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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 12 décembre 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1901-12-12, Collections de BAnQ.

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Cinquième Année — No 50.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Jeudi, le 12 Décembre 1901 m s ORGANE LIBERAL ou DISTRICT deTERREBONNE.LE MOT DE CAVE NIH EST DANS LE PEUPLE MIME JtOUiS VEBROHJ PRO^PtRIR l*S FILS BUST t/EURAHT \C>' tï CH&W>ER.Aboppeinepts i Un an.$1.00 Six mois.0.00 Jules-Edouard Prévost fils, Francœur Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Apijopoes ¦ De pouce : Un mois.$1.00 “ Un un.$3.00 L'VBfcLi.L.4 SOMMAIRE Projeta à étudier Des rois-sandwiches Encombrement M.l’abbé Lamarche Méli-Mélo Chronique franco-américaine Chasse aux nouvelles L’art d’être content Nécrologie Narcisse Ménard Nonvelles de Saint-Jérôme “ Sainte-Adèle ' “ Sainte-Lucie “ Saint-Casimir Germaine, feuilleton Francœur Narcisse Meunier Grognard J.L.K.Laflamme Le P’tit Chose Ginevra Edm.About ; Projets à étudier Nous croyons avoir déjà dit un mot au sujet des sociétés coopératives de téléphone à la campagne et dus avantages de ce sys tèine pour les souscripteurs qui sont écorchés par les monopoles.Nous avons cité l’exemple d’un comté des Etats-Unis où l’abonnement revenait à S5 par année, tous frais payés, alors que le monopole Bell exige, suivant les lieux, de 815 à 830.Il n’est guère besoin d'aller loin pour trouver de bons exemples à imiter.Dans notre propre province, dans le comté de Nicolet, entre autres, les habitants ont résolu de fonder une société copérative de téléphone.Us demanderont pour leur société la personnalité civile à la session parlementaire du mois cio février.Mais voici quelque chose de mieux encore.A Neepawa, Manitoba, la municipalité de cette ville possède et opère elle-même non seulement un réseau de téléphone, mais elle a pris entre ses mains l’éclairage à l’électricité des rues et des habitations.L’entreprise a été couronnée .d’un plein succès.Téléphone et éclairage sont fournis pour ce qu’ils coûtent, et au lieu de prélever sur le public les profits empochés par les actionnaires, c’est le public même qui se partage les dividendes sous forme d’une réduction dans le prix des abonnements.Pour en revenir à la municipalité de Neepawa, disons quelle possède 1,400 lampes d’intérieur et 150 lampes dans les rues.Elle a en opération 129 téléphones.Voici son bilan de l'année 1901 : RECETTES Lumières incandescentes Eclairage des rués Téléphones .S4,484.73 1,450 1,870 Total DÉPENSES Bois Huile Salaires Assurance Réparations, etc.Imprévus Intérêt • 87,804.73 81,600 .175.57 2,105.82 300.90 2C9.58 277.59 1,050.80 85,779.36 Excédent en bénéfices, 82,025.37 Si une compagnie par actions avait administré ce service, elle aurait eu les mêmes frais à béboursor, et à trouver en plus un dividende pour les actionnaires ; ce dividende, c’est l’abonné qui lé paie en plus des frais ordinaires d’opération.Là qu’est la différence pour les citoyens d’une municipalité entre avoir à faire avec un monopole et s’éclairer elle-même par l’entremise d’un service municipal.Un service comme celui-là dans nos vil-lagesdu nord, où les chutes d’eau sontsi nombreuses, coûterait encore moins cher qu’à Neepawa, ville bâtie en pleine prairie.A Saint-Jérôme, à Sainte-Agathe et ailleurs, l’article : Bois, 91,600, disparaîtrait de la colonne des déboursés.Les assurances, les salaires seraient en conséquence aussi fort réduits.Malgré cela, à Neepawa l’abonnement au téléphone n’a guère dépassé 814 et celui à la lumière électrique, environ 83.25 par lampe.Dans le nord, ces prix pourraient être réduits de moitié au moins, à cause de l’économie opérée sur les salaires et sur la force motrice que nous offrent nos nombreuses chutes d’eau.Francœur Las rois-sandwic!|es * Dans le dernier numéro de la Vérité, M.Tardivel, après avoir cité de l’Evènement plusieurs .réclames complaisamment faites par des prêtres et des religieux à certains articles de commerce, s’exprime ainsi : Le produit recommandé peut être excellent, nous no disons pas le contraire ; mais la vente de ce produit est une affuire purement commerciale, et il est souverainement désagréable, pour ne rien dire de plus, de voir lé nom de religieuses mêlé à de semblable annonces.N’y a t-il ." ?• I?f '» pas là abus et abus très grave! Nous le croyons.Nous estimons que nos ecclésiastiques et nos communautés religieuses n’ont absolument rien à gagner à se laisser afficher ainsi comme garants de l’excellence d’un tonique quelconque.Que dira donc la Vérité du placard suivant, trouvé dans le journal le plus orthodoxe de Montréal ?Distinction sans precedent POUR LE PIANO XX Le télégramme suivant a été envoyé, jeudi, par MM.XX «fc Cie, de Baltimore et New-York, fabricants de pianos : " Nous avons appris de Rome, par l’entremise du cardinal Moceni, préfet des palais apostoliques, que notre maison avait été nommée fournisseurs de Sa Sainteté Léon XIII et du Vatican.C’est la première fois qu’une telle nomination est faite.— XX ifc Cie.Un représentant du Journal s’est ren lu chez MM.XX & Cie, et a obtenu les renseigne ments suivants : — Sous quelle forme cette nomination estelle venue 1 — Directement du Vatican sous forme de brevet ou document officiel, forme scellée et validée.— Est-ce qu’aucun piano n’a jamais été choisi avant par aucun pape, comme devant être fourni au Vatican ?— Jamais dans l’histoire de l’église catholique.Ce fait est unique, et en conséquence, c’est avec un orgueil bien pardonnable que notre maison se réjouit de ce tribut à l’excellence artistique du piano XX, — Cette qualité de fournisseur comporte-t-elle quelques privilèges spéciaux ?—- Oui, cela nous donne droit de nous servir du sceau officiel et des armes du Pape.MM.XX «fc Cie ont été féiicités de cette merveilleuse distinction accordée au grand piano XX, vu que Sa Sainteté est reconnu comme un des plus grands amis des beaux arts et lie la musique qu’il y ait dans le monde.Et puisque nous en sommes à ce chapitre, pourquoi ne pas mentionner aussi tous ces boutiquiers anglais, tant à Québec qu’à Montréal et à Toronto, qui, depuis jle passage du nouveau prince do Galles au Canada, enveloppent leurs fourrures, leurs chaussettes, leurs vins et leurs eaux gazeuses de diplômes au seing royal, comme si la royale visite avait eu pour but de stimuler les petites affaires des anglo-saxons.On parle du manque de dignité des hommes l’Etat américains.Evidemment, on ne les connaît pas.MM.Cleveland et McKinley, pour ne parler que des deux prédéceesseurs immédiats de M.Roosevelt, n’ont jamais consenti à prêter l’éclat de leur nom à aucune entreprise privée ; le premier refusa même un superbe hôtel que lui offrait certain architecte en quête de publicité.Dans notre monarchique et théocratique pays, les " guides naturels de la nation," comme on aime à les appeler, ne dédaignent pas de se faire hommes-sandwiches, quand cela les paie.Ce qui ne les empêche pas de garder dans les statuts le crime de lèse-majesté, parce que le respect du pouvoir établi est à la base de notre système.Narcisse Meunier Encombrement U est vraiment curieux de constater le nombre toujours croissant de ceux qui s’intéressent au bien do la gent professionnelle.Tous ergotent et discutaillent sur l’encombrement des professions libérales.Us prennent un malin plaisir, une joie de dilettante à constater le fait sans piesquc se demander quelle en est la cause.Quelques-uns essaient de la découvrir, mais le préjudice les aveugle : ils se mettent des écailles devant les yeux et s’étonnent de ne pas voir.Sans jamais se lasser, ils vous serinent dans les oreilles qu’il y a trop d’avocats, mais, par un hasatcl inouï, ils ne se sont jamais doutés qu’il y ait eu trop de cours classiques.Et cependant, pour ceux qui pensent, comme pour-ceux qui no pensent pas, il est évident que ce dernier fait est la cause directe et immédiate du premier.N’allez pas prendre la mouche et m’accuser de jouer au frondeur.Loin do moi la pensée (le vouloir bouleverser de fond en comble, un ordre de choses établies.L'instruction classique, en soi, est bonne comme une autre forme d’instruction peut aussi bien l’être.Tout en affirmant ceci, je soutiens qu’elle ne doit pas être la forme applicable à lu majorité.Non que je veuille l’exclure du populo et lui réserver une place aristocratique : je ne sache pas, quoiqu’on en puisse penser en certains milieux, que le classique confère des titres de noblesse.Mais c’est une instruction spéciale, une forme spécifique, qui ne répond pas au besoin de la société.Souvent elle accomplit très bien le but pour lequel elle a été créée, et a’ors nous en voyons les bons résultats; Plus souvent, hélas, elle renvoie à la société des jeunes gens qui sont tout dépaysés dans un monde qui leur est inconnu.On les avait préparés pour un but détermine ; ils manquent ce but et las voilà à la dérive.Ou bien, ne voyant d’autre issue, ils s’obstinent à entrer dans une profession où leurs talents ne les appellent pas, et viennent de la sorte s’inscrire comme tant d’autres sur le martyrologe das médiocrités.Le proverbe ast' bien vrai qui dit : ii Où la chèvre est attachée, il faut qu'elle brouté." A'la fin de son cours d'études, le jeune homme devrait êtro mi pleine liberté do pouvoir choisir ce qui lui convient le mieux, et il ne sera en cette position que s’il a eu une instruction libérale et pratique.L’enseignement secondaire moderne, ou de tout autre appellation, devrait êtro la plus ré pnndue dans notre province.Elle devrait prévaloir sur le classique, non pour cause d’une supériorité quelconque, mais à raison de sa plus grande utilité.Le système des high schools anglais et américains, ainsi quo do quelques autres institutions dans ce pays devrait être adopté plus largement parmi nous.Malheureusement, nous n’en sommes qu’à l'enseignement primaire et nous sommes menacés d’y demeurer encore longtemps.On me dira peut-être que le classique îl’est pus si exclusif que je veux bien le croire ; qu’il prépare au commerce et aux sciences.Sans entrer à fond dans le mérite de la question, permettez moi de vous signaler un fait patent.L'université McGill a plus de cinq cents élèves qui étudient les sciences, se piéparant au génie civil et autres professions scientifiques La Polytechnique n’a qu’une poignée d’étudiants ; toute proportion gardée, avec l’université anglaise, elle n’en a qu’un nombre infime.La raison première de cette différence anormale est évidente D’une part on prépare le jeune homme presque exclusivement aux professions libérales ; d’autre part on lui laisse une pleine liberté d’option pour toutes les carrières de la vie.Encore hier le conseil protestant de l’instruction publique, avec le se cours du gouvernement, acquérait pour chacune de ses institutions les instruments nécessaires pour les opérations et démonstration scientifiques.Ne me dites pas que le caractère des deux nationalités les porte vers des buts diffe rents.La Palice vous dirait que le meilleur moyen d’encombrer une profession c’est d’y préparer.Alors, qu’y a-t-il à faire ?J’avoue qu’il est plus facile de constater le mal que de trouver le remède.Si quelque séminaire ou collège classique modifiait son programme dans le sens indiqué, tout irait bien.Mais voilà, il ne le ferait pas, et pour cause.Outre que leur but est surtout de préparer au sacerdoce, on leur a accordé plusieurs privilèges, entre autres celui du baccalauréat qui ouvre la porte aux professions libérales.Si celles-ci, en voulant se protéger davantage, fermaient cette porte et ne l’ouvraient que sur un examen à leur choix, nous y verrions un autre remède.C’est précisément ce que le conseil du Barreau à adopté.Le bachelier, comme le dernier des mortels devra subir cet examen II est à présumer que ce bill sera fortement opposé à la législature.lie bacchot, le solennel et antique bacchot ne se laissera pas dépouiller de la sorte D’un grand air irrité il proclamera sa supériorité absolue, comme il le fait en tant d’autres occasions.Il nous dira que loin, de fermer la porte aux professions, cet examen, étant tout à fait facile — le bacchot n’est pas présomptueux ! — sera la cause d’un plus grand encombrement.Mais si l’on prouve qu’il sera tout aussi important quiqu’il ne soit pas dans le même genre, tout sera bien.Le barreau pourra constituer son examen de toile sorte ou transformer ipso facto le programme d’études dans plusieurs institutions.Et là est le hic.Là est la véritable objection et là aussi le véritable remède D’ailleurs, j’ai bonne espérance que le bill passera.Il n’y a pas que ma très haute personnalité qui approuve une telle mesure : les hommes éminents le favorisent.Même j’ai ouï dire de source autorisée, que le juge en chef de la cour d’appel lui donne toute son approbation.Quant à moi, je sais bien ce que je ferais si j’étais député.Mais, au fait, peut être le suis-je.Peut-êtro suis je un de ces vieux progressistes qui ne reculent pas, ou un de ces jeunes députés qui n’arrêtent jamais.Dans le premier cas rappelez-vous avecJoubert que ii la vieillesse apporte avec soi sa lampe, n et dans le second que n les jeunes gens savent tout.ti Grognard." rtt'Tlint.,ifnTmi‘rt:mr!flT«,«TmriFilfrt-mrriTrnrtVntvmT'tttr‘/mmi iTitTflTlnw l-o MELI-MELO — L’innaugyiration de la maison d’école de la Ferine Neuve aura lui le 18 décembre courant.Le comité des journalistes a désigné pour le représenter officiellement à cette fête notre confrère, M.P.A.Côté, secrétaire de la redaction de la Presse.Il est plus que probable que l’hon.M.Rolland, M.C.'B.Major, M.P.P, M.Girard, M.P.P., M.Cherricr, M.P.P., et autres assisteront à cette cérémonie d’inauguration.On sait que cette école de la Ferme-Neuve a été fondée à l’aide de souscriptions publiques recueillies par les journalistes.M.G.A.Nantel qui fait la guerre à l’impérialisme, demande, cependant, qu’on laisse ouverte la porte la plus dangereuse par où cette maladie constitutionnelle cherche à rentrer chez nous : notre participation aux guerres de l’Empire.“ Nous ne sommes pas, dit-il, de ceux “ qui soutiennent que le Canada, restant “ colonie, ne doit en aucun cas participer “ aux guerres de l’Empire, même en de-“ hors des intérêts directs du Canada.“ Nous lier à une telle politique serait “ nous enchaîner les pieds et les poings, “ en face de toute éventualité future.Il “ vaudrait tout aussi bien, sur un point “ quelconque de notre politique, décréter “ que notre Parlement n’aura pas le droit " de discuter et d’agir à sa guise.” M.Nantel parle ainsi, au moment où nous avons à déplorer la triste situation qu’a créée une trop grande latitude d’interprétation et d’action laissée au gouvernement par notre constitution.Sur ce point important de notre participation aux guerres comme aux dépenses écrasantes de l’Angleterre, que nous considérons comme le seuil du plus dangereux impérialisme, nous devrions avoir une doctrine imperturbable ù l’instar de la doctrine Monroe do nos frères des Etats-Unis: et plus même, nous devrions avoir une clause franche et claire dans notre constitution comme en décrétèrent sur des points analogues les citoyens de la Nouvelle-Angleterre bien avant 1775.Il est pour le moins étrange d’entendre M.Nantel, anti-impérialiste, se faire l’avocat d’une politique de u souplesse et d’élasticité n sur la question qui nous occupe, alors que nous sommes les victimes d’une telle politique depuis quelques années.Ce que, d’ailleurs, il a déploré en termes non équivoques.Nous offrons nos condoléances à M.Louis Fréchette qui vient de perdre son seul fils, âge de 24 ans.Clichés nouveaux.M.J.D.Chartrand, qui écrit les notes du jour dans la Patrie, vise surtout à ne pas servir à ses lecteurs des “ clichés lé-“ gendaires qu'alimentent tous les poussifs “ de la plume du livre ou du journal.” M.J.-D.C.force tout de même son talent.Ainsi samedi il nous affirme que le militarisme est une, Binon la plus grande, des causes de la prospérité physique, morale et pécuniaire des pay's de l’Europe ! i î “ La guerre, dit-il, est d’essence divine.” Oh, là là ! “ Les armées européennes con-“ tribuent à répandre Y instruction, Véner-'• gie, la vigueur dans le peuple.” Nous croy'ions que toutes ces bonnes qualités pouvaient être acquises par une nation autrement qu’en immobilisant dos milliers de citoy'ens dans des casernes.Nous croy'ions que priver l’industrie, l’agriculture d un pay's du précieux travail do ces milliers de jeunes gens atrophies par cette engrenage militaire où, quoiqu’en dise M.J.D.C., on apprend bien autre chose que la vertu et la bravoure, nous croyions, que c’était là une des plus pénibles obligations imposées par les circonstances actuelles aux vieilles nations de l’Europe.- M.J.D.C.continue la série do ses nouveaux clichés, en affirmant sérieusement “ qu’au point de vue pécuniaire, les armées “ loin d’épuiser les peuples, les aident.” Les vieux clichés, eux, nous apprennent que la somme totale dépensée par les puissances européennes pour l’entretien de leurs armées en temps de paix, s’élève à SI,342,330,702 par année.La France seule dépense 8190,000,000.Les nouveaux clichés de M.J.D.C.ne réussiront pas à détruire en nous la conviction que cette dépense efiray'nnte, due au militarisme, est pour quelque chose dans les difieits annuels de 825,000 et plus qui désolent les budgets de la France.Et il en est ainsi'de tous les autres pay's de l’Europe.C’est- ce lourd boulet que nous ne voulons pas laisser attacher au pied léger de notre jeune nation canadienne.Lorsque les évènements voudront que nous nous imposions d’aussi pesants sacrifices pour la défense de notre patrie, nous serons au nombre de tous les vrais patriotes, qui ne comptent pas lorsqu’il s’agit de remplir un devoir; mais nous nous refusons à laisser l’Impérialisme venir alourdir notre marche en nous imposant le militarisme au profit d’une nation européenne.Que ce soit là un cliché vieux ou neuf, M.J.D.Chartrand peut être certain que c’est l’opinion de tous les Canadiens-français ou anglais exempts de fanatisme.Chronique Franco-Américaine Nos félicitations au Canadien-Français de Saint-Jean pour la bonne idée qu’il a eue d’organiser un concours littéraire au bénéfice des enfants fréquentant les écoles de sa région.Celui qui arrivera le premier dans le concours recevra 840 ; le deuxième S25.MM.P.Deniers et P.Roy, députés du comté ont souscrit chacun 825 pour ce concours littéraire.Nos lecteurs nous sauront gré des efforts que nous faisons pour donner à I'Avenir DU Nord un intérêt constant et varié.Dans la personne de notre nouveau collaborateur, M.L.J.K.Lnllaminc, nos lecteurs ont un écrivain distingué et renseigné qui leur donne (la note juste des évènements franco-américains.Nous ne pouvons nous désintéresser de ces deux millions do Canndiens-franç.iis qui font réellement honneur à notre race dans la République Américaine et leur histoire passée et contemporaine ne doit pas être ignorée de nous.M.J.L.K.Laflaminc, qui est rédacteur en chef de la Tribune de Woonsocket, est un des hommes les plus autorisés pour nous l’apprendre.(Pour 1’Avenir du Nord) Les Canadiens des Etats-Unis sont insensi blcmcnt amenés à discuter leur situation religieuse.Et la cause de tout cela : le congrès de Springfield.Oui, le congrès de Springfield, dont on a dit tant do bien, trop de bien au dire des uns, et un peu do mal, trop) de mal au diro de tous.Pourtant il faudrait avoir l’étonnement par trop facile pour êtro surpris de ce qui nrrrive.Il eut été vraiment pénible que huit cents franco-américains, représentant plus do quatre cents sociétés nationales, sc fussent assemblés afin de discuter leurs intérêts, sans qu’une semblable réunion no créât la moindre sensation.De fait on s’en occupe, et on s’en occupe beaucoup dans les hautes sphère.) ecclésiastiques où la question -liqucs franco-américains par le Visitor, un journal catholique publié sous la haute inspiration de Mgr Horkins, de Providence.On y prêche tout simplement l’assimilation en invoquant l’opinion d’un certain groupe des nôtres.Il est bien admis que cette opinion existe à peine et qu’elle a été tout au plus manifestée (et pourquoi?) par un seul do nos journaux américains.Mais enfin on s’en sert et c’est là ce «qui constitue le côté d«:piorable do toute l'affaire.Voici plutôt co «que disait lo Visitor : " Nous avons reçu de Rome la nouvelle que le mémoire préparé par le congrès tenu, il n’y a pas longtemps, par les catholiques franco-américains à Springfield, a été présenté au Saint-Père qui, apparemment, " réserve sa décision sur le sujet." Le Visitor est tout de sympathie pour les aspirations légitimes des exilés qui ont préparé pour lo Saint-Siège cet (-Xposé «le leurs besoins religieux : mais il regrette avec plusieurs do ses coreligionnaires tranco-nméricains dnns toute la Nouvelle-Angleterre et les Etats du centre, que ’es nuteurs du Mémoire aient frnj>pé une note aussi agressivement nationale en proférant leurs plaintes.Nous avons soutenu à mainte reprise dans ces colonnes et nous soutiendrons la même chose aussi souvent «qu’il sera nécessaire, quo " l’esprit national est le jilus grand obstacle à la diffusion du vrai catholicisme que l’Eglise ait jamais rencontré dans sa longue histoire." Insister, comme certains délégués à Springfield l’ont fait, que la conservation do l’orthodoxie parmi notre population canadienne d’immigrés no peut être accomplie qu’un perpétuant sa propre langue et scs coutumes purement loca les dans ln religion ou la société, c’cst comprendre «l'une façon étroite, intolérante, — jo dirai même ignorante,— le caractèro de notre foi.Le Saint-Père, dit-on, se propose de remettre la question aux mains d’un atnlinal français, mais on dit aussi qu’il n’a nullement l’intention do tolérer une recrudescence du " Cahenslyis-mo » présenté sous un nouvel aspect.I» véritable remède pour les griefs do Springfield so-ra trouvé si l’on accepte toutes les coutumes américaines raisonnables et si l’on se soumet avec un esprit parfaitement loyal et catholiquo à la hiérarchie que Dieu a choisie pour gouvqr-ner son Eglise dans un pays libre.Etablir àet différents, créer des divisions, cela peut paraître quasi-patriotique, mais ce n’est pas chré M.l’abbé A.R.LAMARCHE nouveau curé de St-Jérôme M.l’abbé Lamarche, qui succiQlo à M.l’abbé Lnfortuno comme curé de Saint-Jérôme, est né à Saint-Koch «le l’Aehigiiii, le 23 février 1803.Il n été ordonné prêtre lo 1,S décembre 1880.11 était curé «le Saint-André «l’Argenteuil depuis 1899.tien et la foi dans sa marche n’y trouvera rien do bon.Si l’on pouvait enseigner à l’immigrant à accorder à l'authenticité do notre Catholicism» la moitié «le la confianco «qu’il accorde à l’authenticité de nos dollms, on qinrlerait bien peu de droits ou d’incapacités.¦¦ Cet article «lu Visitor, bien qu'apqirouviS en haut lieu, se passe «le commentaires.Pour nos comqiatriotes «lu Canada, qui savent co «que nous voulons, nous, l«>s Canadiens des Etats-Unis, il e.\q>ose dans uno vive lumière l'attitude «que nous combattons, «que les autres ont combattue depuis trente et «quarante ans et qui est celle de tous les assimilateurs.Et en face d'nn paroil état «!«¦ choses, avons-nous tort de prêcher l’union ?lui Visitor lui même nous y engage en citant l’opinion des nôtres à l’encontre de nos demandes, «'t «quand il combat " l’es-q>rit national " chez nous, il combat une clioso que les siens mettent en prathque en toutes circonstances dans la " ' , partout.Us sont les agresseurs et nous conjurent de mettre 1ms les armes.Qu'ils cessent «l’abord les hostilités en reconnaissant le bien fondé do notro cause.Nous n’avons pns décluré la gucrie, nous la subissons.Que les assimilateurs croient do bonne politique leur tentative do nous saxoni-ser, c’est fort probable.Mais c’est uno révolution «huis les coutumes do l’Eglise qu’ils veulent accomplir et c'est en vain «qu’ils chercheront à lénnturer les enseignements de l’histoire pour appuyer uno thèse «qui chancelle et npqiuyer une doctrine qui n’est qms autre qu’une innovation mal déguisée.Comme nous disions récemment dans la Tribune «In Woonsocket, si l’Eglise a qui ko répan-ro comme elle l'a fait, grâce a Dieu, dans tout l’univers, c’est surtout qiarco que, toute do charité et d’amour, elle n’a quis cherché à détruite dans le cicur des hommes lo seul sentiment digne do marcher de pair avec le sentiment religieux : la fierté nationale ; c’est parce qu’elle a envoyé aux peuples des npôttes et non des con-quéranls ; c’est parce qu’elle leur a envoyé des frères qmrlant leur langue et comprenant leur âme afin de leur faim apprécier davantage la sublime beauté du culte qui agenouille l’humanité au pied «le la croix et fait encore desccn-sur les autels élevés sous tous les doux, vénères dans toutes les langues, lo Dieu dus bons, des forts et des qiucinques.C’est là que repose toute la question.Et les lecteurs de I’Avenir du Nord sont sans douto les premiers à nous approuver.An Cnnada, la pérhxle des luttes pour la race est quelque peu passée.Cependant le souvenir en est resté vivace et prouve encore do nos jours combien l’idée dont il a la garde est toujours profondément gravée dans los cœurs canadiens-français.Aux Etats-Unis, c’est pour «les privilèges de race quo nous combattons et, malheureusement, c’est au seuil do nos églises que la lutte so fait.En dernier ressort, nous allons nous adresser à Rome, foyer do la sublime fnmillo catholiquo ; à Rome, foyer do l'éternelle justice où lo monde va chercher la lumière et d’où nous attendons, nous aussi le suprême redressement des griefs nccumulés par bientôt un demi-siècle do souffrances.Et quand nous agissons «le la sorte qui donc no nous approuve pns ?J.L.K.Laflamme.Woonsocket (R.1.), 8 décembre 1901.Chasse aux nouvelles Un capitaine Fracasse.Nul n’est plus modeste quo co colonel Sam Hughes qui a occupé les journaux de Toronto, la semaine dernière, à propos d’une lettre que co bravo militu're leur écrit : " Il y n que.ques semaines, écrit le colonel, suivant les suggestions de plusieurs officiers do haut rang qui me disaient que dans l’intérêt do l'Empire, j’aurais dû retourner en Afrique-Sud pour nider nu rétablissement de ln paix, j’ai écrit une lettre privée au Dr Borden (lo ministre do la milice) lui disnnt que si un contingent do 1500 cavaliers ou plus était appelé en Afrique, je serais prêt à en accepter lo commandement, pourvu que je sois absolument indépendant et que je n’aie à obéir qu’aux ordres de lord Kitchener ou du général Henry H.Settle.» Je serais alors capable de garantir le succès.En trois mois, jo me fais fort d’enfermer tous les Boers dans mes filets.» En vérité, le vaillant militaire n’a {>as trop mauvaise opinion de lui-même.Co que n’ont pu réussir ni Buller, ni Roberts ni Kitchener avec 250,000 soldats depuis vingt-six mois que dure la guerre, le colonel Sam Hughes s’engage a le faire en trois mois et avec 1500 soldats.Mais à uno nouvelle condition — et ici, lo fondre do guerre fait un joli petit compliment aux 7446 L’AVENIR DU NORD, 12 DECEMBRE 1901 ^néraujc qui donnent 1» chasso à Bewpt* a ' haètaux antres chefB Boera—c'ést que, .dit-i.% ' « je ne voudrai» pas quo inns efforts v soient paralysés par les tâtonnements des i:ica-pables." ¦ Si lo War Office «’accepte pas immediate- nient les offres du colonel Sam Hughes, il perd 'certainement une excellente occasion de mettre '« fin .V une guorre cruelle que déplore lu monde entier.Mais comme tout indique quo la Grnn do-Bretagne a plu» confiance dans scs officiers que dans ceux de ses colonies, le colonel Sam Hughes, grand stratégist-o en paroles, n’aura point la chanco de jouer au Napoléon 1er dans l'Afrique du Sud.Carrie Nat ion en France.Les déboires que la fameuse Carrie Nution a essuyés, aux Etats-Unis, dans sa guerre ooutre les buvettes, lui ont fait tourner les yeux vers une terre plus hospitalière, et c’est sur la France qn’elle a jeté sou dévolu.Aune des dernières réunions de la Liguo nationale antialcoolique, le président a lu une lettre de Mme Carrie Nation, par laquelle l’apôtre do la tempéranco offre de se trxnspor ter en France et d’entreprendre une croisade contre les cafés et la vente des spiritueux et du tabac.La lecturo do crtte lettre a été accueillie par un éclat de rire général.Lo président a informé les membres de la Ligue qu’il répondrait à Mme Nation pour la remercier de ses offres qu’il croyait toutefois devoir décliner, doutant que Ses méthodes pussent obtenir le moindre succès en France.Habitué à voir défiler dans les rues de la capitale les célébrités de toutes sortes de l’univers entier, le Parisien regrettera de ne pouvoir faire la connaissance de la démolisseuse de buvettes.Un pays altéré.La Belgique possède actuellement, paraît il, 175,000 cabarets et débits de boissons alcooliques, 2,900 brasseries et 229 distilleries.On y compte un cabaret par 36 habitants.Bruxelles possède à lui seul 4,281 cafés, cabarets et estaminets.Le peuple belge a dépensé, pnndunt les 20 dernières années (1870-1890) $500,000,0(10 en genièvre.Cette somme représente tous les crédits consacrés depuis 1830 par l’Etat aux ser vices spéciaux : chemins do fer, télégraphes, etc.Eh ! mais voilà uno contrée prête à souhait pour a l’apostolat " de la belliqueuse Carrie Nation.La lune cst-clle habitable 1 H y a uno foule de gens qui s’intéressent à la question de lu " lune habitable." Est-ce parce que le problème do la navigation aérienne est sur le point d’être résolu ?Et la terre, telle quo l’ont faito ses habitants paraît-elle une planète à quitter 1 Les observations spectroscopiques fuites au Caire (Egypte) lors de l'éclipse du 11 novem bre dernier, n’ont pas permis do constater lu présence de raies spéciales accusant l'existence d'une atmosphère lunaire.Le savants en con cluent — et, astronomiquement, cette constatation est d'une importance capitale — que la lune n’est pas entourée d’une couche d'uir respirable.Est-ce à dire qu’elle n’est pas habitée 1 Elle ne pourrait l’être, en tout cas, que par des êtres doués d’un organisme tout différent du nôtre.L’étemel Priidhommc - '^M.Prudhomme montrant des tortues à son fils : .— Vois, mon enfant, comme parfois la natu ro ;.se complaît à distribuer inégalement ses (ïons.Voici, par exemple, la tortuo qui possè de en elle-même la matière dont- on fait les meilleurs peignes et qui pourtant no saurait s’en servir puisqu’elle n’a pas un seul cheveu., Le Rév.Tréfilé Ouimet, de Chicngo, n’aurait -certes pas mieux dit, ni plus profondément pensé.Lk P’tit Ciiosk soient réussis et surtout que les pantoufles ne soient {«ns égarées par le zèle do la nouvelle servante.Quo d’intérieurs ruinés seraient encore in tacts si l'on n’avait pas demandé à la vio plus de joies qu’elle no donne et surtout si i’on avait ménagé la part qu’un possédait.Et vous, solitaire-), à qui Dieu a donné une rude croix, l’isofeim nt, soyez contents nussi.Vous êtes les plus heureux.Aucune cbslne délestée ne vous lie et vous pouvez faire le bien sons tant de formes.Le benheur c’est de s‘ou-bliei pour les autres, c’est d’aimer son petit sillon, même quand il n’est nJ largo ni profond, c’est d’accepter le sort que nous fait la Provi derive, non seulement d’un co ur fort mais joyeux.Que de malheurs, de révolutions s’effaceraient de la terro ri, un de ces jours, il y germait la fleur modeste du contentement ! G IXBVRA.SOYEZ GON VAINCU QUE LE S1IIÜP DU Dr FRED.J.DEMERS VU U K LES ENFANTS est le meilleur pour le sommeil, la dentition, et contre les coliques et la diarrhée.NECROLOGIE C'est avec regret que nous annonçons la mort d’un vieux jérômion, M.Louis Brièro.Avec lui disparaît un üoh pionniers de notre ville.Né à Saint-Jérôme, il a assisté au développement de notre région et a secondé généreusement les efforts du curé Labellc pour aider au progrès de notre ville et du nord.Toute sa vie M.Brièro a travaillé nrdûment.Malgré son âge avancé et sa santé délabrée, il a visité, nu mois de juin dernier, scs propriétés de Iav Lièvre, et il a rempli consciencieusement ses devoirs d’éehcvin.Il a occupé ce dernier poste de confiance durant do longues années.M.Brièro était figé do 74 ans.Depuis plusieurs années, il souffrait d’une très mauvaise santé, mais il n’a é*â qu’un mois complètement arrêté.Il laisse après lui Mme Brièro et plusieurs enfants: trois garçons, AIM.Louis ot Joseph, do notre ville, Delphi», de la Lièvre ; quatro filloH, Elinire, Aime Hubert Descham hault, do Saint-AndréAvclin ; Fhilomène, Aime Vve Brooks, do notre ville ; Marie-Louise, Aline David La be Ile, de la Lièvre, et Lysa, AImo Jos Giroux, do Montréal.Nous offrons nos condoléances à la famille du regretté défunt.Les funérailles do AL Brièro auront lieu samedi, à 8.30 heures.et, do son doigt puissant, planter des clochers à droite et à gauche, dans la forêt vierge.Or dans une do cos longues courses, Aîénard trouvait le cuié entêté plus que jamais à la dis traction.H ne répondait que par des oui, des non, des hein ! des oui dà ! «ans a-propos aux facéties du jovial canotier.Tout à-coup celui-ci se ravise : Alonsieur le curé, fit-il, il y en a qui prctendentjque vous êtes fort à liras.Je ne pense pas ça, moi.Vous avez trop do ven tre à porter pour faire un bon homme.Alot ! — D’ailleurs, continua Ménard, on dit que le bien mal acquis ne profite jamais, et à mari ger la dîme des pauvret: gens on ne doit pas prendre des forces !.et le voilà parti de rire : oh ! oh ! Cette fois le curé revint au canot.« Toi dit-il en accentuant énergiquement, mon Mi-nard, je te Jerai boire de l'eau du lac.h Puis souriant, il alluma sa pipe.Aîénard fit le taut, il savait le curé homme de parole et ne comprenait pas l’imprudence qu’il venait de faite en relevant son défi.De bonne heure, dans l’après-midi, on atteignit la décharge du lac.Les autres canots de l'expédition arrivèrent.La tonte fut dressée et tout le monde se dégourdit de son mieux.Pour le curé il était er.gout de truites.Il en prit une couple de douzaines de Indies rouges, puis regagna la tente, après avoir soigneusement observé l'inclination du rivage.A peine avait-il fait quelques pus qu’il croi-a Aîénard, en quête de fagots.11 se jette aussitôt dessus en criant C’est le temps, mon Ménard 1 nCe-lui-ci partout d’un gros éclat do rire “plein de provocation, se garantit du premier assaut-, puis enserra dans ses longs bras son udversai re qui l’étreignait.Plusieurs fois l’on vit ces deux énormes niasses d'hommes s’élever tour à tour dans l’espace et faire trembler le sol à leur retour en équilibre.Enfin le ciné mena gea si bien un croc en jambe que Aîénard roula u terre avec lui et que ce dernier continua de l’ontruiner, en roulant jusqu’à l'eau où il parvint à lui plonger trois fois la tête.Ménard se releva satisfait : 11 avait bu de l’eau du lac.Comme par enchantement Berthier, 3 novembre 1899.AImo A.-E.Jonciix; de Berthier en bas, vient do sortir de l’hôpital do l’Hôtel-Dieu où ollo était retenue depuis deux mois par uno mnlndio grave.Elle attribue sa guérison nu Vin des Carmes, qui lui a rendu l’appétit et les forças comme par enchantement.Elle est maintenant très bien et j’autoriso las propriétaires du Vin des Carmes à so servir nie mon nom.Capt.A.-E.Jouais.Narcisse IV|énard Arrêtez la toux et chassez le rhume Les Laxnlivc-Bromo-Quinine Tablets guérissent un rliuniè en un seul jour.l’as de guérison, pas de payment.Prix, 'ib cts.Ü L’art d’être content A l’exemple d’un sage, diparu do la scène du monde, qui écrivait au début do l’année dans 1’Avenir du Nord, je voudrais signaler à ses aimables lecteurs un art, science oubliée que personne ne pratique aujourd’hui.Tout lu monde so plaint : les riches, les pauvres, les jeûnas, les vieux, ltvj amoureux, les gens mariés et les célibataires Si nous cherchions à étudier, non le côté sombre des choses mais leurs avantages, comme la vio nous parai trait belle à travers cette lanterne mugique aux couleurs consolantes I, Je ne prends pas les riches en pitié.Si la satiété les empêche do jouir, tant pis pour eux.Mais les pauvres ont toute nia sympathie de femme et de chrétienne.Pourtant leur état si pénible a ses compensations.C’est dans la classe nécessiteuse qu’on trouve la vraie fraternité, le plus pur désintéressement ; arrive-t-il pp-malheur î les parents, les voisins accourent ; l’un rômprovise garde-malade, un autre prend soûl des enfants, tous se cotisent pour acheter l’indispensable.S’il meurt un ouvrier ou sa femme, de braves gens recueilleront les orphelins, et les derniers jours du malheureux nu-ront plus de consolation que le millionnaire qui acn?» au milieu ue «un opulence et dont les relations s’inscrivent à la porto sans même demander à le voir.Les amoureux attendent avec impatienco l’heure de l’hyménée, pourquoi abrègent-ils cette saison délicieuse où l’on est tout l'un pour l'autre, où l’on ne voit que des qualités à celui que l’on aime ! Tant de gens pressés aussi se -nsUguen^.du saint état où l’on est profès en même temps que novice.Et ces pauvres époux qui traînent* par le monde leurs désillusions, ne se feraient-ils pas ùn bonheur passable avec de la résignation et de la bonne volonté 1 II suffirait d'un peu de .ùcé, de douceur, de diplomatie pour rat" .ces cœurs qui deviennent chaque jour ' .11 leur faudrait faire de leur te -ùn,' Intérieur attrayant et non pas -hôtellarie où ils mangent et dorment com-_ e passage.La femme devrait être iSüiÜiS?.- oo’txn oubli ou un manque .,.sirei mais la meilleure amie qui n’ignore rien de ce qui intéresse le mari et de doit venir l'initiative quand il y a un sacri-* Quand le mari arrive, le ooir, le Hnëniù préoccupé par une transaction le résultat l’inquiète, au lieu ‘ de sa journée ou de elle doit veiller à ce -avec soin, que le* plats Ce colon do la première heure, cet homme probe, nu courage solide, et à la franchise admirable, cet ami et compagnon do voyages du curé Lnbelle à travers les fôrcts et les bias du nord, vient do mourir à Sainte-Agathe.II est parti sans crier gare ! subitement.Narcissi) Aîénard était une personnalité dans le monde des colons et son nom restera, dans l’histoire, inséparable de celui du grand patriote le curé Label le.Au début de son œuvre ditlicilo à l’époque des explorations et des défrichements do ces belles régions du Non! aujourd’hui si prospères, le curé Lnbelle eut comme compagnon fidèle et intelligent M.Narcisse Aîénard.Vers 1850, M.Aîénard linbitait les environs do Sainto-Agatho ; qui était alois l’endroit le plus reculé du nord, où l’on trouvait dos habitants.Il fit avec lo curé Lalielle de nombreuses excursions dont il serait intéressant d’écrire l’histoire.Il nous semble voir encore la figure joviale et francho do ce colosse qu’était Narcisso Ménard, nous racontant dans notre bureau, en 1897, qne'ques-uns do ces voyages faits No 117—LA GRIPPE La grippe fait beaucoup de victimes chaque année, mais non pas chez ceux qui emploient le Hiiunit: ivbuuml.Chœur de chant A l'assemblée régulière du elireur de cliant, tenue ie 2 courant, sous la présidence de Ai.J.Duquette, Al.J.Doré, secondé pur AI.J.Bavard, propose que, ayant appris avec peine la mort du père do leur confrère, S.Désonneaux, et- la mort de Mme You, mère de A.Yon, les membres du chœur offrent à ces (leux confrères leurs plus sincères condoléances.Il est résolu, sur proposition de M.E.Beauchamp appuyée par AI.Bélanger, que M.l’abbé Caisse soit chargé d’exprimer les regrets du clueur à l’occasion du départ de AL le cnré La-fortune.L’élection des officiers a eu lieu et a donné le résultat suivant : Pié-ident, S, Décbainbiiult vice présidents, André Magnant et J.Savard ; Secrétaire, A.Isipluntc ; trésorier, N.Bélanger ; bibliothécaire et insistant, A.Yon et A.Gendron ; auditeurs, A.Sigouin et A.Donald son ; collecteurs, A.Richard et AV.Pepin ; comité do régie, T.Thérrien, J.Doré, L.Daoust, A.Richard.PRENEZ LES CACHETS DU Dr FRED.J.DEMERS CONTRE LE MAL DE TETE Ses effets sont vraiment merveilleux, toujours certains, prompts et inoffensifs.Exigez le nom sur chaque cachet.Nouvelles de Saint-Jerome — Référant, à l’annonce de la maison Pierre Simard de Saint-Jérôme, vous verrez que ce monsieur est en état de servir sa nombreuse clientèle nussi avantageusement que les grandes maisons de Montréal.Nous nous faisons un plaisir do recommander à nos lecteurs cotte maison do commerce importante.— Al.T«luis Guvoi), président du Bureau des inspecteurs des établissements industriels, était do passage dans notre ville mercredi dernier.Il nous a fait l’honneur d'une visite à notre bureau.Al.Guy on, à qui certaines plaintes anonymes avaient été faites concernant Page des employés tie M.Fishell, a constaté que co dernier était en tègle avec la loi.Dans les manufactures do cigares las garçons doivent avoir 12 ans et les filles au moins 14 ans.Al.Guyon a aussi fait la visite des inanufac tu les Rolland et Boston Rubber Coy.— Pourquoi payer $125 {mur se procurer un clavigrnphe alors que l’on peut se procurer avec pour $00, le clavigraplio Umpire qui est l’égal l'Apôtre de la Colonisation à travers les épaiB- !rd.' s,,ndrim,r s,,r nh”*,V,,n noint Nous croyons qu’il est d’acuahté de rappeler ici une amusante anecdote se rapportant à cette époque déjà bien lointaine.Nous l’empruntons au Nord do 1892.?* * LE CURE LABELLE ET LE GRAND AIENARD On parlait do deux athlètes qui s’étaient, quelques jours auparavant, mesurés à brus le-corps.— Co devait être imposant.— Oui, les spectateurs en paraissaient terrifiés.— Alais vous ne savez donc pas, fit tout-à-coup un troisième, la prise du curé Labelle avec le grand Ménard, c’était bien autre chose.— Quoi ! avec ce géant qui a si souvent fait trembler le nord du comté î — Il est haut comme les pins de la Rouge.—Il a une uiàchoir de fer.Les bras lui descendent aux genoux.— Et allongent des griffes d’ours.— Oui, mais il est très intelligent et a aussi bon coeur que bon bras.Cependant n’oubliez pas que le curé Labelle avait aussi bon bras que bon cœur.Rappelez-vous la période la plus active des pérégrinations du grand patriote à la Rouge.Pas de chemins à peine.On faisait des lieux en canots à travers lacs et ri\ ières.Il fallait un bon pilote et un bon canotier sur l’eau, un bras puissant pour {e portage dans la forêt, et un joyeux compagnon partout: Ménard était tout cela.Elle est chère au nord l’image du curé Labelle voguant dans sa frêle embarcation.Voyez-le interroger l’horizon du regard supérieur sur plus d’un point.S'adresser à u Tlio AATünm.s Alfg.Co., Montréal.— Do passage dans notre ville ces jours der niera : Dr Jos.Lapierre, de Sainte-Anne du Sault ; Dr AY'ilfrid Grignon, do Sainte-Adèle ; Dr P.E.Prévost, do Montréal.—— La Banane H'TTnohelnim est à installer I — ' o bureaux dans notre ville.Jusqu’à nouvel ordre, Al.Gagné, do Mont réal, sera le gérant do cotte nouvelle succursale.— AI.Itzweire, comptable à la Banque d’Hochelaga, est définitivement installé à St-J érôme.La nouvelle succursale de la Banque d’Hocheluga, dans notre ville, sera ouverte LUNDI, le l(î du courant.J.C.GAGNÉ, Gérant Pro tern.— Vendredi et samedi il y a eu dans la salle du marché deux superbes représentations de vue» animées.J.’llistorioqmplie du vicomte d’Hanterives est sans contredit ce qu’il y a de plus parfait et de plus artistique dans le genre.Nous avons vu se dérouler sous nos yeux de véritables scènes de àhéûtre.La parabole de l’Enfant Prodigue et le Rêve de Noël ont sur tout été très applaudis.Tapisserie variée ; stores (blinds) d# toutes sortes ; porte-rideaux de 20 cts en montant, à la Librairie J.E.Prévost fils.C5P* Jolies romances et morceaux de piano à vendre à La Librairie J.E.Prévost fils.— Nous conseillons à nos amis do payer leurs taxes afin d’avoir le droit do voter aux prochaines élections municipales.Il nous semble que les quartiers où cas élections doivent avoir fieu, devraient se choisir dès maintenant leurs candidats.Co choix est'dcs plus importants.Dans les circonstances, vu l’état do nos finances, il faut au conseil de ville des hommes prudents en môme temps qu'omis du progrès ; des hommes conciliants en même temps qu’indépendants et droits.Que les contribuables réfléchissent dès main tenant et s'entendent sans tarder sur !o choix des candidats à la future élection.— .A l'assemblée des anciens et nouveaux marguilliera, tenue dans la sacristie dimanche dernier, les comptes de la fabrique pour l’année 1901 ont été acceptés.— Iji Cour de Circuit qui devait siéger dans notre ville, mardi, a été remise au mois de mars prochain.— Le reddition annuelle des comptes des syndics aura fieu le dimanche, 22 décembre, à la sacristie.— Les marchands du noid sont priés do remarquer qu’en faisant leurs achats chez AI Fierre Simard de Saint-Jérôme, ils épargnent de fulgent car le transport des marchandises leur coûte bien meilleur marché que s’ils les achètent à Montréal — Nous prions AI.Octave Rose d'agréer nos sympa, hies à l’occasion du décès de sou épouse, AImo Rose est morte après une longue et douloureuse maladie.Ses funérailles ont eu lieu lundi.Les porteurs étaient : Dr J.E.Prévost, AIM Stanislas Desclmmbaulr, Corbeil, Alfred Thibault, Ferdinand Filion et — Le conseil de Comté a en sa séance régu lière mercredi.Rien de saillant y a été discuté.— Le Rvd.Al.I-afortune nous quittera dé finitivement dans le courant de la semaine pro chaitie.Tous les jours notre curé icçoit de nombreuses marques d-: sympathie à l’occasion de son départ.— Alardi soir il y a eu un joyeux parti d’huîtres à 1 hôtel St-Vincent.y^UX SOURDS — Une dame opulente, gué rie de surdité et de bruits dans la tête par le li//n//uu artificiel du Dr Sicholson, a donné $25,000 à son institut afin que les sourds qui ne peuvent se procurer ces tympans artificiels puissent les avoir gratis.Adresse : The Nicholson Institute, 780, 8th avenue, New York.— M.Armand Cartier, horloger-bijoutier, do notre ville, vient d’ouvrir un autre magasin à Saint-Lin.Nous lui souhaitons tout le succès qu’il me rite.— Les cadeaux de Noël et du Jour de l’An, les cartes de souhait, les Almanachs Agricoles, des Familles et du Peuple sont tous arrivés chez Al.J.E.Prévost, tils.Choix superbe et prix excessivement bas.Que tous so hâtent d’y aller faire leur choix.— AL Godfroy Lalande a racheté la terre qu'il avait vendue il y a quelques semaines.A la dernière séance du conseil de la paroisse il a été réélu maire.— On dit quo M.Régis Guénette a l’inten tion d’acheter la scierie Villeneuve située au Cordon.No 146—SANS DISTINCTION Toutes les affections des organes do la respiration sont rapidement guéries par l'emploi du Baume lthumai.Nouvelles de Sainte-Adèle — AI.McDuff Lamb vient do faire l’acquis!-sition du pouvoir d’eau du Dr AV.Grignon ; c'est une chute d’eau de près de 100 pieds formée par la décharge des lues Alorel que l’on aperçoit des chars en arrivant à la gare de Ste.Alarguerite.AL Lamb a l'intention d’y installer un bélier hydraulique pour pousser l’eau dans sa jolie résidence.Il se propose égale ment d’utiliser les forces do ce pouvoir d’eau pour éclairer à l’électricité Ha résidence ains que tout lo village do Saiuto-Adelo.Enfoncée, Sainte-Agathe ! — Iji querolle do la Presse et du Journal nous amuse passablement, ls.’s partisans de la Presse sont nombreux.Il faut avouer que si le parti conservateur a subi une si grande défaite, c’est dû su fanatisme des journaux toryx, et il est fort, à craindre que tant qu'il y aura dans les colonnes de ces journaux des insultes à l’adresse des Canadiens Français et du Pape, u-cun des anciens conservateurs ne songera à retourner sous son ancien drapeau couvert des crachats et tic la bave infecte do ces torys fanatiques.De même que j’aime mieux un protestant honnête qu’un catholique malhonnête, je préfère un libéral tolérunt à un conservateur passant son temps à dénigrer ma race et ma religion.Pas d'alliance possible avec do pareilles gens ! — La fête de notre souverain a passé inaperçue dans nos écoles.Pourquoi?je n’en suis rien.Je n’en accuse personne, mais tout de même c’est regrettable.Quelle bell* occasion de faire un peu d’histoire, d'expiiquer ce qu’est l’impérialisme.Toute institutrice aurait pu dire à peu près ceci : " Aujourd’hui, c’est In fête de notre roi Edouard AUI.C’est lopins grand roi de lu terre.Cependant il doit souffrir beaucoup de fil guerre injuste que l’on fait en ce moment à un petit peuple de cultivateurs, les Boers ; d’un autre côté nous ne pouvons l’en blâmer fortement, car lo roi règne mais no gouverne pas ; ceux qui méritent le plus de réprobation sont Joe Chamberlain, Cecil Rho des et le peuple qui laisse faire cette boucherie.Quant à noué, nous pouvons être loyaux à 8a Alujesté, tout en n’approuvant pas cette guerre injuste et tout, en refusant de devenir impérialistes, c’est-à dire de nous laisser englober par l’Angletere où notre nationalité se trouverait noyée à tout jamais.Restons loyaux sujets de 8a Majesté, mais ne soyons pas des esclave».Prions Dieu pour qu’il mette fin à cette guerre injuste et qu’il accorde à notre Souverain longue vie et prospérité.Au nom du Roi, je vous accorde congé." Dans l’après-midi de la fête du souverain, à l’heure do l’école, un père rencontre dans la rue un de ses petits gamins, âgé de huit ans et lui dit :— Pourquoi n’es-tu pas à l’école à cette heure ci ! — J’ai pris congé de moi-même, reprend hardiment l’enfant, parce que c’est la fête de MON roi.Voilà encore du bois pour faire un plaideur.Agé de 8 ans seulement, il tient déjà à user ce ses privilèges et de ses droits- Lo père a dû rebrousser chemin après cette sublime leçon de loyalisme.— Nous remercions MM, les marguilliers d'avoir bien voulu faire réparer notre orgue qui n’était pas un exemple d’harmonie pour notre paroisse.Avec un tel orgue, il n’était pas étonnant de voir ici tant de cacophonie.Dimanche dernier, grâce a l’harmonie de notre instrument, j’ai remarqué bien plus de dé votion dans l’assistance.La trompette n’était plus nasillarde ni beuglante comme autrefois.Ce n’est pas avec une pareille trompette que l’ange de la Résurrection, au jour dernier, aurait pu faire sortir les morts de leurs tombeaux.Tout harmonieuse qu’elle soit aujourd'hui, ehangeons-la au plus tôt, car i! n’y a rien d’aussi trompant qu’une trompette ; rien d’aus si sensible aux catarrhes, aux enrouements au simple contact (l'un changement de tempéra ture.Notre orgue a été réparé par AL Jos Alorin, un aveugle de Alontréal.Quel homme habile ! Dire qu’il voit si bien sans yeux quand il y en a tant qui voient si peu avec leurs yeux grands ouverts.Quelle oreille musicale ! On le fait venir dans une famille pour accorder un piano Tl en tire quelques accords : " Tiens, s’écrie-t-il, le piano du lxmhomme Charbonneau que j’ai accordé il y a 20 ans." On retrace l'histoire du piano et on constate que M.Morin disait vrai.C’est de ce piano, ajoute M Alorin, que le bonhomme Cnarbonneau me disait : je viens de terminer le meilleur do tous les pianos que j’ai mis au monde, il est ravissant à entendre, il imite admirablement le violoncelle.— Citoyens de Saint-Jérôme, donnez donc à la vieille église son coup de grâce.Quelle longue agonie ! Puisque cette relique du passé doit disparaître, finissez-en donc de suite.Pourquoi lui infliger la honte d’une comparaison avec sa fille ?Pourquoi l’offrir si longtemps en spectacle dans une si pauvre toilette ?J .es Tout le monde voudra profiter E3T DE '^3 L’Avantage Exceptionnel CF* OFFERT PAR du 1er au 31 décembre MESDAMES ET MESSIEURS, J’ai l'honneur de vous informer que, du 1er au 31 décembre 1901, afin de faire place aux nouvelles marchandises du printemps, je ferai, LE LUNDI et LE SAMEDI de chaque semaine, Une Vente à Grande Réduction sur les marchandises suivantes qui seront vendues absolument au prix coûtant Pardessus en étoffe et en drap, Habillements pour hommes, jeunes gens, enfants AIanteaux pour dames, Jupes, Blouses, Tweeds, Etoffes à costumes, Sous-vêtements, Chapeaux garnis et non garnis, Casques, Chaussures, cfiée., AI outres or et argent, Joncs de mariage, Et une foule d’autres marchandises qu’il serait trop long d’énumérer ici.Une visite chez moi vous convaincra de la vérité.Saint-Jérôme, 29 novembre 1901.C HQ.GO DM ER fenêtres ressemblent à dos yeux crevés : l’arriè.• e-chœur à un flanc ouvert par unu corne j0 aurcau et d’où s’échappent h-s etifuillcs ; H(Il clocher démantibulé est semblable à un'chapeau de politicien qui a reçu des coups do Citoyens do Suint-Jérôme, cotte leliqun no mérite pas un tel sort ; de gr âce, rasez la •-j js la laisser vivre que dans le cœur et la mémoire de ceux qui ont rule bonheur de connaître son toit béni.C.Vrai.Nouvelles de Ste-Xaicie Un joyeux parti d’huîtres a eu liiu lundi dernier, chez Al.ltooli Tliouin, liûtelii r.Un grand nombre d'auiis des paroisses onvhonnan-tes y ont pris part, parmi lesquels nous avons remarqué AIM.Gibault et Lecluir, de Saint-Jérôme; AIM.Dagennifl, Lnclmnce, Lallier, C.Guay, A.Lachance, C.Beaulieu, Constatai-neau, Boiviu, Saint-Louis, Taillon, de Sainte-Agathe ; MAI.A.Gibault, L.André, C.Beauchamp, F.Tliouin, F.Giroux, T.Thouin, A» Maître, P.Thouin, F.Lépine, J.Legault et autres de Sainte-Lucie.Plusieurs daims sont venues rehausser de leur présence l’éclat de cette fête.11 y a eu chant et musique et tous te sont retirés emportant un bon souvenir do ce joli festin.— AI.J.Leclair, voiturier, de Saint-Jérôme, était de passage ici cette semaine, dans l'intérêt de son commerce.— Nos institutrices sont allées laicmaine dernière, assister aux conférences pédagogiques que donnait à Sainte-Agathe, AI.l’inspecteur Primeau.— Les chantiers sont très nombreux cet hiver et la main d’œuvre est très chère." s'os coIons n ont pas besoin de s’expatrier pour subvenir à l’existence de leur famille.Alais, grand Dieu, il y en a toujours qui aiment à rou 1er d une place a 1 autre, e: c’est ce que fait PlKHRK QUIUOULK M.JOSEPH CHAiniU Prend des PILULES MORO .t: j guérit en quelques d’une maladie qui durait depuis Ces mois.L’estomac est l'organe le { ’., important du corps humai u.tt sans sou bon fonctionnement L e t impossible à l'homme d'avoir nue bonne santé.Lorsque les vivas digèrent mal, il éprouve des nianx de cœur, la langue est chargée et épaisse et après le repas ses vivres le fatiguent.Tous les organes se ressentent de ce dérangement e t l’homme'qui souffre de dyspep-ie et d indh-es-tiou devient bientôt épni é dans tout son être.Quelques boîtes d» I finies Moro prises à temps f ri • t toujours un grand bien, rame ront l’appétit, donneront m: bonne digestion, et en ce fni-.-u t ramèneront ù la santé les lu,mm t affaiblis par le mauvais fom tiou-nement de leur estomac.Les Pilules Moro guériss"- ‘ aussi le mal de rognons, les battements de cœur, les douleurs fi-» rhumatisme, le scrofule, les c'm r-dissements, les langueurs, 1 t troubles nerveux et tout s e s maladies si communes dm;'.1 s hommes qui cul abmé de 1 r santé, soit par excès de travail e-u mauvaise Conduite._ Z//" M.JOSEPH CIIAKTlr.lt.Tlmolgnzge dt M.Joseph Charter.•’ J’ai fait usage «les rilnh-s At-.ro pour des étourdissements que l’avais l.c-| quemment et douleurs durs K- ,!,,s entre les épaules dont je so-.ffrn:* depuis longtemps.I.e pu q -i r i-pau me fatiguait et ma (biasdc il :a ' faisait mal.Tontine rcst.*t M-r l’i-s-tomac.Je me levais le matin, lu.- -ue épaisse et mauvaise lx» e* c, et j't tais aussi fatigué et plus l.risé que quand If m’étais couché la veille.“ Mais depuis que j’ai pr-s les Pii"' s , Mot°.mes étourdissements H.i.t d.-, P3™®, Je p a?plus de f-tiguc e t e le i , épaules, je travaille tous les j.r.trs et , Je su's «s parfaite santé, le cous, ille , aux "Onimes qui souffrent des mêmes , maux que mot, de prendre les Pilules Moro, car pour moi, je certifie qu’elles m’out guéri.” JOSEPH CIIARTIER, Hudson, Mass.Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro prient tors 1 s hommes malades de leur émir.-, de leur donner une description complète de leur maladie, c n ayant bien soin de mentionner tous h s détails nécessaires.Us leur répondront avec plaisir et tmit-à-fr t gratuitement, leur donnant tu o foule de bons conseils et d'instructions qui leur seront d'un grand secours et les guériront de leurs maux.Ils feront aussi l'envoi grnt"’t d’un petit livret rempli (’e lwii s conseils à tous les hommes qui t.u feront la demande.Les Pilules Moro se vend’ i’t Soc.la boite ou six 1 au tes jour $2-50.Si votre marchand re 1 s tient pas, elles vous seront expédiées sur réception du prix.Adressez vos lettres comme suit: fcompagnie Medicale fiiero, 1724 nie SU-Catherine, • • H on! réal. 9 L’AVENIR DU NORD 12 DECEMBRE 1901 Feuilleton de l’Avenir du Nord zsx-x-xsz-xsrxxxxrafïxxxssxsxæxs P GERHA1NE '[ Par Edmond About Ï-X-X-Z-X-Z-X-XXZ-XXXZ-X-XZXXTX-Z-X-XX-X-X-XX-XX- 25 VI LETTRES UE CO UEO U 7.6' docteur Le Pris à Madame Chermidy On apporte l'héroïne sur ries coussins ; une écharpo tachée (le rouge indique qu’elle est blessée à mort.Kilo se relève avec peine, chan te un air du haut de sa tête, et expire aux ap plaudis8ements de la salle.Tous les habitants de Corfou sont persuadés que Jeanne est morte d’une blessure et d’une roulade.Le comtt m’a laissé aller seul au théâtre ; et pourtant vous savez s’il raffole de Verdi N’est-ce pus à une représentation A'Ernani que ses yeux ont rencontré les vôtres pour la première fois 1 Mais le pauvre garçon s’immole littéralement à son devoir.Quel mari, madame, pour celle qui sera sa femme définitive ! Les journaux nous ont apporté des nouvelles de Chine que vous avez dû lire avec autant d’intérêt que nous.Il paraît que la nation la plus camarade de la terre a traité légèrement deux missionnaires français, et que la Naïade s’est, mise en route pour punir les coupables.Si la Naïade n’a pas changé de commandant, nous attendrons avec impatience les nouvelles de l’expédition.Chacun pour soi.Dieu pour tous.Je souhaite toutes les prospérités imaginables à mes amis, sans ' toutefois demander la mort de personne.Les Chinois sont, dit-on, de mauvais artilleurs, quoiqu'ils se vantent d’a voir inventé la poudre.Cependant il ne faut qu’un boulet clairvoyant pour faire bien des heureux.Adieu, madame.Si je vous écrivais comme je vous aime, ma lettre ne finirait pas.Mais, après le plaisir de causer uvec vous, il faut me rendre au devoir qui m’appelle dans la chambre voisine.Pluisir, devoir ! deux chevaux bien difficiles à atteler ensemble.Mais je fais de mon mieux, et si je n’arrive pas à concilier toutes choses, c’est qu’un homme n’a pas ses coudées franches entre l’enclume et le marteau Aimez-moi si vous pouvez, plaignez moi si vous voulez, ne me maudissez pas, quoi qu’il arrive, et si je vous adressais par le ptochain courrier une.lettre cachetée de noir, faites-moi l’honneur de ctoire fermement que je n’ai aucun droit à votre reconnaissance.Je baise la plus jolie main de Paris.Charles Le Bris, D.M.P.La comtesse douairière de Villanera à madame de La Tour d’Emblense.Villa Dandelo 2 mai 1853.Chère duchesse, Je n’en peux plus, mais Germaine va mieux.Nous avons tous déménagé ce matin, ou plutôt c’est moi qui les ai déménagés.J’avais les caisses à faire, la malade à envelopper dans du coton, le petit à surveiller, la voiture à trouver, et presque les chevaux a atteler.Le comte n’est bon à rien : c'est un talent de famille.On dit en Pspagne : maladresse de Villanera.Le petit docteur bourdonnait autour de moi comme la mouche du coche ; j’ui dû le faire asseoir dans un coin.Quand je suis pressée, je ne peux pas soufiïir l’empressement d’autrui; qui m’aide me gêne.Et cet âne de Gil, qui s'est avisé de prendre la fièvre, quoique ce ne fut pas son jour' Je vais le renvoyer à Paris pour qu'il guérisse, et je vous prie de m’en chercher un autre.J’ai tout fait, tout prévu, tout arrangé pour le mieux ; j’ai trouvé le moyen d’être à la fois dedans et dehors, en ville et à la.maison.Enfin, à dix heures, fouette cocher ! Heureusement les routes sont magnifiques ; le macadam des boulevards.• Nous avons roulé sur le velour jusqu’à notre bicoque, et nous y voici.J’ai déballé mes gens, ouvert mes paquets, fait mes lits, apprêté le dî ner avec un cuisinier indigène qui voulait tout poivrer, même la soupe au lait.Ils ont man gé, tourné, promené ; ils dorment enfin, et je vous écris au chevet de Germaine, comme un soltat sur un tambour le soir de la bataille.La.victoire est à nous, foi de-vieux capitaine.Notre fille guérira, ou elle dira pourquoi.Elle m’a pourtant fait passer quinze nuits désagréables dans cette ville de Corfou.Elle ne se décidait pas à dormir, et j’avais beau la bercer comme un enfant.Elle mangeait uniquement pour me faire plaisir ; rien ne lui disait : et quand on ne mange pas, adieu les forces.Elle n'avait plus qu’un souffle de vie qui semblait à cliaquo instant prêt à s’envoler, mais je faisais bonne garde ! Ayez courage ; elle a dîné ce soir, elle a bu deux doigts de vin de Chypre, et elle dort.J’avais souvent entendu dire qu’une mère s’attache à ses enfants en raison du mal qu'ils lui ont fait ; je no le savais point par expé rience.Tous les Villanera, de père en fils, se portent comme des arbres.Mais depuis que vous m’avez confié le pauvre corps de cette bulle âme, depuis que je fais le guet autour de notre enfant pour défendre à la mort d’approcher ; depuis que j’ai aporis à souffrir, à respi rer, à suffoquer avec elle, je sens mou cœur.Je n’étais mère qu’à moitié, tant que je n’avais pas éprouvé le contre-coup des douleurs d’autrui.Je vais mieux, je suis meilleure, je monte en grade.C'est par la douleur que nous nous rapprochons de la mère de Dieu, ce modèle de toutes les meres.Ave Maria, mater dolorosa ! Ne crains rien, ma pauvre duchesse ; elle vivra.Dieu no m’aurait pas donné ce profond amour pour elle, s’il avait résolu de l’arracher de ce monde.Celui qui gouverne les cœurs mesure la violence de nos sentiments à la durée de ce que nous aimons, et j’aime notre fille comme si elle devait être éternellement à nous.La.Providence se joue de l’ambition, de l’avarice et de toutes les passions humaines ; mais elle respecte les affections légitimes ; elle y regarde à deux fois avant de séparer ceux qui s’aiment pieuseL'ent dans le sein de la famille.Pourquoi m’aurait-ello attachée si étroitement à notre Germaine, si elle avait eu le dessein de la tuer dans mes bras î Ce serait un jeu cruel et indigne de la bonté de Dieu D’ailleurs, l’intérêt de notre race est lié à la vie de cette enfant.Si nous avions le malheur de la perdre, don Diego se mésailtierait un jour ou l’au-tte.Saint Jacques, à qui nous avons bâti deux églises, ne permettra jamais qu’un nom comme le nôtre soit porté en ferronnière par Mme Chermidy.Je n’espère rien du docteur Le Bris : les savants ne s'entendent pas à guérir les malades.Le véritable médecin, c’est Dieu dans le ciel et l’amour sur la terro.Les consultations, les remèdes, et tout ce qu’on achète a prix d’argent n’augmentent pas la somme de nos jours.Voi- Les Epreuves d’une Femme 1901 Dim.Lun.cAlûAé Mar.Mer.Jeu.1901 VEN.SÀM.3 4¦ 3 6 7 i 8 2 9 w M m m m m m m «1st 20 21 22 23 2%> 25 26 27 28 29 30 Les femmes comprendront facilement la signification de ce calendrier avec ses dix jours biffés, car pour un grand nombre d’entre elles, et ceci au mieux aller, un mois n’a plus qu’une vingtaine de jours où elles peuvent vaquer à leurs occupations sans trop souffrir, le reste du mois est perdu pour elles.Il y a mCmc des jours où les douleurs qu’elles endurent leur font désirer la mort.Souvent elles ont cherché du soulagement chez leurs médecins ou ailleurs, mais sans résultats, cependant, il y aurait du soulagement pour ces femmes, car Madame Patrice et Madame Couture souffraient de maux semblables et elles ont été guéries, et l’histoire de leurs souffrances et de leurs guérisons racontées par elles-mêmes, intéresseront les femmes qui souffrent des mêmes maux et qui obtiendront les mêmes résultats en employant les mêmes moyens.“ J’ni commencé, dit Madame J.Patrice à prendre les “ PILULES ROUGES au mois d’avril dernier, et je les ai “ prises pendant quatre mois.Dès le premier mois je senilis du soulagement, et après trois antres mois, tous mes “ maux étaient disparus.“ J’étais malade depuis huit ans, mes périodes étaient “ douleurenses, duraient longtemps, m’affaiblissaient benu-“ coup et m’obligeaient de prendre le lit ; je soutirais aussi “ de tous les maux qui nccompagnent la faiblesse générale 11 comme mal de tète, mal de côtés, douleurs de reins, points “ de côtés et nervosité.“ Deux Médecins, â plusieurs reprises m’avaient prodi-" gué leurs soins sans aucun résultat.Les PILULES RQU-“ GES firent disparaître mes maux comme par enchante-“ ment, rendirent la force à mes membres affaiblis, “ firent de moi uue femme nouvelle et me guérirent de “ tous mes maux.¦ “ J’ai écrit plusieurs fois aux médecins spé-11 cialistes, ils m’ont toujours répondu nvec soin “ et leurs bons conseils m’ont été d’une grande “ valeur.“ MADAME JOSEPH PATRICE, “ Rigaud, Co.Vaudreuil, P.Q.” “ Mes maladies, dit Madame George Cou-“ ture, étaient arrêtées sur moi depuis long-41 temps, lorsque je commençai à prendre les 44 PILULES ROUGES.Ce retardement avait “ été causé parce que le feu avait pris à la mai-44 son où je demeurais, et j’avais été obligée de 44 me sauver dans la neige nu pieds.44 Trois médecins m’avaient soignée sans m’appor- V ter aucun soulagement.J’avais toujours des douleurs dans le corps et surtout à l’époque où mes mois devaient venir, je souffrais énormément et j’étais même souvent obligée de prendre le lit.lin tout temps d’ailleurs, il m’était presque impossible de travailler.44 J’écrivis aux médecins spécialistes qui me donnèrent de bons conseils et me dirent de prendre les PILULES ROU-44 GES.Je pris 9 boîtes en tout, et elles me ramenèrent 44 en parfaite santé.Je suis aujourd’hui forte, je vois mes 44 mors régulièrement, je ne souffre plus de douleurs, je 44 suis grosse et grasse et en parfaite sauté.44 J’avais souffert de cette maladie pendant 5 ans.44 E* dehors de ce retardement de mes mois, j’avais 44 aussi des faiblesses de cœur, des douleurs de rhumatismes, toujours mal à la tète et mal aux reins.Les PILULES ROUGES seules m’ont fait du bien.Je les recommande aux femmes qui pourraient souffrir comme moi.44 MADAME GEORGE COUTURE, 44 Winooski, Vermout.” La meilleure réclame faite en faveur des PILULES ROUGES, est celle faite par les femmes guéries, qui disent à leurs amies et à leurs voisines le bien qu’elles en ont obtenu, et qui les encouragent à suivre leur exemple et se guérir, en publiant leurs témoignages.Mais dans ces témoignages publiés, il faut aussi remarquer que la grande majorité de ces femmes qui étaient si malades et qui se sont guéries, ont pris la peine d’écrire aux Médecins Spécialistes, et par leurs conseils et l'emploi des PILULES ROUGES, elles ont obtenu la guérison de leurs maux.Il est vrai qu’il n’est pas nécessaire pour les femmes qui veulent prendre les PILULES ROUGES, de consulter les Médecins Spécialistes, car les PILULES ROUGES guérissent presque toujours sans autre aide, les femmes malades.Mais on ne saurait trop conseiller aux femmes qui auraient perdu patience, ou qui seraient malades depuis longtemps et auraient abandonné les PILULES ROUGES avant d’obtenir leur guérison, de recommencer leur usage et aussi de consulter les Médecins Spécialistes, car peut être qu’elles n’ont pai pris les PILULES .ROUGES comme elles auraient dû les prendre, alors elles apprendront d’eux ce qu’elles devraient faire pour se guérir.Leurs avis sont gratuits, que vous écriviez ou que vous alliez les consulter à leurs bureaux au No.274 lue St-Denis, Montréal.Les femmes devront refuser comme imitations, toutes PILULES ROUGES vendues dp porte en porte, au 100 ou à 23c.la boîte, et aussi exiger que le nom de la CIE.CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE soit sur chaque boîte ; c’est le seul moyen d’avoir les véritables Pilules Rouges et de se guérir rapidement.Si elles ne peuvent les obtenir de leur marchand, elles leur seront expédiées sur réception du prix, 50c.la boite ou six boites pour £2.50.Adressez vos lettres comme suit : Compagnie Chimique Franco-Américaine, No.274 Rue St-Denis, Montreal, Canada.ci ce que nous avons imaginé pour obtenir qu’elle vive.Tous les matins, mon fils, mon petit-fils et moi, nous prions Dieu de prendre sur notre vie pour ajouter à colle de Germaine.L’enfant joint ses mains avec nous ; c’est moi qui prononce la prière, et le ciel sera bien sourd s’il ne nous entend pas.Don Diego aime sa femme : je vous l’avais bien dit.Il l’aime d’un amour pur, dégagé de toutes les grossièretés teirestres.S’il l’aimait autrement, daus l’état où elle est, il me ferait horreur.Il a pour elle cette adoration religieuse qu’un bon chrérien voue à la sainte église, à la Vierge de sa chapelle, à l'image chaste et voilée qui rayonne au fond du sanctuaire.Nous sommes ainsi faits, nous autres Espagnols.Nous savons aimer simplement, héroï quement, sans aucun espoir mondain, sans au tre récompense que le plaisir de tomber â genoux devant une image vénérée.Germaine n’est pas autre chose ici-bas : la parfaite image des saintes du Paradis.Quand saint Ignace et ses glorieux campngnons s'enrôlèrent sous l’étendard de la mère de Dieu, ils donnèrent à tous les hommes l’exemple chevaleresque de l’amour pur.(A suivre) Nouvelles de St-Casimir (LABELLE) — Les chantiers sont en pleine activité depuis les dernières bordées de neige qui nous ont apporté des chemins d’hiver très convenables.• Notre paroisse est maintenant dotée d’u ne beurrerie de premier ordre, si on en jugo par les résultats qu’elle a donnés ces dernières semaines sous la direction de M.Donat Loran-ger, de Sainte-Anuo de la Pérade, expert bien connu des fabricants de beurre et de fromage Avec le séparateur U S qu’y a installé M.Loranger, on a obtenu une moyenne de cinq roixante-un centième (5.61) par 100 lbsdolait1 No 145—SON OMBRE SEULE Un homme prévenu en vaut dix.Le rhume L'Avenir du Nord est publié par J.Ë.est l’imprévu, mais l’ombre seule du Baume J Prévost, fils, éditeur - propriétaire, à Saint- Oil trouvera à La Libraire J.E.Prévost fils Hue Sainte-Julie, SAINT-JEROME Le plus considérable et le plus bel assortiment de Cartes pour Noel et le Jour de l’an Objets de fantaisie pour Cadeaux Jouets de toutes sortes Almanachs pour 1902 Ecrivez Pour vous procurer un exemplaire gratuit du Canadian Horticulturist, le plus grand magazine de ce genre en Amérique, traitant très au long de In culture des fruits et des fleurs ; orné de nombreuses illustrations et ayant la collaboration d’horticulteurs pratiques et professionnels.Adressez : L.Woolveraton, M.A.Grimsby, Ont.On demande des garçons et des filles comme apprentis cigariers.S'adresser le plus tôt possible à Smith, Fischei & Cie., Saint-Jérôme.Pour guérir un rhume en un seul jour Prônez des Laxetive-Bronio-Qninine Tablets.Tous les pharmaciens remettent l'argent si l'on n’est pas guéri.La signature «le K.\V.Grove doit être sur chaque boite.Prix 25 cls.Cour de Circuit l Canada Province de Québec District de Terrebonne.) No 701 Joseph Arthur Calixto Ethier, avocat, du village de Sainte-Scholastique, district do Ter-bonne, vs Demandeur, Wilfrid Cadi'iix k Dolphis Cadieux, tous deux peintres de la cité et du district de Montréal, et maintenant absents de cette province, Défendeurs, II est ordonné aux Défendeurs de comparaître dans le mois.GRIGNON * FORTIER, G.C.C.Sainte-Scholastique, 12 novembre 1901.Tonique énergique Stimulant persistant Reconstituant nutritif Apéritif exquis.Employé avec succès clan» tous lîs Hôpitaux, Couvents, Collèges, Communautés religieuses pour combattre rapidement l’Anémie, la Faiblesse, la Pûlcur, la Débilité, l’Insomnie, la Dyspepsie et le manque d’Appétit.Pour les adolescents, les convalescents, les vieillards, le Vin St-Micliel est l’alimeut rénovateur par excellence.EN VENTE PARTOUT.BOim, WILSON & CIE, 338 rue Saint-Paul, MONTREAL-, Seul* agents pour le Canada et ea Ctats-UnU.Que la Lumière soit •ussi telle cnex vous ou dims votre uiugasiu, que dans les grandes mai* sous et les magasins de Moutreul, achetez une ^ npe a Gaz “AUER” Cette latnpe produit le paz qu’elle brûle, et seule, lu lumière du soleil |>cut se comparer il celle qu’elle douue.Fresque .vins ehn-leur, très écouonique.fuel-le à.manier.Cette lnui|>e est la meilleure »ur le mnr-ché ; satisfaction gni initie, ou votre argent tendue.Catalogue illustré gratis sur demande.LA CIE DE LUMIERE AUER, MONTREAL.IS^SS DAMES! i ' * .(.CHAPQ^AtfTy: ; Ne pas confondre nvec Apiol.L’Aplolinc, Z 2 en petites canules rondes, eoulngo les ; ¦ douleurs et renulnrlee les époques, Bans Z 2 duuger pour les femmes enceintes.: • Un flaçon dure trois mois.Prix, $1.• • LYMAN, SONS & CO., Montukal.- HOTEL A VENDUE L’hotcl de M.John Forgot à Sain te-Thérèse.Très bien aménagé, avec hangars, remises, écuries, balance publique, salle d’échantillon, etc.L’hotel compte 27 appartements, a bains, water closets et chambres confortables.Grande cuisine de 24 pieds carrés.Maison chauflée à l’eau chaude.Le tout couvert en gravois et en tôles.S’adresser à Al.John Forget Sainte-Thérèse ou au bureau de l'Avenir du Nord.Epicerie enjros et en detail IM PORTATION S 1)’AT JTOMN E SS Manchester 50 caisses Scotcli J.Dewar “ Tritonia 50 caisses Scotch McArthur 4 drums Vin Tarragona “ 3 “ Vin Sherry “ 2 “ Vin de messe Mexican 50 caisses Gin La Clef Eugénie 50 caisses Gin Croix-d’Honn.30 I-oct.Gin do Kuypcr Aggi (J00 caisses Gin de Kuyper 40 J-oct.Gin de Kuyper ’’ Manchester 150 caisses Brandv Godet k Frère ; 75 caisses En 125 caisses Brandy Ile 150 caisses Brandy Guimont i 125
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