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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 30 décembre 1927
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1927-12-30, Collections de BAnQ.

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3xe année — No.52 Journal hebdomadaire .— Cinq sous le numéro Vendredi 30 décembre 1Q27 P SEUL JOURNAL du DISTRICT deiERREBON NE.LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES El LS DU SAINT-LAURENT (Benjamin Sclte) Editeur-Propriétaire : LUCIEN PARENT Directeur politique : .IULES-EDOUARD PREVOST Secrétaire de la Rédaction : ANDRE MAGNANT -¦ * ' 1 K mm SA INT J BROME Comté de Terrebonne, P.Q.LABELLE Souhaits de bonne année Bonne et heureuse année ! Ce souhait qui sera mille et mille fois répété ces jours-ci, nous tenons à le formuler à notre tour pour nos lecteurs et nos lectrices.Nulle tradition n’est plus respectable et plus chrétienne que celle do se souliniter fraternellement le bonheur à l’occasion d’une année nouvelle qui commence.La vie est une succession d’étapes qui nous conduisent au terme vers lequel nous marchons tous d’un pas bien rapide, hélas! Le premier jour d’une année est une de ces étapes où l’on regarde le passé avec regret et l’avenir avec anxiété.Qu’il s’agisse des individus, des familles, de la société en general, d’un pays, d’un peuple, les heures vécues comportent des leçons dont ! avenir doit proliter.Cela c’est la sagesse, mais ce n’est pas toujours ce qui arrive.L’expérience ne sert pus également à tout le monde et coûte souvent des peines, des déboires, des insuccès qui restent inutiles.L’homme est si léger et si vite impressionné, ou mieux distrait, par les émotions, les préoccupations et les ambitions nouvelles qui surgissent chaque jour autour île lui et l’enveloppent d’une influence dont il peut difficilement se dégager! l’ourtant, le bonheur, cette séduisante chose après laquelle nous courons avec tant d’ardeur, ne peut être atteint que si nous savons comprendre le passé.Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait, dit un dicton populaire.Or, la jeunesse apprend chaque jour ce qu’est la vie, ce qu’elle coûte de travail, ce qu’elle demande de courage, de jugement et de prudence.Sans perdre de son enthousiasme et .le sou bel élan vers l’action, la jeunesse doit retenir les leçons que la vie lui donne chaque jour et régler su conduite en conséquence.Ivieillesse ne peut plus refaire le passé, sans doute, nutis elle peut et doit éclairer la route à ia nouvelle génération, continuer d’agir dans la sphère où s’exerce son influence et otirir l’exemple des qualités essentielles au bonheur relatif qui peut être réalisé sur notre planète.Le coeur de l’homme, a écrit Victor Hugo, a un recto sur lequel est écrit Jeunesse, et un verso sur lequel >• écrit Sagesse.La sagesse s’acquiert au fur et à mesure que nous vieillissons.Aujourd’hui nous devons être plus sage qu’hier, et demain plus qu’aujourd’hui.Nous souhaitons donc à tous nos lecteurs lu sagesse, puisqu’elle est indispensable au vrai bonheur.Sans doute, il faut la santé et nous la leur souhaitons, car la santé est un des plus grands biens et nécessaire à l’accomplissement de ses devoirs d’état.Sans doute nos souhaits comprennent aussi la prospérité qui permet non seulement de taire face aux nécessités de la vie, mais qui aille à faire honneur à la situation que l’on occupe dans la société et à se procurer un plus grand bien-être légitime pour soi et pour les siens.Le bonheur, il est vrai, est fait de toutes ces choses.Mais, comme l’a dit le poète cité plus haut “Tout commence en ce monde et tout finit ailleurs’’.C’est pourquoi, après avoir placé la sagesse en tète de nos souhaits nous les terminons selon l’antique formule en vous disant: .” et le Paradis à la lin de vos jours.” Que l’année 1923 vous apporte donc le bonheur vrai édifié sur la sagesse, la santé du corps et de l’âme, la prospérité matérielle et morale, la lidélité à tous vos devoirs d’état comme chrétien et comme citoyen.A tous et à chacun, bonne année en vue du Paradis à la lin de vos jours.Méli-Mélo Au seuil de Van nouveau — Ecrit pour L’Avenir du Nord — LES MICROBES PEUVENT VIVRE ISOLES PENDANT LONGTEMPS Les microbes peuvent-ils vivre beaucoup plus longtemps qu’on ne le supposait! Le résultat d’expériences faites par sir William Simpson, directeur du Ross Institute et de l’hôpital des maladies tropicales de Putney Heath, Londres, semblent l’indiquer.- Il y a vingt-six ans, le 22 novembre 1901 pour être précis, quand sir William Simpson foqila l’hôpital avec la collaboration du docteur Castellnni, spécialiste de la malaria, le savant anglais plaça dans une éprouvette un bouillon île hurtle d’une maladie mortelle.Le tube, qui avait été hermétiquement scellé et daté, a été ouvert ces jours derniers par sir William Simpson qui, bien qu’ayant fait l’ex-lérience dans ce but, a tout de même été surpris de constater que tous es microbes étaient en vie et actifs.Une injection fie ce bouillon fut ai te à un cobaye.Tous !c> symptômes de la maladie se produisirent liez l’animal, qui mourut rapidement Avec la prudence qui caractérise e> savants, sir William Simpson délire oentinuer son expérience avant le faire une communication officielle.' C’est, croit-on, aujourd’hui, la manière fois que l’on prouve que les microbes peuvent vivre isolés pen-lant plus d’un quart de siècle.UN PROCES QUI DURE DEPUIS PRES DE MILLE ANS lie tribunal civil de Naples est saisi d’un curieux procès qui dure depuis l’an 1002.Avant l’an 1000, les populations, Un gouvernement autonome Dans les quelques discours qu’il a prononcés au cours de sa courte visite dans notre province, le premier ministre King a su faire sonner la note autonomiste avec un esprit vraiment canadien.Personne ne pourra contester la sincérité de ses paroles.King a toujours été un champion de l’autonomie du Canada.Tout en demeurant partie de la société des nations britanniques, nous avons su acquérir une liberté d’action qui nous permet d’assurer notre développement mieux eu rapport a-vcc les exigences du moment.Le Canada est aujourd’hui pratiquement le maître de ses destinées et traite lui-même les questions qui l’intéressent en particulier.Cette évolution nous a permis d’élaborer un vaste système de relations commerciales avec les autres pays du monde, sans qu’aucune intervention ne vienne entraver notre action.Nous entrons aujourd'hui sur lo terrain diplomatique et la nomination il'un mi uistre canadien à Washington mur que le début d’une ère nouvelle île liberté politique.la; Cumula trouve incontestable meut beaucoup il’avantages dans cette liberté qu'il no possédait pas il y a quelques années et qui nous a été obtenue par lo gouvernement libéral actuel.lie gouvernement est parti sim de i ’autonomie canadienne.lies différents éléments qui le composent sont animés de cet esprit plus qu un cnn autre gouvernement antérieur et m essentiellement canadien- ne est acceptée do tous parce qu’elle est tout à notre avantage.Nous avons gravi les échelons sans heurt sans coup de force et nous pou-uns dire que la politique canadienne transformé le statut des autres dominions.Nous n’avons qu’à nous louer de cette politique puisque nous n sentons tous les jours les effets sautai rcs et profitables.L’hon.-M.King a de lotit temps été un apôtre de l'autonomie canadienne.C ’est beaucoup sur échu qu on 'a combattu, au début, dans les pro vinccs anglaises.On le dépeignait comme un détracteur îles institutions M'itanniques.Mais force lut bien aux adversaires de reconnaître que su volitique était saille puisque le Cmia la s'en trouve bien aujourd’hui et pie rien n'est brisé dans nos liens u-vcc la couronne britannique.Le Cumula a grandi, voilà tout.11 n pris des libertés très raisonnables mais qu’on refuse à un enftlul.11 est rendu à un âge où il peut lui-même transiger ses propres affaires sans subir une tutelle toujours inopportune.Evidemment, il s’est trouvé quelques impérialistes aveugles pour s’émouvoir outre mesure, mais leurs cris d'alarme n’ont servi qu’à nous faire mieux comprendre l’évolution nécessaire ù nos progrès.Libre de transiger nv#e qui lui plait, le Canada a pu entrer en relations avec des pays où nous trouvons avautiige à exporter nos marchandises.Si notre commerce a atteint l’importance qu’il a aujourd'hui, il faut bien reconnaître que c’est dû à cette ' ' d’autonomie canadienne qui u placé notre pays au rang de nation non pas seulement en paroles mais en fait.“Le journal do Waterloo”.Je me souviens du temps où, dans nos classes de lettres, on nous faisait composer sur les douze coups — à l'horloge — du dernier minuit de l'année, qu’on ‘"‘¦plongeait’’ nllègrcmeiA dans l’abîme du passé, en s'essey-ant à philosopher sur la brièveté de ur vie.Hélas! Ce que j’en ai vu “plonger” ainsi dans le gouffre, de ces ans que Dieu m’a donnés! Et tant de mes camarades d’alors s’en sont allés depuis, pour ne plus revenir! J’ai écrit un jour quelque part qrçjxlos chances dans la vie ne sont pas égales pour tous, qu’il en est qui xonur.es sous une bonne étoile et qui sont des favorisés du sort! Ce pauvret .article, on n’en a pas été content partout, et, l’occasion s’offrant, on me l'a bien fait voir! J’avais pourtant ajouté qu'on assure soi-même, lu plupart du temps, en grande purtie, sa destinée, ce qui était un important correctif à ec qu’il y avait de trop fataliste dans ma proposition.Et je reste du même avis ! La fortune ne gâte pas tout le monde de la même façon, c’esr sûr.Mais tous et chacun peuvent aider à la fortune.Le temps, disait Franklin, c’est l’étoffe dont la vie est faite.Or, nous tissons nous-mêmes cette étoffe, sous l’oeil et avec l’aide de la Providence de Dieu.La question est doue de prendre les moyens de la bien tisser.C’est clair Au seuil de l’an nouveau, qui se présente après-demain, je voudrais parler à uos amis, les lecteurs de l’Avenir, de trois de ces moyens de bien tisser l’étoffe du temps: occuper sa vie, orner sa vie et élever sa vie.Occuper sa vie ! C’est bien important.Il y a longtemps que la Sagesse a proclamé l’oisiveté mère de tous les vices.Je crois qu'elle" l’est aussi de nombre d'infortunes.Nous avons besoin d’action ou d’activité.Les vacances ne sont belles vraiment que lorsqu 'elles sont un repos mérité.Se reposer toujours, c’est se vouer à l’entrai pour le moins, c'est même souvent ouvrir la porte de son âme à toutes sortes de tentations.Occupons-nous donc, si par situation nous ne le sommes guère.Bénissons Dieu, si nous le sommes par la force des choses.Mais, ne restons pas oisifs.Orner sa vie, qn’est-ce à dire?Soyons sociables, cultivons la fleur charmante de l’amitié.lies misantropos, hargneux et gourgousseurs, outre qu'ils sont une plaie dans le corps social, sont les premières victimes de leur renfrognemont, et les saints tristes, au dire de saint François de Sales, sont de tristes saints.L’homme est fait pour vivre dans la sociqjé île ses semblables.Sans doute, il faut choisir ses amis, mais il est bon, quasi-nécessaire même, d'en avoir quelques-uns.Entretenir ainsi de bonnes relations avec ceux que la Providence met sur notre chemin, voilà la vraie manière d'orner sa vie et d'ajouter à la pratique des vertus.Et puis, ayons de l'esprit civique, le soucié s intérêts publies.C’est de la sociabilité à la deuxième puissance, et Six non- fait déplorablement défaut au Canada.Enfin, nous avons constamment besoin d’élever notre vie.A cause du péché, qui est en nous depuis la faute de notre premier ]>ère, notre nature ( „t viciée en son principe — vitiatus homo in naturalibus.Notre humanité craignant la fin du monde laissaient I déchus incline au mal beaucoup plus qu’elle ne tend au bien.La faiblesse leurs biens aux couvents.En décembre 999, les propriétaires une montagne entre Sàleme et Naples, riche en bois et pâturages, la minèrent au couvent de Saint-Tri-fone.En 1002, les donataires recopièrent leur donation et les religieux ne voulurent pas y renoncer.On plaida.Ira fin du monde ne s'étant pas produite, pouvait-on invoquer une clause résolutoire! I.c procès fut renvoyé des centaines de fois; enfin, vient d’être repris par les communes de Lettere t Ravlla, qui réclament la possesion du mont.Avec de la patience, on arrive à tout.et les défaillances sont notre lot.Ce n'est que par l'effort personnel vers le mieux, sans cesse renouvelé, qu’on se relève et qu’on s’élève.Cet effort coûte, mais c'est lui qui nous vaut les seuls bonheurs auxquels on puisse atteindre ici-bas.Cela veut dire, eu d'autres termes, que, pour goûter quelque joie dans cette vie, qu'on a dit souvent être une vallée de larmes, il faut ® .t .tâcher de pratiquer les vertus chrétiennes.“Le monde, a écrit Joseph de Maistre, appartient à ceux qui savent prendre de la peine et qui devant l’effort et le sacrifice ne commencent pas par dire: “A quoi boni”.Là-dessus, je souhaite à nos lecteurs, selon la mode antique, mie bonne et heureuse année et le paradis à la fin de leurs jours! L’abbé Elie-J.AUCLAIR.Mgr Baudrillart à la chaire de Notre-Dame de Paris APROPOS DE CATALOGUES Voici l'époque des catalogues de fin d'année.Ils sont parfois rédigés d'une manière bien curieuse.Cette maison d’habillement" croit devoir commencer les éloges français le tous ses costumes par un mot anglais.Un complet intitulé Mistral, nom bien français, est qualifié de “rusbian coat”.lies costumes de dames sont, l’un “afternoon dress”, l’autre “evening dress”.Un troisième est: “latest” création.Ce quatrième est “smart tailor”.Mais la palme appartient à un manteau “high” creation.Cel “high” entre deux mots français a un air bien gêné.Dans les objets de maroquinerie, i! faut noter aussi le “veau façon serpent” et le sac en “vachette suéiléo façon croco”.Ah! comme cela est clair! JOUETS POUR CHIENS A côté îles merveilles offertes par les grands magasins pour les étren-ncs des enfants, on peut trouver aussi des jouets pour chiens.Balles ru caoutchouc plein, imitations d'os de gigots également eu caoutchouc et même des côtelettes peintes en rouge comme si elles étaient vraies.Ce dernier amusement comporte une part de mystification qui ne sera peut-être pas du goût de nos amis à quatre» pnt-I es.Mais par toutes les jeunes mâeluii res désireuses do s’exercer à broyer res jouets de enouteliono sprout ne cueillis avec une de ces joies violon tes quo les chiens savent si bien ma ni fester.Depuis qu'était connue la décision regrettée par tous, du R.P.Sanson, quitter la chaire de Notre-Dame lit sou éloquence, sa claire comprehension des nécessités de l’apostolat noderne brillaient d’un si vif éclat, >n se demandait avec un peu il’anxiété quel serait son successeur.lie Cardinal de Paris à qui incombe ii responsabilité de choisir le prédi-utenr de Notre Dame, vient d’offrir i Sa Grandeur Monseigneur Rnudril-urfln chaire célèbre que tant de eon-éreneiers célèbres ont illustrés.Quelque temps Mgr Baudrillart liési-a.Tant de charges pèsent sur ses pailles.Il lui paraissait difficile de ne point déférer à l’invite de son ar-ltovêquo qui le pressait avec une pa-omcile autorité.Enfui un sujet se présenta à son esprit qui eut immé-lintcment l’approbation dit Cardinal.Mgr Baudrillart acceptait de monter liras la chaire cathédrale pour y exposer, à travers les siècles de notre histoire, les longs et étroits rapports lu Saint Siège et de l’Eglise de France.Sujet où les vues historiques et les aperçues doctrinaux se mêlent, se confondent, s’harmonisent.Sujet d’une redoutable actualité que la erie de l’action française a remis dans l'ordre des préoccupations premières de beaucoup d’esprits.Mgr Baudril-arl le traitera avec autorité, avec science.NuTpurnii les hommes d’E-g|ise ne contrait mieux que lui l’histoire de l’Eglise (le France, l'histoire catholique de la France.Prêtre, religieux, évêque do l’Eglise romaine, sa fidélité éclairée envers le Saint Siège, l'adhésion pernmnento et formelle de sa claire intelligence à la primauté du siège de Pierre sont connues.On peut être assuré qu’il ne voilera tti les erreurs d’un jour ni les fautes d’uno génération: mais son esprit qui sait dégager les leçons des années et des siècles, qui retrouve a-vcc aisance à travers les allées et vernies les pensées parfois différentes, les idées directrices, les vues provi-ntiellcs, dégagera assurément en de magnifiques tableaux la longue fidélité de l’Eglise de France envers l’Eglise Romaine.Le prochain carême va donc se présenter sous un jour très nouveau.Un historien de l’Eglise parlera dans la chaire qui jusqu’alors avaient surtout occupé les théologiens.Un évêque pour la première fois succède aux Ln-eorelaire, Ravignan, Monsabré, Janvier, Sanson.Car Mgr d’IIulst lui-même qui tint cette place n’était que prélat, s'il fut comme Mgr Baudrillart recteur de l’Institut Catholique de Paris.L'éloquence de Mgr Baudrillart n'a pas les élans de colle de Père Sanson, elle ne so meut pas, agile comme cette dernière dans les hautes sphères de la métaphysique ou de la philosophie.Elle ne possède pas ses trouvailles imagées qui enchantaient les auditeurs.L’éloquence de Mgr Bau-drillart s'avance plus majestueuse, plus lento, elle se présente comme une rivière que d'autres rivières viennent soudain enrichir, celle-ei devient fleu-tllc arrose des coteaux, elle court dans des vallées semées d'histoire, puis le fleuve s’élargit diras la plaine, le ciel y puise sa beauté et sa grandeur, la douceur île son n/.ur, le calme profond de son éternité.Et la pensée de l'orateur, ainsi pénétre, convainc, séduit, emporte l’adhésion des esprits que tant do science certaine exposée avec simplicité ont depuis de longs instants rendu attentifs et admirateurs.Victor BUCAILLE.Les enfants de la Révolution Quand le pain manqua quand l’herbe manqua, quand tout le monde eut faim, il y a eu des enfants en Russie qui ont eu peur de leur ]>ère et de leur mère.Et ils se sont enfuis.Leur peur était si grande qu’ils quittaient la ville après la maison.Ils se suspendaient aux trains qui partaient, ou s'en allaient sur les routes, devant eux, jusqu’à l’aulre ville.Ils fuyaient les coups, ils fuyaient.la faim, et peut-être pis.Ils fuyaient la mystérieuse entente du )k're et de la mère contre eux; du père et de la mère affamés et repoussant de leur triste repas ces pauvres petites bouches.Beaucoup aussi fuyaient la maison Aide.Ils avaient sept ans, dix ans.Que pouvaient-ils faire, sans pain et sans exemple ! Ils volaient, ils mentaient, corrompaient leur eorps et leurs finies.Ce qui touche aussi, non moins que leur malheur, c’est leur fraternité.Ils se sont mis en petits troupeaux, dépossédés par l’anarchie des amitiés qui flattent et bercent les plus pauvres enfants du monde, ils ont constitué des bandes, presque des Etats, ayant leurs lois, leur mot d’ordre.Et guerre ouverte — une guerre à la mesure de leurs forces, — guerre sans merci à tous les hommes, à tous ceux qui ne sont pas des enfants! Aujourd’hui, ils sont plus grands.La mort par privation ou par maladie a décimé leurs navrantes tribus.La police en a fait rentrer dans l’ordre un grand nombre.Cependant ils sont encore, d’après les récits (Duhamel avec embarras, Mme Viallis a-\-ee subtilité r— je ne dis pas sans coeur —.Geo.London avec indignation), ils sont encore des centaines le milliers qui refusent tout, fuient toujours, se tiennent comme les doigts de la main, ne se rendront jamais, ont voué une haine à mort à tout le monde: à toutes c-cs grandes brutes par qui ils ont souffert.Un récent numéro do l’“Illustration” reproduisait quelques photographies qni avaient pu franchir la muraille de Chine qu’est à présent la frontière russe.Qui gardera les yeux secs en contemplant celle qui les représente ndormis sur un trottoir! Et celui-là sa tête appuyée sur l’épaule, l’autre sa joue sur la poitrine de son frère; et ils ont conquis de haute lutte es casquettes, ces haillons, mais ils n'ont#point de souliers, soit que le rapt en soit trop difficile, soit qu'ils en aient perdu l’usage et qu’ils veuillent être plus alertes pour mieux échapper.Je répète: qui pourrait garder les yeux secs! J'ai pesé mes paroles.Je n’ai pas incriminé l'homme russe.Seulement l’affreuse utopie qui, ruinant un peuple, enlevait aux moins nobles, aux moins purs, à la foule des malheureux humains, non seulement la sagesse, mais jusqu’à cet instinct pa-torner qu’ont les bêtes.Eugène MARSAN.Pour vous protéger Lorsque vous achetez des Ailleurs de placements, vous devez toujours, si vous voulez protéger vos épargnes, prendre en sérieuse considération les éléments suivants: Premièrement: Vous devez considérer la valeur des propriétés gagées pour garantir l’émission ; Deuxièmement : Vous devez a’ous renseigner sur les revenus de l’entreprise et vous assurer qu’ils sont suffisants pour le service des intérêts et la création d'un fouils d'amortissement ; Troisièmement: Par-dessus tout vous (Ica’cz connaître la maison de banque qui place les valeurs que l’on vous offre.Cette maison doit être bien établie et avantageusement connue, doit jouir d’une excellente réputation d'honnêteté et île droiture, et posséder une expérience consommée; Quatrièmement: Vous ne devez jamais permettre à une maison inconnue, à un solliciteur d’occasion de capter votre confiance par son beau langage, et vous amener à lui confier vos épargnes.La Maison Paternelle Inoubliable est la demeure Qui vit fleurir nos premiers jours! Maisons des Mcres! C'est toujours La plus aimée et la meilleure.Ici, c’est le papier fleuri Dont, les jours de fièvre moroses, *¦ Nous comptions les guirlandes roses D'un long regard endolori.Là, vers Noël, à la nuit proche, Nous déposions nos fins souliers.Combien de détails familiers •S'éveillent au bruit d'une cloche! C’est là que la plus jeune soeur Apprit à marcher en décembre; Le moindre coin de chaque chambre A des souvenirs de douceur.Rien n’a changé; les glaces seules Sont tristes d’avoir recueilli, Le visage un peu plus vieilli Des mélancoliques aïeules.Tout est pareillement rangé, Et, dans la lumière amortie, S’éternise la sympathie Du logis qui n’a pas changé.Fauteuils des anciennes années Où l'on nous couchait endonnis, Fauteuils démodés, vieux amis, Avec leurs étoffes fanées.Meublés familiarisés Par une immuable attitude, Mettant des charmes d’habitude Dans les salons tranquilisés.Jardin en fleur, vigne, tonnelle, Empreinte vague de nos pieds, Sur les tapis et les sentiers, O sainte maison paternelle! Qui donc pourrait vous oublier, Logis où dort notre âme en cendre, Surtout quand on a vu descendre Des cercueils chers sur l’escalier.Georges RO D E NB A CH.Une décoration pour l’honorabie A.David Il reçoit la médaille d’or de la Ligue Maritime et Coloniale Maritime Française.La Ligue Maritime et Coloniale Française Aient de décerner à l’honorable Atbnnaso David, secrétaire de la province, la médaille il’or, “grand modèle”, en reconnaissance de la réception que les Etudiants français, accompagnés du Directeur de la Ligue, M.Rondot-Saint, de Mme Ron-dct-Saint et du vice-président, M.de Malglaive, ont reçu, l’été dentier, au cours de leur visite dans la province de Québec.Ce voyage des Etudiants français au Canada, était lo premier du genre et les étudiants ont été particulièrement touchés de la façon dont ils ont été reçus à Québec et à Montréal, principalement ù Montréal.Ils en garderont un souvenir impérissable.Ia; but do la Ligue est de favoriser les intérêts de la marine française do guerre, aussi bien que celle du commerce et do plaisance; en somme îles intérêts des hommes de mer et il’a-vintion.Elle u son siège social à Paris, boulevard îles Capucines, près du Commissariat canadien.A Montréal, le délégué général est M.Yves Le Rouzès qui, depuis une dizaine d’années, s’est occupé à faire la liaison entre In mer et la terre” au passage îles navires do guerre ou de commerce, ù Montréal.La remise delà médaille, à l'honorable M.David, aura lieu plus tard.0716 4416 L'AVam DU KORD, VINDRMI, H DSCÏMRRR 1937.70 RlltSHERBROOKE.Owii, MONTREAL» COURS D'AUTOMOBILISME IT _ Un cours complet de inccait ique et d électricité d automobile préparant aux examens de mécaniciens eu veUieules-tnoteurs.Moteurs de tous genres.L’Ecolo Technique de Montréal est la seule autorisée à faire passer ces examens.Nos diplômés sout recherchés par tous les bons garages.Pas de promesses irréalisables mais des faits.Venez ou écrivez.Le prochain cours commencera le 9 janvier 1928.LE FOYER IDEAL Les logements préférés sont dans le Domaine Parent Ils sont les plus éloignés du bruit, mais les plus rapprochés du centre de la ville Construction pas plus chère qu’ailleurs mais plus de profit.Constructeurs, pensez-y avant d'acheter un terrain.Venez en causer avec nous, nous sommes à votre disposition.J.E.PARENT Propriétaire LUCIEN PARENT, Vendeur SZZZZS3B ZZZZ Z-Z-ZZ ZZZZ ZZZZ tr-s-v-T ZZZZ zzzz zzzzzzzz zzzz zzzz LAViOLETTE LTEE MARCHAND DE Ferronneries, Peintures, Faïence, Poêles, Charbon, Dynamite, etc.Machines à laver : ABC, Super-vat, Rotarex et autres.Absolument garanties.Conditions très faciles.Tél.29 SAIN'T-JEROHE BK3«raiK&zzzz-r-srez zzzz zzzz zzzz zzz-z zzzz zzzz zz-zzzzzz zzzz OUVRAGE GARANTI, FAIT RAPIDEMENT, AVEC SOIN ET AVEC GOUT d’après les modes les plus nouvelles.CHOIX CONSI DERABLE DE T'WEEDS et j’ülEpCEPïES On ne peut trouver meux même à Montréal.PRIX RAISONNABLES 30, Avenue Legault Tél.5G SAINT-JEROME J.=E>.L K D U C MARCHAND-TAILLEUR LAPORTE MARTIN,LIMITEE r| BOITE ROME Extraits d'» journal d’Anaclet B., E.E.M.Lundi, 12 décembre.— La journée u été comme l’épée de Charlemagne: longue et plate.D’ailleurs, depuis que je suis étudiant ,excepté les congés, je ne me souviens pas d’un lundi passable.31a maîtresse de pension s’est pas sée le nez entre les deux portes Bonjour, Monsieur “Naclète”, vos deux Ijours à la campagne vous ont-ils remis!” (Ici, il faut entendre: vous ont-ils remis pécuniairement) Auri sacra fames.Heureusement que Line a dit qu’elle m’écrirait.Mardi, 13 décembre.—Rien de spécial aujourd’luii.Le gros ‘‘Isidore” est venu m’emprunter $5.00 pour finir sa scmaiuc.Il m'a expliqué qu’à la soirée des Lehertier, il avait trouvé une jeune tille de son goût et qu’il lui avait oll'ert de la reconduire en taxi.Eh bien, mou vieux, m’a-t-il dit, elle demeurait à Saint-Lambert : conséquences $4.70.et comme c’est une fille chic, j'ai pas voulu passer pour peigne, j’ai “tippé” le chauffeur.hélas, je n’avais que des trente sons! Pauvre ami, ce n’est pas moi, Anaelète B., qui ferais une folie pareille pour une jeune fille.$4.95.!!! Ma petite Line ne m'a pas encore écrit: elle m’avait pourtant dit que je la lirais mardi ou mercredi.Mercredi, 14 décembre.—Notre professeur de chimie nous a bieu averti de savoir notre matière jeudi après-midi, pour l’examen; ceux qui n’ont pas travaillé vont se faire “masser”.Si je peux recevoir la letre de Line demain avant-midi, toujours! J’aurais dû l’avoir aujourd’hui, Ça me dit que si je l'ai avant l’examen, je vais être bon.Jeudi, 15 décembre.4 heures A.M.— Lue bataille de chats vient de me réveiller.Il fallait que ce combat eut lieu sous ma fenêtre! Maintenant que je suis éveillé, je vais en profiter pour apprendre ma chimie.Minuit: pas de lettre de Line; c'est à désespérer.l'ingrate! Une bonne chance que mon examen me console: je l’ai si bieu passé! Tout de même, elle aurait bien dû penser à moi.Vendredi, 16 décembre.— Zidore est venu ni ’emprunter $2.00 pour sortir sa petite amie de Saint-Lambert.Est-il fou de dépenser tant d’argent pour rien.Tout de même, il est bien chaneeux d’aller au théâtre avec elle; tandis que moi, j'ai passé la soirée seul.sans avoir un mot de Line.-.Samedi, 17 décembre.— Ça y est, je suis vengé.Oh elle m’a oublié, elle ne m’a pas écrit.elle n'a pas daigné m’envoyer un mot sur une carte postale, et elle savait que j’avais un examen ! Elle va me payer mon anxieuse et vaine attente.Elle doit l’avoir entre les mains, peut-être, le télégramme que subitement je me suis décidé à lui envoyer.Elle doit sentir le remords que l’étouffe, le remords d'avoir négligé l’ami à qui elle avait promise une pensée.Ça m’a coûté $4.50 il est vrai pour me rendre en taxi, au bureau du télégraphe, mais c'est plus vite qu’elle aura lu ces deux mots qui sont ma plus dure vengeance: j’ai “bloqué”,,.CELESTIN.NOELS rfl- AVIS AU PUBLIC ï ._________________ J La Commission des Liqueurs de Québec fait savoir au public que les demandes de permis pour l’année 1928-1929 seront re-• çues au bureau de Montréal, “P!ace-des-Patriotes”, et au bu-| reau de Québec, édifice “Quebec Railway”, jusqu'au 31 décem-I bre 1027 inclusivement ; les décisions seront communiquées • aux intéressés dans les délais prévus par la loi.Aucune péti-J tion présentée après le 31 décembre 1927 ne sera acceptée, f On est Prie de prendre note que cette règle sera strictement * observée.COMMISSION DES LIQUEURS DE QUEBEC » • I * l l l 1 Raisonnement de surenchère — Par quoi la sécurité d'une nation peut-elle être menacée?— Par l’impérialisme d’un pays voisin.— Mais quel est l’instrument habituel de cet impérialisme! — L'armée.— Donc, si l’on supprime toutC3 les armées, aucune nation ne se trouvera plus inquiétée dans sa sécurité.Conclusion : décrétons le désarmement général et simultané; du même coup, le problème de la sécurité se trouvera résolu.Au premier abord, ce raisonnement parait irréfutable.Mais n’en déplaise aux délégués de la Russie soviétique qui ne se sont pas fait faute de l'invoquer à Genève, lors des travaux de la commission préparatoire du désarmement, il n’a que les apparences d’une logique rigoureuse.Et le délégué de ia France n 'a pas eu de peine u le démontrer.Désarmer, en effet, qu’est-ee que cela signifie!.Cela signifie: supprimer I03 armées ou les ramener à une simple force de police, nécessaire pour le maintien de l’ordre à l’intérieur du pays.Mais est-il vrai — nous touchons ici le défaut du raisonnement, si rigoureux en apparence, signalé plus haut — est-il vrai que les armées seules, ou, si l’on veut, les seuls organismes militaires officiels, constituent jiour une nation, une force de guerre! N’existe-t-il pas, en dehors des armées, en dehors de ces organismes officiels, toute une série de forces qui orientées aujourd'hui vers les besoins de la paix, peuvent devenir demain, elles aussi — et avec quelle rapidité! — de vrais forces de guerre !.Cette question ne sc serait sans doute, pas posée jadis, quand les guerres se réduisaient à un choc brutal, mais limité, entre deux armées.Elle- s’est posée hier avec la grande guerre de 1914-1918; elle se poserait avec plus d’acuité encore dans la guerre de l’avenir, si l’avenir, hélas, ne nous épargnait pas l’horreur d’une nouvelle guerre.On peut, dès maintenant, soupçonner le rôle effroyable que jouerait, dans cette guerre de l’avenir, l’aviation et la chimie, par exemple, — car ce ne sont là que des exemples.Rien C’est la Messe de Minuit.Il fait très froid, pas un brin de neige dans l'air.Très vite, de nombreux passants s’acheminent vers l'église brillamment parée.C’est la Messe de Minuit!.Comme ce mot remue de souvenirs dans l'âme de souvenirs dans l’âme d’Huguette Ariel.Comme tout le monde son but est l’église, mais elle s’y rend lentement, savourant cette nuit.Son âme poétique, ardente, sans cesse condamnée au silence s'accommode bien de sa solitude au milieu de toutes ces ombres, cil» songe.A l'église tes placiers se multiplient et enfin, Huguette est assise.11 est minuit.Une voix de femme s’élève et le “Minuit, Chrétiens!” si vieux, mais si charmant, émeut tout ce monde en fête.La chorale exécute ensuite une très jolie messe.puis c’est la communion.En bon ordre tous s’y rendent et reçoivent avec amour et ferveur, ce dieu de leur enfance, qui est là aussi, dans la crèche, si humble et si petit.Alors retentissent dans l’air d’anciens cantiques si beaux ‘ ‘ 11 est né le Divin Enfant", “Çà bergers”.Oh! que de souvenirs assaillent Huguette.Les yeux perdus, elle écoute avec attention, avec ravissement.Il semble que c'est nouveau.Si c’était la dernière fois qu’elle les entendit! Oh! non pas à vingt ans.Tant de Noéls déjà ont passé sur sa tête.et tout en écoutant, Huguette se rappelle,.Elle a six ans.Dans son petit village natal, coquettement assis au sein des Laurentides, sa maman l'amène à sa première ‘"Messe de Minuit”.Rendus un peu avant l’heure on est près de la crèche, et quant à minuit, une voix d'homme, une voix grave, chaude, si belle entonne “Minuit Chrétiens”, le voile devant la crèche tombe et Huguette ravie admire l’Enfant, la Vierge, les bergers, les rochers, tout enfin.Les mains jointes, muette de bonheur, elle mange des yeux l’Enfant-Jésus.Oh! comme elle voudrait l’apporter, le douillettor, le baiser.Il est si petit et mignon.Et ce tableau et ces cantiques se gravent à jamais dans sa mémoire.Plusieurs Noéls ont suivi tous semblables renouvellent chaque année, un plaisir toujours suave et charmeur.Huguette a grandi.Elle a dix-huit ans alors.L'amour est verni lui dérober son coeur et au jour de Noël elle sc rappelle la délicieuse Messe de Minuit, entendue près de l'aimé, du fiancé de demain.Que leurs âmes sont faites pour s’entendre semble-t-il.F.lle rêvait encore ce grand garçon svelte, aux manières affables, si charmant, priant comme un bambin, les yeux fermés et les mains jointes.‘Elle est heureuse alors, jatdais l’église ne fut plus belle, ses prières plus ferventes.Puis c’est le traditionnel réveillon familial auquel de nombreux amis se sont faits un plaisir d’assister.Comme on s’amuse! Que de beaux rêves s’ébauchent, qui hélas se sont écroulés sans secousse, mais si vite.Oh ! non Huguette ne veut plus aimer, son pauvre coeur est blessé presqu’à mort.Si tous ils étaient pareils.Les fidèles comemncent à se retirer.Toute honteuse de s’être laissée alidades rêveries, elle se prosterne devant la Crèche dans un mouvement d’adoration et de supplication.Puis elle sort très vite de peur qu’on ne voie les grosses larmes qui remplissent ses yeux.Sur le portique des groupes se forment, rieurs, heureux de s’en aller tous ensemble à quelque joyeux réveillon.Huguette reprend seule hélas! le chemin du retour.Sitôt à la maison elle s'enfuit dans sa chambre et pleu- tre longtemps, si longtemps.Pendant que frères et amis s’en donnent à coeur joie quelque part, elle s’endort, et l’Enfant de la Crèche lui en voie de jolis rêves, si jolis, que la pauvre enfant se croit encore, lu plus heureuse des jeunes tilles.Au matin le soleil brille quand tout s’éveille dans la maison.C'est Noël.D’un bond Huguette se lève, s’habille.dix heures.Autant de pris sur ce Noël qui s'annonce si triste.Père Noël n'u pas oublié les frérots, c’est un vrai vacarme.Huguette s'v mêle et bientôt en jouant heures et noires pensées s’enfuient.!.Muod .y.Le plus haut pic du groupe ries montagnt'H dit “de» premiers vnlnlut w #.4, ' /I n mi I».V.t K .J .fl.ministres , dans la chaîne des Rocheuses, est le mont sir Wilfrid Laurier, nommé ainsi en l'honneur du grand homme d'Etat canailien-français.' Les autres portent respectivement les noms du Stanley Baldwin, en l’honneur du premier ministre d’Angleterre qui visita le Canada, l’été dernier, il l’oeca-aion du Jubilé de la Confédération ¦Ir MacKenzie Bowcll, sir John Abbott et sir John Thompson.Ces montagnes se trouvent dans le territoire figurant à l'itinéraire du fameux “voyage en triangle" du Canadien National, il l'ouest du Mont Rotison, le plus haut pic des Roelieuseii Canadiennes.Ces montagnes dont plusieurs sont couvertes de neige se trouvent il environ dix rnilloB nu sud de la ligne de Red rasa Junction-Prince Rupert du Canadien National et à environ dix milles, à l’ouest, sur la ligne de Jasper-Vancouver du môme réseau.Les ^ touristes empruntant l'une ou l'autre voie pour se rendre à la côte du Pacifique les aperçoivent facilement.Le mont sir Stanley Baldwin, entre autres, est très visible de la stution do Jackman, sur le C.N.R./ Ces montagnes n’ont pas encore été arpentées officiellement, mais plusieurs ont déjà été escaladées et récemment encore par M.et Mme.Don Munday, de Vancouver.2032 L'iVEWn OP WORD, VESfBUSDT, DO DECEMBRE I5fDT ¦MB J.-H.MARCOTTE RENE GERMAIN J.-EUG.LAJOIE L.-J.LACOSTE ont l'honneur d'annoncer qu’ils ont fondé la è’ocictc Generale be finance, ïdanquierc en «Dbliaations 2fnc.Suite 310.97, rue St-Jucquca Montréal T41.: lUrbuur 51f>&-9 Rrpr^«entant à Québec: ERNEST LAHRECQUE 93.rue St-Eierre Représentant à Troi»-Rivièrr* EMILE MALIN 14.rue Royale G.fK.uoppATl^ «*¦ FJtiS ASSLIR ^NCES DE TOUS GENRES Vende un?-d’automobiles Dodge, Chandler et Star.312, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme w iratiauxQimorimene Notre atelier d’imprimerie est en état de faire rapidement les travaux qui lui seront confies.Avez-vous besoin de Circulaires, Affiches, Entêtes de lettres, Entêtes de comptes, Entêtes d’enveloppes, Cartes d’affaires, Etc.Donnez-nous votre commande Nous excellions avec soin Ions les genres d'impressions, les plus ordinaires comme les plus difficiles, et nos prix sont des plus modérés.L'AVENIR DU NORD 3-16, rue Saint-Georges (Tel.344) Saint-Jérôme Voici le temps des cadeaux Avez-vous songé à faire un cadeau utile à votre famille en prenant une police d'assurance soit sur la vie, contre les accidents, le feu ?Pour tous renseignements, voye,.J.Gabriel Labelle Echos d’Afrique Catholic Mission N'ono, I’.< >.Nyusuhmd, Africa, ! juin 1927.Révérend Père K.Üuillo, S.M.M.Lauzon, Bien ( lier ami, Merci beaucoup pour votre intéressante lettre du 27 février.Elle cou-tenait il est vrai une bordée de reproches pour ma paresse à écrire, mais sachant qu’au Canada, février est le mois aux bourrasques, je ne ni ’en suis pas formalisé outre mesure, surtout que par ailleurs vous a-vicz su si bien dorer la pilule en m’envoyant 1’“Apôtre du Congo’’, livre que je rêvais de lire.Merci donc |M>ur tout; reproches et livre.Et maintenant n’allez pas in'accuser d'avoir trainé à vous répondre car votre lettre ne m’est arrivée qu’à la lin de mai, j'étais au Mwanza lorsque je l’ai reçue.En lisant votre mercuriale je m’étais dit, je vais lui en envoyer une “fameuse’’ de relation, car pour vous dire vrai vos reproches m’avaient un peu estomaqué vu que j’attendais une réponse de votre part à une lettre à vous envoyé depuis bien des lunes.Je m’étais donc proposé de vous raconter de long en large tout le “turbin” qu’a un pauvre broussard au fond de sa brousse.Cela aurait pu vous ouvrir les y eux et vous faire repentir d'avoir attaqué si injustement un pauvre diable qui ne sait où donner de la tête, mais je dois renoncer à ma vengeance.Depuis 2 semaines je guette vainement l'occasion.Ce soir donc à la veille d'envoyer au bureau de poste, je suis votre conseil et vous griffonne à la bâte.ces simples lignes.Et pourtant j’aurais aimé vous dire comme (moi je ne reste pas oisif tout en écrivant pas aussi souvent que je devrais le faire, je vous aurais raconté mes “activités” depuis les 3 dernières semaines et vous auriez vu: lo.les péripéties d'un voyage de 8 jours dans les montagnes de Kirk.I Le dimanche midi après avoir confessé plus de 200 personnes, chanté la grand'messe, précité et écouté une lie de milandus (palabres) nè- 181, rue Labelle, Saint Jérôme J os.GAUTHIER AGENT AUTORISE Automobiles Camions International Gnrysier, 3 y iu, TONNES Whippet, 4 ___C Willis Knight Demandez prix et catalogues.TERMES ET CONDITIONS FACILES 112, RUE ST-GEORGES Tel.121 ST-JEROME X IV|ar|ufacture de PORTES et CHASSIS î % à Saint-Jérôme % * .* + Portes, Chassis, Jalousies, j* 4.Tournage, Découpage, Bois préparé 4* Bois de charpente, etc.f -j» *ï* **¦ Toute commande sera remplie clans le j* • , .*
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