L'Avenir du Nord, 29 novembre 1918, vendredi 29 novembre 1918
Vingt-deuxième année — No.48 Journal hebdomadaire — Deux sous le numéro U Vendredi 29 novembre 1918;- ORGANE LIBERAL du DISTRICT otTERREBONNE.K s» UC «W7T US L'AVI MIS 1ST ÛAK5 LX PtüPU mIm PKJili VT* K O H} **»$H*M munucr QA 5t)Or4 „__________________ Abonnement : w ‘.Canada].$1.00 *L_ C* & ** » Ê K.“ I Etats-U nia].1.50 _________________ Strictement payable d’avance.w Directeur : J ULES-É DOUA KD PR K VOST SAINT-J ÊROME Secrétaire de i.a rédaction ANDRÉ MAGNANT (Terrebonne) P.().w Annonces :¦ -IJ c.la ligue agate, par insertion.) Annonces légales : 10 c.la ligne agato, lèrel insertion ; 6c.la ligne, insertion* subséquentes 1 Le problème économique Nous croyons intéressant et tout à fait d’actualité de citer l’extrait suivant d’un article de Y Economiste Français publié lo 11) octobre dernier • Les remaniements considérables de la cat te politique de 1 Europe, après la guerre, soulèvent dès maintenant des problèmes multiples parmi lesquels les problèmes économiques et financiers sont, suivant nous, dominants.Parmi eux, il en est un qui s'est déjà présenté dans des circonsanees analogues : c’est celui de la répartition des dettes d un pays dont les différentes parties deviennent autonomes.Il est très probable pour ne pas dire certain, que cette question se posera surtout pour l’Autriche.En principe, les solutions de pareils problèmes n’offrent pas de difficultés ; l'application, toutefois, en reste ass.z délicate.D’ores et déjà il serait prudent de les étudier.La Conférence internationale qui se réunira quand cesseront les hostilités aura un lourd travail, et il sera d’autant plus long et d’autant plus pénible que l’on ne s’y sera point préparé Le fameux Congrès de Vienne, sur les discussions duquel on s’est livré à tant de gloses diplomatiques, apparaît bien étriqué auprès de ce que sera la Conférence chargée non seulement de liquider une guerre sans précédent, mais aussi de reconstituer une Europe sur des bases de nature à permettre, autant qu’il sera possible, d’écarter pour longtemps des causes de sanglants conflits.Pour cela.il importe de bien se persuader que les intérêts économiques sont aujourd’hui, plus que jamais, à la base des rapports entre les nations.Or, de pareilles questions ne sauraient être abordées par des plénipotentiaires sans expérience.Ce ri’est point avec des connaissances superficielles, hâtivement acquises, que l’on peut avoir la prétention de remanier la carte politique d’Europe.La Société des Nations, dont la formule vague permet toutes les divagations, ne sa fondera pas si l’on parvient à créer quelque orgnisation de solidarité internationale comme on fonde une œuvre de bienfaisance.Il est à désirer que le orésident Wilson, dont la haute culture générale et le caractère élevé ont fait un arbitre supérieur, puisse en cette circonstance exercer toute l'influença que, depuis son heureuse intervention dans cette guerre, lui ont donnée les évènements.Chaque nation devra donc avoir, arrêtées, Its grandes lignes de sa politique économique, si l’on ne veut pas s’enliser dans des discussions interminables et faire de cette Conference une tour de Babel.Voici, par exemple, l’Angleterre ou une question aux conséquences et aux répercussions très graves a été soulevée, celle (les tarifs préférentiels.De la détermination prise à ce sujet par son Gouvernement et par son Parlement dépendra le programme des rapports économiques internationaux quelle soutiendra par la vo:x de ses représentants à cette conférence.U semble bien que le Cabinet de Londres ait une tendance marquée à adopter la politique des tarifs pré-férentie s.Cette politique modifierait profondément le régime des relations comtner ciales de l'Angleterre avec les pays étrangers.On sait que ce-s tarifs préférentiels seraient établis au profit des Dominions et des colonies «le l’Empire britannioint de vue économique.Quels arguments invoque-t-on pour ce revirement imprévu — tout au moins à l’étranger — avant la guerre > Notre confrère Y Economist les examinait dernièrement et y répondait avec autant de logi«|ue que de bon sens.Le premier argument est i.:.l faut récompenser les colonies de l’aide loyale qu’elles oui apportée à la métropole dans la lutte contre les Empires centraux Mais les hommes d’Etat des Dominions et «les colonies ont été les premiers à repousser une raison de cette sorte : lo loyalisme ne se paie pas; il tient à un ensemble d’intérêts généraux «pii no peuvent être mis a la merci d’une rétribution particulière comme le seraient les services de mercenaires.Le second argument parait plus plausible, mais est, au fond, spécieux.Les colo-nii'S et les Dominions, dit-on.ont accorde a inerce du Canada avec les autres pays augmentait dans de bien plus grandes proportions «iue son commerce avec la Grande-Bretagne.Au demeurant, le Canada comme 1 Australie suivent une politique protectionniste ; a la demande de leurs industriels, ils ont élevé les droits sur les textiles anglais Entre eux, les Dominions ont adopté la même méthode.Enfin, il est cer-toin «pie le système des tarifs préférentiels réciproques enlèverait aux Dominions et aux colonies une partie de la liberté fiscale dont ils jouissent.Est-ce doue le moment, lait remarquer avec raison notre confrère anglais, d’entrer dans une voie où tant d’intérêts provoqueraient des discussions de nature à di\ iser plus qu’à maintenir une union «pin rien n’est venu troubler jusqu’à ce jour ?Il y a, en outre, d'autres intérêts à envisager pour les conséquences que provoquerait la politique des tarifs préférentiels: ce sont ceux des nations de l’Entente, dont les rapports commerciaux avec leur alliée se trouveraient profondément modifiés.En France, surtout, nous devons suiv re avec la plus grande attention les faits u que la digestion est défec-“tneuse.j'en prends.Aussitôt, Je " “me sens soulagée.Tous nies malaises et mes rnanx d'estomac sont “disparus, et je vous le répète eu “tous autorisant à le proclamer publiquement que
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