L'Avenir du Nord, 12 avril 1918, vendredi 12 avril 1918
Vingt-deuxième année — No.Journal hebdomadaire - Deux sous le numéro Vendredi 12 avril 191S sp Iff ORGANE LIBERAL no DISTRICT .iTERREBONNE.4 CHl-WlEK.lx mxrr 01 l'avinii ut oajq u psupvi mïmt AteaiJ vtjiroh} rae^Nu* uj my «wp i/vos«jrr QB- 3iactx_) Abonnement ou ^Canada].$1.00 “ | Etats-Unis] .1.50 Strictement payable d’avance.Directeur : Secrétaire de la rédaction : JULES-ÉDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SAIN T-JÉROME (Tcrrcbonve) P.Q.% & ’Annonces : 1J c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligue agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséqunnuis L’actualité Produisons du blé ! M.A -T.Charron, chef du service de surproduction dans la province de Québec, vient d’adresser aux maires et aux curés de la province un éloquent et pressant appel Nous avons le ferme espoir que cet appel sera écouté et que les comités paroissiaux dont on demande la formation seront promptement organisés.La surproduction agricole qu'on nous demande dépend de l'effort de chacun, mais l’efficacité de cet effort sera d’autant plus grande qu’il sera bien organisé et s’appuiera sur toutes les bonnes volontés.L’appel de M.Charron à la coopération générale doit donc être entendu et la réponse doit être prompte; car le moment des semailles approche rapidement.Nous devons songer que la lamine nous menace, et il est de la plus urgente nécessité que nous l’empêchions d’exercer ses ravages plus terribles encore que ceux de la guerre.Comme le fait remarquer M.Charron, notre province ne produbait pas jusqu’ici asses de blé, d’avoine, de pois, de viande, etc., pour sa propre consommation.Dans les conditions actuelles, tout le surplus des autres provinces, sur lequel elle comptait auparavant, sera réquisitionné pour les besoins de l'Europe.Il faut donc que notre province se suffise à elle-même.Produisons surtout du blé.Le pain est la première nécessité de l'alimentation ; il peut, au besoin, remplacer tous les autres aliments.Si nous pouvons pioduire du blé plus que nous n’en consommons, ce serait un grand triomphe pour notre province ; au DLoins, mettons-nous en état de ne pas être obligé d'en demander aux autres.L’impôt sur le revenu Il est nécessaire que l’on établisse l’im-pôr^sur le revenu de la manière la plus equitable possible, car cette charge nouvelle, que l’on a pu croire, un moment, devoir n être que passagère, menace de rester à demeure sur les épaules du contribuable canadien.La loi actuelle, adoptée à la hâte à la fin de la dernière session, consacre de criantes injustices.Ainsi elle impose de même façon le célibataire, qui vit seul pour éviter toutes sortes de charges et le célibataire qui Et des obligations de famille Ce (1er nier mériterait d’être reconnu par la loi comme chef de famille, puisqu'il en a les charges.Les ménages en communauté de biens sont atteints par l'impôt sur tout revenu dépassant $.'{,000: si les conjoints sont unis sous le régime de la séparation de biens, chacun d’eux bénéficie d’un exemption complète d'impôt sur son revenu personnel si celui-ci n’atteint pas 83,000 ; en d'antres termes, si le mari et femme ont chacun un revenu personnel de 83,000, par exemple, le ménage jouit d’un revenu total cie 80,000, que la loi laisse libre de tout impôt.Est-ce juste ?Il y a pl us, cependant.La loi no fait aucune différence entre lus chefs de famille sans enfants et ceux qui eu ont plusieurs.Le père d’une nombreuse famille n’est exempté de l’impôt sur son revenu que si celui-ci,ne dépasse pas 83,000 par an, tout comme celui de l'homme marié et qui n’a pas d’enfant.De tulles injustices doivent disparaître, d autant plus que les familles nombreuses sont celles qui contribuent le pluw et de toutes façons à grossir les recettes du trésor national ; elles ont assez de charges par là ; et si on en a do nouvelles à leur imposer ou doit le faire de manière à les rendit légères et équitables autant que faire se peut.J.L.Uî] nouveau décret .•Le premier ministre vient encore de prouver l'inutilité des lois do notre pays en les remplaçant par des décrets de l’exécutif.Depuis qu’il existe et avant menu-que le peuple ait ratifie son existence, lu gouvernement unioniste gouverne avec di s décrets qui ont force du loi mais qui ont sur les lois cet avantage d’être affirmés ott révoqués d’un jour à l'autre sans (pie le l’arlement oit rien à y voir.C’est du despotisme masqué nous le voile do l’urgence causée par la guerre.Lundi soir, M.Nicklc présentait, nu Parlement fédéral, une motion demandant qu'il soit interdit d'accorder aux Canadiens dxRïçepter des titres héréditaires du nobles-*8.tuais celte motion a été tuée dans l’œuf, si l'on petit dire, par un décret de l'Exécutif immédiatement présenté par le premier ministre et qui dit que les distinctions titulaires, natif celles accordées aux soldats pour service au front uo pourront étro ac- ceptées sans le consentement du premier ministre.Le gouvernement du Royaume-Uni exercera la même autorité qu’auparavant en déterminant le nombre et le genre des titles qui seront, de temps à autre, donnés il des Canadiens.On ne pourra, dorénavant, donner un titre héréditaire à une personne habitaut habituellement le Canada.Ceux qui savent lire entre les lignes comprennent que ce décret a plusieurs con-équences.D’abord il remet l’autorité suprême entre les mains du premier ministre ; ensuite il limite aux deux ou trois titulaires existants le nombre de titres héréditaires et, enfin, il permettra de faire monter le marché des titres.L'enquête récente faite en Angleterre a prouvé que 8300,000 achetaient un titre de lord.C’est vraiment donné et, avec la hausse qui se produit dans tout, nous préférerions savoir que nos lords y ont été de leur petit million distribué entre les divers intermédiaires qui entourent le Trône et les quelques bonnes œuvres qui vivent des royaux bienfaits.Le jour où on trouvera quelques ambitieux capables de faire monter convenablement les prix, on supprimera le décret et le petit commerce de l’anoblissement recommencera comme de plus belle.D.il n y a pas qu’à Québec ! Ceux qui croient que les troubles suscités par la mise eu vigueur de la loi militaire se confinent à Québec sont dans la plus profonde erreur.Ces troubles se répètent en Ontario, seulement les journaux se Centre du loyalisme,' des soldats ouf été battus par la foule et à Rockland, à quelques milles d’Ottawa, des troupes envoyées pour chercher les insoumis, sont revenus bredouille, repoussés par des femmes armées de faux, de fourches et de peiles.L incident de Rockland a eu ceci de particulier qu’un premier détachement de soldats a été rencontré par les jeunes gens du village qui leur ont dit ; “Nous savons que vous êtes envoyés pour chercher les jeunes gens d’âge militaire qui ne se sont pas rapportés.Nous ne vous voulons pas de mal mais vous êtes inférieurs eu nombre.S’il fuiit se battre, or.se battra, mais vous n’emmènerez pas un homme d’ici Le lendemain, les soldats sont revenus au nombre de trente environ et ont été rencontre- par une troupe de femmes armées comme nous le disions plus haut et, (levant elles, les soldats ont d’abord parlementé puis tenté d’entrer dans une maison.C’est une Irlandaise qui, la première, est intervenue et a repoussé deux soldats qui voulaient fouiller sa demeure: "Si vous essayez la force, aurait-elle dit, sachez que cent cinquante fusils vous guettent eu arrière du fos.-é voisin ’’.Ou ne sait pas si les hommes de Rockland étaient en réalité armés pour repousser les soldats mais il est certain que ceux-ci ont jugé que la discrétion était la meilleure partie du courage et ils sont revenus à Ottawa sans ramener un seul insoumis.On rapporte aussi qu’une femme de Vau-drt uil aurait tué à coup de revolver un soldat qui tentait d’entrer chez elle sous le prétexte de chercher son fils, insoumis militaire.L affaire n été rapportée nu ministère de la justice mais on comprend qu'elle ne sera pas poursuivie, l'inculpée dans la cause ayant déclaré que le soldat l’avait gravement insultée.Le ressentiment provoqué par l’application île la loi militaire est aussi vif chu les Ang'nis ont toujours à crier : “Damn the French" M (pu* cio 7.nos Canadiens-français et personne n’ignurc que le mouvement iusurnclionniste du Québec a été fomenté à Toronto.L’incident Mercier a servi de prétexte pour mettre le feu aux poudres mais la révolte avait été préparée de loi gue.main par des gens qui voudraient supprimer la province du Québec en la rendant responsable du toutes les émou tes qui sont susceptibles de se produira nu pays.L’opiuioo américaine a été empoisonnée contre las Canadiens-français par des revues comme le Chri-tian .Science Monitor ou le Post, do New York.Même le Saturday Evening Po*l.par la plume de G.l’alullo, ancien ri porter du Star de Montréal, a cru bon de dénigrer les Canadiens-français et de leur imputer tous les crimes possibles et imaginables.Selon lui nous retardons le pioglèa du payi et nos cultivateurs no se dévouent pas suffisamment pour augmenter In production.Comment pourraient-ils le faire quand on envoie les fils de cultivateurs et les ouvriers de ferme à U guerre ?3 .•WtWWWWt'iyj'.'i'iUVtWWWWItWWi.VWWMWWWViWWWW • I 1 JVleli-]Vlelo r | • «MAM fAJAfS : AWÏA MMM MMMMIAM » Pour étancher la soi! des Ontariens Les autorités du chemin de fer du Grand-Tronc ont publié un rapport démontrant que du IG septembre 1917 au 1er avril 191 S, il est entré en gare de Toronto 25 wagons de liqueurs ; chaque wagon contenait 450 caisses, ce qui fait un total de 320,250 caisses.Si l’on met une moyenne de six bouteilles par caisse, on arrive au joli chiffre de 1,957,500 bouteilles.Le Canadien-Pacifique n’a pas encore publié son rapport: cependant, il serait intéressant de connaître qUL-lles quantités de liqueurs ce chemin de fer a transportées à Toronto.On aurait alors une idée de ce qui est nécessaire pour étancher la soif des Ontariens.Compliments Nos compliments à MM.les abbés Lionel Groulx, professeur d’histoire a l’université Laval, et A -E.Couillard-Després, généalogiste, ainsi qu’à M.Aegidius Fauteux, publiciste et conservateur de la bibliothèque Saint-Sulpiee, qui viennent d’être élus membres de la Société Royale du Canada.Nul doute que ces trois compatriotes sauront faire honneur à la section canadienne-française de notre académie nationale.Une délégation importante chez l'honorable H.Crerar L’honorable M Crerar, ministre de l’agriculture à Ottawa, a reçu, mercredi, une délégation qui venait lui demander d’intervenir auprès du ministre de la justice, pour que l’exemption soit accordée non seulement aux cultivateurs et fils de cultivateurs, mais aussi à tous les jeunes gens des villes qui voudront travailler sur les rWm- SiS'Wirfe de tnain-d’oeuvre est devenue extrêmement grave.Elie a été présentée au ministre par les députes fédéraux de ces comtés, MM.Prévost, de Terrebonne, Et hier, de Deux-Montagnes : Seguin, de l’Assonaption-Montcalm ; Lafortune, de Jacques-Cartier: Royer, de Vaudreuil-Soulanges.La fermeture des collèges le 15 mai Les insoumis dans l’Ontario Dans le seul district militaire No.3 (Kingston), G00 insoumis à la loi du service militaire sout recherchés par la police.Dans plusieurs villages de ce district, à Bancroft et Egansville, par exemple, les amis et les parents des conscrits réfractaires ont causé des troubles, quand ces derniers furent arrêtés.Un débat mémorable à Ottawa Lee erneutes de Quebec en font le Sujet Tous les collèges classiques affiliés à l’université Laval fermeront leurs portes le 15 mai prochain afin de permettre à leurs élèves de travailler aux semences.Cette décision a été prise à une réunion des su- i D 111 9U 0,1 périeurs de ces collèges, tenue à Québec.j Mu,jc 10"e- " Les examens de üu d'année auront donc , ,e Prtn,ul lieu un mois plus tôt que de coutume.U !’decltt™r 1ue gouvernement avail pris et prenait actuellement des mesures pour eni- La séance que tous les députés et le public attendaient avec impatience et anxiété, celle du rapport au sujet des affaires de Québec, a pris toute la nuit de vendredi à samedi dernier.Le soleil dorait déjà les hauteurs do la pointe Nepean quand les déptiiés sont allés se coucher.Ivaiiez pas croire pour cela que les affaires en sont beaucoup plus avancées ; elles en sont au même point et les ultra jaunes d’Ontario (genre Currie) sont toujours persuadés que la province de Québec veut leur mort, celle de l’Empire et celle des braves soldats de Toronto qui sont partis glorieusement à la conquête de Québec, où il est plus facile de tuei des enfants, des femmes ou des vieillards que d’uftronter les Boches, ceux de l’autre côté du Rhin.Inutile de dire que le député de Simcoe-est (Currie) ex-colonel, a commencé le bal.Il demande pourquoi le gouvernement n’a pas agi plus énergiquement et comment il se fait que des individus comme Henri Bourassa et Lavergne ne sont pas encore internés.(11 s'agit ici de l'internement dans un camp d’ennemis et non dans un asile d’aliénés, comme le cas de M.Currie pourrait porter à croire.) Sir Wilfrid Laurier lui répond par un discours qu* a provoqué des tonnerres d'applaudissements tant du parquet que des galeries et il y retrace pas à pas l’histoire vertement que des hommes employés par le gouvernement comme détectives à Québec, l’un était connu comme Barrabas dans la Passion et l’autre ne pouvait compter comme citoyen respectable ou même acceptable.C’est à des individus de ce calibre qu’on a confié la.mise en vigueur de la loi et sir Wilfrid voit aussi la source de l'émeute dans une organisation secrète dout le bureau central n’est pas à Québec.u Pourquoi me suis-je opposé à la cons-cridtion, dit le chef de l’opposition, c’est parce que je possède le sens commun.Je savais que cette loi n’aurait pas de succès.Mes compatriotes ont trop de sang celtique puisse les forcer à faire quel- INTERCESSION Le soleil recommence à darder notre terre, Et tout le renouveau des plantes va germer.Les fleurs, les papillons, les oiseaux vont aimer Pans les jardins, dans les bosquets, dans la lumière.C’était la mort.puis, c'est la vie avec son bleu, Son vert tendre et léger, qui met sur la campagne Une vaÿue d'espoir dont le charme nous gagne.Notre cœur est surpris comme par un aveu.Langage des frissons qui jases dans les branches, Vous portez le désir en vos effluves clairs, 0 voix des passereaux qui remplisses les airs, Vous priez aussi bien que l'âme des dimanches ! des beaux vergers pures comme un rayon, vous dressez parmi d'autres arbres qui rêvent Cimes Vous Devant tous vos sommets dont les blancheurs se lèvent Comme le geste ému d'une intercession ! ministre s’est contenté de de est question que les diverses facultés l’université Laval lassent de même.La commission des écol»s catholiques de Québec a décidé de ne pas fermer les écoles de cette ville plus tôt que de coutume, attendu que cela n’aurait aucun efietTpra tique pour la surproduction agricole et que ce serait mal de laisser les enfants oisifs durant quatre mois de l’été.Intercéda, iiliéiêétlcz, Sainte Nature : Pour nos soldats, pour nos surhumains défenseurs ! Que les ruisseaux chantants, que la grâce des fleurs Que tout ce qui renaît et que le ciel azure, Forme un faisceau d'amour qui désarme la Mort ! Ü Vie ! O ioi qui fais ressusciter les vignes.Et jaillir du sillon les idéales lignes Des épis oh juillet vient répandre son or, Reprends tes droits au sein du Monde qui s'écroule ! Hâte la floraison divine des lauriers, Pour orner la splendeur des fronts de nos guerriers ! Que ton flot triomphant se précipite et roide, Noyant dans sa beauté les cauchemars d'horreur ! L'Humanité hagarde étouffe, mais espère ! Elle attend un Messie ennemi de la guerre Qui foule aux pieds le corps du dernier Empcreur'J PIERRE IIANDRE)’ glais après que ceux-ci furent entrés dans la guerre simplement parce que les intérêts •***t*!°'s_ét)“l,“nt menacés, ut l’Angleterre a cédé à son tour une partît* ïïti front de (défense au Canada.Maintenant que les Etats-Unis sont entrés dans la guerre, ne serait-il pas juste que le Canada leur cédât une partie de- la gloire et des fardeaux quelle comporte ?M Vien fait remarquer qu’il y a deux millions de soldats américains prêts à partir mais qui demeurent aux Etats-Unis faute de transports.Chaque soldat canadien qui part enlève la place d’un soldat des Etats-Unis et il serait juste de voir le pays de 100 millions d’habitants contribuer à l’envoi des hommes avant (pie le Canada soit obligé d’expédier là-bas des hommes dont elle a essentiellement besoin.M.Vien fait aussi remarquer que les Etats-Unis ont attendu de voir leurs intérêts menacés avant d’entrer dans le conllit.Suivant l’exemple de l’Angleterre qui s’est pêcher la répétition de troubles à Québec mise sur les rangs du jour où Calais a été Toujours le gaspillage des vivres Le commissaire Tustin, qui a conduit l’enquête sur l’état des entrepôts de la William-Davies Co , à Winnipeg et, en particulier, sur la destruction récente de 8,500 livres de volailles à l’incinérateur de cette dernière ville, a rendu public son rapport à M.J.-D.McGrégor, le tepréseutant de l’ouest au bureau des vivres.Le commissaire dit que, le mois dernier, la Davies Co avait en entrepôt quelque 50,000 livres de volaille, qu’elle dispose actuellement avec rapidité de tout le stock propre à la consommation : mais il ajoute qu’il y aura environ 1,500 ou 2,000 livres de plus à détruire.Eu repassant la preuve, le commissaire en est venu à la conclusion que la volaille, qui aurait dû être vendue, a été délibérément gardée en entrepôt afin qu’on pût en obtenir de la sorte un certain prix.Comparant la liste des prix de la Davies Co.avec une autre maison locale, le commissaire Tustin dit que les prix de la première ont été plus élevés, au cours de toute l’auuée dernière.La rumeur a circulé que l’honorable Chas.Marcil et M.Alphonse Verville, qui viennent d’être nommés commissaires de la ville de Montréal, devaient donner lotir démission comme députés aux Communes et que leurs successeurs seraient MM.E.-M MacDonald, qui serait nommé dans Bona-venture, et l'honorable Mackenzie-King, ancien ministre du travail.Cette rumeur a été niée par M.Verville lui-même.ou ailleurs au Canada L» colosse de Rhodes, président de la Chambre, a fait un aveu qui a provoqué les applaudissements de l’opposition.11 a déclaré que la victoire des unionistes était due entièrement à la loi des élections en temps de guerre.C’est ce que nous avons toujours soutenu et il nous fait plaisir de voir un homme de la valeur du président de la Chambre confirmer cette opinion.Si on n’avait pas bâillonné l’opinion publique, si on n’avait pas accordé le droit de vote à un tas de femmes dont quelques-unes fort équivoques, on aurait vu le gouvernement j libéral reprendre la direction des aiiaires et la Chambre ne serait pas affligée du spectacle que nous donnent les fanatiques dangereux du genre Currie.Le capitaine Powers a déclavé la vérité au sujet de l’intervention d’Armand Lavergne, intervention qui a été probablement la causa qu'un grand nombre de meurtres n’ont pas été commis II déclare que le colonel Machin, du Conseil du Service Militaire, a lui-même demandé cette intervention à la fois utile et opportune.Là-dessus, l’honorable Doherty nie que le colonel Machin représente le gouvernement, bien qu’un rappott détaillé de cet oflicier ait été déposé devant la Chambre par le premier ministre lui-même.Le député Caution a fait une amusante déclaration quand il a dit que le Devoir avait été subventionné par le député do Saint-Antoine (Ames) avec l’argent que ce bottier avait réalisé dans la vente de mauvaises chaussures aux soldats canadiens.C’est ainsi qu’il explique pourquoi le gouvernement n’ose pas supprimer et le Devoir et Bourassa.La parole est à M.fleuri Bourassa.Durant ce long débat, qui ne s’est terminé que samedi matin, à 5 heures, M.Vien, député de Lotbinière, a le premier osé dire aux autres députés ce qui est vraiment le sentiment d’une forte majorité des Canadiens-français au sujet de notre participation à la guerre.La France, a-t-il dit, a confié une partie de son front aux Ao- menacé, ils ont attendu même longtemps après que des navires eussent été coulés par les sous-marins allemands.En attendant, ils ont réalisé des millions en vendant des munitions tant aux ennemis qu’aux alliés.A eux aujourd’hui de faire leur part.Le discours du député de Lotbinière a semblé consterner les jingoes de la droite qui faisaient une atroce grimace, surtout quand ils entendaient ce jeune et brillant Canadien-français manier leur langue avec plus de facilité que beaucoup d’entre ne sauraient le faire.M.Parent, qui l’avait précédé dans le début, a fait voir tout l’odieux de la conduite du clan unioniste-conservateur dans ses attaques contre Québec.Le député de Québec-Ouest démontre comment la loi de conscription a été établie contre Québec seulement et établie dans le but de provoquer et d’attaquer tout le Qu bec.11 cite des articles de journaux anglais qui sont probants.Il raconte aussi comment il a été arrêté dans une rue de Québec par un officier à la tête d’une compagnie, cela quand il allait paisiblement de ieglise chez lui.Son discours prouve en partie l’existence d’agents provocateurs envoyés de Toronto ou d’Ottawa pour soulever les esprits et faire éclater des émeutes daus Montréal puis dans la ville de Québec.M.D’Anjou, de Rimouski, a parlé en français et, après avoir défendu le clergé canadien attaqué par Sam Hughes, il a donné son explication des émeutes qui se sont produite» à Québec.U a dit comment, dans son propre comté, des soldats anglais venus de l’Ouest ont pillé des magasins pour voler du whiskey, insulté des femmes paisibles et honnêtes et agi comme des Boches peuvent agir en Belgiquo ou dans ie nord de la France.Après des faits comme ceux-là il ne voit pas bien ce qui pourrait pousser les Canadiens-français à s’engager.Il rappelle aussi le fameux mot du colonel pacifique Pierre Blondit), qui conseillait aux cultivateurs, si la loi de conscription était adoptée, de passer aux Etats-Unis.TRICOTEUSES " ' V.Comme la 'Convention française, notre gouvernement unioniste a ses tricoteuses qui assistent gravement aux séances et empêchent souvent des gens renseignés d’écouter les débats de la Chambre du haut des galeries publiques.Ces femmes, inconnues des étrangers à Ottawa, sont presque toutes d’uu certain âge et invariablement laides.Dès l’ouverture des séances, on les voit arriver par petits groupes de deux, quatre et parfois cinq ou six, portant, dans un sac profond, ce quelles nomment leur ouvrage.Les lunettes ou les pince-nez et les bandeaux plats dominent chez ces dames à l’esprit rébarbatif, sévère et bien inspirateur de l’horreur du péché.Elles prennent les sièges du premier rang, déplaçant souvent d’autres arrivés avant elles, s’assoient commodément et attendent.Quand la séance commence, elles ouvrent leur sac d’où elles tirent un tricot quelconque, bas, cache-nez, chandail, que sais-je ?et elles se mettent à travailler doucement, sans hâte, avec l'intime plaisir d’être remarquées et parfois commentées.‘ Quand un sympathique député orangis-te, comme M.Currie, ouvre la bouche pour dire quelques mots au sujet des traîtres (lisez Canadiens-frauçais), elles opiuent du bonnet, suspendent leur " travail ” pour mieux jouir de ces vérités premières et on voit passer daus leurs yeux à demi éteints de vagues lueurs d’incendie et de carnage.Les modérées partent vers les dix heures, mais d’autres demeurent plus tard et nous avons vu des enragées attendre la fin de la séance pour replier leur tricot avancé de vingt-cinq ou trente mailles.Demain nous les retrouverons à la même place, avec le même tricot, les mêmes lunettes et les mêmes bandeaux, comprenant trois mots sur dix de ce qui se dit sur lo parquet (on sait que l’acoustique de la Chambre est déplorable) mais tenant mordicus à faire voir que le gouvernement unioniste appuie les femmes dont il a l’appui et que la femme a enfin quitté son rôle de maîtresse au logis pour prendre celui plus noble de tricoteuse d'assemblée publique.Plusieurs d’entre elles, peut-être, savent des infortunes auxquelles elles pourraient s’intéresser.Elles trouveraient moyen de se rendre utiles dans des hôpitaux, des asiles ou des refuges, si elles avaient seulement le désir de faire le bien pour le bien, mais elles préfèrent la presque inactivité en face de l’assemblée des députés quelles dominent du regard comme elles la voudraient dominer effectivement et comme elles espèrent bien la dominer plus tard.Notre rapprochement de tout-à-l’heure avec ta Convention it'aiiçatae amène de tristes pensors et de sinistres présages.Les tricoteuses de 1791 out été suivies de celles de 92 et 93 : celles qui sont passées de la Convention aux tribunaux révolutionnaires.puis jusqu’aux degrés de l’échafaud où elles continuaient de tricoter et où, parfois, leur tricot s’empourprait d’une [goutte dç L AVENIR DD- NORD —12 AVRIL 191S sang français rejailiie sous le couperet de la guillotine.Des Hameaux üttawr, avril 1918.CHRONIQUE D’OTTAWA Anniversaire de Ventrée en guerre des Etats-Unis,— Le gouvernement Borden emploie des Allemands.— L’autorité militaire.—On ne veut plus de désœuvrés.— Menace de grève.— Un scandale au Sénat.Au moment où nous écrivons ces lignes i! y a juste un au (6 avril J917) que les Etats-Unis sont entrés dans la guerre actuelle et, depuis un an, notre voisine a fait des progrès incontestables dans cet art qu'elle ignorait profondément, même après ses campagnes de Cuba et des Philippines.Dans presque toute leur organisation militaire, aviation, transports et commissariats, les Etats-Unis ont ridèlement copié et parfois amélioré le système français.Ce sont des officiers français qui ont instruit, entraîné et préparé les troupes actuellement au feu et qui continuent la préparation de celles qui y seront sous peu.Surtout dans le système des transports par camions-automobiles les Etats-Unis ont fidèlement ov pié la France qui, seule des pays alliés, possédait une organisation efficace capable de transporter, de Bar-le-Duc à Verdun, une division entière de troupes en dix heures.Ce H record », comme on dirait aux Etats-Unis, est unique en son genre et e’c.>i grâce à cet effort surhumain comme à la parfaite organisation que Verdun a sou'e-nu le choc dirigé contre elle par les troupes du Crown Prince.Le fait que les Etats-Unis out copié les méthodes françaises nous fait présager une heureuse issue ù l’horrible conflit, car ce ne seront pas les troupes américaines qm céderont sous la pression allemande comme l’ont fait les troupes anglaises commandées par sir Hubert Gouch, au cours des deux dernières semaines.On sait que Gouch a été immédiatement déplacé et remplacé par sir Henry Rawlinson, mais, hélas ! le dommage est fait et les sacrifices accomplis par les troupes françaises de liaison n’ont pas encore amené la reprise du terrain perdu.A l’occasion de cet anniversaire, les Ca-nadieus-français devront remercier leurs voisina de l’aide apportée, aide morale et aide physique, dans le conflit déchaîné en tre l’Angleterre et l'Allemagne au détriment de la Belgique et de la France.o o o Jeudi dernier, quand la discussion de la Chambre s’est tournée vers le vapeur h Champlain (navire du gouvernement) il.Cannon a demandé comment il ce faisait que, lors de la récente lutte électorale, un ex-ministre Hu gouvernement actuel s’est promené de haut en bas du fleuve dans ce navire, qu’il n’a jamais payé un sou d'indemnité pour ce service et qu’il donnait même des concerts et des bals à bord, cependant que les cultivateurs attendaient l’arrivée ou le départ du navire pour expédier leurs produits.M.Cannon n’a pas nommé l’ex-ministre mais nous savons de bonne source que les concerts ont été donnés par un ¦¦ Vietrola.n Cela nous éclaire sur l’identité de feu l’ancien ministre du revenu de l’intérieur.Le décret de l’Exécutif présenté à la Chambre, vendredi dernier, par le premier ministre, remplace l'autorité civile par l'autorité militaire dans tous les districts où une résistance serait apportée à la loi de conscription, le général ou l'otiicier commandant du district étant lui-même appelé à juger si la résistance existe ou non.Ceci substitue le conseil de guerre aux tribunaux de justice et on comprendra facilement le danger de ce décret provoqué par l’attolement on se trouve actuellement le cabinet.Il sera permis aux autorités militaires de tel ou tel district de déclarer qu’il existe une résistance quelconque contre la loi pour s’emparer de tous les attributs de l’autorité civile.Juges, jurés et avocats civils disparaîtront avec le code criminel devant l’invasion de quelques " safety first ¦> qui voudront s’imaginer que le pays est en danger.Ceci ne se produira pas aujourd’hui dans le district de Québec avec un officier commandant de la trempe du général F.-L.Lessard, mais que peut-on attendre du général commandant le district de Montréal ou celui de Kingston, ce dernier ayant autorité sur toute la population canadienne de la région d’Ottawa ?Et c’est le moment que choisit le docteur J.-W.Robertson pour déclarer que l'Angleterre ne veut pas de nos troupes mais de notre production agricole ( Discours prononcé le lundi 8 avril).Dorénavant, la paresse sera punie au Canada et c’est un décret de l’Exécutif qui le veut.Ce document, présenté à la Chambre par le premier ministre déclare que, “toute personne habitant le Canada devra, en l’absence de toute cause au contraire, s’engager dans une occupation utile Cet arrêt ne frappe cependant pas le9 chefs ouvriers dont l’occupation consiste à voir comment les autres sont occupés, mais le but de la loi est de voir à ce que tous ceux qui peuvent travailler travaillent effectivement Nous voyons dnns ce décret la source de maintes controverses.Des gens iront jusqu'à dire que nos ministres et nos députés “ n’en fichent pas un coup ”, comme eut écrit Courtelinne et vous trouverez d’autres types pour assurer que certains millionnaires sénateurs ne travaillent pas.Au point de vue des catholiques convaincus, les travaux des ministres protestants sont inutiles et ceux-ci-regarderont comme nulle» les bonnes oeuvres que pourrait faire le clergé çatholique.Ou demandera aussi à quoi sert le sergent d’Armes, son assistant, le greffier du Sénat, celui de la Chambre gt maints autres fonctionnaires qui jouissent de sinécures plus ou moins grassement rétribuées.Et nous voudrons savoir à quoi sert l’Huissier de la verge noire, ce personnage d’opéra-bouffo qui vient nous distraire au commencement et à la fin de chaque session.o o o Au bureau de comptabilité du ministère des douanes règne un nommé Heinfz, su jet allemand, qui conserve et sa position et ses privilèges de citoyeu tandis que bien d'autres de sa race sont internés.Ceci ne serait rien si cet individu ne s’était pas mis dans la tête de mettre hors du service les Canadiens-français qui en peuvent faire partie.La semaine passée, il a suspendu un nommé S.Desplats parce qu’il avait été absent deux jours.C’est en vain que Desplats a tenté d’expliquer que son absence était due au fait que, étant président du comité de rapatriement de l’Assobiation des Vétérans, il avait eu à s’occuper du placement de plusieurs soldats revenus du front.Notons ici que Desplats a servi au fro été blessé grièvement ; qu’il peut tout juste marcher et que ses facultés nerveuses et mentales ont été affectées.On juge qu’il » est un peu dur d’aller se faire estropier au front pour être ensuite maltraité ici par un Boche non interné.Desplats a fait appel à l’Association des Vétérans qui s’occupera de le replacer et de faire chasser Ileiutz d’un service dont il ne devrait pas faire partie.Ceci nous ramène à parler des Allemands employés par le gouvernement qui soul au=si nombreux qu’avant la guerre.Le service astronomique et le service topographique en sont remplis alors qu’ils forment la majorité dans le service ethnologique.C’est surtout au service topographique que ces individus sont dangereux, car ils ont à leur portée tous les relevés faits dans le pays par les arpenteurs, les topographes et les ingénieurs du service hydrographique.Le gouvernement pourra-t-il enfin comprendre le danger qui existe à conserver ces ennemis à son emploi ?Nous demandons sérieusement combien d'individus d’origine française ou anglaise sont employés par le gouvernement allemand.réticules et des bourses de dûmes qui ont été fournVi pai le Sénat aux membres de la Chambre Haute.Les comptes l'ont voir qu’on a ainsi distribué cent réticules et quarante bourses.Comment se fait-il que toutes les femmes ou u amies n des sénateurs u'ont pas de bourses quand toutes semblent avoir des réticules ?C’est une question qui nous entraînerait loin dans la psychologie du Sénat, si nous avions le temps de nous y arrêter, mais qui est tout de même amusante.Quand l’apu-rateur général a demandé des explications sur ce compte : 100 réticules à 810 l’un et 40 bourses à $û.50 l’une, le greffier du Sé mit lui a tout simplement répondu que ces articles avaient été commandés par le Sé uat, ce qui voulait dire simplement : n Mêle-toi de tes affaires.¦¦ il est peu probable que l’apuruteur général accepte cette solution.On ne doit pas oublier que ce haut fonctionnaire est mis fui il est pour vérifier non seulement les comptes des divers services, mais aussi ceux du Parlement et nous ne croyons pas que le Sénat, parfois si ridicule sur d’autres points, veuille se placer au-dessus du Parlement.On a assez critiqué cette chambre sans qu’elle vienne encore fournir des aliments à ses adversaires et à ses détracteurs Descaves.Soldats du sol Un appel du surintendant de l'instruction publique Sa Grâce, le très honorable Cosmo Gordon Lang, archevêque de York, est en ce moment à Ottawa, l’hôte distingué de Son Excellence le gouverneur général.Dans un article où les qualités du primat d Angleterre sont prônées et reprônées, le Journal dit que ce siège apostolique fl’York existe depuis le sixième siècle.D’abord, le journal se trompe d’un siècle ( York a été fondé en 626), puis il néglige de nous dire que, depuis sa fondation jusqu’à la moitié du seizième siècle, c’est-à-dire huit siècles et demi.Y’ork était un archevêché catholique romain dépossédé, pille et terrorise par le Néron anglais, te trop fameux Henri VIII Comme avant l’arrivée de cet hérétique cinq conciles catholiques s’étaient tenus à York (1195, 1252, 1310, 1367 et 1466) nous ne voyons pas bien comment on fait remonter à 1200 et même 1100 ans la fondation de l’archevêché anglican protestant de York.Mais il ne faut pas demander à nos Anglais d’Ontario de connaître l’histoire.S’ils la connaissent, nous n'aurions pas eu de rè glement 17 et la province de Québec ne serait pas vilipendée et persécutée comme elle l’est aujourd’hui.Au cours du débat à propos des titres sir Wilfrid Laurier a déclaré hautement que, s’il croyait ne pas manquer de respect à la Couronne, il jetterait au feu son simple titre de sir.Cette déclaration fera le plus grand plaisir aux anciens et vrais ad mirateurs du chef libéral.Une rumeur qu’il est impossible de cou firmer annonce la probabilité d’une démis sion importante dans le cabinet Borden.Il s'agirait, ni plus ni moins, du ministre de la justice qui, en réalité, n’est pas sur un lit de roses depuis qu’on a commencé la discussion des troubles de Québec.D’après ce que nous avons appris, cette décision de M.Doherty se ferait connaître avant la fin de la semaine.Un député qui connaît bien le bouillant major Currie disait de lui, hier soir: “Currie u’en veut pas aux Canadiens et sait trop bien que d’excellents soldats de langue française ont combattu sous ses ordres.Cependant, il sait qu’il embête et l’opposition et le gouvernement eu conduisant sa campagne anti-française et Currie en veut réellement non pas au gouvernement, ni à l’opposition, mais au portefeuille qu’il espérait et qu’on ne lui a pas donné.” Mtre G.-F.Henderson, C.R., qui représente la maison Booth à l'enquête sur la situation des papeteries du pays, a déclaré, hier, que l’Union Internationale des ouvriers du papier allait demander des augmentations de salaires et des améliorations daus le sort de ces ouvriers sinon que l'union aurait recours à la grève générale des usines à papier.Cette grève commencerait le 1er mai.Or, les manufacturiers ne peuvent faire face à ces demandes sans augmenter le prix du papier de 83.00 à 85.50 latorme et ceci expliquerait comment il se fait que des maisons de publication ont fait des contrats à 860 la tonne au lieu de 857 prix fixé par le gouvernement.o o o Le dernier petit scandale est celui de# Le suriutendant de 1 instruction publique adresse aux commissaires et aux syndics d’écoles de la province et aux directeurs des écoles supérieures de garçons la lettre que nos lecteurs pourront lire ci-dessous.Cette lettre encourage les directeurs d’écoles et tous ceux qui sont A ia lèto de renseignement primaire à faire une campagne en faveur de l'enrôlement des écoliers dans le bataillon dit des “Soldats du sol ” en faveur delà production agrico'e.Les commissaires et syndics et les directeurs reçoivent par la même lettro l’autorisation de fermer les écoles avant la date fixée par les règlements scolaires.Ce document se lit comme suit : Département de l’instruction publique, Québec, 5 avril 1918.Aux commissaires et aux syndics d’écoles de la province de Québec,-et aux directeurs des écoles supérieures de garçons.Messieurs, Il existe actuellement un besoin impérieux d’augmenter la production agricole daus notre pays et ce problème est d’autant plus difficile a résoudre que la main-d’oeuvre est devenue trèi rare.Atin d’assurer sa solution pratique, l’honorable ministre de l’agriculture de la province-de Québec, aptes recommandation du conseil d’agriculture, et en collaboration avec le gouvernement de la Puissance, voudrait organiser il no u ** /Je» fessa' •»!! —» ——- - ¦ * * sous le titre de “Soldats du sol C’est pourquoi il fêta prochainement un appel à tous les garçons de 16 à 19 ans qui fréquentent les écoles modèles, les académies et les autres maisons d’éducation supérieure de notre province, et i! leur demandera de s’enrôler pour aider les cultivateurs à ensemencer leurs terres et faire la récolte.Ce projet est très louable et, comprenant la gravité de la question, je crois devoir recommander aux commissions scolaires et aux directeurs des maisons d’éducation supérieure, d'en assurer la réalisation dans toute la mesure possible.De département de l’agriculture de la province verra lui-même aux détails de l'organisation.Tl sera envoyé prochainement à tou tiles écoles supérieures des cartes d’enrôlement que les gatçous désireux de travailler sur une ferme pourront remplir, avec i'autori-ation de leurs parents, et faire parvenir ensuite à la personne chargée de voir à l’organisation de i’atmée des “ Soldats du sol ”.Ceux qui pourront rendre de3 services en travaillant sur la ferme de leurs parents pourront le déclarer sur ia carte d’enrôlement et les garçons dont les parents ne sont pas des agriculteurs et qui veulent aider à la culture, pourront également s’enrôler, soit pour travailler dans leur propre paroisse ou dans une autre localité de cette province.Tout garçon qui aura travaillé sur une ferme, avec ou sans rémunération, pendant une certaine période, ce qui devra être certifié par une personne nommée à cette fin, recevra une médaille en témoignage des services qu’il aura rendus à sou pay- eu apportant son concours pour augmenter le rendement de la terre.J’espère.MM.les commissaires, syndics et directeurs, que vous comprendrez toute l'importance de la question que je viens de vou-soumettre et que vous y apporterez votre concours.Il sera peut-être nécessaire, «fin de per-mettro aux élèves de pouvoir s’entô er, de fermer les classes le?plus avancées de qu'-lques-unes de vos école- avant l’époque ordioaire de la fin de l'année scolaire et de ne les ouvrir qu'après les récoltes ; il vou» faut pour cette fin rnon autorisation, c’est pourquoi, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par l’article 16 des règlements du comité catholique du conseil de l’instruction publique, je permets aux commissaires ou syndics de fermer certaines classes de leur?écoles avant la fin de l'année scolaire et de ne les ouvrir qu’après l'époque des récoltes dans les différentes parties de notre province.Espérant que vous comprendrez l’opportunité d’aider la cause qui nous intéresse et sans nuire à celle non moins importante de l'éducation, J’ai l’honneur d’être, * Messieurs, Votre obéissant serviteur, CYRILLE-F.DELACE, Surintendant.PRINTEMPS Tout le long de notre propriété court un ruisseau formé par les eaux de la fonte des neiges.Mon petit frère, le plus jeune de la famille, qui n'a jamais vu que des lac-, s’imagine que cette eau qui court ainsi est un fleuve ' Je l'épiais tout-a l'lieure.Près de son “long” cours d'eau, il m’apparut heureux comme on !’e»t à oet âge, trouvant de» délice» dan» les f.VFT-VCUS CES SYMPTOMES?DouLurà dans le dos ou les cotés, maux :1e tête continuels, gonflements des jointures, troubles urinaires, pit rre ou g rave lie?Vous trouverez le remède dans la l>oîtc ci-contre :— l49 f PILLS âis osas» ruisselets qui se forment partout au priulemps-et auxquels on s’attache, qu'i's soient laids, boueux ou au fond de blancho glace, pourvu qu’ils soient à notre portée, qu’on puisse y mettre les mains, les pieds, ou les traverser d'une enjambée, qu’ils soient petits comme soi et qu'lis filent, filent aussi étourdiment que les petit « bonshommes d’écoliers qui s’amusent des plus liuni blés choses.Eu deux minutes pour lui bien longues, mon petit frère s’était fabriqué, avec un morceau d’écorco de bois ramassé dans la cour et un chiffon do coton grand comme la main, un bateau minuscule, que l’on reconnaissait comme tel avec beaucoup de !>oiine volonté.Tout le long du ruis-uau l’enfant suivait le frêle esquif sans gouvernail et le guidait d’uue mince baguette.Le bateau dérivait souvent, parfois se heurtant au bord de glace du ruisseau pat fois prenant une mauvaise direction dans un élargissement des eaux.Men petit frère avait fort à f rire pour le remettre d'aplomb afin de Se donner le grand plaisir de le voir, une minute à peine, rapide comme l’éclair, emporté par le couraut.Je jouissais avec lui par le souvenir du même bonheur enfantin ressenti à son âge.Je me rappelais les douces sensations que m’apportait, chaque printemps la vue, la posse.sion des petits ruisseaux Car tes entants sont ies licites possesseurs des ruisseaux printaniers.Leurs bicus sont fragiles comme leurs jeunes années.Quand on est devenu grand, ce ne sont plus les ruisseaux qui nous font rêver des charmes de leurs courses folles et sans périls : les océans et les grands fleuves nous attirent par leur majesté et les graves impressions.Qu’importait à mon petit frère le ciel bleu, le soleil brillant ?Il ne voyait que ie ruisseau chéri.Alun petit frère trouve joli son bateau sur le beau ruisseau ; mais d’une grande fragilité ! .Et si peu capable de se diriger que mou frète a été souvent sur le point de se décourager, th le détester, do l’abandonner, de l’abandonner au gouffre où les ruisseaux transportent tout ce qu'ou leur jette, de le remplacer par un vulgaire morceau de bot», le premier venu ! Mais le pe tit bateau était son travail ! On ne doit pas tibandonuer -et œuvtes.Les choses, ou les êtres mal venu», dirigés par des maîtres persévérant», finissent par s’améliorer, devenir sup portables et sembler enfin d’une certaine valeur ! Le petit bateau de mou jeune frère en est chaque soir daus sa chambre, ptès de son lit, pour le conserver tant que le réclamera le ruisseau Ainsi, petit frère, les enfants sont pareils à ton ftêle batenu, qu’il te faut guider toujours, aimer quand même ! Sans tes parents où irais-tu ?Dans le gouffre de l’existence qui fait pat fois des êtres sans guides de misérables hommes 1 Quand tu seras “ grand comme papa ", les ruisseaux du printemps ne t'intéresseront p'us : tu les trouveras vilatus, sales ; tu auras garde de t'y mouiller les pieds, tu souhaiteras qu'ils se tarissent bientôt pour u’être plus des obstacles à ton chemin, comme tu ne voudras pa3 davantage, “au figuré” d’obstacles sur la route de la vie.Reste longtemps encore épris des rui-seaux et de ton pauvre bateau, si petits de grandeur, si grandi de bonheurs 1 Trop tôt tu deviendra-un homme ! Gaud.Vallon fleuri, 3 avril 1918.LA CONSOMPTION Ce que l’on en connaît aujourd’hui et moyens d’en prévenir la contagion La consomption ou phti«ie est la dernière période de la tuberculose (période de ramollissement et d'ulcération des tissus tuberculeux) Le poumon n'est pas le seul organe susceptible de devenir tubeiculeux, comme le prouvent les nombreux cas de méningite tuberculeuse, de tuberculose des intestins ( carreau ) , dus os et des jointures, et aus-i de scrofule, qui est encore une manifestation de la diathèse-tuberculeuse.La tuberculose est, de toutes les maladies, celle qui fait le plus de victimes dans l’univers entier.Sur 031,953 décès dans la province de Québec pendant -1 ans, (1896 a 1916), 65,350 ont été causés par la tuberculose, soit presque riix pour cent de la mortalité toiaio.La tuberculose est une n abolie parasitaire, c’e-t-à dire qu'elle est contagieuse et causée par un germe ou microbe ( découvert par Koch en 18H”) Ce germe peut se transmettre : 1.par hérédité 'J.par inhalation d’un air chargé de ce?germes , 3.par ingestion d’aliments contaminés (’ait, viande d’animaux tuberculeux); 1 par absorption nu niveau d’une blessure (inoculation).Hérédité.— Jusqu’à ce que Vi lcinirt eût démontré, en 1365, I» contagiosité de la tuberculose, on croyait que la presq ie totalité des con-oomptif- devaient leur mala de à l'hérédité.Il n’en est pas ainsi fort heureusement.“ La science nouvelle ”, dit lieu», " ne nie " p»“ les nombreux faits où se manifeste l’ia-" fluence de l'hérédité, ami elle les interprète 11 d’une façon toute différente de cello qui avait " cours ju-qu’ici.C« que les parents tubercu-" leux transmettent à leurs enfanta, ce n’est pas, dans h» majorité des cas au moins, la tu" berculose elle-même, mai» une constitution " affaiblie, un terrain apte à recueillir le micro" be de la tuberculose, incapable de résister à ses atteintes et présentant à son évolution ul-n térieure uri champ admirablement préparé.'• Ce mi croire que b parent» ne transmettent '• pas à leur enfant avec leur sang, iis le répan-" dent ma heureusement autour d’eux puisqu’ils u sont phtisique», et cet enfant se trouve placé n dans les conditions les plus favorables pour *' ie recevoir et le communiquer de la même “ manière à ses frères et sieur», qui meurent i.non par hérédité, mais par contagion." ^ .Inhalation d'air chargé de germes.Lait expiré par les consompufs (haleine) n est pu-infectieux, mais il n’en est pas ainsi des gouttelettes de -alive qu’ils émettent lorsqu iis parlent, tousse nt ou éternuent et qu’ils peuvent projeter à i ue distance d’à peu près 3 pieds et, a plus forte raison, de leurs crachat».Gouttelettes et crachats, une fois desséchés, dégagent un nombre considérable de microbes.Ces microbes ou germes se répandent dans 1 atmosphere, le contaminent et en tout un milieu do tran» mission thins lequel les personnes prédisposées viennent inconsciemment se tuberculiser A ce itto lo de transmission de la tuberculose par l’air contaminé, on attribue aujourd’hui le plus grand nombre de ces phtisies que l’on aurait jadis mises au crédit de l'hérédité.La fréquence de la contagion s’explique : ia consomption n’étant pas une maladie qui force a garder la maison, le tuberculeux infecta également par ses crachats et sa demeure et les endroits qu'il fréquente.Ii devient ainsi un foyer d’infection ambulant, pu luant tout sur sou passage : rues, jardins publics, tramways, ateliers, théâtres, voire même les églises.Si, comme le dit Bollinger, les crachats d'un jour d’uu seul malade peuvent contenir jusqu’à vingt millions de germes, on peut se fain*une idée des dangers d infection que créent constamment et sans s’en douter les tuberculeux que ni l’hygiène ni le se voit-vivre n’emjêelt-nt do cracher par terre n’inqorte où ils se trouvent, et de semer ainsi la co: tagion à droit et à gxticl o Ingestion d'aliments contaminés—Le lait, la crème, le beurre provenant d’une vache tuber-¦ uleuse pe ti ent transmettre le germe de la ma-lad e.Il est démontré aujourd’hui que cette transmission peut avoir lieu sans qu’il y ait des tubercules dans le pi- do l’animal, ce que l’on avait cru être fine condition essentielle.La viande d’un animal tuberculeux peut aus -i transmettre le g- nue de h> maladie ; il no -ernble pas encore démontré qu’il n’y ait que les parlies de l’ammal iù eu trouvent les t0 I hercule- qui soient dangereuses.La fréquence de la tuberculose chez les aDj t maux n'e-t pas la même pour tous les pays g j 1,058 iniiinnux examinés en Allemagne pj,l Kopp, 738 fut et t reçoit u us tub-rculeux.p, un les animaux abattus aux abattoirs de jj,r lin pendant les deux années T.-87 et 188àt 1.300 étaient tuberculeux.Osler évalue à Hï 10 à 15 pour cent la propoportion du bétail tj | berculeux dans les Etats de l'est de l’Uniotl America n .Sur 13 géuiss s en apparence ,aj I ne», .Saunders et Robertson, de la ferme expé I rimentide du département d’Agriculture, à 0t tawa, ont constaté après examen que 5 étaient atteintes de tuberculose.Inoculation.— Le germe de la tuberculose j peut être‘absorbé au niveau d’une paie, le plu souvent, à la suite d’une opération ou d’une au.topsie.Co mode de transmission de la tuber, culose est rare ( à suivre ) J* *-.if "% > \ i - ¦' ' .Il faudrait des PILULES ROUGES à toutes les femmes parce qu’il leur faut toujours du sang, beaucoup de sang.Faire prendre les Pilules Rouges à une femme anémique, névrosée, c’est comme si ou lui transfusait du sang neuf, exceptionnellement riche et.chaude.Voilà pourquoi nous ne cessons de recommander aux femmes qui souffrent d’appauvrissement du sang, à celles qui redoutent les fatigues de la maternité, du travail, de se fortifier d’avance contre toutes les épreuves en prenant quelques boîtes de Pilules Rouges.Depuis u n o vingtaine d’an, nées je ne passais pas une journée sans avoir îles maux de tête et je ne saiais quelle en était la eau» se» J’étais aus- Ai uig_A-_D ""LAri côté gauche; je manquais de force pour mon travail, d’entrain et de gaieté dans la vie.Je me décidai tin jour d’essayer les Pilules Ronges et, avec seulement quelques boites, je me suis débarnssée de mes souffrances, ai augmenté mes forces.Je suis heureuse de recommander les Pilules Rouges qui m’ont été d’un si grand secotir».Mme Augustin Un-mas, AS Charleston, Soutbbrldgc, Mass.* Depuis Irois ans.qne mes forces déclinaient, j’étais devenue pâle et tris maigre; j’avais des étourdissements, des palpilations de coeur, des maux de tête et de reins; ma digestion se faisait mal et l'appétit faisait défaut.Mon inari m’apporta un jour quelques boites de Pilules Ronges.J'ai donc pi is css pilules et nprès quelques semaines j’étais très heureuse de lui annoncer qne je me portais mieux.Cela était visible d’ailleurs.Mes forces ont continué à s’augmenter; tout ce qui nie faisait souffrir est.disparu et j’ai, depuis un an, une bien bonne santé.SI j’annonce aujourd'hui ma guérison opérée par les Pilules Ronges c’e-t qu'elle est bien réelle et dans le but de venir en nl-dp aux femmes faibles et malades.Je n'ai d’ailleurs aucun intérêt à 1 e s tromper.Mme I-.Perrier, 131 Viiet, Cohocs, N.V.Mme !.Perrier CONSULTA TT O NS GRATUIT ES.— Coi • gratuit au No 274 rite Salnt-Denl-, tous les Jours, excepté les dimanches et Jours de fête, de » heures du matin à S heures du soir.Les femmes’ malades, qui nq peuvent venir voir notre médecin, sont Invitées à lui écrire.l-es Pilules Rouges sont en vento chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c, une boite, $2 50 six boitea.Elles ne sont jamais vendues autrement qu'en boites de 50 pilules, Jainain au 100; chaque botte porte à un bout le nom de la Compagnie Chimique Franco Américaine limitée et un numéro de contrôle.Refusez toute substitution.Lorsque vous demandez d< s Pilules Rouges, n’acceptez jamais mi autre produit que l'on vous rccom-niand'-rult comme étant aussi bon.Défiez vous des colporteurs; les Pilules Ronges ne sont Jamais vendues do porte en porte.SI vous ne pouvez vous procurer les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles clans votre localité, écrlvoz-nous, noua vous les enverrons sur réception du prix.r Toutes le» lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO - AMERICAINE (limitée), 274, rue 8t-Dcnls, Montréal.La question de .i’o!éomargarif]e M.Armstrong, do Lambton, a présenté à la Chambre des député», mercredi do la sernaiait dernière, un avis.de motion demandant L iD0-lification.de l’ariôté en conseil qui permet h venta de l’oléomatgarine au Canada.Plusieurs députés de la campagne ont prit part à la discussion ; tous out protesté c-tntte l’introduction de cette marchandise qui est de.jà en train de désorganiser l’industrie laitière, dans l'est d’Ontario et daus toute la province de Québec.M.G.Boyer, député de Vaudreuil, au nom de la province de Q -t-bec, a fortement appuyé les paroles du député de I.ambion.Il rappelle que, l’an dernier, au début de l'agitation en faveur de la margarine, il communiqua au mi.nistère plus de 8,000 pétitions venant d’autant des sociétés agricoles de notre province protestant contre l’importation ou la fabrication de cette marchandise au Canada.‘ M Boyer dit que cette innovation va causer des dommages considérables à l'industrie l«j, tiete au pays.II discule ensuite la valeur des substituts, margarine, oleomargarine et butte-riuc, leur composition et les dangers de fulsifi.cation.Il peut se faire que l’intention qui a guidé le gouvernement ait été boune et donne certains résultats durant la guerre, mais, »i on permet la continuation de ce commerce après la guerre, c’est 1a destruction complète d’une organisation très coûteuse, c’est la ruine de l’industrie laitière et nous allons réduire à néant les effort.» de nombreuses années, pour retomber a la fabrication d’un produit médiocre.A ceux qui ptétendeut que l’oléomargarine favorise la classe ouvrière, M.Boyer dit que es n’est qu un leurre.Ce produit se vend trop cher pour qu’il soit avantageux aux pauvres gens.“ On vole le public, dit l’orateur, et le gouvernement e»t coupable de laisser continuer cet état de choses”.Il donne l'exemple des Etats-Unis, des dommages causés à l’industrie laitière chez no- voisins et demande que nous prenions tous les moyens possibles pour éviter de- résultats au -i déplorables si ce* te marchandise doit rester sur le marché, au Canada, pendant la guerre.C est pour cotta raison qu’il appuie forte-^ ment la résolution du député île Lanibto*» Année dangereuse pour les leux de forêts Une saison dangereuse pour les feux de forets approche ! Le sol séchant rapidement li«-se de vieilles herbe-s les branches et les feuille?tombées, etc., dan-, un état favorable aux incendies forestiers.Cette année, les gardes forestiers sont déterminés a réduire au minimum les pertes causées par les f-ux de forêts.Ils y réussiront si les chasseurs ou les autres personnes qui fié* qoentent les bois pieunent bien soin d'éteindre leurs f ux de camp et ne jettent pas négligemment a terre dts allumettes ou du tabac embrasé, et pourvu que les défricheurs, dans les districts récemment ouverts à la colonisation, surveillent avec la plus vigilante précaution leurs feux d’abati*.Les conflagrations allumées par les colons sont celles qui détruisent la plus grande partie d»* nos foiêts, bien que les feux min pur les chasseurs et les fumeurs négligents soient s presque aus-i désastreux.Selon l’avis do l'Association Forestière du Canada, “les gardes-forestiers veulent que torn les citoyen* honnêtes se considèrent comme au* tant d'assistant-gardes-forestiers, d'ici au 1er novembre prochain.“ La foi et, de la province de Québec n’a jamais eu autant de valeur qu’uujourd'hui, n * jamais donné autant d’emploi qu a présent rî n a jamais mis autant d'argent en circulation que cette année.“ Celui qui allume un feu dans le bois sans 1 éteindre complètement ensuite, qui jette dans les feuilles *è< h s ou la tourbe des allumettes ou fin tabnc encore embrasé, sacrifie les profit! memes dont il aura besoin à l’avenir.” Province de Québec / District de T.rrebonne J- Cour Supérieure No 208 \ Dame MAU T K LOU LS K LA FU A NC B, de Mont toit, district fie Terrelionne, épou®0 commune en biens de Alphonse Alluiai, cultivateur, du même li.-u, dûment autorisée i e^ter en justice, demanderesse, r* ledit Ab* 1‘HONSL ALLU LSI, défendeur.b ne action en séparation dé biens a été instituée en cette cause ce jour.•Sainte-H- 20 mars 1018.P.-P.TKKMBLAV, Avocat do la demanderesse L liAl
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