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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 5 juillet 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1918-07-05, Collections de BAnQ.

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-— Vingt-deuxième année — N O.2' Journal hebdomadaire — Deux sous le numéro Vendredi 5 juillet 1918 4(9 ORGANE LIBERAL.00 DISTRICT D^RRjfBONNE.m i uc mtcrr os l'avi mis HT Oajq u ptupu mIjrc Mous VTRrowj p»ejrt m» ruj, a» y i^oaamT QS, swutTL-) S chu/ier.Abonnement : ü ) Canada].$1.00 “ |Etats-Unis].1.50 Strictement payable d’avance.Directeur : Secrétaire de i.a rédaction JULES-EDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SAINT-JÉROME (Terrebonne) P.Q.Annonces : IJ c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertion» subséquentes L’actualité La Cour d’appel de l'Albsrta vient de décider que le décret de l’Exécutif abolissant toutes les exemptions des jeunes gens de 20 à 22 ans ne peut prévaloir sur la loi du service militaire telle qu’établie et que ce décret est en conséquence nul et sans effet, dans la province d’Alberta.Il est probable que le gouvernement portera cette décision soit devant la Cour suprême, soit devant le Conseil Privé.Cette décision a été prise à la suite d'une demande de bref d’habeas corpus pour un nommé Lewis, détenu par les autorités militaires.Lewis avait été exempté mais le décret récent de l’Exécutif avait amené son incarcération dans une caserne.Mtre B-B Bennett, ancien député, a plaidé la cause et a établi que le décret passé en deux jours par le cabinet ne pouvait annuler une loi discutée par les deux Chambres t approuvée par elles.Cette décision aflecte quarante mille jeunes gens et, si elle est maintenue par le Conseil privé, on peut s’attendre à voir les demandes d’indemnité pleuvoir contre le gouvernement.En etiet, la plupart des gens qui pourraient bénéficier de cette décision ont été enlevés de leur province par les autorités militaires et leurs parents ont déjà un recours civil contre le gouvernement.Parlant des nouveaux règlements de la province de Québec au sujet des coupes de bois, le sénateur W.-C.Edwards, a déclaré: 11 Après tout, la province de Québec est la ceule du Dominion qui soit civilisée, parce que c’est aussi la seule qui soit solvable et la seule qui possède un gouvernement stable.Il n’y a guère de différence entre le gouvernement d’Ontario et celui de la Russie sous Bolshevisky, car ia province d’Ontario se jette tête baissée vers la banqueroute ”.f.Ce sont des choses que nous savions et ^jiie nous avions dites, mais il nous fait davantage plaisir de les voir constater par des personnes dont l'impartialité et la compétence en la matière ne peuvent être mises en doute.Il ne sc passe pas de jours où des faits nouveaux ne viennent nous apprendre que la province d'Ontario est habitée par des barbares sans culture, sans connaissances, sans amour de la liberté du prochain, sans rien enfin de ce qui fait l’homme civilisé.La Commission alimentaire ayant ordonné aux boulangers d’employer des succédanés de la farine de blé, on voit déjà les prix des diverses farines d'orge, de mais, de snrrazin et de seigle augmenter de prix tous les jours.Si les boulangers suivent les instructions qui leur out été données, ils devront vendre plus cher un pain qui sera inférieur à tous les.points de vue.Il serait temps que le gouvernement prenne en mains les affaires des meuniers millionnaires qui ne songent qu'à augmenter des dividendes déjà excessifs.o o o La campagne sournoise menée contre le ministre de la justice continue dans les journaux d'Ontario et surtout d Ottawa.Alors que le .foui'nul, organe otlicieux, se contente d’allusions et de sous-entendus, le Citizen dit plus franchement que le travail du ministère est trop considerable pour un ancien juge retiré justement parce qti il ne pouvuil plus remplir sa charge.Au fond, on sait que les logea orangisles ont demandé la tête du seul ministre catholique du cabinet et il est tout probable que Borden la leur accordera car il ne sait rien refuser à ces émules de Carson.Le Journal emploie la moitié de sa première page à renchérir sur les incidents qui se sont déroulés dans la Beauce à propos de l'enregistrement.Sans essayer d aller au \ fond des choses on laisse entendre de nouveau que les Canadiens-français sont des traîtres parce qu’ils n’ont pas voulu comprendre ou n’ont pas compris ce.que voulait le gouvernement par son enregistrement obligatoire.o o o Il sorait temps que la censure s’occupât de ces journaux francophobe» de I Ontario comme le Sentinel, le Mail, le Journal, le Telegram et autres torchons orange.Le Censeur Chambers, célèbre pour l'élégance de ses courbettes devant le tiéue du gou verneur général, pourrait bien y 'oii im V inédiatement.Si nous avions le malheur décrire que l'Angleterre ft, tout autant que 1 Allemagne, provoque le conflit actuel ; que cette Angleterre qui exige nos hommes n a ja-M9is rien fait et ne fera jamais rien tant besoin ; que les excellentes troupes anglaises sont commandées par des officiers remarquables par leur ignorance et leur manque de connaissances tactiques ; si, disons-nous, nous écrivions ces cliuses que nous ne voulons pas écrire, le censeur trouverait bien le moyen de suspendre le journal.Cependant, quand les roquets jaunes d un Iloeken insultent délibérément les citoyens de » la seule province civilisée du pays" (i), quand ils font tout en leur pou- (i) Paroles du sénateur W.-C.Edwards.voir pour amener une division entre les éléments divers qui composent le Dominion, quand ils couvrent d’injures et de mépris ce (pie nous avons de plus précieux: notre langue et nos institutions, nous n’entendons pas une réprimande de la part du censeur.L’homogénéité du Canada ne vaut-elle pas la consistance d’un empire dont l’existence est encore problématique ?Ne sommes-nous pas Canadiens avant d’êtie Anglais, surtout Anglais ?Que le censeur mette à la raison nos in-sulteurs d’Ontario et nous promettons de ne jamais faire de réflexions ni sur l’Empire ni sur les aventuriers qui ont lancé l’idée de sa fondation.C’est à partir du 1er juillet que les boîtes d’allumettes et les paquets de cartes doivent porter les timbres des contributions indirectes, un centin par chaque 100 allumettes et huit contins pour chaque paquet de cartes.Cependant,' chacun sait que les prix des allumettes comme ceux des cartes sont augmentés depuis la fin de mai, c’est-à-dire depuis la date où le Parlement a sanctionné ces impôts.L’augmentation ne vient pas des commerçants, du moins pour les allumettes, mais bien de fabricants et des commissionnaites ou agents qui ont doublé le prix des allumettes sans pour cela placer sur les boîtes le timbre exigé par la loi.On se demande comment il se fait que des compagnies importantes puissent ainsi filouter le public qui paye l’augmentation croyant qu'elle sert au gouvernement tandis qu’elle n’a servi qu’à grossir les fortunes des trus-tards du bois, du souffre et du phosphore.Le duc de Devonshire, qui est arrivé de Lennoxville vendredi, a conféré quelques décorations, parmi lesquelles celle de M.Rodolphe Boudreau, qui est maintenant Compagnon de Saint-Michel et Saint-Georges.Après la revue des Chasseurs Alpins, il est parti pour Montréal.Le lieutenant-colonel P,-E.Blondin, ministres des postes, est attendu à Ottawa ces jours-ci et on ne sait pas encore quelle attitude le gouvernement prendra à son égard.M.Blondin n'est plus député et ne saurait être ministre sans avoir un siège au Sénat, si ce siège lui est offert et s'il l’accepte.En effet, il y a beaucoup de différence entre le caractère rampant et plat d’uu Sévigny et celui de Blondin.Nous connaissons assez M.Blondin pour savoir qu’il ne fera pas les bassesses et les gaffes de son ancien collègue de Dorchester et.qui sait, si, avec son expérience acquise là-bas, M.Blondin n’est pas en train de devenir libéral ?La semaine dernière a été celle cfes C lias-senrs Alpins qui nous sont arrivés jeudi dernier pour repartir trop tôt, vendredi soir.Depuis le temps oil nous voyons une foule de gens se ballader dans des uniformes qu'ils ne savent pas porter, il nous a fait du bien de voir enfin de vrais soldats, quelques-uns de ceux qui servent de modèle et d'exemple à toutes les armées alliées sans exception.La réception faites aux braves Alpins a été magnifique sous le rapport de la cordialité1 et de la bonne entente mais l'organisation elle-même laissait quelque peu à désirer.Lors de l’arrivée à la gare il leur fallut presque se frayer un chemin eux-mêmes, les services d'ordre u’existaut pas.En outre, le programme était gé que ces malheureux ont Temps de souiller.Néanmoins, à leurs heures ile liberté, ils se sont mêlés à la population canadienne-française et anglaise qui ire pour lu Canada , que le Canada n existe pas au front et que toute la valeur de nos troupes est mise au compte dos Anglais qui en out tellement clmr-à peine eu le revenus dans leur pays et l’un d’eux nous disait qu’il avait pris tous les Canadiens pour des Normands exilés de leur pays.Disons à la louange des dames et des demoiselles qu'elles ont puissamment contribué à rendre agréable le séjour des Alpins à Ottawa.Plusieurs avaient offert leurs autos et jamais un Alpin rie s’est trouvé sans compagne au théâtre, à la partie de b ille, au garden-party et aux diverses fêtes données en l’honneur des braves poilus français.La revue de vendredi après-midi avait attiré une foule énorme et nous avons vu des yeux se mouiller eu contemplant le défilé de ces braves d’entre les braves autour de leur glorieux tricolore.La réception du premier ministre intérimaire, l’honorable M.Doherty, a eu aussi le plus grand succès et le garden-party qu'il avait organisé à la ferme expérimentale a réuni tout ceqa’Ot-tawa compte d’amis de la cause sacrée.Le lieutenant Le Moel, qui commande ces hommes d’élite, se dit enchanté de sa visite au Canada et il nous affirme que rien dans lus réceptions dont il a été l’objet n’a laissé à désirer.Il adresse un seul reproche aux Canadiens c’est de les avoir tous trop choyés, lui, ses officiers et ses hommes.Vendredijsoir la demi compagnie est partie pour Toronto et nous savons que plusieurs étaient attristés de voir s’éloigner ces plus illustres fils de notre vieille patrie car pour ceux qui ont l’âme latine et qui sont obligés de vivre ici, c’était comme leur enlever un morceau de la France, un morceau d’eux-mêmes.Le commissaire Champagne a prononcé un joli discours aux Chasseurs Alpins lors de la réception civique.Nous nous permettons d’en citer ce passage de mémoire : “ Même si, comme quelques-uns le disent, nous avons perdu une partie de l’esprit immortel et de la beauté de la France, nous sommes demeurés Français de coeur, et tant que le Canada vivra comme pays la langue française y vivra aussi, car c’est cette langue qui est notre cœur et la force de notre vie.Sans elle nous ne saurions subsister.Vos cousins de ce côté de' l’Atlantique sont Français comme vous et, que ce soit la France de Jeanne d’Arc ou la France de Jofire, nous demeurons français.” Voici des paroles qui consolent momentanément des avanies qu’ils nous faut subir ici, chez les barbares.Descaves.a tout fait pour leur rendre leur séjour charmant et leur laisser un bon souvenir de la capitale.De son côté, Hull leur a fait une ovation grandiose et, vendredi après-midi, une fouie de rit oyons en auto sont venus enlever les " Diables Bleus” pour les conduire souper dans la ville voisine.Ces braves soldats, la plupart de grands enfants, étaient visiblement émus de la réception dont, ils étaient l’objet et iis ne cessaient de répéter combien il leur faisait plaisir d’entendre le français.Les Bretons et les Normands qui faisaient partie du contingent se sont cruB C’est de cette province que sont parties les accusations contre les séminaires, justement parce que les jeunes ontariens d’âge militaire font des pieds et des mains pour échapper à la loi.Ce sont eux qui ont approuvé la conscription des cultivateurs parce que, en imbéciles qu’ils sont, ils croyaient que cette loi ne frap perait que le Québec.Aujourd'iiui, ils déchantent et ils s’aperçoivent que le boulet, qu’ils nul préparé si obligeament pour d’uutroH, est définitivement rivé a leur cheville avec le gouvernement unioniste qu’ils ont inventé, appuyé et louangé.L’affaire de Guelph La tempérance à Toronto “ Le docteur Morehouse, de Toronto, a clé condamné à SJ,J100 d'amende pour diverses contraventions à la loi de tempérance.Moyen-nanl $1.00 chaque, il avait donné 1,114 ordonnances pour une pinte de whiskey.'’ ( Les journaux J Ce qui frappe tout d’abord en lisant les ligues qui précèdent c’est que le docteur Morehouse a perdu $86 00 alors que la sainte province d’Ontario a fait un bénéfice net de $1,200 dans un trafic déclaré illicite.Le petit commerce du médecin ontarien était bien organisé.On allait ohez lui, on demandait une ordonnance et, en payant comptant un dollar, on avait le droit d’acheter du pharmacien une bouteille de mauvais brandy sur laquelle le pharmacien réali-ait un autre dollar de bénéfice et que le gouvernement avait déjà frappé d’une taxe d’environ 90 cents.Sur ces 1,114 pintes de whi k-y le gouvernement fédéral a donc réalisé $1.002.60, le gouvernement provincial $1,200, le pharmacien $1,124 et les clients un nombre indéfini de mal aux cheveux mais aussi quelques instants do douce ébriété.1st pauvre médecin est doue le seul perdant Mais voyez cependant avec quelle bonne giâce il accepte le jugement tlu tribunal, paye l'amende et.retourne continuer sa noble profes- sion.Et il n’est pas le seul.Presque tons les médecins do la province d’Ontario sont devenus des pourvoyeurs de whiskey et les affaires se traitent presque au grand jour.Nous connaissons tel pharmacien d’Ottnwaqui renouvelle sa provision de “brandy médicinal’’ trois et quatre fois par semaine.La loi n’a rien changé du tout, pour les dypsomunes de notre province et elle n’a fait qu’augmenter le nombre des hypocrites, pourtant assez nombreux, ainsi que vient de l’avouer récemment lo lieutenant-colonel Machin.Remarquez bien que ce commerce n’existerait pas si l’on avait autorisé la vente des vins et des bières comme lo demandaient les gens raisonnables.Mais, cela ne ferait pas l’affaire do cos puritains méthodistes chez qui l’hypocrisie est, non pas une seconde nature, mais la seule et véritable nature.Cela ne ferait pas non plus l’affairo des marchands de whiskey qui ont des stocks considérables à écouler, a preuve le médecin plus haut nommé qui en a fuit vendre 10 barils en moins d’un mois dans la seule paisible, austère et sainte ville de Toronto.Cu sont ces gens-là qui vionnent trouver à redire dans le Québec, eux qui traitent les Canadiens-français do gens retardataires et ignorants.Il fait beau a ces ivrognes hypocrites do chercher une paille dans l’œil du voisin tandis qu’une poutre aveugle le leur.C’est dans cette province que la Dominion Alliance, la W.O.T.U.et autres associations de tartufes fleurissent comme elles doivent car les gens en ont positivement besoin, Discutant la descente faite dans le séminaire de Ouelph, J.-A.Wall, C.R avocat bien connu de Toronto, dit : " Le seul point prouvé de la cause est basé sur un manque de renseignements.Quand la loi du Service Militaire a été tout d’abord préparée, ses grandes ligues suivaient colles de la loi des Etats-Unis en ce qui touche les étudiants en théologie.Si elle avait été adoptée telle quelle il n'y aurait pas eu de favoritisme.Les étudiants protestants auraient été traités de la même manière que les étudiants catholiques.Mais, certains députés orangistes do l’Ontario ne voulurent pas entendre parler de cela.Ils avaient lu dans les journaux dos comptes rendus exagérés et colorés des frasques commises dans les rues de Montréal par les étudiants de Laval et, dans leur ignorance (le mot est joli) ils pensaient que ces étudiants de Laval étaient des séminaristes catholiques.Us ignoraient (nous ne uois trompons pas quand nous disons que l’orangis-me se base sur l’ignorance crasse) que pas un étudiant de Laval n’étudiait la théologie mais bien le droit, la médecine et le génie.Cependant, des députés comme MM.Morphy, Edwards, Currie et les autres du groupe d’Oraugr, étaient sous la fausse impression ’que l’exemption accordée aux étudiants en théologie s’appliquerait aux étudiants de Laval et ils s’empressèrent de faire entrer dans la loi le vide do leur cerveau.Aveuglément, ils s'opposèrent à l’exemption des étudiants en théologie que demandait le gouvernement.Malgré la défense du premier ministre devant la Chambre, les étudiants furent sacrifiés au caucus et la clause exemptant les séminaristes abandonnée.Le coup ne frappa pas la province dp Québec mais bien les étudiants de théologie protestants et je ne suis pas surpris de voir les clergymen de Guelph s’en trouver marris.Malgré cela, il est stupide de leur part de protester aujourd’hui.Les catholiques n’ont rien fait pour changer la loi toile qu’elle était projetée et la responsabibité en retombe sur les députés orangistes plus haut nommés.Comme on le voit, les orangistes se sont encore une fois "craché sur le nez”, comme on dit en bon canadien.3 wtn; kws w « wwweam rtvîV; rtvw,' mem iwsw «« tu * i « JVIeli-lVIelo ?| • mtm tmtf, RHft» «WA fcWttA fAtSM SWA*.ffttAtt WAW • Assemblée politique à Longueuil Continuant une tradition chère à presque tous les députés de la province de Québec, M.Joseph Archambault, député de Chambly-Verchères, convoque, pour dimanche prochain, ses électeurs dans la grande salle de l'hôtel de ville de Longueuil.Ces assemblées, entre session, ont toujours plu aux électeurs ; c'est pour eux ce qu’ils considèrent comme la meilleure source d’informations touchant les travaux de la session.Ils se rendent toujours en très grand nombre à ces causeries tout intimes que leur donne leur député.M.Joseph Archambault se propose de faire une revue des travaux de toute la session, la causerie promet donc d’être intéressante au plus haut point.Il sera accompagné de quelques orateurs de réputation établie qui traiteront devant les électeurs de Chambly-Verchères des grands problèmes nationaux.L'honorable M.Bclami en Angleterre L’honorable docteur II.-S.Béland, M.P., est arrivé en Angleterre, mardi, venant de Hollande, où il passa quelques semaines après une captivité de trois ans en Allemagne.H préfera demeurer ce temps en Hol-Innde afin de ramener sa fille qui était avec lui en Belgique lors de la déclaration de la guerre.L’honorable M.Béland parait en excellente santé.Il parle sans rancœur de sa captivité chez les Boches.M.Béland passa un an à Berlin, dans une forteresse, sans pouvoir sortir.I! put aller s’acheter des effets à la fin de cette première année et fut encore enfermé presque un an.Il préférait être là plutôt qu’à Ruhlebcn, car il avait une chambre et était bien traité.Il a soigné ses compagnons de captivité, presque tous des Russes et des Polonais.Comme le médecin de la prison î; 4 4 4 4 4 4 444 4 444 4 4 4 4 4 4 4 444 4 4 4 4 4 4 4» 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4* 4 4 4 4 4* 4- c T 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 P P RE, N TISSA GE -:o:- ëtre.4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 444444444444 444444^ Le tout petit, Jane le parterre, Voyait partout due fleure jaillir.“ Veux-tu m’apprendre à les cueillir i " A-t-il dit en, cherchant son père.Il ne savait pas, pauvre, amour ! I.a main pressée et malhabile Epargnait la fleur immobile Tout en arrachant l’herbe autour.Ce fut vite appris.Mais, pauvre On apprend moins vite, ici-bas, A cueillir des fleurs sous ses pas El même, à les voir appara ître.Elles existe» t cependant ; Not re appel n 'est pas sa ns réponse.; Afin s da.ns les herbes et tes ronces Les douces fleurs vont se perdant.Il faut traverser bien des peines, Il faut pleurer, même haïr, Pour apercevoir et cueillir Ces fleurs de tendresses humaines ; Et — pauvre amour que.de douleurs, Avant les roses que d’épines, Pour goûter les choses divines, Pour apprendra à cueillir les fleurs.Charles FTJSTER.ne couchait pas là, c’est le docteur Béland que l’on appelait, lorsque quelqu’un était malade pendant la nuit.Après deux ans il put, sur la recommandation des médecins, aller chaque jour pendant deux ou trois heures, dans les parcs, sous escorte.En Hollande, il rencontra un officier canadien qui l’amena au club des officiers canadiens, à Scheveningen, où il rencontra le major Osborne, de Toronto, le major McGuaig, de Montréal, et le capitaine Barwick, de Toronto.La retraite de l’honorable L.-O.David L’honorable sénateur David vipnt de demander d’être mis à la retraite comme greffier de la ville de Montréal.Le Star, en annonçant cette nouvelle insinuait que M.David avait depuis longtemps passé son travail à M.René Beauset.Rien n’est plus injuste que cette insinuation contre laquelle proteste la verte et active vieillesse de M.le sénateur David, et nous sommes sùr que son assistant, à qui l’unit une ancienne amitié, en sera le premier indigné.M.David a rempli, toujours avec une conscience remarquable, tous ses devoirs.Il ne manquait que très rarement, malgré son grand âge, les séances du conseil et venait en ces dernières années d’accepter une charge nouvelle en prenant la présidence de la commission de la bibliothèque.Nul n’était plus que lui au courant des affaires municipales : il s'exprimait même sur ce sujet avec la plus entière liberté d’esprit, et a indiqué, l’hiver dernier, si nous avons bonne mémoire, certaines des causes de l’embarras financier de la ville.M.David a donné l’exemple d’un labeur qui ne s’est pas ralenti avec l àge et d’une activité qui a toujours dépassé les cadres étroits de ses fonctions municipales.D’une politesse et d’une affabilité charmantes dans ses relations avec le personnel nombreux placé sous ses ordres, son départ ne laissera que des regrets.La Foire Montréalaise L’Aide à la France vient de rendre public l’état des recettes et des dépenses de la Foire Montréalaise qui a eu lieu au parc Lafontaine, à Montréal, du (5 au 10 juin.Cette kermesse a rapporté, en recettes brutes, la somme de $46,051.21 ; et les dépenses une fois soldées, il reste une somme de $81,355.22, qui sera ainsi distribuée: $8,035 30 iront à diverses œuvres canadiennes de bienfaisance : $7,773.29 seront données aux œuvres de guerre canadiennes et $15,540.57 seront distribuées aux œuvres de guerre françaises.Journalistes canadiens en Angleterre Les journalistes suivants feront partie du groupe des journalistes qui visiteront l’Angleterre en état de guerre, comme hôtes du gouvernement britannique.Il est tout probable que ces journalistes visiteront.aussi le front occidental.W.-R.McCurdy, Herald, d’Halifax ; J.-L.Stuart, World, de Ch&tara, N.B; Adju-tor Savard, Le Soleil, Québec; Noël Chassé, L’Evènement, Québec ; honorable Frauk Carrel, Telegraph, Québec ; honorable Sineaton White, Gazette, Montréal j Fer- nand Rinfret, Le Canada, Montréal ; Osw-Mayrand, La Presse, Montréal ; Charles Robillard, La Patrie, Montreal: Norman Smith, Le Journal, Ottawa ; W.-R.Givens.Standard, Kingston ; J.-S.Douglass, Mail et- Empire, Toronto ; F.-L.Smith, News, Toronto ; W.-J.Southam, Spectator, Hamilton ; A.-E.Miller, Free Press, London; John Wald.Farmer s Advocate, London ; E.-R.Môcklin, Free Press, Winnipeg ; W.- F.Kerr, Leader, Régina : W.Buchanan, député, Herald, Lethbridge ; R.Jennings, Journal, Edmonton ; W.-G.Nicol, Province, Vancouver ; J.-F.-E.Liversay, secrétaire, Winnipeg.Le drapeau rational et l’image du Sacré-Cœur Faut-il mettre l’image du Sacré-Cœur sur le drapeau national ?Cette question a donné lieu à des discussions.A ce sujet nous lisons dans la “Correspondance romaine ” de la Semai ne religieuse, de Monti'éal : Le Père Le Doré, supérieur général des Eudistes, a publié une courte mais suggestive brochure sur le fameux “ message” de la bienheureuse Marguerite-Marie, par lequel il aurait été ordonné à Louis XIV do mettre le Sacré-Coeur sur le drapeau de la France.Il y établissait que le grand roi n’avait pas eu à exécuter des ordres dont il n’avait jamais eu connaissance.Au fond, et pratiquement, toute la question du ' message ” se ramène, pour les masses, à celle-ci : “ Faut-il mettre sur le drapeau français l’image du Sacré-Coeur ?” C’est une question périodique eu France et sur laquelle chacun discute au gré de ses convictions personnelles sans souvenL se donner la peine de recourir aux sources.Ces sources doivent être pour le moins obscures, puisqu’un prêtre français, prenant à rebours la thèse du Père Lo Doré, a soutenu que le message a été légitimement communiqué à Louis XIV et que les malheurs qui sont venus fondre sur notre pays sont dus à la faute qui a été commise quand on n'a pas suivi les ordres reçus de Dieu par l’intermédiaire de la bienheureuse Marguerite-Marie.Ce prêtre n’a pas eu en mains de documents nouveaux.Il a interj prêté simplement ceux qui étaient déjà connus et y a trouvé uue conclusion opposée à celle qu’on eu avait tirée avant lui.On doit en bonne logique en déduire ouo la chose n’est pas claire en elle-même ou que tes auteurs ont manqué de perspicacité dans l’interprétation donnée.Au milieu de cette controverse, voici qu'une autre voix se fait entendre.Elle ne part pas du Vatican, mais tout de même de Rome.Le cardinal Billot, jésuite, ancien professeur au Collège Romain, a répondu per une lettre rendue publique à la demande suivante qui lui a été adressée : “ Est-il bon que l'image du Sacré-Coeur soit sur le drapeau national français ir ” Et il a répondu en théologien, objectivement, sans discuter la question du message en mi-même.Toutefois, son argumentation suppose et soutient qu’il n’est pas dans les usages de Dieu de demander pareille chose aux hommes.Dieu, expose le cardinal, ne rendra pas nécessairement invincible lg L AVENIR DC NC:RlT- 3 JUILLET 1913 drapean sur lequel sera figuré le coeur de sen divin Fils.Ce coeur figuré n’est pas un palladium matériel ou un préservatif des maux qui peuvent arriver aux hommes.Dieu est, en effet, le père et le maître de tous les hommes, et il donnera la victoire à qui il voudra selon les desseins admirables de sa Providence sur le monde.Comment l’aurait-il promise à la nation qui mettra le Sacré-Coeur sur ses drapeaux Toutes les armées pourraient le faire, et alors ?Il y a un argument sur lequel a passé le a ivant cardinal.Au 14 juillet, en France, on pavoise les rues, et les drapeaux sont arborés à la porte des cafés, des estaminets, des théâtres et des cinémas, qui sont souvent des écoles d'immoralité.Conviendrait-il d’y voir arbore un drapeau qui porterait l'effigie du Sacré-Coeur ?Je crois, en tout cas, que la parole autorisée du cardinal Billot, en mettant les choses au point, contribuera à faire taire des discussions inutiles parce qu’elles sout sans résultat, et irritantes à cause de l’ardeur avec laquelle des deux côtés on descend eu champ clos.CHRONIQUE V AO ABONDE “ SAINTE = ADELE” Autour de la maison jf, Que ce titre n’épouvante personne.Je ne viens pas faire une critique du livre de mademoiselle LeNormand : et je le regrette beaucoup.Ah ! que je voudrais pouvoir dire qnelque chose de ce livre, mais je ne le puis et je laisse à M.Léon Lorrain le plaisir d’en parler.Et, dn moment que ce critique nouveau-né, nous dii, que ia directrice de ia page du foyer au Devoir est un écrivain régionaliste, croyons-le tout de suite et rendons-nous a une décision qui ne souffre pas la discussion.Franchement, nous n’avons pins besoin de lire les auteurs quand des critiques qui sont pour la plupart des savants et des hommes supérieurs les lisent pour nous.Et voiia pourquoi je n'ai jamais eu la tentation d’ouvrit “Autour de la maison D’ailleurs, j’étais sûr qu’un jour un écrivain remarquable se chargerait pour moi de lire ce livre extraordinaire où le Beau, a-t-on dit, règne superbement.Mais, ici, à Sainte-Adèle, les gens ne lisent point.C’est chose heureuse.C'est une chose, en tout cas qui eût réellement fait plaisir à ce pauvre Jean-Jacques, qui haïssait tant les lettres et qui pourtant les cultivait si bien.Il n’était peut-être pas un régionaliste celui-là, mais il n’était pas ennuyant.Vous pouvez en être sûr : M.Faguet l’a dit.Si Rousseau eut counu comme moi les bonnes gens de Sainte-Adèle, il se serait écrié, toujours enthousiasmé de se- paradoxes : “ O hommes obscurs, ô hommes simples peut-être même ignorants, vous êtes les plus heureux de la terre, mais ne laissez pas trop la civilisation et l’instruction pénétrer chez vous, car ces deux grandes inventions de l'homme gâteront pour tjujonrs votre vie et votre bonheur”.Voilà comment le pauvre citoyen de Genève aurait parlé; mais je sais bien de quelle manière on l’aurait récompensé pour de telles paroles.Tous les historiens et critiques littéraires le savent.J'ai dit tantôt que les gens de Sainte-Adèle ne lisent pas ; ce n’est pas vrai complètement.Il y a ici des hommes de goût et des jeunes filles “ qui ont gradué " qui liront “ Volonté ”, de Georges Ohnet, par exemple, ou le “Paon d'Email”, de Victor Morin.Mais il parait que ces gens préfèrent “ Volonté , parce que ce livre a atteint en quelques mois un nombre impossible d'éditions.Je crois aussi qu’ils l'aiment mieux, parce qu'ils n’ont pas la volonté d’en lire d’autres.Ce ne sont donc pas de vrais liseurs et il n’est pas du tout intéressant d’en parler.Il vaut mieux se taire.Voilà ce que c’est que d’avoir de la volonté.Heureux mortels des villes, sachez une fois pour toutes que si les pauvres villageois ne lisent pas “ Autour de la maison ”, c’est qu'ils n’ont pas de temps à perdre et qu’ils aiment mieux l’employer à cultiver des choux, des patates et des carottes autour de la maison.C'est un tait à noter dans les annales agricoles de Sainte-Adèle.Et pour l’étranger qui veut se donner tant soit peu la peine d’observer, il constatera que chaque villageois a son jardin et, chose extraordinaire, qu'il trouve du plaisir à le cultiver et à l’entretenir.J ’aurais pu ajouter qu'il y trouve ses intérêts.C'est tellement le cas que la culture maraîchère est devenue à Sainte-Adèle une vraie concurrence.C’est a qui aurait le plus beau jardin ; c’est a qui vendrai^ le plus possible de légumes aux gens de la ville Mais c’est que tous ies citadins ne sont pas dépourvus complètement de connaissances agricoles, et îqu’il y en a un grand nombre encore qui aiment la campagne et sont restés attachés au sol.Pour ma part, je connais un gro9 docteur de la fille (je tairai son uom pour le mieux louer qui a voulu, lui au-si, avoir son petit U-din a Sainte-Adèle.Mais en toute franchise je suis dois dire que le gros docteur-cultivatenr ne passe pas tous ses beaux dimanches à “ ren-chausser ” les patates D’ailleurs, nous aurion-bien tort de l’en blâmer : il est si gros et si gras et il a si chaud quand il travaille de ses mains et de ses pieds.Cependant, ce pourquoi nous devons le féliciter et le louer, c’est d’avoir eu cette heureuse idée de cultiver un petit terrain autour de sa maison d’été quand on sait qu’il y a tant de citadins qui aiment mieux avoir un jeu de tennis ou de croquet plutôt qu’un champ de patates.Aimons-le donc ce gros docteur qui a laissé pour un temps ses mots longs comme ça pour tous parler de patates et tomates, radis et céleri, navets et engrais.Insensiblement l’homme de profession redevient “habitant”, et je suis presque sur que cette métamorphose extraordinaire aura un effet salutaire sur l’esprit do n«ü paysans.Ah ! continuez, gros et gras docteur de la ville, a aimer votre jardin qui est si bien situé sur le bord de ce petit lac Rond qui est charmant.O lieu zoütaire et si agréable où l’on passerait volontiers bien des heures à méditer notre vieil Anatole ! Comme vous savez bien, messieurs les docteurs ce qu ’il faut faire pour vivre heureux ! Grande visite Il y a une quinzaine de jours, le secrétaire de notre municipalité qui est on homme d’or- dre et de devoir, était à travailler bien paisiblement dans ses livres.Mai» comme il est un vrai campagnard et qu’il aime par-dessus tout la nature et le grand air, il travaille toujours la porte et les fenêtres de son bureau ouvertes.Ce jour-là, absorbé comme il était a un ouvrage qui demande la plus grande attention, monsieur le secrétaire n’avait connaissance de rien, n’entendait rien, pas même le chant des oiseaux qui le charmait tant d’ordinaire, la tête entre les mains, monsieur le secretaire calculait, monsieur le secrétaire rédigeait une Ion gue liste des arrérages et était loin d’avoir le cœur à la poésie.Mais tout à coup, il sentit un souffle très chaud qui arrivait à grands coups sur sou visage.— Qu’est-ce ?pensa t-il.et il leva la tête.— Une vache ! s’exclama monsieur le secrétaire.Une vache dans ma maison.Ah ’ pour ie coup, voilà de la grande visite, de la visite rare Ah ! mais c’est qne je te reconnais bien ma “ rougette ”, continua-t-il, se tenant debout devant sa vache.Eh 1 oui, c’était bien la sienne, une belle petite canadienne à tête fine, de beaux grands yeux ronds et un museau d’un rose tendre, signe infaillible d une bonne vache laitière Mais, monsieur le secrétaire avait déjà oublié toutes les qualités de sa vache et ne voyait plus en elle qu’une polissonne et une mal élevée pour venir comme ça fouiller dans ses papiers et sentir ses encriers.—Ourche, ourche donc dehors, s'écria notre secrétaire indigné, et d’un bond la vache était rendue là où elle devait être.Je ne sais pas si notre secrétaire va désormais travailler sa porte formée.Il le devrait, car, sans cela, il risque encore de se trouver face à face avec de la grande visite, de cette visite qui ne s’aunonce pas et qui est souvent désagréable, quoiqu’en disent les Turcs.Les étrangers o Quoique ies grandes chaleurs ne soient pas encore arrivées, les citadins sont venus à Sainte-Adèle en assez grand nombre, depuis une quinzaine Presque toutes les pensions ( on ne dit plus hôte! aujourd’hui ) sont remplies.Tant mieux pour les cultivateur-.Il semblerait que Sainte-Adèle est plus achalandée ces dernières années.C est nn bon signe.Mais nous avons encore beaucoup à faire pour rivaliser avpc Sainte-Agathe -où il y a 29.000 habitants et 30,000 Fords i C'est incroyable.Sainte-Agathe est devenue une petite Atlan-lic-City Ce n’est plus tenable.Vive plutôt Sainte-Adèle où les mêmes étrangers nous reviennent chaque année.Voilà des gens ’qui ont conservé un goût tout délicat pour cette belle nature qui avait si bien inspiré autrefois le correspondant de Sainte-Agathe à I’Avexib do Nobd.Ah ! nous les aimons bien aussi nos étrangers.Ils vivent sans faste et sans luxe ; ils ODt pris nos coutumes et trouvent nos légumes excellents ! Le Chemixeau Le français agricole (De Y Action Française) Depuis longtemps on accuse avec raison les agents de machines agricoles de répandre dans nos campagnes de nombreux anglicismes que nos bons cultivateurs, ne se défiant pas du tout, accueillent sans sourciller Jusqu’à ces dernières années, les agents étaient excusables en partie ; les manufactu-lijrs ne leur fournissaient pas de catalogues ni de tarifs (price list) de pièces de rechange en français.Grâce a l'obligeance de M.J.-O.Renaud, d - ia maison Moody et fils, de Terrebonne, je viens de recevoir ia collection des catalogues de cette importante fabrique depuis 1895.Isa comparaison des anciens catalogues avec les nouveaux est très intéressante du point de vue de la langue française.D’abord, pour ia concision.On dit souvent que, ea affaires, le français est beaucoup pins long que'l’anglais^ Ea y regardant de près, on voit que les paragraphes français ne sont pas pins longs que les paragraphes anglais.— Il a fallu nn peu de travail, me dit M.Renaud qui en a fait la traduction, mais avec du travail on y parvient.Avant 1912, tout ce que la compagnie avait à mettre entre les mains de ses employés, commis, agents, etc., était de l'aDglais.A cette époque parut un catalogue, bilingue cette fois.“ Il a fallu piocher bien longtemps, dit encore M.Renaud, pour trouver des mots français a tous ces mots barbares anglais de pièces de recharge et qui ne disent rien, même avec la pièce sous les yeux.” On peut suivre le progrès d'année en année.En 1917, le catalogue, très amélioré, est presque parfait.Laissons M.Renaud nous dire l’effet de -a louable influence qui a décidé la maison Moody et fila a publier du bilingue : “Chaque fois que nous vendons une “ machine ”, nous envoyons une circulaire à l’acheteur.C’est utile pour lui rie savoir quel prix il doit payer pour telle ou telle pièce usée ou brisée; un bon nombre vont ainsi apprendre des mots français qui leur sont inconnus Depuis 1912, date de l’émission de notre premier catalogue bilingue de pièce* de rechange, nous constatons que nos agents, pas tous malheureusement, envoient leurs commandes en se servant de la désignation française indiquée dans ce catalogue.Nous avons a peu près 700 agents canadiens-françai».C’est ur, puôiic parmi lequel il se rencontrera des amis du français et qui propageront l’idée du mot français a leur clientèle.“Au point de vue du français, je n ’ai pas pu juger encore des effets des circulaires que nou» envoyons aux acheteurs.Ce ne doit pas être de ia présomption de croire que le français ne perdra rien a cette propagande eiieucieu-e mais constante.Je vous prie bien de croire qu’il m’a fallu batailler un peu pour faire consentir cette dépense à mes patron», qui sont des Anglais, mais de la meilleure variété.Anjou rd hui, devant le contentement manifesté par des clients qu’ils ont pu rencontrer, ils «ont fiers des sacrifices qu’ils ont faits.’’ Espérons que la compagnie Moody appréciera à son mérite ie Canadien-français qui a su lui rendre en tel service.M.Renaud mérite ia reconnaissance de ses chefs et aussi celle de tous les Canadiens-français.Ea cela il fait beaucoup pour la propagande française.Félicitons la compagnie Moony fils d’avoir ainsi compris son intérêt.Il est toujours avantageux pour les commerçants do traiter avec leurs client* dans leur langue maternelle.Etienne Blaxcuabd, p.s *.TABAC A CHIQUER COPENHAGEN L/usa^rs du tabar \ chiquer Cop-5nha?en differ* entièrement du taJbac û.chiquer sous sa forme ordinaire.Prenez-en une petite pincée pour commencer, placez-La entre la lèvre inférieure et la gencive, au milieu.Ensuite, vous pouvez augmenter la quantité graduellement jusqu’à ce que le goût soit aussi prononcé que vous le désirez.Le Tabac à chiquer Copenhagen étant granulé, prtxiuit -son effet immédiatement par le faut même» Par conséquent, une pincée vous suffira pour en apprécier la saveur et durera longtemps; ce qui démontre que le tabac à chiquer Copenhagen est économique et de qualité supérieure.L’Aide aux conscrits canadiens l-e public a appris par les journaux que la société Saint-Vincent de Paul de Montréal s’occupe activement des jeunes gens que ia loi de conscription entraîne dans le tourbillon de la guerre.Le moment semble venu de faire connaître le fonctionnement et les pressants besoins de cette oeuvre de secours.Nos foyers se dépeuplent.Des milliers de jeunes gen3 sont appelés aux casernes.De sentiment des dangers immenses qui guettent partout nos conscrits est un sujet de vives alarmes pour les familles canadiennes.On se de mande comment nos jeunes gens sauront affronter la mort à plus Je 3,000 milles de leur patrie et dans quelles conditions de santé morale et physique ils se trouveront au retour pour affronter de nouveau la vie.” L’aide aux Conscrits Canadiens ” est née de cette angoissante inquiétude.Elle veut s'attacher ceux qui partent, les récréer, leur témoigner de la sympathie, les rnuuir d’objets appropriés à leur condition nouvelle, les accompagner Un terrible cas de dyspepsie occasionné par le travail dans les manufactures, guéri par les PILULES MORO.M.ADELARD BEAUPRE L’individu atteint de dyspepsie éprouve une sensation de lourdeur, de plénitude de l’estomac, une sensation de barre.Son repas ne passe pas, comme il dit.Il est forcé de déboutonner son pantalon et son gilet, tant la pression occasionne de douleurs; puis la maladie faisant des progrès, pendant chaque digestion il se produit une augmentation très notable de l’estomac; on voit cet organe qui se gonfle sous la pression des gaz; le malade baille, a des éructations nombreuse»; s’il remue et s’agite, il entend dans son estomac un brait de glouglou dû au choc des liquides et des gaz.Le malade ne peut pas faire le moindre excès de table sans souffrir.Il a aussi souvent des coliques plus ou moins fortes et quelquefois des vomissements.La pituite accompagne souvent la dyspepsie et ces chaleurs de l’estomac augmentent fréquemment pendant la nuit; le» douleurs vont souvent au cœur et se répandent jusque dans les reins.Mangez lentement et mastiquez bien vos vivres.Voilà le principal conseil que nous donnons aux dyspeptiques.Mangez sec; les dyspeptiques digèrent mieux les solides q ie les liquides.Ne mangez quu des met» faciles à digérer.Evitez les plats compliqués et très riches.Ne mangez pas entre les repas.Votre repas fini, prenez deux Pilules Moro arec un demi-verre d’eau chaude et vous verrez qu’en suivant ce régime avec soin l’état de votre estomac s’améliorera très vite et que vous guérirez de votre dyspepsie comme M.Adélard Beaupré l’a fait.Depuis quelque temps ma digestion me fatiguait un peu et, parce que je négligeais de me traiter, elle devint de plus en plus mauvaise et les malaises augmentaient.C'étaient des gaz, une sensation de boule qui m'étouffait, des tiraillements, des brûlements et des lourdeurs d’estomac, aussi des maux de tête, des lassitudes continuelles et des besoins de dormir irrésistibles.J’ai pris des Pilules Moro qui m’ont immédiatement donné des forces, ont peu à peu amélioré ma digestion.Au bout do peu de temps je me portais bien, ma digestion était bonne et J'étais toujours disposé au travail.*'—M.Adélard Eeaupré, Putnam, Conn.ECRIVEZ-NOUS.—Si vous avez be-»oin de conseils, écrivez-nous en noui donnant des détail» sur votre maladie.Par le retour de la malle, von» recevrez de notre médecin de» conseil» qui vou» »eront d’une grande utilité.Le» Pilule» Moro sont en vent» chez tous les marchanda de remède».Nous le» envoyona aussi, par la poste, an Canada et aux Etats-Unis, «ur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six bottes.Toute» le» lettre» doivent être adres-•ée» : COMPAGNIE MÉDICALE MORO, 272, ne Saint-Déni», Montréal.dsns lea casernes, dan- lea camp-, sur le front, organiser pour eux des envois de journaux, de livrea d’( Sets personnels, recuiiiir leurs propres demandes, soutenir leur courage, leur rappeler leur patrie absente, leur fournir le- moysns rie rester fidèles à leurs hubitudes chrétiennes.Tjute l’oeuvre est centralisée au secrétariat spécialement ouvert dans l'immeuble Versailles, 90 rue Saint-Jacques, Montréal bureau 902, tél.Main 71) Ou y in»crit avec soin «ur de» fiches tous les nom», adresses et numéros de conscrits que le public veut bien porter à notre connai-sanee.L’initiative de la société de Saint-Vincent de Raul profitera a tous les con-crits catholiques.Nos confrères de langue anglaise s’acquittent en effet de la même lâche pour ie bénéfice des jeunes g-ns de leur nationalité.Une revue de 20 pages, VFcho du Fays, est fondée pour les jeunes soldats.Cette publication contient de la lecture courante, des articles spéciaux, des nouvelles, des pages récréatives, des avis divers et sera expédiée gratuitement dans les camps et sur ie frout.Afin de grouper les jeunes g-ns durant leur séjour à Montréal, “ L'Aide aux Conscrits Canadiens ” met des salles d’amusements a leur disposition, lut première est déjà ouverte au No 324 rue Sainte-Catherine, près Saint-Deuis.Les conscrits peuvent v utiliser sans aucun frais des billards, un piano, une bibliothèque, des timbres-poste, du papier a lettres, des jeux divers.Notre société s’est, de plus, procuré des objets de piété, de- livres, etc., qu'elle porte aux conscrits eu même temps qu'elle offre l'usage de son secrétariat.Toutes ces initiatives exigent évidemment des ressources abondantes.Impuissants toutefois à soutenir seuls une entreprise de pareille envergure, nous croyons pouvoir compter sur la générosité de la population entière.Cette collaboration nous est absolument nécessaire.Les paya alliés ont éveillé parmi notre peuple les plu- profitables sympathies.Les convenances nous pressent maintenant de nous occuper des nôtres, au risque même de négliger les autrts.“L'Aide an Conscrits Canadiens ” recevra avec gratitude les offrandes les plus diverses ; elle sollicite surtout les souscriptions en argent Nous prions chacun de s’interroger sur la part de secours qu'ils peuvent nous assurer, et de faire parvenir le plus tôt pos-ibe leurs souscriptions et leurs offres de services à M.Joseph Blain, aux bureaux de 1’ Aide aux Conscrits Canadiens ’, immeuble Versailles, 90 rue Saint-Jacques, Montréal (Tel.Main 71) Pour la Société Saint-Vincent de Paul, Conseil Central de Montréal.Le président : De secrétaire : J.-A.JULIEN, GUY VANTER Les fermiers de l’Ontario ET LA PROVINCE DE QUEBEC Deux mille cultivateurs réunis en pique-nique à Port Stanley, sous les p.vt-pice- de- organisations de fermiers de Middlesex, Ontario, ont reconnu qu’ils avaient été trompés sur le compte de la province de Québec.M.Grieves, conseiller de comté, déclara, au cours de son discours, qui! ne croirait plu3 rien de ce qu’on pourrait loi dire des cultivateurs de la province de Québec.“ Il lés a vus à Ottawa, dit-il ; ce -ont des gens paisibles, à idées larg-s er l’on ne peut rencontrer de gens plus progressifs et plus modernes.” Le Commerce des Cultivateurs Cette banques’est tout particulièrement dévouée, depuis 54 ans, au commerce des cultivateurs.Nous en avons aidé plusieurs à des époques très difficiles, et avons contribué à en conduire davantage encore, à l’apogée du succès.Noua sommes disposés à vous accorder tout l’appui possible, tout en nous maintenant dans le» coutumes légitimes des affaires de banque.Vous êtes bienvenus en tout temps.LA BANQVC ws MARCHANDS 3ureauChef: Montréal.DV CANADA Etablie en 1864.LT.mccniî CT icrrmlF - - J.N.LORRAIN, Gérant.SIISMîi §1 lëærDES -,oNTS- wr.Mis^: ss Boites de Sûrclf » louer à la Succursale de Sl-Jerome.LA COMPAGNIE D’ELEVAGE DE SAINTE-THERESE, LIMITEE Public notice is hereby’ given that under th-Fir-t Part of Chapter 79 of the Kevised Statute- of Canaiia.1900, known as “ liie Companies Act ”, letters patent have been issued under the Seal of the Secretary of State of bearing date the 11th day of June 191s, incorporating Charles-Edmond Lefebvre, Antonio Lefebvre et Eimoud T^-febvre, clerk-, Xavier Lauzoa tt Maurice Koùière Briquet, farmers, all of the Town of Ste.Théièse de Biain-ville, in the province of Quebec, for the following purposes, viz : fa) To raise, buy, sell, export or import all farm animals ; buy, sell, export or import all farm products whatsoever ; (b) To acquire, buy or lease all premises, lands of portions thereof required by the company for its purposes.(c) To establish, operate, or acquire abattoir-and cotd storage warehouses, aud acquire any patent of inventions relating to the operations of -aid abattoirs aud cold storage wa'rehou-es.pi) To buy, seii, import or export ail abattoir products whatsoever.(e To buy or sell debentures or stock of incorporated companies and of all persons carrying on any busiuess similar in whole or in part to that of the company.(f) To make contracts and obtain fiauchi-e-from any corporation, municipality or province.The operations of the company to be carried on throughout the Dominion' of Canada and elsewhere by the name of “ La Compagnie d’Eievagu de Ste.Thérèse, Limitée” with a ci-pital stock of one million dollars divided into five thousand preferred shares of one hundred dollars each, aud five thousand common shares of one hundred dollars each, aud the chief place of busiuess of the .-aid company to be at the town of Ste.Thérèse de Blainviile, in tbs Province of Quebec.Dated at the office of the Secretary of .State of Canada, thi- 12th day of June 191-.THOMAS MULVEY, Under-Secretary of State.La compagnie d’élevage de Sainte-Thérèse, Limitée A VENDRE — Un piano tout neuf.Voitures d’été et d’hiver.S'adresser à M.S.-U.LA VIO DETTE, Saint-Jérôme.Avis est donné au public qu’en vertu de la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 1900, désigné Loi des compagnies, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d'Etat du Canada, des lettres patentes en date du 1 lème jour de juin 1918, constituant en corporation Charles-Edouard Lefebvre, Antonio Lefebvre et Edmond la’febvre, commis, Xavier I-auzon et Maurice Rodière Briquet, cultivateurs, tous de la ville de Saiute-Thérèse de B aiuville, dans la province de Québec, pour ies fins suivantes : (a) Elever, acheter, vendre, exporter ou importer tou- les animaux de la ferme ; acheter, vendre, exporter ou importer tous les produits de la ferme -uus quelque forme que ce soit ; (b) Acquérir, acheter ou louer toute propriété, tout terrain ou partie de terrain requis par la compagnie aux fins de son exploitation ; (c) Etablir, exploiter ou se rendre acquérear d’abattoirs et d’entrepôts frigorifiques et acquérir tout brevet d'invention relatif à l’exploitation desdits abattoirs et entrepôts frigorifiques ; (d) Acheter, vendre, importer ou exporter tous les produits des abattoirs sous toute forme que ce soit ; (e) Acheter ou vendre des debentures ou actions de compagnies incorporées et de toute personne fai-aut un commerce en tout ou ea partie semblable à celui de la compagnie ; (f) Passer des contrats et obtenir des franchises de toute corporation, municipalité ou province.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs, sous le nom de “ I.a Compagnie (l'Elevage de Sain te-Théièse, Limitée ', avec un capital-actions de un million de dollars divisé en cinq mille actions préférentielles de cent dollars chacune et cinq mûre action- communes de cent dollars chacune, le principal lieu d'affaires de ladite compagnie -era en la ville de Sainte-Thérèse de Biaiuville dans la province de Québec Daté du bureau du secrétaire d'Etat du Canada, ce 12ème jour de juin 1918.THOMASMULVEY# Sous-ecrétaire d’Eiat NOUVELLE EMISSION vu 'I $6,100,000 '.©% r ».V-., CINQ ANS „ iff ! OBLIGATIONS A 6° :ms: ¦ ,738?;.DE LA î 'A CITE DE MONTREAL Date d’émission : 1er mai 1918.^ Date d’échéance: 1er mai 1923.En coupures de $100,—$500,—et $1000.—' Titres au porteur ou nominatifs (enregistrés) Intérêt payable semi-annuellement le 1er mai et le 1er novembre.CAPITAL, et INTERET payables, en or, à Montréal ou à New-York.PRIX7LE PAIR (100) ET INTERET ACCRU * Le produit de la présente émission servira à rembourser un montant égal de Bons de la Cité uni portaient intérêt au taux de 5% et qui avaient été émis en anticipation d’un emprunt à long terme autonse par règlement, pour des fins de travaux publics, qui pourvoit à l'amortissement de cet emprunt.La vente de ces obligations est autorisée par le Ministre des Finances.Ottawa, et la légalité de cette émission a ete constatée par MM.Fleet, Falconer, Phelan & Bowey, avocats.° Montreal est la métropole du Canada et sa population dépasse 700,000 habitants.C’est la plus grande et la plus nche ville du Dominion et le centre commercial et financier du pays.L’estimaUon de la propnete taxable de la Cite de Montréal est d’environ $650,000,000.LES TITRES DEFINITIFS SERONT LIVRES LE OU VERS LE 28 JUIN 1918 - r Od peu! souscrire » l’umpnmt ut obtenir de plu, un.pL, reuncigncmcnl.m bore>„ d — Nous appi enons et annonçons avec plaisir que M Camille de Mariigny, tils de M.Camille-L.de Martigny, Ment de passer avec succès, a Quebec, se- examens d'admission a 1 etude du droit.Nos Him «Tt'M félicitations.On demande des hommes pour travailler a la Cie de Papier Rolland, Mont-Rolland.DBS FLEURS NATURELLES VA vc7.-vo.is besoin .le Heurs imtur.-UeN pour quelque occasion que ce soit : fôtes, naissances, ""triages, décès, etc.?A( I K l'OUK- N II-; K qui lf|ilési-nte ici la fn""M s' McKenna, vie Montreal.Choix sur ratal, g" • l’rompu* livrainon.MATERIEL P11 l)TC>< * H A F1 II QU E Ou trouvera aussi A la pharmacie Fourni, r des icod .k.et tous 1rs accessoire* voulu» pour Uuv du lu photographie.^ EN DRE.— Une bonne vache à luit, t rix modéré.S'adresser à J -N.DESJARDINS, rue Labelle.jpOUR conserver le certificat d’enre-gistruuieut dont, a chaque instant du jour, vou* devez être porteur, rien n e*it plus commode et plus pratique que les étuis spécialement fabriqués dans ce but, et qui sont eu vente à la LIBRAIRIE PREVOST.- L hôtel.Bellevue, tenu par M.P.Lapointe est un établissement iecoininaudahle sous tous , «yPIKu-tS; fchte enchanteur, près de ht rivière du Nord.Table excellente, chambres spacieuses, ecuries bien aménagées.Un omnibus est iï la disposition des voyageurs ù, l’arrivée et au depart de tous les trams.118 et 120.rue Libelle.Saint-Jérôme.PERDU.— Des rideaux pour automobile ont été perdus sur la route de Shawbridge à Saïut- Jérôme.Une récompense sera donnée à celui qui les rapportera à M.Farrell, 235 rue Edouard-Charles, Moutréal.Terrebonne Une grande tombola au profit du collège Saint-Louis, a été organisée en notre ville.Commencée le 29 juin, elle se terminera le 8 juillet.Ou y voit des attractions spéciales ; des divertissement variés, de la musique ; on y vend des rafraîchissements, des cigares et des bonbons, et ou y met en loterie des objets de valeur.Les visiteurs sont nombreux et nous espérons que les recettes seront abondantes.UH COUP D’OEIL INTERESSANT dôà prix au pèusiuuiiat de Sainte-Anne a laissé tous les assistants sous le charme gracieux et touchant d’une iutirne fête do famille.s Trois finissantes : Mlles Hilda Kramer, de Saint-Jérôme ; Humbéline Campeau et Juliette Gauthier, de Montréal, ont re^u avec le diplôme de la maison les honneurs et les récompenses dus à leur travail persévérant.Vu les dillieultés de l’heure préseute, les religieuses out dû sacrifier le plaisir de donner des prix à toutes leurs élèves.Seules les graduées ont été favorisées.Mais "iâce à la générosité des nombreux amis de la jeunesse étudiante, les récompenses et les encouragements sont venus do toutes parts.Nous empruntons au palmarès la liste suivante : % M.Fabbé de la Durantaye, curé : plusieurs volumes.Son honneur le maire Fournier : volume.M.J.-E Prévost, député au Parlement fédéral et membre du Conseil de l'instruction publique * volume.M.l’inspecteur Primeau : nombreux volumes Révde Mère Générale des Soeurs de Sainte-Anne, Lachine : médaille d’ur.Révde Mère M.Claire, supérieure provinciale : croix et chaîne en or offerte à l’élève qui a conservé le plus de points dans le concours donné aux douze maisons de la proviuce du S.-C et remportée par Rose Tremblay, de Montréal.Révde M ère Léocadie, supérieure provinciale a Marlborough : chapelets montés en or.M.et Aline F -AV.Kramer : Montre en or, bracelet, médaille» et épingles en or.M.Lionel Fouelier.Montréal, médaille en or.M.le notaire Geo Alarsoiais, Alontréal : cinq piastres en or.M.et Aime Campeau, Montréal : deux médailles d'or.Al.Elie Lalonde, Saint-Ciet : médaille d’or.M.Télespliore Des fonds, Louisevillo : médaille d’or.M.le Dr Bourget, Montréal : médaille d’or.Mlle Antoinette Latour, ancienne élève : croix et chaîne en or.M.et Aime Dussault, Lachine : médaillon et chaîne en or.M.et Mme Ghs Lorrain : médaille et chaîne en or.Mme A.Trudeau, Saiut-Laurent : médaille et chaîne en argent.Kévde Sr M.Séraphine du S.-C , supérieuie à Saiut-Outhbert : médaille et chaîne en argent, Révde Sr Al.Léon-Joseph, supérieure à Easthainpton : médaille et chaîne en argent.Madame Taiilou : chapelet ou argent, volume.Révde Sr AI.Bernardine, supérieure à S.iin-te-Clotilde de Montréal : livre de piété.Mme P.Simard : livre de piété.Aime II.-O.St-IIiTaire, de Montréal : plusieurs volumes.lîév.Père Demers : volume.M.le Dr Dionne : volume.M.Hébert, gérant de la banque d’Iloche-Inga : volume.Al.U Cistonguay: volume, M.Patenaudn : volume.Aime Jacques Villenouv- : volume.Al.le notaire A.Sigouin : volume.Al.L.-Al Cornellier, du Alontréal : volume.Aime Vve G.Rochon : volume.AI.et Aime G raldeau : livre de piété.M.et Aime Adélard Filia’rault : volume.Al.Vve O.I.alnnde : volumes AI.et Mme J -A.1?.urheati : volumes.M.J.-H.-A.Lab-lio : volumes.Alite Marguerite Cleary, ancienne élève : volume.Aille Germaine Latour, ancienne élève : volume.M.F.Paiement : livre de piété.AI.A.Lambert : volume Al \V.Guéuette : volumes.Aille A Piolié : médaille et chaîne en or.M.Alfred Viau : volume.Allie 8 Côté, do Montréal, ancienno élève : volume.Mme Léveillé : vo’utne.Plusieurs smii s de la maison : volumes.De superb s tmuquels de tl urs ont été gra-.imiseinent off-ris aux trois élèves finissantes par M et AI m G.Alarsoiais, de Montréal ; M et Mme F.AV K miner, de Saint Jérôme ; Mlle Aurore Gauthier, de Montréal ; Mme G ou geo n, de Montreal.Messieurs les commissaires d’écoles ont don-m( de beaux piix de classe et d’assiduité à tou le» les é èves lu l'eXternat.A l’école maternelle chaque enfant eut aussi Ba part do récompense.A tous leurs distingués bienfaiteurs le?religious s et leurs élèves offrent les remerciement» I les plus sincères.L'Action Française SS La livraison de juin do Y Action Française est particulièrement étoffée.Elle débute par des vors enlevants de M.Albert Lozeau sur la fête du 24 juin et se continue par un grand et penetrant article de Fadctte sur la Cauadieuur.Vient ensuite un portruit de .Michelle Lo Normand par M.Léon Lorrain, une copieuse étudu, avec carte, sur le Fort du Long-Sault, théâtre du combat dr.Dullard, par Al l’abbé Guindon, p.s.a., puis une monographie de la Fédération catholique franco américaine par M.Adolphe llobert, de Alanchuater.Cette livraison se clôt sur la chronique de Al.Pierre Homier “A travers la vie” et une note de Al Oner Héroux sur la “ Vie de l’Action Française”.Cette vie est tellement abondante qu'on a dû renvoyer à la prochaine livraison plusieurs études préparées pour celles-ci, notamment un article de Marcelle Gagnon sur la jeunesse féminine, une remarquob e lettre d’un jeune élève de l’Ecole des hautes études et des notes bibliographiques.ta livraison de juillet de Y Action Française publiera en outre une grande étude du Rév.P.Lamarche, O.P., sur la Paroisse, et des vers de Mlle Blanche Lamontagne.L’abonnement à I’Jetton Française est d’une piastre par année.S'adresser au secrétariat de la Ligue des Droits du Français, 32, immeuble do la Sauvegarde, Moutréal.AVIS DE VENTE Dans l’affaire de : La Cie Nationale Manufacturière de Pianos Ltée En liquidation Saint-Jérôme, Qué.Vente à l’encan public, MERCREDI, le 17 juillet 1918, à 11 heures a.m , au No 69 rue Saint Jacques, Alontréal, des biens suivants ou lots séparés comme ci-dessous : lo.Stock de bois et autre matériel suivant inventaire.A3,442 "8 2o.Matériel en voie de fabrication.5,483.98 3o.Ameublement de bureau.53 GO 4o.Charbon.105 00 CONDITIONS DE VENTE : Argent comptant.La manufacture sera ouverte à l'inspection le 10 et le 15 juillet 1918.Pour plus d’information s'adresser à M.A.Lambert à Saint-Jérôme et au bureau des liquidateurs à Montréal.VINCENT LAMARRE &, ALFRED LAMBERT, Liquidateurs conjoints.Office : 820 Edifice “Power”, MARCOTTE FRÈRES, Encanteurs.Alontréal, 28 juin 1918.Tabac a Chiquer âzspenfimgmî "1 C'est un tabac manufacturé, scus sa forme la plus pure.Etant granulé, il produit son effet immédiatement.C’est le tabac à chiquer le plus économique.mélange.C'ela produit un quart de pinte île la meilleure lotion connue pour le teint qui, employée en massages quotidiens sur la figure, licou, les bras et les mains, fait disparaître les taches de rousseur, le tifi.lt*, elr., et rend le teint Clair et brillant, la peau douce et blanche.Elle est sans danger et sou efficacité vous surpien-dra.4 C’est votre défîjarclje qui est attrayante On dit que les femmes negligent trop souvent leurs cors aux pieds Holà ! les garçons, qu’en pensez-vous ?Environ trente mille Soldats du Sol vont aider cet été aux travaux des fermes et contribuer ainsi à combattre les boches.Etes-vous de ce nombre î Si non, pourquoi I Les garçons du suize à dix-neuf ans devraient ne pas laisser passer celte occasion de rendre sur les fermes un des services les plus importants du moment.Le travail des Soldats du Sol est un aide en même temps accordé au soldat qui combat au front.Que tous 1rs garçons aillent donc travailler cet été sui ic-s fermes.C£.Uoyyaîp Ajccnt general d'Assurances Téléphoné Hell Ko.5S 157, rue Saint-Georges SAINT JEROME.P.Q Le jus de citron rend la peau blanche Comment preparer, pour quelques sous, une lotion qui fera disparaître le liâle, les taches de rousseur, etc.Votre épicier vous vendra les citrons ; votre pharmacien vous donnera, pour qtfelques sous trois onces de “ white orchard”.Versez dans une bouteille le jus de deux citrons frais et les trois onces d’orchard white, et agitez bien ce Une démarche vive et légère charme peut-êti e dav mtage qu’un teint clair, mais sj vous portez des chaussures à talons liants, vous boitez sans doute quelque put, i “esr ifès disgracieux, et vous le savez bien.Les cors aux pieds nuisent à la bpauté d’une femme, mais il est très facile de lus faire disparaître, Achetez chez votre pharmacien un quart d’once de freezone ; quelques gouttes versées sur un cor douloureux, sur un durillon, etc., calment la douleur et bientôt le cor se détache et tombe sans que vous ressentiez le moindre n al.Le freezone est une substance résineuse qui sèche instantanément et agit sur le cor sai s enflammer la peau.Les femmes ne doivent pas oublier qu’un pied sain donne une démarche jeune et élé.a 1-te qui augmente leurs attraits.4 Elie Meunier MANUFACTURIER Fortes, Chassis, J al ousies, M oulures Bois de charpente, Bois préparé Tournage, Découpage, etc.Ancienno tr.anuf.Limoges, près du moulin a farine Jules Drouin SAINT-JEROME J.A - C.KTlUEIl,
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