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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 23 janvier 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1902-01-23, Collections de BAnQ.

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Sixième Année — No 4.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro Jeudi, le 23 janvier 1902 ORGANE LIBERAL ou DISTRICT deTERREBONNE.Ut MOT Dt L'AVENIR EST OAKS LE PEOPLE MÊME Kous VERRONS PROSPERER UES F,lS 0“SÎ LAURENT A £ ÇrtE,JY >ER.fe Abo-p'peine'ptB i Un an.$1.00 Six mois.0.50 Jules-Edouard Prévost tils, Francœur Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SATNT JEROME (TERREBONNE) Appopces¦ De pouco : Un mois.$1.00 “ Un un.$3.00 SOMMAIRE Le passé, poésie, Noos voulons notre part, Correspondance romaine, Meli-Melo Strass et diamant (II) Elections municipales Cultivateurs gare aux procès, MM.Leelair et Danis Léon Deuxième assemblée à Ste Julienne Affaires municipales Perdus Nouvelles de Saint-Jérôme “ “ Sainte-Lucie “ •' Sainte Marguerite Germaine, feuilleton, Edm Victor Hugo Pierre Vieuxtemps L.G.Lily Butler Le Franc L.S.Katrouvey J.M.L.LeF About Le Passé L’année, en s’enfuyant, par l’année est suivie.Encore.une qui meurt ! encore un pas du temps ! Encore une limite atteinte dans la vie ! Encore un sombre hiver jeté sur nos printemps ! Le temps, les ans, les jours, mots que la fouie (ignore ! Mots profonds qu’elle croit à d’autres mots pa [reils Quand l’heure tout à coup lève sa voix sonore, Combien peu de mortels écoutent ses conseils ! L’homme les use, hélas ! ces fugitives heures En folle passion, en folle volupté Et croit que Dieu n’a pas fait de choses meil- [leures Que les chants, les banquets, le rire et la beauté.Quand ses projets hâtifs l’un sur l’autre s’écroulent ; Quand ses illusions meurent à son côté : Quand il sent le niveau de ses joursquis’écoulent Baisser rapidement comme un torrent d’été.Alors, en chancelant, il s’écrie, il réclame, Il dit : " Ai-je donc bu toute cette liqueur ?» Plus de vin pour ma toif, plus d'amour pour [mon âme ! » Qui donc vide à la fois et ma coupe et mon [cœur 1 Mais rien ne lui répond.Et triste, et le front [blême, De ses débiles mains, de son souffle glacé Vainement il remue, en s’y cherchant lui-même, Ce tas de cendre éteint qu’on nomme le passé ! Victor Hugo Correspondance romaine LA LOI SUR LE DIVORCE ET LES CATHOLIQUES ITALIENS Nous vouions notre part La mort de M.Doliell et la retraite de M.Louis Davies ont créé dans le cabinet féuéral deux vacances dont l’une a perdu de son importance par la promotion de M.Sutherland, mais que la province de Québec aurait tort quand même d’abandonner sans mot dire aux provinces anglaises.Les ministres sans portefeuille, que l’on pourrait appeler des conseillers d’Etat puisque leur rôle se borne à prendre part aux délibérations du cabinet, n’ont pas dans leur parti l’in fluence des ministres à portefeuille, mais au point de vue plus élevé de la race, ils n’en ont pas moins une importance que les Canadiens-français ne doivent pas ignorer.C’est pourquoi, contrairement à quelques bons libéraux qui ne tiennent pas assez compte des circonstances, nous croyons que M Laurier, au lieu de supprimer les deux places vacantes, feraient mieux de les remplir, comme la justice le lui conseille, par des députés de langue française.Les suppressions, dans un cabinet où nous n’avons depuis plusieurs années que trois représentants, ne doivent pas s’effectuer à nos dépens.Le dernier recensement nous donne quelque chose comme 1.700,000 âmes sur un total de 5,336,662 ; soit près d’un tiers de la population.Le cabinet, en comptant le solliciteur général, comprend 17 ministres, dont 14 avec portefeuilles et un peu plus d’un sixième de tous les ministères.La province de Québec, il est vrai, était représentée dans le cabinet par six ministres, avant la mon de M.Dobell ; mais là dessus on comptait deux ministres anglais : MM.Dobell et Fisher, et un irlandais, M.Fitzpatrick.L’élément anglais de notre province avait donc en réalité la même représentation que l’élément fiançais, six fois plus nombreux.Qui donc, parmi les Anglais eux-mêmes, osera blâmer M.Laurier de faire disparaître une anomalie aussi évidente 1 Stricte ment parlant, ce n’est pas trois ministres à portefeuille et un ministre sans portefeuille quo l’élément français devrait avoir dans le cabinet, car il y a en dehors de Québec près de 350,000 Français.En procédant mathématiquement, on trouve que le cabinet contient un ministre à portefeuille pour chaque groupe de 381,000 habitants, ce qui donne à l’élément français, à une fraction près, cinq portefeuilles.Pour tous les ministères indistinctement, avec ou sans portefeuille, la proportion est d’un ministère pour chaque groupe de 31,300 habitants, ce qui nous donne cinq ministères et demi.Pourquoi M.Laurier, que la presse conserva trice a si violemment accusé d’abandonner scs compatriotes, ne profiterait il pas de l'occasion qui lui est offerte de leur donner la représenta tien qui leur est due 1 Québec a droit à quatre portefeuilles canodiens-français ; qu’on lui donne au moins une place dans le cabinet en outre de celles qu’elle a déjà, et que l’autre place aille à la minorité fiançaise d’Ontario et des pro vinces maritimes, qui attend encore la reconnaissance do l’un et do l’autre parti.La presse libérale de la province de Québec no devrait pas hésiter à parler fermement en pareille circonstance.Le résultat des élections du 15 janvier a prouvé à M.Laurier l’effet d’une r.'cusasion souvent et hardiment répétée.Il agirait sagement, croyons-nous, en rcmpla çant MM.Sutherland et Dobell par deux de ses compatriotes.Pierre Vieux Temps Deux fois déjà, en 1880 et en 1S92, la " Loi du Divorce " avait été présentée.La réprobation publique fut telle que les partisans de cet te réforme durent reculer.L’ " Œuvre du Congrès e oiganisa des pétitions qui recueillirent trois millions de signatures.Aujourd’hui, les tenants du projet croient toucher au succès.La loi qu’ils présentent a un aspect modéré, — si, en pareille matière, il y a jurnais modération.Les causes légales du divorce y sont savamment agencées, dans l’ordre où elles peuvent servir d’arguments oratoires.En tête de ces six séries de causes, nous trouvons celles-ci : 1.La condamnation de l’un des deux époux aux travaux forcés ou à la réclusion pour une durée d’au moins dix ans pour un délit de droit commun ; 2 l’interdiction pour aliénation mentale durant plus de trois ans, cette aliénation mentale étant jugée incurable.A la fin on lit celle ci : » les faits de nature grave qui troublent profondément l’union conjugale, an point de rendre périlleuse ou incompatible la vie commune des deux époux.Et dans le corps du 3e motif, — la “ séparation personnelle “— se glisse cette note, d’une élasticité remarquable : la séparation personnelle .même avant le délai ae trois ans (à partir du procès verbal de la séparation par consentement mutuel ou depuis le prononcé de la sentence de séparation) si, au jugement du tribunal, une longue période de séparation de fait, ou des circonstances exceptionnelles rendent illusoire toute espérance de réconciliation.C’est, pratiquement, l’introduction du divorce par U consentement mutuel.u Et, dans les cas où ce " consentement mutuel " ne s’obtien dra pas assez aisément au gré de la partie intéressée, c’est la porte ouverte à des délits spéciaux.L’époux coupable-de la faute pour laquelle la séparation sera demandée ne sera pas autorisé sans doute à introduire une instance de divorce.Nous serions bien étonnés si, la loi votée, on ne constatait bientôt à quel point cette barrière est fragile.Le conflit a éclaté, direct, entre l’Eglise en Italie et la Franc-Maçonnerie.La presse a publié les exhortations de Nathan aux Loges pour qu’elles organisent l’agitation dans le pays en faveur du divorce.La stérilité réelle de ces appels répétés est significative.Dans le dernier Consistoire, S.S.Léon XIII a stigmatisé cette loi : Toute loi qui sanctionne le divorce viole les lois divines ; elle s’attaque ouvertement à Dieu, créateur et législateur suprême.Et le Pape n’a pas hésité, au nom des suprêmes intérêts des populations italiennes, à adjurer les législateurs, par ce qui pouvait leur rester de sentiments religieux, de ne pas compromettre d’une façon aussi grave la moralité publique de leur pays.Les évêques d’Italie — eu particulier l’épiscopat lombard, l’épiscopat toscan, l’épiscopat des Marches — ont adressé de fortes représentations aux ministres et au Parlement.A Milan se multiplient les meetings et les traits de propagande contre cette loi antisociale.Des manifestations pareiiles ont commencé à Rome et à Naples.Elles se répètent dans les différentes villes d’Italie.L'Œuvre du Congrès qui, depuis 1880 et surtout depuis 1892 s’est enrichie de nombreuses associations, a en-envoyé au ministère une première protestation.Elle se prépare à reprendre le vaste mouvement de pétitionnement qu’elle a entrepris en ces deux circonstances précédentes.Nous souhaitons le succès de cet effort.Dès maintenant, un résultat est acquis.Maîtresse du pouvoir la F.\ M.-.n’a pu émouvoir l’opinion publique en faveur du projet auquel elle tient d’une façon si singulière et auquel elle achemine l’Italie depuis de si longues années.Les catholiques italiens no se fient point aux conséquences légales de la u clôture " parlementaires et ils ont raison.T,.G.M.Pierro Leroy-Beaulieu, écrit dans “L’Eco nomiste Français ”, un article très intéressant sur la situation économique du Canada.Nous en donnerons des extraits la semaine prochaine.La Revue Hebdomadaire, de Paris, a quel que peu changé d’aspect et pour le mieux.Nous engageons nos lecteurs à s’abonner à cet te revue qui, chaque semaine, leur fournira la littérature la plus saine et la jilus variée qu’ils puissent- désirer.L’abonnement n’est que de $5.00 par année.S’adresser : 8, rue Garancière à Paris.Glanures.L’histoire est le témoin des temps, le flambeau de la vérité et le dépôt des évènements.Cicéron Si le silence est d'or et la parole d'argent, la vérité est de fer.A.Vaudelet La reconnaissance est un aveu d’infériorité; voilà pourquoi elle est rare.Jouffroy Les qualités de l’esprit font des jaloux ; celles du cœur ne font que des amis.Mme de Genlis Strass et diamant NOUVELLE o MELÏ = MELO - La population du Canada.Le bureau du recensement publie le bulletin final de la population du Canada comme suit : Ile Prince Edouard Nouvelle-Ecosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Colombie-Anglaise Territoire du Nord-Ouest Yukon Territoires non organisés 103,259 4 59,574 331,120 1,648,898 2,182.942 254.947 175,272 15S.941 27,167 25,546 Total 5,369,666 La lutte municipale est féconde en péripéties à Montréal.Quatre candidats à la mairie sont sur les rangs : MM.Préfontaine.Dr E.P.Lachapelle, Wilson Smith et Cockranc.Tl est plus que probable, cependant, que les deux derniers se retireront et que M.Préfontaine sera élu haut la main contre le Dr E.P.Lachapelle.M.G.A.Nantel, comme on le sait, fait la lutte à M.Calixte Lebeuf, dans le quartier Centre.Il est soutenu paraît il, par des libé raux.Quo M.Nantel cherche l’appui des rouges, cela se comprend : les bleus lui refusent leur appui.Ce qui se comprend moins c’est de voir des libéraux accorder leur concours à l’ex-miuistre, père du Palais de Justice de Montréal.Car enfin si M.Nantel a besoin des libéraux pour faire sa lutte, les libéraux, eux, ont-ils besoin de M.Nantel ?.On nous permettra d’en douter.(Pour 1’Avenir du Nord) (Suite) Mon père vouluit bâter le moment de notre union, mais le duc avait un frère officier au Dahomey, et il voulait attendre son retour pour la cérémonie nuptiale.Ce délai contrariait mon père d’une façon inexplicable.Je ne le reconnaissais plus ; lui toujours si bon, si tendre avec moi, semblait maintenant m’éviter ou bien il était brusque, nerveux.D’autres fois, il avait des revirements cie tendresse, de soiiicitude pour moi.Hélas ! en d’autres temps je me serais beaucoup plus préoccupée du changement survenu daus le caractère de mon père, mais Contran de.Villemare m’absorbait, il était continuellement à la maison, ou bien je courais les magasins avec lui et sa sœur, la comtesse de Saint-Gérard.Les fiancés sont presque toujours égoïstes et n’ont pour ainsi dire d’yeux et île pensées que pour eux-mêmes Dans la suite, combien cruellement je me suis reproché de m’être ainsi tenue éloignée de mon pauvre père, alors qu’il aurait eu tant besoin de mon amour et de ines prévenances ! Un soir, Yvonne de Saint-Gérard devait m’emmener à un grand bal donné par une de ses amies.Mon père s’était excusé, il se sentait souffrant, un rien dont il ne fallait pas s’inquiéter, et comme la comtesse était là pour me chaperonner, il n’avait pas à s'inquiéter de moi.Peu de temps avant que la comtesse de Saint-Gérard vînt me prendre, j’allai dans le cabinet de travail de mon père et je le vis à son bureau, devant une liasse de papiers : — Veux-tu bien ne pas rester ainsi à travailler lorsque tu es souffrant-, dis-je en le grondant avec tendresse.Il sourit étrangement et me répondit avec les yeux perdus dans le vague : — Oui, ce sera bientôt fini, mon travail, jo n’en ai plus pour longtemps maintenant.Va, mon enfant, celui qui t’aime t’attend.— Dis-moi, petit père, si tu es malade, je ne sortirai pas ce soir, je resterai avec toi.Yvonne comprendra et elle expliquera à Gontran que je n’ai pu te quitter.— Non, ma petite Bielle, no t’inquiète pas de moi.Va, va t’amuser pendant que tu le peux encore.Jo veux rester seul.Sois heureuse et que Dieu te bénisse ! Il se pencha et m’embrassa avec un élan de tendresse qui m'émut.Puis, presque violemment, il me poussa dehors, Iji comtesse m’attendait et je partis au bal.Naturellement je dansai souvent avec Gontran, lui réservant presque toutes les valses, de temps à autre j’ac cordai un quadrille ou une mazuikc à ceux qui léclumaient une place sur mon carnet de bal.Soudain je tressaillis et involontairement je rougis : — Mademoiselle veut-elle me faire l’honneur de m’accorder une valse 1 Celui qui sollicitait ainsi n’était autre que M.Victor Martin.Depuis que sn demande avait été rejetée par mon père et que j’étais fiancée au duc, je ne l’avais plus rencontré dans le monde.Je me trouvai assez gênée, d’autant plus qu'il ne me paraissait pas selon les règles de la stricte étiquette qu’un prétendant éconduit vînt m’inviter à danser.Prise au dépourvu et ne voulant pas froisser ce pauvre jeune homme par un autre refus, je lui accordai un lanciers.Il ne me parut pas mo garder rancune ou bien il n’avait pas été bien sérieusement épris de moi, car tout, en dansant, il me parla de choses et d’autres, absolument comme si i’inci-dent de la demande en mariage n’avait pas eu lieu.Avovions-le franchement, j'en fus mortellement piquée.Une femme trauve tout naturel do ne pas aimer un homme ; elle ne l’ngréc point comme son fiancé ; mais il lui est fort déplaisant qu’il se.console si aisément de n’avoir pu obtenir sa main.Comme on se méprend sur les hommes ! J’avais réellement cru à un moment que M, Martin était tout feu.tout flamme à mou égard.Cependant, il pouvait maintenant, lorsqu’il savait que j’allais appartenir à un rival plus fortuné, causer avec moi le plus tranquillement du monde.Le lanciers terminé, M.Martin offrit de me conduire au buffet pour prendre une glace.J’avais très chaud, très soif, peut être nurnis-ie dû refuser, nonobstant j’acceptai.Le bal battait son plein, la sallo à manger était déserte à part los valets qui faisaient le service.M.Martin m'installa sur un divan à l’ombre d’un palmier, puis revint du buffet avec glaces et sorbets qu’il posa sur une petite table à notre portée.Il s’assit à mes côtés, paraissant tout disposé à continuer la conversation que nous avions entmnée tout en dansant.Brusquement il me dit : — Je n’ai pas encore eu, mademoiselle l’occasion de vous féliciter.Ab ! par exemple, c’était un peu fort, un prétendant refusé qui venait me féliciter ! C’é-*ait pousser trop loin l’abnégation ou vouloir me montrer par trop durement combien facilement les plaies de son cœur s’étaient cicat risées.J’étais indignée.D'un ton glacial je répondis : — Me féliciter, de quoi, monsieur ?— Mais de votre mariage avec le duc du Villentare, mademoiselle.— Je vous remercie monsieur do vos bons vœux.Croyez m'en jo il’ai nul doute au sujet de l’horizon do bonheur qui s’ouvre devant moi.— Dieu le veuille mademoiselle que vous soyez heureuse ! mais si jamais vous avez be soin d’un ami dévoué d’un conseil ou d'un appui, puis-je espérer que vous vous adresserez à moi.Je me levai et d’un geste hautain la tête altière, je lui répondis : — Monsieur, la fiancée du duc de Villema-rc, la fille de M.de Bcrlillou n’aura jamais à chercher appui ou conseil qu’auprès de son mari ou de son père.— Mademoiselle pardonnez moi si l’intérêt que je vous porte m’a fait vous parler peut-être d’une façon qui vous paraît étrange.Mais je vous en supplie si jamais un malheur vous atteint, si l’adversité vous surprend soudain au milieu de l’opulence, veuillez vous rappeler que vous avez un ami zélé, prêt à défendre vos intérêts et votre honneur.— Monsieur vos paroles sont une énigme pour moi.Je ne suis point en peine de mon bonheur ou de mes intérêts du moment que l’un et l’autre sont confiés à l'homme que j’aime.— J’appuyais avec intention sur ces mot?, car je croyais qu’un sentiment d'inconsciente jalousie lui uvait dictée cette étrange conduite Il M'était donc pas si indiférent à mon égard que je l’avais crue ! Lorsqu’une femme n’est pas touchée elle-même par l’amour que lui témoigne un homme, elle peut être atrocement cruelle pour lui et semble prendre plaisir à le faire souffrir : — Le duc de Villemare est l’humme entre tous que j’ai choisi, l’élu de mon cœur, et près de lui je suis que je seiai heureuse.Mais bri sons monsieur, un entretien qui entre vous et moi n’a pas de raison d'être, nos voies dans la vie ne sont point parallèles et la fiancée de Gontran de Villemare n’a rien en commun avec M.Martin.Veuillez me reconduire auprès de la comtesse de St Gérard.En silence il m’ofirit le bras, quelques instants après je quittai le bal avec Yvonne et Gontran.Au seuil de notre hôtel je leur dis bonsoir, Gontran m’effleura la main de ses lèvres en murmurant : — Que vos rêves soient doux comme ceux des anges : A demain Gabriello ma bicn-ai-méc.Lily Butler (A suivre) L.\ pâle victoire de M.Bruno Nantel nous laisse froid au point de vue de sa personnalité : à M.Nantel personnellement nous n’en avons jamais voulu et nous n’en voulons nullement.Il a du talent et des aptitudes qu’il serait pué ¦ il de lui nier.L'homme nous importe peu, c’est son œuvre que nous déplorons.Ce qui nous désole, en ce moment, c’est do savoir qno nous n’en avons pas fini avec la mauvaise foi, l'autocratie, l'influence délétère, les injustices et les coûteux procès qui ont caractérisé jusqu’à ce jour, l’œuvre de M.Bruno Nantel, tant à la commission scolaire qu’au conseil de ville.Ce qui est regrettable, c'est que les difficultés, que la conduite passée de cet échevin ont fait surgir dans notre ville aupara vaut si paisible, vont devenir plus profondes au lieu de s’upplunir.Que le peuple retienne bien ce quo nous disons aujourd'hui.Avant longtemps de nombreux actes injustes et.illégaux, de nouvelles dépenses faites sans sagesse, de nouveaux frais vont venir s’ajouter à la longue lister que nous connaissons déjà et.que nous avons étalée sous les yeux des contribuables durant ces dernières semaines.Le u brandon de discorde u qu’est l’échevin Nantel, donnera dans l’avenir les mêmes résultats que ceux dont nous avons souffert pat le passé.Avant longtemps ceux qui ont voté pour M.Nantel et son comparse, Al.Emile Alatte, auront.à s’en repentir.Nous no le souhaitons pas, dans l’intérêt de notre ville, mais nous en sommes, hélas ! certain.Que les contribuables soient assurés que noUN surveillerons (le près notre conseil et que nous les mettrons au courant de ce qui s’v passera, d’une manière impartiale et véridique.Allez, monsieur Nantel, en'rez en scène avec votre troupe si bien dressée.De notre échauguettc nous examinons vos gestes et vos actions.Nous allons en voir de belles.Le Franc.lions à faire valoir, mais est-il nécessaire pour cela de faire un procès, d'encourir des dépenses exorbitantes et inutiles ?Nous ne le croyons pas.Lorsqu’un différend surgit entre deux cultivateurs et qu’ils ne peuvent s’entendre, pourquoi ne nommeraient ils pas un arbitre à la décision duquel ils se conformeraient.Un cultivateur comme eux par exemple, un homme au sens droit, saisirait la question et saurait rendre un jugemout conforme à l’équité.Les choses se [lasseraient comme devant le juge, moins les frais, les retards et les autres inconvénient-s.Chaque partie amènerait ses témoins à qui personne n’en imposerait, do sorte qu'ils di raient la vérité sans crainte et donneraient un meilleur témoignage que devant la cour.I.es deux cultivateurs sauraient expliquer lo point en litige et.plaider leur causo lieaucoup mieux qu’un avocat, pour la bonne raison qu’oux-incmes seraient les intéressés, qu'il comprendraient facilement leur affaire et qu'ils n'auruieut pas intérêt à la faire traîner en longueur.L’arbitre serait un cultivateur si la question à juger concerne cet état, ou un marchand s’il s’agit d'une question de commerce, prêt, uchut, billet, etc.Dans ces conditions l’arbitre serait compétent et saisirait lui même la question sans requérir des avocats qui l'embrouille.Les parties s’en tireraient aussi bien et à meilleur marché que quand elles vont porter à un avocat leur u beau droit d’action, n L.S.PRENEZ LES CACHETS DU Dr FRED.J.DEMEUS CONTRE LE MAL DE TETE Ses effets sont vraiment merveilleux, toujours certains, prompts et inoffensifs.Exigez le nom sur chaque cachet.Elections municipales Malgré tous scs méfaits, ses injustices, scs illégalités coûteuses pour le peuple, son dédain de l'opinion des contribuables, l’effet désastreux de son administration, l’abus de pouvoir dont il s’est rendu coupable, M.Bruno Nantel a été réélu échevin, lundi dernier, par G voix de majorité.Quoique cette majorité ne soit pas très glo rieuse pour cet u Homme de propres u, qu’on a essayé de percher sur le piédestal de bonnes œuvres factices, il faut la considérer comme la conséquence do l’intimidation, de la corruption et de la cabale éhontée auxquelles M.Nantel et scs amis ont eu recours.Cette majorité ne peut s’expliquer autrement.Car enfin, lorsque l’on sait l’iiistoiro do la car rière publique foui nie par M.Bruno Nantel, quand on jetto un coup d’œil, quelque rapide soit-il, sur son passé, sur ses actes, dent l’injustice soulève l’indignation et la révolte chez tout homme droit dont la conscience n’a pas été désertée par la notion de la justice et de l’honnêteté politique, est-il possible do croire que des citoyens libres, indépendants et non aveuglés par le fanatisme ou l'or, aient pu donner à M.Bruno Nantel l’appui et l’approbation de leur vote.D’ailleurs, pas n’est besoin de discourir bien longtemps pour trouver la vraie cause do cette majorité qui, cependant que minime, impose au conseil de ville la dangereuse présence do M.Bruno Nantel.Le chef do la cabale, lu général de la tourbe dont se compose la brigue de AI.Nantel, eu a lui même clamé l'explication au milieu de la foule, lundi.M.S.G.Layiolette, à qui l’administration Nantel a accordé de gros contrats do $85.000 et qui s’ist fait, dans la dernière lutte, ainsi que nous venons de le dire, chef de cabale, s'est écrié, lundi après-midi, devant l’hôtel de ville où la foule était assemblée : ¦¦ J’en ai de u l’argent pour acheter des co.et j’en ¦l ACHÈTE ! u Qu’avons-ncus besoin de chercher ailleurs quo dans cet aveu dégoûtant l’explication des 6 voix de majorité qui maintiennent au conseil de ville l’homme de la discorde, des procès, des injustices et le contempteur de co peuple dont il continuera do se moquer.Cultivateurs, gare aux procès On ne sc fait pas une idée de l’énorme quantité de procès qui s’instruisent annuellement devant nos tiilmnaux, et dans lesquels sont impliqués du pauvres cultivateurs qui auraient bien d’autres choses à faire qu’à se chamailler entre eux.Il y a des gens qui ont la manie des procès, qui cherhent noise, à tout le monde et qui semblent avoir définitivement ajouté à leur nom Demandeur ou Défendeur.Nous n’en cnn naissons pas qui aient fait fortuno ; nous en connaissons beaucoup qui sont sur la paille.Sous le plus futiles prétexte, un cultivateur intente une poursuite à son voisin.Ce dernier, loin de tâcher d’arranger l'allaite à l’amiable, sc fait un point d’honneur de répondre à l’action.Son amour propre est blessé et il se jure d’avoir le dernier mot, h de mener ça au bout, o Aussitôt il quitte sa ferme et s’en vient en ville pour confier sa cause à un disciple de Thémis.Le premier avocat qu’il consulte lui conseille peut être de régler, mais lui ne l’entend pas de cette oreille.Il paie sa consultation et va chez un autre homme de loi.Celui ci un peu plus retors, voit tout de suite un oiseau à plumer ; il a tôt fait de persuader notre naïf campagnard qu’il a u un beau droit d'action.u Il lui tapote familièrement l’épaule, l’appelle u mou ami u tant et si bien que notre homme ébloui lui donne sa cause et fait un dépôt de quelque vingt cinq dollars, pour garantir les u déboursés u.Alors un commerce assidu s’engage entre les avocats des parties adverses.I^es inscriptions en droit et les exceptions à la forme ne se comptent plus.Les répliques et les réponses succèdent aux réponses et uux répliques et Dieu sait ce qu’ils coûtent ces papiers timbrés qui semblent bien inofiensifs.Toutes ces pro-céduies font sourire d’aise les huissiers qui ne sont pas gens à travailler pour rien La cause est inscrite pour tel jour.A la date fixée, nos deux plaideurs arrivent à la ville, à grands renforts tic témoins.Pour une raison ou pour une.autre, la cause est remise au lendemain et nos enragés plaideurs en sont quittes pour leurs dépenses d’hôtellerie et celles de leurs témoins.Supposons que le demandeur obtienne jugement, l’avocat de la partie adverse prétendra à coup sûr que les témoins se sont parjurés, que lo juge a mal saisi, et il ira en Appel aux dépens, bien entendu, do son client.A la fin, celui qui aura la décision «lu tribunal sera aus si pauvre que celui qui a perdu ; une hypothèque sur la ferme, une saisie sur le mobilier.Nos cultivateurs devraient toujours avoir à la pensée qu’ils n’ont rien à gagner mais tout à perdre dans un procès, alors qu’ils pourraient régler leur cas à l’amiable.Lifou laine a fort bien décrit la situation dans sa fable, VHuître et tes plaideurs, où Perrin Dandin donne une coquillo à chacun d'eux tandis que lui même gobe l’huître.Il en est ainsi dans les procès : c’est Dame Justice et ses officiers qui bénéficient, et les plaideurs s’en retournent penauds., le gousset allégé.u Mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès, u Si nos cultivateurs pouvaient sc convaincre de la véracité d«î ce dicton, ils agiraient plus sagement.Il est dans leur intérêt de mettre un terme à ces procès qui leur font un tort considérable.On n«î se gêne pas de dire que la classo agricole est la vache à lait de messieurs les avocats.Nous admettons parfaitement qu’un cultivateur ait à se plaindre de son voisin, qu’il ait certains droits à revendiquer, certaines préten- MM.Leelair et Datais M .Jos.Leelair a fait une lutte vaillante qui lui fait honneur.Les contribuables cie son «piarticr admettront «ju’il n’a pas rampé et ne s’est pas souillé comme ses adversaires sans vergogne qui, pour vaincre un honnête homme, ont pris les moyens les plus malhonnêtes.II est malheureux que le quartier Snint-Jo-seph se soit privé des services d’un hotrme aussi consciencieux, aussi franc et aussi respectueux des droits des citoyens quo M.Joseph Leelair.Nous remercions ce dernier d’avoir travaillé fa - :*»trn de notre conseil de ville ce- lui «pii a si mal rempli ses devoirs d’éclicvin jusqu’à ce jour.11 y a «les défaites qui sont glorieuses ; celle de M.Ijcclair est de ce nombre.11 a été vaincu non par M.Nantel, que lo peuple n'aime pas et pour cause, mais par la basse cabale, par l'intimidation et la corruption dont M.Nantel et ses serviteurs se sont servis pour faire triompher leur mauvaise cause.M.Leelair, battu par G voix, dtunouro sans reproche devant ses concitoyens ; M Nantel vainqueur par G voix achetées, apparaît devant lo public encore plus coupable et plus entaché (ju’avant ; c«ï qui n’est pas peu dire.M Danis, un bravo et honnête propriétaire a été défait dans le quartier Saint-l^ouia par 32 voix.Les électeurs n’ont pas voulu comprendre «pi’ils travaillaient à leur propre déchéance, à leur propre malheur en élisant un disciple de M.Bruno Nantel.Ils se rendront compte sous peu «le l’erreur qu’ils viennent de commettre.M.Hormisdas Danis mérite des félicitations pour la manière noble et loyale avec hupielle il a fait la lutte à des adversaires cjui ont eu recours à des moyens inavouables pour s’accaparer le vote dus électeurs.M.Kmilo Matte saura-L il être indépendant?Tl l’a pr unis, nous l’attendons à l’œuvre.Léon Katuouvky DEUXIEME GRANDE ASSEMDLEE A Sainte-Julienne Iji plupart des journaux do Montréal, la Presse, la Patrie, lo Journal, V P toile du Nonl, du Juliette, I’Avenih du Nord, la Nation, de Saint-Jérôme, ont donné dos détails fort intéressants sur la premièro grande assemblée qui a ou lieu le 16 décembre dernier, à Sainte-Julienne, à propos du projet de la prolongation du C.P.R.de Saint Lin à Rawdon et plus haut, jusqu’à Saint-Donat.La Compagnie du Grand Nord s’est émue.U 17 décembre, les officiers supérieurs do cette dernière Compagnie se sont mis en correspondance avec messieurs les curés Viau, de Sainte-Julienne, et Landry, de Rawdon.Le directeur général du G.N.R., M.G.Scott, écrivit, que le 6 janvier, il enverrait son ingénieur en chef, Al.E.A.Doucet, avec M.Guy Tlionibs, agent général de fret et do passagers, M.Ernest Ding, assistant général du directeur, et M.C.E.Jordan, ingénieur.Une délégation importante des paroisses du nord, s’est, aussitôt formée pour rencontrer au palais de justice a Sainte-Julienne, le 6 janvier au soir, les visiteurs distingués qui n’ont certes pas mnnqué d'y venir, et qui ont été acclamés par la foule à leur entrée dans la salle, accompagnés des Révérends Viau, Landry et Forest, curés.11 s’agissait pour les officiers de la Compagnie de prendio des renseignements sur la facilité et les avantages de la construction d'une ligne de fer dans le centre du comté do Moot-calm, pour en faire lo rapport aux directeurs qui sont à Qnéliec, New-York et Boston.Les curés Viau, Landry et Forest, les docteurs Lafricain, do Chcrtsoy, Smiley, de Rawdon, Aumont, Bissonnette, do Saint-Esprit, M.Varin, de Chcrtsey, ont fait valoir avec éloquence les ressources innombrables qu’une voie ferré est appelée à développer dans le beau comté de Montcalm. L'AVENlli DU NURD, 23 JANVIER 1902 Pouvoirs hydrauliques, lues, mines en pers-p ctive, forêts, terrains riches à défricher en arrière, colonisation, industrie, tout fut passé en revue.Surtout à liawdon, «le riches capitalistes n’attendent que hi moment où hi chemin de fer se construira pour y installer aux chûtes l>or\vin, Magnan, .Jones, etc.des ma nufacttires «lu genre de celles de Shawinigan et de tîrand'Mère.Appelés à la tribune, nos quatre distingués visiteurs surent s’exécuter de la meilleure grû ce du monde.Ils ko déclarèrent enchantés «le la manière toute courtoise avec laquelle ils étaient reçus à Sain te-Julien ne, annonçant «jut?le lendemain ils iraient à Rawdon et de là à Chertsey, jus qu’à Saint-Donat dont on «lit tantde merveilles.Ils ont hâte de voir les chûtes Dorwin «il Magnan cite., les lacs majestueux de Saint-Donut quo le curé Landry appelle la u Suisse canadienne i».Il est dix heures lorsque l’on songe à regret à quitter cetto assemblée «jui fut sans contredit la plus belle du genre.Le lendemain les messieurs «lu G.N.H.se sont rendus à Rawdon.et ont déclaré au curé Lan lry que Rawdon est un pays vraiment enchanteur; puissances hydrauliques, sites, forêts, aspect des montagnes, vallées, tout est superbe, dirent-ils, et dépasse «h; beaucoup notre attente.Le chemin sera facile à mener en ligne «Imite sans avoir à se heurter à des monts abrupts.Ils demandent aux curés Viuu et Landry «*t à un grand nombre des principaux citoyens une foule de renseignements qu’il leur est nécessaire de fournir à leurs directeurs de Québec, de New-York et «le Boston.M.K.A.Doucet, l’ingénieur en chef, à «lon-né à espérer que le rapport «les délégués du G.N.R.sera très probablement, on ne peut plus favorable, et qu’c i conséquence, les braves gens «lu nord vont enfin être au comble de leurs vœux.u Les travaux vont commencer de bonne heure, ce printemps, u dit M.K.A.Doucet, en répondant à une question.Ainsi donc, si le rappert des délégués du G.N.R.est favorable — et il le sera, car nous sommes en mesure «le leur fournir tous les documents qu’ils jug«;nt su disants pour «lécider leurs directeurs — c’est «le bonne heure, ce printemps «jue la ligne commencera à se cons t ruiro entre Sainte J uliennc et Rawdon, puis, «le Sainte-Julienne en ligne directe?jusqu’à Montréal.Le G.N.11.fait bien «le se hâter, car h; C.V.R.est aussi bien intéressé à la construction «le îa ligne de Saint-Lin à Rawdon, comme on a pu le.voir dans la Presse de samedi, 1 janvier.Les promoteurs «lu projet, messieurs les dims et autres, retardent de faire signer une requête auprès des ollieiers supérieurs du G.P.R.pour attendie le rapport de ceux du G.N.R.Ils n’ont de préférence marquée pour p< r sonne.Mais il faut qu’un chemin de fer, appelé à changer la face de la province, se fasse d’une façon ou d’une autre, et vite encrjre.Heureuse celle des «leux Compagnies qui arrive! a la première.A elhî seront d'immenses avantages, à elle sera la gloire d’avoir donné un nouvel essor à la colonisation et à l’industrie, dans l’un des plus riches comtés, mais jusqu'à présent, l’un des plus négligés.J.M.L.La meilleure annonce vivante M.J.-B.Li'guré, le carossier bien connu «h?Sainte-Foye, près de Québec, est venu à la ville féliciter la maison A, Toussaint & Cie d’avoir introduit le Vin des Càkmks sur le marché.u II y a un mois et demi, disait-t-il, mon épouse, qui est âgée de 75 ans, était dans un état de débilité et d’amaigrissement «pii la rendait presque impotente.Elle a alors commencé à prendre «lu Vin des Carmes, et aujourd'hui la santé lui est entièrement revenue ; grasse, bien portant*?, ell
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