L'Avenir du Nord, 10 mai 1907, vendredi 10 mai 1907
nzieme /\nnee — jno.i" Troïïrnarttcbaômâclâî^^—uëûxcënCT^îûmero" Vendredi, IO mai 1907 a ORGANE LIBERAL du DISTRICT ot i Ul «OT DI CAVE Nid EST OAKS LE PEUPLE «Î«E AtoMj ytHAOKj projp! re a eil^ ouy QututKT —- QB- 3dcttc_J â CH£)Y>£R.^ Abonnement: I n an [Canada].§1.00 “ “ [Etats-Unis],.1.50 Strictement payable d’avance.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : 1 c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligue nonpareil, 1ère insertion : 6c.la ligne, insertions subséquentes.SOMMAIRE Les croisières de la diplomatie Henri Roullaud Humanités classiques XXX rionument Labelle Docteur.ï« f L’Imposteur Jep Un pionnier A.-B.Cruchet Meîi-Welo Expliquez-vous, S.v.p.Sey Nouvelles zzzz Z-ZZ-Z ZZ-Z-Z ZZZZ ZZZZ Z z zz zzzz zzzz CHRONIQUE INTERNATIONALE Les croisières de ia diplomatie Voici le printemps diplomatique, car, pour le printemps météorologique, nous en sommes toujours à la pluie et au froid, redoutant même une dernière bordée de neige.C’est le moment où les souverains et les premiers ministres sortent de leurs retraites d’hiver, voyagent, se rencontrent et opèrent des croisières politiques.Nous avons eu ainsi successivement les entrevues do Kapallo, de Carthagène, d’Athènes, de Cui te, ce vieux monsieur gourmé et formaliste qui s’appelle le protocole, se trails forme et modifie ses allures.Jadis, il fallait des années d’échanges de vues, de combinaisons profondes pour amener une entrevue du Camp du Drap d’or.Aujourd’hui, les palabres de ch'fs de gouvernement, de ministres dirigeants s’organisent,do la manière la plus aisée.Les souverains oui la coquetterie do se moquer des formules antiques Quelques télégrammes, quelques coups de téléphone, et Voilà arrangée une sensationnelle rencontre qui donnera de la copie pour plusieurs jours à nos graves confrères de la presse internationale.Voyez Edouard VU, le type du souverain constitutionnel du dernier bateau.Comme le remarquait fort justement un des collaborateur du Siee/e, c’est en grande partie à la bonhomie du roi d’Angleterre, à son horreur des cérémonies inutiles, en dehors de son pays, que l’on doit cette simplification des allures de la di iitie.Je dis des cérémonies inutiles en dehors du Royaume-Uni, parce que ià, les solennités en grande pompe, auxquelles le roi se prête de la meilleure grâce, rentrent dans la catégorie Je ses devoirs officiels et des obi gâtions de la royauté.Colle-ci, symbole de la tradition et du passé, n’a le droit de rien négliger de ce qui les représente ou les rappelle.Le peuple britannique serait froissé d’un oubli ou d’uue négligence qui romprait avec les usages établis.Edouard VIT le sait, et si son scepticisme personnel lui permet de ne pas attacher à cos usages et au cérémonial plus d’importance qu’ils n’en ont, le sentiment de ce qu’il doit à sa situation comme à l’attente de son people lui défend d'y manquer Hors do chez lui, il est plus libre.Sur son yacht “ Victoria and Albert”, il va, il vient, descend à terre, voit un souverain, so rembarque pour aller en voir un autre, presque sans l'avertir de sa visite.On s’embrasse en bons cousins qui 11’ont que des choses agréables à se dire, au 'liner, on cause, on se serre les mains, on se sépare jusqu’à une nouvelle entrevue, que I on a lieu de ctoiro prochaine.Et, en vérité, tout cela est d’une diplomatie charmante et très moderne.On a naturellement épilogue à l'infini sur les entrevues de Carthagène entre Edouard VII et le roi Alphonse XIII, de Gaëte entre le roi (l’Angleterre et Victor-Emmanuel.Cette dernière rencontre a été prodigieusement courte C’est à peine si les deux souverains et leurs ministres ont pu, avec la meilleure volonté du monde, bavarder ensemble pendant une demi-heure ; le reste du temps a été pris par un déjeuner lestement enlevé et une revue de navires tout aussi rapide.Je ne vois pas bien les royaux interlocuteurs s’entretenant dans ces conditions des plus graves intérêts de l’Europe et prenant des décisions quant à leur orientation Mais enfin, il est vraisemblable que Carthagène et Gaëte se rattachent aux deux préoccupations majeures actuelles do la politique anglaise : la préparation do la conférence de La Haye et le développement des ententes méditerranéennes dont la Grande - Bretagne tient les fils.En ce qui concerne la conférence de La II ive, l'Angleterre et l'Espagne entendent poser la question du désarmement.L’Allemagne et l’Autriche, sans y mettre un veto formel, ju-gtnt le débat inopportun.Lis lécentes conferences du prince de Billow et de M.Ti lloui ont évidemment tendu à rallier [’Italie au point de vue de ses alliés.Au lendemain ne l’entrevue rie Rapollo, les notes officious \s allemandes ont fait sonner très haut l’entente comp’ète des chancelleries rie Vienne et de Berlin.Depuis lors, on a parlé d’une tentative faite par le cabinet de Rome pour amener une entente entre l’Angleterre et l’Allemagne.La proposition italienne consistait à mettre la question du désarmement en marge du programme de la conférence.Cette combinaison semble bien avoir eu le sort ordinaire de côtes mal taillées.Elle n’a satisfait ni Londres, ni Berlin.La diplomatie personnelle si agissante d’Edouatd V II a-t-elle tenté, à Gaëte, un nouveau compromis ou le ralliement de la politique italienne à son opinion.Jusqu’il présent, aucun indice certain n’est donné sur un résultat de cette nature obtenu pur lo Foreign Office et sou royal et plus habile représentant.000 Il en est de même dos combinaisons méditerranéennes de l’Angleterre.Ici, lu position des diverses puissances est particulièrement delicate.Au temps où la France et l’Italie se faisaient grise mine, où la politique bismarkienne triomphait sans conteste à Rome sous les espèces de Crispi, il existait un accord secret entre • l'Italie et l»ndres au sujet de la Méditerranée ; cet accord complétait eu quelque sorte la triplice g rmano-austro-italieiinc.Des évènements majeurs ont depuis modifié la situation de fond en comble.La Franco s’est à la fois rapprochée de l’Italie et de l’Angleterre.A l'ancien accord méditerranéen, de nouvelles conventions ont été substituées auxquelles l’Espagne a donné sou adhésion.Elles n'ont plus pour objectif de compléter lu Triplice, mais plutôt de s’eu séparer en ne visant que les deux grandes questions à propos desquelles l’Allemagne a une politique si personnelle et si différente do groupement actuel : le Maroc «L la Turquie.Ainsi, on voit se manifester ce phénomène, à coup sûr unique, de 1 Italie ayant partie liée avec 1 Angleterre dans les ailaires méditerranéennes, se trouvant en opposition politique avec l’Allemagne, son alliée continentale, qui forme le clan opposé.Rapollo et Carthi-gène ne sont que deux épisodes curieux d’une lutte d’intérêts qui ne l’est pas moins.La sub-tibilité historique de la diplomatie italienne et la souplesse de la Maison de Si vois ne sont pas pour s’en effaroucher : les “ cotubïnazione ” sont toujours le triomphe des hommss d’Etat romains.Mais ce jeu de bascule continental commence, sqmble-t-il, à agacer un peu le puissant allié du Nord, qui trouve sans cloute que les “ tours de valse” de son partenaire avec les tenants adversaires se multiplient, trop.Carthagène et Gaëte ont a ce point agité les esprits à Berlin que certains journaux allemands, et non des moindres, en ont jv-rdu toute mesure.Les “ Nouvelles de Hambourg”, par exemple, prétendent que “ l’entrevue de Gaëte n’était pas nécessaire pour donner des raisons à la tinsse allemande de douter de la loyauté et de la sincérité de la politique italienne ”.Des hommes politiques allemands importants ont tenu un langage à peine plus poli.Ainsi, M.Bassermau, chef du parti national libéral, vient de déclarei à Magdebourg que l’entente franco-italo-anglaise transforme peu à peu la France en une “ satrapie de l’Angleterre” et la Méditerranée en un “lue britannique Et celui qui parle ainsi dirige le principal groupe de la nouvelle majorité de M.de Billow au Reichstag Rien de plus intéressant, d’autre part, que les commentaires que voici de la presse allemande nettement officieuse à propos de l’entrevue de Gaëte.La Gazette Je Ci) loi/ne écrit : “ Les nombreuses manifestations, au centre desquelles se trouve toujours le roi Edouard et dans lesquelles le maintien de la paix du monde est un mot qui revient sans cesse, ne sont point propres à diminuer ht méfiance que ces préparât ifs pacifiques inspirent aux nations qui n’v prennent point Dart.Quand deux nations comme l’Autriche- Hongrie et l’Allemagne ont prouvé leur amour de la paix pendant plus d’une génération, en évitant toute tentation de faire la guerre dans des circonstances favorables, on peut comprendre que cette manière de conclure sans elles des ententes cordiales, soi-disant pour assurer ia paix, éveille chez ces nations le soupçon qu’il s'agit bien plutôt ici d’un déplace ment de l’équilibre européen, qui ferait monter la balance de leur côté.” La Gazette Je Cologne conclut do la situation internationale révélée par de telles démarches l’impossibilité de désarmer.Et ici la thèse allemande, le refus du désarmement retrouve sa force logique.Car comment un empire comme celui du Kaiser, menacé de tous côtés, remettrait-il son épée au magasin d’accessoires, quand il voit les incessants efforts diplomatiques de la puissance qui se déclare l'apôtre de la paix et du désarmement, l’Angleterre, diriger contre lui son expansion économique et sa politique î Henri Roullaud.options Humanités classiques Les Grecs et les Latins n'ompêchont pas M.Roullaud de dormir.Mais il en veut tout de même aux pauvres “ humanités gréco-latines.” Ces pauvrettes ! Ce n'est pas la première fois qu’elles sont attaquées.Ce n’est pas un sujet nouveau.Voyons donc un peu s’il faut admettre sans discussion l’opinion émise dans le dernier numéro de I’Avkxik du Nokp, Ou cite des autorités à la preuve de la thèse qui ne veut p us de lu vieille culture classique.Mais on en trouve également en faveur de cet enseignement, qui veut garder une place d’honneur tout en laissant l’enseignement moderne se développer à son aise pour fournir ce que l’on appelle de nos jours une “ préparation à la vie.” Je n’ai pas l’intention de faire une dissertation sur les humanités classiques.Je veux tout simplement recommander aux lecteurs, qui veulent connaître la thèse opposée à celle de M Roullaud, un beau livre de M.Brune-lière intitulé “ Questions actuelles.” On trouvera à la fiu de ce substantiel volume une communication rédigée pour le Congrès mondial de Mous tenu en septembre 1905, sous la présidence do M.Biernaert.Le titre est précisément le sujet actuel : “ Humanités classiques.” Dans ce travail, l’auteur examine rapidement les trois questions suivantes : 1.La nature des reproches qu’on adresse aux humanités classiques ; 2.Si quelquo autie système serait à l’abri de ces reproches ; 3.Et si peut-être la question, moins pédagogique, ne serait pas plus politique, ou, pour mieux (lire, plus sociale qu’elle n’en a l’air.Il serait fructueux de suivre l’argumenlateur dans toutes les preuves qu’il apporte à l’appui do ses assertions.J'espère, toutefois, que les lecteurs qui ont lo goût des choses sérieuses, se procureront la jouissance de lire lo livre en entier, ou au moins tout le travail cité.Toutefois, je ne puis, dès maintenant, résis- ter au plaisir de citer le passage où M.Biune-tière établit que le véritable objet de renseignement secondaire, c’est “ la transmission de la culture.” “ La transmission do la culture, cela consiste ensuite à distinguer et à séparer, daus l’héritage que nous ont légué nos pères — et nos pères, c’est ici toute l'humanité — le vrai d’avec le faux, le bon d’avec le mauvais, lo principal d’avec l’accessoire, l’utile d’avec le superflu, les résultats acquis d’avec ceux qui ne le sont pas.Car, 011 ne saurait trop le redire, il s’en faut que tout soit d’une égale valeur dans ce que l’on appelle lo “dépôt de la tradition” I et tandis que le propre de l’érudition est de n’en pas faire le discernement, celui de la critique est de n’en retenir que ce qui fut à son heure un enrichissement durable pour l’humanité.“ La transmission de la culture, c’est encore d’assouplir, pour ainsi parler, d’ameublir les intelligences, précisément pour fi s rendre capables a leur tuur de ci discernement et de cette critique sans lesquels, comme on l’a si bien dit, nous serions perpétuellement en danger d’être décorés jiar la superstition.” Et -M.Brunetière revendique fièrement le privilège des humanités classiques pour donner une culture intellectuelle qui “serinera” à nos jeunes gens les idées ot les connaissances un peu générales dont ils ont absolument bosoin pour pouvoir aborder les matières do l’enseignement supérieur.Evidemment, il ne s’agit pas de demander cette culture intellectuelle à toutes les categories de personnes L’enseignement secondaire, tel que le conçoivent M.Brunetière, M.René Doumic, M.Croiset et tant d’autres universitaires, avec le profond amour des humanités classiques, est trop intelligent et trop large pour lancer l'anathème à la culture scientifique ou à toute autre “ préparation pour la vie." Que ceux qui veulent de ces études les favorisent ; mais qu'ils aient assez de largeur do vues pour comprendre que le soleil luit pour tous.Que l’enseignement scientifique, utilitaire, soit prospère ; mais pourquoi voudrait-il étouffer les études classiques 1 XX X Monument Labelle 8 mai 1907.’> En 1852, le curé Labelle entra dans l’état ecclesiastique au séminaire do Sainte-Thérèse, où, pendant, trois années, il enseigna le,s éléments français et la méthode latine, en même temps qu’il remplissait les fonctions de maître de salle et d’étude.11 passa ensuite une année au grand séminaire de Montréal pour y étudier exclusivement la théologie.“ Avec le séminaire de Suinte-Théroe, le grand séminaire de Montréal a eu le privilège, le lion-heur de former le jeune lévite, de le préparer aux grandes luttes de la vie, pour la plus grande gloire de la Religion et de la Patrie.I-e jeune Labelle, une fois ordonné prêtre, sut mettre en pratique l’enseignement qu'il avait reçu dans ces maisons bénies de Dieu et toute sa vie fut consacrée à l’extension de fil religion et de la race canadienne-françaiso.Je crois que le grand séminaire do Montréal s honore, à juste titre, d’avoir formé des hommes distingués qui ont été la gloire du sacerdoce, tant au Canada qu’aux Etats-Nnis ; d’avoir formé des citoyens qui ont été l’ornement de la patrie, les défenseurs des droits les plus sacrés de leurs concitoyens.Mgr Labelle n’a pas été le moindre do ces enfants formés par l’illustre maison, et nous avons " b confiance que les messieurs de Saint-Sulpice verront avec joie ce mouvement patriotique pour perpétuer la mémoire de celui qui fut leur élève et qui est devenu un prêtre distingué et un citoyen honorable et honoré.Au Séminaire de Montréal nous tendrons la main et nous lui demanderons de contribuer de son obole à cet élan de reconnaissance et de patriotisme afin do permettre d’ériger le monument Labelle, pour dire aux générations futures que l'illustre curé d • Saint-Jérôme a été un enfant distingué de l’Eglise canadienne-français'*.Docteur J EF Li5 i p-i po s t eu f M.Olivar Asselin — celui que nous avons déjà pris pour un lion ! — écrit sous sa propro signature, dans lo Xationalisle de dimanche dernier, ce qui suit : PRUCES REMIS renir du .Y,!)¦• | SVtytV.V.'.‘(VjVIVy(iVi.‘lit'll'i-,itéré,VlrrV.V,'.riyVïrét-rVl • Libertinage.Quand le directeur du Xationalisle ment, nous disons qu’il ment.M.Olivar Asselin appelle cela de la “casuistique laïque”.Une chose certaine, c'est que les cas de conscience inquiètent peu M.Asselin qui, sans remords, trompe la Vérité plusieurs fois par semaine Quelles mauvaises mœurs pour un nationaliste ! Un immense domaine La compagnie du Pacifique Canadien possède un immense domaine foncier qui ne mesure pas moins de 13,500,000 acres.Pourquoi exagérer?I-a Presse nous apprend qu’elle veut donner une attention toute spéciale aux choses de la colonisation.L'hon.M G.-A.Nantel, ancien député du comté de Terrebonne, écrit sur cette question vraiment nationale un article très bien pensé dont nous sommes heureux de reconnaître la pondération et de constater l’allure exempte de toute couleur politique.Les deux extrêmes Nous lisons dans l'Etoile de Lowell, (Mass ), E.-U.: “ Les journaux de Londres, partisans de l’Impérialisme, reprochent amèrement à Sir Wilfrid Laurier d’avoir fait échouer le projet d’établissement d’un Conseil Impérial.“ Les hebdomadaires de samedi 'reviennent aur le sujet.“ Lo Sjiectator dit que l'on a été forcé d’abandonner l'idée d'un Conseil Impérial, surtout en raison de l’attitude de Sir Wilfrid Laurier.“ Le Saturday Jleview dit que la proposition du Conseil Impérial a été tuée par Sir Wilfrid Laurier, avec l'aide du général Botha.“ Pendant ce temps, à Montréal, l’organe de M.Bourassa attaquait le premier ministre qu’il accusait do sacrifier, à Londres, les intérêts anadiens.” Les bons chemins Il est bon de rajipeler aux municipalités que la nouvelle loi, passée à la dernière session provinciale, jjermet l’imposition d’une taxe spéciale pour la construction des routes, le gouvernement devant fournir, jusqu’à concurrence de §400., un subside jiroportionnel au montant des taxes perçues j»ar la municipalité.Les journaux conservateurs sont à couteaux tirés l/es journaux conservateurs sont à/couteaux tirés.Ixî Toronto Telegram, jouruaV conservateur indépendant, tape sur M.jHorden, le chef supposé, pour son admonition, (pourtant pater- 2 1 «¦I I / .uu xavzrci nolle, au colouol Sam Hughes, à propos de son discours contre les religieux français.Le Star, «le Montréal, grand journal conservateur, massacre MM.Fowler et Bennett; deux lieutenants do M.Borden.La Seul», conservateur-indépendant, a pris à parti M.Foster.Lo World, journal conservateur, possédé et dirigé pr.r M.Maclean, lieutenant de M.Borden, fait des compliments à la Commission Itoyalo des assurances, qui a mis à jour, entre autres mauvaises transactions, celles do MM.Foster, Bennett, Lcfurgy et compagnie.La Gazette, do Montréal, organe principal du parti conservateur dans la province de Quêta.:, est irréductiblement opposée à la politique natîonalisatrice et socialiste de M.Borden sur les chemins do fer.Quel désagrégation parmi cotte phulango do partisans.Nos souhaits Nos félicitations et nos souhaits de longue vie à l’utile revue la Tempérance, qui entre dans sa douxièmo année.Erratum Dans lo dernier article de Jep, vers lo milieu, lire 1774-et 1815 au liou do 1871 et 1815.Nos lecteurs ont sans doute corrigé d’eux-mêmes cette erreur typographique.Pensées Le mal et les abus dont tant de gens profitent, s’introduisent d’eux-mêmes, mais ce qui est utile au public ne s’introduit guère que par la force, attendu que les intérêts particuliers y sont presque toujours opposés.J.-J.Itousseau L~ le pi vérité est, comme la justice, le droit et Ht do tous.Joseph Bertrand La vraie science ne supprime rien, elle cherche toujours et regarde en face sans se troublor les choses qu ’elle ne comprend pas encore.Claude Bernard Expliquez-vous, s.v.p.Monsieur le Rédacteur, Si la faiblesse d'uu argument démontrait la faiblesse d une cause, je me demande cj que vaudrait colle do votre chroniqueur lorsqu’il réclame lo chambardement du grec et du latin dans l’enseignement de collège, eu s’appuyant sur un motif comme celui-ci, que je cite textuellement : “ Le latin et lo grec ne sont plus dos langues, ce sont des langages spéciaux que quelques initiés s’enorgueillissent de connaître.Il en est aujourd’hui do ces langues mortes comme des rvatiématiques où les initiés se servont de termes spéciaux et do formules presque cabalistiques pour exprimer des choses et des raisonne-men m qui apparaîtraient élémentaires avec le langage courant ”.Je me demande si jamais une opinion aussi extraordinaire a été formulée en caractères d'imprimerie avant co jour.J’ai bien déjà vu un spirituel chroniqueur parisien parler du problèmo du carré de l’hypo-tùénuse, comme de la géométrie transcendante : on se contentait là-dessus de remarquer combien certains flux de paroles périodiques pouvaient couvrir do dénuement d’idées, mais au moins on n’y voyait pas do blasphème contre la sublime vérité mathématique, seul tefuge de l’esprit sans cesse hattu par les orages do la dogmatique et do la controverse universelle.Tenter de faire croire au charlatanisme de la langue do Newton, Descartes, 1-aplace, Monge, etc., comment concevoir cotte énormité de la part d’un chroniqueur que co serait également insulter, et de croire convaincu, et de croire en passe de se payer la tête du public î Ouvrez Larousse encyclopédique, Monsieur lo Rédacteur, et montrez-mni une seule définition mathématique qu’on ait jugée assez claire sans recourir à une formule qu’on lit à côté de la définition.- D’autre part, lisez Michelet, l'histoire de Go-ronce, Royer, histoire des mathématiques et d’autres Misai, et vous saurez avec quelle émotion ces écrivains s'inclinent devant le nom de Viête, contemporain de Henri IV.Qu’a donc fait ce Viête de si remarquable, bien quo son nom soit tout do même oublié ?Son nom n’est nullement oublié, mnis tant que l'instruction généralo ne se hausse pas à plus qu’à la jonglerie dos mots, co qu’elle apjiel-lo d« la littérature, l’histoiie, qui en est elle-même, consacre de préférence dos noms d’écrivains, gens avides de renommée et capables, parfois, de grandes malpropretés pour y atteindre.Les autres, les savants, les véritables bienfaiteurs de l’humanité, qui civilisent ù la vapeur et à l'électricité, sont des modestes qui se contentent fort bien de l’approbation d’un cénacle de confrères et dont les découvertes influent non sur un monde restreint do lecteurs, mais sur tout l’univers pensant et agissant.Voici ce qu ’avait fait ce Vicie : Les anciens avaient laissé do forts beaux traitée de géométrie à méditer au rooycn-âge ; -.idheureusement, cette géométrie ne pouvait aider que do notions extrêmement restreintes un fait de chiffres.Ainsi, lo plus sagace dos mortels peut-être, Archimède, poussait ses explorations linéaires jusque duns l'hyperbole et le .conoïdes et, chose étrange pour nous, il ne pouvait fixer lo rapport du rayon a la circonférence, ce qui fut cause que l’esprit humain so perdit ai longtemps à la recherche de la quadrature du cercle.Malheureusement aussi, le moyen-âge devait cronpir en occident pendant mille ans et plus dans l’ignorance et do la géométrie et des chif-{ s, pour so lancer à la poursuite de chimères Mastiques.Mais une science nouvelle avait I rcé ailleurs, une étoile avait lui en orient : ilgèbre, dont l’application, tout de même, se ¦ ilreignait au domaine do la curiosité plutôt qu’au domaine pratique.Viête parut.Il avait du génie, chose qu’on i pas demandée à ses détracteurs.Il conçut ¦:i éclair d’appliquer i’algèbre, c'est-à-dire les ’les, les formules cabalistiques à la géométrie, iis surtout, il sut les appliquer.-La conséquence?Il ouvrit toute large la voio i Newton, à Huyghens, à Kepler et à t«us les fUt’/âatB du monde pour arriver à ces considérations d'infini qui transportent l'esprit humain ’admiration dans l’ordre théorique et qui, : ins l'ordre utile, ont réduit les plus transcendantes analyses en canons et en tables que la navigation, l’almanach et le simple commis de -dareau consultent couramment.o o oj "Viête proposa, un icJtr, de dénommer les an- gles du triangle pa> ¦ »ês majuscules A B C, et les côtés homologues par les minuscules abc.Kh bien ! toute il Lu rope applaudit : l’enseignement trigonnmqtrique venait, de subir une simplification, acquérait une précision dont on ne devait plus jamais se départir.Mais ce que je trouve surtout énorme, c’est d'ignorer a ce peint le sens algébrique.En arithmétique, je dis : l’intérêt égale le produit du capital par lo taux et par le temps.Que si je veux trouver lo capital, étant donnés l’intérêt, lo taux et lo temps, il faut tirer une autre tablette de ma mémoire et en faire sortir une règle spéciale.Même chose pour le taux, même chose pour lo temps.Voilà donc quatre règles, dont trois compliquées, pour les quelles jo no dépends que do ma mémoire et très fnilltblement.Si maintenant j’use du procédé algébrique, je n’ai plus qu’à retenir la plus simple de ces règles, colle que personne n’ignore do sa vio : la première.Je pose pose l’intérêt, I ; pour le capital, C ; pour lo taux, T ; et pour le temps, t.Faisant I - C + T + t, je n’ai, pour trouver C, par exemple, qu’à faire passer le produit do T et t de l'autre côté de l’égalité avec le signo contraire, o’est-à-diro qu’à les transformer, do facteurs qu'ils étaient, de C, en divise",rs de I et j'aurai, eu un trait de plume, ce qui me sautera aux yeux comme évident, au lieu d'avoir à mastiquer, ruminer et digérer I règle mnémonique: le capital égale l’intérêt divisé par le produit du taux et e I liésid’ce, Est 2650 4, Boulevard Saint-Laurent, (Coin Notre-Dame) Ch.3, Edifice Mussen MONTREAL La Caisse d’Economie des Cantons du Nord Saint-Jérome - -V- 5; .; Fait toutes sortes de transactions d'argent Escompte les billets de commerce et les Billots d'encun Fait toutes espèces de collections Traites émises sur toutes les parties de l’Amérique Traites des paye étrangers encaissées au taux le plus bas.Intérêts alloués sur dépôts.R.DESCHAMBAULT, Gérant .Meunier & Roiiand.MANUFACTURIERS Portes et Chassis, Jalousies, Moulures Bois de charpente, Bois prepare, ïowmage Découpage, &c.Toutes sortes de travaux faits promptement et à des prix modérés.TflEUpiTEF &.POLLED Ancienne innnvfnctu.re Limoges, pria tin moulin ti J urine de AI.Maillé, HAINT-J EHUM E FURCOTTE SAINT-JEROME 36, rue Sainte-Anne, bloc Bruno Beaulieu Magnifique choix de Montres, Horloges, Bijoux, Joncs do mariage, Bagues, Chaînes, etc.Réparations de toutes sortes faites avec soin.Choix de lunettes de tous les prix.Buanderie Saint-Jerome Geo.Lepage PROPRIETAIRE Tou' ouvrago fait à la main.Aucune machine ni ingrédients chimiques no sont employés.RIDEAUX EN DENTELLE, une spécialité.PRIX MODERES Geo.Lepage En face du marché.SAINT JEROME, P.Q.JOS.LECLAIR Carrossier 320, 322, 324, rue Labolle — SAINT-JEROME, P.Q.— Tient toujours un bon assortiment de Voitures d’hiver et d’été.Toutes commandes exécutées sans délai, ainsi que toutes réparations.Prix très modérés.J.-E.Leduc Marchand-Tailleur 30, rue Sainte-Anne, Bloc B.Beaulieu SAINT-JEROME, V.Q.Stock considérable de TWEEDS variés et de tous les prix.M.Leduc, qui est tailleur à Saint-Jérome depuis dix, an., compte sur l’encouragement du public.Ouvrage fait avec soin et garanti.»;i - • santal CAPSULES MIDY InofTensif, d’une pu- c reté absolue, guérit en ( 48 HEURES i les écoulements qui J | exigeaient autrefois J des semaines de traite- < il ¦ wjkjiKËË ment pjr le copahu, t le cubebe, les optais \ et les injections.S Guénette fils & Cie MANUFACTURIER Portes, Chassis, Jalousies, Moulures, Bois do charpente, Bois préparé, Tournage, etc.Toutes commandes exécutées promptement et avec le plus grand soin.Prix modérés.Tél.93 SAINT-JEROME, P.Q.Académie Nationale de Coupe et de Couture Ecole professionnel U: sous la direction de Mme E.-L.Eth icr 980, 982, 981, Boulevard Saint-Laurent, Tel.857 est, — MONTREAL Jos.Coybeil Agent d’asaurances SAINT JEROME, P.Q.La Banque des Marchands DU CANADA Ta banque la plus importante faisant affaires dans le comté de Terrebonne.: : • • • — • : : i : a a : : .«a.a aaaa aaaa•••*•••••••«•" .-•••a.; 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Connection à Montfort Jot.avec le C.P.R.pour Lac des Seizo lles, etc.C.-W.Spencer, Guy Tombs.Gérant général.Agt.Gén.des Pass.J.DUNNIGAN, Agent, Saint-Jérôme.Venez me voir ! 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