L'Avenir du Nord, 11 décembre 1902, jeudi 11 décembre 1902
f \ Sixième Année — No 50.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, 1 1 décembre 190: ORGANE LIBERAL h DISTRICT .TERREBONNE.LC MOT DI CAVE NIA EST DANS LE PEUPLE MÊME KOUtS TEHROKJ PROSPÉRER US FU$ OU SI HURImT - .ÇB- 5ajl5-c4 Ù CHE.>/>ER.V) Un an.Six mois At>°T)per‘',epts 1 $1.00 0.50 Jean-B.-B.Prévost, Arthur Lemont, Directeur de lu Rédaction Secrétaire de la Réduction ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) ^¦ppopccs s De pouce : Un moi».“ Un an.$1.00 83.00 4 L'VBE.ULIL.^ £ MAISONNEUVE — L'honorable R.Pré fontaine, candidat ministériel, élu sur son con current, M Labelle, par 1918 do majorité.YUKON — M.Ross, candidat ministériel, élu sur son concurrent par G00 de majorité.SOMMAIRE 1918 Vengeur Lettre ouverte à AI.Nant.el Jean Prévost Notre politique C.Laut.re Réflexions J.le G.Aroix d’outre-mer L’élection du Yukon Junius Gondy Chez la couturière Gauthier Le Botelier Le Canada une nation Affaires municipales Algr Langevin Nouvelles de Saint-Jérôme Echos de partout Sans Dol C’est le chiffre de la majorité de l’hon.M.Préfontaine dans Maisonneuve ! C’est une augmentation de près de deux cents voix sur la majorité de 1900.Et la victoire est encore plus considérable, si l’on songe que le nombre total des voteurs a diminué.Il ne reste plus qu’à essayer de définir la signification de ce magnifique triomphe.Nous ignorons presque totalement quelles espérances nos adversaires avaient fondées sur cette élection.Nous sommes ceux qu’ils avaient le moins d’intérêt à renseigner sur ce point.Toutefois, il n’est pas trop hasardeux de dire qu’ils espéraient beaucoup du résultat.Us n’avaient pas ménagé les efforts pour l’amener aussi brillant et aussi décisif que possible.Les chefs conservateurs les plus importants ont appuyé M.Alfred Labelle avec persistance et ténacité.Us l’ont soutenu de leur parole et de leur autorité".- De plus, on a lancé dans la lutte des mots de combat, que la foule saisit aisément, et qui ont parfois l’heur de réussir.On a cherché à toucher la corde sensible chez le peuple, à susciter la révolte de son patriotisme de race, en lui représentant que, dans la nouvelle distribution des portefeuilles, on avait sacrifié la province de Québec.Dans les élections partielles, il est bien rare Que la lutte se fasse sur les principes généraux des partis.Il surgit ordinairement des questions locales qui prennent une soudaine importance et sur lesquelles s’escrime la commune ardeur dos combattants.A Maisonneuve, on a discuté, sans doute, le tarif, le système douanier et d’autres côtés de la politique générale.Il n’en est pas moins vrai que la bataille a été restreinte.Deux questions surtout se sont posées à l’électorat, qui ont semblé primer toutes les autres à ses yeux : lo.C’est une habitude de courtoisie d’accorder à un ministre nouvellement choisi une élection par acclamation.Devait-on suivre cette habitude dans le cas de M.Préfontaine ?2o.La Province de Québec a-t-elle été sacrifiée dans le dernier remaniement ministériel ?Maisonneuve, l’une des plus importantes divisions électorales de toute la Puissance, a répondu à ces deux questions de façon non équivoque.Il a réprouvé énergiquement l'opposition qu’onv a faite au nouveau ministre, Il a blâmé les chefs conservateurs de s’être départis de cette coutume de bon aloi qui voulait que l'adversaire saluât l’entrée en charge d’un nouveau chef.Mais, surtout, Maisonneuve a fait justice du préjugé dangereux auquel on voulait donner cours, en disant que M.Laurier sacrifiait les intérêts de sa province.Il a fait taire, pour toujours, espérons-le, les calomnias qu’on tentait de soulever, au moment où, justement, la province de Québec n’a jamais eu peut-être plus belle part dans le cabinet.Ou n’aurait pas dû faire d’opposition au nouveau ministre.Ua province de Québec a sa part légitime de patronage et de représentation dans le cabinet Laurier.Çi’ejjt l.e verdict de l’élection du 9 décembre, N’y faut-il voir que cela ?Nous ne le croyons pas, Dans cette éclatante -victoire, n’hésitons pas npn plus à reconnaître une approbation en masse du choix que vient de faire Sir \Vilfrid Laurier.Le premier ministre a appelé au ministère l’homme le plus méritant du parti, celui qui faisait les luttes acepbes et ardues de- puis vingt ans, celui qui avait payé de son énergie et de son surprenant courage dans les périodes*les plus difficiles, celui qui s’était imposé aux premiers rangs à force de capacité, de loyalisme et de constance.En faisant le choix de M.Préfontaine, M.Laurier a rencontré les désirs du peuple, il a accepté celui que le peuple lui désignait.Le peuple vient de l’en remercier et de le féliciter publiquement.Vengeur.Lettre ouverte à M.G.-^.Nantel Monsieur, Balzac a dit quelque part : » La plus grande faute que l’on puisse commettre dans la vie est de se brouiller avec un homme supérieur.» J’ai toujours mis- ce principe en pratique et c’est peut-être la raison pour laquelle je n’ai jamais pu m’entendre avec vous.Pendant vingt années environ, les vieux libéraux du comté de Terrebonne vous ont fait une lutte constante et acharnée ; ma famille, comme vous le savez, a toujours été au premier rang.La gloire et la protection de Sir Adolphe Chapleau vous ont valu des victoires consécutives.Jamais cependant nous n’avons piétiné de rage comme vous l’avez fait le soir du 7 décembre 1900, alors que le grand parti qui est à la tête du pays se ses vit de mon humble personnalité pour sonner le glas de votre mort politique.Depuis cette époque, vous n'avez cessé de m’injurier dans des journaux à votre solde ou fondés à même les sueurs de vos amis.Le Nord a eu sa leçon.Condamné par les tribunaux de notre pays à deux cents dollars de dommages et à des frais énormes pour avoir souillé des cheveux blancs, il s’est éteint dans l’ignominie et ses presses ont été vendues dans mon étable au plus bas enchérisseur.La Nation ne déroge pas : au contraire, d’injurieuse, de diffamatrice, la voilà menteuse et calomniatrice.Vous dites dans le numéro du 6 décembre que je suis allé à Montréal, la semaine dernière, déclarer que j’étais prêt a vous accepter comme candidat à Ottawa ! Je vous reconnais à cette assertion menson- gère.Il est inutile pour vous de vouloir vous soustraire à la conduite étrange que vous tenez vis-à-vis de vos amis politiques en voulant m’associer à votre trahison.Pas plus que lorsque vous me l’avez offert N|.G.-A.NANTEL AU PIED Depuis quelque temps, nous avons souventes fois demandé à M.G.-A.Nantel s’il est bien vrai qu’il aurait fait des démarches en vue de se faire admettre au sein du parti libéral pL'ur ensuite être choisi comme candidat ministériel dans Terrebonne.M.Nantel répond : » L’Avenir réitère un mensonge que je tiens pour une injure infâ-» mante, quand il dit que j’aurais proposé à Sir Wilfrid ou a quelque autre » homme d’Etat de m’accepter comme candidat libéral." Mais comme, jusqu’à présent, nous n’avons que la parole de M.Nantel pour cautionner sa bonne foi, il nous permettra de lui dire qu il n’y faut pas croire plus qu’à la parole d’un menteur de profession.A ces causes, nous demandons à M.Nantel de vouloir bien déclarer sous serment, au moyen d’un affidavit : lo.Qu’il n’a jamais offert ou fait offrir à M.Jean B.-B.Prévost, député libéral, de résigner son mandat pour la législature àe Québec pour devenir député à la Chambre des Communes, avec Vappui de M.G.-A.Nantel, qui recueillerait le mandat abandonné par M.Prévost.8o.Que depuis un an spécialement, il n’a pas offert ou fait offrir à Sir Wilfrid Laurier ou à d’autres chefs libéraux de se présenter comme candidat de M.Laurier dans Terrebonne, vous réservant toutefois la question des Ecoles du Manitoba.' Vous avez la parole, signor del Terra-Nova.Au revoir.J.LE G.6è w personnellement vous-même à l’Hôtel Vigor, je no veux pactiser avec vous et troquer les mandats de notre beau comté.Cette prérogative n’appartient ni à des politiciens tombés comme vous, ni à des jeunes confiants dans l’avenir comme moi, mais aux électeurs, entendez-vous bien, aux électeurs seuls de Terrebonne qui ont élu les Edouard Masson, les G.-Al.Prévost-, les Merin et les Chapleau, qui vous ont battu lors des dernières élections et dont vous craignez d'affronter le verdict aux prochaines élections partielles.Non, je le répète, jé ne suis pas allé à Montréal, la semaine dernière, pour vous demander de bien vouloir venir exposer .votre politique panachée et multicolore dans notre comté, mais' pour aller arguer des causés en Cour de Révision et en Cour d’Appel où, quoique avocat de vingt-cinq ans, oneques ne vous a vu plaider.J’ai rencontré dans la salle des Pas-Perdus plusieurs doputés, notamment M.Philippe Demers, député d lbciville, qui me demandait la raison pour laquelle j’étais si opposé à votre intrusion dans le parti libéral, je lui ai répondu que je ne voulais pas me faire " courir à coups de nerfs de bœuf " par les patriotes du comté de Terrebonne, et surtout par les bons rouges de Sainte-Anne des Plaines que depuis vingt années.vous vous plaisez à insulter sur toutes les tribunes politiques du comté.J’ai rencontré aussi daus ce voyage MM.J.A.-C.Ethier, M.P., Hector Champagne, M.P.P., Georges Mathieu, avocat, et mémo dos ministres de la province de Québec à qui j’ai fait les mêmes remarques.Mais, cher monsieur, vos instances auprès de nos chefs politiques sont tellement connues dans la métropole qe je no pouvais faire un pas sans que l’on m’ennuyât du dédoublement rouge de votre expersonnalité bleue.La raison en est très claire ! Que signifie ce mutisme dont vous avez fait preuve dans les récentes assemblées conservatrices et dans les dernières élections partielles?Comment se fait il que nous ne vous ayions pas encore vu depuis 1900 aux .côtés de vos ex-amis conservateurs et de vos ex-collègues ?Où étiez-vous pendant les élections de Laval, Stanstead, Soulanges, Saint-Jacques et Argen-teuil ?Pourtant tous, tous les anciens chefs conservateurs étaient la à part vous I Les électeurs conservateurs de Terrebonne avaient droit de s’attendre à vous voir, dans Maisonneuve, défendre la cause qu’ils croient bonne aux côtés de votre ex-collègue et ami, l hon.Louis Beaubien ! Il n’a pas craint, lui, malgré son vieil âge de sortir de sous sa tente pour combattre la candidature d’un ministro du cabinet Laurier.Où étiez vous lors des grandes réunions conservatrices do Saint-Eustache, Saint-Jacques ’Achigan, Trois-Rivières, etc.?Pourquoi n’étiez-vous pas aux côtés de MM.Monk, Louis-Philippe Pelletier, P.-E.Leblanc, etc.?Pourquoi êtes-vous attaché à la rédaction de La Presse qui ne craint pas, elle, de défendre le gouvernement Laurier contre ses détracteurs et de se déclarer pour l’hon.M.Préfontaine dans la lutte de Maisonneuve 1 .Pourquoi présentez-vous à votre ancien com- té et à la province de ‘luébec tout entière le spectacle inique d’être attaché à la rédaction de deux journaux qui professent des doctrines différentes ?Attendriez-vous la prochaine lutte pour nous donner une seconde fois la comédie d’uno démission du bureau do rédaction de La Presse, farce ridicule que vous avez jouée en novembre 1900 ?Mais les électeurs du comté vous connaissent enfin ! Inutile pour vous de sortir de votre vocabulaire habituel des injures à mon adresse.Inutile pour vous, avec votre courtoisie si re nommée de m’appeler » homme sans honneur et sans scrupules et menteur de profession.» Comme le répètent presque tous les conservateurs du comté de Terrebonne, vous êtes un homme coule ; il serait même impossible pour vous de vous faire choisir par une convention bleue régulièrement convoquée.Depuis deux ans, vous avez trop courtisé la blonde et la brune, voyez-vous, et vous n’êtes pas, comme M.Préfontaine, de foi ce à plaire aux denx partis politiques.Vos rêves de coalition se sont évanouis en 1896 ; votre programme d’indépendance en 1900, quoique vous en ayiez rogné des paragraphes'au dernier moment, a été la cause princi- ; la haine que vous uncien collègue, M.pale de votre défaite avez vouée à votre Beaubien, a brisé votre carrière de journaliste ; l’ombre de Sir Adolphe Chapleau no peut plu» vous couvrir d’uns protection toujours incom prise par les conservateurs bien pensants ; le quartier le plus instruit de Montréal vous a gentiment fait comprendre qu’il ne voulait pas d’une gloire tomcée pour le représenter au con seil dé la Cité.Il est donc inutile pour vous de poser à l’Achille vis-à-vis de vos chefs con servateurs.Vous n’avez ni l’élégance ni l’importance du héros grec.11 est inutile de faire par vous-même ou pairies intermédiaires quo je vous nommerai lor-que j’aurai reçu d’eux la permission de le faire, des avances aux chefs du parti libéral ; de leur promettre, s’ils veulent bien oublier les luttes déloyales que vous leur avez fuites et les injures que vous adressiez à Sir Wiltrid Laurier, à Sainte-Thérèse de Blainville, en 1900, devant une assemblée de 2,000 libéraux et 200 conservateurs consternes, de leur promettre, dis-je, de passer mai' ro en gymnastique et acroba tie politiques, et do venir faire tache sombre au milieu de la belle phalange libérale.Je vous répéterai les mêmes paroles quo M.Dansereau lançait daus la » Presse a à ses détracteurs : » Vous avez beau tourner, toupie que vous êtes, vous ne pourrez jamais trouver votre trou.» Répondez donc, une fois pour toutes, aux questions posées.Il ne vous sert de rien do couvrir les pages de La Nation d’une littérature filandreuse et incompréhensible ; dites-nous donc franchement si vous avez comme chef M.Borden à Ottawa, et M.Flynn à Québec.¦ Sinon quels sont-ils ?Voudriez-vous, par hasard, former à vous seul un gouvernement à même la coalition de vos écrits contradictoiies et dont vous formeriez à vous seul la droite et l’opposition ?En terminant je vous lancerui un défi : Osez, si vous pouvez, publier dans la Nation un affidavit où vous déclarerez sous serment : lo.Que vous ne m’avez jamais offert ou fait offrir de résigner mon siège à la Législature de Québec ; que vous me laisseriez élire par acclamation comme député à la Chambre des Communes d’Ottawa, pourvu qu’on vous redonnât votre siège perdu dans, la tourmente du 7 décembre 1900.2o.Que vous n’avez pas offert et quo vous n’avez pas fait offrir à dos chefs libéraux de vous présenter comme candidat Lauriériste dans le comté de Terrebonne, en vous réservant toutefois la question des écoles du Mani toba.Cet affidavit sera pris au sérieux, beaucoup plus que vos dénégations obscures et que vos appels contradictoires à vos anciens électeurs conservateurs de Terrebonne.Vous dites vous réserver pour Québec et vous couvrez ainsi l'absolue impossibilité pour vous, dans les circonstances, de vous présenter pour Ottawa.Si, à cette époque, les bleus vous acceptent, quoique je n’aie pas l’iiabitude de piétiner sur un cadavre politique, je vous attends de pied ferme.L’électorat indépendant de notre beau comté, une fois pour toutes, vous reléguera dans l’oubli d’où vous n’auriez iamais dû sortir.Jean B.B.Prévost Notre politique Dans un long nous accusa du renierions et nos chefs politiques.article amorphe, la Nation manquer d’harmonie.Nous précédents articles et nos C’est une accusation injurieuse : heureusement que les injures n’ucquiè rent de l’importance qu’en proportion du la hauteur d’où elles tombent.Lo confrère, soit dit en passant, nous parle assez souvent m d’exhiber des ours u.Le terme est aussi lourd et raflafla que son auteur.Je suppose que celui ci se complaît surtout dans la compagnie de ces quadrupèdes très sociables.Et puisqu’il affectionne tant les ours, je nie permettrai do lui diro que le sien était très mal léché.Voyons, mon gros bonhomme qui n’a pas de nom, vous avez la vue basse ; mettez vos besicles et relisez les articles que vous attaquez.Nous avons toujours soutenu que lo parti libéral s’acheminait vers un libre-éclmnge avantageux, mitigé selon les besoins des différentes classes.Nous voulons une protection modérée, qui protège le consommateur autnnt que le producteur.Nous sommes les partisans d’un tarif do revenu, et les ennemis d’une protection à outrance .11 n’est pas désirable, disions-nous, que quelques privilégiés spéculent sur les impôts douaniers au détriment du peuple.C'est clair.Mais voilà ; pour quelques-uns, lo terme libre-échange est un épouvantail.Ces grands économistes no peuvent souffrir cetto expression et no peuvent, ou plutôt ne voulent pas comprendre l’application qu’on en fait.Do là, toutes leurs divagations.Us veulent absolument quo nous rasions toutes les cheminées d’usines, que nous battions en brècho tous les moulins à vent-, que nous fassions un vasto carnage, parce que nous sommes les adeptes d’un libre-échange on rapport avec les besoins de tous.Et si nous avons lo malheur do no pas nous livrer à ce jeu de massacre, cos fameux économistes nous accusent d'inconséquence et de plagiat.Ça vous amuserait donc de nous voir partir en guerre contre les industries nationales ?Vous en profiteriez pour livrer assaut à l’ussiet te au bourre, c’est entendu, n'est-ce pas?Pauvres grands enfants que vous êtes ; nous vous avons déjà pourtant dit.quo nous n’étions pas des casseurs d'assiettes.au beurre surtout.Vos petits bedons, empiffrés pendant dix-huit ans, doivent en gémir do malaise.Permettez-raoi de sympathiser avec vos douleurs.gas-tronomiqbes ! D’après ce même adversairo panaché u, nous serions en désaccord avec nos chefs politiques.Quelle bombe ! mes seigneurs, quelle bombe ! Seulement, la mèche fait long feu.N’avons nous pas toujours favorisé, sans servilité aucune, il est vrai, la politique fiscale du gouvernement, même et surtout en ne partageant pas les vues de M.Tarte.Nous admettons, avec bien d'autres, qu’un remaniement de tarif, d’une urgenco bien médiate, doit avoir lieu et qu’on doit avoir égard à certaines industries.Nous acceptons en entier le tarif Fielding, comme M.Préfontaine le fait lui-même, en termes exprès.Est-ce là do l’inconséquon-co et du manque d’harmonie ?Vous avouez ne pas être musiciens, et j’aime à croire que votre bon sens est en rappor direct de votre sens musical.L’harmonio ne vous descend pas jusqu’au bout des doigts, mais en revanche, la bile dégoutte bien du votru plume.Il faut cependant vous concéder, que vous êtes de grands joueurs de tam-tam.Avant do vouloir accorder nos violons, pourriez vous nous dire quels sont vos chefs politi ques, et quelle harmonie existo entre eux?Pourquoi votre soi-disant parti voulait d’uno préférence réciproque, et veut maintenant en faire une force doublée d’une hypocrisie ?Pourquoi M.Borden est protectionniste modéré (oh ! combien) dans le Nord Ouest*?Et si vous aimez les antiquailles, pourquoi votre grand Hugh John McDonald, do douce mémoire, voulait lo libre-échange pour le^ instruments aratoires ?Nous vous ferons grâce aujourd'hui do plusieurs autres petites questions intéressantes.Mais il est bon que vous vous rappeliez le pro verbe : ¦< tel cuide engeigner autrui, qui s’en-geigne lui-mômo u.Mon fraternel adversaire, dans su péroraison, lance sur moi tout un pavé.11 conseil à l’Avenir du Nord de n me mettre à la porto ! u Eh ! mon gros bouhoiniiio d’ours, cachez mieux vos canines et vos molaires : on en voit deux rangées féroces.Savez-vous pourquoi cette grosso colère?Parce que je ne signe pas un pseudonyme au goût do cet ours- sociable.Il aimerait tant mo déchiqueter à belles dents.Et savez-vous quel nom il signe, lui ?il n’en signe aucun ! Poser la question, c’est la résoudre.Il est très fort et très rusé, co monsieur l’ours.Ma fui, il est aussi fin que Gribouille, qui se cache dans l'eau de peur do la pluie.C.J,AUTRE.REFLEXIONS Joseph vendu par ses frères.Il s’agit de M.Joseph Trudel, de notre ville, Comme on le sait, M.Trudel à la deinando de ses amis Nantel et consorts avait consenti d’être le pétitionnaire dans la cause en invalidation de l’élection do M.Préfontaine, comme député de Terrebonne.M.Trudel s’était bien promis pourtant d’aller jusqu’au bout avec M.Préfontaine et voici que la semaino dernière, M.Trudel à la demande de ses mêmes amis Nantel et Cio produisait devant les juges I.a-vergne et Fortier une déclaration disant qu’il n’avait plus aucune preuve à faire contre M.Préfontaine, et quo partant il se désistait de sa pétition d’élection.Si on remarque bien, ceci avait lieu au même moment où M.G.-A.Nantel avait cru quo M.Préfontaine l’aiderait à se faire admettre dans le parti libéral.En voyant tout ce petit manège, d’aucuns disent que M.Joseph Trudel, à l’instar de son homo-nymo do l’Ancien Testament, aurait été bel et bien veudu par ses frères.Il Election de Terrebonne.Quand l’organo do la ruelle Saint-Adolphe dit que l’élection do Terrebonne a été annulée par les juges laivergno et Fortieril dit un mensonge, on devrait connaître mieux quo cela.1 .'élection de Terrebonne n’a pas été annulée, mais c’est la pétition, qui a été renvoyée : c’est M.Trudel qui a perdu et non M.Préfontaino qui a été condamné.Mgr Langcvm en plein pâturage.La Nation est tout-à-fait irrévérencieuse.Sous prétexte do faire la drôle elle va vous planter Mgr Langevin, en plein patuiage, eu train do jeter uno note discordante.Elle écrit dans eon dernier numéro : n Mais ne voilâ t il pas que sa Grandeur Mgr Langevin, évêque do Saiiit-Boniface vient de jeter sa noto discordante, à Saint-Vincent do Paul, an beau milieu Jun de ces gras pâturages.Voit-on bien ça d'ici, l'archevêque do Saint Boniface au beau milieu d'un gras pâturage.Voyons entre nous ceci est pour le moins irré vérencicux.L’Avenir iiu Nord est du sexe masculin Dans un de ses articles panachés de la se maine dernière, La Nation en parlant de L’avenir du Nord lo met du genre féminin.Cola no blesse pas seulement le bon français mais nous froisso aussi, en vérité.L’avenir du Nord est mâle et entend bien le demeurer.Nous laissons à La Nation le rôle féminin qui lui va pourtant si mal.Les caresses qu’elle a prodiguée aux deux partis politiquos lui ayant jusqu’à présent mérité le mépris de l’un et de l’autre.J.loG.Voix cToutre-iïier Nous publions aujourd’hui uno intéressante lettre adressée à notre directeur par Al.Junius Gondy important industriel de Besançon.Coin me on le verra cette lettre répond è.certaines assertions faites naguère dans notre journal par Al.L.Lcau, docteur ès-scionccs, do Paris.Après la lecture do co document ceux do nos lecteurs qui diront que les français ne connaissent pas notro pays, n’auront pas tout-à fait raison.C'est entendu que le débat est ouvert entre Al.Lcau et AI.Gondy, sur la proprosi tiou suivante: u Lo Canada est il connu en France, oui ou non ?n Al.Leau disait non ; AI.Gondy dit oui.Qu’on lise plutôt.Alonsieur le Directeur.Ale suis-je trop nvancé en prétendant que, chez nous, lo Canada est connu dans ses grandes lignes ?c'est-à dire commo un pays qu’on étudie dans les livres et qu’on parcourt sur les cartes.Al.L.Lcau soutient quo sur cent Français instruits,—et même sur mille—il n'y en n pas un pour répondro à des questions de cetto importance : Le blé pousse-t il au Canada ?Le Alanitoba est il au Tonkin ?etc.Eh bien je conteste formellement cetto allégation vraiment humiliante pour mes compatriotes.Dopuis que les Anglais et les Allemands plaisantent sur notre ignorance en géo graphie, jamais nous n’avons leçu d’oux un pavé aussi lourd quo celui du Dr Lcau.Alais des affirmations do part et d'autre no prouvent rien.Jo proposo à mon honorable contradicteur uno onquôto sur les lieux.Nous sommes séparés par une distance do 400 kilo mètres.C'est un déplacement d’un jour pour pour procéder à uno épreuve, dans une ville do Bourgogno ou de Champagne.Nous interrogerons les hnbitants instruits, (du moins ceux qui voudront bien nous accueillir,) sur co qu'ils savent du Canada En attendant la décision de AI.Lcau, qu’il mo soit permis commo à lui même, d’argumenter pour l’édification do vas lecteurs.Commo los autres peuples, les Français s’instruisent dans les Ecoles ou les conférences, ou par les livres, les revues et los journaux.Je nie suis rendu compte que la plupart dos manuels du géographie, en usage dans les écoles primaires font au Cumula une part aussi largo relativement quo celle réservée aux colo nies françaises Dans los écoles secondaires los élèves relèvent la carte du Cuuada, ils sont interrogés sur le pays.Et ces élèves des Lycées et collèges sont précisément los futurs Français instruits qui sont susceptibles d’être interrogés par AL.Lcau et son contradicteur.Après les écoles, nous avons l’enseignement par los livre», les revues et journaux.Bon an mal an la librairie française éditol ou 5 ouvrages sur lo Canada.Les diplomates, les conférenciers appelés par votre Université Laval, les simples touristes, nous content ainplemont leurs impressions et leurs découvertes.Quant aux journaux, les plus considérés et les plus répandus, comme le Temps, le Journal des Débats, le Figaro, publient régulièrement de longues correspondances du Arontréal ou d’Ottawa.I-os autres fouilles reproduisent à profusion les informations des agences.Grâce à ces différentes sources d’informâ-' tions il n’y a pas dans la vio canadienne, d’évènement do quelque importance, qui soit ignoré dans lo vieux pays.Et tenez, pour citer un fait probant, puisque AI.Lcau a parlé do la culture du blé et du Al .-y' nitoba.Tous les jours les quatre millions dq lecteurs du Petit Journal, les trois millions db lecteurs du Petit Parisien, ont été renseignés sur la quantité de boisseaux do blé chargés sur les trains du C F.R., sur lo noiubro des moissonneurs embauchés pour la récolte surabondante du Alan'toba.Alais je m’arrête pour aujourd’hui, no voulant pas abuser de votre bienveillante hospitalité.J’aurai encore à répondre sur les points d’histoiro visés par AT.Leau.Louis XV, l*a pineau et Voltaire at ton iront un prochain courrier.Si vous le permettez, nous les retrouverons en compagnie de Madame de Pompadour, cette véritable gouvernante de la France pendant dix-neuf ans.11 n’est pas difficile do démontrer que cette fameuse courtisane, en provoquant la guerre de sept ans, puis en la-* dirigeant follement, rendit inévitable l’abandon *» du Canada.Agréez, Alonsieur lo Directeur, la nouvelle expression du mes sentimonts distingués.Junius Gondy.Besançon, 24 novembre, 1902.L’élection du Yukon On parlo beaucoup des victoires que lo gouvernement Ijiiurier vient do remporter dans Argenteuil, Yarmouth et Alaisonneuve et on ne dit rien do celle qu’il a gagnéo au Yukon.Par uno majorité do G00 voix, Al.Ross, libéral a été élu par G00 voix.Cetto élection augmente la majorité de AI.Laurier.Pour la première fois que la population du Yukon envoie un représentant à la Chambre dos Communes, elle a su faire son devoir.Nos adversaires s’étaient bien promis de détruire co M.Sifton, ministre de l’Intérieur, qui étuit l’âme de cetto élection.A quand la revanche î J.S.P.| Correspondance parisienne chez tA eouTupiEHE L’homme assez vantard et fat do son naturel’ (no lui on voulons point, lo destin l’a ainsi créé) se croit doué d'uno intelligence et d’une perspicacité remarquables.11 s’imagine volontiers qu’il voit tout, sait tout et que rien n’est au-dessus do son génie.Que d’illusions il se fait, lo pauvre hoiniuo ! Lu femme est et restera toujours pour lui un insondablo mystère.Jamais un être masculin no sera à la hauteur des merveilleuses machinations féminines qui se développent dans lo cerveau d’une fillo d’Eve.Habile à déjouer les trames les plus ingénieuses, lorsqu'elles sont ourdies par l’imagination d’un do ses semblables, l'homme est d’une crédulité désespérante lorsqu’il s'agit d’une femnio.Ello pourra lui faire accroire ce qu’cllo voudra et lui tirer des carottes dignes, par leur taille démesurée, de remporter la médaille d’or à tous los concours horticoles ! C'est au 3ujet do sa toilette quo la femme exerce toute sa diplomatio afin de vaincre les scrupules lu mari qui rechigne biou un peu dovant les sommes folles et exorbitantes que réclame Aladamn pour les objets do première nécessité.Car ce sont toujours des objets de promière nécessité, que cela soit un jupon tout fanfreluche en soie et en dentelle, une étolo on plumes d’autruche, uno ombrelle peinte à la main ou des mouchoirs en point d’Angleterre, pou importe, Aladamo affirme et proteste que ce sont là do menus bibelots absolument indispensables dont uno femme qui se respecte no saurait se passer.La femme adore la toilette, les chiffons, les froufroutements d’étoffes sont pour el le une ineffable musique qui lui mot la joie dans l’ànie.Si un hommo voit sur sa femme uno robe tailleur d’uno austère simplicité ou une toilette do linon tout unie, il croira infailliblement que sa femme est un ango d’économie et il ne doutera pas que ces costumes si simples sortant d’une des maisons les plus en renom à Paris, auront coûté dix fois plus que les toilettes tapageuses à grands renforts do volants et de ruches que porte la fomme de son voisin.La Parisionno aime avec passion les courses dans los grands magasins.Oh 1 l’inénarrable bonheur de ces jours de grande cohue au Louvre, au Bon Alarché, au moment des expositions à chaque changement de saison, lorsqu’on trouve des soldos, des coupons, des occasions extraordinaires à tous les oomptoirs 1 L'AVENIR DU NÔRD, 11 DECEMBRE 1902 — Pour rien, oui, ma chère, abiolument pour rien.Peu importe qu’on soit pousse à acheter une foule de choses dont on n’a nul besoin : — A ce prix là, ma chère, vous comprenez, je n'ai pu résister, d’ailleurs cela ressert toujours ! - La grande joie rie la Parisienne (joie dont elle se plaint, du reste, comme d’un déplaisant martyre) c’est l’essayage de ses robes.Tenez, voulez-vous que nous la suivions chez sa coutu rièroî C’est très indiscret.mais la presse, cette vilaine presse, qui fourre son nez partout, est d’une indiscrétion proverbiale.La voici, la petite comtesse de Saint-Fiel, jolie comme un cœur, frileuse sous son étole de zibeline.Kilo émerge de son coupé, et tie ses pas menus monte prestement le large escalier qui conduit dans le somptueux salon d’attente des sœurs.(comment les appellerons-nous pour qu’on ne nous accuse pas de leur faire de la publicité?Kh bien, disons Mlles Sylvie sieurs, rue de la Paix.I>o salon est grandiose, et il faut ça, car les longues stations que doi vent y faire les élégantes sont longues, on y attend son tour comme chez les grands médecins.Notre petite Parisienne, celle que nous épions si indiscrètement, va et vient ; elle n’est point douée de patience ; elle feuillette un jour nal illustré, parmi les nombreuses brochures qui jonchent la table.Elle attrape au passage l’une des premières de la maison : — Voyons, est-ce que cela sera long ?— Mais non, madame la comtesse, deux mi nutes seulement, lui répond-on onctueusement.— Qui est avec Mlle Sylvie maintenant?— Mme la baronne de ToutonJong.— Ah bah ! alors j’en ai pour deux grandes heures avant de passer.Cette grande dégingandée n’en finira jamais.On doit être forcé de lui bourrer tout, corsage et jupe, afin de lui donner quelque peu d’embonpoint.A ce moment, Mme de Toutcnlong sort du salon d’essayage et notre petite comtesse se précipite sur elle, l’embrasse à pleines joues.— Bonjour, chérie.Comme je suis heureuse de te voir.Méchante, tu ne viens plus à mes five o’clock ! — Cher ange, répond la grande dégingandée, si tu savais tout ce que j'ai eu à faire.Mais ;là, je te le promets, j’irai te voir dès demain, i On s’embrasse avec effusion, on se sépare, et mentalement, la petite comtesse de Saint Fiel déplore la visite annoncée : — Grande perche, va ! quel ennui qu’elle vienne demain, elle accaparera le vicomte de Bellelangue, notre plus brillant causeur.Enfin, voici le moment critique de» l’essayage Oh ! une petite toilette si simple, rien qu’une robe tailleur en drap bleu marine, mais quel art dans la coupe ! quel génie dans les plis des trois jupes superposées! Mlle Sylvie tire un fil par là, pique uno épingle par ci, et la petite comtesse se trémousse comme un paon qui fait la roue devant la grande psyché ; elle fait ini’Ie recommandations : — Voyons, Mlle Sylvie, croyez-vous que c’est assez collant ?Vous savez, n’est ce pas, je veux que mes handles soient nettement dessinées.Et puis je vous recommande do bien dissimuler le creux de mon dos.N’oubliez pas de bien bourrer le devant du corsage, ma poitrine n’est pas assez ample.La rol>o doit tomber droit devant, bien entendu, puisque le ven tro n’existe plus depuis que la mode l’a mis au rancart en introduisant le règne du corset droit.Comme c’est drôle, tout de môme,* Mlle Sylvie, comme la mode change la nature a vo lonté ; ainsi actuellement, elle supprime le ventre et les hanches, repousse la poitrine jusqu’à notre gorge.Sous l’Empire la taille des femmes se trouvait être sous les bras; puis il y a quelques années la mode voulut que chaque femme portât une protubérance frite d’un cous sin à la naissance du dos.Et patati patata, c’est um incessant babil.— Madame la comtesse veut-elle que je lui fasse dos manches pagodes?—% Mais certainement, d’ailleurs, ma chère Mllo Sylvie, votro goût est parfait et j’ai la plus aveugle confiance en vous.Qu’est-co qui attend pour passer après moi ?— Mme Doucebellc.— Oh ?je vous en prie, faites moi passer par un escalier dérobé, car je ne veux pas la ren contrer.— Mais Mme la comtesse, je vous croyais son amio intime.— Mais oui, mais oui, seulement elle ost niaise, cette pauvre Mme Doucelielle, et avec cela confite dans la dévotion, ce qui n’empêche pas qu’il y a do singulières histoires sur son compte.Enfin, on ne doit jamais ajouter foi aux potins de salon.Vite mes gants, ma voilette, je vais faire un tour en voiture au Bois, puis une heure do patinage au Palais de Glace, le temps de rentrer dîner et ce soir uno première à l’Opéra.C’est effrayant comme le temps passe ! Et la petite Parisienne passe comme un météore en sa vie fiévreuse et mouvementée.Gautiiiku Le Botkliku LA GltTPPE.La grippo fait beaucoup de victimes chaque année, mais non pas chez ceux qui emploient le Baume Rhumal.Affaires municipales Les mensonges de la “ Nation ” Presque chaque semaine l’organe do la ruelle Saint-Adolphe, communément appelé par le peuple : n sac à tout mettre ,,, nous sert des articles insipides, erronés et écrits en un stylo baroque sur nos affaires publiques.Sans même Be donner lu peine d’étudior les questions qu’ils traitent, de jeunes écrivains en herbe se donnent des airs do puissants penseurs.On en trouvo uno preuvo entro millo autres dans l’article qui décore lu Nation de la semaine dornière.Celui qui a commis cet article peut se van-tei d’avoir fait un chef-d’oeuvre dans le genre : sottises, erreurs, faussetés, injures personnelles s’y bousculent du titre au point final.Avant de parler do la question même du prélèvement qoi liante l’esprit do l’écrivain inconnu do la Nation, nous désirons faire voir dans toute leur crudité la mauvaise foi et ln naïveté impardonnable de ce sire dont la fatuité des écrits nous laisse deviner le nom.Tl reproche, avec force gros mots, au Dr Henri Prévost, au Dr Fournier, à MM.Filion, Leclair et Villeneuve de ne pas s’être rendus à l’assemblé» convoquée pour le 24 novembre par MM.Laflamme et Matte dans le but do cinsi dérer la question du prélèvement.Eh bien, contribuables de SaintJ'érôme, ni le conseiller Bélanger, ni le conseiller Matte qui avaient ap puyé la motion Laflamme, ne se sont eux-mê mes rendus à cette convocation 1 Pourquoi alors jeter hypocritement la faute du manque do quorum sur MM.Fournier, Filion, l-icclair.Prévost et Villeneuve?Monsieur R;., mais non, nous lui évi- terons rhuiniliation de le dévoiler, monsieur lu chroniqueur «le la Nation voulant prouver l’urgence du prélèvement, fait u:i très sombre tableau de l’état de nos finances.Cotto partie do son articlo est uno description assez, fiilèlo do l'affreuse situation dans la quelle nous «i laissés la saye administration de l’ex-iîchevin liruno Nantel.“ Nous devons sept debentures qui s’élèvent “ au chiffre fabuleux do §12,407.58 ; nous “ avons des billets en souffrunco pour l’effrayant “ montant de §5,000, ce qui nous fait une ,,«let-“ te criarde,, de §17,497.58.’’ Mais, illustre raisonneur, n’ost-co pas la conséquence directe du la muuvaiso administration do M.Bruno Nantel ?Oubliez vous qu’il n’y a que huit mois que la Justice a enlevé à cet homme (le protjrès le siège qu’il occupait au conseil de ville ?Ignorez-vous que toutes ces debentures et tous ces billets la ville les devait au temps si prospéra du règne do votre maître?Croyez-vous que les contribuables ont oublié que ees Jettes n’ont pu êtro amorties parce qu’il nous a fallu payer les frais dés procès dont M.Nantel a été l’ouvrier M.Leduc en sait quebjue chose.Le peuple connaît ces faits ot sur ces questions il est évident qu’il est mieux renseigné que le jeune homme de la Nation.En cherchant à l'instruire à tort et à travers comtno vous le faites, vous vous couvrez do ridicule ; voilà tout.M.l'écrivain nationneux fait un crime à nos amis de ne pas fixer immédiatement le prélèvement nécessaire.Or, lo conseil a des raisons et de très bonnes, que nous donnerons tout à l’heure, pour explujuer ce retard.Mais, M.Bruno Nantel, lui, quelles raisons plausibles avait il, en 1901, de retarder le prélèvement annuel «|ui se fait ordinairement à la fin de chaque année?M Nantel, l'administrateur parfait et accompli, a néglig«s tout prélèvement «le décembre 1900 à mai 1902.Vous avez donc bien mauvaise grâce, pharisiens, «le vous voiler la face, aujour d’hui, quand le conseil actuel retarde dans l'intérêt de la ville, notre prélèvement do cette année.La Nation appuie ses mauvais raisonnements sur des estimés qui datent do septembre dernier.Elle s'écrie que depuis cette date nos dépenses ont augmenté.Et nos rovonus, très, très cher confrère, qu’en faites vous ?Vous prenez donc les citoyens de Saint Jérôme pour «les imbéciles.Quand on discute l’état d’un budget il faut s’occuper des dépenses et des recettes et non pas escamoter ces dernières et s’imaginer que les gens intelligents à qui l’on s’adresse no s’en apercevront pas.Ces estimés avec lesquels l’écrivain juvénile do la Nation se ballade avec satisfaction dans ce journal, en oubliant qu’il traîne là le lourd bagage administratif de M.l’ex écbevin Nan-tel, manquent d’exactitude.En eux-mèmes ces montants sont exacts, mais ils ne doivent pas tous servir do base à la proportion du prélèvement que nous aurons à payer bientôt.Dans ces chiffres approximatifs du secrétaire trésorie, préparés en septembre dernier et qui n’ont jamais été acceptés par lo conseil, il y a beaucoup à corriger.Ainsi dans ses calculs faits en vue du prélèvement, le secrétaire-trésorier compte uno dé benture de §1,400 qui ne sera duo qu’au mois de mai 1903.De la faible crit'qno du jeune inexpérimenté do la Nation, ressortent deux erreurs principales : n Nons avons, cette année, un déficit de 87, 12Q,S2 et nous devrions incessamment payer un prélevé de SOc dans le cent dollars.» Allons donc, illustre Caton, croyez vous les conseillers assez impiudcnts pour décider à la hâte un prélevé do 80c basé sur le prétendu dilicit que vous proclamez et qui sera amoindri dans d’énormes proportions, quand on aura soustrait lo montant de la débenturs due seulement en mai 1903.quand on aura décrété le paiement des 20c exigés par lo Règlement do l’aqueduc et que plusieurs n’ont jamais payes, grâce à une erreur d’interprétation ; quand un aura fait entrer dans le coffra public diffrentes sommes provenant de cotisations spéciales, tels que §10.80 dûs par les Sœurs de Sainte-Anne, §08 dûs par lo gouvernement d’Ottawa, §392.70 dûs par la Fabrique, §539.24 dûs par la Oie do Papier Rolland, §438.20 dûs par la Boston Ruhbor Coy.; quand on nurn collecté des intéressés du canal «le la ruo Saint Louis, le montant do §511.01, et si l’on réussi à obtenir du gouvernement lo paiement total et on une seulo fois des §3,000 qu’il doit pour la construction de l'aqueduc.Nous sommes en demeure do prédire que notre prochain prélèvement ne sera que de 50c, mais pour cela il faut temporiser quelquo peu.Quoiqu’il se soit écoulé un long temps sans prélèvement, en d«:pit des frais coûteux occasion nés par l’administration Nantel nous n’aurons donc pas une taxation très élevéo grâce à la prudence, à la sagesse et au travail du conseiller Prévost et do ses amis.Ceux qui sont appelés à payer préfèrent at tendre quclqno temps et éviter un lourd prélèvement.L’écrivain do la Nation no pense pas ainsi parce que, sans doute, il n’aura pas un son à débourser, n’étant nu nombro ni des contribuables ni des électeurs.Sans Doi.Payez, contribuables ! Grâto aux commissaires d’écoles, MM.La-flamme, Rolland et Simard, les contribuables vont avoir a payer §100 de frais au plus bas mot.Pour avoir refusé lo payement de ln modique somme de §12 duo aux ouvriers qui, en conformité avec lo jmrement de S.H.le juge Taschereau, ont démoli les caisses du fameux pont Nantel, l’hiver dernier ; pour s’être effron tément révoltés contre ce jugement, MM.La-llammc, Rolland et Simard nous accablent aujourd’hui d'uno dépense inutile de §100.Seuls, lo président des Commissaires, M.Ch.Godmer et lo Dr Henri Prévost so sont élevés contre l’attitude prise par los commissaires ci-haut mentionnés.Par sa résolution, qui apparaît au registre officiel, lo Dr Prévost prévoyait lia frais que nous sommes condamnés à payer aujourd’hui.Que les contribuables remarquent bien quols sont ceux qui, cette fois encore, nous ont entraînés dans un mauvais procès.M.Tex commissaire Nantel doit être fier de scs successeurs.Sans Dol SANS DISTINCTION.Toutes les affections des organes de la respi ration sont rapidement guéries par l’emploi du Baume Rhumal.Nouvelles de Saint-Jerome — Le cerveau qui a produit la note concernant le Cercle Saint-Antoine et que la 11 Na tion " a reproduite la semaine dernière, paruît être d’une force de conception sans étude.C’est dommage qu’il ne produise pas plus souvent des bourdes de ce genre ; c’est sûr tju’il se ferait une réputation de reproclu«.teur émérite.— On a parlé du Cercle Saint-Antoine, mais on a bien pris garde de dire la vérité.Le public serait peut être curieux de savoir ce qui a eu lieu au sein de cette belle association.C’est bien simple, allez.Des individus aux idées égoïstes et étroites se mirent un jour on tête d’organiser une cabale en vue de n’admettre dans le conseil de :i-gie aucun libéral.Ce que voyant nos amis ont donné leur démission et lo cercle s’est dispersé.La désorganisation a effrayé lo demeurant du cercle ; aussitôt un avocat de notre ville, dpnt on connaît peu lo dévouement, se mit sur le chemin pour recruter do nouveaux membres.Partout lo fils de Thémis rencontra un mauvais accueil, c’est alors qu’on décida pour tpci liter le recrutement do baisser à §5 le prix d’entrée qui était do §10, c’est alors qu’oij a fait des démarches auprès «le certains do nos amis, mais ça n'a pas mordu.Et lo cercle Saint-Antoine', dont le patron paraît, avoir bien peu do sollicitude pour ce genre do gens,- se meurt sous les combles do la propriété qu’il occupait.PERSONNEL Le docteur Ls.J'ran chcre, chiruri/ien-den-liste, de Montréal, donne ses consultations à Saint-Jérôme Ideux fois parmois, tous les 1ers et 3èmos samedis et dimanches de chaque mois et sera à son bureau les li et 7 décembre.me Saint Georijcs, en face da marché.— Prochainement, nous aurons l’avantage d'avoir dans notre ville une soirée fort intéressante de «léclanmtion.Ce sera amusant et très instructif.Cette soirée sera donnée par M.Jos.Dumais, l’élève le plus méritant do M.Prad, l’artiste consommé et grand acteur à qui Montréal a fait des ovations.M.Dumais donnera des exemples de bonno et do mauvaise déclamation.M.lo curé et NI.lo maire ont tous deux assuré M.Dumais de leur entier encouragement.Nous espérons que nos concitoyens no seront pas moins généreux.Nous donnerons la semaine prochaine les détails de cette belle soirée qui aura lieu surtout autour du 25 de ce mois.— M.J.B.Brazeau revient au milieu de nous.11 se propose do donner une grande im portance à son commerce de meubles.De plus il s’occupera, de pompes funèbres, de décorations de chambres funéraires, etc.Il a fait l’acquisition de deux magnifiques corbillards qui sont à la disposition du public.— Mercredi et jeudi a eu lieu le terme de la Cour de Circuit, sous la présidence de l’hon.juge Taschereau.Un très grand nombro de causes étaient inscrites et, comme d’habitude, très peu ont été entendues Quand on songe au si grant! nombre de causes, ptesque toutes en dommages, on est forcé «l’admettre que les " Canayens " sont des plaideurs, qualité ou dé faut qui leur vient de leurs ancêtres, les Normands.N’importe, le malheur des uns fait le bonheur des autres, disent les avocats.— On se plaint chez nos ntlversaires du fait qu’un M.Jos.Boisseau serait allé faire la lutte électorale dans Argenteuil.Que sera-ce donc quand viendra l’élection do Terrebonne ?Achetez la claque pure gomme de la provenance de la manufacture de Toronto, elle est plus légère, plus élastique, meilleure forme «pi’on puisse trouver pour sa chaussure ; Elle se vend très bon marché, ainsi que la chaussure de J.D.King, au magasin do J.-D.FOUR-N ELLE., — Le temps affreux et le froid sibérien que nous avons eus ces jours derniers ont causé, de sérieux dommages à la propriété : presque par tout on a eu à en souffrir.Les tuyaux de fer do l’aqueduc amenant l'eau chez MM.de Ntar-tigny et Maillé ont surtout, subi de graves dommages.Nous ne croyons pas que ce froid persiste : c’est du moins ce que nous assure un vieux de la vieille qui nous disait ,, quand les avents sont frettes l’hiver est doux c’est à souhaiter que la température monte un peu.same , Vln tonique Idéal.*n|f “*axre dans les premier»^ °Pffaux.recomniandépar A es médecins et garde- A ma/ades.n accroît lagf t°rce> active l’appétit.•aciiite la digestion.% ear pour arriver dtci a dix JOURS.— Un char do pommes de conserve : Fameuses, Ben Davis, Pommes franches et sauvageons, do bonne qualité, bien choisies et bien emballées.Ceux qui désiient se procurer un beau quart de pommes pour les fêtes trouveront chez nroi leur goût et leur choix.Je suis en position de fournir au commerce cet article à prix réduit.— C.-E.LAFLAMME.— L’assi-mblé spéciale lu conseil qui devait avoir lieu ces jours-ci au sujet du règlement de la question de l’uqueduc, er.t remi«e à plus tard ot M.Jean Prévost, avo.'at, a été prié de donner une opinion sur la hîgulité de cette question.— M.Isiflore Binette de Sainte-Sophie vient de voir sa famille augmenté d’un fils arrivé dans notre monde mercredi.— Aux scieries ue la Cio Villeneuve les billots commencent déjà à arriver : c’est tant mieux.— Le Club Libéral de Saint Jérôme est ef fectivement établi : la constitution a été mise à l’étude oc une fois cette besogne terminée on fera des démarches pour obtenir l’incorpora tion.Plus do quatre-vingt membres se sont déjà inscrits.— Des almanachs pour 1903, des calendriers ecclésiastiques et de fantaisie, des cartes de fête et de souhaits do tous genres sont en ven te à la librairie J.-E.Prévost fils.— La soirée de jeudi a été très bieu réussie.Nous ne pouvons donner un compte rendu détaillé, disons seulement que les artistes étaient en verve, mais la palme revient, san3 conteste, à Mme et à M.Bouzelli.NI.Jos.Savard n’a pas été moins intéressant, les amateurs de St-Jérôme ont soutenu bravement les professionnels.Mme Fafard a laissé parmi nous un bon souvenir Le programme musical a été rendu avec grandbrio.Ca été une belle soirée.SON OMBRE SEULE.Un homme prévenu en vaut dix.I.e rhume est l’imprévu, mais l’ombre seule du Baume Rhumal le fait fuir.Echos de partout ^endu par tous les com- merçants.SAINTE-ADELE — J’ai v.; il y a quinze jours, dans L’Ave nih du Noun, qu’on avait beaucoup parler de l’hou.A.-N.Moi in, au cours d’une discussion qui eut lieu au collège.J’ai cru alors qu’il serait encore d’actualité et très intéressant de donner quelques détails sur la vie de M.Mo rin.L’hon.M.A.-N.Morin prévoyant qu’il y aurait do l’avenir dans le nord de Montréal, fit l’acquisition d’un grand lopin de terre à Saint Sauveur qu’il fit défricher et qu’il cultiva peu d’années.Il vendit cette ferme splendide à NI.Isidore Charbonneau qui la passa à un de ses fils qui l’occupe actuellement.- Après avoir vendu cette ferme, NI.Morin en établit une autre d’un mille carré encore sur le bord de la rivière du Nord, à Sainte-Adèle, 5 milles plus loin que celle qu’il vendit à NI.Charbonneau de Saint Sauveur ; il établit sur.les chutes de la rivière du Nord un moulin à scie et un moulin à farine ; aujourd’hui ces pouvoirs d’eau sont utilisés par la Cie des Moulins du Nord (Rolland) pour une manufacture «le pulpe et de papier.M.Morin vendit cette ferme et tous ces pouvoirs d’««iu au Dr Jos.Lachaîne de Sainte-Thérèse, qui eu prit possession et en fit une ferme modèle.L’hon.M.Morin commença l’établissement de Sainte-Adèle avec des colons du comté de L’Islet, Montmagny, puis il nous vint des colons du sud de Terrebonne et du comté des Deux-Nlontagnes.M.Morin portait une attention toute particulière à ses colons qu’il visitait à domicile, ayant toujours une bonne pa role pour les encourager.Tous les ans, il venait, avec son épouse, pas ser deux ou trois semaines de vacances chez le Dr Lachaîne.Le 27 juillet 1865, il était à table (au souper) en compagnie do la famille Lachaîne, quand il fut frappé soudainement par la mort.La paroisse de Sainte Adèle porte le nom de son épouse qui était une demoiselle Adèle Ray mond.Les colons avaient un grand respect pour M.Morin qui passait à leurs yeux pour un saint homme.Voici l’épitaphe inscrite sur un marbre que nous remarquons dans l’église de Ste-Adèle : A la mémoire de l’Honorable Augustin Norbert Morin, né lo 12 octobre 1803, décédé le 27 juillet 1865.Par ses talents et son érudition, son patriotisme désintéressé, les nobles qualités de son cœur, scs services éminents comme homme d’Etat et codificateur dos lois, il fut un grand citoyen, l’honneur de son pays.Par sa foi et sa piété, un chrétien édifiant, le modèle de la Société.Monsieur Auguste Morin, un de ses neveux, demeure encore à Saint-Hippolyte ; M.Phédi-me Morin, un autre de ses neveux, demeure encore à Sainte-Adèle.Feue Madame Victor Fortier, décédée ici l’an dernier, était aussi la nièce de l’hon.M.Morin.Le village est en partie situé sur la propriété do M.Morin, mais il est à un mille de la maison de fou le Dr Lachaîne.Cette propriété est aujourd’hui entre les mains de M.Onézime Lamoureux, autrefois de Saint-Janvier.SAINTE SCHOLASTIQUE.— Dimanche, 30 novembre, a eu lieu l’élection d’un marguillier, en remplacement de M.Evariste Raymond, de la côte Saint-Louis dont le terme est achevé.C’eut M.Jos.Gratton, père, de la Belle Rivière qui a été élu et qui entrera en fonction le 1er janvier 1903.— Au prône il a été annoncé que lo temps était échu pour le paiement du loyer des bancs A ce sujet M, le curé a cru devoir faire des remarques très judicieuses.Ainsi parce qu’on doit faire subir d’importantes à l’église, certai nés personnes prétendent qu’elles ne d.vent pas payer leur banc.Eh 1 bien, elles pourraient avoir raison, si elles étaient privées de l’usage de ces bancs, mais ici le genre de réparations qui seront faites ne priveront en rien les 1 «notaires, alors ils doivent donc payer.— C’est cette semaine qu’on fait le dépouil lement des enveloppes contenant les saurais" siens offertes pour las réparations.On compte parmi los soumissionnaires MNI.Samuel Ladouceur et B.Presseault do Sainte-Scliolas tique, Jos.Fauteux de Saint-Benoit ; T.Laflamme de .1-sichuto.— Les réparations à faire subir consistent dans l’agrandissement de l’église, on avancera la façade «le trente cinq à quarante pieds, puis on fera uno nouvelle toîture, ou réparera les mura do pierre, et on refera les peintures intérieures et les boiseries.Et après la Noël de 1903, on installera de nouveaux bancs, d’allure plus moderne.On nous assure quo nous en aurons pour notre argent.Tant mieux.— La semaine dernière est mort subitement le jeune Wilfrid Duceps, qui était autrefois à l’emploi de M, Chevrier, hôtelier.Les funérailles ont eu lieu vendredi dernier.— L’état de santé do M.Avila Presseault qui était venu chez son père pour y suivre un traitement, devient inquiétant : on commence à craindre une issue défavorable.Toutefois son médecin a bien confiance.— M.l’abbé Jean Clément était dans sa famille dimanche dernier.— Nous félicitons bien cordialement, M.et Mme Jos.Savage à l’occasion de la naissance d’une fille arrivée dimanche dernier.— Dimanche s'éteignait chez son petit-fils, M.Jos.Dumoulin.M.Dumoulin était âgé de quatre vingt treize ans.Les funérailles ont eu lieu mardi matin au milieu d’nn grand nombre d’amis et de parents.— Nous adressons nos sincères sympathies à M.et Mme Jos.Fortier, à l’occasion de la mort de leur fils Paul, arrivée jeudi dernier.Les funérailles ont eu lieu vendredi.Madame Godfroy Langlois et Mme G.Maillet avaient envoyé des fleurs.Rataplan.N'ACCEPTEZ QUE (LONDON) PORTERS et ,3'£b*^»£ii PIPLOMAA Te»* ._ AWABDtD AT TH» > Worlds Exhibitions v II n'y a aucun bouillon aussi pure et sulu-bre que dans le Porter et la Bière de Labatt.Banque â’HoGljelajja BUREAU PRINCIPAL: MONTREAL Capital payé :: $1,967,000 Fonds de réserve $950,000 DIRECTEURS : MM.F.-X.ST-CHARLES, - Président Rob.BICKEIIDJ.KE, M.P., Vice-Prés.Hon.J.D.ROLLAND, J.A.VAILLANCOURT, A.TURCOTTE Gérant Général : M.J.A.PRENDERGAST, Assistant Gérant : G.A.GIROUX, Inspecteur : O.E.DORAIS.BUREAUX DE QUARTIERS : Hochelaga ; Rue Notre-Dame Ouest ; Rue Sainte-Catherine Centre ; Rue Sainte-Catherine Est SUCCURSALES Joliette, Louiseville, Québec, Sorel, Sher-brroke, Saint-Henri (Montréal) SAINT-JEROME, Trois-Rivières, Valleyfield, Vanldeek Hill, Winnipeg (Man.) S3?” Une succursale de cette Banque est en opération à Saint-Jérôme, rue La-belle, près du pont de fer.J.C.GAGNÉ, Gérant.ABONNEZ-VOUS A La Société de Frais Funéraires de .Saint-Jérome Le prix n’est que de $1.50 par année pour toute votre famille.Un assortiment complet d’articles funèbres de 1ère classe.Quatre magnifiques corbillards à la disposition du public.Adressez-vous à J.-E.TRUDEL, entrepreneur de Pompes Funèbres, Saint-JerOme.Avis Avis public est par le présent donné que Arthur William Stackhouse, dentiste de la ville de Lacliute, dans le district de Terrebonne, s’adressera à la Legislature de la Province de Québec, à sa prochaine session, pour être autorisé à praoiquer l’art dentaire dans la Province de Québec.Hull, le 20 novembre 1902.1I.-A, Fortier.Procureur du requérant.CACHETS DU Dr FRED.J.DEMERS CONTRE LE MAL DE TETE Leurs effets sont d’une efficacité merveilleuse contre tous maux de tête, migraine, névralgie, fièvre ou grippe Exigez le nom sur chaque cachet.En vente partout.Dépôt 1157 St-Lau-rent Montréal.UNE TASSE DE S^ovril Donne une teinte naturelle de bien- être et de santé sans lesquels le système est toujours une proie facile aux refroidissements, frissons, et la grippe, qui sont contractés dans des moments de faiblesse et de lassitude excessive.Le Bovril n'est pas seulement un stimulant, mais' un aliment essentiellement nutritif contenant tous les principes fortifiants du boeuf sous la forme la plus commo-cfeet la plus appétissante.Bovril peut être préparé en très peu de temps, on y ajoute un peu d’eau bouillante et il est prêt [) à servir.1/ENTE EXTRAORDINAIRE de Décembre et Janvier I t I- S i I l i t s .1-1 I T I' I l I.I -I l-l DPI f i ï I i l lüiSB um:Bnwiaiiiuia>untBmu,aümiBiuiiaiuu.amHiaaui.aiiuiaiiuuB.iiiiitouHi>Biuiuaiuu!aaraia-mi.aiuiiiauuiiaiuuaitmiBwi»» Mesdames et flessieurs, Ayant de grandes réparations à faire à mon magasin, le printemps prochain, je veux réduire mon stock autant que possible, et pour cela, il me faut vendre à bon marché.En conséquence, Je vendrai au prix coûtant d’ici au 1er février prochain Je n’ai pas besoin d’énumérer tous les articles, je dirai seulement que j’ai un stock considérable de Hardes faites, Tweeds, Serges, Jupes de Robes, Blouses, Manteaux, Chapeaux, Chaussures, etc.Afin de donner à tous l’avantage de profiter de cette vente extraordinaire, je paierai le prix de passage aller et retour sur toutes les lignes de
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