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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 3 mars 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1916-03-03, Collections de BAnQ.

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Vingtième année — No.9 Journal heta lomadaire — Deux sous le numéro Vendredi, 3 mars 1916 r ORGANE LIBERAL m DISTRICT du BONNE.U LX mar DK g AVE Nia UT OAK5 u HWU mIm Mxq vtxrowj raejHtas» u$ *»ST uxoiulnt CR.5x>l^tc.4 w s W- ' ’ Abonnement : L\.^Canada].$1.00 “ “ | Etats U nis].1.50 Strictement payable d’avance.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : 1 } c.la ligue agate, par insertion.A1 no .cos légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6e.la ligne, insertions subséquentes.\ m CRISE DE L’HISTOIRE Si on compare la guerre européenne aux guerres qui l’ont précédée, elle semble un drame incompréhensible et presque absurde, ilans miii immensité.Ses origines et son développement ne répondent en rien à l’idée que les hommes s’étaient faite d’un couliit armé entre les grands Etats de l’Europe.Comment cette guerre gigantesque a pu éclater, c’est déjà une première énigme très obscure et troublante.11 est évident que le peuple qui a pris l’initiative d’une si fabuleuse aventure était celui qui avait le plus grand intérêt à conserver le paix du monde.Pourquoi alors a-t-il voulu jouer toute sa fortune sur un coup de des si hasardeux ?Depuis dix-huit, mois le monde reste perplexe devant cette question ; et il se demand • s ii ne doit pas croire à un accès de folie colUciiv , dont tout un peuple aurait été saisi : singulier aboutissement des efforts accomplis itepuis un siècle pour faire de la raison 'a force souveraine de l'histoire ! Ce développement de la guerre n'a pas moins surpris les esprits que son origine.Les prévisions les plus sérieuses et les plus auloriset s ont été brutalement démenties par les faits.Un s'attendait à une guerr>-vio.ente mais courte ; on disait que les res sources de l’Europe s’épuiseraient rapidement et que les pays industriels ne pourraient tenir plus de trois mois; on prévoyait toute sorte de difficultés politiques.Depuis dix-huit mois, tous les Etats belli-gé auts ont déjà gagné et perdu plus de batailles qu'il n’en aurait fallu, autrefois, pour conclure dix traités de paix ; et pourtant la guerre continue, ardente et terrible.On dirait que les victoires et les défaites ue font plus sur les esprits des belligérants l’effet qu’elles faisait dans les guerres précédentes.La résistance économique n'a pas moins étonné que la résistance morale On serait tenté de conclure que l’état de choses qui nous semblâ t, il y a deux ans, le plus anormal, est devenu presque normal, en dix-huit mois ! Mais la plus singulière surprise de la guerre, c’est le changement qu elle a fait, en quelques semaines, dans les idées et les sentiments des peuples et des individus.Si la guerre n’a pas encore bouleversé la carte de l'Europe, elle a comp'ètement changé son état d'âme.Chacun de nous n’a qu’à se rappeler comment il voyait son pays.1 Europe, le monde, la vie et ses devons dans la pretn ère moitié de 1914, et à coin-parei c qu’il pensait alors av.c ce qu’il p* ns* à près, nt, Quelle différence 1 Et combien les t.mps qui ont précédé la guerre nous semblent é oignes 1 II n’y a pas un* personne, un peu habituée à la réflexion, qui n’ait aujourd’hui le sentiment d’avoir vécu la première partie de son existence dans l’illusion et dans l’erreur, à propos d’un grand nombre de questions d’importance capitale, et d’avoir été réveillée brus-qu.ment à la vérité par une violente se- Comment s'expliquent tous ces phénomènes singuliers ?Les lois mystérieuses qui gouvernent le monde des idées et des passions ont-elles tout à coup changé en Europe, en bouleversant la stratégie et la politique, les mœurs el les besoins ?C’est peu vraisemblable.Il y a un moyen plus simple d'expliquer toutes ces surprises : c’est de se convaincre que la guerre européenne n’est pus seulement une guerre dans le sens précis du mot, c’est-à-diro un simple conflit armé entre plusieurs Etats, détermine par une lutte d’intérêts, ou politiques ou economiques, bien définis.I-a guerre euiopeenne est aussi un conflit armé entre Etals ; et, pur malheur, le plus sanglant que le monde ait encore vu.Mai-elle est, en outre, quelque chose de plus grand, de plus profond et, de plus complexe : une i!e ci s grain tes crises de l’histoire qui de t mps eu temps bouleversent une partie du iiiuudi- et modifient la marche des civilisations; ime de ces crises par lesquelles Se dénouent violemment les difficultés ae cumulées p.u à peu par plusieurs générations et devenues autrement insolubes pin leur complication.La crise a pris pour le moment lu forme de la plus immense et de lu plus sanglante d’entre les guerres ; mais les causes sont beaucoup plus profondes et complexes, de même que ses conséquences seront beaucoup plus grandes et inattendues que celles des guerres précédentes.Ces réllex ions peuvent paraître un peu tbéot iques, dans les circonstances présentes.V'Hes le sont pourtant moins qu’il ne semble.Cette crise exige de tout le monde un grand esprit de sacrifice et une grande patience.Tout ce qui sert à soutenir la force morale des peuples n’est donc pas inutile.Or un certain nombre d’esprits au moins pourront puiser dans des réflexions du cette espèce l’énergie, la persévérance, la sérénité qui sont nécessaires dans la terrible époque où nous vivons.La guerre européenne est sans doute bien longue, si on la compare aux grandes guerres du dix-neuvième siècle.Mais qui pourra encore s’é- tonn r de sa durée et des cruels sacrifices qu’elle impose, s’il pense que la guerre européenne est une grande crise de l’histoire, produite, comme toutes les grandes crises, par les imperfections intellectuelles et mo-raies d’une époque; que l’Europe expie, en ce moment les erreurs et les fautes de tout un siècle ; que nous luttons et nous souffrons non seulement pour établir la paix entre les grandes Etats de l’Europe, mais pour résoudre un certain nombre de problèmes essentiels, desquels dépend la desti née de notre civilisation ?De même, les surprises futures de la guerre trouveront mieux préparés ceux qui auront compris la véritable grandeur des événements auxquels nous assistons.La guerre européenne a été, dès son commencement, une suite ininterrompue de surprises — tantôt ogréablis.tan ôl.dt'sagn a'.les — pour tous les belligérants.Il est fort probable que la série n’en soit point épuisée, et la paix sera seulement la dernière — et la plus agréable——des surprises que cette crise nous ménage.Si la guerre européenne a été si différente des guerres qui l’ont précédée par son développement, elle pourrait leur ressembler aussi peu dans sa tin.Il est d’ailleurs déjà évident, que le mot "paix" aura, dans le cas présent, quand il pourra être prononcé, une signification toute spéciale et bien plus auguste.Dans les guerres qui sont de s" _ ‘es conflits ar mes.entre deux ou plusieurs Etats pour des intérêts définis, la paix signifie surtout la fin des hostilités et la résolution, provisoire ou définitive, d’une ou de plusieurs questions données.Dans le cas présent elle devra signifier aussi la possibilité et le commencement d’un immense travail de réor ganisation et de reconstruction.L’Europe que nous avo.ns connue est en grande pa tie crouléc, depuis le 1er août 1914.L traités d'alliance, les traités de'Commerce, les principes politiques et juridiques, l'organisation de I industrie et de la banque, les traditions historiques, les conventions sociales, les rapports entre les Etats, les peuples, les classes — tout a été bouleversé, suspendu, retourné, détruit.La jaix posera des problèmes formidables, dont la solution se rattachera en partie aux bouleversements produits par la guerre, en partie aux causes profondes qui ont engendré le cataclysme.Il faut donc se rendre compte de ces causes profondes, si on veut se préparer aux lâches que l’avenir nous réserve.GUGLIOMO FERHERO.été élu que par 9 voix et c’est, paraît-il, la présence d’un troisième candidat, un socialiste, qui a donné la victoire au conservateur.Il y aura une nouvelle élection partielle cette semaine pour l’élection d’un troisième ministre, M.Flunnnerfelt.Il est candidat dans Victoria et son adversaire est M.C.-II.C.Brewster, le chef du parti libéral.Le résultat a été une surprise pour le ministère Bowser; quoiqu’il nu soit pas très populaire, il ne croyait pas à nue semblable défaite.Les conservateurs disent que lu plus grande cause de la défaite a été le désir d'avoir une opposition plus forte dans la Chambre et aussi le désir de voir voter la prohibition.| •« TVIeli-lVIelo s I La prohibition Le vote sur la prohibition dans la municipalité du village de l'Assomption a donné, lundi dernier, le résultat suivant : Cent cinquante-deux voix favorables au règlement et quarante-deux contre.La prohibition a été battue à Beauhar-nois : le résultat du vote a donné une majorité de 48 votes en faveur du maintien des licences Victoires libérales L’élection partielle dans le comté de Peel, province d’Ontario, a été fatale, le jeudi 24 février, au gouvernement conservateur de Toronto et à l’ancien député Fal-lis qui avait été impliqué d’uue façon un peu trop indécente dans des achats de chevaux pour la guerre.Ou se rappelle que lors de l’enquête, il a été démoutré que ce M.Faliis avait acheté des chevaux puis les avait vendus avec profit aux agents mêmes du gouvernement.Il avait ainsi réalisé la somme de $1,800 et non associé on avait fait autant.La réprobation de l'opinion publique l’avait forcé à verser ses profits au fonds du bataillon du comté et à donner sa démission comme député, afin de se faire laver par ses électeurs.Il paraîtrait que les électeurs ont refusé la tâche de blanchir ce nègre, et son adversaire, un libéral, M.M’.-J.Lowe, a été é il par 305 voix de majorité, renversant lu majorité conservatrice des dernières élections qui avait été de 627.Les libéraux avaient cependant offert aux conservateurs de laisser élire par acclamation tout autre candidat que Faliis.On refusa l’offre et ie peuple est heureux de s’être débarrassé de cet » agent du gouvernement fédéral." Un conservateur éminent dit que cette défaite est de plus infligée aux idées du député fédéral Richard Blain qui avait voulu imposer ses vues au comté.M.Lowe, le nouvel élu est très populaire.Des élections partielles ont aussi en lieu dans la Colombie-Britannique et le résultat a été défavorable aux conservateurs.On sait que M.Bowser a remplacé sir McBride comme premier ministre de la Colombie-Britannique.Les remaniements n matérielles ont rendu nécessaires trots ék lions.Un des nouveaux ministres, )’honoral.i C.-E.Th sdull, ministre des travaux |.u blics, candidat dans Vancouver, a été battu par une majorité de plus île 4,000 votes.C'cstundescb.-fsduparti libéral, M.McDonald, qui a été le candidat vainqueur et M.Taylor, cx-m iiro, candidat indépendant, n'a reçu que 194 voix.Dans le comté do Rossland, le nouveau ministre des mines, M.Lorue Campbell, n’a On se bat sur un front de 500 milles L’étendue totale de la ligne de défense des Alliés en Belgique et en France est d'environ cinq cents milles.Cette ligne atteint sou point extrême ouest dans le voisinage de Coinpiégne.Le point ex trême sud est marqué par la frontière suisse, près Altkirch.Au nord la ligne se rend à Westlende, entre Nieuport et Ostende, sur la mer du Nord.Telle qu’elle existe aujourd’hui, cette litre.- de 500 milles est divisée en douze sec-¦ a.s militaires.D’abord les Flandres, cm.venant une partie'de la Belgique de-la mer du Nord jusqu'à un point un p.ii au-dessous d Vpres; le.deuxième est I Artois, avec Arras près de son centre ; le troisième est la Picardie, avec Amiens comme centre : quatrième, Santerre qui cotii-orenc’.la région de Roye vers le sud et embrasse la vallée de l Oise ; cinquième, k Soissonais avec la région comprenant Sois-sons et qui s’étend virtuellement jusqu’à Reims ; sixième, la Champagne, qui s’étend de Reims jusqu’à Châlons ; septième, l'Ar-gonne, dénommé d’après la forêt de ce nom ; huitième, Hauts de Meuse, qui comprend la tête des eaux de la Meuse ; neuvième, la Woevre, la région entre la tête des eaux de la Meuse et de la Moselle ; dixième, la Lorraine, la région faisant frontière à l’ancienne Lorraine française ; onzième, les Vosges, région ainsi appelée des montagnes de ce nom ; le douzième, l’Alsace, comprenant la région frontière entre les deux Alsace, française et allemande.NOTES DE GUERRE Résistance Russe (Po«r t ' Avkntk uv Nord) La Russie a repris du souille, i-a retraite de Galicie et de Pologne fut une page, glorieuse sans doute, mais quelque peu décevante de l'histoire des années russes.Le manque de munitions se fit terriblement sentir.Le recul des forces de nos alliés fut sensible, mais on n’a peut-être pas assez vu, à ce moment-là — et on l’aurait vu en jetant un simple regard sur la carte — que la surface du grand empire était à peine entamée.Le résultat pour l’Allemagne était à première vue favorable • la Pologne conquise offrait d’innombrables richesses agricoles et industrielles.Il fallait considérer aussi la contre-partie de ce succès : un front élargi.La ligne n'allait plus du Nietnen à Czeruo-vitz, mais de Riga aux frontières de la Roumanie.Les ressources humaines de la Germanie sont encore capables de faire face à ces grands besoins, mais l’heure ti ’an-co où Guillaume II ne pourra plus boucher qu'avec parcimonie les trous creusés dans la digue opposée par ses généraux au flot imm-nse du peuple armée qui déferle des monts Ourals el des plaines du Volga contre ses bataillons.On a parlé pendant quelque temps des troupes que la Russie se préparait à lancer contre la Bulgarie, soit à travers la Rou-n traversant la mer Noire, t q.i.is avertis, de telles nouvelles ne .( ap; traître comme tendancieuses : | uipo - us s., dressaient devant r sé.ims .tu pr.j.-t : H vaut mieux, réflexion faite—et ceux qui subirent le mirage de ladite information en conviendront les pre; liners' — que la Russie ait gardé tous scs hommes pour la défense et pour l'attaque de son propre territoire.N’a-t-on pas remarqué qu'à l'instaut où les Germano-Bulgares pressaient Salonique, l'offensive d'I-vanoll se produisit sur la Strypa ?N’a-t- on pas observé par là, qu’indirectement, mais efficacement, nos effectifs, encore numériquement modestes et les débris de l’armée serbe ont été dégagés à temps d’une funeste pression.Ce sont des choses qu’il faut dire et répéter.La foule aime à saluer les résultats brillants et visibles.Dans la rapidité de la guerre, le loisir ne lui est pas accordé pour se recueillir et méditer sur les circonstances, les évènements même de second ordre, dont la répercussion est parfois féconde en avantages positifs suit d’ordre militaire, soit d’ordre diplomatique.Voyez maintenant le prodigieux ellort s’accomplissant autour d’Erzeroum.C’est toujours Salonique qui est préservée à cause des Turcs qui ne peuvent aller se joindre aux Bulgaro-AUemands.C'est la Mésopotamie qui est à l’abri d’une offensive impétueuse.Et c’est en troisième lieu les troupes du grand duc qui s’assurent à l'époque où nous sommes, des campements moins primitifs qu’au cœur du massif caucasien, au sein des vallées plus hospitalières descendant vers le Tigre et l’Euphrate.Il est bien probable que jusqu’à la fin delà saison des grands froids, on ne parlera pas d’une offensive de grande envergure.Plus de temps on attendra, plus la puissance russe s'affermira.Nous savons qu’on ne pourra pas évaluer avec exactitude la prodigieuse réserve de soldats que contient la Russie.Parmi les raisons d’espérer de la Quadruple-Entente, celle-là est une des plus solides.• Or, qu’on nous permette une suggestion : Puisque les 175 millions d’habitants de l’empire russe représentent un contingent très élevés de combattants, puisque, pin-contre, les capacités industrielles sont plus lentes à se développer que ne se forme le capital humain, serait-ce un projet chimérique que d’assurer l’écoulement partiel de ce capital humain vers l’Angleterre et vers la F a ce ?La Gazette de Franfort, qui s’efiorce de rassurer ses compatriotes eu leur indiquant les combinaisons possibles pour l’avenir, déclm u’efle ne voit comme réalisable qu’un résultat obtenu sur le front français L- fart est que c’est là que la suprême ré-¦ istance sera offerte u’une façon permanente aux ruées allemandes.L’Allemagne sait qu’elle ne pourra jamais obtenir de résultat décisif en Russie.E'ie ne pourra s’y assurer qu uue victoire diffuse, c’est-à-.i e exécuter seulement lu refoulement vers les terres jamais atteintes d’armées sans cesse piétés à se reconstituer.L’Allemagne qui a tout intérêt à agir vite, ne saurait donc recommencer la tentative le Napoléon s’enlisant dans les steppes.Ce n’est pas seulement de la vraisemblance, mais aussi un aspect de vérité qui s’attache aux pronostics de la gazette allemande qui envisage la possibilité de mettre le point final de la guerre en France même.Colonel L.Hérault Saloqique et r/\utriche-Hoi]grie Pov»r I* “Avknir du Nord” On peut dire que si la jonction des puissances centrales avec Constantinople intéresse au premier ehtf l’empire allemand qui cherche à exploiter par le chemin de fer do Bagdad les riches provinces turques d’Asie-Mineure, l’invasion de !a Serbie ouvre à l’Autriche ia grau-le roule commerciale et historique de Vienne à Salonique par le couloir de la Marova et la vallée du IVardar.Salonique, port de 150,000 hatiitants, au fond du golfe du même nom, occupe une situa-‘ion géographique vraiment privilégiée, au point d'aboutissement de trois lignes ferrées conduisant a Constantinople, à Monastir et à Uskuh, via Belgrade-Budapest.Elle est le débouché naturel des marchandises de la Macédoine, de l’Albanie orientale, de la vieille Seibie et même d'une partie de la Thrace, c’est-à-dire d’une région de plus de juaire millions d'habitants qui envoie aunuel-.ment au grand port grec envirou deux cents millions de produits agricoles.Bar la mer Egée, Salonique correspond avec Smyrne tête de ligne de tout un réseau de die-mius de fer de l’Asie-Mineure.et est le centre iu transit international des Balkans vers l'Orient et réciproquement.D’après les statistiques de 1013, l’Autiiche-Hougl ic occupait à Salouique le premier rang vu point de vue commercial avec 23% du tonnage total, distançant de loin l’Allemagne (12, 7%), l’Italie (10, 5%), la Fiance (9, 5%), et l’Angleterre (9,1 ) 1æ sucre, l’alcool industrielles tissus de coton et de laine, les vêtements confectionnés, la bijouterii, les poteiios, les verres, les allumettes, les meubles en bois tourné affluaient dans cette riche cité grecque par Trieste, Fiume et Budapest, donnant une place prépondérante dans toute ia péninsule balkanique a la do ’ble monarchic danubienne, avant-garde d.VUeuutgue, toujours avide de débouchés.Les négociants et in iti-triels austro-hongrois jouis-:.km de V.¦ : s avantages — découlant do la ptoxiomé géographique — sur le marché de t onique, qu’il a suffi do quelques mois de guerre en 1912 et de la fermeture des frontières strbes el bulgares pour déchaîner dans leur pays uuo crise écouonnque terrible, accompagnée d’innombrables faillites, car ii a été impossible d’écouler les nombroux stocks do marchandises accumulés dans les usines.Ainsi s'explique la nécessité de réaliser le f mieux n drang nacli Osten ", la pénétration tors l'est, c’est-à-dire la descente vers la mer Egée et son grand port naturel, rêve des hommes d’Etat do Vienne et do Budapest.Par la route de mer, l'Autriche-Hongrie est parvenue à donner à son pavillon le premier rang, bien avant ceux des Grecs et des Anglais, giâco à ses campagnies de navigation — notamment le Lloyd Autrichien — victorieuses do la marine grecquo sur son propre terrain, non seulement à .Salonique, mais dans la plupart des autres ports do l’ITellade ; ainsi s’effectuait sans violence la maîtrise de la nier Egée au profit de la flotte marchande austro-hongroise.Mais la poussée par terro vers Salonique ne fut pas aussi heureuse.C’est eu 1878, au congrès do Berlin, que le comte Andrassv obtint de la Russie pour prix de sa neutralité pendant I» guerre russo-turque, l’occupation de la Bo -nie-Herzégovine avec le droit de rattacher 1> s chemins de fer bosniaques avec ie réseau turc de la mer Egéo.Mais il fallait traverser la Serbie.Alors commença une campagne de ruses et de violences contre ce petit peuple.Eu 1908, le comte d’Aerentlial se prépare à .ffectuor le partage de la Serbie entre la Bu'-garie, la Roumanie et l'Autriche qui avait déjà acquis la majorité des actions do la compagnie des chemins de fer orientaux, propriétaire des lignes de Salonique à Mitroviizu, à LVtcub et à Constantinople.Aujourd’hui, le projet de l’ancien ministre des aflaires étrangères est repris pur le gouvernement de Vienne : atteindre Salonique par la Serbie conquise et meurtrie.Ainsi s’affirme dans la guerre actuelle le projet austro-hongrois de s’emparer du port taut convoité.Mais que diront les Bulgares qui le désirent ardemment ?Que feront les Grecs pour garder cette riche cité t L’Italie qui veut dominer l’Adriatique ne peut permettre à son ancienne alliée de s’emparer de la Voie ferrée V ienuo à Salonique : ce serait un coup terrible pour les ports italiens qui assurent en ce moment, le trafic entre l’Europe et /’Orient, sans compter que les ambitions de l’Allemagne vont plus loin que celles de l’Autriche : les pangermanistes sont impénitents.L.B.LA BATAILLE DE VERDUN Les Allemands, commandés par le Kron-prinz, ont attaqué les positions françaises autour du Verdun, cette forteresse qui fut le point d’appui inébranlable de la ligne française sur lequel a pivoté l’action victorieuse de la bataille de la Marne, eu septembre 1914.L’attaque ennemie s’est déclanchée, sur un front de 25 milles, entre Etain et Ma-lancourt, au nord et à l’est de Verdun, mardi de la semaine dernière, quand trois cent mille soldats teutons, sous les yeux de Guillaume II, se ruèrent sur les Français; plusieurs jours durant, la bataille s’est continuée, acharnée, féroce et sans merci.Dv place de Verdun est protégée par des travnux de défense formidables et par une armée importante commandée par le général Humbert, un officier d’une valeur exceptionnelle.C’est pourquoi les efforts des Allemands ont échoué, jusqu’à présent, malgré des assauts furieux.On peut distinguer trois phases dans cette bataille qui s'inscrira dans l’histoire comme la plus sanglante dont le monde ait é é témoin.La première fut la ruée des Allemands sur le saillant nord du front, entre Brabant et Ornes, que favorisèrent certaines conditions locales, mais dont les assaillants ne retirèient pas tout le fruit qu’ils escomptaient, puisque la ligne des Français, si elle recula, ne fut pas rompue.La deuxième phase fut marquée par l’avance sur le fort de Douaumont, que les Allemands capturèrent, et par les premières contre-attaques sérieuses des Français qui reprirent le fort en y cernant un grand nombre d’ennemis.La troisième phase vit l’arrêt des troupes allemandes se heurtant partout aux lignes françaises désormais infranchissables.Aussi, M.Briand, président du conseil des ministres, a-t-il pu dire : “ Ce fut une lutte de géants.Nos héroïques troupes se sont jetées dans la mêlée avec une ardeur merveilleuse.Nos canons de campagne et nos pièces de gros calibre ont semé la mort dans les rangs de l’ennemi.Epuisées et décimées, les armées allemandes ont reculé devant nos furieuses contre-attaques.Nous avons repris l'avantage.Installés sur des positions formidables, nos héroïques soldats sont restés maîtres du champ de bataille.” On rapporte que les pertes allemandes s’élèvent à plus de 150,000 hommes hers de combat.A ce prix, les Allemands ont pu gagner un peu de terrain au nord de Verdun, mais la forteresse se dresse encore devant eux, formidable et intacte.PROPRIETE A VENDRE: Une propriété avec maison est à vendre, dans le petit village de Saint-Antoine, paroisse de Saint-Jérôme, près de la ville.Prix très bas pour argent comptant.S’adresser à M.J.-E PREVOST.A VENDRE : Un u surry » de famille, très léger, double et simple, n'ayant servi que six mois.Un harnais double en parfait ordre.S'adresser à M.Adrien Mouette, Mont-Holland, P Q.Les trois couleurs M Dis noua, 6 drapeau tricolore, Qui donc t'a donne les couleurs Dont ton étoffe se décore ?" — "Je les ai prises chez Us fleurs.•• Dans les champs où le blé frissonne Sous la caresse du Képhir, J'ai cueilli U.bleu qui couronné Le cœur des bluets de saphir."J'ni pris pour ma flottante moire Dont rien ne ternit ta fraîcheur, Le lys, dont la coupe d ivoire , Drille d'une iusiyne blancheur."Ma pourpre éclatante et profonde Me vient du fier coquelicot Qui semble claironner au monde Son triomphant cocorico !" — "Di su dit ! Mais réponds-nous encore Quand l’hiver fanera tes /leurs, O cher étendard tricolore, Où prendras tu tes trois couleurs ?» — •' Four fêler nos enfants sublimes, Le tys d’argent n'est ]>as plus beau Que ta blanche neige des cimes,» fait la voix mille du drapeau, "Au lieu du bluet qui s'efface Devant l'hiver au soil fie dur, J’irai demander à l’espace Le bleu de ses plaines ifazur.11Enfin séchant les larmes vaines Et calmant les saintes douleurs, •Soldats, de VArgonne aux Cévennes, J’aurai le sang pur de vos veines Four compléter mes trois couleurs !» F EXE B R ANC OU R.La Grande-Bretagne a-t-elle contribué à la cause des alliés ?(Suite) kJ Dans la première batuille d’Ypres, l’armée anglaise, forte de 150.000 hommes, repoussa une séue d’attaques qui s'étendirent sur une période de plus de trois semaines et où prirent part uu demi-million d’Allemands, soutenus par une artillerie lourde bien supérieure à la nôtre.Mais la seconde bataille d’Ypres, bien que superficiellement moins sensationnelle que la première, car la disparité du nombre eDtre les troupes engagées était très réduite, nous donne une preuve également frappante de la qualité de nos troupes.Ce fut une bataille qui dura du 22 avril au 13 mai et qui commença par la soudaine retraite d'une division française i notre gauche : ce qui amena un tel fléchissement dans la ligne qu’un ennemi conduit avec vigueur n'aurait eu aucune difficulté à la rompre et à parvenir jusqu’à Calais.Comment la ligne fut brisée et comment elle fut rétablie, telle est l’histoire de cette seconde lutte désespérée autour d’Ypres.J-a division colouiato française qui, tout à coup, le 22 avril, abandonna ses tranchées et laissa ses 50 canons aux mains de l’ennemi, était un corps d’excellentes troupes endurcies a tous les dangers ordinaires de la guerre, et sa défaite subite et coûteuse ne peut s’expliquer que par l’emploi d’un arme qui n’a pas été sanctionné et ne doit pas être sanctionné par les usages de la guerre.Le gaz délétère des Allemands surprit complètement les zouaves et les jota dans la confusion la plus cumpiète, et pendant quelques jours, jusqu'au moment où l’on découvrit le remède au poison, il causa des pertes importantes aux troupes anglaises et canadiennes.Celles-ci reçurent tout à coup l’ordre de défendre une position nouvelle qu’elles n’avaient pas préparée et malgré toutes sortes de désavantages, elles durent supporter le bombardement effroyable de l’ennemi, sans être soutenues, pour ainsi dire, par l’artillerie.Dans celte lutte critique et si eflroyable, l’armée britannique réussit à s’acquitter de sa tâche, et la nouvelle “arme technique” de l’Allemagne, dont eila ne se servira jamais plus avec la même chance do succès, dut céder devant le pur courage personnel do nos troupes.• •••••••••••••••a» ••••«• •••••••••••(?•• Pendant l’automne et l’hiver de la première année de la guerre, l’action combinée do l’armée et de la flotte britnuuiquo s'acquitta de trois tâches distinctes.La première fut de protéger les restes ébranlés et décimés de l’armée belge contre l'attaque des forces supérieures allemandes, jusqu’au moment où l’inondation de l’Yser fournit une forte position défensive derrière laquelle l’armée belge put se renforcer et se reconsiituer.La façou dont cette uido vint à temps est un des incidents les plus singuliers de la guerre.Une armée allemande, qui venait do s’emparer d’Anvers, s’avançait le long de la côte, vers Nieuport, défendu alors par uue force belge inférieure à l'ennemi sur tous les rapports, sauf pour la valeur personnelle.Tout à coup les Allemands virent tomber dans leurs rangs obu9 après obus venant de la mer.L’amirauté anglaise, ayant appris le projet allemand, avait euvoyé trois vaisseaux construits originairement pour les bas-fonds de l’Amazone, afin d'cmpècker la marche en avant de l’ennemi, et les canons de marine de l'amiral Hood firent un si beau travail que la ville du Nieuport fut sauvée et que la partie inférieure du caual de l’Yser put être vraiment barrée.Dans l'histoire do la défense de la route de Calais l’inondation de l’Iser joue un rôle important, La seconde tâcLo qu'accomplirent les forces britanniques pendant tous ces mois fut d’assu- (i) Voir I’Avexir du Nord du 18 et du 25 février 1916.80 ïmmm L’AVEXUl DU NORD —3 MARS 1916 »«-! rer un certuin délai qui permit à la Grande-Bretagne do lover et d’équiper de nouvelles aimées pour I» guerre.Pour notre p»y» le temps est les cinq-sixièmes de la victoire.Nous n’étions en effet nulloment piété a uue guerre r.ur une éebolle aussi gigantesque.Nous ri’avions ni les hommes, ni les canons, ni les munit ions, ni l’armaturo d’uno organisation industrielle eu vue d’une lutte au*oi formidable XI nous fallut donc compter sur notre petite armée régulière, sur quelques divisions de l’armée des Indes et sur notre armée teriitoriale dont les régiments n’avaient été levés que pour servir en Angleterre ; on leur ordonna de tenir coûte que coûte sur lo front, jusqu'au moment où de nouvelles arméi s, apt è.avoir été levées, équipées et entraînées, viendraient les renforcer.Toute la campagne île Flandre n'a donc été, du point de vue de la Grande-Bretagne, qu’une grande lutte pouf gagner du temps, lutte sou-t-uue d'abord avec uue valeur incroyable et c iDtre des forces énormes, par une armée très petite mais magnifiqut ment entraînée qui reçoit graduellement des renforts successifs, en attendant le moment où ses effectifs seiont suffisants pour lui permettre de prendre l’offeu- L’asscmbléc patriotique du iô3ème bataillon » Alors qu'une foule do gens engagent les auties à s’emôier et ne s’enrôlent pas eux-rnê mes.j’ai cru lam de ne pas conseiller aux gem de s’emô’er et de devenir soldat uioi-inêui- » La f çon sérieuse inspecteur d?écoles pendant une dizaiue d’années.L’Annuaire statistique que l'honorable Jérémie-L.Decari^, secrétaire de la province, vient de déposer sur la table de 1’A-**mb’ée législative est un volume de plus de (»00 pages, contenant plusieurs études fort intéressantes et de nouveaux tableaux de statistiques du p'us haut intérêt.Cette publication est divisée en huit parties principales dont voici l’énumération: 1.Abrégé chronologique de T histoire de la province de Québec.2.La colonisation dans la province de Québec sous la domination française ( 1003 à 1700).3.Description de la province.4.Climatologie.5.Territoire et population.G Gouvtrnemeut, administration.7.Production, mouvement économique.8 rJ raviiii organisé.Assurances.Mutualité.Ken tes viagères.Epargne.Les législateurs, les publicntes et tous les hommes d’études trouveront profit à consulter cet ouvrage, car il leur fournira sous une forme concise et claire, une masse de renseignements sur l'histoire du pay*, son organisation politique et administrative, sa population, son agriculture, ses industries, son commerce, en même temps qu’un exposé de ses richesses laten i*s.Il convient encore do signaler l’agencement harmonieux ries textes, des diagrammes et des tableaux de statistiques, ainsi que le >oin artistique avec lequel le travail d’imprimerie a été exécuté.Le gouvernement de cette province mérite ies compliments pour la présentation de cet annuaire au public, ainsi que son auteur, M.G.-L.Marquis, pour le souci de l'exactitude pi’il a apporté dans sa ré faction.Le JJ urea u des Statistiques e*»t une fondation heureuse, et qui est appelée a rendre do précieux services, attendu que " l’histoire •>, a dit Sch’æzer, " c’est de la statistique en mouvement, pendant que la statistique c'est l’histoire eu repos.•• Cachets du Dr Fred Demers contre le mal de tête Guérison en ô minutes de tous maux de tète rtî sont les seuls vraiment bous.Exiger toujours le nom du Dr Demers gravé sur chaque cachet.En v«*nte partout.Dépôt; 309 , rue Saint-Denis.Montréal.asæcsnzr; ,-r* a FOUR MAL DE DOS LUMBAGO SCIATIQUE RHUMATISME NÉVRALGIE EMPLOYEZ .âl.EMPLATRE HAZGL-îiîtNTHOL el Ruulem, .“une v“;(r n $1 0».L.-.CiilhvliA l.mvrcnce, Montreal.^Kasags.’-f!': ;• .i-JZ3XrLL:-'lîI3Z2î,î!!Stt33Z3E£S3SS!IâBS3RS££ MME O.BLAL2.-1A.MP LM BMSE ES il IWm, tuSssie £j.EZEM *saver une infinite e rernêJel varias, ce que 1 ui fait iumïî» ku:* attCuu réaultat apparent.Je \ • mis Ica “(îiri Fills" depuis phisîi urs année*, et J»?me suis dit mats sana qu’elles doivent être bonnes, sans cela, les -entes n'en auraient pas augmenté aussi rapidement.J'ai donc essayé les ’’(Jin Pills” ruisounabicinent et je considère qu elles sont très efficaces”.GEO.E.ROGERS.50o.la boite ou fl bottes pour $2.W> dan* toutes les pharmacies.Echantillon grutuit mr National Drug & Chemical Co.oî Canada, Limited Toronto, Ont.22 F NOUVELLES — DE - Saint = Jérome — No» lecteurs savent que le 206ème bataillon à l’intention d’étab ir une compagnie dans notre ville.Cela veut dire que 250 hom mes — quand la compagnie sera au complet séjourneront ici jusqu’au mois de juin et peut être plus longtemps.Le major Poliquin, un oliieier très connu et très estimé, sera à la lêti de cette compagnie.Le lieutenant-colonel 1 a-guueio, commandant du 20Gème bataillon, a déclaré que cette compagnie s'appellera la compagnie No.G de Saint Jéiôtne.hile nous r«p pellera celle qui, il y a p usieurs aimées, étaii commandée par le major Charles de Montigny, de notre ville.Le 20Gème bataillon établira aussi des compagnies a Juliette, Valleyfield, Maisonneuve.La ville de Saint-Jérôme retirera des profits non négligeables de la présence d'une compagnie chez elle.Kn salaires aussi bien qu’en dépenses de nourriture, etc., ou nous dit qui le gouvernement dépensera près de §20,000 par mois, ici.Quelques personnes semblent redouter la présence de ces militaires au milieu de nous.Il faut bien prendre garde de s’exagérer les cho-»e« Les soldats qui viendront ioi ne sont pas - .¦ ,m.-, uiinerre ! Ce snout des compatriotes, deS civilisés, des jeunes gens ireculés dans nos villes et nos cam-gués qui îneitrout de la gaiete dans notre vilh sans nécessairement y jeter le désordre.Les officiers qui les diligent sont des hommes compétents et d’excellente éducation.L)e p us, cette compagnie aura ses propres cousta blés qui surveilleront sans cesse le bon urdri et l’observance de la discipline militaire, ferions -nous, par hasard, plus craintifs, plus scrupu leux et plus arriérés à Saint-Jérôme qu à Jo-liettu et Valleyfield qui ont accepté avec em-piesst ment de telles compagnies 1 Allons donc ! Saiul-Jeiôme se ferait uue jolie réputation devant tout le pays eu refusant de recevoir la compagnie que les autorités militaires du Canada lui offrent d’établir ici.Des désoidres que quelques esprits pusillanimes semblent tant redouter, ne sont pas plus a craindre ici qu’a Valleyfield et à Juliette.Ce serait ridicule, eu vérité, de voir Saint-Jéiôuie lefn-er’l ’offre avantageuse qu’on lui fan.Aui jut qu« qui que eu huit nous teoouh a l oi d i e et aux bonnes mœurs de notre ville, mais nulls croyons que sans compromettre rien de tout nous devons accepter avec enipres-«etuuit l’aubaïue de $*J0,000 par mois qui t«» ilpundiotii dan* la ville, jjiâce à la présence de la compagnie du 206èmo bataillon.— Le ma', de dents.— Metez le Painkiller Perrv Davis sur un petit morceau de ouate et placez dan» la cavité de la dent.Ceci soulage la douleur.25c.et 50c.la bouteille.___Nous regrettons d’annoncer la mort du jeune bébé do M.et do Mme .Jean Simard.Leur fille née il y a trois semaines est décédée le 25 du courant.— La vente des terres par le conseil du com lé de Terrebonne a eu lieu mercredi dernier.— Le climat canadien est favorable à tout le monde même à ceux qui ont les poumons fasbles.Les premiers symptômes d’un rhume ou d’une toux doivent être traités pour la toux.— La séance trimestrielle du conseil du comté de Terrebonne aura lieu le jeudi, 9 mars courant.— AVIS : Il est opportun d’annoncer que les licences d’automobile pour l’année 1910 deviendront dues le 1er avril prochain.Ceux qui désirent se procurer telle licence n’ont qu’à s’adresser au bureau du percepteur du rovenu provincial à Saint-Jérôme.— Si vous êtes déprimé après uno attaque de grippe où une bronchite, prenez l’Emulsion “D.«fc L." qui vous fortifiera et vous engraissera.50.et §1 00 la bouteille.Oie Davis A- Lawrence, Montréal.Que personne n’oublio lo Euchre des Zouaves qui doit avoir lieu lundi soir prochain, G mars, dans la crypte de l’église.11 est à souhaiter que le public jérômien encourage co Euchre et y assiste en foule.Des prix magnifiques et nombreux -seront décernés.— Vendredi dernier, 25 février, le conseil municipal a tenu une séance spéciale où il a adopté le règlement dont nous parlions la semaine dernière et qui comporte un arrangement avec la St.Jerome Manufacturing Limited, pour l’exploitation de l’ancienno manufacture Harrower.Le maire et le greffier ont été autorisés à signer avec MM Dufresne et E.Pelland re-pré-entant « The St.Jerome Manufacturing Limited Co., un contrat devant un notaire de Saint-Jéiûme.— La force et la vitalité sont combinées dans lo tonique fortifiant " Forrovim” qui est N’OUBLIEZ PAS quo, quand la constipation, la biliosité ou l'indigestion sont négligées cela peut occasionner do gravas maladies.Arcl»»«* rjlv» i¦ Y.premier» symptômes—tenex vo» orjpvma dlgnair» en lion ordre* par l'emploi opportun) do* très avantageux pour les femmes et les enfants anémiques, fl, ami » bouteille», $1 00.A VIS PL'lïLIC : M.Wilfrid Léveillée ne se rend pas respun-able ries dettes contractées eu son nom soit par sa femme «oit par ses enfants, sans sa signature.— Que le putilic de Maint-Jérômeetle public voyageur remarquent bien que l'Uôtel Bellevue tenu pur M.LAPOINTE est très recommandable sous tousles rapports.Site enchanteur vis-à-vis de la rivière du Nord ; 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Telephone; et Mme P.-E.Ouellet.Préservez le bébé contre les rhumes Pour préserver le bébé contre les rhume, i) n y h rien cie mieux que leh» Tublettes Baby’y Own.Les Tablettes sont un laxatif doux qui tiendra en paifait état de fonctionnement IVs-loiuac et les intestins d« .s petits.C’est un fait recounu, quand l'estomac et les intestins sont en bon ordre, que les ibuines ne pourront se dé-ilarer, que la santé du petit sera bonne, qu’il profitera, sera heureux et de joyeuse humeur.Les Taolettes sont en vente chez les marchand* le remèdes ou envoyées par poste, 25c.pour •ine boîte, par The Or Williams Medicine Co., Brock ville.Ont.TRIBUNELIBRE Les intérêts de l’industrie et de la classe ouvrière A SAINTE-AGATHE Sainte-Agathe-des-Monts, 26 février 1916 Pensons-y bien BEECHÂflS PILLS fui xttlogétique de la guerre, prenreè setie, 1914.par M.l’abbi Dl.TI.KSSY.1 vo ulue in-1 2.Prix :90 \ | C i n'e»t point l'histoire de •« guerre, ce sont seulement les leçons apologétiques qui su Géga ' gent des évènements quotidiens de 1911.L’au-! leur les présente sous la f irtne qui lui est cou-I tnière et qui o«t si g-ûtée des lecteur», parce.; que c'aire et à la portée tie tous.Il ne néglige point, à l'occasion, le» extraits de jot rna'istes et d’écrivains qui ont déjà porté leur jug'ment sur tel» ou tel» faits dont il tire lui même ses enseignements.C’est une première série qui se borne à 191-1 : à quand la suivante ?Doaooi mal» Efflc«c«i LES PILULES DE DAVIS Pour la CONSTIPATION 40 pilules pour 25c.Ia n« r>*rd» » lAWTwnof.Prop*.Montr*»! Extrait de la loi et des règlements Km vente à lu librairie Notre-I’ame, rue Notre- Dame Ouert, Montréal; à la librairie Gar-nrau, rue Htnuîe, Québec : iY la librairie Pré vo.'l, il .Suint-Jérôme.Industrie laitière Le ^ornent d’agir Voici h» iiioniei t d'agir.I, ne faut jamais r* mettre nu lendemain ce que l'on : eut faire le jour môme, nous dit mi vieux dicton.Ce dicion s'applique à beaucoup ie choses, mais en particulier a la sélection le» v.aches laitières.Pour faire cette sél»c-ion, on peut se guider s- r certains détaille
de

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