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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 18 juillet 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1919-07-18, Collections de BAnQ.

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Vingt-troisième année — No.29 Journal hebdomadaire *** Deux iioub le numéro îi Vendredi 18 juillet 1919 ORGANE LIBERAL bo DISTRICT diTERRÊBON NE.1 LX KVTT DS CAVÏ Nia 1ST OAJCS Lt PTUPVI MÏAI ytnnoNj ?¦eypima rœy i»y QB.5l>k3T(_) J C KLW » E»C Abonnement.: U».[Canada].$1.00" “ “ | Etats-U nis].1.50 Strictement payable d’avance.Directeur: Secrétaire PE l.A RÉDACTION JULES-ÉDOUARD PRÉVOST ANDRÉ .MAGNANT ____________ SAINT-JÉROME (Terrebonne) P.Q.ê Annonces : 1 ij c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.4 Le veau d’or est toujours debout1 Tout ce qui s’est passé pendant la dernière session fédérale, tout ce qui s’est dit pendant et depuis, ne peut empêcher un fait capital de demeurer en évidence : la vie coûte plus cher que jamais au Canada et le gouvernement n’a pris et ne prend aucune mesure efficace pour enrayer la hausse des prix, surtout des choses les plus nécessaires à la vie.Le malaise ouvrier, plus profond et plus général que l'on pense ; les grèves incessantes; l’esprit de révolte qui couve sous la cendre, dans les masses ; le mécontentement universel qui agite toutes les âmes.à part celles des millionnaires qui s’enrichissent au prix des misères du peuple, toute cette situation pleine d’angoisse, d’anxiété et de crainte pour l’avenir est due à la spéculation illégitime, à l'exploitation des foules, au mépris de la plus élémentaire justice, qui régnent eu notre pays grâce non seulement a l’indifférence mais à la complicité du gouvernement.Ceux qui ont intérêt à cacher leur jeu disent que la crise de la vie chère est la conséquence du bouleversement universel causé par la guerre.Nous ne nions pas que les désastres provoqués par la terrible guerre qui vient d’ensanglanter le monde ne soient pour quelque chose dans les maux dont nous souffrons.Mais nous disons qu’une autre causede de la cherté de la vie, c'est le profiteur impitoyable qui profite des circonstances pour entasser des millions au détriment du consommateur que le gouvernement laisse à sa merci.Sans doute, les profiteurs existent aussi dans les autres pays, mais on cherche à se défendre contre eux, les gouvernants travaillent à entraver leur oeuvre criminelle.Ici, tout au contraire, le gouvernement Borden les protège.Nous citions, la semaine dernière, des faits qui démontrent que partout ailleurs l’Etat intervient pour protéger le peuple contre les vampires qui l’exploitent.Qu’on nous cite donc, au Cunadâ, un seul accapareur, un seul profiteur contre qui le gouvernement a sévi ! Tous les jours, les dépêches nous apprennent que dans les autres pays on adopte des mesures pour enrayer l’œuvre néfaste des gros exploiteurs qui veulent monopoliser certaines industries.C'est ainsi que la commission fédé ale du commerce à Washington, dans un rapport fort élaboré, dénonçait, ces jours-ci, le danger de la main mise prochaine par un groupe de six grosses maisons de conserves américaines, avec la complicité d’autres entreprises similaires tant aux Etats-Unis qu’à l’étranger, sur une partie des vivres les plus indispensables à la nourriture des peuples.Et, dans ce rapport, la Commission conclut sans ambages à l’urgence de prendre sans tarder les mesures législatives voulues pour parer à cette menace.Dans ce rapport il est déclaré catégoriquement que : “ Un juste examen de la conduite de ces cinq maisons de conserves a été entrepris et après avoir constaté le point où elles se sont rendues nous sommes arrivés à la conclusion qu’elles constituent une “menace ponr le marché de l’alimentation du pays tant en ce qui concerne certaines denrées alimentaires que leurs sous-produits.Le contrûle des fabricants de conserves de viande sur certains autres produits ne prendra pas du temps à se réaliser.” Les cinq maisons ainsi dénoncées sont : Swift & Cits : Armour & Ch- ; W il-son & Cie ; Morris*’& Cie : et la compagnie Cudahy.Ensemble, ou séparément, elles contrôlent à l’heure actuelle les intérêts dans 574 compagnies, ejles détiennent des intérêts non prépondérants dans 95 autres, elles se sont faufilées dans 99 autres, et à l’heure présente produisent ou commercent dans 775 catégories de produits, la plupart alimentaires.Or ces résultats, le rapport n’hésite pas à en qualifier fes moyens qui ont permis de les obteniii : “ L’Iiis-Ioire du développement de ces maisons de conserves est un onlrelac de combinaisons illégales, de ristournes et de dissimulations des contrôles exercés par ces corporations.” Une dépêche de Paris, en date du 15 juillet., dit que le cabinet français a décidé de prendre des mesures énergiques pour diminuer le coût élevé de la vie.l^e nombre des stations de vivres du gouvernement sera doublé à Paris, et des restaurants populaires additionnels seront ouverts, des vivres seront mis à la disposition du peuple par l'entremise des associations coopératives.Le gouvernement fixera les prix des vivres dans les entrepôts du département de la guerre, qui seront mis entre les mains des associations coopératives (pii en dirigeront la vente.Iaj cabinet français a aussi approuvé une mesure pourvoyant à la nomination d’un poua-secretariat pour les vivres, ayant des pouvoirs spéciaux pour empêcher la spéculation illégale sur les aliments.La loi pourvoit aux peines contre ceux qui seront trouvés coupables de spéculation, comprenant la perte des droits politiques civils et la fermeture temporaire des magasins et établissements.Quatre hommes accusés de spéculation illicite sur le sucre ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Marseille, à des peines variant de 15 jours à 15 mois de prison et à des amendes s’élevant à 100,000 francs.Ce verdict sera suivi par plusieurs autre encore plus sévères contre des spéculateurs sur les nécessités de la vie.Rend ant ce temps-là, que se passe-t-il au Canada ?Les exploiteurs poursuivent en paix leur œuvre néfaste, et cela depuis le commencement de la guerre.Le gouvernement a voulu donner le change au public en instituant force commissions qui n’ont rien fait ou dont les rapports ont été jetés aux oubliettes.Il en a été ainsi du rapport O’Connor, notamment, dont les conclusions* ne plaisaient pas au gouvernement tout simplement parce qu’elles étaient défavorables aux exploiteurs.Et rappelons-nous l’enquête qui a démontré les profits exorbitants de M.Fla-velle ! Résultat pratique de toutes ces commissions et de toutes ces enquêtes : ZÉRO.Le coût de la vie monte toujours et nos ministres laissent faire.Bien plus, quelques-uns d’entre eux empocheut une part des bénéfices scandaleux des exploiteurs du peuple.A l’enquête parlementaire tenue pendant la dernière session, il a été démontré, entre autres choses : (pie les tracteurs automobiles ont été vendus beaucoup trop cher aux cultivateurs et aux fermiers ; que les profits sur les vêtements de laine et de coton ont varié entre 72 et plus de 300 '/ ; que le beurre, acheté à la ferme 49 centitis la livre, fut vendu 75 ceutins au détail : que les commissions diverses doublent et triplent le prix des bestiaux; que les épiciers fixent arbitrairement les prix du gros et du détail et qu’ils > e sont constitués eu trust, sous l’inspiration de l’ancien commissaire des vivres ; (pie les abattoirs sont des monopoles auxquels doivent fatalement se soumettre les bouchers; que le prix du blé est trop élevé, tel qu’il a été fixé par le gouvernement ; que les grandes minoteries ont réalisé des profits s’élevant jusqu’à 72 pour cent; que le détail des chaussures réalise des bénéfices de 50 à 60 °/a au moins et que, dans certains cas, il n’y a pas de limite aux prix qui sont demandés aux acheteurs par les détaillants ; que ['oleomargarine, valant 15 centins dans le gros, se vend de 35 à 40 centins la livre; que certains " grain growers 11 de l’ouest font du 1S7 et du 211 pout cent ; que les bas et les chaussettes de laine payés dans le gros S3 1 cen-tins la paire, sont revendus, au détail, jusqu’à 02.50, quand, avant la guerre, le prix de détail du même article était de 75 centins, et le prix du gros de 37 h centins ; en- d’êtr -’auteur du "Clash” docteur de l’université Laval L’Université Laval vient de décerner le titre de “Docteur Es-Lettres” à l’auteur de “The Clash”, M.T.Moore, éditeur du Canadian Courier, de Toronto.L’Université a voulu récompenser ainsi M.Moore de son important ouvrage sur le problème des races.La visite du prince de Galles Le prince do Galles s’embarquera ponr le Canada sur le “Renown", à Portsmouth, le :> août prochain.il visitera-d’abord Terreneuve et arrivera à Québec le 21 août.M J.-A.Amyot sous-ministre Le lieutenant-colonel John-A.Amyot, M.D, C.M.G., de Toronto, a été nommé sous-ministre du nouveau département république déral dhygiene tion à été décrétée sion.Le colonel Amyot entrera dans une couple de semaines.dont la forina-lors de la dernière ses- eu fonctions Vif débat au congrès américain Une séance extrêmement animée a eu lieu, mardi dernier, au sénat américain, au sujet de la Ligue des Nations et du traité de paix.Pendant cinq heures, les adversaires du traité ont tâché à démontrer que le gouvernement japonais a réussi à obtenir Shantung de la Chine, à la conférence de la paix, sans aucune raison justifiable, mais simplement pour satisfaire son ambition de conquête.De leur côté ceux qui approuvent le traité ont défendu l’attitude du président Wilson en disant que s’il se lût objecté à la session de Shantung an Japon, toute la conférence de la paix eut fait faillite.Le sénateur Lodge, président du comité des relations étrangères, a déclaré que Shantung était le prix payé au Japon pour son entrée dans la Ligue des Nations.Après beaucoup de discussion, le sénat a adopté une résolution du sénateur Lodge demandant au président des informations au sujet d’un traité secret qui aurait été négocié en 1913, entre le Japon et l’Allemagne comprenant un plan pour la réhabilitation russe et par lequel le Japon s’en- La pluie des milliards, par Camille Mnm-tnanon.Des concours du Conservatoire», par Adolphe Bris^on.La Fi]e Sim pit par Yvonne Sarcey.Une pièce de théâtre: la lumière quétaign il l'orage, d'Henry de Forge.Les poèmes, fi s echos, les notes de Chrysale, toute l’actualité.Un gouvernement criminel Il y h, au Canada, des milliers d'hommes qui ne sont pas dans les rangs du travail organisé mais qui contemplent cependant avec dégoût les méthodes brutales des politiciens profiteurs d'Ottawa, ceux qui ont plongé le pays dans l’anarchie par leur mépris ostensible do sa constitution et leur partialité llagraute pour les intérêts financiers.Dans quel pays, cependant, peut-on concevoir un état de choses dans lequel le magistrat en chef, aprps avoir réalisé des profits scandaleux en temps de guerre, peut encore so servir contre les victimes des profiteurs de cos armes, chevaux et canons, payés par le pays pour repousser les ennemis de l’extérieur ?Sir Robert Borden peuse-t-il pouvoir tromper continuellement le peuple tout entier î Sans procès, sou gouvernement envoie en prison des hommes accusés d’avoir eu entre les mains des imprimés défendus, mais il n'y a pas de décret qui permette d’arrêter chez lui le premier ministre profiteur du Canada pour répondre de sa conduite répugnante à tout citoyen qui se respecte.Il y a dans la vie des peuples des époques où les lois draconiennes et les barreaux des prisons ne les empê lient pas de suivre la trace de ceux qui ont détruit le despotisme des Stuarts et renversé dans ce pays le pouvoir du Pacte de famille.Non seulement le gouvernement Borden constitue un anachronisme au 20ème siècle, mais il constitue une subversion du gouvernement constitutionnel et un crime vis à vis des citoyens du Canada.(The Toronto Statesmen), CHRONIQUE D’OTTAWA Deux jours à peine s’étaient écoulé depuis la prorogation des Chambres que la gageait â protéger indirectement les inté- | nouvelle ollicielle do la démission du minis-rèts allemands à la conférence de la paix, iro des finances arrivait sans surprendre Une requête a aussi été adressée a la Maison Blanche pour que tous les documents se rapportant â la préparation du pacte de la Ligue des nations ou du traité de paix, soient déposés au comité des relations étrangères et au sénat.Un club libéral à Saint-Jovite Il vient de se fonder à Saint-Jovite une association dont le but est de sauvegarder les intérêts du parti libéral dans cette localité.M.Casimir Boivin en est le président, M.R.-G.Broun, le vice-président, et M.Ilenri-A.Dury, le secrétaire-trésorier.Nous félicitons chaleureusement nos amis de Saint-Jovite de cette heureuse initiative.il la dernière effronté- (adjuger des décorations.fin, que, parmi ceux que Ion accuse u etre des profiteurs, sont des membres du Parle- 1 Les décoratlons aux soldats canadiens nient, des anciens ministres, des ministres actuels, même, ou de puissants amis de j Bon nompre de soluatscanadiens qu l’administration fédérale.(participe Tous ces coupables se vantent ment des bénéfices qu ils entassent pendant que le peuple qu’ils exploitent peut à peine joindre les deux bouts; pendant que les ouvriers font des grèves pour obtenir des salaires qui leur permettent de vivre ainsi (jue leur famille ; pendant que toute la société est désemparée et se demande si la révolution n’est pas à la veille d’éclater.En face do la grande misère du peuple, ‘ veau d'or est toujours debout, maintenu a ont nierre se sont vu Le ministre de la milice, l'honorable M.Mtwburn, en a même dressé une liste qui a été communiquée à la Chambre des communes.Voici cette liste : Croix de Victoria.61 Ordre du service distingué.603 Croix militaire.2,312 Médaille pour action d’éclat.1,453 • Médaille militaire.7,785 11 est entendu qu’outre ces décorations d'autre récompenses seront distribuées aux soldats.L’une de ces récompenses est le sur sou piédestal, entouré et adoré par — .-, i A™ „mlniti>nr< rh-s certificat que le rot fera remettre a chaque tourbe des accapareurs, des exploiteurs, cies 1 , .' i spéculateurs qui peuvent se livrer sans crainte à leur idolâtrie puisque les ministres sont eux-mêmes les grands-prêtres qui les protègent.Gare au coup de foudre qui renversera le veau d’or et pulvérisera ses adorateurs ! JEP •j hvwmmwwwwvi JiiwvwiwwwwV'IWKWWvhkwwwwww #* 1 ^ ]Vïeli-JVlelo >?| Il aidera au prochain emprunt Sir Thomas White grade son titre de ministre des finances tant que son successeur n'aura pas été nommé, ce qui se fera avant le fin du mois au courant et soldat quand il aura été licencié.Une autre distinction est désignée sous le nom de “plaque commémorative” que le roi d’Angleterre présentera au plus proche parent des soldats morts sur le champs de bataille.Cette plaque sera ornée d’un dessin emblématique portant l’iuseription : “il est mort pour la liberté et l’nonneur.” De son côté, le gouvernement canadien fera frapper et distribuer aux mères et aux épouses des soldats canadiens, qui sout tombés face à l'ennemi, une croix d’argent qui sera désignée sous le nom de "La Croix du sacrifice." Notre gouvernement se propose en dernier lieu de faire entretenir convenablement les tombes des soldats canadiens qui donnent leur dernier sommeil en Grande-Bretagne, en Belgique ou en France.Ou fera même transférer d’Allemagne en Fran-II prendra quelques j ce jes corps de lotis les soldats canadiens jours à mettre son successeur se déclare prêt à aider au lancement de l'emprunt national de l’automne prochain.On a déjà commencé à préparer cet emprunt.Le ministre no s’est-pas encore orienté.11 est probable qu'il prendra auparavant quelques moi» de repos à sa résidence de Toronto.enterrés en Allemagne.• • Les Annales ” Le récit pittoresque, abondummcnfillus-tré, de la Journée historique, paraît cette semaine dans les Annales; texte émouvants de Gabriel Hauotaus et Wetterlé.personne.Sir Thomas White a décidé de consacrer ie reste Je son âge non à vivre entre ses parents, mais à faire fructifier I honnête aisance qu’il a su acquérir tout en sauvant le pays de la mine à sept ou huit reprises différentes (version unioniste) Ponr d’autres, la modeste aisance en question représente un million et demi ou même deux millions.Mais, les gens sont si méchants qu’on ne sait vraiment qlii croire.II e u fut d'aucuns asst z médisants t>our critiquer le premier ministre parce (ju’il aurait réalisé du 52 pour cent en up an sur ses placements.Demandez à FlavvUe si ce n’est pas une bagatelle et il vous l’affirmera.Nous étions à peine remis de la nouvelle que M.White désertait le navire qu’on nous annonçait le départ probable du ministre des travaux publics.M.Carvell lâcherait Borden à son tour.Une fois dégarni de ces deux portefeuilles, les finances et les travaux publies, il ne reste pas grand chose dans le cabinet.Heureusement, M, Calder est un peu là.Nous avons récemment expliqué comment, pourquoi et par quel mystère M.Calder ne pouvait renoncer à son traitement de ministre.Le jour même où les journaux disaient (pie MM.White et Carvell partaient ils annonçaient aussi la présence en Europe d’encore 32,000 soldats canadiens.Si ces soldats reviennent ici au taux de un mille par an, M.Calder sera encore ministre 32 ans, tandis (pie si les transports n’en ramènent que 100 par douze mois, nous verrons M.Calder au pouvoir 320 ans, ce qui, nvouons-le, semble un peu long.^ Cependant, c'est arrêté, décidé et bien compris : tant que dis soldats seront là-bas, M.Calder sait que son devoir est de demeurer dans le ministère afin d’y émerger largement et surtout n'v rien faire.La semaine dernière a vu le départ de la plupart des membres du cabinet.Le premier ministre nous a quittés sans dire où il allait et M.A.-K.Maclean est parti pour l’Angleterre, sans doute pour y étudier le classement du service administratif.Le suave M.Rowell a emmené sa famille en Colombie-Britannique, et M.Calder (en attendant le retour du dernier soldat) est allé se récupérer sur les bords du lac Muskoka.Comine il convient à un amiral qui se respecte, M.Ballantync est parti pour Saint-André-sur-Mer, tandis que M Blondin se contente des bords riants de ia rivière Saint-François et du voisinage des Abenaki».Le ministre des travaux publics, M.Carvell, est eu voyage daus le Nouveau- Brunswick et M.White est absent depuis l’annonce de sa démission.11 reste encore, cependant, assez de ministres pour diriger le char de l’Etat (mul-gré la giève des tramways) car nous avons parmi nous le prodigue vieillard Doherty et l'antique Foster ainsi que le cauteleux Meighen et le maladroit Reid, sans compter l’ouvrier Gédéou Robertson et le militaire Mowburn.Cel te demi-douzaine d'hommes d'Etat est plus que suffisante aux besoins du pays durant la canicule.o o o , La prochaine convention libérale est.la seule chose politique à laquelle Ottawa s’intéresse pour le moment.Le programme n’est pus encore rédigé, mais les invitations sont faites et comprennent, dit-on, même ces brebis égarées par la conscription.Les conjectures sont nombreuses au sujet du chef prochain du parti libéral et les noms de MM.Fielding, Mackenzie-King, Martin et Pardee sont ceux qu’on suggère un peu partout.Il est entendu (pie les premiers ministres libéraux viendront ici quelques jours avant la convention qui sera pour ainsi dire précédée d’un caucus.La convention a aussi envoyé des invitations à certaines associations et organisations qui ne sont pas comprises dans le groupe libéral, comme l'association de la représentation proportionnelle, qui doit présenter un mémoire à la convention, et la Fraternité des employés de chemins de fer, qui doit faire valoir certaines prétentions, revendications et projets.Les délégués proprement dits ont été choisis dans presque tous les collèges électoraux de Québec, d’Ontario et du Nouveau-Brunswick.Restent encore les provinces de l’Ouest qui n’ont pas fait rapport, la Nouvelle - Ecosse et l'Tle du Prince-Edouard.La nouvelle que le gouvernemet avait approprié certaines sommes dans le but de donner une allocation de vie chère aux employés de l’admin s'.ration a eu son résultat naturel de causer une augmentation générale des prix de détail.Les marchands d’Ottawa qui subsistent aux dépens des employés civils entendent bien ne pas laisser passer cette occasion de plumer leurs victimes.L’augmentation est, du reste, générale et les prix de la viande, déjà trop onéreux pour lis petites bourses, ont encore augmenté.Les bouchers de gros vendent le porc frais 31 cents la livre, et les détaillants doivent vendre 45 et plus pour compenser les pertes sur les parties basses.Le bacon, que M.Flavelle nous laisse avoir, se wnd 65 cents la livre, le reste est vendu 40 cents aux Anglais.Depuis le premier juillet, Ottawa marche sans tramway's, c’est-à-dire à pied ou en itney ”.Les propriétaires d’autos font de petites fortunes en transportant les paresseux au taux de 10 cents et tout ce qu’Ot-tawa comptait d’automobiles déclassées, délaissées et détériorées a été remis à neuf pour organiser le transport.Le ministère : la milice a mis des camions automobiles au service de ses employés et d’autres ont été affectés aux facteurs des quartiers extérieurs.La grève n’est pas réglée, mais on s’attend à ce que qu’un dénouement se produise prochainement, car la situation ne saurait durer.La compagnie a engagé une centaine d'hommes nouveaux et elle entend bien conserver ces hommes au détriment des anciens employés qui voudront reprendre le travail.Comme les grévistes n’ont aucunement les sympathies populaires, celte grève se réglera forcément en faveur de la compagnie qui a le temps d'attendre pour compléter son effectif d'ein-ployés.Seul le public souffre, endure et.paye.o o o La semaine dernière, l’imprudence d’un nouveau motormau ou la malice d’un gréviste — on ne sait pas au juste — a été cause qu’un tramway s’est mis à reculer au lieu d’avancer et il a brisé six autos qui le suivaient, blessant grièvement un nommé Jarvis, encore à l’hôpital.Dans cette seule journée, divers accidents se sont produits un peu partout et les notes pleuvent sur la compagnie qui nous fera plus tard pay'er ces dommages à la propriété des autres paria faute de ses grévistes.En même temps que les conducteurs de tramways, les barbiers-coiffeurs se sont mis en grève et le résultat immédiat fut l’achat d’une forte quantité de rasoirs de sûreté par les anciens clients.Les barbiers sont plus modestes que les conducteurs qui exigent 60 cents de l’heure Ils demandent simplement une son.aine do 024.Cette grève n’est pas encore réglée.Par contre, les porteurs de pain n’ont été en grève que deux jours avant de faire obtempérer leurs patrons et ils ont repris le travail dès qu'ils ont été assurés du succès.Il n’y a ici que les employés de Pad ministration qui ignorent la grève.Mis à la pitance et nourris de belles promesses, ils attendent patiemment.Le gouvernement leur a voté dix millions, mais on n'entend parler ni de la distribution ni de la manière dont se fera cette distribution si elle se fait jamais.Cependant, les employés sont satisfaits.Ils savent (pie les sous-ministres ont reçu mille piastres d’augmentation et cela sutlit pour les rendre heureux.Le bonheur est à ceux qui savent, se contenter de peu.Gédéon, suscité* par le Sénat pour régler la grève de Sydney et les lockouts de mines de la Nouvelle-Ecosse, n’a pas ou plus de succès dans la province maritime qu’à • A innipeg.Ce ministre du travail, qui ne répond pas du Parlement et n’a jamais été élu par le peuple, se donne des manières du petit Czar quand il s’agit de traiter avec les grévistes et cette attitude arrogante est loin d’aider ses causes souvent perdues d’avance.La question des houillères de Sy'dney' est grave, car nous sommes menacés d’une disette de charbon cet hiver et le gouvernement devrait prendre les moyens d’assurer un surplus de houille pour parer au déficit qui se produira infailliblement dans les approvisionnements d’anthracite.Mais nos ministres sont aux bains de mer et ils savent que leur provision de charbon de l’iiiver prochain est déjà en cave, cela suffit pour calmer les inquiétudes qu’ils pourraient avoir et qu’ils n’ont pas.M.Michael-T.Nolan, employé c-omrne nrissier à la Chambre des communes, est décédé, vendredi dernier, à son domicile do la rue Slater, à l’âge de 77 ans.M.Nolan était connu non seulement de tout le personnel de la Chambre mais de tout Ottawa et de tous les visiteurs au Parlement.Lui-même savait le nom de tous les députés et ceux de leurs amis.Jamais personne n’a trouvé M.Nolan en défaut quand il s’agissait de donner un renseignement.Doué d’une belle prestance et d’un physique à jouer les pères nobles, M.Nolan passait souvent pour le president du Sénat aux yeux des naïfs visiteurs qu’un journaliste facétieux pilotait dans les couloirs de la Chambre.D’un caractère aimable et obligeant, M.Nolan sera regretté de tout le personnel de la Chambre où, malgré ses longs et fidèles services, il n’était toujours qu’employé temporaire Les funérailles ont eu lieu, mardi, à Saint-Romuald-de-Lévis où le défunt laisse quatre filles.Descaves LETTRE D’UN PARISIEN Paris, jour de la Saint* Jean-Baptiste de 1919 L’an dernier, le 11 de novembre 1918, encore mobilisé, je fêtais avec mes camarades la journée délirante de l’armistice.La Marseillaise et les hymnes alliés joués par notre musique à travers les rues de la ville.nous entraînaient au milieu du bruit du canon, des pétards, sous une pluie de Heurs.Sans protocole, officiers, sous - officiers, soldats, nous fraternisions dans la joie comme nous avions fraternisé dans les heures douloureuses de la lutte contre l’ennemi.Hier soir, vers sept heures, la voix du canon, le son des cloches, les cris des sirènes, ont fait connaître à Paris que les Allemands avaient décidé de signer le traité de pai x.Lundi, 11 de novembre 1918 — lundi, 23 de juin 1919.Tout un hiver et tout un printemps ont passé avant que ne se ferme la parenthèse glorieuse ouverte par cette autre rumeur du canon de l’armistice qui résonne encore aux oreilles de tous les alliés.Les heures de nerveuse impatience que l’on vivait depuis quelques semaines sout terminées 1 Vive la France I vivent les Alliés! Ayant pavoisé ma demeure, sans tarder, tandis que les 75 tonnaient, je fus sur le boulevard.Sur le boulevard, la foule de tous les soirs, et qui n’était pas prévenue, un instant surprise, ne tarda pas à s’arracher les dernières éditions des journaux pour avoir confirmation de la nouvelle.LA REPONSE ALLEMANDE.LA PAIX EST FAITE.ILS ONT SIGNÉ : C’EST OUI.Ces manchettes de la Presse, de la Liberté, et de V Intransigeant chassaient des esprits toutes les critiques.Des groupes se formèrent ; des bandes de midinettes, les premières à tout savoir, s'en allèrent bras dessus, bras dessous ; uu sourire fleurit sur tous les visages.Aux balcons, la multicolore floraison des drapeaux s’épanouissait un peu partout, les camelots faisaient diligence pour vendry L'AVKNiR DU WORD - mttÊktorn awBuaiaaaw 16 JUILLET 11)19 tattiw» ai Cw mtf **.#**>•*&**** ?leurs décorations et des cliants s’élevaient dans l'air.Sur les boulevards, là, c’était unique.Il avait suffi de moius d’une heure pour que des centaines de milliers de Psrisiens.enva-hissent, de la Madeleine à la Porte Saint-Denis, les chaussées et les trottoirs.Des manifestations de joie spontanées et charmantes s’organisaient Voici, sur la place du Châtelet, face au théâtre Sarah Bernhardt, un bal au son d’un instrument indéfinissable, qui doit être un piston, mais qui pourrait aussi bien être un instrument bar bare.Ici, boulevard Sébastopol, près du square des Arts et Métiers, un accordéon égrène une vieille valse que tout le monde chante en dansant.Là un tambour et des c.a irons s’épuisent.Des chants s’élèvent : la Marseillaise coupée de chansons de marche, de la Madelon.La foule piétine, se presse vers la place de l’Opéra où une grande manifestation va avoir lieu.Elle est envahie, bruyante, houleuse.• Tout à coup, un calme imposant se fait.Sur uu des balcons de l’Opéra, dans une grande clarté, une artiste drapée d’un péplum blanc apparaît tenant haut notre cher drapeau.Cette apparition chante la Marseillaise, la foule l’écoute religieusement et reprend, en chœur, le refrain.La manifestation est émouvante et grandiose, tandis que le chaut, de proche en proche, gagne les groupes et va mourir au loin, comme un écho.La manifestation terminée, la foule reste sur la ptlace.11 est matériellement impossible de faire un pas.Les autobus doivent être détournés de leur itinéraire habituel.Les voitures et les autos ne peuvent circuler.C’est uu mystère que d’expliquer comment une demi-douzaine de braves canons qui attendaient on ne sait quoi place de la Concorde, ont pu être traînés par la foule sur les boulevards.Des femmes, des soldats sont juchés sur ces trophées de la Grande Guerre et chantent, chantent sans arrêt.Des camions américains, surchargés d’hommes aux costumes militaires les plus divers, circulent lentement, bruyamment, au milieu des cris, du délire.Et il semble que la berloque, la Grande Berloque est proclamée : Tais-toi, maint’nant, Boche maudit ! Voilà le cauchemar fini.Tu ne cries plus, tu ne mords plus, Tais-toi, inaint’naut, vaincu ’ Ce matin même, sous mes fenêtres, boulevard Saint-Michel, les monômes d’étudiants passent et repassent, les chants continuent et, entre deux ondées bienfaisantes, le soleil de la Victoire brille pour vivifier les couleurs glorieuses des Artisans de la Paix.Parisien* de Paris L’aigl e et le corbeau ou les deux gargottes J’eu-, le printemo* dernier, en remuant le foud d’un vieux coffre de t êche, la bonne fortune do mettre la main sur un antique ch.ffon barbouillé de notes hyérng yphiques dont je parvins à déchiffrer ce qui suit : *> Recette de la Louise (Pérodeau, vieux garçon) pour gargotte a la truite.27 juillet Lsyy.Lac des Grandes B .ies : « Oignons découpé , une terrine*-, lard, etc." — Quelle aubaine, me di-je, pour revivre ce souvenir, l’été prochain, sur les bords de la rivière Ottawa." Maintenant, c’est fait.Je crois que la pre tniere gargotte vaut d être racontée, tant pour les campeurs que pour les Jétômiens de mou temps qui aiment à se souvenir.Les pt eparatifs s’annonçaient mal.Camille pestait, jurait, était dans tous ses états.Il tint me trouver à la roche d’où j’amotçais la rouget me dit en écumant de rage : —Y penses-tu, Jos, il n’est pas encore onze heures et ce sale Louison est déjà à moitié coiffé ! Mot qui ai promis de régaler l'honorable M.M .c-t ses amis qui arrivent a cinq heures apiès-midi Quelle horreur de gargotte cet sninial-là va-t-il nous fricotter 1 Je fis de mon mieux pour l'upai«sr.Je rappelai la maxime bibevouesque : •• Uue heure de.piouçage dépatrouille un poivrot — Regarde le donc ! "h ! regarde-le donc I n'est-il pas à tuer 1 hurla Camille comme le ih-f cuisinier débouchait dans la porte du chantier avec un rire sardonique, les joaes en feu, les yeux vitrés, le toupet grisonnant en brou—aii-Jes, donnant i’illusion d’un général MacMahon .en goguette devenu cordon-bleu, avec le tisonnier au lieu du sabre au côté.Autant dire tout de suite que Louison avait le tambour de l'oreille dur a la résonnance et qu’à dix pas il ne soupçonnait point l’orage.Il appela, charmeur ¦ — Titmlle ! Tatnille ! — Quoi 1 espèce.— Tu payes tien 1 Le paroxi-m- tourna à la pâmoison chr z mon ami.Il se pâma de rire.— Impayable, pouffa-t-il.Jos, une générale et plus vite que ça.D'autant plus qu'il était bientôt l’heure du lunch, avancée, ce jour-là.L 'apéritif ab-orbé, Camille rappela aimablement mais gravement à la Louise la grave responsabilité qu'il allait bienlôt prendre du solennel pot au f u qui devait être l’évènement de la campagne culinaire.On maDgea tous ensemble puis Camille et moi allâmes faire la tieste à côté du chantier.Une pause.Glou glou glou.(bis).(ter).Mouvement de porte mystérieusement refermée.— Quin, j’ savais beu, moé, que j’ vous ferais t’nir trantilles Camille bondit du côté de la porte.— Où vas-tu 1 — Chercher ma carabine.— laisse-moi faire Je vais lui donner une llanquée.— Alors, mettons-nous tous les deux et je-tous-le daua le lac par la fenêtre.— Bien dit.Un, deux, tiois.Nous sautons dans la porte.Louison souriaut : — A c't’heuro, vous autres, vou» allez vous ôter de d'dans mon chemin Je vas mettre le chaudron au feu dehors.Allez vous - en à la pêche.Mais avaut d’partir, si Tatnille payuit un p’tit pétard 7 Et voilà mon incomparable artiste do Camille encore désarçonné et passant de la uiâle rage à l’tllusion angélique : " Très bien, très bien, la Louise » puis jetant un coup d’oeil sur un va s eau que Louison tenait.Mais au moins me diras-tu ce que tu entends faire de cette terrinée d’oignons ?— Tiens, c’est pour la gargotte.— Me dis-tu que tu vas mettre une terrinée d’oignons dans la gargotte 1 — Coûte don, Tatnille, on pourra en avoir d’autres demain su madame Leblanc.C’est tout ce que j'ai.— Joq dit Cimille en m'attirant au dehors, il n'y a qu’un remède.Le coeur me lève, ici.Allons faire la pêche au-devant des amis.Je sauverai la situation au moyeu d’une défaite quelconque.Notre biberon va dormir malgré lui.Il nous fera uu souper de fortune à son réveil et demain j’aurai le gardieu du club pour uue gibelotte.Agréé.I.'houorable M.M.et ses amis s’amenèrent à l’heure convenue et l’on prit joyeusement le chemin du camp de l’i.e.— A notre graude surprise, l’excursion salua de loin une légère colonue de fumée au-de-vaut du chantier et bientôt l’on vit se profiler l’intéressante silhouette de notre silène.Camille se multiplia pour installer nos gens dans leurs compartiments et les détourner de la cuisine.Et revenant en toute hâte à Loui-ou, ii lui commanda une omelette express.Tout-à-coup j’entendis un groguement de colère atroce.— Jos, viens voir.— Camille tenait dans ses mains crispées une poule apptêtée, la plus appétissante que j’aie vue — Il n’a pas même pensé à mettre la volaille dans la gargotte.— Puis, tout-à-coup, gracieux : — Merci, mon Dieu, elle est sauvée du naufrage.Elle servira demain.Comme on aliait se mettre à table, après ap-péritif en forme, Louison piéseut et participant • — Pardon de l’indiscrétion, fit l'honorable M.M., mais il y a céans quelque chose qui sent meilleur que l’omelette.Nous étions atterrés.Camille eut un éclair.— Ce n’est, dit-il, que des préparatifs pour demain, alors que j’aurai le gardien du club pour compléter.— Laissez donc goûter, demanda à Louison un glouton de la ville.Ec notre homme de s’é crier, aussitôt les lèvres trempées dans le fsiuil-lou : " Servrz, servez à la ronde.Vous n’avez jamais rien maDgé de pareil ".Le chaudron circula austitôv et il s’en dégagea un fumet tel que pour eu féliciter digne ment le cuisinier, il se fit force rasades et générales, Louison faisant royalement honneur, à toutes ec chacune, mais l’honorable M.M .se contentant d'y soutire élégamment en homme du meilleur monde, en abstème cheva'eres-que.L’orgie de gargotte terminée après maint retour, on alluma la divine pipe et l’on sortit les berceuses sur la vérandah rustique.Camille et moi nous ne nous tenions pas de joie et de triomphe, mais non sans quelque confusion.C était pour Camille l'heure de philosopher.Il fit réflexion : — Ce qui m’épate, dit il, c’est que de cette terrinée a’oignons il n’en soit pas resté uue trace au goûq moi que cela écoeure tant.Mais, Jos, Jos, as-tu entendu cette remarque de la plu- fine fourchette de Montréal : Que la gargotte ainsi préparée au g'got de boeuf est plu» délicate que mêlée de volailles 1 Est-il épatant ce Louison.Uu quart d’heure aprè*, des ronff-ments partaient de cinq chaises et des songes éiy-ées de •ybarites voltigeaient ct’un siège a l’autre.Quand nous nous éveil âmes sur les onze heures et demie, deux voix seules causaient gravement.C’étaient Louison et l’huuorable M.M.Le lendemain, ce dernier me dit : — C’est étonnant ce que cet animal-la est renseigné et m’a intéressé, hier soir.Grande fête champêtre à Sainte-Agathe VINGT ANS APRES L’histoire de la deuxième gargotte e-t bien courte mais que navrante ! J'ai voulu, alors que je pa-ai», la semaine detuiète, trois jours seul dans rnou ermitage de Saint-Placide, daus le voisinage d’un excellent ami, me payer le luxe de faire l’application de cette recette mémorable, en y suppiimarit, pat ailleur-, les conditions d’échauffetnent du cuisinier.Je me rendais bien compte que j’étai» exposé à manquer du coup d’œil aguerri de la Louise pour les proportions voulues d’assaisonnement, mais j'oubliais que l'artiste culinaire a bien d’autres cho-e» â ne pas perdre «ht vue.C’est ainsi que, tout bêtement, alors que je m’applaudi-eais de l’nduratite saveur de ma cuisson, je fu» pris d'une distraction fatale : pour enlever le «hiadrou, je saisis tout bonnement l'anse à main nue , d’r ù deux cuisant-souvenirs : 1 un a ia main calcinée, l’autre au cœur, de voir toute la gargotte s'affaler sur le Les grosses pièces de résistance lavées et remises en place, avec un nouvel accompagnement d’oignons, pommes de terre, etc., je repris la be-ogue avt-c un nouveau courag-.Cette fois, hélas ' ce fut la poivrière qui se montra ,, ., , .perfide en crachant tout son contenu avec «on Lamtile rt commença adonner des signes de • couvercle 1 malaise et de perphxité.Je voulus le rassurer : — Maintenant, dis-je, qu'il a bien mangé, tout est fini.Il va laver sa vaisselle, faire un somme d’une lteute et il se mettra a la besogne, frais comme uue rose.— Tu crois I riposta Camille, repris de co 1ère.Eh bien ! écuute-le parler, bougonner, rire et chanter tout seul.Ne vois-tu pas que j’ai oublié de fermer le buffet àclé T Ecoute.En effet, il y avait d’étrauges soliloques dans la cambuse et même l’auguste personne du chef paraissait s’accrocher plus que de raison aux angles des tables.A uu motneot il se produisit un émouvant cbaplis de Vaisselle et des bouteilles tintèient.Le chi f avait accidentellement ou volontairement heurté de l'épaule l’attrayant buffet.Aussitôt on entendit cette singulière apostrophe aux bouteilles : — Quoi t'y voulez, tas d'tannantes I Attends un peu j’ ro’tn va* vous régler le corps, moé.chaudron fut pieusement mis à côté du camp, certain, cette fois, d’echappet au désastre de la premiere épreuve ft j’allai, allumant une bonne pipe, demander la -ympa-thie de mon voi«in.Nous en causions sans trop de tristess*-, quand des éternuements énergiques et un bruit de ferrailles nous firent regarder du côté de mon camp.Stupéfaction : c’était le chien do propriétaire de la terre, habitué a ces rondes, qui avait tans peine écarté le couvercle de fer-blanc du chaudron pour manger ma gargotte et payant le tribut à la poivrière, en éprouvait des commotions assez fortes pour renverser le chaudron.G'est alors que je ne pus me retenir de proclamer la Louise un aigle et moi tin corbeau, eu mémoire du vieux fabuliste.Nature qui Dimanche dernier, avait lieu, à Sainte-Agathe, le lOètnu pique nique annuel des pompiers volontaires de l’endroit au profit de leur société de bienfaisance.Il faisait un temps idéal et la population tout entière avait répondu à l’appel.Toutes les paroisses environnantes étaient largement représentées.MM.L.-A jDuvi 1 et Julea-Edouard Prévost, les deux députés du comté de Terrebonne, s’étaient rendus à l’invitaiiou du président de la société de bienfaisance et ont honoré cette fête de leur présence.Tous deux ont tenu sous le charme de leur chaude éloquence l’assistance très nombreuse qui les écouta attentivement et les applaudit chaleureusement.Après ces discours, le président Moue Desjardins remercia les députés d’être venus, par leur présence, rehausser celte fête do bienfaisance.Nous avons eu le plaisir de voir, dans notre ville, un détachement des pompiers de Montréal venus sur l’invitation de leurs camarades de Sainte-Agathe.La police de Monttéal était représentée par le lieutenant Z Besmarteaux.Le programme des jeux comprenait vingt numéros et les assistants se sont fort intéressés aux efforts et à l'adresse des concurrents se disputaient les prix.Le restaurant fut fort achalandé et nombreux sont ceux qui dégustèrent les " beans " à la canadienne si bieu apprêtées par l’ami G.Dulude.Dans la soirée, dans la salle du collège du Sacré-Cœur, avait lieu ia distribution des prix aux vainqueurs des courses et jeux athlétiques de l’après-midi.A cette occasion un concert avait été organisé avec le concours d’amateurs de Montréal et de Sainte-Agathe De l'aveu de tous, ce concert fut un des mieux réussi» que nous ayons eus ici Nous avons applaudi le chef de district Raoui Gauthier, les lieule-uants Laparée et Beaulieu, les pompiers Briè-re, Labbé, Horion, Btisebois, Ladoucenr, Léger et Brodeur, de la brigade de Montréal ; Mme Simone Roberval ; MM A.et V.Laber-ge er Mile Emilienne Laberge, qui ont chanté et déclamé a ravir ; !e sergent L.Visé, retour du front, qui a joué de très beaux solos de vio Ion, accompagnés au piano par Aille Marguerite Grignon.L’orchestre Métayer a beaucoup contribué au succès de la soirée.L’auditoire a été très enthousiaste et les artistes ont été acclamés et rappelés plusieurs fois.La distribution des prix fut présidée par sou honneur le maire Godon, assisté de M.Raoul Gauthier et des échevins Bertrand et Brihurneur.Pour terminer la soirée, le chef Moïse Desjardins, s'adressant aux artistes réunis sur l’estrade, les remercia au nom de.la population de Sainte-Agathe et au nom des pompiers volontaires, pour leur concours absolument désiaté ressé.La société de bienfaisance des pompiers de Sainte Agathe n’est établie que depuis S ans ; el e a progressé d’une manière étonnante et elle fait l’admiration de tous ceux qui lacorutais-im, tout cela gtâce aux efforts d’un groupe d hommes de bonne volonté et au généreux concours de notre population.Le fonds de secours de la Société qui est eu excellente condition n'est msinteuu que par les recettes des différentes fêtes Les pompiers offrent aux citoyens de Sainte-Agathe leurs plus sintères remerciements pour leur aide généreuse et espèrent que tous leur contiuuetont ieur confiance comme par le passé SOMMAIRE DES JEUX 1— Course de 100 verges ouverte aux pompier*: 1er Arthur Pelierin ; 2ème 0.iia- Renaud.2— Saut en longueur à pieds joints : 1er A.Pelierin ; 2ème A.Brisebois.3 — Lancement du poids de 50 livres : 1er Zacharie Desmarteau ; Sème Mi ïparence rie marbre qui laisse aux spectateurs une impression profonde de beauté.Les Pilules Rouges sont un Spécifique pour les Femmes Ov entend par spécifique un médicament qui agit spécialement contre une affection déterminée.Ainsi, la quinine est le spécique de la fièvre.£’EST donc à bon droit que nous pouvons dire que la Pilule Rouge est un spécifique, car elle est souveraine contre l’anémie et ses multiples manifestations.’J’OUTES les femmes et les jeunes filles que le moindre effort fatigue, qui ressentent de la lassitude, qui souffrent de maux de tête, de bourdonnements dans les oreilles, de douleurs dans le dos et les côtés, devraient donc avoir recours aux Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles, car ces différents malaises sont presque invariablement des symptômes caractéristiques de l'anémie.médicament est aussi recommandé aux chlorotiques.Jj^ANS les cas de chlorose, la peau devient blanche comme de la cire.Le visage revêt uu aspect de langueur et de tristesse.Les yeux sont cernés, les paupières gonflées.Ixruiioo Si- Guin- A l’apparition de ces symptômes, il est prudent de prendre des PILULES ROUGES de Sa Compagnie Chimique Franco-Américaine SPECIFIQUE CONTRE L’ANEMIE ET LA CHLOROSE.LISTE I.'ES DONATEURS DES PRIX MM.J uh-a-Edouard Prévost, I,.- A.David, députés.sir Mortimer Dav.s, The Eidie McNeilly Co., Mme A.Pérodeau, Mme K.von Rappartl, Mme T.Size.M.Georges Liboiroo, M.A.Massé, M.Glenn.Mme P.Vanter, M.Jos.Villeneuve, M.lion.Desroches, M, G.Duluile, Rév.Poland, Mme Ed.Hanson, Mme A.Isthelle, MM.Albert Bergeron, Dr J.-K.Leblanc, Michel Guimoiit, K.Kodier, Dr Ed.Grignon.G.Côté, Jo».Faitvelle.L.-A.Piché, Rév J.-B.Baz.inet, Mlle Dora Bellerive.le maire Godon, MM Elit- Payment.Rod.Toucheite, il.D.Jack.Ferri.Cyr.O.8t.Amour, Hon.Valtier, L.ülobensky.Charles î-mith, P.Belhumeur, J.Lamoureuz, Mme Kurnpfer.MM.J.Lupien, | F.-X.Labrecque, Aut, Leduc, Mlle Marguerite Depuis deux ou trois .ans je me sentais moins résista-ble à l’ouvrage, abattue et sans courage parfois.Je souffrais de mauvaises digestions, de d o u 1 e u r s au dos, d’étourdissements.J’ai eu recours aux Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco - Américaine que j’emploie depuis quelques mois et mon état n’est plus le môme.Je travaille maintenant avec facilité et assidue-ment.J’en suis très heureuse et ma confiance dans les Pilules Rouges est sans limite.—Mme Malvina Beaudoin, 80, rue Mechanics, South-bridge, Mass.Mme M.BEAUDOIN 80, rne Mechanics, Southbridge, Mus.Masnntéétait déjà épuisée par un travail incessant lorsque vint le retour de l’âge.Des malaisesde toutes sortes survinrent, tels que maux de tête, de reins, étourdissements, douleurs internes, raideur dans les membres, etc.J’ai pensé d’employer les Pilules Rouges pour me tonifier V'Vv .¦ - i me Mme JOSEPH BERGER 2, avenue Brien, Montréal.faire du sang et m’aider à refaire ma santé.L« succès obtenu a été si satisfaisant que je ne saurais l’oublier.—Mme Joseph Berger, 2, avenu* Brien, Montréal.S o, Tv U'9 , / T , GRATUITES, au bureau As la COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE 274 ru.Bt-Dem.» eont donnée toua F» jour», excepté lea «1,manche», ,1a -J heure» du matin à S heure» du »oir.CW toujours' d’eput»’rC mtrue m*lpC,n '»“* pr6,,,,° à «* «OM’dtationa.I-e* femme», qui ne peuvent venir au bureau, sont invitée.A lui écrire I-e» Pilule» Rouge, «ont en vente chez tou» !c» marchand» de remède».Nou» le» envoyon» au»»l par la poste, au Canada et aux f:tat»-Uni», »ur réception du prix, fiOc une boite.$2.î;0 »lx boite».Elle, .ont toujour, vendue, en Imite», jamal, au cent.SI vou, ne pouvez vou.le, procurer dan.?otre localité, £crivcz-nou*.1 Tout/** le* lettrcfi doivent àtm adromlc.* : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE limitée, 274, rue St-Denl», Montréal, nouvelles - DE - Saint = Jérome AVIS —.Nous ne publions aucune communication non accompagnée d’un nom responsable- Les colonnes de notre journal sont rigoureusement fermées aux écrits anonymes.— Mercredi, 16 juillet, quelques amis out tenu ù présenter leurs souhaits et leurs félicitations à M.et Mme Jules Edouard Prévost, à l’occasion du septième anniversaire de leur mariage.On remarquait à cette fête toute intime }I.et Mme Henri Holland, M.et Mme Jean Holland, M.et Mme Charles Edouard Marchand.M.et Mme Sinaï Lamarre, M.et Mme Henri Marchand, M.et Mme Jeau Simard, Mme E.Bertie, Mme S.Lebel, Mlle Marchand, de Montréal, Mlle Marie Hillman, Mlles Berthe et Eugénie Prévost, le Dr Laroche.Des cadeaux d’un genre tout à fait pratique furent offerts à M.et Mme Prévost qui furent agréablement surpris de cette fête impromptue.— Les Chevaliers de Colomb de Siint-Jérô lue organisent, avec le coucours .des.conseils municipaux de la ville et de la paroisse, une grande fêle popul »ire qui aura Heu le dimanche 27 juillet, dans le but de fêter les soldats jérçmiens qui reviennent du front.Nous félicitons les promoteurs de cette belle idée et nous espérons que tous les citoyens se donneront la main pour faire tie cette fête une manifestation splendide digue de nos soldats qui ont pris part à la grande guerre.On trouvera dans une autre colonne le programme de cette fête.— On trouvera drapeaux et lauternes chinoises à la librairie Prévost pour la fêle que l’on fera à nos soldats, le liin.anche 27 juillet.Vous en aunz besoin pour orner vos maisons et les illuminer le soir.— Deux accidents ont attristé notre ville, mercredi.M.P.-Etnile Ouellette, un citoyen bien connu dans notre ville, ancien employé de la corporation et depuis quelque temps au service de la Kegeut Spinner», a trouvé la mort en nettoyant une bouilloire de la manufacture.Dans l’après-midi M.Ouellette pénétra dans la Irouilloire une première fois et en sortit quelques instants apiès, en se plaignant d’un certain malaise.A 2 heures 30, il descendit de nouveau dans la bouilloire pour continuer sort travail.Vers 5 heures 30, on s'inquiéta do son absence prolongée et on le trouva couché au fond de la bouilloire.On le crut seulement, privée de connaissance et l’on fit venir immédiatement le piètre et le Dr Laroche Celui-ci ne put que constater la mort du pauvre kamnie.Le soir même une enquête a été tenue par le Dr Labelle, coroner.Le verdict a été • mort accidentelle.On cioit que M.Ouellette est mort asphyxié.Cet accident déplorable est, profondément regretté par tous ceux qui ont connu M.Ouellette.C’était un excellent citoyen et un travailleur courageux.Il laisse sa femme et six enfants.— Le même jour, un jeune homme rie 17 an-, Edouard Desroches, fils de M.Desio-clies, s’est noyé en se baigi ant dans la riviere Ou Nord, plus haut que la ( haussée do la manufacture de caoutchouc l u jeune Lemieux, W»-Qj»S>il
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