L'Avenir du Nord, 15 octobre 1909, vendredi 15 octobre 1909
Treizième année —.No, 4^ Journal hebdomadaire — Deux cents le numéro Vendredi, 15 octobre 1909 i sf 1 ORGANE LIBERAL ou DISTRICT de BONNE.L£ mcrr 01 cavcnib ist oakj le peuple Mots vtrhomj prospered lj^ fii$ pus’ uu.'A*j«T CB.3t>LTX^) eT'ché.w’ fe Abonnement: Un an [Canada].$1.00 “ “ [Etats-Unis].1.50 Strictement payable d’avance.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) k w Annonces : 1.1 o.la ligue agite, par insertion.Annonças légales :10 c.la ligne nonpareil, 1ère insertion : 6c.la ligne, insertions subséquentes.SOMMAIRE Méli-Tlélo.Sir Henri Taschereau : Thibaudeau Rinfret.Lettre d’un parisien : A.-Léo.Ley marie.Une comédie : Cyrano.A travers l.i presse américaine : Chercheur, POESIE, “ Envoi de chrysanthèmes ” : A - Léo Leyrnarie.Chronique, “Pauvres médecins” : Henri Rouilaud.Coins pittoresques du vieux Paris (Vil) : Lily Huiler Benjamin ûohier père : Arboriculture fruitière Nou voiles.A.-B.Cruchet.Louis Potier.:zzz-zzxzzz P WiWdSVi ü ««« O i i a ]Vleli - Jtflcio p Le Pacifique Canadien La grande prospérité «in pays ne peut être mieux prouvée que par les chiffres suivants, émanant de la compagnie du Pacifique Canadien et qui montrent la merveilleuse activité du commerce sur cette importante ligne de chemin de fer.Quoique le rapport de la dernière semaine de septembre ait battu tous les records précédents, avec une recette moyenne de $307, 000 par jour, ces chiffres ont encore été déliassés durant la première semaine d’octobre, dont les recettes journalières se sont élevées à $310,500.Les recettes brutes pour la semaine ont été de $2,175,000 comparées à $1,599,000 pour la période correspondante de 190,3.soit une augmentation de pas moins de $570,000 jusqu'ici : la plus forte recette d’une semaine, dans l’histoire de la compagnie avait été enré-gistrée en août 1908, au montant de $1,093,000, ou $4-03,000 de moins que celle de cette semaine.Le diocèse d'Ottawa La campagne se continue autour de la nomination d’un successeur il Mgr Duhamel.La revue anglaise Rome trouve qu'il serait à propos de diviser le diocèse en deux, et de séparer la partie d'Ontario de colle de Québec.Le Temps réplique, au sujet de cette division possible : “ Le diocèse d’Ottawa n'en aura pas moins lieu d’attendre langue française, puisque même après la division, plus des deux-tiers de ses fidèles seraient Canadiens-français de langue, d’origine et de eieur, Canadiens-français dans leur caractère comme dans leur vie publique et scolaire.” Saint-Denis, deux «ouvres d'art exécutées par deux Canadiens-français : une oile det Charles Gill : “ Le problème,” et un bronze de Philippe Hébert: “Sans Merci.” Plusieurs discours ont été prononcés et dans sa réponse le premier ministre de Québec, parlant de la culture des arts dans notre province, a dit avec beaucoup de sagesse et de raison : “Je regrette tous les jours de ne pas voir plus de peintures, plus de statuettes de nos artistes canadiens, ornant nos intérieurs.Je me demande également, comment il se fait que nos cités ne possèdent pas plus de monuments.Notre race n’a-t-elle donc pas produit assez d hommes de valeur pour orner do statues toutes nos places publiques ?" La province a commandé une immense toile à un des nôtres, AI.Beau, et on peut la voir aujourd’hui dans la salle du Conseil Législatif, malheureusement nous n’avons pas les moyeus de nous payer ce luxe coûteux, dans un pays jeune comme le nôtre, où les besoins sont nombreux et pressants.“ La base des beaux arts repose eu partie, je crois, sur les arts et métiers.Commençons donc à acquérir le capital et nous ferons ensuite de l’art pour encourager le génie canadien, qui perce dans la race française de notre province “ Nous avons maintenant pour l’établissement de nos écoles certains moyens et nous avons réussi à donner à la province le trésor le plus garni de toutes les provinces du Dominion.“ De ces écoles des Arts et Métiers, de ces instituts commerciaux, sortiront un jour, des princes de la finance, du commerce, de l’industrie, qui a vaut longtemps, je l’espère, feront en bon patriotes ce que vous avez fait ce soir vous-mêmes en encourageant des artistes canadiens.*> C’est M.O.Lemire, président de l’Association des marchands détailleurs, qui offrit à Sir Lomer Gouin.les objets d’arts mentionnés plus haut, en exprimant au premier ministre la reconnaissance des citoyens de Montréal pour les grands services rendus par lui à la métropole, surtout lors de la dernière session.Entre les deux capitales AI.Guy Tombs, gérant du département des passagers et du fret du Canadian Northern, annonce que la nouvelle ligne du Canadian Northern, entre Québec et Ottawa, sera inaugurée le premier novembre prochain On sait que la nouvelle ligne donnera un service direct entre les deux capitales.Un train qui quittera Québec le soir serait Ottawa le lendemain matin, de même qu un train qui partira de Québec le matin arrivera à Ottawa dans l’après-midi.L’abolition des ponts de péage Le cabinet Gouin vient de nommer AL J.-A.Lamarche, avocat de Montréal, commissaire pour faire l’enquête relative à ! - 1 < l’abolition des ponts de péage, une archevêque de ,,, 1 ” .Al.Philippe Paradis, voyageur de commerce, a été nommé secrétaire de cette commission.Le choix du cabinet n été des plus heureux.M.Lamarche est un avocat instruit, sérieux et doué d’un jugement solide et impartial.Voici ce que la Presse dit de cette nomination : " 11 est certain que la nomination de AL J.-A.Lamarche, avocat, pour étudier les moyens de faire disparaître les barrières et les péages sur certaines routes et certains ponts dans la province, est excellente.Ce jeune membre du Barreau est bien versé dans le droit comme dans la procédure, et le travail qu’on lui impose demande surtout de la perspicacité, nous dirons plus: de l'ingéniosité.Il ne faut pas s’imaginer que l’abolition de ce système soit chose facile,” L’enquête Prévost-Kelly Les commissaires enquêteurs dans l’afiaire Prévost Kelly ont repris leurs travaux mardi dernier.L'enquête promet de durer encore longtemps.Nous en reparlerons la semaine prochaine.La Cour d'assises à Québec On assure que AI.Olivar Asselin doit être à Québec aujourd’hui pour la reprise «lu procès que lui intenta M.Jean Prévost pour libelle.Que de choses se.sont passées et se sont mêlées depuis deux ans I permettra-t-il de Une légère erreur AI.< ).Lemieux nous relever une légère erreur dans «l ailli'urs très bien fait, qu’il a prononce en j offrant,, au nom d’un nombreux Le bois à pulpe La déclaration faite par sir Lomer Gouin, relative à l’intention du gouvernement provincial «le prohiber l’exportation du bois à pulpe provenant «les terres «le la couronne situées dans la province, a eu pour effet de décider la Quebec & St.Maurice Industrial Company à établir à La Tuque une fabrique de pulpe et de papier au coût approximatif de deux millions de piastres.Il y a trois ans environ, le pouvoir liy-«1 rauli«pie du Saint-Maurice à La Tuque avait été vendu par le gouvernement provincial à MM.Brown qui.sous le nom «le Quebec & St.Maurice Industrial Company, achetèrent une étendue considérable «le reserves forestières sur le Saint-Maurice.D’après les conditions de cette vente une lë discours fabriiiue de pulpe et de papier devait être le d.scour., lconst]J.uije suitt.a„ pnût de ~ aujourd’hui «pie le peuple canadien est pris par surprise ?Nous avons souvent écrit et nous répétons que l’organisation d’une marine caua-«lienne est une étape de notre complète évolution vers notre destinée qui est de «ieve-nir une nation véritable.Il y a ici beaucoup à dire, mais nous sommes forcés de remettre à la semaine prochaine un article sur ce grave sujet.Un hôpital pour tuberculeux Une lettre du secrétaire du congrès des services sanitaires, qui a tenu ses sessions à Sherbrooke, cet été, a transmis à la commission d hygiène de Montréal la résolution adoptée par le congrès concernant l'isolement des malades tuberculeux.Dans cette résolution, le congrès émettait le vaut tpie Montréal donnât l’exemple aux autres villes.semblant s’isoler volontairement pour «pie au pôle nord, ou si l’un des deux a menti, le moindre soupçon, la plus petite influence ’ou enfin si tous les deux sont «les fare ms.Et ensuite ?Ensuite, la décision des ne vînt pas effleurer son impartialité.On l’a «lit • Sir Henri Taschereau était le droit fait homme.11 a été sur le banc pendant au-delà de trente ans.11 y avait ac«piis une expérience considérable, qui, jointe à des connaissances exactes et complètes, il un esprit vif et rapide, à une mémoire extraordinaire, l’avait placé au tout premier rang.Il n’y avait rien «le plus intéressant que de le voir présider à une enquête.A l’aise dans son fauteuil, avec l’air un peu nonchalant «pie lui donnait sa longue habitude du liane, les yeux vifs, l’air plutôt sceptique de celui à qui nul témoin ne fera admettre une fausseté, la moustache en broussaille relevée par la moue caractéristique de la bouche, il suivait attentivement la inarche de la preuve.Il ne prenait absolument aucune note.Il tranchait promu ., tentent les difficultés : disposait sans brun* Lechevm Dagcnais a rappelé «p il a déjà ]cher des objections, et tenait en général ù propose 1 etablissement d un hôpital de tu-jce (|UC les choses allassent rondement.Il berculeux a Montréal et pour lequel la1 commission a déjà demandé un crédit de $150,000.L'échevin Dagenais ajouta que l’on songe à dépenser des millions pour établir des filtres publics afin d’enrayer les épidémies de typhoïde, et l’on a hésité à dépenser $100,000 pour enrayer la tuberculose, alors «pie la typhoïde fait 300 victimes par année et la tuberculose, 1,000.11 fut résolu de demander de nouveau le crédit nécessaire pour l’établissement d un hôpital pour les tuberculeux.savants emmitouflés sera de nouveau l’objet de controverses interminables.Comme aujourd'hui, l’humanité se divisera en cook is tes et en pourvûtes et l’on continuera ainsi à se chamailler pour savoir si Cook est un héros et l'eury un voleur.Et cela durera longtemps '< Gela durera aussi longtemps «pie le bon peuple voudra gober les histoires de Cook et de l’eary, aussi longtemps «pic les deux explorateurs yankees verront tomber dans leur gousset les «iollars des badauds.Bien téméraire serait celui «pii oserait prédire la fin «le cette comédie.Cyrano nipip iimiiiii.'mn imuiiniii iiimiimntimrrTiTr .¦Miiniinietnmuintumxuiiiiuuitutti a rnnmiitinmittmurTTïini» L’eau et l’industrie Nous mentionnions, la semaine dernière, le projet «le Sir Loiner Gouin, d'emmagasiner dans les montagnes du nord de notre province l’eau «les lacs pour favoriser l’industrie durant les jours de sécheresse.Il est bonde faire remarquer que ce plan a reçu un commencement d’exécution dans notre région, grâce à la compagnie de papier Rolland, la compagnie Wilson et autres «pii en ont constaté déjà les heureux résultats.Pensée Ce qui fait que les gens qui s’aiment ne s'ennuient jamais, c’est qu’its ne se parlent «pie d’eux-mêmes.La Rochefoucault.' 000 000 se renseigner, démêler des faits embrouillés, forcer un témoin à éclaircir sa pensée et l’empêcher «le se retrancher derrière «les réponses prudemment vagues et obscures.l’uis, une fois la preuve terminée, il étuit assez rare «pie son opinion ne fut pas dès lors formée sur la cause.Après avoir entendu les plaidoiries, si le procès s’était déroulé devant lui sans interruption, règle générale il prononçait son jugement immédiatement.Ses décisions étaient claires, exposées avec précision et portaient l’empreinte d'une connaissance légale vaste et entière.Il mettait connue une coquetterie à y ajouter des motifs et «les arguments «pie les avocats n’avaient pas mentionnés ou suggérés.Il était convaincant.11 réussissait même quelquefois h persuader sur-le-champ au plaideur malheureux qu’il avait tort — ce «pii est le îésultat suprême.On a exprimé généralement le regret «pie le court passage de Sir Henri Taschereau à la présidence de la cour d'appel de notre province ne lui ait pas donné le temps de marquer sur notre jurisprudence une empreinte plus profonde.Inutile de dire que nous partageons cette opinion.Mais le juge Taschereau laissera quand même un monument imposant formé «le ses décisions éparses dans les rapports judiciaires, et surtout le souvenir d'une vie noble, intègre, belle de dévouement inlassable à son pays, d’une valeur inestimable, et dont le lustre rejail-Pour rire lit avec un éclat particulier sur notre ma- Entre amis : gistratura et sur sa race.ai entendu, là propos «lu docteur Thibaudeau Rinfret.Cook, un mot exipiis.— Vous pourrez dire, pour plus de couleur locale : un exquis mot.Sir Henri-T.Taschereau est mort en France, à Montmorency, près de Paris, où demeure sa fille, Mme L.-M.Lyon.SIR HENRI TÂSGHEREAU .^onorahle magi.,-at étaii Barri pour la trance, il y a quelques mois, dans le but de refaire sa santé compromise.Il est mort à l’âge de G9 ans.Sa dépouille mortelle sera transportée au Canada sur le paquebot «« Corinthian ", de la ligne Allan, pii prendra la mer lundi prochain.Les obsèques auront donc lieu à Montréal, dans les derniers jours d octobre.1 A TRAVERS LA PRESSE g ., ., $ AHERICA1NE Ë aimait a poser lui-metne des questions pour ! as.D* rrrn rrrmrmrrt mnn ;-mmm i ttnT mm uuti ijuxui maaornumn # rmt rrrn rni rirmmmrrn mnmmnmn FRANKLIN, DIRECTEUR DES POSTES Comme patriote, pub'iciste, savant., diploma* te et philosophe, dit M.Ethulbert Stewart, dans le .Vf tes de Chicago, Benjamin Franklin est honoré depuis longtemps par le peuple américain et le monde eu général.Mais ce n’est pas sou veut que l’on songe aux importants services tpi’il a rendus comme administrateur plein d’énergie et de ressources.L’on ne devrait pas oublier surtout la part déterminante que Frank lin a piise dans l’établissement de notre service postal.Sous le régime colonial, cette partie de l’administration n’était pas considérable.Avant 1G39, les gens qui attendaient des lettres allaient au-devant du bateau qui les appoitait et se les faisaient remettre par ie capitaine.En 1G72, la colonie de New-Yoîk établit un service mensuel avec Boston.En 169*2, le gouvernement essaya d’organiser les bureaux de poste des colonies et Thomas Neale fut chargé par le roi Guillaume dVn prendre la direction.Les fonctionnaires coloniaux reconnurent graduellement son autorité La position de directeur général des portes pour l’Amérique fut formellement instituée en 1704.Le colonel Spotswood, do la Virginie, fut nommé, en 17.37, directeur général des postes de toutes les dépendances de la Couronne en Amérique et, peu de temps après, il choisit Benjamin Franklin comme maître de poste de* Philadelphie.Franklin remplaça Andrew Bradford qui imprimait le Mercury et qui avait abusé de sa jodtion pour empocher la Gazette • le Pennsylvanie, le propre journal de Franklin d’être livré par la poste.Franklin commença s i carrière en lançant la proclamation suivante : »» Ce 27 octobre 1 737.Avis est par les pré-•» sentes du nié que le bureau de poste (h* Phi-•• larielphic est maintenant tenu ch* z B Frank- I «rroupc I Main rien n avait été tait en ce sens jusqu a i* , » 1 ntn„r ! la semaine dernière, alor amis, deux a‘livres d art a ou i^oinei CJouin.II a dit : " Voltaire, faisant sa cour au disait : ranci Fiédéric, la semaine dernière, alors que comprenant, après la déclaration de Sir Lomer Cîouin, que la situation devenait embarrassante, la compagnie se décida à remplir ses promesses.Les travaux de construction seront .wgwv/.q avec la plus grande activité possi- — "C’est du nord, aujourd hui, que nous 1H] ., ' .• t • t ble, de façon a ce que la fabrique soit prête à être mise en opération lorsque la loi de vient la lumiète " Ne pouvons-nous pas dire avec* p ns de rai son aujourd’hui : c’est de nous, M.le premier prohibition entreia en \ ig ministre, que nous vient la lumière.a 1.1 marché ".Lu mot «lu Voltaire, tant île fois cité, s’a- Une marine canadienne ?on & n î oioistra-tions oa les ?ociéiè» de ^.coars mutuels qui don don t k leur personnel oa à .eurs adhérente de» soin» médicaux M pro Deo oa à La» tarif.Et puts, hôpitaux *ont »i accueillante ! Iii reçoivent, de bonne foi, de.- m&U-ies qui seraient aï^ccnent en situation de donner des honoraire* aux mô.Jecin-.A'or?' ^ Alors, le?médecins, plus malades que les j malades et plu* mdiceiite que les indigents avantagés des hôpitaux, «ont obligé» de recourir à des expédients peu digue» de la profession pour se procurer des clients.Comme» il en est d*2 mémê dan» tou» le-» pays, 1 abîmez-moi vous transporter, lecteurs, j.Pari-, ville brillante, mais où tout ce qui reluit, hélas ! n’est pan d'or.Nous pourrons airw pirler des infortunés médecins sans faire rougir les nôtres.D’une longue étude exposée dans une pubü cation médicale qui ne date que de trois mois, je résume ce navrant tableau de la vie du médecin pauvre à Paris.Les médecins »an» clientèle, réduits à employer des ruses dfApaches pour racoler des clients, se livrent û dt» mises en scène épuisantes.Ils cherchent, par exemple, 3 habiter des l'histoire de France.Presque ^n face de 1 Hôtel de La voilette, près du Pont Suily, nous trouvons ce qui reste ?lierre et le» liserons s’en roulent autour de ce.» pierres, témoins, ‘•ans nui doute, de plus d*un drame historique et funèbre.Un peu plus haut, dans !a rue de Sully, voici l’Arsenal qui fut habité par Sully, et c'est en venant voir Sully a l'Arsenal qu'Henri IN fut assassiné.L’Arsenal n a plus rien de guer LETTRE D’UN PARISIEN AUX LECTECKS DE L* AVENIR DC NORD quartiers as>ez opulents pour inspirer confiance r^r que bun nom, c'est actuellement la p]u> et pour faire payer la visite un prix plu- élevé belle et U plus rich- bibliothèque de Pari-, Il y a, paraît-il, ane mai«on du boulevard j apr^ la Bibliothèque Nationale.On y voit le» M ah-* herbe®— boulevard richement habite — i brévîères enluminé» de Ssint-I.ji*.du roi Be-où demeurent huit médecin».Huit, rien qu- j d’Anjou et de Charles V.CV superbe» dan- une maison.Cela ne veut pa-.dire qu il- .mjs-els sont des merveilles d'art et précieux au occupent huit appartement*.Comme les loyers j p>u* haut titre, car ils retracent toute T histoire sont cher-, ils se mettent à troi* oc quatre pour ; ^ju costume et du mobilier de ce- époque»-!à.payer on appartement confortable, luxueux.J,-, nioin» - qui !•— ont exécuté» a vue tant d'art qui “tape i'œii ’.Ti-» en »>nt quittas pour ont habillé tous les personnage* de l’Ecriture choisir des jour» différent- de consultation ou .Sainte en co-tume iu mc-ven-ùge et leur ont simplement des heures différentes.D autre-, attribué tout le mobilier du château féodal, qui ont qoeîqae argent d’avance, emploient | j »aj pV.: de» h-are.» rxqu:-*s a feuille: r ce» • une rase opposée.Ils ont a eux seul** deux ap- vieux livres aux naïve» » *.fine- enluminure», parlements : l'un dan» les quartiers du centre On peut aussi visiter le cabinet de Sutly et le! ou le» quartier» popu.xirv-, ; autre dans boudoir d- \.d.cti: r.,juc au Maine, ni- de Louis XIV k de n,a- Pari», K* septembre 1Ô09 Au moment de mettre en ordre !*-» notes qui devaient me servir à cettu *• lettre d’an Pari-cien •*, un comité de Y Agence //art- arrive : • Mô.>n.—On a trouvé aujourd'hui dans .*-.latrines de la caserne Duhrsme le drapeau du 334e régiment de réserve.Ce drapeau, séparé de -a hampe, avait été volé dan» une piece avoisinant la salle d’honneur et lacéré avec un couteau.Cet acte croit-on, est i œuvre d’un soldat, mais ou n’a pu en acquérir la certitude.• L’autorité militaire et le Parquet enquè tent Cet immonde attentat nous scandalise ! Dan» Ja salle de rédaction nous sommes tou» attérés ! Quel est le malheureux qui a, écoutant le» vrais coupable», rhéteurs en chambre.Ferrer de bas étage- ou Hervé de crapuleuse pensée, assez perdu la notion de dignité française pour en arriver a commettre un acte qui soulève le dégoût, sacrilège qui, douloureusement, émeut 1 Le fait monstrueux qui vient de se produire à Mâcon prouve combien Ton avait raison de craindre beaucoup de la campagne antimilitariste.J je misérable, qui est passible des travaux forcé», a fait une réalité de l’image honteuse de la formule immonde — “ Le drapeau sur le fumier” — qui valut à son auteur une triste célébrité.11 Ijs panégyrique de faits qualifiés crimes, écrit à me- côtés un confrère, dans lesquel» certains individu- se sont spécialisé*, a été autori-é par des ’égislateur» imprudents ”, Cortès, il est coupable, le fou qui a pu commettre ce sacrilège, dont sont affligé.» tous .eux Napo’.éon 1er, qui r.’aim-.;: :e •• q i : cr-ait lui-même, hésita n 1* 4 r• nip.v> r r.V y renonça parce que trop de gloire y était axt-.\ née, grâ_ve a lui, en grande partie ; t.r nd&ut, i; préféra toujours -es aigle- a .•*.-oiv triooiort*.Ce n’est vraiment qu ’a partir de la Répubdi* que de 1848 que le drapeau frai: ; ei- f.r.la çon immuable, fixé comme forme et , • ume di-position de couleur» et servit indi-tinctexnent pour l’armée de terre, la manne rt le- service-publics.byrrh BYRRH dViali-d2 BYRRH byrrh leurs consultation», ici, !- mardi et le jecui ; ia, dome de Montespau, habitait i" Arsenal comme le mercreoi^ et le vendredi ou le samedi.1,.grand maître de l'artillerie.Revenons main-ont te te.rpnone dans leurs ueux domicile, e-., tenant sur le quai des Céiestins, à droite, en dans les deux domiciles une femme de chaîne,re, pas-ant devant le vieux marché médiéval de à moins que la concierge ne leur en tienne i l’Ave Maria.Nous prenons la rue des F îieu_: avec le.moyens de circulation rapi -es de j conniers, pui« ia rue des Figuiers, au eu qui frémit une âme française.Mais i.« le au-coin de Pans, ils peuvent donc toujours répondre aux ; laquelle nous trouvons Fuu des plus beaux mo- chent' des deux quartier, qui tes appellent a , miment- d'architecture militaire du mov-n-âg>-l'improviste.Avec de la persévérance, et de la chance.et I ! C est l’Hôtel de Sens avec sa porte en ogive, ; ses poivrières, ses tours et ses pignons, c'est un travail acharné, lis arrivent a nouer ies j’un plus vieux et des plus beaux hôtels du Marais.Hélas ! c'est actuellement une fa'nri- deux bouts, comme on dit.Mai.vous voyez comme elle est gaie la vie d’un médecin à Paris.Il est vrai que les mé- decins parisiens étaient deux mille en 1893.Maintenant, ils sont trois mille cinq cents 1 Et la population n'a presque pas augmenté.Fit n’est-ee pas un peu a Montréal comme à Paris 1 Le médecin de Montréal n'est-il pas parfois obligé de se rabattre sur la campagne ?Mais après les aunées d’études dans les grandes ville.s’exiler soudain dans un village, cela est dur.Les médecin* n’y consentent guère 1 Et l'incident du village du comté de X., cité pic* ! haut, arrive à pointpour démontrer que les me- ; decins ne sont pas d'us heureux dans le.villa- ; grs que dans les villes.Le fait est grave ; car il tend à se former un immense prolétariat de.professions libérale-.Peut-être l'effet s- ra-t-il excellent, car il rejet que de verrerie ' C’est pourtant le plus beau palais féodal que possède le Vieux Paris.Je ne crois cependant pas exagérer en disant qu’à peine un quart des Parisiens connaissent l’Hôtel de Sens.Ce fut le palais épiscopal des archevêques de Sens, et il fut construit par Tristan de Solayar qui y donnait l’hospitalité d’une façon aussi royale que ne le faisait le roi en sou hôte! de Saint-Paul.L'IIôte!! de Sens date de la fin du XVe siècle.Tri.tan de Solayar, comme tous le- pré- lats du moyen-âge, était à la fois un prêtre et un guerrier, aus-i à l'aise sur un destrier harnaché de fer que sur une paisible mule épisco- pale.On arrivait jeûna alors aux plus haute- charges de l’Eglise.A vingt-cinq ans, Tri.tr de Solayar était déjà évêque de Meaux, à tren- ., - , , .te-neuf ans il était nommé archevêque de.S- ns.tera de force beaucoup de jeunes gens sa,ns et : r- i ( , -• < , - , .r .En 14f-\ il tut env.-Yv en Ang.eterre comme forts vers les carrières actives de industrie et i , 'rn t- ambassadeur auprès d Ilenn \ il In peu du commerce.En attendant, les médecins souffrent pis que les malades : il ne leur reste d’autre ressource pour profiter de la société contemporaine que de se former en “ union ” et de se mettre en grève.Henri Roullaud Goirçs pittoresques du vieux Paris 1 (tuT L*AVENIR DU NORD) VTI Au coin de la rue Saint-Paul et du Quai des Célestins, noas trouvons un magnifique hôte!, celui de la Vieaville, le surintendant des finances qui conspira contre Richelieu et s’enfuit à Bruxelles.En suivant le quai à gauche, nous passons devant l’Hôtel Kicoloï, le tuteur de Voltaire, et nous arrivons devant l’Hôtei La-vollette, au coin du Quai des Célestins et de la rue du Petit Mu-que, Cet hôtel porte au-si le nom de l’Hôtel Ficnbet, du nom de son premier possesseur, Gaspard de F’îenbet, conseiller au Parlement sous I-ouis XIV.Le duc de Saint- Simon, dans, fee raconte sur lui une amusante histoire.Allant un jour en voiture retrouver la cour à Saint-Germain, F'ienbet et son ami Courtin son dévalisés par des voleurs.Une fois les voleurs partis, Courtin, qui avait juré ses grands dieux qu’il n’avait rias d’or sur lui, montre en triomphe à Fienbet une bourse d’or qu’il avait subtilement coulée dans ses chausse, a l'abprochs des voleur*.Aussitôt, F.ieobet, mettant la tête à la portière.rappelle les voleurs.Ils reviennent.— Messieurs, leur dit-il, vous êtes d’honDê-tes gens qui nous avez crus galeinment sur parole, mais monsieur vous a trompé., je ne peux en homme dTiouneur être son complice.Fouillez-le Les voleurs trouvent la bourse et partent ra vis.La cour se divertit fort de cette aventure et surtout de la colère de Courtin, qui longtemps garda rancune a son ami.Cet hôtel, fort beau, fut construit .ur les plans de Mansart, l’architecte du Palais de Versailles.Actuellement, cet hôtel porte le nom d’Ecole Monition, et c’est une école de prêtres.Tout autour de cet hôtel, il y a de vieilles et curieuv s rues, comme celle de la Cerisaie, ainsi nommée à cause de l’ancien verger du parc de l’Hôtel F’aint-Paul, où il y avait surtout un très fertile enclos de cerisiers ; la rue des Lions, où Charles V le Sage avait installé *a ménagerie, aux-i dans les jardins de l’Hôtel Saint Paul.Ce fut Charles V qui construisit la célèbre Bastille qui devait jouer un rôle si prépondérant dans (l) Voir 1’Avenir dc Nord du 27 août, du 3, du 10, du 17 du 24 septembre, du 8 octobre 1909.plus tard, i! combat en Italie aux côtés du roi Louis XII.Le .successeur de Tristan de Solayar a l’Hôtel de Seii“, fut le cardinal Antoine Uuprat, a qui François 1er avait juré une éternelle recon nais-ance.Antoine Luprat l’avant empêché, p-ndant sa toute j-untsse, de commettre une irrémédiable fjiie.Liuis XII, à cinquante-deux ans avait épousé la sœur d’Henri VIII d’Angleterre, ia .séduisante Marie Tudor, à peine âgée de dix-sept ans François 1er, qui n’était alors que comte d’Angouième, conçut une folie passion pour la jeune reine.Une nuit, il 3 introduisit dans le palais et se dirigeait vers !a chambre de ia jeune reine, lorsqu’il fut tojt à coup saisi, lié le- main- derrière le dos et jeté dans une chambre obscure, où il passa la nuit.Le lendemain, Luprat vint lui ouvrir la porte et se jeter à ses genoux : — C’est moi, Votre Altesse, qui n’ai pas hé site, dit-il au jeune prince, à vous empêcher de faire un coup de tête qui vous aurait perdu.François 1er reconnut plus tard le service qu'un lui avait rendu.Malheureusement, Luprat mena une vie ries plus scandaleuses, et l'Hôte! de Sens fut témoin d'orgies renouvelées de celles de la décadence de l’empire romain.Luprat donnait des festins où le mets le plus recherché était de la chair d'ânon.II mourut d une façon horrible, rongé par des poux ! Henri de Navarre habita quelque temps l'Hôtel de Sens, avant de monter sur le trône, puis il donna iTIôtel de Sens à sa femme, Mar guerite de Valois, et même après l’annulation de son mariage.Henri IV venait souvent la voir.Marguerite de Valois tint -a cour i l'Hôtel de Sens, y recevant poètes, savante et amoureux, dont elle aimait a s’entourer.Mais, un jour qu’eile sortait de l’Hôtel pour aller entendre la messe, ayant son page favori de Saint-Julien.un lie! adolescent aux cheveux blonds qui chevauchait a côté de sa litière, elle vit arriver le comte de Vermond, l’un de ses amoureux.Jaloux de la faveur du jeune page, Vermond le tue d’un coup de pistolet.Marguerite jure de ne rien manger, ni boire, avant que justice ne soit faite au meurtrier.Laos la cour même de l’Hôtel, on dresse un échafaud recouvert de velours noir, en honneur de la noblesse du coupable.Le Vermont monte sur l’échafaud, se tourne vers la fenêtre où se tient Marguerite de Valois, afin de mieux savourer sa vengeance.Il la salue profondément et meurt pour celle qu'il aima plus que la vie, plus que l’honneur.Marguerite quitta l’Hôtel de Sens pour d’v plus jamais revenir.Elle s'était aper çce un peu trop tard qu’elle aimait le comte d» Vermont.Elle alia « installer rue de Seine, où elle fonda le couvent des Jacobins Cet hôtel de la rue de Sens est aujourd'hui l’Ecole des Beaux-A rts -ont davantage, ceux dont les exhortations ont pu le suggestionner au point de le pousser à accomplir son abominable forfait.I n être assez abject a osé insulter le drapeau de la France et jeter dans le fumier l’emblème de l'Honneur et de la Gloire, Qu’importe ; haut les cœurs ! et soyons encore fiers en nous déso-iant.Quel spectacle consolant et réconfortant que celui de •• oir les g>-n* du peuple, sans exception, en notre Paris où l’antimilitarisme a ses quartiers généraux et ses soli bien rétribués, se découvrir lorsque passe le drapeau d’un régiment qui défile musique en tête !.Certes, il existe quelques brebis galeuses, mais qu’on n 'aille pas en conclure que l’armée n’est plus digne de son antique renom de pa-trioti-me et de discipline et tous les Français vibrent encore et vibrèrent toujours en s’écriant avec Paul Leronlède : .“ S .us irons ou tu veux qu'on aille.Vois cette foule qui ' restai U e.Us s.oit l les jours de pleur*, El, viennent les jours de bataille, Hons irons où lu veux qu'on aille Eu ire acclamer nos trois couleurs.Tous les Français qui sont en France Savent quelle est ton espérance,.” Le drapiau de nos régiments mesure quatre-vingt-dix centimètres carré*.non compris les franges.L’étamine en soie n'e-t pas t Ici et non le ma h ureux f«»u i M ‘t l.qui ; • r** tenu responsable du i :aî!, - : i : » .i-" rappeler que lorsque Hrrvé î .; ••ureni* i de- vant la cour d’&.S'i-vj de PY ane, pour avoi , dan» » *n journa:, ; oïi-*.i.:ê aux ~rdaî-de jeter, le drapeau '*ar le fumier de la caserne, n o>a prononcer les part.!*-' suivante» : *) Ce n ’est pa- eu avouai que b présente! devant vous, messieurs î*-> ; r -, *.f en wii i tant socialist' et révolu 'ù/>' nain Je 'ou s pr:** j instamment de ne pi.s tMr.-, entre ri: n ¦ n.-.ir i Je.Herve et moi, la distinction qi:-* i\ n fait j d’ordinaire entre h s U min*— qui - len.^nt -ur le banc de?accu>
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