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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 16 février 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1917-02-16, Collections de BAnQ.

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Vingt et unième année — No.7 Journal hebdomadaire -— Deux .sous le numéro wliUi VUl) I V i^viix.! ?AT« xyx/ 4m m h.ORGANE LIBERAL m.DISTRICT otTERREBONNE.à C/(£re >EP,.\ tx fXOT 81 V AVI MIN 1ST OAJQ U KU*lI mIm #c*ti vt**o*rj racket ma n>^> ray i/sumjtt ÇSu 34>ct-k^) Abonnement: üu |/23uadu].$1.00 “ “ j Etats-Unis].1.50 Strictement payable 'l’avance.& Jules-Edouard Prévost, Directeur \ D M TNT STR ATT ON : SAINT-J ERO.M K TE H H EBON NE) ,2k Annoncée : 1J c.la ligne agate, par insertion.Aimincos légales : 10 c.la ligue ’ agate, 1ère iu-tertion ; 6c.la ligue, insertions subséquentes.«Lk-VPHi-l.».4 LA CORRESPONDANCE BOROEN-HUCHES » Le Parlement devrait ouvrir uqe enquête La correspondance échangée entre sir Kobert Borden et le général Hughes lève le voile sur les méthodes du cabinet Borden, et ce que nous avons pu entrevoir est à la fois instructif et humiliant.Nous axons appris comment nous étions gouvernés et nous avons eu honte de nos gouvernants.A la première lecture de cette correspondance, les points qui nous ont le plus frappés sont les suivants : Quelle est la question principale ?S’agit-il de savoir si sir Ailken, un favori de Hughes, celui qui a enfanté l’idée des “stocks additionnés d’eau” au Canada, doit être le ministre canadien de la milice d’outre-mer, ou si ce poste doit revenir à Perk y, un favori de Borden ?Serait-ce le ton de la lettre de sir Sam Hughes qui a été le facteur décisif dans cette affaire et non pas la question importante de l'intérêt public ?Toutes les questions comme le fusil Ross, l’administration déplorable du service médical, les “ grattages ” de Wesley Allison, le camp Borden, la batterie Eaton, les mauvaises chaussures, les prix surfaits sur les pansements, les jumelles, les chevaux, les médecines, les calomnies lancées contre Kitchener, le favoritisme dans les nominations, l’injustice manifestée en empêchant les soldats compétents comme le général Lessard de servir leur pays au front à cause d’un ressentiment de Hughes, tout cela, évidemment, ce sont des questions secondaires, quand on les compare à l’a liront, personnel fait à sir Robert Borden, et au désir qu’avait sir Robert de faire nommer son ami Perley plutôt que le nouveau baronet anglo-canadien Aitken.Que des millions de l’argent du peuple canadien soient gaspillés, que l’on commette des erreurs stupides, alfectr nt le moral entier .des forcés canadiennes d’outrc-iner.que les ami“ du parti continuent leur joyeux carnaval de pillage des fo:-is du public, sir Robert s’en bat l’oeil.Mais que air Sam se rende coupable d’une i-gère impertinence, il se regimbe et entre dans une furieuse colère.Quelle page curieuse, dans l’histoire de notre politique I Ce coup d’œil que nous avons pu jeter dans les coulisses du cabinet nous fait grandement douter que le gouvernement ou son chef, aient la force indispensable pour la grande crise que nous traversons.Sir Robert a fait trois grandes erreurs au sujet de Hughes : d’abord en le prenant dans son cabinet, ensuite en le tolérant aussi longtemps qu’il l a fait, et enfin en le congédiant de cette façon.Depuis longtemps déjà, le public sait que le premier ministre est faible et hésitant : celui-ci l’a montré non seulement par la façon dont il traite ses collègues, mais aussi par celle dont il conduit les grandes affaires publiques.Et cette correspondance qui restera historique n’a fait qu’accroitre encore cette impresrion.Que le parlement fasse une enquête Le parlement sera sûrement appelé à en considérer certains aspects.Cela parait inévitable.Par exemple, Hughes dit dans sa lettre que pendant les dix premiers mois de la guerre, les autorités britanniques ont mis systématiquement de côté tout ce que le Canada fournissait, équipements, chaussures, fournitures, armes, etc.Citons les paroles mêmes de sir Sam à sir Robert : “ Je vous ni parlé à cette époque de ce réjet systématique des pardessus (overshoes) et des fournitures de toutes sortes et je vous ai prouvé que les prétextes du minis tère anglais de lu guerre étaient entièrement dénués tie fondement.Vous avez la note que je vous ai envoyée il cette époque et qui montre la fausseté absolue de leurs prétendues excuses au sujet île wagons, etc.” Voilà des accusations trop graves pour qu’on puisse les laisser passer.Elles exigent une enquête des plus minutieuses.Si elles son vraies, alors il est évident qu’il y il eu des erreurs et un gâchis qui ont fait perdre d'énormes sommes au peuple canadien.A maintes reprises, dans ces colonnes, nous avons affirmé ce que sir .Sam Hughes vient aujourd’hui de déclarer lui-même et, chaque fois que nous faisions cette déclaration, on nous répondait, sur l’autorité du ministre de la milice qu’il n’y avait rien de vrai dans ce que nous disions.Et voila aujourd’hui qtiu l'homme qui a dû sûrement savoir ce qui se passait continue nos renseignements.Mais il ne s’agit pins de savoir qui a dit vrai, de nous ou du gouvernement ; il s’agit, de savoir s’il est vrai qua nous avons dépensé des millions et îles millions de dollars pour envoyer en Angleterre des équipements impropres, on du moins des équipements qui n’ont pu être utilisés par nos soldats.Si cette accusation est prouvée, alors le gouv: rnement Borden a perdu tout droit à la confiance ‘ “ 1 dans l’administration dus affaires de ce pays.tère de la milice mérite d’être sévèrement condamnée sur bien îles points.Nous savons aussi qu’il croit, en conscience, avoir rendu service à son pays ; mais qu’il nous permette de lui dire (pie son nom et ses oeuvres resteront à jamais obscurcis dans l’histoire s’il ne fait suivre ses graves accusations de preuves positives.S'il ne présente pas ses preuves, nous craignons fort que l’histoire ne dise de lui qu’il était entièrement irresponsable, un pantin qui ne devait pas être pris sérieusement L’honune qui a émit ces graves accusations contre le gouvernement, doit être prêt, dans l’intérêt de son pays, sinon dans son propre intérêt, à les prouver.S’il ne peut le faire, qu’il se taise à jamais.Le deuxième contingent a-t-il etc retarde V Sir Sam fait une autre allégation sérieuse.Le départ du deuxième contingent, dit-il, a été retardé plus de quatre mois pendant que le cabinet se disputait sur l’achat de camions automobiles.Citons encore ies paroles de sir Sam : “ Vous savez que nous avons dû, en pleine guerre, lutter quatre mois entiers pour obtenir l’autorisation d’acheter, pour | le deuxième contingent, ces camions auto- j mobiies au plus bas prix du gros, au lieu de j [lasser par l'intermédiaire d’agents locaux, ' absolument inutiles, et qui se seraient fait payer de grasses commissions." Vous savez vous-même, sir Rubtrt, que Inspecteur général des troupes Il * < » • • • t A ' • 1' I la deuxieme ai Vision a etc leiaruee peu- | a outre-mer dant quatre mois par toutes ces querelles T , , , _ .7 , 1 ., .* Le duc de Connaught a ete nomme ms- triviales sur la question des cannons auto- I , ., , .,, 1 j pectenr general des troupes douti\-iner, dit le journal le Times, de Londres.Com- I me tel, le due, suivant ce journal, aura a itudier la question de l’avancement pour • vè** ; wess axa# a «« «e-.« tse*# üzxk nm ts w&a «wsa * i : *ï eïi-ÎVEelo ».mobiles, etc.’ Si cela est vrai, cela passe la mesure ! Peut-on imaginer une preuve plus crian- , te d’imbécilité gouvernementale ?Au moment même où l’empire a un besoin si ur-gen de soldats sur le front, le gouvernement canadien, d’après sir Sam Hughes, passe des mois entiers à traiter une que:— j Le jardin domestique don triviale, relativement parlant, sur le mode d’achat de camions automobiles.les officiers canadiens, qui a été un sujet de critique eu Angleterre.Il faut que le Canada produise plus de denrées.Il y a, autour de nos maisons, mis en Non, le Parlement ne peut négliger cette I beaucoup de terrains inoccupés qui.accusation.Il nous faut une enquête et j rapport, ajouteraient grandement à la pro une enquête des plus rigoureuses.Les ministres ont-ils violé leurs obligations ?Mais l’ex-ministre de.la milice ne s’en tient pas là.Il lance une autre accusation vision alimentaire.L'utilisation de ces terrains ne demande que peu de travail ; ce qu’ils produiront récompensera amplement les efforts qui auront été faits.Ceux qui aident ainsi à se procurer des vivres pour letir famille en épargnent autant pour le tout aussi grave Le ministère des postes, bien général et réduisent le coût de i’exis- le ministère les eh mins (I fer et celui d s travaux publies ont fuit d s achats sans y être ntilot'i és par d-s arrê és-en-coiiseil.Un a acheté iL-s mn i -t f ,n b a ic >up d'autres dépenses Sans eu informer le prouder ministre et égalerai' ni à l’insu du conseil.Voilà encore de l'ouvrage pour le Parlement.Les statuts et ies usages constitutionnels définissent clairement ce que les ministres peuvent faire individuellement et ce qu'ils ne peuvent faire sans l’autorisation du gouverneur en conseil.Or, sir Sain Hughes nous apprend qu'au moins trois ministres ont violé leurs obligations constitutionnelles.Le gouvernement cons titutioune! ne serait il donc plus qu'une farce dans ce pays ?Celle nouvelle déclaration de sir Sam nous donne une bien piètre idée du premier ministre, comme capitaine du navire de l’Etat.11 est évident, si cette déclaration est vraie, que sir Rnbert était incapable de contrôler ses collègues, et que ces derniers se sont moqués ouver tenient de son autorité.Le devoir du parlement est tout tracé, il doit fouiller cette affaire jusqu’au fond pour que l’on voie Le coût des mauvaises roûtes Ui.e compagnie du comté de Stanislaus, en Californie, qui achète des fermiers du lait écrémé, a fait comprendre d'une façon tang bit à cette popululiou rurale la valeur des bonnes routes.Cette compagnie va de ferme en ferme avec dis camions spéciaux séquence.Il en a été de même pour M.H.-C.Pierce, député de Wadeua.Réminiscence jérômienue Il y a quelques aimées, M.Auguste Beauchamp, de lu côte Double, avait plusieurs chevaux, tous de très belles bêtes, liés grasses, excepté l’une d'elle qu'il n’avait jamais pu réussir à engraisser : c’était connu de toute la côte Double : la maigreur de la rise à B nurlnunp.Un jour de marché, yant à faire quelques achals-il virt au \ illage avec la grise et passait devant la maison du Dr Jules, quand celui-ci sortit et lui demanda : “ Le Dr Jules.—Beauchamp ?» “ Beauchamp.— ?! f ! “ Le Dr Jules.— Ton cheval, Beauchamp, est-il aussi gras de l’autre côté que de ce côté-ci ?.” Pensées L’action politique, au sens vrai de ce mot, devrait n ôtre que l'application au service du pays de facultés et de ressources acquises dans la recherche d’une valeur personnelle.Edouard Herriot La force morale est le ressort de toute force matérielle.La force nationale n’est que la conscience armée d’un peuple Tant va'ut la cause tant vaut la nation.Lamarti se “ CŒLI EN ARRANT G LORI AM DEI ! ” “ DIEU DANS LA NA T U RE ” M.CEDEON fjOGHON M.Gédéon Rochon, avocat et député du comté de Terrebonne à la Chambre des communes, est mort dimanche dernier, 11 février, quelques minutes après midi.Il n’étajt âgé que de 30 ans et ô mois, mais une maladie impitoyable le minait depuis longtemps.Il ne sortait plus de cluz lui depuis près de trois semaines et son état «i• * * * * * * * * * *?* 4* * 4* + * * * 4*.4* * * * + 4* * * * * 4“ * 4* -> * -> -> -5» * * * * 'T * * * En souvenir du livre du même litre île M.Flammarion Que sa puissance éblanlc un système solaire, Junij’-e avec Jupiter, Mars.Saturne ou Tenus Et fasse évoluer des mondes inconnus Autour de ces soleils marqués d’un point stellaire ; Quelle se manifeste aux reins du ver de terre Dans le monocystis ; aux deux dans Acturrus, Dans les jleurs.dans l’amour, dans le micrococcus.Dans les globules blancs ou rouges de l’artère ; L'on n’aperçoit de l’œuvre encore qu’infime part.— Une gravitation s’applique avec tant d’art J’our créer l’harmonie aux divisions extrêmes; .Des masses de l’espace, aux atomes eux-mêmes, Que dans la molécule, en jiligrumme, au lieu Des mots: "Matérialisme, auteur” brille un nom: "Dieu.1" Dr II.GRIGNON, Saint-Jovite.grands classiques français et se complaisait dans la lecture de l’hibioire.Nous le répétons, M.Gédéon Rochon était quelqu’un.Il fut pour nous un adversaire politique, mais nous fermons les yeux sur ce qui nous a divisés pour ne voir que les qualités et la valeur de ce jeune concitoyen qui part trop tôt.C’est avec sincérité, personne n’en doute, que nous esquissons quelques traits de la figure de celui que la mort quents discours pour proclamer la justice de la cause que le Canada defend avec les Alliés et le devoir qui incombe à ceux qui restent au pays pendant qne des centaines de mille de nos compatriotes se battent là-bas.Le Fonds Patriotique est nécessaire pour aider les familles de nos soldats ; la Croix Ruuge est nécessaire aussi pour secourir nos soldats blessés.Jamais œuvre plus patriotique, plus utile et plus recomnian- cherch'T ce lait écrémé, mais elle p'ye 171 ri université Laval de Montréal.Admis au sous par 100 livres le lait des cultivateurs j barreau le 5 juillet 1!)02, il vint pratiquer s est rapidement aggravé à partir de jeudi thousiasme, dissipé la féconde illusion des dernier.I choses du lendemain, apaisé la soif de vi- M.Gédéon Rochon était né à Saint- vre et amoindri les ambitions légitimes qui Jéiôme, en septembie 1877, du mariage de caractérisent la jeunesse et distinguent les M.David Rochon et de Mme Céliua Nan- intelligences d élite.rel.Après ses études classiques au sémi-1 Nous adressons un dernier adieu à M.maire de Sainte-Thérèse, il fit son droit àjCédéon Rochon en déposant sur sa tombe nos regrets avec nos prières pour son éternel repos dans la paix de Dieu.vient d’immobiliser pour jamais à l’âge de dable n’a sollicité notre généreux concours.39 ans.C’est tout le Canada qui est convié à Non moins sincère fut notre regret quand nous vîmes une maladie mortelle frapper sans rémission ce compatriote si bien doué, qui n’avait pas donné toute sa mesure, ch z qui l’âge n’avait pas encore refroidi l’en- [iii demeurent le long de mauvaises routes, ei 20 sous la même quantité lorsque les cultivateurs sont établis sur de bonnes routes.Naturellement le cultivateur a payé aussi celte taxe sur chaque cent livres du lait qu’il a transporté lui-même sur les mauvaises routes, tandis qu’il s’en est exempté quand i! avait de bonnes routes, niais il ne s’en est pas aperçu d’une façon aussi tang hle que dans le cas cité plus haut.Lorsqu’il calculera la distance de sa maison à la ville en minutes et non eu milles, il comprendra uih ux la valeur des bonnes routes.—American Lumberman.jusqu à quel point cette façon impropre, si- , -—- non illégale, d administrer les atiaires, a été : Les vacances aux- communes suivie, et pour que les ministres fautifs se fassent une meilleure idée de leurs sabilités.Par la mort de M Gédéon Rochon, dépu-îespon- j de Terrebonne, le nombre des sièges vacants â lu Chambre des communes se trou- intrigues, querelles et récriminations ve porté à vingt ; au point de vue politi-iqtie, ces vingt se divisent comme suit - six En somme, toutes ces lettres nous révè- i libéraux, treize conservateurs et un natio-letil le fait quY-n dépit de la terrible cri-e | naliste.où le pays, est plongé, le cabinet, au lieu I - de présenter un tout harmonieux, n’était qu’une couche chaude d’un figues, de querelles et de récriminations.Voilà sans doute la cause de toutes les aci ions stupides du gouvernement et dont nous cherchions en vain la raison, de ces hésitations, de ces délais, de cette ineptie, tellement exaspérants, et dont le pays a dû subir le régime.sa profession à Saint-Jérôme avec son on cle, l’honorable Bruno Nantel.Après avoir pris part à plusieurs luttes politiques, il fut lui-même choisi comme candidat conservateur le 1er février 1915, pour succéder à son oncle nommé à la commission des chemins de fer.Les libéraux, respectant la trêve conclue entre les deux partis pendant la guerre, ne lui tirent pas la lutte, mais il eu pour adversaire son cousin, M Joseph Beaulieu, avocat, qui fut défait par 200 voix.M.Gédéon Rochon avait épousé, le 25 septembre 1909, Mlle Victorine Prévost, fille de feu le Dr Wihrid Prévost et petite-fille de fi U Melchior Prévost, notaire.Elle survit à son mari avec deux enfants.Nous adressons à madame Rochon et à tous les Dis ob èques de M.Gédéon Rochon ont eu lieu mercredi au milieu d’un concours considérable (le parents et d’amis du défunt.Le convoi funèbre est parti de la demeure du défunt à onze heures pour se rendre à l’église paroissiale où le service a été chanté.M.l’abbé C Chaumont, supérieur du séminaire de Sainte-Thérèse, célébra ie service, assisté de M.l’abbé Lionel Groulx, cL M utréil, et de M.l’abbé Sylvio Clouthier, le S*'nte-Thércse.Le chœur a chanté la messe de morts harmonisée, de Perrault.Le deuil était conduit par M.Elie Rochon, fière du défunt ; l’honorable Bruno Nantel, le chanoine A.Nantel, ses oncles ; MM.Emile Prévost, Joseph Prévost, A.Filiatrault et A-Joly, ses beaux hères ; MM.B.Nantel, Léopold Nantel, Joseph Beaulieu, Louis Beaulieu, nibres de la famille attristée |Guillaume Beaulieu, Dr G.Lalour, R.Latour, cette grande œuvre.Ce ne sont pas seulement les grandes villes, mais aussi les petites, les villages et les bourgades, qui doivent contribuer au fonds patriotique.C’est pourquoi nous exprimons l’espoir que la ville de Saint-Jérôme fera son devoir en versant sa contribution dans la caisse du Fonds Patriotique destiné à venir en aide aux familles des soldats canadiens.N’oublions pas que, chaque mois, le Fonds Patriotique distribue S100.dans notre ville aux familles des soldats jérôiniens.Nous sommes heureux d’apprendre que M.le curé de la Durantaye appliquera au Fonds Patriotique les recettes de la première des soirées de famille qu’il organise : celle du 19 février L'idée est splendide.De même, nous espérons que le couseil municipal votera une souscription au Fonds Patriotique.C’est le devoir de Saint-Jérôme.par cette mort prématurée, nos sincères condoléances.l’expression de Une réplique peu courtoise Les lettres abondent en démentis ; on se traite même de menteurs.Sir Robert Borden ayant écrit: "Autant que je sache, vous avez exercé le même contrôle et la même direction sur nos forces en Grande-Bretagne pendant la première aimée qu’a-près”.Sir Sam réplique: “C’est faux, et nul ne le sait mieux que vous, sir Robert”.Que doit en croire le pays ?Hughes a-t-il été gêné, comme il le prétend, dans la direction des tronpes canadiennes en Angleterre par l’intervention de sir George Perley agissant au nom du premier ministre, et si cela est, pourquoi l'a-t-il été ?Si c'est parce que Borden avait perdu confiance en lui ou qu’il avait peur de lui, l’excuse ne vaut rien.Borden aurait*'dù congédier son ministre an tnoint iil.même où il avait perdu confiance en lui, au lieu de le gêner en re-tn igmoil m s pouvoirs.C’est là que sir R >bert n tnoi tré sa plus grande faiblesse, tu • faibli >s un que intolérable chez un premier nu.ii-ti n c> a jours de crise nationale.Que sir Sam le prouve Nous n'avons jamais été les amis de sir Sam Hughes, nous t'avons to> jours critique sans met ci et nous sommes tou jours d avis Pour orner les nouveaux édifices du parlement Une délégation canadienne se rendra i prochainement à W ashington, dans le but île recueillir des idées et des suggestions pour la cousitticfion intérieure et les décorations de la nouvelle Chambre des com-j mîmes.On visitera le capitol et autres édifices.La délégation se composera de l’architecte Pearson, de l'honorable M.Blou-din, de M Hunter, sous-ministre des travaux publics, de l’honorable M.Pug«ley, du sénateur Longheed et du sétiuteur Watson.Députes expulsés dans la Saskatchewan Le premier ministre de la Saskatchewan, l'honorable M Martin, en proposant, à“la Chambre l’adoption du rapport de la commission d’enquête Brown Elwood, a annonce qu’il demanderait l'expulsion de la Chambre du député de Biggar, M.C.-H.Cawthorpe, qui a été trouvé coupable par la commission d’avoir, en deux occasions, accepté de l'argent de p.rsonnes possédant des licences pour arrêter les poursuites intentées contre elles.Le premier ministre a aussi annoncé que le député de Pinto Creek, M.Gédéon Rochon était une personnalité qui aurait pu iaisser son empreinte au barreau ou dans la politique si la maladie n’était venue l'arrêter au milieu de sa carrière.Très intelligent, l'esprit toujours en éveil, il cherchait sans cesse à accroître ses connaissances, à élargir sa vision intellectuelle Doué d'une courageuse initiative, il possédait cette confiance en soi-même qui conduit au succès.Sa courte expérience de la vie parlementaire avait transformé ses vues sur bien dci choses et ses opinions sur bien (ies hommes.Lutteur politique enflammé et même violent à ses heures, il avait subi une certaine evolution depuis quelques années et manifestait une tendance vers un genre de polémique plus sereine, moins absolue et mieux mesurée.Dans ses conversations à la bonne franquette, où il était un causeur abondant et intarissable, il admettait avec franchise l’évolution de sa mentalité politique.Ce qui dénotait chez lui une indépendance de pensée qui le distinguait du groupe des vulgaires politiciens qui ne connaissent que les sentiers battus.M.Gédéon Rochon était un ami ardent de l’instruction publique dont il faisait le sujet favori de ses entretiens, prônant toujours avec un enthousiasme passionné l'amélioration de l'enseignement à tous les M.S mi.-R.Moore, a aussi été trouvé coupable sur deux chefs d’accusation, mais ldi grés, dans la province de Québec, que ela ne tombe p>:s sous s règlemenls i lt était attentif i i toutes les questions de la Chambre.Comme ce dernier député ; d'intérêt public, aimait à les discuter et à a refusé de démissionner, 1 honorable M.ries débattre.I-a vie publique avait pour Martin demandera son expulsion du parti j lui de grands attraits.D’un autre côté, il libéral.11 rappela en outre que le député j connaissait le charme et les grands profits de Moose Jaw, M, Slu tu ard, avait, lui an de la lecture dans le calme et la paix du moins, sn comprendre qu’il ne lui restait foyer ; il eut ses heures de délicieux re- Napoleoo Nantel.J.-W.Jo'iitison, sis cousins.Dans le cortège, qui était nombreux et dans lequel se trouvaient tous les citoyens marquants de Saint-Jéiôme.on remarquait : L’h .notable E-L.Patenaude, secrétaire d’Etat, représentons, !c cou reniement fédéral ; l’honorable juge Robidoux, Ai.Arthur Sauvé, député de Doux-Montagnes et ch f de l’opposition à Québec, le Dr Emmanuel Fournier, maire de Saint-Jérôme ; M.F -X Clouthier, de Saint-Sauveur, préfet du comté de Terrebonne ; M Athanase David, député du comté de Ti-rrebonne, M.Calixte.Ethier, député de Deux-Montagnes à Ottawa ; MM.Jos Grignon et Jos.Fortier, protonotaires du district de i Terrebonne ¦ M.Jacques Villeneuve, M.Narcisse Mathieu, le Dr Gauthier, le Dr Jos.La-vigueur, de Montréal, le Dr Deschambault, de Ssinre-Th-rèsr, C.-H.Desjardins, de Terre-lionne, Joseph Forget, J.-B.Ilamel, de Saint-Janvier, et une foule d'autres citoyens des différentes parties du comté de Terrebonne.La famille a reçu de nombreux témoignages de sympathie et de nombreuses offrandes de (leurs et de messes ont été déposées sur la tombe de M.Rochon.Mercredi malin, à l’ouverture de la cour supérieure du district de Terrebonne, l’honorable juge Robidoux a prononcé, un bel éloge du regretté défunt et la cour s’est ajournée à deux heures de l’après-r-'di en signe de deuil et pour permettre aux juges et aux membres du barreau d’assister aux obsèques.Un discours intéressant Le fonds patriotique LE DEVOIR DE SAINT-JEROME Vendredi dernier, une magnifique assemblée a été tenue au Monument National, à Montréal, pour ouvrir la souscription de 1917 au fonds patriotique.Le gouverneur général, lord Devonshire, M.Victor Morin, président de l’Association Saint-Jean-Baptiste, qui avait organisé la fête, Mgr Bruchési, le sénateur Dandurand, que la façon dont il a administré lu iiiiius- qu’à démissionner et qu’il avait agi eu cou- cueilleraient où il dévorait les œuvres des M.Ldouard Montputit.ont prononcé d elo- Au banquet qui a terminé la convention annuelle de l’association des manufacturiers canadiens, tenue à Montréal, il y a quelques jours, plusieurs orateurs prirent la parole.M.Bierinans, notamment, directeur-gérant des grandes usines de Shawinigan, a prononcé un intéressant discours.Nous avons la bonnn fortune de pouvoir donner le texte de ce discours que nos lecteurs liront avec plaisir.M.Biermans, qui est d'origine hollandaise, habite le Canada depuis un grand nombre d’années.C’est un de nos hommes d’affaires 1rs plus habiles en même temps qu’un gentilhomme on ne peut plus agréable à rencontrer.Monsieur le Président, Messieurs, Je voudrais trouver les accents voulus pour saluer les Allié", proclamer leur cause et affirmer leur idéal ! Cet idéal consiste à ne point séparer sa cause de celle de l’humanité.La science qui porte atteinte à l’humanité affaiblit la «ource même de son inspiration.L'Allemand dit : "Je suis le gardien de mon frère : c'est mon devoir ! Je tuerai quiconque refusera d'être gardé ! " Les Allemands ont mis en pratique la cioyance que la force orgueilleuse et brutale est souveraine dans les affaires de ce monde.Pour eux, la science a eu pour fin dernière de multiplier ies moyens de destruction et d’oppressions.Ces conclu-ions qui ressortent clairement- des faits trop connus, sont d’ailleurs étayées sur toute la littérature allemande.Et comme la littérature est uu reflet de l’àme des peuples, c’est ici le moment de rappeler la belle parole d’un vieil écrivain français, Rabelais : ” Science sans conscience u’est que ruine de i'l'une ", l^es Alliés veulent tout simplement ie respect du droit des g-us, i’aflinnaliou et l’application intensive dos principes de droit international, dont les Allemands vont jusqu’à nier l’existence, dès qu’il fait obstable à l’accomplissement de louis dessein» égoï-ites.Noua le savons aujourd'hui ; ce n’est que par l’effet d’une force supérieure que ies Allemand» cesseront de méconneicro le droit des gens.Bien au contraire, l’idéal que poursuivent lea Alliés, c’ist celui du libre jeu, de l’épanouissement des différents génies nationaux.Il y a eu tendance à exagérer lea succès économiques, cependant incontestables, d: l’Aile-magno.Et les premiers échecs des Alliés ont porté un grand public à prôner lr, régime autocratique et à décrier les institutions démocratiques, mais c’est à leur faveur qu’il a suffi a a 3616 L'AVENIR DU NORD—16 FEVRIER 191?Feu M.Amédée Lamarche Nous h vous le regret d'annoncer la mort de M.Amédée Lamarche, père de M.Jos.-A.Lamarche, C.R., de Montréal.Il est mort à l’âge de SO ans après avoir été malade pendant un mois et demi.Jusque là, M.Lamarche jouissait d’une assez bonne santé et malgré son grand âge, se rendait tous les jours à son bureau, rue Saint-Jacques.Sa bonne et large ligure épanouie manquera dans le monde des affaires, à Montréal où il a vécu toute sa vie.M.Amédée Lamarche était le frère de feu le Dr Adolphe Lamarclio.C’était un vieux gentilhomme d’autrefois, possédant toutes les agréables qualités de sa génération : affabilité, politesse, galauterie de bon aioi ; ami de cette bonne et récoufortan te gaieté gauloise, il avait cette finesse de l’esprit que soulignent si délicieusement l’éclat du regard et le demi-sourire qui donnaient une physionomie si agréable et si spéciale à nos pères dont la génération est presque totalement disparue.M.Amédée Lamarche fut fidèle à ses amitiés et n’eut jamais d’ennemi.Il sut prendre dans la vie ce qu’elle a de meilleur et supporter avec courage, sans défaillance, les houros de tristesse qui sont toujours nombreuses au cours d’une carrière de quatre-vingts uns.Il était un homme d’affaires intelligent, habile et actif.C’est une longue vie de labeur que M.Lamarche vient de clôre, laissant une réputation d’homme intègre et un ;nom que son fils — dont il était avec raison si orgueilleux — saura honorer à son tour.* * * M.Amédée Lamarche était né le 17 octobre 1830, à Montréal.Le -4 mars 1S67, il épousait Mlle Marie-Malviua Prévost, fille de feu le Dr Michel Prévoit, de Saint-Scholastique.Après s’être initié au commerce de gros dans l’ancienne maison Qslarneau et chez Heury Morgan A Co., il fonda la maison de commerce de gros Lamarche, Prévost A Cie.J usqu’à sa dissolution, en 1800, cette maison de commerce occupait les magasins présentement occupés par la maison Iludon, Hébert A Cie., formant l’angle des rues de Bressolles, Sairrt-Sulpice et Le-lloyer.Importateur pour ses anciens patrons et plus tard pour lui-même, il fit vingt-huit voyages eu Europe dans l’intérêt de ces différentes maisons de commerce.Il devint ensuite comptable et liquidateur de faillites et pendant plusieurs années il par-tiqua soit seul, soit en société avec M.J.-H.l Olivier, feu Michel Benoit, H.Laurencelle ; se retirant ensuite des affaires, il céda son bureau à MM.Prévost et Bédard.Outre son épouse, il laisse un fils, M.J.-A.Lamarche, C.R., de la société d’avocats Beaubien et Lamarche.Nous prions Madame Lamarche et sou fils d’agréer l’expression de nos profonds regrets et de nos sincères condoléances.Les obsèques de M.Amédée Lamarche ont eu lieu mercredi matin.Le service a été chanté en l’église de Sainte-Catherine, à Montréal Un long cortège escorta le char funèbre.Conduisaient le deuil : M.J.-A.Lamarche, fils du défunt, MM.Albert Berthiaume, Dr Lamarche, de Saint-Félix de Valois, Eugène Prévost, de Montréal, ses neveux, F.-X.Prévost, shérif du district de Terrebonne, son beau-frère, Jules-Edouard Prévost, de Saint-Jérôme, Raoul Prévost, Ls.de G.Prévost, ses cousins.lion britannique de rugir, pour appeler do toutes les parties du monde ses lionceaux, aujourd’hui rangés en bataille à ses côtés.Il n’est pas impossible de combiner les avantages du gouvernement démocrate avec ceux d’une administration autocrate, d’allier la liberté avec le savoir-faire, l’ordre et l’économie.Au cours de la guerre actuelle, la démocratie en France, comme en Angleterre, a manifesté une confiance superbe en soi-même.Et après quarante années de préparation, l’Allemagne autocrate va être vaincue par la démocratie.La vaillance enragée et la ténacité splendide des troupes françaises font honneur à l’humanité.Et l’histoire de la guerre n’est point encore écrite, que déjà éclate à tous les yeux la supériorité des grands capitaires français sur leurs adversaires teutons.Le moment n'est pas venu de préciser les fautes lourdes de ceux-ci, mais nous savons qu’ils ont cessé de triompher dès qu’ils n’ont plus joui d'une suprématie de nombre et de matériel.Mais, ce qui en France inspire surtout le respect et l’admiration des étrangers, comme l’atteste un littérateur suisse, c’est le calme, la fermeté, la sérénité des Français, r.utcrités et peuple.Ce peuple a oublié ses dissensions, il ne forme plus qu’une grande famille, il a constitué une union sacrée devant l'ennemi ; il attend avec uno patience que rien ne lasse et une confiance que le temps grandit, l’heure où sonnera la délivrance.Il sait qu’elle ne sera obtenue qu'au piix de sanglants et cruels sacrifices.11 est prêt à tout.Il veut venger l’outrage.Il veut la victoire.Il l’aura ! La démocratie britannique comptait, comme armée de terre, moins de 200,000 hommes ; elle en a enrôlé et équipé, sous le régime yoÎOQ-tairé, cinq millions.Et comme cela pouvait encore ne pas être suffisant, elle a décrété la conscription ! Lee évènements ont établi que le grand état-major allemand est loin d’avoir prévu les développements des hostilités sur terre.Ils ont démontré aussi que, par contre, l’amirauté anglaise a non seulement prévu, mais a su maîtriser le cours des hostilités snr mer.Et il n’est pas moins avéré que la puissance maritime de la Grande-Bretagne est la base sur laquelle repose tout le système de la défense des alliés contre la domination prussienne.L’écrivain distingué qu’est Joseph Reinach nous révèle, quant à la bataille de la Marne, deux versions allemandes.Pour expliquer sa défaite, Moltke a eu cinq motifs : la fatigue des armées de l’aile droite et du centre “très épuisées ” ; le médiocre ravitaillement et le manque de munitions.En troisième et en quatrième lieu, on avait escompté une chute plus rapide des forteresses de Liège, Namur et Maubeuge et l’énergique sortie de l’armée d’Anvers coïncidant avec la bataille de la Marne, retint les corps d’armée dont la seule présence aurait suffi à assurer la victoire allemande et à “ faire crouler toute la ligne de résistance française ”.M.Reinach nous raconte en détail les opérations de l’armée belge et conclut comme suit : >> Le plan allemand d'attaque brusquée o avait commencé à échouer eu refus de la Bel-•! gique de s’ouvrir aux armées qui s’élançsient •• contre nous et à l’héroïque résistance de ce •• noble peuple.Le plan allemand était nette-« ment un horaire.On j était à la minute.De » la frontière allemande, en face d’Aix-la-Cha-h pelle, à ht trouée de l’Oise, frontière françai a se, il y a six jours d’étape.Or, le pa-sagü || des Allemands à travers la Belgique en ar-*i mes — arrêtés devant Liège et devant Na* || mur, arrêté» sur la ligne de Jette, battus le || 12 août à la lisière de la forêt de Haeien, ii vainqueurs lo 18 à Tirlemont, le 10 à Aerschot h — avait Juré seize jours (4 août — 20 août).|| Le splondide effort des Belges avait donc re-I tardé de dix jours pleins l’arrivée des armées 'I allemandes à la frontière, d'où huit marches » seulement les séparaient des forts avancés de ¦ Paris.|| Ainsi les Russes ot les Belges, non moins “ que les Anglais, ont vaincu avec nous sur la h Marne.'I Ce témoignage d’un patriote français, s'accordant pour cette fois avec des apologistes de l’état-major allemand, démontré une fois de plus que la violation de la neutralité belge n’a pas été seulement un crime politique, mais aussi une faute militaire.L’allusion au grand rôle de la Russie me porte à souligner avec enthousiasme la généreuse abnégation, le sublime dévouement qui l’ont entraînée souvent à intervenir puissamment, quoique prématurément pour ce qui est de son intérêt propre, dans l’unique souci de soulager ses alliés.Le temps, votre temps, passe ; il me faut craindre d'abuser de votre indulgente attention.Mais comment terminer sans saluer la Roumanie et les peuples des Balkans, dont le martyre actuel assure l’avenir glorieux et prospère, le Monténégro et la Serbie avec son âme régénérée et vengeresse 1 En saluant l'Italie, je veux contraindre ma mémoire à vous rapporter aussi exactement que possible un texte lu dernièrement dans un périodique parisien : ii Sur les crêtes des Alpes, l’Italie combat vaillamment l’ennemi héréditaire, l’atroce monarchie des Habsbourg, bourreau haineu.», qui a traité avec la plus lâche brutalité un peuple dont le crime était de vouloir l’unité nationale." Pour les cœurs italiens, l’Istrie, Trieste et Trente sont ce que, pour les cœurs français, sort i'Alsace et la Lorraine.Gentlemen, bail to the Allies and confusion to the Huns I Cachets du Dr Fred Demers contre le mal de tête Guérison en 5 minutes de tous maux de tête ce sont les seuls vraiment bous.Exiger toujours le nom du Dr Demers gravé sur chaque cachet.En vente partout.Dépôt ; 309 , rue Saint-Denis.Montréal.CHRONIQUE D’OTTAWA Le Fonds Patriotique a recueilli à Ottawa, au lieu des $500,000 qu'il cherchait, lo joli moulant de $043,000.ce qui est beau.o o o La disette de charbon est devenue terrible à Ottawa et nous savons des familles qui ont dû quitter leurs maisons pour se réfugier un peu partout, parce quelles ne trouvaient pas de chauffage.Inutile de dire que quelques mar-chauds en ont profité pour augmenter les prix.Un de nos amis a payé $12.00 une tonne de charbon valant $3.00.Si cela ne constitue pas un vol je voudrais bien savoir comment cela s’appelle.ooo Ce bon M.Crothers, qui occupe la place qu’un ministre du travail devrait occuper, est do retour de Fexnie où il ;l réglé l’uff.in ¦ des mineurs réclamant contre la chjrté de a vie et l’insuffisance de h urs salaires.Comme ri sultat de sa visite à cet endroit environ deux mille mineurs ont été augmentés d' $1.75 par jour et la conséquonce do cela c’est que deux ou trois millions de consommate irs paierai t leur charbon une piastre do plus la tonne.V lilà ce qui se nomine découvrir Pierre poui couvrir Paul mais vous verrez que les exploiteurs de mines, si chers à notre gouvernement, ne pourront qu’y gagner.ooo Le bureau dos Commissaire?d'Ottawa vient de décider d’augmenter les taxes foncières d’un millième, ce qui portera cette taxe à 20, 30 millièmes, ou deux cents et 3 centièmes par dollar de valeur.Comme la ville taxe de plus les améliorations, on voit que les propriétaires de la capitale ne manqueront pas d’excuses pour demander des loyers plus éîevés.En outre, la provinco demandera une nouvelle taxe de guerre.ooo Cette taxe de guerre provinciale est la chose la plus curieuse au monde.Dès le début de la guerre le premier ministre offrit deux millions au gouvernement et celui-ci le remercia chaleureusement, un tel cadeau vaut bien cela.Ensuite, lo ministre en conseil décida de prélever une taxe spéciale pour payer son cadeau, et le tour était joué.Si vous ou moi nous permettions d’offrir de l’argent à quelqu’un et d’aller le chercher dans les poches des autres quand notre offre serait acceptée, nous ne coucherions pas chez nous ce soir.ooo Dans le bureau impérial des Munitions, bureau ou les hauts fonctionnaires sont presque tous Anglais de naiisance, on a inauguré depuis quelque temps le système de servir le thé à dix heures et demie le matin et à quatre heures l’après-midi.Luh jolies sténographes (on les engage souvent beaucoup plus pour leur» attraits que pour leurs connaissances), servent le thé à messieurs les officiers qui se gobergent à nos frais au lieu d'être à leur place, c’est à-dire 9ur le champ de bataille.Un autre bureau, celui du Service National, auteur des fumeuse-cartes, a adopté cette charmante coutume du thé vespéral et nous y voyons l’indices des excellentes (î) relations qui doivent exister entre employés et employées.Entre nous, cela vaut beaucoup mieux pour les Anglais que do retourner chez eux et dan?cotte aimable loterie on pourra leu • dire comme à Fontenoy • " Mess.et rs les Ane ais, tirez les premiers.i> ¦ ooo Pour excutter la disette du chai bon les compagnies de chemins de fer disent ju'elles manquent do wagon?et le président i o la commis-ion des C.do F.(edi i qui enga e aux Etats-Unis ses experts) trouve cette réj onse si uatu relie qu’il ne dit rien.ooo Une tempête de neige accompagnée d’une température excessivement basse dure depuis quatre jours et les services de transport ont été considérablement affectés.Les retards dans le transports joints aux demaudos causées par le froid out mis la joie au cœur des pauvres marchands de charbon mais désespèrent ceux qui n’ont pas do quoi se chauffer.Si encore le Parlement n’était pas ajourné on pourrait aller se chauffer là au risque d’avoir à écoutet les discours des députés.ooo C’est le mercredi 7 dernier que ces messieurs ont temporairement suspendu leurs ébats, pardon, débats et ils demeureront eu vacances jusqu’au 19 avril, date ou notre premier ministre sera revenu d’Angleterre.Il n’y a pas de doute que M.Borden rapportera avec lui les remerciements chaleureux de la mère-patrie pour les généreux services et l’aide nécessaire que lui donne le Canada.Il rapportera aussi sans doute uu nouveau projet d’emprunt, pourvu qu’il no laisse pas là bas tout ce qui resta d'autonomie au Dominion.ooo Avant la clôture de la Chambre M.Bob Rogers a tenté d’expliquer les injures gratuites dont il a gratifié le juge Galt et, pour cela, il s’en est pris au Citizen qu'il accuse de l'av ir poussé, lui, le ministre incorruptible, à gaspiller les fonds publics Cette explication boiteuse n’a convaincu per-onne et a beaucoup amusé ceux qui connaissent lo ministre des travaux publics.A l’en croire, les propriétaires du Citizen auraient voulu entraiuer le ministre dans une affaire de terrain pour un bureau île poste à Montréal et, comme cette combinaison paraissait au ministre assez louche (ou pas assez rémunératrice) il a refuré d’y participer.De là les attaques du journal.Le lendemain, le Citizen a répendu en exposant le cause complètement ot en ptouvanl que le ministre a simplement soigné ses intérêts et non ceux du gouvernement.L’article ajoute de plus que M.Rogers sera chassé d’Otiawa ou que le Citizen y perdra son nom.Monsieur Rogers ne sait pas encore s'il accompagnera le premier ministre à Loudre», sans doute pour porter sa valise.Déjà MM.White et Hazeu sont du pique-nique et le ministre des élections voudruit bien en être aussi, ce qui lui éviterait de Hr:; les amabilités que le Citizen lui lance tous les jours.On est surpris de voir qu’aucun des trois ministres cauadiens-frauçais n’accompagne M.Borden, mais cela se comprend.M.Patenaude est nécessaire aux élections et M.Séviguy est trop jeune pour aller dans le grand monde.Quant à M.Blondiu ses mé-avantures avec le drapeau britannique pourraient être dangereuses.ooo Si M.Rogers va à Londres il est proboble que le rapport du juge Galt sera arrivé avant lui, ce qui sera désastreux pour le ministre des travaux publics.Dans ce rapport il est dit clairement que le ministre a profité de sa con naissance de certaines soumissions pour faire majorer les devis d’un entrepreneur du nom de Carter.Si ce n’est pas du boodlage, cette utile industrie n’a pas de nom.ooo La Chambre a choisi un comité qui s’occupe de la célébration de l’anniversaire de la Confédération, cette année.Ce comité comprendra MM.Fostir (sir Georges Eulas), Graham, Hugh -, (-ii S m) Jameson, Lemieux, Macdonald, Murphy, Séviguy et Taylor.Si l’ombre (le sir Georges-Etienne Cartier vient à cette occasion contempler ceux qui occupent la droite de la Chambre elle peut s’attendre à une douloureuse surprise.Les temps sont changés et les ministres aussi.ooo Jeudi prochain, 22 février, l’Institut Canadien-Français d’Ottawa donnera une soirée-conférence.M.P.-M.Bernard, ancien journaliste, traitera des tribunaux de police et racontera quelques souvenirs de chroniqueur judiciaire.ooo Les parents ou héritiers des soldats morts au feu (ils sont légion, hélas ) qui avaient à se plaindre du service des pensions et retraites, pensaient pouvoir exposer leurs doléances dans les journaux quand Ottawa ou Londres avaient ignoré leurs multiples demandes.Ce dernier recours leur est fermé car le bureau des Commissaires des Pensions vient d’adresser une lettre co lective aux journaux leur demandant de lui adresser toute communication peuvent intéresser le service des Pensions.C’est une manière connue uno autre de bailloner la critique car la demande est un ordre, tout simplement ot Anastasie a le bras long.Descaves Les jours tempétueux sont durs pour le bébé Los jour?tempétueux et orageux que nous avons durant février et mars sont très durs pour les enfants.Cet état de choses force les maman?à les tenir à la maison.Ils sont souvent confinés dans des pièces surchauffée?, mal ventilées et contractent des rhumes qui épuisent tout leur organisme, Afin de les mettre eu garle contre ces ennuis, une boito de Tablettes Baby’s Own devrait so trouver dans tout foyer et ou devrait en donner une dose de temps en temps au bébé pour maintenir son estomac et ses intestins en excellent fonctionnement.Ceci ne manquera pas de casser les rhumes et do maintenir la sauté du bébé eu bon état, jusqu’à l’arrivée des plus beaux jours.Les Tablettes sont vendues par les marchands de remèdes ou sont expédiées par la poste à 25 cents la boîte de The Dr Williams Medicine Ce., Brockviile, Ont.es Ormeaux était un Brave i*®'!» ÉmŒÈm rs ,8 ,*!< V S iV ri,.«if" ^.-.o - kt.: "-fi7’ /ï -y ci?'yrf \ /Ai fi» \asm foryate: •N >.ïtxi-Ægir-e ¦XïAjKsiifi (CLre—su'.- Hrt I ï«t •* Æ eviiaïmag M?mSi MH sa* ISfT?/’ - Adam Dollard des Ormeaux et 16 de ses compagnons sauvent la Colonie d’une invasion des Iroquois par leur défense héroique d’une ancienne palissade au Long Sault (21 mai 1660).Canadiens suivez son exemple ! A deux siècles et demi de distance, sa bravoure invite la jeunesse Canadienne à ne pas attendre l’ennemi au coin du feu, mais à aller au devant de lui et à préserver ainsi nos foyers de l’invasion des barbares.La victoire des Allemands serait, pour toutes les nations, le régime de la force, de la terreur, l’esclavage, la servitude, le pillage, la ruine et pis encore.EN AVANT! CANADIENS-FRANCAIS Pour éviter à notre pays ces horreurs, il faut vaincre les Allemands.Faites votre part dans la guerre actuelle en vous enrôlant dans nos régiments Canadiens-Français soit comme combattants, soit comme forestiers.Il y a encore de la place pour quelques bons hommes dans la Compagnie de Forestiers qu’organise actuellement le Major L.E.Hudon.C’est à eux que sera confié le soin d’abattre les arbres qui serviront à la construction des chemins de fer, ponts, etc., en France.VOICI QUELQUES-UNS DES AVANTAGES: En outre du salaire de chaque soldat, sa femme recevra une allocation de $2u.00 par mois, et de plus une allocation du Fonds Patriotique pour elle et ses enfants.Adressez toutes correspondances et demandes d’informations au Comité de Recrutement Canadien-Français & :»ns.; [Dr.Leon Archambault T5I32ÉIË Spécialiste pour Dentiers •*» coi*» SAirrr-otNia rr xachel m TkWpkeM, s«n»«-Louit è.*o MONTREAL G.Loffaip Agent general d’Assurances Téléphoné Bell No 58 157, rue Saint-Georges SAINT JEROME, P.0 wwwwwwwwwwwww A.-R.LARLANTE Agent d’Assurances Fait la collection, la comptabilité et les travnux de clavigraphie.16, rue Sainte-Julie, Saint-Jérôme luauuiuiuiuiuiiuuiuiuiiiiu La Caisse d’Economie des Cantons du Nord -SAINT-JEROME, P.Q.- Fait toutes sortes de transactions d’argent.Escompte les billets de commerce et les billets d’encan.Fait toutes espèces de collections.Traites émises sur toutes les parties de l’Amérique.Traites des pays étrangers encaissées au taux le plus bas.Intérêt alloué sur dépôts.H.DESCHAMtîAULT - - GÉRANT Elie Meunier MANUFACTURIER Portes, Chassis, Jalousies, Moulures Bois de charpente.Bois préparé Tournage, Découjxtge, etc.Ancienne ms.uuf.Limoge», près du mouliu a farine Jules Drouin, SAINT-.i EROME Quincaillerie, Peinture, Vernis, Faïence, Poterie, etc.POELES EN ACIER UNIVERSAL -FAVORITE- Hotel VICTORIA J.-L.Patenaude, Prop.Liqueurs et cigares de oh i> Kept s ’ bien pré; arc» et bien servi».Grand" s salies ¦ l’é dînai icon* pour connais-voy » geo » L.voiture d" l’hôtel »r nmd ru : lejisr- e‘ a .’armée de tous I » train-.Ai gc des rues Libella et Sainte-Anne j SAINTE JEROME I L’AVENIR DU NORD est publié à Saint-Jérôme, par J.-E.Prévost, éditeur-propriétaire.POELES ROYAL FAVORITE Nous donnons avec chaque poêle vendu 1111 certifient garantissant pleine et entière satisfaction.C’OURROIEH de toutes sortes, SOIES RONDES, HORLOGES, CHARBON, DYNAMITE.POUDRE A FUSIL Choix considérable de MONTRES à des prix défiant toute compétition.LAMPES ELECTRIQUES de 1ère qualité, à 25 cts.S.-G.LAVIOLETTE Angle* dt*a rues St-GeorgesetSte-Anne SAINT-JEROME Avant Tout — la Sûreté! 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