil pour les bijouteries.A vendre, 25 cts., chez «S.Magnant, agent.— M.J.J.Grignon a fuit présent à la fanfare St-JérOme, d’un morceau composé par lui à l’occasiot.des noces d’or du Dr J.E.Prévost.Un malheurex contretemps u empêché la fanfare d’exécuter ce morceau le jour même de la fête des noces d’or.Les musiciens l’exécuteront sous peu.— Vous tous qui souffrez de la toux, bronchite, de maux de gorge et de rhumes de poitrine, le meilleur moyen de vous guérir est do faire usage du Sirop composé de Pin Blanc avec Goudron, préparé par le Dr E.Fournier, propriétaire.— Qu’a donc cet homme a courir si fort vers la Pharmacie du Dr.G.D.Longpré ?— Il craint de ne pas avoir son tour pour se procurer une bouteille d’Eau Minérale Purgative AGENDA.— Il y a quelques jours M.Martin Landes, marchand, se rendait en voiture à Ste-Thérèse.A quatre mille de St Jérôme, son cheval s’arrêta subitement.M.Landes descend de voi-ture’et constate que son cheval s’est brisé une jambe de devunt.Il demande du secours d’un cultivateur.On met la pauvre bête dans l’écurie de ce dernier qui prête un cheval à M.Landes pour s’en revenir à St-Jérôme.M.Julien Lapointe, propriétaire du cheval, est averti de l’accident et se rend avec M.Landes chez le cultivateur.Il a fallu abattre l’animal blessé.Chez B.Castonguay — Si vous voulez avoir un chie habillement, vous ne pouvez fatre autrement que de venir voir mes Tweeds impoi-tés.C’est merveilleux.Habillements tout faits pour hommes et enfants.Un bel assortiment de Cravates, Chemises, de couleur, Corps, Caleçons, Chaussures, Cha- [ peaux, dans toutes les couleurs et formes les p'us nouvelles.-s — L’exposition de Ste-Anne des Plaines hier, a été superbe.Il y a eu une uflluence considérable.Nous ne pouvons aujourd’hui que donner quelques notes.Les messieurs suivants de St-Jérôme on pris part à l’exposition de volailles : Dr C.D.Longpré : 0 couples ; «T.B.Décary : 2 couples ; J.A.P.Laframboise : 2 couples ; Henri Godiller : 5 couples ; «Tos.Savard ; 2 couples ; N.B.Bélanger : 1 couple ; Louis Labelle : 1 eou- Papeterie, fournitures «le bureau, parfums, eau «le toilette, savons de toilette, etc., à la pharmacie Fournier, près dit pont «le fer.4 l'appétit d'une chèvre Est envié partons les pauvres dyspeptiques «lent l’estomac, le fuie sont dérangés.Tous ces inalhcli-reux devraient savoir que les pilules rénovatrices du docteur King, ce merveilleux remède pour l’estomac et le foie, donne un appétit admirable, une digestion saine et des habitudes qui assureront énergie cl santé.Seulement 25c la boite.Vendu pur tous les pharmaciens.NE NEGLIGEE BIEN pie.Sur ces 19 couples, 16 prix ont été rempor- tés: 14 premiers et 2 seconds.Ces prix sont partagés comme suit : Le Dr Longpré, 5 premiers prix.J.B.Décary, 1 u u «J.Laframboise.1 u ii Henri Godmcr, 4 u u Jos.Savard, 2 u u Ls.Labelle, 1 u h N.B.Bélanger, 1 deuxième prix.Henri Godiller, 1 u u 18 à 19 chevaux de buggy ont été exposés.Le premier prix a été remporté par M.François Pauzé, de New-Glasgow, d’autres prix ont aussi été décernés à MM.Moody et Raoul Masson, de Terrebonne.— Allez voir la jolie vitrine de M.Armand Cartier, horloger, bijoutier, de la rue Sainte Anne, — DES EMPLOYÉS DEMANDÉS.On demande «les gens pour travailler dans les différents départements d’un moulin à coton, tisserands, fileurs, etc., Bons gages et de l’ouvrage permanent a des ouvriers compétents.S’adresser immédiatement au Suriutendent Dominion Cotton MillsCo., 192, Notre-Dame, Mont- Un rien amène lii toux chez les personnes délicates.Il faut prendre du Baume Rhu-mal.Nouvelles de Sainte-Thérèse — La retraite dos élèves du séminaire a eu lieu la semaine dernierc.Le prédicateur a été M.l’abbé Proulx, curé de Saint-Lin et chanoine honoraire de l’Archevêché de Montréal.Dimanche soir, après la clôture de la retraite, il y a eu une séance en l’honneur du prédicateur, dans la salle académique.Le programme a été court, mais bien exécuté.Il y a eu morceaux de fanfare, chant, déclamation.J’oubliais «’e dire qu’une adresse fut présentée, au nom des élèves, par le président de l’académie, M.Léo-nidas desjardins, fils de M, Jos.Desjardins de notre village.M.Proulx répondit très éloquemment à cette adresse, puis, sur la deman de des élèves, il narra quelques histoires très originales.M.Pioulx est reparti le lundi matin pour Montréal.- réal.— L’annonce fait connaître au public la marchandise en magasin, démontre la valeur de cette marchandise et les avantages qu’il y a pour le public de se la procurer.L’acheteur aussi intéressé va voir la marchandise annoncée , et le magasin, de désett qu’il était, s’emplit d’une clientèle désirable.De ce moment, le.représentant au comptoir devient le maître de la vente, s’il connaît réellement son métier.Voilà comment agit l’annonce dans la fertilisation du commerce.— Le Bvd.P.Estévenon, supérieur des Pères du T.S.Sacrement, à Montréal, était au séminaire, la semaine dernière.Il est venu confesser les élèves en retraite.— Samedi dernier, on a enterré les vies «le garçon de Adélard Lesage, mécanicien, et de M.Josaphat Desjardins, hôtelier.Lundi, ils contractaient leur heureux hymen avec deux gentilles fillettes, l’un avec Melle Maria Desjardins, et i’autre avec Melle Maria Leclair.Nos félicitations.— Poêles à gazoline à vendre chez S.Ma guanb, agent.— Henri Descliatelets, fils de M.Calixte Deschatelets, de la Rivière à Gagnon, est mort dans les circonstances suivantes.Le soir du 11 courant ce jeune enfant âgé de 13 ans a été envoyé par ses parents conduire leurs chevaux dans un champ voisin.L’enfant no revint pas et ses parents crurent qu’il était allé coucher chez un voisin et ne s’en inquiétèrent pas davantage.Lo lendemain on retrouva dans le champ, le jeune Henri sans connaissance et portant à la tète des blessures qui lui avaient été faites par un pied de cheval.Le pauvre petit avait passé la nuit sans connaissance et exposé à un terrible orage.On l’emporta chez ses parents où il est mort «après avoir été huit jours sans reprendre sa connaissance.Le Dr Longpré a prodigué ses soins à l’enfant presque malgré ses parents qui dans cette histoire jouent un bien triste rôle.— C’est avec peine que nous avons appris que M.Wilfrid Dion, employé chez M.Wilfrid Arbour, est dangereusement malade.— Lundi dernier, le Bvd.P.Prévost de la société des Pères du T.«S.«Sacrement, de Paris, était de passage, ici, avec son frère, M.J.E.Prévost, fils, directeur de VAvenir du Nord.— Dimanche dernier, un violent orage est passé ici vers neuf heures du soir.Un a cru un moment à un ouragan, mais tout s’est calmé au bout d’une demi-heure.— La retraite des enfants de la paroisse a eu lieu ici.1-10 enfants y ont pris part.Max.LA PRUDENCE Ayez toujours du Baume Rhumal chez vous pour faire face aux circonstances.— Ceux qui veulent voir fonctionner le merveilleux crachoirs Elie Benoît n’ont qu’à se rendre à l’hôtel Crevier.L’agent de M.Benoît à Saint-Jérôme est M.Sincère Magnant.— L’épouse de M.O.G.Labelle, hôtelier, va mieux après avoir été très gravement malade.— C’est chose rare qu’un pommier en fleurs au milieu de septembre.Eh bien ! on peut en voir un dans le jardin du Dr J.E.Prévost.Aux naturalistes d’expliquer ce fait.— Quel est donc ce beau vieillard au teiut frais et rose 1 Ça doit être un mangeur d’arsé-nic pour avoir su se faire un si beau teint.Non, c’est un buveur d’Eau Minérale Purgative Agenda dont le Dr C.D.Longpré, pharmacien, est le seul agent pour Saint Jérôme.TTRANDE REDUCTION sans précédent d'articles de modes, tels que Chapeaux garnis, Chapeaux non garnis, Sailors, Fleurs, Rubans, Ornements, Robes de matin, Matinées Collerettes et une foule d’autres marchandises.Nouveaux corsets d’été, chez B.Castonguay.— Tabac de choix, cigares de toutes sortes, pipes, cigarettes.Nouvelles de Saint-Eustaclie — Ces jours derniers, nous avions encore à déplorer la moit de l’un des nôtres.Théodore Binette, de notre village, a été frappé presque subitement.C’est avec regret que nous avons vu disparaître cette figure de nos rangs, car il a toujours été le bras droit de .son frère Evangéliste dans tout ce que ce dernier a fait pour augmenter le commerce au sein de notre population et le rendre plus actif.Nos plus sincères condoléances à la famille éplorée.M.l’abbé S.Corbeil, du séminaire de Sainte-Thérèse, a prononcé le sermon dimanche dernier.Encore une fois, sa voix vibrante a fait entendre, sous la voûte de notre église, des accents qui ont fait naître, dans nos âmes, de douces et de suaves émotions.Mardi dernier, M.Avila Paquette, de notre village, conduisait à l’hôtel Melle Régina Gauthier.Un nombreux cortège de parents et d amis les accompagnaient à l’église.Durant la Feuilleton de l’Avenir du Nord 12 Les frères Ténèbres VII.-DEMANDE EN V '.IMAGE (Suite) Gaston gagna le parc et chercha un endroit bien touffu.Il pénétra au milieu d’un buisson, regarda encore autour de lui, écouta avec plus de soin, et finit par cacher au plus épais du fourré un objet qu’il tira de son sein.Puis il reprit sa course vers le château et rentra dans lo salon par la porte principale.M.le baron d’Altenheimer, qui semblait remplir ici l’otfice de concierge, tant il était fi dèle à son poste, eut un higer mouvement de surprise à l’aspect de Gaston.Ce fut l’affaire d’une seconde ; après quoi sa longue figure reprit son expression de placidité.- - Monsieur le marquis n’a donc pas enten du mon frère Bénédict ?dit-il.— Si fait, répondit Gaston, qui adressa un sourire complimenteur à monsignor ; entendu et applaudi.Monsignor remercia, et la baron ajouta : — Je n’avais pas vu sortir M.lo marquis.Gaston passa on répondant : — Un peu d’air fi-ais.on étouffe ici ! — Monsieur le marquis, lui dit la princesse, d’un ton /y :;c % & 3ft 'Tr 3ff îff * m Les J | Maisons Suivantes • I ®> & U 3 » 3 g-g 6C g-X * c S" * C O S O y.X O | « MASSERRO & Ole jyiarcriaxidlses Décrias atc su- Une modiste excellente sc charge de la cou fection des chapeaux dont on trouvera en tout temps un excellent choix il son magasin.En face du Marché, .ST-JEROME.+ VIENNA CAPE + Repas servis après la fennetur des théâtres.Salles à manger jjrivées.Table d'hôte.Mme DUPERROUZEL, b et 6, rue Donegana, ¦ .MONTREAL LES ANNALES T,æERsEfT Revue donnant chaque semaine 16 pages de lecture des plus variées et un supplément itlus tré.Francisque Sarcey yr écrit les notes de la semaine.' François Coppée, Jules Claretie, Jules Lemaître, la Baronne Stnffe et plusieurs autres écrivains distingués en sont les collaborateurs assidus.Abonnements : (texte seul) un an, $1.50, six mois .SO ; (texte et supplément) un an, $2.50, six mois, $1.30.15, rue Saint-Georges, Paris.Lecture pour tous Nouvelle revue populaire, illustrée.Revue de famille pour tous les figes et toutes les classes.Chaque numéro renferme environ dix ou douze articles variés et superbement illustrés.Prix d’abonnement, $1.80.A ceux qui paient immédiatement, il est envoyé en prime $1.25 de livres chosis dans une liste publiée dans chaque numéro de la revue.S'adresser au bureau ti l AVENIR du Nord ou directement à Paris, 70, Boulevard St-Germahi.Je certifie qu’ayant été malade pendant trois ans et ne pouvant marcher autrement qu’avec U ie canne, je suis allé passer quatre mois à l’hôpital, mais sans quo je puisse êtio guéri de tiois plaies qui suppuraient tout le temps.Durant.le mois de septembre, je fis la rencontre de M.Jos Be.-sette qui me procura de son célèbre onguent : La Reine du Nord.Et cint boî tes seulement me guérirent complètement.Jos.Rochon Z.Corbeil, témoin.S’adresser au propriétaire M.J.Bessette, barbier Saint-J érôme.L’Echo delà Semaine Revue politique et littéraire, illustrée, paraissant le dimanche.A'A'.v'm du la Sailiiiiiu est un recueil de lectures, complet, très varié et pas cher.Sa col lection forme chaque année dru-.e b-au:t: volu-,ass illustrés représentant une bibliothèque cyu-oyclopédiqué d'environ /renie volumes.Articles politiques, nouvelles inédites, chroniques, scieneo vulgarisée, morceaux choisis, romans, tout y est cl’uu grand intérêt.Prix d’abonnement : un an, $2.00; six mois, $1.10.’ Un numéro spécimen est envoyé gratuitement à chaque personne qui en fait la demande.2S bis, rue de Richelieu, Paris.il Publication littéraire, artistique et sociale, organe du foyer domestique.32 pages de bons mots, gravures et feuilletons.Paraît chaque semaine.5 cts le numéro.En vente dans tous les dépôts de journaux.pevue * du + IVIoTide + OatBolIque Recueil International d’un intérêt sans pareil, paraissant le 15 de chaque mois.Tout homme d’étude, tout catholique désireux de s’instruire, doit recevoir la •• Revue du Monde Catholique u dont l’universelle réputation n’est plus a faire.j»nix d’auonniîmknt : Un an, $7.00.S’adresser au No 70, rue des Saints-Pères, Paris, France.
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