L'Avenir du Nord, 4 août 1922, vendredi 4 août 1922
ingt-sixième année o.31 £ CHE.yY>ER»k Abonnement: Uu [Canada] .$'2.00 " “ | Etats-Unis].2.50 Strictement payable d’avance.DTkecteur : Secrétaire de la rédaction : JULES-EDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SAINT-JEROME (Terrebonne) F.Q.Anrtmifce.sïî-iy-êrrc fiviitTagSto,' piw insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquente», EN QUELLE POSTURE EST M.SAUVE Comme le nègre du maréchal McMahon, M.Arthur Sauvé, chef de l’opposition fantôme à Québec, continue.Il continue à dénoncer les administrateurs dont il veut prendre la place.Voytz vous un cabinet composé de M.Arthur Sauvé, premier ministre, ayant comme collègues M.Jos.Dufresne, M.Renaud, M.Smart et quelques autres n’importequistes complètement ignorés du public parce que sans poids et sans prestige ! „ Car il ne faut plus compter, semble-t-il, sur M.Patenaude.Vous avez dû remarquer que, depuis la convention où M.Sauvé s’est fait confirmer en giâce comme chef conservateur provincial, M.Patenaude n’apparaît plus à ses côtés.Pourtant l’on avait annoncé à sou de trompes qu’il l’accompagnerait dans sa tournée politico-théâtrale.Qu’est-ce à dire ?Us ne sont qu’une petite poignée de bleus et s’il faut qu’ils se chamaillent ! Et donc, M.Sauvé continue.Il dégoise contre les avocats qui, selon lui, sont trop nombreux dans le gouvernement.Or, partout où il passe, les quelques citoyens qui lui piêtent l’appui de leur parole sont des avocats : c’est M Armand Lavergne, avocat, c’est M.Louis Cousineau, avocat, c’est M.Hervé Koch, avocat, c’est M.Dorion, avocat, c’est M.Aimé Dion, avocat, c’est M.Drapeau, avocat, c’est M.St Jacques, avocat.O logique et sincérité ! Et M Sauvé continue.Il continue à déblatérer contre le gouvernement à propos de colonisation.Pourtant iles statistiques sont là qui démontrent les progrès de la colonisation dans notre province dont le gouvernement libéral consacre eu ce moment la somme de §5,000,000 pour en activer la marche.Les hommes renseignés, la presse anglaise et frai raise, excepté la Minerve qui chante en même temps les louanges de M.Meighen et de M.Sauvé, savent et admettent que jamais, depuis vingt ans, la colonisation n’a été plus activement poussée et plus généreusement Encouragée dans la province de Québec, qu’elle l’est maintenant.Mais, que voulez-vous, M.Sauvé doit critiquer pour gagner son salaire de chef d'opposition.Et M.Arthur Sauvé continue.Il continue à reprocher au gouvernement sa politique de voirie lorsque gtâce à cela des milliers de touristes envahissent et enrichissent la province, lorsque les étrangers envient nos belles, routes et reconnaissent que la province de Québec est plus avancée que toutes les autres provinces sur ce point-là comme sur bien d’autres.En vérité, nous vous le demandons, MM.Sauvé, Renaud et Dufresne feraient-ils mieux que le gouvernement Taschereau et que l’houorable M.Perron ?La questloU fait sourire.Et M.Sauvé continue.11 continue de se scandaliser de la loi des liqueurs.Le bon apôtre ! Au lieu d’un système qui favorise îe mieux possible la tempérance, qui a fait disparaître tant d’abub, sinon tous (car il y aura toujours des abus quoi qu’on fasse), au lieu d’une loi qui assure à la province des millions dont profitent les oeuvres d’utilité publique, M Sauvé veut faire machine en arrière et rétabl.r l'ancien comme!ce qui faisait la fortune d'une centaine d’individus au prix de désordres, d’excès et d’abus révoltants.Et puis, ce cher M.Sauvé, qui veut que le gouvernement maintienne et même augmente les octrois acccordés à la colonisation, à l’instruction publique, à la voirie, etc.veut tarir la source principale des revenus de la province.Mais alors où prendrait-il l’argent qu’il faudrait dépenser ?Mystère et emprunts à la Taillon ou taxes à la Boucherville.Et M.Sauvé continue.11 continue à s’enfariuer d’indépendance et à renier son parti à Ottawa.Lui qui aurait voulu voir triompher Meighen le G décembre 1921, il proclame sans rire et sans pleurer qu’il ne reconnaît pas cet homme comme le chef du parti conservateur., Ah! le tartuffe politique ! Cachez, s’écrie-t-il, ce Meighen que je ne saurais voir.Pendant qu’il joue ce rôle de fourbe, son organe, le seul qui ose l’appuyer, la Minerve, vante la personnalité de ce même Al.Meighen et la politique des tories.M.Artfiur Sauvé ne peut échapper aux tares du parti tory.Qu’il le veuille ou non, il dirige ici une succursale du parti dont M.Meighen est le chef.D’ailleurs, AI.Sauvé se met dans une posture impossible, contradictoire et anormale.A-t-il oublié ce que l’un des chefs les plus illustres de son parti déclarait à la convention conservatrice de 1905 : “ LE PARU CONSER\AlEUR DE LA PROVINCE DE QUEBEC NE DOIT PAS KAIRE BANDE A PART HORS DU PARTI CONSERVATEUR DU PAYS”, disait alors feu l'honorable AI.F.-D.Alonk.Et M.Sauvé continue à se battre tout seul avec un ou deux Saucho Pauça.Cela importe peu, en vérité, car la province de Québec continuera, de son côté, à prospérer et à grandir sans lui.Comme chef d'une opposition fantôme, il est the right man in the right place.r LE FRANC Préjugés à combattre Un discours de l’honorable At^aqase David Il y a des préjugés qui non seulement no sont pas nécessaires mais qui sont nuisibles et préjudiciables à la bonne entente de tons les citoyens du Canada.Il ne taut jamais manquer une occasion de combattre de tels préjugés partout où ils peuvent exister, chez nous ou chez nos voisins.C’est ce que fuit l’honorable Athanase David qui, plus d’une fois déjà, s’est attaqué aux idées fausses que l’on entretient en certains milieux contre les Canadiens-français et la province de Québec Le 2(i juillet, l'honorable secrétaire-provincial prononçait un discours au Royal Victoria College, à la clôture des cours de français qui se donnent, l’été, aux instituteurs et aux institutrices des Elats-Uuis et du Canada, à l’université McGill.On sait que ccs cours de français sont dirigés par le distingué professeur Du Boure, redresser les juge- Dans scs remarques, l’honorable M.David a cherché ments erronés que l’on porte trop souvent contre^lous Apparemment, il s’est adressé surtout aux Américains qui l’écoutaient, mais atteignaient un nombre malheureusement trop grand réalité scs observations de Canadiens préjugés.nombre ni nous méconnaisseiR et nourrissent à notre égard île ridicules L’honorable AI.David a protesté avec raison et attaqué avec énergie trois de ces principaux préjugés qui existent contre la province de Québec : le joug des prêtres, le développement lent de la province, et le patois que l’un prétend que nous parlons.A la lumière de l’histoire, des faits du passé et des évènements présents, l’éloquent député de Terrebonne fit ji.vpice de ces sots préjugés et démontra notre attachement aux chères traditions de nos ancêtres,grâce à la direction du clergé, notre amour de la terre canadienne, notre marche accélérée dans le chemin du progrès, notre fidélité à la bUie langue française, nos qualités dé citoyens aimant l’ordre, la justice, pratiquant la générosité, toutes qualités qui peuvent bien nous faire pardonner certains défauts dont aucune race n’est exemple.Nous remercions l’honorable AI.David de mettre son éloquence au service d’une tulle oeuvre d’éducation qui finira, nous l’espérons, par ouvrir les yeux et éclairer les jugements de 110s amis les Américains aussi bien que de nos concitoyens anglo-saxons qni persistent à ne pas vouloir nous connaître et se complaisent à nous méconnaître.>» -«» 4 «> EVEIL DA MOUR L’assernientatiûri des nouveaux juges L’honorable Thïbaudeau Rinfret Lundi matin, a eu lieu, à Montréal, l’assermentation des deux nouveaux juges nommés pour la cour supérieure, AIM.Thi-baudeau Rinfret et Joseph Demers.La cérémonie a été présidée par le juge en chef Archibald.Les membres du barreau, dns parents et de nombreux amis des nouveaux magistrats étaient présents.Le juge Archibald offrit ses félicitations à AIM.Rinfret et Deniers.L’honorable J.-L.Perron, le bâtonnier général de la province, présenta ensuite les hommages du barreau aux nouveaux juges dont il lit l’éloge.L’honorable Al.Perron fit quelques remarques originales sur le choix des juges parmi les hommes politiques.Ceux-ci, a-t-dit, ont le mérite de bien connaître les hommes et les choses.Ils peuvent dire eu connaissance de cause si un témoin ment ou ne ment pas, s’il est sincère ou non.AI.le juge D înera a déclaré qu’il ferait le son mieux pour concourir au plus grand succè3 de l’administration de la justice.M.le juge Thibaudeau ltiufret dit qu’eu acceptant de remplir les fonctions judiciaires, il ne pouvait s’empêcher de regretter sa profession qu’il a pratiquée pendant plus de vingt-deux ans.“Je ne vous laisse pas cependant, mes chers confrères, dit-il, car je veux rester uni à vous plus que jamais.Nous n’avons qu’un seul but, c’est de faire sn sorte le droit, la justice et l’équité triomphant.“ La tâche que j’aborde est ardue, je le sais, mais je l’entreprends avec courage et énergie.Alon grand désir est d’aider les avocats qui travaillent afin de leur rendre la besogne moins pénible.“Je crois que c’est un devoir pour moi que de dire, en terminant,un bon mot pour rues associés que je laisse.Voilà douze ans que je travail avec eux ; j’ai partagé leurs adversités comme j’ai été heureux de partager leurs succès.J’ai puisé au contact de mon chef, l’honorable AI.Perron, un amour sincère du vrai et du bon.“ Je promets à mes anciens confrères d’apporter à l’administration de la justice, l’impartialité et la rapidité.” Ces paroles de l’honorable juge Rinfret ont été soulignées d’applaudissements.L'Avenir dl’ Nord réitère aux honorables juges Thibaudeau Rinfret et Joseph Deniers les félicitations qu’il leur a déjà adressées.Le juge Deniers, dont nous avons dit les mérites et les qualités, dans un précédent numéro, comprendra aisément que nous fassions de nouveau et plus spécialement l’éloge de Al.Thibaudeau Rinfret, qui a été si intimement lié à l’histoire du comté de Terrebonne pendant vingt ans.Nous avons connu, vu de près et en action les qualités exquises de cet esprit supérieur, de ce coeur large, loyal et généreux.Les citoyens du comté de Terrebonne saveut que M.Thibaudeau llinfret, par son jugement droit, ses connaissances légales très étendues, son énergique amour du travail et sa conscience élevée fera l’honneur de la magistrature comme il a fait 1 honneur du barreau.Avocat éminent, supérieurement doué pour l’exercice de celte grande et ditticile profession, il n’en est sorti que pour faire deux courtes incursions dans le domaine politique, juste ass z pour y faire preuve de qualités et d’aptitudes’de tout premier ordre.Ayant cueilli plus d’épines que de roses dans la vie politique, trrp souvent ingrate, il est retourné avec enthousiasme à sa profession qu’il chérissait plus que toute autre occupation.Son passage dans la vie publique ne lui a créé que des admirateurs chez ses adversaires comme chez ses amis po es.Orateur substantiel et entraînant, esprit clair et précis, cerveau bien meublé, patriote ardent, ami fidèle et d’une loyauté à toute épreuve, il aurait pu être un homme transcendant dans la vie politique comme il le fut au barreau.Il sera, avec faut de qualités si magnifiquement équilibrées, un juge d’une précieuse compétence et d’une liante distinction.L’Avenir du Nord dont AI Thibaudeau llinfret fut toujours un ami très fidèle 11 auquel il voulut bien collaborer jadis, est certain d’être l’interprète de tout le comté de Terrebonne en rendant hommage aux qualités rares que le gouvernement vient de reconmiitre et en disant en quelle haute estime il lient le beau talent et le grand caractère de l’honorable juge llinfret.Nous lui souhaitons longue vie sur le banc où l’attend une honorable et brillante carrière.< > O .« > .> I > O < > < > " 11 Quelquefois mes .cheveux frétaient sa joue en fleurs, Et nos mains se prenaient Unies, comme peureuses, .Et nous sentions soudain nos deux dînes heureuses D'un grand bonheur étrange où trembleraient des pleurs.Nos deux rires charmés faisaient un long silence, Et nous n'entendions glus que le bourdonnement .Des guêpes sur les fleura des sureaux vaguement, Bruit d’or parmi la verte et chaude somnolence.Et nos lèvres s’ouvraient pour murmurer des mots Infinis, que semblait chanter à bouches closes La chanson de la brise au loin sous les rameaux ; Et s'élevant en nous comme un écho des choses, Ils montaient de nos coeurs et nous allions les dire.Et puis nous ne trouvions plus rien, que nous sourire.Fernand (JREQH ¦ i» -»» •*» •»»- ¦«»- i» ¦»» ** •» i> a 1 > »< 1 - jsÿjÿj«ÿWiSWIVi rfVSVJtWtWWSVJiWtViiVfÿtiWUVi f j * IVleli-IVlelo ?| • MM» jmtfi tmtA Km* < Munich est très fière d’avoir battu la grande gare de Leipzig qui a coûte quatre fois plus à bâtir que celle de la capitale bavaroise.La France a refusé La France a rejeté la demande de l'Allemagne pour uue réduction dos paiements mensuels destinés à éteindre les dettes contractées par les nationaux allemands envers les citoyens des pays alliés.Le note française donne au gouvernement de Berlin dix jours pour faire savoir que les paiements vont être continués conformément à l’accord de Londres et à la décision de la chambre des compensations interalliée, à défaut de quoi certaines mesures seront prises immédiatement.Berlin voit aie: alarme !a manifestation du point de vue français, la note en question ayant été remise à la veille de la conférence des premiers ministres à Londres.L’Allemagne avait demandé que les paiements faits à la chambre des compensations interalliée lussent réduits de deux millions à 500,000 livres.ELUS TARD L’Allemagne ayant refusé de se rendre à la légitime réclamation de la France, on dit que toutes les propriétés allemandes qui ont été séquestrées par le gouvernement français durant la guerre seront confisquées et les revenus do leur vente gardés par le Trésor.Il est probable que les paiements actuellement faits par les Français pour dettes d’avaut-guerre seront versés dans le Trésor et l’Allemagne sera avertie qu’elle 11e peut s'attendre au remboursement de cette source.Campeau est curé.C'est cette famille qui était, à Ottawa, l’hôte de Aîgr Campeau, administrateur du diocèse d’Ottawa.La gï-and’inesse a été chantée par AI.l’abbé Charles Campeau.Il était assisté de M.l’abbé Télesphore Campeau, de Alalone, son frère, comme diacre, et de M.l’abbé Zénon Campeau, de Saint-Jean d’Iberville, son neveu, comme sous-diacre.M.l'abbé Théophile Campeau, curé de Willow City, frère de l’officiant, a fait le sermon.Al.L.-N.Campeau, cousin, présidait la cérémonie.De nombreux parents ont as* sisté à cette cérémonie unique.[>e l’anthracite au Canada L’anthracite existe-t-il au Canada ?Al.A.-F.Coyne a déclaré à Hamilton qu’il en avait découvert des gisements considérables près de Sudbury et une compagnie s'organise actuellement pour exploiter cette découverte.Les experts du ministère des mines à Ottawa prétendent que le Canada ne possède pas d’anthracite en quantité suffisante pour l’exploitation et que M.Coyne a trouvé de l’anthracite qui ressemble au fameux charbon dur, mais n’eu possède aucune des qualités.Dans quelque temps on saura exactement à quoi s’en tenir sur la valeur de la découverte de AL Coyne.L’élection de Lnbelle Les brefs pour l’élection partielle dans le comté de Label le ont été émis.La date de l’appel nominal des candidats a été fixée au 10 août et celle de l’élection au 17 du même mois.La campagne électorale s'ouvre aujourd'hui par deux grandes assemblées du candidat libéral, Al Désiré Luhaie, â Saint-Audré Avelin et à Notre-Dame de la Paix.Le candidat libéral tiendra ensuite des assemblées dans toutes les paroisses du comté.La série des assemblées se continuera jusqu’à la date de l’élection.Pendant sa campagne, le candidat libéral sera accompagné de personnages libéraux importants du cabinet provincial, notamment des honorables L.-A.Taschereau, premier ministre; J.-E.Caron, ministre de l’agriculture; Athanase David, secrétaire provincial; J.-E.Perrault., ministre delà colonisation; J.-L.Perron, ministre delà voirie ; Honoré Mercier, ministre des terres et forêts.La réclame au Japon L’hyperbole américaine n’est rien auprès de l’hyperbole japonaise, en ce qui concerne l’art de la réclame.A Tokio, tel boutiquier fait savoir que h ses produits sont expédiés avec la vitesse d’un boulet ».U11 marchand de tabac ga- rantit son papier à cigarette » solide comme la peau d’un éléphant.» Les prospectus d’un bazir de Kobé raccrochent en ces termes le passant : » Venez dans nos magasins.Tout employé est aimable connue un père qui cherche à mai1er sa fille sans dot.Vous serez toujours accueilli comme un rayon de soleil venant après une horrible journée de pluie.» Et ainsi de suite.Alalgré leur assurance proverbiale, les annonciers d’Amérique n’ont pas encore osé en faire autant.La plus grande gare du monde Quelle est la plus grande gare du monde ?Depuis que le vapeur fait rouler des wagons sur d’interminables lacets de fer, la demande a souvent été posée et la réponse a souvent varié Actuel ement.«fil faut en croire la (7
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