L'Avenir du Nord, 30 juillet 1920, vendredi 30 juillet 1920
- .- r-*1 -.urn't:' • Vingt-quatrième année — No.Joarnal hebdomadaire — Cinq sous ie numéro Vendredi 30 juillet 1920 m ORGANE LIBERAL do DISTRICT di 5W K LX «err » rm ma 1ST euutj u MVU mims Ko>H rutnotr) nsjHmi uçj m«, mp utixujrr 3±»crx4 Abonnement : RL .j'Xmada] $2 00 r Directeur : Secrétaire de la rédaction •• T ChejtTTeTrT^ “ | Etats-Uni*].2.50 •Strictement payable o’ avance.m J U LES - E DOUA R D PR F.VOST ANDRÉ MAGNANT SAINT-JÉROME (Terrebonne) P.Q.Annonces r~i J*c.la ligne agate, par insertion.Anaoncea légales : 10 o.la ligQe agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.Les touristes dans le nord LA ROUTE MONTREAL-NIONT-LAURIER La route Montréal-Mont-Laurier ou autrement nommée la route des Laurentides doit se faire et se fera.Ce sera tant mieux au point de vue de l’avancement rapide de l’agriculture, de la colonisation, de l’industrie, car le nord de Montréal contient en puissance de vastes ressources et de larges espérances a tous ces points de vue.Le problème du transport prompt et facile, par voiture, de toutes les directions vers les stations de chemins de fer sera résolu par la construction de la grande route des Laurentides.Les chemins ruraux sont comme des rivières dont les chemins de fer sont les fleuves, disait Chapleuu.Facilitons le transport des produits agricoles et industriels vers nos voies ferrées et nous venons doubler, tripler notre production, nous verrons prospérer une région où abondent les forces hydrauliques, les riches pâturages, les mines et les forêts vierges.Voi’à pour le côté strictement commercial Aux richesses du nord déjà mentionnées s’en ajoute une autre qui ne leur est certes pas inférieure : celle de la belle nature qui fait du nord, de Montréal à Mont-Laurier, le paradis des touristes.Parlons en donc un peu.La province de Québec, si prospère de toute autre manière, doit maintenant tirer tous les profils possibles des beautés pittoresques dont elle est -si riche.Sir Lomer Gouin disait un jour en faisant allusion au bois à pulpe, que noua ne devions pas laisser exporter à l’étranger un tel trésor non plus que tous nos autres capitaux au détriment de notre province.Ur, chaque semaine, des milliers de touristes canadiens s’en vont aux Etats-Unis parce qu’ils ne peuvent pénétrer, faute de bons chemins, dans les parties les pins attrayantes de la province de Québec.De plus, des centaines* et des centaines de tout istes américains désireux du visiter nos montagnes s'en voient la porte fermée par le mauvais état des routers.Se rend-on bien compte des sommes considérables que perd ainsi notre province ?Il est ties beau de convier des foules de touristes ou des foules de sports à s'extasier devant des montagnes ou des lacs, à visiter nos sites pittoresques où la nature étale ses plus grandes séductions, encore faut-il que l’accès ele ce paradis de la villégiature leur soit rendu possible et facile-.On se persuade trop aisément en certains milieux que les beautés incomparables ele la province ele Québec suffisent à y attirer et y retenir les amis de la belle nature-.Mais ù quoi sert-il de posséder toutes ces richesses, si les touristes ne peuvent les atteindre et y venturer confortablement ?Car le chemin de fer est aujourd hui insuffisant : l'automobile est le véhicule préféré du tourisme.C’est ainsi dans tous les pays du monde.Ici, hélas ! nous voulons tirer pt-iit eles charmes pittoresques dont la nature a enrichi notre province et surtout la région des Laurentides, au nord de Montréal ; nous désirons retenir chez nous les Canadiens qui, par milliers, s’en vont ailleurs pendant la belle saison ; nous invitons les it rangers h séjourner élans nos montagnes où l’air salubre ne le cède ejil aux plaisirs sportifs de tous genres e-t à 1 agrément d un pays eut hauteur, e-t nous ne leur ouvrons pas la porte des I-aurentidtss eu leur donnant de bonnes routes.Attirés par la réputation île la région du nord, des touristes s'aventurent vers nos montagnes, île Montreal et d ailleurs, meme dos Etats-Unis.< >r, ils éprouvent une pénible désillusion devant le spectacle ele neis chemins impraticables.U arrive ainsi trop souvent que, étant donné l’état actuel dices chemins, surtout de Sainte- lltéièse h Saint Jérôme, première étape de la route des Laurent ides, la grande réputation du nord en soutire et la province de Quebec subit une perte appréciable par 1 éloignement de nombreux touriste.'- qui s’en vont ailleurs.aux Etats-Unis surtout.Ou comprend la déconvenue du voyageur qui se promène à travers des chemins •• montants, sablonneux, malaisés,” véritables obstacles pour l’automobile qui y roule péniblement et trop souvent teste en panne, h la grande joie de certains individus sans vergogne qui guettent ce moment pour exploiter les mniheureiix touristes, sous prétexte do les secourir.11 n’y a qu’une chose ù luire : mettre lin aux tergiversations interminables qui retardent la confection d’une bonne route.Ix- gouvernement provincial vient 1 *’ 1 1J1 der do construire lui-même la route des Laurentides ; qu’il se mette à 1 .ouvre tout .‘a ir ont» Ue suite.Il ’lui appartient d'accomplir cot-jpour s y «' d’ te œuvre d'intérêt général pour toute la province.11 ne s’agit pas d’un avantage seulement local, limité au comté de Terre-lonne, c’est toute la province qui en béné ficiera.L'honorable Athanase David, député du comté de Terrebonne à la législature, a déjà rendu de nombreux services à ses électeurs : depths quatre ans, il a répandu dans le comté qu'il représente, et surtout dans le nord qui en avait le plus besoin, la jolie somme de $40,000 pour l’amélioration des chemins de colonisation, pour des ponts, des écoles, etc.Ami clairvoyant du progrès, avons-nous besoin de dire qu'il veut la prompte réalisation de la route des Laurentides ?L'honorable M.Tessier, ministre de la voirie, se rend compte aussi de la nécessité de cette grande artère.Il la place au rang des voies que le gouvernement doit entreprendre et, respectueux de l’autonomie municipale, il a demandé aux différents conseils municipaux d’émettre un vœu autorisant le gouvernement provincial à construire lui-même la route Montréal-Mont-Laurier.Plusieurs municipalités se sont empressées d’adopter cette ligne de conduite, notamment celles de Sainte-Théièse, Saint-Janvier, Sainte - Monique, Saint-Canul, Saint-Jérôme, Shawbridge.Les plans de la route, pour cette partie de son parcours, sont dressés et classés au ministère de la voirie de Québec qui n’a qu'à les soumettre au ministère fédéral pour que l’on bénéficie de l'octroi de 40 ’/ du coût des travaux accordé par le gouvernement d’Ottawa.Cela devrait être fait déjà ; eu tous cas, cela peut se faire vite et le gouvernement provincial doit commencer dès cette année à construire la route de Sainte-Thérèse à Shawbridge.La subvention fédérale de 40 s’ajoutant aux avantages octroyés par le gouvernement de Québec, la route des Laurentides ne coûtera pas énormément, même par ce temps île prix élevés, et elle rendra accessible à tous la contrée la plus pittoresque de la province.Nous savons bien que des gens au carrc-tére tatillon et sans cesse bougonnants sont opposés à toute dépense pour la réfection ues chemins.De tels retardataires se font de plus en plus rares Ils ne doivent pas arrêter ni même retarder le progrès.Ce sont toujours les mêmes gens qui se plaignent de leur pauvreté.Ils ne veulent pas comprendre ni apprendre que c’est la richesse, tout au moins le bien-être que l'on veut répandre chez eux.En Europe comme aux Etats-Unis, les régions montagneuses sont devenues les plus riches à cause de l’affluence des touristes que les bonnes routes y ont conduits.Voytz la Suisse, voyez les Adirondacks, les Montagnes Blanches et bien il autres.Eh bien ' ce qui a été fait en Suisse, en France, aux Etats-Unis, nous demandons qu’on le fasse dans la province de Québec.Quand le gouvernement aura réalisé ce plan — et nous croyons que ce sera dans un avenir rapproché — il pourra ottrir à la curiosité et à l'admiration des voyageurs mi pmvs enchanteur comme il n’eu existe nulle part de plus beau.En effet, répétons-le, aucun p:.3’s n’oflre une pareille abondance de montagnes, (lilacs, de cascades, de forêts giboyeuses, le tout constituant un territoire immense offrant un intérêt pittoresque de premier ordre et où le voyageur peut pénétrer facilement si on lui assure des routes convemi-nnbies.Ailleurs on peut trouver de plus liant»s montagnes, des ravins plus profonds, dos fotêts plus épaisses, mais non pas une nature plus émouvante, des paysages plus sereins, dis sports plus faciles et un séjour plus agréable.Le long do cette voie laurenticnne qui va de Montréal il Sainte-Agathe et Mont-Laurier, qui se développe sur des centaines et des centaines de milles, tantôt parallèle à la rivière du Nord, tantôt côtoyant des lacs d’azur, tantôt serpentant an flanc d’une montagne ou traversant des bois rafraîchissants, on peut choisir parmi les sites les plus pittoresques qui la jalonnent d’un bout à l'autre, ceux qui se distinguent ou par leur plus grande beauté rustique ou par leur cachet particulier plus en harmonie avec le goût do chacun.On y dresso une tente, on y construit un ''bungalow" ou une riche villa, à son gré, et voilà l'endroit ,déal lotit trouvé pour se reposer et vivre ’x, loin des fatigues de la vie intense A condi-chemin C’est pourquoi nous nous adressons de la façon lu plus instante au nouveau premier ministre de la province de Québec et à ses collègues avec l’espoir que lu route des Laurentides sera entreprise sans retard.Tous ceux qui ont quelque souci des intérêts généraux de la province de Québec et qui veulent ouvrir à tous les touristes, de Montréal et d'ailleurs, un pays extraordinairement beau, seront reconnaissants au gouvernement provincial d’accomplir et de commencer, cette année même, l’œuvre tant désirée.ü J EF Le barçquet Taschereau Le banquet qui a été donné, mardi soir, à Québec, à l’honorable 51.L-A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec, au Château Frontenac, a été, assurément, l’un fies événements les plus considérables de l’histoire politique de la province en ces dernières années.Les 200 convives représentaient ce que compte île plus éminent le monde politique, industriel et commercial de la province.Cet événement, à tous les points de vue, a été un brillant succès.Le banquet a été présidé par l’honorable M.Ad.Turgeon, président du Conseil législatif, avec toute la dignité et la délicatesse qu’on lui reconnaît.51.Turgeon a servi aux convives une remarquable pièce d’éloquence, en présentant le héros de la fête ; il a fait son éloge ainsi que celui de son digne prédécesseur, et a passé en revue les bienfaits de la politique de sir Lomer Gouin, que son successeur veut continuer daus l’avenir.L’honorable M.Taschereau a été l’objet d’une enthousiaste ovation quand il s’est levé pour prononcer son discours, qui a été, comme l’on s’en doutait et comme il l’avait, tt reste, annoncé lui-même, le discours-programme de son administration.l ulls les journaux font les plus élogienx commentaires du discours du nouveau premier ministre qui a parlé en véritable homme d’Etat.Une victoire libérale en pat?mais à proximité de ses affaires.1 tinn, toujours, qu'on ait un bon d’C.Le résultat des élections générales pour la législature de la Nouvelle-Ecosse, marque une éclatante victoire pour le parti libéral qui gouverne cette province depuis trente ans.Ee gouvernement 5Iurray est maintenu au pouvoir par une majorité de 17 dans un parlement de 4.‘î membres.Fait remarquable: c’est que le parti conservateur a été ignominieusement battu.Onze membres de ce parti siégeaient dans la dernière Chambre ; dix ont été battus, y compris leur chef, 51.W.-L Hall.Les fermiers ont remporté 7 comtés et les ouvriers 5.Ces comtés ont été remportés aux dépens des oonservateurs.La Nouvelle-Ecosse répudie le parti conservateur et.continue d'avoir confiance dans les libéraux.C’est significatif.Du reste, dans tout le Dominion, les gouvernements libéraux sont maintenus au pouvoir et les gouvernements conservateurs invariablement défaits j mm mm mm j avm kv.v; w « r: k vm ïiiwi .« pelï-]Vielo ».e ’ «- »- k - «fflfcWAMfil M • •• La Patrie ” parle de Saint-Jérôme La Patrie de samedi dernier a publié plusieurs pages illustrées sur Saint Jérôme, accompagnées île notes abondantes sur .’histoire, les ressources industrielles, la beauté pittoresque, la prospérité de notre jolie ville.Il n’y a rien d’exagéré dans ce qu’a dit notre confrère.Saint-Jérôme est une de nos plus belles villes et est appelée à devenir dans un avenir rapproché l’un de nos centres industriels les plus importants.M.Marcel Bernard Nous sommes heureux d’apprendre que notre ami M Marcel Bernard, ancien journaliste, vient d’être définitivement nommé traducteur dis débats de la Chambre d’Ottawa.Depuis plusieurs années 51.Bernard occupe un poste de traducteur aux livres j bleus, avec une compétence et un zèle au I travail qui lui ont enfin obtenu la promo- j tien qu'il méritait et dont nous le félicitons.• • L’Etoile du Nord ” Nos compliments et nos meilleurs Vieux ! à notre confrère Y Etoile.du yard, de .lu- J I ctto, qui vient d'entrer dans sa 37ème année.Dix guerres depuis le traité de Versailles Comme l’Europe est menacée d’une nou- velle guerre si la paix ne se fait pas immédiatement entre la Bologne et le soviet russe, il est intéressant de rappeler que durant la seconde année qui a suivi la “Paix” de Versailles, plus de dix guerres ont fait rage ‘dans l’univers soit en Europe, soit dans l’Asie 51iueure, soit en Extrême-Orient.Mis ensemble, plus de 4,OOU,OOÜ de soldats ont pris part à ces guerres.Ceci est presque autant que ceux qui prenaient part durant un temps au conflit européen.Voici l’état actuel des choses environ deux uns après la signature de l’armistice : Jugo-Slavie : les Italiens et les Jugo-Slaves sont aux prises en des hostilités interminables.Albanie : une armée d’invasion de 50,0C# Italiens rencontrent mie vive résistance aux mains de civils albanais.Pologne : 800,000 Polonais se batteur avec (500,000 Russes boleheviki dans une guerre qui peut bientôt englober l’Europe 6ntiei*ê.Caucase : 250,000 Russes, 150,000 Turcs, 120,000 Grecs, 80,000 Anglais et (50,000 Français combattent dans ces régions éloignées.Syrie : 45,000 Français se battent contre les Syriens.Chine : ce pays est déchiré par la guerre intestine qui se caractérise par plusieurs scènes de violence.Une vérité Le Progrès de Valley field a bien raison quand il dit : “Nous sommes convaincus que quand il y aura des routes d’accès facile dans la région des Laurentides et du Nord, cette partie de la province sera aussi achalandée que ie sont les Adirondacks.” Le Larousse Mensuel ” \ Extrait du sommaire du mois de juillet.Histoire de l’Afrique du Nord ; Carthage.A l’ombre des jeunes tilles en fleurs.La belle-fille de Louis XIV.Los Boullongne, Une famille d’artistes et de financiers aux XVIle et XVIIle siècles.Caoutchoucs artificiels, etc.Histoire et Pratique de la Chiromancie.La crise du logement et l'Urbanisme.Emile Flourens (luogr.).Le grillon du foyer.La Paix (suite).Droits et intérêts allemands hors de l’Allemagne.62 gravures ou cartes.Etc.Pensées Le poète ne doit avoir qu’un modèle, ls nature : qu’un guide, la vérité.Victor Hugo Le pot-au-feu du peuple est la base des Empires.51irabeau Châtier avec emportement, ce n’est pas punir, c’est se venger.De L.Rochefort Un huissier philosophe “ As-tu lu le discours de l’impayable 1).A.sur l’augmentation de l'indemnité par-Linentaire ?C’est à se tordre.” A force de me l’entendre demander, j'ai eu la curiosité de lire ce discours dans le Hansard.Un pur chef-d’œuvre de bon sens dont la dignité n’est nullement exclue, et des plus propres à désarmer les critiques que soulève la question économique.Qu'il y ait ou non des réserves à faire à ce dernier point de \ ne, je ne puis m’en soucier pour le noment : l’objet do mon étude est bien autre.En me recueillant, après la lecture de cette originale plaidoirie, je revoyais la carrière énergique de mon héros.Je revoyais le petit épicier besogneux comme tant d’autres épiciers à l’essai, mais celui-là la cervelle en feu, escaladant en rêve la tour sociale par l’échelle judiciaire.Puis le premier échelon, l’ollicine d'huissier, objet de décri général.Ensuite, le stage légal, sans préparation, sans bagage classique, la maigre pitance, lapre lutte quotidienne.Puis le percement pénible à travers la vie publique.Et enfin le succès, mais le succès salubre, celui qui permet au travail d'assurer aux forces de la volonté et de l’intelligence leur plein épanouissement, Et voilà que l’ancien huissier est devenu une force dans l’arène politique et une célébrité du barreau où il restera une figure unique par son habileté remarquable dans l’exercice de ses fonctions de procureur de la couronne, habileté enveloppée sous les dehors do la plus originale des bonhom-mies.Venons au philosophe.Notre hotnmo, en contemplant avec un légitime orgueil la prodigieuse trouée qui a consumé la plus forte partie de sa carrière à laquelle l’opinion générale décernerait volontiers le droit aux jouissances ordinaires de la fortune — ear elle lui a souri autant que la gloire — va-t-il s'écrier : “ A moi, maintenant, le tourisme, le sport, les voyagea océaniques, les chalets fleuris sur les lacs et rivières, les JULIETTE ET ROMEO La Scène du Balcon Il y a quelques semaines, on donnait à la Comédie Française, a, Paris, la première représentation de Juliette et Roméo, tragi-comédie en cinq actos et six tableaux, de Shakespeare et Luigi da Porto, par 51.André Rivoire.Cette œuvre a eu un très grand succès.M.André Rivoire a rassemblé toutes les fondations de l’histoire si touchante et si belle de Koméo et Juliette, et il a construit un poèmo dramatique en respectant les lignes que le génie lui avait autrefois doc.uéos.Il aurait pu s’en écarter, mais il a préféré suivre Shukespeare pas à pas sur la route où le sublime aîné lui montrait le chemin.Quelle jolie chose, en vérité, é:rit un critique, d’avoir ainsi rejoint Shhkeepeare ù travers les siècles, de s’être assiB à ses côtés, de l’avoir écouté et de nous répéter, aujourd’hui, avec tant de âee sou langago ut ses pensées.Ou lira avec plaisir la scène du balcon que nous reproduisons ici.-:o:- JULIETTE Le masque de la Nuit te cache mon visage.Sans quoi, tu me verrais rougir, selon l’usage, Roméo.Je voudrais nier ce que j’ai dit.Je le devrais, bien sur.Mais l’ombre m’enhardit.51'aimes-tu ?.m’aimes-tu?.Ton amour seul m’attire, Et je errirai, d’avance, au " oui ” que tu vas dire.Tu mentiras peut-être, et sans être odieux.Car les serments d’amour font sourire les dieux.Je ne me défends pas, ta victoire est facile, Mais si mon cœur donné te semble trop docile, Comme une autre, je puis être méchante aussi, El détourner la tête et froncer le sourcil.Ou rend plus précieux l’amour qu’on fait attendre.En vérité, beau Roméo, je suis trop tendre.51uis je ne setai pas moins fidèle, crois-moi, Qu’uue autre plus habile à cacher son émoi.Si mon sincère amour a manqué de prudence, La Nuit t'en avait fait déjà la confidence, Et si l’aveu trop prompt d’un tel secret me nuit, Ne m’en accuse pas, n’accuse que la Nuit ! koméo (levant la main) Par la lune sacrée et ces fruits qu’elle argente.JULIETTE (l'arrêtant) Non, non, ne jure pas par la lune changeante, Qui varie en sa forme ainsi qu’eu son chemin I.ROMÉO ; Par l’amour de mon cœur!.JULIETTE Non, non, baisse ta main.Si tu m’aimes, ne jure pas, je t’en supplie !.Ne jure pas L .J’ai peur qu'un tel contrat nous lie !.C’est trop brusque et trop beau, trop pareil à l’éclair Qui disparait soudain, dès qu’il brille dans l’air ! Bousoir, mon tendre ami!.Nations point, par surprise, Cueillir trop tôt la fleur qu’entrouvrira la brise.Bonne nuit, bonne nuit!.Puisse, mon doux vainqueur, Le sommeil bienfaisant s'installer dans ton coeur ! (Elle fait un mouvement de retraite).ROMÉO ** à De grâce JULIETTE Il n'est plus rien que ton amour obtienne.ROMÉO Si, l’espoir d’échanger mon âme pour la tienne.JULIETTE D’avance, avec ton coeur mon coeur était d’accord.Que ne l’ai-je gardé pour le donuer encor ?koméo (souriant) Tu voudrais le donner ?.Tu veux me le reprendre/ JULIETTE Non, je voudrais qu’il fût à moi pour te le rendre.Mais, que dis-je ?.A quoi boa des regrets superflus ?J'ai beau donner mon coeur : il m’en reste encore plus Car je le sens en moi.par cette nuit bénie, Plus vaste et plus profond que la mer infinie L .la NOURRICE (appelan t de l'intérieur) Madame 1.JULIETTE Tout à l’heure !.(A Roméo) ' On m’appelle!.Va-t-enl.Sois fidèle A demain !.Reste encore un instant 1 (Elle disparaît) André Rivoire jouissances du luxe sous toutes les formes ?” ou va-t-il, au contraire, thésauriser on ten-Ire scs filets du côté de la spéculation ?Ni l’un ni l’autre.Il a d .-pensé, et beaucoup, pour satisfaire une passion, et une seule, niais combien forte et persévérante : l’agronomie pratique dont il est un dilettante et dont le laboratoire est son admirable ferme de Saint-Laurent, objet de pèlerinages toujours nouveaux de plusieurs sommités intellectuelles de la métropole.Demaudez-lui si la culture paie ; il ne se donnera pas la peine de vents répondre.Mais, par exemple, si vous voulez quelque chose d’éloquent dans la simplicité du langage, écoutez-le discourir sur la satisfactiou qu’il y a do produire au lieu de consommer, de créer la richesse au lieu de la dissiper, de suivre constamment les merveilleuses métamorphoses de la nature dans ses manifestations de vie animale et végétale ; de tenir la ferme au courant des progrès mécaniques, scientifiques et agronomiques ; de respirer à pleins poumons cette atmosphère vivifiante de bonheur, de santé, de liberté et d’indépend&n-ce.Ceci amène une péitible réflexion, Lq L'AVÈNÎR DU NORD — 30 JUILLET 192C classe agricole compte d’ionombrables représentants dans notre instruction classique.Maintenant plus que jamais on aurait le droit de se dire : Quelle force pour la campagne du retour à la terre si tous ces prêtre», avocats, médecin", notaires, ingénieurs, issus de l'agriculture, faisaient concourir à cette fin patriotique leur amour du sol, ennobli par la formation éducationnelle ! Mais que nous répondraient invariablement ces fils de la terre ?“ Que voulez-vous, ça ne paie pas, la culture ! ” La voilà donc la terrible mentalité agricole imbue par ces faux économistes qui lui ont prêché la course à la richesse et au luxe.Que l’agriculture soit le seul état de vie qui assure le bonheur, la séréuité, la longévité, l’indépendance, comme d’ailleurs la force de la lace, cela n’est pas discuté; mais la question to be or not to be est de savoir si ça paie.Et c’est de cette ques-tiou-là que le monde ae meurt.Et je renvoie tout ce moude-là à mou huissier philosophe.Nature CHRONIQUE D’OTTAWA Le Ottawa Journal, feuille à tout faire du gouvernement, vient d’entreprendre une défense de la défunte commission du commerce et surtout du juge Robson.Comme cet organe ne peut trouver de bons arguments il se rattrape eu diffamant le commissaire Murdock qui a eu le courage d’exposer les faits véritables.C’est justement la tactique que nous nous attendions avoir chez les unionistes et.encore une fois, le Journal n’a pas trompé nos espérances.Parmi la crapule l’argument qui consiste à noircir le blanc pour blanchir le noir a tou-, jours du suciès, mais ses résultats sont moins conclusifs auprès des honnêtes gens.Une association qui se donne pompeusement le titre de Natiunale-libérale ET conservatrice et qui, parait-il, a son siège à Ottawa, vient d'adopter des résolutions regrettant la retraite de M.Borden et le complimentant en même temps sur le choix de son successeur, M.Meighen.Nous ignorons si cette association existe.Il est certain quelle ne figure pas au nombre de» sociétés enregistrées au secrétariat d’Etat.Cependant, nous est avis que si M.- Borden avait choisi pour le remplacer le petit animal qui tenait compagnie à saint-Antoine au désert, le Journal et la société en question pousseraient tout de même des cris d’allégresse.Comme les députés sont partis et la plupart des ministres en ont fait autant, sans doute dans le but de jouir de leurs nouveaux revenus, les journaux anglais d'Ottawa ne savent pas à quoi s’occuper et le torchon orangiste a lancé un canard disant que le gouvernement provincial avait l’intention de former une commission scolaire des écoles séparées pour remplacer la seule commission légale, celle qui est élue par les contribuables.Cette nouvelle com mission se serait composée de deux Irlan dais, deux Canadiens et aurait été mise sous la présidence du juge Gunn.Informations prises cette nouvelles est fause du premier au dernier mot et les personnes mentionnées comme devant faire partie de cette commission illégale ignorent le premier mot de ce projet né dans la .cervelle d'un orangiste ennemi de la langue française et conséquemment ami d’un agitateur irlandais comme il y en a tant ici.Un genre nouveau de vol vient de se créer, le vol de l’aéroplane.Il n’y a pas là de jeu de mots.Tout le monde sait que les avions volent mais on ignorent encore qu'ils se fissent aussi voler.C'est pourtant ce qui est arrivé à nne machine du gouvernement mise dans les hangars du "Hunt Club”.Un sportman, dont la police connaît le nom, est venu en l’absence des aviateurs officiels, a pris l’avion et a fait une envolée.Par malheur, son atterrissage a été si mauvais qu’il a endommagé la machine considérablement, faussant les ailerons et mettant le moteur hors de service.Si ce voleur du vol ne paye pas les dommages i! ira probablement, à l’ombre réfléchir sur les dangers de prendre l'air de trop haut.Le ministère de la justice sera probablement appelé à se prononcer sur le cas d’un jeune homme des environs de Toronto qui s'accuse d’avoir assommé sa mère, il y a sept ans Le crime a eu lien, mais c’est le père de ce bon y une homme qui a été accusé, déclaré coupable et pendu.Comme ou le voit, eee aveux arrivent un peu tard, mais il a fallu la venue d’un ministre évan-gilisateur dans la paroisse pour ée'uirer la conscience du coupable.Lee Missions Etrangères pourraient prendre deux ou trois missionnaires chez les sauvages et les envoyer évangéliser les environs de Toronto, cela ne ferait certainement pas de mal.Nous demanderions que les missionnaires insistent particulièrement auprès des membres du fameux "ring” financier qui dirige notre gouvernement.Il doit y avoir dans ce cercle bien des criminels encore in connus et, partant, impunis.Tout récemment, le magistrat de police d’Ottawa a condamné à trois ans de bagne un bonhomme qui avait volé des poules à son voisin.C’est à ce propos que \ellritish Whig, de Kingston, demande pourquoi on ue punit pas avec autant de sévérité les grands voleurs qui ont la protection du gouvernement.C’est une question que nous nous sommes posée jadis mais dont nous n’avons pas encore eu la réponse.A moins que le gouvernement et les voleurs ne fassent qu’un ?Voici le programme qui sera suivi à la conférence impérialiste des journalistes de 1’empire qui se réunira à Ottawa le mercredi 4 août, c’est-à-dire mercredi prochain : Mercredi soir.— Réception des délégués.Jeudi matin.—Ouverture par le gouverneur, discussion engagée par lord Burnham sur les intérêts de la presse, le télégraphe, les téléphones et la T.S F.Jeudi après-midi.—Approvisionnement du papier à journaux.Jeudi soir.— Banquet au château Laurier.Discours du premier ministre ( M.Borden en avait préparé un, mais il ne le prononcera pas, ayant été remplacé par M.Meighen).Vendredi matin.—Intérêts communs des journalistes de l’empire (M.Calder).Vendredi soir—Laissé à l’initiative des délégués.Samedi matin.—Commerce de l’Empire.Samedi après-midi.—Questions d’intérêt particulier aux journaux.Samedi soir.—Banquet chez le gouverneur.Et c’est tout.C’est donc pour entendre des explications plus ou moins claires de iord Burnham qu’on réunit à Ottawa des journalistes venus, au nombre de 130, de tous les coins de l'Empire et on nous permettra d’avoir des doutes sur l’opportunité de ces coûteux voyages à un moment où les conditions de la vie sont si dures.Le système des pique-niques organisés durant la guerre et si en honneur chez les Anglais comme chez les Américains, semble vouloir se perpétuer.A cette époque on réunissait des groupe» de journalistes ou de politiques, on de négociants ou surtout d’individus dont les opinions étaient à craindre et, aptes les avoir gavés de truffes et de cliam pagne, on les conduisait dans les tranchées oi les soldats leur étaient offerts eu spectacle.De retour parmi le monde tous ces journalistes, négociants ou politique» étaient autant de défenseur» de» gouver nements qui poussaient la guerre parce que le.» fabricant» de munitions y voyaient leur avantage.Comme on voulait à cette époque créer une opinion en faveur de la guerre, if s’agit aujourd’hui de façouner une opinion favorable à l'empire et c’est pour cela qu'on recommence les petits pique-niques.La scène est transportée des tranchées a Ottawa, c’est toute la différence, mais ce n’est pas cela qui réglera la question d'Irlande.Desca VES (TABLETTES) CONTRE LA DYSPEPSIE Aucune des maladies de i l’estomac ne résiste à ne résisté leurs bienfaisants effets : Indigestion, Somnolence, Gastrite, Pituite, Vertige.Après un repas qui fatigue, one ou deux PAP-SAG prises suivant la direction, éviteront ces indigestions si couvent fatales, v CO mu U botte, *u mx pour $2.50.ekez tou.I«> issrdundi, ou envoyée.perla porte.COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE LhnitR27«, W S»D—to.MootripJL Bienvenue à “ L’écho de Terrebonne” Nous reproduisons i’article suivante de ]J Echo de Terrelmnne du 1er juillet courant : la boDae nouvelle que L'Echo va léappareiire.Le secietaite me detneude un article à cctta de ces moment», — une sorte d'action reflexe instinctive du corps de la nation qui veut vivre et réagir contre les germe» de dissolution et do mort.Il semble bien que nous assistons à ce phénomène issu de» profondeurs du sentiment de résistance et de reprise d’énergie qui anime la nation canadienne.Ce sentiment ancien et cette énergie nouvelle sont à la base de l'opinion poblique actuelle.Dans le comté de Terrebonne comme dans tonte la province de Q-iéb>c et.Je dirai, dans le Canada tout entier, l’opinion doit être éclairée, guidée et inspirée par une presse digne de son grand tôle.Je souhaite la bienvenue à l’Echo de Ter-e-bonne qui, aux tâtés do VA venir du xTord, p .r-lera franchement aux citoyens de Torrebon .e, saura être un otgane canadien avant tout.Je désire pour utou confrère plein succès et longue vie.JULES EDOUARD PRÉVOST Député.Les bénéfices de la Saguenay-Pulpe On sait que le bilan de la Saguenay Pulpe pour 1919 s’est soldé par un excédent de 61,415,17080, dépassant do 6215,176 80 les prévisions du prospectus de tuai 1919.A la séance du conseil d'administration du 15 juillet 1920, le président do la compagnie, l'honorable séiisteur Béiqup, vice-président do la banque d'Hochelaga, et membre du conseil d’nd- i ministration du Canadien-Pacifique, a accom- : pagué le bilan de la lettre suivante aux admi-uistrateurs : “ Nous sommes heureux d’annoncer que l’u- | sine de Chandler, qui avait été dans le passé ! une source de pertes, a été grandement amélio rée et donnera pour l’année courante des bénéfices substantiels." L’agrandissement d’une de nos usines de Chicoutimi a été complété, ce qui accroît considérablement la productiuu île la compagnie.'• Nos |.àtes, chimiques et mécaniques, ae vendent maintenant beaucoup plus cher qu’eu 1919, et les traité» à piix ferme déjà fiits pour 1920 et 1921 nous permettent de dire que le» bénéfice» uets de chacune de ces deux années excéderont (63,000,000) trois tuillious de dollars.” (Sig.é; F.-L.BEIQUE, Président L’intéiêt de toutes les obligations eu vigueur a pris $690.134 99 en 1919 et sera inférieur à cette somme en 1920.L’obligation 6h % de la compagnie de Pulpe et de Pouvoirs u’Eiu Ju Saguenay esta l’heure actuelle et plus que jamais une des meilleures valeurs de p acemeut du marché.Votre uotaire recevra votre souscription.Sur demande, tous renseignements et LA RENTE, rédigée par M.Olivar Asselin.V ERS AILLES VI DRICAl R E- BOU LAIS LIMITÉE Bureau-clu-f : Montiéal, immeuble Versai ies PROPRIETE A V EN DRE — Renseigne-A ments citez M.Oatiue, 8 rue Sainte-Marguerite, Saint-Jérôme.fait le double de son ouvrage AL O wald Massé, cbnrretier, à l’emploi de la compagnie J.-B.Baillargeon, et domicilié à Montréal, rue Sainte E i»abetli.No 45, a fait dernièrement la declaration suivante, dont un ne manquera pas de a »ir 'ou l’intérêt : " Le Tunlac m’a remis sur pied, il ut'a redonné mou énergie et ma vigueur.C'est aiu»i que je puis maintenant faire deux fois le travail que je faisais auparavant.“ Je souffrais tellement de l’estouiuc que je ne pouvais manger ni viandes ni légumes sans être gonflé par la suite omma un tambour par les gaz qui se formaient dans mou estomac, Jo devais m’alimenter exclusivement de céréales.Or.c'est lé une alitnen ntion insuffisante pour un homme qui comme moi est appelé à faire au dur travai' au grand air.Je u’avai» plus d’appétit et je m itigeais ut peu moins chaque jour, en sorte que je m’iifiVb issais et que je maigrissais à vue d'œil.J étais excessivement nerveux.Jo dormais peu et mal.Paifois j’avais, au cour.» de la nuit, de telle» transpirations que je devais me lever pour changer de linge.J’avais dans les reins des douleurs si vives que jo no pouvais me retenir de crier surtout lorsqu’il me fallait soulever quelque chose d’un peu lourd.A mesure que ju m’affaiblissais, il uto fallait plus de coumge, une dépense plus grande d’énergie pour faire nia journée, en sorte que je tn’épuia is rapidement.J’avais pris tant de remèdes, it de tmtes ortes, sans le moindre résultat, que je nu saVtiis plus quo faire ni prendre pour me guérir." Un jour, en racontant mes malheurs à mon pharmacie t, il me conseilla de prendre du Tan-lac.Je suivis son con*ail et j’en rends aujourd’hui g âci- au ciel.Rapidement je constatai, eu effet, q te c’était la le vrai remède qu’il me fallait Je recommençai à manger de la viande, des léguait s et de tout ce que je voulais sans en souffrir le moindre ennui.Je ne sais plus cî que c’en que les in ligotions et les f -rinuii-tatioo» d’i stotnuc Me» nerfs sont aussi solides que s’ils Paient d’acier.Je passe d’excellentes nuits et je n’ai plus de ces hotiibles transpirations qui m’inquiétaient tant autrefois.La douleur que j’avais aux reins est disparue, mon état général est certainement meilleur qu’il n’a été depuis des années.Je constate que je peux faire les plus grosses journées de travail san» être épuisé le soir.Je suis heureux de dire que le Tanlac est le meilleur médicament que je connaisse et le seul qui m'ait fait du bien 11 Le Tanlac e»t maintenant en vente à Saint Jérôme chez M.Geo-A.Langlois ; et à la principale pharmacie de chaque ville.A LOUER — Un logement situé au-dessus des bureaux de la banque Nationale S'a.dresser à .Mute G.-A.Duclos, Sainc-Jéiôme.T.TO U PIN NOTAIRE ISS rue ST-GE0RGE5, ST-JEROME.Téléphone 203 Voisin de M.C.-A.Lorrain, agent d'assurances Concert sacré DANS L’EGLISE DE SAINT-JEROME Dimanche prochain, non» auron» la visite de l’Orphéon de Saipt-Jcau, l utte des orgini-a-fons musicale» les plus teuouitné.'S du la province.Ce choeur, accompegué de non organiste.M.K'ternie Guillet, et sou» la direction de Al.1.Brassard, exécutera un joli programme à la grand me-se d'abord, puis donnera un super be concert, le soir, à S heure-, lequel sera suivi du salut du Tiès-Saliit-Saetement.Voici le programme île la messe : Entrée—Orgue, Carillon, Biellmann Kyrie, Rtv.nello — Gloria, Latooibelle — Credo, Delhi'r—Offertoiri, orgue, Fantaisie rustique, AV.itetihoun — Sanclus, Merlier — Aynus Dci, 1 aboi» — Sortie, orgue, Intermezzo de la 6ènte sy uphonie, AVidor.PROGRAM AI.Al E DU CONCERT 1 — Allegro de la 6éme symphonie.AA’idor Orgue, M.Etienne Guillet 2 — Adeste fuleles.John Dearing Orphéon de Saint-Jean 3 —Sancta Maria, solo et chœur.Faure Al.T.Brassard.Violon obligato: Fioréa Bayard 4 — Le Délaye, paroles de Ei Turquety, mu- sique de Ad.de Doss Orphéou de Saint Jean 5 —Je vous salue, Marie.Tieiubhy Al.T.Brassard Violon : Fioréa Bayard 6 —Caprice, orgue.Guilmuut Al.Etienne Guillet 7 — Gallia.Gouuod Orphéon de Saint-Jean 8 — Cantabile de la fiente symphonie.AVidor AI.Etienne Guillet PROGRAMME DU SALUT DU T S SACREMENT 0 sacrum convivium, Hartmann — Fanis angelicas, Franck — Sancta Maria, quatuor, Schweitzer —Sub luum præsidium, Rousseau — Tantum eryo.Back — Lau late (faux bourdon) — Sortie, Marche processionnelle, Gouuod, Orgue.Solistes : MM.C.Rameau, R.Raymond, R.McNulty, P.Beaulieu, S.J L’Ecuyer, Cy.Vinette, A.Gaudette, ténors.MM.A.Bernard, R.Gaudette, basses.O.giniste : M.Etienne Guillet.Directeur : AI.T.Brassard.Le concert sacré sera donné au profit des œuvres paroissiales.On peut se procurer des billets d’entrée an piexbytère.=3 Pacifique Canadien g Excursions de Moissonneurs I $15.WINNIPEG / Plus J c.par mille au-delà g EXCURSIONS 4 t Les 8 et 16 Août ’20 | " Des stations rie cette province.72 Prix de retour : i» par mille, jusqu’A T5 SL Winnipeg, plu» 820 jusqu'au point "'w f—~ de départ.Pas de changement de chars entre jj^E l'est et l’ouest sur le C.P.R.rS ~zr.Pour renseignements s’adresser à ^ l’agent le plu.» rapproché ou à 12 ^ J.-A.GROULX, 3 chef de gaie - - - Saiut-Jéiô.ne ^JUiUlUiUlUiUiUiUiUiUiUiUiUil^ Lorsque votre cerveau est en mauvais état-vous avez besoin de ILL* ^ca?'^ w, S lint- > 1 ouest iKKa On demande 30,000 MOISSONNEURS S 15.00 jusqu’à Winnipeg DATES D’EXCURSION de Saint-Jerôme Les 9 et 16 août 1920 ?’our billet.' et plu* amples détails adressez-vous à l'agent !«• plus rapproché du chemin de fer National du Canada ou Grand Tronc, ou écrivez au département général des voyageurs à Montréal , E$?#s?Inoffensif, d'une pureté absolue, £tk-n« en 40 HEURES les écoulements qui exigeaient autrefois dessemainesde traite* ment par le copahu, le cubebe, les opiats et les injections.r LA VILLE DE- VICTORIA *’ • * I La capitale de la Colombie-Anglaise est renommée pour sa beauté M architecturale, son climat et ses fleurs.S.« CS * TL-aviolette, Ltée Quincaillerie, Peinture, Ternis, Faïence, Poterie, etc.POELES EN ACIER UNI VERSAI -FAVORITE-_2r POELES ROYAL FAVORITE Nous donnons avec chaque poei*.vendu un cerl.ilk-.it giiiHUtiiisMnt pleine et entière satisfaction, (COURROIES de toutes sortes .SC!P« RONDES, HORLOGES, ('H VUR )Y D VN A MITE, POUDRE A EUS II.Choix considérable de MONTRES à îles prix déliant toute compétition.LAMPES ELECTRIQUES de i'r„ qualité.t\ 2ô cts.5.-G.LAVIOLETTE, Ltée./ Angle des rues St-Georges et S te-Anne ISAINT-JEROME Les Lacs de la Colombie-Anglaise ri lac Okanagan et la voie du Kettle Valley Rjr, (En haat) Navire du C-PJt.à son quai de Peodctan, ,or le lac Okaot^aa."I.est des endroits pa-mi oeux ver., joli» adieu».Cependant, a nota lesquels le hasard a dirigé no» pas, | devion» faire on choix entre toutes dont on aime toujours à se rapjv^er ’ les provinces et dire laquelle oCre les ta de plus magnifiques points de rue, les plus : beaux panoramas et la plus grande ; variété de paysages, 3 faudrait nommer le souvenir, soit parce qu'un y a vécu des jours heureux ou qu'm y est resté preequ’en exta-e devant la beauté des j variété de paysages, paysages, tout comme l est des personnes la Colombie-.Anglaise, U province par auxquelles il plait sou ventile penser, parce exceUenoe pour les touriste», qui d'sil-qu'eV.esnouaontattirépacteureharme ou leurs ne luu ménagent.pas leur admira- OMM touristes, qui d’ail.H .- I BtUf par leur bonté à notre égard.Cost le sen- j tioo.Ses sserrrriieuara montagnes, ses tintent du voyageur qui a visité maints ; pi«a et sas glacier», ans verdoyantes pays mai* qui a gardé dans son eceur une ; valléca, ses raie «eaux limpides, aes forêts place de prédili-ntion pour celui qui a j et tes lara nombreux, tout s'associe poor [ué le plus son admiration.Ici au * ' " .provoqué le plus too timimtun.Ici au i en faire un poradis, ime véritable Suisse Canada, où U Nature semble avoir été agrandie cinquante fois.Ses laça surtout plus que prodigue de_ ses fayctn, il ast, wut inervailieux et l’on peutdireque sans peut-être areas difficile d’établir une eux.les montagnes ns Je vr qui les encadrent.difftrenre entre le» diverse» provinces, ear .auraient moins de grfU e cl de grandeur, ehacinie d’cllea poesôje dans ses limites.C’est dans la partie sud de la province des ptyragos incomparables et dee que ee trouvent les plus beaux et pour recoin» d'une telle beauté, qa’on est j cette raison, en même tempa qu'à caime Inévitablement porté à croire en les de la fertilité dee vallées qu’il» baignent, iront, qu’il a'eo exiMe pas d’aussi i estas —*r" ast appelée * un grwM développement, de même qu’à recevoir une forte affluence de visiteu».Ceux qui out eu U bonne fortune de traverser la Cokunbie par quelque» belles Journées du mois d'août, entre Crow’s Nest et Hope, moitié par le Pacifique Canadien, moitié par la ligne de Kettle Valley, oat pu se rendre compte de 1a beauté de cette régie» et ils en garderont longtemps un souvenir charmant qui les induira tût ou tard à refaire ce voyage.D'abord le lac Kootenay, avec scs rives escarpées; le lac Arrow, que Vea longe en wagon à plue de 1090 pied» au dessus du niveau de l’eau; le lac Chriatina, véritable joyau encerclé de granit, que l'on aperçoit durant quelques minutes pendant que le train file en vite-se presque aur Je sommet des lac Oui montagne»; le I anagan, tout entouré de superbes verger», Plus oea laça paaarmt aueceaaivcmemt devant, les yeux des touristes, déjà ééoarvtsjltto DW U des montagnes et la beauté des fertiles vallée» ou des sauvages forêts, et mettent une P*i tagnes u de» sa note de gaieté dans tous 7 sages.Le lac Okanagan eat peut-être de tous, le plus intéreesaot.11 est le centre d’ua fertile diatriet fruitier qui oocanwa.ee à avoir use vaste rraomzab» poor la qualité des produit» de ses verger».A la fin d'août, on peut voir, surtout au environ» de Peaticton, de Princeton et do Summer!and, lee pêche», les poeaaoee et le» poires le» plus «avourensa» bordant apu i rat dea deux côtés, la vois de chemin da fer.Sur U lac Okanagan, ds Blême que rar les lac» Arrow nt Kooteaay, le Pacifique Canadien possède de «uperoee navires eeostruit* spécialement pour c* service, qui permettent aux voyageurs de faire d'unt/reaeanlss excursion» dans l’intérieur da es pays eoohaateur.Des milliers de clients satisfaits JNO-D.FOX, Percepteur du revenu de l'intérieur MONTREAL Bijouterie, AVIS Aux manufacturiers, marchands de euros et détaillants Parfums, *aœ a la Librairie Prévost Par l«*s présentes, avis est donné que les rapports accompagnés de leurs remises pour Taxe de luxe et d’accise, doivent être fait* au p-rcepteur local du revenu de T intérieur (de qui toute information peut être obtenue) de la manière suivante : Les rapports de taxe de luxe doivent è re f.iits le premier jour et le quinzième jour dt* ch iqut* mois.Les rapports de taxe de bijouterie, de manufacturiers et de ventes doivent être faits, lu plus tard, le dernier joui du mois suivant le mois que couvre ledit rapport.Les rapports couvrant des arrérages de taxes, cL-t-à-diie les tuxes dues et non p yées, doivent être faits innnédi&teinjQt, autrement l'arnendu prévue par la loi sera irnpo é.\ Pur ordre du Ministère des douanes et du revenu de l’Interieur Victoria, que l’on n appelée "la reine de lu côte du Pacifique”, est ^xAce A Km ¦ite pittoresque, à non climat et i\ l’hur-momc qu» règne dans «es constructions, l'un des plus jolis endroits que l'on puisse visiter au Canada et l’un de ceux où l’on ee plaise vraiment à séjourner longtemps.Située à l’extrémité «ud-rst de l'île Vancouver, elle est la capitule de la Colombie-Anglaise et l’une des plus anciennes villes de cette province.Presque complètement entourée d’eau, Victoria est bfttie au milieu d’un paysage d'une rare beauté et la vue, lorvju’on ¦’en approche par eau, est a:»hissante de inajeatueuae grandeur.On voit d'abord au-delà des limites de la ville, toute une série de collines Imi-eéea, qui sont comme les dernières ondulations causées par lee secousse* qui formèrent outrefois le* monts Cascades af*rt;as à l’arriére plan.De l’autre roté des détroits Géorgiens, les cime* des moots Olympique* ,®r dessinent distinctement dan* l’azur par les temps daim, tandis que dans le lointain.*e drc*fe à 11,000 pieds d’altitude, le sommet enneigé du mont Itakcr.la sentinelle de la Mte.* Victoria est renommée pour *on diront , ' nui n’eut excessif en hucuj temfM de faonée; le* hivers y sont en effet très doux et le* étés trnipérés.C’est en mai et en juin cependant, que la Nature y «-al la plus prodigue do mcs dons et qu** Victoria se montre dans ne* plus beaux atours.C’est à cette période de l’année que ne* jardins s»* couvrent de fleurs multicolores tt que les rixe» étalent par millions, leur* pétales parfumé*.Lorsque l'on *< rend «lara U capitale ie la Colombie-Anglaise rar un de* HTû*9 4u Pacifia ua Ca&a iicn.oo doit Los édifices du i’ûrlemenU _ Dans 1c parc de Tîeacon HUI.l'nhord naTÎguer à travers une multitude d'tles rocailicuse» ou tioisèf», 1,:* une* per- .-mées de résidences d’étê et de jolts chalets et les autre» abeolument dit garnie» d habitations.Fendant plusieurs nenre» on avance ainsi dune un véritable labyrinthe lacustre, on travers., détroit» passages oû il faut tonte l’habileté du capitaine pour diriger le navire, jusqu'à ce qu’enfin on strive en vue de Vintnria et qu'on entre ensuite dans son »uperl»e port, dominé d'un rot/ par le» magnifique» édifie»» du parlement provincial •t de 1 autre nas U bureau da nuta tandis qu'au fond, dan» un décor grad* liose do poloUMi», de jartlins et de lierre, se dresse l'hôtel Empreas, véritable p*e lais dont la aplcndour r«hau»sc coco l'éelat de la rille reine.'__ Victoria poseède (tour les tourwta» un foule d’attractions dont le* moindres n •ont pas ses deux parcs, fleaeoa H1»^* Oorge, que personne n'omettrait de ter avant de quitter H ville.D «*ce* lentes routes d'auto rayonnent éneore ri» rm Hivurifia rlirnrtinni *t COflulM®®.® E£lie IVleirnier MANUFACTURIER Portes, Chassis, Jalousies, Moulures Bois de charpente, B is préparé Tournage, Découpag-, e't, Ancienne munuf.Limogea, prêt du moulin a farine Jules Drouin SAINT-JEROME SINAÏ LAMARRE avocat Ancien bureau de M.CAIHLLE-L.DE HARTIG.M] Télépone No 115 RUE LABELLE, Près du pont de fer SAINT-JEROnE.K0BEIÎT BOUUASSA ItO.MKO *31 BEAU LT 236 rue Slierhrooke-Eafc 3 Ave Querb’a Tél.Est 4538 Tél.Rock.3055 .BOURASSA
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