L'Avenir du Nord, 20 juin 1913, vendredi 20 juin 1913
Dix-septième année — No.25 Journal hebdomadaire -— Deux sous le numéro Vendredi, 20 juin 1913 m ORGANE LIBERAL du DISTRICT diTERREBON NE., L* «JT 01 l'AVtNia 1ST OA.KJ U P fil Pt.» m!«* /«Ote VtJinOKJ Pft«r,»tRtn MV5 DUS! LAUKAJTT ÇIV.SA'Aart-) 3 ÇHE.1Y lEFQ.lh Abonnement Uu an [Canada].$1.00 “ [Etats-Unis].1.50 Strictement payable d’avance.& Jules-Edouard Prévost, Directeur K DMTN1STRATTON : SAINT-J EKOAIE (TERREBONNE) Annonces: IJ c.la ligne agato, par insertion.-{>+•)> Annonces légales : 10 c.la ligue nonpareil, 1ère Mî< insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.«uh.'vPAuurrrjfc f LA POLITIQUE j Une session de maladresses.Gaucherie et maladresse, tel est en deux mots le bilan de la session parlementaire qui vient de se terminer et qui est bien la plus remarquable sous ce rapport qui se soit jamais déroulée depuis l’établissement de la Confédération.On a vu tout d'abord le gouvernement s'entêter à vouloir substituer à la direction des affaires par le Parlement la direction par le cabinet ; jamais, depuis les tristes jours du “ Family Compact,” lutte aussi obstinée n’a été engagée sur ce point.Pour la première fois dans l’histoire du Canada on a vu un gouvernement s'accrocher désespérément au pouvoir, après que ses propositions eurent été rejetées par le Parlement.Nous avons été témoins d’un nouveau record dans les chiffres du revenu du pays, I et cependant le gouvernement n’a rien fuit j pour réduire le fardeau des taxes qui pèse si lourdement sur le peuple.Certes, il aurait été facile au gouvernement de venir en aide aux salariés dont les impôts composent cet énorme revenu.Il a préféré ne rien faire.Mais si le gouvernement n’a rien fait pour alléger les taxes, il s’est montré plus soucieux des intérêts des grandes compagnies.Il a donné au Canadian Northern et aux chemins de fer du gouvernement de l’Ontario,à titre gracieux, une somme énorme; il a prêté une autre somme non moins énorme au Grand-Tronc.D’autre part, il a refusé tout net de consentir à l’égalisation des taux de fret entre l’est et l’ouest., Pendant six mois et demi, le gouvernement a essayé par tous les moyens, et en dernier lieu par la force brutale, d’imposer le passage de ses mesures au Parlement.Tous les conseils, toutes les mod ideations suggérées par l’opposition ont été impitoyablement rejetés Dès que la résistance s’est laite un peu vive, on a eu recours à la clôture pour la vaincre : on a changé les règles du cufTibat au milieu même de la bataille.On a vu le chef du gouvernement menacer le Sénat de le supprimer si celui-ci osait contrarier ses desseins; mais ce même Sénat a traité ces menaces avec tout le mépris qu’elles méritaient et a considéré, au seul point de vue du bien de l’Etat, les projets de loi qui lui étaient soumis.On a vu le gouvernement abandonner (les mesures de haute importance plutôt que d’accepter le plus léger amendement qui, il est vrai, lui aurait fait perdre la jouis-ance des fonds dont il voulait se servir peur des manipulations électorales.Jamais on n’a gaspillé un si long temps jamais gouvernement ne s’est montié pi us faible depuis le gouvernement Topper, en 1896.Enfin, pour comble, on a vu la parole du premier ministre du Canada mise en doute, en plein Parlement ; on a vu ce même premier ministre se rendre coupable envers le chef de l’opposition d’insinuations plus méprisâmes que n’aurait été un mensonge audacieux Le projet de l’aide aux grands chemins Avec son entêtement caractéristique M Borden a de nouveau présenté son projet de loi de l’aide aux grands chemins, sans retrancher aucune des fautes que ce projet comportait au début ; la centralisation, le contrôle des crédits par son cabinet et l’ai fectation de ces crédits aux tins mêmes du gouvernement.Comme cVtait à prévoir, le Sénat l’a amendé, et de nouveau le gouvernement a refusé l'amendement ; il a refusé de dépenser §1,250,000 pour l'amélioration des chemins, il moins qu’il n’ait lui-même toute liberté sur cette somme ou sur la la-çon dont elle devait être répartie entre h-s provinces placées sous les gouvernements libéraux.I.es libéraux du Sénat ont d-mande epie c / arijent soit lionne anx provinces et rêjiarti ilr façon constitution licite ; le gouvernement a refusé d'accorder les crédits s'il ne pouvait en disposer à sa guise pour des tins inconstitutionnelles ou pour la corruption de l’électornt.la- pays n’a pas gagné grand'chose à l’application du système de finance de M Rogers Un gaspillage sans précédent En dépit de la crise financière qui pointe à l'horizon, le gouvernement a dispersé son argent avec une prodigalité sans bornes II disposait d’un revenu de §170,000,000 et d’un excédent le §55,000,000, et cependant il n'a pas fait, le moindre effort pour soulager le'.fardeau du peuple ou pour alléger le coût de la vie (pii est le résultat de ses lourdes taxes.Nos importations venant des Etats-Unis accusent une augmentation de §100,000,000 mais nos exportations dans ce pay*- n’ont augmenté que do 3i mil lirais.Un aurait pu augmenter le mouvement commercial afin que cette différence soit soldée en produits et non pas en or.mais on n’a rien fait dans ce sens.Nos importations venant de la ( Jrande-Bretagne n’ont augmenté que de §20,000,000.Loin d élever la préférence on a réduit de moitié celle qui avantageait le sucre britannique.Le gouvernement aime mieux subventionner ses amis que de réduire les taxes La hausse continue du coût de la vie a «les causes, et ces causes sont bien connues de certains favoris du gouvernement, comme MM.Mackenzie et Mann qui pourraient nous éclairer sur ce point.Au début de la session, ou parlait de prêter au Canadian Northern la bagatelle de §35,000,000 On sonda l'opinion sur ce point, mais l’opinion se montra si rebelle, que le gouvernement Borden, tout autocrate qu’il soit, crut prudent de s’abstenir.Ou laissa les choses en suspens, puis le gouvernement profita du moment où le parlement était fatigué et émoussé, il la fin d’une longue session, trour faire passer à titre de subsides, un don pur et simple de §16,000,000 uu Canadian Northern.Devant cette générosité inouie, YOttawa Citizen, un organe du gouvernement, ne peut s’empêcher de s’écrier : •* Ce transfert de millions des fonds publics dans les coffres du Canadian Northern doit éveiller dans toutes le“ classes du peuple des doutes sur l’intégrité du parlement.» Le peuple a-t-il reçu des avantages pour cette somme énorme < Si le peuple n’a rien reçu, le gouvernement a-t-il reçu quelque eho.se ?Mackenzie et Mann ont obtenu l'argent et des titres avec l’argent.Que peut bien obtenir le gouvernement qui manipule ainsi les fonds publics ?Les subsides ordinaires ont pour but d’encourager la construction des lignes de chemin de fer.Mais ces §16,000,000 étaient donnés en cadeau à des lignes déjà construites—c'était uu subside supplémentaire.Déjà les organes du gouvernement annoncent que le subside de cette année aidera la compagnie à sortir d'embarras financiers, et qu’une nouvelle requête pour un nouveau subside sera faite l’anuée prochaine.Le Canada pourra se féliciter s il a, l’année prochaine, un gouvernement libéra) qui mettra tin à ces choses.Mais après avoir aidé ses amis Mackenzie et Mann, le gouvernement disposait encore d’un gros magot.Or, le Grand Tronc s • trouvait justement comme d’habitude dans des eut barren financiers, aussi le gouvernement s’empressa de lui faire un prêt de §15,000,000.El remarquons bien qu’en prodiguant tous ses bienfaits à ses amis et aux compagnies de chemin de fer, le gouvernement a refusé absolument de prendre la moindre disposition pour faire réduire les tarifs ou même pour égaliser les taux de l’ouest et de l’est, il n’a même pas voulu faire mettre complètement le Canadian Northern sous la juridiction de la commission des chemins de fer.Il ne devait pas du reste s’arrêter en si beau chemin.Il a présenté encore une couple de millions à ses amis du gouvernement Whitney, de l’Ontario, ft il a refusé de nouveau de faire passer sous le contrôle fédéral le chemin de fer du gouvernemet t de l'Ontario qui rapporte de -i beaux bénéfices à cette province.• wwwww* www mwswww #ww www www J ?< ]Vieli ?f La fête de la Pensée’française L’appel lancé par la Société Saint-Jean-Baptiste, de Montréal, il y a quelques semaines, an nom du nos compatriotes opprimés de l’Ontario, a reçu l’accu, il généré x et enthousiaste qu’il méritait et partout depuis liimouski jusqu à HnM, toute la province s'est activement mise à l’œuvre.Lu-cure quelqut s jours et ce magnifique travail rapportera des fruits, il sera d autant plus fertile qu il offrira le spectacle vraiment consolant de toute la population canadienne-française unie dans un même geste de solidarité confraternelle.Toutes les villes rurales sont entrées dans le mouvement et la collecte qui sera perçu" «race aux dévouements de nos tilles et de nos femmes, promet de rapporter une belle somme.Tout le monde, petit comme grand, se fera un devoir d’y contribuer afin que l’appui que l’on donnera à nos compatriotes ontariens soit aussi puissant que possible.La population d’Edmonton Le deuxième recensement municipal de la ville d’E Imonton a indiqué qu’au premier mai dernier la population de cette ville était de 67,243 âmes ! G'csl une augmentation de 13,632 sur le chiffre fourni par le recensement de l’an .dernier, fait à la même époque; en 1912 la ’ 'on d'Edmonton était de 53,611, I c'est donc une augmentation d’environ 25 pour cent en 12 mois.Cet accroissement est prodigieux et dépasse les prévisions des plus optimistes qui croyaient faire preuve de témérité en fixant le chiffre probable de la population d'Edmonton à 65,000.En 1901, la population d'Edmonton était de 1,652 âmes; c’est donc en 12 ans une augmentation de près de 65,000 habitants ' l’our peu que cette augmentation continue dans la même proportion, Edmonton aura 100,000 habitants en 1915.Donneur mérité L’Académie Française vient de décerner le prix de Thiers à l’hon.Thomas Clin pais, conseil hr législatif, pour son magnifique ouvrage sur Montcalm.M.Chapais est très avantageusement connu pour les rcinnrqnubles travaux qu’il a publiés sur notre histoire.Nous tenons à le féliciter pour le nouvel honneur qui ne pouvait s'adresser à titulaire plus méritant.Ou l’on aurait besoin d’une marine canadienne Dans un numéro récent, le Mail and Umpire de Toronto, fait remarquer que les plus riches mines de charbon du Canada sont situées sur les côtes de l’Atlantique et du Pacifique et par conséquent sont xposées à une attaque immédiate en cas du guerre.Tout ennemi pourrait facilement s’emparer de ces stations de charbon et s’en servir pour des Hottes hostiles, tout en empêchant le Canada ou la Grande-Bretagne d’en faire usage.Or, le journal tory déclare à ce sujet : “ On ne devrait pas laisser ces ports sans défense.” Mais n’est-ce pas ce même Mail and Empire qui a violemment combattu Laurier, lorsqu’il proposait d’établir de puissantes flottes de défense locale qui donneraient à ces stations de charbon la protection dont elles ont besoin ?La logique n’est évidemment pas le fait des partisans de M.Borden.Attrapez, M.Nantel t M.Henri Bourassa écrit dans le Devoir : “ On ne saurait trop le répéter, deux des conditions essentielles de l’entrée des trois ministres “ autonomistes ” dans le cabinet Borden étaient l’abrogation de la loi navale et un plébiscite sur toute politique nouvelle.Ce n'est que lorsque M.Borden eut tâté le pouls de ses collègues et qu’il se fut assuré (pie, seul des trois.M Monk avait assez de cœur et d’honneur pour tenir sa parole, qu’il redécouvrit l’urgence et se décida à passer outre.11 Ainsi M.Nantel n’a » pas assez de cœur et d’honneur pour tenir sa parole.“ Cela nous le savions, mais il est savoureux de l’entendre dire par celui que M.Nantel, eu 1911.considérait comme un sauveur.Pas contente ! L’Action Sociale n’est pas contente.Voici en quels termes elle se piaint du Soleil, de Québec : “Voici un journal qui dénonce périodiquement et publiquement devant le “ tribunal de l'opinion publique,” non pas nos actes et nos écrits publics, sur lesquels il ne veut pas entendre nos explications, mais nos prétendus motifs et nos intentions intimes sur lesquels nous seuls pourrions le renseigner, et il les dénonce comme inspirées uniquement par la partisannerie, les préjugés, par le besoin de condamner quelqu'un, de provoquer des querelles et de faire naître des haines, tous motifs d'ordre intime relevant de notre conscience, et c'est cette feuille qui nous reproche comme un manque de justice, de ne pas agir avec la charité, la miséricorde et la condescendance d’un archevêque envers ses diocésains.” Vraiment, confrère, vous n'avez pas le droit de vous plaindre, vous qui, depuis votre naissance, n’avez pas fait autre chose que ce que vous reprochez à tort au Soled aujourd’hui ! Poivre et cannelle ! Le poivre et la cannelle sont surveillés par l’hon.M.Nantel.C'est naturel : il faut bien assaisonner ses légumes ! Vaine attente Nous lisons dans VEclaireur, de Boau-ceville : » L’Action Sociale, malgré notre mise en demeure de la semaine dernière, n’a pas encore fourni ses preuves de la distribution de whisky dont elle accusait les libéraux.Nous attendons la justification de l’accusation si pleine de gravité qu’elle a portée contre les chefs libéraux." A moins que le confrère de la rue Sainte-Anne ne nous prouve, avec témoignage à l’appui, que le parti libéral a versé la boisson aux électeurs de Dorchester, nous serons forcés de.conclure que l’Action Sociale a, sinon sciemment calomnié nos chefs, du moins avancé, avec la dernière légèreté, la plus grave des accusations, comme elle en | ot te n-sez souvent sans en peser toutes les conséquences." Pensees.L'homme oisif est comme l’eau (pu dort, il se corrompt.Latkuua " L’amour n’a pas d’âge, il est toujours naissant.Pascal Pour rire Les Montréalais à la campagne.— Vous avtz fait construire cette villa pour passer l'été.Mais, l’hiver, vous n’avez pas peur des cambrioleurs, quand elle ne sera pas habité - ?— Oh ’ non ; elle est bâtie e-n ciment armé ’ POLITIQUE ETRANGERE Le plan Allemand (f La souscription nationale du 24 juin____jj Saint-Jérome fera son devoir La dip'omatie alleniand-i montre un esprit de discipline qui va méthodiquement à .son but, autant qu’une continuité de vues ne se laissant découmger par aucun ob-tacle.Avec une souplesse qui se plie à mus les évènements, elle manœuvre depuis 1888 pour atteindre le centre du cei cle untour duquel va tourner toute sa politique orientale en Asie Mineure et daus la Méditerranée.Depuis tjut; J» Deutsche Bank est intervenue dans j’entreprise du ch-uiin de fer de Bagdad, l’Allemagne a eu une politique ottomane, ce qui veut dire uue politique méditerranéenne, et l'histoire de la Bagda B hn de 1888 a 1912, n’est que le recueil des luttes soutenues par la diplomatie allemande pour écarter des rivalités et neutraliser les méfiances de la Russie, de l’Angleterre et de la France.La Bagdad Bshn atteignait Angora en 1893, et, d’apiès le tracé adopté, elle devait se diriger sur Sivas, Diarbékir et Moussoul ; mais pour ne point i ffrajvr la Russie qui voudrait établir son influence sur les régions de Van, d'Ezeroum, de Iviiarpout et de Diaibrkir, et sans doute aussi parce que le voisinage do la côte méditerranéenne semble â l’Allemagne un avantage qu’il ne faut pas négliger, les promoteurs allemands de l'entreprise ont brusquera -nt renoncé â l'itinéraire prévu, et ils ont ainoiçé à E ki Ch ir le prolongement de la Bagilad-Bshn, qui va descendre vers le sud daus la direction d’Afi-mm-Kara-Assir et Ko- 1 niab, pour atteindre Alep, puis Mossoul.De Kouiah à Alep, la ligne sera donc exclusivement méditerranéenne, puisqu’elle doit pas s r pur Adana et contourner le golfe d’Alexau-drette à quelques kilomètres du rivage Or, c niaient ne pas songer à une jonction î Mers r:a devint le point de contact entre la Big-d.d-Biinn et la Méditerranée.Mais, comme 1 - th miu de fer Mersina-Tarse-Adana appar-t-nait à une compagnie française, on tourna la d IlLulié en achetant la majorité des actions de celte compagnie: l’Allemagne obtenait ainsi un débauché sar la Méditerranée, et Mersina est aujourd’hui un pott allemand.Dans cette partie de l’Asie Mineure l'Allemagne a doue supp’anlé la France et l’Angleterre, pui que les chemins de fer de l’Anatolie sont entièrement sous son contrôle par les lignes de Smyrne, Afiourn, Ivara-Hissar, et de Mersina-Adana, et bieutôt parcelle de Smyrne Dinéir.Ce qui lui fait, un c les lignes non encoro construites mais coucédées, l'écrasante part de 2400 milles contre 185 milles au consortium fi anvo-belge.Cette situation prépondérante, l’Allemagne ne fait que l’accroître de jour en jour par une parfaite unité de vues, et par sa rigoureuse discipline dans l’exécution.Elle poursuit de même avec une infatigable ténacité l’absortion économique de la Syrie, où elle a fortifié son influence depuis Alep jusqu’à Jérusalem par de nombreus-s entreprises agricoles, scolaire-, hospitalière-, industrielles et commerciales, et maintenant ses intéiêts y sont réels et considérables, elle pourra doue le jour où d’autres nations y voudront invoquer leurs droit-, leur opposer les sien-, Mait là to s’est pas bornée son emprise.Par des voies diplon atiques, elle a essayé de se ménager sur d’autres points des positions non moins précieuses, car si la Syrie est un observatoire sur la grande route commerciale, et stratégiqU ' qui va de Gibraltar à Port Sali, ce n’est, qu’un observatoire de second ordre en regard des points stratégiques do Gibraltar, do Bizerte et do Malte, et do ceux que pourraient lui offrir les eaux Cretoises ou de la côte tripi -litaine et qui avaient attiré -es convoitises Tranquille du côté de l’Asie Slineure, toute sa diplomatie tend aujourd’hui à obtenir, sous le nom d’une station de charbon, un point d’ap put sur une côte plus occidentale.Déjà, en 191 1, elle préparait, son installation en Tripolitaine par l’envoi de missions scientifiques, prélude ordinaire d’un établissement économique, et négociant avec Constantinople dans ce but.Mais l'Italie qui avait deviné le danger, brusqua les choses par sa descente militaire à Tripoli et brisa le rêve que l'Allemagne avait si labor ieusement échafaudé.Toutefois des cléments nouveaux allaient lui permettre i d’affirmer publiquement sa politique méditerranéenne.La France, en concentrant ses forces navales dans la Méditerranée, posait le problème de l'équilibre des influences, et la declaration du gouvernement britannique de ne point abandonner la surveillance et la garde de la route maritime des Indes soulignait l’importance de cette question pour l’Italie et l'Autriche, manifestement mises en état d'infériorité.L’Allemagne profita habilement de cotte situation Nous parlions, la semaine dernière, de l’excellente idée qu’à eue la lociété .Saint-Jean-Baptiste de Montréal de f.ire appel à tous les Canadiens-français par une souscription populaire qui aura lieu dans toute la province, le 24 juin.1æ fruit de cette souscription sera appliqué, cette année, aux be oins de nos compatriotes de la province d’Ontaiio qui ont à soutenir ai e lutte si ardue pour maintenir l'enscignernei t du franc iis dans leurs écoles.i-e but à atteindre est donc tout à fait national et le moyen proposé pour recueillir le Sou de la Peii-ée Française est facile et pratique.Ou organise daus toutes les villes de la province un ¦* tag day- ” pour le 24 juin.C'est-à-dire que ce jour-là, tous les citoyens se verront décorés d’une insigne que des daines et des jeunes filles leur mettront à la boutonnière ; en retour ils levront donner une obole, quelque minime soit-elle.A Saint—léiôtne comme partout ailleurs, la souscription publique du 24 juin s’organise.Dimanche dernier, M.le ceré de la Duran-t>yo a annoncé et recommandé cette œuvre patriotique à ses paroissiens.Mme E louard Marchand a pris l’initiative du mouvement.Plusieurs dames ainsi qu’un groupe de jeunes filles remplies de zèle et de dévouement, se sont unies à elle sans hésitation pour préparer la souscription jérômicune ut en assurer le succès Aime Lt-rnaire est venue dis Montréal, envoyée par fe comité central do l’organisation, afin de s’entendre aveu nos dames et nos demoiselles et le.s diriger dans leur travail.Elle a été l'hôte de Mme Elouard Marchand mardi, et est partie, le soir, enchantée de son séjour à Saint-Jérôme.Il faut que le 24 juin réponde aux ospéian-ces que l'on fonde sur notre ville.Tous les jérômiens, depuis le plu- modeste jusqu’au plus ricin-, doivent contribuer, dans la mesure de leurs moy -ns, à la souscription publique de mardi prochain.Toutes les offrandes seront acceptées.Ceux qui pourront ne donner que 5 noue lesdonneront, ceux qui pourront ne donner qu'un sou le donneront.En appelant la souscription du 24 juiu le Sou de la Dentée Française, on a ou en vue de do mer à cette fête uu caractère tout à fait populaire à laquello tous devront prendre part.Nous sommes certains que les dames et les demoiselles de Saint-Jérôme seront bien accueillies de tous et que le soir du 24 juin elles se verront en face do tire-lires bien pleines qui prouveront que Tou no s adresse jamais en vain à la géuéiosîté et au patriotisme des jérômiens.pour leur offrir son concours, afin de rétablir à leur profit et au sien, l’équilibre, l’Italie craignant que la Méditerranée ne devint une mer franco-anglaise.Encore fallait-il pour que T Allemagne prit po-ition ot n’éveil'ât pas les susceptibilités, ou les protestations de l’Aog'eterre et de la Fran ce, que les évènements vinssent justifier la pré sence d’une Hotte allemande dans les eaux méditerranéennes.1 a guerre balkanique fit surgir la circonstance qu’elle attendait, et maintenant, il serait difficile de nourrir lu moindre illusion sur ses intentions, puisque ce n’est poiut ù Constantinople que s’est concentrée sa division navale, mais aux endroits où elle a déjà jeté les bases de son iufluence et de son action.la.* programme de l'Allemagne consiste pour le moment à établir son point d'appui sur les côtes de TAsie-Mineure, à Mersina et à Alexan drette dont les deux ports aboutissent aux embranchements qui relient la Üigdad-Bahn à la mer.Elle ré-erve Youraourtalik, avec sa baie fermée et bien abritée des vents du large, et protégée du côté de la terre par les coutn forts du Taurus, pour le jour où elle sera ariivée à réaliser ses desseins ; elle en fera alors le port militaire de cette région, et le port d’attacho de sa nouvelle fl >tto méditerranéenne, ayant pour mission de para’yser la menace britannique de Chypre et de protéger le commerce d’A-lexandrette.Voici donc mis en lumière le plan Allemand.Mais sa réalisation rencontrera des difficultés dans les eompélions internationales qui se concentrent souvent sur les mêmes points, et la Syrie que l’Allemagne convoite, où elle a placé tant d’iutéiêts qui sont déjà dans sa pensée des droits acquis, l’Angleterre la convoite de son côté, et la France y possède aussi de nombreux droits beaucoup plus anciens qui no sont pas moins solides à défendre.Quant à la Rus sie, on sait depuis longtemps qu’Alexandiette entre dans l'objectif de l’un de ses plans de Ic-intaine venue.Or, pour l’Allemagne, cette rivalité sera diffifflo à édi ter.On peut concevoir une répartition qui laisserait à l’Allemagne la Syrie Septentrionale, à l'Angleterre la Syrie méridionale, et peut être à la France le Liban.Mais comment concilier le point de vue russe avec celui de l'Allemagne, puisque les directions géographiques les fout se couper perpendiculairement I En effet, la direction russe part de Tiffis à Erzeroum, Rharpout, Alarach et Payas, et celle de l’Allemagne part d'Adana à Alep, ligue de Bagdad.Dans cas conditions il parait presque impossible que ces deux intéiêts, qui se heurtent si directement, puissent, dans l’avenir, arriver à s’entendre.Paul Chomedey, Sieur de !V[aisonneuve Détails inédits sur sa mort et sur les difficultés qu’elle a fait naître à Paris, les 9, 10, 11 septembre 1676 Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, avait retrouvé quelque calme en le faubourg parisien qui avoisinait Saint Etienne du Mont et l'abbaye de Saint-Victor.Il pouvait., se reposant de ses fatigue», errer ditto les pintes Saiut-Victor et Saint- Marceau, de la rue des Boulangers à la tue Saiut-Etienne et dans les jardins et dépendances des PP.de la Doctrine Chrétienne.Depuis longtemps, on cherchait les documents venant certifier officiellement îles lieux et heure du décès du gouverneur de l’ile de Montréal ; l’on savait qu’il était décédé le 9 septembre 1676, que le lendemain, qui était un jeudi, il fut inhumé dans le cimetièie des PP.do la Doctrine Chrétienne, mais l'on ne pouvait donner d’autres détails.Des patientes rt cherches, qui me firent fouiller les obituaires de Saint-Etienne du Mont, les papiers des PP.de la Doctrine Chrétienne, ne m'avaient donné aucun résultat et jo désespérais, lorsque j’eus l’idée de consulter les «collés après décès app >sés par cc.s messieurs du Châtelet ; cola devait me mener à la victoire et me permet, aujourd'hui, d’apporter à l'histoire du début de Alontréa! une date, des détails curieux et authentiques.AKC1IIVK8 NATIONAL!-» SECTION ANCIENNE, COTE V 15718 ¦SCELLE CHAl'MKIlKV I)E MAISONNEUVE “ L’an mil six cens soixante seize, le mer-crorli neufviesme jour do septembre, dix heures du soir, sur la requeste faite à nous François Poiret, conseiller du Roy, commissaire au Chas-telet de Paris, nous sommes transporté sur le fossé d’entre les portes Saint Alarcel et Saint-Victor en uue tiiaisou nouvellement baslie sur le devant et dépendant de la maison des Pères do la doctrine chrestienne, où estant monté en une première chambre ou eiitrosolle ayant veue sur h-dit fossé et sur la cour des Pères de la doctrine chrestienne, nous y aurions trouvé M.Philippi s de Turmenye-, controlleur ordinaire des guerres au régiment des gardes, deumeu-rant rue Saint-Martin, au coing de la rue., , lequel nous a dit que sur l’advis qu’il a eu que Paul Chaumodey, escuier, sieur de -Maisonneuve, cy devant gouverneur de l'isle de Montréal en la Nouvelle France, esioit décédé en ladite chambre où nous sommes il y a une heure environ, il auroit envoyé quérir pour nous requérir comme il fait pour la conservation des biens et effets de la succession dud.dert'unt sieur de Maisonneuve à laquelle il a un interest très considérab o de veiller en la qualité qu’il possède de son exécuteur testamentaire, ainsi qu’il nous a justifié par une expédition qu’il nous a représenté du testament dudit defiant passé pardevant Torinon et Aulmont, notaires aud, Chastelet, le jour d’hier, apposer 110s scellez et chachets et de faire description des meubles qui se trouveront en évidence eslisant, à eet rffet, domicile eu la maison sus déclarée sans préjudicier à ses droits et actions et au legs précédent qui luy est fait par led.testament et a «igné “ de Turmenyks “ Suivant lequel inquisitoire, après qu’il nous est apparu du corps mort dud deifunt estant sar uue paillasse dans la chambre devant ainsi déclarée avons en la présence de AI.François 1æ Chantre, prestre b ibitué en la paroisse de Baint-Etienne du Mont, et dudit Br deTur-inenyes, proceddé à l'apposition do nos scellez ainsi qu’il ensuit après seiment fait par l.ouis Fin, valet dudit chffuut, et par Antoinette Hardelet, veuve de Ch irles Taconnet, garde du mesme deffunt, qu’ils u'ont détourné ny vu détourner aucun des tff-ts de ladite succession.“ Premièrement, etc.Je m’ariête ici dans les documents in extenso et je suis les documents que j’ai en mains.Les scellés «ont apposés sur les serrures d’un “ grand coffre de bahud quarré ”, sur les serrures d’un “ petit cabinet f lit d’ais de sapin estant dans la enambre cy devant déclarée ”, «ur “ un petit, coffre de cuir estant en ladite ehambre qui nous a esté dit appartenir audit Fin par ledit sieur de Turmeuy s.” L’on reconnaît des meubles en évidence, lit à hauts piliers, avec matelas, lit de plumes, traversin et couvertures et ion autour de mes-chante tapisserie de Bergamc,’’ une table, d: s tnpi««eries de B Tgamc ornant les murs, “dix ou douze livres d’e«tain, une cuillère, une fourchette d’argent ayant esté mise dans l’un drs coffres, deux cuillières et deux fourchettes assi z d’argent, un tournebroche et un petit miroir,” six chaises couvertes de vieilles tapisseries, plusieurs estampes, et tout le monde signe en laissant le tout sous les soins et garde du domestique Fin.1-e “ vendredi- onzième jour dudit mois de septembre audit an 1676,” la demande de levée des scellés est présentée et accordée “ attendu qu’il n’y a aucun oppo-ant et que la dame présomptive héritière dudit d( ffjut a promis de se trouver en ladite maison où est décédé ledit sieur” — le mauuscrit porte par erreur de scribe: ‘de Villeneufse.” Les scellés vont être levés en présence de Turmenyes, exécuteur testamentaire, de “ dame .Marie Bonnot, femme séparée quant aux biens d’avec M.Bernard B trail Ion, escuter.seigneur de Neufville et autre» lieux,” nièce de Alaison-neuve, qu’assiste son procureur, Al.Louis do Villeneufve ; mais les protestation! s’élèvent contre le litre pris par de Turmenyes ; des oppositions sont faites par Magdeleiue Patrois, fille i majeure, “ comme ayant charge de damoisolle 4587 L'AVENIR DU NORD - i>0 JUIN 1913 Gabriel!»! Lf> Messier, veuve de noble homme l’E-t.unpsy Bertrand Hardouin de St-Jacque-, docteur en médecine,” po r la »f>intne de 1,000; par le domestique Km pour “cinq cens trente-cinq livre» sept soli a luy deuc par ’a succession ’.et les nent apporter une page a I histoire de Montréal et de* preuve* de dates et d'hère précises en la mort de celui bi- n moins abondant ; que 1.s fi.are typh.i le, je restai dans un état de gran-Erquimaux -ont de* *' peuples sauvages qui ha- jde faible»-* et découragée.-le i.-olus d’e»-bitent ia terre de Labrador pendant plus del-ayer les Pilule» Ko»e» du Dr \\ tlliam*.et elles cinq cens li-ues de côte ; que ces peuples “ sont me furent des plus bienfai-ante».Je suis matn-ru, l* ils mangent 1» viaude et le poisson tenant au*»i bien et au»-i fortes que jamais, et coatmivaire» dit Cliâu4«-t.""lont tiès politique-, Ont.fourbes et orgueilleux, iis aff ctent de la géné- i ____________________ radié, ils parlent ju-te et avec délieates-o et | sont insinuât»»,” et que les Hurors tirent leur non.de “ce qu’ils avoient leur» cheveux brù é» de telle manière que leur ié:e tes-cmb'oit à une bure de sanglier” ; que “ l'S Iiinois s appellent communément Inonca qui signifie : peup e qui parle bien ” et qu’il» forment une nation puissante de 1-».haute Loui-îarte établie au midy t-ncer aujourd’hui à obtenir de nouvelles forces par le traitement tonique di^ pe ou ’ hâlt*nt le tfint .'a -uite : inait* du de conUrnporniny et convoitait leur* d’une taille suj:»é i^ure à i «.utr.agov, se préparait à *a péiilleuse carrière Li -n proportionné^, d’un Id’h »unne p* inique en a*» ffurqaut de montrer rament, lest* fort- et adroits : en par une œuvre préalable une faculté d’etgam-le-! qualités du r rp< iU ne noun , ^atioj ou une culture peu communes.De no* si même i - ii’ont *^ur nous tu ’ jours l'épreuve est simplifiée : elle se réduit, ._ .f que Iri>quots ihrétien- fu - pour la plupart des hommes politiques, à mon mieux a une pléiade d IioujdiW m' nt troi** mi-^ious considérables dans le guu-J trer certaine dextérité ou certaine audace d» uuirquables liés par une étroite amitié dont Terminent de M ntré* ; que le* «auvagru de la ! parole.La prodigieuse multiplication des con l’histoire devrait être écrite.Dation de la L>utré, aidé- Fraudai*».>utu | férences, îles cours gratuits ne dénote p«»iu- Le Dr Co\’teux Prévost, le dernier sur- simple* et p^u braves ; que le* Nepîctriaieus être pas l’infa igable curio ité du peup’e : elle vivant de et groupe dont tirent partie le alliés des Kuioi*, habitant le lac Nipi—ing et [trahit assurément le dé*i.qu’ont d** s’exercera ix.v«f.»rd U i >r 1 jimartdu* ('liarleü Label-i vers les côtes heptentrionale* du lac Huron, \ l’éloc.n on d’inDOmhrab’es .contemporains.II> l^et qi^elq'ues aubteH^thevrait confier à sa J étaient f i- bi,m pui-san t-, «H.f.-nt J Rffconu rout eu.uite ^ midlt.i,» moins , 1 .1 .,je commerce envs -auvag* *= du 2>ord Ouest uu i - les.rui> ils seront de îurce a dispense r 1 il I a- plume les mille et un -ouv.-mrs »i un liasse „ oieut 50UV,.UI ~ u.j.Orm.mUgn» z.-ion et l’iujurc.Dès lut-, leur prestige ».r* charmant qu il ressusciterait, pour ,^e de9 cinelle» paroles : l’éloquence est un art admirable, néepssai- 10 LETTRE D’UN PARISIEN U kîlZ tl’iV htivi fi inViï.O Ai'ii 11 »r i rr.,»', lïTiV, né -O- (Suite; Pari», ce jeudi 22 mai 1913 le- Canada comptait, nous dit-on, quinze mille habitante en 1700 ” et i'étendue de la colonie “est depuis le haut de l’Isle de Montréal jusque» à I l'e Percée, à l'embouchure du fleuve Baint-Laurent ; de.l’un a l’autre, il y a environ ceut-quatro-vingt lieues.” Il faudrait tout citer —je ne sais pa» -i tnè nie il ne vaudrait pas de publier in-extenso o dictionnaire avec de» commentaire» — mai» ici 11 faut nous restreindre et parcourir en hâte les pages et les descriptions curieuses, le» murar» des Indiens et des coureui» des boi», le» détail» sur le» explorations hasardeuse» ; cependant, sachons que le» AbénaUi» “-ont pour la plupart converti» à la Kehgion Chrétienne ” ; que le» Abitibis “ne passent pour être fort brave» de leur personne que les Algonkin» “ carnpoiem le long du fleuve Saint-1 au rent,” qu'ils étaient grand» chasseurs et qu'il» “ne semoient point de graine» ; ils étoient assez cruels, il» avoienl la polygamie ” ; que le» Anie» ou Agnies habitent du côté du lac Champlain, fort piès de U Nouvelle-Angleterre et ver» la rivière Orange, qui est à présent ia plus faible des Cinq Nations et celle qui cau»e aux François le moins d’ombrage ” ; que le» Chattas ou Tête» Plate» tiennent leur nom “ de ce qu’ils font consister leur beauté & avoir la tête fort plate ” ; que les Cliristinaux, ou C.ic».ou Kihginous “sont al-allié» de» François, établi» au Nord du lac Supérieur et au Hud de la iliie d’il «dson ; une partie habitent de beaux paît abondans en folle avoine et en chasse, et l’autre tirant vers Le Bon Pain Pour faire du bon pain, il faut de la bonne farine.€J Fabriquée jmr de» experts avec le choix de no* blés canadien* de l'oBcut.d’après les niéllwwlts scientifiques les plus récentes, la Farine St.Lawrence donne un pain léger, à 1a mie longue et bien ouverte, à la croûte fine, dorée, appétissante, d’une saveur agréable, d’une digestion facile et très nutritif.HôMTttX !• t «II® vomi donnera entière utiifaciioo.the St.Lawrcncc Flour Mills Co.limitko 11tO, Rwi notmc-Oamc Oucev Mon t e cal.»mo*i aikt.6741, bLa Fmmc St Liwratn, bfsoche ri pq« cn—« U Ly Les dangers de P âge crstUgue ne sont pBus à craindre puisque les PILULES ROUGES les préviennent et les éloignent.Elles sont rares les femmes qui peuvent traverser, sans accidents, la période la plus critique la retour de l’àge.Les plus robustes, les plus solidement constituées, n’échappent pas aux malaises qui accompagnent ce grand phénomène physiologique de la vie féminine, et ces malaises prennent souvent des proportions telles qu’ils apportent un bouleversement complet dans l’économie.Il fut un temps où la femme était livrée sans défense à tous les maux qu’elle porte en elle et qui tiennent à sa constitution même.Mais ce temps n’est plus.A notre époque, il y a lieu de s’étonner de voir tant de femmes souffrir encore quand le salut s’offre sous la forme des merveilleuses Pilules Rouges.Ce médicament unique est composé spécialement pour la femme.Il débarrasse le sang de tous les éléments nuisibles qui l’empêchent de remplir son role de régénérateur, il décongestionne les organes en même temps qu’il les fortifie, il rétablit dans tout le système un équilibre indispensable au fonctionnement normal de ce mécanisme compliqué et délicat qu'est le corps de la femme.Des milliers de malades ont été guéries par les Pilules Rouges.Mme D.ALLARD, Mme ANSELME ANDRE Mme N.MENARD.202 MANUFACTURE, MONTREAL 118 rue MASSUE, QUEBEC 1904 ST-ANDRE, MONTREAL , “Je ne pourrai jamais oublier .AuJol^d hui que j’ai plusieurs “Je vais dire franchement et;t0ute la tristesse des quatre ion- fois reUre de3 PRules Rouges les sincèrement pourquoij apprécie gnes années que je passai dans forces ot la sant« heure ••t '(>K.«ytSNRN», 1 Dr.A.T.IIROSSKAU, Dr.Alex.Ckkmain, Dr.J.A.Rov, Dr.lî.H.TtumHi,, ",é‘}edn* ®?‘ -ertifié que > Sirop du Dr.CODERRF.pour le» enfanta e»t prépnré avec les mé.licanirnts propresau traitement des mnlarlle» de» enfanta telle» que: Colique», Diarrhée, Dyarnterle, Drntltlon doulourenae.Rhume, Etc.T OUA, rnnaBM ?"uprea de votre marchand pour qu’il voua donne le Sirop du Dr.LUDLRKt et n en acceptez jaman d'autre.Kvitcz le.» imitation» \ endu par tou* Ica marchands de remède», û 35c la bouteille.• L'AVENIR DU NORD— 20 JUIN 1918 Nouvelles de St.Jérôme __Sa Grandeur Mgr Bruchési, archevêque Je Montréal, arrivait à .Saint-Jérôme, samedi apfès-uiidi, pour sa visite pastoiale pjne foule considérable su massait aux abords du presbytère ot de l’église à l’arrivée de l’archevêque.A 4 heures, Mgr Bruchési se rendit du pres-!,y ère à l’église, escorté du clergé, pour adnii-nistrer la confirmation à plus de 400 enfants I.e soir il reçut un grand nombre de citoyens qui allèrent lui présenter leurs hommages.lai lendemain, (limande», l'archevêque assista de son ti- à la gra no’messe.Apiès son prône, M.l’abbé de la Durantaye, cuié de Saint-Jérôme, prononça à l’adresse de Mgr l’archevêqu-, une allocu ion remarquable, pleine d’émotion, de tact et de délicatesse.M.le curé paraphrasa avec tous les ch truies do son éloquente parole ce texte: •• L{»-xii toit celui qui vient au nom du Seigneur, a A la fin de la messe, Mgr Bruchési s’adressa aux fiuèîee dans un discours tout à fait paternel.B’archevêque de Montréal fit l’éloge de notre paroisse, puis il rappela, comme il le fait tou-jour», le cher souvenir du curé Isabelle.B re gretta de ne pas voir encore sa statue au centre du parc qui porte son nom, et, a ce suj-i, donna à notre conseil municipal des avis pratiques qu’il devrait suivre sans tarder.Mgr Bruchési annonça qu’un congtè» eueba ri-tique diocésain aurait lieu à Sainte Tbéijuis XVII à la prison du temple.“ Nous croyons que l’arroseur devrait nous éviter cet inconvénient.Pour cela, ü déviait htt-necnr le* chemin dans toute sa largeur, sans repasser là ou In poussière est déjà disparue.De plus, l’arrosage do nos rues devrait être commencé dè« 4 heures «lu matin, afin, précisément, d’abattre la poussière et de laisser héclier la boue avant le milieu «lu jour.N«»us croyons que le contrat de l'arrosage fixe cette heure matinale et l’on devrait s’y soumettre.— M Isidore Boisclair, cie notre paroisse, est décédé cette semaine.— Lundi dernier, à 9.10 heures du soir, une fausse alarme a été donnée par un mauvais farceur, à la boite No 32, à ib xtiêmité nord de 11 ville.CVtto s«>ttoî action a conté une douzaine de dollars à la corporation, mais a fourni à nos j pornpieis et à leur chef l’occasion d«; démontrer leur action rapide Cr» vint que le f» u pouvait être à la scierie De-chumbault, vu que l'alarme avait été donnée près de là, nos pompiers furent «les plus ?•Xpéditifs et, se rendirent sur place en peu «le minutes.— Plusieurs trottoirs nouveaux ae construisent, cetto année, dans la ville.Nous 11e pouvons ttop attirer l’atteution du conseil sur l’alignement extérieur et la largeur de ces trottoirs.Nous avons un règlement concernant les trottoirs.Notre conseil est tenue de U faire observer.— Mlles Paquin, de Saint-Kustache, étaient h z M.Henri llol'and, dimanche dernier.— M.1 -iilon* Tournier, fi's de M.Louis Tournier, a épousé Mlle Laurunda Bissofi, lundi dernier.Nos souli-iit.s «le hotdu’Ut aux nouveaux époux.— M.Henri Holland a fait cadeau à la fan-f-ire de Saint-Jèi ôme, de deux jolies marches, qui ont été exécutées au conceit de dimanche soir.Dimanche soir, à l’occasion delà vi-it.t» de Mgr P archevêque «Je Montréal, la fanfare de S lint-Jéi ôme, a donné un concert au U o-«p»o situé en face du parc Labelle, qui était illuminé par de nombreuses lanternes vénitiennes.Le programme musical a élé exécuté avec entrain, pendant que toute la population jéro-mietine circulait au centre de la ville, dans les allées du parc et pits «lu kiosque.Le canon, le vieux canon historique do Saint- Jérôme, à grondé plusieurs fois pendant la soirée, faisant retentir nos éclms cie formidables détonations.Malheureusement la pluie est venu troubler la fête et le concert a dû être écourté.Nos musicien», tout* foi*», sous la direction, «4u Dr 11 tiri Prévost, ont joué plusieurs joli-» morceaux, «titre autres une fantaisie fur la Mascotte et une maiche composée par M.Joseph Grignon.Donnèrent leur concours à notre fanfare MM.Jos.Grignon, J os.Ford r, de Sainte-Scholastique; M.Nadeau, do Montréal, MM.Achille Holland, St Germain et Paret, de Mont Holland, O-car Itoili t to, de Sainte-Thé-1 èsr.Après le coneerrt, les membres de la fanfare et leurs amis étrangers «’amusèrent dans la hhI ie d’exercice.Il furent vivement intéressés «*t égayés par les chansons originales et inédites de M.Jos.Gr gnon, ainsi que par celles du MM.Jos.Fortier, Daignault et Nudcau.— Lundi dernier, M.Louis B’ aulieu, assistant ch f
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