L'Avenir du Nord, 30 août 1900, jeudi 30 août 1900
ORGANE LIBERAL ou DISTRICT de TERREBONNE LC MOT DI L'AVENIR t$Y OAKS U PEUPLE mSmC MCWO VtPPOHJ PROSTRE* LC3 WLJ DOST UUIRtXT Q&.3uunL) Quatrième Année — No 35.Jeudi, le 30 Août 1900 U11 :in.Six mois $1.00 $3.00 J ournal H ëbdomadaire.Deux cents le numéro.A^o-ppeincpts i $1.00 0.50 Jules-Edouard Prévost fils, Wilfrid Gascon, Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT JEROME (TERREBONNE) Anpopces Le pouce : Un mois.“ Un un.il CKE.IT > ER.fr> SOMMAIRE Moissons, poésie Paul Déroulède Les deux impérialismes (II) Francœur Le désaveu de Sir Chs.Tuppcr L’Exposition de 1‘JOO Paul Falcon Le Canada en Europe Benjamin Suite L’Esprit de Voltaire Hector Fabre La femme et la science Marguerite Souley Darqué Nos affaires municipales Le Franc Animaux domestiques Le Vétérinaire La jeune religieuse M.F.Nouvelles de Saint-Jérôme h de Sainte-Adèle h de Sainte-Scholastique h de Sainte-Sophie Livres, Journaux, etc.MOISSONS Les blés, les puissants blés ondulent sous le vont : C'esl le iuunteau divin de la mère des homines, La terre, en qui tout vit, cl par qui tous nous sommes, Nous, l’argile pétrie au gré du Dieu vivant.Les blés, les puissants blés courbent leurs lourdes [tûtes : La main de l’Eterncl les sacre et les bénit.La paiile est verte encor sous l’épi qui jaunit, Préservcz-les, Seigneur, du souille des tempêtes ! Les blés les puissants blés sont un océan d’or.Vaillant galérien dont la faux est la rame, L’homme dus champs, courbé sous lin soleil do llam- [ine, Passe à travers ce Ilot qui cède à son effort.Les blés, les puissants blés en leurs faisceaux superbes Semblent au loin tua camp dressé sur le terrain.Gloire à Dieu! Les grillons entonnent leur refrain C'est la chanson du pain qui montent dans les gerbes Paul Dkhoulkdm — LES — Deux Impérialismes ii » L’impérialisnje bleu Le texte de la dépêche de sir Charles Tupper à sir Wilfrid Laurier, proposant l’expédition d’un corps de volontaires en Afrique, contenait les mots " si la gueii-e est déclarée," passés par mégarde dans la publication qu’en a faite 1’Avenir, la semaine dernière.-Le texte original de la dépêche doit.donc se lire ainsi : “ Yarmouth, 5 octobre “ Sir Wilfrid Laurier, “ Ottawa “ Si la guerre est déclarée, j’espère que vous enverrez un contingent de volontaires canadiens pour aider l’Angleterre au Transvaal.Je sais qu’il sera accepté avec reconnaissance par le gouvernement impérial et qu’il sera d’un grand service pour le Canada et contribuera à l'unification de l’Empire.“ Charles Tupper D'ailleurs, la date même de la dépêche du 5 octobre est antérieure à l’envoi de l’ultimatum du président Kruger au gouvernement anglais.Je ne chercherai pas maintenant à découvrir comment sir Charles Tupper pouvait savoir, le 5 octobre, que l’offre d’un corps de troupes canadiennes serait accepté avec reconnaissance par le gouvernement anglais, alors que le même avait déjà refusé une offre semblable de la part du colonel Hughes et d’autres particuliers.Constatons seulement que le grand souci du chef de M.Chauvin et de M.Nantel est l’unification de tous les pays dépendant de la couronne d’Angleterre, y compris le Canada et qu’un plus effectif moyen d’atteindre ce but, c’est de partager avec la Grande-Bretagne les hasards de la guerre contre tout ennemi, quelle que soit sa forco ou sa faiblesse apparente.Il y a du sang à répandre pour teindre aux couleurs britanniques un nouveau coin du globe, cela suffit : armons et dépêchons tous les jeunes gens épris d’aven-turcs ou dont l’imagination est encore hantée par les romans de chevalerie lus au collège.' Mais l’impérialisme de sir Chs Tupper est encore plus impatient.Il voudrait que nous eussions un corps tout prêt à s’embarquer pour la guerre “ si elle est déclarée," et lui, député de l’opposition, pousse le ridicule dans l'empressement jusqu’à substituer les inspirations de son état nerveux aux sages lenteurs qui devaient précéder les actes d’un gouvernement responsable au peuple, à sa conscience et A son honneur collectifs.Les partisarwqni suiventflir Chs Tapper 1 couvés des lords disent après lui ciu’il repousse la fédération parlementaire et la contribution directe du Canada à l’armée et à la marine anglaises.Mais cela veut dire tout simplement que le parti conservateur a pour programme la fédération militaire sans représentation au Parlement britannique ; cela veut dire qu’avec un gouvernement conservateur à Ottawa, la Confédération canadienne contribuera indirectement aux forces militaires de l’Empire en tenant à sa disposition, pour toutes les éventualités guerrières, des régiments de volontaires armés, équipés et entretenus durant la campagne à nos frais exclusifs de toute assistance de la part du gouvernement anglais.Et ces hommes qui se moquent de sir Wilfrid Laurier parce qu’il a accordé à l’Angleterre un tarif douanier de faveur sans exiger la réciproque, disent à Downing Street : Nous acceptons notre part du fardeau des guerres de l’Empire, mais nous refusons de prendre part aux délibérations dans lesquelles elles seront décidées ou qui pourraient les provoquer.Voilà les conclusions auxquelles on aboutit, s’il faut s’en tenir aux vagues déclarations de sir Charles Tupper au Club de la Garnison, à Québec, le .31 mars 1900, dans lesquelles il dénonça la préférence donnée par sir Wilfrid Laurier et par l’honorable M.Tarte au plan d’une fédération parlementaire où chaque colonie aurait une représentation proportionnelle à son importance, basée sur le suffrage universel.Mais on aurait tort de croire que " sir Charles Tupper et le parti conservateur » ne nourrissent pas un projet quelconque de fédération du Canada avec les autres pays anglais.Le discours du 31 mars eut un grand retentissement dans les provinces anglaises de la Confédération où le parti conservateur se scandalisa de la volte-face opérée par son chef qui avait jusqu’à cette époque encouragé et guidé le sentiment impérialiste.La presse s’empara de l’incident et des explications devenant nécessaires, pour la satisfaction de l’esprit populaire incapable de saisir les nuances — car l’orateur avait dit dans son discours que lui et son parti n’étaient pas opposés à contribuer indirectement aux guerres de l’Empire — le Star de Montréal publia, le G avril un article explicatif se terminant par ces mots : But because Sir Charles Tupper and the Conservative party are not in favor of Imperial Parliamentary Federation, it does not follow that they are opposed to the idea of an Imperial Federation which would not limit in any way the powers of the Canadian Parliament, but would enable Canada to participate in the councils of the Empire.On the contrary, they are in favor of some such arrangement, and while they have not announced any cut aud dried scheme for bringing this about their influence will always be exerted in favour of the uuity of the Empire.(Traduction) Mais parce que sir Charles Tupper et le parti conservateur ne sont pas en faveur de la fédération impériale parlementaire, il ne s’en suit pas qu’ils soient opposés à l’idée d’une fédération impériale qui ne limiterait en aucune façon les pouvoirs du Parlement canadien, mais qui permettrait au Canada de prendre part aux délibérations des corps représentatifs de l’Empire.Au contraire, ils sont en faveur d’un arrangement de cette nature, et bien qu’ils liaient aucun plan arrêté pour atteindre cet objectif, leur influence sera toujours mise au service de la cause de l'unité de l’Empire.Cette déclaration, évidemment inspirée par sir Charles Tupper, tranquillisa le parti conservateur anglais.Quant aux Canadiens, tout est bon pour eux.Il est connu qu’on peut leur faire avaler toutes les couleuvres et tous les sabres au nom du père, du fils et d.u parti.Depuis cette époque, sir Charles Tupper ut ses lieutenants s’en vont répéter par toute la confédération que le parti conservateur repousse l’impérialisme à la Laurier ut à la Tarte — l'impérialisme rouge.Ils ne veulent pas que le Canada soit représenté à Londres dans le Parlement où se décideront les guerres dont le parti conservateur nous fera cependant Dartager les fardeaux au nom de la fidélité à la Couronne et au nom d’un loyalisme outrancier.Tout -au plus accepterait-il un Grand Conseil impérial, espèce d’incubateur où seront coloniaux, et en échange du sang d’un grand nombre des nôtres et de l’argent du tous, quelque Chamberlain distribuera trois ou quatre culottes nobiliaires et une demi-douzaine de titres aux politiciens les plus dévoués aux intérêts anglais.Cela, c’est l’impérialisme bien, et il est bien ce qu’on s’attendait qu'il dût être.L’impérialisme rouge, nous l’étudierons à la lumière des faits qui se sont accomplis depuis moins d’un an, et je tirerai strictement la conclusion qui s’imposera à ma conscience libre et à ma conviction honnête.Francœur Le désaveu de Sir Chs Tupper (De L'Echo de Manitoba) Sir Chs Tupper, aussitôt débarqué au Canada s’est empressé de désavouer la brochure électorale publiée dans Québec par le parti conservateur français.Dans cette brochure l'on reprochait aSir W.Laurier d’avoir été trop n britisber u et d’avoir trahi sa race en envoyant des contingents au Transvaal.Dans Ontario les conservateuis anglais font la lutte contre Sir W.Laurier en l’accusant de déloyauté pour n’avoir point envoyé plus tôt les contingents canadiens au Transvaal.Le Soleil avais mis la main sur les deux brochures électorales du parti conservateur, et découvert dans sou journal le pot aux roses.Une telle duplicité, si évidente, si indéniable devait forcément aliéner au parti conservateur les sympathies de tous les gens honnêtes.C’est ce.qui explique l’empressement de Sir Chs Tupper aussitôt débarqué, à désavouer la brochure française.Il a déclaré, au cours d’un interview que reproduisaient lundi matin tous les journaux conservateurs, que cotte brochure était absolument contraire aux vues qu'il professait ; qu’elle avait été faite en dehors de sa connaissance ; et qu’il en répudiait la teneur.n Tous les clu-fs Canadiens français du pnr ti conservateur, a t-il déclaré, Sir Adolphe Caron, M.Bergeron, AI.Cusgrain, AI.Alonk, ont été très explicites en déclarant eux-mêmes, non seulement à la Chambre des Communes, mais devant de grandes assemblées de leurs nationaux, qu’ils étaient en faveur de l’envoi de troupes canadiennes au Transvaall, et jo suis convaincu qu’ils représentaient exactement les vues de leurs électeurs, n Que va dire le Journal, que vont dire les autres journaux conservateurs de Québec, qui chaque jour fulminent contre Sir AV.Laurier pour avoir envoyé des contingents dans le Sud de l’Afrique 7 Auront-ils l’équité do dénoncer à leur tour, pour être conséquents, les chefs conservateurs, qui d’après le dire de Sii Charles Tupper lui-même se sont déclarés nettement en faveur de cet envoi de contingents 7 Le parti conservateur français do Québec, est aujourd’hui dans une jolie impasse.Va-t-il courber la tête et avaler la couleuvre impérialiste que lui apporte Sir Chs Tupper ; dans ce cas il va falloir à la presse bleue cesser ses accusations actuelles contre Sir AV.Laurier, et après l’avoir dénoncé comme trop anglais, le combattre comme n’étant pas assez anglais ! Ou bien nos bleus vont-ils rompre en visière avec Sir Chs Tupper et continuer la lutte sur le même terrain qu’auparavant ; ce qui en somme provoquerait une scission complète dans le parti conservateur, après les déclarations catégoriques du Vieux Baronnet 7 L’alternative est singulièrement embmassante pour nos bons bleus.D’autant que Sir Chs Tupper a été fort explicite sur sa politique impérialiste au cours do son entrevue.11 a déclaré qu’il était nécessaire de resserrer par des liens d'intérêt mutuel, les liens do sympathie qui unissent entre elles toutes les colonies de l'Empire, et il a laissé entendre que ce serait la question sur laquello se feraient les élections.Eu bon français cela s’appelle iil’Im-périalismen.Il ne faut pas d’abord se faire illusion ; si, logiquement, la situation est omharassante pour nos bleus, en fait, ils se contenteront de parai-tre ignorer les déclarations de Sir Chs Tupper et continueront comme avant à faire campagne do leur côté, sur des accusations diamétralement opposées à celles dos conservateurs d’On tario.Et Sir Chs Tupper, la conscience en repos, après avoir fait sa répudiation publique, feindra d’ignorer de son côté ce qui se passe dans Québec.C’est do tradition dans le parti conservateur.Quand l’affiche semble ne pas plaire à tous, on donne ostensiblement un coup de badigeon pour Sauver les apparences, et le toar est joué.Sir Chs Tupper vient simplement do donner le coup de badigeon traditionnel.L’EXPOSITION DE 1900 Les Etats-Unis Quand on visite l’Exposition universelle de Paris, on sent que l’on assiste à un concours et que tous les pays se sont pris de zèle pour prouver au monde la supériorité de leur méthode, de leurs procé lés, comme de leur art et de leur cerveau.Il arrive que les visiteurs prennent parti pour l’une et l’autre contrée — généralement pour la leur — et il me semble qu’un Canadien dont après tout, le pays n'a pas encore l’importanco des autres et ne saurait concourir avec eux, s'intéresse davantage aux exhibits des Etats Unis.Ce n’est pas que nous ayons pour eux un amour particulièrement plus profond, mais nous voyons bion qu’ils représentent l’Amérique, c'est-à-dire le Nouveau-Monde, dans cctto kermesse universelle ; et, à ce titre, ils sont pour nous intéressants d’autant plus qu'ils ne la représentent pas mal du tout.Jo me rappelle encore cette étude de AI.Jean Prévost ici même sur un volume do M.Véber dont le titre m’échappe présentement, En tout eus, cela traitait de l’histoire universelle.L’auteur avait suivi l’évolution de la terre à travers les siècles et il la contemplait dorénavant dans les périodes futures.Solon ui, tout devait finir avec la civilisation — raffinée au point de toucher à la décadence —des grandes villes de l’Europe actuelle.Or, AI.Prévost rappelait fort spirituellement à l’auteur de l’IIistoire des siècles qu’il avait oublié tout un monde, un monde au courage neuf, à activité toujours prê'e, jet qui se préparait à continuer la vie et les diverses manifestations de la pcn'ée et de l’ai t demeurées jusqu’ici le propre de l’Europe.Comme celle-ci avait succédé à l’Afrique et à l’Asie, l'Amérique aurait un jour son tour, tout aussi brillant que celui de ses illustres prédécesseurs.Et c’était ccttc pensée qui me hantait en entrant dans le pavillon américain, si typique du caractère national, et c’est elle qui encore m’obsède chaque fois que j’aperçois, au-dessus d’une section d’exposition dans un des magnifiques palais de la Ville de 1900, le mot : Etats-Unis.Les Etats-Unis exposent dans un nombre considérable de gi-jupes et d’annexes.Ils no dominent pas partout, mais partout ils s’imposent.Ils ne sont indifférents dans aucun endroit.Après une visite attentive de l’Exposition, il est impossible de ne pas classer la glorieuse république américaine au rang des grandes puissances du monde Surtout, si l’on tient compte de l’infériorité évidente où ils se trouvaient pour transporter ici leurs produits et leurs machines.Les pays môme les plus éloignés de l’Europe ont facilement amené à Paris tout ce qu’ils désiraient, car les voies for rées leur offraient un chemin commode et tout indiqué.Alais il y avait un océan entre New-Yoik et le Havre II ne fallait pas songer à exhiber certaines machines énormes dont le transport apparaissait tout de suite impossible.On a dû restreindre les ambitions.Et c’est ainsi que nos voisins paraissent presque inférieurs à Vincennes, par exemple, dans la section des chemins de fer, c’est à-dire précisément duns la branche où peut-être ils excellent.Ici, pourtant il y a une revanche, et, sans parlor du groupe des machines industrielles où leur triomphe est éclatant, les Américains auront cette gloriole do pouvoir dire que la plus importante locomotive française, exposée par la Compagnie du Nord, porte la marque de fabrique de Philadelphie.Tenons done compte de tout cela et disons que les Etats-Unis ont une exposition aussi sérieuse, aussi vaste, aussi brillante que celle d» n’importe quel autre pays.J’ai eu beaucoup de plaisir à le constater.Il m’a semblé que déjà l’on était arrivé au sommet, que déjà la vieille Europe dégringolait la pente de la décadence et que la civilisation s’engageait sur l’autie pente, vers l’autre côté de l’Atlantique.N’en déplaise à M.Vebcr, c’est là la conclusion fatale.Il y a un sceptre qui est le symbole de la force et de la domination.La supé-rité est l’apanngo de la nation qui le tient dans sa main.Tour à tour, il a été possédé par les civilisations de.l’Orient, ces civilisations puissantes que notre imagination se plaît à embellir et auxquelles nous ajoutons malgré nous comme un rayon do gloire.La Perse, dont justement le Shah sc promené actuellement à Paris, — la Perse et l’Egypte ont dû passer co sceptre à la Grèce.Rome l’a tenu ensuite ; puis la France.Quelques-uns disent que la France le détient encore, mais il sa présente un grand nombre de concurrents.Or, j’ai comme un rêve, — et plusieurs nvec moi s’y endorment — quo le sceptre va changer non seulement do pays, mais de monde.Les Etats-Unis ont détrôné —et c’est facile de s’en sou venir — un des peuples les plus orgueilleux du Vieux-Moude, un do ceux dont le passé s’illuminait des clartés les plus vives.Il suffit de parcourir l’immense Palais des Armées de Torro et de mer pour constater, par les modèles de vaisseaux et d’engins de guerre qui y sont exposés, que notre puissante voisine pourrait essayer ces derniers avec hucccs contre d'autres pays encore, dont l’histoire n’est que le passé.Le passé, eD somme, est intéressant duns l'art ot dans la littérature, dans l’histoire aussi.Alais, s’il fournit les exemples aux peuples et aux individus, il no saurait suffire pour former le caractère do ces peuples et do ces individus.On l’a vu dan» la guerre hispano-américaine.II faut marcher toujours l’œil fixé vers l’avenir, en tendant peut êtro uno oreille aux conseils du passé.Arous vous souvenez de celte belle scène qui termine le » Louis XI u de Casimir Delavigne.Le vieux monarque “vient de s'affaisser sur son lit : on le croit mort.Le Dauphin prend la couronno et la pose déjà sur sa jeune tête, lorsque le roi so réveille de sa léthargie ot aperçoit, dans les lueurs voilée-s do son agonie, son fils qui s’attribue si vito les emblèmes de la souveraineté.Lo Dauphin le voit et tombe à genoux en demandant pardon.Aluis Louis XI lui dit : » Non, garde-la, elle ne convient plus à ma vieille tête, etc." Ne vous semble t.il pns que la létliargis du Arieux Alonde est proche et qu’on l’entendra peut-être bientôt dire lo mot définitif qui fera passer la couronne du sa tête blanchie sur la tête blondo du Nouveau-Aronde.Paul Falcon.Paris, 1er août 1900.Le Canada eq Europe -U- Benjainen Suite publie dans le Temps l’intéressant travail que nous reproduisons ci-après : Un jour quo François 1er entendait exprimer pour la centièmo fois une opinion alors courante, il éprouva un mouvement d'impatience,—et do là est venue la première découvcito en Canada.— Comment ! s’était écrié lo monarque, les mers nouvelles sont sillonnées de navires espagnols, les moindres îlots sont foulés par des pieds espagnols ;—reste-t-il des terres quelque part où les blancs ne soient pns encore parvenus, il faut ne pas les toucher, en attendant qu’il plaiso nox navigateurs espagnols do les aller découvrir ! Cela est par trop fort.Si l'on no me fait voir l’article du testament d’Adam qui accorde les trois quarts du globe ail roi d’Epagne et rien à la France, jo vais réclamer nia part de l’héritage et opérer des découvertes pour le compte de ma couronne ! Ainsi parlant, il prescrivit au sieur Cartier de pénétrai dans les passes du nord ut de pousser jusqu’à la Chine ou au Japon, — mais on sait qu’il n’ullu pas si loin.Soixante-dix ans plus tard, le bon roi Henri IV voulut recommencer tout cela.Il s’y prit mal et laissa de ce côté ci des mers une trentaine do Français très empêtrés.Sully en eut randc joie.C’est Richelieu qui renoua lo fil rompu do ces tentatives.On se remit à découvrir le Canada et à le vouloir peupler.Au bout de quarante ans, la colonie, affamée, oubliée, entourée par les Iroquois, n'en pouvait plus, et lo Canada cessait encore une fois d’avoir une place dans la mémoire des hommes.Il restait ici trois millo Français.Colbcit n'avait pns peur des Espagnols, mais il redoutait les Anglais, c'est pourquoi il fit redécouvrir les bords du .Saint-Laurent et même un peu lo Mississipi.Ces opérations nous mi rent les Yankees sur les bras.Nous étions dix millo Français ayant place au soleil.Tont que le castor donna et que l’on réussit à nous l’acheter, pour du papier devant lequel lo trésor français ne manquait jamais de faire banqueroute, lo Canada fut considéré comma à peu près découvert.Nous étions trente ou quarante millo Français ¦¦ francs comine l’épée du roi u.Il y eut des écrivains qui s’occupè rent de notre sort, — les uns dans un lion esprit-, les autres tout au contraire.Cotte existence, qui avait des charmes pour les fonctionnaires que l’on nous envoyait do Paris, cessa d’un coup, au lendemain de 1759.Soixante milk Français était retombés dans lo néant, aux yeux de la France ;—mais alors on patenta à Londres d’intrépides découvreurs qui exprimèient lo désir de commencer sur ccttc terre entièrement nouvcllo une colonio do leur fabrique.En Angleterre on les crut, parce quo le pays du Canada était désert.Il no convenait pas de tenir compte des quelques sauvages ni des nombreux Français qu’on y avait trouvés lors de la récente découverte.On alla de ce train quelque temps, puis les affaires d’Europe s’altérèrent terriblement.Nons arrivâmes à trois, quatre, cinq, six cent mille individus.La révolution française, les guerres de Bonaparte, les affaires des Indos et do l’Algéno absorbaient tout.La vieille tradition d’oublier le Canada redevint toute puissante.De temps à autre, uno clameur de nos Chambres d’As semblée faisait dresser l'oreille.On allait même jusqu’à so proposer do voir co qu’étaient devenus les gens partis dos Trois-Royaunics pour le nord do l’Amérique, u in that awful cold country „ ; mais des complications politiques, des guerres, des intérêts n généraux n distrayaient constamment l’Européen do co soin.Nous atteignîmes huit cent millo âmes françaises, à part deux millions d’Anglais.Isi paix arrivée, on no savait plus au juslo dans quel rhumb de vent se rencoutrniout nos n arpents de neige ¦¦.C'est alors quo Napoléon III reprit l’œuvre tentée par François Ii r et nous envoya la n Carpricieuse u.Cette dernière découverte fit grand bruit eu Canada, mais pas du touc en France.Depuis ce inomeut, il scmblo que l’Angleterre veuille revenir à ses premiers instincts.11 y a des journalistes à Londres qui no se trompent plus lorsqu’on leur demande si le Canada fait partie de la colonie du cap do Bonne-Espérance ou de la République Argentine.Il est fort possible que, cette fois, nous ne retombions pas dans l’oubli où, à tour de rôle, la France et l’Angleterre nous ont repoussés si souvent depuis plus do trois siècles.J’aime à croire quo la lislo des découvreurs du Canada est tout-à-fait close car nous sommes un million et demi do Français sur cette terre tant do fi is perdue et retrouvée.Reste à éduquer les écrivains des deux grandes nations qui ont envoyé leurs enfants dans nos parages.Puisque la presse est la quatrième roue du char de l’Etat, il est fort à désiret que nous puissions la voir tourner un peu à notre intention.Pour cola, il lui faut revenir de loin ! Dans un ouvrage qui a été beaucoup lu ces dernières années, M.Gustave Aimarct s’est donné la pcino do révéler l’existence de notre population : n Le Canada, dit-il, compte vingt-cinq mille habitants.Il en pourrait contenir le sextuple.il Six fois vingt-cinq foraient cent cinquante-mille : c’est lieaucoup moins que la population do la ville do Alontréal ! On pourrait aussi, par la même occasion, mentionner au moins un million do Canadiens-français groupés dans une seule province ; et deux ou trois millions d’Anglais, mais bah ! Un dictionnaire géographique, publié en Angleterre, nous informe que lo Canada renformo à peu près sept mille âmes ! Passe pour un Français qui s’embrouille, dira le lecteur, muis les Anglais, qui ont ici leur pavillon, doivent être au fait de tout co qui nous concerne.Avant 18G7, il y avait à peine quelques individus en Angleterre qui eussent des renseignements sur notre pays.On no saurait croire jusqu’où l'ignorance a été poussée pnr moment.En 1812, un liommo d’Etat anglais proposa d’envoyer une escadre jusqu’au fond de l'Jirié, pour balnyor lo littoral américain do co Inc.Il oubliait tout simplement la chute do Niagara.On le prit cependant au sérioux et dos frégates partirent pour cette mission.Afin do ne manquer de rien à bord, on les avait nmnius d’appareils à purifier l’eau de mer.Purifior l’eau des lac canadiens, et franchir d’un bond le Niagara, deux bourdes qui me paraissent dignes de passer à la postérité la plus reculée.Dans lo même temps, on expédiait d'Angleterre à Montréal des planches do bois canadien pour les boiseries d'un bureau,—lo tout accom-pngné d’outils tels que maillets, coins, chevalets, établie, etc., pour que rien no manquât aux ouvriers.11 y aurait un volumo à écrire sur les extravagances du commissariat anglais durant cette guerre.On dépensa pendant longtemps cinquante mille piastres par jour, dont uno bonno partie pour des objets sans usage possible en ce pays, ou pour nous procurer ce que nous possédions en abondance.Quelques années plus tard, on fit partir une frégate en destination du u lac Huron dans lo Bas-Canada,n le |auvre capitaine ne put jamais se rendre là lias autrement qu’en canot d’écorce, comme bicu on pense.En 1871 une dépêche du bureau colonial de Londres invitait lo gouvernement canadien à faire passer directement de Québec à Victoria, dans la Colombie Anglaise, un envoi d’armes et d’effets militaires, an lieu do les expédier par mer.Lo ministre anglais fut bien étonné lorsqu’on l’invita à consulter la carte.Il croyait sans doute que la Colombie se trouvait au bout de la banlieue do Québec.S’il en était ainsi, le chemin de fer du Pacifique, que nous nous proposons do construire, serait raccourci do neuf cents lieues.Les journaux ont raconté la surprise qu’éprouva un immigiand irlandais débarqué & Québec muni d'une trentaine de livres de beurre, lorsqu’on lui fit voir qu'il pouvait se procurer ici la msme denrée dans les prix doux- Le pauvre homme n’en croyait pas ses yeux ; il.avait entendn dire tout le contraire dans son pays.Bknjamkn Sultk.(A continuer) -.5 L’AVENIR DU NORD, 30 AOUT lflOÇ, Nouvelles de Saint-Jerome L’ESPf{IT DE VOLTAIRE La Revue Encyclopédique a remis à l’ordre da jour la boutade célèbre do Voltaire, sur les quelques arpents de neiye, qui a tant servi aux orateurs, dans les défaillances de l’improvisation, pour relever et aiguiser un mouvement oratoire qui menaçait du se figer en route.Il résulte de la petite requête instituée par la Revue que Voltaire était tout simplement, au siècle dernier, un adversaire de la politique coloniale, tout comme au siècle présent Kuelic-fort, qui a tenu un langage également irrespec-treux à l’égard de la Tunisie et du Tonkin.Le patriarche de Ferncy donnait libre cours à son esprit frondeur ; il avait trouvé une image qui lui plaisait, celle des arpents de neiye ¦, il la reprenait souvent, sans se douter qu’on lui imputerait plus tard à crime.Même s’il avait pressenti le sort que la postérité réservait à son bon mot, il n'y aurait pas renoncé car il on était évidemment fort content, et du reste n'était pas homme à reculer devant un fâcheux éclat.En relisant les journaux parus à l’époque où Jules Ferry partait en campagne pour la possession de la Tunisie et du Tonkin, on y trouverait sans doute l’équivalent du mot de Voltaire.Voici l’entrefilet de la Renne Encyclopédique, auquel je fais allusion : .h On a contesté l’exactitude de la phrase de Voltaire sur les n quelques arpents de neige du Canada n.M.Paul Leroy Jîcauheu fait part de ses observations sur ce point litigieux.Ijb texte de Voltaire n’est pas littéralement exact, mais c’est bien le sens de la pensée constante du patriarche de Ferncy, et ce sont aussi en grande partie les mots dont il se sert à tout propos en parlant du Canada.Pour être édifié à cet égard, on n’a qu’a feuilleter sa Correspondance (Lettres à Murio, 21 février 1750; a Moncrif, 21 mars 1757 ; à Mme du -Déliant, 13 octobre 1751); à M d’Argentai, 21 novembre 1759 ; au marquis de Chauvelin, 30 octobre 17GO), Il y représente à plusieurs reprises le Canada comme une étendue glacée et sans avenir.Cette grosse erreur est surtout instructive au point de vue colonial : elle montre combien il est facile, même aux esprits supérieurs, de se tromper sur la valeur et les ressources d'un pays au début de la colonisation.Les méprises de ce genre sont fréquentes: est ce qu’il y a vingt ans la Tunisie, et dernièrement encore l’Afrique du Sud n’était pas considérées comme des déserts?Il M.E.l-cvosseur ajoute cette remarque : n On trouve dans le roman de Candide, publié en 1757, la même année que la lettre à Mon crif, le passage suivant : n V uus savez, que ces n deux nation» sent en guerre pour quelques n arpents de neige vers le Canada et qu’elle n dépense pour cette belle guerre beaucoup n idus que le Canada ne vaut.n D autre part, dans son Siècle Louis A F, Voltaire parlant de la défaite de Montcalm devant Québec, a écrit : n On a perdu en un seul jour 1500 lieues de pays Ces 1500 lieues, dont les trois quarts sont des déserts glacés, n’étaient peut être pas une perte réelle.Le Canada coûtait beaucoup et rapportait très peu.n n II ressort clairement tic tous ces textes que Voltaire considère le Canada comme une possession onéreuse et sans importance, mais que d'autre part l'expression n quelques arpents de neige n s'applique seulement aux limites de l’Acadie et du Canada, et non du Canada tout entier.n M.le duc de Broglie appuie cette thèse : n II n’est pas douteux historiquement, dit-il qu’on né s’est pas battu pour le Canada, mais seulement pour une partie du Canada qui son tenait quelques arpents de neige.On se battait pour la péninsule qui faisait communiquer les possessions françaises du nord avec celles du midi, n (Academie des sciences morales et politiques, 17 février).Il reste à former le voeu que la Tunisie et le Tonkin donnent tort, par leur grandeur future, à leurs détracteurs, tout comme le Canada.Dans une brillante étude sur le bel ouvrage de M.Richard Waddington : La Guerre de sept ans, M.Albert Sorcl a posé nettement la question.n Encore que la France fût la plus homogène des nations, dit-il, l’Etat le plus concentré de l’Europe, elle n'était pas de taille à soutenir à la fois la guerre dans les deux inondes.Tl lui fallait choisir : la défensive et la conservation pure et simple en Europe, ou les colonies.n La paix et le statu quo en Europe étaient les conditions nécessaires de toute grande entreprise maritime et coloniale, n C’est bien ainsi que du temps do Voltaire comme du temps de Jules Ferry so présentait le problème aux yeux de bien des gens.Voltaire n’était d’aucune façon un colonial.Il combattait avec l’arme qui lui était familière, l’ironie, la politique qu’il jugeait devoir conduire à l’affaiblissement do la France en Europe au profit do son agrandissement boi s d’Europe.Le problème se réduit donc à ceci: La France, guidée par une main habile, eût-elle été assez forte pour mener à bien ces deux entreprises ?M.Sorel no le croit pas, non plus que Voltaire, mais il ne le dit pas irrévérencieuse ment comme Voltaire.Hector Fabre.La femme et la science De tous ceux qui par rancune, malignité ou conviction sincère, ont médit de la femme, — et je n’en excepte ni Rabelais avançant : “ Quand je dis femme, je dis un sexe tant fra-11 gil, tant variable, tant muable, tant incons “ tant et imperfect que nature me semble en “ tout honneur et révérence, s’être égarée hors “ de ce bon sens par lequel elle avait créé et ’«* formé toutes choses quand elle a " basty la femme ” ni Schopenhauer si âpre et si dédaigneux, ni Proud’hon, lorsqu’il dit : » Il n’y a que deux conditions pour la femme : ménagère ou courtisane," ni l’implacable Nieszt-che lui-même prétendant que : “ l’homme doit être élevé pour la guerre et la femme pour le délassement du guerrier," ancun, dis-je, n’a été pour elle un ennemi plus profondément, plus longuement nuisible que Molière.En vain, les autres l’ont visée de leurs traits acérés ou vénéneux, lui seul l’a atteinte, lui seul a détermi né contre elle un courunt d’opinions dont la force pernicieuse commence à peino à se ralentir.Au XVIIe siècle, un goût très vif pour les sciences, très spontané, — partant de haut — susceptible de se propager au loin et de transformer la mentalité féminine, —s’éveillait chez les femmes.Les satires : les Précieuses ridicules, les Femmes savantes, l’étouffèrent brusquement.Une fois de plus, le ridicule, cette cou veiition, tua.Non seulement les voies do la science se bouchèrent devant lu femme, mais encore celle-ci dut rétrograder, se replonger dans l’antique ignorance.Elle en sort â peine aujourd’hui.- Et ceci n’est point un paradoxe : A Molière seul doit être imputée la faute lie cette triste régression.les idées générales sont rares, lentes â se créer, plus lentes à se développer, mais quasi indéracinables.Les moqueries cruelles de Molière sur les femmes savantes furent le germe d’une de ces idées— germe tombé, il est vrai, sur lion teirain : le sentiment populaire hostile à toute émancipation de la femme.Des vers tels que ceux-ci : Nos pères sur ce point étaient gens bien sensés Qui disaient qu’une femme en sait toujours assez Quand lu capacité de son esprit se hausse A connaître un pourpoint d’avec un haut de [chausse.Et régler la dépense avec économie Doit être son étude et sa philosophie.sous leur forme légère, ont été la formule concise, pittoresque, d’obscurs instincts, de désirs inconscients jusque-là.Us ont pris force do loi ; ils ont eu la fortune de certains dictons, de certains aphorismes, admis, suivis, sans discussion, aveuglément, stupidement.Car la foule ne pense pas : mais avec une violence confuse elle sent, et pour exhaler scb impressions, elle n’a point do paroles.Il est nécessaire que la formule lui en soit fournie par le petit nombre des esprits supérieurs ; alors comme en un moule viennent s’empreindre ces vagues notions.Ainsi, le riche fond des atavismes bourgeois, résidu lui-même des ataviques tyrannies, des vieilles coutumes do dominations masculines, est venu se couler, se figer, se pétrifier en ees formes oilcrtcs par notre grand comique.La femme chassée honteusement do la Science se réfugia dans l’Art.L’art n’a pas été ridiculisé.Pourquoi 1 Manquerait-il d’éléments de comique ?Non sans doute, .seulement par hasard il ne s’est pas trouvé de satiriste pour les signaler à la haine que la masse au fond d’elle-même porto à l’art, mais qu’elle ne sait comment exprimer, n’ayant à son usage sur ce sujet que des phrases laudative».La femme donc n’osant braver l’épithète incompréhensible mais écrasante de bas-bleu, mania pinceau, ébauchoir ou burin.A mon avis, l’erreur fut grande La science, de tous points et pour plusieurs raisons, convient aux aptitudes de la femme, tandis que les hauteurs de l’art se hérissent d’escarpements bien rudes aux pieds féminins.La peinture, la sculpture, exigent en effet une force physique, une ampleur de pensée possédées par très peu de femmes.Je ne parle pas de la peinture d’atelier : Heurs, natures mortes, sujets de genre — en ces tableautins, en quelques portraits, rien n’empêche la femme de rivaliser avec l’homme.Miniature, enluminure, céramique, gravure, lui conviennent aussi, pourvu qu’elle ait du goût, de l’imagination et un sentiment inné de la couleur et du dessin fortifié par de solides études — muis sitôt qu’il s'agit d’art sérieux son infériorité s’étale.J’ai peine à concevoir la femme paysagiste.Je la vois peu, pliant sous le faix d’un lourd bagage, affronter les rigueurs des saisons, des heures matinales, cheminer dans la rosée, dans la boue, dans la neige, dans la poussière, sous la pluie, sous le soleil, lutter contre le vent, grimper aux coteaux pierreux, enfoncer dans les terres grosses, se perdre nu creur des forêts, stationner dans les brumes glacées du crépuscule.Et la femme sculpteur ?L’imagine-t-on se battant corps à corps contre sa statue ?Soulevant des masses de.terre glaise, ses mains frêles dans cette lourdeur humide?Et quand l’œuvre s’est mue en pierre, en marbre, conçoit-on le travail du ciseau et du maillet ! Certes, très exceptionnellement, des femmes ont pu être grands peintres, grands sculpteurs — d’autres viendront qui les surpasseront sans doute, et pour les y aider que toute facilité leur soit donnée — mais la faute est énorme do croire les femmes spécialement douées pour les arts et de les aiguiller sur cette voie.En général, du reste, c’est, un tort d’encou-ragor les arts.Hommes ou femmes no do vraient s’y consacrer que pressés par une impérieuse vocation ; s’ils ne sont- pas doués de facultés écla'antos, leur vie, toute do travail, d’efforts, de son ffi anccs, sans cesse renaissants, est une vie perdue, car ils restent des médiocres, et on art, médiocrité équivaut à néant.Que surnage-t il d’une époque ?Quelques œuvres de rares artistes.Toute la multitude de cello des autres a sombré dans on no sait quel abîme aussi profond que celui do la mort.La science, au contraire, exige des millions de servants.Marguerite Souley-Darqué ( A su ivre) No 105 —RIEN A NÉGLIGER Souvent les maladies les plus graves résultent de petites affections négligées.Le rhume le plus endurci doit être soigné par le Baume Rhumal.Nos Affaires municipales A la séance du conseil tenue lundi dernier, M.le notaire Petit a proposé au nom de Mme P.I Crevier l’expropriation d'une partie de la propriété de Mme Crevier, située près du marché.On vient d’y démolir de vieux hangars, et avant d’en reconstruire des nouveaux, Mme Crevier offre de vendre il la Corporation une partie de son terrain qui avance sur la place du marché et en détruit la symétrie.Le conseiller Uélisle propose, secondé par le conseiller Nantci que MM.les conseillers Prévost, Gibnult et Lullnnune soient chargés de voir Mine P.I.Crevier au sujet de cette affaire.Le conseiller Lallammc secondé par le conseiller Gibnult, propose que les entrées de l’aqueduc en 1er soient faites à la journée, sous la direction du comité de l’aqueduc et que M.N.B.Bélanger soit chargé d’engager les ouvriers nécessaires à cette lin et un homme compétent pour le posage.D’après lus calculs faits par l’échevin Lalliuimie, chaque entrée coûtera 38.00.Comme on le voit, nous voilà en face d’une nouvelle dépense de 84,800 en mettant à 000 le nombre des entrées.De plus, la valve électrique dont nous parlions la semaine dernière va nous coûter, avec tous ses accessoires, certainement S1.000.Ça va bien ! Le contrat du S3!),000 fait des petits qui ne feront qu’accroître la famille de nos déficits.Mais il est vrai que d’après certains grands financiers, une municipalité peut s’enliser dans des emprunts et des dettes formidables sans la moindre crainte.Notre ville doit S250.000.— Ah ! mais c’est-justement pour cela quelle est florissante, nous répond-on ; sans cette dette, les ouvriers n’auraient pas autant d’ouvrage, les gages seraient moins élevés, en un mot, notre ville ne serait pas riche ! 1 — Nous voyons les trois quarts de nos revenus annuels servir a payer nos intérêts et nos fonds d'amortissement ! ! ! — Ouais ! qu’est-ce que ça fait ?répondent nos financices finauds.Dans quelques années, la Compagnie de Papier Rolland va en payer aussi dos taxes et puis nous en avons pour cinquante ans à payer comme 'ça, de sorte que nous serons bien plus nombreux dans vingt-cinq ou trente ans pour payer tous ces emprunts ! On ne dit pas seulement de pareilles sottises, on les écrit.L’échevin Nantel, l'homme de progrès, grands constructeur de ponts et d’aqueduc, clamait en 1898 que la fabrique commettrait une criminelle imprudence en empruntant 331,000 et pourquoi ?parce qu’elle n’avait qu’un excédant de revenus de 31,350.Cette année, le même éehevin Nantel clame qu’emprunter 340,000 et même 350,000 pour consti uire un aqueduc non absolument nécessaire, c’est la prospérité de notre ville, et cependant nos déficits annuels se chiffrent dans les 33,000 !.Que c’est beau la logique et l’esprit de progrès ! On ne peut trop rappeler aux contribuables cette immense contradiction dans la conduite d’un homme qui se prétend le sauveur du peuple, l'homme de progrès par excellence, sans lequel Saint-Jérôme ne serait qu’une bourgade bientôt oubliée sur les cartes géographiques.Nous nous sommes un peu écarté du sujet que nous voulions aborder aujourd'hui.Nous terminerons alors par une simple question : Messieurs nos représentants, vous vous êtes engagés dans une dépense ijui va atteindre 350,000, et cela sans nous consulter, nous, ceux qui payent.Eh bien ! où allez-vous donc prendre l’argent pour payer ces immenses travaux ?Notre coffre est vide.Le Franc.N.B.— Ceux qui ne peuvent discuter sans faire de personnalités sont fort embarrassés à mon endroit, car ils ne savent pas au juste qui je suis et, par conséquent, ils ne savent pas qui insulter : une semaine, je suis le directeur de I’Avenir, une autre semaine, je suis l'échevin Prévost, une autre fois, je ne suis qu’un simple correspondant.Cela m'amuse do les voir se mettre le doigt dans l’œil jusqu’au coude.Une chose certaine, c’est que lechevin Prévost et Le Franc sont deux personnes bien distinctes, et la preuve, c’est que sur la question du prélevé nous ne pensons pas du tout la même chose.M.l’échevin Nantel se sert de son journal pour reprocher au Dr Henri Prévost son absence à.la séance du conseil où le prélevé a été discuté, quand il sait bien que les nombreux malades ne laissent depuis quelque temps aucun moment de répit aux médecins ; quand il sait que le Dr Henri Prévost n’est pas d'un caractère à reculer devant personne ni aucune question.Nous aurions cent fois plus raison, nous, de reprocher à M.Nantel son absence, lorsqu’il fit décider au conseil do faire venir de Montréal l’ingénieur Mignault, pour faire, avec les conseillers, l’examen de la source et des Chutes Suunderson, et qu’il partit pour la pêche le jour même où M.Mignault était à Saint-Jérôme.11 faut enlever la poutre qu’on a dans l’œil avant d’oser reprocher une paille dans celui d’un autre.Le Fraxc Animaux domestiques Soins à leur donner On comprend sou» cette dénomination tous les animaux subjugués par l’homme et qui servent à la culture des terres, soit au transport des denrées, soit à la garde des propriétés.Au nombre des animaux domestiques sont : le cheval et la jument, l’&ne et l’âncsse, le mu- let et la mule, le bœuf et la vache, le bélier et la brebis, le chien, etc.LE CHEVAL - Do toutes les conquêtes do l’hommo sur les animaux, le cheval est sans conteste la plus utile, celle aussi qui fait lo plus d’honneur à son industrie.Le cheval ne semble, exister, dit Buffon, que pour obéir à l’homme ; il sait prévenir scs ordres, par la promptitude et la précision de ses mouvements, il s’excède et meurt afin do mieux obéir.Eu agriculture, le cheval fait la richesse du cultivateur ; c'est la forco motrice qui nous permet d’opérer tous nos travaux de la manière la plus économique : labour du sol, emmagasi nage des récoltes, transport des denrées aux marchés locaux.En un mot, le cheval est le compagnon indispensable de nos travaux, de nos misères, de nos peines, de nos plaisirs ; c’est lui qui, toujours soumis à la main qui le guide, nous traîne avec docilité dans tous les lieux où notre présence est utile, nécessaire ou agréable.Comment traitons-nous cet ami de tous les jours, ce fidèle compagnon ?Trop souvent ne reçoit-il pas que des mauvais traitements en retour de ses services et de son affection î ALIMENTATION DU CHEVAL Foin de mil — Le foin de mil est la nourriture la plus universelle du cheval; il est plus ou moins bon suivant le terrain qui le produit.La qualité de celui des prairies basses est toujours inférieure à celle du foin cueilli dans les prairies élevées.Celui qui est vasé, qui est semé ou mêlé de joncs ne’ vaut rien ; celui qui est très fin, très délicat et très substantiel a un inconvénient : les chevaux qui y ont été accoutumés refusent tout autre foin qui leur est présenté.On ne doit donner aux chevaux que lo foin de la première récolte.Le regain ne convient qu’aux animaux de vil prix.Le foin nouveau n’est bon qu’autant qu’il a été renfermé deux au trois mois dans les fenils.Quand il n’a pas eu le temps de suer, il suscite, dans l’estomac, à raison de sa fermentation de très violentes maladies.Un foin très vieux n’a plus de substance ni de goût.Un foin trop court se dessèche trop promptement.Le foin de trèlle — Ce foin est très propre â engraisser le cheval.On le fait consommer en vert ou en sec dans les écuries.S’il est mouillé par la rosée, par la pluie ou par les brouillards, il fermente dans l’estomac des animaux et donne lieu à des indigestions.Le cheval en est si friand qu’il le dévore et que la quantité qu’il en mange pioduit de vives douleurs, de fortes tranchées, aussi ne doit-on lui en donner qu’avec modération.Le foin de luzerne — La luzerne que l’on commence à cultiver au Cai.ada, sert aussi à la nourriture du cheval.Donnée en vert, seule, sans mélange, sans discrétion avant l’épanouissement des boutons en fleurs, couverte de rosce, ou mouillée par la pluie, elle occasionne ordinairement de fortes indigestions.Nous avons vu des chevaux ou des bœufs enfler sur le-champ ; les uns périr faute de secours, et les autres par le défaut de connaissance des remèdes convenables.Pour la faire manger avec quelque succès et sans danger, il faut d’abord en donner en très petite quantité et mêlée avec de la paille.L’estomac du cheval et celui du boeuf s'y habituent ainsi peu â peu.Présenté à l’animal sous forme de fourrage sec, aussitôt après la fenaison, elle produit des effets sinistres si on manque de la mélanger avec une égale quantité de paille.La luzerne a pour propriété d’augmenter le lait de la jument et de la vache, comme aussi de servir au rétablissement des chevaux de labour qui, à la suite d’un grand travail tombent dans un amaigrissement total.La jeune religieuse n A Montréal, le 21 courant, au couvent de la Providence, ruo Sainte-Catherine, Monseigneur Bruchésie a présidé une touchante cérémonie religieuse ; trente jeunes filles entourées de leurs parents ont prononcé leurs derniers vœux en religion et dit adieu au monde, n Je viens de reproduire un journal do la ville parce que dans la liste des nouvelles religieuses, j’y ai trouvé le nom d’une copa'rois.sienne, Mlle Blanche Lafleur, fille de M.H.-B.La-ffeur, de Sainte-Adèle.Je l’ai connue, nous l’avons tous ici si bien connue, cette blonde enfant qui a passé dans notre existence comme une vision, vision évanouie, hélas, pour nous aujourd’hui, laissnnt derrière elle le souvenir d’une voix suave, mélodieuse, d'un regard angélique trop pur pour la terre, d’une bonté d’âme qui nous vaudra peut-être une prière à nous qui avons pensé à elle lorsqu’elle nous disait adieu de loin.Il y n ici (comme ailleurs sans doute) des jeunes filles pauvres, misérables, absolument dénuées des dons do la nature, ne pouvant compter sur aucune affection en ce inonde, dont la vie à venir est un épouvantail, ot qui trouveraient dans le cloître le pain et l’amitié charitable, sans laisser un regret en arrière, ce n’est pas elles qui partiront ! C’est l’autre, l’enfant choyée, belle, aimée, pouvant ’compter sur uno affection puissante et savourer tous les bonheurs que donne lo monde, c’est elle qui partira, qui renoncera à tout, de gaieté de coeur, malgré les larmes des parents, qui ira s’enfermer dans ce cloître où la vie.n’est plus la vie, mais une penséo continuelle de l’au-delà, un sacrifice sans fin, une envolée de la terre.Oui, c’est elle qui partira et qui sera heureuse, et devant ce spectacle je demanderai aux sceptiques si vraiment elle n’a pas choisi le meilleur lot, et si le père a raison de pleurer.M.F.Sainte-Adèle.No 104 — UN FAVORI.Le Baume Rhumal est le remède favori des mères do famille.— Dimanche dernier, ha Fanfare Saint Jérôme a fait un joli pique-nique au bocage Boyd, à Suint-Canut.Environ 400 personnes de Saint-Jérôme, de Sainte-Scholastique et de La-chute sont venues se rafraîchir au son de la musique sous lo gracieux ombrage do Saint-Canut.— Echos du cœur.Valse chantée.Très jolie et facile, a vendre chez.J.E.Prévost fils.— Vendredi dernier, le 24, l’épouse du Dr Longpré n donné naissance à une fille.Parrain et marraine, M.Albert Simard et Mme de Villemure.— Mercredi, le 20 du courant, les parents de M.Krause, contre-maître à notre manufacture de cigares, célébraient leurs noces d’or à Montréal.M.et Mine Auguste Krause, nés en Allemagne, habitent Montréal depuis plus de 40 ans.Ils sont âgés respectivement do 75 et 70 ans.Ils ont deux enfants : Madame Charles Ludwig, chez qui la fête eut lieu, et M.Adolphe Krause, de notre ville.M.Charles Krause et Mademoiselle Frank Krause sont les deux seuls pstits-enfants du vénérable couple.De riches et de nombreux cadeaux ont été offerts aux jubilaires.Tailleur-fashionabiæ — M.L.Godin a transporté son atelier de la rue Saint-Georges sur la rue Labelle, au logement No 1 du bloc Richard.Habits faits dans les derniers goûts et à prix raisonnables.M.Godin enseigne un système de coupe spécial pour les vêtements de daines.— M.Wilfrid Scott, fils do M.William Scott, est revenu du Klondyke où il était depuis un an et demi.Il doit, dit-on, retourner au Yukon vers la fin de septembre.— La rentrée des élèves de l’académie commerciale.des couvents des Sœurs de Sainte-Anne et des Sœurs Grises aura lieu lundi prochain.— La supérieure du couvent des Sœurs de Sainte-Anne a été changée.La supérieure actuelles est la Révérende SœurMarie-Antoinette.— Chez J.D.Fournelle, marchand de chaussures, on trouvera : Claques, chaussures en tous genres, fournitures pour cordouniers et selliers, etc.Habillements pour hommes, jeunes gens et enfants.Coiffures à la dernière mode.On échange l’or pour de l’argent.Venez en foule.— La Fanfare Saint-Jérôme a été invitée à prendre part au grand pique-nique qui doit avoir lieu à Terrebonne le premier de septen J bre ; mais elle n’a pu accepter vu l’absence d'un grand nombre de ses membres.— Lo docteur Emmanuel Feurnier, à la dernière convention des A.O.U.W., à Halifax, a été élu délégué du district No.S.— La femme de M.Pierre Lauzon, fils, du Cordon, s’est brisé un bras, mardi dernier, en descendant le perron de sa maison.— Grande réduction sur les articles de Mo des chez II.Castonguay.Un lot de Chapeaux, de 25 à 75 c.sacrifié à 5 et lOcts.Un lot d’étoffes à Robes de 25 à 75 ets, sacrifié à 12 et 15 cts., ainsi qu’une foule d’autres marchandises.M.Castonguay est seul agent pour les célèbres corsets français D.et Lady Minto.Seul agent pour la vente P.des patrons Butterick, dont 500 feuilles de modes sont distribuées chaque mois gratuitement à nés clients — M.Octave Bélanger, ancien maire de la paroisse, a pris une action de 8200 contre le C.P.R., en recouvrement do la valeur de deux chevaux tués par une locomotive, au Cordon.— MM.Petit, Fournier et Tliéberge sont revenus samedi de Halifax, où ils ont pris part à la convention des A.O.U.W.— Une heureuse innovation.Le Dr Eugène Fournier possède maintenant une superbe fontaine à soda où tous pourront aller se rafraîchir durant les chaleurs de l’été.Les sodas sont préparés aux sirops de fruits de toutes les sortes.— Mme Jos.Boisseau est partie lundi dernier pour Ottawa où elle doit subir une opération.Elle est sous les soins du Dr L.Coy-teux Prévost.— Comme on le sait déjà, M.d’Hauterive donnera à Saint-Jérôme deux séances d’historiographe, le 30 septembre et le 1er octobre.Les vues toutes nouvelles font en ce moment l’admiration des spectateurs du Parc Solimor.Voici ce qu’en disait dernièrement le Réveil : n Les Vues Animées continuent à attirer la foule au Parc Solimer, et ce n’est que légitime car les scènes merveilleuses que M.d’Hauterive déroule devant son public sont de nature à attirer et à captiver tous les amateurs d’art.Cette semaine, les scènes du Transvaal sont le clou de la représentation, n — M.C.S.Viau, a quitté notre ville pour aller demeurer à Montréal.— M.Louis Dcscliambault, ancien hôtelier de Sainte-Scholastique, est entré au service de M.Louis Beaulieu et a remplacé à Saint-Jérôme M.Célestin Beaulieu qui passera le leste de l’été à Sainte-Agathe.— Voulez-vous vous rafraîchir?— Vous n’avez qu’à aller à la pharmacie Fournier où pour 5 centi on vous donnera un excellent verre de soda, apprêté à tous les sirops imaginables.— Perdu : Un porte-monnaie en cuir de Russie contenant deux médailles en argent.Le rapporter au bureau de I’Avexir du Nord.— Lundi prochain, Fête du Travail, plusieurs do nos manufactures seront fermées.______M.l’abbé Magnant, vicaire, est actuellement en retraite au Grand Séminaire do Montréal._¦ — Nos écoliers et écolière» vont bientôt nous quitter pour continuer leurs études dans les différentes maisons d’éducation de la pro-__^ vince.Nous leur souhaitons de nombreux succès.' — Le service do malle sur le C.P.R.entre Montréal et Labelle est définitivement décidé par le gouvernement et commencera lo 3 septembre.— Dimanche dernier, le cheval de M.Eli-cas Lapierre a pris le mors aux dents.Il est allé briser la voiture sur un poteau de téléphone près de chez le docteur Emmanuel Fournier.Il s’est précipité dans la cour où il a été arrêté à temps par le docteur pour ne pas blesser les enfants qui jouaient non loin de là.— Naissance : Mardi, le 28 du courant, Madame S.C.Hébert a donné naissance à uno fille.Parrain et marraine, M.et Mme H.A.Lamarche.— Dimanche, le 2 septembre, notre club de base-bail, n L’Etoile du Nord n se rencontrera avec lo club de Terrebonne.La partie sera chaude, car notre club veut prendre sa revanche.— De passage dans notre ville ces jours derniers : M.Gariépy, de Montréal ; Dr Wilfrid Prévost, Saint-Jovite ; M.Waddel, Sainte-Thérèse ; M.J.Carey, Sainte-Sophie.Edouard Lafontaine, Joliette ; M.L.Brodie, Notre-Dame-de-Grâoes ; M.D.Plouffe, de Providence, E.U.; M.Octavien Rolland, Montréal ; Mme C.Forget, de Sainte-Agathe.— M.Vallée, agent d’assurances pour la Compagnie Travellers, vient de payer 87,000 à la veuve de M.Charles Clouthier, conducteur sur le C.P.R., qui a été victime d’un accident à Saint-Martin, le 28 juillet dernier.M.Cloutier était assuré pour 82,000 sur la vie, et avait en outre une assurance de 85,000 contre les accidents.— Nous venons de recevoir le rapport mensuel de la Caisse Nationale d’Economie, du 31 juillet 1900 qui a déjà un capital inaliénable après 19 mois d’opérations de 810,794.97 et compte déjà 3,918 sociétaires inscrits jusqu’à date.Ces chiffres démontrent le progrès de cette nouvelle société et en plus la confiance illimitée avec laquelle le public a reçu ce nouveau genre d’assurance qui a été crée dans un but purement philantropique.Les personnes désireuses de s'affilier à cette société peuvent le faire en s’adressant à Arthur Gagnon, secrétaire-trésorier, Monument National, Montréal, ou à M.S.Magnant, agent, Saint-Jérôme.— La Compagnie de Chemin de fer du Grand Tronc possède maintenant deux trains rapides pour Toronto, Détroit et Chicago.Le trajet de Montréal à Toronto se fait en sept heures et vingt minutes, et de Montréal à Chicago en 22 heures sans changer de chars ; tous les wagons sont de première classe.La ligne est double et passe près du lac Ontario.Ces trains lapides accommoderont beaucoup les voyageurs.— M.et Mme Maluin de Québec sont venus passer quelques jours chez leur beau-frère M.l’avocat de Martigny.M.Maloin est protonotaire du district de Québec et Mme Maloin est la fille de feu M.Detellier de Suint-Just.No 103— TEMPÉRAEURE CHANGEANTE Les personnes délicates sont particulièrement exposées aux effets des variations de température.Un peu de Baume Rhumal les empêchera de tousser.Nouvelles de Sainte-Adèle — Notre commission scolaire a dû se résigner à imposer la rétribution mensuelle pour chaque enfant en âge de fréquenter l’école.La mesure n’est pas populaire ici, mais il a bien fallu l’adopter pour ne pas s’exposer à perdre les octrois du gouvernement et éviter des frais considérables.M.Alfred Fortier a déjà intenté une poursuite à la commission à ce sujet.Après la messe, dimanche, le Dr Grignon, parlant de la chose, dit que si quelques uns des contribuables s’engageaient à payer les frais des poursuites intentées contre les commissaires, la rétribution mensuelle ne serait pas établie.Inutile de dire que personne ne s’est présenté pour fournir des garanties.La commission est alors entrée en séance et a décidé de mettre la mesure en vigueur.A la fin de la séance, M.Achille Lajeunesse a été engagé comme secrétaire-trésorier en remplacement du Dr W.Grignon.M.Jjijeunesse a déjà rempli cette charge difficile a la satisfaction de tous à Ste-Marguerite, et sa nomination ici a été très bien accueillie.— Notre ami, M.Grignon, l’agent de notro gare est parti pour Saint Augustin.Il a pour successeur M.Courchesne, jeune garçon qui * nous paraît fort aimable et qui fera probablement fureur-parmi les jeunes filles.Dans la nuit de samedi à dimanche, un jeune homme de Sainte-Agathe, dit-on, a eu la malheureuse idée de voler une superbe jument appartenant à M.Rodrigue Muillé, de cette paroisse, et l’idée aussi malheureuse d’aller l’offrir en vente à un citoyen de Sainte Margue- LE VIN DE QUININE DE CAMPBELL FORTIFIE li’AVENIR DU NORD, 30 AOUT 1900 rite, où la nouvelle du vol était déjà parvenue.Après en avoir demandé $i00, il en vint à vouloir se contenter de $40, ce qui donna l’éveil.Ail moment où j’écris, M.Maillé est rentré en possession de sa jument et M.Pascal Longpré, huissier, est à la recherche du voleur.L’arrestation ne sauiait tarder.Mathieu.Nouvelles de Sainte-Scholastique Sainte-Scholastique, 27 août 1900.— S’il y a eu du malaise au pique-nique du boçage Boyd, par suite de l'absence inespérée des scholasticiins, ce n’est pas un mince désa-pointement que celui qui a cloué ceux-ci à leur village.Ce sont des remarques, en chaire, de M.le curé, qui ont fait circuler la nouvelle qu’il défendait le pique nique.La confusion s’est mise dans les rangs, personne ne sachant plus à quoi s’en tenir.Surtout qu’on aille pas insinuer, ici, qu’une partie des citoyens a refusé de piqueniquer parce qu’elle ne voulait pas venir en contact avec l’autre, lorsqu’ils s’étaient pour la plupart organisés ensemble, et qu’un tel sentiment n’a jamais paru, en d’autres circonstances.Nous déplorons donc ensemble ce malheureux contre-temps qui nous a privés d’un festival si ardemment désiré et d’une rencontre de voisins si bien faits pour sympathiser et pour syndiquer leurs aspirations progressistes.Sainte-Scholastique ne peut oublier ce que Saint-Jérôme a donné d’aide musicale et de spectateurs à nos concerts.Nouvelles de Ste-Sophie — Dimanche dprnier la cour Sainte-Anne No.1056 de l’ordre des Forestiers Catholiques à Sainte-Anne des Pleines, se rendait à l’invitation du vénéré Curé de cette paroisse en fai.sant ici son pique nique annuel.Rendus de bonne heure, les cinquante membres de cette florissante Cour assistaient à une grand’messe solennelle, à laquelle officiait le Rvd Ed.Prieur Curé, ussisté des Rév.Sinaï Barette et Donat Chaumont comme Diacre et sous Diacre.Monsieur le maire Pauzé à droite du chef ranger et les dignitaires de la Cour occupaient des fauteuils et les Forestiers des sièges spéciaux disposés en une longue file dans la grande nef.Dans une brillante allocution, Messiro Oui met ancien Curé à Chicago, fit ressortir les avantages de la mutualité, dans la famille, dans la société, dans le gouvernement des nations.Le savant prédicateur (Foi estier depuis dix-sept ans) nous montia en une chaleureuse péroraison le grand et rapide développement de l’Ordre sur ce continent.Au sortir de l’église, sur la gracieuse invitation du Curé Prieur, les Forestiers se rendirent au presbytère où des rafraîchissements leur furent servis.Après avoir dégusté les délicieuses liqueurs et goûté les bons plats de l’habile cordon-bleu du presbytère, la Cour accompagnée des Messieurs du clergé, du maire Pauzé, du docteur Berthiaume, se rendit sur le terrain du pique-nique où un splendide banquet attendait nos invités.Les pièces de résistances furent enlevées en un instant, arrosées qu’elles étaient par d’excellents vins.Les toast furent nombreux, la santé du curé Prieur et de Messire Ouimet furent bues avec un enthousiasme délirant, et dans une vibrante improvisation le chef ranger, M.Siméon Giguère, loua hautement les qualités hospitalière du curé de Sainte-Sophie et remercia cordialement M.l’abbé Ouimet de son bienveillant concours et de sa chaude parole.Le Dr M.Ouimette médecin de la Cour Sainte Anne, répondit à la santé des Forestiers Catholiques présentée par M.Joseph Renaud.Le Docteur avec sa parole persuasive, la chaleur de sa diction fit une jolie étude des différents systèmes en assurance et conclut dans un m -u\ e.neut pathétique en remerciant nos hC-tes, les citoyens de Sainte-Sophie de la courtoisie avec laquelle la Cour Sainte-Anne était reçue.A la santé de nos hôtes, proposée par le Dr D.Gaudette repondirent le maire Pauzé, le Dr Berthiaume et M.Lévesque.L’après-midi fut agréablement remplie par un programme de jeux.Les Forestiers nous quit- tèrent après avoir assisté à des vêpres solennelles où la partie musicale fut exécutée par eux.Sainte Sophie témoin d’une telle démonstra tion gardera un excellent souvenir du passage de la Cour Sainte-Anne dans cette paroisse.Communiqué Excursion des Récoltes de toute les parties de la Province de Québec au Lac Saint-Jean VIA LE CHEMIN DE FER DE Ouébec et du Lac St-Jean sous le patronage du Rév.Joseph Marquis agent de colonisation.Départ de Québec à 8.40 A.M., mardi, le 25 septembre 1900.^Prix du passage de Québec à Roberval, 2ème classe, aller et retour, $1.50.Des billets de 1ère classe au taux de $2.50 aller et retour seront aussi vendus aux cultivateurs-seulement qui en feront la demande aux soussignés avant le jour du départ de l’excursion.Les billets seront bons pour le retour jusqu’au 24 octobre 1900.^Mercredi, le 26, à 8 h.a.m., les excursionnistes s’embarqueront à bord du vapeur Le Colon pour aller visiter les nouvelles colonies de Péribonka et Honfleur, où il y a encore de beaux lots à prendre.Des billets de passage sur le vapeur Le Colon seront vendus à raison de 50 cts aller et retour de Roberval pour tous les endroits sur le Lac Saint-Jean; Prix réduits en cette occasion sur le chemin de fer Québec Central, dans le district de Beau ce, en s’adressant aux agents de station de ce chemin de fer.Pour plus amples informations, s’adresser nu • RÉV.JOS.MARQUIS, Agent de Colonisation 24, rue Dalhousie, Québec ou à RENÉ DUPONT, Agent de Colonisation C.de F.Q .et L.St J.Québec M.René Dupont accompagnera les excursionnistes de Québec au Lac Saint-Jean.LE DICTIONNAIRE GÉNÉRAL DE LA LANGUE FRANÇAISE Par MM.Hatzfeld, Darmesteter et Thomas, dont nous venons d’annoncer l’apparition ces jour-ci, et qui avait déjà obtenu le Grand Prix Jean Raynaud, de 10,000 francs, de Vinstitit, vient d’obtenir également le Grand Prix de l’Exposition Universelle de 1900.C’est, croyons-nous, la seule publication à la juelle cette haute distinction ait été accordée.La Cie (l’Assurance mutuelle contre le Feu de la Cite de Montreal AYliC DÉPA11TEMEXT d’aSSUUANCE A TAUX FIXES, SANS MUTUALITÉ.ÉTA11LIK EN 1859 Risques de juillet dernier $386.458.90 Primes aux taux oïdinaires sur ces risques $5,109.27 Primes chargées par la Cie sur ces risques 3,505.40 Economisé par nos assurés du mois $1.603.87 Economisé par nos assurés du pré- $20,013.18 sent exercice Saint-Jérôme est placé dans la classe D, avec une réduction de 20 % ; faisant une réduction de 25 à 35 % sur les taux des autres compagnies.J.B.J.AFLEUR, Secrétaire.A LF.A.LA VIOLETTE, Agen t A.E.J.GLOBENSKY ÏTnineubles Achetés et vendus ou à échanger pour propriétés de ville .Evaluations faites.Règlements de Faillites et de Successions Bureaux: 160S, rue Notre-Dame, .MONTREAL « 3 *1 « ¦« 4 Le rhumatisme est une maladie que l’on rencontre souvent chez l’homme avancé en âge, car chez lui, c’est presque naturel.Un homme dépassant soixante-dix ans éprouve des douleurs qui sont pour lui un signe certain que sa vie s’éteint.Mais pour le jeune homme courbé par les douleurs qu’il éprouve dans les reins, rendu infirme par des articulations enflammées, qui ne peut faire son ouvrage à cause de sa faiblesse et des douleurs de rhumatisme qu'il endure, c’est un avertissement pour lui que sa santé s’altère, que son sang s'appauvrit, que scs forces le laissent, et que sa constitution s’épuise.Il faut à cet homme de l’aide.Les Pilules du Dr Tloro pour les hommes, en purifiant le sang, donnent à la constitution la force nécessaire et guérissent les douleurs et les rhumatismes.Elles donnent l'appétit, favorisent la digestion, régularisent les intestins.Elles ont guéri du rhumatisme des hommes qui ne travaillaient qu’avec grande misère et aussi des hommes qui n'avaient pu travailler depuis des’années.Si vous souffrez de rhumatismes, prenez-les avec soin et persévérance et vous verrez vos douleurs disparaître et vous reviendrez à la santé.Voici ce que dit M.L.Charpentier, qui travaille au No.222 rue St-Paul, Montréal, Can.: “Je souffrais de rhumatisme inflammatoire à tous tes hivers, depuis bientôt cinq ans.Malgré tous Us " remèdes que je prenais, rien ne semblait me faire du bien et à tous les automnes, j'étais obligé de prendre le lit et " de le gardes une partie de l'hiver.“ L'automne dernier,je commençai à prendre les Pilules du Dr Moro et c'est avec plaisir que je puis dire que “ j'ai passé l'hiver sans accident.Les douleurs que j'avais lorsque j'ai commencé à étendre ces pilules sont compté-“ tentent disparues et je n'ai pas eu de nouvelles attaques, comme j'avais l'habitude d'en avoir.“Je recommande beaucoup aux personnes qui souffrent de rhumatisme de prendre Us Pilules du Dr Moro, 3 “ Votre bien dévoué, " L.CHARPENTIER, J •• No.232 rue St-Paul, Montréal.3 Je répondrai avec plaisir à toutes les lettres qui me seront adressées, et je donnerai des con- 5 seils â tout homme qui m’en demandera, et pour faciliter les hommes malades qui voudraient nie 2 consulter, un blanc de questions leur sera envoyé, gratuitement, sur demande.’£l Mes consultations sont absolument gratuites.Je soigne les hommes seulement.Les Pilules du Dr Moro se vendent 50c.la boîte ou six boîtes pour $2.50, et si votre « marchand ne les tient pas, elles vous seront expédiées sur réception du prix.« Adressez vos lettres comme suit : Dr fl.A.Moro, Boite 78a, Montréal, Canada.3 ____________________ ++++ T+Tv +•?++ +++ > -f- -U* -T r -F ++ -T'T -T •?T- T T- -T’ -E •> -T'+ T- -ï+ T +++++++S' -P+++ + t- + v++* ¦;• * -J-+•?+ Nouveau et Grand atalogue Jllustfe.DE LA Des Moirées Incubator Go.(Edition française) accompagné d’un traité complet sur l’élevage des volailles, Canards, Oies et Dindons, Construction des Poulaillers Aussi instructions nécessaires pour l’élevage artificiel des Volailles.Sur réception de 10 cts., nous vous adresserons notre Catalogue.O.Rolland, 373, rue St-Paul, Montréal.50 YEARS’ EXPERIENCE Patents DESIGNS! Copyrights Ac.' TT V v v V/ur T mun i « »*w.Anyone sending e sketch end doMriptlon nsy sulckly ascertain our opinion froo whether an Invention le probably Mtentabla Communications strictly confidentiel.Handbook on Patenta sent froe.Oldost «irencyfor soeur In tpatenta-Patente takon through Munit A Co.rocolve Tpecial notice, without chance, lu the Scientific American.I-areeit elr-Terme.S3 a A handsomely Illustrated weekly, enlatlon of any eclcntlOo tournai, i crm».a year : four months, t L Bold by all newsdealers.MUNN&Co.36,B">*‘"*’New York Branch Offloo.626 F BU Washington.D.C.« 1 «B 4> N O k m 3 — S.TS *.« s tt CL s : “ e ¦ D’INVENTION CANADA ET ETRANGER BEAUDRY & BROWN * iNQENiEurts Civils et Arpenteurs 107 Rue St.Jacques, MONTREAL Hotel Chs.Gauthier (Ancien hôtel Corbeil) Maison remise à neuf et très confortable.Service fait avec rapidité.Boissons de 1ère qualité, etc.Rue Saint Georges, SAINT-JEROME, P.Q.10 5— la Avantage Exceptionnel A tous ceux qui nous feront parvenir la modique somme de nous expédierons pendant un an : 1.L’AVENIR DU NORD ; 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