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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 2 janvier 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1914-01-02, Collections de BAnQ.

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¦SSF-'.J gno agate, par insertion.la liguo nonpareil, 1ère insertions subséquentes.tea, d'autres Paris, •S**?- .¦ms HUrjIt'H mm S2.40 le [Ion et 30%, 21 la.livre D ix-huitième année — No.i Vendredi, 2 janvier 1914 ORGANE LIBERAL ou DISTRICT de BONNE.:H mcrr di cavsmib t$T oaks u peuple mImk / Ams vTUtROKJ raojftRtB Uts ?IL5 tut y l^URAXT QtV- - Abonnement : .[Canada].$1.00 • “ [Etats "U nis].1.50 Strictement payable d’avance.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : l.J c.la ligne Annonces légales :10 c.la insertion ; 6c.la ligne, :• : fï!:-;y-irî ¦ ••••-:• a ' :.è 'Vf «3 L’AVENIR DU NORD présente à tous scs lecteurs ses meilleurs souhaits de prospérité pour Vannée 1914 LA POLITIQUE L’nmi des monopoles Le rapport que vient de publier le sotts-minisire du travail nous montre combien le gouvernement actuel, et notamment M.T.-NV.Crothers, le •• ministre des jeux *•, est favorable à la » haute finance ».En mai 1910, le gouvernement libéral, qui voulait mettre un terme il l'exploitation du publie par les trusts et les monopoles, adopta la » Loi des enquêtes sur les monopoles ».Cette loi reçut sa première application le 10 novembre 1910.Les fabricants de chaussures canadiens se plaignaient que leur industrie soutirait vivement des agissements de la » United Shoe Company » du Canada, une succursale de la » American Shoe Company » qui, parait-il, gênait le développement du commerce et faisait monter le coût de la fabrication à un prix excessif.En somme, on accusait cette compagnie d’exercer le monopole le plus systématique et le plus abusif.Le 25 février 1911, sous l’empire de la nouvelle loi, Thon.NV.-L.Mackenzie King, qui était ulors ministre du travail, nomma une commission dVuquêie ijti il chargea de reconnaître si ces accusations étaient bien fondées.Toute sortes d’objections et d expédients furent soulevés et imaginés par la » United Shoe Machinery Company » mais la commission réussit néanmoins à établir la validité de la loi et de ses méthodes La commission d’enquête comprcnaii un représentant des fabricants de chaussures, un représentant e C i » la Commission ordonna que cette période de grâce soit prolongée de six mois, c'est-à-dire que la date h laquelle les opérations devenaient passibles d'une amende fut remise an b mai 1913.La commission voulait ainsi donner à la compagnie tout le temps voulu pour réorganiser ses allaites afin de supprimer les pratiques monopolisatrices répréhensibles.Or.le rapport du sous-ministre dn travail qui porte la dat ¦ du L> juillet 1913, après avoir cité les faits pre cédents, conclut par la déclaration signifi* cative suivante • » l,o rapport de la commission ayant été publié dans la Gillette, lu Cumula du 27 octobre 1912, la date a la quelle la compagnie devait touiller sous 1 empire de l'urtielo 23, fut retardée jusqu nu (J mai 1913.Au moment où nous écrivons ces lignes, le département n a pas encore entendu dire que les poursuites spécifiées par la commission aient été inUii tees contre la compagnio.» Lt rien n’R encore éto fait jusqu i i.a $230,000 et aux frais comme récidiviste pour violation de la loi, mais le g >uverne-ment Borden, qui est l’ami fidèle de tous les monopoles et de toutes 1rs compagnies, s’est bien gardé de suivre les recommandations de ce rapport.Voici donc une compagnie qui est une succursale canadienne d’un puissant monopole américain et à laquelle on permet de poursuivre ses opérations en violation ouverte de la loi canadienne.Les milliers de piastres que nous a coûtées l’enquête ont été dépensées en pure perte.Nos fabricants de chaussures sont toujours opprimés et tyrannisés parce trust américain.Devantces faits, la déclaration que faisait l’autre jour, à Smith Falls, l'hon.M Foster, ne nous étonne plus ».» Ce que nous en avons de ces commissions qui se promènent sur les grands chemins, Dieu seul le sait.Elles ab indent comme les mûres dans les champs de Kuzibnzun et perdent leur temps à noircir du bon papier qui va moisir sur des rayons.» Il y a rapports et rapports cependant : Quand ii s'agit de congédier les libéraux du service civil, afin de faire de la place pour les conservateurs, ces rapports sont suivis à la lettre.Quand il s’agit d’appliquer la loi canadienne pour protéger le peuple canadien contre des monopoles d importation, ils sont c ”és et oubliés.La commission sur le coût de la vie est une farce 11 est deux choses que le gouvernement actuel n’airne pas à discuter : c'est la cherté de l’existence et l’élévation des taxes.Sir NVilfrid Laurier et les chefs libéraux itlirment et démontrent que ce sont les leux questions publiques les plus pressan-e.s du jour au Canada, mais les chefs con-•ervateurs feignent de ne rien voir et de ne rien entendre, et prétendent qu’il n’y a pas lieu de s’arrêter il d • telles bagatelles.Le peuple ne l’intéresse pas.Qu’importe tu gouv.-rnement conservateur si le peuple a de la pei ie il vivre '< Lorsque sir NVilfrid Laurier annonça que a politique libérale était d’abolir les droits les douanes sur les produits alimentaires, le réduire les impôts, et d'instituer une cn-(uête minutieuse sur la cherté des vivres, a presse conservatrice, inspirée en haut ieu.essaya de tourner la chose en ridicule et donna à entendre que le gouvernement, soucieux avant tout tie maintenir la slabi-ilé protectionniste, se refusait àentrepren-lre aucune enquête.L’hon.M.Crothers suppliait la Providence de nous accorder |Uclquca années de misère pour faire baisser les prix.L’hon M.Foster déclarait Ine le Canada était encombré de commissions, dont le gouvernement se contentait le classer la plupart des rapports après ivoir payé leurs très fortes dépenses L bon.M.Rogers ne voulait pas non plus entert-Ire parler de commission.En somme rien Pétait plus loin de la pensée de M.Borden •t de ses collègues que d’instituer une commission d’enquête sur le coût de la vie.Mais ils s’aperçurent que le public entretenait une opinion différente.Le sentiment général d’approbation que rencontra la politique libérale les remplit d'épouvante.On vit une fois de pim* que sir NVil-frid Laurier, soit comme chef du gouvernement, soit comme chef de l'opposition, •tait toujours le leader incontenté du peuple canadien.Aussi le gouvernement changea t-il subitement d'idée et annonça à son le trompe qu’une commission serait nommée pour faire une enquête sur le coût de la vie.Mais ii s’y est pris de façon si mesquine qu’il est tout probable que la commission tournera en queue de poisson comme celles dont parlait M.Foster.Sans doute les trois fonctionnaires nommés ont toute la compétence voulue pour les travaux dont ils sont chargés, mais ils sont soumis à de t.-lles restrictions qu’il leur sera difficile de faire une enquête efficace.Il ne semble fai-pas le droit d’exiger des dépositions et leur cardinal Ptizyna, archevêque de Cracovie.I ancien membre de la mission française en champ d’action est strictement borné.Tout j On ignore à peu près complètement, à ce E |uateur ; un article • Allocution de bien-ce qu’on leur permet do faire c’est de coin- propas, que le droit de veto, ou d’exclusive, veuve à M.Maxime Bâcher, professeur il piler en réunion privée, les renseignements déjà prohibé par Rie IN’, Grégoire X V, Harvard, délégué à l’Université de Clément XII et Rie léfinitivement pur 1 j début de.son Rontilieat.Lu dispositif qu’ils possèdent déjà et d’en faire rapport directement au gouvernement.Plus tard on permettra au public de voir un rapport , tronqué que les ciseaux d’un censeur sévè- lia Constitution Commisstim Noble, du 20 re auront rendu absolument inutile.Il'janvier 1904, un des premiers actes du semble (pie le but du gouvernement, en \ aveau Rape, interdit, en effet, sous peine nommant cette commission, soit de prou-Iour xcommunicatio latae sentent lue, à tous ver (pie le coût de la vie n’est pas trop élu- .'es cardinaux présents ou futurs, de porter IX, a été condamné par M.Appel), de 1 Institut, doyen de ie X, presque dès le ; Faculté des Sciences dé Paris.vé et (pie les taxes ne devraient pas être réduites, plutôt que d’obtenir des renseignements réels, propres à servir de base à un ensemble de lois efficaces.Le résultat des taxes sur les denrées alimentaires de I Cette livraison contient encore des cartes et gravures, des chroniques sur le mouvement économique et politique dans divers pays d’Amérique, rédigés par spécial!(tes les plus compétents, une revue commerciale très remarquée et une des périodiques.Numéro spécimen gratuit.Abonnement annuel : Amérique : $5.00.ie veto contre un candidat, sous quelque forme que ce soit.Pour mieux assurer l'observance de cette Constitution, Pie X a ordonné, de plus, qu’elle soit lue, après sa mort, une première fois à la réunion initiale des cardinaux, une seconde fois après Rentrée au Conclave ; enfin, chaque nouveau cardinal, avant, , .Une comparaison entre les prix de dé- de recevoir la pourpre, devra jurer de s'y m,‘ux R1 usent., tuomp tent ce.Pensées.La philosophie trie ' e aisément des maux passés et des maux à venir ; tail des denrées alimentaires en Angleterre et au Canada, devrait fournir matière à réflexion aux Canadiens.L’Angleterre est l’un des pays les plus peuplés du inonde.Elle importe peu ê re 7 5 pour cent des produits alimentaires qu'elle consomme, et ces produits lui viennent de tous les coins -lu globe.La population de l’Angleterre est de fill individus par mille carré.Celle du Canada n’est que de 1.93 par mille carré.Le Canada produit ou devrait produire toutes les denrées alimentaires nécessaires à sa population, à l’exception des articles de luxe qu’il importe.Et cependant le coût de la vie a monté beaucoup plus rapidement au Canada qu'en Angleterre, tandis que les produits alimentaires ordinaires coûtent jilus aujourd’hui au Canada, sous notre tarif élevé, qu'en Angleterre où ils sont dispensés des droits de douane.D’après les dernières statistiques publiées par la Chambre de commerce anglaise, le prix du pain à Londres, Angleterre, est de 2.825 centins la livre.A Ottawa, le pain coûte 4 centins la livre, soit près de deux fois plus.Et cependant le pain britannique est fait principalement avec du blé canadien qui a subi un transport de six à sep: mille milh s.A Londres, le rosbif de qualité moyenne vend 13 contins la livre, tandis que conformer.lé exclusive a donc définitivement vécu.On dit que Rie X avait promulgué cette bulle afin de permettre à son ancien concurrent au Conclave de lui succéder plus tard.Mais la mort a enlevé le cardinal de soixante-dix ans avant le Pape de soixante-dix-huit ans.Une histoire américaine Un avocat de New-York se rendait, i! y a six mois dans les bureaux d’une compagnie d’assurances pour assurer trois milles cigares, au prix de fiOO dollars.La compagnie accepta et délivra une police en bonne forme Le mois dernier, l’assureur se présentait au siège de la compagnie pour réclamer la prime : — Les trois mille cigares sont brûlés, dit-il, il faut me les payer! — Mais, répond le chef du contentieux, nous n'avons pas eu connaissance du sinistre ; donnez-nous au moins quelques détails ?— Rien de plus facile ; j'ai fumé moi-mêm : les trois mille cigares; voici un certificat signé par trois personnes honorables et dûment légalisé qui l’atteste.La compagnie refusa naturellement le boucheries d’Ottawa le détaillent à 14 cen-' Paiement ; maisl attaquée par l’avocat, elle tins.Le bœuf de choix des colonies coûte 15 centins II livre à l’habitant de Londres et le meilleur bœuf britannique est de 22 cts ia livre, A Ottawa ie steak » sir loin » se vend 24 cts la livre.Le droit de douane sur la viande de bœuf au Canada est de trois centins la livre Dans les boucheries de Londres, le moutons des colonies se détaille à raison 5.75 à 15 centins la livre.A Ottawa la viande de mouton se vend 20 contins la livre.Au Canada le mouton paie un droit île douane de 3 cts la livre.Le bacon de bonne qualité se vend 25 cts la livre à Ottawa.Le Londonien ne paie que 19 à 20 cents la livre pour le ba-( on de tout premier choix.Le droit cana-d en sur cette denrée est de 2 cts la livre.Lîb-urre c malien et celui des unties colonies se vend au détail à Londres 25 cts la livre.L’habitant d'Ottuwi qui veut beurrer son pain paie de 30 à 32 cts la li vt-e.Nous avons à payer sur le beurre un droit de 4 cls livre.Le from tg i Canadien se vend à Londres 17 contins la livre.A i Cinala, où i» fro m ige est fabriqué, il se vend de 18 à 20 .¦fs.Le droit de douane sur cet article est ie 3 cts.La farinse vend à Lon 1res à 2j; centin la livre, prix de détail.Au Canada, ou l’on cultive le b'é d’où vient cette farine, elle se vend 4, quatre cinquièmes la livre.Le droit de dou ne est de 00 cts le baril.L • sucre granulé coûte 5 cts lu livre à Ottawa, le Londonien lia paie que 4 cts la ivre pour la même qualité de sucre.Le droit de douane au Canada est de $1.08 les 100 livres de sucre._ Les pommes de terre il Londres se vendent, à 1.01 la livre; à Ottawa elles coûtent 1.107 la livre.Le droit imposé au Canada est de 20 cts le boisseau.Voilà des faits qu’aucun alignment ne pourra jamais déuiolir Touscesl, < o luitssont en!rivés ou fabriqués au Canada et un bon nombre d'entre eux sont exportés.Le tarif empêche les importations.Les produits canadiens se vendent plus cher au Canada même que sur les marchés de Londres, après un transport de plusieurs milliers do milles dans la plus grande ville.Et cependant.il semblerait logique que le coût de la vie, grâce à ces frais de transport, dût être plus élevé à Londres, la plus grande ville du monde, que dans les petites villes canadiennes.Abolissons les droits de douane et la vie coûtera moins cher.perdit bel et bien son procès, attendu qu’en s’en tenant au texte de la police d’assurances, il n’était pas dénié, d’une part, qu’une certaine marchandise avait été assurée contre l’incendie ; d’autre part que ladite marchandise avait péri pir le feu ! La compaguie en appela.mais, cette fois, les rôles furent renversés : elle assigna ii son tour l'avocat demandeur devant la justice criminelle, » pour avoir volontairement mis le feu à une maicliandise assurée; crime sévèrement puni par le code américain, et dûment avoué par sou auteur I » L’avocat fumeur et » fumiste » a élé obligé di transiger et.de payer tous les frais de procédure, qui s’élevaient à 1,200 dollars.De La ROCHEFOUCAULD Quiconque est plus sévère que les lois est un tyran.Vauvkxakgues y ajoutent bientôt, puis le chapelet rougeoyant des vitraux de l’église.Oh ! jo me rends bien compte qu’au lieu du terme l’a«tueux d’ “ég'ise” on eût préféré tn y Voir substituer celui de “ chapelle do coloris ”.Mon récit lût revêtu plus do cachet pastoral; ami», en retour, nous assistions à une messe de minuit au milieu d’une copulation où la foi vouait d’accomplir ce miracle de faire suigir un temple superbe là où l'étranger se demande de quoi l’on subsiste.Aussi, quelle communion édifiante qui dura une demi-heure! Oh1 la magie des vrais vieux mets ceux-là, non pas les éternels “ Nouvelle agtéable,” etc., mais les ni e s du plus pur archaï-mé chantés sur le modo authentique de nos pèros.Nous fûmes touchés jusqu'aux humes de certains rites accomplis par des enfants personnifiant anges et bergers Enfin si nous ajoutons à ce souvenir celui un voyage en tout, point charmant, on coui-orendra que nous ayons fait vœu de renouveler ce pèlerinage l’an piochait), tous droits de rüerees, il va sans dire.Nature Pour rire Dans une académie de jeune filles.Le i’Kofe.ssf.uh.— Mesdemoiselles, nous allons parler d'histoire naturelle.Je vais vous faire la description du rhinocéros.C’est un animal hideux.Vous ne pouvez vous en faire une Idée, si vous ne me suivez attentivement du regard.Noël daqs les montagqes “ Le Larousse mensuel ” Une très itilére saute et très substantielle étude sur le Maroc, de consciencieux ar- Oui, quelles montagnes ! Ces montagnes uni ques du Nord de Montréal, ces cirques majestueux, cca amphithéâtres titauesque dont les gradins, couronnés de forêts impénétrables, partent des nappes féeriques des lacs Aichambault et Ouareau pour monter, s’étager et escalader le ciel.E les m’ont toujours fait battre le cœur; soit qu’elles se dorent des mille reflets du soleil printanier ; soit qu’elles se chamarrent de la dépouille automnale des bois; soit que lu rafale d’hiver fasse poudroyer et tourbillonner des sorcières de neige au-dessus des savanes verdoyantes dont leurs fî mes sont garnis ; soit, enfin, qu’elles piéteot aux voiles de la nuit des nuances terrifiantes qui rappellent au voyageur, attentif, que dans leurs ombles épaisses s’agitent les grandis fauves, amis des vastes solitudes.Mais cette aimée seulement m’était réservée, ainsi qu’à deux compagnons de Montréal, cette o e savoureuse de les voir servir de cadre pastoral à la ciè.lie de Nce , de les entendre se renvoyer, (ie ¦-onimet en sommet, et de la terre au ciel, la volée de cloche de minuit.Tel, cep -ndant, n’était pas l’objet de notre mission Nous étions trois paladins à la re-cherch • de la Princesse lointaine, vous savez, culte Princesse si séduisante, mais ni capricieuse, dans son palais de cristal, que nous nommons : Truite ijrise saumonne'e et dont la cap lure oblige d'uliruuter distances, fatigues mortelles, temjêten sifflintes et froid cinglant C’est le lundi, 22, que nous nous rejoignons à Saint Jérôme dans le troiu du Nord, eu route pour Sainte-Ag«thé, stes malignes, on fait la partie de dames, puis : bonsoir.Le lendemain, de bonne heure, le lac se hérisse de perches et d’engins plus terribles les uns que les autres, la première capture un tarde pas à faire frémir les échos de la montagne voisine et, bref, la pêche s’annonce bonne Idem, mercredi.Le soir grand tournoi de damier, auquel prend part un madré compère du voisinage qui nous dauie le pione de la plus joyeuse fa(,-cu, pendant que la famille s’achemine vers l’église pour le confessional.Enfin, à onze heures, les grelots tintinnsbu lant à la put lu nous requièrent d’embarquer à notre tour, co à quoi nous nous piétons allègrement, Plus de deux milles nous séparent de l’ég'ise.I.’obscurité épaisse du ciel n'est combattue quo par lus vagues reflets de la surface neigeuse.A noire droite, cependant, l’éuormi-té dus massifs se lai-se deviner dans l'estompage de la uuit.et, à un moment do silente, il s’en échappe un hurlement qui me glace.Enfla fonctions.Quel que soit le parti que prenne le chancelier battu, il paraît difficile que l'empereur lui-même ne soit pas fortement éclaboussé par l'échec infligé à son premier ministre.Il convient d’ajouter que par une coïncidence évidemment fortuite, M.do Bethmann-Hollweg subit un véritable désastre parlementaire au montent même où son prédécesseur, M.de Btilow, vient de faire paraître tin volume où il défend sa politique et laisse discrètement entrevoir Ica causes de sa chute.C’est bien M.de Btilow qui a lancé l’Allemagne dans la politique lamentable dont U première manifestation a été le coup do théâtre de Tanger et don inévitables devaient etre"~rexpedition des Italiens dans la Tripolitaine, les deux guerres des Balkans, l’eflondremeut de la Turquie et les dangers permanents de conflagration universelle qui ont obligé toutes les puissances de l’Europe à se ruiner en armements à jet continu.Ce n est pourtant pas uùttù pun,.^ue néfaste entre toutes qui a causé la chute du Cette liste pourrait s’allonger indéfiniment, mais elle est assez longue pour faire comprendre au consommateur canadien qu’à chaque bouchée de nourriture qu’il absorbe il est forcé de payer sa part des taxes qui servent à édifier ce nombre prodigieux de salles d’armes et de travaux publics que ces grands paniers percés qui s’appellent Robert Rogers et l'hen Sant.Hughes édifient à tous les coins du pays.Est-il juste que les repas de l’ouvrier cana-dieu soient taxés aussi lourdement pour donner ntt gouvernement le plaisir d'offrir de temps à autre $15,000,000 à MacKenzie et Mann ?•~~4 Journal hebdomadaire — Deux sous le numdro 56 16 98 L'AVENIR DU NORD— 2 JANVIER 1914 - BK5g®6£/.&*£ y ves de M.de Bismarck', M.de Billow est tombé pour avoir affecté devant le Reichstag des allures de ministre parlementaire.Irrité de l’attitude et dit Jnngnge d’un chancelier qui n’hésitait pas à se déclarer responsable devant le Reichstag et à blà-înor certaines paroles imprudentes que l’empereur avait laisse tomber de ses lèvres.Cluillnume II a révoqué un serviteur qui avait manqué de respect à son maître et l’a remplacé par un haut fonctionnaire qui s'était distingué par sa docilité.Ce choix a porté ses fruits.M.du Billow.qui donnait à son souverain des conseils parfois désastreux, mais qui ne manquait pas de talent oratoire, savait à l’occasion tirer le gouvernement impérial d’un mauvais pas, tandis que le malheureux M.de Betbmann-Holweg a si mal défendu les autorités civiles et les autorités militaires dans les évènements de Saverne, que le vote si nettement hostile du Reichstag n atteint le prestige du Guillaume II.ooo Celui qui semble devoir payer les pots cassés pour le moment, c’est le statthalter comte de Wedel.Les dépêches venues de Strasbourg nous le montrent dans un état d’irritation que le chancelier n’a fait qu'aggraver.Le comte de Wedel aurait dit : *' Ou le pouvoir civil aura satisfaction, ou je partirai ”, Déjà il avait envoyé «a démission que l’empereur n’a pas accueillie.Il faut encore attendre pour avoir la solution de ce côté.La situation du statthalter a été rendue plus que précaire par les évènements qui se sont déroulés dans le pay’s d empire.Il semble assis non pas entre deux selles, mais par terre, au milieu d’une rende de fauteuils.Ses relations avec le chancelier sont forcément plus tendues, les interviews qu'il s’est laissé complaisamment tirer n’ont pas été tendres pour le pouvoir central.D'autre part, en Alsace, on n'est pas très con-teat de lui.Les Alsaciens critiquent la faiblesse du gouvernement de Strasbourg, qui, non seulement u a rien entrepris, pour leur faire rendre justice, mais les a laissés calomnier par les autorités militaires, sans élever de protestation.Il y a quelque injustice de ce côté.M.de Wedel est un des statihalters qui aient pri3 leur rôle le plus au sérieux, depuis l'annexion.Sa position a souvent été ditli-cile entre une opposition irréductible et le gouvernement de Berlin dont on connaît l’inconstance de conduite vis-à-vis des Alsaciens-Lorrains.C’est grâce à lui que l’Alsace-Lorraine a obtenu un commencement de satisfaction.Le parlement alsacien, tout imparfait qu'il est, représente le maximum de ce qu'il a pu obtenir.Il avait donc plus d’intérêt encore que M.de Bethmann-IIolweg à ce que le pouvoir civil conservât ses prérogatives.I’eut-on dire que c’est grâce à sa faiblesse qu’un “ gouvernement à côté s’est établi à Strasbourg, formé par le commandement militaire qui ne tendait qua établir la dictature et à Iro’*- le pays en colonie insou-rs'est-ce pas plutôt parce que ce " gouvernement à côté ”— dont le chancelier n’a pas craint de nier l’existence a la tribune, bien que les évènements de Saverne en eussent démontré la présence — n’est-cc pas plutôt parce que les militaires se savaient soutenus en haut lieu qu'ils ont eu tant d’arrogance ?Le comte de Wedel ne pouvait se maintenir qu’en faisant semblant d'ignorer ce qu’il ne pouvait combattre.Un de ses prédécesseurs, le prince de Hohenlohe, se plaignait déjà, dans sa correspondance, privée de l’insubordination des militaires.Que trouvera-t-on sur ce sujet dans les papiers du statthalter actuel ?Et parce qu'il a été obligé de donner la publicité à ses sentiments, le statthalter est “conlé”.N'importe, quoi qu’il advienne, jamais en Prusse oh ne lui pardonnera d’avoir tenu tête à l'armée.Il peut être certain de n'avoir plus que des ennemis dans l’entourage de l’empereur.Si quelqu'un des courtisans l’approuve au fond, il n’osera jamais élever la voix en sa faveur.On ne touche pas impunément à " l’uniforme du roi ” ! Quoi qu’il advienne, le statthalter sera rendu responsable des évènements de Saverne.Dans huit jours, dans un mois, on le considérera responsable de la mesure infligée au 99ème qui calme ses nerfs surexcités dans le camp voisin, en attendant une décision définitive.L B.L'I i 137 1098 340 Société de protection des routes nationales, do puis le 1er janvier 1913 jusqu’au 30 novembre, 512 personnes ont été tuées à New-York par des automobiles, des tramways et d’autres voitures.On u fait la classification suivauto quant aux automobiles: Nombre total de personnes tuées .“ •• d'enfants “ .“ “ personnes blessées .“ “ d’enfants ” .Dans ce siècle charitable où l’on écrase le passant comme une puce, sans remords, ces cliilfrt-s donneront peut-être à rtllëchir aux gens pressés qui demandent à faire de Ja vitesse dans les rues de Montréal OOO Encore la guérison du cancer On prétend cette fois encore que des médecit s digit' s do la plus grande confiance, sont parvenus a guérir des malades atteints d’un cancer, à l’aide des rnvons du radium.Après dix année» d’expérience le Dr Howard il Kelly, de Baltimore et le Dr Robert Abbe, de New-Yoik, ont cité des faits concluants au Collège des médecins de Philadelphie.Eu commentant cette nouvelle, un des grands journaux do New-Yoik fait remarquer que la rareté du radium rendra cependant les opérations nécessaires dans beaucoup de cas, au début de la maladie surtout, n L’usage du radium >' ajoute-t-il, 11 pour lo * * traitement du cancer n’est pas nouveau.On u l'a employé souvent eu Europe et en Amét'i-ii que avec des alternatives de succès et d’in-“ succès ; mais les affirmations des deux prati " ciens célèbres qui viennent de parler dans la n ville voisine indiquent qu'ils sont prêts à a«-» sutner les plus lourdes responsabilités.• ooo Les accidents de chemins de fer I.a Commission des chemins de fer aux Etats-Unis a tenu des enquêtes pour découvrir le» causes de 76 accidents qui se sont produits pen d.int lu dernière année.Ces acci lents ont été soit des collisions, 51, ou des déraillements, 25, 283 personnes ont trouvé la mort dans ces catastrophes et plus de 1880 ont été blessés plus ou moins grièvement.Les commissaires attribuent les trois quarts de ces mu Inuits à la négligence de ses employés " Nous pouvons signaler, ¦> disent-ils, “ les nié mes fautes que l’année précédente, snvoir : •• Mépris des signaux, désobéissance aux ordres, mauvaises entrées sur les régistres des n», méprises quant aux ordres, séjour prolotig -ur une voie appartenant à un train supérieur, erreurs des télégraphistes vitesse excessive, aiguilles d’évitement laissées ouvertes en face d’un convoi en mouvement, etc •• Au chapitre des accidents, nous croyons pouvoir affirmer, sans avoir les chiffres ofli dels, que toute proportion gardée, nous sommes moins éprouvés que nos voisins.Mais quant au surchauffage des train», il y a cent à parier que nous détenons la palme.Que de rhumes et.de névralgies les voyageurs canadiens doivent à l’excès de chaleur des convois de chemin de fer! Qui donc nous donnera un système plus modéré et plus humain î CHERCHEUR Le dos endoloris par le lombago sont promptement guéris Le soulagement et la guérison du lumbago sont maintenant connus La Nerviiine" le prouvera Par=ci par=Ià Les professeurs différent d’avis Noqs Usons dans le Chicago Evening Poet : u La critique la plus énergique du président "Wilson relativement au Mexique vient d’être formulée gat le professeu.Théoiore-S.WooUey qui occupe la chaire do droit international à l’Université de Yale.—¦ v L’administration, dit-il, emploie des expression» qui décèlent de la bravoure, elle profère vaguement des menace», décide les puissances étrangères à attendre une déclaration de Ba politique, mais elle sem ble n’avoir qu’une politique : laisser faire.Et où allons-nous î En d’autres termes le gouvernement est comme un homme qui cherche à se faire une réputation de sagesse en gardant le silence ; et de jour en jour il devient de plus en plus clair que si cet homme ne dit rien c'est parce qu’il ne sait que faire.Nous devrions avoir une attitude qui fortifierait quelqu'un au Mexique au lieu d’affaiblir tout le monde ; noue devrions bâtir et non démolir.» » Le professeur Wool se y est sans aucun doute un hou!™» de haute valeur comme le président rs-|ibint de vue scientifique ; on ne peut contester son entrainement en matières de droit iutsrnational et partant le poids de ses opinions.Et cependant M.lo professeur tout en étant fortement opposés à l’intervention, n’offre aucune alternative déterminée à la politique du président, à moins que ce ne «oit la reconnaissance formelle d’Huerta, une choie que le peu-plo Américain n’approuverait pasd’apiès nous ” ooo Le danger des rues Si l’on en croit une statistique publiée par la Peines disciplinaires Que de plaintes ne profère-t-on pas partout contre la police ?Les peines disciplinaires imposées en une seule journée à N : w-Yutk, à l’approche de Ncc; i, montrent que les autorités de cette grande ville font des efforts pour majorer le respect de la règle à l'armée de la police.Nous empruntons au Telegram les détails suivants : L’assistant commissaire Newburger a fait comparaître devant lui, ce matin, plus de douze constables et a montré peu de clémence dans ses sentences.Le constable W.-J.Ahearn avait été envoyé au bureau du payeur et retenti au dehors avec un paquet de chèques, par une série d’incidents, entre autres un séjour forcé chez un dentiste.Punition, salaire de cinq jour» retranché.Hariy Meyer s’était absenté pendant dix mi nutes de «on poste à la quatre-vingt-septième rue, sans noter la chose dans son cahier.Punition, cinq jours de salaire» perdus.Le con»-table W.-J Ryar, de T ttenville, était accusé d’avoir simulé la maladie.Le Hr S horneu-berger, chirurgien de la police, ne savait que dire du cas.Plainte renvoyée.Accusé de s’ê rj absenté de son poste pendant dix minutes, le constable William Walsh est condamné à laisser lui aussi ses gages de deux jours.L’accusation d’ivresse est remise à une date ultérieure.Le constable Dubois du poste de la rue Clinton a promis de paver une dette de $79, de sorte que la plainte logée contre lui est renvoyée.Le constable James-J.Collins s’est ab«enté de la tue McDougall pendant neuf heures «an-permi-sion.Sentence, la paie de trois jours lui est confisquée.Même châtiment pour John J.Moore, de la rue Beach, qui n’a pas répondu à l’appel de son nom.Une plainte contre Frank Early du poste de la 125ième rue, l’accusant lui aussi d'absence illégale est maintenue et son salaire de cinq jours lui est ôté.John Kh-rnan et William Brown sout tous deux acquittés, le premier de s'être absenté de son poste, le second, d’avoir négligé de découvrir un vol dans la quatrième avenue.» O00 La stabilité économique de l’Allemagne On lit dans le Times, de New-York : A l’heure où nous nous réjouissons de constater que notre commerce rX'érieur est à sou maximum, l'ambassadeur d’A lemagno signale les progrès de son pays.Pendant les deux décatit» de J891 à 1911, noue commerce avec l’étranger, importations et exportations comprises, a doublé, mais celui de l’Allemagne a augmenté de 143 par cent.Sous ce rapport l’Al lainagne et les Etats sont à la lête des nations commerciale», le taux d’augmentation du p»y du Kai«er étant plus que le dojbie de celui de la France ou de l’Angleterre.L’amb.v»«adeui Vou Bemstoff s’attache à faire remarquer que son pay» dont la population est inférieure à la nôtre d’un tiers, dépasse notre commerce extérieur de plus d’un tiers.L'activité du commerce avec le d hors se manifeste par d-s ré suliat» également surprenants dans le volume d’affaires des chemins de fer, des compagnie» de navigation, des banque» et des entrepri«e« industrielle.en général.Dans ces différents domaines l’Allemagne est U merveille et le modèle de l’univers.I.y a longtemps que la ci-vili-ation a contracté à l’égard de l’Allemagne, à cause de son développement intellectuel et de sa culture, une dette qui ne peut être acquittée.Pour ses voisins ses progrès sont comme un avet tis»eroent, et pour nous, de ce côté éloigné de l’océan, il» ne peuvent être qu un sujet d'envie et d'étonnement.» ooo Ces collations gratuites On discute vivement à Chicago l’idée de supprimer les collations gratuites (le free lunch) des buvettes.Les adversaires du système actuel de goûters servis gratuitement avec des liqueurs enivrante», le dénoncent en termes énergiques.La collation gratuite, dit le sénateur Broderick, î' est ce qui contribue le plus à tenir un homme éloigné de sa maison.Je donne des Pour guérir le lumbago — c’est certes une bonne chose d’en connaître le moyen.Cette information valut à Jno-E.Neuve de connaître la différence entre être invalide et jouir d’une santé robuste.Ecrivant de chez lui, près Cornwall, il dit! " Une attaque grave et prolongée de lumbago durant ma jeunesse, me rendu en tout temps sujet aux maux de dos et rein».La prédisposition devint si établie et les attaques si fréquente», j’avoue que j'acceptai la condition comme faiblesse particulière que je devais supporter avec autant de calme que tout autre inconvénient circon«tantii-l.Un jour, j’eus une attaque d’une g alitée inusité et malheureusement, il n’y avait aucune sorte de médecine à la mai-on.J’envoyai chez un voisin pour avoir du secours et l’on envoya, avec une forte recommandation .une bouteille de N r-viiïne.Mon ami était surpris de ce que nous n’avions pa» employé la Net viline, disant qu’i's en trouvaient l’utilité, chez eux, presqu’à tous le» jours.La Nervilline artëta si promp'emer t l’attaque et le soulagement fut si visible qu’au bout d’une journée j’étais sur la route de ia guéri-on.Ma tendance au lumbago fut guérie par l’usage de la Nerviiine et je considère que c’est le liniment le pins pui««ant qui soit fait pour vaincre le» maux.Pour guérir les rhume», l’enrouement, l’embarras de poitrine et les ma adies de l’hiver, la Nerviiine e«t une merveille ; tel que pour le lumbago, la sciatique, le rhumati-me, l’on considère que la Nerviiine n’a pas son égal Elle est d’une grande valeur à ia maison, parce qu’elle guérit les crampes dans une demi-minute, an été les nausée», contrôle les vomissements et l’estomac dérangé.Pour l'usage interne ou externe, partout où il y a douleur, appliquez la Nerviiine.*¦ Grande liouteille de famille 50c.Bouteille d’essai 25c.Ch^z tons les marchands.CAUSERIE FEMININE Le célibataire De tout, temps il a existé une certaine riva lité entre l’homme marié et le célibataire.Je ne dirai pas que ce sont deux ennemis : leur antipathie ne va pas jusque-là.Mais ils ne s’épargnent pa» certaines “ piques”.Ceux qui se plaignent le plus de» vieux garçons sont le» geo- mariés Ils aiment a juger sévèrement les célibataires et .se plaisent particulièrement à les rabaisser en présence des dames.C’est de bonne guerre.La question était agitée l’autre jour dans un petit cénacle intime où l'homme brillait.par «on absence.L’une d’entre nous, qui me parut désabusée de» joies du mariag-, nous tint le réquisitoire suivant — que nous aurions grand tort de prendre au pied rie la lettre, la jeune dé-abusée possédant un e«prit un peu paradox il : — “ 1.0 célibataire ! Demandez à un mari ce q i’il pcn«p des vieux ga»ç>n» qu'il compte parmi -es amis.Avec un regard de pitié, il vous r -pondra que ce sont de» po-'ur«, qu’ils ont une tré- lnute opinion d'eux mêmes, qu’ils «ont égoïste», avare*, bref qu'i's réuni-s-nt tout ce qui peut rendre une homme souvei ainement désagréable.Maintenant, écoutez le mari par-1 r de lui-mêrne.S il faut l’en croire, il est orné de toutes les qualités, de toutes les vertus, simplement parce qu'il e«t mari et que son ami e»t célibataire.Il semble croire qu’ayant, pris femme, il a fait une action noble, désintéressée.L’autre, au contraire, qui n’a ni femme, ni enfants à nourrir et à élever, est, a ses yeux, un être inutile, une plaie sociale.“ Cependant cette opinion du mari n’est pas toujours partagée par son aimable moitié.Et si l’on veut s’en assurer, demandez à n’importe quelle femme de vous dire ce qu’elle pense des hommes mariés et des vieux ga’çons !." Egoïste», les maris 7 Ah! non, certes.Jug- z-en vous-mêmes In mari ne se plaignait-il pas, à déjeuner, qu’o.l lui eut servi froid ce qui restait du gigot du soir : “ — Toujours le même menai clamait-il, c'est intolérable ! Quelle maison 1.Les Œufs à la coque sont durs, le beurre n ’est pas frais ! • Comment pourrais-je travailler, nourri de la 1 sorte ?C’est un vrai martyre.“ Dans la journée, un petit bleu m'annonce qu’un reniiez-vous d'affaires imprévu le force à rentrer tard et qu’il no dîne pas à la maison Mais, queques jour» uprè», j'apprends, par hasard, que ce même jour une partie fine avait eu lieu.Monsieur eu était, naturellement.D’où le petit bleu et ce rendez-vous d’affaires impie vu.“ Monsieur dérire avoir chez lui tout le confort possible, mais il trouvera à re lire aux notes de l’épicier, du beu lier, du crémier, du boulanger, quesais-jeî 11 voudra que je soi» bien mise, mais quand arrivent les facture» de la couturière, de la modiste ou des magasin», ah ! mes amies, quelles clameurs ! “ Il n’y comprend rien!.D’autres fuîmes, cependant, s’habillent d’un lien, «avent retaper leurs robes et, leurs chapeaux, elle» ont toujours l’air de les faire paraître neuf».Je gaspille, je suis indigne de sa confiance, j- le ruine ! Comme c’est drôle ! " Le vieux garçon, au contraire, c’est la douceur même.Soi restaurant lui déplaît-il 7 Il va ailleurs sari» réclamer, et sait, se codtenter quand il a rencontré une table et un menu acceptables.Quant aux devoirs sociaux, ne me parlez pas du mari.Là où un célibata're se fera un plaisir de vou» accompagner, ie mari verra une corvée d’y mener sa femme.S’agit-il de visites à faire?Le mari est subitement accablé de fatigue, chargé d'affiire», souffrant-, que sais-je encore?.A peine sa f- inme est, elle sortie, que, par un magique coup do baguette, monsieur se redresse : i est guéri et détale à bicyclette ou en auto.Quelle abnégation, quel esprit de sacrifice, n’est-ce pas ?I pense, bien sûr, que sa femme préfère être seule dan» sa visite à madame une telle, qu'elle désire lui parler en particulier sans doute.C’est une preuve do di-crétion, de perspicacité.Ah 1 messieurs uos maris ont de précieuses qua It tés ! “ Parlons maintenant des p’aisirs.Madame émet-elle le souhait d’assister à uu spectacle ?Monsieur se déclare dans l’impossibilité de quitter le logis.Un tnal do tête fou vient de le prendre.Le surmenage de «ori bureau en est sûrement la cause II va tomber malade.Il se garde bien cependant de dire qu’il avait une partie projetée avec un ami : la soirée devant se terminer dans quelque music-hall.Au dernier moment tout a été remis, l’ami ayant été subitement empêché.et voilà la raison du mal de tête.‘‘ Voyons les célibataires.Certes, une fois mariés, eux aussi deviendront de» modèles ri'é-gnïsme, mais tant qu’ils restent garçon», quels charmant» compagnons ! Les moindres dérir» des femmes sont des ordres pour eux.Sur un mot ils sont prêts à frire tout ce quo vous voulez.S’il fait beau, ils vous accompagneront dans le jardin eu plein soleil.Ils se mettront en quatre pour vou», renonceront même à fumer si le tabac vous déplaît.Tout le jour ils .l m.n .1 .1 "¦¦¦.¦; sauront être aux petits soins.Quels hommes aimables ! ‘ Au point de vue cadeaux, demandez quelque close à votre mari pour voir.Vous l’entendrez ! Un cadeau1.Mais il est sur le point de faire faillite.!.Tl lui manque en banque la moitié de ce qu'il comptait, y posséder, C’est effrayant ce qu'il a eu à dépenser a la fin de ce mois!.Impossible de faire le plus petit cadeau.Il faut attendre, «e rest,rein-dre, pour faite face aux échéances.Kr, le lover à payer, et le.» rentrées qui ne se font pas 1.C'est la ruine à bref délai.Qu'ils sont gen til», nos maris !.“ Les cé ilia 'aire», eux — et nos mari» étaient de.même lorsqu’ils étaient garçons — aiment à donner.Ce sera une loge de théâtre, des (leurs, uu «ne do bonbons, nu rien, mais c’est donné de si bon cœur ( Ali ! pourquoi les mari» perdent-ils, en nous épousant, toutes leurs qualités de garçons?.” Et là dessus notre, amie de pousser un gros soupir.Nous, nous étions amusées, un peu interlo- ! nuées même.Maintenant, si vous mo deoinn j dez mon avis sur la question, je vous répondrai ! trè» franch ment que je me réserve.Décidé! ment, il y a trop matière à controverse ! Suzanne Caron T pu jo u rs Bon nés pour donner la Santé — et pour avoir !a force, le confort, le bien-être, choses qui dépendent de la condition de la santé — il existe les toujours fameuses éprouvées, sûres et rapides En vente partout.l'.u boite* de 2 .'» L S Ii.-z 1" mm m&m aflfii i'V*"* Itff ' sm - mainas* r U'ÿ: ¦ - - auvi - asfiB irU" mv v.- _• mm- mm mm ¦ - m - mmm mm: mmm -, • -, a «« - »!*!M ¦mm, iÉÉM mm ‘Vf •li.'-nS- •pvur JW r •: WM WÈË mp 1 jsmiés: »-?to.mm -¦TM Caruso et Scotti, deus des plus célèbres chanteurs du monde, écoutant leurs voix reproduites par "L-e Phonographe Victor Répertoire varié de morceaux de musique populaire, etc.ujbp/ijpih: ppevost 4, rue Sainte-Julie SAINT JEROME, P.Q. 1/AVENIR D.D NORD - 2 JANVIERrim ¦ Le barreau et les fonctionnaires Le barreau de l’Ontario vient de recommander nu gouvernement de cette province le relèvement des .salaires des greffiers de la Couronne.Pourquoi notre barreau tarderait-il d'entrer dans le mouvement, envers nos greffiers ?Ces utiles fonctionnaires épargnent des frais énormes d’assignation et de séances de jury en agissant comme substituts du procureur général dans les procès sommaires ; ils sauvent des milliers de dollars à la couronne, et où est leur salaire ?Tout juste le loyer de leurs bureaux Allons ! un peu de générosité, MM.les avocats, envers cette classe unique de vétérans du t lions enseignées par le» piog ès «le l’o gariisa-tion «le la scierie** moderne L’interprétation d’une telle méthode, r»mar-qu* nt les auteurs, implique, ilan* son applica lion la reconiiAi* 8 me** de trois principes fondamentaux : Kn premier lieu «loit ê’re admise, c« qui n’est pas malaisé, la nécessité de la substitution «l'un traitement piévcnuf et curatif à la notion d'intimidation et de contrainte dont s’inspire l’institution du woikhouse.Eusuilc, il importe de pratiquer ce traitement nouveau selon le principe d’universalité déjà requis Hans l’application «le cettaine» œuvres, cYst-à-din qu’il doit viser l'ensemble des individus et non plu» telles catégories particulières.Que le» indigents ne soient «lonc plu» considérés comme humant un groupe rocial distinct.Enfin intervient le principe d’obligation résulta it
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