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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 19 novembre 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1920-11-19, Collections de BAnQ.

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Vingt-quatrième année — No.47 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro Vendredi 19 novembre 1920 ORGANE LIBERAL m DISTRICT oc U uc «wrr si cm mu ut oaks ut Ptim.1 mIac Mm yiBBowj u$ »• s?ycuAiMt QV- C tiE.rY (ER., Strictement payable d’avance.$2 00 Directeur : Secrétaire de la rédaction : 2.50 J ULES-EDOU A RD PRÉ VOST ANDRÉ MAGNANT SA INT-JÉROME {Terrebonne) P.Q.I M Annonces :"’l ^ c.la ligne agate, par iusortion.Auucuoes légales : 10 c.la ligne agate, 1ère in-tertion ; 6c.la ligne, insertions sub-séqueiieos LES ETUDES SOCIALES ET ECONOMIQUES Une nouvelle faculté à l’université de Montréal Une des nouvelles facultés de l’université de Montréal est l’Ecole des Sciences sociales et économiques et politiques dont le directeur est M.Edouard Montpetit, docteur en droit, diplômé de l’Ecole des Sciences politiques et du Collège des Sciences sociales de Paris.Les professeurs sont M.l’abbé Léonidas Perrin, p.s.s., docteur en théologie, en philosophie et en droit canonique; M.Arthur Surveyer, ingénieur-conseil, membre du conseil d’administration de l’Ecole polytechnique; le Dr J.-D.Beaudoin, assistant-secrétaire du Conseil provincial d’hygiène, M.Léon-Mercier Gouiu, licencié en droit, ancien élève d’Oxford, professeur à l’école des hautes études commerciales et à la Faculté de droit ; M.Jean Désy, licencié en droit, diplômé de l’Ecole des sciences politiques de Paris, professeur à l'Ecole des hautes études commerciale.*.Le but de l’Ecole est de conduire les esprit vers letuJe des problèmes actuels.Elle offre son enseignement : (a) à ceux que l’action sociale sollicite ou ai ambitionnent d’acquérir une connaissance appr 'ontlie de l'économie politique ; (b) à ce.qui, dans le but de développer leur culture générale, de jouer un rôle public et de remplir, outre leurs devoirs professionnels, une seconde tâche, ou encore d’occuper de hautes fonctions administrât! ves, désirent s’instruire des questions d’économie politique, de politique intérieure et extérieure, de sociologie; (e) à ceux qui choisissent la carrière du journalisme ou qui veulent répandre, par une collaboration régulière aux journaux et aux revues, les idées qu’ils auront acquises par une recherche attentive et constante des vérités essentielles.Les cours sont répartis en trois années et distribuées, sauf la première année, en trois sections.Ils sont fondamentaux ou réguliers : les premiers sont suivis de compositions écrites, lus seconds donnent lieu à des interrogations orales.La première année, les élèves suivent tous les cours.La seconde, ils s’inscrivent à l’une des trois sections : section sociale, section économique et politique, section du journalisme.La section sociale étudie les rapports du capital et du travail, les initiatives, les institutions et la " pratique •• sociales.Les cours portent sur la philosophie sociale, l’économie politique et sociale, les oeuvres sociales, les institutions sociales, l’hygiène industrielle, la législation sociale, les grandes industries du Canada, la statistique démographique, les finances publiques et privées, l’évolution politique des grands Etats modernes (politique intérieure).La section économique et politique étudie l’histoire de la politique intérieure et extérieure des grands Etats modernes, l’évolution économique et sociale contemporaine.Les corns sont consacrés à la philosophie sociale, l'évolution de la politique intérieure et extérieure des grands Etats modernes, la politique économique des principaux pays, l’Amérique contemporaine, la politique coloniale des Etats modernes.la idéographie humaine, les finances publiques et privées, les grandes industries du Canada, les questions agricoles, la législation sociale.La section journalisme étudie, outre des question d’intérêt général, l’organisation du journal et la littérature.Les cours portent sur la Philosophie sociale, la Rédaction et l’Administration du journal, la Publicité, la Composition, l’Imprimerie, le Mécanisme, les Grandes Industries du Canada, les Finances publiques et privées, l’Evolution de la politique intérieure et extérieure des grands Etats modernes, la Littérature française, la Littérature anglaise, l’Histoire littéraire.Pour être admis i jmme élèves, il n’est pas nécessaire d’avoir des diplômes universitaires Il y a des élèves réguliers, qui peuveut avoir un diplôme, et les élèves fibres.L’inscription d'ensemble est de $15.00 payable en deux versements ( S5.et $10 ).L’inscription partielle est de $5.par cours.Les droits d’examens sont de 815.Les études durent trois années.Les cours sont donnés le soir, de 7.30 heures à 0.30 heures, les lundis, mercredis et vendredis.1 s sont commencés depuis un mois surgissent de nouveaux cantons, de nouveaux villages, de nouvelles cités.Le gouvernement fait marcher de pair la colonisation et l’instruction publique, car l’une ne va pas -sans l’autre.Le colon doit avoir son école ; ici, il aime l’instruction et ne manque pas de faire instruire ses enfants.A Ferme-Neuve, les terres sont, riches et donnent un excellent rendement.Les populations toujours grossissantes ont atteint actuellement le lac Tapani, où une paroisse très florissante, dirigée par M7 le curé Bélanger, a été formée.Après l’assemblée, eut lieu un banquet offert par les citoyens et où, selon l’usage, il y eut force discours.Et l’on revint il Mont-Laurier.A ce dernier endroit, une importante assemblée fut tenue dans l’ancienne église maintenant désaffectée, et qui fut présidée par M.le maire Forget.L'honorable M.Perrault p>arla de colonisation.Le soir, après un banquet, le ministre de la colonisation et ceux qui raccompagnaient assistèrent a une grande séance au séminaire.S.G.Mgr Brunet était présent.quiète et trouble leur tranquillité de ministériels repus et satisfaits " Pensées L’homme fait sa vie ; la femme subit la tienne.P.Korrigan La superstition a ses fanfarons comme elle a ses hypocrites J.Sandeau Pour digérer le savoir, il faut l’avoir avalé avec appétit.A.France nmmvntmim numtmn * J < l^eli-WBelo * | C WifrWÎ A jl»Ay.a.aa.ajh; m* W Mfctf *-*-*-*, 9 » mnïTliriTrnrn lïri mTi iiïi m il i ti titnintntii .rtr mnrtTnin«ntmriinniiiiT • Le premier ministre sera fêté à Montréal Le banquet qu’on lui offrira à Montréal obtiendra un succès sans précédent.Il y aura 500 couverts.Le banquet qui sera offert à l’honorable M.Taschereau, premier ministre de la province, le 22 novembre, à l’hôtel de la place Viger, à Montréal, promet de remporter un succès sans précédent.On compte qu’il y aura 500 couverts, et les billets s’enlèvent très rapidement.Il y aura an banquet des sénateurs, des conseillers législatifs, des députés féflétaux et provinciaux ainsi que de fortes délégations de tous les principaux centres de la province, tels que Québec, Sherbroobe, Sorel, Trois-Rivières, etc.Le programme de la fête sera annoncé dans quelques jours.Les honorables Taschereau et David Au sana tori un de Ste-Agathe La lutte contre la tuberculose et les autres fMt-ttx L'iionora''!*** L.- A.T .m hereuti, premier ministre de la provnif , et l honorable Athanase David, seciétairo provincial, accompagnés des honorables .'énateurs I^oug-heed et Smeaton White et de M.Grand Hall, vice-président du Pacifique-Canadien, étaient, samedi, â Sainte-Agathe ou ils ont visité le sanatorium et b- Laurentide Inn, deux établissements destinés au traitement des tuberculeux.Au sanatorium, les deux ministres ont trouvé l'établissement dans un état des plus satisfaisants.L aménagement y est très moderne et tout est en un excellent état.Environ 150 patients sont actuellement sous traitement dans ce sanatorium et ils sont l’objet de soins minutieux.Un personnel bien stylé et un dévouement sans borne est au service dos patients.Les deux ministres ont visité tous les départeini nts du sanatorium et se sont déclarés très satisfaits de ce qu’ils y ont vu.La propreté qui règne partoiujot les hautes fenêtres des salles permettent l’entrée à profusion des rayons du soleil bienfaiteur.Les laboratoires sont très bien aménagés et rien ne manque.Au Laurentide Inn.une cinquantaine de soldats de retour du front sont sous traitement et, là cornu e au sanatorium, tout a été trouvé dans une condition parfaite.Cette visite a été faite en vue de l'achat probable, par le gouvernement provincial, de ces deux établissements pour les tuberculeux.Si les conditions nous agréent, dit l’honorable M.David, noua envisagerons la possibilité d’en devenir acquéreur.Comme on le sait, le gouvernement provincial entreprendra une vigoureuse campagne contre la tuberculose, et c’est dans ce but qu’il deviendrait propriétaire du sanatorium de Sainte-Agathe.Celte campagne coïncidera avec les deux autres grandes campagnes qu'entreprendra le gouver-verneinent contre les maladies vénériennes et la mortalité infantile.L’Fjorjorable M.Perrault à Ferme-Neuve et à Mont-Lan rier Samedi et dimanche, l'honorable M.Perrault, ministre de la colonisation, a visité Ferme-Neuve et Mont-Laurier.11 était accompagné de M.H.Achini, député de La-belle, et de M.Henri Kiefler, ingénieur du service de la colonisation.A Mont-Laurier, samedi soir, les visiteurs furent reçus à la gare — où toute la population, fanfare en tète, s’était donné rendezvous — par J!, le maire J.R.Forget et les conseilleurs municipaux.Il n’y eut aucune cérémonie officielle, ce soir-là.Le lendemain, le ministre et sa suite se rendirent à Ferme-Neuve où ils furent reçus par les maires du village et.de la paroisse, MM.J.Lafontaine et J.Vanier.Api es la grand'messe eut lieu une assemblée.M.le curé Martin, de Forme-Neuve, M.Acliiin, député de Lubelle, les deux maires, y prirent la parole.L'honorable "M.Perreault, dans une courte allocution, définit l’oeuvre de la colonisation et expliqua, comment 'e gouvernement 1a comprend ci ce qu'il lait pour elle.C’es la colonisation qui développe la race, !a fait rayonner, la fait s’emparer du sol ; c’est.griUe à elle que se peuplent les territoires inoccupés et que L’enseignement de l’anglais La Pairie répète que le comité catholique du Conseil de l’instruction publique, dans la refonte du programme des écoles primaires, a retardé renseignement de l’anglais jusqu’à la troisième année.Ça n’est pas toute la vérité et la Patrie devrait savoir que le Conseil de l’instruction publique, à sa séance de mai 1920, a décidé que : “dans les centres urbains, ou “ pourra commencer renseignement de l’an-•; glais dès la deuxième année, si la com-“ mission scolaire le juge à sropos.” Il est bon de tout dire ariu que l’on se rende compte bien exactement de ia situation créée par le nouveau programme.Le sanatorium de Sainte-Agathe Les négociations au sujet de l’administration future du sanatorium de Sainte-Agitlie, entre les gouvernements fédéral et provincial, se continuent toujours.L'administration prochaine du sanatorium a été longuement discutée par sir.lames Lougheed, agissant au nom du gouvernement fédéral, et l'honorable L.-A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec, mais aucun arrangement n’a été conclu.L’administration du sanatorium avait été laissé au gouvernement fédéral pendant la guerre, pour y traiter les soldats tuberculeux de retour du front.En vertu de l’entente avec le gouvernement de Québec, le Dominion s’engagea de faire certaines extensions, pourvu que la province en paie la moitié du coût, car il était entendu que cette nouvelle construction passerait tina-1 -ment au gouvernement provincial.Environ 8300,000 ont été dépensés et le gouverneinent provincial doit en payer la moitié.La question que I on di.-cute maintenant est celle île la pleine possession du sanatorium par la province.Ou dit que le gouvernement provincial presse autant que possible le règlement de l’a flaire.Don de $50,000 à {’Université de Montréal Reconnaissant la salutaire influence ex ercée par l’Université de Montréal, de même que l’oeuvre mile qu’elle accomplit au milieu de notre population, le bureau de direction du Pacifique-Canadien a décidé à une réc rite reunion, de donner une somme île 850,000 pour aider à l'expansion et au développement de cette institution d'éducation.Le gouvernement neighen est impopulaire dans l’ouest L'honorable H.-S.Belaud, ancien ministre des postes dans le gouvernement Laurier, qui a accompagné l’honorable Mackenzie King dans sa tournée politique dans l’ouest, a déclaré que cette visite a été un succès, complet." Je suis d’opiniou, a dit M.Béland, qu’à l’ouest des grands lacs le gouvernement ne remportera pas plus de 15 sièges sur les 5G des quatre provinces.En 1917 le gouvernement unioniste en prenait 54 et les liberaux 2.L’opinion est manifestement hostile au système protectionniste à outrance, tel qu’on le voit percer dans Its discours du premier ministre." L'honorable M.King s'est révélé un politique de la grande école.Tour preuve, je n’aurais qu’à citer les grands éloges que iui décerne la presse libérale et indépendante du pays.J ajouterai que les attaques lotit il est l’objet de la part, des journaux • ones c* unionistes qui, jusqu’à ces derniers letups, feignaient vie l’ignorer, sont à elles seules une suffisante indication que la popularité grandissante de AI, King les in- L’honorabie L.-A.David visite l’école technique L’honorable L.-A.David, secrétaire p>ro vincial, s’est rendu, lundi, à l'Ecole techni que de Montréal, et a pu constater à loisir les fruits que rapporte cette institution créée par l’initiative du gouvernement Gouin.L’honorable ministre est resté plus de deux heures à l’Ecole et en a visité tous les ateliers et les classes.M.Alphonse'Bélanger, principal de l’E-coîc, u fait voir.au secretaire provincial n-s travaux des élèves.M.David a vivement apprécié ces travaux et il a félicité hautement les professeurs et les élèves.L’Ecole compte actuellement, aux cours du jour, 385 éièves, ce qui constitue une augmentation considérable.Les inscriptions se font très nombreuses, 700 élèves suivent les cours du soir.Grande convention à Sainte-Scholastique Une grande convention sera tenue à Sainte-Scholastique, les 1er et 2 décembre prochain, sous les auspices de la Société d'industrie Laitière de la province de Québec G’est la trente-neuvième convention annuelle de cette société et elle réunira des délégués de toutes les parties de la province.Des travaux intéressants seront présentés, travaux qui porteront sur les questions suivrntes : l’industrie laitière dans le district, la classification du beurre et du fromage, l’importance d’une bonne comptabilité dans les beurreries et les fromageries, les soins à prendre pour la fabrication du beurre, la vente et l’exportation du fromage de la province de Québec, la place du bétail dans les expositions agricoles, le con-ttôle laitier et la nécessité de l’approvisionnement de la glace dans les fabriques et chez les cultivateurs.La convention sera présidée par M.Gustave Boyer, député de Vaudreuil.Parmi ceux qui doivent présenter des travaux pour étude et discussion, on mentionne: MM.J.N.Dumoulin, négociant en fromage.George Cayer, professeur à l’école de laiterie et sous-inspecteur général, Elie Barbeau, inspecteur général des beurreries et fromageries, L.-P.Lacoursiè-re, professeur à l’école de laiterie et sous-inspecteur général, J.-H.Grisdale, sous-ininistre de l’agriculture à Ottawa, Auguste Trudel, gérant de la Coopérative centrale des agriculteurs Parmi les orateurs qui ont été invités à porter la parole et à honorer les congressistes de leur présence, on mentionne les noms de l’honorable M.Caron, ministre de l’agricultiue de Québec, MM Jules-Edouard Prévost, député.Arthur Sauvé, député, A.-T.Charron, B.S.A., l’abbé A.Boisseau, curé de Sainte-Scholastique, Paul Gratton, secrétaire de la société d’agriculture du comté de Deux-Montagnes.Di convention s’ouvrira par un discours de bienvenue par M.J.-A.-C.Ethier, maire de Sainte-Scholastique et député de Laval-Deux-Montagnes.La France telle qu’elle est L’entente cordiale, on se le rappelle, s’est inspirée de cette grande idée, que l’action concertés de la France et de la Grande-Bretagne est essentielle au progrès de la civilisation da«s le monde.Mais ce n’est pas tout de le dire, il faut le prouver par des actes.Nous avons précédemment signalé l’énormité du sacrifice que la guerre a coûte à la France, et ses efforts non rnoius gigantesques pour relever les ruines de ses régions dévastées.Il y a, ce nous semble, une trop grauefe tendance à faire le silence sur cet incident de l’histoire contemporaine.Pendant la guerre dont elle a supporté tous ies coups, le nom de la France était chaque jour dans toutes les bouches.La paix ser-venue, on n’entend presque plus parle d'elle, ici du moins.Nos agences de nouvelles télégraphiques semblent s’en désintéresser de plus en plus.Pourtant, la France a droit à plus que du platonisme de la part de ses alliés.Il est bon qu’on tienne le public au courant de ce quelle a fait, et de ce qulello est Avant la guerre, la France était l’une des plus riches nations de la terre.Elle l’est encore, éventuellement, en dépit de l’énorme dette que lui a imposée la guerre, dette dont, du reste, à peine 15 pour cent a été contracté à l’étranger.Son crédit extérieur est des plus solides.Elle vient de le prouver par le récent règlement de sa moitié de l’emprunt anglo-français de 8500,.000,000 sur le marché américain ; elle en avait déjà remboursé 150 millions avant échéance, et sa nouvelle émission de 100 millions pour reditner la balance a été couverte dès avant l’ouverture du marché.La dépréciation du change l’oblige naturellement à tirer tout le parti possible de son crédit sur les marchés étrangers, mais cette circonstance n’altère en rien la conti mee de ses prêteurs, comme ou vient de le voir à New-York.Ils savent, en effet., que les sommes colossales que lui coûte la reconstitution de ses départements dévastés sont un placement plutôt qu’une dépense.une semence féconde pour l’avenir.Ce que nous ignorons peut-être trop île la France, c’est qu’avant la guerre, 70 pour cent de son activité économique était dans l’industrie agricole, qu’elle produisait eu blé plus de la moitié des récoltes américaines, plus de pommes de terre que ies Etats-Unis, qu’elle était, la troisième nation du monde pour la production de l’avoine, la quatrième pour le sucre de betterave.Pro-portioii gardée comme population et comme étendue territoriale, voilà des faits qui prouvent que, sur le terrain économique, la France occupe un rang tout aussi élevé que dans les lettres, les arts et les sciences., Paees oubliées LE NORD AUTREFOIS Pages extraites d'un ouvrage -publié sur le Nord, en ISS 6, par feu SI.Benjamin-A.-T.de.Montigny, ancien recorder de Si on treat.(Suite) Les vivres sont empaquetés, les chevaux bridés : en avant, à l'assaut de la R pousse : La Repousse ! C’est le Sébastopol de la colonisation avec le Redan, ie Mameion Vert et Malskoff pardessus le marché.La Repousse, c’est trois montagnes entassées les unes sur les autres, soudées avec du ciment dont le gravier est assez volumineux pour offrie des spécimen gros comme qui dirait le palais de justice de Montréal et qui menacent toujours de se déta- cher.I1 y a si longtemps qu’ils y sont, nom d’un nom ! Si le feu des Titans nous vient à la mémoire en montant cette muraille de Chine, les vors ilo Lafontaine dépeignent bien l’état oà l’on su trouve en la franchissant.Dans uu chemin montant, sablonueux, malaisé, Et de tous les côtés ou soleil exposé,.Six forts chevaux tiraient un coche.Femme, moine, vieillard, tout était descendu ; L'attelage suait, souillait, était rendu.Nous montons, nous montons, et- par un cho-rinn rocailleux, mort Dieu ! il faut vôir ça.Aussi avons-nous mis pied à terre, no laissant dans les voitures que lus deux petits garçons du colon.Nous nous étions déboutonnés, gilet et veste étaient ôtés, et marche donc ! A tout moment, les chevaux faisaient halte et nous aussi.Le soleil plombait sur cette montagne aride qui griilu sans jamais se consumer ni s’u-uioitidrir.C’est bien une véritable Repousse, qualifi e pour repousser les colons les plus énergiques.C’est en octobre 1872 que M.le curé Labelle la franchit, pour la première fois et.qu'il s'aperçut qu’il y avait, au-delà une oiaine superbe à offrir à In colonisation.En eff-t, du sommet de cette redoute le panorama est ravissant.Là, plus près dos cieux, ou domine uu vaste paysage qui u’a de limite que la capacité do l'oeil.Sur le versant sud vous avez les couches graduées de la vallée de la rivière du Nord ; vous eu distinguez le lit au fond de celte alcove de dentelle et de rideau, dont les plis donnent asile à des centaines de maisons parsemées sur les versants défrichés.Du côté nord s’étend cette plaiue qui s’élnrgit en vous indiquant les vallées de la Diable et do la Rouge.Saint-Faustin est à vos pieds sur une colline que contourne la décharge du Lac-au-Poil ; des champs couverts de moissons s’étendent sur des pontes douces, les prairies s’étalent riantes au couchant du soleil, le bétail s'amuse dans les prés verdoyants.Yous admirez les maisons des colons échelonnées sur le versant des côteaux, les forêts grandioses qui recouvrent les hautours, les lacs qui répètent les rayons du soleil.Yous aporcev.z uu lointain sans limite qui jette dans l’âme je ne sais que! indécis de l’avenir ; tout, dans ce coup d'oeil nous charme, nous fait rêver, mais noue montre comme nous sommes petits au milieu de ces grands joujoux avec lesquels le Créateur semble s’être amusé.sérieusement.Pourquoi a-t-il entassé ces montagnes ?Pourquoi a-t-il culbuté ces monceaux do granit?Pourquoi a-t il bouleversé ces éclats de rochers dans les veines desquels coulent dos minerais qui semblent vouloir «e faire reconnaître en trahissant leur couleur ?Qui va nous répondre?Lo soleil qui passe silencieux en faisant briller sa lumière c haude, les nuages qui se déploient au-dessus de ia ci ère des arbres, les flots qui se précipitent de ca-cade en cascade, l’oiseau qui parle tlans les bois, île ooeuf qui paît dans le parc, l'agneau qui boudit sur le gazon.Car tous jettent leur note dans co concert auquel nous assistons et dout nous saisissons à peine les beautés, logés que nous sommes dans les ga- L’Emprunt Canadien de Paris Quatre banques et quatre grandes maisons de placements en mettent sur le marché une tranche de $2,009,000 Cet emprunt, remboursable en dollars, sert à l’achat de produits canadiens Pas un sou ne sort du pays.Le printemps dernier, la ville de Paris mettait sur le marché canadien un i m-prutit de $20,000,000 à 10 ans du 1er mai 1920, remboursable en dollars CANADIENS, aux bureaux et succursales des banques Provinciale et Nationale et destiné à ravitailler de produits CANADIENS, surtout agricoles, les 12S magasins municipaux de Paris, dits lîaraques Vilgrain.A ce moment, la situation économique de la France semblait .-i incertaine qu’une seule maison de placement crut devoir s’engager dans l’affaire, et pour $2,000,000 seulement.Depuis, les classes ouvrières de France se sont mises au travail avec un entrain magnifique, probablement sans sxemple dans aucun autre pays, le peuple français a accepté vaillamment de nouveaux impôts qut iui permettent, cette anné», de boucler un budget ordinaire de vingt milliards de francs et ia i* rauce.a montré dans tous les domaines une vitalité, une puissance de récupération que ses admirateurs les plus enthousiastes n’avaient o^é espérer.Le Roi de l’acier, M.Gary, président du trust des aciéries américaines, a noté à la fois le fait et la cause en cette phraso lapidaire : ' La France est à la tète du monde parce qu’elle est le pays de l'ordre." Il est en effet certain que c’est la France, et la France seule, qui a sauvé le monde du péril bolchévis-te.Devant ces conditions nouvelles, la banque des Marchands du Canada et la Standard Rank of Canada se sont jointes aux banques Nationale et Provinciale, et quatre des principales maisons de placement canadh-imes-françaises se sont syndiquées pour présenter l’emprunt au public.Ces obligations, à l’intérêt nominal de (i ÿ', sont offertes au public au prix de $90.50 ; comme elles sont remboursables le 1er mai 1930, cela donne uu rendement de G A %; Les bonnes valeurs de placement se font de plus en plus rares au Canada cummo aux Etats-Unis, la crise de la bourse ayant rejeté l’épargne de ce côté en plus gros bataillons que jamais; il n’ést donc pas probable que le taux do rendement reste longtemps aussi élevé, et le placement do l'emprunt canadien 6 % ville do Paris au taux de rendement de 6 A %' constitue dans les circonstances un évènement d’une importance plus qu’or^ dinaire.Une mission françai-e arrivée au Canada,' ii y a quelque temps, procèdo à l’affectation du produit de l’emprunt en achats do produits agricoles.De même que cet emprunt ne fait pas sortir un sou du Canada, do môme il n’ajoute pas réellement à la dette de la ville do Paris, puisqu’il vaut à colle-ci une augmentation correspondante d’actif.La souscription est dès maintenant ouverte à tous les bureaux et succursales des banques et maisons intéressées, savoir : LA IJANQUE NATIONALE.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA.LA BANQUE DES MARCHANDS DU CANADA., THE STANDARD BANK OF CANADA.L.-G BEAUBIEN & CIE, limitée.— MONTREAL, 50 rue Notre-Dame ouest.QUEBEC, rue Saint-Pierre, 70.— TROIS-RIVIERES, rue Notre-Dame, 153 CORPORATION DES OBLIGATIONS MUNICIPALES, limitée.— MONTREAL, 7, place d’Armes.— QUEBEC, rue Saint-Pierre.124.CREDIT CANADIEN INCORPORE — MONTREAL, rue St-Jacques, 99.VERSAILLES- VIDRICAÏRE-BOULAIS (limitée)— MONTREAL, Immeuble Versailles.— QUEBEC, rue Saint-Pierre, 80.— OTTAWA, Immeuble de la banque Nationale. L'aVBNIFÎ bti NORD « 19 NtiV.EMB.ite 192Î3 •iiSm Wtfcîri MWt -¦ '• v- ' ¦MM ¦tea leries de ce théâtre borné par l'honVm de la natu re Nous descendons cette montagne en évitant l’Epi u van te, pic plue haut encoie que la R pousse et noue noua dirions v rs It village do Saint-Faustin, qui n’est encore qu’u ne mission, situé daus le Gème rang du canton de Wolf *.Co canton faisait ci-devaut pallie du comté d'Argeuteuil et, aptes 1831, il lit partie du comté de Terrebonne déjà pourtant trop étendu.Dors du recensement, Saint-Faustin u’était pas encore érigé, et le recencement n’est que pour le canton Wolfe qui comptait alors 4G1 habitants, tous catholiques.A cette époque, il n’y avait que 9 acres de terro consacrés au blé qui ont produit 11 minois.On y a recueilli, cetto auoée-là 179 boisseaux d'orge, 2,310 boisseaux d’avoine, loti boisseaux de seigle, 70 boisseaux do pois, 4,7CÛ bois-eaux de sarrasin, 40 boisseaux de muïa, 2,233 boisseaux de patates, 1.864 boisseaux de navets, 38 boisseaux d’autres racines, 2G7 tonneaux de foin et 249 boisseaux de graiues de mil et de trèfle.Le sol du cauton est accidenté par eudroits et uu peu rocheux, mais il est généralement propre à la culture > Eu 1882, les travaux publics qui ont été faits dans le cauton Wolfe sont : 1.Déviation du grand vin min conduisant de Saiute-Agathe à Saint-FaustiD, pour éviter la Repousse, sui vant le tracé du l’explorateur Bureau.Cette déviation, qui mesure environ G milles, part du canton de Beresford, dans le 5e rang, traverse les quatre derniers lots de ce canton et se continue jusau’au No 22 dans le Ge rang du canton de Wolf» 2 Chemin conduisant du G rang de "YVo fe à l’église de Ssint-Fau-'in, formé de montées traversant les .r> -, 4e r i 3e rangs et qui ouvre à la colonisation le plus beau terrain du canton Wolfe ; 3o.ch- min de Saint-Fuustin au lac La t^ucnouille.Saint Faustin, qui comprenait en 1884 cent familles et quatre cents individus, n'a pas de curé résident ; c’est le cure de Haint-Jovrt" qui vient tous les quinze jours y dire la messe dans une chapelle.C’est une maison u’uyauc rien de distiuct, si ce n’est une cloche posée sur une chèvre à quelques pieds de là.11 y a un instituteur, qui est bien à mon avis l’homme le plu-important apics le curé.Dr village est alimenté par un magnifique aqueduc qui fournit à seH habitants une eau remarquablement bonne et pure.Il y avait deux hôtels à Saint-Faustin, mais l’un a été obligé do céder le pas à l’autre Dhôtel Dusablon — un nom noble, s.v.p.— est très bien tenu.Bonjour, Saint-Faustin, au revoir.Et en toute pour Haiul-Jovite par uu chemin comparativement b"au.Ah ! quaud je dis beau, il ne faut pas n’imaginer qu’ou y peut pousser les chevaux, mais au moins on y peut trotter uu peu.Mais uos reins, nom d’un p'tit bonhomme I.SE SENT BIEN, MEME LE MATifi 11 -le ne veux piu- raster uu seul jour «su* avoir daus la mai-on une bouteille do Tanlac La raisou est que ce médicament, neu seule-m-nt n,’a débarras-ée de maux d’estomac qui ma tar aient souffrir depuis sept ans, niais encore il m’a permis île.me porter aussi bien qu> je ne me suis jamais portée.” Telles sont les paroles que prononçait ces jours derniers Mme A'phouNÎtre Canatsra, demeurant avenue Mul-larky.No 440, à Verdun, Qué.'* Avant de prendre du Tau lac, je rte pouvais rien manger «au» subir par la suite d’atroces nnuleurs d’estomac Des gaz me donnaient d'horribles palpitations de coeur et me don iraient l'impression angoissante que la respiration allait à tout moment me manquer.“ Mon système nerveux était tout à l’envers et le moindre bruit inattendu me laissait-toute tremblante Je dormais si peu, que le malin j’étais épuisée et plus fatiguée qui la veille à mou coucher.Je ne pouvais presque plus travailler dans la maison.Je suivis les meilleurs traits merits et pris tous les médicaments imaginables et cependant rien ne me procurait le moindre soulsg- meut.Je liois avouer qu’a ce moment-la j’avais a peu près perdu tout esjoir de recouvrer jamais la sauté.“ Cependant jVutendi» tant de gens faire l’éloge du Tanlac qu’à la fin je me décidai à en fvire l’essai.Je tiens a déclarer qu’aprèr en avoir pri», je me sens devenue une femme tout à fait nouvelle.J’ai fsim tout le temps et bien que je mange énormément je n’ai jamais aucun enuui du côté de l'estomac.J’ai engraissé et les travaux do ménag -ne constituent plus pour moi uue tâche trop lourde Mea nerfs sont tout-à-fait calmes et je dors sans jamais m'éveill r la nuit.Je me éve fiai Ire et reposée le matin, et gaie comme un pinson.•' Je désire vivement que toutes celles qui souffrent comme j’ai souffert, sachent tout ce que le Tanlac a fait pour moi.” De Tanlac est maintenant en vente à Suint-Jérôme chez M.Geo-A.i-anglois ; et à ia principale pharmacie de chaque ville.rant, et c’est oiors que des troubles nous arri-veut soit à la sous-station, par la fusion d'un coupe-circuit sur la haute-tension, soit sur les ligues de distribution, et il nous faut trouver la cause, ce qui n’est pus toujours facile par le temps sombre et ce qui est lies dnugeieux pour les employés.Si notre système n’avait pas une telle charge à supporter il est certain que beaucoup de troubles seraient évités, car les maclriues et l'installation auraient la force do résister.De là vient la nécessité de nettoyer la ligne de tout obstacle, tels que branches.etc.L’air se fait frais et il faut se presser, car notre étape du jour est ia Ohute-aux Iroquois.Touche, touche., Et nous faisons solennellement antre entrée à Saint-Jovite, le samedi, presque à la brunante.B.-A.-T.DE MONTIGNY ( à suivre ) Le service électrique municipal Saint-Jérôme, 11 novembre 1920.M.J.-E.PRÉVOST, rédacteur de l’AvjiNiit pu Nokd, Saint-Jérôme.Monsieur le rédacteur, Connaissant votre courtoisie vis.à vis de vos correspondants, je viens vous demauder de bien vouloir publier dans votre journal les quelques remarques suivantes, concernant les derniers troubles que uuus avons eus à subir à notre système électrique.Et j’entre eu matière immédiatement.Le 2 novembre courant, vers 5 h-ures 50 du soir, ii s’est produit uue surcharge, jUe à déconnections (grounds) de do» fils, din ctes avec-la terre, ce qui a interrompu le service complè tentent.Le 9 novembre courant, nous avons encore été forcés d’interrompre le seivice d'éclairage, par le fait qu’il s’était formé de nouveaux courts-circuits, produits par les brandies d’ar brei.Le 10 novembre, le même fait s’est répété, et chacun est désireux du couuai-re les causes plus ou moins directes de ces accident.» ; c’est ce que je veux expliquer.Tout d’abord, je dirai que nous avons actuellement 374 chevaux-vapeur employé» pour force motrice, de plus 175 c.-v.«e dépmi-eni pour l’éclairage des maisons et celui dt s rues, ce qui donne un total de 549 force» qu’il nous faut fournir.Ici, je vous ferai remarquer que les machines génératrices ne som que pour 402 forces ; il est donc facile de constater- que notre système est surchargé de 37 % Uu sa capacité, ce qui est une preuve convaincante pour expliquer les troubles qui se produisent.Généralement, ces accidents nous arrivent entre 5 et 6 heures du soir, alors que la charge est la plu» forte de la journée pour les raison» que le» moteurs et l’éclairage marchent ensemble.Lorsque toute notre installation a une surcharge de 37%, Comme je vous le di-ai» tout-à-l’heure, tout le système en est à sa capacité maximum ; si, en plus, uu “ ground ”, c'est-à-dire une communication avec la terre, suit par Un arbre ou autre objet, se produit, le système ne peut endurer ce surcroit de perte de cou- AETRES CAUSES D’ACCIDENTS Eu plu» des causes déjà énumérées, en voici une qui trè» souvent produit des accident» regrettables.C’est quand le temps est humide et qu’un fil de baule-teusiou (2200 volt») tel que uou» en avons partout dan» uos rue», se trouve à loucher uue branche d'arbre, elors il se ry0.duit uu “ ground " c’est-à-dire une communication franche avec la terre.A ce moment il serait dangereux de toucher à cet arbre, car on recevrait uu choc électrique qui, dans certain-cas, pourrait être mortel.D; même danger existe pour toute personne qui toucherait à quelque partie que ce soit de sou installation, à l’intérieur de sa maison, si l’un des fils conducteurs qui fournit l’énergie électrique dans 1a mai-on touchait au mê ue arbre que le fil de haute-tension, il se produirait alors uue induction due à l’humidité qui permettrait à la hau-te-tensiou de s’introduire dans l’in-tallation de la maison par le til do liasse tension.Eu plus, il -e produit uue per te de courant illimitée par ce “g ouud ” qui est encore une charge considérable pour notre -y-tèroe.1 —Il y a trois moyens d'améliorer la si'ui-liou, le premier serait de construire des lignes souterraines.Co travail supprimerait toutes les ¦iiliiculré» pié»entes, tels que le- arbre», le verglas i n hiver, qui est encore un grand élément destructeur, et les méfaits de la foudre qu'il non» est impossible de cont-ô'er.2—l.e d-uxième moyeu serait de remplacer environ 400 poteaux par d’autre» de 50 a G0 pied» de longueur Ce deuxième moyeu serait cependant rnuiiis eîfiracu que le premier, vu qu'il ne nous débarrasserait paa des ennui» du vergla-.ni des méfaits de la foudre qui sont incorn r ô'able».3 —Un troisième moyeu, tout en conservant uotre système tel qu’il existe actuellement, est de faire disparaître tous les obstacles qui se trouvent sur nos ligues de transmission et de distribution, tel que certaines brandi s d’arbres Ici, je dois vou- dire que nous avons de graude» difficultés à chaque fois qu'il s'agit de tai 1er uu arbre, et ces difficultés uuus viennent par le fait que 1a plupart des propriétaires nous fout défense de couper ces branch0», et même nous menacent de poursuite», etc.Maintenant, pour bien vous faire comprendre pourquoi les interruptions sont quelquefois longue», je vous dirai que nous avou», daus la ville, 15 mille» de ruus, et que uos lignes de distribution pour h éclairage des maison» s'étendent presque «ur toute la longueur des rue», soit 14 milles ; les IigQes de distribution de lampe» de rues ont également une longueur de 14 milles ; et les ligues de distribution pour force motrice ont uue longueur de iroi» milles ; et la ligue de transinissiou de l’usine à lj» sou» station a une longueur de quatre milles.Eu plus de ces différentes ligues nous avons à entretenir la ligue du téléphone privé do l’usine à la sous-station, de même que tentes les ligne» f 1 g 1 Les produits qui entrent dans la fabrication de nos biscuits au soda sont les meilleurs et les plus purs que l’on puisse se procurer.A cela est due la saveur délicieuse des 1TC0RMICKS j«,Socr» BISCUITS i SL i m U IHÎ2 jWMKaHnMN Enseignez aux Enfants à Epargner 2*F Les habitudes se prennent dans le jeûna Age.Les enfants, à’qui on enseigne la valeur de l’argent et l’habitude d’épargner, deviennent des hommu d’affaires excellents et des femmos capables.La méthodo la plus facile d'enseigner l’économie aux enfants, est d’ouvrir un compte d’épargnes, pour chaque » afant C$1.00 ch rcun suffit).Dès qu’un enfant a éco: omisé un autr- dollar pour u jouter à aon premier dépôt, il, ou e le, apprécie mieux ce que représente un dollar, et ce qu’il représente en travail et abnégation.IA bMQWmmàlŒMÙS Bureau Chef: Montreal.DV CANADA EUbliean 1804.SUCCURSALE DE ST-JÉRÔME, .J.N.LORRAIN, Gérant Autres Succursales n Ste-Atlaths-des-Monls.Sî-Jovile et l-aurentidra, Sous-Aeence A Arundel, ouverte le Jeudi et le Vendredi.Sotis-Agerre A Ste-Anno^Jes-Hsines auverlc feus leu jours.Sous-Aaence à St-i£sprit euverte tous lesfiours.boites de Sérelé k Louar à le.SuccurraJo de StUlrûpMs.•naaraesri! TÆXoagci’mgrraaameig.-gaaraaxmxjvu.a.euiriWTawaf- d’alarme pour le feu donnant un.' longueur de »ix ruillo».Avant d’avoir trouvé la cause du trouble, il nous faut souvent parcourir ces différentes lignes dans un rayon do quantize milles.Il vou» sera facile de constater par là l’ouvrage qu’il nous faut faire pour protéger nos ligne», quand vous saurez quo 98G arbres al!-o-tont notro système.Ce qui rendrait (Je beaucoup plus facile la là he des employé», et j’insiste sur ce peint, c'eut que quiconque s'aperçoit de quelque chose d’uiionnul syr le» difléruntes lignes du système électrique doit en aviser les employé» ou le i ur-iiiternlaut du système électrique.Ceci aurait pour effet d évi er les interruptions et même d éviter de grand» dommages au système.La ville dé-ireu-e de fournir un bon service à «es abonnés fut actuellement l'acquisition de d lié rents instruments modernes pour prévenir les accidents en autant que faire se peut.Ces explication» étant données, nous e-pé-rons que les citoyen», à l'avenir, «eront très indulgent» pour les employé» du »y-tème éiectri que.En terminant, je vou» remercie de la gra cieuse hospitalité que vou» avez bien voulu m’accorder dan» le» oolonues de votre journal et veuillez croire, monsieur le rédacteur, à ma haute considération.FORT.GIROUX, Surintendaut du système électrique.La Revue Moderne La REVUE MODERNE, édition de novembre, fait maintenant la décoration de uo» principaux magasin- de journaux.Eu ouvrant cette revue, nous lisons tout d’abord l’article de Madeleine où, vigoureusement et nettement, la femme de lettres éclairée insiste sur la nécessité d’outiller nos enfants ponr les luttes futures.Puis c’est une critique de M.Loui» Dan-tin sur la “ Vieille Maison,” de Mlle Blanche Lamontagne, critique puissamment pensée et superbement écrite.Viennent ensuite la chronique new yorkaise de Baptiste, une étude sur M.J.D Dussault et sa fille, le discours prononcé par M.Ferdinand Roy au dévoilement du monument Cartier à Ouéb c, les “ Croquis de guerre ” (Je M.Marcel de Verneuil, consul-suppléant de Fran- co au Canada une étude sur Mlle Saint Jean, etc.Un grand roman, “ Petite PrincesBe,” de Henri Gréville, et la suite de " La Passagère,•* par Guy Ohantepleure.7G pagrs de belle c saine lecture, au prix du 25 cents.On peut demander od numéro spécimen de cette rovte en s’adres aut au Ne 147 rueSaiui-Denis, Montréal.En verte à la librairie Prévost, Saint-Jérô me.A VENDRE — T-oi» bon» chevaux de travail S’adresser à la ferme du domaine Parent ou au bureau du soussigné.J.-E PARENT, notaire.Saut JéiOrne, P, t).INTERNATIONAL STOCK TONIC 3 ration» pour un 10a L* plu* mini rc-consdtBAnt c«nno.Tonl»é-y mæ.mm .aw; Ififh mmm Croquis des Montagnes Rocheuses Banff! Un nom bizarre qui évoque les magnifiques distances de l’Ouest canadien et les pics enneigés des montagnes Rocheuses.La première impression, lorsque l’on descend du convoi qui nous a amené au sein des gigantesques montagnes qui encerclent ce lieu enchanté, est faite de respect et de surprise.Beauté imposante du spectacle, blancheur inattendue des rimes s'étendant vers les flânes: sont-ee IA vraiment les neiges éternelles, et ne vont-elles nas plutôt fondre demain, sous le soleil ou la pluie d’été?En tous cas.elles déconcertent un peu par leur omniprésence qui attire et obsède le regard tout autour de l’horizon.Inconsciemment.on voudrait que les grands monts se débarrassent de eette neige avant qu'on les xatnine en détail avant qu'on entre en relations.Car ils en semblent un |>cu barbouillés.A première vue; certaines masses grises et rudes nettement éclatées naguère au fond des temps, par la brusque colère du volcan, sont maintenant striées d'un blanc tenure.Cette blancheur agace comme une intrusion Pourtant A nos pieds, toute la vallée sourit dans la verdure, cependant que lA-haut, très haut, les grands sommets «oenaivnt, solennels, sous 1a lueur mate de la neige.C’est sublime et rontradirtoire.lui rivière Bow.que les sauvages comparaient avec raison À une suite d'ares, coule A nos pieds, sous le oli pont en fer qui mène au village; eelui-ei s'étend tout droit et dru.bâti comme une petite ville, de chaque côté de sa rue droite et large, et A*peu près unique.Et tout le temps et partout, les montagnes nous regardent, nous dominent et pons écrasent, forçant, tout, de suite notre admiration.De même que les géants humains sont gén'ralement doux et pacifiques, tie même ces grands rochers nous deviennent bientôt tout A fait sympathiques, et personne ne peut quitter Banff sang avoir noué des relations cordiales avec le mont Cascade, avec la chaine des afcoati Sulphur, au pied d* laquelle, eu sein d'une forêt verdoyante, se dresse avec ses tièchce flamboyantes, la superbe hôtellerie du Pacifique Canadien.Et l’irrésistible mont Rundcl?D abord ce n'est pas une montagne c'est un geste un mouvement immense arrêté,.r'est une vague gigantesque de rocher qui semble avoir été figée brus quement par la main du Créateur.Elle a conservé l'allure oui l'animait et voilA pourquoi le mont Rundol.d'où qu'on le repirdo ressemble A un monstre mité, A une vague qu’ va quelque jour continuer sa marche latidiquo et (rrc sistible.et rouler dans la valléa Son fistic d un côté est en pente douce et apparemment facile A l'ascension, tandis ?|ue de l’autre il est ecupé A pic.Quelle» ortaidsblcg convulsion» notre plzuète a dû subir en -,rri
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