L'Avenir du Nord, 3 septembre 1915, vendredi 3 septembre 1915
Dix-neuvième année — No.36 Journal hebdomadaire *— Deux sous le numéro Vendredi, 3 septembre 1915 V ORGANE LIBERAL 00 DISTRICT dl U errEbonne.LI W0T DI L'AVI NIC t*T OA KJ U PTUPlt MAI Mbm vtaaokj uy piaj a» y l^omuT Abonnement : U-^imada].$1.00 “ _ “ I États-Unis].1.50 Strictement payable d’avance.iL Jules-Edouard Prévost.Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : 1J c.la fignn agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.L’Ecole technique Sous crayon» utile pour les parents qui lisent l.’A'KNin nu N oh i> de reproduire ici, en partie, une lettre publiée dans un journal de Québec et oit le rôle important de l'Ecole technique est bien défini et démontré.Qu'on lise attentivement ne qui suit, car il im porte de se bien rendre compte des services que de telles écoles sont appelées à rendre dans notre province.Connut on le saitt il y a une Ecole technique à Montréal et une autre à (Juébec.Oo ignore trop ce qu’est l’Ecole Technique.Qu’au fond des campagnes les plus reculées existent cette ignorance, nous le regrettons ; mai* que l'aristocratie intelleccuelle, pr< fessio -nolle, industrielle y verso ; voilà qui est plus grave.Car, au-dessus des préoccupations étroites, il y a nécessairement le Canada, notre pay-*, dont la prospérité doit être chère à tous.Cette prospérité aura deux sources principales : l'agriculture et l’industrie.Celle-là progressera surtout par l’enseignement industriel et technique.Si l’Allemagne a voulu dominer l'Europe, c’est qu'elle visait à en être le prinei pal fournisseur.Et il faut le redire pour qu’un comprenne : ce qui a fait l’Allemagne industrielle et si forte, c’est son enseignement technique.Allons-nous laisser aux anges le soin d’aiguiller dans ce sentier d’avenir toutes les énergies de notre nation I Dans !es milieux* où l’on ignore l'Ecole Tech nique, on voit le jeune homme, qui se destine à uo métier, entrer ch*/, un putron.Il regard».* fiire d’abord ; la besogne est plutôt prosn^ue et pendant assez longtemps il sert les compagnons.Le temps passe et c’est à peine si, au bout do quelques années, il possède les notions élémentaires du métier.Une foule de »» poui-quoi " se sont présentés et l’on n'a pas toujours eu le temps ni la science dt répondre.Savoir lire le dessin d’une pièce, passe encore ; mais le dessiner rationnellement, impossible de trouver c«*la à l’atelier.Malgré un travail ardu, ce jeune homme restera donc incomplètement formé C’est pour combler cette lacune que l’Ecole technique a surgi.C'est pour résoudre les «• pourquoi " toujours plus nombreux avec les difficulté» croissantes de l’industrie, laquelle ne soutiendra la concurrence qu’à la condition d’ê tre de plus en plus peifectionnée et à base scientifique, et ceci requenern des ouvriers ayant toujours plus d'habileté et de connaissances.A l’Ecole Technique, le j une artisan peut développer sa dextérité à l’ajustsge, à la menuiserie, au modelage, à la fonderie, a la forge : mais en mémo temp**, il doit enrichir son intelligence des notions de mathématique», de physique, de chimie, de mécanique, de construction, de dessin, essentielles a sou métier, et qui résolvent les •• pourquoi Il apprend à dessiner des pièces de mécauisnies, d’ameublement, etc., à en calculer la résistance.Il connaîtra aussi sullisammeut, par un stage dans chacun, les métiers voisins du sien ; c’est nécessaire.Comment vouhz-vous qu'un modeleur, par exemple, réussisse* sou modèle, s’il ne sait.paH comment il se coule ?Résumons en disant quo l’Ecole I«clinique, tout eu développant les aptitudes manuelle*, a surtout pour objet d’appliquer le» principes de* sciences aux différents métiers »fiu do firmer des ouvriers plu* habiles, plus complets.Voilà ce creuset merveilleux d où !»oriira 1 ouvrier qu’il faudra demain à notre, pays, aux ressources immenses comme sou étendu»*, et qui dovia au moins réaliser les prugrès industriels de nos voisins pour utiliser dignement les trésors con fié* par le Grand Maître.Mais comment entrer à cette école, 1 école du peuple plutôt que du gouvernement, pub-qu’elle a été fondée pour aider les futurs ouvriers à mieux léu-sir dans leur carrière et a vivre plu* heureux ?Il f*%ut d'aboid la vocatiou pour les métiers.Cela se manifeste par un goût précoce pour tel ou tel travail manuel .moi je »uis mécanicien, model* ur, etc., j ai une préférence marquée poui lo pratique sur le theo rique, par un iutéiôt spécial (non pour le seul amusement) po»lé uux mécanismes d’enfant: le bambin, par exemple, di*fèque a merveille et répare lui-même sa bicyclette, par la manie de réaliser do petits ouvrug«*s manuels déjà inté* resMRntH.(iSi dans les écoles élémentaire», des centres non agricole», on avait un peu do travail ciu boii., du fer, ces caractères perceraient de bonne heure.) Une certaine préparation est amsi nécessaire.garçon de 14 ans devra avoir un stage régulier a la •* petite écolo", c’est-à-dire connaître fibftisnmment sa religion, sa langue, I histoire de son pays, ainsi que le» principales tè-gies de l’arithmétique.I«a dt mande dedmii-siou adressée au directeur do l'Ecole Technique doit renseigner hut Ich points d’âgo ut d etudei préalables.Le directeur répond en indiquant la date à laquelle tous les candidats à l’admission auront à passer un examen d’entrée, facile pour ceux qui ont fuit avec fruit leurs années d’école élémentaire.Pus besoin, comme on le voit, d’influences ocultes, ces écoles sont ouvertes large» aux en-fiuts de la province.L’octroi des bourses et demi-bourses est sujet à une simple demande, portunt les raisous qui la justifient : la famille uombreu.se et peu fortunée, protecteurs uiulades ou infirme», dépense trop onéreuse pour parents eluignes s’il faut déjà maintenir le garçon à la ville pendant dix mois.Voilà ce que considère la direction, pas de favoritisme, rétribution rmnsuello ou une moitié de celle-ci est couverte par la iiourse ou la demi bourse Cette rétribution est de $3 UO par mois en première anuée, de $4.00 en deuxième, de $5 00 en troisième.L'achat ou le louage des livres, le papier, les instruments à dessin, les sa! ipette.s restent à la charge des élèves boursier» comme des autres.Cela peut s'élèvera peine à $ô ou $(> par année.L*9 outils nécessaires aux différents métiers sjut fournis gratuitement par l'éjole.Ces déboursés si minimes ouvrent pourtant la porte des carrières manuelles; réalise-t-on les sacrifices faits pat la province pour mettre cet enseignement .à la portée de tous ?Vraiment, est-il un seul ouvrier des villes où existent ces écoles, qui ne puisse dounur à son fils cet héritage impérissable, ce grand levier de prospérité : la formation technique ?Qa’ou y songe ! c’est parmi les garçiunets d’aujourd’hui que se compteront les industriels de demain.Dans les ressources considérables qui.dans notre pay*, attendent la mise en oeuvre, il y a des fortunes pour quelques-uns et l’aisance pour tous le9 bras actifs dirigés par de» cerveaux éclairé* La carrière est splendide, en avant donc vers l’Ecole Te» linique ! TKOIIN ICI KN.?Vw1*.^ y iVfïî v ïyj * 1 •» jVieli -]Vlelo e f • AAJIJLA.AAJLAA.A4 AJAAA f.AA.AA.fJL AAAJtA AAAJJLA f j»MM • rfTnTFVmlTfrrn?tTTT[ni IrTril T II rTTTTTTTT Il T TlTT 111111111 TI n t I ITTn Tl ITTIT TJ 111111111 — Les femmes ont la langue mieux pendue que les hommes En règle générale, une femme peut parler beaucoup plus vite, beaucoup plus longtemps et beaucoup plus facilement qu'un homme.On affirme — soyons galants — que les femmes doivent cette supériorité à une plus grande solidité de la poitrine.Un physiologiste a calculé que quand un homme parle il se fatigue quatre fois plus vite qu'une femme.Contradictions Depuis plusieurs années M Henri Bou-rassa ne cesse de reprocher au gouvernement canadien de trop se préoccuper des intérêts de l’Angleterre et de trop faire pour elle.Aujourd’hui, il reproche à ce même gouvernement de n’avoir pas fait davantage ! Daus le Devoir du 27 août, il écrit que si nos ministres connaissaient, dès 1912, toute la vérité et toute l’étendue du péril allemand, ils ont eu tort de ne rien faire, de ne rien préparer, de ne rien organiser.M.Bourussa a déjà écrit que sir \à tlii'id Laurier avait fait voter sa loi navale en criant au péril allemand.Aujourd'hui, le 27 août encore, il dit que sir Wdfrid Laurier niait totalement le péril allemand.Et ainsi de suite.Une admission a We fought in 1910 in Drummond and Arthabaska.and in 191 1, with conservative financial aid and toi y complicity against the participation of Canada it) imperial wars.» Ce qui veut dire en bon français : ¦¦ Nous nous sommes battus en 1910 dans Drummond et Arthaba-k i, et aussi en 1911, avec l’appui financier des con er-Auteurs et avec la complicité des tories, contre la participation du Canada dans les guerres impériales.•* C'est M.Armand Lavargne qui fait celte déclaration si nette, et cela dans une lettre adressé ail ShlTittuvd de Kingston et dont le Devoir a reproduit lo texte le mardi, 24 août dernier.Ainsi la campagne de préjugés faites en 1910 et en 1911 dans la province de Quë bec, par les nationalistes, fut bien le résultat dune alliance morganatique entre les tories-jiugœs-impérialistes, d une part, et les nationalistes d’autre part.Cela démontré la fourberie des premiers et la naïveté des seconds.L’aveu de M.Armand Larergne est à reteuir.Justes observations M Action Catholique a raison quand elle dit, a l'adresse de M, Bourassa: 11 Mais il n’est pas vrai, comme question de faits, que " tous les pays, l’Angleterre la première, ont commis maintes atteintes analogues à la sainteté des traités ", équivalant aux crimes commis par les Allemands contre la Belgique.Avant de lancer pareille affirmation contre tous les pays et contre notre métropole, pour excuser et encourager l'Allemagne, qui attaque sauvagement nos deux mères patries et qui tue nos compatriotes en les empoisonnant, il semble qu'on aurait dû se poser préalablement trois questions de simple bon sens : Cette affirmation est-elle réellement conforme aux réalités de l'histoire, et quelle preuve puis-je en fournir ?Si elle était vraie, est-il nécessaire, est-il seulement opportun de la lancer sans tarder à la face de tous les pays, y compris bien explicitement celui dont nous relevons comme de notre souverain ?Si ce reproche injurieux doit être fait sans tarder h tous les pays et à l’Angleterre la première, quelle obligation ou quelle utilité peuvent porter un Canadien-français à se charger de cette besogne ?11 A ces trois questions, il nous semble bien que le bon sens donne une même réponse : négative." Il n’est donc pas vrai, pas plus qu’il est opportun de dire que les autres pays sont eounables dans le passé, des crimes voulus et prémédités que l’on reproche aujourd'hui à l’Allemagne dans la guerre qu’elle a voulue et qu’elle conduit d’une façon si mehaçante pour toute la civilisation chrétienne.11 Y aurait-il fumisterie ?Le Réveil annonce que M.Tancrède Mardi était à Saint-Jérôme, puis à Sainte-Agathe et Saint-Jovite les 28 et 29 août.Il paraît que M.Mardi cherche à faire mousser sa candidature dans le comté de Terrebonne.Mais, ce n’est pas cela qui nous préoccupe.Si le directeur du Réveil était aux confins du comté de Terrebonne le 29 août au soir, comment a-t-il pu dire le 1er septembre au matin, dans son journal : » J’arrive d’une promenade aux Etats-Unis, -l’ai parcouru, en auto, une partie des Adirondack-., d’Elisabeth town à Loon Læ, en passant par le lac Placide, Saranac, Paul Smith, Silver Lake, etc, etc” Nous comprenons que tout cela peut se taire vite si M.Mardi a voyagé connue une malle, mais c’est à se demander, si, à l'instar de M.Monty, iors de sa pseudo-excursion dans la Métapédia, il n’a pas envoyée un sosie soit dans le comté de Terrebonne soit, aux Etats-Unis ! M.Tancrède Mardi serait-i' ' ’ un fumiste, par hasard ?lut aussi, Le IL florel de H.Bourassa Nous disions, la semaine dernière, combien peu de confiance M.Morel, dont M.Bourassa prône les idées au Canada, inspirait aux journalistes favorables aux alliés en Europe.•• L’Union pour le contrôle Démocratique ", l’œuvre de M.Morel tant vantée par M.Bourassa et qui, selon lui, pose les bases véritables de la paix du monde, ne dit rien qui vaille aux journalistes éclairés d’outremer.Aptes l’opinion de la Belgique Nouvelle, citée dans notre dernier numéro, nous relevons aujourd'hui celle du correspondant londonien du Toronto Daily Ni ivs.Loin d’avoir confiance dans l’œuvre et la personne même de M Morel, cet écrivain considère l’une et l’autre comme bien louches.Il termine son article par cette série de questions : Qui est M.Morel 1— Pourquoi a-.t-il abandonné le nom de Deville t — Quelle était la provenance de ses revenus quand il était secrétaire honoraire de la Congo Refor Association l — Pourquoi n’a-t-il pas relevé le déli que lui a lancé M.B-dloc de produire les noms de ceux qui souscrivaient en faveur de ladite association ?— Des sommes d’argent n'ont-elles pas passées par ses .nains qui n’appaniisseut pas au bilan de la société I — Si oui, d'où venaient-elles I— Sir Roger Ousemeut ti’était-i! pas le principal agitateur en cette affaire?—L'Union approuve-t-elle les articles écrits par M.Morel dans le Labor Leader et dans lesquels il s’.(I,rice de montier que l’Allemagne est la victime dime conspiration ourdie pai la Franco et la Chansons de Guerre et de Franlz Funck-Brentano sur Ln dem mdé compte de ses articles I Peut-on trouver une explication aux agissent -lits de M Morel dans les affaires du Congo B • g -.(ic 190f a 1909 à peu près), d'Agadir ( u 1911), des négociations franço-alletnandos (eu 1912) et du présent cotifiit (depuis août 1914), si c n st dans le fait que tous ces agissements allaient à promouvoir les intétêts de la Prusse ?Que M.Bourassa, qui s'est fait le protagoniste dis idées de M.Morel, se renseigne donc et lions réponde à.ces questions.••Le Journal de l’Université des Annales” I.o dernier numéro du Journal t te l'U-mrersitti îles Annales (No 10) est purlieu* enlièrement enptivnnt.Il contient l'udtni- tant du pays ou en achetant leurs voisins pour les envoyer hors de l’atteinte de la commission d’enquête.La Gazette ajoute que le rapport justifierait une poursuite contre les coupables et qu’il prouve, à l’évidence, que le lieutehant gouverneur Cameron a eu parfaitement raison de forcer la main au gouvernement Roblin et d’exiger l’enquête.Les dernières nouvelles nous apprennent que le nouveau gouvernement libéral Norris a commencé il sévir contre les coupables.Sir lî.Roblin, l’ancien premier ministre conservateur, et trois de ses anciens collègues MM.Howden, Dr Montague et Coldwell ont été arrêtés sous l’accusation d’avoir conspiré pour frauder la province rable conférence de Jean Richepin sur " La ¦ du Manitoba.Marseillaise “ et les Volontaires d< 1702, \ Les quatre anciens ministres ont contpa-ainsi que celles de Georges Cain sur Les ru devant le magistrat de police puis ont été la première formule de transaction due à M.Sazanow.8.Elle n’a pas répondu à la seconde formule de transaction proposée pur Sazonow.9.Elle n’a pas daigné répondre aux dernières propositions conciliantes faites par ( ! rey et Sazonow.10.Dans les éclaircissements qu’elle a donnés, elle s’est toujours bornée à dire ce qu’elle ne voulait pus, mais jamais ce qu’elle voulait.11.Elle a, la première, commencé la mobilisation et les opérations militaires; elle a précédé toutes les autres puissances d’abord pur su mobilisation partielle, ensuite par sa mobilisation générale.Ces chefs d’accusation sont prouvés et justifient la sentence: » L’Autriche est coupable d'avoir, seule ou avec d’autres, suscité la guerre européenne." Pour l’Allemagne Je résume ainsi les chefs d'accusation contre l’Allemagne : 1.L'Allemagne a laissé à l'Autriche les mains libres contre la Serbie, bien quelle sût qu'un eonllit européen résulterait du conflit austro-serbe.2.Elle a toléré que l’Autriche envoyât à la Serbie un ultimatum avec des exigences exorbitantes, et, malgré l'acceptation presque complète de celles-ci, rappelât son ambassadeur et déclarât la guerre.3.Elle n, en proposant la localisation du conflit, ftiit croire à une tentative de conciliation de sa part, tentative dont elle devait parfaitement savoir l’inutilité par l’histoire diplomatique de la crise des Balkans, et quelle savait inutile, en effet, ainsi qu’en témoigne le Livre blanc.4 Elle a repoussé la proposition d’une conférence à quatre.5.Elle a, de son côté, proposé des pourparlers directs entre Vienne et Rétersbourg, mais toléré en même temps que l’Autriche les refusât et déclarât la guerre à la Serbie 6.Elle n’a jamais répondu à la prière îles autres puissances, qui lui demandaient de proposer une autre voie de médiation à a place de la proposition qu’elle avait repoussée.Oui, femmes, quoi qu'on puisse dire.Vous aveu le fatal vouvoir De nous jeter par un sourire Dans l'ivresse ou le désespoir.Oui deux mots, le silence même, Un reyard distrait ou moqueur.Peuvent donner à qui vous aime Un coup de poiynard dans le rieur.Oui, votre orgueil doit être immense ; Car, grâce à notre lâcheté, Rien n'éyale votre puissance, Sinon votre fragilité.Mais toute puissance sur terre Meurt quand Vabus en est trop grand ; Et qui sait souffrir et se taire S’éloigne de vous en pleurant.Quel que soit le mal qu'il endure, Son triste rôle est le plus bain J'aime encore mieux notre torture Que votre métier de bourreau.Alfred de MUSSET.11 janvier 1889.7.Elle n’a jamais discuté les formules de transaction de Grey et n’y a jamais fait de réponse.8.Elle a repoussé l'une des formules transactionnelles de Sazonow et n’a pas répondu.9.Elle n’a, malgré toutes les demandes, jamais dit ce que l’Autriche voulait, mais s’est toujours bornée à dire ce que l’Autriche ne voulait pas.10.Elle a cherché à obtenir de l'Angleterre la promesse qu’elle resterait neutre, et par là dévoilé sa volonté belliqueuse, eu un temps où les puissances de l’entente travaillaient activement au maintien de la paix.11.Au moment où enfin des négociations dont on pouvait promettre le succès s’engageaient à Rétersbourg au sujet de la note serbe entre l'Autriche et la Russie, elle y a mis fin par ses ultimatums à la France et.à la Russie, et rendu la guerre inévitable.12.Dans son ultimatum à la Russie, elle a exigé de celle-ci la démobilisation non seulement contre elle, mais contre l’Autriche, qfioique l'Autriche eût elle-même mobilisé toute son armée.13.Elle a, au lieu de se contenter de la mobilisation qu’elle annonçait, déclaré immédiatement et sans motif la guerre à la Russie et ensuite à la France.14.Elle a, après coup, motivé cette déclaration de guerre en disant que les puissances ennemies avaient commencé les hostilités, tandis qu’au contraire h-s premiers actes belliqueux étaient partis d’Allemagne.15.Elle a violé la neutralité de la Belgique et a provoqué par là la guerre avec Angleterre.Ces chefs d’accusation sont prouvés et motivent la sentence: “L’Allemagne e.t coupable d’avoir, conjointement avec l’Autriche, suscité la guerre européenne.” Pour l’Angleterre Résumons-nous : 1.Il n’est pas vrai que l’Angleterre se soit, le 2 août déjà, départie de sa neutralité.La promesse qu’elle a faite ce jour-là n’équivalait pas à une déclaration de guerre à l’Allemagne.2.Il est vrai, par contre, que, le 4 août, après la violation efiective de la neutralité belge, l'Angleterre est sortie de sa propre neutralité.3.Même si la promesse du 2 août eût signifié l’abandon de la neutralité anglaise, cet abandon eût été fondé par la certitude déjà admise que l’Allemagne violerait la neutralité belge.Pour la Russie Le gouvernement allemand reproche à la Russie d’avoir, par ses mesures militaires, fait échouer les négociations de paix.Ce reproche, pour deux raisons, est injustifié : 1.Parce que la Russie, à côté de ses mesures militaires de sécurité, n’a pas cessé de travailler diplomatiquement pour la paix.(I) 2 Parce que ces mesures étaient précisément des mesures de sécurité qui.d’après les déclarations solennelles du tsar et de son gouvernement, n’avaient aucun caractère agressif.Elles n’en pouvaient pas avoir un, car, comme je l’ai déjà exposé, elles ne faisaient que soutenir une politique défensive et, d’autre part, la Russie n’avait aucune raison d'attaquer.Sa mobilisation partielle du 29, ainsi que la levée générale du 31, étaient la réponse aux mobilisations autrichiennes qui les avaient précédées et dont j’ai déjà fixé la date, pièces en main (tt).La Russie avait été obligée de prendre des mesures militaires non seulement à cause des préparatifs autrichiens, mais aussi en raison de l’attitude diplomatique de l’Allemagne et de l'Autriche.Le fait que l’Autriche se montrait intransigeante et que l’Allemagne faisait échouer toutes les négociations devait éveiller le pressant soupçon — qui s’est du reste confirmé— que les deux pays voulaient la guerre à tout prix.La Russie était donc (I) Livre orange, New 77, 78.(II) Livre orange.No» 47, 49, 58, 77, 78. L'A VENIR DU NORD - 3 .t , SEPTEMBRE 1915 en droit de se protéger, et le reproche tiré de sa mobilisation est réduit à néant.J’ai déjà qualifié ailleurs, comme elle le méritait, l'histoire des manquements aux paroles données et des violations de frontière.Il ne reste ainsi rien à la charge de la Russie, et je ne puis terminer ce chapitre qu'en regrettant.— regret fort coinpréli"lisible do la part d’un Allemand—que la Russie Roit complètement innocente de la guerre européenne et que la r* sponsabilité en incombe exclusivement à l’Allemagne et à l’Autriche.Pour la France Nous n’avons donné qu’un faible aperçu des efforts faits par la France pour maintenir la paix.Tout lés livres diplomatiques en parlent abondamment; seul M.deBeth-înann n’en veut rien savoir.Il a, pour se servir de ses propres termes, “ trouvé le courage, en qualité d’homme d’Etat responsable ” , de reprocher au gouvernement français de n’avoir pas fait une seule démarche positive en faveur de la paix.Mais nous et l’histoire impartiale, nous rejetterons ce reproche sur l’Allemagne, sur les épaules du politique qui, soit de son propre chef, soit par contrainte — la faute reste la même, — n’a rien fait pour la paix, mais a fait tout ce qui devait rendre la guerre inévitable.Tandis que les autres accouraient avec des pompes et des seaux d’eau pour éteindre le commencement d’incendie, il versait de l’huile sur le feu et y jetait des broussailles afin que d'une faibie étincelle jaillissent des flammes gigantesques.Et maintenant qu’il dévore tout, ce feu d’enfer, et que le coupable voit avec terreur les conséquences de son crime, il écrit et il parle, il parle et il écrit pour accuser les autres, comme le crocheteur de portes qui s’enfuit en criant : *• Arrêtez le voleur ! “ Puis l’écrivain demande que l’Europe devienne une Fédération d'Etats-Uni-.Si le gouvernement prussien s’y refuse, qu'on proclame la République, dit-il, et il cherche à prouver par l’autorité de Kant qu'il faut en arriver à la République pour vn arriver à la paix.Nous n’avons pas à intervenir dans cette question intéiieure, mais nous décisions que nous ne nous voyons pas, au lendemain de la guerre, fraternisant avec les Boches dans des Etats-Unis européens.La participation du Canada à la guerre européenne LE POUR ET LE CONTRE Nous croyons que nos lecteurs liront avec intérêt deux articles que nous trouvons dans la Croix, de Paris, sur la ques tion très actuelle de la participation du Canada à la guerre européenne.L’auteur de ces articles 1 définit d'abord le sentiment, l’opinion de ceux qui s’opposent à cette par ticipatior».C’est le sujet de l'article que nous publions aujourd’hui.Dans un autre que nous publirons la semaine prochaine, il émet et développe la thèse de ceux qui approuvent la part que prend notre pays à la guerre actuelle.Nous trouvons, dans ces articles, parfaitement résumées, les deux opinions qui existent au Canada.AU CANADA FRANÇAIS Les obligations du Canada envers l’Angleterre — Une opinion Le Canada devait-il prendre part à la guerre actuelle 1 Cette question a été vivement discutée il y a quelques mois.Deux opinions ont en cours que je vais essayer de résumer avec les arguments qui les appuient.Je commence par la négative.C’est de beaucoup la moins répandue.Le Canada, d’après les tenant» de cette opinion, n’a aucune obligation morale ni constitutionnelle de prendre part aux guerres de la Grande-Bretagne.Si notre pays, disent-ils, constitue une partie importante de l'empire britannique, il ne faut pas oublier que nous sommes encore à l’état de colonie.S'agit-il des affaires intérieures du Royaume-Uni.s’agit-il de relations internationales, s’agit-il de décider la paix ou la guerre, nous n'avons rien à voir ni rien à dire.Nous ne sommes, par conséquent, nullement responsables des conflits que pent entraiuer la politique anglaise, et n’étant pas responsable» de ces condits, nous ne sommes pas tenu» d’y entrer.Qu’on nous donne voix délibératrice dan» le Parlement de Londres, aussitôt naîtra l’obligation do coopérer à toutes les entreprise» de la mère-patrie, fisent-elles des plu» onéreu-»es.Bref, la quantité de nos devoirs envers l’Angleterre se mesure exactement a la somme de» droits qu’elle nous accorde dans son gouvernement.Cette raison est tirée de notre sujétion coloniale.Elle n'a de valeur cependant que si l’on suppose le Canada autonome.En vertu de la Constitution que nous à oc-lr< yée la métropole, nous élisons des député» qui font nos loi», nous somme» 11 dans les mains de notre propre conseil,*1 libres de uo» mouvements et de nos actions.Tellement libres, que l’Angleterre ne saurait ni nous dicter une ligue de conduite quelconque ni, en particulier, nous forcer de porter avec elle le fardeau.de ses guerres.Comment accorder cette autonomie *i complète avec la sujétion coloniale T Dan» le i-ystè-me que j’expose, la sujétion coloniale ne semble guère qu'un mot oommode pour la diecussion ; l’autonomie seule représenterait une réalité.Si tant est que les deux coexistent, elles se concilient et s’harmonisent dans la souveraineté populaire.admise, sinon comme principe, du moins comme fait.Le peuple canadien est autonome, il se gouverne par lui-même : donc pas d’obligation qu’il n’ait librement acceptée.Le peuple canadien est sujet de l’Angleterre, l’Angleterre gouverne l’empire san» lut, que l’Angleterre se batte sans lui : pas d’obligation sans représentation ; “ uo taxation without représentation,** comme dit le principe de droit constitutionnel anglais, que i’on étend de l’ordre économique à tous les domaines de la politique.Ainsi, de deux idées opposées, même conclusion.Pourquoi t Parce que dans l’un et l’au- tre cas, l’idée de fond, l’idée qui frit la base du raisonnement, est la même : le droit du peuple d'exprimer et de suivre ses volonté».D’où il suit que participer à la guerre sans avoir de représentation dan» le gouvernement britannique, c’est abdiquer no» droit», c’est manquer de dignité nationale, c’est ignorer no» devoir» les plu» essentiels envers le Canada.A lancer notre pays dans ’une pareille aventure, le gouvernement canadien commet donc une grande faute, d’autant plus qu’il outrepasse ses pouvoir».Avant d’agir, il lui faut soumettre la question au jugement du peuple et obtenir un plébiscite spécial., Si la multitude consent, pasae : la multitude aura tort, mais enfin elle aura le droit d’avoir tort.Depuis le commencement des hostilités, à vrai dir*, on n'a point patlé du plébiscite II fait néanmoins parti du système qui est déjà vieux de quelque» années.Poui être logique dans les théories et dans les censures, cette école qui, en 1899, blâmait l’envoi do troupe» canadienne» au Transvaal, prend, a l’heure présente, la même attitude et porte les mêmes condamnations.L’un des clirf» écrivait l’hiver dernier : >* A ceux de me» amis qui me demandent avec angoisse «i j’approuve aujourd’hui ce que je prévoyais et condamnai» dé» 1899, la participation du Canada aux guerre» de l’Angleter re, étrange ^s au Cauuda, je répouds sans hésiter : Non ! ** 1-e Canada, o.peudance irresponsable de la Grande-Bri-ie^u., .’a aucune obligation raora le ou constitutionnelle ni aucun intétêt immédiat dan» le conflit actuel.** I.a Grande-Bretagne y est entrée de son seul chef, en conséquence d’une situation internationale où elle a pris position pour la seule sauvegatde de ses iutéiêt», saus consulter ses colonies et sans égard à leur situation ou à leurs intérêts particuliers.** Le territoire canadien n’est nullement exposé aux attaques des nations belligérantes.Nation indépendante, le Canada seiait aujourd'hui eu paifuite sécurité.C’est donc le devoir de l’Aogleterie de défendre le Canada et non celui du Canada de défendre l’Augleterte.** Le Canada comptera donc sur l’aide efficace de la Grande-Bretagne pour protéger son terri toire.Il ue laissera pas toutefois de compter beaucoup sur lui-même.11 Lâtiia de» forteresses, armera ses port» de mer, construiia des gardes-côtes.Advienne une attaque, ses fils la repousseront avec vigueur, ils verseront généreusement leur sang, comme savent verser le leur les Français et les Anglais d’outre-mer lorsque la patrie est en danger, et en sauvant notre pays ils le conserveront à l’empire britannique.Le Canada avant tout : telle est la devise qu’adoptent volontier» les fauteurs de cette doctrine.Servons le Canada, disent-il», servons le Canada d’abord et toujours : c’est la meilleure manière de servir l’Angleterre.Nos armées pourraient, en certaine» circonstances, aller combattre en Chine, au Japon, n’iiuporte où ; mais à une condition toujours nécessaire ¦ c’est que le but premier et principal de l’expédition soit de défendre le Canada et non pas l’Angleterre.Nous devons chercher notre propre bien et régler nos actions militaires d’après uo» propres intéiëts.Eu cettt tu.Lire, le plus pariait modèle à imiter, c’est la Grande-Bretagne, qui songe à elle-même d’abord, à elle-même ensuite, et qui pratique un ** magnifique égi î-ine national.** Le mot est de l’écrivain cité plus haut.Dans le présent conflit, nous n’avons pas d’intérêt immédiat.Pourquoi uous jeter dans la mêlée?Impossible pourtant de nous désintéresser complètement des événements très graves qui se passent en Europe.L’écrivain susdit le déclare en termes formels : *• Indépendamment de ses *• obligations ** coloniales, nulle» en fonction de i’htstoire, de la Constitution et des faits, le Canada, comme nation etnluvonnaire si l’on veut, comme communauté humaine, peut-il rester indifférent au conflit européen f ** A cette deuxième question, comme à la première, je répouds sans hésiter : Non.11 Le Canada, nation anglo-française, liée à l’Angleterre et à la France par tnilie attaches ethuique», sociale», intellectuelles, économiques, a un intéièt vital au maintien de la France et de l'Angleterre, de leur prestige, de leur puissance, de leur action mondia e.** C’est donc son devoir national de contribuer, dans la masure de se» forces et par les moyens d’action qui lui sont propre», au triomphe et surtout à l'endurance des efforts combinés de la France et de l'Angleterre.*• De quelle façon contribuer à l’endurance et au triomphe de la France et de l’Angleterre?L’auteur de ces lignes le laisse à peine entrevoir.Pour bien comprendre sa p nsée, il faut »e rejôrter a de» écrits antérieur» aux discours qu’il a prononcés naguère, aux difféieut» exposés qui ont été fait» de sa doctrine : à la lumiè reduces document», le texte de Partiale s’éclaire, et il signifie la nécessité de retenir nos hommes chez nous, de les appliquer à la culture) intense des champ», de les employer à la multiplication des produits industriel», afin de nous mettre en état de fournir aux alliés — moyennant finance — munition», blé, vivres.le commerce canadien retirerait de bon» profit», s 'engraisserait de.» calamités de l’Europe.Ce serait uhe application heureuse du principe : •* Le Canada avant tout.** Qu.-i qu’il en soit, l’article n’entend pa» encourager la contribution en soldats, puisque, dan» un paragraphe précédent il la dé»appiou-ve clairement.Je viens de faire connaître nne opinion politique.Ban» la partager, je ne la discute pas pour le moment ; quand, dès demain, j’exposerai la contre-partie, le* lectears verront facilement de quel côté se trouvent les argument» le» piu» forts et la saine doctrine.En attendant, soyez assurés que la très grande majorité du peuple canadien admire et aime la b rance et l’Angleterre, applaudit chaleureusement nos soldats qui se battent pour elles et pour nous, se réjouit de tou» vos **uccè», pleure sur la mort de vos héros, mais félicite la France d’avoir produit de si valeureux guerrier», unit ses souffrances et se» prières a vos souf frances et à vos prière» pour obtenir de Dieu la victoire et la paix I Jean de» Nkiobs monastère un vrai déluge de pomme».Malgré leur appétit, les moines ue purent les manger toutes Alors, pour ne rien prendre, - -elles étaient si bonne»!— , ils s’avisèrent de les boire.Ils inventèrent le cidre, celte b’oude et pétillante boisson "qui rit dans les verres” et qui rend heureux tous les buveurs breton», les gaillards normands.et bien d’autres fius gourmets encore.Vraiment ! le moine Tellio ne comptait pas avoir un tel «uccè».En France, la com emulation du cidre dépassait les cent, millions de gallons les un liées dernières ?Et c’est du vrai cidre qu’on y 1/011 ; ce n'est pas cette boisson iniiouimubie qui ».e pare du nom de cidre pour trouver un plus facile accès dan» la clientèle ; ce n’e»t pas cette piquette de no» etnb luteilleurs qui contient toute espece de jus, excepté le jus de pomme.Je me demande pourquoi le» descendant» dos famille» normandes et bretonnes n’ont jamais songé àintroduiro ch-z nous l’indusiriede i'oxeel lence boisson nationale delà Bietagneetde la Normandie.I/e vin nous manque parce que le raisin ne mûrit pas plus ici que sur les côte» do Bretagne, mais les pommes de la province de do Québec sont aussi bonnes que les pommes qui o’it rendu la Normandie célèbre ; et elles viennent en grande abondance.Qui ue se rappelle avoir vu plus d une fois, comme l’an dernier par exemple, les pommes se gâter et pourrir sous les arbres de» vergers, parce nue le marché était encombré.L’abaissement des prix de vente à la campague qui n’a pas toujours pour conséquence,’ hélas ! l’abaissement proportionnel des piix d’achat dans lis villes, devient parfois tel que les producteurs ue re çoivent pas assez pour payer leurs frais d'em hallage et de transport.Fourquoi alors, pour ne pas les laisser perdre, ne pas faire ducidreavçc ces pomme» qu’on ne peut pas Vendre ?Il n’est peut-être pas encore temps d’ürgani-st-r de grandes cidreries Avant de pousser a la fabrication du cidre sur une grande échelle, il serait prudent de localiser d’abord les régions cidrières, puis il faudrait garnir de plantureux veigns tous ces endroits propre» à la culture de a pomme Ou sait, du reste, que la récolte des pommes à cidre est sujette à de grandes irrégularité», autant à cause des intempéries atmosphériques que du rapport bisannuel du pommier.Tout cela permettrait difiieilement aujoutd’hui aux grands industries de réunir d une f»çon régulière la matière première indispensable à une fabrication normale dans une grande cidrerie.Mais pourquoi les propriétaires de veigers déjà en rapport n’auraient-ils pas chacun sa petite cidrerie ?Il y a sur le marché des petits pressoirs pour extraire le jus de la pomme qui sont a la portée de toutes les bourses.Le comptoir Coopératif de Montréal, les faisant venir eu quantités considérable», peut vendre à $4.59 des pressoirs assez grands pour les besoins d’une famille.Dans les paroisses où l’organisation est faite, les sociétés coopératives pourraient acheter un ou deux pressoirs plus considérables pour l'usage de leurs membres, à îles prix aussi très raisonnables.Et pourqnoi no» citadius ne feraient-ils pas aussi leur cidre?Lequel d’entre eux ne serait pas fier de faire sauter le bouchon d’une bouteille de sa cave pour regaillardir le» amis en visite et faire honneur à la compagnie ?Quand le verre de cidre aura remplacé le verre de whisk y dans les téunious de famille, la bourse ue s’en trouvera pas plus mal, et la tempérance aura fait un pas de pins dans la voie du progrès et de la civilisation bien comprise.Coopérât eu tt.où la dyssenterie, le choléra infentile, la diarrhée et les coliques exercent leurs ravages.L’une ou l’autre de ces maladies peut être mortelle si on n’y apporte promptement remè de.En été, le meilleur ami de la mère se sont le» Tablette» Babys’ Own.Elle» règlent les in testinR, adoucissent l’estomac et tiennent le bébé en santé.Ces tablette» sont vendue» par les marchands de remède» ou envoyé**» par la poste à raison de 25c la boîte par la Dr Williams, Medicine Co., Brockville Ont.Les chaleurs sont désastreuses pour le bébé Aucune saison de 1 année n’est aussi dangereuse pour la vie des petits enfant» que l’été.Les chaleurs excessives jettent si rapidement le désordre dan» les petits estomac» qu’à moins d’une prompte intervention le bébé peut être irrémédiablement perdu avant que la mère s’aperçoive qu’il est malade.L’été c’est la saison PAR MARCOTTE & FRERES FA-ISOflS DU GIDIIE.C’était an sixième siècle de l'ère chrétienne.Aidé de saint Samson et de quelque» autre» religieux de sa communauté, un moine breton nommé Tellio, se mit à planter un immense verger à l’entour de son monastère de Dol, près de Baiot-Malo.Sur trois mille» de long, dan* un terrain bien défoncé et bien ameubli, ils plantèrent des pommiers de la meilleure espèce: sur trois milles de long, le» pommiers allongèrent bientôt leur ramure vigoureuse.Ce fut au En vertu de l’Acte des Liquidations Dans l'affaire de Cimon Shoe Co.Limited, Saiijl-Jéiôme, P.Q., En liquidation.Les soussignés vendront h 1’encnn public, à onze heures de l'avant-midi, le lundi treizième jour de septembre 1915, à l’en il mit où elles sont situées, en la ville de Saint-Jérôme, les propriétés mobilières et immobilières de la compagnie précitée, liquidation, à tant dans la piastre et en deux lots, c’est-à-dire : PREMIER LOT No.1.Terrains connus et désignés comme étant les Nos.452, 453.454, 4G6 et 467 des plan et livre de renvoi officiel de la ville de Saint-Jérôme, district de Terrebonne, avec bâtisses dessus érigées et droits au pouvoir hydraulique attachés aux dits terrains.Evaluation municipale .$39,900.00 No.2.Dynamo, fils de transmission et installation électrique .5,990.00 No.3 .Machineries.$6,845.30 Arbres de couche, poulies et courroies.656 79 Outillage.1.376.69 Pièces de rechange.*{70 32 No.4.Patrons.2.335.10 Formes.11.950 09 DEUXIEME LOT No.5.Ameublement et fournitures bureau.$728.85 No.6.Ameublement de manufacture.240.73 No.6.Harnais et voitures .No.7.Cuir à semelles.1,314.51 Cuir à empeignes.1,291.03 Cuir à Trimmings.353.17 Coton.25.99 M-irchandiaes, Dépt du flttage.601.29 Fil et soie.253.00 Marchandises, Dépt du fonçage.213 00 Fournitures (findings) 320.49 Equipement des voyageur» .308.00 $9,248.10 14,285.10 $09,492.20 960 58 17 J.00 $4,831.08 $5.970,60 Conditions de vente : Comptant un sur garan tie certifiée, 10 % sur l'adjudication et 1 % pour droit d’encan.Le manque et l’excédentajusté* aux prix fixés.On peut examiner le tout au local Je la compagnie à .Saint-Jérôme, en tout temps.De plus amples détail» peuvent être obtenus du liquidateur.R.DESCHAMBAULT.Liquidateur, Suint-Jérôme.P.Q.Marcotte ft Frères, encanteur», G9, rue S il nt- Jacques, Montré* J.L'ŒIL DE VERRE — Monsieur, lui dit te malade aux abois, Qu’arez-vous donc à tant rester en garde t 1- Monsieur, depuis soixante ans >pie /en vois, C'est le premier, d honneur, qui me regarde .(Communiqué par M.le Dr le jug1' 'b rain, de Nantes.) Monsieur Roudou a ru il un tr.il tir vrrrr Et, chaque noir, pour le mieux ménager, Duna mu godet, en belle, eau de rivière, Jutft/u1au matin il le laissait nager Or, il advint, ai I on en croit l histoire, Qu'un soir mon borgne ayant le gosier sec, Etourdiment, sans y songer, f ut boire L'eau du godet d un coup .et lotit avec.Par quel chemin et de quelle manière ILœil en glissant de travers ou ttmt tirait Se nicha-t-il en un certain endroit Comme un bouton en une boutonnière / Je lien sais rien, mais cela se conçoit.On comprend bien aussi que fa colique Suivit de près cet accident comique, Et que Roudou, souffrant comme un damne, Poussait ties cris, appelait à son aide : “ Je meurs.Dubois, va chez Monsieur René, “ Cours et dis-lui d'apporb r un remède !” Seringue en main, lunettes sur le nez, Voyez d'ici le bon pharmacopole, Agenouillé, tie se doutant de rien ; Puis, découvrant ce que vous savez bien, S airéler net et perdre la parole.Lesage __ Le " euchre ** organ i /é par les dame» et tletnoi-olles de Lessg-, le 91 août dernier, au profit de l’oeuvre de la chapelle de l'endroit, a rapporté la jolie somme de $261.50.Elus de trente-cinq prix ont été distribué» aux heureux gagnant».Environ 300 personne» assistaient a cet tu soired.Un groupe (Je jeunes musicien» do Siint Jt*-rouie, composé d» s MM.Dcm b îrnbuult, cl il»-M M.B jurbeuu, Fournel, Cameron et autres, ont bien voulu se charger de la musique et n ont pas manqué d ég«yer leur auditoire.Les organisatrices remercient tous ceux qui ont contribué au succès de la fête.Un Beau Discours Voici quelques passages d’un beau discours : “Ca n’est poiut a ,l’espionnage que uous a-vous rtcour» pour faire la guerre; ce n est point à des tromperies préparées eu temps de paix.C’est dans notre courage que nous mettons notre confiance.Nos ennemi», longtemps à l’avance, s astreignent à une discipline brûla e «t in h tnaine Nous, au contraire, nous vivons sans contrainte.Cependant, à l’heure du danger, n- u : ne sommes pas moins valeureux que nos adversaire».* Et si nou * aimons mieux courir un péril le sourire aux lèvres qu’avec un front soucieux, n’avons-nous pas du moins l'avantage de , è pas uous tourmenter à l’avance des maux qui nous attendent ?.“Même ceux d'entre non» dont la vie n’avait pas été exemplaire, ont acquis eu mourant pour lapttiie le droit de n’êlre jugés que sur cette lin .Beaucoup de nos compatriotes menaient avant la guerre une existence facile et voluptueuse.Aucun d eux, pourtant, n a hésité à faite son devoir.Aucun n’a fai le danger.Pour punir d’infâmes agresseurs, tous ont jugé glu.rieux d’affronter le trépas.“Ali ! sach *n» bien et croyons toujours que le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage et ue reculons jamais devant la mort”.’ Ne ch -reliez pas le nom de l’orateur qui vient de prononcer, sur les événements que ous v vonç ces belles paroles.Ne* e chut cher.p»s.En vain vous passgri z en revue les orateurs célèbres de ce temps.Il est mort il y a quelque vingt- -iuq siècles.Il s'appelait Périclè», fil» de Xantippe.Vous eu aviz certainement entendu parler; il jouissait d’une ceitaiue autorité à Athèue», à un moment où Athènes était la lum ère du monde.Les ennemis dont il est question daus le discours de Périclèssont les Spartiates — quel, que i hose comme les Prussiens de ce» tern;» m a g étique» et lointains.C est Thucydide, son contemporain, qui, dans son IILtoire de la Guerre de Péloponèse rapporte les parole» de Périclè» — qui l’avait fait bannir d’Athênes.Et c'est l'occasion de répéter qu'il n’y a ritn de nouveau sous le soleil.Etes-vous pâles et faibles 7— B^os lèvres sont-elles incolores 7 — Vous sentez-vous fatiguées, abattues, sans force 7 Jeunes filles, jeunes femmes, suivez I9exemple de Mme J.DUPONT CHAMPLAIN, N.Y.Et de tant d9autres qui se sont guéries en prenant les PILULES ROUGES MADAME J.DUPONT Les jeunes filles marquées par la chlorose et fatiguées par une croissance trop rapide ; les adultes qui ont de la peine à se former ou à se développer ; les femmes qui relèvent difficilement de couches trop souvent répétées ; les femmes d’âge mûr qui approchent de la ménopause ; les femmes d’âge avancé affaiblies par le poids des années ; toutes enfin trouvent dans ce merveilleux remède, les Pilules Rouges, un puissant réconfort.Les Pilules Rouges, d’une façon générale, sont recommandées t\ toutes les convalescentes.Elles réussissent toujours et suffisent à rétablir en peu de temps les forces des malades les plus épuisées et à guérir sûrement et sans secousse les maladies de langueur et les cas d’anémie les plus anciens et les plus rebelles à tout autre remède.Voici un certificat en particulier qui donne des notions très exactes des merveilles obtenues ]>ur les Pilules Rouges : “J’avais eu une grave maladie et je fus si longtemps ensuite languissante et sans force aucune, que l’on craignait que Je n’en guérirais pas ot que la consomption me gagnerait.Pendant dix mois.Je fus la moitié du temps au lit, étouffée par les points, souffrant du mal de tête, do douleurs dans les membres, ne pouvant remuer sans que la tète tourne, étant sans goût, sans appétit, toujours frileuse et chétive, ayant le teint Jaune, les yeux cernés, les lèvres pâles, enfin, dans un bien triste état, malgré de bons soins et aussi de bons remèdes que mon médecin me donnait.A la fin, mon médecin lui-même me conseilla de prendre des Pilules Rouges et, le dirai-je, ce fut le meilleur do tous les remèdes que j’avais employés.Naturellement les premières boites ne m’ont pas guérie, mais elles m’ont donné plus de vigueur, un bon appétit, plus de chaleur naturelle et en en continuant l’emploi, J’ai recouvré la santé et meilleure apparence.Depuis, J’ai conservé bon souvenir de ce remède et si Je me sens moins de force, tout de suite J’en prends quelques boîtes et cela me réconforte.Que de Dieu ce remède m’a fait alors que le travail et la famille m’avaient abattue." Mme J.Dupont, Champlain, N.Y.CONSULTATIONS GRATUITES.— Le Dr K.Simard, qui a passé près de trois années en Europe, à étudier les maladies des femmes, sous la direction des célèbres docteurs spécialistes Capelle et De Vos, est maintenant de retour et continuera de donner des consultations au No 274 rue Saint-Denis.Comme par le passé, ces consultations se donneront tous le# jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin â 8 heures du soir, et seront absolument gratuites.L’expérience acquise par le Dr Simard, durant son séjour en Europe, est une sérieuse garantie de succès ; nous espérons donc que toutes Tes femmes qui souffrent sauront profiter des avantages que nous mettons à leur disposition, en venant le «insulter ; celles qui en seraient etnjiêchées peuvent lui écrire, en lui donnant une description complète de leur maladie et clics recevront des conseils qui leur seront de la plus grande utilité.AVIS IMPORTANT.— Les Pilules Rouges pour Femmes Pâles et Faibles sont en vente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c la boite, ou six Ixiitcs pour 82.50 ; elles ne sont jamais v- -.dues autrement qu’en Imites contenant 50 pilules, jamais au 100; elles portent il tin bout de chaque boite la signature de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE et un numéro de contrôle.Nous engageons notre nombreuse clientèle à refuser toute SUBSTITUTION.Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n’acceptez jamais un autre produitque l’on vous recommanderait comme étant aussi bon REFUSEZ CATEGORIQUEMENT.Défiez-vous aussi des COLPORTEURS; les Pilules Rouges ne sont, jamais vendues de porte en porte.Rappelez-vous que les PILULES ROUGES sont la grande SPECIALITE jMitir la femme, celle qui guérit tous les jours un grand nombre de personnes ET QUI VOUS GUERIRA AUSSI., Si vous ne pouvez vous procurer dans votre localité les véritables PILULES ROUGES jiour Femmes laies et Faibles, ÉCRIVEZ-NOUS, nous vous lea ferons parvenir FRANCO.AC CIII 2 yim SIROI Adressez toute correspondance : COMPAGNIE 'J TINÎI QUE F R A NCO-A M ER ICAI NE (LI MITEE) • * I rue Saint-Denis, Montréal.CD LJ Dr O O D El ® ^ ^ ^ L.ES CNP"AWTS Kst offert aux mères de famille, tel que préparé nar tw i t?.ir?sa» ¦» *“ «u.¦*• •••te&ssr&s r — .-\ lege Victoria".Voici le» noms : Ilr.A.I*.BhaUBIEW, Dr.o.Raymond, Dr.A.I*.Dhi.VKCCIIIO, Dr.HrctorPhutikh, Dr.A.B.Ckaio, Dr.G.O.Bkauurv, Dr.IÎI.7.KAR Paqcin, Dr.J.B.BniAun, Dr.P.Munro, Dr.L.B.Durociikr, Dr.D.W.Archambault VJ- P“ »’Ot.HT D'Orsonnhn», .Dr.A.T.Brosskau, I Dr.Alex.Gkrmain, Dr.J.A.Roy, - » Dr.IL II.Trudki Tou, ce, médeciu, ont certifié que îc Sirop du Dr ronron* e,t préparé avec le» médicament» propre.au Traitement .le, m 5,“‘"J'* 'n,anU Rhu" cTeVc.Co,,qu~- °,o"h- CODERRE ri "ri,’acceptez jaemri,°.ri^""r “V’à T*, I0™* U 8,ro*>
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