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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 5 mai 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1916-05-05, Collections de BAnQ.

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V Vingtième année—-No.18 _ Journal hebdomadaire — LXeux soy.s.le.numéro______ Vendredi, 5 mai 1016 m st ORGANE LIBERAL du DISTRICT dc 9 i Ca£.rY > EK»'.' ta mtrr di r av* nia ut dajq u Mupii mIm Vt*AO»rj raojrtüll IfJ flg} «a33 UtuJUlxr CR- ai>L3-*_) Abonnement : Uu ii I Strictement 'L Canada] ‘ | Etats-U payable d’av msj.ance.$1.00 1.50 Rallions-nous autour du candidat du gouvernement Couin 4 Juies-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : lj c.la ligne agate, par insertion.Anno ices légales : 10 o.la ligue agate, 1ère insertion ; Ce.la ligne, insertions subséquentes.Des électeurs du comté de Terrebonne, libéraux comme conservateurs indépendants que l’esprit de parti n’aveugle pas, devront élire M.Athanase David le 22 mai.M.David, qui a accepté la candidature et mène la lutte rondement dans le comté, représente la politique du gouvernement Gouin.Or, cette politique mérite detre appuyée par les électeurs et, de plus, il est d’une primordiale importance pour le comté de Terrebonne, d’élire un ami du gouvernement Gouin qui sans nul doute reviendra au pouvoir et continuera d'administrer les affaires de la province avec la sagesse, la prévoyance et le succès des dernières années.M.Athanase David est un des jeunes Canadiens-français les plus brillants de Hietire actuelle.Orateur éloquent, habile débuter, instruit et très au courant de la politique, caractère indépendant, esprit large, il fera un excellent député, un législateur sérieux.Fils d’un homme qui ft fait sa marque dans la politique canadienne, l’honorab'e sénateur L.-O.David, il a hérité de son père le talent oratoire, le patriotisme et la sincérité qui font les hommes politiques sérieux et utiles.L’honorable sénateur David représente la division des Mille-Iles-—la nôtre — au sénat canadien.M Athanase David, marié à la tille de feu l’honorable Alphonse Mantel, a des intérêts de famille à Sainte-Agathe qu’il habite une partie de l’année.Le candidat libéral n’est donc pas un "étranger" comme quelques-uns de ses adversaires ont la gentillesse ( ?) de le lui dire lorsqu'ils sont à bout d’autres arguments pour le combattre, Un étranger au comté de Terrebonne ! M.Athanase David ne l est pius et le serait-il qu’il ne serait pas pour cela plus mauvais candidat que M.Adolphe Chauvin et que M.Pierre Leclair, des citoyens de Montréal, qui ont déjà représenté le comté de Terrebonne comme députés conservateurs.Au surplus, les électeurs doivent élever leurs considérations au-dessus de ces questions de clocher et ils doivent avant tout se demander si le gouvernement Gouin mérite leur confiance et si les intérêts du comté de Terrebonne ne demandent pas que nous ayons un ami du gouvernement comme député.Le candidat conservateur, M.Camille de Marligny, fait état du fait qu’il a eu l’appui des libéraux en 1912, quand il se présenta contre M.Jean Prévost.Pour juger le passé et le comparer au présent il faut bien se rappeler quelles étaient les circonstances en 1912.Pourquoi avons-nous alors donné notre appui à M.Camille de Martigny ?Pour deux raisons: D’abord parce qu’il se présentait contre l’ennemi le plus acharné du gouvernement Gouin ; ensuite parce qu’en l’élisant nous espérions obtenir davantage — pour la raison que nous venons de donner— du ’ gouvernement Gouin pour le comté de Terrebonne.Nous avions devant nous deux opposi-tionnistes, l’un, M.Jean Prévost, qui était un ennemi personnel de sir Lomer Gouin et un violent dénonciateur de son gouvernement ; l’autre, M.Camille de Martigny, qui nous donnait son concours pour combattre et vaincre le premier, et qui, de plus, n hésitait pas à nous dire (pie s’il était élu il donnerait fuir play au gouvernement Gouin dont il approuvait la politique scolaire et des bons chemins.Mous avons même écrit ce qui précède dans L’Avln’lit nu Mono de cette époque sans que M.de Martigny s’y oppose.Mous croyions donc qu’il était du devoir des électeurs de Terrebonne de voter alors pour M.de Martigny.De deux oppositionnistes, nous préférions le moins violent : autrement dit, de deux maux nous choisissions le moindre.Aujourd’hui, nous avons un meilleur choix ii fairô.Un candidat libéral franc et sincère nous demande nos suffrages, et nous devons certes le préférer à M.do Martigny qui, de candidat conservateur indépendant et en rupture de ban avec son parti en 1912, est devenu un candidat conservateur absolu, disciple de M.Philemon Cousineau et dénonciateur du gouvernement * louin.En 1912, les chefs conservateurs, les têtes dirigeantes du parti de M.de Martigny, appuyaient la candidature de M.Jean Prévost parce que ce dernier battait en brèche le gouvernement Gouin.Cependant, M.de Martigny se séparait de ses chefs pour faire la lutte t\ M.Jean Prévost.Les libéraux s’unirent alors à lui pour combattre l’adversaire le plus redoutable du gouvernement Gouin.En se présentant contre M.Jean Prévost, M.de Marligny travaillait indirecte- ment dans l’intérêt d u gouvernement Gouin ; de plus, nous le répétons, il déclarait que tout en étant conservateur il soutiendrait le gouvernement dans ses grandes mesures telles que Tins'ruction publique, la voirie, et il déclarait surtout à sou de trompe qu’il comptait avoir le patronage des faveurs ministérielles dans le comté de Terrebonne.C’était le plus habile argument de son manifeste aux électeurs oit il disait : " Le cointé de Terrebonne n’a rien en " ou à peu près depuis 1909, M.Jean Pré-11 vost ayant toujours fait une guerre hai-" neuse, à outrance et personnelle à M." Gouin.“ Outre l’excellence de la politique générale du gouvernement Gouin.nous disons que la considération des intérêts spéciaux des électeurs du comté de Terrebonne doivent les engager à dire un ami du gouvernement dont le maintien au pouvoir est indubitable.L'argument que faisait valoir M.de Martigny en 1912 et la raison qui nous faisait alors l’appuyer se retournent contre lui dans la présente lutte.Comment ! Mais est-ce que M.Camille de Martigny ne fait pas comme M.Jean Prévost qu’il combattait il y a quatre tins t Est-ce qu'il ne dénonce pas le gouvernement Gouin ?.Si le gouvernement Gouin est le grand criminel qu’il dit pourquoi ne le combattait-il pas surtout et avant tout, il y a quatre ans, alors qu’il était candidat, et pourquoi a-t-il fait le contraire en faisant la lutte à celui qui dénonçait alors le gouvernement Gouin avec le plus de véhémence?Pourquoi, en 1912, M.de Martigny a-t-il accepté le travail, l’argent et les votes des libéraux pour débarrasser le gouvernement Gouin de son principal dénonciateur ?Nous tenons M.de Martigny pour un gentilhomme, mais sa position est des plus fausses.Ce qu’il fait aujourd’hui condamne et contredit ce qu'il a fait en 1912, et justifie les libéraux et les électeurs indépendants de voter contre lui.Quoi qu’en dise M.de Martigny et ses amis, le gouvernement Gouin n'a pas démérité auprès des citoyens de la province de Québec Loin de là et nous sommes convaincu que dans son for intérieur M.de Martigny sait et comprend que le gouvernement Gouin est un excellent gouvernement.Les électeurs du comté de Terrebonne se rendent bien compte qu’ils ont besoin d’un ami du gouvernement pour prendre leurs intérêts.Le gouvernement Gouin, sans être injuste à notre égard, n'est certes pas porté à accorder des faveurs à un comté qui se choisit connue député un adversaire de sa politique.Pensons-y bien et rallions-nous avec enthousiasme autour de M.Athanase David, le candidat du gouvernement Gouin.| 4 IVIeli »]Vlelo ?I Comment le gouvernement Borden économise Le ministre des finances n soumis à la Chambre les estimés supplémentaires de l’année.Ces estimés s'élèvent à plus de vingt-huit millions de piastres et font voir la sincérité dts déclarations du gouvernement depuis le commencement de la session quand il déclarait qu’il voulait réduire les dépenses du pays.A peu près tous les ministériels avaient vanté bien haut la réduction de quatorze millions faite par le gouvernement dans les estimés ordinaires de l'année.C était à leur dire une preuve de la mauvaise foi de l’opposition et île la volonté bien arrêtée, du gouvernement de pratiquer l'économie.Les quatorze millions d’économie sont singulièrement absorbés par les estimés supplémentaires.La majeure partie de ces estimés, il est : vrai, est absorbée par les subsides au L’a-1 nadien-Mord et au Grand-Tronc-Pacifique, mais ccs dépenses n'en sont pas moins au débit de l'administration.Et le ministre annonce eu même temps qu'une partie de ces subsides va aller à la construction de voies nouvelles.C’est tout comme si ces travaux étaient entrepris directement par le gouvernement.On sait d'ailleurs jusqu'où le gouvernement est empêtré dans les affaires de ces deux compagnies.Les ponts en fer Cette politique d’encouragement à la construction des pouls en fer, inaugurée par le gouvernement Mercier, avait été abandonnée en LS92.Elle a été reprise par le gouvernement Gouin.Voici un état des montants qui ont été dépensés, chaque année, depuis I90S.1908- 09.S .00,000,00 1909- 10.75,000.00 1910 11.100.000.00 1911- 12.125,000.00 1912- 13.150,00000 1913- 14.175,000.00 1914- 15.210,000.00 $8S5,000.00 A la session qui vient, de se terminer, ce crédit a été porté à $240,000.La jetée de Lnprairie Les journaux nous apprennent que le chemin temporaire en madriers, construit par le gouvernement fédéral le long de la jetée de Lnprairie, au coût de $12,000.00, a été emporté en partie par la crue des eaux.Cet ouvrage avait été exécuté à grands frais en attendant que l'on complète les travaux sur la jetée même, travaux suspendus depuis trois ans malgré les promesses répétées du gouvernement fédéral de les terminer pour le printemps de 1913.C’est la seule tentative d’amélioration de la voirie faite jusqu’à présent par le gouvernement fédéral, et à part le monumental gaspillage, le travail à faire a été retardé de trois ans sans aucune raison,— la communication par terre entre Montréal et Laprairie, bloquée presqu’entièrement tout comme la circulation sur le boulevard Edouard VII.C'est ainsi que le gouvernement bleu d’Ottawa traite les habitants de Québec ; on a là un échantillon du savoir faire de nos bleus eu fait de voirie.Ce serait un gâchis semblable dans toute la province, si le peuple leur confiait le pouvoir.Le service obligatoire en Angleterre Le premier ministre Asquith a présenté à la Chambre des communes, d’Angleterre, mercredi, un bill pour imposer le service obligatoire général et immédiat.M.Asquith a aussi déclaré à la Chambre, que.depuis le commencement de la guerre, il avait été mis sous les armes, tant dans les usines que dans l’année, par l'empire plus de cinq millions d'hommes.Le premier ministre a annoncé que le problème du recrutement en général ne sera compris que dans un seul bill.M.Asquith ajoute que l’année anglaise, au mois d’oût 1914, ne comprenait que vingt-six divisions et que maintenant, il y en avait soixante-onze y compris la division navale.Après avoir soigneusement passé en revue les conditions sous les-quelles le recrutement a été, fait, le premier ministre a dit qu’on avait décidé que le nombre d’hommes voulu ne pouvait et ne sera pas obtenu avec le présent mode de recrutement.Les discours prononcés dans le courant de la semaine dernière spécialement par des représentants ouvriers, dit-il, encouragent l’opinion que le désir général était de régler cette question une fois pour toutes.Nos finances Le gouvernement Gouin a établi l’équilibre parfait des finances de la province, qui n’accusaient que déficits sous les régimes conservateurs.A l’iieure actuelle, tout en consacrant trois fois plus aux services d’utilité publique et malgré la gêne, créée par la guerre, le gouvernement obtient à Québec de forts surplus annuels.La campagne électorale Feu le Dr Henri Prévost DANS LE COMTE DE TERREBONNE M.Athanase David, avocat, choisi comme candidat par la convention libérale du comté de Terrebonne, le 25 avril, a accepté cette candidature.Samedi soir dernier, il était avec M.Th i baud eau Rinfret au comité centra! dos libéraux, à Saint-Jérôme, et il annonça aux électeurs qu’il acceptait de faire la lutte à M.Camille de Martigny, le candidat conservateur.M.Athanase David prononça un bijou de discours ; de même M.Tbibaudeau Rin-fret parla avec une éloquence enflammée.Frirent aussi lu parole : le Dr Emmanuel Fournier, M.J.-A.Legault, M.Léonce Pituite, M.J.-D.Fournelle.L’assemblée fut très enthousiaste et, depuis, l’enthousiasme et l’ardeur ue se sont pas ralentis chez les libéraux.M.David s’est mis immédiatement en campagne et a suivi M.de Martigny dans toutes ses assemblées.Dimanche, il était à Sainte-Agathe, accompagné de M.Tbibaudeau Rinfret ; il y rencontra M.de Martigny et M.Gédéon llochon dans une assemblée contradictoire qui fut extraordinairement favorable à M.David.On nous assure que Sainte-Agathe donnera une grosse majorité au candidat libéral.Lundi, les mêmes orateurs se rencontrèrent à Saint-Jovite où les quatre-cinquiè-tnes de l’assemblée étaient évidemment favorables à M.David.M.Camille de Martigny n’y recueillit que de très rares applaudissements ; il jeta même un grand froid sur l’assemblée quand il prétendit que le gouvernement Gouin n’avait rien fait pour Saint-Jovite.Or, tous les citoyens de Saint-Jovite savent que dans la salle même où parlait M.de Martigny, une assemblée était tenue, il y a à peine huit mois, pour demander au gouvernement Gouin un octroi pour les écoles et que le gouvernement a accordé $3,000 à la municipalité.Décidément, M.de Martigny est peu au courant des bonnes actions du gouvernement Gouin.Mardi, une assemblée a été tenue à Saint-Faustin ; mercredi à Sainte-Lucie.Le candidat libéral était accompagné du Dr S.Desjardins et de M.Louis Parent.Dans chacune de ces localités M.Athanase David a été chaleureusement reçu.Hier, jeudi, M.David a tenu deux superbes assemblées: l’une à Sainte-Anne des Plaines, l’autre à Terrebonne.Le Dr Emmanuel Fournier l’accompagnait à Sainte-Anne et M.Tbibaudeau Rinfret était à Terrebonne.Hier, également, M.de Martigny a tenu une assemblée à Sainte-Marguerite où M.Poissant, de Montréal, représentait M.David.Dimanche prochain, les conservateurs auront une assemblée régionale à Sainte-Thérèse où parlera M.Philémon Cousineau, le chef dè l’opposition.Selon l’habitude établie, les assemblées où parle le chef d’un parti ne sont pas contradictoires.C’est pourquoi M.David et ses amis ne parleront pas, dimanche prochain, à Sainte-Thérèse.Parmi les nombreuses marques de sympathie reçues par la famille Prévost, à l’occasion de la mort dti Dr Henri Prévost, se trouvent des lettres fort touchantes adressées à M.J ules-Edouatd Prévost, le directeur de L'Avbnik du Nord.Quelques-unes de ces lettres dictées par le cœur contiennent un éloge émue, nous uüiuiin écrire d’émouvantes élégies provoquées par la disparition du regretté Dr Henri Prévost.Nos lecteurs, chez qui celui que nous pleurons comptait uu si grand nombre d’amis, ne liront pas sans émotion les lignes suivantes que nous extrayons de quelques lettres de condoléance» : " J’avais connu le docteur le soir de votre beau concert organisé par vos soins pour venir en aide à la France.i' Il dirigeait l’orchestre avec son entrain et son " amour " habituels.Il était gai, heureux d'être parmi vous tous ; et si sympathique, dès le premier abord.Depuis, pendant sa maladie, le docteur B.sou vieil ami, m’a dit ses qualités, son cœur toujours ouvert et la noblesse de son caractère." Tout cela me revient aujourd’hui que vous pleurez sa mort, et s’ajoute au sentiment très amical et très sincère que je vous exprime.« E.M.'i J’épirouve une, grande pitié pour vous, car je sais que ce nouveau deuil, cher ami, vous atteint cruellement après tant d'autres.» Les journaux qui ont parlé du grand esprit de charité de votre pauvre fière De m’ont rien appris à moi, vous le savez, ou peut-être non ; par exemple, ignorez-vous à que! point j’ai éprouvé moi-même les effets de sa grande charité ; croyez que je ne l’ai pas oublié, et que c’est un souvenir bien doux chaque fois que j’y pense ; il avait une façon d’offrir de l’aide, comme s’il voulait qu’on crût que c’était lui rendre service à lui-même en acceptant.C’est une grande tristesse de songer que cet homme si robuste, si gai compagnon, si généreux soit disparu, car pour moi je me le figure toujours tel qu’il était avant que la maladie l’eût terrassé." \V.G.Roman canadien sur In guerre Paraîtra sous peu un livre, probab’e-ment la première œuvre de fiction inspirée par la guerre qui soit publié eu Cauada.C’est une essai romantique dont on dit beaucoup de bien; il est dû à la jluiue d'un ancien journaliste de Québec, M.Ulric Barthe.Son honneur le lieutenant-gouverneur Leblanc a bien voulu en accepter la délicace.L’ouvrage sera orné d’une couverture en couleurs et d’illustrations hors texte signées de M.Charles Huot, le distingué peintre d’histoire, et d'autres artistes.Ce sera un in-So d'environ 250 pages, que l'auteur, comme contribution personnelle à la cause patriotique, offre au public au prix coûtant : 50 sous l’exemplaire.Pensées L’expérience enseigne qu'à l'inverse de la matière brute qui s’use et se détruit par l'usage, la force, l’énergie se développent en s'exerçant.Le P Kit K Didon L’orgueil ele la science est une infatuation d’un esprit enivré do lui-même, qui se mire dans ce qu'il sait comme Narcisse dans son lac, et qui, estimant toute limite une injure à sa capacité, entend traiter avec Dieu d’égal à égal., LaCORDA IKK Pour les électeurs de Saint-Sauveur Je viens de lire dans l’AVENin nu Nord la notice nécrologique con-aciée au Dr Henri Prévost.J’eu ai été vivement ému, et je m’associe aux regrets que votre frère a laissés parmi tous ceux qui l’ont connu.Le portrait qu’on a tracé de lui me rappelle la seule circonstance où j'ai eu le plaisir de rencontrer cet homme sympathique autant que dis! ingué.C’était, il y a trois ou quatre ans, au lac des Quatorze Iles.Pour un cas d’urgence le Dr II nri Piéyost s’était, sans tarder, mis en route de notre côté.Je le vois encore apparaître au sommet de la montagne, attendu, guetté, je dirais, par toutes les bonnes gens du pays.Aussi quel réconfort il apportait partout, quelle confiance sa parole inspirait ! Après qu ’il eut prodigué ses soins au malade, le docteur fit une petite halte chez moi — je villégiaturais alors de ce côié — et nous eûmes pat cette belle matinée d'été, dans le décor d’une nature splendide, une de ces conversations charmantes qu’on no saurait oublier.A le voir, qui aurait pensé qu’il venait de parcourir douze milles par des routes paifois difficiles 1 C’était sans doute la satisfaction du devoir accompli qui donnait à son âme plus de joie, à son esprit plus de gaîté.A.L, Nous mettons les électeurs de Saint-Sauveur eu garde contre une cabale malhonnête dont ils sont l’objet.Un groupe de conservateurs cherchent à les soulever contie le gouvernement de Québec en leur disant que les lacs de Saint-S.iuveur et des environs ont été loués par les libéraux et que c’est pour cela que défense est faite aux •• habitants ” de pêcher dans ces lacs.Rien n’est plus faux.Voici la vérité : les lacs de la seigneurie des Mille-Isles, sur lesquels le gouvernement provincial'n’a aucun contrôle, ont été achetés il y a un an par M.J.-D.Légaré, agent d’immet-blrs, de Montréal — il habite à l'angle des rues Saint-Jacques et Saint Gabriel.— C'est donc M.Légaré qui défend la pêche dans ces lac.» et non lu gouvernement qui n’a absolument rien à y voir.Les lacs de la seigneurie des Mille-Iles sont au nombre de seize, dout le lac Ma-roi», le lac Guindoo, le lac des Seigneurs, le lac Godfroy.le lac Ouimet, etc.On nous assure, d’ailleurs, que M.J.-D.Légaré, le propriétaire de ces lacs, est un gentilhomme avec qui il est facile de s’entendre et de faire des arrangements.Que les électeurs de Saint-Sauveur ne se laissent pas tromper par ceux qui veulent soulever Irur ressentiment contre ie gouvernement de Québec à ce sujet.Le gouvernement n‘a pas l’ombre d’un con-tiôle sur le» lacs de la seigneurie des Mille-Iles dont M.J.-D.I-égaré est devenu propriétaire il y a uu an environ.j La gymnastique et la santé On sait depuis fort longtemps que si l’on se livre à des exercices appropriés, on peut conserver la santé du corps et par conséquent con- LE SOUVENIR Le Temps, dans sa course rapide, Au sein des brumes de l’oubli, Anéantit et dilapide Ue qu’il a jadis établi.Hélas ! en lui rien ne demeure Des rêves qu’on lit autrefois; Il mène par la main le leurre.Dévore les jours et les mois.Il jette avec indifférence Au gouffre profond du néant L’amitié, l’amour, l’espérance, Chaque projet humble ou géant.11 s’attaque aux plus belles choses, Corrompt l’essence ou le parfum, Dessèche pervenches et roses ; Tout subit son règne importun.Et dans les plis du Passé sombre Q>ui fut naguère l’Avenir, Il ne resterait que de l’ombre Si l’on n’avait le Souvenir.Pierre de Bouchaud courir à l’t fficacité des occupations mentale» et physiques.Cependant la chose a été, pour ainsi dire, ignorée par notre civilisation moderne jusque dans ces derniers temps.Par exemple, dans les grandes universités et les collèges, >n ne s’occupait guère autrefois do la condition physique des étudiants, à moins qu’une épidé-nie ne se déclaiût et menaçât d’attaquer l’ius-iunion tout, entière.Maintenant que la science a démontré qu’il est souvent plus important de prendre des mesures préventives que de chercher à guérir un mal lorsqu’il s’est déclaré, o-i apporte beaucoup plus d’attention au bien-être physique des étudiants dans les principales universités d’Amérique et aussi dans les institutions de première classe.On a établi un» clinique spéciale dans quelques-unes des principales universités, dans le but de veiller à la santé des étudiant» qui ont besoin d’un train -tnent médical quelconque.C’est ce que uoua lisons dans un article de l'édition française du magazine mensuel de l'Union Panaméricaine de Wa-hington, district de Colombie.lorsqu'un étudiant entre à l’université do Wisconsin, à Madison, Wisconsin, ou lui fait passer un examen et on le soumet à une visite corporelle très sérieuse.On lui examine avec le plus grand soin les yeux, les dents, les organes respiratoires, le coeur, le système musculaire, et si, à la suite de cette épreuve, on découvre quelque défaut naturel de ces oiganes, on le soumet immédiatement à certains exercices appropriés au ca9 individuel qui a été reconnu ou diagnostiqué.Souvent, par suite de ces exercices physiques bien dirigés, on arrive a faire disparaître complètement des défectuosités telles que la déviation de l’épine dorsale, l’action irrégulière du coeur, la torpeur du foie et autres défauts du même genre.Ceux des étudiants qui sont reconnus défectueux sont obligés de se présenter de temps à autre pour plus ample informé et on tient compte exactement de leur condition.Le corps des étudiants eu entier, de cette manière, est maintenu dans un état de santé paifaite, autant qu’il est possible, et cette condition se reflète sur l’efficacité mentale qui atteint alors son maximum.Les membres du personnel médical ont des appointements fixes qui leur sont payés par l’iustitution et ils donnent leurs soins aux étudiauts sans en attendre aucune rétribution.D'après les plus hautes personnalités médicales on attribue un grand nombre des maux du corps humain à cette condition connue sous le nom de “ stasis " intestinale chronique.C’est un terme technique bien entendu, mais il veut dire que le passage du bol alimentaire dans le canal à cet effet so produit avec une telle lenteur qu’il se forme une surbondance de matière vénénifère, surtout dans ia portion étroite de l’intestin, en partant de l’estomac jusqu’au coocuin, nommé en anatomie intestin grêle.En conséquence, le tlux de sang déverse dans les organes transformateurs et excrétoires une quantité de poison plus forte qu’ils ne peuvent en expulser.Il en résulte que tous les tissus baignés dans ce sang riche en puisons dégénèrent et offrent une moins grande résistance ù l’infection.Un écoulement défectueux a des conséquences qui sont pernicieuses à l’organisme eu général, comme aux tissus spéciaux dout il est formé.-*r UN RECORD FINANCIER \ oici le bilan des recettes et des dépenses ordinaires de la province de Québec depuis 1905, date de l’arrivée au pouvoir de sir Lomer Gouin : ETAT DU BUDGET ORDINAIRE Revenus Dépenses 1905-00 $5,340,166.88 $5,012,417.73 1906-07 5,270.594.74 4.691,250.42 1907-OS 6,016,615.77 4.939,919.66 1908-09 6,082,187.39 5.441,880.22 1909-10 0,571.944.27 5,480,590.26 1910 11 7.032,744.99 6,126,834 95 8,070,109.19 7,022,790.26 1912-13 8,382,737.13 7.612,161.66 1913-14 9,000.376.72 8,091,726 66 1914 15 9,597,925.67 8,330,257.01 Totaux pour les 10 ans.$71,365,402.76 $62.749,834.24 Moyenne annuelle $ 7,136,540.27 $ 0.274,983.42 Excédent $ 327,749.14 572,344.32 1,076,996.71 640.307.17 1,091,354.01 905,910.04 1,047,312.93 770,575.47 908,650.07 1,267.668 66 S,8615,568.62 S 861,556.85 Donc, depuis dix ans, les excédents budgétaires accumulés chaque année se sont élevés, si on compare simplement les dépenses et les recettes ordinaires, à la somme totale de plus de HUIT MILLIONS ET DEMI.C’est un chiffre ! «» «M «? 1 L'AVENIR DU NORn «t- 3 MAI 191S Parmi les maux qui peuvent résulter directement ou indirectement do la stasis intestinale, nous mentionnerons : la perte du potd», la faiblesse des muscles, les changements •• dégénératifs ” de la peau, la liasse température du corps (maius et pieds froids), !’insen»ibilité ou, pour mieux dire, l’apathie mentale, l’engourdissement, te découragement allant quelquefois jusqu'à la mélaucolie, les douleurs ut les souffrances rhumatismales, l’écoulement trop prononcé de la giande thyroïde, amenant les maux qui en proviennent ; les changements “dégénératifs " des seins conduisant au cancer, le changement de position dans les organes abdominaux, y compris les reins, la difficulté de respiration, la dégénérescence du muscle du coeur, les changements dans le pancréas produisant le diabète et so terminant parfois en cancer ; la dégénérescence des reins conduisant à la maladie de Bright, les désordres du foie, les changements dégénératifs dans l’appareil visuel, le rhumatisme articulaire, et nombre d'autres affections en outre de celles du" canal intestinal lui-même, y compris les ulcérations qui peuvent se transformer en caneer.Il est du devoir du chirurgien de remédier à ces maux lorsqu'ils ont été localisés complètement, en coupant au vif dans la cavité abdominale et en faisant les opérations chiruigicales nécessaires.Il serait mieux encore de prévenir les conditions que causent de-s maux de cette nature.Si le mal était coupé dans sa racine, on pourrait en arrêter les progrès avant qu’il ne soit nécessaire d’avoir recours à une opération.Comme mesures préventives on conseille : un bon régime alimentaire, de l'hygiène, un support abdominal mécanique qui maintienne les parois intestinales en force suffisante, pour renfermer leur contenu Ne pas trop manger, donner de l'exercice aux muscles abdominaux et s’accoutumer à une pose droite, spécialement quand on est assis.En suivant ces règles, vous direz adieu aux consultations médicales et vous augmenterez de 100 pour 100 votre efficacité dans le travail.QUESTION TOUJOURS ACTUELLE (Suite) t'I Nous continuons la reproduction des pages écrites, il y a vingt-six ans.par M.Faucher de Saint-Maurice, sur l’avenir des Canadiens-français et la suppression de la langue française au Canada.Nos lecteurs y constateront que ce sont bien là encore » les questions du jour.•• Ils devront en tirer des leçons et des conclu sions capables d’accroître leur attachement à leurs droits, de raffermir leur énergie dans la lutte qui se continue et n’est pas près de finir.Dernièrement, un homme d’Etat anglais, sir Charles Diikes, parlait ainsi de nous dans son ouvrage 11 Greater Britain : 0,000 colons français du Canada devinrent, en 1703, définitivement sujets britanniques, les Anglais, malgré le serment de rospeccer leurs coutumes, comptaient bien les assimiler.Nous eûmes à Québec la même con duite qu’au Cap, et avec le même résultat.Après avoir provoqué l’insurrection, nous dûmes renoncer à nos projets et tenir nos engagement».A une époque, nous impo-âtnes aux Français nos lois, notre langage et, jusqu'à un certain point, notre religion.Eux, ils résistèrent paisiblement d’abord, puis les armes à la main, comme les Hollandais du C ip résistèrent eu armes au début, ensuite pacifiquement ; et d ins les deux cas la résistance l’emporta ; Québec est aujourd’hui aussi français que Stellenbosch est hollandais.•• Bien mieux, les Canadiens-français ont absorbé les Highlanders, leurs voisins.Entre le Baguenay et Québec, dans le district de Charlevoix, il y a sur la rive gauche du Saint- 1-au-rent la seigneurie de Murray, qui avait été donnée à l'un des officiers de Wulfe et peuplée par ses soldats ; les noms écossais y abondent, mais ceux qui les portent ne peuvent plus parler ni l’anglais, ni même le gaélique.11 La rebellion de .Papineau, en 1837, valut au Canada le Home rule et la constitution de 1841, qui, si elle n’accordait en frit que peu de choses aux Français, leur donnait du moins les moyens d’acquérir toutes les liberté* qu’ils reclamaient.De Tocqueville, lors de son voyage, avait constaté l’extrême animosité des Canadiens-français ; les concessions faites par le parlement de Londres au Canada suffirent pour pacifier le pays.** 60,000 au moment de la cession, les Français sont aujourd'hui 1,400,000 au Canada et 700,000 aux Etats-Unis.A l’époque de mon premier voyage sur le continent américain, en 1866, il y avait certaines parties des districts du Bas-Canada où la population était en majorité de langue anglaise ; aujourd’hui, les Français y sont trois contre deux.Des Français croissent en nombre et s’étendent géographiquement ; au delà de la frontière, ils sont assez forts dans le Maine pour avoir réussi à introduire quelques-uns des leurs dam la législature de l'Etat.(i) Voir F Avenir rtu Noun du mars, du 7, du 14, du 20 et du 28 24, du 31 avril 1016.» I,es Franco-canadiens ont conservé certaines attache» avec leur mère patrie du pa»sé ; mais c’est bif-n plus un lien de sentiment que de sympathie; car les habitants de Québec sont carholiqces et il y a dans les idées de la France moderne bien des points qui répugnent à la majorité d’entre eux.“ Maintenant, grâce à la facilité des communications, quelques Canadiens prêtres ou laïques, pas en grand nombre, vont dans lea séminaires ou les écoles de France ; les jeunes hommes de la province de Québec ont adopté pour leur drapeau 1er trois coleurs de la France.et l'on a un autre curieux exemplo de sentiments français dans la fréquence du prénom de Napoléon dans quelques parties du pays Comme conséquence de la communauté du langage, qui conduit à l’étude des lois françaises, on trouve au Canada une certaine adoption artificielle des institutions publiques de la France.A un point de vue, les Franco-canadien., ont conserve une étroite et admirable ressemblance avec la classe des paysans français ; leur frugalité est remarquable, si bieu qu’à Montréal, où Anglais et Frarçiis ne s’adonnent pas sans raison a l'admiration mutuelle, on entend de tous côtés témoigner des habitudes industrieuses, sages et économes des Français.“ I.e langage des habitant*, comme s’écrit souvent le u ot avec l’ortographe du passé ou bien de l’avenir, s’est mélangé quelque peu de locutions britanniques.Le cardinal Taschereau a le parler ma] slun.x du graud siècle, et malgré l’arcliai-ni" de style, sa conversation doit être uu régal pour uu puriste do vieille roche Mais aujourd’hui les tendances sont à l’épuration ; peu à peu la partie iu.struite de la population remplace les idiotismes purement.locaux par les tournures plus scientifiques du français moderne.“La constitution (British North America Act.) st.ipule l’usage de l’une ou l’autre des langues pour les débats dans les Chambres fédéra les, l’emploi des deux pour les publications et pour les lois tant du Parlement du Dominion que de la législature de Québec.La même liberté a également existé jusqu’à ce jour daus les Chambres du Manitoba et du Nord-Ouest.On s'agite toutefois pour bannir le français officiel de ces provinces du Dominion.Nous sorn mes loin du temps où.Us deux Canadas s’étatit unis sous un même parlement, on avait proscrit le français ; on travaillait alors à dénationaliser les Franco-canadiens; mais, en 1848, cette interdiction fut levée, et la politique de contrainte est depuis cette époque tombée dans l’oubli.Actuellement, lea Français no conquièrent pas seulement l’élément btitannique peu important du Bas-Canada ; ils émigrent daus l’Ontario ainsi qu’aux Etats-Unis, et il va un courant de Français qui, en dépit de leur amour pour la province natale, se dirigent vets l’ouest le long de la grande ligne du Canadian Pacific llailioay.Québec souffre un peu de cette émigration ; mais Ontario y gagne.•> La meilleure preuve de l'afflux des Français dans l’Ontario nous est fournie par i’éta-blisssement des écoles françaises nouvelles ; on en compte 60 dans deux comtés entre Montréal et Ottawa, dont les premiers»co’ons furent des loyalistes chassés de la Nouvelle-Angleterre et de New York par la guerre de la révolution.L’immigration française commença dans cette région, il y a environ quarante ans ; les nouveaux venus prirent d’abord les terres basses inoccupées ;¦ ils repoussent aujourd’hui de plus eu plus les fermiers anglais des terres hautes, parmi lesquels beaucoup ont déjà vendu leurs biens pour aller au Manitoba.Mais dans l’Ontario, les Français s’anglicisent beauc- p plus par le cootact de nombreux Anglais.On n’aurait jamais obtenu ce changement avec an -ys-tème autre que celui qui a prévalu ; caron leur enlève une partie de leur force de résistance, parce que le patriotisme -de race n’entre pas dès lors en action.» De même, dans la Nouvelle-Angleterre, les Canadiens-français remplacent les citoyens îles Etats-Unis qui quittent le pays pour aller au Montana ou daus le Dakota.Dans les Etats de cette région, 300,000 Canadiens-français, la moitié de tous ceux de la liépublique, occupant une situation remarquée au milieu d’une population absolument différente par la raep.la religion, le langage et la manière de vivre.Us gagnent leur existence comme fermiers, charpentiers, ouvriers dans les filatures de laine ou de cocon ; ils vivent beaucoup entre eux, se solidarisent rarement avec d’autres dans les grèves et conservent leur qualité de soumission, de frugalité et de facile instruction dans l’usage des machines et des procédé» manufacturiers ; ils ne manifestent aucune déposition à s’a tnéricaniser ; jusqu’à ces derniers temps ils ne cherchaient pas à apprendre la langue uu pny», ni même à la comprendre.Il y a des manufactures de la Nouvelle-Ang'eterre où tiavaillent depuis quinze à vingt ans des Canadiens qui ne parlent pas un mot d’anglais.Ce n’est que depuis peu que les lois scolaires américaines ont entrepris de vaincre cette résistance ; elles ont à conquérir une vie de famille française moins complète que celle qui existait daus le Bas-Canada, où nous n’avons pu fusionner les races lorsque la tentative en a été faite.Quoi qu’il soit, à l’heure présente, les Canadions-françai» forment encore dans la Nouvelle-Angleterre une communauté très distincte ; on peut voir par le contenu de leurs journaux dans cette région que les lecteurs ne portent guère leur attention «or ce qui n'est pas canadien et s’intéressent bien plus à tout ce qui touche la vrao-ce ou 1 Eglise qu’a ce qui regarde les Etats-Uni».“Ce désir des Bas-Canadiens de conserver In Quelques témoignages L’agriculture, dans la province de Québec, fait des progrès prodigieux.Il y a actuellement tout piès de 9 millions d'acres de terre améliorée, sans compter les terres cultivées en jardins et en vergers.La production agricole se rfessent naturellement de cette progression.En 1901, l’on estimait à 59 millions de boisseaux la production des différentes céréales ; elle montait, en 1910, à 90 millions de boisseaux.(Extrait d’utie brochure publiée sous la direction de l’honorable J.-W.Roche, ministre de l’intérieur, à Ottawa, 1914).o o o M.G.Dallaire, le spécialiste du Devoir en matière d’agriculture, écrit : “ Nous avons fait des progrès, certes, il no faut pas être à bout d’âge pour le constater En maints endroits, la campagne d’aujourd’hui ne ressemble plus du tout à celle d’il y a vingt ans.On l’a drainée, “ errochée ” et fertilisée et elle produit sensiblement plus.Mai», mon Dieu ! qu’il y a donc beaucoup à faire encore ! ” (Reproduit par la JYrite, 26 septembre 1914).“ Le Canada est, lui seul, entré dans cette voie même avant les Etats-Unis.Et nous sommes heureux de proclamer que, sous ce rapport, grâce à l’action intelligente de notre Législature, la pio-vince de Québec est à la tête de la Confédération par son heureuse initiative eu matière de législation.Les grandes pro-vipces agricoles do l’Ouest se préparent, elles aussi, à entrer dans cette voie.” [Le Devoir, août 1915, dans un article sur les Caisses rurales et le Crédit agricole).Un bon remède pour le printemps Ne prenez pas de (Purgatifs violents.— Tout ce qu’il vous faut c'est un tonique.M.Qeqé Bazin et le 163ème Pas présipément ni Abide — mai* ne va pas tout a fuit bien Ln plupart de- pont dans cet état au printemps.Ou t»e fatigue facile neLt, l’appétit est capricieux, on éprouve parfois des maux de tête et une sensation d a-batiemeut.Les boutons ou éruptions paraissent quelquefois sur la peau, les tiraillements du rhumatisme ou de 1a névralgie vous accablent.Tout cela indique que le sang e-t en mauvais ctat, que la vie d’intérieur de Hi ver a laissé sa marque en vous et peut facilement provoquer des maux plus graves encore.Ne prenez pas de purgatifs comme le font un grand nombre de gen*, dans l’espoir qm- vous pourrez remettre votre .sang en bon état, L**1* purgatifs circulent dans tout l’orgauisme et affaiblissent au lieu de fortifier.Tout tué J» cm vous dira que ceci est vrai.Ce qu'il vous faut au printemps, c’est un tonique qui fera du saug nouveau Jet reconstituera vos nerf*.Les Pilules Rosi s du Dr Williams sont le seul reraèJe sûr qui puisse accomplir cela d'une manière rapide et sûre.Chaque dose de ce remède contribue à faire un sang nouveau qui éclaircit la peau, améliore l’Appétit et rend gai-, actifs et forties hommes, le.s femmes et les enfants fatigués et déprimé*.L.R.Whitman, Harmony Mille N.E., dit ; — •* Comme tonique et reconstituant des for! ce.i, je considère que les Pilules Roses du D< i Williams sont merveilleuses.Tout mon organisme était eu mauvais état, et en dépit, d'un j tonique ordonné par mon médecin, que j ! pre-! nais régulièrement, je ne constatai aucune amé jlioration Je commençai alors à prendre les Pif Iules Rosea du Dr Williams et je ne* lardai pas à recouvrer ma santé il autrefois.Je recommande ce remède de là façon la plus chaleureuse.’’ Vendues par tou« les marchands de remèdes ou expédiées Dar la poste à 50c.la boite ou six boîtes pour 82.50 par la Dr Williams’ Medicine !Oo., Brockville, Ont nationalité française, qui les a consetvés de no tre côté durant les guerres américaines, maintiendra la province de Québec beaucoup plus britannique que yankee daus ses sympathie».Les Canadiens veulent bien aller faire fortune aux Etats-Unis, mais à la condition de pouvoir un jour, revenir au Canada ; ils sont persuadés que, s’ils venaient à être absorbés par le grand voisin, ils ne pourraient plus jouir des mêmes garanties pour leur caractère national, qui leur sont données par l’acte constitutionnel de 1867.“ (à suivre) Détruisez les balayures des «rano-es et «reniers o o o Darçs le comté de Terreboqqe Entente entre les candidats Sainte-Agathe-des-Monts, ce 30 avril 1!)1G Nous, soussignés, Cainille-L.de Marti-gny, C.R., candidat libéral-conservateur, et Âthanase David, C.R., candidat libéral, nous engageons solennellement et sur l’honneur de ne convoquer, tenir, permettre ou tolérer aucun comité rural, dans les rangs ou concessions d’aucune municipalité du comté de Terrebonne, durant la présente élection provinciale et, pareillement, nous nous engageons à donner de strictes instructions à cet effet, à tous nos agents et partisans et nous désavouons à l’avance, aucun tel comité.Fait et signé en double, à Sainte-Aga the-des-Monts, à la date susdite.(Signé) Camille-L.de Martigny " Athanase David Les balayures des granges et des greuiers sont souvent jetées dans la cour de la grange et plus tard transportées sur la terre avec le fumier.Ces balayures sont, o-dinairnment p!* l'il,,],.' TCougra pour IVminra l'âlc-g et l'Vi.1 hic* .ont r.i vente rhez Im tnar '-hands de rt-tnède.an prix île ,"n,.la boîte ou »ix boites jmnr Î2.‘u : ' elles ne sont jamais vendue» nu*"-! ment qu'en boites contenant .Vi j,;.Iules, jamais uu rent; elles ! à un bout de chaque boite la .-igtin.turc de la Compagnie CHIMIqi i: FRANCO-AMERICAINE et un eu- Voüà pourquoi une femmeqtii se sent faiblir oui Mt nil.débilitée ne doitlméro de contrôle.Nous ensai-coius notre muubreuae toute Sl’BSTrn: demandez reptez jamais u l’on tous Gant aussi bon G 01U Q1 : IC.ME .VT.Défiez-vous de» «tlU’OimcURS; les I*illlle* ,tou.K'« ne sont jamais vendues de js.rt-en porte.Ünppeh-z-vous que le» l'i-Inles Rouges koni la grande SPE-( IAMTK pour la femme, celle qui îpK-nt tou» les jours un grand nombre de personnes ET qui VOUS GUERIRA AUSSI.SI voua ne pouvez voua procurer 'htnt votre localité, le, véritables ,! *‘ U"S I:o' GES pour Femme.1 dr-M et faibles, KCIU VKZ-NOfS niANf a'"' '~ «-ntreTTT* tonte '''irmapondanre ;l vvr,:!': IE CmMI«\ en dctralsar.t lt y gernfo c!u m.ï, p.l’nldf •' i N ¦>!- van i!t* MAI.-M H ’ â s.ii VOIES RESPIRATOlKLi.SIROP LGAUV5n pour ?o cl votre mi'*riMi:t ! 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Sunny Jim dit: “ Il doit certainement y avoir une relation entre les splendides qualités de ‘dureté?dans la blé canadien et In mngnifique endurance ‘de fer’ des soldats du Canada.Toutes les mères Canadiennes devraient y puiser une leçon de ce chef : Le blé canadien pour les petits Canadiens et les petites Canadiennes.” Le moyen le plus sage, le plus exquis de retirer tout le bénéfice du grain de blé entier consiste à manger de la ** FORGE.” C’est là qu’il est cuit—et cuit avec du riche malt d’orge pour le rendre appétissant et digestible—roulé ensuite, rôti et grillé en tlocons dorés croustillants qui fondent simplement dans la bouche.Demain matin — sur votre table au déjeuner — ayez “ FORGE.” Voyez comme tout le monde en raffole.Prix 15c.—excellente valeur.> de la Préparée par b Compagnie H-0, Hamilton, et en vente partout par les bons épiciers.1«1F 'mm?L'AVENIR DO NORD FIERI FACIAS DE BONIS et DE TERRIS Cour Supérieure—District de Montcalm Montrai.A savoir : 1 J 08 E P H-E MI LE No.2506.J COTi, comptable, des cué et district de Montréal.DemaDd.ur ; contre CHARLES BEAUCHEMIN et U.J.BOUCHARD, des cité et district de Montiéal Saisis comme appartenant au défendeur CHARLES BEAUCHEMIN : Un immeuble — avec les Lâtisseu dessus construites, formant une soûle exploitation Pt composé des lots suivants : a.Un lot de terre situé dans le canton de Campbell, dans le comté de Libelle, contenant quatre-vingt-trois acres et six-dietne d’acres, plus ou moins, ladite propriété étant a la partie noed-est du lot numéro uo, dans le rang e C " dudit canton Campbell.b.Un lot de terre situé dans le canton Campbell, dans le comté de Isabelle, contenant quatre-vingt-dix acres de terre, plus ou moins, pt connu sous le numéio deux du rang " C •• dudit canton Campbell.Pour être vendu à la porte de l’église paroissiale de Saint-François-Régis, lac des Ecorces, le douzième jour du mois de juin, mil ueuf’ cent seize, à onze heures de l’avant-midi.RODOLPHE ROBERT Bureau du shérif.Shérif.Mont-Laurier, 25 avril 191G.SECURITE D’ABORD L’indigestion, la constipation, la bile et beaucoup d'autres affections des or- Sanes digestifs sont souvent la source e sérieuses maladies.Aux premiers signes de dérangement de l'organisme prenez le remède recommandable des familles, sur lequel on peut toujours eompter et qui sont les BEECHAM’S PILLS La plut grande vente de n’importe quelle médecine au monde.Vendues partout.Dana des boites de 25 cents.2 Le Sirop du Dr Fred Demers pour les enfants est un trésor pour le coinmeil, la dentition, contre les coliques, la diarrhée, et pour tous les besoins des bébés et des enfants.Deniamlez-le toujours.En vente partout et au dépôt, 309 rue Saint-Denis, Montréal.Prenez soin de vos yeux ! 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une livre d production.Pour qu’une nation économise, il faut que toute sa population p-a»iqu: ! : >argne.L France est puissante aujourd’hui parce qu’elle économisait en temp, d-.-L: s hommes et les femmes de la Grande-Bretagne apprennent non-seulement à travaille: n.;is se panser des choses inutiles.Dépensez sagement votre argent m:.-s ar LF Pratiquez l’économie chez vous.er.3: pprimnr.f !•_• articles de luxe.Vous augmenterez notre >:cc 3 front en épargnant vos dollars au pays.Vos rr,< aideront 1* Canada à trouver les fonds necessaires à la guerre.Gtr.'ez vo.re orne' .-in emprunt de guerre du pays.Vous ne sauriez trouver un n.Jülcur pit con.:: CL /*.liorraip Agent general d’Assurances Téléphoné Bell ,Vo.58 157, rue Saint-Georges SAINT-JEROME, P.Q Inolfrnstf, d un?nu- rrtc ats.-iur, Na« r.: en 48 HEURES les écouleu.er.u ejui * cx'gt* ent rfutrvfuls Je» i«rr.Aines Je traite mer.t pjr le topahu, le cutrb*, le» epiat» et le» Injection».A/OS DENTS uiWtre» belle» et le» meilleure».K Lie» sont nafttfrife» inusable».l.ARAMTES.Grande «*i.focno
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