L'Avenir du Nord, 30 avril 1903, jeudi 30 avril 1903
Septième Année — No iS.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, 30 Avril 1903 ,4Q§, " m ORGANE LIBERAL du DISTRICT de 1 EBON NE.Li StC?OS t'AVE KIR EST OAKt LE PEUPLE MEME MOUS VTRROKS PRO^PkRta LIA HLA (Kl ü iauALmT “ v» -errO ($ Ç.HE.K MELR., /LboTvpejnepts i Un an.$1.00 Six mois.0.50 I TC* Jules- tdouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE % *ê.Appopoesi Le pouce : Un mois.“ Un an.$1.00 $3.00 LA RAISON HISTORIQUE DE LA LOI DES ASSOCIATIONS Il y n bientôt quinze jours, noua avions la bonne fortune d’assister à une conférence donnée sur la Loi des Associations, à l’Université d’Ottawa, par le baron Saint-Elmc des Champs.Nous savions que cet homme distingué était professeur de langue française depuis sept ans à l’université de Toronto.Nous étions donc certain d’entendre un causeur érudit, disert et renseigné sur la question qu’il traiterait.Mais de ce descendant de la noblesse française nous redoutions une sévérité sans mesure dans l’appréciation qu’il ferait des actes de la République.On nous avait cependant affirmé que le baron St.Elme des Champs avait des idées larges et un esprit fort libéral.Cette dernière opinion a été pleinement confirmée par la manière impartiale avec laquelle le conférencier a traité son sujet.Mgr Sbaretti, délégué apostolique, Mgr Duhamel, archevêque d’Ottawa, les RR.PI\ Oblats, professeurs à l'Université, les étudiants du scholasticat et du juniorat, les élèves français de l’Université et près de cinq cents personnes de la société canadienne française d’Ottawa composaient l’auditoire de M.des Champs.Devant les hauts personnages ecclésiastiques qui l’écoutaient, le conférencier a été superbe de franchise et d’impartialité.Après avoir déclaré combien lui paraissait sectaire et injuste la conduite du cabinet Combes envers les congrégations religieuses, il aborda sans crainte la question qui devait constituer le fond de son étude : où est et quelle est la cause de la loi votée en France contre les associations religieuses, le 1 er juillet 1901 ?On appelle cette loi la loi de Waldeck-Rousseau et de Combes.Mais si c’est le premier qui l’a faite et si c’est le second qui l’applique, ni l’un ni l’autre cependant n’en sont la cause.Avec une liberté d’allure et un esprit observateur qui dénotent chez lui une grande sincérité et une conviction bien assise, M.des Champs scrute l’histoire de France et nous fait toucher du doigt la l cause des luttes que l’Eglise a à soutenir aujourd’hui dans sa patrie.Il remonte à 1788 et nous fait un tableau de 1 état du clergé français à cette époque.Le baron des Champs flagelle ici les excès des rois de France, il condamne le luxe des grands, leur mépris du peuple, leurs injustes privilèges qui écrasèrent les citoyens français sous de lourds impôts.Le clergé de l'époque avait, lui aussi, ses grands et ses petits.Plusieurs rie ses membres tirent cause commune avec la noblesse contre le bas clergé qui, lui, épousait les mécontentements du peuple.Le haut clergé et la noblesse firent naître la révolution.Le peuple se lassa d'être esclave, il voulut gouverner à son tour.Pour cela, il renversa la noblesse laïque et cléricale, il s’empara des richesses des religieux qu’il chassa.Il me semble voir poindre là, flit M.des Champs, la loi de 1901 contre les congrégations.De la Révolution à 1801, il n’y eut pas vlino'îfu'égations en France.En lSOl.sur-Napoléon.et par teqÙy.'èjj1.11.^ ‘e ^ ^ entre Rome et la France.”f concl,le Mais dans cette entente, il ne fut nullement question des congrégations que la Révolution avait chassées.Napoléon décrète qu’aucune congrégation ne peut exister en France sans une autorisation préalable Quand donc voyons-nous les congréga-reverd- en grand nombre er.-France < S.ua la Restauration.Mais, malheureusement, le gouvernement de Louis XVIII donna trop de latitude au clergé qui en abusa.Comme avant 1788, il s’ingéra dans la politique, s’inféoda aux grands du jour, eut sa part dans ies fautes commises et en subit les conséquences.Comme en 1788, le clergé français contribua aux abus qui provoquèrent la révolution de 1830.t Louis-Philippe modéra le clergé.Sous lui les congrégation jouirent d'une assez grande liberté.Toutefois elles persistèrent à vivre en France sans demander l’autorisation qui leur aurait été alors si facilement accordée.Je suis encore à me demander, dit le conférencier, pourquoi les congrégations ont commis cette erreur capitale.Napoléon 111, traita les congrégations avec assez de libéralité.Il autorisa les unes et chassa les autres.Sous son règne, les Jésuites furent expulsés de France.A cette époque règne un esprit antichrétien.Mais la lutte que Renan, Cousin, p.fjautres firent aux congrégations fut une lutte loyale et sincère.Enfin nous arrivons à la république actuelle qui a vu les catholiques se diviser et par conséquent s’affaiblir.U eît évident que M.des Champs, en esquissant l’attitude du clergé catholique sous les différents régi très, depuis la Révo- lution jusqu’à nos jours, a voulu faire ressortir eetto vérité que le clergé et surtout les congrégations, en France, sont, à ctiu.se de leur histoire, redoutés à l’égal des royalistes et des prétendants à la couronne de France.Il ne justifie pas complètement cette impression, mais il la constate comme un fait historique.Un coup d’œil sur l’histoire nous fait voir que le clergé catholique français a toujours pris fait et cause pour la monarchie et que la monarchie s’est toujours appuyée sur lui pour dominer.Nous voyons qu’à cause de cela, tous les autres gouvernements que s’est donnés la France : monarchie mitigée, empire et république, ont toujours été ombrageux vis-à-vis le clergé et surtout les congrégations sur lesquelles le gouvernement n'a aucun contrôle.Cette thèse de M.des Champs est brillamment éclairée à la lumière des faits contemporains.Arrivé à la troisième république, le conférencier rappelle l'attitude des catholiques qui se rangent dans le camp des ennemis de la République.Gambetta, dit-il, et avec lui tous les républicains furent, dès le début, convaincus (pie catholiques et royalistes étaient nécessairement la même chose.Le clergé catholique leur donna malheureusement raison.C’est ce qui explique la lutte que la République fait encore aux catholiques.Comment voulez-vous qu’il en soit autrement ! Pendant quatre-vingts ans nous avons dit à la République : nous no voulons pas de toi : depuis trente ans, nous travaillons à la détruire.Est-il étonnant qu’à notre cri de détendu est Republicft, la République réponde : Deleiula cul Keclesia ?En 1888, le Pape essaya de rallier les catholiques de France à la forme de gouvernement quo fe’-oat donnée, lo peuple français.Il dit aux catholiques : Vous pouvez être républicains.Le clergé et les catholiques n’eu continuèrent pas moins leur lutte à la république.En 1890, le cardinal Lavigerie arriva de Rome avec un programme plein de sagesse.Au nom du Pape, il dit aux Français qu il était pour eux antipatriotique et injuste do ne pas se rallier à la République.Le cardinal Lavigerie ne fut pas écouté ni par les catholiques ni par le clergé.Mgr Freppel, se faisant le porte-paroles tics catholiques royalistes de France, discuta même avec le cardinal Lavigerie l'opportunité de se soumettre au conseil «le Léon XIII.Plus tard, le Pape avisa de nouveau les catholiques de France, par son secrétaire d’Etat, le cardinal Rampolla.On ne l’écouta pas.Enfin, Léon X 111 s’adressa lui-même, par une encyclique, aux catholiques français, leur demandant de cesser une lutte insensée contre une forme de gouvernement.Quelques-uns lui obéirent, plusieurs autres fermèrent l’oreille à ses sages avis.lai loi actuelle, qui sévit contre les congrégations religieuses comme étant un (langer pour l’État, est expliquée.Mais elle n’est pas excusée.Le baron des Champs termine sa eonfé-••;oce en faisant voir combien est injuste e ."‘^•q'pue le gouvernement républicain qui, ou iliaiiL .,lropr(.définition, persécute et entrave la liberté il» «ovens.Il ressort clairement de l’instructive con- twl'onoo dont lkOVLO VuitOf.M -lo Otio pâle analyse, que le clergé catholique, en France, subit aujourd’hui les conséquences de son étroite et perpétuelle alliance avec la monarchie de jadis, de sa liaison persistante avec les royalistes d'aujourd’hui, de la lutte qu'il n’a cessé de faire à la République.De plus, nous pouvons ajouter que les congrégations ont à souffrir aujourd’hui de la lutte intempestive (pie le clergé français n’a cessé de prêcher et de soutenir contre l’Université, institution nationale où ils auraient mieux fait d’entrer dès la première heure plutôt «pie de lui être constamment hostile.Espérons que la leçon sera bonne et que les catholiques suivront enfin les conseils de Léon XIII en se ralliant à la République qui cessera de les persécuter le jour oii eux-mêmes cesseront de la combattre.Jep Capitalistes et Ouvriers Dimanche dernier a (té lue dans les églises de Montréal et de plusieurs ville-* du diocese une lettre pastorale de l’archevêque sur la question du travail.Question brûlante, dillicile à résoudre et qui, dans les circonstances, est très épineuse.Mgr Hruchési s inspire de l’Encyclique AV-rurn novarnm, que les ouvriers de tous les pays considèient.comme leur ij ramie charte.Les grèves survenues à Montréal depuis quelques mois, celle qui bouleverse cette ville en ce moment et d’autres pointant à l'horizon ont éveillé des craintes et engagé l’archevêque de Montréal à bien définit les droit et les de voirs des capitalistes *t des ouvriers.L’archevêque s’élève avec raison contre les unions internationales qui mettent nos ou vriers à la merci de l’étianger.Notre classe ouvrière est assez nombreuse et intelligente pour revendiquer elle-même la reconnaissance de ses droits.Pourquoi se lier à des unions étrangères qui lui arrachent des sommes énormes et lui créent des obligations dangeieuses ?L’Archevêque cite de 1 encyclique de Léon XUI un passage que nous croy ms utile de re produire ici.Il explique les devoirs des capitalistes, devoirs (pie ceux ci enfreignent trop souvent.Sans doute, les travailleurs doivent se soumettre à leur état et éviter de suivre les mauvais conseils d une ambition effrénée.Mais ils ont des droits trop souvent méconnus.Il nous semble que pour éviter le désastre des grèves il est encore plus nécessaire de rappeler au riche ses devoirs que «le mettre toujours le pauvre en face des siens.L’un et l’autre sont soumis à des principes d’équité et de justice qui leur créent des devoirs impérieux.Mais il faut bien reconnaître qu’il est plus aisé au capitaliste qu’à l’ouvrier d’outrepasser ses droits.11 n’a pour cola qu’à faire li du principe d'équité qui îe doit guider, et c’est tout.Tandis que l’ouvrier ne peut transgresser ses devoirs sans en être immédiatement puni, il ne p« ut outrepasser ses droits sans se heurter à la ! puissance du capitaliste, à la formidable organisation sociale, sans entrer dans la révolte ; c’est dire qu’il a de hautes et dangereuses barrières sur sa route, tandis que le capitaliste ne rencontre comme seul obstacle dans le chemin des abus où le pousse son ambition, qu’un principe d’équité et de justice «pii lui indique son devoir.C’est trop peu.C’est pourquoi les unions ouvrières ont été fondées, mais elles n’entrent en scène que lorsque les abus deviennent criants, et atteignent un groupe notable.Jusque là qui pourra dire de combien d’injustices des ouvriers isolés ont eu à souffrir ! Il est donc très opportun de rappeler au capitaliste puissant les principes qui le doivent inspirer dans son attitude vis a vis ses ouvriers.Les voici, exprimés par Léon XI II : En premier lien, recommande le Souverain-Pontife, que les riches commencent par s’interdire tout acte de provocation.Qu'ils évitent toute manœuvre, toute exploitation, tout excès de nature à porter préjudice aux pauvres.Les vrais catholiques, dit-il encore, doivent s'efforcer (le donner satisfaction aux justes revendications de ceux qui sont placés sous leurs ordres.Il serait déraisonnable, en e.lTet, de la part des capitalistes et des industriels, d’élever outre mesure le prix des choses nécessaires ou simplement utiles à la vie, uniquement dans le but de grossir leur fort une.et sans tenir compte des privations imméritées qu’un pareil abus de puissance impose aux classes ouvrières.Nous n’hésitons pas à déclarer qu’il y aurait la provocation intolerable et déni (1e justice Quelles raisons assez convaincantes trouverait l'Eglise, dans ces circonstances, pour demander au peuple de se soumettre et de souffrir en patience ?Si l’on veut (pie le pauvre se résigne aux misères inséparables de son état, et qu’il soit it*s-pectueux des droits d’autrui et de l'ordre social, non seulement il importe de ne pas le pressurer par des hausses frauduleuses ; il faut encore que le capital ne lui refuse aucun de ses droits.Parmi ces droits, un salaire équitable occupe le premier rang.Comment attendre de l'employé qu'il se dévoue et peine toujours sans recevoir une juste rémunérât.ion.c'est-à-dire un salaire correspondant à la véritable valeur du ti avail accompli, et au prix courant de toutes les choses nécessaires à la vie familiale ?Ce serait de même un abus que de prolonger la durée «lu labeur quotidien au-delà des bornes déterminées par la nature, la loi divine et l’in-J 'vêt, des sa niés.11 serait injuste également de léser les ein- î1* .)•*,,o 1,.«1 nai I nul lll'dl (illik Mil même titre que tous les citoyens, de se fortin r en associations distinctes, pourvu que rien dans les règlements de ces sociétés ne dépasse une équitable mesure de secours et de protection mut uels, ou ne dégénère en violence et en ten-danees socia 1 istes.IJ y aurait enfin une sorte de cruauté, même au seul point de vue economique, à rabaisser plus qu'il ne convient le salaire des hommes, par la concurrence désast reuse et souvent immorale du travail non réglementé di s enfants, des jeunes filles et des mères de famille.meilleure entente entre la Russie et l’Angle terre et que plus tard il se pourrait que lo roi Edouard fasse une visite à Saint-Pétersbourg.La lettre de Paui IJéroulède désapprouvant les manifestations discourtoises envers le roi Edouard, à l’occasion de sa prochaine visite à Paris, a produit un excellent effet.La presse parisienne se prononce unanimement en faveur d'une réception cordiale du roi Edouard, récep lion digne de la courtoisie et de l’hospitalité française.Sur les 50 journaux de toute l’opinion qui se publient journellement a Paris, il n’y en a quo trois qui aient des idées assez mesquines et soient assez fanatiques pour exciter une manifestation contre le roi.Ces trois journaux sont : la Patrie, de M.Millevoye, l’lut rai ut it/ea nt, de Rochefort, et la Libre Parole, de Dru mont.L’Exposition de Saint - Louis Comme on lo sait, les Etats Unis célébreront le centenaire de l'achat de la Louisiane, «le la France, par une exposition universelle qui aura lieu à Saint Louis, Missouri.Inutile de dire que les américains feront les choses d’une manière, grandiose.Cette exposition s’ouvrira en 1904, mais la dédicace solennelle en sera faite lo J0 avril, le 1er et le 2 mai prochain.Nous remercions la direction de l’Exposition de Saint Louis, de 1 honneur qu’elle a fait à L’Avkmr du Nord, en invitant son diree tour aux cérémonies de cette dédicace.Ces fêtes seront splendides.Sur les trente-six ambassades et légations do Washington, vingt-cinq ont annoncé au Secrétaire d’Etat qu’elles seraient représentées aux cérémonies de la I >édioace.Nous regrettons amèrement que le Canada ait décidé de ne pas prendre part à cette exposition universelle qui se prépara pour l’an prochain.11 y a deux ans nous avons constaté avec peine que toutes les provinces de la Puissance du Canada n’aient pas été judicieusement représentées à l'Exposition Pan-Américaine, de Buffalo.L’occasion s’offre belle de prendre notre revanche et de faire briller notre beau pays aux veux «le l’univers, en participant d’une manière officielle à l’Exposition de Saint Ivouis, et d- us négligeons d’en profiter.C’est très malheureux.— UN — Scaqdale Conservateur UN RELIQUAT DE L’ADMINISTRATION DE M.O.A.NANTEL CACHETS DIT Dr FRED.J.DEMERS CONTRE LE MAI, DE TETE Leurs effets sont d’une efficacité merveilleuse contre tous maux do tête, migraine, névralgie, fièvre ou grippe Exigez le nom sur chaque cachet.En vente partout.Dépôt 1157 St-Lau-rent Montréal Edouard Vil eq France Le roi d’Angleterre fait en ce moment des visites diplomatiques en Italie et en France.Il est en ce.moment à Rome et il sera à Taris vendredi.La capitale de la Fi\ poo lui prépare une réception d’une splendeur royale.En dehors de son côté pittoresque, la visite du roi Edouard en France laisse le champ libre à toutes sortes de déductions en ce qui concer ne sa signification politique.U's fonctionnaires français déclarent que cette visite marque le rétablissement des bonnes relations entre la I rance et 1 Angleterre, relations qui Avaient été très tendues par l’affaire do Fachoda et la guerre du Transvaal, lis disent également que cette visite prouve que dorénavant la politique étrangère de l’Angleterre sera sympathique envers le Portugal, l’Italie et la F rance, les trois nations visitées par le roi Edouard.On suggère aussi que cette visite amènera une Vendredi dernier, M.Jean Prévost a dévoilé à la Législature provinciale, un véritable scan dale dont sont responsables ces saintes nitou-clies de conservateurs qui posent à l’impeccabi-lité.M.Nantel, ex-ministre, est naturellement dans le pot aux roses.Avant 1877, lu succession Têtu avait acheté des limites qu’elle devait, pour cause de mauvaises affaires, céder à M.Lamontagne.Ces limites comprenaient dans les 100 milles, et M.Lamontagne les garda pendant longtemps sans toutefois paver de droits d’arrérages, si bien qu’un jour il était dû au gouvernement la somme de $35,000.M.Lamontagne étant tombé en déconfiture, les créanciers continuèrent à demander des délais et pendant longtemps on patienta, on tergiversa.I.c gouvernement, au mois de mars 1897, ne voulut plus entendre parler de règlements amiables, il fallut vendre et on donna même dans ce but, des ordres par télégraphe.Mais à la veille des élections, les conservateurs eurent le cœur plus sensible, surtout à l’heure où apparut M.Vermette, organisateur du parti conservateur.M.Vermette alla trouver M.Nantel à Mont réal, entre le jour de la nomination et celui «lu vote, c’est-à-dire entre le I et lo 11 mai 1897.Le 5, il proposa à M.Nantel $7,500 pour les $35,000, et le gouvernement a accepté.C’était un règlement terrible pour la succès «ton Jaimonlagne et pour les droits de la province.Il fallait arriver à la veille des élections pour estimer que les limites de M.Lamontagne no valaient que $7,500, quand auparavant le gouvernement croyait en tirer un meilleur parti.Mais l’heure avait sonné où l’on pouvait, en 1S heures, bâcler cette affaire sur un blanc du département, et les concessions que l’on ne pouvait faire aux créanciers Lamontagne, en les faisait à un favori en politique qui, quelques mois plus tard, revendait.à des Canadiens ?Ah ! non, mais à des Américains, ces limites pour $13,000 N’est-ce pas que l’on travaillait bien dans ce temps là pour les Américains, soit ouvertement, soit en dessous?—car c’est la Saguenay l.um ber Co.qui détient ces limites et cette société est composée d Américains.Le drapeau.Le tricolore doit rester le drapeau national des Canadiens français, tant que le drnpiau des patriotes de 1837 ne sera pas accepté par tous.Mais nous devrions orner nos pavillons tricolores do la belle feuille d’érable et du Castor.Ce serait là un étendard pius canadien fran vais.Le drapeau bleu orné du Sacré-Cœur ne rencontre pas l’approbation générale.Loin do là.On a tenté un mouvement pour faire accepter cet étendard aux étudiants île l’Université Lava] à Montréal, mais ce mouvement a licl et bien échoué.|-o MELI-MELO — | L ite eon/eitmce de M.Ileuri liourassa.Le dimanche, 19 du courant, M.Henri llou lassa, député de IjiIh'IIc, a donné une remarquable conférence aux élèves du collège de Jo licite.11 a parlé avec éloquence de l’éducation et de l’instruction.Dans un langage exquis il a développé les devoirs du jeune homme envers lui-même, envers sa famille, envers la société, envers sa race et sa religion.Grâce à l’émancipation qui, depuis quelques années, a élargi les idées dans nos collèges classiques, on a pu entendre M.Rourassa parler aux écoliers de Juliette des devoirs qui leur incombent au point de vue politique.I/O conférencier a même effleuré les devoirs de véné ration et d’amour que ses jeunes auditeurs au rout à remplir un jour vis a-vis celle qui sera leur compagne.C’est-à dite que M.Ilourrassa a pu parler aux élèves du collège de Juliette comme à «lo futurs hommes et à de futurs citoyens qui ont la-soin d’être préparés aux grands devoirs «le demain.Un beau sucrée.Nous offrons nos chaleureuses félicitations à notre ami, M.Albert Théberge, qui vient de passer avec un brillant succès ses examens de droit à l’Université McGill.Ces examens portant sur toute la matière des quatre années d’études du droit, présentaient do sérieuses dillicultés.M.Thé-berge a su tout de même arriver le septième sur quinze candidats.I.-es Canadiens français nous ont fait- hon-neuro à cct examen de l’Université McGill.Parmi les sept premiers nous comptons qiiutro des nôtres.Ce sont, avec M.Théberge, MM.Lh.Gosselin, Chase Casgrin et C.M adore.M.Gosselin est sorti premier du concours, et M.Casgrain, deuxième.Le drôle.Le Journal do Montréal est impayable.Il déclare dans son numéro du 37, que ce sont les huit députés bleus de la provineo de Québec qui ont tout le mérite de la dernière session.Sur (il députés ils sont 8 et c’est à eux seuls qu’il faut attribuer les bonnes actions qui ont pu se glisser dans les travaux de la session qui vient de se clore.Le gouvernement- ne se relèverait même pas des coups que lui a portés M.Pelletier ! Ah, mais, c’est qu’il ne doute de rien, l’organe du grrrand parti des huit.31 n’est pas respectueux pour le chef de l'opposition, par exemple.m C’est à M.L.-P.Pelletier, dit-il.que re viennent les honneurs de la guerre, u Eclipsé, M.Flynn.Simple question.1 ,e Journal écrit que si notre commerce a augmenté depuis quelques années c’est parce que les récoltes ont etc abondantes.I/O confrère veut il nous dire franchement si c’cst là la seule raison qui a fait que, de 1890 à 1903, six ans de régime libéral, notre commercé a augmenté de $184,885,000 alors que de 1871 à 1890, vingt-cinq ans de régime conservateur, il n’a augmenté que de $101,133,000.Voyons, la main sur la conscience, confrère, le gouvernement littéral doit avoir sa part de mérite dans cette piodigieuse augmentation.Sottise révoltante.Puisque nous en sommes à parler du Journal, nous prions nos lecteurs de remarquer comment cet organe conservateur apprécie les faits politiques du jour.Sa sottise n’est surpassée que par sa mauvaise foi et son fanatisme dégoûtant.Tous admettent aujourd’hui que Sir Wilfrid Laurier a donné le coup de mort à l’Impérialisme lors de la Conférence intercoloniale de I/Oii-dres, en s’opposant énergiquement aux desseins sournois de Chamberlain.Eh bien, le Journal, au lieu de reconnaître cette vérité indiscutable et de donner crédit à Laurier [Hoir cette lionne action, dégorge la injure ru i van te : “ On sait que sir Wilfrid n’a pas fait autre *• chose que de proposer des remerciements à “ M.Chamberlain pour lui avoir fourni l’occa-“ sion de ce pique-nique en Europe.” Que les conservateurs sont à plaindre de n’avoir que cet organe mal appris pour défendre leur cause.la brochure portant le titre ci dessus.11 est très intéressant de lire ce plaidoyer écrit par Gold win Smith en faveur des Canadiens qui ont.condamné la guerre sud-africains.C’est M.lK-nri Rourassa qui a traduit en français le travail de M.Smith.Lu brochure est éditée pur la librairie Beau-chemin de Montréal, et est en vente à Saint-Jérôme à la librairie J.-K.Prévost, fils, au prix de 10 cents.Le scandale Gamey Ce scandale est toujours un scandale, mais il a changé de couleur : il est bleu maintenant.Par un chantage honteux les conservateurs de la province d’Ontario ont essayé do renverser le gouvernement libéral.D- députe Gamey qui a accusé lo ministère Boss d’avoir voulu l’acheter, qui a provoqué une enquête et a bouleversé lo monde politique de sa province par ses accusations sensationnelles n’est, plus con-idéré aujourd'hui quo comme un calomniateur et une canaille.Tous les honnêtes gens, rouges ou bleus, ont cette opinion là de co lâche qui a déserté il y a quelques jours et n'est, revenu que (le force.Ses propres avocats ont perdu confiance en lui et ont déclaré qu'ils avaient l’intention do le faire arrêter comme faussaire.La Xation so glorifie de l’œuvre do ce sale personnage.Quelle honte 1 Que nos lecteurs jugent de la valeur fie cct ignoble Gamey par le témoignage suivant rendu jeudi par Frank Sullivan, à l’enquête qui so tient à Toronto.Il a affirmé sous serment que lo samedi suivant l'exposé de l'affaire en Chambre, Gamey lui avait offert $5,000 pour l'induire à corroborer sa version de l'ullaire devant, la Chambre.M Sullivan a ajouté qu’il s'était éloigné mais que Gamey a persisté.Qu'est ce à dire ?Sinon que Gamey est un bien triste personnage et que toutes les difficultés coûteuses qu’il a fait surgir constituent un véritable scandale dont les conservateurs portent la honte.Sans Nom.Le drapeau de 1SJ7.M.1/.-J.-A.Papineau, (le Monte Bello, nous écrit que.le drapeau des Patriotes était et est encore vert, blanc et rouge, en trois bandes horizontales, le vert en haut et le rouge en bas.Les pavillons italien et mexicain sont des mêmes couleurs mais les bandes en sont perpendiculaires.Teacher wanted.Les Anglais du Canada se disent souvent supérieurs aux Jrenchnien.Iis le prouvent en n’apprenant pas notre langue, alors que la majorité des Canadiens-français parlent la leur couramment.Voulez-vous avoir un échantillon du savoir faire de ces esprits supérieurs ?Nous avons reçu dernièrement une brochure de Toronto, portant sur son enveloppe l’éblouissante phrase suivante, imprimée, s’il vous plaît : u Si personne n’appeler pas pour cette journal, veuillez l'donner à quelqu’un adulté.n Devant le tribunal de F Histoire.Nous remercions qui de droit de l'envoi de CHRONIQUE Pourquoi certaine princesse des âges féeriques fut elle nommée u la belle Crhysocôino n par les hellénistes et la n Belle aux Cheveux d'or n, — ce qui veut dire la mémo chose, — par tout, le inonde ?1-es paléologues de l’écolo allemande ont entassé des volumes de savante discussion sur la matière, sans que cette troublante question ait reçu de solution appréciable.Or, voici qu’on vient de mettre au jour, dans l’extrême orient, des monuments de l’époque aryenne, qui fixent la tradition sur co point capital et elle n'est pas co qu'un vain peuple pense.On se figurait, assez naturellement., du reste, que la belle Chrysocômo était recherchée, avec idolâtrie, des nobles prétendants do son règne à cause de sa chevelure unique au monde, paraissant formée d’un réseau meuglant, de fils d’or : or étincelant des boucles finement calamistrées, or ruisselant do corymhe splendide ; eudenettes dorées, torsades dorées, chignon doré ; soit que l’or fût réel, soit qu’une fée en eut fabriqué une poudre magique pour la houpe princière, soit même que les reflets les plus dorés du jour, amoureux de cetle Bérénice, se plussent, en se réfléchissant dans ses tresses merveilleuses, à les empreindre de l’illusion parfaite du précieux métal.lié bien, il faut rengainer cette erreur hy-perséculaire.Un savant débrouillard prouve, hors de doute, que cette fameuse chevelure auprès de laquelle les plus montantes et miroitantes crinières de nos jours no sembleraient que do la tignasse, n’avait, de prune abord, rien de bien frappant Nous savons, désormais, que la fée de son berceau avait bien attaché un charme aux cheveux de la princesse, mais latent, secret, occulte, do sorte que son centre d’attrait restait l’éternelle jeunesse du regard, du sout ire et du teint de la belle Chrv-socônie.Elle conservait, par un prodige inoui, un perpétuel printemps de beauté virginale uu milieu d’une cour où tous les visages s’étaient ratatinés, les crânes étaient devenus chenus et les bouchas édentées : telle une lleur miraculeuse de vigueur dans la mousse d’une grotte de neige.Mais la solitude et l’ennui avaient produit leur effet.Implacable aux grand’pères, jadis, qui se battaiint pour sa main, elle était, au fond, moins insensible, maintenant aux hommages des petits fils, et, un beau jour, on eut l’agréable surprise d'entendre publier, selon l’usage antique et solennel, un ban royal proclamant que la princesse épouserait le prince ou satrape qui, à tel jour, à l’heure fixée pour son réveil, se présenterait à son appartement préparé pour la circonstance, portant à la main l’objet le plus précioux du royaume.Il existait une fée méchante et envieuse qui n’attendait que cette occasion pour perdre la princesse et, nvec elle, sa fée protectrice dont elle voulait déshonorer le pouvoir.Elle insuflla méchamment aux soupirants, chacun à part, qu’ils s’assureraient lo succès s'ils parvenaient à exhiber, dans cette circonstance, une tresse des cheveux de la princesse.On devine qui sa laissa convaincre.T-a méchante fée manœuvra de telle sorte que, pour couper court, la fameuse chevelure, fut, pendand le sommeil de la princesse, et à son insu, décimée puis scalpée, rasée tout à fait : il n’en resta pas poil sur poil.1-n royale future ronflait encore que les fanfares oluironnaient i’heure solennelle et décisive.Les rivaux nombreux sont bientôt agenouillés en demi cercle autour du précieux baldaquin, dont les rideaux de tardent pas à s’écarter pour laisser paraître, quoi ?L’infortunée Chrysocôme métamorphosée en vieille momie L'AVENIR DD NORD, 30 AVRIL 1903 ¦hhi / CHANSON D'AVRIL SSp Moi j'ai dit eux pommiers ; “ O pommiers blancs cl [ruses.Caillez-moi donc pourquoi cous ries si fleuris r tth : pourquoi, maintenant, cous jadis si moroses.Ayez i 'M \ tant de fleurs nu trou! de vos bras pris ?' Et 1rs pommiers m'ont dit, en me mont raid leurs bran [cites “ Ait ! c'est que.vois-tu bien, nous sommes tri s jaloux; Sous avons vu la licite et ses tumultes blanches : Et nous tâchons d'avoir des mains comme elle.nous.Il Moi j'ai dit aux deux bleus : " fieux peuplés d'hi- [roiulelles, ré»,,* uué.o.t-.ritni *i nues, hier si nébuleux'.Vieux Irîîârex, vieux d'avril, deux plei::r d'adret c'J [d'ailes.| Dites.moi donc pourquoi, cous cous faites si bleus ?" El les deux bleus m'ont dii, dans un de leurs mur- [mures : Ali ! c'est que, oois-lu bien, homme au de s tin si doux, Août avons vu la Evite cl ses prunelles pures : Alors, nous lâchons d’etre aussi bleus qu elles, nous." Ill Moi j'ai dit n la Terre : “ Il ma mire bénie, Terre sur qui je vois tant de fleurs odorcr, l’erre pleine d'amour cl de joie infinie, Üitcs-moi dune pourquoi cous me faites pleurer?" Et lu terre m a dit : “ Pleure, homme aux peux mo- [roses : far les deux liras uni beau serrer arec émoi Ta Belle aux peux si bleus.In llelleaux maint a roses: Lit jour aussi, vois-tu, je la serrerai, moi." JEAN II A ME Al do race* «'t raogôree envahir le Canada.Il oit déiûrable quo l’immigration française vienne nous aider à contrebalancer, autant que faire se peut, ce Mot d’immigrants anglais, japonais, slaves, etc.De plus, nos vastes ressources demandent pour être sérieusement exploitées, des capitaux considérables.La France ne doit pas rester en dehors de courant qui dirige sur le Canada les gros capitalistes unifiais.américains et autres.Et puis la pureté de notre langue, la conser vation de notre caractère français, do nos moeurs, de nos goûts, de notre nationalité n’exigent-elles pas.que nous rendions plus étroites que jamais nos relations avec les Français de là lais ] Autant nous tenons peu à retourner !*• •••"¦•”• .-H trûIiÇikirv^ nutnîiv m>un ur.n 1 rons demeurer fidèles a notre race.U Canadienne, au point do vue commercial, industriel, et national peut rendre des services signalés.Nous en saluons donc la création avec bonheur.Nous engageons tous nos amis à recevoir le 11 Bulletin de la Canadienne " qui ne coûte qu’uu dollar par année.S’adresser: Salle d’Ilulst, boulevard Montparnasse, Kl —Paris (France).I Colonne * judiciaire | mi' de dix mille ans, la peau parcheminée, l’œil nul, toute la ligure renfrognée, l’air chafouin, bref, une chose idéalement laide et surrannée.Chacun comprit, mais trop tan), que le sect et magique do l’éternelle jeunesso de la princesse était dans sa chevelure enchantée qui cachait si bien les outrages du temps et qui, pour cette raison, méritait, certes, d’arriver jusqu’à nous avec le qualificatif do •> Cheveux d’or n.Que de chemin, indulgents lecteurs, pour en venir à vous conter une minime aventure ! J’arrive de Sainte Adèle.C’est l’incompara blo panorama des Laurontides, où, plusieurs se maines do l’an dernier s’en alla rêver patrie li bre et forte, 1’héroique petit-fils de Louis Joseph Papineau, réconciliant sans doute par l’esprit, sur les monts bleus, les bustes du grand agitateur et do Norbert, Morin, Hecond fondateur de cette paroisse.Je n'eus rien de plus pressé, à mon premier loisir, que de visiter le chemin de ceinture, autour du lac Rond, dont le gouvernement sub ventionne la construction actuelle.J’approuvais, tout en déambulant, cotte coopération tutélaire.Après tout, me disais je, quoi de plus sagement avisé que ue contribuer au relèvement des attraits naturels qui parent les centres do colonisation, surtout ceux qui ont vieilli et d’y créer, en y faisant nflluerles touristes, un marché si profitable au colon désormais frustré de la chalandise du chantier.Toujours marchant, j'arrivais au côté opposé du lac, sans tourner le regard, voulaut me ménager une joyeuse surprise.Qui ne sait que, do ce point de vue, le village vu en face, dégringolant du sommet d’une montagne ombragée d’une forêt richement mêlée, à travers les jardinets, les vergers et les badigeonnages aux cent et fraîches couleurs des maisonnettes, jusqu’au miroir érnéraude du lac, offre un coup d’œil dont le visiteur 11e se lasse jamais ?Cest bien ici, pensais-je, en plantant mon regard à terre, que le cocher fera faire halte à sa voiture en disant au touriste : « Veuillez tourner les yeux, n certain, lui, de jouir en ar liste de l’émerveillement de l’étranger etinstinc tivement, je voulus faire comme le touriste, je tournai les yeux.Ah, mon Dieu ! Ah, l’horreur ! pouah ! pouah ! qu’est-ce qui mo salit la vue ainsi î Plus un arbre sur la belle montagne avoisinant l’église.Des souches et des souches, triâtes et laides.Au lieu des pierres ensoleillées d’autrefois, des cailloux jaunissants, ternes.Au lieu des dévoilements poétiques d’hier, dos fosses fangeuses, des trous bourlieux.Au lieu du ruisseau chanteur, mélodieux, des fossés ba vards.Au lieu de la grive et du rossignol aux troublantes vocalises, l’oiseau au cri de charogne.Au lieu du paysage incomparable, une masse do terre à peine digne des meuglements de deux ou trois vaches étiques.Quel vandale a donc eu le triste courage de porter là.sa main î S’imagine-t-il, celui là, que ce que les tou ris tes vont admirer, à grands frais d’argent, dans le nord, ce sont ses beaux yeux 1 Quo ne dirait-on pas d’un homme du sud qui ferait chautier de l’érablière qui composerait tout le bois de sa terre 1 Et voilà que Sainte-Adèle, lui, fait chantier des arbres do son jardin.Triste, triste, en vérité.D’une main, on arrache à la sollicitude paternelle du gouvernement, l’argent nécessaire pour mettre le paysage unique en meilleure posture de so recommander à l’admiration du visiteur ; de l’autre, on découpe le paysage dans la carte de Sainte-Adèle, pour l’y remplacer par en trou hideux, une bouche édentée.Quand donc compren-dra-t-011 que la seule beauté de nos montagnes, c’est leur forêt-, leur chevelure, dont l’ombrage cache toutes les pauvretés du sol ?A celui qui, par calcul d’argent, a osé ton dre la chevelure d’or de ce qui fut mon beau Sainte-Adèle, je souhaiterais, en revanche, si j’étais médecin et payen, de voir les maladies suivantes assiéger son cuir crânien : l’alopécie, la pelade, la phalacrose, la pityriase, l’ophiase.le tricoma et toutes les affections épilatoires ; puis, tout le poil tombé, je voudrais quo les prochains maringoins fichassent un dard à autant d’endroits du susdit cuir qu’il y en a où l’on pût dire : Ici fut un cheveu.Natuiik.Vive “ La Canadienne ” Nous venons de recevoir de Paris le premier numéro du •> Bulletin de la Canadienne." La Canadienne est une association amicale fondée à Paris dans le but de développer les relations franco canadiennes.Ses moyens d’action sont : Etudes communes sur les questions franco-canadiennes, articles de journaux, cou férencos, brochures et publications, etc.Les présidente d’honneur de cette association sont MM.Hector Fabre, commissaire général du Canada en France ; Louis Herbettc, conseil 1er d’Etat ; Gabriel Bonvnlot, député de Paris.Le président du bureau de direction esc M.Jean Lyonnet, homme de letties.Inutile de dire combien cette association mérite l’approbation et l’encouragement des Canadiens Français.Elle vient à son heure.Nous voyons depuis quelques années, une formidable immigration La Corporation de la paroisse de Saint-Jérôme, vh.Benjamin St.Aubin et Al.Présent: Taschereau, J.C S.Jugé : La.question de savoir si une requête pour cassation d’un procès-verbal est périmée ou non, pour défaut de présentation régulière en temps utile, est un incident dans la cause, et une matière de simple procédure, sur laquelle un«* Cour, qui a juridiction dans la matière principale, peut et doit se prononcer et a même juridiction exclusive.Semble : Qu’une Cour de Magistrat, saisie d’une requête en annulation do proeès-verbal, ne peut pas être alors considérée comme un tribunal inférieur, parce qu’elle a juridiction spéciule et concurrente avec la Cour do Circuit, dans ces matières, et que, par conséquent, un bref de prohibition no peut émaner contre elle lorsqu’elle prend connaissance de ce genre de causes.Le K juillet 1901, St.Aubin fit signifier à la Corporation de la paroisse do Saint-Jérôme, une requête par laquelle il demandait l’annulation d’un procès-verbal.Cette requête fut ecrégistrée au Greffe de la Cour de Magistrat à Saint Jérôme, préalablement à la .signification.L’avis de présentation était donné pour le premier jour du terme prochain, de la Cour.Le premier jour dé ce terme, qui se trouva être le 0 août 1901, la Cour ne siégea pas, et la requête de St.Aubin fut produite au Greffe.La Cour fut ajournée au J septembre 1901 Le il septembre 1001, la requête ne fut pas présentée, le pioeureur du requérant étant absent.An terme suivant, St Aubin, représen té par son procureur, voulût présenter sa requête, mais le procureur [de la Corporation Intimée s’y opposa, sous prétexte que la requête était périmée, et que la Cour 11’avait plus le droit de l’entendre, parce qu’elle n’avait pas été présentée au jour dit.Cependant, le .3 septembre, l’avocat de la Corporation avait comparu par écrit et n'avait pas demandé congé défaut.Le Magistrat, après avoir pris la question en délibéré, décida que ia requête n’était pas périmée, qu’elle était régulièrement devant la Cour ; et ordonna aux parties de procéder.Sur quoi la corporation présenta une requête à la Cour Supérieure, pour qu’il érnâ nat un bref de prohibition enjoignant à la Cour de Magistrat, de s’abstenir de toute procédure ultérieure, sur lu requête en annulation du procès verbal la.requête en prohibition alléguait que, par le jugement déclarant la requête en annulation non périmée, la Cour de Magistrat avait excédé sa juridiction.Le jugement de la Cour Supérieure renvoya avec dépens la demande pour bref de prohibition, et l’un des considérante se lit comme suit : n Considérant que la question préliminaire soulevée dans la dite cause et décidée en faveur du présent intimé Si.Aubin, savoir: si, dans l’espèce, la requête du dit présent intimé pour cassation d’un procès-verbal était ou n’était pas périmée, pour défaut de présentation régulière, en temps utile, pouvait et devait nécessairement être décidée par la dite Cour de Magistrat et par le dit Carrier, présidant la dite Cour, et était, de leur juri diction exclusive comme incident de la dite cause, et comme matière de simple procédure ; et qu’ayant j t AC 0 «L; EX P E DI EE ^FRARCILPÀR LA POSTE: AU CANADA ET LES ETATS ôli IS-T SU R RE C f PTI0M D RIX •/- - - - • • y i prête à recevoir la semence.Une boni»»' pluie est tout de même désira lue.— La boulangerie «le M.Klie Meunier ost mainte-nuit là*inropriélé «lu AIM.Calixto «*t ltodrigue Garou, a u ireful «Je Saini-Guuut.— L’arrosoir d«; la corporation n beau répandre dans nos rues Ds eaux do nos bornes-fontaines, la séchcr«ïsse prend le dessus et la poussiôn; nous aveugle quand le vent se met «le la partie, (l ed ce «jue nous constatons depuis quelques jours.7- L«* lundi, *27 du courant, ont été vendues à l'en-clièr»; publique, au gretie do la Gour de Circuit, les immeubles «h?In succession J.-.V Bisson, savoir: lo.Une terre à Saint-Sauveur, adjugée à M.God.Lalande, maire de la paroisse de Saint-Jérôme, p aille prix de S 1.000.2o Un emplacement avec maison et dépendances, rue Saintdi.-orges, dans notre ville, adjugé à M.Dolphis Bisson pour h* prix «le S.son M Lalande doit revendn.' cette terre «le St.Sauveur à M Jules Aubin, ancien fermier de feu M.J.N.Bisson.— Le 2.1 courant a eu lieu rassemblée «!»•> conseil lers «le la l*’anfare Saint-Jérôme.On n fait «les clian-l^ugnts «lans la «rétribution «les instrunnmts.Pour prochain'.'!,i.l",l,Iics 'I11' commenceront le 24 mai laiv .l.s pu,litres f,0!‘!\ln"r ” s,lr le k,os:l"’’ ‘'e *1 ,an' i ,.,* .1 , b.traverseront «lans toute sa n,n 1- 1 M 7'1.'-soin.On a aussi d.mainh* I installation «l«* nouvellesYuiinu».* hiquolle l'Mir n ét.* g«»nén*us«*menl donnée par M I.*'s instruments qui ont besoin de réparations seront envoys à Montn*al.— M.Adélard Laporte ouvre un des rues Saint.1»Niii«i in ni I tal privé au coin — Le G 1».I{.fait construire un»; nouvelle bâtisse sur h* terrain vacant, côte nord tic la gare.Lotte bâtisse est destinée à recevoir les marchandises expédiées par » express.» (Juan* à l'ancien local «iesli-ne à cette lin, on s’on s«»rvira, dit-on, pour agrandir lu salle à manger «h* notre gare.— Nous avons à «lêplor«*r la p«*rle «l'un «l«* nos an-«:ieu> concitoyens: M.J.Yaillancourt, Ills de M Paul Yaillancourt.Victime d'un accident de tramway, à Mmito al, il a succombé à ses blessures le *24 courant à l’hôpital général où il avait été transport»*.Le défunt était âgé «lo *2S ans «*i laisse «le profonds regrets chez ses parents **i ses nombreux amis.Nos condoléances à la famille.Les funérailles ont «ni lieu lundi matin, à 8 heures.LYnnpièie sur la mort «le M.Yaillancourt a eu lieu à Muuireal.Le jury «lu coroner n’iinphVue garçons et hues as 8 i 15 ans, .Ce journal paraît !e jeudi de chaque semaine.Les abonrements partent du 1er décembre et du 1er juin Paris et départements, un an .18 frs.: six mois : 10 frs.Union postale, un an : 20 frs.; six mois : 12frs S'adresser à la librairie Ch.Delagrave, là, rue Souf-Bot, Paris, France.E.PPRENT Notaire, Commissaire, kc.SAINT-JEROME, P.Q.Armont h prêter à 5 et 6 p.c.sur polices d’its-surance de vie et sur propriétés.Achats de paiements et de créances de toutes sortes.Prêts aux corporations.Achat et vente de propriétés.M.Parent représente plusieurs compagnies sur la vie et contre le feu • Lez Otiaxca.Fire Ins.Co ; la.Canada Feu; la Londun Fire Ins.Co ; The Equity Fire Ins.Co.Voulez-vous être bien pavés en cas de feu ou en cas de mort ?Assurez-vouè à Tune de ces compagnies par l’entremise du notaire Parent qui vous charge de 15 à 20 p.c.meilleur marché que les compagnies combinées.La Fronde Journal quotidien, politique et littéraire Dirigé et rédige par de* leuirnea Marguerite Durand, directrice.Ecrits politiques, chroniques féministes, cri tiques théâtrales, etc.Un an, $7.00 ; six mois, $3.00.14, rue Sain Oeorges, Paris (France; REGIS GUENETTE MANUFACTURIER Portes, Chassis, Jalousies, Moulure Bois de charpente.Bois préparé.Tournage, etc.Toutes commandes exécutées promptemen et avec le plus grand soin.REGIS GUENETTE ancien moulin de M.Forget, SA INT-JE ROMl La Banque des Marchands DU CANADA CAPITAL VERSE $6,000,000 (Six millions de piastres) FONDS de RESERVE $2,700.000 Deux million.» sept cent mille piastres.Bureau principal\ Montréal Bureau de Direction II.MONTAGU ALLAN, Président (de II.A A.Allan) JONATHAN HOGDSON, Vice-président (de Hogdson Summer k Co.) BRICE-J.ALLAN, (de II.k A.Allan) J.P.DAWES, (de Datves i Co.) Hon.Kobt.MACKAY.(de Mackav Bros.! Thos.LONG, de Coilingsvood, Ont.C.R.HOSMER, (Directeur du C.P.R.) C.F.SMITH, (de Ja~.McCre.idv k Co., HUGH A.ALLAN, (de II k A.Allan ¦ THOS.FYSHE .Gérant généra:.E.F.HEBDEX.Suriut.des succursales.LA BANQUE DES MARCHANDS alloue un intérêt an meilleur taux courant sur les dépôts d'épargne et reçus de dépôts Augmende l’intérêt deux fois par année.Transige les affaires de banque en géneial.C.M.WRENSHALL.Gérant.EDIFICE DE LA BANQUE DES MARCHANDS A SAINT-JEROME HOTEL VICTORIA O.Q.LABELLE, Crop.Saint-Jérôme, P.Liqueurs et Cigars de choix.Repas bien préparés et bien servis.L’hôtel Victoria est bien aménagé pour commis-voyageurs.All improvements for travellers.Q- les LE MOIS Revue Mensuelle, Littéraire et Pittoresque Magnifique revue illustrée sur papier de luxe.Au nombre des principaux collaborateurs se trouvent François Coppée.René Bazin, Edmond Rostand, Ernest baudet, Charles Vincent V.Delà parte, 8.J.Abonnement : Un an, 32.SQ 8, rue François 1er, Paris, France.LA REVUE HEBDOMADAIRE Romans, histoires, voyages, etc., et supplément illustré.Revue d’un intérêt palpitant.Abonnement : un an, $3.00 ; siv mois, $2.00 ; trois mois, SI.40.10, rue Gurancière.Paris, France.Ma T.miL'tola 'mm rural La gpapde Utg-pe Tra-psco-ptlpep-tale de Déttlapjiqvie au pacifique LA SEULE ROUTE DIRECTE POUR North Bay, Sudbnry.Rat Portage, Keewatin, Fort William, Port Arthur, Winnipeg, Brandon, Calgary, B.inff, Nelson, Roewland, Vancouver, Victoria, .Seattle, Tacoma, Portland, Dawson City et tous points dans le Manitoba, Territoires du Nord-Ouest, Colombie anglaise, par Le train No 1 quittant Montréal à 0.30 a.m.tous les jours excepté dimanche.La ligne rapide pour SaintPaul.Minneapolis , Duiutl»; VIA SA U LT STE MARIE, posant j Gladstone, Escanaba, Marinette, Menomenee, ! 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