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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 13 décembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1918-12-13, Collections de BAnQ.

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Vingt-deuxième année — No.50 Journal hebdomadaire — Deux sous le numéro Vendredi 13 décembre 1918 55| s ORGANE LIBERAL oa DISTRICT ot BONNE.LS mtrr si ravi win est oams U PtWLI mIax MCWJ RI B UÇ nLJ Boy t/UHULtCT £ K.!)F= Abonnement: U».— [Canada].§1.00 “ “ | Etats-Unis].1.50 Strictement payable d’avance.,~j Directeur: [JULES-ÉDOUARD PRÉVOST ®4 Secrétaire de la rédaction ANDRÉ MAGNANT SAINT-JEROME (Terrebonne) P.Q.Annonces : IJ c.la ligne agate, par insortion.Annonces légalos : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.U ligne, insertion» subséquentes M.CAMILLE -L.DE MARTICNY La vieille cloche de Saint-Jérôme vient de tinter tristement le glas de AI.Camille de Mar-tigny dont elle tonna le baptême il y a OU ans.C'est avec une douloureuse émotion qu’avant-hier nous avons dit un supiême adieu à notre ami emporté par une pneumonie, fauché en pleine force, en pleine activité.La mort a passé, traîtresse et silencieuse.Lë mardi 3 décembre, notre distingué concitoyen partait pour Montréal où des affaires le devaient retenir plusieurs jours.Jeudi matin, il tombait malade et lundi soir dernier, il revenait ici couché dant un étroit cercueil.AL Camille de Ahmigny, à l’exception des années consacrées a ses études et d’un court laps de temps passé à Hull, a toujours vécu dans notre ville.11 fut intimement lié à la vie de Saint-Jétônte et du comté de Terrebonne.Sa disparition y laisseta un grand vide.Homme d’étude, esprit des plus cultivés et largement ouvert à une foule de connaissances, ami éciaité du progrès, caractère énergique, hardi, ( tin d initiative, Al.Camille de Alarli-guy posséda à un tiès haut degré un sain esprit public qui le puussa à s’intéresser sans cesse à la prospérité de la grande patrie canadienne, au large développement de la richesse nationale Sur un théâtre plus restreint mais t on moins essentiel a la prospérité générale fuite de la prospérité do chaque parcelle de notre pay , il déploya son activité dans notre vie municipale qui bénéficia de son travail, de son esprit public et de ses réelles qualités d’admi-uistraleur.Premier magistrat de la ville, de 1915 à 1917, il fut un excellent maire.Si u administration ne lui attira aucun grave repro elle ; d'un autre côté, il mérita de grands éloges par la manière habile, sage et clairvoyante avec lrquelle il présida et dirigea notre gouvernement municipal.L'esprit public qui le distinguait et que nous ne sautions usstz vanter, le fit s'élever au-des-I etis de l’esprit de parti et de clan au risque de J s4ttirer des reproches de ses amis politiques, j Alettre l’esprit public plus haut que l’esprit départi est une qualité aussi précieuse que rare et notre ami la possédait à un degré remarquable.En politique, Al Camille de Alartigny était tin conservateur modéré.Nous avons peu combattu du même côté de la barricade, puisque p'ous appartenions a deux camps opposés, niais son esprit tièi libéral rt sa largeur de vues l'ont parfois rapproché de nous.Eu plus d'une occasion, les idées, disons mieux : l’idée libérale dans sa p us large siguificat ion a dominé cht-z lui et chez nous les préjugés de partis, et sa pensée et la nôtre se -ont.confondues dans un même élan vers le même but qui, avant d'être le succè-i d'un parti, était le progrès général de tous les citoyens.Ea fraternité de nos désirs faisait ’harmonie de no» opinions.La i i.iitique a quelquefois repris ses droits et exigé i ¦ e nous suivions des sentiers différents.Nous 1 avons fait sans cesser de nous estimer et les erreurs que Al Camille de Alartigny a pu commettre en politique il les a vite expiées, car dans celte voie pénible et souvent ingrate i a cueilli plus d'épines que de roses.AL Camille de Alartigny a toujours été très attaché à sa profession où il eut des succès constants.Encore jeune avocat, il fut choisi comme magistrat du district de lerrebonue, poste qu’il occupa avec une distinction qui h’eut d’égales que sa competence et son impartialité.Toutefois, cette haute fonction ne répondait pas à son besoin de travail et aux am-Lhtions fort légitimes qu'il caressait.Il revint donc à la pratique de sa profession (1 avocat.Laborieux, tenace, plein do ressources pour trouver des raisons plausibles et des moyens habiles de nature à le faire triompher devant les tribunaux, complet et méthodique datrs son travail, il brilla au barreau.Los discussions et las disputes du ptétoire pa-plus que les polémiques politiques ne 1 ont jamais vu se départir de la grande distinction et do l’excellente éducation qui faisaient do lui un parfait gentilhomme.Et quel agréable cauBeur ! Ami passionné des livres il possédait des connaissances étendues en histoire aussi bien qu'eu littérature.Artiste, il le fut dans i’àuie.Il n’était pas necessaire de converser longuement avec lui pour s’eu convaincre.Spirituel .-I gai, sa compagnie était for t agiénblo et ses amis guideront, tou lu souvenir des heures exquises passées lui duns l’intimité d’une causerie à la bon- jour ue frniiquotU* tu .si\ vci \ t* étAii iutnrissablo.Supérieurement doue, instruit, penseur un-gitml, homme d’action chez qui les aptitudes nombreuses, les talents et les facultés étaient en parfait équilibre, Al.Camille de Alartigny pouvait, aspirer à occupier les plus huules fonctions.Il a démolit,!c une rare compétence dans t«.e lies postes olli.iols qu’il a occupés au cours de*m.carrière' trop tôt terminée.En vérité, il appartenait a la pléiade des Canadiens-français les plus brillants et les plus capables do jeter de l’éclat sur notre race.Il est bien triste de penser qui' de tels hommes si vaillants, si hardis, si puissamment armés pour les luttes de la vie, si cnuliants dans l avenir, tombent si lôt avant d’avoir fourni toute la carrière que l’on espérait il eux.M.Camille de Alartigny fut fidèle à ses amis, toujours, c’est pourquoi -es amis garderont pré-cimi^ctnenC #ou souvenir.( Il rep se maintenant dans celte terre jeto mienne qu’il aimait tant, près de anos de son enfance qui I \m< prece tro’côlé des étoilts.Nous song' eus avec un déchirement profond que l’on perd, cliaquc jour, un peu plus as ,>rus que l’on a perdus dans tous ceux qui le* ofit connus et aimés., Les Vieux amis s’en vont, et Us ne s ¦ n vont tout seuls: ils emportent dans la tombe nu bon’;, i u a la sensation de voir se dénuder et se détruire le paysuge qui jusqu'ici a encadré notre existence.Ali I les vieux amis 1 cela ne se remplace pas, car avec eux, et seulement avec eux on pouvait dire : “ Vous souvent z-vous 1.La désespérante ob-curité du drap noir lamé d’argent qui sépare le Passé d u Préseul, ne duit.ptis s’étendre sur l’avenir et étouffer en nous l'espérance.“ Adieu jusqu’à l’aurore du jour auquel j’ai foi, ,l Huic ergo, parce Deus,” chantèrent avec-émotion des voix amies, à la clarté tremblot-tante dos cierges du catafalque de Al.Camille de Alartigny.C’est là qu’est l’espoir.Nous prions Aime de Alartigny, sa lille, AI me Jean Simard, ses deux fils Jacques et Camille, d’agréer le respectueux hommage de notre peine, de nos prières et de notre espoir en ce qui nu peut passer, notre foi eu ce qui ue peut pas mourir.La consolation, en un tel deuil, nous la trouvons dans l’espoir de l’Au-delà, espoir que ravivent eu nous les psalmodies à la fois plaintives et consolantes par quoi l’Eglise a coutume de bercer ses erifmts lorsque, pour eux, a sonné l’heuro de l’éternel sommeil.NOTES BIOGRAPHIQUES AI.Camille de Alartigny était né à Saint Jé rôme, le 31 mai 1866, et était le fils de feu le Dr Chs.-L.de Alartigny.Seule, une sœur reste de -a famille, Aime Vve Beauregard, de Alont-réal.11 fit ses études classiques au collège de Sainte-Thérèse et son droit à l’université Laval de Québec.11 était admis au barreau en 1891.Eu 1892, il épousait Aille Marie-Louise Ala-loutn, de Quêta c.Il pratiqua d’abord sa profession à Hull.Une grave maladie de poumons le conduisit aux portes du tombeau or, ut 1893, il revenait avec sa famille à Saint Jérome -uns beaucoup d’espoir de rétablissement II prit le dessus, cependant, et continua d’habiter notre ville depuis.En 1896, il était nommé magistrat de district pour les comtés de Terrebonne, Joliet-te et Ottawa.Eu 1898, il abandonnait cette position pour se remettre à la pratique du droit en société avec Ai.Jean Prévost, puis avec AI Charles-Edouard Alarcliand.11 piatiquait seul depuis quelques années.Il occupa plusieurs fonctions publiques : fut maire de la ville de Saint-Jérome de 1915 à 1917, commissaire d’écoles de la ville do Saint-Jérorne.Pendant plusieurs années ii fut chef-ranger des Forestiers Catholiques.Eu 1913.il fit la lutte à AL Jean Prévost, comme candidat conservateur indépendant ; eu 1916, il se présenta contre AI.Athanase David, candidat libéral aux élections provinciales.Dans ces Jeux luttes électorales, il subit un échec.Al de Alartigny laisse son épouse, deux fils : Jacques et Camille, une fille : Jacqueline (Mme Jean Simard) Al.Camille de Alartigny se rendait à Montréal mardi de la semaine dernière.Il devait y pa-ser quelques jours avec Aline de Alartigny.Jeudi matin, il fut atteint de pneumonie a t hôtel Viger d'où il fut immédiatement transporté à l’hôpital Dupont où il mourut lundi matin, à 8 heures La dépouille mortelle fut transportée à Saint-Jéiôme, lundi soir.Plusieurs amis l'escortèrent jusqu’à la gare, lit marqués : l’honorable juge Kobidoux, I’honorable J - L.Permit, l’honorable Hector Champagne, Al.Athanase David, député, MAL N.Iv Lull mime, Kd.-Fabre Surveyor, Paul Sui vi y- r, Jules Papineau, avocats ; M J.-AA'.Proulx, notaire; AIM.Henri Dorion et Jacques Villeneuve.Les ob équts do notre très regretté ami ont ,-u lieu mercredi, à midi, nu 1 V-g ise de Saiut-Jéiôme, au milieu d’une véritable foule d’amis.La levée du corps fut faite par Al.l’abbé de la Durantay".cuté.M l’abbé Matte, vicaire, célébra ensuite le saint sacrifice et donna l’ab soute, as-isté des abbés Caron et Charlebois.Le chœur exécuta la messe des morts harmonisée.A l’effet toiro, AI.Joseph Fortier chanta J/i.s* »vmini mri, do Steinman et, après I office religieux, 1 ’Adieu, de Schubert.Le deuil était conduit par les deux fils de Al.de Alartigny : Jacques et Camille, AIM.Jean Simard, son gendre, Severe l.aviolette, le Dr Camille Laviolotte, ses cousin-, Oscar Malouiu, de Québec, son beau-frère, Jacques Alalouin, notaire, de Valleyfield, son neveu.Parmi la ttès nombreuse assi-tauce, nous avons remarqué gnant, N.Cadieux, E.Moranville, A.Archambault, D.Alaillé, E l.Maillé, O Misaillon, Al.Godreau, Jacques Villeneuve, J.-E.Leduc.A.Flanagan, L.Pappelboum, Louis Giguère, C.-E.Labelle, J II.-A.Labelle, S Alouette, Roger Pareut, Hirmisdas Danis, J.-L.Pate-uaude.L’honorable juge Robidoux, retenu par ses devoirs du magistrat à Valleyfield, n’a pu assister aux funérailles de AI de Alartigny, de même que AL le magistrat Carrier, obligé de garder la maison par une assez sérieuse ittdi-position.Offrandes'dp H oirs : Aln.eC.-L.de Alartigny; ses enfants: Jacques, (.'ainille et Jacqueline I Mme Jean Simard), ses petits-enfants : Pierrette et Lueile ; le Barreau ; honorable juge Kobidoux; AI.Jacques Malouiu ; les Forestiers Catholiques; AL et Mme N.J.-B.Holland.AL et Mme J.-E.Prévost.Al.(*L Aime Chs.-E.Alarcliand, AL J.-W .Proulx, notaire, M.et Mme Jean Rolland, la famille Godreau, Aille Jeanne Godreau, AL .1.-P.Bélair.Messes et bouquets spirituels.* 1 loriot aille juge et Aline Malouiu, AI et Mme Horace Alalouin, Al.Oscar Alalouin, Aille Marguerite Alalouin, Al.et Mme Jacques Alalouin, M.et Aime Paul Alalouin, Al.et Aline Arthur Picard, Dr et Mme Ahern, AL et Mme L.-A.Stt-zor, Al.et Aline S.-O.Laviolette.Aline Geo.Polit juin.honora hle juge A.- E.( 'arrier.Al .et AI me Kd.-Fabre Surveyor, honorable et Aime AA’.-B.Nanti!, M.et Aline El.Goliier, Al.et Aline.L-Bruno N'aiitel, AL et Aline Léopold Nantel, AI.et Aime F.-W*.Kramer, la famille du L)r J.-Eut.Fournier, les Sœurs île Sainte-Anne, Ips Frères tics Ecoles Chrétiennes, AI.Paul Simard, Al.Jacques Simard, la famille .l.-A.Tliélierge, AL et Aime Henri Rolland, Aime Henri Prévost, Dr et Aline J.-Fiig.Fournier, Dr et Aime L.-P.Alarleau, Dr et Aime A.Dionne, AI.et Aime A.-C.Hébert, AL et Mme J.-D.Gutty, la famille J.-E.Parent, Al.et Aline Sinai' Lamarre, la famille Teasilale.Al.Lu-rent-R.Archambault.AI.et.Aime S.Lebcl.les Soeur- de la Charité de Québec et leurs orphelins.Al.et Mme Olivier Rolland.Mont-Rolland; Al.et Mme Thibau-Rinfret, .Montréal ; Aille Jeanne Godreau.Télégrammes ou lettres de sympathies : AI.Jacques Alalouin, Valleyfield ; Al.Joseph Fortier, protonotaire.AI.J.-W’.Cyr.shérif, Sainte-Scholastique: MAI.Emile Fortin, E.E.1>., Roméo Bellemure, E.E.C.D.S.Lemay, Montréal : P.-A.Longpré, de Sainte-Rose.3 tfWttü mtÿi .‘JWViVWiVf S8 VTG \‘4 t » ¦44 «i II convenu qu’une assemblée sera tenue à Saint-Jérôme, le 21 décembre, à laquelle seront convoqués les maires et les directeurs des sociétés d’agriculture des comtés de Terrebonne, Deux-Montagnes, Argenteuil et Lai al.L’association des fermiers de la province de Québec est nne œuvre qui s’impose et doit réussir.L’honorable S.Fisher — ET — le retour à la terre “ Je suis d’opinion que nos industries ne pourront pas fournir d’emploi à tous ces sans-travail, Il n’y a qu’une chose qui n’ait pas de limites quant à la main-d’œuvre : c’est la terre.Nous avons de vastes étendues de terres sans culture non seulement dans l’Ouest, mais aussi dans l’Est.C’est dans la terre que se trouve la prospérité du Canada.Le Canada aura sa part dans la reconstruction de l'Europe, a déclaré'L'honorable M.Rowell.M.Fisher ne croit [tas que cette part soit bien importante et il est d’opinion que les pays dévastés s’approvisionneront au meilleur marché possible et essaieront d'éviter les taux de transport.“ Nous avons maintenant une dette de $2,500,000,000 sur les épaules, dit M.Fisher.Il faut faire honneur aux obligations qu'elle comporte.Et ce n’est pas dans l’industrie que nous trouverons l'argent nécessaire au paiement de cette dette ; c’est sur la terre et il faut que les gouvernements coopèrent à assurer par tous les moyens possibles un maximum de rendement de la terre.“ Le retour à la terre est nécessaire.Les cultivateurs sont prêts à fournir de l’emploi à tous les sans-travail du pays pourvu qu’ils possèdent les notions élémentaires indispensab'es à ce genre d’ouvrage.Pour cela, il faulra établir des écoles où un bon enseignement agricole sera donné.Le gouvernement ne doit pas donner de terres gratuitement ; il doit les vendre pour mieux éprouver la sincérité du futur colon.Le Canada peut prendre beaucoup d'initiative au sujet de ce problème.Qu’il vote des crédits à l’agriculture, c’est là que se trouve la prospérité du pays." lorsque les hostilités ont cessé, les prisonniers de guerre se chiffraient à 2,800.Voici une liste des principales batailles auxquelles les Cans* diens ont pris part.1915 — Deuxième bataille d’Ypres (avril et mai.) 1916—St-E!oi (du 3 au 19 avril); Bois du Sanctuaire (les 2 et 3 juin); Hooge (5, 6, 13 et 14 juin); bataille de la Somme (septembre, octobre et novembre).1917.— Bataille de Vimy (du 6 au 13 avril); bïTaitio d’Arleux et de-Presnay (-28, 29 avril et 3 mai); bataille de Lens (juin); bataille de la côte 70 (15 août); bataille de Passchendaele (le 25 octobre et le 10 novembre.) 1918 — Deuxième bataille de la Somme (mars et avril); bataille d’Amins (12 août); prise de Meuchy-le-Preux (26, 28 août); percement de la ligue Queant Drocourt (3 et 4 septembre); Traverse du Canal du Nord et du bois Bourlon (27 au 29 septembre); encerclement et prise de Cambrai (du 1er au 9 octobre); prise de Douai (19 octobre) ; prise de Denain (20 octobre) ; encerclement et prise de Valenciennes (du 25 octobre au 2 novembre); avance et capture de Mons (du 7 au 11 novembre).L’effort militaire du Canada Notre pays a envoyé 418,980 soldats à la guerre L’honorable Sydney Fisher était l’hôte d'honneur à un banquet donné, samedi soir, nu club de Réforme à Montréal et, dans un magistral discours, il exposa à larges traits ce que le Canada attend Maintenant de ses gouvernants II a insisté surtout sur la nécessité du retour à la terre.Il n’y a pas que l’Europe qu’il faut reconstruire.lui, au Canada, nous avons une multitudes de problèmes se rattachant à In 1 reconstruction et qui demandent uue ! prompte solution." La fin de la guerre, dit M Fisher, nous apporte le problème des sans-travail.Sir John Wilüson, président de l’industrial Reconstruction Commission, déclarait ré-j comment que nous aurons de six à sept ! cent mille ouvriers sans cuvrage après la j guerre.Ce nombre sera augmenté parles 'soldats qui reviennent à la vie civile.Le ministère de la milice a publié, le 21 novembre, le rapport suivant au sujet de ce que le Canada b accompli au point de vue militaire depuis le commencement de la guerre.Lorsque le Canada est entré eu guerre, le 4 août 1914, il avait une armée permanente de 3,000 hommes seulement et une armée active de 60,000 soldats A la cessation des hostilités, le 11 novembre 1918, le Canada avait expédié outre-mer 418,9S0 soldats.En premier, le Canada avait fourni une division, mais l’armée expéditionnaire canadienne fut cotinuellement augmentée et en 1916 notre pays avait en France un corps d’armée de 4 division», une brigade de cavalerie et un grand nombre d’autres régiments, tels que des troupes pour la construction des chemins de fer, des troupes do communication et un corps forestier Le 30 septembre 1918, les troupes canadiennes en France comprenaient 156,250 hommes, lia brigade do cavalerie comprenait un fort détachement de la police montée du Norù-Ouest.I.es Canadiens affectés, en Graude-Bretagne et en France, à la construction et à l’opération des chemins de for, à l’abattement des forêts et aux scieries, se chiffrent à environ 50,000 Quant au service d’aviation, 14.000 à 15,000 hommes furent enrôlés et entraînés au Canada.En outre, un grand nombre de soldats se sont eurô és dans le corps royal d'aviation i(RA.F.) après avoir travcisé en Angleterre avec les forces expéditionnaire canadiennes.Le 31 octobrs 1918, les pertes se chiffraient à plus do 211,000 hommes: cinquante miile hommes «ont morts, }52,00 ont été blessés et La réaction antiimpériaiiste Dernièrement, le Catyary Albertan, journal de l’Ouest canadien, dénonçant et combattant la politique commerciale préférentielle, écrivait ce qui suit : “ Quelles forces obscures s’agitent, interviennent dans nos affaires, ont pour conséquence visible ce projet de commerce impérial dont nous trouvons les premiers indices dans des déclarations récentes 1 Le réseau se fait plus apparent.D’abord, il y a eu les manoeuvres qu’on sait pour écarter le débat sur le tarif, au Canada, la tentative d’intimider et de faire tairo les free-traders de l’Ouest, à la dernière session ; puis il y a eu ce déluge de titres impériaux que le Canada a rejetés et contre lesquels le Parlement canadien a protesté en public ; la distribution, par milliers, dans toutes les colonies, des titres de 1’Order ot the Empire ; l’intervention de M.Borden faisant modifier la résolution que le Parlement se proposait d’adopter pour rejeter tous les titres ; et voici maiutetiant qu’on nous annonce une préférence commerciale impériale.Il y a d’autres indices.Que signifie tout cela, si ce n’est un impérialisme ambitieux, qui se démule en profitant des passions do la guerre et se glisse entre nous et notre nouvelle vision ! C’est le temps d’être au guet ! ” Le Calgary Albertan ne s’arrête pas là.Il va plus loin.II repousse tout impérialisme.“ Nous, de l’Ouest du Canada, nous ne voulons pas de suprématie ensanglantée sur le genre humain ; nous n’avons aucune soif de domination, aucun rêve de ploutocratie fondée sur un commerce égoïste et agrippant, sur l'exploitation des classes en vue de garder debout la façade trompeuse d’une gloire militante.Nous sommes des hommes actifs, nous voulons le droit de vivre en paix, de travailler en accord avec ie reste de l’humanité.L’IMPÉRIALISME, CELA SIGNIFIE LA GUERRE ET NOUS NE VOULONS PLUS DE GUERRES Le Statesman, préparé.Saveur plaisante Ce tabac est économique parce que vous ne le mâchez pas, il est simplement placé entre la lèvre inférieure et la gencive; par conséquent, il dure longtemps.A la mémoire de Jean Lajeunesse Nous regrettons de n’avoir pu publier plus tôt cette nécrologie qui nous est arrivée il y u quelques jours.U est mort ce jeune homme de 18 ans qui, depuis sa plus tendre enfance, levait d'un ave-uir sacerdotal et cultivait nu plus piofoud de son cœur le désir d’être prêtre.“ lutroibo ad altare Dei ”, s’était dit le petit servaut de messe de 8 et de 10 ans.“ lutroibo ad altare Dei ”, s’était écrié le jeune communiant de tous les jours.“Je serai le serviteur de Dieu, je monterai à l’autel du Seigneur ”.Mais non.Tou rêve ue se réalisera pas, il était trop beau pour être vécu.Auprès de Jean Lajeunesse — ch ! tout près s’étaient b ottis de bonne heure la piété, le travail ut l’action Sa piété ! Comme elle était déjà ferme chez le bambin que i’on voyait si souvent, seul de son âg“, dans l’église ! Comme elle était devenue vite, avec les années de collège, le récon fort de tous ses ennuis, connue surtout elle était restée forte, sérieuse et personnelle chez l’écolier en vacances qui ne manquait guère, malgré de nombreux soins requis par son piteux état de santé, sinon l’office du matin, du moins son habituelle vi-ite de l'après-midi au Saiut-Sacrement.Son travail, mais il était aussi continu, aussi journalier durant les deux mois do vacances qu’au temps d’étude de l’année scolaire.Qui de nous ne l’a pas vu sur la véranda de chez ui, un livre à la main —et quel livre ! — toujours instructif et sérieux 7 Oui, cet huai nisei porsédait son histoire, religi ,e et :»ri fane, avec une perfection étonnante chez un jeune homme de son âge.Il pérorai même, e trè-brillamment — je le sais par expérience sur des questions philosophiques qu’il avail, appro fondies seul et à sa manière.Je me tais.Parler, c’est, ce me semble enlever beaucoup à notre souvenir.Et maintenant, que dirai-je de son action?Son action ! ce n’est que sa piété, son amour du travail réunis ! Son action ! C’est l’exemple qu’aux jeunes fie sou âge il a tous ks jours donné, le bien qu’il a prêché pat tes vertus Tu ne vis plus, pauvre adolescent de 18 ans ! Tu ne vis plus, ot pourtant, la mémoire de tes vertus restera, sois en certaio, très longtemps, dans nos cœurs, nous serons avec toi, nous parlerons de toi, et, quand, au jour de notre vit-il âge, nos illusions trompées, nos espérances détruites, nous serons là, nous, les tètes g ison-nantes, troublés du charme mélancolique desouvenirs d’enfance, eh ! bien, mon Dieu, qui sait si, conscients de toutes no\ erreurs d ¦ jeunesse, pous-és par un peu de mûre réflexioD, qui sait si, dans une peur cruelle de la mort, les yeux tournés vers la tombe, nous ne nou-écrierous, envieux de toi et de ton bonheur : O Jean, comme tu es bien le plus heureux, comme nous aurions envié ton sort, si nous en avions compris la supériorité au nôtre, Comm" à présent ! ” I'k 11 N'A ND L.Mort de M.C.-L.de Martignv Condoléances A une session spéciale du conseil municipal de la ville de Saint-Jérôme, tenue le 9 décembre 1918, sous la présidence de son honneur le maire J.-E.Fournier, à laquelle sont présents MM.les échevins Marchand, Léonard, Laflam-rne, Danis, Uastooguny, Gougeon et Giraldean, formant quorum, M.l’échevin Léonard propose que l’ordre du jour suivant soit adopté : “ Ce conseil est infiniment peiné d'apprendre la mort de M.Camille de Martigny, ancien maire de Sains-Jéiôme, qui a donné tout son dévouement pour les intéiêts de la ville pendant le temps qu’il a occupe la position de maire.Ce conseil sympathise avec Mme de Marci-guv et sa famille uan .l'épreuve qui les atteint.Que copie du présent ordre du jour soit transmise à Mme d« Martigny ainsi qu’au journal i’AvKN'itt du Notai Adopté unanimement.(Signé) J.-E wj/o/iq/ ceyi'er/ FOURNIER, Maire.TABAC A CHIQUER COPENHAGEN L'usage du tabac \ chiquer Copenhagen diffère entièrement du tabac à.chiquer sous sa forme ordinaire.Prenc*z-en une petite pincée pour commencer, placez-la entre îa lèvre inférieure et la gencive, au milieu.Ensuite, vous pouvez augmenter la quantité graduellement jusqu’à ce que le goût soit aussi prononcé que vous le désirez.Le Tabac à chiquer Copenhagen étant granulé, produit son efTu* immédiatement par le fait méma Par conséquent, une pincée vous suffira pour en apprécier la saveur et durera longtemps; ce qu! démontre que le tabac à chiquer Copenhagen est économique et de qualité supérieure.NECROLOGIE Ia* 8 décembre, à l’hospice Drapeau, de Sainte Thérèse, Mlle A phonsine Prévost, filie di feu M.Melchior Prévost, de «*>n vivant notaire a Saint-Jérôme, est morte à l’âge de 71 au**.Mlle Prévost était, malade depuis un grand nombre d’années.Elle était depuis «rpt ans a 1 hospice Drapeau Ou l’on a toujours eu pour elle les plus grands égards et les meilleur* soins.Mlle Alphonsine Prévost était le demie; membre de la famille de M.Melcbim Prévo*t.L e était la tante de Mine veuve O déor Rochon, de MM.Emile et Jo ph P ev Sainte femme dans toute l’m.-pti ,n lu mot elle repose certainement dans m paix du Sci goeur.Son service a eu lieu a Saint : Thmardi.La dépouille mortelle a été transportée à Saint-Jérôme où un libéra a été chanté en notre église, et a été inhumée dans le terrain épart de Montréal JLL5 n_m.Déspart e Montréal 6.15 p.til tHmanche excepté tous las jour».Service direct de wa.Rt>n«-suJons Servie» direct de •w __ promener dans le pays des choses qui auraient du — auraient pu être.Ces rêveries nous font rentrer en nous-mêmes et nous font souvent changer de route avant qu’il trop tard._________ Cet homme dont le rêve était de devenir un ingénieur célèbre, un maître de I industrie, de savoir, de réussir, d’accumuler, a vu, faute de santé, toutes ses ambitions, tous ses projets s ccrouler comme un château de cartes.Dévoré par l’arnour de l’étude, épuisé par un travail intellectuel audessus de ses forces, il est abattu, ruiné.UUL“US Avant quarante ans, il est usé.sa vie nVh,o _r.\._ , .e faudra plus qu’un souffle pour briser sa frêle const it n F *L r°’ * :im',1,Jons H" un rêve, qu-ls seront k s résultats de rD rP { ArrLt
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