L'Avenir du Nord, 4 janvier 1918, vendredi 4 janvier 1918
Vingt-deuxième année — No, i Journal hebdomadaire — Deux soua le numéro Vendredi 4 Janvier 191S ORGANE LIBERAL w DISTRICT dc i LX MOT DI L'AVK Kirs 1ST DANS U PTUPU nJ«I Mdws vTJ» aoks pKwjriRia sa y i^unant ÇA- 5A.k3TCn) Abonnement : Uu [^Canada]$1.00 “ 11 | Etats-TJ nih].1.50 Strictement payable d’avance.Directeur : Secrétaire de la rédaction JULES-ÉDOUARD PRÉVOST AN DRÉ MAGNANT SAIN T-J AROME (Terrebonne) 1\ Q.Annonces : 1J c.la ligna agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligna agate, libre insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes 4.i-»VBtl.l.A.L'A VENIR DU NORD Pubcntc.à tous ses lecteurs ses meilleurs souhaits du prosper its pour l’année 1918 Sir Thorqas White et réconorqie Ce qu'il prêche et ce qu'il pratique Sir Thomas White, ministre des finances, vient d’adresser à la presse un communiqué dans lequel il recommande au public canadien de restreindre le plus possible les dépenses de luxe, de pratiquer plus que jamais l’économie et de conserver chez nous notre capital, li espère que l’on n’investira pas d’argent dans des valeurs étrangères.De son côté, le gouvernement va s’occuper sérieusement, en 1018, de l’organisation économique du pays, en vue de la poursuite de la guerre et en vue du triomphe final.Les conseils de M.White inspirent au Canada, les réflexions suivantes : ' „A«c les milliards de dettes que sir Tho-ii as White entasse sur le Canada, on confit que la question du remboursement du capiti 1 et des intérêts préoccupe le ministre d-s finances."Et depuis que les marchés de Londres et ^ New York lui sont fermés, on convoi pour ses prochains emprunts, il cherche aussi à créer au Canada une génération de souscripteurs aux emprunts de guerre."C’est lu pensée, évidemment, qui a dicté les conseils du jour de l’an de sir Thomas White, prêchant l’économie publique et privés et.le placement «le nos épargnes en obligations de ses futurs emprunts."Il y a, d’ailleurs, longtemps que sir Thomas White prêche l’économie, tout en donnant l’exemple d’un gaspillage inouï.Il nous conseille de ne pas prendre dc lourds engagements dans nos affaires : mais il nous a fourré dedans, l’année dernière, pour plus d’un demi-milliard, avec l’achat du Canadian Northern."Il nous demande de diminuer notre train tie vie ; et il continue à payer deux fois autant que l’honorable M fielding pour les frais d’administration du gouvernement."Que nous ayons avantage à placer no-fonds en obligations d’emprunts de guerre au Canada, parce que ces fonds sont dépensés chez nous et que cet argent rentre immédiatement dans la circulation, cela se comprend polir une certaine classe de la population: celle qui vit et s’enrichit des profits de la guerre."Et c’est cette classe, logiquement, qui devrait être taxée surtout pour assurer le remboursement du capital et le service des intérêts de ces emprunts."Dans l’état actuel des choses, on prend les économies de tout le pays pour faire faire des millions aux profiteurs de guerre ; et, pour les rembourser, on taxe le peuple, le consommateur et l’ouvrier, au moyen de taxes de douane et d’accise."La taxe sur les profits de guerre est ex pirée de lundi.I'll le a été remplacée par une taxe générale sur tous les revenus ! "Tout le monde paie, mais un petit nombre profite."Etsir ’1 bornas White, sachant bien que le public se demande d’où viendront les fonds pour le service des emprunts, nous demande d'augne nier notre production de d ?ées alimentaires.•¦doit-il donc que les 100,000 producteurs 11tie la conscription nous enlève, en attendant que ce chiffre grossisse, ne vont pas diminuer au lieu d’augmenter la production alimentaire ?m Le gouvernement fédéral et les droits des provinces Prestations du gouvernement de Oui bec Le gouvernement de la province de Québec n'a pas l’intention de se laisser dépouiller do ses prérogatives par le gouvernement fédéral qui vient de décréter que tous les placements de fonds devront,à l’avenir, être approuvés au préalable par le ministre des finances d'Ottawa.Sir Lomer Gouin, a déclaré que ce décret du gouvernement fédéral est absolument illégal et inconstitutionnel et i! a annoncé que le gouvernement provincial venait d’adopter un arrêté ministériel pour revendiquer les droits des provinces.Le gouvernement provincial en a agi ainsi après avoir consulté plusieurs avocats éminents, entre autres, AIM.Aimé Geof-frion, Eugène Lafleur et Charles Lanctôt, celui-ci assis tan t-procureur-géuér»!.Voici le texte des conclusions de l’arrêté ministériel que le cabinet Gouin vient dépasser: "Dans son opinion ( celle du cabinet)ces règlements excèdent les pouvoirs du parlement fédéra!, lequel ne pouvait, ni directement les adopter, ni déléguer au gouvernement du Canada le droit de les édicter ; l’effet desdits règlements est de restreindre ies droits, pouvoirs et prérogatives des gouvernements provinciaux, et en particulier du gouvernement de cette province, en ce qui regarde des matières que la constitution qui nous régit leur confère exclusivement, et rien, dans l’acte de l’Amérique Britannique du Nord, 1867, ne justifie un pareil empiète ment ; l’arrêté en conseil dont il s’agit a été passé sans que le gouvernement.de celte province ait été pressenti à ce sujet et la connaissance qu’il en a acquise l’a été par l’entremise de la presse ; il importe de protester avec énergie contre cette manière du gouvernement central d’interpréter notre constitution et cette tentative de faire disparaître des droits qui appartiennent exclusivement aux provinces.“ Pour li s raisons ci-dessus, l’honorable procureur général recommande : "lo Que le gouvernement du Canada soit informé que cVst l’intention du gouvernement de cette province de considérer ces règlements comme illégaux, inconstitutionnels et n’obügeaut en aucune façon cette province ; „ "2o Qu’un avis soit publié dans la Ou-zettofficielle de Québec, portant à la connaissance du public que, dans l’opinion de ce gouvernement, le dit arrêté ministériel, en date du 22 décembre 1917, concernant rémission d’obligations au Canada est, en ce qui regarde cette province, illégal et inconstitutionnel.” tions d’accès aux ports en temps de guerre, commandant A.Poidlouë — Riga, M.une indemnité pour ses frais de voyage et j Henri hroidevaux —- Sismotberupie, Dr J.lni corn nllniiôp Ain.m *2i)( pour le service dans la première classe, a ri < > < i A Mademoiselle G.G.( In cdüs Chère,, je pense ù vous, je pense au chaud parfum Dont vos lettres se baignent.Dana mu chambre tout est silence, tout est brun ; C'est uc.soir de Montaigne.de viens de travailler de toute mon ardeur A ux pages de mon livre, Et je goûte la joie et la bonne langueur I)e rêver et de vivre.Le silence émouvant m'enveloppe et me prend D’une étreinte magique.Il semble que, soudain, l’air vibre et que /'entends Une lente, musique.Or, j'ai /iris dans mes mains, comme on prend un sachet.Votre dernière lettre Et je l'ai respirée avec ferveur.Je rêvais, • Oui, je, rêvais peut-être.Mais sa chaude douceur, comme l'urtnne pur l)'un cristal qu'on débouche.Me fut si pénétrant que fai senti l’azur D'une main sur ma bouche.( Extrait du Maurois Passant ) ALBERT DREUX.< i i.« > 11 < > >> 11 «» i. i > i > .> i > .> « • < > n «’ 11 3 ' > .1 ?< > « ' .> I • ( i I > .' < ' l> " 4» «» t» 4» 44 4< >» 4» ?» 4 -X-4-44- • C"t endroit, qui peut fournir aux peintres des points de vue dont le pittoresque no le cède peut-être pas à Québec même, présente à l’in- troohe.'• Si la.- saison ne nous a pas permis de pous-scr avec'fit vigueur accoutumée les deux principales catégories de travaux qui se font ordinairement dans la province, le macadam et le gravêlage, des ciconstances et des besoins particuliers nous ont orienté vers de nouvelles ac cerner la “ Croix de guerre ” au capitaine 1 tivités dont les résultats ne laissent pas qu" E.-E.Cinq-Mars et au lieutenant R.Gi-jdêtre fort intéressants.En tout premier lii i.ty?eïi elo ?rard, pour services signalés rendus au front.Les nouveaux décorés appartiennent, au corps forestier canadien attaché à l’armée française.MAI.Cinq-Mars et Girard sont deux anciens journalistes bien connus dans la province de Québec.Le premier qui est sous les armes depuis trois ans, occupe encore, du moins de nom, le poste d'imprimeur du lioi, à Québec, et l’autre, domicilié à Ottawa, s’occupait de Lettres au moment de suiface qui, nous l'espérons, seront complète-son enrôlement volontaire dans la force ex- ment terminés au cours de l’été prochain.La vinciales, qui sont appréciées net» seulement ici, péditionnaire canadienne.j route a 25 milles ; elle sera graveiée sur une j mais à 1 étranger.longueur de 23.5 milles, et pavée eu béton sur L,> ministre tetmiue son rapport en disant une longueur do 15 milles.L'établissement des ;9U en 1917, il a été fait, sous la direction et rampes offrait des complications multiples, sur- nvec 1 “ide du gouvernement, i! faut citer les travaux préliminaires de la route Trois - Rivièrei -Sha winigan Grand’AI ère, qui traverse une région où l'industrie est le principal facteur de développement.“ Les contributions des villes et des compagnies intéressées, lesquelles, pour lo travail piélimittaire, se chiffrent à $56.766 59, ont été versées d’avance dans le trésor provincial.Le pour y réduire les rampes à 5 p.c., il aurait fallu une dépense de $50,000.Devant cas chiffres, qui récusaient une grande disproportion entre la dépense à faire sur ce point en particulier et le coût du reste de lo route, je résolus de faire faire une étude spéciale des lieux et d’en f rire dresser une topographie complète.Nos ingénieurs se mirent à l’oeuvre et leurs travaux eurent pour résultat de réduire le chiffre de $50,000 à $19,000, tout en maintenant les rampes à 6 p.c.”, Le ministre rapporte ensuite les travaux d’amélioration faits à l’aueienue route reliant la province de Q iébec au Nouveau-Brunswick par Fraserville et Sainte-Ilose-du- Dégelé, avec Edmonton comme point rxtiême dans la province voisine.On en a amélioré, cette année, 12 5 milles.La ministre parle aussi des awé- procédé sera suivi pour les travaux de j forations faites au chemin des commis-aires, près de Québec, puis aux diverses routes pro- ’s La défaite de sir Wilfrid Laurier L’Etoile de Lowell, Mass., analysant les causes de la défaite du parti libéral, le 17 décembre, il il : “ Mais c’est surtout le fanatisme qui, en dénaturant les faits, a roussi a ranger le Québec d’un côté et.les provinces anglaises du l’autre.Sir Wilfrid Laurier eut beau prendre pour programme la participation du Canada ù la guerre jusqu’à latin, on s’est ingiéné ù les faire passer, lui et ses partisans, pour des anticonscriptionnistes et des pro-AllcmamJs, quand ils étaient pour la conscription après referendum, tandis que Borden a toujours été pour le service militaire obligatoire sans consulter le peuple.Il suffit à ce dernier d’aller consulter les autorités de Londres.'’ Le journal américain cite ensuite quelques exemples des injures que les organes fanatiques et froncopbobes de l’Ontario ne cessent de déverser sur la province do Québec, et il conclut I " Voilà comment on a empoisonné l’opinion publique anglaise.Le résultat de l’élection n’est pas étonnant, mais que les fanatiques ne soient pas surpris si leur haine du ft ai.ç iis finit par rompre à tout jamais l’unité canadienne.Ils en porteront la responsabilité devant l’histoire.L’appel îles conscrits C’ctnit, hier, 8 janvier 1018, que les conscrits appelés sous les drapeaux, en vertu de la loi du service militaire devaient se rapporter aux quartiers généraux divisionnaires des districts qu’ils habitent.)Les autorités militaires comptent qu’à partir de jeudi, 250 jeunrs gens peuvent se rapporter par jour.Chaque homme trouvé bon La vengeance des Canadiens-français La Vérité constate qu’elle est bien vengée, la “ pauvre petite province de Québec ", puisque‘"il y a jusqu’à Washington qui vient chercher dans notre province ou dans les centres franco-américains les spécialités bilingues, interprètes, sténographes, dactylographes, secrétaires, etc., dont elle a grand besoin surtout pour son armée en France.” Après avoir méprisé si profondément les "ignorants” et les “arriérés” du Canada français, l’attitude des Américains est toute autre parce que, forcés d’avoir des relations intimes avec des nations civilisées d’Europe, ils ont, vite compris que leur prétendue supériorité était, en pratique, de l’ignorance crasse.•* Les Annales ” Le dernier numéro des Annales apporte un juste hommage aux Canadiens qui se battent si vaillamment à côté des Français.11 contient, sur d’autres sujets d’actualité, des articles d'un haut intérêt de Maurice Donnay, Abel Hermant, Algr Herscher, Georges Cain, Yvonne Sarccy, Gustave la: Bon, Chrysale, etc.La chronique hebdomadaire, ht Femme Vf le Foyer, est fort appréciée des lectrices.tout à Almaville.Dictature endormie Le *• Larousse Mensuel ” Sommaire ila numéro de Décembre : Ægagrophile, Dr Maurice Gilles.— Exposition d’art marocain, Al.Henri Froide-veaux.— Paul Cambon, M.Ernest Daudet.— Dernier état de notre législation sur les chèques, M.L.André.— Chirurgie du coeur, Dr IL Bouquet.Dnngeard, M.Gaston Bouchcny.— Le chauffage par l’électricité, M.Jacques Damien.—Etnana-torium, M.AI.Molinié.— La guerre de 1014-1917 (Suite), AI Jules Gerbauli.— Lu houille blanche, M.M.Molinié.— Hussein Kamel-paclm, M.François Berthicr — Ixniis Liard, M.Maurice Enoch.— Le maréchal de Richelieu, M.Félix Cuirand.— la:s Noces d’Argent, M.Léo Claretie.— Pain de guerre, M.G.Lnrivière.— Condi- L’un des principaux quotidiens libéraux-unionistes de Toronto est d’avis, comme nous, que M.Hanna ne fait rien de pratique pour mettre un frein à la cherté de la vie, pas plus, d’ailleurs, qu’il n’a pu, ju-qu’ici, trouver une solution efficace au problème de la conservation des aliments.Tout ce que la dictature des vivres a fait se limite à d'innombrables enquêtes, à des restric-turns imposées sur des menus déjà trop maigres à des avis “ tiès paternels ” donnés à quelques profiteurs enragés, à des mesures incomplètes visant les profits et les bénéfices dans quelques cas, à la publication de menus tirés d’Almanachs divers, a la constatation nsàve.de mois en mois, de l’augmentation du coilt de la vie, par l’entremise du département du travail.lms producteurs, comme la plupart des faurnt-seurs, sont laissés fibres d'agir à leur guise, et, naturellement, toujours au détriment du consommateur ; les marchands do gros prennent de plus en plus avantage de la situation et les détaillants viennent compléter l’exploitation des consommateurs, sans que M.Huma s’en émeuve le moindrement.Notre dictateur des vivres n’a mémo pas le courage d’imiter ce que l’ou fait aux Etats-Unis, depuis quelques temps.Ch- z nos voisins les pouvoirs publics ont résolu de dresser des listes officielles annonçant les prix de revient, au détaillant, des pnucipales dentées alimentaires et les prix quo les consommateurs devraient payer, o’après les chiffres soigneusement préparés par l’administration des vivres.De cette façon la ménagère sait parfaitement à quoi s’en tenir sur lexig.nce de son fournis 71.70 milles de macadam, y compris le béton et le macadam ou bitume, 78,93 milles de gravelage.Le département a fait faire 2,219 inspections et 706 o-sais de pierre, sables, ciments et graviers.La longueur totale dis routes provinciales ou municipales de la province, macadamisées ou gravelées, est de 2,238 milles.En 1911, inclusivement, le nombre des municipalités qui ont entretenu leurs chemins aux frais de la corporation a été de 206.Ce nombre est aujourd'hui de 511.Les effectifs Allemands A mesure que la guerre se prolonge et toutes les fois que les Allemands, par une attaque en masse, provoquent un recul sur un des fronts, la même réflexion revient sur toutes les lèvres : “ Ou nous avait dit que les effectifs allemands s’épuisaient d’une façon méthodique et qu’un moment arriverait, peu éloigné, où ils ne pourraient plus faire face sur toutes les lignes qu'ils occupent.Or.Hindenbourg trouve toujours des régiments à nous opposer en Champagne, au nord de Verdun, en même temps qu’il soutient, dans les Flambes, le choc de l’armée britannique liée à l’armée française et à l'armée belge, et qu’il réalise dans le nord de l'Italie une formidable offensive.Nous aurait-on trompés ' Les Allemands auraieuts-ils, en hommes, des ressources infinies ?Non, les écrivains militaires ne se sont pas trompés et ils n’ont leurre personne.seul-, et elle peut agir, en conséquence, soit en Puisant leurs renseignements aux mêmes t l'exploitation aux autorisés, «oit en sources et les contrôlant chez les Empires dénonçai! boycottant le fournisseur trop avide.Au contraire, la ménagère canadienne est Inissée absolument dans le noir ; ellu n’a rien pour so guider ou pour protester, ou pour amener son fournisseur n bonne composition.A défaut de fixer les prix, M.H inna devrait au moins nous dire, quelquefois, quels sont les prix raisonnables que les marchands do denrées alimentaires devraient charger à leurs clients.C’est le moins qu’il devrait fiiro.De la Presse.centraux, ils ont abouti aux mêmes résul tnts.Ils ont chiffré exactement les morts de l'ennemi ; ils ont évalué fidèlement le nombre do ses blessés en faisant très large la part de ceux qui, guéris, peuvent revenir au front.Ils ont fait le calcul des récupéré-, au cours des perpétuelles visites que l’autorité militaire impose à toutes les classes.Ce qu’ils avaient prévu s’est réalisé.Les Allemauds ont dù imposer à leurs alliés Bulgares, qui combattent maintenant en Italie, de lourdes charges comme, d’ailleurs, aux Turcs qui leur fournissent des réserves qui n’auraient jamais pu être transportées n pied d’oeuvre sur le front occidental, »i les opérations des Dardanelles et, par la suite, celles de Salonique, avaient été entreprises plus tôt, et conduites avec plus de méthode.Les Alliés ont laissé la Turquie devenir pour les Allemands, un énorme réservoir où ils puisent.Il ne faut pourtant pas exagérer l’appui que les Allemands reçoivent des Turcs, parce que ces derniers ont assez d’occupation avec les forces britanniques en Palestine et en Alésopotamie.Ce qui n fait la puissance inespérée de l’Allemagne, depuis neuf mois, c’est l’émiettement de l’armée russe, désorganisée par jes agents qui se sont emparé» du pouvoir à Petrograd, à Aloscou et dans beaucoup d’autres villes.Grâce à la sécurité croissante que lui donnait le front oriental, Iliu-denbourg a pu ramener sur le front italien les divisions qui — la propagande défaitiste ayant porté ses fruits — ont fait perdre en quelques jours à l’armée italienne ce qu’elle avait gagné en trente mois de guerre, et envahir une province de i’Italie du Nord.On se demande encore comment on a pu se laisser surprendre, car, dès l’offensive d’avril entre Soissons et Auberive, des officiers faits prisonniers disaient : “ Nous restons confiants.Vous avez remporté sur nous uu succès certain, tuais il sera peu de chose auprès de ce qui arrivera aux Italiens dans quelques semaines.” Ces avertissements, qui confirmaient l'opinion couramment réputidue chez les neutres, ont-ils paru négligeables ?N'y a-t-on vu que la forfanterie habituelle à nos ennemis ?Il parait bien qu'ils ont été écoutés, ce qui ne serait pas arrivé si nous avions— comme tout le monde le demande—un comité de guerre interallié avec un généralissime unique à sa tête.Les Allemands ont généralement annoncé ce qu'ils voulaient faire.Il faut donc prendre au sérieux ce que leur état-major laisse écrire dans leurs journaux sans se dispenser, d'ailleurs, de surveiller ce qui se passe à l’arrière des secteurs dont ils ne parlent pas Eu ce moment, leurs écrivains militaires font prévoir une attaque sur le corps expéditionnaire de Salonique.L’activité que signalaient les communiqués de i’artuée d’Orient est-elle le prélude de cette offensive ?Jusqu'à présent, trois divisions nouvelles ennemies ont été repérées au nord de Aïo-nastir, deux bulgares et une austro-hongroise.N’en viendra-t-il pas d’autre» ?On se le demande, quand on songe qu’il y avait récemment encore sur le front oriental, de la Baltique à la Roumanie, quatre-vingt divisions allemandes, trente-et-une autrichiennes, deux bulgares et deux turques.Malgré la prudence qui le caractérise, Hindenbourg ne laissera pas toute» ces forces en face d’une armée en armistice.Où iront ces divisions libérées t Sur lo front de Macédoine ?Sur le front italien ?Sur le front français ?On peut être sûr que du côté des Français et des Anglais, les mesures sont prises pour parer à toutes les éventualités que nous fout prévoir, sinon redouter, les journaux suisses sympathiques à l'Entente.Depuis la défaillance de la Russie, le» Alliés ont dû envisager la perspective de continuer la guerre mus une nation puissante qui a renoncé à se battre.En tous L AVENIR DU NORD — 4 JANVIER 131* cas, si l’armistice comporte l’échange des prisonniers comme on le laisse entendre, le problème des effectifs en Allemagne aérait, grandement influencé par cette cause ; on peut même dire qu’il en serait complètement faussé, Tenons-nous-eu, pour le moment à l’état de choses régulièrement constatées.Il y a un symptôme qui en dit plus long que tous les commentaires sur les effectifs propres de l’armée allemande : c’est l’appel, en Allemagne, de la classe 1920.Comme la nouvelle, dans les journaux allemands et neutres, a été donnée sans titres en gros caractères, elle a passé presque inaperçue.Or, c’est la nouvelle la plus importante que nous ayons reçue depuis l’été dernier.Les Allemands appellent la classe 1920 Four comprendre l’importance capitule d’un pareil fait, il faut rappeler qu’en France, la classe 1918 n’a été envoyée dans les dépôts rapprochés du front que depuis deux mois.La classe 1918 allemande, incorporée il y a longtemps, a figuré pour une large part dans les pertes allemandes de la bataille des Flandres.Au cours de ces mêmes combats, on a trouvé en grand nombre des soldats de la classe 1919, dont le recensement est seulement annoncé en France.Leur classe 1918 ayant été en grande partie absorbée au cours de cette année et leur classe 1919 ayant été fortement entamée, les Allemands sont obligés d'appeler leur classe 1920.L’effectif de chaque classe en Allemagne est.important en raison du chiffre même de la population.Cependant, plus les classes sont jeunes, moindre est leur rendement.L’appel de la classe 1920 signifie que les Allemands enrôlent des jeunes gens dont les plus vieux auront dix-huit ans le 1er janvier et dont les plus jeunes n’auront pas dix-sept ans.Pour la première fois depuis la guerre, l’empire allemand s’est vu obligé d’appeler trois classes en l’espace d’un an.Lorsque la classe 1918 a été appelée, ils étaient déjà de deux ans en avauce sur l’entrée normale au service.Ils sont maintenant de quatre ans en avauce sur leur recrutement JVt UiOI Terminons sur celle remarque, Elle a son prix et en dit plus long que bien des articles sur l’état de l’Allemagne.P.de M.CHRONIQUE D’OTTAWA Samedi, dimanche et lundi ont vu des températures excessivement basses, le thermomètre touchant 37 degrés en dessous de zéro aux endroits exposés au vent.Comme il existe en ce moment une disette partielle de charbon, grandes sout les souffrances des pauvres gens qui ne peuvent réchauffer leurs maisons.Comme il fallait s’y attendre, les marchands de charbon ont profité du manque de combustible et de la complicité tacite du commissaire ries combustibles pour augmenter le charbon de 10%.On nous avait cependant promis que le prix de l’anthracite demeurerait a $9.50 si les gens voulaient attendre pour avoir leur charbon.Noos avons attendu, nous nou3 sommes privés et nous devons néanmoins subir une augmentation intempestive et nullement mo tivée, sauf par 1“ désir des marchands de s’enrichir.La nouvelle est arrivée hier, de France, que le lieutenant Rodolphe Girard, homme de lettres et traducteur à la Chambre des Communes, a été décoré de la croix de guerre par le gouvernement français pour acte de bravoure sous le feu enDemi.Notre ami Girard a quitté Ottawa il y a déjà quelque temps et on l'avait attaché à l’etat-major eu qualité d’intert-rète.Il a cependant insisté pour se faire envoyer au feu et c’est au cours d'une reconnaissance qu’ii a mérité la croix des braves.Nos félicitations à 3a famille.quolqups-uns, mais pour le bien de tous.Seulement, est-ce possible avec un gouvernement qui n’a pas la confiance populaire et dont la politique .en matière de chemins de ter a été si risquée < o o o OOO Le ministère de l’agriculture vient de recevoir un câblogramme de l’Institut International agricole qui estime à 91 6 % de la normale la production du blé en Danemark, Espagne, France, Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Suède, Suisse, Canada, Etats- Unis, Indes orientales, Japon, Algérie, Egypte et Tunisie, ce qui indique une baisse de 75,000.000 de minots, comparée à la production de 1916, et n’atteint que 85.1 U de la production moyenne des cinq années 1911-16.La production de l’orge dans ces pays ne sera que de 96.2 % de la moyenne, L’Espagne, l’Italie, la Suisse, le Canada, les Etats-Unis et le Japon verront la production du mais augmentée jusqu’à 121.4 % de ia production de 1916, et les pommes de terre montent le chiffre d’augmentation à 136.4 %._ _ ooo Vendredi dernier, un commencement d’incendie s’est produit à la Chambre des communes et, n'eut été le système d’alarme perfectionné, on aurait peut-être à regretter une conflagration daus le genre de celle du 4 février 1915.Les tlammes ont été découvertes par un agent de la police fédérale qui, aidé de ses camarade», combattit immédiatement les tlammes qu’il éteignit avant l’arrivée de la brigade des pompier», prévenus déjà par l’alarme automatique.Les pertes sont nulle».ooo Le gouvernement annonce une politique d’économie pour 1918 et il s’efforcera de faire comprendre au peuple qu’il doit produire plus et manger moins.Toutes les économies possibles seront pratiquées et on diminuera ou ou restreindra la vente de la gazoline et des sucreries.C'est le même gouvernement qui jette bo» millions dans la poche des Mackenzie et Manu, dépense des millions pour mieux voler une élection et gaspille ses revenus d’une manière générale et généreuse.Cela lui va bien do parler d'économie I u O O La question de nationalisation des chemins de fer est plus que jamais à l’ordre du jour et les journaux de Toronto et d’Ottawa ne sc gênent pas pour demander au gouvernement une intervention justifiée par la récente décision du cabinet américain II e»t certain que la récente augmentation des tarifs n’curà pas pour effet de stimuler l’augmentation dans la production et il serait temps de voir nos chemins de fer administre», non pour le béuéfica de Le Journal-Press organe officieux du gouvernement, dit que le Canada sera bientôt mis aux rations de guerre.L’approvisionnement visible do céréales et de viandes diminue toujours et il appartient au gouvernement do prendre des mesures draconiennes pour combattre la famine possible.Iæ décret du Conseil défendant l’importation dos alcools comme breuvage n’a été que le premier coup de canon dans cette guerro contre la disette do tout, disette plus menaçante tous les jours.Voici ce que, d’après le Journal, serait le programme du gouvernement : (1) Mise à la ration de tous les hôtels, restaurants et autres endroits où l’on donne à manger au public.(2) Inspection rigoureuse par le gouvernement pour voir à la mise eu vigueur des règlements.(3) Augmentation du nombre de journées sans viande et mise en vigueur stricte de ce règlement.(4) Etablissement do licences pour la vente de certains articles de nécessité.(5) Diminution des quantités auxquelles certains articles pourront être vendus au public.(6) Prohibition d’importer au Canada des articles do consommation coûteux.(7) Restriction sur l’usage du sucre dans la fabrication des bonbons.Il est aussi entendu que l’usage de la guzo-lino sera limité et qu’on ne pourta plus s'eu procurer, sauf pour uu but utile.Les promenades et les tournées de plaisir seront forcément supprimées.Il est aussi possible, toujours d’après le Journal, que le gouvernement établisse une consciiption agricole qui permettrait aux cultivateurs d’augmenter leur production en leur donnant la main-d’oeuvre qui manque actuellement.C’est un lourd programme, comme on le voit.Reste à savoir comment le gouvernement pourra se débarrasser des obstacles qu 'il est forcé de rencontrer.Descaves.ont charge, il n’est pas indifférent qu’il» eon-taissent ou qu’ils ignorent “notre système scolaire ”, la mission de l’écolo rurale ”, “l’importance de l’école primairo ”, et “ la nécessité de la formation professionnelle de l'institutrice ” à laquelle ils confient leurs enfants.Il est, en outre, certaines pages d’uno documentation irréfutable dont je conseillerais fortement la lecture aux personnes de langue anglaise qui, sur la foi dt renseignements erronés et malicieux, ont pu douter de la générosité de notre Province ; elles verront de quelle façon tolérante nous traitons les minorités au point de vue scolaire.Bref, sur cette question comme sur bien d’autres, le livre de M.Magnan est foit instructif et il se lit agréablement.L’auteur a fait œuvre utilo et, pour ma part, je suis heureux de l’en féliciter cordialement Octobre 1017.Lomer Coüix.Au service de mon pays Dans l’introduction qui précède ses " Conférences et Discours ”, l’auteur dit : “ En réunissant un certain nombre de mes conférences et discours sous le titre : “ An service de mon pays ”, je me propose d’être utile à tous les collaborateurs do la grande oeuvre religieuse et nationale qui se poursuit chez nous par l’école primaire depuis bientôt uu siècle.Aucune prétention littéraire n’a présidé à l’élaboration de ce projet ; la pensée seule de contribuer au progrès pédagogique bien entendu et au développement de l’instruction publique, conformément aux traditions et aux aspi-lations de la nationalité cauadi une française, m’a servi de guide.E- aus-i, ni groupant ••» mo (lestes pages qui suivent, j’ai vuuru è re mi > aux jeunes lestltn nr , ni ttanr a eur dis position de- do m u ni ù t - >ppr minuit a at mer leur ptof - on • a ni r o erer leur la lents et leurs , ffo.t .' “ Au service de mon n»y- ” est en vent» chez J.-P.Garneau, librane, 47 rm li ra e, Québec, et chez Beauchemin, libr.uie 79 rue Saint-Jacques, Montréal.Ou peut aussi se le procurer en s'adre-sant à l’auteur, Case postale 125, Haute-Ville, Québec.Prix : $2.00 l’exemplaire.LA BATAILLE DES FLANDRES «If ff s «e mm ¦ v asaô?v Â,:' ^ jpA:-'.-Tjm '.V.-, - V, r A .• ¦ ¦ ¦¦M A I-*, bol t uruiic-éj-L—L:i plupart dormea , lanJû» * qa-Èqu-V'-.ins font la partie de cartes.—Photo gracieusement fournie par le C.P.R.AGISSONS MIEUX QUE L’ALLEMAGNE Conférence et discours.Par C.-J.Magnan1 Ce volume vient de paraître.I! comprend cinq cents pages grand format imprimées en caractères bien lisibles et ornées de huit gravures hors texte.Il renferme ud grand nombre de conférences et de discours sur les sujets suivants : Pédagogie, Instruction publique.Religion, Patriotisme, Souvenirs de voyage.Ce» conférences et discours sont suivis d’appendices documentaires L’ouvrage est dédié au premier ministre de la province de Québec, sir Lomer Couin, qui a bien voulu l’honorer d’une fort jolie préface et d’une lettre des plus sympathiques que nous reproduisons ici : Québec, 31 octobre 1917 M.C.-J.Magnan.Inspecteur général.Cher monsieur Magnan, Vous m'avez demandé d’écrire une lettre-preface pour votre beau livre Ac service de MOX pays.C'est avec plaisir que je me rends à votre désir, heureux d’avoir l’occasion de vous témoigner publiquement mon estime et mon admiration.Ne m’en voulez pas si, au lieu d’une lettre-préface, je vous envoie une préface : dans cette dernière, il m’a été plus facile de dire ce que je pensais de votre ouvrage et de son auteur.Vous avez bien voulu me dédier votre livre; c’est un témoignage que j’apprécie hautement et pour lequel je vous prie d’agréer ma plu» vive gratitude.Je suis heureux que vous ayez eu la délicatesse d’associer mon nom à une œu vre consacrée à l’éducation de la jeunesse, œuvre qui m’est particulièrement chère, vous le savez.Veuillez agréer, cher M.MagnaD, l’expression de ma sincère amitié.Lomer Godix.PREFACE U n article clu Canadian Courier En 1881 et en 1882, il y avait à l’Ecole modèle de Louisevilie un petit instituteur de quatorze ans qui était chargé d’apprendre à lire, à acrire et à compter à une classe d’au-delà de quatre-vingts enfants.C’était une rude tâche, une tâche écrasante pour un adolescent.Comme ie Petit Chose de Daudet, il a dû souffrir plus d’une fois de l'espièglerie, de l’indiscipline et, peut-être aussi, de la mauvaise volonté de ses nombreux élèves.Mais il avait du courage, il était rempli de zèle et il affectionnait d’uDe façon toute particulière la carrière qu'il avait embrassée.Il se sentait déjà dans la sphère qui convenait a ses aptitudes et à son tempé rament, et ce fut dans cette école de campagne, “ au milieu de ce petit peuple remuant et mutin", qu’il commença son apprentissage professionnel Ainsi qu’il le dira plus tard, c’était prendre contrat de bien bonne heure avec les réalité» de la vie : mais la nécessité est impé- rieu»e et elle pressait déjà à être homme avant l'âge.Il eût bientôt la bonne fortune d’êtrr admis à l'Ecole normale de Québec où, aprè de brillantes étude», il ne tarda pas à devenir professeur.Grâce à son travail et à son talent, il avait réussi a franchir rapidement une étape difficile.Trente année» et pins se sont écoulés depuis cette époque, et le jeune professeur de l’école modèle de i/ouiseville est aujouidiiui inspec teur général des écoles catholiques de la pro vince de Québec.Il a eu cette rare qualité : la persévérance, et il est resté fidèle à la caust qu'il avait embrassée daDS sa jeunesse et à laquelle il a donné les meilleures années de »& vie.Pendant le dernier quart de siècle, il a suivi d’un œil toujours attentif le mouvement dll’instruction publique et il s’est occupé active ment, intelligemment et sans un moment de répit, de» choses de la pédagogie.Il a acquis une expérience considérable qui, chez nous, ne le cède a nulle autre.M.Magnan a eu l’heureuse idée de grouper en un joli volume les discours les plus importants qu’il a prononcés dans sa carrière, et tou» ceux qui s’intéressent au problème de l’instruc tion populaire lui en sauront gré.Les instituteurs et les institutrices seront particulièrement heureux de lire et même de relire des pages qui avaient été écrites à lenr intention et dan» lesquelles ils pourront faire une abondante mois»on de conseils et de rrn»eignerr.cnt» rnti ques.Les membres de» commission» acoliins, it -a famille d’sgiéer l'expiesaiou du nos vive» condoléances.Ai SAVEZ-VOUS POURQUOI ?Un rhume vous déprime, vous fait maigrir, vous affaiblit ?C'est que chaque fois que vous toussez vous dépensez une somme considérable d'énergie.I n célèbre médecin français a calculé qu’une personne qui tousse à tous les quarts d’heure, dépense en dix heures une somme d’énergie équivalant à 250 unités de chaleur dont le remplacement nécessitera la valeur nutritive de trois œufs et deux verres de lait.Pourquoi gaspiller cette énergie, ces forces vitales, alors qu'il est si facile de guérir une toux, un rhume, une bronchite avec le En vente partout Pour le RH 25 cts la bouteille Un remède scientifique, compose* de gomme d’épi net te, de cerisier sauva;:-, d’eucalyptol, de chlorodync et fie bromoforme.C'est le spécifique éprouvé et reconnu des Toux, Rhumes, Bronchite:*, Coqueluche et de toutes les Affections des Voies Respiratoires.KMPLOYKZ-LK EN TOUTE CONFIANCE, car I! rut préparé, d’aprfn |i*s formules de médecin* r£IM>rca,par VI.Uauiln, cblmlaU* canadien dont la reputation «*t universelle.IlJ’a trouvé agréable au goût et ne dérangeant pas l’estomac."J'ci eu l'occasion d'employer differents sirops pour le.rhume avec des résultats plus eu moins satisfaisants, cependant je dois vous dire, que depuis que j'ai connûtes mérites de votre Sirop Gauvin pour le Rhume je suis sali fait d'avoir enfin trouve le irritable spécifique de la toux, un remède efficace, agréable au 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J rrummJ K t L'AVENIR DU NORD — 4 JANVIER 101S NOUVELLES DE Saint-Jérome — M.Jules-E iouarcl Prévost, député de Terrebonne, Mme Piévost et leurs enfanta sont allés a l’Origual, ih-z le Dr G.Smith, où ils ont passé la semaine.— M.le curé de la Durantaye a chaleureusement remercié les organisateurs de la “ gui-giolée ” ainsi que les donateurs.Les résultats de cetto quête ont été magnifiques puisqu’ils se chiffrent par la somme de S7 1 fS 05 représentant les offrandes eu argent et en nature.Dans la ville, on a recueilli 6-102 45 et dans la campagne §315 GO.L’an dernier, la “guiguoléa" avait rapporté piès de $7 > ' — M.Jean Bouzelli, vtyigeur de commerce pour la maison Milner Shoe, de Montréal, a obtenu do superbes résultats pour l'année 1917 Le chiffre d’affaires atteint par lui, le place deuxième sur 25 commis-voyageurs.Nous félicitons notre concitoyen sur ses succès et nous souhaitons qu'ils se continuent.— Noël et le premier de l’an ont rendu le commerce plus uctif que jamais en notre ville.Il s'est fait d’excellenli s affaires en ces jours île fêtes, et nos marchands sont, fort satisfaits ! de leurs vent s qui ont ultèiut un chiffre dépassant celui ties autres années, à cette période.— Nous saluons le n tour du front tlu capitaine Léonci P ante, qui étaii paiti i y a otx huit mot' Le capitaine P attie, qui a eié li esse sur es champs d.boailé-, est en congé d convalescence, qu'il passera chez sa belle-mère, Mme Duclos.M.Pierre Simard a été élu marguillier eu remplacement de M.Hector Labeile.— M.et Mme Philippe Léveillé, de Québec, ainsi que Mlle Mar-hdl, de Stw yotk, étaient en promenade chez M.et Mme Bertie, celte se mai ne.— Nous offrons nos condoléances à M.Nap.Gougeott, qui vient d’avoir la douleur de perdre son épousé, née Blanche Deslauriers, décédée à Montréal, le 30 décembre, à l’âge de 28 ans, et laissant 5 enfants en bas âge.Les funérailles ont eu lit u mercredi dernier, à Saint-Jérôme, — Le IG janvier doit avoir lieu une assemblée de la Sociéle d Agùculture du comté de Terrebonne.Ou y procèdent a l’élection du bureau de direction pour l'année 1918 — M.l'abbé J -O.Ouellette, vicaire à Va-rennes, éiait en visite, cette semaine, chez sa soeur, Mme O-car Lalonde.— M.Alphée Lalonde est revenu de Varr-n-nea, Chèvres des monrn£nes f3) I es ours du Jardin Zooîogique.LE Jardin Zoologique de Banff.June cataracte superbe vies eaux vie* bu com prend uno douzaine dv» bœufs qui Alberta, situé en plein centra desjriviére Bow en face de l’hôtel du C.P.K.’arpentent majestueux, ment leur pare au Rocheuses canadiennes, sur la achève d’embellir le riant paysage quiipied du mont Cascade, pleins vie leur ligne du Pacitiquc Canadien, est consi-Voffrc partout aux yeux émerveilles,kiignité vie rois vlu Zov>.Le gros du trou-déré aujourd’hui comme l’un di s plus;tandis que pour compléter la perfection,||»cau vies buffalos s * trouve Wainright.coinplv't« que Ton ait au Canada, surtout le climat vie la vallée o*t vira plus doux.’dans le nord de l’Alberta; il y a IA plus en oc qui concerne la faune du pax's, etila neige y faisant même rarement sonid»; 2,000 têtes.s:» bonne organisation fait honneur au’apparition.C’est cette clémence de la Près vlu f>ont de la rivière Bow.au txrsonnel compétent qui en a la charge.!température qui a encouragé le gouw r-| entre dv la ville, on a groupé ensemble Placé sous la juridiction du goiiverne-jnement i\ parquer A Banff ?*es spécimens ’ans de spacieuses rages, les animaux id'animaux sauvages.IVesatie toute !.*» tvîr pour a .touristv'S qui sc rendent ! faune canadienne, surtout celle dc l’oms* ment, il est fort intéressant à visit les nombreux .dans les montagnes au cours de l’été; «Ici t des montagnes Rocheuses, est repr • fait, le Zoo ainsi que le Musée d’histoirepentée au Jardin Zooloriquc; des cnclo1 naturelle qui y est attaché, constituent spéciaux ont été divisés pour baccom-probabîement la principale des nom- féroces et ceux de petite taille; on y voit des ours blancs, gris, bruns et noirs, des loups, des coyotes, des lynx, des martres, des loutres, dos visons, des renards, dv s pumas, des blaireaux, des porcs-épics.inodation ties troupeaux tic bùffalo^.jje^ ciustors, des marmottes, plusieurs d’orignaux, d’élans, de caribous, vl ! sortes d’écureuils, des rats-musqués et chevreuils, de moutons de Perse, d* ! autres animaux A fourrure.La collcvv ehèvres de montagnes, do bighorns et t ion d’oiseaux, parmi lesquels il v a cl s •de yaks.Ce derniv i animal, A moitié i aigles, des vautours, des oies sauvges, heval et i\ moitié buffalo, est un importéjdcs hilvoux, des pélicans et plusieurs lireuscfl attractions de Banff.Cette ville n’a cependant pas seulement été embellie par la main de l’homme; la nature s’était d‘al>ord plu î\ entasser dans oc coin des Rocheuses toutes sortes de beautés qui en ont fait un véritnblcldu Thibet; le gou\*ernemcnt en possèdejentégorics de faisans, est aussi remar-paradis pour les touristes.De superbts^ 'ize, qu’il avait d’abord plan's Aiquable.tTne visite au pare dv s animaux d’eau chaude sulfurotisc jaillissent en plusieurs Sulphur, endroits dus tlnncs d\i mont procurant ainsi aux malades aujourd'hui se plaire tout à fait.r lx» troupeau de 1 uffalos qSI l’avantage dc suivre des cures vivifiantes; ment le plus imposant à observer; il'compléter, iqv,c X .jetiper du r»vau de jardin zoologiq ic jqu il a déjA Banff et ciu’il fera même de ¦rtaii.e- nouveaux vfforbi pour Vaugmcnttr et lu JOS.- R.LALONDE CHIRURGIEN DENTISTE Ancien assistant du Dr G.-W.Lovojoy, L.D S.D.D.S.(American Dental Corp.) et dn dentiste L.-P.Bernier, rue Saint-Denis Tel¦ Rockland 2701 1SS4, Avk.du Parc, coin Laurier MONTREAL Docteur Norman Massé Maladies de la peau et des voies urinaires RAfi Maladies du sang, de l’urètre et prostate Heures : 1*J à 3 J., — 7 à Si p, ni.546, rue Saint-Denis, MONTREAL A.-E.-D.Morgau, c.r.— Sali us te Lavery, n.c.L.Morgan & Lavery AVOCATS, PItOCÜRKUrfc Suite (520, édifice Transportation Tél.Bell Main 2670.—Gable " Eadn»or” 120.RUE SAINT-JACQUES MONTREAL tir M.Lavery a.son bureau, le soir, au No 1.rue .Saint-Thomas, Longueuil.I*.Q.Tél.19U Me \p- \V-\jr -\Lr yjp -Nr Mg' -H?-V -'T NT xk“ MT W.m m * % & & UN MONSIEUR indique gratuitement à toute personne soutirant de RHUMATISME, douleurs de reins, un remède nouveau et merveilleux qui l’a guéri lui-même en peu de temps.Cela est la conséquence d’un vœu.Ecrire A Boite 00, Station N-, Montréal.X X X * ¥ u- u- vi- u- \u M- \y Nr sf.êlr Sc Mc nu, -a -a -N 2/V -N Le 51rop du Dr Fred Demers pour les entants est un trésor pour le ronmieil, ia dentition, contre les coliques, la diarrhée, et pour tou* les besoins des bébés et dos enfants.Di-mandez-Ie toujours.Eu vente partout et au dépôt, éo9 rue Saint-Denis, Montréal. sssHHBcaa fSr* tes»; Y Vf .ïv,'->,2 » vc_" - - •• iTr-.V’v.1 BTÎX?, >V>: .if ¦ T -f~ - ,P J'J tÿJVi »-«k- .*’.J5».¦Jsac^j^7r,-H.’M»7w«s«^7aaB’r .^agac- ^iMftT, iTflTiaSyîfc fcfi* ë&s Dr.Leon Archambault Î32MÊS - Spécialiste pour Dentiers a COIN lAIKT-B»*» «T ftACMEL-m tb.uk>».Si,«.L«g-.«ra MONTREAL 'A'££Æ% VsMcW; wMêèêmm.IHi wfâm.'////'//?/f?/\ j; Bspfi P.SflËiî! TæQ//'liCï.t^Tvrgiâ ^ ¦''//A'/Za ro ^ i mw: mMmMârr™ thliWf- rj-lTS.’krrT-vrÇ' fpNrty* yjV/ SOîifflffiii no-wrr !fV,v /> '¦l‘‘iii:p // •n, * / L-NvEN'iâ or >'oriû %/atëè&ids& tuz^j// /ÿvÜUs A^trr>t£/ eOUr V’teyL phi* l'attention générale ¦tir l'ouest.du Canad* Quoiqu'il •e aoit surtout occupé de la vaste entrepriæ d'irrigation fjue le C.F, K.dation* de fermier* ou simplement par un ou deux individu* et qui suivant lui, ne peuvent qu'être trè* avantageux pour ce* dernier*.J'ai acquis une expérience de quinze année* avec le* plu* vaste* «yetèmea d'irrigation du Canada, dit M.Dawson, mais je doia admettre que les ;>etitea entreprise*, comme celle* que voua ave».ir.i pré* de Kamloops, «>nt tout aussi intéressantes et digne* d'autant de considération que ce* immenses blocs qui coût* n» de* million* de dollar*.^ bienfaits de l'irrigation sont dan* une région.’ Cette allusion faite par M.Dawson aux petit* projets d'irrigation offre un intérêt tout particulier aux fenuicn» d
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