L'Avenir du Nord, 27 février 1902, jeudi 27 février 1902
Sixième Année — No 9.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Jeudi, le 27 février 1902 à ORGANE LIBERAL du U m DISTRICT de TERREBONNE.L£ MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE mI«E nous verrons prospérer US Ni$ ou s?jurant ÇR.Sl>ctto) 3 CHEf/ 1ER.Aboppejnepts i Un an.$1.00 Six mois.0.50 x1 Jules-Edouard Prévost fils, Francœur Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Appopces Le pouce : Un mois.“ Un an.$1.00 $3.00 SOMMAIRE L’horloge du cœur Jean Rameau Le péril américain Francœur Chargez ! Francastor L’entreprise Nordin O.A.Pourquoi une alliance 1 " L’Etoile » Le.Canada livré aux américains Francastor Méli-Mélo Impérialisme ou indépendance " La Patrie " La maison vidé Lily Butler Règlements du carême L’abus du crédit H.Magnan Affaires municipales Le Franc Au conseil de ville Nouvelles de Saint-Jérôme “• Joliette “ Sainte Anne des Plaines “ Noininingue Germaine, feuilleton Edm.About L’HORLOGE DU CŒUR Oui, mon enfant, c’est très certain ; Dans votre poitrine paisible Qui fait tic-tac, soir et matin, So trouve une horloge invisible.Jadis, avant d’ouvrir vos yeux, Un ange blanc l’y mit, je pense, Et chaque nuit il vient des cieux Pour la remonter en silence.Bon ange blanc, venez, venez Du paradis où Dieu vous loge.Et dans le cœur des nouveaux-nés, Faites battre longtemps l’horloge ! Pour que les pères soient joyeux.Pour que les mères soient bénies, Et qu’en souriant, les aïeux Ferment leurs paupières ternies.O mon enfant, mon tendre amour, Puisqu’on ne peut taire ces choses, Puisque l’horloge sainte, un jour, Doit s'arrêter sous vos chairs roses.Priez, priez avec, ferveur Afin qu’à votre heure dernière, Quand Dieu reprendra votre cœur Des mains de l’Ange de lumière.Ce cœur qui fut si doux au mien, Soit sans aigreur, soit sans souillure Et n’ait battu que pour le bien Dans votre vie honnête et pure.Jean Rameau.Le Péril américain à la Chambre tuellement à leur République où les millionnaires sont rois et maîtres, en attendant quelque sanglante révolution qui épouvante le monde.Or, M.Bourassa, s’il est un adversaire acharné de l’impérialisme britannique, n’en est pas moins absolument opposé à l'abdication et à l'effacement du panada de la carte du monde au profit des Etats-Unis.L’impérialisme anglais et l’annexion américaine, voilà les ennemis ! L'un des premiers, M.Bourassa aperçoit et signale le péril américain.Il a demandé au gouvernement d’étudier le problème et il lui a conseillé de confier à une commission parlementaire l’examen de la situation.Le député de Labelle a été approuvé par MM.Maclean, Jabel Robinson, John Haggart, ancien ministre, tous députés d’Ontario.Le cabinet, par la voix des ministres des finances et des travaux publics, a déclaré qu’il partage sinon toutes, du moins une grande partie des alarmes de M.Bourassa.Il étudiera la question.C’est un grand succès personnel pour le député de Labelle.Ses électeurs, les Canadiens, Ten félicitent.h Le secrétaire, M.T.LeVasseur, a donné lecture, en français, du procès-verbal de la séance précédente.C’est une inovation dans la procédure de la Chambre de Commerce de Québec et c’est la première fois depuis sa formation, il y a plus de cent ans.Il y avait plus de quarante membres présent, qui ont écouté en silence cette lecture, et lorsqu’il s’est agi de lire le procès-verbal en anglais, le cri de dispense s’est fait entendre et a prévalu.n m Dispense ! Dispense ! ¦¦ Quelle ironie ! Des voix françaises qui crient en anglais qu’on leur épargne l’ennui d’une lecture des procès-verbaux en anglais * C’est le Ilot canadien qui reprend possession de son lit en écrasant les cstacades vermoulus de la conquête anglaise.Bravo ! Fraxcastor.L’entreprise Nordin CORRESPONDANCE D’OTTAWA (1) Les premières séances de la Chambre des Communes ont été bien remplies.Les deux discours les plus importants y ont été prononcés par deux Canadiens : MM.Tarte et Bourassa.Le député de Labelle est un des représentants de la province de Québec qui travaillent le plus.Il est vrai que M."Bou-rassa a des loisirs que beaucoup de ses collègues n’ont malheureusement pas.Ses électeurs lui sauront gré de les employer à étudier les grandes questions du .jour qui intéressent particulièrement notre pays.Le discours que M.Bourassa a prononcé lundi, sur la question des chemins de fer, a duré une heure et demie, mais à aucun moment la Chambre n’a montré de lassitude, tant elle était intéaessée à l’exposé de la situation fait si éloquemment par le député de Labelle.M.Bourassa a montré que les Etats-Unis sont en train d’annexer le Canada par morceaux en achetant les chemins do de fer canadiens.Or, les grandes voies ferrées seules ont rendu la Confédération possible.Les provinces maritimes ont consenti à former une union avec le Canada à condition qu’on érige l’Intercolonial entre Québec et Halifax.Sans la promesse d’être reliée aux provinces de l’Est par un chemin de fer transcontinental, la Colombie Anglaise n’aurait jamais consenti à entrer dans la Confédération.Et malgré trente ans de vie nationale en commun, les provinces de l’Ouest ont encore des intérêts opposés à ceux du Canada oriental.Pendant que celui-ci appelle le protectionnisme douanier à grands cris par la voix de ses classes industrielles, les fermiers et les mineurs de l’ouest réclament le libre-échange le plus large, car les droits de douane constituent pour eux, à cause de la distance qui les sépare de nous, un impôt bien lourd à porter en face des avantages que leur offrent les Etats américains de l’Ouest qui bordent dans toute sa longueur la frontière canadienne.Cette situation rend plus dangereuses les tentatives que font en ce moment les magnats américains pour accaparer les chemins de fer canadiens dans le but d’en faire des tributaires de leurs lignes de transports par terre et par mer.En faisant desservir la Colombie et le Yukon par Seattle et par San Francisco, le Nord-Ouest et le Manitoba par Saint-Paul, Minneapolis et Duluth, l’Ontario par Buffalo, la province de Québec par Portland, Boston et New-York, les Américains disloquent la Confédération et l’annexent vir- (I) Cette correspondance nous est arrivée trop tard pour être publiée la semaine dernière.L’honorable M.Tarte possède déjà la clef du succès dans la lutte contre les Etats-Unis.En rendant l’accès du lac Nipissing possible aux vaisseaux des lacs, il crée un port intérieur loin de la concurrence américaine.De là, s’élanceront vers Montréal et vers Québec des trains de chemin de fer qui raccourciront la route de transit entre l’Ouest et les ports d’expédition, de telle sorte que le Canada aura sur les voies des Etats Unis une supériorité insurmontable.Le canal de la Baie Geor-gienne-Ottawa-Montréal donnera au Canada une route directe ininterrompue par eau entre le fond du lac Supérieur et les ports européens.Le démembrement du Canada deviendra plus difficile à ceux qui pensent se le servir par bouchées.L’Avenir pu Nord a déjà parlé de l’ouverture de la rivière des Français au transit intérieur.La province de Québec retirerait les premiers avantages de la création de cette nouvelle voie fluviale, longeant sa frontière du sud sur une distance de plusieurs centaines de milles avant de se confondre avec le cours du Saint-Laurent.Si M.Tarte réussit à vaincre l’hostilité de ses collègues de Toronto, il aura bien mérité de sa patrie.Fraxcastor CHARGEZ î L'Evènement de Québec est, croyons-nous, le seul organe de parti, dans la presse quotidienne, qui n’aît jamais eu peur de s’exprimer à l’égard des Anglais et sur la question canadienne comme on parlait du temps des Bourdages, des Papineau, des JYJorin et des Cartier de l’époque révolu tionnaire.Nous nous rappelons qu’à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste, il y a un ou deux ans, l'Evénement a nettement réaffirmé l’idéal d’indépendance conservé par la nationalité canadienne-française.A l’époque de la crise anglo-boer, c’était d’une grande hardiesse ; mais le directeur de YEvènement n’a pas hésité à faire ce que la tradition canadienne lui commandait en cette circonstance, et • il a exprimé l’espoir de tout bon Canadien dans la reconstitution de la Nouvelle-France indépendante.M.Demers ne s’en tient pas aux paroles et autres protestations sonores.Il fait des œuvres de reconquête française sur le rocher de Québec.C’est grâce à son initiative et à sa propagande que l’anglais a été remplacé par le français dans les délibérations de la Chambre de la capitale du Bas-Canada.Laissons parler Y Evènement du 19 courant: n Hier, pour la première fois depuis bien des années, le procès-verbal des délibérations du Conseil de la Chambre de Commerce de Québec a été rédigé et lu en français.n C’est le résultat de la motion de M.L.J.Demers, présentée à la dernière réunion générale et de la campagne que nous avons faite dans le but de faire reconnaître notre langue, de la faire rétablir dans ses droits, au sein de cette institution commerciale composée aux neuf-dixièmes de Canadiens- français.n Une telle anomalie n’aurait dû jamais exister; noa compatriotes n’auraient jamais dû laisser subsister si longtemps un état de choses de nature à faire croire que notre chambre de commerce était un corps exclusivement anglais.Mais ils ont enfin compris tout ce qu’il y avait d’anti-national dans cette conduite, et aujourd’hui ils prennent la détermination de mettre désormais la langue française sur le même pied que la langue anglaise dans leurs délibérations et la rédaction des documents de la Chambre.C’est ce qui s’est fait hier pour la première fois, et nous les en félicitons, n Le Quebec Morning Chronicle rend compte de cette séance sur un ton plutôt mélancolique.0 tempora ! O mores ! Nos lecteurs se rappellent que L’avenir du Nord a donné son entière approbation au projet Nordin, il y a quelques semaines.Les faits nous donnent raison aujourd’hui.La concession Nordin, sur le Saguenay, est à peine ouverte qu’il nous arrive de ce côté 1rs nouvelles les plus encourageantes, et singulier détail, ces nouvelles nous sent apportées par un journal qui s’est à deux ou trois reprises fortement prononcé contre les demandes de M.Nordin.n On nous rapporte, dit la n Défense n, dont nous voulons parler, que la compagnie Nordin a commencé son exploitation sur une grande échelle dans le canton Boileau, autour du lac Ha ! Ha ! et le long de la rivière du même nom.n Les MM.Nordin ont obtenu du gouverne ment provincial une concession de 2,500 acres de terre.Au centre de leur propriété, ils ont dressé des camps immenses, et une centaine d’hommes travaillent pour eux à abattre la forêt.Tout le bois abattu est utilisé pour ce qu'il vaut : bois de construction, bois de pulpe, bois de chauffage, etc.Au printemps, le tout sera chargé sur des navires et expédié en Europe.n Les marchands de Bagotville sont dans la jubilation.Toutes leurs marchandises sont en levées comme par enchantement, et- cela se paie rubis sur l’ongle.Les stocks sont déjà épuisés et de toutes parts on charrie des provisions à pleine charge.C’est le Pastole qui déborde dans la Grande Baie ! Tant mieux ! Environ cinq cents familles norvégiennes sont attendues au printemps.Une forte colonie agricole sera établie dans la vallée du lac et de la rivière Ha ! Ha ! où le sol est éminemment propre à la culture.• n MM.Nordin ont loué l’Anse-à-Benjamin pour y flotter leur bois, en attendant que leurs navires le viennent chercher.n C’est une ère de prospépité fort opportune oui s’ouvre pour la paroisse de Bagotville, dont les habitants ont déjà des visions de chemins de fer, de tramways, de lumière électrique, et des enchantements à ne plus finir.Nous ne pouvons qu’en souhaiter la réalisation prochaine.n Nous espérons être bientôt en état de donner des détails plus complets et plus précis sur ce nouvel établissement, dont la précoce importance fait espérer beaucoup pour l’avenir, i Mais alors, qu’advient-il donc des prédictions de la n Défense n et de ses frères en pessimisme, qui tous, il y a quelques semaines, voyaient dans l’introduction du capital norvégien ou finlandais au Lac Saint-Jean une menace pour cette région 1 Le grand homme d’Etat améri cain Webster a dit que celui qui fait croître deux brins d’herbe où il n’en croissait qu’un est un bienfaiteur public.Qu’est donc, en ce cas, pour la province de Québec, l’industriel qui fonde des industries au cœur de nos torêts, et qui ajoute d’un seul coup à notre population cinq cents familles de robustes et braves tra vailleurs?L’objection qu’on a soulevée contre l’entreprise Nordin, savoir, que les colons finlandais ou norvégiens ne s'assimileraient jamais à la race canadienne-française, n’a aucune valeur ; car puisque nous sommes condamnés, ou plutôt que le pays s’est lui-même condamné à recevoir chaque année des milliers d’étrangers, n’est il pas mieux pour nous d’attirer ces étrangers dans les districts français de la province de Québec, où ils no peuvent nous faire de mal, que de les laisser s’acheminer vers l'Ouest, où ils se fondront bientôt avec la majorité 1 Nous parlons ici du côté politique de la question.Au point do vue matériel, non seulement l’installation Nordin n’offre aucun danger pour notre province, mais elle lui sera d’un prix incalculable, ains que la “ Défense ” elle-même est aujourd’hui bien forcée de l’admettre.Sans parler de la richesse que les industries nouvejles répandront dans la région, il est clair que cette installation, loin d’effrayer les cultivateurs du Saguenay et du Lac Saint Jean, doit les réjouir, car ils ont tout intérêt à laisser s’établir au millieu d’eux des représentants des fortes races du Nord de l’Europe, qui les mettront au courant de nouveaux procédés, de culture, tout en leur moutrant les avantages de la frugalité, de l’économie, et probablement aussi, de la petite industrie domestique.La leçon de choses qui va leur être donnée gratis leur sera certainement profitable, si au lieu de so tenir à l’écart des nouveaux venus, ils vont droit à eux et leur proposent franchement la miso en commun des meilleures qualités des deux races.O.A.Pourquoi une alliance ?L'Etoile de Lowell (Mass.) répond ainsi à l'article de Francœur sur une n alliance franco-polonaise aux Etats-Unis." L’Avenir du Nord s’intéresse beaucoup à l’élément franco-américain, et il se demande s’il n’y aurait pas profit pour nous de contracter une alliance avoc les Polonais de la Nouvelle Angleterre afin do résister ensemble à la tyran nie des saxonisateurs irlandais.Il ne serait peut êtro pas sage de conclure ostensiblement une alliance de cette nature, dans les circonstances actuelles du moins.Ce n’est pas par la violence, ni par l’insurrection que nous parviendrons à faire redresser nos griefs, à obtenir les justes prérogatives que nous demandons, mais par la conciliation, l'union pacifique de nos forces.11 existe entro toutes les minorités de ce pays un accord moral qui pourrait dégénérer en disputes regrettables s’il y avait un tel soulèvement organisé de tou tes les colonies étrangères, ainsi que nous en butte à l’intolérance.Les Franco Américains ont assez de leurs démêlés ; ils sont assez puissants par le nombre et par la justice de leur cause pour faire reconnaître leurs droits sans qu’ils aient besoin de se coaliser avec d’autres ; ils ont assez de leurs misères intestines sans se mettre à dos celles de leurs concitoyens opprimés.Que chaque élément parle pour soi-même mais d'une voix unanime et Rome ne manquera pas d’accorder à tous sa maternelle sollicitude.Pour nous, nous avons confiance dans la mission entreprise par le comité permanent, quoi qu’en puisso penser certain de nos confrères de la presse franco américaine, et c’est avec un profond regret que nous verrions son action entravée.Ce n’est pas au moment où Ton critique la composition du comité permanent qu’il serait opportun d’étudier un plan do coalition avec les Polonais.S’il est vrai que ceux-ci marchent comme un seul homme à la conquête de leurs droits méconnus, suivons plutôt leur exemple et n’allons pas compromettre nos intérêts par des controverses subversives ou acrimonieuses Le comité permanent a été chargé 1.de fai re une enquête approfondie sur tous les griefs qui lui seront soumis ; 2.de rédiger un mémoire résumant ces griefs au point de vue de la desserte de nos paroisses et do recuillir à cet effet- toutes les statistiques afin de les adresser à qui de droit ; 3.de prendre toutes les mesu res nécessaires pour la mise à exécution des résolutions du Congrès.Nous croyons qu’il est compétent pour remplir effectivement cette tâche avec impartialité et largesse de vue.Outre les griefs dont nous nous plaignons, ce mémoire devrait aussi contenir les concessions généreuses des évêques bien disposés envers notre élément.Entre autres exemples nous aimons à mentionner de nouveau celui que vieut de donner Mgr l’archevêque Williams.Aux Franco-Américains de Shirley qui lui ont demandé, la semaine dernière, un prêtre canadien, il a exprimé le regret de n’en pas avoir en disponibilité, mais il les a renvoyés avec la et nso-lante promesse qu’il accéderait volontiers à leurs vœux, s’ils parvenaient à s’en trouver un eux-mêmes.Dans une autre circonstance Sa Grandeur conseillait aux nôtres de parler leur langue à l’église, à l’école, dans la famille, non pas seulement pour entretenir la vie nationale en eux, mais parce que cela était indispensable à la conservation de leur foi.Il n'y a pas de plus beau plaidoyer en faveur du clergé national ; de reconnaistance plus désintéressée du droit que nous avons de demander des prêtres de notre sang et parlant notre langue.Des témoignages comme celui-là, côté de nos griefs respectueusement soumis, donnent plus de valeur à notre cause que toutes les coalitions du monde.Unis.Le gouvernement désiro conserver à tout prix l’amitié do la République, même si le Canada doit être sacrifié.L’exemple de Tcrreneuve et do la Colombie Britannique, dont les réclamations sont en souf fiance depuis tant d’années, nous avertit assez que les droits des colonies anglaises en Amérique sont la monnaie avec laquelle la métropole achète la paix en Europe, l’amitié dans le Nouveau-Monde et l’alliance en Extiême Orient.Cela, c’est la contribution indirecte des colonies à l’impérialisme qui existe do fait pour nous on attendant qu’on le rovète d’une forme plus palpable.• L'Angleterre, sachant qu’elle devra, un jour ou l’autre, se retirer du continent américain, fait bon marché des droits que nous y avons.Plus tard, sans doute, elle vendra en bloc ce qui en restera.Motley talks ! Si le Canada doit être sacrifié aux intérêts anglais, le peuple de ce pays désire savoir au plus vite dans quel but et dans quelle mesure.Francastor.Le Canada livré aux Américains Arrêtes La toux et chassez le.rhume Les Laxalive-Bromo-Quinine Tablets guérissent un rliumû on un seul jour.Pas Je guérison, pas do payment.Prix, 25 cts.M.Bourassa continue de se tailler des succès à la Chambre et des croupières au gouver nement britannique.Son discours sur l’abrogation du traité Clay-ton-Bulwer, dans ses rapports avec le règlement de la question des frontières de l’Alaska, a fait sensation et (il a provoqué une levée en masse de l’Opposition contre l’autorité impériale.Ce résultat était inattendu.Mais la révélation faite par M.Bourassa sur l’attitude anticanadienne du gouvernement anglais dans les négociations de la haute commission internationale dont le député de labelle était lo secrétaire, a jeté les chefs de l’Opposition, MM.Borden, Monk, Haggart (ancien ministre) et surtout M.Gourley de Colchester, en Nouvelle-Ecosse, hors de leurs gonds.Us ont pressé le gouvernement de déposer les pièces de la cor respondance échangée à propos de l’abrogation du traité anglo américain relatif au Nicaragua.Le gouvernement est resté impénétrable.M.Bourassa a promis à M.Monk de modifier sa motion pour arriver à vaincre les répugnances ou les scrupules du ministère.L'information livrée à la Chambre par lo député de Labelle est de celles que le pcuplo du Canada ne peut pas ignorer et no doit pas traiter avec indifférence.M.Bourassa a déclaré que les plénipotentiaires Canadiens ont constaté avec stupeur que les représentants du gouvernement anglais dans la commiision des frontières étaient gagnés d’avance à la cause des Etats-Unis et qu’ils mirent tant d’emliarras à la conclusion d’un marché acceptable pour le Canada que notro gouvernement dut dépêcher en Angleterre sir Louis Davies porteur d'uno protestation formelle adressée au cabinet do Saint-James.Cette attitude des agents du gouvernement anglais jette une lumière révélatrice sur les rai sons de la lenteur apportée par l’Angleterre au règlement de la question des frontières du Yukon, pendante entre lo Canada et les Etats- • JAfiAH **}&*£SASifcï"ÀîAJi 5££AA JT ¦ M 1111 II «Tl 111111 till 111111111 iTrTï If lit I II Y ITT 1111 n ÏIT II iTTfl l^lTTwi II Tl ITITT1111 r 11 n !-• MELI-MELO — J sa fl1 f miiiiiii i il ¦llii.HMillJiJ »¦ m im mm il "iniiniu minimum i n him ii ii ¦ *—.O rmrrî ÿ rirr»-» nntii irtri rTrrTciiciTPri irrirtt» -ïTriVif rtttSri rfirir O La fermeture de l’hôtel Martin, bien connu pour les lins dîners que Ton y servait, est un fait accompli.C’était aussi l’un des hôtels les plus anciens de New-York.Tout cela appartient dorénavant au passé.A cette occasion, on a donné, samedi soir, un banquet remarquable par sa splendeur et son originalité.A minuit, lorsque les nombreux clients du restaurant furent partis, les employés ont préparé la grande salle à manger pour recevoir les invités.Les tapis ont été enlevés, les tables rangées autour do.la salle, laissant le milieu libre.Les employés ont couvert cet espace de sable, de paille et de gazon et l’ont ainsi ansfornié en une véritable basse-cour.Tandis que les invités s’asseyaient autour do la salle, le dos au mur, disposés à attaquer les mets délicieux préparés pour eux par le chef bien connu, la porte s’ouvre et un âne s’avance au milieu de la basse-cour; à sa suite viennent une chèvre, deux porcs, des canards, des oies, une vieille poule escortée de scs poussins, des lapins et deux singes.Qui furent les plus étonnés, des invités ou des animaux ?On se le demande encore.Toutefois, le premier moment d’ébahissement passé, les invités ont éclaté de rire, les garçons ont servi le dîner, arrosé de vins exquis et la joie —une joie franche et de bon aloi—n’a cessé de régner pendant le banquet.Les animaux n’ont plus été oubliés ; les invités se plaisaient à ies gorger de tous les restes des plats ; la pauvre bourrique était couverte de morceaux de pain qu’on lui lançait ; les volatiles ne cessaient de becqueter.De temps en temps, un braiement ou un cri aigu d’oie couvraient les rires des invités.La fête s’est terminée au milieu de fous rires ral.tion qui célèbre en ce moment, dans toutes les langues la grandeur du génie de Victor Hugo.On annonce que le fameux Bloudin est arrêté ! l^i police américaine vient donc de dam-mer le pion à Kitchener et ses soldats qui n’ont pas encore pu arrêter Dewet.A Québec.M.lean l’révost, député du comté de Terreboiiiu , a dû demander, mercredi, la production de tous les documents, études, correspondances, etc., du curé Labelle, que le gouvernement a en sa possession.Cette demande est très opportune, dans ce moment où les questions de colonisation vont être étudiées à fond par une commission spéciale et par les Chambres.Il est bon de dégager la pensée du grand apôtre qui a vu si juste dans les destinées de notre race.Mgr Rozier Et la loi sur les Associations et d’un enchantement #êné- M.G.A.Nantel a raison lorsqu’il dit que la Commission de Colonisation m devrait être surtout un comité d’enquête, d’investigation, sur les dilîicultés qu’offre non pas la loi en elle-mcmc mais sa mise à exécution trop souvent à rencontre des intérêts du colon.n II y a dans nos diverses régions de colonisation des colons d’expérience, instruits, capables de constater des faits et d’en tirer des conséquences logiques, qui devraient être appelés à rendre leur témoignage et à faire part de leurs connaissances personnelles acquises sur les lieux, trop souvent à leuis propres dépens ou aux dépens de leurs camarades en colonisation, m Mjçr Rozier.l'éminent prédicateur qui prêche le carême il Notre-Dame de Montréal, a accordé une interviewe au représentant de la nGuzet-te., la semaine dernière sur les utfaires de France.u La France, dit-il, est prospère et son peuple a conservé ses habitudes d'éçononiie.Dans les camimgiios il y a peu de grandes fortunes, mais il existe peu de nation au monde dans laquelle les pauvres soient en si petit nombre.La lièvre delà spéculat ion ne s’est pas encore emparée du peuple français qui vit satisfait de ses économies.C’est grfice il cette condition de vie que les emprunts du gouvernement de la République sont couverts par le paysan dix, quinze et souvent vingt fois.— n Faut-il en conclure demande le reporter, que les Français soient contents du régime actuel ?— h Je ne sais, répond Mgr Rozier.Et l’on entre ainsi de plain pied sur le terrain des questions politiques.Le prélat dit qu’on ne parle déjà presque plus en France de la fameuse loi sur les associations qui a fait sortir tant do monde de leur caractère et révéler le mauvais côté du caractère de plusieurs.— ».Elle ne fait plus causer, ajoute Mgr Rozier c’est une question morte.* — " Y a-t-il beaucoup de religieux qui ont quitté la France ?— n Pas du tout, répond vivement le digue prêtre.A l’exception de quelques Jésuites et de quelques Bénédictains, Luîtes les communautés ont demandé l’autorisation.I^a loi visait les associations politiques, religieuses et autres, et elle décrète qu’aucune association ne peut exister légalement sans l’autorisation du gouvernement de la République, celui-ci se constituant juge de l’utilité des associations en question.— i.Croyez-vous donc qu’en tenant leur autorisation ou leur droit légal d’exister du gouvernement républicain, ces divers ordres religieux soient atteint dans leur dignité ou dans leur prestige ?— m Je ne le pense pas, a répondu Mgr Rozier, •• Pourqoi alors a-t-on fait il la loi tant d’opposition en certains quartiers.Le distingué prélat dit en réponse qu’on a fait beaucoup de tapage ; mais qu’au fond il devait y avoir dans ces protestations une préoccupation politique.La m Vérité .de Québec signale ces propos il ses lecteurs dans la note suivante : — u La n Gazettefeuille protestante et Anglaise de Montréal, nous apporte une longue interviewe que son reporter aurait eue avec Mgr Rozier.prélat français, qui prêche le carême il Montréal.La « Gazette n attribue à Mgr Rozier des propos extraordinaires sur la loi contre les congrégations religieuses, et sur d’autres sujets.Avant tie parler davantage de ces propos, lions attendrons pour voir s’ils ne seront pas contredits •«.Mgr Rozier n’a pas encore contredit le rapport de la n Gazette ».^’impérialisme OU L’INDEPENDANCE a été leloc Le candidat libéral, M.Stewart, élu par une écrasante majorité dans tion partielle de Lisgar.Le candidat conservateur, M.Toombs, a perdu son dépôt.Décidément la réaction conservatrice ne vient pas vite.Le centenaire de Victor Hugo est célébré à l'heure qu’il est, cil France, avec un éclat dighc de ce génie incomparable.Dans tous les pays des fêtes sont aussi organisées en souvenir de celui qui ft employé son vaste et puissant esprit à chanter l’amour et la fraternité, à llëtrir le crime et le mensonge, à exalter l’héroïsme et à glorifier la pitié et le pardon.A Montréal, hélas ! la fête se résumera à bien peu de chose.Nous lisons dans les journaux montréalais de mardi : “ Pendant la soirée de gala de jeudi, au “ théâtre des Nouveautés, les artistes cou-“ ronneront le buste de Victor Hugo, dont on célèbre actuellement, en France, le “ centième anniversaire de naissance.M.Dane, Mme Clara d’Artigny et autres ré-“ citeront des extraits des œuvres du grand poète, et des pièces de vers écrites en son “ honneur.Et c’est tout ! Qu’importe, les organisateurs de cette humble manifestation méritent des éloges.Sans eux la voix canadienne aurait fait defaut dans l’universelle concert d’admira- Deux journaux anglais do la Nouvolle-Ecos-lo n Halifax Herald n et lo n Truro Searchlight n, en parlant des relations actuelles entre le Canada et l’Angleterre, déclarent que ces relations no peuvent rester dans leur état présent.n Ou elles doivent être plus étroites, ou elles doivent être plus lâches n, s’écrie le n Hamilton Herald n.Lo Truro Searchlight commente l’opinion du Herald, en disant que “ le Canada doit êtro représenté dans le Pailcmcnl anglais, qu’il doit faire partie intégrante do l’empire, prendre part à scs conseils et porter sa charge do fardeaux, ou bien devenir uno nation indépendante.n n Ne vous y trompez point, déclare en toutes lettres, le Truro Searchlight, la lutte est désormais entre Timpérinlistne et l'indépendance, et cette lutte est beaucoup plus imminente que plusieurs semblent le croire.¦¦ Nous prions les feuilles tories qui nous auraient sans doute lancé leurs foudres et accusé do trahison, si nous eussions formulé do pareil les propositions, de se rnppeler que ce sont deux journaux anglais publiés dans la Nouvelle-Ecosse, qui ont parlé de l’indépendance du Canada, en cette année mémorable du couronnement do Sa majesté Edouard VII, roi de la Grande-Bretagne et dos possessions britanniques par-delà les mers.La Patrie.No 25—SUS A L’ENNEMI Le rbuinc, la toux, c’est incommode et ça fait souffrir.Tuez les dès le principe avec le Baumo Rhumal.Pour guérir un rhume en un seul jour Prenez des Laxalive-Bromo-Quinine Tablets.Tous les pliannaciens remettent l'argent si Ton n'est pas guéri.La sigucture de E.W.Grove doit être sur chaque boite.Prix 25 cts.- L'AVENIR DU NORD, 27 FEVRIER 1002 La njaison vide (Pour I'Avknir ou Non») Il n’sst sur lu torro de chose plus navrante qu’un déménagement 1 Au petit jour, après une nuit agitée, sans sommeil (la dernière nuit passée sous ce toit si plein do souvenirs pour nous !) on heurte à notre porte : ce sont les déménageurs.Trois solides gaillards, halés, trapus, prennent possession do notre maison.Ils vont, viennent comme en pays conquis, rien n’est sacré pour eux et leurs mains profanes mettent tout au pillage.Nos lares et nos pénates sont brutalement empoignés, les meubles, ceux qui nous ont vus naître, jonchent la pelouso et les allées du jardin.Ce vieux fauteuil, en notre tendre enfance, fut pour nous un navire voguant en pleine mer.En ses flancs do crin, nous nous figurions être dans lu cabine du capitaine ; sur son dossier en bois sculpté nous grimpions lorsquo, par notre enfantine suggestion, nous devenions le petit mousse escaladant le mât du misaine.Eh bien, ce siège vénérable, qui est pour nous presque un moi, est juché piteusement à califourchon sur une table de cuisine.L’antique bibliothèque aux volumes rebondis in-octavo et in folio pleins de mystère pour notre jeune esprit, fut pour nous jadis tantôt un château fort attaqué par les hordes tie barbares, tantôt un castel enchanté où languissait une belle demoiselle gardée par un hideux dragon.L’enfant rieur aux yeux bleus mutins se faisait alors grave et, nouveau saint Georges armé d’un manche à balai en guise de Durandal, il pourfendait le dragon personnifié par le pauvre Minet qui s’enfuyait miaulant de frayeur sous l’assaut intempestif ! Pauvre chère vieille bibliothèque ! on lui arrache ses volumes et ils sont lancés en d’immenses mannes en osier, elle reste nue, pantelante, dégarnie.O comble de disgrâce ! on la démonte complètement ; ses vitrines, ses panneaux sont enlevés et sa base no ressemble plus qu’à un vaste coffra à bois.L’œuvre de destruction avance.Comme des gnômes malfaisants, ces hommes semblent être partout à la fois.Ils rient, plaisantent grossièrement sur tout.Voici toute la literie en l’air, la batterie de cuisine erre pêle-mêlo le long des plates-bandes du jardin.Pesamment le lourd chariot s’ébranle et notre mobilier s’en va de par le monde chercher un autro gîte.Oh ! comme elle est froide et nue, cette nouvelle maison où n’est point encore né le coin qu’on aimera.Les pièces sont pour nous des étrangères, elles ne sont point encore assimilées à notre existence quotidienne, elles ne peuvent rien nous rappeler du passé, et sur l’avenir elles n’osent se prononcer, que nous réserve-t-il 1 Hélas ! Dieu seul le sait, mais les fils d'or dans la rugueuse étoffe do notre vie sont rares ! Jusqu’à ce que les meubles, ces amis d’antan, se mettent en place, il nous semble que cette maison où tout nous déroute, ne peut être notre " home." Puis, petit à petit cela prend tournuro : une photographie sur ce bahut nous familiarise avec ce recoin-là; une étagère phone do bibelots nous fait prendre en amitié une encoignure d'aspect rébarbatif.Un éventail, un vase, une fleur, tout cela ce sont les mille petits riens qui nous font aimer chaque pièce.Quelques jours plus tard, je retournais à l’ancienne maison pour rendre les clés et vérifier si nous n’avions rien oublié.A l’inexprimable angoisse que je ressentis devant cette maison vide, ces vitres béantes sans rideaux, cet air de morne désolance que prend une maison inhabitée, mon cœur se serra, mes yeux se voilèrent de larmes, cette maison où j’avais été si heureuse et où, hélas ! j’avais tant souffert, me faisait l'effet d’une sépulture violée.A chaque pièce lentement je dis un long et douloureux adieu ; la nature humaine est ainsi faite, elle se complaît souvent à savourer sa mélancolie, à se tremper volontairement l’âme en les plus noires tristesses ! O ces vastes murs sans lambris, ce salon désert où auprès du piano on chantait gaiement on chœur les joyeux refrains, cette salle à manger où les amis se réunissaient ù la table hospitalière et où les coupes se choquaient les unes contre les autres avec un bruit cristallin lorsqu'on buvait à la santé des chers absents.Et cette chambre où la mort solennellement est venue, un mutin à l’aube, prendre une âme, la délivrer des souffrances terrestres pour la transporter et la remettro glorieusement entio les mnins du divin Créateur.Pieusement, comme en un lieu saint, nous courbons la tête et nous prions.Voici ce pauvre jardin à présent inculte et où nous avons guetté anxieusemant l’éclosion tlo la première blanche clochette du perce-neige ou l’épanouissement radieux d’une rose vermeille.Et cette tonnelle, (dont les liuncs aujourd’hui dépouillées de feuilles traînent à terre), fut le muet témoin de plus d’une collation champêtro ou d'une délicieuse causerie intime.Hélas ! c’est une page du passé dans le livre de la vie.Partout règne le silence, silence de mort terrible, impressionnant.Adieu, maison tant aimée pour les années de bonheur ! Adieu, maison maudite depuis que mon cœur s’est meurtri et mon âme endeuillée en son enceinte ! Adieu ! car Dieu ne Veut point que nous regardions en arrière, il nous faut marcher droit devant nous et comme l’a dit un grand poète : à tous ceux qui souffrent, le Tout-Puissant murmure ce mot do divine consolation : Espère ! JLii.y Buteur PRENEZ LES CACHETS DU Dr FRED.J.DEMERS CONTRE LE MAL DE TETE Ses effets sont vraiment merveilleux, toujours certains, prompts et inoffensifs.Exigez le nom sur chaque cachet.Conférences agricoles — Samedi dernier, devant un auditoire malheureusement pas assez nombreux, do très intéressantes conférences sur l’agriculture ont été données, dans une des salles du Palais de Jus tice, par MM.Robert Ncss, Henri Groulx et le Dr Wilfrid Grignon.Il est regrettable que les cultivateurs n’assistent pas en plus grand nombre à ces discours pratiques qui leur seraient d’une grande utilité.• Il en est de l’agriculture comme do toutes les autres études : on n’en sait jamais assez.Tout au contraire, dans notre province surtout, l’agriculture a encore un grand chemin à parcourir pour atteindre la perfection.Des progrès sensibles ont été accomplis depuis quelques années, mais on n’a pas encore le droitdes’arrêter et de se désintéresser des efforts coûteux que font les gouvernements pour aider la marche ascendante de l’agriculture dans notre pays.Que ceux qui n’ont pas eu la bonne fortune d’assister aux dernièros conférences s'informen auprès de ceux qui y étaient présents et ils apprendront combien intéressants et utiles on1 été les conseils donnés par les conférenciers.Les tounces ont été présidées par M.Fran çois Lorrain, président du Cercle Agricole de Saint-Jérôme.Al.Jean Prévost, député, a d’abord souhaité la bienvenuo aux différents conférenciers, puis il a fait ressortir la grande importance rie leur œuvre.L’agriculture a besoin plus que jamais de se perfectionner dans notre pays, à cause des nouveaux et grands marchés, tel que celui du lu Grande-Bretagne, que nous a ouverts le gouvernement fédéral.Tour a tour, MM.Ness et Henri Groulx ont donné des conseils pratiques concernant l’engrais du sol, l’élevage des animaux et l’industrie laitière.AI.Emile Plante dit aussi quelques mots sur la culture du tabac.A la séance du soir, le Dr Wilfrid Grignon entretint l’auditoire sur l’industrie laitière.MAL Ness et Groulx parlèrent de l’élevage des animaux et de l’industrie du " bacon." Nous devons féliciter les conférenciers do la manière pratique, simple et claire avec laquelle ils ont fait leurs conférences.Ils ont, à notre sens, adopté le genro le plus utile ut le plus a la portée de tous les cultivateurs.Victimes des fièvres Les suites sont souvent pires que la maladie elle-même Une victimes des suites des fièvres typlioi.des parle de son triste état.—Kite paraissait n’en avoir ‘pas pour longtemps à vivre.Il arrive souvent que les suites dn certaines maladies, telles que les fièvres, la grippe, etc., sont plus grave dans leurs résultats que la maladie première elle-même et que ja malade devient en quelque sorte uno épave plisiquo.Ce qu'il faut dans de pareils eus, c’est un tonique pour enrichir lo sang, renforcer les nerfs et remettre le syatème en bonne ordre.AI.L.Barnhurdt, un jeune cultivateur dont les affaires sont florissantes, et qui demeure près de Welland, Ont., est près à prouver la véracité ties nvenccs suivants : AI.Barnliarlit dit : “Il y a quelques années, alors que je demeurais aux Etats-Unis, je fus pris d’une uttaque des fièvres typhoïdes, dont les suites furent plus désastreuses pour ma constitution que la fièvre elle même, et pendant des mois, je fus une rut ne complète.Je n’avais pas d’appétit, j’avais les yeux hagards et la figure émaciée, tout comme si je n’avais plus eu de sung.J'avais de violents et douloureux maux du tête, en un mot, tout annonçait uno fin rapide.J’essayai pus moins do trois médecins qui no me firent aucun bien.J’en étais à ce print quand un de mes amis fit part de mon cas à un autro médecin, lequel me suggéra de suivre un régime aux Pilules Roses du Dr Williams.Je suivis son conseil et je m’en trouvai on ne peut mieux.Dès le commencement, pour bien dire, les pilules me soulagèrent, et je continuai d’en prendre jusqu’à ce que j'en eusse épuisé environ une douzaine de boîtes, alors que je me sentis revenu à ma santé première, et que mon poids avait monté à 1G5 livres.J’ai joui do la meilleure des santés, depuis, et je ferai toujours des Pilules Roses du Dr Williams l’éloge qu'elles méritent à si juste titre.” Ces pilules sont un remède certain contre les suites des fièvres, de la grippe et de la pneunio nie.Les Pilules Roses du Dr Williams’ font un sang nouveau, riche et rouge, et chaque dose renforcent les ncéfs.C’est de cette minière qu'ullesguérissent les maladies telles qne rhumatisme, sciatique, névralgie, muladie du foie et des rognons, paralysie, partiel lo, danse de St-Guy et értsypèlo.En agissant sur le sang, elles ramènent les couleurs aux joues pâles et jaunâtres et guérissent les maladies qui rendent la vio misérable à tant de femmes.Les véritables portent toujours lo nom au long : n Dr Wilriums’ Pink Pills For Palo People u, sur chaque boite.En vente citez tous les marchands ou envoyées franco par la poste, à 50 cents la boîte ou six boîtes pour $2.50, en s’adressant à la Dr Williams’ Aledecirio Co., Brock-ville, Ont.Règles du Carême Nous croyons qu’il est utile à nos lecteurs de donner ici les règles du carême telles qu’indiqués par la Semaine Religieuse de Montréul.JEUNE lo Tous les jours du carême, depuis lo mercredi des cendres inclusivement jusqu’à Pâques exclusivement, sont des jours de jeûne, les dimanches exceptés.2o II est permis de prendre, lo matin do ces jours de jeûne, à peu près deux onces de pain, avec du thé, du café, ou un peu do chocolut.'lo Le repas principal, en ces jours, peut so prendra soit le midi soit lo soir.¦loC'cst violer la loi du jeûne que do faire do la collation un repas entier.La quantité do nourriture prise à cetto collation no doit pas généralement dépasser huit onces.' ABSTINENCE 5o Les jours d’nbstinence complète sont : n) Lo mercredi des cendres et les trois jours suivants : b) Tous les mercredis, vendredis et samedis des cinq premières Bernâmes ; c) Lo dimanche fies rameaux et les Rix autres jours do la semaine sainte.Co L’usage do la viande est petmiso tous les autres dimanches du carême.7o II est aussi permis à ceux qui ne sont pas soumis à la loi du jeûne de manger gras, aux trois repas, les lundis, mardis et joudis des cinq premières semaines, 80 Ces mêmes jours, c’est-à dire les lundis, mardis et jeudis des cinq premières semaines, ceux qui sont tenus nu jeûno no doivent faire qu’un seul repas en gras.lo Cependant lo soir do ces jours, ceux-là mêmes qui jeûnent peuvent manger la soupe grasse qui serait restée du dîner.PREPARATION DES ALIMENTS lOo II est permis tous les jours d’abstinence sons exception : a) Do faire du poisson ou des œufs avec de la graisse ou même du gras lard ; b) De faire bouillir du gras de lard dans la soupe, ou d’y mettre do la graissa ou du saindoux ; c) Do faire bouillir de la pâte dans la graisse ou de faire entrer de la graisse dans la confec tion des pâtisseries ; d) De se servir, en général, dans la préparation des aliments maigres du gras do lard, de bœuf, do mouton, de poulet, ou autres volailles.llo Aux jours où le gras est permis, même le dimanche, il est défendu do faire usage de [Kiisson ou d’huîtres et de viande au même repas.Cette loi s’étend à ceux qui seraient dispensés do la loi du jeûne ou du l’ubstinence.DISPENSE 12o Toutes les personnes qui croiraient avoir des motifs légitimes do s’abstenir de l'un ou do l'autre do ces règlements, devront les exposor soit à leur curé, .soit à leur confesseur, lesquels sont autorisés à accotdcr dans chaque cas particulier, les dispenses qu’ils jugeront nécessaires.Certificat de gens âgés Baie St-Paul, 23 mars 1900 Alessieurs,— C’est avec plaisir que nous pouvons témoigner que le Vin des Carmes est le remède par excellence contre la faiblesse et l’anémie.Depuis l’automne dernier, nous avons souffert de débilité et de manque d’appétit dû à notre âge avuncé.On nous a conseillé de faire usage du Vin des Carmes, et nous pouvons certifier que l’effot qui en est résulté pour chacun de nous a été étonnant.Aussi lo recommandons nous fortement à toutes les personnes souffrant comme nous do débilité et de faiblesse générale.J.B.Fortin, N.P.Ex-Régistrathur.Mme Veuve L.Goiieil.Affaires municipales Un système d’éclairage municipal Le conseil a siégé matdi soir.Plusieurs questions importantes sont venues sur lo tapis, telles que la retouche de lu taxe commerciale, le projet d’un système d’éclairage possédé et dirigé par la ville, l’arrangement à l’amiable des difficultés survenues entre la ville et la manufacture de caoutchouc, etc, Nous renvoyons nos lecteurs au compte rendu détaillé que nous donnons de cette séance dans une autre colonne.Nous voulons ici attirer tout spécialement l’attention des citoyens sur un projet qui mérite une étude sérieuse.lai compagnie d’éléctricité, qui nous éclaire si mal à l’heure qu’il est, reçoit tous les trois mois pour l'éclairage de nos rues seulement la jolie somme de $175.A la dernière séance du conseil elle a demandé le payement d’un tri-meste.L’écbevin Prévost » fait soustraire du mentant demandé le prix de certaines lampes qui donnent aucune lumière depuis plus de six mois.Là dessus l’échevin Nantel fait remarquer qu’il est urgent d’arriver à une nouvelle organisation qui permette à la ville de mieux s’éclairer et à meilleur marché.M.Nantel, sur cetto question comme sur bien d’autres, semble depuis quelque temps, re venir à de meilleurs sentiments.C’est ainsi qu’après avoir jeté au panier, jadis, une requête présentée par le Dr Longpré et signée par près de cent contribuables demandant de diminuer la taxe sur les chiens, il a, de lui-même, mardi soir, proposer cette diminution ; mais laissons là les chiens et revenons à nos moutons.La question do l’éclairage de la ville par la ville, reçoit notre entière approbation.Pas plus tard que le 12 décembre et lo 3 janvier derniers nous avons démontré ici, avec chiffres à l'appui, le grand avantage pour les citoyens d’être éclairés par la municipalité aussi bien que d’avoir une ligne téléphonique fournie par uno société locale coopérative.Nous avons cité comme exemple Neepavva, au Manitoba, Ala gog et Nicolet.Ajoutons Jolictto où uno iam-pe électrique revient à $3.00 par année au lieu de $6.00 que nous payons ici.Nous prions nos lecteurs de relire attentivement nos articles écrits sur ce sujet.Ils sont, dans le moment, d’une grande actualité et peuvent être de quelque secours à nos édiles, ap puyés qu’ils sont sur des chiffres officiels.Dès le 3 mars 1899 L’avenir du Nord émettait l’idée que notre conseil semble vouloir réaliser aujourd'hui.Nous reproduisons ici rot article auquel les circonstances donnent un intérêt tout particulier.UN BEAU PROJET CONCERNANT lTcKAIUAGE DE LA VILLE (L’Avenir du Nord, du 3 mars 1899.) Nous venons faire part à nos concitoyens d’un projet d’un intérêt tout particulier, qui a rapport à la construction et à l’exploitation par la ville d’une usine électriquo destinée à l’éclairage do nos rues et do nos maisons.Ce projet, s’il était réalisé par le Conseil municipal, apporterait a la villo une source de revenus qui seraient appliqués, soit à diminuer le taux des taxes que les habitants payent à la Ville, soit à exécuter certaines améliorations dont lo besoin se fait le plus sentir, comme la passerelle de l’école, par exemple.Car, il est bien évident que si l’exploitation d’une usine électrique comme celle que nous avons, si peti te soit-elle, est une affaire payante pour les capitalistes qui l'entreprennent, elle le sera éga lement pour une corporation comme la municipalité de la villo de Saint-Jérôme.L’estimation de la construction, de l’aménagement et de l’exploitation de cette usine sera donnée plus tard, et l’on verra que la compa raison entre le prix actuellement payé par la Ville aux entrepreneurs et la dépense néccsai tée par l’entretien d’une usine municipale, est tout à l’avantage de ce dernier mode.Du reste, Saint-Jérôme n’aurait point l’honneur d'inauguror le système quo nous proposons.Il est déjà en usngo aux Etats-Unis, notamment à la Nouvello Orléans et à Chicago.L’éclairago à l’électricité de ces deux grandes villes n’est pas une nfhrire de cinq sous.Les' risques de la tentativ, étaient donc redoutables.Les conseils municipaux respectifs de ces deux villes américaines les ont pourtant affrontés, ot l’expérience a démontré qu’ils auraient dû songer vingt ans plus tôt à l’exécution d’uD plan si avuntageux pour les citoyens imposés.A l’époque où lo système fut proposé au Conseil de ville de la Nouvelle Orléans, un journal franco-louisianuis do cette cité, le Réveil, disait : “ Bien conçu et convenablement mis en pratique, le projet do Ai.Story a, croyons-nous, toutes les chances de succès.“ La population a tout intérêt à sa réussite, qui équivaudra à la réalisation d’une économie dont le produit, au lieu de passer dans la poche du contracteur, pourra être affecté d’abord ou perfectionnement de notre éclairage, et plus tard à toute autro amélioration municipalc.ii C’est l’opinion que nous entretenons nous- môme.Elle est, d’ailleurs, basée sur l’expé rience.La grundo cité de Chicago, villo de progrès par excellence, exploite depuis quoique temps le système que nous proposons à nos conci-'oyens.Lo succès a justifié les espérances de la villo do Chicago.J A3 rapport annuel du département d’électricité accuse uno économie de $20 par année sur chaque lampe ! L’électricien municipal dit que bientôt lo coût anmiel du chaque lampe aura été téduit do $90.65, prix payé en 1M97, à $70.Le prix payé en 1896 était de $99.64.L’économie sur l’éclairage par contrat sera donc de $29.64 Ces prix incluent toutes les dépenses, même les réparations, les améliorations et le coût des frais du bureau.Appliquons les mêmes proportions au coût do l’éclairage à Saint-Jérôme.Au lieu de payer à la compagnie de la lumière électrique $600 pur année, la ville éclairerait ses rues elle même au prix de $400, et moins encore.Elle fera tout do suite sur l’éeluiriige aes rues une économie de $200 ; ajoutez y les bénéfices qu’elle retirera dans la même proportion de l’éclairage des particuliers, de la gare, de nos institutions scolaires, du presbytère et des autres édifices publics, et vous avez une idée approximative des bienfaisants résultats que nous retirerions Lous du système que nous proposons à la ville do Saint-Jérôme et sur lequel nous attirons l’attention toute particulière du maire et des échevins.SOYEZ CONVAINCU QUE LE * SIllOP DU Dr FRED.J.DEMERS POUR LES ENFANTS est le meilleur pour le sommeil, la dentition, et contre les coliques et la diarrhée.Distinguo L’Avenir nu Mord ne se plaint pas, n’en déplaise à la Nation, sœur puinéo du Nord, de libelleuse mémoire.Nous no faisons que constater un fait certain : on a tenté et on tente encore de nous intimider afin de faire retirer la contestation de l’élection do l’échevin Nantel.La ruse est cousue de fil blanc et a été dévoilée par ceux même qui avaient les plus d’intérêt à la dissimuler.Alais peine perdue, chère p’tite Nation, l’é-chevin Nantel et ses cabuleurs vont être forcés de venir raconter devant le Juge et le public l’édifiante histoire de l’élection du mois de janvier où l’échevin de tous les progrès n’a pu se faire élire que par 6 voix de majorité, malgré une corruption effrénée.La Nation dit que " Al.W.Bruno Nantel va nous faire face devant le juge." Ça n’est pas assez de faire face, l’important est de faire bonne figure.AI.W.Bruno Nantel nous a " fait face de vant le juge" dans l’affaire du pont en 1897 et et il a perdu.Il nous a " fait face devant le juge " dans l’affaire de Aloïse Piché, et il a perdu.Il nous a fait face devant le juge dans le dernier procès concernant l’expropriation des caisses du pont et il a perdu.Il nous a fait face devant le juge, en la per sonne du Dr Vauier, dans le Bref d’injonction contre les commissaries d’école, et il a perdu.Nous le disions bien : faire face est bon, mais faire bonne figure est mieux.Le Franc No 27—SANS COFTREDIT Vous ne tousserez plus, si vous prenpz du Baume Rliumal, le meilleure spécifique dans le monde entier.• f{u Conseil de Ville Séanco du 25 courant.lxî conseil est au complet.JÆ secrétaire trésorier produit la démission du Dr Em.Fournier comme officier de santé.Le Dr Eugène Fournier a été choisi pour le remplacer.' Le conseiller Nantel, appuyé par le conseiller Bélanger, propose qu’un comité spécial soit nommé, composé de AIM.les conseillers formant le comité des chemins, avec AIM.les conseiller Fournier et Lafiamme, avec pouvoir ¦le s’adjoindre toutes autres personnes aux fins de préparer un règlement concernant les trottoirs.Adopté.Le conseiller Nantel, appuyé par le conseiller Prévost, propose que le règlement concernant la taxe sur les ens soit amendé, fixant la taxe à $1 pour 4>_xjue chien et à $3 pour chaque chienne, cet amendement devant entrer en vigueur le 1er janvier 1902.1x3 conseiller Nantel appuyé par le conseiller Matte propose que le secrétaire-trésorier soit autorisé a écrire au secrétaire do la Compagnie n Boston Rubber ¦¦ afin de savoir si cette compagnie est disposée à discuter avec le conseil la question d’un arrangement concernant la balance du bonus et de lui demander de vouloir bien fixer un endroit où les officiers do la compagnie et les membres de co conseil pourraient se réunir.Adopté.Le conseiller Villeneuve appuyé par le conseiller Prévost propose que le loyer do la salle du marché soit fixé à la somme de $10.pour une première séance et de $5.00 pour la deuxième, e* ce, pôur les soirées organisées par des amateurs do Saint-.) érôme seulement.Adopté.Lo conseiller Fournier appuyé par lo conseiller Villeneuve propose que le secrétaire soit autorisé à écrire au maire ou au secrétaire-trésorier do Joliette poor avoir des renseignements au sujet d’un système d’éclairage municipal à l’électricité.Adopté.La prochaine assemblée du conseil aura lieu lo 3 mars.A OTTAWA LE PONT DE LONGUEUIL AL Buchan, do Alontréal, représentant 1» Compagnie Hogan-Armstrong, pour la construction du pont do Longueuil, esc arrivé, ce matin, à Ottawa, et a eu une entrevue prolongée avec Thon.AI.Taite, ministre des travaux publics.Dans son entrevue avec Thon.AI.Tarte, AI.Buchan, avocat, était accompagné de MM.Judge Steele, de New-York ; col.McMullen, de Boston ; Frederick Snore, président, et Williamson, ingénieur, do n l’Atlas Construction Coy.n M.Buchan a exposé que la Compagnie qu’il représente avait acquis les intérêts de AIM.Préfontaino et Armstrong, et demandait l'as- sistance du gouvernement pour construire lo pont.L’hon.AI.Tarto a répondu qu’avant même de considérer la demande de la Compagnie, il désirait savoir co quo la Compagnie avait l’intention de construire, quel était l’objet en vue dans cette construction ; qu’elles seraient les connections aux extrémités.Lo nnnritre des travaux publics désiro avoir tous ces renseignements par écrit, avant même d'entendre le moindre argument rclutif à l’affaire.Il a ajouté qu’il y avait d’autres per sonnes, le Dr Webb entre autres, qui devraient construire le pont, et que le gouvernement donnerait son appui à la meilleure des entreprises et à celle qui serait la plus profitable pour le pays.— La cour suprême s’est" réunie, ce matin, pour entendre les appels do Québec.La première cause a été celle de la n Boston Rubber Shoo Co.n contre la n Boston Rubber Co.n do Alontréal.Les appelants sont manufaetu-riers à Boston et se plaignent que les défen deurs, manufacturiers d’articles similaires à Saint-Jérôme, usurpent leur marque de fabrique et ils demandent une injot-ction.La cour inférieure a renvoyé l’action.AI.Sinclair comparaît pour l’appelant.A1A1.Béïque, C.R, et AIcGowan, C.R., comparaissent poulies défendeurs No 26—-TOUTES SAISONS Dans toutes les saisons une bouteille de Bau me Bitumai est un trésor inestimable pour la famille.Nouvelles de Saint-Jerome — Le correspondant jérômien de la Patrie écrit : n On entend de nouveau parler entre les branches de la question du chef lieu du district de Terrebonne.Il serait probable que la ville de Saint-J érôme le serait a\ ant longtemps à la place de Sainte Scholastique.Il n’y a pas de doute que notre ville est mieux située pour la commodité des avocats, des plaideuis et du juge.Le plus grand nombre des plaideurs qui viennent ordinairement du nord du district, sont aujourd’hui obligés de parcourir une très longue distance et souvent même en voiture, pour se rendre à Sainte-Scholastique.Saint Jérôme est aux portes même du Nord, les trains du C.P R.y sont nombreux et y passent à des heures commodes.De plus, nous avons le Grand Nord par lequel peuvent se rendre ici les gens du sud du district.Ce changement s’imposent à l’attention sérieuse de nos gouvernements.— AI.l’abbé Labrêche, vicaire à Saint-Jérôme, depuis deux ans et demi, nous a quittés ce marin, laissant de nombreux regrets et de très bons souvenirs dans notre ville.A l’occasion de son départ, AI.l’abbé Labrêche a été l’objet de marques de sympathie de la part des élèves du collège.Dimanche, une jolie petite séance a été donnée en son bon neur.A1AI.Oscar Rochette et J.E.Gauthier ont déclamé, une adresse a été lue au Rvd.AI.Labrêche et quatre volumes traitant de\hcolo-gie lui ont été offerts.Le soir, AI.le curé et tous les vicaires ont soupe au collège.— La Cour de Magistrat, qui devait avoir lieu ici vendredi dernier, a été remise au mois de mars.— Une course en patins a eu lieu sur le pa-tinoir du collège, dimanche dernier.A1AI.A.Traversy et J.E.Gauthier ont concourru.Les deux courses, de 50 verges et d’un mille ont été gagnées par AI.Traversy.— AI.J.B Desbois, de Alontréal, est dans notre ville pour quelques jours.— La répartion annuelle pour la nouvelle église est payable jusqu’au mois d’avril.Les mardis et vendredis, AI.l’abbé Alagnan, secré taire-trésorier des Syndics, est à la disposition des francs tenanciers qui doivent aller payer leur contribution dans le soubassement de la sacristie.— Aime Vve J.Rondeau, Mlles A.Lepage et Eva Rondeau, de Alontréal, étaient de passage dans notre ville, ces jours derniers.— AI.Joseph Savard a l’intention de préparer un drame au profit du monument du Curé Labelle.L’idée est bonne et mérite d'être encouragée.Ce drame serait joué vets le mois de mai.— Le chœur de chant est à préparer, pour la fête de Pâques une magnifique messe de Léonard.— La séance de ce soir promet d’être un succès sur touto la ligne.Qu'on se rende en foule à la salle du marché.Les prix sont à la portée de toutes les hour ses.On demande quelqu’un de recommandable pour représenter une compagnie d’assurances sur.la vie.S’adresser au plus tôt à AI.J.B.Desbois, représentant de la » Sun Life Assurance Co.of Canada.» Hôtel Beaulieu, Saint Jérôme — On demande un commis ayant une certaine expérience dans le commerce de nouveautés (marchandises sèches).S’adresser au bureau de L’Avenir du Nord.— Les marchands du nord sont priés de remarquer qu’en faisant leurs achats chez AI.Pierre Simard de Saint-Jérôme, ils épargnent de l’aigent car le transport des marchandises leur coûte bien meilleur marché que s’ils les achètent à Alontréal.— Pourquoi payer $125 pour se procurer un clavigraphe alors que l’on peut so procurer pour $60, le clavigraphe Empire qui est l’égal de n’importe quelle machine et même leur est supérieur sur plus d’un point.S'adresser à ¦¦ The Williams Alfg.Co., Alontréal.DEMANDE.—Alesdames et messieurs, amusez-vous le soir, à la maison, en faisant $12.00 par semaine.Envoyez votre adresse, avec un timbre do 2cents, à la Boîte 265, London, Ont.• ^3T Veuillez mentionoer le journal quand vous répondrez à l’annonce.3m Nouvelles du Nomi-ningue — C’est certainement par erreur ou mauvaise intention qu'on demandait, la semaine dernière Sur la voix de La.Presse, un boulanger ponr le fomininguc, car nous savons tous que M.Jos.Beaulieu a acheté dernièrement la boulangerie de.M.Edouard Fabre, que dans ce moment AI.Jos.Beaulieu y fait faire de grandes améliora- BanpeflMBlP BUREAU PRINCIPAL : MONTREAL Capital payé :: $1,500,000 Fonds de réserve $750,000 DIRECTEURS : MM.F.-X.ST-CHARLES, - Président Rob.BICKERDIKE, Al.P, Vice-Prés.Hon.J.D.ROLLAND, J.A.VAILLANCOURT, A.TURCOTTE Gérant Général : JL J.A, PRENDERQAST, Assistant Gérant : G’.A.G1ROUX, Inspecteur : O.E.DORAIS.BUREAUX DE QUARTIERS : Hochelnga ; Rue Notre-Dame Ouest ; Rue Sainte-Catherine Centre ; Rue Sainte-Catherine Est.SUCCURSALES Joliette, Louiseville, Québec, Sorel, Sher-brroke, Saint-Henri (Alontréal) SAINT-JEROAIE, Trois-Rivières, Valleyfield, Vankleek Hill, Winnipeg (Alan.) TiJS?3 Une nouvelle succursale de cette banque est maintenant en opération à Saint-Jérôme, rue Labelle, près du pont de fer.—J.C.GAGNE, Gérant pro-tetn.rions et (pie son fils, Eugène en apprentissage depuis assez longtemps chez M, Govreau, à l’Annonciation, doit venir dans quelques jours continuer son métier ici.AI.Eugène Beaulieu e t un boulanger très habile qui s iura faire son chemin parmi nous.— Un de nos hommes de progrès a enfin déci- dé que le terminus du chemin de fer sera à 4 milles du village : Ni plus ni moins, encore une affaire de réglée.C'est comme autrefois quand on a tenté de culbuter le village dans le petit lac Bourgette.— Les assemblées se continuent toujours pour notre beurrerie.Cette semaine on a décidé de faire la glace; il y en à qui se plaignent que c’est froid et lourd à clinrroyer.— Aucun cas de picote à signaler ici, et on parle beaucoup de vaccination.C.Komic.Boite ifiô.Spring Valley, Bureau Co., III.Cuîri du Mal de Rognons par les PILULES MORO.7 ____________ .Un grand nombre d’hommes muât i t une santé parfaite s’ils lie wm lïraier.t de leurs rognons et de douleurs dans le dos.1 es reins cite/, l'homme qui travaille sont la partie vitale qui demande le plus de forces.Un homme peut avoir des mit-clés d'acier et un estomac capable de tout digérer, mais si .«••s reins sont faibles, il est iuca-j: .U -• comme un enfant.I.s Pilules Moro contiennent 1 •• ingrédients qui vous guériront cris m nix t’.e reins dont vous souf-f-'Z et qui, prises à la dose de d x antes chaque repas, vous m.tLioi.t aussi souple que jamais.M.EMERY 1IARROTTE.TEMOIGNAGE DE M.HARROTTE.“ Dc-|iu!s longtemps je souffrais d'une " r'.-vailie de rognons qui me causait " h -auconp de troubles ; mes vivres di-“ > .'rail-ut mal i-t mes intestins étaieut *1 i-réguliers; mon urineétaitmauvaise, “ ; ».ùt difficilement, me faisait souf-“ f r énormément, tout comme ai 11 j'eusse en la gravefle.“ Lorsqu’il me fallait changer de po-“ si'ion, me un tiré debout ou me bais-“ s r, j'avais des douleurs dans les côtés “ et 1 s reins.qui rendaient mes mouve- rie.Ls bien difficiles, j'ai été malade “ : lit pendant dix-huit mois.Cinq “ v file"! s tu out soigué sans beaucoup “ i:tésuKnls.“ I.os l’il des Moro que j’ai prises '• m' t donné du soulagement des les ’’preiuièi s b-ilcs et a la septième M m'oi.t apporté la guérison complète.“Je les ai conseillées à un grand “ l’cni1 re de mes nniisqiiiles ont prises " 11 beaucoup d’entr’eux ont été soula-“ gés.Je crois que pour les maladies de “ rognons it des voies urinaires, elles “ sont sans égal." EMERY IIARROTTE, Boite 410.Spring Valley, I1L Les Pilules Moro guérissent nos i la dyspepsie, l’indigestion, les douleurs rhumatismales, le mal de tête c-t le manque d’appétit.Les médecins de la Compagnie Médicale Aloro, peuvent être vus à leur bureau, au No.1724 rue Etc Catherine, tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, jusqu’à huit heures du soir.Aux hommes qui demeurent à la camp tgr.e e t qui ne peuvent venir fad-incut à Alontréal, un blanc de traitement leur sera envoyé sur demande, ainsi qu’un petit livret rempli de conseils et d’avis.Les consultations par lettres sont aussi gratuites et absolument confi-, dent idles.Les Pilules Aloro se vendent 50 cts.la boîte, ou six boîtes pour $2.50; si votre marchand ne les •tient pas, elles vous seront expédiées sur réception du prix._.Adressez vos lettres comme suit > COMPAGNIE MEDICALE MORO.1724 rut S U-Catherine, At on! fiel. 3* L’AVENIR DU NORD,.27 FEVRIER 1902 Nouvelles de Ste - Anne des Plaines — Voilà les jours griis déjà bien loin ; mais est-ce une raison pour ne pas en parler, surtout s'ils nous rappellent d’agréables souvenirs î Tout en étant bien tranquilles, ils ont donné liou à quelques réunions intimes, entro autres chez M.Dieudonné Archambault.Au nombre des invités nous remarquions MM.les révs.Zenon Thcrrien, Victor Thérrien, M.et Mmo Adonnï Thcrrien, M.et Mme Clovis Benoît et plusieurs autres.Il y eut clinnt, musique et déclamations ; après la veillée, un réveillon irréprochable fut servi.Tous se sont retirés à une heure avancée, emportant un bon souvenir de catte soirée.M.et Mmo Arcliambaut reçurent leurs hôtes avec toute leur amabilité coutumière.— Le 10 de ce.mois, M.A.Libelle, de St-Janvier, épousait dans notre église Mlle Marie Reine Neveu.— La picote fait son apparition un peu partout et nous en signalons un cas dans un des rangs do notre paroisse.Les mesures sanitai res ont été prises et la maison est en quarantaine.Faisons notre devoir et espérons que nous en serons quittes pour ce seul cas.— Nous avons le plaisir d’annoncer que M.Joseph Miller, directeur de notre école modèle, vient d’obtenir une gratification de trente piastres accordée par le gouvernement, en récompense des succès obtenu dans l’enseigne-gm ment.HÉL1MILO.Rétribution mensuelle Les conmissfiires d’ccolcs de Stc-Scho-lastique veulent qu’on en *endc Vvnvposi-tion facultative.A lino assemblée dos commissaires d’écoles de Ste-Seholaslîque comté des I>eux-Monf«gnes, tenue sous la présidence do M.Octave Cyr, il a été proposé par M.Alphonse Lafond.appuyé par M.Jos.Drouin et résolu à l'unanimité, qu’il serait opportun de s’adresser au Conseil de l’instruction publique, au moyen d’une requête, .afin d’obtenir une décision favorable i\ l’Imposition facultative de* la rétribution" mensuelle, selon que le décidera la totalité ou la majorité des commissaires d’écoles de chaque municipalité respective.- De plus lesdits commissaires d’écoles invitent messieurs les commissaires des autres municipalités de la Province à s’adjoindre à eux dans ce mouvement (pii intéresse un si grand nombre de pères de famille.Par ordre des commissaires, Narcisse Forest, N.P.Secrétaire-Trésorier Nouvelles de Joliette — Hier soir il y a eu grande assemblée des citoyens dans notre salle publique pour faire les derniers arrangements concernant l’érection du monument Juliette.J’en donnerai le compte rendu complet la semaine prochaine.— La construction de l’Ecole Industriel étant terminée depuis quelque temps, les traveaux y sont commencés immédiatement sous la direction du Uvd.Frère Turcotte.On a fait l’achat de 400,000 pieds de bois ces jours derniers.— Les traveaux de la Canada Hay.Co.se sont terminés la semaine dernière et les opérations commenceront dès aujourd’hui.Le transport de foin des paroisses environnantes est considérable.Ce dernier se vend $8 00 la tonne.Cette construction en question est destinée à presser le foin à la vapeur afin d’en facilité l’expédition qui se fera en glande partie au bud-Afrieain.— Les constructions de maisons seront uqm-breuse- ce printemps ici.On eu mentionne cinq considérables, eutr’autre celle d’uue aile au collège.Raspail Joliette, 24 février, 1002 Feuilleton de l’Avenir du Nord sæxxxz-xxz-zzsxssxxxæzixÆXXxx-xxxæs GERHAINE | g Par Edmond About x-nxxxx-xX'X-xxxzx-x-zx-x-x-x-x-xxM-rxx-x 34 VII BEAUX JOURS (Suite) ¦ Don Diego attendit patiemment que Germaine revint à lui.Il était trop délicat et trop fier pour l’importuner de ses prévenances, mais il se tenait à sa portée, prêt à faire le premier pas aussitôt qu'elle l’appelerait du regard.Elle se fit bintôt une douce habitude du spectacle de cette amitié discrète et silencieuse.Le comte avait dans sa laideur quelque chose d’héroïque et de grand que les femmes apprécient plus que la gentillesse.Il n’était pas de ceux qui font des conquêtes, mais de ceux qui inspirent des passions.Sa langue figure basanée, bes grandes mains couleur de bronze, ressortaient avec un certain éclat sur son costume de coutil blanc.Ses grands yeux noirs laissaient échapper des éclairs de douceur et de bonté; sa voix forte et métallique avait par moment des inflexions suaves.Germaine finit par trouver une ressemblance entre ce grand d'Epagne et un lion apprivoisé.Lorsqu’elle se promenait au jardin sous les vieux orangers ou parmi les tamarix de la plage, appuyée sur le bras de la vieille comtesse ou traînant le petit Gomez à la queue de sa ro be, le comte la suivait de loin, sans affectation, un livre à la main.Il ne prenait pas les airs penchés d’un amoureux, et il ne confiait point de soupirs à la brise Vous auriez dit un père indulgent qui veut surveiller ses enfants sans intimider leurs jeux.Son affection pour- sa femme se composait de charité chrétienne, do compassion pour la faiblesse, et de cette joie amère qu’un homme de cœur trouve dans l’accomplissement des devoira difficiles.Peut être encore y entrait-il un peu d’orgueil légitime.C’est une belle victoire que d’arracher à la mort une proie certaines et 'do créer à nouveau un être que lu maladie avait presquo détruit.Les médecins connaissent ce plaisir là.Ils s’attachent de toute leur amitié a ceux qu'ils ont ramenés de l’autre monde ; ils ont pour eux la tendresse du créateur pour sa créature.L’habitude, qui rapproche tout, avait accoutumé Germaine à causer avec son mari.Lors qu’on se voit du matin au soir, il n’y a pas de haine qui tienne : on parle, on répond, cela n’engage à rien ; mais la vio n’est possible qu’à ce prix.Elle l’appelait- don Diego ; il l’appe lait tout simplement Germaine.Un jour — c’était vers le milieu du mois de juin, — elle était étendue au jardin sur des tapis de fimyrne.Mme de Villanera, assise auprès d'elle, égrenait machinalement un gros chapelet de corail, et le petit Gomez ramassait des oranges avortées pour en bourrer scs poches.I .o| corn to passa à dix pas do là, un livre à la main.Germaino ho remit sur son séant et l’invita à prendre une cliaiso.Il obéit sans se faire prier, et remit le livre dans sa poche.h Que lisiez-vous In 1 h demanda t elle.il répondit en rougissant- comme un écolier pris en faute : n Vous allez rire de moi.C’est du grec.— Du grec ! vous savez lire le grec ! comment un homme comme vous a t-il pu s’umuser à apprendre le grec 1 — Par le plus grand des hasards.Mon pré copieur aurait pu être un âne comme tant d'autres ; il s’est truuvé que c’était un savunt.— Et vous lisez du grec pour votre plaisir?— Homère, oui.Je suis au milieu de I’O-dyssée.n Germaine simula un petit bâillement, n J’ai lu cela dans Bitaulié, dit-elle.Il y avait un glaive et un casque sur la couverture.— Alors, vous seriez bien étonnée si je vous lisais Homère dans Homère ; vous lie le reconnaîtra z plus.— Bien obligée ! je n’aime pas les histoires de batailles.— Tl n’y en a pas dans l'Odyssée.C’est un roman de mœurs, lr premier qu’un ait écrit, et peut-être le plus beau.Nos auteurs à la mode n’inventeront rien de plus intéressant que l’histoire de ce propriétaire campagnard qui u quitté sa maison pour gagner de l’urgent, qui ro vient après vingt ans d’absence, trouve une armée de faquins installés chez lui pour courtiser sa femme et manger son bien, et les tue à coups de flèches.Il y a là un drame intéressant, même pour le public des boulevards.Rien n’y manque, ni le bon serviteur Eumée, ni lo chevrier qui trahit son maître, ni les servantes sages, ni les servantes folles que le jeune Télémaque est chargé de pendre, au dénoument.Le seul défaut de cette histoire, c’est qu’on nous l’a toujours traduite avec emphase.On a changé en autant do rois les jeunes rustauds qui assiégeaient Pénélope ; on a déguisé la ferme en palais, et l’on a mis de l’or partout.Si j’osais vous traduire seulement une page, vous seriez émerveillée de la vérité simple et familière du récit; vous verriez avec quelle joie naïve le poète parle du vin noir et de la viande succulente; comme il admire les portes bien jointes et les planches bien rabotées ! Vous verriez surtout comme la nature est décrite avec exactitude, et vous retrouveriez dans mon livre la mer, le ciel et le jardin que voici.— Essayons, dit Germaine.Quand je dormirai, vous le verrez bien, n Le comte obéit ue ooimo grâce, et se mit à traduire le premier chant à livre ouvert.Il déroula sous les yeux de Germaine ce beau style homérique, plus riche, plus bariolé et plus étincelant que les brillants tissus do Beyrouth ou de Damas.Sa traduction était d’autant plus libre, qu’il n'entendait pas bien tous les mots ; mais il s’entendait avec le poète.II coupa quelques longueurs, développa à sa façon certains passages curieux, et ajouta au texte un comm- n'aire intel igtnt.Bref, il intéressa son cher auditoire, excepté le marquis de los Montes de Hierro, qui criait à tue-tête pour interrompre la lecture.Les enfants sont comme les oiseaux : lorsqu'on parle devant eux, ils chantent.Je ne sais pas si les jeunes époux allèrent jusqu’au bout de VOdyssée, mais don Diego avait trouvé le moyen d’éveiller l’intérêt de sa femme, et "c’était beaucoup.Elle prit l’babitu-de de l’entendre lire et de se trouver bien dans sa compagnie.Elle ne taida pas à voir en lui un esprit supérieur.I! était trop timide pour parler en ron propre nom, mais le voisinage d’un grand poète lui donnait de la hardiesse, et scs idées personnelles se faisaient jour sous la protection des pensées d’autrui.Dante, Ariste, Cervantès, Shakspeare.furent les sublimes entremetteurs qui se chargèrent de rap piocher ces deux âmes et de les rendre chères l’une à l’autre.Germaine ne se sentit nullement humiliée de son ignorance et de la supériorité de son mari.Une femme se réjouit de celui qu’elle aime.(A suivre) Concours populaire n L’Almanach du Peuple n de la Librairie Beaucbemin a ouvert cette année un concours qui jouit d’uno grande popularité, si l'on en juge par le nombre de réponses qu’il a provoquées et par le nombre de concurrents qui y ont pris part jusqu’à ce jour.Voici en quoi il consiste.Il s'agit d’écrire sur le dos d’une carte postale ordinaire le plus grand nombre de fois possible la phrase suivante : 11 La maison Beauchemin vend la plume Waterman, n Le concours auquel peut prendre part tout acheteur de “ l’Almanach du Peuple n comporte quatre prix, dont les deux premiers sont des plumes fontaines gravées do la valeur de cinq dollurs.Plus de deux cents personnes out dé ià répondu, niais le concours reste ouvert jus qu’au premier juin.Aucun des concurrents n’a encore atteint le nombre de fois qu’une phrase équivalente a été écrite dans un concours de ce genre aux Etats Unis.Nous conseillons à tous ceux qui ont envie de se procurer à bon marché une belle plume fontaine d’acheter n l’Almanach du Peuplen et d’entrer dans le concours dont le résultat repose uniquement sur l’adresse et 1 application do l’écrivain.On peut se procurer l’Almanach du Peuple à la li brairie J.E, Prévost fils, Saint-Jérôme.L’abus du crédit L’abus pu créait, voilà à nos yeux, une des plaies de la société canadienne, la plus incurable et la plus dungéreuse qui se trouve dans son sein.Un dé nos amis M- ee Nevers, qui a vécu plusieurs années aux Etats-Unis, a eu occasion, bien souvent, de causer avec nos patriotes émigrés au pays de l’oncle Sam.Or.presque tous lui ont avoué que la cause immédiate de leur éloignement du Canada avait été l’abus du crédit.Ils s’étaient endettés un peu partout; l’emprunt hypotécaire avait été imposé, puis, finalement, était venu à la fin des lins, l’expropriation.Il avait fallu laisser la terre ou la propriété mobilière et aller cacher sa honte à l’étranger.Aujourd’hui, l’industrie laitière a relevé un peu la finance dans nos campagne", mais par le fait qu’il y a quelques années, la moitié de nos terres étaient grevées d’hypothèques, plusieurs avaient été abandonnées en friche.C’est ainsi qu’on a vu des centaines deno« canadiens quitter leur terre pour aller travailler dans les manufactures américaines ou s’engager journaliers dans nos villes.Il est incontestable que l’abus du crédit est encore, de nos jours, un grand nrniheur.Le marchand qui ne borne pas ses crédits s’en va tout droit à la banqueroute.Non seulement, il se fait tort à lui-même, niais il fait tort aux débiteurs et aux nclieteurs en général.Le commerçant ne peut pas donner sa marchandise, ni la sacrifier à vil prix.S’il vend à crédit; U vendra plus cher, et, en général, les MATERNITÉ l/expérience de tous les jours démontre que le raffinement de la civilisation, est évidemment la cause de l’extrême sensibilité de notre nature à la douleur; plus l’organisme est délicat, plus les douleurs ressenties sont vives et difficiles à supporter.Ceci est particuliérement vrai, lorsqu’on l’applique aux femmes, relativement à leurs fonctions maternelles.Pour l’indienne dans la forêt, la naissance de ses enfants est un évènement qui n’est pas accompagné, comme chez sa sœur de race blanche, des inquiétudes et des craintes que l’on connaît, parce qu’elles ne s’est pas écartée du chemin que la nature lui avait tracé.Elle a pris son premier bain dans le ruisseau qui l’a vue naître, elle n’a eu pour tout berceau que des ifeuilles et des branches elle a grandi au grand air, étant forte et puissante, pour elle l’enfantement n’est qu’un incident qui l’arrête à peine de quelques heures dans ses labeurs journaliers.Pour la femme civilisée, les fatigues de la maternité sont à peine supportables, et c’est avec misères et jdouleurs qu’elle accomplit ses devoirs d’épouse et de mère ; longtemps avant la naissance de son enfant, elle est sans vigueur, sa rc-couvrance est aussi tardive et elle peut à peine prendre soin et alimenter son enfant.Sa méthode de vivre, la manière dont elle se vêtit, a amoindri, d’une génération à l’autre, la force de ses nerfs et sa résistance musculaire.Aujourd’hui, si elles veut que les fonctions auxquelles elle est destinée, s’exécutent comme chez les femmes moins civilisées et d’une constitution moins délicate, il lui faut de l’aide ;.il lui faut de l’aide pour ses muscles, il lui faut de l’aide pour ses nerfs, de l’aide pour ramener ces organes essentiellement féminins à leur état naturel, afin que tout aille bien; et que les Pilules Rouges puissent remplir pleinement ce but, en voici la preuve dans les témoignages suivants de femmes qui en ont fait usage : “ J’ai pris les Pilules Rouges pour le beau mal et les règles douleureuses.Je souffrais depuis l’âge de “ 15 ans de douleurs sans nom.En suivant les conseils des médecins spécialistes et après avoir pris 10 boites 1 de Pilules Rouges je suis, plus forte que jamais et je ne ressens plus aucune douleurs.Mes mois passent i W/A mi “ sans que je m’en aperçoive à peine, et je vous nssure que je me trouve bien soulagée.“ Je souffrais aussi beaucoup de mal de reins et de douleurs dans le dos, j’étais “ pouvais à peine manger.Les Pilules Rouges m‘ ' • — — ’ “ fait de moi une femme heureuse et reconuaissaute._ _ toujours constipée et je Les*Piluleo Rouges m’ont renforcée, m’ont guérie de mes douleurs et eulin ont •• Madame ACHILLE GRENIER, 14 Second Street, “ New Auburn, Me." i maux : de i nia .— .- 1 lêle 1 et aux reins.* Il m’était impossible de manger, de digérer, ni même de dormir ; j’étais dans un tel état de 1 mauvaise santé, que ma famille croyait que j’étais pour mourir, ou au inoius rester infirme pour le reste de - mes jours.“ Les avis que vous me donnâtes et les Pilules Rouges, me guérirent complètement dans deux mois de “ tous mes maux.Mes forces me revinrent peu à peu et en devenant plus forte, mes douleurs disparurent.“ J’ai aujourd’hui bon appétit, ma digestion se fait bien et je puis vaquer a mes occupatious et faire tout mou *• ouvrage sans fatigue.“ J’ai recommandé à plusieurs dames de tnes voisines de prendre les Pilules Rouges, et je puis vous “ dire aussi avec plaisir qu’elle leur ont fait un grand bien., ‘ “ Dame CHARLES LALIBERTE, “ Stc-Véronique, P.Qué., • “ Canton Turgeon.” Les Pilules Rouges sont une préparation spécialement destinée à la guérison des maladies particulières aux femmes et depuis leur plus tendre enfance jusqu’à l’âge le plus avancé, elles sont le remède par excellence pour guérir ses maux.Elles donnent des forces, guérissent les irrégularités, l’inflammation, les ulcérations et la faiblesse féminine.Elles donnent cette santé robuste et cette vigueur qui sont nécessaires, afin d’obtenir une maladie heureuse et une rccouvrance parfaite.Nous prions les femmes faibles et malades, spécialement celles qui souffrent depuis longtemps d’écrire ou d’aller consulter les Médecins Spécialistes à leur bureau, au No.274 rue St-Denis.Les consultations sont gratuites.Nous prions aussi les femmes de voir à ce que sur chaque boites de Pilules qu’elles achètent, soit le nom de la Cie Chimique Franco-Américaine, et si elles ne peuvent obtenir les vraies Pilules Rouges de leur marchand, nous leur expédierons sur réception du prix 50c la boîte oa 6 boîtes pour $2.50.Adressez vos lettres comme suit : Compagnie chimique Franco-americaine.No.274 Rue St-Denis, Montreal.ment sous l’empire do l’Acte do la Preuve en Cumula (1893).Josephine Lacroix, 192, rue Boisseau, Québco.Reçue devunt moi, à Québec, lu présente déclaration solennelle, lo tiois janvior mil neuf cent un.Frkd.Audkt.Monsieur le llireclcnr du Monde Moderne b, rue Saint-Benoit, Paris Veuillez envoyer ni i numéro complet cl (jrnluil à l'adresse ci-dcssous : A découper et A envoyer pour être mis A méine d'apprécier et de comparer cette Itcvue de premier ordre.1G4 "-n,} Coup I.Phovixck ue (.h-êiiec Distiiict ue Tehiieiio.nnk.No.113 Messieurs les Ecclésiastiques du Séminaire do Siiint-Sulpice de Montréal, Demandeurs VS Onésimo Fortier, ci ilovunt du la pnroisso do l'Annonciation, district de Terrebonne, et maintenant absent aux Etats-Unis d’Amérique, Défendeur.11 est ordonné nu défendeur do comparaître dans le mois.Ste Scholastique, ce dix-huit février 1902.GRIGNON ifc PORTIER, Protouotnire C.S.F.X.MATHIEU, Avt.des Déni.SIROP D'ANIS GHUVIN-?.^;,!,» ^ «enterie, dentition douloureuse, etc.—Trocure te sommeil, lin vente partout 25c.1* bouteille.prix élevés restent pour ceux-là mûmes qui payent au comptant.Tout le monde devrait s’insurger contre cette habitude.Nous le répétons, l'abus du crédit est malheur, chez nous, car ce système dangereux développe l'imprévoyance et le manque d'ordre dans nos familles.Nos canadiens sont tellement habitués à acheter à crédit, queqoand même ils ont de l’argent, c’est plus fort qu’eux : il faut faire marquer à l’épicerie, et partout où ils peuvent.Les marchands ne devraient plus vendre Jqu'au comptant.Les affaires seraient plus prospères et, comme conséquence, le prix des marchandises moins élevé.Forcés à payer au comptant, l’ouvrier es lo cultivateur deviendraient plus prévoyants et plus économes.Dans un récent article notre ami, M.Chicoy-ne, député, nous a parlé d'une ligue qui vient de se former à Gand, en Belgique.Ia*s ligueurs s’engagent personnellement à ne plus acheter autrement qu’au comptant et à réserver leur patronage aux marchands qui ne vendent pas à crédit.Voilà une ligue qui trouverait bien des adhérents au Canada, car tout le monde deplore le système du crédit.En définitive, le fardeau créé par le crédit retombe sur la portion la plus honnête, la plus recommandable de la société.Une ligue comme celle que nous signalons devrait se former dans toutes nos villes et nos villages ; elle pourrait y rendre d'immenses services.Hormisdas Magnan.Lettre d’uu marchand bien connu de Québec Chers messieurs,—Je souffrais de langueur et de faiblesse générale, de manque d’appétit et de pénible digestion.Je fais usage de votre Vin des Carmes depuis quoique temps, et j’achève ma deuxième bouteille.J’ai le plaisir de vous dire que l’uppétit m’est revenu, quo ma digestion ne me fatigue plus, que l’accablement et la langueur sont entièrement disparus, et que mon sommeil est parfait.Mes félicitations et mes remerciements pour votre bon Vin des Carmes.Je vous assure que c’est $1 50 bien mis à profit.Votre dévoué, Jos.SllIXK, .Associé de la Québécoise.Souvenirs inédits Le cljat et la basse-cour 1839.J’achève le voyage du Rhin ; j’ai vu, avec le Rhin, la Meuse, le Neckar, la Moselle, les sol data prussiens, autrichiens, bessois, badois, tous les aigles et tous les griffions de la confédération germanique ; j’ai étudié les questions de guerre et do paix, d’équilibre et de perturbation.Maintenant, dans une auberge-métairie, je passe ma journéo à contempler une basse-cour où il y a un chat.Rien ne me divertit comme un chat dans une basse-cour.C'est un spectacle charmant.Le chat est un philosophe distingué, un poète, un penseur, un fabuliste.Il vit parmi les animaux.Regardez un peu ma basse cour, je vous prie.Le dogue, qui a veillé toute la nuit, dort tout le jour dans sa niche.Le pourceau grogno dans sa souille.le lapin est bête, lo dindon est sot, l’oie est stupide.Les .uns cancanent, les autres caquettent.Tous bavardent au ha sard sans écouter leur voisin.I.a poule, cette commère,’jalouse la pintado qui prend des façons pincées do créole et d’étrangère.Le canard, ce porc de la gent volatile, se goberge hideusement dans la mare.Le coq, cet hidalgo, fait le bravache, promène et varie scs allures de i apitan et s'épuise en dévouement, en désintéressement et en galanterie pour son sérail comme un chevalier arabe.Le chat, lui, est dans son coin, dans sa four-, rure ; il a chaud, il est bien, il est seul.Il a la meilleure place au soleil, il ne dit rien.S’il s'absente une heure ou deux, c’est pour aller chasser dans le verger, chasser non en chien, mais en chat, non pour les autres, niais pour lui.Que voulez-vous ?la vie a ses besoins misérables, il faut dîner tous les jours ; et puis, un chat de basse-cour est un chnt honorable et décent qui laisse les souris fi donc ! aux tigres de gouttières.Tl a donc dejeuné discrètement, dans l’om bre, d’un moineau ou d’un chardonneret.Il revient, il reprend sa place, il se rassied, il rêve, il observe, et toujours, et dans tous ses mou vemonts et dans toutes ses actions il déploie, avec son grossier entourage, ces manières de bonne compagnie, cette réserve, cette propreté en toutes choses, cette politesse légèrement ironique, co demi dédain indulgent, cette bienveillance à grilles cachées, cotte supériorité voilée, cette résignation élégante, cet égoïsme savant, grneieux et sournois, d’un homme d’esprit fourvoyé dims une réunion d’imbéciles.Victor Hugo.Sous la foi du ^er aient Provinco do Québe, District do Québec.Je soussignée, Joséphine Lacroix, épouse do Jacques Drouin, de la cité île Québsc, déclare solennellement que j’étais malade d’une dyspepsie intestinale, que je souffireis de cetto ma ladie depuis plusieurs années, après avoir fait l’essai do plusieurs remèdes mais sans effet ; quo l’on m’a conseillé l’usage du Vin des Carmes pour cette maladie ; que j’ai fait l’essai do co vin et que trois bouteilles seulement do co vin m’ont complètement guério et quo jo no saurais trop le recommender.Et jo fuis cetto déclaration Holcnnelle la croyant consciencieusement vraie et sachant qu’elle a la mémo force et lo même effet que si elle était faite sous ser- LES VIEILLARDS et tous ceux qui préfèrent guérir leur! rhume sans risquer de se stupéfier j avec des narcotiques dangereux devraient toujours prendre îo Sirop de Térébenthine du Dr.Laviolette Contre le Rhu.me et U Toux.Il ne contient aucun uavcotique.Deux grandeur»: 25c.et 50c.Eu vente partout.'Harnais Souple Taxa p*av*a rendre T*lr* harnais MupU comm» an (ant at sur l'acier par l ui>|i (• l’liait* Eureka pour tlar-sala.V*ua pour»» prolonger aa »U.rendre aa duré* deux foU plua longu» {«' h l'ordl-aalrn.edile mm Pour Harnais 4'aa rllala hamata oa fklt I «n a*uf.Campa»** d'an* bull* d*n** *1 pur*, rrdpart* ip4olalani.nl pour rtiuur aux rtfuaurx du lamp*.A rendre partout «n battre —U U U* grandeur*.Fabriqué* par la IMPERIAL OIL CO Depuis 0 nus que je dirige l'Hôpital contre l'AcooUstne u Montré tl, de» ccntninc.i rf'tvioKiic» sont redevenus des ciloycus sobres et respects blés.L’abus des Liqueurs Enivrantes peut se Quérir aussi bien cher vous qu'à l'Hôpital, et vous paver la plus grande partie du traitement après guérison, lin voyez votre nom et votre adresse et vous reccvre* gratuitement dan» une enveloppe cachetée, sans aucune indication du contenu, tous les renseignement» nécessaire».Dr.J.P.CADB0IS, 2032 Rue Ste-Caiherlne, Montreal, Que.Le Courrier des Etats-Unis © Seul journal d* Amérique publiant des dé p Ac h es spéciales do son correspondant de Paris, les dépAches de Franco et autres pays d’Europe, etc.PRIX DK L'ABONNBMBNT POI7R LK8 ETATS-UNIS BT LE CANADA Payable invariablement d’avance # Un An Six mois 3 moi* Edition Quotidienne (Courrier du Dimanche compris) $ia 60 $6 30 $3 40 Courrier du Dimanche (paraissant le dimanche matin) a 50 1 30 Edition Hebdomadaire (paraissant le mardi matin) 5 ao a 60 1 50 H.P.Sapipers & Co,, |96 «t 107, Fuftop Street, ftEW-yopK M ai sonp.Simard Epicerie enpos et en detail ^ IMPORTATIONS D'AUTOMNE SS Manchester 50 caisses Scotch J.Dewar “ Tritonia 50 caisses Scotch McArthur 4 drums Vin Tarragona “ 3 “ Vin Sherry 2 “ Vin do nicaso Mexican 50 caisses Gin La Clef Eugénie 50 caisses Gin Croix-d’Honn.30 I-oct.Gin de Kuyper Aggi G00 caisses Gin do Kuyper 40 J-ocL Gin de Kuyper " Manchester 150 caisses Brandy Godet & Frère ; 75 caisses Brandy Martel ; 125 caisses Brandy Hennessey.150 caisses Brandy Guiniont & lils 125 “ “ Lagardc & Cio 30 “ Rhum Sl George 40 “ “ B.Joe 25 “ “ Lion 50 “ Jockey Club 25 “ Chartreuse 250 “ Vin Saint-Michel 25 “ Irish Whiskey Grande quantité de Vin Claret des meil* leures marques ; Porto & Sherry.Les commerçante du No ni doivent bien re- LE MOIS Revue Mensuelle, Littéraire et Pittoresque Magnifique revue Illustrée sur papier de luxe.Au nombre des principaux collaborateurs se trouvent François Coppée, René Bazin.Edmond Rostand, Ernest Daudet, Charles Vincent V.Delaporte, S.J.Abonnement: Un an, $2.80 8, rue Frauçols 1er, Paris, France.Les Livres d’Or de la Science Bibliothèque de vulgarisation scientifique.Depuis mai 1808, il parait un volume par mois.La réunion des volumes d» tontes les section* composera une vraie » Encyclopédie universelle », d’un modo tout nouveau et d’un attrait profond.Prix du volume an Canada* 25 cents En rants au bureau de l’Avenir l Nord.coup moins élevés do Moutréal.marquer que les frais de transport sont heau-.Saint-Jérôme que de Un voyageur représentant la mnison P.Simard est continuellement sur la route.' 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