L'Avenir du Nord, 26 mars 1903, jeudi 26 mars 1903
Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Septième Année — No 13.Jeudi, 26 Mars 1903 Y 3 CHE,r/tER.Un an.Six mois ‘ - ' Ïf/Wtl .r\«CT DU L/K?I V nor a m r linilMIVL 1 S 1 1 n r n a 1 nr n« l Vrf l DE BUNÏML.LE MOT 01 L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MÊME MOUS VERRONS PROSPERER LES "kj 0u S* COURANT Ç&.3iiLS-s^ Atoo-ppejne-pts « $1.00 0.50 d € Rédigé en collaboration Ar^c^„b®7!°^r«o« A.D Al 1NISTR AT ION : SAINT-J EUOAIK (TERRE LIONNE) 1+' h y» pouce : Appopces ¦ Un mois.U n an.$1.00 $3.00 SOMMAIRE Les Transcontinentaux Correction La Colonisation Comme il est malhonnête ï II s’en irait ! Correspondance parisienne : Le Musée G ré vin Le paiement «lu lait suivant sa richesse La Fille du Boer, feuilleton Nouvelles de partout n de Saint-Jérôme A.-II.Ciucliet Jean Sans Peur Jean le Gai Lily Butler Louis Lescnnlt LES Transcontinentaux La construction dus chemins de fer est un des plus [laissants moyens de faire progresser un pays.Ces voies de communication rapide ouvrent de nouvelles régions à l’industrie et h la colonisation, augmentent la population en donnant à l’activité humaine des territoires nouveaux.La construction du Pac"~ e Canadien illustre cette thèse d’une manière triomphante.Depuis 1878 ce chemin de 1er transcontinental a fortement contribué à la richesse et à la prospérité du Canada.En même temps que notre pays a progressé, ses ambitions ont grandi, et de nouvelles nécessités ont surgi.Le Pacifique Canadien, qui a procuré au sud et à l’ouest de notre pays l’état prospère qui y règne, ne suffit plus aux vastes exigences de 1ère de progrès (pie nous traversons.Le nord qui recèle tant de richesses et dont le sol est si fécond, demande aussi qu'on lui accorde des moyens do transports faciles.Depuis quelques mois on parle de nombreux projets de chemins de fer.L’Avenir du Noiui a été un des premiers journaux à mettre le publie au cou-_vant de l’entreprise nationale du Trans-Cannd‘1.Les promoteurs de ces différents projets se disputent aujourd’hui l'aide des gouvernements.Pour bien renseigner nos lecteurs sur cette question dont ils comprennent l'importance nous ne pouvons mieux faire que de leur donner une étude des différents projets qui sont sur le tapis.Nous trouvons cette étude dans La Vérité du (i décembre.Cet article et la carte que nous avons publiée il y a quinze jours fournissent tous les renseignements et les explications nécessaires pour bien comprendre la grande entreprise nationale dont doit se préoccuper tout vrai patriote.CE QUE DOIT ETRE UN TRANSCONTINENTAL En toutes choses, les gouvernements comme les individus, doivent tendre vers la perfection, vers l’idéal qu’ils n’atteignent jamais, mais dont ils doivent essayer do se rapprocher plus ou moins.Or la perfection, l’idéal en fait de transcontinental doivent être recherchés lo au point de vue du commerce, du trafic en général ; 2o au point de vue canadien, c’est à aire national ; 3o au point de vue impérial, puisqu’il faut tenir compte de notre situation politique.Au point de vue des affaires, l’idéal de tout transcontinental, c’est la voie la plus droite, par conséquent la plus courte ; c’est aussi celle qui est la plus susceptible d’ouvrir à l’agriculture, nu commerce, à l’industrie le plus grand territoire.Ces deux conditions comme l’a dit sir Sanford Fleming, sont les premières dont il faut tenir compte en localisant une voie transcontinentale.En outre il faut, pour un transcontinental canadien, une troisième condition, condition de la pV '.friande jmportance, essentielle même, qui s’}?jü” A c'est quelle éhîWO soit à l’abri des conVbltiscs rie nos voisins, les Américains : qu’il ne puisse jamais se raccorder à un chemin rie fer des Etats-Unis et lui donner notre trafic ; en un mot, qu’il offre toutes les garanties possibles qu’il restera chemin canadien.Un transcontinental canadien doit être assez éloigné de la frontière américaine pour qu’au moment psychologique il ne puisse pas tomber entre les mains de nos voisins, pour qu’il puisse toujours servir n transporter des troupes, anglaises ou canadiennes, d’un océan à l’autre.Le Trans Canada est celui des trois trans continentaux projetés qui se rapproche le plus do cet idéal.C’est ce qui ressort de l’étude sur la carte géographique des différentes voies projetées.LE PACIFIQUE CANADIEN (C.P.R.) Le.C.P.R.nous a coûté G0 millions ; il a développé cet immense territoire de l’ouest qu’il traverse et au point de vue commercial, s’ii n’existait déjà, il faudrait le construire.Ce n’est pas ici le temps de dire la situation qu’il a faite aux vieilles provinces, les dangers qu’il n >us a créés au point de vue politique.Qu’il nous suffise de dire que le C.P.R.est bien trof^ rapproché de la frontière américaine pour que.nos voisins ne soient pas tentés do s’en cm parer, et en prévision d'un conflit militaire entre les deux pays et pour en détourner l’immense trafic en faveur des chemins do fer et des ports des Etats Unis.CANADIAN NORTHERN (C.N.R) Partant de Fort "William et Port Arthur lo C.N.U.suit une route parallèle au C.P.IL, a 1 sud et à très peu de distance do ce dernier et se rend à Winnipeg, après avoir touché le territoire des Etats-Unis.De Winnipeg il se dirige vers le Nord-Ouest en zigzaguant jusqu’à Edmonton qu’il atteindra bientôt, et de là il gagne la côte du Pacifique.Di C.N.R.n’est donc pas une ligne courte et il u’ouvre guerre de territoire nouveau qu’à partir de Winnipeg.Quelle serait la direction de ce chemin en venant à l’Est?D’ab ird rien n’indique quo le C.N.R.serait prolongé à l’est de Port Arthur et Fort William.Au contraire, tout nous porte à croire que le but de MM.McKenzie et .Mann a été de faire de ces deux postes leur terminus et d’adopter aux Compagnies de navigation des grands Lies le grain etc., que colles ci transporteraient à Détroit et à Bulk lo.Hormis, toutefois, que la politique de M.Tarte ne soit àportée et que ce grain ne soit expédié par la Rivière des Français, le Lie Nipissing, l’Ottawa et le Saint-Laurent Mais admettons que le C.N.R.prolonge sa ligne vers l’Est et dites nous, après avoir examiné la carte, si ce ne serait pas en longeant le C.P.R.au Nord du Lac Supérieur et en se leliant au Grand Tronc à North Bay?Il est impossible qu’il n’en soit pas ainsi, et s’il en est ainsi, aurions nous ce qui doit primer toute autre considération dans une ligne transcontinentale, c’est à dire une voix droite et courte et qui nous ouvrira de nouveaux territoires ?Non.Sans compter que le teminus de cette voie sur l’Atlantique serait tout proba blement ou Portland ou Boston.Il y a encore une autre considération d’une grande importance pou r nous, habitants du Canada, considération que nous ne devons jamais perdre de vue, c’est le fait que le C.N.IL est exposé à devenir une ligne américaine.En effet, qui est ce qui empêcherait J.J.Hill d’obtenir le contrôle de ce chemin et de détourner son trafic, à \\ innineg, par le Northern Pacific et Manitoba IL IL, le Saint-Paul-Min neapohs et Manitoba R IL et de l’amener soit à Milwaukee, soit à Chicago?Rien ne peut empêcher cette malheureuse éventualité qui priverait le Canada du fruit de ses placements et des efforts qu’il fait pour développer son commerce.Même en supposant fise le C.N.R.vienne se souder au Grand Tronc, quelle garantie avons-nous que le trafic ne sera pas à l’avenir comme cela a été dans le passé, dirigé sur un port, américain ?Le C.N.R.n’offre donc aucune des conditions exigées pour un transcontinental, ni au point de vue commercial, ni au point de vue national, ni au point de vue impérial.Ce chemin peut, doit même être avantageux pour Manitoba et l’Ouest, mais il ne l’est ni pour Québec ni pour Ontario.G H AN D TRONC PAC?PIQUE M.Hays nous a dit par les journaux que le Grand-Tronc-Pacifique serait le prolongement du Grand Tronc depuis North Bay ou Graven-hurst, en longeant le C.P.R.à une distance plus ou moins rapprochée de ce dernier, au nord fies grands lacs, puis se dirigerait vers le nord des lacs Nipigon et Winnipeg et la côte du Pacifique.Nous pensons bien que ceci n’est guère vrai et que la vérité vraie, comme tout porte à le croire, c’est que le Grand Tronc ira se souder au C- N.R.à Port Arthur ou Fort William, utilisant ce chemin en zig zags jusqu’à Edmon ton.Il est raisonnable de penser qu’il en sera ainsi.Il en sera ainsi patee que c’est dans l’intérêt de ceux qui font la finance du C.N.IL, dans l’intérêt du Grand-Tronc et dans celui de MM.McKenzie et Mann eux-mêmes.Quant à l’intérêt du pays il n’en saurait être question.Iaîs objections que nous avons formulées contre le C.N.IL s’appliquent donc entièrement et parfaitement au Grand-Tronc-Pacifique.Nous en avons suffisamment déjà pour dire avec assez de certitude que nous serons appelés soit à donner 25 millions pour aider à l’accomplissement de ce projet qui ne sera d’aucune utilité quelconque pour Ontario, mais surtout pour Québec, soit à garantir 5% d’intérêt sur le capital entier de la Compagnie Grand-Tronc-Pacifique.Eh bien c’est ce à quoi nous nous opposons comme devrait s’opposer toute la Confédéra lion, surtout les vieilles provinces, si elles comprennent leurs véritables intérêts.Ce qu’il faut aux vielles provinces, c’est un transcontinental fournissant la ligne la plus courte en’re le Pacifique et l’Atlantique, traversant un territoire nouveau qui leur fournira île nouvelles richesses à exploiter et qui leur apportera des revenus nouveaux.Les revenus des provinces sont de moins en moins proportionnés aux dépenses indispensables ; il leur en faut nécessairement d’autres pour faire face à l’administration, et elles ne les ticuveront que dans leurs territoires nouveaux, à moins que le gouvernement, fédéral ne leur vienne en aide en augmentant notablement les subsides fédéraux.Ce qu’il faut encore aux vieilles provinces, c'est un transcontinental qui fournisse la ligne la plus courte entre Yokohama et Liverpool.C’est enfin une voie qui offre les conditions que nous avons mentionnées plus haut.Que le Grand Trotte construise avec scs pro pres ressources le chemin projeté, nous n’y avons pas d’objection, mais nous nous oppose rons à ce qu’il construise avec a notre argent >¦ LE TRANSCANADA Partant, soit de Saint-Alphonse sur le Sa guenay comme c’était d'abord l’intention des promoteurs, soit de Tadousae comme il serait peut-être plus avantageux, soit de Québec, corn me le suggère Sir Sanford Flemming, le Trans-CuriH.da si dirige vers lo Baie .James cil traversant un immense territoire nouveau, contenant d’inépuisables richesses en bois à pulpe, en pouvoir d’eau, en terres arables, territoire qui appartient à la province de Québec et qui ne sera jamais développé si le Trans Canada n’est pas construit.Et il no lo sera jamais si lo Grand Tronc-Pacifique réusait à obtenir du gouvernement les subsides qu’il désire en obtenir, car le gouvernement n’a pas les moyens o* n’aura pas la volonté de subventionner les deux lignes De la Baie James le Trana-Canada passe à travers la partie septentrionale du nouvel Ontario— que seul il développera — poursuit sa route vers l’ouest tt le nord en prenant comme point de repaire l'extrémité nord du Lac Winnipeg, la vallée do la Rivière à la Paix et Fort Simpson qui doit eu être le terminus sur lo Pa cifique.Nous aurions donc avec le Trans Canada la ligne la plus droite, la plus courte, d’un océan à l’autre et de Yokohama à Liverpool ; une li gne passant, comme le C.P.IL, autrefois, à tra vers un pays entièrement nouveau, fertile et riche de toutes manières ; une ligne qui contribuerait au dévt _ ment, à l’agrandissement non de l’Ouest seul, mais aussi d’Ontario et de Québec.Jamais le Trans-Canada, vu sa situation géographique, ne deviendra tributaire d’un des grands chemins des Etats Unis; toujours il sera à l’abri d’un coup de main de nos voisins.11 offre donc, au point de vue commercial, au point île vue national et au point de vue impérial, toutes les conditions nécessaires et toutes les garanties possibles.Examinons maintenant les distances : Du l’.itlliijnc n Difference en fa- Trans-Canada De Québec à l’Atlantique veur du Trnna-Cannrin Fort Simpson C.P.K.De Québec à 2,839 millet.Vancouver G.T.H.Pacifique De Dé vis à 3,078 “ 249 milles Fort Simpson G.T.R.Pacifique De Portland à 3,407 “ 568 “ Fort Simpson 3,G08 “ 7G4 “ De Yokohama Difference en fa- Trans Canada a Liverpool veur Chicoutimi via.Chicoutimi Trans-Canada 9,CGI millet vid Québec G.T.R.Pacifique 9,831 “ 170 milles via Portland V-ùî New-York et 10,944 " 1283 “ San Francisco 12,089 “ 2428 » Quel que soit le point de vue au quel on se place, qu’on soit homme d'affaires, homme poli tique, industriel, cultivateur, commerçant, sur tout si l’on vise aux intérêts do la province de Québec, on doit admettre que le 'J rans Canada est, sous tous les rapports, la ligne la plus avantageuse.Si le gouvernement doit accorder à un nouveau transcontinental l’aide qu’il a jadis donnée au C.P.IL, c’est au Trans-Canada qu’il doit la donner.Voilà 32 ans que nous nous saignons pour développer l’Ouest; voilà près de 100 millions que nous dépensons pour développer ce nouveau territoire, n’est-il pas temps que les vieilles provinces et surtout Québec reçoivent à leur tour l’aide dont elles ont besoin pour prenpre l’extension légitime à laquelle elles aspirent ?Et nous croyons que nous resterons dans les limites de la plus stricto justice si nous insistons auprès du gouvernement fédéral de garantir 5% d’iutérèt sur le capital dont le TransCanada aura besoin pour mener son entreprise à lionne fin.Ou.s’il le préfère, qu’il lui accor de, plutôt qu’au Grand Tronc Pacifique, les 25 millions que ce dernier se propose de lui demander.Pourquoi, aussi, le gouvernement provincial ne lui accorderait-il pou un subside raisonnable en terres ?En un mot, si un nouveau transcontinental doit être construit nous croyons que c’est le Trans Canada et nous no voyons pas pourquoi les gouvernements ne so montreraient pour ce chemin, aussi généreux qu’ils l’ont été pour le C.P.IL La Colonisation Il m’est arrivé d’en haut lieu une lettre me priant de ne pas oublier la discipline qui doit •> toujours » régir les partis, et me rappelant que je ne dois pas n essayer de créer îles embarras au gouvernement local tpii fait tout ce qu’il peut pour la colonisation.n Cela à propos de ma dernière lettre sur la colonisation.D’abord, je prierai nos chefs de ne pas oublier que la discipline ne fera jamais d’un franc libéral un mouton de Panurge.Ensuite, que je ne cherche pas à créer des embarras, mais à résoudre le problème de la colonisation, qui est et restera à l’ordre du jour pour notre province.Enfin, que tout en respectant et en soutenant le cabinet, je me réserve — ainsi que tout bon libéral doit le faire — le droit absolu de critiquer, de faire des suggestions, même de desapprouver, à l’occasion.La dignité et l’indépendance sont à ce prix.Voilà pourquoi je reviens sur la question brûlante de la colonisation.Tout le monde sait nue ce printemps il nous arrive plus d'immigrants d'Europe que jamais.Les lignes Allan, Dominion, C.P.K., etc., seront à peine capables de transporter ions les immigrants qui ont décidé de venir au Canada.Déjà toutes les places sont retenues jusqu’au 15 mai.Déjà la Compagnie Allan nous a amené 4,913 personnes.D’ici au 15 mai environ 54,-O0() immigrants auront débarqué dans nos ports, dont la moitié environ composée d’agriculteurs pratiques et à l'aise.Un estime qu’à la fin d'octobre 114,000 Européens se seront fixés dans le pays, la grande masse sur des lerce.Avec 100,000 Américains cela fait une immigration de 214,000 personnes, dont les trois quarts au moins se destinent à l’agriculture.Sur ces 214,000, environ 100,000 débarqueront dans les ports de la province de Québec.Combien y resteront ?A part ceux qui s'é " ' dans les villes et la banlieue, combien iront s’établir sur des terres en u bois debout .i ( Très _ ‘ ' "e- ment pas un millier, probablement pas une centaine I Pourquoi ?Pourquoi ?Parce que les voies de communication entre la forêt et les marchés manquent.Parce que les lots disponibles ont été dépouillés du bois marchand.Parce que les lots boisés sont trop chers eu égard aux travaux herculéens de défrichement à faire.Tous ces immigrants filent vois lo nouvel Ontario ou le Nord-Ouest, et Québec reste stationnaire.Faisons de la colonisation ou n’en parlons plus ! A.-B.Crüchet.CORRECTION Tl n’v a pas à si* lo cacher, depuis quoique temps, notre correcteur d'épreuves n’a que du guignon I! y a quinze jours, il laissait cent millions au lieu decent mille; et la semaine dernière, il défigurait l’article do M.André Leroy d’un grave contresens que nous nous empressons de rectifier, Dans notre premier Saint Jérôme " Le I»ill Lacombe, n on faisait dire : " Le représentant de Sainte-Marie a t il songé qu’il allait créer ainsi deux classes d’individus : lo ceux qui devront payer leurs dettes parce qu’ils ont moins de 81.51 par jour ; 2o ceux qui seront exemptés de payer purce que leur salaire journalier est plus de 81.00.Voit on bien la différence?11 ne s’agit que d’un dollar, etc." M.Leroy avait écrit : •• lo Ceux qui devront payer leurs dettes parce qu’ils ont 81.51 par jour ; 2o ceux qui seront exemptés de payer, parce que leur salaire journalier est de 81.50.Voit-on bien la différence 7 II ne s’agit que d’un eentin, etc." Nous souhaitons bien que notre correcteur ne soit plus récidiviste et quo nos lecteurs lui pardonnent cet écart.C’est la faute du gui gnou.Gonrtme il est malhonnête ! Je qualifie malhonnête l’individu, quel qu’il soit, » honorable 11 par lo nom ou simple sire qui emploie contre ses adversaires des procédés qui sont une atteinte aux prescriptions de la bonne foi et de la loyauté.Ceci posé, j’affirme que -M.G.-A.Nat.)el est uti malhonnête journaliste et je le prouve.Si jamais il prend envie à quelques lecteurs de demander à M.Nantel ce qu'il a fait de mieux — ou plutôt ce qu’il a fait do moins mauvais — pour le colon, il recevra de l’onctueuse bouche de l’ex ministre la réponse que voici : n -Mais c’est inoé qui ai fait voter la loi du Homestead.“ Un jour, il me prit fantaisie de vouloir ta quiner le député déchu au sujet de cette loi du homestead.Cette taquinerie déplut à M.Nantel qui m’accusa de mépriser le colon.Dans sa gazette, (La Nation, 23 nov.11)02) il répondit: n En effet, la loi du Homestead protège lo colon et son foyer.Un colon mérite t il d'être protégé, savoir même d’avoir un foyer inviolable qui soit à l’abri des doigts crochus des prê tours à intérêts usuraires, des mémoires gonflés des avocats et dos huissiers ?La loi du homestead est comme le ptemier rempart de protec tion du colon, et jeu nuis fier comme de mon plue beau titre an souvenir de mes amie.» Je n’ai trouvé jusqu'à présent pour s’en plaindre que les usuners sans entrailles, et pour s’en moquer quo ties farceurs comme les -titan Sans Peur de FAvenir.» A tout cela, je répondis, le t décembre : n J’avais demandé à l’ex-ministre ce qu’il avait fait pour la colonisation.Tl a répondu.savez-vous quoi ?Vous allez voir.I! s'est van té d'avoir fait passer la loi du Homestead qui déclare insaisissables les biens du colon.Pour se justifier, M.Nantel dit qu’t! a fait voter cette loi pour protéger le colon.La bien ! il me semble quelle fait plutôt du tort au colon puis qu’elle le décrédite.Le crédit d’une personne grandit en raison direcle île l’importance îles gainiilies qu’elle peut donner à ses créanciers, n’e.st-ce pas ?Or, quelles sont ces garanties, ces sûretés ?Ce sont lesbiens des débiteurs, déclarés par l’art.11)81 du C.C.le gage commun des créanciers.Si on fait disparaître ces garanties en estampillant du mot » inraisissa-ble ¦' les biens du débiteur, de quel crédit jouira-t-il donc ?Les fournisseurs n’ayant pas de quoi garantir lo paiement de leurs créances, seront très peu portés à fournir quoi que ce soit au colon ou à tout autre débiteur dont les biens seront ainsi dégagés.Cette loi ne peut profiter qu’au colon malhonnête qui se réfugiera derrière cette insaisissabilité pour ne pas payer ses dettes.la: colon honnête n'a pas be soin de loi qui lui donne l’occasion de frauder ses créanciers : quand il doit, il paie, sans a’in quiéter de savoir s'il pourra bénéficier d’aucune loi ; il n’écoute que les dictées de la loi naturelle qu’il a dans le cœur.'* La loi de M.Nantel a été passée plutôt pour faire du bluff.» Je n’eus pas de réponse à cette réfutation.M.Nantel l'a-t-il trouvée de son goût et fut il trop déloyal pour l'admettre ?.le Fignole.On peut toutefois croire qu'il a continué do penser que sa loi du homestead est » son plus beau ti tre do glotte nu souvenir de ses amis.» -it A l'heure actuelle lo parlement do Québec est saisi d’un loi absolument semblable à celle do M.Nantel, seulement il s’agit ici des ouvriers au lieu des colons.M.Isicombe, député de Sainte-Mario, et M.Prévost, député de Terrebonne— doux avocats, mirabi/e dicta! — sont les promotouts d’un projet de loi tendant à faire déclarer insaisissable tout salaire n’excédant pas $1.50 par jour.Ces messieurs, s’inspirant sans doute de la loi de M Nantel, se sont dit : Le colon est pro tégé, pourquoi no tenterions nous pas de protéger également l’ouvrier ; pourquoi ne tenterions nous pas |da lo mettre lui aussi à l’abri des doigts crochus des prêteurs à taux usuraires, des mémoires de frais gonflés des avocats et des huissiers » ?La loi Lacombe devenait, dans l'idée de ses auteurs, » le premier rempart de protection » de l’ouvrier.La tentative de ces deux députés est inspirée, je n’en doute pas, par le désir d’être utile à la classe ouvrière, comme aurait dû l’être naguère la conduite do M.Nantel en faveur du colon ; partant, ces messieurs avaient lo droit do compter pour la passation de cette loi sur l’appui, tout au moins moral, de tous ceux qui, adversaires politiques ou non, pensaient comme eux.MM.Lacombe et Prévost avaient lieu do croire que M.Nantel, tout le premier, les aiderait de sa plume—lourde, il i st vrai — mais de sa plume toujours, à faire adopter une légis lation qui est un fac-similé de la sienne.Si M.Nantel eût été conséquent avec lui même, il devenait obligé de batailler en faveur de ceux qui ont les mêmes idées que lui ; 'c’eût été logique, et vu qu’il s’agit d’adversaires politiques, c’eut été de la loyauté.Malheureusement, MM.Lacombe et Prévost n’ont pas songé combien M.Nantel était malhonnête gaze-tier et partisan haineux.Moi qui connais bien l’àme de l’ox-ministre, je le connais pour un jaloux, pour un ennemi acharné de M.Prévost, mais je ne le savais pas capable d’être, aussi déloyal envers un adversaire qu’il le fut la semaine dernière.Sans penser que M.Nantel appuierait MM.Lacombe.et Prévost, je croyais néanmoins qu’il aurait la décence de so taire, au moins par respect pour lui-même.J’avais cru quo M.Nantel, sans vouloir féliciter M.Prévost d’avoir appuyé M.Lacombe, aurait reconnu au moins que notre député tentait do copier notre ex député.Illusion! M Nantel est trop haineux et, après avoir injurié tout le inonde, voulant insulter M.Prévost une fois de pus, il s’insulte lui-même.Il dit ou fait dire dans la Nation, la semaine dernière que M.Prévost a voulu perpétrer une in justice en appuyunt.le projet de loi de AL Lacombe.AI.Prévost tento de perpétrer une injustice, dit AI.Nantel, quand il veut faire adopter une loi semblable à celle dont ce (1er-nier se vante d’être le père.Est-il possible de trouver un méchant de la sorte?AI.Nantel hait tant Al.Prévost qu’il le hait même quand Al.Prévost fait, comme lui.Al.Nantel est tellement affolé par la rage qu’il ne peut reconnaître ce qui se fait : enfin, voilà des députés qui tentent de faire passer une loi qui a été* copiée, ou du moins inspirée par une loi do AI.Nantel et, celui-ci aveuglé— enragé plutôt, ça lui va mieux — ne voit que le nom do AI.Prévost et divaguant dans sa rage, il déclare que cette loi » est injuste parce qu’elle accorde plus de protection à l’ouvrier à sa luire qu’au cultivateur, etc.» » Cette loi serait une injustice, écrit il enco re, pour celui là même qu’elle prétend protégir, puisqu’elle tend à ruiner le crédit do l’ouvrier Le crédit d’un homme est d’autant meilleur qu’il offre plus de garantie au créancier d’être payé.» Et AI.Nantel continue de combattre M.Prévost en se servant des mêmes arguments et je dirai aussi de la même tournure de phrases que j’avais employés contre lui en discutant la loi du homestead, dont la loi Lacombe, encore une fois, est une copie.AI.Nantel a écrit cette élucubration sans se soucier de ce qu’il avait écrit : c’est la rage qui l’inspire plutôt que le bon sens.Pas plus que mon ami André Leroy, je n’approuve lu loi Lacombe, mais je dois à l’honnê teté, à la loyauté de découvrir l’odieux manège dont s’est servi AI.G.A.Nantel, pour assouvir sa liatno stérile.Eu écrivant ce que je viens d’écrire, j’ai seulement voulu citer AI.Nantel à la barre de l’opinion pub'ique et faire voir comme il kst MALHONNÊTE ! Jean Sans Peur.Si s’en irait S J’arrive de Sainte Scholastique.Sur leçon voi qui m’a amené à Alontréal, j’ai rencontré un politicien très renseigné sur les hommes et sur les choses.Comme on s’en doute bien, nous avons causé politique.La conversation a roulé sur les choses, mais davantage sur les hommes ; nous avons causé de AI.Untel, de Al.Un autre, puis de AL Celui-ci et de Al.Celui là.Enfin, c’était comme un coq à l’ànc, soit dit sans malice.Nous allions atteindre notre destination quand nous en vînmes à nous entretenir de ce lion et toujours affectueux AI.G.-A.Nantei.Ale sachant do Saint-Jérôme, mon interlocuteur prit plaisir à me renseigner un brin sur le compte de notre ex-député : mais que celui ci veuille croire que mon causeur n’a eu pour lui quo des propos bienséants.Ainsi il m’a dit pourquoi, depuis quelques années, AI.Nantel avait subi quelques transformations en politique.Connaissant mon compagnon de route très au courant des faits et gestes do maints » poliliqueurs », — mot désignant les polisiques genre caméléon—je me laissai dire un tas do choses très instructives.Je demandai à brûle pourpoint :— Al.Nuti-tel est-il conservateur ou libéral 1 Cetto question eut cette réponse: — Je ne 10 sais pas et M.Nantel l’ignore aussi.Je cor.nais intimement AI.Nantel et il ma paraît être très dégoûté de ses amis ; il le laisse bien voir, du reste.D'un autre côté, ses amis paraissent éprouver à peu près lo même sentiment à son égard.Ainsi, j’ai toujours été étonné do voir l'inaction île Al.Nantel lors des dernières élections partielles: l’ex ministre a-t-il voulu poser à l’Achille en se retirant sous sa tente?Très peu le croient et d’aucuns pensent plutôt que les tergiversations de l’ox ministre auraient dissuadé ses anciens amis de lui continuer leur confiance, comme elles dissuadaient les libéraux de croire AI.Nantel sincère.Alun compagnon causa do la sorte jusqu’à .Montréal et c’est en nous séparant qu’il m’annonça la nouvelle que voici : A tout événement, on achève d’entendre purler do Al.Nantel, car il est fortement rumeur à Montréal, daim la rue Saint .Jacques, spécialement au coin de la côte Saint.Lambert, qu’il irait à Paris où 11 serait le correspondant ou lo représentant do » La Presse.» en remplacement do AI.A Ion tôt.11 a maintes fuis sollicité la place de bibliothécaire à la nouvelle bibliothèque qu’on veut construire à Alontréal, et comme il voit quo ça no vient pas, il s’en irait à Paris.» L’annonce d’une telle nouvelle a fait plus quo me surprendre.Je l’accueillis avec un sérieux » Vous ne me dites pas.•’ Alais mon interlocuteur m’assura que la rumeur était très probable et très rationnelle.Donc Al Nantel irait demeurer à Paris.Il irait habiter cetto France dont il a presque maudit lo sol à cause des hommes qu’il porte ; quoi, il s’en irait vivre sous le ciel de, France dont il rnaudjt les vents à cause des idées qu’ils souillent sur la terre ; quoi, il s’en irr.it demander un bon accueil aux fils do France qu’il a s: souventes fois injuriés ! Oui, il s’eu ira, niais quand son pied aura foulé la terre française, quand ses poumons auront humé lo souille du c el de France; quand sa main aura pressé celle d’un fils de France, il aura déjà oublié ses pensées d’outremer, il aura déjà habitué son gros corps désossé à la souplesse voulue pour exécuter avec grâce les courbettes voulues et les » à-plat ventre» qu’il lui faudra faire pour décrocher enfin mu: décoration do la Légion d’Honneur.Bonaparte a institué cet ordre do chevalerie pour coux qui ont bien servi la Franco.Et M.Nantel n’en a été que le diffamateur.Al.Kleczkowski a été trompé une fois sur votre compte, Al.Nantel ; il vous avait recommandé, mais maintenant il est renseigné sur vous et ses successeurs lo seront.Heureusement, AI.Nantel n’est pas parti ! Qu’il rosto donc ici, pour l’honneur do tous, et pour le sien surtout.Jean le Gai.23 mars 1903.N.de la ltéd.— I.a Presse, mardi soir, nous confirme la nouvelle du départ de AI.Nantel, sans nous dire toutefois lo motif de ce départ ni ce que AI.Nantel deviendra là bas.ÿ Correspondance parisienne ^ ak ifc: Mg ar ar pk sfc: jk At; ak ak ak Afct ife: Hz -T\ o\ ïtv -7\ yfx îTv -Tv -Tv -T\ -Tv -Tv -Tv TTv -7V (Pour L’Avenir nu Nord) Ee Musée Grévin t-O—J la's attractions à Paris sont multiples: il y en a pour tous les goûts comme pour toutes les bourses.Depuis la représentation du Guignol en plein air jusqu’à la loge d’avant-scène do l’Opéra ou de la Comédie-Française.11 eu est des spectacles divertissants comme des goûts culinaires et, comme tout est relatif, qui sait si le gavroche au riro malin ne trouve pas plus succulent son cornet de frites à deux sous que le fin souper chez Alarguery dont io milliardaire dyspeptique cherche en vain à se rassasier ! Mais parmi lus nombreux musées disséminés dans Paris, je n’en connais guère de plus artistique et de plus joli que le Alusée Grévin.On s’y distrait et on s’y instruit tout à la fois, mats son plus grand mérite est celui-ci : les mères peuvent y conduire leurs filles sans que leurs yeux soient offensés par une seule représentation inconvenante.Ixv Alusée Grévin nous donne, par des reproductions fidèles en cire tous les évènements d’actualité d’une haute portée historiquo soit au point de vue religieux, soit à celui politique.Sans plus do péambule, si vous le voulez bien, aimable lecteur, nous parcourrons ensemble les si intéressantes galeries de ce musée.Tout d’abord nous pénétrons dans un délicieux jardin d’hiver aux superbes palmiers exo tiques.Dès l’entrée nous nous arrêtons devant-une exquise silhouette de la Loie Fuller, cette g'-acieuse danseuse qui fait tournoyer sas jupes diaphanes en d’idéals envolemenls et sur lesquelles sont projetés dos relicts do lumière éiectrique qui se succèdent en des tons d’or et d’azur, de carmin ou d’émeraude.Puis c’est un cortège imposant : le Saint Père se rendant à la Chapelle Sixtine.Léon XIII, ce beau et vénérable vieillard esquisse de la main lo geste de la bénédiction et s’avance entouré des cardinaux nux robes do pourpre, des gardes-nobles aux magnifiques costumes et de » sedia-ri » en tuniques écarlates.Un brusque contraste nous amène sous la tente du roi des rois d’Ethiopie.Ménélick, en manteau de cour, est assis sur un divan et reçoit AI.Hugues Leroux envoyé au nom du gouvernement français.Le sobre habit de coutil blanc du Français fait ressortir la splendeur du costume du ras Alakonncn qui porto fièrement le costume do général éthiopien rouge vif tout chamarré d’or.1-a porte do la tento s’en- 8204 8400 45 90 L'AVENIR DU NORD, 20 MARS 1903 tr’ouvro sur un chaud ot lumineux paysage d’Orient.Un peu plus loin, nous assistons à la mémorable entrevue du Sirdar Kitchener avec le commandant Marchand.Penchés sur une car te, les doux olliciers étudient cette question de Fachoda qui fut si près do révolutionner le monde.Voici maintenant un splendide tableau d’une mise en scène absolument grandiose.C’est une fête d’artistes où sont réunis tous les plus grands acteurs de la scène parisienne représentés dans les rôles qui leur ont acquis les plus nombreux succès.Sarah Bernhardt évoque en notre esprit l’altière et cruelle beauté que fut Cléopâtre.Vêtue d'une tebe de satin toute scintillante de pierreries et recouverte d’une peau de panthère, elle repose nonchalamment sur un luxueux palanquin porté sur les épaules de quatre esclaves nubiens.Tout autour d’elle sont groupées les lumières de la scène parisien ne.Le sublime tragédien Mounet-Sully tout de noir habillé, en son rôle de Hamlet; l’inimitable Coqueün en Cyrano de Bcrgernc au grand nez : Mlle Bréval en Walkyrie à l’aspect guerrier ; Mme Rose Caron, adorable sous son chaste voile de la prêtresse Salammbô ; Mme Jeanne Hading, l’altière Joséphine de « Plus que Reine," qui ne prévoit pas encore le divorce et la disgrâce ; Mlle Sorol, la délicieuse et délurée petite Mme Sans Gêne.L’espace restreint me force à passer sous silence bien d’autres illustres personnages qui figurent en ce tableau.Tout autour des différents salons sont disposés le plus naturellement du monde toutes les célébrités : le czar Nicolas et l’Impératrice avec l’aînée des grandes-duchesses, la petite princes se Olga.Les deux prétendants royaliste et impérialiste, le duc d’Orléans et le prince Victor Napoléon.Puis les grands écrivains: Jules Lemaître, Zola, Ludovic Halévy, Richepin, les poètes illustres, François Coppée et Rostand ; les éminents hommes politiques Wuldec-k-Rous-seau, Paul Desch&nel, etc.Ije Musée Grévin me paraît universel et rien n’est oublié do ce qui s'appelle l’actualité ; mémo il nous fuit faire un saut en arrière, car si nous descendons dans les galeries historiques, nous trouvons retracés les tragiques et mémo râbles évènements de la Révolution.Voici la famille royale dans sa prison à la Tour du Temple.Une populace en fureur vocifère sous les fenêtres, un soldat brutal élève sur une pi que, afin de l’exposer aux regards de la reine, la tète, bout ensanglantée de l'infortunée pria cesse de Lamballe, qui vient de périr sur l’éclia-faud.Marie Antoinette, blême d’horreur, s’affaisse et 1r sœur du roi, Mme Elisabeth, cherche à la soutenir entre ses bras, tandis que le petit Dauphin et AI me Royale éplorés se cram ponnetit à la jupe do leur mère.Un peu plus loin nous voyons l'infortunée Mario-Antoinette en son cachot à la Conciergerie ; elle a tant souffert que ce n’est plus ici la fille de l'empereur d’Autriche ou la femme du roi de Franco, non, ce n’est plus qu'une femme pieuse, chrétienne résignée adorant le crucifix et prête à tous les supplices pour marcher sur les traces du divin rédempteur.Lu porte tst ouverte et communique avec un autre cachot où, jour et nuit se tiennent deux gardiens épiant chaque mouvement de la reine.Maintenant nous voici devant, l’infect donjon où, pendant six mois, le pauvre petit Lhiu-phin fut confié à lu garde du grossier et cruel savetier biinon.Nous voyons l’enfant pâle et émacié, couché sur un grabat malpropre, tandis qu’à terre des rats mangent la nourriture nauséabonde que l'on apporte pour le royal petit.Un autre lugubre épisode de la Révolution nous frappe par sou effrayant réalisme.Char lotte Corday, la jeune visionnaire exaltée, se croit l'instrument de la vengeance divine, elle vient do frapper en plein cœur Marat qui râle en sa baignoire dans un Ilot de sang noirâtre La jeune fille a cru rendre service à l'humanité en débarrassant la terre de ce monstre, mais Dieu seul qui donne la vie a le droit de la re prendre.Les plus notables figures do la Révolution sont reproduites d’après des portraits authentiques et nous voyons successivement Mirabeau, Robespierre, Danton, Camille Desmoulins, Bailly, etc.Dans les souterrains, ceux qui aiment l'évocation des scènes macabres, effrayantes, et qui veulent voir l’homme en ses sentiments les plus abjects, peuvent suivre l’histoire d’un crime en tous ses plus révoltants détails : la scène du meurtre, l’arrestation, la confrontation de l’as •-assin avec sa victime à la morgue, le condam né en sa cellule, la toilette funèbre, l’assassin conduit à l’échafaud et la guillotine, dernière étape de ce drame sanglant.Voici deux autres tableaux d'un genre tout différent et aussi épouvantable l'un que l’autre : l'application de la question extraordinaire, et le roi Réhanzin faisant impitoyablement égorger do ses esclaves pour conjurer le mauvais sort.En remontant des souterrains, notre vue se trouve être agréablement surprise et charmée par un superbe tableau : Une soirée à la Malmaison.C’est comme la grandiose apothéose de Napoléon et de Joséphine.L’empereur est au zénith de sa gloire et il est entouré de tous ses plus illustres généraux, de ses plus grands hommes politiques, et des femmes dont l’éclatante beauté donna tant de lustre â la cour impériale.Et puis tout de suite, sans transition, nous passons dans une autre pièce où, le cœur tout serré d'angoisse, nous contemplons Napoléon sur son lit de mort.Ce vainqueur du monde, cet insatiable conquérant devant qui tous les peuples, sauf l’Angleterre, durent s’incliner, a été enfin terrassé par un impitoyable ennemi, la mort.Jjcs rois et les empereurs s'inclinèrent devant lui, il donnait un trône à l’un de ses généraux comme un autre eût donné un bâton de maréchal, et maintenant il repose là rigide et glacé par les étreintes de la mort, tandis que son àmo s’en est allée au pied du trône d’un Souverain plus puissant que ne le fut Napoléon.Devant la mort nous sommes tous égaux et qui osera s’en plaindre î La mort n’est-ce point l’éternel repos après les fièvres haletantes, le dur labeur, les tortures et les souffrances morales et physiques rie .a vie 1 Lu.y Bütler Le Paiement du Lait Suivant sa richesse Le sujet que nous abordons est très intéres sant à étudier, et cette étude sera profitable à plus d’uu, Ou le verra.On ie sait l'industrie laitière est une des principales sources de nos revenus: nous dirions même la plus payante, étant donné les conditions favorables dans lesquelles elle opère.Mais il ne suffit pas qu’une industrie soit payante, on doit s’efforcer de la rendre plus payante encore.Eh bien! veut on que l’in dustrie laitière soit encore plus payante, qu’on on prenne les moyens.Le principal de ces moyens, croyons-nous, c'est le paiement du lait suivant sa richesse et non suivant son poids.Ce conseil que nous donnons aux cultivateurs nous le trouvons dans un journal de le région du I.ac .Saint Jean, et il vient d'un fabricant.Comme on lu voit ce conseil vient d'une personne compétente.Est il quelqu’un mieux en état qu’un fabricant pour connaître quelle énorme différence il existe entre le lait fourni par les divers patrons, surtout si le lait est payé d’après sa richesse.Un patron aura du lait marquant 21, et un autre marquera 5 ou 54 par cent, ce qui veut dire que lu pairon dont h- luit contient 24 par cent de gras retirera par cent livres de lait 3 livres de beurre ou 71 livres do fromage, tandis que le patron dont !o lait marque 5 par cent donnera par cent livres de lait 6 livres de beurre ou audelà de 12 livres de fromage.Si le fromage venant du lait d’une richesse double n’est pas double en poids, c’est que le fromage venant du lait pauvre est inférieur non seulement en poids, mais en qualité, et se vend moins cher livre pur livre Nous empruntons i notre confrère, Le Lac Saint-Jean, une démonstration claire de cette doctrine, du paiement du lait suivant sa richesse.Il reproduit trois tableaux, dans le premier on suppose que le lait est payé au poids ; dans le deuxième, qu’il est payé suivant sa ri chesse, et dans un troisième il met en regard les résultats obtenus, pour mieux faire voir la différence.-n 1 O O O O O O X îl C) co o io b'* 3 L.£C © © © © © S © © © © o o © ci ci Ci Ci o 5 « C5 X © co o '2 - ° I * - » 3.= 2 J A P* r* *3 3 s rz I * a n -r ,.1 Les chiffres donnés indiquent la même quantité de gras : c’est pour mieux faire ressortir l’injustice du paiement du lait d’après son poids.André et Louis apportent à la fabrique (surtout à la beurrerio) ure égale quantité de matière utile.Ccpenda.it André ne recevra pas plus du tiers de l’argent que l’on donne à ixiuis.Si André avait un lait aussi riche que lxiuis pesant 3,000 livres, et qu’en y ajoutant 7.000 livres d’eau il eut 10,000 livres de lait au lieu de 3,000, tout le monde serait prêt à crier au voleur.Mais si par nature les 200 livres d’André sont mêlées à 9,800 livres de matières étrangères tandis que les 200 livres de lait de Louis ne sont mêlées qu’à 2,800 de matières étrangères, l’injustice n’est-elle pas la même?Nos lecteurs peuvent donc maintenant vérifier par eux-mêmes la bonté de cette doctrine.Pourquoi ne la mettraient-ils pas en pratiquet La richesse du lait est constatée en cinq minutes au moyen do l’essayeur Babcock, que tout fabricant de beurre et do fromage devrait pas séder.Co mode de répartition est plus équitable, car chaque fournisseur est payé suivant ia quantité de gras ou de beurre obtenue de son lait.Ce mode engage les cultivateurs à se procurer de meilleures vaches, à les mieux nourrir, à les mieux traiter: en mémo temps que cela les force à prendre soin du lait et les empêche de frauder en y mettant de l'eau.Et puis en améliorant la matière première des produits laitiers c’est la position des cultivateurs qu’on améliore ; et la position des cul tivateurs améliorée, toute la nation s’en res-rent.Qu’on mette en pratique "es obse.-.• '.ions dé sintéressées, et on verra ie proir n - -v * retirer.Loi.i* -f-scACT.Signes du printemps C'eut nue saison où la jdnpari de* yen* se sentent >i“-! en train, aisément fatigué* et êpuisée.I>e printemps affecte la santé de presque tout le monde, naturellement de façons différentes.Chez quelques un-, c’est une sensation d'épuise ment, apres un léger exercice ; d'autres sont en proie aux boutons et éruptions cutanées.L’appétit est capricieux, les joues sont jaunâtres, il y a un cercle noir autour des yeux et il y a d'autres signes que le Hang est rempli d'impuretés ét qu’il a besoin de secours pour reconquérir ses propriétés vivifiantes.C’est la saison, à l’exclusion de toutes les autres, où chacun — jeunes et vieux — a besoin d’un tonique pour le renforcer et le meilleur to 2)’ou provient le govri Les pra, pâturages de l’Amérique du Sud et de P Australie l bordent en noueux deFb^uf» de qualité supérieure.Le fiovril est prepare de ce, animaux, et l’appruvixtonnement en est » considerable qu il cants de se servir des meilleurs ingredients a un prix nominal, .de Bovrlt résulte d’un procédé special qui conserve les principes stimulants et nutTÏÏÎFdlT boeuf, différant ainsi des extraits ordinaires de viande et de tiw de boeuf qui stimulent seulement sans fortifier.Bovril Nourrit et Fortifie.profit possible, il faut qu’il le soigne convenablement.11 faut conserver le fumier solide et le fumier liquide ; car, tandis que la matière solide du fumier de cheval et de vache est plus "¦que que la science médicale ait jamais eù phosphorique,’ l’azote et la pistas vert, ce sont les Pilules Roses du Dr Williams.Ces pilules fortifient les nerfs et remplissent le.s veines d’un sang nouveau, pure, riche, rouge.C’est pourquoi elles vous donnent un bon appétit et guérissent toutes les maladies du sang et des nerfs — l’anémie, les maladies de la peau, l’érysipèle, le rhumatisme, la névralgie, la palpitation du cœur et une vingtaine d’autres maux dûs au mauvais sang seulement.Les Pilules Roses du Dr Wiliams \ous donneront un sang nouveau, uno vio nouvelle, une énergie nouvelle.Vous ne rouriez faire mieux que de commencer à les prendre aujourd'hui.M.Jos.Poirier, M.P.P., Grande Anse, N.B., dit : m Ma femme et ma fi lie ont grandement bénéficié des Pilules Roses du Dr Williams.Ma glle était en fort mauvais état de santé, et elle était pâle, maigre et en apparence exangue, mais grâce à vos pilules, elle a repris de la santé et elle peut de nouveau jouir de la vie.Je crois que les Pilules Roses du Dr Williams sont le meilleur remède contre la pauvreté du sang, n On ofire parfois des substitutions, mais elles no guérissent jamais.Si vous ne pouvez avoir les véritables pilules chez votre marchand, adressez vous directement à lu Dr Williams’ Medicine Co., Broekville, Ont, et vous en recevrez par la poste, à 50 cents la boîte ou six boîtes pour 82.50.IVIair|tier| de ia fertilité du sol BIEN NOURRIR LES ANIMAUX DE FERME, SI L’ON VEUT AVOIR DU BON FUMIER Ministère de l’agriculture fédéral, Oltav,.;.Le succès agricole dépend en grande partie du maintien de la fertilité du sol.L’épuise, ment par l’enlèvement de trop de récoltes est trop commun dans beaucoup de parties du pays, surtout dans les anciennes provinces de la confédération, et nous voudrions démontrer au cultivateur comment il peut rendre an sol le plus économiquement possible la fertilité qui lui fera obtenir une rémunération raisonnable pour son labeur.Il y a trois éléments nécessaires jH>ur que la pousse des plantes soit vigou reuse et saine—la potasse, l’acide phosphorique et l’azote ; quand donc le sol a été privé de quelqu’un de ces éléments ou de tous, il s’agit de savoir comment restituer ces éléments d’une manière effective et économique.Ixj fumier des animaux est la grande source de fertililité pour tout cultivateur qui a des animaux de ferme et qui pratique l’agriculture mixte, r Le fumier des moutons est le plus précieux de tous les fumiers qui se produisent sur les fermes : c’est le plus riche en azote.Dans 1,000 livres de fumier de mouton il y a en moyenne 71 livres d’azote, 6 livres d’acide phospharique et 3 livres de potasse.Le fumier de porc est celui qui vient ensuite quant à la valeur en fait d’azote et d'acide phosphorique, et il est plus riche en potasse qu’au cun autre ; il contient presque 5 livres sur mille.Iæ fumier de cheval suit avec environ 5 livres d’azote, 31 d’acide phosphorique et 3 livres de potasse sur mille ; le fumier de vache est le plus pauvre en fait de ces constituants il a 3 livres d’azote, 21 livres dàcide phosphorique et 1 livre de potasse sur mille livres.Il va sans dire que ces chiffres sont approximatifs car la valeur du fuinier depend beaucoup dt la nourriture qu’on donne à l’animal, et dans le cas des chevaux et des vaches il y aurait une augmentation considérable du fumier si la nourriture était variée do manière à donner à l’animal les substances qui fournissent beau coup d’azote, d’acide phosphorique et do potas se ; car une seule partie seulement do ces élé merits est employée à former la substance du corps do l’animal, la plus grande partie passe dans les excréments.Une tonne de foin de graminées contient 26 livres d'azote, 8 livres d’acide phosphorique et 31 livres de potasse.Un même poids de trèfie rouge contient 12 livres d’azote, 12 d’acide phosphorique et 10 livres de potasse.Une même quantité d’avoine contient 10 livres d’a zote, 11 d’acide phosphorique et 8 livres de potasse.Une tonne de son de blé contient 41 livres d’azote, 58 d’acide phosphorique et 27 de potasse.La farine de graine de coton occupe à peu pré* le rang le plus élevé parmi les aliments riches en constituants fertilisants ; elle donne par tonne 110 livres d’azote, contre les 26 du foin ; 59 livres d’acide phosphorique contre les 8 du foin ; et 41 de potasse, contre les 34 du foin.lots plantes racines sont très pauvres en ces constituants fertilisants, car une tonne de betteraves fourragères ne fournit que 4 livres d'azote, 2 d’acide phosphorique et 9 de potas se ; et les navets fourni->sent par tonne seulement 3 livres d’azote et d’acide phosphorique et 6 de potasse.Une charge de fumier provenant d’animaux nourri» d’un mélange de »on, de foin de trèfie et do farine de graine de coton, ou de foin et de son, sera probablement deux,ou trois fois plus riche en ces importants éléments, si on a bien soigné ce fumier, qu’une charge de fumier obtenue do la nourriture ordinaire qu’ont les animaux sur la plupart des fermes.Ia paille est une des substances les plus pauvres .comme matière fertilisante elle est bien inférieure au foin.Si le cultivateur veut tirer du fumier tout lel se sont en lieaucoup plus forte proportion dans l’urine- Mille livres de fumier de cheval frais le qualité ordinaire contiennent environ 700 livres d’eau et 210 livres de matière solide.Cette matière solide contient 5 livres d'azote, 34 d’acide phosphorique et 3 livres d’alcalis, principalement de la potasse.D'autre part, dans 1,000 livres d'urine de cheval il y a 890 livres d’eau et 110 livres d’azote, 15 livres d'alcalis, surtout de la potasse, et une faible quantité d'acide phosphorique.L’azote et la potasse étant sous une forme solubre quand on les applique au sol comme aliments pour les plantes sont facilement assimilés par h-s plan tes, tandis que la matière solide doit d’abord être parfaitement désingrée et incorporée au sol pour que toute la nourriture pour les plantes devienne utilisable.Le fumier de vache n’est pas tout à fait aussi riche en constituants fertilisants.Sur 1,000 livres de matière solide, il y a 810 livres d’eau, et sur les 160 livres de matière sèche il y a 3 livres d'azote, 24 livres d'acide phosphorique et 1 livre d’alcalis, principalement de la potasse.Mille livres d’urine de vache une fois séché donne environ 80 livres de matière solide, laquelle contient environ 8 livres d'azote, 11 livres d’alcalis, surtout de la potasse et une trace d’acide phosphorique.En conséquence, à moins que l’on ne prenne le plus grand soin à mêler cette partie liquide du fumier avec la partie solide et ne mettre le tout au tas de fumier, un perdra une forte pro portion des constituants fertilisants que l’or, aurait pu sauver si l’on avait bien pris soin du fumier obtenu des animaux.C’est de l’argent perdu ; car, si le sol est pej fertile, les récoltes ne peuvent qu'être pauvres en qualité et en quantité.On ne peut nullement s’attendre à ce que le sol donne de fortes récoltes si constamment on lui enlève ses constituants fertilisants sans lui en rendre suffisamment.Par l’emploi de planchers et d’auges étanches der rière les étable» pour la conservation do tout le fumier liquide et par l’emploi «les substances absorbantes (telles que paille hachée, tourbe ou autres semblables), on petit retenir tout ce qui a de la valeur et le porter au tas de fumier ou immédiatement sur les champs.Lequel vaut le mieux, le fumier frais ou ie fumier consommé ?D'après les expériences effectuées sous la direction du professeur W.Saunders à la ferme expérimentale centrale, à Ottawa, le fumier frais a donné de meilleurs résultats que le fumier consommé employé, sur les mêmes cultures et en mêmes quantités.W .H.CoAKI) BEBES TACHES Certains bébés paraissent toujours fâchés.Or, cela ne peut provenir absolument d’un mauvais naturel, surtout chez votre bêlai.Vo tre bébé ne se fèclie pas pour rien.Il est fà ché parce qu'il n’est pas confoi table.Unedif férence d’attitude se produit comme par magie lorsqu’on fait usage en ce cas, des tablettes Baby's Own.Ces tablettes font du bien tout de suite et pour toujours ; il leur est impossible de faire du mal.Elles ho provoquent aucun ennui ; on ne craint pas de les renverser ainsi qu’un liquide et on n’éprouve aucune difficulté à les mettre dans la bouche de bébé : pour les très jeunes bébés, elles peuvent être pulvérisées ou on peut les leur faire prendre dans de l’eau.Elles sont douces et les enfants les aiment.Aucune mère n’a fait usage des tablettes Ba by’s Own, sans constater qu’elles font du bien aux enfants do tous les âges.Mme M.Watters, 8heenboro, Qué., dit : » J’ai fait usage de nombreux médicaments, pour des bébés, mais je n’ai jamais rien trouvé de comparable aux tablettes Baby’s Own, c’est au point que je ne puis me passer d’en avoir à la maison ; je les recommande donc chaleureusement à tous les autres remèdes de famille.¦, Les tablettes Baby’s Own guérissent toutes les indispositions des bébés et vous pouvez être assuré qu’elles ne contiennent ni matières opiacées ni drogues nuisibles.Vendues par tous les pharmaciens, ou expédiées par la poste, franc de port, à 25c la boite, en écrivant direc tement à n Dr Williams’ Medicine Co., Brock ville, Ont.„ ianped’fioelielaija IW UE A U UHIXC1UAL : MOXTREA L habile cultivateur, vient d’être appelé à la direction des fermes du Séminaire de Sainte Thé rèse.M.Coursol venait justement de vendre sa terre à son neveu, M.Kxalapha Mai cotte et d’acquérir une propriété dans la ville, près du couvent des Sœurs Crises, avec l’intention d’en prendre possession au mois de mai.Nous souhaitons succès à M.Coursol.— Nous prions notre ami, M.Ed.Gibault et Mme Gibault d’agréer nos félicitations bien sincères à l'occasion de la naissance de leur premier né, un garçon, dont le baptême a eu lieu lundi.M.et Mme Antoine Beaudiy, grands parents maternels de l’enfant ont été parrain et marraine.— Ou nous prie d'annoncer que ceux qui désirent faire partie du club de base-bail de vront s’adresser à M.Henri Marchand.— ]a Cour Supérieure a siégé en terme régulier, à Sainte Scholastique, depuis vendredi.MM.B.Nantel, de Martigny et Umfret y re présentaient le barreau de notre ville.Le premier jour a été employé à l’argument dans une cause tie Fitzgerald vs Martineau, où le demandeur réclamait des dommages du dé sendeur pour lésions corporelles graves qui lui sont survenues pendant qu’il travaillait à son service.M.H.P.de Laronde occupait pour la demande et M Maekay pour la défense.Comme l’enquête avait été faite hors de cour, la | cause a été prise en délibéré par l’hon.juge Taschereau, président du tribunal.On procéda eusuite dans les causes de Four- ! nt.-lle vs Corlieil et Charlemagne reau Lumber Co, vs Viger qui reste de la journée.Le procès pour libelle diffamatoire intenté par M.Jean Prévost, avocat et député du comté de Terrebonne, à la Cie d’imprimerie de Saint Jérôme, a commencé ce matin.Ou se rappelle que le demandeur se plaint de deux articles qui ont paru dans La Xation, à la date du 12 août 1902.De là une action en duin mages au montant de S 10,000.Le demandeur était représenté par M.Thibaudeau Uinfret et les défendeurs par M.B.Nantel.La demande a fait entendre des témoins toute la journée de samedi et la matinée de lundi, après quoi l’enquête a été ajournée au prochain terme de la ezur.Nous tairons tous commentaires aujourd'hui.On a terminé la cause de Clmlifoiix vs la Corporation de la paroisse de Sainte Agathe.La cause de Oiguère vs Prévost a été prise en délibéré.Puis on a commencé l'enquête de Trudel vs The St Jerome Electric Light Co Cette cause est d’une importance exceptionnel le, car le demandeur se plaint de toute l’installation électrique dans les rues de notre ville et demande ni plus ni moins qu’une injonction pour la faire changer complètement.Elle se continuera au prochain terme et nous en attendons le résultat avec impatience.Capital payé :: $1,967,000 Fonds de réserve $950,000 DIRECTEUR0.: MM.F.-X.ST-CIiARLES, - Président Roh.BICKEEDIKE, M.P., Viee-rrê* H on J.D.ROLLAND, J.A.VAILLANCOURT, A TURCOTTE Gérant Général : M J.A.PEUXDEEGAST, Assistant Gérant : E.A.JIEEI'EAXL), Gérant local : C.A.G1 HOÜX, Inspecteur : O.E.DDE Al S.BUREAUX DE QUARTIERS : Ilochelagu.; Rue Notre-Dame Ouest; Rue Sainte-Catherine Centre ; Rue Sainte-Catherine Est Pointe Saint-Charles.SUCCURSALES Joliette, Louiseville, Québec, Sore], Slier-brroke, Saint-Henri (Montréal) SAINT-JEROME, Trois-Rivières, Valleyfield, Vankleek Hill, Winnipeg (.Man.) Saint-Kocir dïrQbéùete " '*¦ Une succursale de celte Manque est en opérât ion à Saint-Jérôme, tue La-bclle, près du pont de fer.J.C.GAGNÉ, Gérant.»fc J-ake Oua-occupereot le grand nombre de prêtres étrangers viendront aider les nôtres a entendre les confessions.<>a se promet bien d’en profiter.— Les hommes de chantier nous reviennent après quelques mois d’absence et paraissent en chantés de se retrouver au milieu des leurs.Un autre contingent de travailleurs nous quittent pour aller faire le flottage (drive) du liois Souliaitons-leur bon voyage et heureux retour UNE BONNE RAISON Les médecins prescrivent le Baume Rliumul, parce qu’ils ont eu, pendant ces dernières -innées, l’occasion d’en apprécier l'efficacité dans le traitement du rhume, de la toux, de la grippe et de la bronchite.— La débâcle est complète sur la Rivière du Nord.Au commencement de la semaine, l’eau était montée de plusieurs pieds, spéciale ment à La Chapelle ; elle allait se retirer ppu à peu quand nous sont arrivés des jours do p'uie eau-ant une nouvelle crue des eaux pouvant amener une inondation.Espéions qu’aucun dommage sérieux n'en résultera — Mercredi soir, Mme Victor Fortier conviait chez elle plusieurs invités à l'occasion de la mi-carême.On y a passé une agréable soi rée.Mlle Hedwidge Fortier, de S liiite-Scho- lastique est en promenade Victor Fortier.ch- z son fret M.— Les secrétaires-trésoriers de la ville la paroisse de Saint-Jerôme viennent de les copies du rôle d’évaluation pour 1 pour — Nous apprenons avec plaisir que M Ov Perrault, malade depuis quelque temps, prend beaucoup de mieux.— Le Dr Bertbiaunie, indisposé gravement durant quelques jours, est à peu près rétabli et peut vaquer maintenant à ses occupations pro fessionnelles.— ries membres du chœur de chant sont à préparer une belle messe pour le jour de Pâques.A cette solennité, ils chanteront la belle messe de Leprévost.Le chœur et l’orchestre comprendront une centaine d’exécutants sous la direction de M, Alphonse la-febvre.— lje mardi, 28 avril prochain, doit avoir lieu à Joliette le mariage de Mlle Marie-Anne Thérèse Leprolion, fille tie feu lo seigneui Clis.B.II.Leprohon.avec M.Emile Prévost, autrefois de notre ville, fils de feu le Dr Wilfrid Prévost.— I-v retraite des hommes bat son plein et elle est suivie avec une assiduité! à rendre jalouses les plus dévotes do nos concitoyennes.C est une bonne note pour les hommes.Un et de ternii ner les copies du rôle d’évaluation pour l’usage [ des syndics.Après avoir refait une évaluation : proportionnelle des propriétés de la ville et ilè' ! la paroisse, les syndics devront faire une nou-j velle répartition Dour les paiements d’église.Ce ne sera que justice parce qu’il y a plusieurs bâtisses construites depuis le premier acte de repartition, et qui ne contribuent pas pour leur part dans le paiement de l’église.— M.Antoine lAibeau vient d’acheter de M.Julien Lapointe, au prix de §1,800.la terre que c» dernier avait achetée de M.Ls Brière.— Des nouvelles reçues mardi, du Dr J.-E.Prévost nous apprennent qu'il a subi la cautérisation de la lèvre inférieure.Comme on le sait, le cautère a pour but d’appeler à la peau une inflammation qui atteindrait un organe piofond.A New-York le docteur est sous les soins de célèbres spécialistes et l’hôte de notre ancien concitoyen M.Fred.Bélanger SIROP D'ANIS GAUVIN— - «e Conçue, «vs- •enteric, «lent it ion douloureuse, etc.—Procure le nooiuieiL Ku vente partout ‘25c.la bouteille.Pour guérir un rhume en un seul jour Prenez des Laxntive-IIromo-Quiniue Tablets.Tous les pharmaciens remettent l’argent si l'on n’est pas cu»Ti.I.a signature «le K.W.Grove doit être sur chaque boite.Prix ‘25 Cour Supérieure Canada .Province de Québec District de Terrebonne , No.136 Dame Arthcmise I.aroce du Township de Grenville dit district, dûment autorise en justice, a ce jour intenté une action en séparation de biens contre son n.ari Klie Ouellette, cultivateur du même lieu.8te-Scholastique 18 mars 1903.J.-D Lebuc.avocat de la demanderesse.L’Avenir du Nord est imprimé par J.-E.Prévost fils, éditeur, à Saint Jérôme.Nouvelles de St.Jérôme — Nos amis, MM.8.Désormeaux et Ed.Langlois viennent de former une société commerciale dans le but d’exploiter la fabrication des boissons gazeuses.Ils en feront le commerce de gros r.t de détail.Ceux qui connaissent le sens pratique qui guide ces messieurs dans leurs affaires peuvent être assurés que le nouvel établissement sera aménagé avec les améliorations les plus modernes.Succès aux nouveaux industriels ! — Ua de nos meilleurs concitoyens, M.Jos.Coursol, laisse Saint-Jérôme pour aller demeurer à Sainte-Thérèse.M.Coursai, qui est un » Demandez ( LONDON) PALE ALU INDIA £ le prendre des bicres Anglaises importées Vendue partout au Canada dans les Epiceries, les Clubs et les Hôtels.Ceux qui sont habitués à „ 4 ‘ „ trouveront que c’est la meilleure qu’on puisse se procurer.Adruicz pour Agence, 127 Ave.Delorirnier, MONTREAL.' ' X ‘ LE VIN de QUININE de CAMPBELL K.CAMP3ELL A C!Z.M F RS, Rend le Sommeil et l’Appétit.FORTIFIE UN TONIQUE PARFAIT Recommandé par les médecins fcîONiHEAL To Cure e Coid in One Day Take Laxative Bromo Quinine Tablets, j* m/ & Sewn Million boxea «oli h post ! ?months, Thîs Signature, Cures Grip In Two Days.on every box.25c. L'AVENIR DU NORD, 20 MARS 1903 Madame G.Rouleau prend les Pilules Rouges pour se guérir des troubles du retour de l’âge.mtfÆ “Je suis aujourd’hui en parfaite santé et je dois dire que ce sont les Pilules Rouges qui m’ont obtenu ce résultat.Depuis plusieurs années j’étais continuellement troublée de quelques symptômes; j'avais eu une nombreuse famille, et en approchant de la quarautaine, les malaises ne pouvaient naturellement pas diminuer.J’ai dû me faire traiter par deux médecins successivement, puis leurs traitements ne me soulageant en aucune manière, j'ai pris les Pilules Rouges.Après en avoir employé quatre boites.ï’rti constaté nue i Vtnie benticotin tnietiv et on en continuant régulièrement l'usage, je me suis complètement guérie de ce qui me faisait souffrir.’’ 1 ‘ A cause des bons résultats obtenus, j’ai fait des Pilules Rouges ma médecine favorite ; seules, en plusieurs circonstances, elles m’ont donné satisfaction et je n’ai jamais eu besoin d’y joindre un autre remède.’’ MADAME O.ROULEAU, 215 Cedar St., Manchester, N.H.£r, guérissant IVÎiVÎ.Fesoin de travailler lorcque je tombai malade et, ne le pouvant, je me décourageais.Vu le peu de bénéfice que j’avais obtenu des médecines, j'étais résolue de laisser la maladie suivre son cours lorsque quelqu’un me conseilla d’écrire „ , ^ aux Médecins Spécialistes de la Cie Chimique ML /s Franco-Américaine et de prendre les Pilules Rouges.• Je suivis cet avis et, encouragée par les bons ren- seignements que contenait la réponse à ma lettre, je commençai encore une fois un nouveau traitement.Celui-là ne fut pas inutile comme les autres, peu à peu ma santé s’améliora, mes forces augmentèrent de plus en plus et après quelque temps j’étais tout à fait bien.’’ “ J'ai donc à me féliciter d’avoir employé ce Don tonique ; je dois remercier les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine de leur dévouement et de leur attention pour moi, et je veux, par tousles moyens possibles, faire conuaitre l’efficacité du remède oui m’a guérie.’’ nME.VICTOIRE CHARTRANP.Willow Bunch, Assiniboine.Les Pilules Rouges ne sont que pour Its Femmes.Les Pilules Rouges ne sont que pour les femmes ; étant spécialement adaptées à la constitution des pel sonnes du sexe, elles ne manquent jamais de guérir les maux dont elles souffrent, comme le "beau mal,” les symptômes du retour de l’âge, les dérangements, les irrégularités, les hémorragies, les troubles de la gestation ; elles soulagent aussi les douleurs de l’enfautement et donnent aux mères la force de bien nourrir leurs eufants.Eu guérissant ainsi les différentes maladies de matrice auxquelles les femmes sont exposées, elles soulagent conséquemment les maux de tête et d’estomac, lesdouleurs de côtés et de reins et eufiu toutes les autres souffrances qui sout la séquence naturelle de ces maladies.Les femmes qui souffrent ce constipation devront prendre, en même temps que les Pilules Rouges, les Tablettes Purgatives qui sont, comme les premières, manufacturées par la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Les consultations données au No.274 rue St-Denis, Montréal, par les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine, sont absolument gratuites.Ces t* ^ssieurs donnent aussi des consultations gratuites, par lettres, aux femmes malades qui, ne pouvant se rendre à leurs bureaux, veulent bien leur écrire et leur dire ce qui les inquiète.Les Pilules Rouges ne sout jamais vendues de porte en porte, et les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine ne donnent jamais de consultations en dehors de leurs bureaux.Fac-similé de la boite des Pilules Rouges.ne.Rv ut m \WcC REMÈDE EiTICACE GUÉRIT TOUTC3 LES MALADIES ï/ÛfkRVEUSES ET COMPLIQUÉES PARTICULIERES AUX FEMMES V RECONSTITUE LE SYSTEME ET EMBELLIT LE TEINT • fburtcuUs las in/èrmatims lire la dmdaircé Pmx50CcM-r3SixBoim& $2.50.compagnie.aw'ûovru franco américaine, WQHtTLtKL.t .Msp.VKfflS.BOSTOU.u sx Le papier de l’enveloppe est blanc, imprimé en ronge.Les Pilules Rouges, de plus, portent toujours le nom de la Compagnie Chimique Franco-Américaine sur l’étiquette rouge qui les entoure.Si votre marchand 11e tient pas les véritables Pilules Rouges, nous vous les enverrons sur réception du prix, 50c laboite ou six boites pour $2.50.Adressez : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 27-4 St-Denis, Montréal.“ Depuis plusieurs années, dit M.F.Guimond, je souffrais de l'estomac, j'avais des brûlements continuels et des douleurs si vives qu’elles se faisaient sentir jusque dans le dos.J’avais toujours beau-rniip (ip jvîijç A travailler et {jncî'-j'-icfois î-iCw.c il m’était impossible de faire aucun ouvrage.Je m’étais fait soigner pendant longtemps, j’avais toujours des remèdes sous la main, mais cependant mou estomac r.c guérissait pas.J'ai pris les Pilules Moro et à la troisième boîte je me suis aperçu qu'elles me faisaient beaucoup de bien.Cela a augmenté ma confiance, j’ai cru qu'elles étaient le seul remède capable de me guérir, puisque toutes les médecines employ éos auparavant ne m’avaient jamais autant soulagé ; je continuai à en faire usage, leur effet s'accentua toujours de plus en plus, si bien qu’à la douzième boîte j’étais tout à fait restauré, rien ne me faisait souffrir.Depuis ce temps, je me sens toujours bien ; je conseille les Pilules Moro aux amis que je rencontre et à tous ceux qui peuvent souffrir de l'estomac." FERDINAND QUiMOND, Cap St-lgnace, Qué.ff •%sL i ; /¦-"»» t®.A1 in .W f.h.' : ' ' â - f ; s.s - ' “Les huit boîtes de Pilules Moro que j’ai prises m’ont tout à fait changé ; elles ont chassé les mauvais symptômes qui me troublaient et ont fait pour moi plus que les soins assidus de deux médecins.Je ne suis plus faible maintenant, je ne manque pas de courage, je travaille facilement et sans fatigue j’ai bon appétit et mes vivres digèrent bien.Inutile de dire que je suis très heureux d’avoir recouvré la santé que j’avais perdue et d’être délivré des maux que j’avais à endurer depuis deux ans.Je me félicite donc d’avoir employé les Pilules Moro ; je remercie les Médecins de la Cie Médicale Moro des bons conseils qu’ils m’ont donnés et j’engage tous mes amis qui souffrent à les consulter et à se servir de leur puissant tonique.’’ ADOLPHE ROBERT, Stafford Spring Co., Conn.Les Pilules Moro ne sont que pour les Hommes.Les Pilules Moro s'adressent à toutes les affections qui sont l'apanage de l'homme et leur triomphe est surtout dans les maladies rebelles à tout traitement.Elles sont un réparateur du sang, un restaurateur de l’estomac et de la nutrition, et leur emploi peut être indifféremment continué sans aucun danger et avec le plus grand succès, par les hommes faibles ou souffrants.Elles s’assimilent aisément, sont tolérées par les plus difficiles, et sous leur influence on voit le rapide développement des lorces, la disparition des maladies et l’accroissement de la sauté générale.Les Pilules Moro guérissent à coup sur les “efforts,” le mal de rognons, les maux de tête, les affections de la vessie, la gravelîe, le rhumatisme et les névralgies, les scrofules, le manque d’appétit, la mauvaise digestion.Sa dyspepsie, la constipation et toutes les autres maladies si fréquentes chez les hommes.Elles sont aussi un spécifique de l'atonie et de la faiblesse des organes sexuels, les tonifient lorsqu’ils sont prématurément frappés d’impuissance et les mettent'en état de remplir les fonctions si importantes de la procréation.Elles groupent sous une forme agréable et sous un petit volume tous les agents capables de restaurer les forces.Les nerfs débilités et inactifs retrouvent en elles toute la puissance énergique delà jeunesse.Innocuité absolue, résultats curatifs, prompts et complets, que faut-il de plus pour assurer le succès durable d’une merveilleuse médication qui a guéri tant d'hommes souffrants.Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro donnent, à leurs bureaux, au No.1724 rue Ste-Catherine, Montréal, des consultations gratuites sur toutes les maladies Ils donnent aussi ties consultations par Jet ties, et dont les hommes peuvent souffrir.les hommes malades qtii demeurent au loin peuvent écrire et faire une description des symptômes qu’ils endurent pour recevoir par le retour de la malle des conseils et des avis qui les conduiront à la santé.Les Pilules Moro se vendent 50c la boite ou six boites pour $2.50.Si votre marchand ne les tient pas nous vous les enverrons sur réception du prix.Adressez : Fac-similé de la boite des Pilules Mo 10.‘x». ,* 7<-*V*-""N ./ 1' \ 1 •; V lf '• f/à _ 1 ‘ SSSSFjl! !É -'CEREMCDt GUERIT ICS MA, ADiLS CL UOEUD.Pc pm.N.V'MUiVl 1 , 1 DU FO;E DESPOC-NOHS ET roui .LtiTHOU.» I ^ Dm vCC.", AINSI O UC fl 3 •' 'LADi".C'"- P’ 1 ¦ • AU» MOMMtî b»UUM*N.It_ OLfO^STl.’it tt V ~ OOHNC t>t u* roua.AUX ns .Tt-rrrr Olt*tU ri • • v O ' t-'• i’-i* ~Tp.‘ 0 c il! (IVI <1 il// COMPAGNIE Le papier de l’enveloppe est blanc, impritri en b,su.MEDICALE MORO, 1724 rue Ste-Cathcriir-( » a ^ — On entend «le toutes part des plaintes contre la Cie du Grand Nord, «jui vient «le nous enlevi-r un train.Depuis le commencement «le mars on nous a enlevé le train allant à Lachute le matin et qui en revenait le soir à RJ hrs.Des requêtes vont, être adressées à la Compagnie en vue de rétablir cet ancien service.La ligne «lu chemin «le f«*r «le Montfort <|ui ne fonctionnait pas depuis à peu près un mois, est maintenant en pleine opération.Les trains .circulent suivant l'ancien horaire.BON ANTIDOTE L’elfet «lu Baume Rhunial sur les poumons , est merveilleux.C’est l’antidote le plus parfait coutre la consomption ; son action est immédiate.La guérison est radicale.— Vendredi tiens «les officie JfGnt ete „ liïiü ! - K.l’rév,1 dernier, ont eu lieu les élec-•s de la Fanfare Saint Jérômo : ’unanimité : Président, D« -1.P-*'; -l*-’!'- k- J otit ; Trésorier, (*.Itzweire ; Secrétaire, André M i gnant ; Directeur, II.Prévost; Sous directeurs, S.Magnant et F.-X.St-Michel ; coin inissaires ordonnateurs, Jos.Pelletier, Zotique Pelletier, II.Prévost; ce mit/* de régie, J.-K.Pert.i, Jos.Savard, Ls.Labelle, Art.Donaldson.pagne vont demander au conseil de la paroisse de les protéger contre les marchands de la ville i qui vont prendre des ordres jusque dans les langs les plus éloignés de la paroisse.Ce serait ni plus ni moins l’application de la politique de trotection.Feuilleton de L Avenir du prd — Ixi boulangerie «le M.Elie Meunier va ! passer en d’autres mains.M.Calixte Caron, de : Saint-Canut, vient «le s’en porter acquéreur et en prendra possession sous peu.Succès à M.j Caron.La Fille dtJBoer — Lundi nos collégiens et.leurs directeurs | sont allés ïi rérahlière de M II.Label le.La ; température incertaine paraissait vouloir rester r telle toute la jour¦»»**•», (»»>•»* *•••-* jeunes amis étaient^à peine rendus au but de leur voyage qu’une pluie torrentielle commença à tomber et dura toute la journée.Néanmoins cela nVm Epée ha pas nos jeunes amis d’avoir un .«tin vertu, comme dit Tun d’eux.On avait pris S les précautions pour éviter de contracter îles rhumes ou autres maladies.Ixïs parents peuvent en être assurés.— Plusieurs personnes nous demandent de vouloir prévenir ceux que la chose intéresse, qu’une pénalité très grave est encourue par ceux qui se font un plaisir d’enlever les affiches «> A louer «« que l’on met sur les maisons.Les délinquants seront gravement punis.La police n etc nyertie.— Certains marchan ls «le la ville ont dépose — M.Fis.de Sales Bastien, avocat de Montréal, auquel lo conseil avait décider de s'adresser pour savoir à quoi s’en tenir sur la question Fiscliel a envoyé son opinion qui se résume à ceci : La force majeure ne peut ré- sulter que d'un obstacle imprévu, indépendant de la volonté humaine, la dominant et ne lui laissant pas la liberté du choix et la faculté d’agir.Si hi maison Smith i Fiscliel se trouve dans toutes ces conditions par suite de la grève qui a éclaté en avril 1901 pour cesser en août 1902, je suis prêt à déclarer «pie la grève constituerait un cas de force majeure.Mais si icl’un autre cot«î cette grève est le résultat de la faute de MM.Smith Fiscliel «t Co., s’ils ont pu remplir leurs obligations sous «les conditions plus onéreuses, il est vrai, et qu’ils ne l’ont pas fait, 011 11e peut dire alors «jue la grève consti tuerait force majeure.Il reste donc au c«>iiseil de decider, c’est à di rô ¦ j 1.on est pas plus avancé.— On nous dit qu’un certain M.Ray «lu Zi], «h- Montréal, viendrait dans ie cours «l'a v ri 1 .«huilier ici des représentations.Que cela ne fasse pas perdre de vue la Tombola.— On annonce que les SS.Ste-Anne ont donné les travaux de construction du nouveau couvent à des entrepreneurs de Montréal et de Joliette Nous n’avons pu encore avoir de renseignements exacts.BAUME KHUMAL Dans les affections d«'s voies respiratoires il nVst pas «le guérisons plus promptes et plus radicales que celles opérées ' ’’ ’ ’ *’.Kliuiiml.t PAR ARNOLD MALLtNGER CHAPITRE II DANS 1.ES EAUX NEUTRES (Suite) M au bureau du secretaire» trésorier une plainte contre un ou des marchands demeurant en de hors dt*s limites de la ville et qui viennent servir des clients jusque dans la ville.Ces marchands de la ville demandent qu’il soit imposé une taxe sur ce» petits marchands cie la campagne.D’un autre côté, les commerçants de la cam l*aiile do Damne A VENDRE Ij- ,\ VENDUE, il Sainte-Scliolasti«jue.un moulin constluit «mi neuf et garni «le machines nouvelles et des plus perfectioni’-es pour moudre j„ grain, carder la laine, fouler l’étoiTu et brailler h' lin «'t de scies «le première classe.Conditions faciles.S'adresser ii M.Evariste LaframboSse, à Sainte-Scholastique.Le signal d'arrêt avait «?té hissé sur les ordres du second.Immédiatement, la canot-major «lu croiseur Anglais descendit à la mer et se détacha des flancs du colosse.le capitaine Rotterdam, muet sur sa passerelle, les poings crispés, suivit d'un regard rageur le canot «jui s’approchait rapidement du Transatlantique sous la poussée vigoureuse de vingt-quatre marins.lorsque l’embarcation vint s’embosser près de l’écoutille du Frans Ifals, la capitaine Rotterdam s’élança vers les sabords et, sc penchant suffisamment pour pouvoir être entendu, demanda d’un ton narquois à fofficier anglais qui attendait cleboitt.«fans ha canot que l’on voulut bien descendre l’échelle : — Vous désirez, Ms’ieu ?.L’Anglais, quelque peu interloqué par ”ac cent goguenard du commandant hollandais, répondit : — J’ai mission de visiter votre navire pour contrôler s'il n'y a pas «le contrebande de guerre !.— Ah!.Et savez-vous dans quelles eaux nous sommes 1.— Je n’ai pas à vous lépondre, capitaine! Laissez-moi monter et 11e me faites pas perdre de temps, je vous prie '.— Vous m'en faites bien perdre, à moi ! grogna le capitaine à mi-voix.Puis, plus haut, il continua : — Vous ne pouvez 1110 répondre, monsieur?Souffrez que je le fusse en votre lieu.Nous sommes en plein dans les eaux portugaises.— lié Lien !.— Des eaux neutres.— Et après, qu’est ce que «scia peut bien nous faire ?.— Ce que cela peut bien nous faire, me de- mandez-vous ?dit le erpitaine Rotterdam d’uno voix mordante.Cela peut vous faire commettre une illégalité, une grave infraction aux lois internationales.— Vous refusez de me recevoir?.do-maiula l’officier anglais en donnant des signes d’impatience.— Mon pas ! non pas 1 répondit le capitaine «lu Frau* liais avec un empressement qui étonna son entourage.Vous pouvez monter, mais je ne ferai pas descendre l’échelle pour vous, si vous voulez, grimpez lo long des bastingages ! L’officier anglais protesta.Mais lo commandant hollandais tint Ism et force fut aux visiteurs de prendre le «.chemin des singes «« comme l’appelaient 1«îs matelots.Le lieutenant du croisaur se trouva en quelques minutes sur le pont, avec cinq ou six hommes du canot.— Le lieutenant Harrison ! dit-il en s’inclinant devant le commandant Rotterdam.Celui-ci répondit au salut et dit: Charmé de faire votre connaissance, monsieur!.Je vous | monsieur !.Je \ «tus souhaite de ne pas ] vous ennuyer parmi nous !.j — Oh, n’ayez crainte, je 110 vous importune rai pas longtemps et vous débarrasserai bientôt de ma présence.Une simple formalité ! — Une simple formalité ?.Vous le dites, lieutenant- ! Mais j'ai tenu à vous avertir que vous commettez une illégalité en venant a mon boni, car vous n’avez pas le droit de visi- dit — J'obéis à des ordres, capitaine', le lieutenant d’une voix sèche.— Fort bien !.A partir de ce moment vous êtes sous les miens.Lieutenant Harri son, je snis maître à mon bord et je vous déclare mou prisonnier !.L’officier anglais, stupéfait de tant d’audace, s’écria : — Vous n'en avez pas le droit !.— Etes vous dans le vôtre ?.intoriogea d'un air moqueur le commandant.— Prenez garde, capitaine !.Vous vous exposez à paver chèrement votre audace !.Sans répondre a l’Anglais, le commandant du Fran* Hais se tourna vers son second et commanda : — Signalez au Monarch que nous gardons ces messieurs ici, et que nous les «‘mmenons à Lourenço Marquez, et ajoutez qu’à la moindre tentative de nous importuner, je fais pendre lo lieutenant Harrison et ses hommes à mes grands perroquets !.Faites forcer la vapeur et en route !.1-e cap on Delagoa !.Le second partit et le Hollandais reprit, en s’adressant à l'officier anglais, pétiifié : — Ne vous en déplaise, monsieur, telle est.ma volonté.Vous avez commis en venant à mon lsird une violation du droit international.A Loureii«;<> Marquez, nous nous expliquerons devant h‘s autorités portugaises et nous ver ions alors, «pii de nous deux aura raison !.]«e lieutenant Harrison protesta pour la for me, mais se rendit à l'im'vitable et lo Frans liais s’ébranla, crachant tlammes et fumées, en route à toute vapeur, pour la baie de Delagoa, suivi à courte distance par le superbe croiseur anglais, dont le commandant, dans la crainte .].« *-,»!»- !’ï;“i-omdo .ît.„ -vt nje-ita- ce à exécution, se contenta «l’attendre 1 «irrivéi an port pour porter la chose devant les autorités compétentes.f«G J/oîniivA et lë Fi t«;«.« llali arrivèrent ensemble dans le port de la colonie portugaise.1a* commandant, anglais s’empressa d’aller porter plainte, taudis que lo lieutenant Harrison et ses hommes, fort bien traité par le capitaine Rotterdam, étaient rtMiiis en liberté.Tous les passagers «lu Transatlantique débarquèrent, non sans avoir préalablement eliau-deinent félicité le commandant pour sa crâne attitude.Erica Rittersdaal surtout, se montra enchantée.Cependant, comme le temps pressait, elle 110 put s’attarder pour connaître lo résultat, du eonllit qui avait surgit entre les ¦•oinmaiidants du Monarch <«t du Frans liais.lsi Fille du Boer so joignit à une caravane en partance pour le Transvaal, à travers les plaines déseites du Zoulouland.Pour éviter les fuites chaleurs, 011 voyageait la nuit.Bientôt les premières collines du pays dos Boors apparurent au loin, comme d'innnenst s monticules de sable.Erii a senti t son cieur bat tre plus foi t, à la vue de ces llo/ijes (c’est ainsi que les Boers appellent les collines de leur pays), «pii iui rappelaient les excursions de chasse auxquelles elle avait participé avec son pauvre père.Son im patience grandit et elle 11e put presque plus attendre le momeut «le son arrivée.— T E ministère! dos Travaux publics recevra ^ jusqu'à vemliedi, le 17 avril 1903, inclusivement, dus soumissions pour la constiuction d'un quai en caissons et en béton dans le havre de Québec, lesquelles devront être cachetées, adressées nu soussigné et porter sur leur enveloppe, en sus de l’adre-ete, les mots : «, Sôu mission pour améliorations dans le havre do Québec.«« On peut consulter lus plans et devis au bu-rpau «lo \ 1 H.A.Grav, ingénieur résilient, édifice do la m Confederation Life ««, à Toronto; au bureau de M.C.Desjardins, commis des Travaux publies, au bureau «le poste do Montréal ; au bureau do M.Pli.Behind, commis des Travaux publics, au bureau de poste do Québec ; au bureau de M.E.T.P.Showen, ingénieur réddi-nr, à Saint-Jean, N.-B.; au bureau tie M.0.E.\V Dix)well, ingénieur résilient, à Halifax, N.E.; ainsi qu’au miuistènû des Travaux publics, à Ottawa.Ix‘s soumissions devront être libellées sur les imptimés «pie le département fournit à cette Sainte-Scliolastiqiie fui et devront portui ia signature des soumis sioiiuniros.Un chèque «le vingt mille piastres ($20,000), à l’ordre ils l'honorable ministre dos Travaux publics ut accepté par une banque à charte, devra accompagner chaque soumission.Ce chè- <|i>o sera confisqué l'entrepreneur dont b« — L’autre soir, j’eus la bonne fortue de mot tre la main sur le dernier rapport «lu ministre ties Travaux Publics «le Québec.C'est une lecture très intéressante : si ou a lo malheur d’y mettre lo nez, c’en est fini pour au moins j deux jours, il faut le lire et le relire jusqu'à la lin.Entre autres chose.", intéressantes, il y a dos renseignements très utiles sur notre palais de justice On va me demander pourquoi ce rapport du ministre parle spécialement, cette année, tie notre palais, quanti il n’en parlait pas les années dernières.Eli bien, voici.Depuis qu’ils ont un «« aqueduc en fer «• tic* première classe leur permettant-de s’abreuver à ht rivière sans avoir à se déplacer ; depuis qu’ils ont un éclairage tel que la lune refuse de sc montrer, nos bons amis de Saint-Jérôme ont résolu «Je nous enlever le chef lieu «lu distric*.Pour cela leur 8.M.Oscar Barcelo, marchand, M.Jos.Lucombe, cultivateur, et son i-pousv, Olive J ^eclair, do Sainte Scliolastiijue, ont «Ionné à la corporation du conseil do notro comté deux poirions contiguës «le certain terrain.Mais le conseil «le comté devait transporter ces terrains au gouvernement pour lui permettre d’y construire le palais do justice du district «le Terrebonne.Dans cette cession faite par M.Barcelo et- M.et Mme Lacombe, il y a une clause très importante qui embête ben lo gouvernement et encore plus nos amis de SaiutJérôme.Dans cotte clause, il est stipulé que dans le cas où ,o terrain donné ne serait pas accepté par le gouvernement pour y construire le Palais de Justice et la prison, ou que, ayant été accepté, il s'opérerait «ics changements pourvoyant à ce «pie Icsdites bâtisses soient construites ailleurs ou ne le soient pas du tout, le terrain devra retourner au donateur en pleine propriété et le présent acte de donation sera considéré comme nul et n'ayant jamais été consenti.Comme on le voit, cette clause couvre le cas oil le chef-lieu serait transféré à Saint-Jérome, l e terrain alors donné retournerait pour le moins aux héritiers Lncornbo et Barcelo.Le 1 1 mars 1SG0, le conseil «le comté autorisait M.Wilfrid Prévost, maire de notre vil lage, à signer un " titre translatif “ en vertu duipiel le terrain donné au conseil devait être remis au gouvernement.Co transfert eut Heu en i8ü9, quand les travaux «le construction du palais de justice furent commencés sur ledit terrain.Lo choix do l'emplacement a été ap prouvé par le gouverneur en conseil comme cela devait avoir lieu en vertu de l'acte de judicature du Bas-Canada, 20 Vict., ch.44, année 1857.Les travaux commencés en 1859 furent terminés en 1 1G2.Iai coût fut de $29,811.03 dont $28,473.71 pour l'édifice et $1,338.32 pour frais d’installation.Cet édifice fut détruit par un incendie dans la nuit du 26 au 27 juillet 1865.Il fut reconstruit aussitôt au prix do $15,561.22.Dans cet incendie trois détenus ont péri.Tels sont les intéiessants renseignements que j’aimais à communiquer à mes concitoyens.soumission aura été acceptée refuse de signer 1c cont rat «l’entrepriso ou n’exécute pas intégralement co contint.îai cheque dont on aura accompagné ies soumissions «pii n'auront pas été acceptées sera remis.Lo département ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Par ordre, FRED.G ELINAS, Secrétaire.Ministère des Travaux publics, Ottawa, 10 murs 1903.N.B.— Le diiparteinent no reconnaîtra aucune note pour la publication «le l’avis ci diis-s«is, lorsqu'il n’aura pas expressément autorisé cette publication.A.M.VIGNEAU.bjorlcger-Bijou tier Réparation de Montres, Pendules et Bijoux do toutes sortes.El)?' Joncs de mariage, une spécialité.170, Rue Saint Georges, SAINT-JEROME (Porte voisine do l'Hôtel Gauthier.) L’ECHO DE PAULS, journal quotidien Public «p's «n icies sigin s «les maîtres «te la littérature lïaiti.wKi' cl «leux ruuians iueilits pur jour.Principaux cnilnburateurs : Jules Lemaître, Ed.Lepollelier.Paul et Victor Marguerite, J.-II.Ilosny, Henry Ilnussayo, «le l'Academie française, Charles Kolev et autres.Abnimemetll : Six mois, $4.OU ; un an, 87 00.—i rue Tailboul, Paris (Franco).L’AUTORITE Jou ni al q uot id ien Public eli(ii|Ue jour un article «le M.Paul «le Oas-sagnac.Abonnement, Six mois $3.GO ; un an S7.UU.4 bis, rue «lu Itouloi, Paris, Franco.Les lectures modernes Riîviu» illustrée «le la famille.Paraît le 10 et le 25 avril.Hue Saint Gcorqcs, en face du marché.Journal quotidien La rédaction littéraire du Journal est la plus brillant-des journaux de Paris.Supplément hebdomadaire gratuit pour les abonnés: Le journal pour tous.Abonnement: Six mois, $4.00; un an, $7.00.100, rue de Richelieu, Paris (France).A VENDRE Au centre do Montréal, une propriété en brique, 3 logis, bonne cour, greniers et écuries de trois places, rapportant $324 par année.Avantageux pour laitier ou charretier voulant s’établir à la ville.Possession immédiate Prix $3,500, $500 comptant-, balance a 6%.Titres parfaits.S'adresser à L Guyon, 20, ruo St-Jacques, Montréal.A GENCE DE DETECTIVE pour le district do Terrebonne.— Ouvrage de détective, cou-table et renseignements de toutes sortes.Collection «le comptes, billets, etc., daus le district et ailleurs.Correspondants dans tout le Canada et les Etats Unis.G.BOIS-SONNAULT, D. fuîtes promptement et à bas prix.No 4, rue Sainte-Julie SAINT-JEROME Téléphone No 3f> Lia Alouette & Vczina gpapde Ulgpe -pyapacoritip«*r\-tale de 1>/Ulapjique au Pacifique LA SEULE ROUTE DIRECTE POUR North Bay, Sudbnry.Rat Portage, Keewatin, Fort William, Port Arthur, Winnipeg, Brandon, Calgary, Banff', Nelson, Rossland, Vancouver, Victoria, Seattle, Tacoma, Portland, Dawson City et tous points dans le Manitoba, Territoires du Nord-Ouest, Colombie anglaise, par Le train No.1 quittant Montréal à 9.30 a.m.tous les jours excepté dimanche.La ligne rapide pour SaintPaul, Minneapolis Duluth, VIA SAULT STE.MARIE, passant Gladstone, Escanaba, Marinette, Menonienec, Chippewa Falls, Kauclaiio et les principales uilles dans le nord du Michigan, du Wisconsin et du Mindesota.Le chemin populaire pour Québec.St.Jean, N.B., Boston, Portland, Manchester, Lowell, Holyoke et tous points dans la Nouvelle-Angleterre et les provinces maritimes.Deux trains par jours pour Peterborough, Toronto, Hamilton, London, Détroit, Chicago.Sfcîf Prix réduits les jours de fête.Pour billets et informations, s’adresser à J.E.PREVOST FILS, Saint-Jérôme, P.Q- ou à JOHN MORROW, J lawkesbury.jviapufacturiers .EptyepreyieufS CopstructeufS Bois de charpente de toutes dimensions, Buis préparé.Jalousies, Fortes, Chassis, Moulures, etc.Grand assortiment de Meubles de toutes les qualités et de tous les prix.Toutes commandes envoyées au magasin ou à la manufacture seront exécutées immédiatement à des prix très bas.Magasin : Rue Libelle, près de chez M.E.G ibault.JOS.LECLAIR Carrossier -SAINT-JEROME, P.Q._ Tient toujours un bon assortiment de Voitures d’hiver et d’été.Toutes commandes exécutées sans délai, ainsi que toutes réparations.Prix très modérés.flagasin de Meubles On peut se procurer des Meubles de tous les genres a.u magasin de sî.^.FAPEisiT Notaire, Commissaire, & c.SAINT-JEROME, P.Q.Argent A prêter ti 5 et G j>.c.sur polices cVassurance de vie et sur propriétés.Achats de paiements et de créances de toutes sortes.Prêts aux corporations.Achat et vente de propriétés.M.Parent représente plusieurs compagnies sur la vie et contre le feu • La Ottawa Fire fus.Co ; 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