L'Avenir du Nord, 3 janvier 1901, jeudi 3 janvier 1901
3 Janvier 1901 DISTRICT DE TERR Cinquième Année — No 1.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.$1.00 53.00 ABoyipejnepts • Un an.$1.00 Six mois.0.50 Jules-Edouard Prévost tils, Wilfrid Gascon, Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERR E DON N E) Appopcesi Le pouce : Un mois.“ Un an.CrtE.»f 1ER.& BONNE.LC MOT DE CAVENIR CST DANS LC PEUPLE MÊME Nous verrons PRo$rtRiR us fils ooy irurcht VJ&.500TC-) ORGANE LIBERAL ou SOMMAIRE Bébé s’éveille, poésie Rosemonde Gérard Sont-ils étrangers, fous ou payés ?Francœur Eteiguoirs et hommes de progrès Jacques Devrai L’Aigle phénix, poésie J.Méli-Mélo Sainte-Anne des Plaines Le bilan du XIXe siècle Jules Hoche Elections municipales Le Franc Questions et réflexions Nouvelles de Saint-Jérôme BÉBÉ S’EVEILLE Ainsi qu’ils le font chaque année, En papil lottes, les pieds nus, Devant la grande cheminée Les bébés roses sont venus.A minuit, chez les enfants sages, Le joli Jésus, qu’il genoux Un adore sur les images, Va, les mains pleines de joujoux.Du haut de son ciel bleu descendre ; Et, de crainte d’être oubliés, Les bébés rosés, dans la cendre, Ont mis tous leurs petits souliers.Derrière une huche, ils ont même, Tandis qu’on ne les voyait pas, Mis, par précaution supreme, Leurs petits chaussons et leurs bas.Puis, leurs paupières se sont closes A l'ombre des rideaux amis.Les bébés blonds, les bébés roses, En riant se sont endormis.Et jusqu’à l’heure où l’aube enlève Les étoiles du firmament, Ils ont fait un si joli rêve Qu’ils riaient encore en dormant.Ils rêvaient d’un pays magique Où l’alphabet fut interdit.Les arbres étaient d’angélique, Les maisons de sucre candi ; Et, sur les trottoirs de réglisse, On rencontrait,—c’était charmant ! Des bonshommes de pain d’épice Qui vous saluaient gravement.Dans ce doux pays de féerie, A Guignol on va chaque jour, Et l’on voit, sur l’herbe fleurie, Les lapins jouer du tambour.Sur de hautes escarpolettes, Bercé par les anges, on dort.IA, tous les chiens out des roulettes, Tous les moutons des cornes d’or.Mais, comme venait d’apparaître En personne le Chat Botté, Le jour, entrant par la fenêtre, A mis fin au rêve enchanté.Alors, en d’adorables poses, S'étirant sur leurs oreillers, Les bébés blonds, les bébés rosen, En riant se sont éveillés.Rosemonde Gérard Sont-ils étrangers, fous ou payés ?Le télégraphe nous a appris que M.Joseph Chamberlain a écrit à son représentant à Ottawa, lord Minto, pour demander de nouveaux mercenaires canadiens.L’Angleterre a besoin de mille hommes pour les incorporer dans la gendarmerie à cheval placée sous le commandement du major-général Baden-Powell.Chamberlain offre de nourrir, d’équiper et de transporter ces troupes aux frais du gouvernement britannique, et de commencer à leur servir une solde de cinq chelins par jour à compter du jour du débarquement au Cap de Bonne-Espérance II resterait, pour la part du Canada, à organiser ici les stations de recrutement, à en payer les frais et le personnel et, peut-être, à payer une solde aux troupes, à compter du jour de l’enrôlement jusqu’au jour du débarquement en Afrique.Le recrutement et la solde du premier contingent de mille hommes a déjà coûté aux contribuables canadiens des centaines de milliers de piastres.La note que nous allons payer s’élèvera donc, dans les conditions les plus favorables que puisse nous faire M.Chamberlain, au moins à une somme égale.C’est déjà un beau denier, après les quatre millions que avons déjà versées dans la caisse des détrousseurs du Transvaal, et je ne connais pas un' Canadien qui ne dirait pas : n Ah ! morbleu ! c’en est trop.¦¦ Eh bien, vous n’y êtes pas.On trouve des gens en Canada qui prétendent que ce n’est pas assez ; témoin le »St.John Sun», qui désire que le gouvernement canadien empêche le gouvernement anglais de dépenser une token pour le coût du transport et de l’entretien de nos mercenaires en Afrique durant les cinq ans au’ils y passeront.Faites damander le numéro de ce journal portant la date du 2S décembre 1900, et assurez-vous de l’exactitude du renseignement.Le même journal rapporte que le gouvernement anglais a calculé le coût approximatif de corps de gendarmerie à qui elle va confier la police du Transvaal après la guerre.L’entretien d’un gendarme et de son cheval coûtera SI 200 par année.Le maintien d'un corps de 30,000 hommes lui reviendra donc à 830,000,000.Les revenus du Transvaal, dans les meilleures années n’arriveront pas à payer la moitié de cette rançon.Trente-six millions ! c’est égal à la dépense annuelle du Canada.Nul donc ne s’étonnera que la Grande-Brignnde, à qui la spoliation du Transvaal a déjà coûté 8400,000,000, n’accueille avec empressement les offres de partager dans les frais qui restent encore à faire.Nul n’ignore non plus que sir Chs Tapper, membre canadien de la Ligue de la fédération impériale, lie soit l’agent secret de Chamberlain.On 1 a vu à l’œuvre, lors de la déclaration de guerre entre l’Angleterre et la république sud-africaine.Non content d’exiger le départ d’un contingent, il voulait que le pays en payât tous les frais d'entretien.Voici maintenant un de ccs organes dans les provinces maritimes qui demande aux contribuables canadiens de prendre à leur charge l’entretien de mille mercenaires pendant trois ans et plus.A SI200 par année par cavalier, cela fait 31,200,000 à ajouter à notre budjet annuel de la milice et de la défense.Remarquez que Chamberlain ne le demande pas encore, et qu’il faut être fou, vendu ou étranger à ce pays pour uous demander de jeter ainsi par les fenêtres plus d’un million de piastres, par année, qui trouveraient un si utile emploi dans nos régions de colonisation pour travaux de toutes espèces.Ceux qui demandent que le Canada gaspille ainsi l’argent de ses enfants doivent être nés dans les îles britanniques.Les vrais Canadiens, il faut l’espérer, leur feront entendre raison.Francœur Eteignoirs et horr[mes de progrès Èchcviiis de pro/jrèa ! C’est le seul argument que les barbouilleurs du Nord trouvent pour défendre leurs amis les conseillers municipaux.Mon Dieu; il faudrait pourtant s’entendre sur la signification de ce mot : progrès.Pour ma part, j'ai toujours cru que le pro grès véritable d’une ville consistait dans l’administration sage et prudente des finances municipales, dans l’exécution des travaux urgents d’amélioration en rapport avec la situation pécuniaire de la ville, l’extinction progressive de la dette, la diminuttion des dépenses, etc.A ma grande confusion, je me suis trompé.Lisez le Nord : ses collaborateurs vous prouveront, cluir comme le jour, que le véritable progrès, c’est le gaspillage des deniers publics, c’est l’exécution de travaux superflus dont on jette le tout sur les épaules des contribuables sans les consulter ; c’est le mépris de ces mêmes contribuables ; c’est la progression constante de la dette ; c’est la diminution des revenus, etc.Et ceux qui ont le malheur de ne pas penser ainsi sont des eteignoirs.Mais à ce compte là, les éteignoirs sont nombreux à Saint-Jérôme, et je no vois guère parmi les hommes de progrès que les conseillers, désormais célèbies dans l’histoire, MM.Nantel, Gibault, Laflumme, Bélisle, Bélanger et quelques rares et fidèles admirateurs.Dimanche soir, il y avait à la salle du marché, une assemblée convoquée pour discuter les affaires municipales.Tout le monde s’attendait à ce que MM.les échevins de progrès vinssent défendre devant le peuple leur administration qui satisfait si peu les contribuables.Le désappointement a été grand ; M.le maire n’a point daigné venir, M.Nantel était absent, M.Gibault n’y était pas, M.Laflammc non plus ; MM.Bélanger et Bélisle y étaient, mais — est-ce une conséquence du progrès — ils ont été muets comme des carpes.La parole est d’argent, mais le silence est d’or, paraît-il.Si > av,u;:4a i ij 1 4 n L’ANCIENNE EGLISE DE SAINTE-ANNE DES BLAINES l’axiôme est vrai, ccs messieurs doivent être fort riches.N’empêche que les personnes présentes auraient été bien satisfaites si messsieurs les e'chc-vins de progrès étaient venus expliquer leur manière de comprendre les affaires.Le progrès exige-t-il donc ce dédain des électeurs 1 Je suis peut-être un éteignoir, qui sait?mais je n’ai pas compris et je no comprends pas en core pourquoi des hommes qui prétendent tra vailler pour le bien publie, ne daignent pas venir devant les électeurs rendre compte de leur administration.Ces messieurs se fourvoient-ils au point de croire que les contribuables vont se contenter des mots sonores, mais vides de sens, du pauvre confrère qui s'essouffle à crier au progrès ?Allons donc ! le peuple, est intelligent et ne se refuse pas à reconnaître les mesures qui doivent promouvoir ses intéiûts.Les bons serviteurs du peuple no le craignent pas.Si MM.Nantel ik Cie ne daignent pas ou ne veulent pas défendre en assemblée publique leur administration, je suis porté à croire qu’ils ont peur et leur juste crainte est un indice certain que leur gestion îles affaires publiques n’est pas si bonne que cela.Si les contribuables de la ville, appelés à se choisir deux nouveaux conseillers municipaux, pensent comme moi, ils feront bien de fixer leur choix de manière à " éteindre " un peu l’ardeur des hommes qui, non contents de n’être pas eteignoirs, brident la chandelle par les deux bouts.Jacques Levkai L’AIGLE PHENIX (Pour le couronnement d’une deeade d’oubli.) Un aigle courageux et des plus magnanimes, Dont l’œil savait percer jusqu’aux plus hautes [cimes.Avait son aire auprès de timides oiseaux, Dont ce royal ami protégeait les berceaux.Paraissait-il, autour, un ennemi rapace, Un i autour sanguinaire, un épervior vorace, Le vaillant roi do l’air trompettait fièrement, Et les vils maraudeurs de fuir confusément.Au soupir du plus humble il inclinait l’oreille.Bref, son peuple, sous lui, prospérait à merveille.Savourant à loisir les doux fruits do la paix.La déesse aux cent voix ayant noté ccs faits, Chez les aigles voisins mit la flamme à l’envie, Et le mépris des siens empoisonna la vie Du plus généreux aigle.Il se laissa mourir.Son peuple consterné no cessa de gémir.L’espace d’une lune.Puis, après ce fut tout.De lui faire une fausse on put venir à bout, Avec force discours et clmnts d’apothéose, Mais au refrain, bientôt, s’entremêla la glose, Six mois après, son nom qu’on citait par re [mords, Faisait dire aux ingrats : n Les morts avec les [morts ! u Il leur vient, à sa place, une taupe fluette, Qui se plut, sur sa gloire, à se tenir muette, Mais sut trouver des mots fleuris, coquets [choisis, Pour se faire octroyer lo luxe du logis.Nulle taupe jamais pluma tant de volailles, Et le peuple pigeon devînt peuple de cailles.Eperviers et vautours de reparaître à jeun, Bien confiants, cette fois, d’avoir part au butin.I! vint même un dragon dont l’haleinc empoi- • [sonne On le nomme Discorde.Que laidement résonne Le timbre de ce monstre aux cheveux de servent ! Après deux lustres pleins des plus cuisants [tourments; Ce peuple résolut de.consulter l’oracle, Qui près de ses confins avait son habitacle, u—Ne savez vous remède à notre mal cruel ?n—Oui, votre ingratitude a courroucé le ciel, n Mais vous pouvez encore apaiser sa colère, nBappelez-vous sur l’airain le règne salutaire, nDe l’aigle généreux qui lit votre bonheur.» La foule ouvre les yeux et connaît son erreur.Bref, en place, publique on dresse la statue.Chacun, reconnaissant, s’anime à cette vue.nil revit ! Tl revit !» clame le peuple en chœur.L’écho portant au loin l’éclat de, la rumeur, Eperviers et vautours comme aussi la Discorde Pensent ressuscité l’ennemi de leur horde.Le déclarent phénix et fuient de.tout côté Laissant la taupe alors pleine d’humilité.Heureux les peuples forts qui savent reconnaître ! Ceux-là méritent seuls d'être leur propre mai- [tre.1— MELI-MELO — 1 -O- L’Avenir du Nord présente ses vœux de bonne année à tous scs fidèles lecteurs, amis connus et inconnus.Le nouveau siècle a été salué dans notre pnys par une salve de 99 coups de canon tirés des hauteurs do la citadelle de Québec.C’est le salut le plus considérable qui ait encore été donné, une salve de 100 coups de canon n’étant autorisée que lors d’une proclamation d’indépendance ou du conronnernent d’un souverain.Le fait que le salut n’a été tiré qu’à Québec s’explique pnree que la cité de Champlain est la plus ancienne du Canada et, après Sainte-Augustine, dans la Floride, la plus ancienne ville de l’Amérique.Les nouvelles du Transvaal sont alarmantes pour les Anglais.On se croirait encore à l’année dernière alors que la guerre était dans sa phase la plus violente.Les audacieux Boers, que les Anglais ont cru un moment avoir écrasés, inondent à l’heure qu’il est la colonie du Cap.Le conseil des ministres s’est réuni à Ottawa mercredi dernier, pour préparer les travaux de la prochaine session.La plupart des chefs de départements ont mis la dernière main à leurs rapports sur les estimés.Avec 1901 I’Avenir du Nord entro dans sa cinquième année.MM.Chauvin et Girouard poursuivis eu disqualification MM.Préfontaine et Etliier, députés dont l’élection est contestée par les conservateurs, ont déposé lundi, au greffe de Sainte-Scholastique, une contre-pétition accompagnée d’un dépôt de mille piastres, par laquelle les députés de Terrebonne et de Deux-Montagnes demandent respectivement la disqualification do MM.Chauvin et Girouard.Sairytc-Arine des Plaines Lu Nord ne peut pas digérer la banqueroute do l’ex-uéputé de Terrebonne ; il expectore ses gaz comme un volcan en ébulitiun.Dans sa mauvaise humeur il ramasse tout ce qu’il trou-vo sous sa main même le fumier dos rues pour le lancer il la face do ceux qu’il appelle les grands coupables dans cette débâcle.Four cette fois encore nous lui pardonnons cet excès mais qu’il n’y revienne pas car nous ne l’excuserons pas toujours ; nous ferons, s’il lo veut, l’histoire de son roi tombé, et ce ne sera pas une réhabilitation de son lègue.Il y a beaucoup a dire.Pour aujourd’hui nous nous bornons à affirmer que l’assermentation des votcurs a été uno affaire réglée dans les loges.La veille de la votation un représentant de Thon.Nantel enfermé dans une chambre de l’iiûtcl de Saints-Anne, réglait la chose ainsi : u Les conservateurs peu nombreux auront toujours le temps de voter.Quant aux autres nous 1rs prendrons tons au serment pour passer le temps.n Deux personnes en dehors de la chambre les ont entendus.Voilà pourquoi le lendemain on demandait à des vieillards de 90 ans s’ils étaient majeurs, faisant ainsi un badinage do la sainteté du serment dont on no doit user que pour des afiaires sérieuses et non pour des intrigues politiques.A.B.Le bilarç du XIXe siècle Une Epoque de transition On commence un peu partout à dresser le bilan du siècle qui s’en va, et nous voyons ainsi défiler, sous la plume des historiens, tous les événements auxquels une grande partie d’entre nous ont quelque peu participé.Les savants aussi énumèrent leurs conquêtes, et la philosophie elle-même procède à l’inventaire de ses champs les plus récemment défrichés.Pour no parler que des dernières découvertes do la science, elles ont été prodigieuses, non seulement par les trouvailles réalisées et dès maintenant vulgarisées, mais aussi par celles qui sont restées en route et dont lo sièclo nouveau seul dira, dans un bref délai peut être, si elles étaient réalisables ou non.Voici, par exemple, le fameux téléphone do 1 poche d’Edison, qui devait laisser loin derrière lui les plus admirables inventions du savant.C’est un appareil placé dans un boîtier do montre et dont l’aiguille est actionnée par uno bobine intérieure : cela, en théorie du moins, car, dans la pratique, l’instrument est loin d’être réalisé.Je ne sache pus qu’il ait été mis dans le commerce.Et c’est bion dommage, car Edison nous avait promis do nous mettre à même, grâce à son téléphone do poche, de communiquer à n’importo quelle distance sans l’intermédiaire d’aucun fil, avec uno p< r-sonne munie d’un appareil identique, à la fois transmetteur et récepteur.C’était la suppression simultanée des postes, des téléphones, des câbles sous-marins, le miracle installé en pleino civilisation, les murs se mettent à avoir des oreilles pour tou* de bon, la voix du monde entier bruissant dans les goussets munis de la bienheureuse boussole, lo verbe planunt triomphalement sur les ruines de toute l’éerivasscrio actuelle.Beaucoup d’excellentes institutions nuruieut malheureusement aussi passé un vilain quart d’heure : la justice notamment, car le téléphone do poche, triomphant des murs les plus épais, aurait instantanément rétabli les communications avec le monde extérieur et les prévenus, fournissant à ces derniers plus d’alibis qu’il n’en faut pour passer à travers les mailles do l’instruction judiciaire la plus serrée.Et les secrets d’Etat ?Grâce à l’invention nouvelle, il est évident que l'espionnage aurait eu raison de toutes les polices, de toutes les disciplines, de toutes les stratégies.11 faut donc, somme toute nous féliciter du retard subi par la grande découverte, retard qui pourrait, bien êtie un éulnc définitif ultri-hué à son côté occultiste.Car l’invention tout entière est basée en principo sur la télépathie., c’est à dire sur l'hypothèse que lu pensée d’un individu appliquée avec insistance à tel ou tel objet peut produire un courant d’une intensité suffisante pour permettre la transmission do cette pensée par sympatliio électriqno.Or, l’occultisme, précisément, n’a pas brillé par ses progrès en ce siècle, en dépit des nombreux phénomènes télépathiques quo scs adeptes prétendent avoir expérimentés, en ces dornières années pour leur propre compte.La transmission do la pensée à distance, le spiritisme, tout co qui touche enfin à l’invisible, au domaine do lame, si l’on veut, tout cela reste terriblement obscur, incertain et conjectural.Les spirites, à la vérité, ont cru un instant pouvoir résoudre le problème sur lequel ont pâli tant do générations .La photographie spirite nous a montré des épreuves d’âme de diverses coub urs, rouges, violettes, jaunes.Mais par quel mystère, ces âmes diversement colorées, réagissaient-elles sur la pclliculo de collodion des plaques au gélatino-bromure ?C’est en qu’on n’a jamais pu expliquer.Cr, les choses qu’on ne peut expliquer demeurent douteuses et innutlienliques.Lo public a rc-gimlié.Tout cela ne vaut pas, certes, les merveilhs réalisées par la synthèse ciiimiquo.Nous avons parlé de ces merveilles, d’après uno récento interview de M.Berthelet.Les idées du chimiste ont conquis lo public avec uno rapidité si extraordinaire nue tout le monde est à peu près résigné, aujourd’hui, au bifteck artificiel.En attendant, dans un domaine très voisin, puisqu’il s’agit toujours des industries de bouche, de braves microbes travaillent fièvreusement à la fabrication du beurre, voire même de la nicotine artificiels.Ix: tabac, qui avait déjà uno regrettable tendance à s'évanouir en fumée, no sera bientôt plus qu’un songe dans la mémoire des liommrs, do mémo que lo beurre naturel coinmcmo d’ores et déjà à no plus être qu’un onctueux souvenir.la nicotine artificielle surtout paraît appelée à un grnud avenir." Le cigare est vieux jeu, me disait l’autre jour un jeune chimiste.Le jour où la nicotine artificielle aura conquis lo commerce, rien n'empêchera l’iiommo do perfectionner la nature et d’effrir êi celte nicotine un véhicule préférable, ou plus commode que lo cigare.» L’imago m’a paru exquise.Jo la rocommando à tous les vrais fumeurs que la mauvaise qualité ou le défaut de plas'iquo du véhicule dont ils se servent habituellement indisposo depuis si longtemps contre la régie et lo gouvernement.Nous voici donc dûment avertis.Du bilan sommaire de cette fin do siècle, il appert que l’époque où nous vivons n’est qu’une époque do transition entre les merveilles actuelles et les prodiges de demain.Lo téléphone de poche et la télépathie combinés supprimeront les distances entre les corps et entre les âmes.L’alimentation chimique détrônera notre vulgaire cuisine.L'homme do demain mangera des têtes de veau en celluloïd et fumera des cigarettes en carton-pâte.Et les esprits arriérés qui s’en vont sans cesso déblatérant contre le progrès en seront réduits à s’expatrier, à coloniser quelque ilo lointaine do la Papouasie où U n’y aura ni téléphones, ni tables tournantes, mais de lamentables prés naturels nourrissant un bétail en chair et en os qu’ils se hâteront de transformer, selon leurs vilaines habitudes, en viande de boucherie.Jules Hoche Les élections municipales L’assemblée de dimanche Dimanche dernier, une grande assemblée des citoyen» contribuables do noire ville n été con-v iquéc dans la salle du marché.Son Honneur le maire Holland et le» conseillers municipaux y ont été spécialement invités.Le maire n’a pas cru bon de s’y rendre non p’uM que MM.les échevin.s Bruno Nanti), E.Gibault, Elie Enflamme.MM.les éclievin» B-langer et Bélislc présents à l’assemblée n’ont pxs dit un seul mot en réponse aux reproches qui leur ont été adressés.Près de 500 personnes étaient réunies dans la sulle et aucun représentant de la faction Xante! n’a osé ouvrir la bouche.Seul, M.Henri Rolland, comme on le verra tout à l’heure, a eu le courage, ce dont nous 1« félicitons, de venir prendre la defense de son père qu'il croyait, à tort, selon nous, insulté et injurié.On choisit d’abord comme président do l’assemblée M.J.D.Pour nul.Puis M.le Dr Henri Prévost, M.Jean Prévost, M.Camille de Martigny, M.le Dr Emmanuel Fournier, M P.F.E.Petit adressèrent ia parole.M.j’échovin Henri Prévost commença par inviter ses collègues présents h prendre la parole et à venir expliquer au peuple leur condui te.Il exprima son regret de ne pas voir M.Bruno Nantel présent à l’assemblée.Il rappela ensuite uux citoyens qu’il était fidèle à la promesse qu’il leur avait faite l’un dernier, de les mettre au courant des questions importantes par des assemblées publiques.n Lors de mon élection, l’un dernier, dit-il, c’est moi qui ai convoqué une grande assemblée, et depuis c’est la troisième foi» quo je vous invite à vous rendre duns cette salle afin de vous bien mettre au courant de vos affaires qu’on a trop longtemps administrées dans l'ombre.n Le Dr Henii Prévost effleure rapidement les principales questions municipales ; il fait voir avec quel sans gène une certaine portion du conseil de ville se rit du peuple, avec quel manque de sagesse M.Bruno Nantel et ceux qui le suivent toujours et quand même ont uug mente notre dette.Ce qui met le comble à tout cela c'est devoir que les mauvais administrateurs, qui nous ont imposé îles dépenses folles et nous écrasent d’impôts, loin de s’anéter dans cette mauvaise voie, continuent d’y donnet tête baissée.C'est ainsi qu’à l’heure qu’il est, M.Bruno Nantel et ses soumis veulent, à tout prix, nous imposer les onéreuses dépenses de deux ponts sans consulter la volonté populaire et à l’encontre de cette volonté qui, sur ce sujet, s’est clairement manifestée plus d’une fois.Il est temps que les citoyens s’élèvent coutre uu tel mépris de leurs droits et de leurs intérêts véritables.Il est même déjà un peu tard car ou a réussi en quélques jours à nous mettre sur les épaules les frais d’un bref d’injonction et d’une expropriation à propos d’un pont, toujours le même, tant de fois condamné par le peuple.Il est donc temps de nous opposer en masse contre cette entreprise dont le coût augmenterait le poids déjà si lourd de nos dettes et de nos dépenses.Eh bien ! une bonne occasion s'ollre à nous : les élections municipales, profitons-en.En la personne de MM.Ferdinand Fiiionct Alexandre Villeneuve vous aurez des conseillers opposés à la politique néfaste et gaspilleuse de ceux qui font fi de votre volonté, vous aurez deux échevins fortement et franchement opposés à la construction de ce pont inachevée entrepris et voulu par M.Bruno Nantel et un petit groupe.Le succès du MM.Ferdinand Filion et Alexandre Villeneuve n'est pas douteux pour moi.Nous aurons donc au conseil, après le 21 janvier, quatre échevin.s favorables à la politique municipale de M.Nantel et quatre échevins opposés à cette politique dont vous connaissez aussi bien que moi les mauvais résultats.Quatre contre quatre, telle sera la situation dans le prochain conseil après le 21 janvier.Le vote du maire sera donc d'une importance majeure, sa voix sera prépondérante, il sera è lui seul tout le conseil dans les votes où il y aura égalité de voix.N’était-il pas raisonnable qu’en face de cette situation un peu extraordinaire nous allions, avant de l’élire par acclamation, demander à M.Rolland avec quel programme il allait se présenter devant le peuple.Fatigués d'être joués, écrasés, mal administrés, pillés comme nous le sommes depuis trop longtemps, voulant profiter des élections municipales pour nous faire représenter au conseil par des hommes franchement opposés aux nouvelles et folles dépenses dont on veut do nouveau nous affliger, constatant que le maire allait être la voix prépondérante dans le prochain conseil, n'était-il pas raisonnable, logique, juste et de notre plus grand intérêt d’aller demander au maire actuel de nous dire dès maintenant quelle sera son attitude sur la question du pont qui est celle surtout sur laquelle se font les élections municipales.M.Rolland n’a pas voulu nous promettre de se rendre au voeu du peuple, ce vœu serait-il exprimé par une req’-ête signée par les quatre cinquièmes des contribuables.Devant cette attitude do M Rolland nous avons décidé de lui faire de l’opposition si toutefois il so présente.Je suis certain que vous approuvez ce que nous avons fait, car c’était notre devoir.M.Rolland est un homme que je respecte et qui a toujours représenté avec honneur notre | ville.Nous étions prêts à travailler à sa réélection si nous avions eu en lui un homme franchement et bravement opposé aux actes révoltants de ces échevins qui, d’après ses propres paroles, nous mènent à la banqueroute.M.Jean Prévost succède uu Dr Henri Prévost.fl parle do l’aqueduc en ferot des ponts.Cet aqueduc qu’on nous impose sans avoir eu la pudeur de nous consulter, nous coûtera $00,000 ; avec les $35,000 dépensées il y a deux ans, cela fait $85,000 ! Et nos taux d’assurances qui devaient baisser sont encore au même point ! Quand, ici même, j’ai soutenu il y a deux ans, que M.-S.O.Laviolette m’avait avoué que pouI' contenter les assurances ça n’était pas un aqueduc de $30,000 qu’il falluit, mais bien uu aqueduc de $70,000, M.Lavio-lette est venu me démentir et a nié ce que j« disais.Eh bien ! combien nous coûto-t il l’aqueduc ?$85,000 ! Qui avait raison 1 N’oublions fias que le temps est arrivé de protester par notre vote unanime contre l’ignoble conduite des échevins qui ont dédaigné notre volonté et commis illégalités sur illégalités, injustices sur injustices.M.Jean Prévost énumère les dépenses que M.Nantel vient de faire faire à la corporation rien qu’uu -sujet de ses ponts.Il démontre ce que coûteront à la ville les services île M.l'avocat J.D.Leduc, de Sainte-Scholastique, à qui M.Nantel a écrit de u marcher vite et eu grand.u Bref d’injonction, expropriation, M.Nantel nous fait payer tout cela pour faire son pont dont la ville ne veut pas.M.Jean Prévost aborde la question de la mairie.(I fait de M.Rolland un éloge bien mérité, mais il regrette d’être obligé de lui faire la lutte, M.Rolland ne voulant fias dans son manifeste comme candidat à la mairie, promettre de suivre le vœu de la grande majorité des contribuables sur cette question des ponts.Il termine en suggérant comme adversaire à M J.1$.Rolland, le Dr Emmanuel Fournier.Cette proposition reçoit les applaudissements do l’assemblée.M.Camille de Mai tigny parle ensuite.Il regrette lui aussi l’absence do M.Bruno Nantel avec qui il aurait voulu discuter la question des fronts.Il conseille ensuite aux contribuables d’élire MM.Feidinand Filion et Alexandie Villeneuve qui se présentent en se disant franchement opposés à la politique municipale de la faction Nantel.Il apostrophe M.l’éclievin Bélislc présent dans rassemblée : 11 Si vous avez agi dans l’intérêt du votre quartier, si vous n’avez pas peur, pourquoi ne vous présentez-vous pas, M.Bélislc 1 Vous devez vous présenter si vous avez fait votre devoir.Faites connue M.Ferdinand Filion et venez rendre compte de votre conduite et recevoir l’approbation de votre quartier si vous croyez avoir été un bon ét-he-vin.Mais non, vous avez peur et vous vous dérobez.Vos quatre amis du conseil ont peur aussi bien que vous et c'est pourquoi ils ne sont pas ici ce soir pour se défendre et s’expli quer." Cette apostrophe fit rougir M.Bélislc jusqu'au bout du nez.Quelques minutes après, il descendait l'escalier de la salle.Quelqu'un le rencontre et lui dit : " Vous en allez vous, M.Bélisle ?“ — " Oui, misère, qu’il fait chaud en haut ! ** Iji chaude parole de M.de Martigny avait eu son effet.M.do Martigny étale sous les yeux des contribuables les dépenses occasionnées par le bref d’injonction et l’expropriation ordonnée par le conseil, sur la proposition de M.Nantel, toujours au sujet do son pont.Il fait voir que M.Nantel, conseiller, se poursuit lui-même comme commissaire d’écoles ! Il fait comprendre que, d’une façon ou de l’autre, les contribuables devront payer, car ce sont eux qui forment la coiporation scolaire et la corporation municipale.Le Dr Emmanuel Fournier adresse aussi la parole.II n’accepte pas encore île se présenter comme candidat à la mairie, mais si toutefois il accepte, il travaillera dans l’intérêt vrai de la ville.M.P.F.E.Petit «lit aussi quelques mots.Comme on le voit, jusqu'à ce moment aucun partisan de la faction Nantel n'osa ouvrir la bouche.JL Henri Rolland, après le discours do M.Petit, entre alors en scène pour défendre son père des reproches que les orateurs précédents lui ont adressés.Jeune, plein de feu, M.Henri Rolland fut violent et commit quelques excès de langage que nous lui pardonnons de bon cœur, sachant combien étaient bonnes ses intentions.11 accusa le Dr Henri Prévost et ses amis d’avoir voulu entraîner son père-, M.le maire Rolland, dans uu guet-apens en l'invitant à une assemblée où les questions municipales devaient être traitées et où l’on parle d’élections municipales.Il prétendit nu’on avait insulté M.Rolland cil lui demandant qucllo serait son attitude sur la question des ponts.Il cita do 1’Avenir du Nord les lignes suivantes : 11 II est regrettable que JL Rolland, qui promet d’être impnitial, n’en donne immédiate ment la preuve en blâmant sans crainte la conduite de M.Bruno Nantel et de sa faction qui veulent imposer à la ville la construction d’un pont." JL Henri Rolland conclut avec emphase que comme preuve d’impartialité, nous demandons à M.Rolland d’être de notre avis, à nous.JL Henri Rolland a mal compris notro article dont le sens est pourtant bien clair.Nous n’exigeons pas et nous n’avons jarnnis exigé de M.le maire Rolland qu’il soit de notre opinion pour mériter le titre d’impartial, mais nous avons dit que le maire Rolland no devait pas hésiter, s’il était réellement impartial, de promettre de se rendre au vœu des quatre cinquièmes des contribuables.Voilà qui est bien différent et M.Henri Rolland doit lo comprendre.L’AVENIR DU NORD, 3 JANVIER 1901 Lr Dr Henri Prévost répondit à M.Henri Rolland qu’il était absurde.de le blâmer, lui et ses ainïs, parce qu’ils avaient parlé des élections municipales.C’était le but de l’assem blée, et d’ailleurs, peut-on parler des affaires municipales sans parler des conseillers qui les administrent et du maire dont l’élection est prochaine.JL Jean l’révost dit ensuite quelques mots.Il fait comprendre à JL Henri Rolland qu’il n’y avait absolument rien d’injurieux pour JL le maire Rolland de voir un groupe de citoyens aller lui demander queho altitude il ulluit prendre sur une question d’intérêt public.Cela se fait tous les jours, et ce n’est que juste et raisonnable qu’avant d’élire un limite, les cou trihuablcs connaissent son programme.Le maire n’est après tout que le mandataire du peuple à la volonté duquel il doit se soumettre.L’assemblée se termina avec cette petito discussion.Tous ceux qui étaient présents dimanche soir, à la salle du marché, savent avec quelle politesse s’est faite la critique des actes des conseillers et du maire.On a été franc, véridique, sévère, tout en restant poli.A part quelques mots malheureux échappés dans le feu des discours d’un côté comme de l’autre, on ne peut trouver aucune injure, aucune insulte à l’adresse de qui que ce soit dans tous les discours qui ont été prononcés.Le c saura apprécier cette louable attitude.Le Franc Questions et reflexions MM.Joseph Labelled Samuel Filion se présentent-ils en opposition à MM.Ferdinand Filion et Alexandre Villeneuve ?Les travaux de raqueduc cri fer ont été acceptés par lo conseil, même avant qu’ils soient terminés.Le principal n’était pus fait : les travaux à ia source et aux chutes Saundcrson étaient à peine commencés, la valve électrique n’était pas encore placée, que déjà notre sage conseil si prudemment conduit par M.Bruno Nantel, l’échevin de tous les progrès, avait accepté ces travaux qui vont nous coûter $40,000 et, ce qui est bien pis, ces conseillers de progrès ont décidé de payer les entreprenéur» avant que l’entreprise ne soit terminée Que c’est beau le progrès ! Quand a-t-on consulté les contribuables sur lu nécessité de construire un nouveau pont dans notre ville ?Quand avons-nous été consulté sur son emplacement ?Quand M.Bruno Nantel et ses amis ont-i Is consulté le peuple au sujet de l’aqueduc de $50,000 iju’ils ont décidé de construire malgré nous ?Que les échevins de progrès nous répondent.N’est-il pas vrai que JL Bruno Nantel a fait payer par la corporation $700 de frais auxquels il avait été condamné personnellement par Son Honneur le juge Taschereau dans l’allaire Moïse Piché ( Que les amis de l’éehevin de progrès nous répondent.La destitution de M.Jos.Savard décidée à lmis clos par JI.Nantel et ses soumis, n’est-elle pas une révoltante injustice qui a bel et bien coûté à la ville $425 ( Répondez, hommes de progrès ’ sique entraînante exécutée avec goût par l’orchestre Rato.Un splendide réveillon fut servi vers les deux heures.A trois heures l’orchestre caden-çait sa dernière valse et à trois heures et demie un train spécial emportait vers Montréal jeunes gens et jeunes filles qui, sans doute, continuèrent de s’amuser sous l’œil vigilant de plusieurs chaperons.— Droits perçus à notre but eau de douane et d’accise durant le mois de décembre 1900 : Accise — - Whisky $1924.94 Tabac étranger 232.40 Cigares 5GD.20 2722.54 Douaxe — 1297.85 Total $4020.39 — L’exposition de volailles qui doit avoir lieu ici du 11 au 15 janvier sera des plus intéressantes.Elle sera ou moins aussi importante que celle de l’an dernier.— Hier soir, aux Soirées de famille du Monument National, à Montréal, Mme d’Assise de Villemure de notre ville, a chanté et a été très applaudie.— Le club du lac des Grandes Baies tiendra une importante assemblée le 11 du courant.Ce club fera sous peu l’acquisition d’une grande étendue de terrain qu’il a l’intention de faire cultiver— JI.Brazeau, ancien gérant de la manufacture Mouette & Yezina, vient d’ouvrir un magasin de meubles, dans le magasin de JI.Bélanger, photographe.On y trouvera en tout temps toutes sortes de meubles vendus 50 % meilleur marché qu’ailleurs.Aussi toutes sorte.» de moulures, ainsi que portes et chassis.M.Brazeau promet la plus entière satisfaction à -ses clients.ON DEJIANDE, à l’hôtel Crevier, coin des rues Sainte-Julio et Saint-Louis, un homme et une femme mariés, mais sans enfants, pour le service de l’hôtel.La femme aura à faire la cuisine et les travaux à l’intérieur de la maison.L’homme aura à s’occuper des cours, etc.Bons salaires.On est prié de s’adresser au plus tôt à M.F.I.Crevier, à Saint Jérôme.— J.K.Pan nt N.P.Saint Jérôme.Argent à prêter à 5 et 0 p.e.Achat, vente et location (le propriétés.JI.Parent repiésente plusieur-eonipagnies d'assurances contre le feu, et assu re à meilleur marché qu’aucun autre agent o Saint Jérôiii".No 2 — AUX VOYAGEURS Qu’ils so gardent bien de se mettre en route sans se munir d’une provision de Baume.Rhu mal.Nouvelles du Sault au Ré collet — Décidément, le comté de Terrebonne est bel et bien devenu libéral et il entend le de meurer.Après Préfontuine.Prévost.Voilà un comté qui comprend ses intérêts et qui vjgue à pleines voiles dans la voie du progrès.Aussi, nous félicitons vivement le comté de Terrebonne d’avoir choisi pour représentant un homme si digne de l’être : M.Jean Prévost.— La veille de Noël, vers dix heures et demie) un incendie s’est déclaré dans un bâtiment qui sort à abriter le bois de chauffage de notre école.Le feu a été signalé par JI.Gustave David qui, aidé de plusieurs autres citoyens, a pu se rendre maître de l’élément destructeur.Les pertes éprouvées sont légères.— Mlle Béatrice Colleret, de Everett, Maso, est en promenade chez JL Gustave David.Gin CROIX D'HONNEUR" Kiderlen POUR LES CONNOISSEURS.En fait de Gins il ne s’est jamais importé au Canada aucune marque qui puisse être comparée au Gin “Croix d'Honncur." Du reste, c’est lo Géniêvre Extra des Connoisseurs Hollandais.Naturellement il coûte plus cher que le gin ordinaire, mais scs qualités lui ont déjà, valu une vente immense dans ce pays.S.B.TOWNSEND &C1E, Agents pour (e Canada, MONTREAL 2e” GRANDE EXPOSITION - DE - «< M.Nantel, toujours pour faire un pont dont la ville ne veut pas, ne vient-il pat-île mettre sur les épaules des contribuables les frais d’un bref d’injonction et d’une expropriation ?m Marche vile et en grand n a-t-il écrit à son avocat, JI.J.I).Leduc.Niez-le donc, messieurs les amis du progrès i (A suivre) No 1 — CHEZ LES ENFANTS Le gorge des enfants est un trésor délicat ; au moindre embarras, donnez-leur du Baumi lUiumnl.Nouvelles de Saint-Jerome — A la messe de'miiiuit du 31 décembre, le chœur de chant à répété la messe do Battman qu’il avait exécuté à Noël.A l’élévation JIJI Arthur Sigouin et Stanislas Lefebvre ont joué un joli duo do violon et de violoncelle.— Dimanche dernier JL Jean Prévost le nouveau député de Terrebonne, avait invité à dîner les membres du comité libéral et quelques autres amis.Plusieurs n’ont pu accepter.Ont fait honneur au dîner JIM.Dr Emmanuel Fournier, Charles Godmer, P.F.E.Petit, Dr Henri Prévost, J.A.Tnéberge, Dr C.D.Longpré, Jos.Boisseau, Emile Plante, Edouard Clark, J.E.Prévost, fils.— Le bal donné chez JI.J.B.Rolland, vendredi dernier, a été superbe.Plus du cent personnes y ont pris part, ce nombre est considérable quand on se rappelle la distance qui sépare Jlontréal de Saint-Jérôme.L’nspcct de la demeure de JI.J.B.Rolland était des plus gais.Les salons éclairés à giorno et égayés de plantes et de Heurs, offraient le coup d'œil le plus gracieux.Jlonsieur, Jladame et Jlesdeinoiselles Rolland reçurent lenrs invités avec uno exquise distinction.Les toilettes et celles qui les portaient étaient pour la plupart remarquablement gracieuses Valseuses et valseurs n’ont cessé de tournoyer presque jusqu’à l’aube, au bon d’une mu- VOLAILLES du fj au |5 japvler Séfe»' '.fiî « - -T-; Mmm mm ïïmm.¦'"«'‘V’IQ à Saint-Jérôme, dans la salle du marché.L’Association des Amateurs et Eleveurs de volailles de Saint-Jérôme promet un grand succès pour l’exposition de cette année.Déjà une foule de concurrents ont fait leur entrée et on compte et l’on compte sur 1000 têtes de volailles à cette exposition.Qu’on se le dise et qu’on vienne en foule.ADMISSION, 70 ors C.D.Longpré, Victor Fortier, Président Secrétaire.Portes ouvertes de 10 heures du matin à 10 heures du soir.L’exposition sera ouverte le dimanche, 13 janvier, après-midi et soir.W pq m m P« < H m H iH 1 L’AVENIR DU NORD 3 JANVIER 1901 Election des Forestier-s Catholiques à Joliette Mercredi soir, 26 décembre 1899, a eu Heu l’assemblée des membres de la Cour Saint-Barthélemy do l’Ordre des Forestiers Catholiques, pour l’élection de ses officiers pour l’année 1901.Sur proposition dc.M.Ido Chartier, secon dé par tous les membres présents, les messieurs suivants ont été réélus : Chapelain, ltévd.P.Beaudry; Chef-Ranger, A lier! Gorvuis ; ViceChef Ranger, J.A Martin ; Set rélaire Archiviste, J.A.Beaudoin ; fcjecré aire-Financier, J.O.Pagé ; Ti'ésnri'-r, Camille B-nvetre ; Médecin, J.J.Sheppard; Syndics, J.A.D Ger-vais, Ulric Kiel.J.T,.Préville; 1er C< nduc-teur, G.Ci .M.Coutu : 2nd Conducteur, Ar mand Lachapelle ; Sentinelles, T.Bion« r.n .Enveloppes, etc., cto.mouton pHii.eies i co.," Ii-J Uut! Noir -1)1*111.Moiit:éfll.PATENTES Marques de Commcrco FETHERSTOXÜAUCII & CIK, Dattsso Canada Lifo.• - .Montreal r>urc.Tiix, Toronto, O’.inwn, Washington.t^V.TîtiüGKMUUE 3El.50.FAR JOUR SAi;S EXTPAS Remïngtgïj TVPEWH1TE FÎS.AubjI mnrliinrs A t'vrlr - cî'orrnolon ü'uulnT innnufactunt./pent?r.rtlfii «Iciimrulêa.___________SPACKMAM & CO.Montrent.Püur Gontracteurs Tuyaux en Grès, Ciment, Briques a Peu.Tour, tes Matériaux pour Constructeurs.Fonderies.etc.Ecrivez pour prix.F.Hyde & Co., RÆontreaL CAS I F Repos à toute heurr 16c.Chambre» ° ùboti marché.l«a pliiBcrniutc Q MAMjLK salle ù tnntip-r «lu Cnnr.du.do STILLWELL 7llRUEŒèAL DEBARRASSEZ VOS LITS DES PUNAISES en employant lo POISON LIQUIDE DE LYONS Une application les détruit sinon vota, rgeut sera remis.350.Kn vente i«artoul ^Z'ZX>Z-Z-Z2-Z-ZZ-Z'Z2ZZ-:-Z-ZZZ-S-æZ-2æ3«Z-iICBSÆ£aKI5«’X4CæK*HXæsaZ«S9«EœMBS2a I X3f G.E».L.O'jVj'S'ppE & «Sic e Semant.En lire le début dans lo No du 2 décembre 1897.Ce journal parait le jeudi de chaque semaine.Les abonnements partent du 1er décembre et du 1er juin.Paris et départements, un an : 18 frs.: six mois : 10 frs.Union postale, un un : 20 1rs.: six mois : 12 frs.S’adresser ù la librairie Ch.Belagrave, lô, rue Soufflot, Paris, France.La Revue Canadienne Paraissant le 1er île chaque mois par livraison du (55 pages.S’occupe d’histoire, de littérature, de philosophie, de beaux-arts, etc.Abonnement : $2.00.S’adresser au bureau de I'Avk-NlH DO Noud, il Saint-Jérôme, P.Q.•: La Qrajid® Revue •> Revue mensuelle, dont chaque numéro contient au moins 24S pages.Me Ferdinand La-bori, avocat à la Cour de Paris, est le direc teur do cette revue composée avec soin pour que tout y intéresse : son programme embrusso tou tes les matières accessibles aux esprits préoccu pés de culture générale.Abonnements : un an six mois thois mois S7.20 S3.S0 $2.00 (1, Rue de Grenelle, Paris, France.) 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Six mois, $3.60 ; Trois mois, $2.00 14 rue Saint-Georges, Paris, (France) ¥ % % * i * * * % iiiuiin-imimtiiuiiinimnirmii tmiinimmrnnimrra wwmwwww x-z-x-ziz-z-x-zxx-z-x-x iumumim luixniuuzuutiuuiixij rnn rutriïituiîi'i ri n 1111 fïï't n nluiri m m .DE.L’Avenir dû Nord Impressions Commerciales de toutes sortes, telles que.Catalogues, Pamphlets, Factums Listes de prix, Cartes d’affaires.Blancs de comptes, Circulaires.Menus, Programmes, Etc.W Nous donnerons une attention spéciale à toutes les commandes, qu’elles nous viennent de grandes institutions financières ou de simples particuliers Imprimerie de revenir du fiord BUREAUX ET ADMINISTRATION : - .Rue Sainte-Julie.Ateliers : RUE SAINTE-JULIE Telephone 35 J.E.PREVOST FILS Propriétaire
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