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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 4 juillet 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1930-07-04, Collections de BAnQ.

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TRENTE-QUATRIEME ANNEE — NUMERO 26.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI.4 JUILLET 1930.1897-1930 w w'tm SEUL JOURNAL du DISTRICT deÎERRÈBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-TROIS ANS./ / 1897-1930 CHENIER “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VER "NS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.ABONNEMENT : $2.par année.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.A L’ETRANGER: $2.50 par année.LABELLE QUE FAUT-IL PENSER DE M.BENNETT?Pourquoi les conservateurs ont-ils choisi R.-B.Bennett pour chef, lors cl j leur convention nationale do Winnipeg?Il serait difficile de le dire, mais nous croyons que ce choix était nécessité par la disette d’hommes dont souffre l’opposition.A défaut d’herbe grasse, les troupaux sc nourrissent parfois de racines sur L flanc des collines arides.M.Bennett a toutefois deux qualités: il est riche et il parle bien.De bonne feJs veillèrent sur lui et lui firent cette existence dorée qui lui permet de s’allier à certaines puissances d’argent, à cette aristocratie chrysogène qui domine et conduit le parti tory.Peut-être, en lui passant le drapeau, criblé de défaites dans les mains de l’infortuné Meighen, les conservateurs réunis en convention songèrent-ils qu’il serait commode d’avoir à leur tête un homme possédant des millions et capable de garnir, au bon moment, la caisse électorale.Malheureusement, M.Bennett n’est pas très empressé d’y aller de sa fortune personnelle pour fortifier le nerf de la guerre.Ce en quoi il fait bien.Mais ses amis doivent en être profondément déçus.Il se contente de discourir, et, ré-pétons-le, il discoure très bien.C’est une véritable machine à paroles.De sa bouche, les phrases se déroulent avec une abondance peu ordinaire et beaucoup de chaleur.Mais on ne peut s’empêcher, en l’écoutant, de répéter les mots du vieux poète: “Un déluge de mots sur un désert d’idées”.Tous ceux qui ont entendu ses discours au radio savent que M.Bennett est la preuve vivante de l’existence du vide.Quelle pensée dominante anime tontes les théories de ce chef d’occasion?Il serait impossible de le dire, car nous n’avons jamais discerné, dans ses nombreuses harangues, le moindre principe directeur, qui fait la personnalité d’un orateur, et qui en appelle au coeur et à l’intelligence du peuple.Fait plus grave, non seulement Bennett manque de personnalité et de force de pensée, mais il ne craint pas de se contredire plusieurs fois dans le même discours.Nous en avons un exemple typique dans les remarques qu’il faisait, après l’exposé budgétaire de M.Dunning, le 1er mai dernier.Ce jour-là, il commence par affirmer qu’on lui a volé son programme.“Le pécheur s’est converti”, dit-il.L’instant d’après, il déclare, en termes non équivoques, que le budget Dunning est un mauvais budget.Il dit ensuite un mot des droits compensateurs et s’en montre content.Puis il se ravise et déclare qu’il est honteux, pour le gouvernement, de faire un tarif qui sera dicté par la politique de Washington.Par ces tours de force, il étonna et fit rire.Mais on était déjà habitué à de telles contradictions de sa part.Il est tellement dépourvu d’esprit de suite que nous mettons ses propres amis, les conservateurs impénitents, au défi de nous dire exactement ce que pense et veut leur chef.On nous dira: “Bennett vent tout simplement la protection”.En effet, l’unique article au programme du chef de l’opposition est l’accroissement général des droits tarifaires.Mais là encore il est impossible de savoir jusqu’où il veut aller.• Après avoir parcouru les provinces de l’Ouest durant une partie de l’été et avoir prêché la protection à outrance dans toutes les assemblées politiques qu’il-y a tenues, voilà que M.Bennett changea son fusil d’épaule et déclara à Toronto qu’il avait été mal interprété et que la haute protection n’était pas le programme du parti conservateur.Où veut-il en venir et quel changement de front prépare-t-il à ses partisans?En cela, il imitait un peu ses précurseurs.Sir Robert Borden a inventé en 1911, la protection adéquate que les économistes les plus férus n’ont jamais pu définir.M.Meighen prêchait la protection à outrance et réduisait le tarif sur quelques items.Quant à M.Bennett, il préconise une barrière tarifaii-e aussi haute que celle du pays le plus protectionniste, mais à la condition que cette barrière ne soit pas une “Haute” protection.Quelle incohérence ! Personne ne sait donc à quoi s’en tenir sur la politique du chef bleu.Pour nous, il n’a pas de programme.S’il en a un, nous demandons à ses amis de nous le procurer.Ce serait une charité à nous faire.Peut-être M.Bennett se propose-til de réaliser le rêve que.faisait pour lui, il y a quelque temps, un journa-iste de cette province: SI J’ETAIS PREMIER MINISTRE “L’honorabe M.Bennett”, écrit ce confrère, ‘ ‘ le chef suprême du parti conservateur, se donne grand air, pose à l’homme d’Etat et entend qu’on le considère comme un économiste de haute volée.Dans ce but, il prononce des discours ronflants, où il émet des théories et des propositions aussi éclatantes et éphémères que des bulles de savon.“Plein de ressources comme metteur en scène, d’une imagination fertile, s’y connaissant comme pas un pour y composer un rôle de vMette.M.Bennett, en enfilant bout à bout tons les discours qu’il vient de prononcer dans la Colombie Anglaise, constituerait un véritabe libivtto dont le titre approprié serait : “Si j’étais premier ministre ’ ’ ! Les tirades et les accents, les mots redon-lants, les espoirs et les aventures, que renferme cette oeuvre de M.Bennett, éclipseraient l’antique et trop connu : “ Si j’étais roi ’ ’.“Les libéraux gâtent tout.Le gouvernement King fait fausse' route “Le pays s’en va à un désastre c:r-“tain.Ah-si j’étais premier ministre”.‘ ‘ Si j’étais premier ministre,’ ’, “proclame à vrai dire M.Bennett, “le Canada n’importerait plus rien, “tout ce que nous achetons de l’é-“trauger, nous le produirions ici “même pour le grand avantage des “ouvriers.Et voilà.Ce mirifique résultat serait obtenu du soir au len-“ demain par la vertu de la baguette “tarifaire.Il y a bien les fruits que “nous ne pouvons produire, et que “nous importons pour des millions; “il y a bien les matières premières ‘ ‘ dont nous avons besoin et que nous “importons pour plusieurs autres “millions; mais tout cela s’arrange-“rait;.si j’étais premier minis‘ ‘ tre !.“Nous refuserions de vendre aux “antres pays tout ce qui n’est pas “manufacturé ici.continue la thèse ‘ ‘ de M.Bennett, car tout le reste ce “sont des matières premières qu’il “nous faut conserver.jusqu’à la “fin du monde ! “Donc, plus d’importations et ex-“portations restreintes aux produits “manufacturés.Les autres pays devront nous fournir la matière pre-“mière qu’il nous faut et nous rèfu-“ serons de leur vendre les nôtres.“Quelle lumineuse théorie économi-1 ‘que ! “Si j’étais premier ministre, en-“ tonne encore M.Bennett, l’autono-“mie canadienne, se moulerait dans “le tout impérial britannique.Plus “de représentants du Canada à “Washington, à Paris, à Tokio.“Si j’étais premier ministre, je “mettrais le feu à tous ces traités de “commerce avec les nations étrangè-“res, traités qui font plus de tort ‘ ‘ que de bien à notre marché domes-“ tique.Donc, pas d’extension pour “notre commerce.“Si j’étais premier ministre, on “verrait enfin se désagréger le bloc “de Québec, mais le bloc d’Ontario, ‘appuyé d’une part par les orangis-“tes et d’autres parts par les Ku-“Ivlux-Klan, serait plus solide et “plus fort que jamais”, UN VRAI TORY REACTIONNAIRE Magré leur allure humoristique, cc-s lignes contiennent une foule de vérités, entre autres que M.Bennett est un tory, un pur tory de race et qu’il n’v a rien à attendre de lui dans le sens du progrès et de l’évolution nationale.Le chef bleu est décidément opposé à l’émancijoation canadienne.Il a nié l’égalité de statut; il refuse de reconnaître le titre de nation à son pays; il cherche à tourner en ridicule nos légations à l’étranger; il voit du danger et de la déloyauté à chaque pas fait vers la souveraineté du gouvernement du Dominion.Impérialiste à l’égal de M.Meighen, il ne conçoit pas le commonwealth britannique autrement qu’avec une tutelle dans la politique extérieure.Les discours qu’il a prononcés dans diverses parties du pays, depuis deux ans, ainsi que ceux qu’il débitait vers la Æn de la session, prouvent abondamment que les résultats de la conférence de 1926 lui ont fait mal an coeur.Nous avons cité quelques-unes de ses déclarations impérialiste touchant la question de la politique interimpériale.M.Bennett voit d’un fort mauvais oeil l’établissement de ministres plénipotentiaires dans les grandes capitales étrangères.Pour lui, les affaires extérieures du Canada devraient être réglées, comme par le passé, par les représentants du gouvernement de Grande-Bretagne.“Pourquoi ne pas nous servir de ces plénipotentiaires anglais”, dit-il en substance, puisqu’ils ne nous coûtent rien?” Etrange raisonnement, dans la bouche LE LILL DE GÂETÂNE_BEÂULIEU (Ecrit pour L’AVENIR DU NORD) On m’a fait l’honneur, tout récemment, de m’adresser ce joli petit livre qu’est le “Lill” de Mademoiselle Gaëtane Beaulieu, la jeune fille de mon vieil ami, M.G rmain Beaulieu, avocat, naturaliste et homme de let-res, actuellement fonctionnaire, si je lie me trompe, au Ministère de l’Agriculture à Québec.Par sa mère, née Casgrain, la j~une fille auteur est a petite-fille de feu M.le professeur Casgrain, de l’Ecole Normale Jac-(ues-Cartier, un ami do l’abbé Ver-reau et l’un de nos anciens pédagogues les mieux réputés.C’est assez dire que l’auteur de “Lill” devait avoir du talent et le goût du beau.Aussi bien, son petit livre l’établit nettement, elle est largement pourvu-iu douée, de l’un et de l’autre.D’après son sous-titre, “Lill” est me “étude d’âme enfantine”.Je -onf.sse que c’est là un champ d’observation où je n’ai guère eu dans na vie l’occasion de m’attarder.Et puis, autre aveu peut-être humiliant, es jeunes filles écrivains me dérouent toujours un peu.Je les approuve, certes, d’aimer l’art et les bel-es lettres, de les cultiver et de vou-oir en faire bénéficier leurs lecteurs :ventuels.Mais, j’ai peine à les suivre dans l.s délicates avenues où el-es se plaisent d’ordinaire.Cela me-xaraît trop subtil et trop compliqué' le doux et de tendre, d’autant plus lue le genre d’études auquel j’ai oué ma modeste vij est tout autre tue celui d’une analyse d’âme enfant.Quand même, en dépit de mon in-ompétence, veux-je dire, laquelle est i mes yeux évidente, parce qu’il me -onait d’où il me venait, j’ai lu le petit livre, et, je le dis tout de suite, 1 m’a charmé tout en m’étonnant un peu.Je l’ai fait lire aussi par une nstitutrice distinguée, dont-c’est, la n'of.ssion d’étudier les âmes enfan-ines afin de les mieux former.En >utre, j’ai lu l’étude nuancée que ’abbé Germain, mon confrère, a con-lacrée à “L’ill dans “l’Action catho-ique du 24 mai dernier.C’est ce qui fait que je me risque à en dire à mon our ce que j’en pense.Laissé à moi-nême, pour la raison que j’ai mise le l’avant, je n’aurais sans doute pas osé.• Mlle Beaulieu écrit avec une extrê-ni facilité et un souci de l’art et du ieau qui perce à chaque page, sinon i chaque ligne, de son livre.Elle aine la nature et sait l’observer.Fille l’un naturaliste qui a fait ses preuves, elle s ; montre digne de son sang.Au besoin, j’imagine que, tout cornue “Lill” auprès de l’oncle Paul, GRANDE ASSEMBLEE LIBERALE SAINT-JEROME EN FAVEUR DE L.E.PARENT, CANDIDAT LIBERAL DANS LE COMTE DE TERREBONNE AU KIOSQUE DU PARC LABELLE DIMANCHE, 6 JUILLET, A 2 H.HEURE AVANCEE L’honorable F-rnand Rinfret, secrétaire d’Etat, l’honorable Cardin, ministre de la marine, l’honorable sénateur Jules-Edouard Prévost, MM.u-E.Parent, candidat, Leduc, avocat de Sainte-Thérèse, Claude Prévost, fils dj feu l’honorable Jean Prévost, ancien député du comté, A.Saint-An-lré orateur ouvrier et autr s, expliqueront la politique canadienne du premier ministre, l’honorable MacKenzie King.Le Dr Alfred Cherrier, président de l’Association Libérale du Comte de Terrebonne, présidera cette assemblée.Electeurs du comté et des environs venez en grand nombre vous renseigner sur les problèmes canadiens.Les Dames sont spécialement invitées.En cas de mauvais temps l’assemblée aura lieu à la Salle du Marché.l’un Canadien! Ces représentations iiplomatiques distinctes, à Washington et à Tokio, sont une affirmation tellement éclatante de l’égalité de itatut et de la liberté qu’a le Canada le régler lui-même sa politique extérieure que M.Bennett en est profon-léinent blessé dans ses sentiments mpérialist s.Plus d’une fois, il a nanifesté son mécontentement à ce sujet.Dans une tournée qu’il faisait, l’an dernier, dans la Colombie-Anglaise, 1 définit ainsi le ministre plénipotentiaire du Canada au Japon: “Un commissaire du commerce glorifié, en quête de publicité”.Le “Vancouver Sun” relevait en ces ternies ce propos inconsidéré du leader tory: “M.Marier ne cherche pas de la publicité de la Colombie Britannique.Il fait cetta tournée à la demande de la Chambre de Commerce.Et quand M.Bennett critique cette tournée, il s’attaque non seulement à un hôte honoré de c-tte province, mais il fait une injure grave aux 1800 marchands et hommes d’af-i aires qui composent la Chambre de Commerce.M.Bennett a ouvert son voyage en Colombie Britannique par des déclarations sentimentales, sur les 50,000 Canadiens morts dans les champs des Flandres et dans les Flandres”.Il a agrémenté sa campagne par l’incohérence.Toute la politique prêchée.par M.Bennett est nuisible à la prospérité de la Colombie Britannique.Et voici maintenant qu’il froisse le sentiment de cette province”.Cet incident faisait suite à une foule d’autres, dans lesquels on discernait clairement l’impérialiste impénitent, qui s’irrite chaque fois qu’on porte atteinte à ses convictions.Nous avons donc, dans le chef actuel des torys.un héritier direct des hommes de 1911, de 1917, de 1921, de 1925 et de 1926, que la nation canadienne a fini par répudier pour leurs extravagances impérialistes, leur servilité devant les désirs de.Londres, leur ultra-loyalisme et leur esprit rétrograde.Gaëtane cherche conseil et lumière auprès de son papa.Cela lui sert bien.“Son style est d’un naturel et d’un vivant, me disait mon institu-riee, qui rend la lecture du petit volume très prenante et très agréable du point de vue délassement, et il décote certainement une imagination riche' et féconde.” —• “ Mlle Beaulieu fait tout naturellement oeuvre d’art, d’art littéraire s’entend, écrit l’abbé Germain.Elle est douée d’une .ara facilité et elle s’épanche avec an rare bonheur d’expression.Son style est à la fois ouvré et simple.Il st courant, mais jamais à court.Le soleil est dans sa vie, il jaillit sans cesse au bout de sa plume, il la baigne de sa lumière et la ravit.La nature qu’il éclaire et dore, les milliers d’êtres dont il fait la santé, la lune même, qui le reflète pendant la nuit, lui fournissent matière à des développements heureux.Et elle peint ou elle -brosse, comme en se jouant, toute “fine série do tableautins : quelque coin de nature champêtre, des scènes enfantines, des incidents da vie de famille, de menus lonheurs, de grands malheurs.Et tout cela est vivant, tout paraît vécu.” J’admets tout cela et je serais prêt à renchérir encore.Mais est-ce là tout ce qu’on peut attendre d’une plume do jeune fille chrétienne?Je ne le crois pas, que Mlle Gaëtane Beaulieu me pardonne de le dire avec une entière franchise.Je suis sûr qu’elle n’a en rien pensé à mal, qu’elle a simplement observé la nature et la vie autour d’elle, et elle le fait avec beaucoup de finesse et de délicatesse.Je regrette qu’elle n’ait pas en l’idée de remonter plus sou-V nt jusqu’à l’auteur de la nature.Cette abstention, je le veux bien, n’est pas une méconnaissance, ni encore une négation.Mais, cela produit ommo un vide au-dessus ou autour de la pensée jolie.On sent qu’il manque quelque chose, ou mieux quelqu’un, tout au fond.L’institutrice dont je perlais a une manière exquise de dire cela: “Comme cetta petite “Lill” serait belle, à genoux, les nains jointes, priant un peu le bon Dieu!” me disait-elle.Je le crois, moi aussi.Un Linné ou un Pastuur se sont-ils amoindris en voyant Dieu dominer partout dans la nature?Mais voilà, “Lill’ n’a que quatre ans et ce bravo homme qu’est l’oncle Paul ne la fait entrer à l’église qu’une seule fois, en passant, comma elle insiste par curiosité.Encore un coup, ce ii’est pas voulu sans doute, mais, [ue l’auteur de “Lill” me permette le lui dire que si la nature qu’ellic décrit est simple et belle, et elle l’est, Dieu, le bon Dieu, lui manque trop.Et cela, c’est grave.Ce n’est pas “Lill” qui se raconte dans le petit livre.Ça se comprend, quisqu’elle n’a que quatre ans.C’est ’oncle Paul qui l’observe et nous la détaille.Il ne l’observe pas toujours peut-être avf c assez de discrétion et 1 la détaille parfois bien complaisamment, c’est le moins qu’on puisse dire.L’abbé Germain n’aime guère, et il n’a pas tort, voir l’oncle Paul assister à la toilette de sa bambine de nièce.Je m’explique la chose, moi, on pensant que, en fait, en l’occurence, cet Oncle Paul, c’est bien plutôt une tante, c’est-à-dire Mlle Gaëtane elle-même.Lill m : parait être un personnage fictif, imaginé de toutes pièces, créé par l’observation faite sur plusieurs cnfanls.L’auteur aurait pu lui choisir un meilleur milieu que celui d’une mère qui abandonne son foyer pour suivre un autre Monsieur et d’un père qui se tue.Je n’arrive pas, non plus, à me persuader qu’un oncle puisse aimer si extraordinairement une enfant de quatre ans.Cela me semble plutôt artificiel et peu vrai-semblabl ¦¦ Partant, cela me gâte le plaisir que j’éprouve d’autre part à contempler ces scènes charmantes de LA LE BUDGET DUNNING ET L’INDUSTRIE LAITIERE Depuis quelque temps, tous les cultivateurs du pays se plaignent amèrement auprès des autorités fédérales, de l’entrée du beurre de la Nouvelle-Zélande au Canada.Le cabinet reçut délégation après délégations, à ce sujet, et, à la Chambre des Communes, on a consaeré plusieurs débats à l’étude de la question.Les autorités fédérales se trouvaient dans une situation embarrassante.D’un côté, elles constataient que 1 Cntrée du beurre étranger était due en majeure partie à l’insuffisance de la production canadienne.Il suffisait en effet de jeter les yeux su) les statistiques pour s : rendre compte que, sans les importations, les Canadiens auraient été forcés de s» priver sur lp beurre ou d’user de substituts, comme pendant la guerre.D’un autre côté, il fallait néces sairement tenir compte des réclama-ions de milliers de cultivateurs d«-toutes les provinces, qui prétendaienl que l’on pourrait accroître l’industrie de laiterie en opposant une barrière plus haute à la marchandise de l’extérieur.Dans sa perplexité, le gouvernement s’en remit à la Commission de revision du Tarif pour décider si-, oui ou non, il était opportun d’accéder au désir si vivement exprimé par la classe agricole.Or, la Commission a fait rapport en faveur des agriculteurs.Et c’est justement la conclusion d’un tel rapport que comporte aujourd’hui' la nouvelle décision du ministre des finances.Les droits sur le beurre sont accrus de quatre contins.L’effet d’un tarif comme celui-là ne se fera pas attendre : les cultivateurs pourront fabriquer plus de beurre pour suffire ux besoins du marché domestique.Cela compensera pour les exportations de la.it et de crème que nous enlève le tarif Hewley-Smoot, aux Etats-U- ia vie de la gamine, ,si vive, si vivante, si spontanée et même si espiègle Son babil, au rest.1, supposé babil d’enfant qui prononce mal les mots — l’abbé Germain appelle cela du lambdacisme —• m’a intrigué dès l’abord et a fini par me lasser.J’aurais aimé mieux que Lill parle un peu comme tout le monde.Affaire de goût, nu direz-vous.Oui, sans doute.Mais ce sont mes impressions que je donne.Ajoutons, pour terminer ma critique, que l’oncle Paul et sa nièce “Lill” ont une idée assez fausse du rôle de la souffrance i-t des épreuves dans la vie, telles que la Providence les permet souvent pour nous purifier et nous tremper.L’oncle Paul — ou la tante G ëtàne — aurait suivi avec profit 1 ’ célèbre carême du Père Samson à Paris sur le sens de la souffrance humaine chrétienne comprise, et je conseillerais à l’un ou à (’autre, très volontiers, de lire attentivement la Bonne Souffrance de François Coppée.Ces réserves faites ou ces mises au point écrites, je me sens plus à l’aise pour louer Mlle Beaulieu de son ré G talent, de son subtil esprit d’observation, de sa bonne plume et de son bel effort vers le beau.Son cher petit livre n’est pas banal, assurément.C’est comme un camée chatoyant.L’abbé Germain aurait voulu qu’on le divisât en chapitres, qu’on lui adjoignit une table des matières.Moi, non ! A mon avis, ces choses prosaïques l’eûssent déparé et l’eussent empêché do briller de tous ses feux et d : tous ses reflets.On ne met pas les diamants dans des boîtes sombres ou dans des cadres de convention.Us demandent à resplendir sans plus sous le ciel et dans l’air du bon Dieu.L’abbé Elie-J.AUCLAIR VICTOIRE LIBERALE EST ASSUREE Quel sera le résultat des élections générales au Canada?Si on instituait un pari, celui-ci, à l’heure actuelle, favoris rait les libéraux dans la proportion de dix contre un.Les conservateurs eux-mêmes, démoralisés par le budget Dunning, incapables de se faire un programme et de s’accorder entre eux, admettent d’avance leur défaite.I's n’ont plus d’espoir que dans le hasard.Depuis 1926, alors que les bleus étaient anéantis dans quatre provinces sur sept et perdaient du terrain dans les autres, ils ont vu constamment leur popularité pâlir.Forcés de j débarr.sser de M.Meighen, qui é-ait bon débater, mais qui portait sur ni tout le poids de la guerre et devenait trop lourd à porter, ils ont cherché des chefs.et ils n’en ont pas trouvé.Aucune personnalité for-¦ ne se trouvait, dans les rangs de ce parti déchu, pour porter le manteau des Cartier et des Macdonald.M.Guthrie fut d’abord chef intérimaire, mais il n’en appelait nullement à l’imagination populaire, et l’on ne prisait guère sa qualité d’ancien libéral passé à l’indigo.On fit une convention à Winnip -g,- et on fit chausser à M.Bennett les bottes de Meighen.Déjà affaibli en 1926, le vieux par ti bleu va certainement glisser plus bas en 1930, il vient de passer quatr nnées avec un groupe variant de 85 à 90 partisans, aux Communes, contre 155 député libéraux, progressistes et fermiers-unis (quelques-uns de ces lenders sont à tendance conserva-rice, mais les autres sont des libéraux).Aux dernières élections, il l’avait pas réussi à faire élire un -ieul de ses candidats dans le Manitoba et la Saskatchewan.Dans Québec, il ne comptait que quatre dépu-cs sur 65; dans l’Alberta, il n’en •omptait qu’un seul, ainsi que dans l’Ilc du Prince-Edouard Les seules province qui le favorisaient décidément dans le temps étaient la Colombie-Anglaise, l’Ontario et la Nouvel-e-Ecosse.Des changements se sont-ils produits dans les attaches politiques du peuple canadien depuis 1926?Oui, mais dans le sens libéral.Si l’on fait ¦xeeption d’un krach de bourse et d’une mévente de blé, indépendants .les partis, le Canada a joui, durant cette période d’une prospérité sans précédent.Le commerce et l’industrie ont été accrus dans des proportions considérables, l’agriculture a connu de fort bonnes anné.s, et le capital canadien s’est sensiblement ugrncnté.L’administration du trésor public a été parfaite.Non seulement le gouvernement a accumulé es surplus là où les conservateurs, autrefois, ne récoltaient que des déficits, mais il a abaissé les taxes et accordé à chaque province une large part de faveurs.Le dernier tarif Dunning vient a-ch ver l’oeuvre libérale: il protège pensateurs contre les Etats-Unis, il notre industrie par des droits com-sauvegarde notre agriculture en imposant un nouveau tarif sur le beurre, les pommes de terre et les légumes en général ; il soulage les con-iommateurs d’impôts douaniers importants et abaisse pour lui le coût le la vie en admettant en franchise ni * 1 foule d’articles d’usage courant, lous la préférence britannique; il sti-nule le commerce en ouvrant aux produits canadiens, dans tout le commonwealth, des marchés immenses.Toutes les provinces, toutes les classes sont satisfaites.M.Bennett l’a reconnu lui-même quand il a dit, dans un mouvement spontané de sincérité : ‘ ‘ Mais c ’est justement ce que nous voulions! Vous êtes des pécheurs convertis!” Par les rapports que l’on reçoit des diverses parties du pays, il est lisé de const.ter que les conservateurs n’ont aucune ehance d’améliorer leur situation dans le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta, où, lors des dernières élections générales, il ne remportaient qu’un seul siège sur un total de 54 comtés.Dans la Colombie-Anglaise, boulevard tory, les libéraux vont gagner quelques sièges, grâce au dernier tarif, surtout en ce qui concerne les droits sur les fruits et légumes.Dans l’Ontario, il n ’v aura guère de changement.Les dernières élections provinciales ont été largement favorables à M.Ferguson, mais le vote libéral y a été de 300,00 partisans, tandis que le vote conservateur y a diminué de 50,000.C’est un signe favorable aux libéraux.Nous voici maintenant dans Québec.Cette province ne donnera pas plus de deux ou trois sièges aux conservateurs.Nous ignorons même où on pr.ndra le troisième.M.Bennett est tellement sûr de ne rien gagner L’EPOUVANTAIL DE L’EXODE AUX ETATS-UNIS Les conservateurs ont plusieurs épouvantails qu’ils agitent devant le public qu’ils ne réussissent pas, d’ailleurs, à effrayer.Tantôt, c’est le chômage.tantôt c’est la ruine des industries, tantôt c’est la mort de l’agriculture, tantôt c ’est le d'part des nôtres pour les Etats-Unis.Comme en 1925 et en 1926, ces bons tories voient tout en noir, uniquement parce qu’ils ne sont pas au pouvoir.Avec cela, que tout al'ait si bien au Canada quand régnaient les conservateurs! Le peuple n’a pas perdu le souvenir de ce qui s’est passé après la chute du gouvernement Laurier, de 1911 à 1921.Il est facile de renverser les épou- ; ta) : s conservai eurs qui ne se tiennent pas debout.Nous en avons souvent démontré l’inanité et l’enfantillage.Voyons, un moment, ce qu’il faut penser des lamentations tories concernant l’exode des Canadiens a ix Etats-Unis.Parlant de cette question à Sherbrooke, l’honorable M.Lapo n-te a nié que les Canadiens partaient en masse pour les Etats-Unis.“De 1881 à 1890, a-t-il dit, sous un gouvernement conservateur, alors que la population du Canada était la moi.ié de ce qu’elle est aujourd’hui, l’exode vers les Etats-Unis se chiffrait à 393,304 Canadiens.D 1911 à 1!)10, ’exode accusait un total de 742,185 Canadiens, passés de l’autre côté de la frontière.Ce n’est pas durant l’administration libérale qu’a eu lieu l’émigration.“Dans les villes américaines de Lowell, de N w-Bedford et de Fall River, la population a diminué depuis dix ans.Cela veut dire que nos Canadiens reviennent des Etats-Unis.Dans le Canada, nous n’avons pas une ville où la population ait diminué depuis dix ans.A üowell seulement il y a 5,000 chômeurs, parcourant les rues en quête de pain.Le président de la fédération américaine du travail aux Etats-Unis affirme qu’il y a de l’autre côté des lignés 3,600,000 chômeurs.Je vous le répète, nous n’avons rien à envier aux Etats-Unis ’ L’HONORABLE M.BENNETT A MONTREAL L’honorable M.Bennett, chef du parti conservateur, était à Montréal le 26 juin au soir et y a t nu une grande assemblée au marché de Maisonneuve.L’assemblée fut présidée par M.William Tremblay qui, avant de présenter M.Bennett, lui posa trois questions: serez-vous en faveur de donner à tout le pays la pension de vieillesse, lors même que les provinces ne souscriront pas?Etes-vous prêt, avant d’aller à Londres, à ré-I soudre la question du chômag : au Canada?Enfin, êtes-vous prêt à dé' clarer à cette assemblée qu ’à l'avenir tous les navires construits poulie compte du gouvernement can.dien ou les compagnies qui bénéficient de ses octrois le seront au Canada par des ouvriers canadiens?On comprend facilement que M.Bennett n’a pas répondu d’une façon claire et précise à ces trois qu si ions.En les posant, M.Wm Tremblay amis les pieds dans les plats et emo.r-rassa fortement le chef conservateur.Tous les deux sont restés dans une position fausse et malcommode.L’honorable M.Bennett a parlé de chômage et de tarif, mais s’est bien gardé de se prononcer en faveur de la canalisation du Saint-Laurent.A Montréal, le chef conservateur a cru qu’il valait mieux taire son opinion là-dessus.ici, de ne pas entamer le bloc, qu’il semble se désintéresser de nous et tourn.r tous ses efforts vers l’Ouest.C’est sans doute pour cette raison qu’il a refusé, malgré toutes les mises en demeure de ses amis québécois, de désavouer la politique anti-canadienne-française de son ami Anderson, premier ministre persécuteur de la Saskatchewan.Quant aux provinces maritimes, le gouvernement s’est montré, envers elles, d’une grande sollicitude, quand il a appliqué le rapport Duncan, qui leur accordait un tarif de faveur pour le transport sur les chemins de fer nationaux.Et que dire du -remaniement tarifaire sur l’acier et du bonus sur le charbon bitumineux traité pour l’acier, ces deux mesures permettant d’opérer avec un succès certain la réorganisation de la plus (vaste industrie de l’Est du Canada?Après cela, que restera-t-il aux conservateurs des onze sièges qu’ils a-( Suite à la dernière page) î* susak. h'AVmm DU HOEÜ, VENDREDI, 4 JUILLET 1930.Tsm R1P0N THEATRE ROXY SÂINT-JOVITE t — M.et Mme Josa-phat Dumouchel ont le plaisir de faire part à leurs parents et amis de la naissance d’une fille baptisée sous les noms de Marie, Germaine, Laurette.Parrain, M.Romuald Dumouchel, marraine, Mlle Germaine Mantha.— M.Dr et Mme Alfred Adam, de Montréal, visitaient leurs nombreux amis.-—MM, Henri Desjardins du collège Bourget, et Raymond Séguin du Juniorat du Sacré-Coeur, sont de retour dans leur famille.—• Mlles Grazielle Aubry de St-Polyearpe, et Emma Aubry de St-André, visitaient Mme Rosario Aubry, la semaine dernière.— Le 19, nos élèves du couvent ac compagnées de nos bonnes religieuses, partaient pour aller faire une excursion à la capitale.Plusieurs automobilistes se firent un plaisir d’aller les conduire; citons M.le curé Emile Coursol, MM.Anselme Desjardins, secrétaire, Adélard L.gault, Aurèle Cardinal, Gatien Paquette, Donalda Sabourin.Tous dinèrent à la Ferme Expérimentale et ensuite allèrent visiter les édifices du Parlement.Tous sont revenus enchantés de leur voyage.Ils garderont un bon souvenir de cette fête.Un cordial merci aux obligeants chauffeurs.-— M.Auguste Beauchamp de Montebello, rendait visite, dimanche dernier, à Mlle Berthe Séguin.— Plusieurs hommes et jeunes gens sont allés faire une retraite fermée à la maison du Sacré-Coeur à Ottawa.Espérons que ceux-ci encourageront les autres à y aller et retireront de cette retraite les grâces les plus précieuses.— Plusieurs personnes se rendaient sur les bords du beau Lac Vert, ces Jusqu’à samedi, la fameuse pièce de Norma Shearer: “Son propre désir”.C’est une histoire enlevante du début à la fin.Sujets courts, été.Lundi à mercredi soir inclusivement: “La jeune fille de la Havane” (The girl from Havana) avec Lola Lane et Paul Page.Comédie et sujets variés.Jeudi à samedi: le plus grand spécial de l’année, une vue comme rarement on en voit, “Christina” avec la.célèbre Janet Gaynor et Charles Farrell.C’est la magique histoire d’une petite servante qui rencontre son prince charmant lequel dirige un cirque: elle a une rivale -et celie-çi est puissante.Vous verrez la servante à la cérémonie du mariage?Se mariera-t-elle?Sera-t-elle choisie?Se vengera-t-elle ?.Enigme : mais que tous les fervents du cinéma ne manquent pas la plus jolie et la plus enlevante des prodactions jamais filmées.jours derniers.Citons MM.et Mmes Philippe Lafontaine de Montréal, Euclide Lafontaine de East Templeton, Albert Lafontaine de Masson, Mlle Rose-Anna Lafontaine, MM.et Mmes Narcisse Perreault de Ripon, Wilfrid Schryer de East Templeton, Adrien Brazeau d’Ottawa et M.Gérard Perreault de Ripon.Tous revinrent enchantés de cette journée passée à contempler les bords de ce beau lac et à admirer les belles montagnes qui l’entourent.— Mme Aldoma Laframboise de Montréal ainsi que ses deux fillettes sont en promenade chez M.Joseph Larocque.LA CAUSE LIBERALE ASSEMBLEES Avant de comparer tout autre auto de prix modéré avec le Graham, vous devez savoir s’il possède les caractéristiques qui font que le Graham vaut davantage, et les autres autos qui ne les ont pas valent moins.Ces qualités font que le ÊAAAAM $ 300 Graham Standard Six 4-Door Town Sedan ’1235 Modèles Standard Six, Six Spécial Standard et Huit Spécial, jusqu’à #2395 vaut '*’^1 M 1 de plus que tout autre automobile Afin que P égalité avec le Graham puisse être atteinte à ces prix par aucune autre auto, il doit vous donner, par-exemple, dans la classe de $1235.un moteur de 66 H.P.avec pistons de 207 pouces de déplacement; un arbre de couche à 7 coussinets; gros freins hydrauliques à expansion interne; une carrosserie de la meilleure qualité construite dans les usines de Graham; sièges et pédales ajustables; empattement de 115 pouces; quatre grandes portes et confort spaefteux.Si c’est un Huit au prix du Graham ou approchant, vous êtes justifiable de demander de la comparer au moteur de 100 H.P, de Graham qui donne souplesse, puissance et performance; à la transmission à quatre vitesses de Graham; à la plus belle carrosserie que Graham puisse construire.Et dons tout modèle Graham, les glaces incassables au prix additjonnel le plus bas jamais demandé pour un tel équipement.Jos.Gauthier SAINT-JEROME Grande Journée de Gala à St-Jérôme, un jour seulement JEUDI 10 JUILLET n iL m — Lundi matin à 10 heures, Monseigneur C.Proulx a béni le mariage de Mlle Lilianne Meilleur, fille de M.Rodrigue Meilleur, avec M.Léopold Bédard, fils de M.le Dr Chs Bédard, et de Mme Bédard de Québec.Pendant la messe un programme musical fut exécuté par Mme Pa-quin, Mme Gervais, Mlle Laura Vau-geois, et Mlle Simonne Vanier, Mme Desalliers touchait l’orgue.M.R.Meilleur accompagnait sa fille, et M.Dr C.Bédard, était le témoin de son fils.La mariée portait une robe en chiffon rose pâle, garnie de dentelle Chantilly, et un chapeau de même nuance.Sa g.rbe se composait de roses blanches et d’oeillets.Des martres de roches complétaient sa toilette.Après la cérémonie, il y eut réception à l’hôtel Re’ais où les salons étaient décorés de fleurs do saisons.M.et Mme Léopold Bédard partirent ensuite pour , voyage au Mille Iles, à Kingston, et à Alexandria, Mme Bédard portait alors un ensemble de crêpe plat beige, un chap.au de paille exotique beige; Parmi les invités on remarquait : M.et Mme Dr A.E.Bédard de Québec, M.Rodrigue Meilleur, MM.et Mmes Léon Blondeau, A.Petigrew, PI.E.Bédard, Trois-Rivièros ; M.G.H.Bédard de Québec; MM.et Mmes Barry de Québec, A.Meilleur et leurs fils de Val-Barrette, A.Meilleur, Frédéric Meilleur, Mme Vvs Boyer de Saint-Jérôme, MM.et Mmes A.Forget, A.Forget, Jos.Forget, Fortin, J.Boivin, Mlle Corine Boivin, MM.et Mmes J.Lapointe, Carbonneau, Jos.Léonard, Dr A.Normandeau, M.Eddy Duncan, M.et Mme Jos.Meil-eur, Mmes Paquin, G.Gervais, Mlles Laurette Meilleur, Aurore Meilleur, Cécile Meilleur, Yvette Meilleur Léon-ne Bisson, Elodie Bisson, Albina Vaugeois, Mlles Laura Vaugeois, Irène Fortin, M.L.Martineau, Simonne Vanier, MM.Aug.Salmon, Raoul Meilleur, Mlle Eda Duncan, Mme H.Duncan MM.Aimé Robitaille, Yvan Charbonneau, Mlle Cécile Prévost, M.Gérard Côté de Sainte-Agathe, Mmes Provost, A.Lahe’le, Henri Boivin, Mlle Clémentine Boivin.- Mardi matin, à 10 heures, Monseigneur C.Proulx a béni le mariage de Mlle Léon ne Bisson, fille de M.Ed.Bisson, avec M.Lucien Saint-Mi-hel, fils de M.C, Saint-Michel, et de Mme Saint-Michel de Saint-Jérôme.Pendant la messe un programme musical fut exécuté par Mme Paquin, Mine Gervais Mlles Laura Van-geois, et Simone Vanier.Mme Desalliers touchait l ’orgue.M.Ed.Bisson accompagnait sa fille, et M.Saint-Michel, était le témoin de son fils, La mariée portait, une robe en crêpe romain pêche et un chapeau de crin natté noir.Sa gerbe se composait de roses thé, et de roses de la Colombie.Deux martres de roches complétaient sa toilette.Après la cérémonie, il y eut réception chez M.Ed.Bisson.M.et Mme Lucien Saint-Michel partirent ensuite pour voyage à Québec, Joliette et Chutes Montmorency.Mme Saint-Michel portait alors un ensemble de lainage écossais crevette, un chapeau do bakos, ton naturel, et des martres de roches.Parmi les invités, on remarquait: MM.et Mmes C.Saint-Michel, F.X.Saint-Michel, A.Saint-Michel, Mlles S.vint-Michel, MM.et Mmes L’ilia trault, C.Wills >y, Mme Pieher, MM.et Mmes H.Pieher, Ed.Bisson, Mo nette, Côme Bisson, A.Laflenr, La-fleur, Mme Labelle, M.et Mme Jos.Meilleur Mme L.Paquin, Mme G.Gervais, M.et Mme Laçasse, Mmes G.Dury, Mme E.Rochon, M.et Mme Giroux, Miles Laura Vaugeois, Albina Veaugeois M.Albert Robert, Mlles Corinne Boivin, Clémentine Boivin, Reine A, Laflenr, Simone Va nier, Mlle Lily Middleton, MM.Aug.Salmon, G, Laviolctte, René Giroux, Léon Bisson, et un bon nombre d’au très.¦HONESTLY JCONDUCTED ^TRUTHFULLY, .ADVERTISED HIGH CLASS TEMTED .EXIBCTIONj CLOWNS'a** CLOWNS ; x.BEAUTIFUL WOMEN TCOSTLY WARDROBE \ THIS WONDERFUL SHOW lS FULL OFpi RILLS and FÇATU *••••.MUST BE SEEN TO BE APPRECIATED ?Vwjo-•ÜF»t'RroRM^4cês|'i~r-1 TWP and! F.ibht P.à Ste-Agathe, Mercredi, 9 juillet Le seul grand cirque venant cette saison.-Un grand évènement — M.Liguori Gervais accompagné de quelques amis, était mardi dernier, de passage à Saint-Jovite.— M.Aimé Robitaille, arrivait sa medi dernier au Lac Tremblant, où il vient iv.vivre ses meilleurs souvC' nirs ; puisse-t-il apporter de ce court séjour dans nos parages jovitiens de douces impressions qu’il évoquera dans les heures moroses, où retenu captif par un travail quotidien, il sera obligé de se dire comme dans la chanson “Arioso” Mes yeux ne vous verront plus.” —’Avec les derniers jours de juin, je voyais partir vers des horizons nouveaux et lointains, mes deux amies intimes, Lilianne Meilleur et Léonne Bisson, avec qui j’gi vécu mes plus belles années.Le bonheur a frappé à leur porte, elles se sont penchées pour le saisir, et surtout pour ne plus le laisser partir.Mais comme dit souvent le vieux dicton : Ce n ’est pas ceux qui partent qui sont les plus à plaindre, mais ceux qui restent, car depuis ces jours où vous n’êtes plus, mon coeur ne chante plus le même refrain, bie; qu’il soit assuré que notre amitié ré sistera à l’absence, et que l’oubli ne viendra pas effacer ce doux lien qui nous unit.Oui souvent mes bonnes amies vous reviendrez vers votre village natal, où toujours, vous y trouverez l’accueil des anciens jours, un accueil qui vous dira que là bas dans nos Laurentides, on vit de votre souvenir, on pense toujours à vous, et on vous souhaite de tout coeur, le plus grand bonheur possible.L’honorable Mackenzie King, premier ministre, a tenu, la semaine dernière, plusieurs assemblées dans les provinces maritimes.L - 26 juin, parlant à Saint-Jean, N.B., M.King a dit : “Je crois que le budget est la grande question dans cette campagne.Une autre question importante est la représentation du Canada à la conférence impériale.Cette question a été mise de l’avant par M.Bennett pour faire des élections cette année, mais le chef de l’opposition n’en parle plus maintenant.C’est le budget qui a poussé le gouvernement à faire des élections dit M.King.Le gouvernement veut avoir le verdict du peuple sur les propositions fiscales, avant d’aller à la conférence impériale.“La meilleure manière de condui re des affaires est d’agir comme des hommes d’affaires” dit M.King.Lorsque le gouvernement actuel prit la direction des affaires du pays, 1 Canada s’en allait vers la banqueroute”.Le gouvernement précédent n’avait pas payé un seul sou des dépenses de guerre par des taxes, affirma M.King.L s conservateurs lancèren: des emprunts et en plusieurs cas, les bons étaient exemptés do taxes.Le gouvernement actuel s’attaqua au problème et en moins de deux ans il réussissait à fair.' balancer le budget et à produire un surplus.Ce surplus se monta à la somme de $34,000,000.L’audience applaudit à tout rompre lorsque M.King fit cette déclaration.* * * Vendredi dernier, l’honorable Mackenzie King a tenu une grande assemblée à Sherbrooke.Il était accompagné de l’honorable M.Lapointe, ministre de la justice.M.King déclara qu’il était très important de ne pas perdre de vue h grande question dans o-tte campagne électorale.Il y a danger dans une telle campagne que les questions d’intérêt local passent avant les questions d’intérêt général.La première grande question est l’oeuvre accomplie par le gouvernement, la seconde est le budget et la troisième est la représentation du Canada à la conférence impériale.M.Bennett, à l’ouverture de la dernière session, avait défié le gouvernement d’en appeler au peuple sur cette dernière question, dit M.King, mais maintenant il n’en parle guère.A moins que le peuple du Canada n’appuie la politique tracée dans h budget, nous croyons que le progrè: du Dominion ne sera pas ce qu’il serait autrement, continua M.King.J’ai dit à M.Bennett qui repré senterait la province de Québec i Londres: l’honorable Ernest L.ipoin te, ministre de la Justice.‘ ‘.Là-des sus 1rs applaudissements éclatèrent et durèrent pendant plusieurs minutes.Celui qui représentera la Nouvelle-Ecosse sera le colonel J.L.Ralston, l’Ontario, l’honorable James Malcolm et l’Ouest sera représenté par l’honorable C.A.Dunning.J’ai demandé à M.Bennett, qu: il enverrait de la province de Québec pour prendre la place de l’honorabh Ernest Lapointe, de même que pou: les autres provinces, mais M.Bennett n’a pas encore répondu.“Je remarque qu ’hier soir, M.Ben nett a dit que -les noms doivent d’a bord être soumis au gouverneur-gé béral, continua M.King.C’est une chose que je sais très bien mais je ne vois rien d’isconstitutionnel dans le fait qu’un chef nomme les gens, qu’il se propose de choisir pour assister à un.» assemblée aussi importante que la conférence impériale.“Je crois que M.Bennett devrait nous dire quels sont ceux qu’il emmènerait à la conférence.M.Ber nett, nous a dit que cette question était importante et nous sommes lieu reux de le rencontrer sur son ter rain, dit le premier ministre, mais je n’ai pas l’intention de le laisser s’é ehap-per de cette question.M.King fit ensuite la revue du travail accompli par le gouvernement.Des applaudissements accueillirent sa déclara tion au sujet de la réduction des taxes par le gouvernement.Parlant du tarif et du chômage, le pivmier ministre a dit : ‘‘Le chef conservateur nous' dit que l’élévation du tarif préviendrait le chômage.Est-ce juste?les Etats Unis ont élevé leur tarif et ils ont du chômage.Si nous en avons àu Canada, il faut reconnaître que nous en avons moins que les autres pays du monde.‘‘M.McRca organisateur conserva teur, a proposé à la chambre le projet de faire venir au Canada 300 000 immigrants suivant un grand plan de colonisation.M.Bennett a voté pour.Est-ce là la solution du problème du chômage que nous offre le parti conservateur?A cette assemble de Sherbrooke, l’honorable M.Lapointe a fait un éloquent discours de combat.Il a accusé le parti conservateur de duplicité.Lundi dernier, a-t-il dit, M.Cahan, que nous pouvons considérer comme le chef conservateur par excellence de la province de Québec, faisait un discours à Montréal, discours radiodiffusé par le poste CKAC, au cours duquel il disait que le ministère libéral était dominé par les cinq ministres du cabinet, venus des provinces de l’Ouest, les honorables King, Dunning, Crerar, Stewart et Motherwell.“Pourtant, quelques jours auparavant, un journal de cette section du pays, dévoué à la cause conservatrice, disait que le cabinet libéral était dominé par la province de Québec et que, par l’entremise du ministre des postes et du secrétaire d’Etat on pre- nait tous les moyens possibles pour imposer la langue-française au reste du pays.“Dans une partie du pays, on prêche que la politique libérale est gouvernée par les députés libre-échangistes de l’ouest; dans l’autre on proclame que le bloc solide de la province de Québec s ¦¦ sert de son influence pour imposer au reste du pays une politique protectionniste et la langue française, et pour saboter la constitution.“Je dis qu’une campagne mené suivant do telles lignes est une campagne de duplicité.Le parti libéral n’a qu’une chose en vue, créer un esprit canadien.Nous sommes en droit de demander à M.Bennett si ’est en divisant, en réduisant la politique d’un grand pays comme le nôtre à des questions régionales que nous allons édifier une politique digne de notre beau Canada.Je vous demande de mettre en comparaison les déclarations des lieutenants de M.Bennett, à Montréal et des lieutenants de M.Bennett en Saskatchewan et de nous dire lesquels possèdent la vérité.C’est une question que je pose à M.Bennett, en le priant de nous di-où est la vérité.Car il est impossible que l’un et l’autre soient justes.Notre pays est composé de deux grandes races, qui y doivent vivre en harmonie.Au nom de ces deux races e proteste avec toute l’énergie dont je suis capable contre une politique qui tient à dress r ces deux grandes races les unes contre les autres.” Autos Usagés GARANTIS PAR i PACKARD* La réputation de la Compagnie Packard, au premier rang d:ip« le domaine de l’industrie automotrice, vous garantit la va’eur et l’efficacité de fonctionnement de ces autos usagés.Ils ont été remis au point par les experts de Packard.et ils constituent maintenant un choix d’autos luxueux et puissan s .à des prix égales nulle part ailleurs.Jugez plutôt par vous-même.Voyez.Examinez.Comparez (Offerts sujets à vente préalable) LABELLE — Mlle Cio, mariée récemment à M.Brisson.Nous souhaitons h air eux ménage aux nouveaux époux.—-Nous avons le regret d’annoncer a mort de Mme Jérémie Boivin, décédée chez son garçon, à Conception et inhumée à Labelle.Elle avait 89 ans et 8 mois.— M.et Mme Gérard Côté de l’Annonciation étaient chez M.Louis Pa-adis dernièrement.— M.et Mme Parent et leurs jeunes filles étaient chez M.M.Mainard, la semaine dernière.— Nous avons eu à l’église paroissiale, la petite communion et la confirmation des tous petits.Us étaient 127 qui reçurent l’hostie pour la première fois.La réception fut splendide comme rarement ou a vu dans le Nord.— Le reposoir chez M.Armand Le-compte, était vraiment une belle petite chapelle.Nos félicitations à tous ceux qui se sont dévoués.— M.Lucien Richard est retourné à Montréal, dernièrement.— Nous avons beaucoup de touristes d’arrivés; nous sommes heureux de les accueillir et nous souhaitons quo le nombre se multiplie.— Mlles Bertha et Jeanne Richer étaient à Montréal pour environ une semaine.Elles sont revenues enchantées de leur voyage.— Des hommes sont arrivés dans notre village, en vu des réparations de notre église.On assure que ces réparations s’élèvent au coût de $1500.00 PACKARD 640 De Luxe Limousine.$4000 PACKARD 433 Sedan 7 pass.$1650 PACKARD 426 Phaeton.$1375 PACKARD 126 Sedan 5 pass.$550 BUICK 29-55 Sport Touring.$1250 BUICK 27-50 Sedan 7 pass.$1000 CHRYSLER 72 Crown Sedan.$ 1100 Plusieurs autres de $150.à $4000.Demandez une démonstration.CHRYSLER 70 Coupé 4 pass.$825 HUPMOBILE 1928 Sedan 7 pass.$1325 HUDSON 1927 Sedan.7-pass.$725 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autrement, cette question est du ressort provincial, si elle doit se décider par une loi.8.Par sa représentation active et sympathique à l’Organisation internationale du travail de la Société des nations et en donnant effet au Canada, quand c’est possible, aux ententes internationales de ce corps, le gouvernement a rendu un service humanitaire aux ouvriers de l’univers, tout en permettant un progrès économique plus équitable aux citoyens du pays.9.En encourageant le marchandage collectif dans les différends industriels, et dans sa conduite envers ses propres employés, le gouvernement s’est efforcé d’augmenter la - représentation des intérêts des ouvriers dans la direction des industries qui les emploient.10.Un système fédéral-provincial de pensions de vieillesse a été mis en vigueur.Par ailleurs, toute loi concernant l’assurance sociale — qui est avant tout du ressort provincial-dépend de l’initiative provinciale II.La coopération fédérale-provim cialo a été encouragée, la conférence de 1927 constituant un effort décisif vers cette coopération.12.Quand le Parlement en avait la compétence, il a fait adopter, dans bien des cas, des lois pour la préservation de la vie et de la santé.13.Le travail a des représentants dans le bureau de direction des chemins de fer nationaux et du Conseil national de recherches, et une jrlu: grande reconnaissance a Dominion a donné aux provinces le bénéfice des recherches du Parlement à cet égard.L’effort fédéral vers la coopération des provinces dans certains cas particuliers dépend en grande partie de l’attitude provinciale antérieure, et il convient de faire observer à ce sujet que jusqu’ici aucune province n’a décrété de loi touchant l’assurance contre le chômage.Toutefois, le premier mi-nisrte a promis que le gouvernement fédéral convoquera une conférence interprovinciale à ce sujet dès que les provinces en auront manifesté le désir exprès.Ainsi donc., quand et où le gouvernement fédéral a juridiction législative, sans exception importante, il est catégoriquement prouvé que les promesses libérales de 1919 ont été rachetées, et, en se présentant aujourd’hui devant les électeurs, le gouvernement libéral n’a plus besoin de s’appuyer sur des promesses.Le passé est garant de l’avenir.Les promesses de 1919 si complètement remplies constituent une preuve irréfutable de la certitude d’une politique ouvrière progressive dans l’avenir, si le gouvernement libéral actuel est maintenu au pouvoir cette année.Peinture ! 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« (m& i Canons étranges qui tirent de la nourriture sieurs.Ajoutez à cela les gains assurés aux libéraux dans les provinces maritimes et dans la Colombie-Anglaise, et vous verrez que M.Bennett ne pourra prendre ailleurs que dans la lune les 33 comtés nouveaux qu’il lui faut pour avoir la majorité.De la sorte, l’article du “Star” est un magnifique aveu de défaite.Nous comprenons que cet écrit avait pour intention de préparer l’opinion au résultat du 28 juillet prochain.Lord Atholstan veut, cette fois, éviter de passer pour un mauvais prophète.C’est pour cette raison qu’il prédit la déconfiture de ses amis.S 3 Grains de blé et de riz sous leur forme la plus nourrissante VOICI des grains de blé et de riz que l’on tire dans des canons, afin de les rendre plus savoureux, plus faciles à digérer, plus nourrissants! On place d’abord des grains de choix dans d’énormes canons de bronze, que l’on fait ensuite tourner dans des fours brûlants.Puis on les tire! Ceci provoque jusqu’à 125 millions de minuscules explosions dans chaque grain, ainsi que l’éclatement des innombrables cellules qu’il comporte.Le grain est ainsi rendu aussi igestible que s’il avait subi une cuisson de plusieurs heures.Et c’est comme cela que le Blé et le Riz Soufflés deviennent pratiquement aussi nourrissants que les céréales cuites et servies chaudes.Et quelle saveur.quel croustillant, ce procédé de préparation ne donne-t-il pas au blc et au riz! Les grains sont soufflés à 8 fois leur grosseur normale et possèdent un goût d’amande qui fait le régal de tous ceux qui en mangent.Servez le Blé et le Riz Soufflés Quaker au déjeuner ou à tout autre repas.Ne faites pas manquer ce régal si nourrissant à votre famille.Chez votre épicier.The Quaker Oats Company.Quaker Puffed Wheat et Puffed Rice f 3767F t "• • ‘i * ».i ' INTERNATIONAL PAPER and POWER COMPANY Cet organisme, y compris ses filiales, est la propriété de 79,000 actionnaires répartis entre le Canada, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.Les titres de la Compagnie sont inscrits au tableau officiel des Bourses de Montréal et de New-York et négociés sur ces parquets.L tes diverses exploitations de la "International Paper and Power Company,” au Canada, fournissent un travail immédiat à plus de 10,000 personnes auxquelles, en 1929, la Compagnie a payé environ $12,000,000.De plus, environ 12,000 hommes sont employés, en saison, aux travaux forestiers de la Compagnie au Canada.Plus de 90 pour cent des employés ordinaires de la Compagnie sont protégés contre les contingences découlant de la maladie et des accidents par un système d’assurance administré par la Compagnie.Le total des assurances en vigueur dépasse maintenant $30,000,000, dont une fraction de $7,000,000 environ est au bénéfice des employés canadiens.La sécurité de l’employé pendant son travail est une des principales préoccupations de la direction dans tous les moulins de la International.Au cours des dix dernières années, le nombre des accidents dans les moulins qui communiquent un rapport à ce sujet (par 100 employés) a été réduit de 67 pour cent, et le nombre de jours perdus à cause d’accidents a diminué de 51 pour cent.La International attribue une importance analogue à la santé de l’employé et de sa famille.En 1929, le Community Nursing Service de la Compagnie a traité 28,695 patients (non victimes d’accidents) et fait plus de 33,000 visites aux domiciles des employés.Cette annonce est la quatrième d’une série qui explique au public ce qu’est la International Paper and Power Company" à qui elle appartient, et quels sont les principesquiladirigent, son œuvre, sonbut.INTERNATIONAL PAPER and POWER COMPANY CANADIAN INTERNAÏIONAL PAPER COMPANY NEW BRUNSWICK INTERNATIONAL PAPER COMPANY RIORDON SALES CORPORATION LIMITED SAINT JOHN RIVER POWER COMPANY GATINEAU POWER COMPANY CANADIAN HYDRO-ELECTRIC CORPORATION LIMITED GATINEAU ELECTRIC LIGHT COMPANY LIMITED CONTINENTAL PAPER PRODUCTS LIMITED INTERNATIONAL FIBRE BOARD LIMITED NIPIGON CORPORATION LIMITED INTERNATIONAL PAPER AND POWER SECURITIES LIMITED 4F !Page 4 L’AVENIR EU NORD, VENDREDI.4 JUILLET 1930.Le Coin de Céliber TRISTE RETOUR Dédié à Anne Anne avait quelque chose de triste chez elle: elle était malade.Le jour, sur la chaise-longue, elle laissait se dépenser les heures, sans bouger, solitaire, se grisant de soleil quand le firmament en pleuvait et berçant de sombres idées quand la pluie en coulait.Depuis longtemps, la maladie, comme une marâtre, l’enchaînait de ses lugubres liens: fière et stoïque sous le mal, le méprisant souvent, et souvent aussi pleine d’espoir, elle vivait tant bien que mal, sous cette série de jours se succédant les uns les autres, en une odieuse mélancolie.Elle était brune, de ce beau brun que je ne puis définir mais que je sais rare aujourd’hui.Vingt-trois ans de vie malheureuse ont formé imperceptiblement un pli sur son front, entre les deux sourcils.Ce pli, sans rien enlever à la paix de son visage, semble dire à ceux qui savent entendre: Je suis faite pour souffrir.L’habitude de se vaincre et de cacher son mal a donné à sa bouche un pli grave ; nul n’est maître de soi sans combat, a dit un poète, et le pli de sa bouche ressemble presqu’à une blessure.Elle est jolie: eëtte beauté n’est pas frappante.Elle ne se constate que grtv-dpellement.Sa physionomie contient toute une grâce, bien qu’il s’y devine aussi une fermeté un peu rigide.Voilà telle que je la vis un certain soir de- la semaine dernière dans un des villages de la région.Souvent, il m’arrive de l’aller voir, de converser avec elle, car je sais qu’elle souffre, que dans sa poitrine il y a un coeur comme le mien, tout-à-fait jeune, épris des mêmes idéals, bercé par les mêmes espoirs, et je sens qu-’il est bon parfois de se pencher sur une blessure morale pour la soulager si possible, du moins pour souffrir un peu soi-même.Car il n’y a rien, j« vous le dis, lectrices, rien de plus triste que ces maladies qui couvrent la jeunesse, paralysent l’élan printanier et lancent ainsi l’âme humaine dans la vie, délicate et timide, sans lui avoir donné le loisir de vivre les vingt ans.L’âme qui souffre s’ouvre facilement: elle est comme la rose qu’un peu de rosée fait éclore.Il s’agit alors de s’y pencher doucement pour ne pas briser les sentiments, d’avoir pour le coeur qui vous cause la même attention que vous portez à la rose que vous ne voulez pas effeuiller.Ce soir-là, tout près d’elle, j’ai causé tout doucement de bonheur: elle m’écoutait tel un bambin qui, les lèvres suspendues et la poitrine haletante, désire la fin d’un conte de fée .J’ai dit que le bonheur n’existait pas ici-bas, que ceux qui croyaient le posséder se trompaient, que pour être heureux vraiment il ne faudrait pas vivre cette vie.J’ai dit qu’il valait mieux souffrir un peu, beaucoup mê me, affronter des épreuves, et que ce n’était là que l’unique clef pour entrer dans la maison de la joie.Je sais qu’elle a aimé, aimé comme on aime rarement, avec toute cette générosité sincère et profonde qui fait du coeur d’une femme un abîme d’amour.Je sais qu’un soir l’ami qu’elle idolâtrait l’a quittée.Une malade, c’est si peu intéressant! Et savez-vous que ce départ, cet abandon, aggrava son mal, et dès lors, elle souffrît dans son corps et dans son coeur.Le mal physique peut s’oublier: un rire peut l’effacer quelques minutes.Il n’a pas toujours la même intensité : le mal diminue ou augmente.Mais le mal moral, ce mal qui s’attaque au coeur et le broie, est horrible.Il vous assiège le jour, à toutes les minu-t tes, la nuit même dans les rêves, et il conduit le coips humain à la ruine totale.Il y a deux ans que cette séparation s’est faite.Elle ne l’a pas voulu: lui seul est parti.Pourtant, s’il était demeuré, s’il avait possédé l’amour héroïque, n’aurait-il pas fait une belle oeuvre?Le médecin l’a'dit: lui seul aurait pu la sauver.Un an durant, par ses visites, son amitié, ses paroles d’espoir, il avait fait mieux à cette âme malade que tous les remèdes ensemble.Comme tant d’autres, il s’est découragé dans la pente du vrai: il a préféré à la grande amie loyale et sincère la première venue qui affichait sa beauté.Deux ans sont vite passés! Lui, dans sa course aux plaisirs faciles, a oublié Anne, si profondément que pas une fois peut-être sa pensée n’est retournée aux calmes plages des premières amours.Elle, plus sensible, a gardé dans le coin de son coeur l’image de l’absent: elle l’a méprisé probabement mais elle l’aimerait encore.Et voilà qu’il est revenu.Ce nême soir, alors que j’étais là, m’ef-orça-nt de semer un peu de joie, il a franchi la grille, et s’est présenté._ Jamais, je vous le dis, je n’ai été» témoin d’une scène telle.Elle l’a regardé et son coeur s’est serré et sa figure a rougi et j’ai senti monter à ces lèvres tout-à-1’heure bleuies un flot de sang vermeil.J’ai voulu m’excuser: elle m’a retenu.Tous deux d’abord n ’ont rien dit : ils se regardaient et cet échange de regards était si poignant qu’il faisait frémir.— Anne, a-t-il dit, je m’ennuyais trop: il m’a fallu revenir.— Si tard ! répliqua-t-elle ironiquement .— Oui, je t’ai fait attendre, je t’ai quitté un peu lâchement, mais si tu savais combien j’ai souffert.— Et crois-tu que je n’ai pas souffert, moi aussi?.Non, il est trop tard.Tu m’excusera-s bien si je ne puis recevoir ce soir: j’ai un ami que je ne puis congédier.D’ailleurs, je crois bien qu’il est préférable pour toi et meilleur pour moi que nous nous ne revoyions jamais.Le jeune homme se retira froissé de la réception, en dirigeant à mon endroit un très vilain coup d’oeil.La débâcle allait se produire.Jamais encore je n’ai vu tant de larme* couler, jamais encore je n’ai entendu des sanglots plus profonds et des oris d’amour si sublimes.Je ne croyais pas que le coeur féminin pouvait toucher par l’amour le diapason d’une souffrance à ce point intense que je ne la crois pas humaine.Elle pleura en désespérée, se tordant les mains, secouée par de terribles frissons.Rien n’est plus grave à mon avis que ces retours au souvenir.Son coeur s’était brisé, et l’oubli avait pansé la plaie, et le nom seul de celui qui l’avait eausée, était demeuré lé, enfermé.Mais, à un détour de chemin, à un moment inattendu, à une heure où rien de troublant ne pa' aissait se produire, la présence de cette vision, de cet être aimé jailli soudainement du passé, produisait l’effet d’un poignard lacérant à nouveau la chair et ouvrant la blessure.Pourquoi donc ces choses se produisent-elles?Pourquoi donc Dieu sème-t-il la souffrance là où déjà la vie l’a posée ?.Peut-être il y a-t-il dans les desseins de Dieu des bonheurs où la douleur entre comme élément?Quoiqu’il en soit, les vers de Musset me reviennent à la mémoire: Quiconque aima jamais porte une cicatrice ; Chacun l’a dans son sein, toujours prête à s’ouvrir; Chacun la garde en soi, cher et secret.supplice, Et, mieux il est frappé, moins il veut en guérir.Mais, Anne, vous qui me lirez samedi, vous qui êtes loin de moi, ce qui me punit car je vous verrais souvent, écoutez bien ce’ que je vais vous dire.Plus âgé que vous, ayant souffert aussi et bataillé souvent, ayant laissé bien des joies aux ronces du chemin, je suis votre frère par la douleur.Vous souffrez amèrement je le sais: je voudrais pour vous la santé c&r vous méritiez d’être heureuse.Je désirerais que le soleil fût sans cesse sur votre chaise-longue, et que bientôt guérie, vous alliez comme celles de votre âge dans les sentiers fleuris de la jeunesse.Le Ciel ne le veut pas: il le voudra un jour car les grandes douleurs n’ont qu’un temps.Vous le constatez, l’orage passe et le bleu revient au firmament.Ne désespérez, pas, Anne ! Vous connaissez l’histoire de Barbe-Bleue.Vous savez que les deux jeunes filles que le célèbre scélérat avait décidé de tuer, regardaient à l’horizon si elles ne voyaient pas venir quelqu’un.Et vous vous souvenez, l’une disait à sa compagne : — Anne, ne vois-tu rien venir?— Non, je ne vois que la poussière'que le vent soulève de la route.Vous ne voyez devant vous que le malheur qui vous y poursuit, que la poussière des chagrins qui tombe à vos côté.Mais, Anne, regardez l’horizon, ne désespérez pas.Si l’amour vous a blessée, guérissez-vous par l’amour.Tous les hommes ne sont pas semblables: je les connais et les fréquente.Si les uns n’ont pas d’âme, il en est qui en ont beaucoup.Il en est, croyez m’en, qui savent ce qu’est l’amour, ce qu’il vaut et qui savent aussi que la douleur n’embellit que ce qui est beau.Qui sait, s’il ne se trouve pas, en.votre village, des yeux qui se sont portés sur vous et que vous n’avez pas regardés?Qui sait,, si en y portant attention, vous ne ro-naîtrerez pas à la vie que vous croyez perdue.Les illusions existent: la vie en est pleine.Le hasard les disp.rse: c’est normal.Puisque les choses tournent ainsi sous le vent, c’est donc qu’il est nécessaire qu’elles soient de cette façon.Un mal amène un bien, croyez-le; plus la douleur subie est intense, plus grand est le bonheur qui en découle.C ’est une loi : la douleur n’a qu’une heure.Méditez ces vers, pauvre coeur brisé, tirez le voile sur le passé, laissez croître l’herbe sur les souvenirs, regardez le présent et laissez poindre l’avenir.Car, — Les examens et la distribution des prix dans nos écoles du village et de la campagne ont eu lieu la semaine dernière.Messieurs les commissaires se sont montrés satisfaits de toutes les class.s.Nous savons gré à nos bonnes institutrices du zèle et du dévouement qu’elles ont apportés à leur classe.— Sont revenus des pensionnats dans leur famille: MM.Cyrille Leblanc et Bernard Nadon du Séminaire de Mont-Laurier.M.Paul Charbonneau du collège de Saint-Jérôme.Mlle Bernadette Lafontaine, Jeanne Pilon, Cécile Ethier, Germaine Charbonn.au, Cécile Legault, Gertrude Meilleur et Vannutella Beauchamp de l’Ecole normale do Mont-Laurier.Ces cinq dernières ont obtenu leur diplôme.— Mlle Marguerite Charbonneau a obtenu son diplôme de piano, cours lauréat, avec grande distinction.Mlles Florida Prud’homme et Ar-mandine Poirier leur diplôme de piano, cours préparatoire, avqc grande distinction.Nos félicitations aux heureuses candidates.—- M.Isaïe Godmcr propriétaire du Château des Laurentides est à faire finir l’extérieur de son hôtel en briques.Examen et distribution des prix, aux élèves de l’Ecole No 5, Rang 2 du Canton Gravel, sous la direction de Mlle Gabrielle Pilon, Institutrice.I I Gaston et Georges LES GARÇONS de la DOW Ce aui lie va pas cheS +pi Georges c’est que t’es p-1 nortiyod [Qui c’est qui 4it l bue j’suis, pas , normal Ciastonf ne l’oubliez pas, il est un Dieu qui vous aime et qui prépare votre joie à travers les écueils.Et si un jour, après avoir longuement souffert, vous parvenez à un vallon fleuri, où les fleurs sont comme vous les désiriez, les ruisseaux aussi limpides que vous les conceviez, le bonheur aussi subtil que vous l’aviez rêvé, me donn.rez-vous au moins cette marque d’estime que je vous ai bien prédit le futur.Aimez encore, séchez vos larmes, vous avez bien fait de châtier l’infidèle: ce n’était pas l’ami qu’il vous fallait, vous avez pleuré mais souvenez-vous que C’est quelquefois par la tourmente Que l’on est conduit dans le./ port CELIBER PALMARES Assiduité — Emma Lapointe, Georgette Dubé, Gertrude Lapointe, Lucille Ouellette.Pr ix de classe 5e année — Céeile Pilon, Emms Lapointe.3e année — R.-Emma DeVillers, Irène! Dubé.René DeVillers, Orne' Constantineau.2e année — Raymond Lapointe, A'dège Constantin au, Phi'ippe Cor-beil, Camille Lapointe, Lucien Dubé, Emile Dubé, M.-Rose Constantineau Emilienne Lafleur.1ère année —• Georgette Dubé, Rita Pilon, Gertrude Lapointe, Jean-, nette Corbeil, Fernand Constantineau, Madeleine Lafleur, Jean Corbeil.Cours Préparatoire — Lucile Ouellette, Léo Lafleur, J.d’Arc Ouellette, Gérard Dubé.Prix d’excellence mérité par Cécile Pilon, mérité par Emma Lapointe .3e année —- tiré au sort et décerné à René DeVillers.2e année — tiré au sort et décerné à Philippe Corbeil.1ère année — tiré au sort et décerné à Madeleine Lafl ur.Cours Préparatoire — tiré au sort et décerné à Fernand Ouellette.Prix d application 3ème Année — R.-Emma de Vil-liers, Irène Dub , René DeVi,fiers, Orner Constantin au.2ème année — tiré : u sort et décerné à Aldège Constantineau.1ère année •— tiré au soit et décerné à Rit.i Pilon.Cours Préparatoire — tiré au sort et décerné à Jeanne d’Arc Ouellette.Prix Spéciaux Prix de Politesse — tiré au sort par tous les élèves et décerné à Mlle Irène Dubé.Prix de silence — décerné à M.R.-Emma deVillers.Prix de conduite —¦ tiré au sort par tous les élèves, et décerné à M.Marie-Rose Constantineau.Prix de travail: — décerné à .Team nette Corbeil, Fernand Constantineau, Jeanne d’Arc Ouellette.PHARMACIE OSCAR LANDRY W.PRUD’HOMME, Pharmacien, Gérant Té!.461 341, rue St-Georgss Voisin du Marché i Cameras, Pellicules, Chocoîals, Cigares, Cigarettes.Ordonnances de MM.les médecins exécutées avec soin Service de messagers.- Tel.461 Qualité Service Satisfaction C'eVt moi - j crois!(Tu sais bien que je que + es n’suis pas gauche! gauchet Comment allumes-une cigarette - avec ta main droite?et-iamem toujours avec tua main droite Cest eau?i pensais l~i I RA la -Une personne normale! se seri" d'une - U allumette L aif pieu -t ta Bière DOW OTdQSTocfc-:e ça c'estjiorma prouve eure When good fellows get to-gether C’ES - "T “ Viens HHÜ f ' m Wwm §§§11 I tmB WÊmm " warn mÈÈÊÊm •: - , ;X; .* Wwm®®' S iSlièlipll 1ÜÜIÉ “Penche-toi, ma grosse.fais-moi entendre cet agréable ‘glouglou’ et que je voie le verre s’emplir lentement de ta bière d’ambre dorée, couronnée de bulles crémeuses .alors je dégusterai cette saveur suprême que je n’obtiens que de cette merveilleuse vieille bière de Molson.” LA BIÈRE "EXPORT" À ÉTIQUETTE DORÉE DE âSBSÉi L’AVENIR DU NORD, VENDREDI.4 JUILLET 1930.Page 7 LE CHOMAGE DANS_LE MONDE D aucuns ont tenté, eu ees derniers temps, de rejeter sur les pouvoirs pu-l>lcs la crise du chômage qui a sévi en quelques milieux canadiens.Disons-tout de suite qu’une telle crise fut loin d être généralisée.En maints endroits l’index de l’emploi fut aussi considérable qu’en n’importe quelle année précédente.Il n y a pas de doute cependant que^la surproduction et la violente débâche des val.urs de bourse ont démoralisé le travail dans la plupart des pays du monde.Un journal français fait les considerations suivantes sur ce sujet: “Parmi les pays d’Europe, l’Allemagne accusait, pendant la première moitié de mars, 2,594,000 sans-travail, bénéficiant d’indemnités de chômage, au lieu de 2,502,000 pour la période correspondante de 1929.En Grande-Bretagne le nombre des chômeurs s’élevait à 1,621,800 le 17 mars, contre 1.181,454 le 18 mars 1929 et 1,127,622 en mars 1928.Observons, en passant, que le gouvernement travailliste, qui se faisait fort d amener la disparition du chômage, a accru de près de 600,000 unités l’effectif des sans-travail.Ceci est à porter un passif du socialisme.En Italie, le nombre de personnes enregistrées comme entièrement sans tiavail s’élevait a 456,628 en février 1930, contre 489,347 en février 1929.U y a diminution, faible à la vérité, mais qui n’en est pas moins à porter à l’actif du gouvernement fasciste.En Pologne, le nombre des chômeurs enregistrés par les Offices de placement s’élevait à 287,000 le 8 mars 1930 au lieu de 177,000 en mars 1929.Aux Etats-Unis, les statistiques-provisoires produites par la fédération américaine du travail attestent que 22 pour 100 des membres de la Fédération étaient sans travail en février 1930 contre 15 pour 100 en février 1929.D’après les statistiques officielles, le nombre des p rsonnes pourvues d’un emploi dans les manufactures a baissé de 5,3 pour 100 de février 1929 à février 1930 et le montant total des bordereaux de salaires (qui tient compte du chômage partiel) accusait, pour la même pé-i iode, une diminution de 7,3 pour 100.Le secrétaire américain du Travail, M.Davis, estime à 3 millions le nombre total des chômeurs, et les “Bab-son’s Reports’’ du 17 mars dernier assurent que l’estimation de M.Davis est inférieure à la réalité.C’est aussi l'opinion de l’“Alexander Hamilton Institute’s Bureau of Business Conditions ’ ’, qui donne le chiffre de 4 millions et demi.Ajoutons que trente-deux villes des Etats-Unis ont fait connaître à la “Family Welfare Association” le nombre de familles que le chômage involontaire a mises dans la nécessité de demander l’assistance des Sociétés philanthropiques.Ce nombre a passé de 7,300 en janvier 1929, à 21,600 en janvier 1930; l’augmentation est de 200 pour 100.Il y a là un grave symptôme de crise.En Australie, le nombre des chômeurs s’élevait à 52,480 (12,1 p.100) pendant le troisième trimestre de 1929 contre 47,745 (11,4 pour 100) pendant le troisième trimestre de 1928.La France est une des rares nations qui ne souffrent pas, pour l’instant, d’une crise sérieuse do chômage.Cela tient d’abord à ce que ses chômeurs à elle dorment dans les cimetières du front, car c’est dans ce pays qu’on a perdu le plus de jeunes hommes à la guerre; ensuite, la France est beaucoup moins industrialisée que la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou les Etats-Unis.Or le chômage, ne l’oublions pas, a son origine dans l’industria'isme, entendez: l’excès de développement industriel.Le monde ne peut pas absorber tous les objets industriels produits.Alors il y a nécessairement chômage.St-Jérôme : Téléphone 152 sonnez 2-2 RODRIGUE BOIVIN Livraison générale entre St-Jérôme et Montréal Adresse de Montréal : E.ROUSSEAU, 4715, rue St-Hubert Téléphone FAlkirk 1725 § Boîte Postale,705 Téléphone 289 | Voicijle temps des chaleurs.Epargnez votre santé 0 "en nous envoyant votre lavage.1 Buanderie Canadienne TEINTURE ET NETTOYAGE FRANÇAIS § PRESSAGE A LA VAPEUR g ED.BOIVIN, PROP.• § Coin des rues Scott et Labelle SAINT-JEROME g WILLIE LABELLE ENT^EPREjVEUR-GENJzRAL CONSTRUCTION GENERALE, — FONDATIONS PLANCHERS EN CIMENT, COUVERTURES EN GRAVOIS, Etc.POLISSAGE DES PLANCHERS.A L’ELECTRICITE PRIX MODERES Travail exécuté avec soin et promptitude Téléphone 59 St-Jérôme :: 122, Ave Parent Manufacture de PORTES et CHASSIS à Saint-Jérôme Portes, Chassis, Jalousies, Tournage, Découpage, Bois préparé Bois de charpente, etc.Toute commande sera remplie dans le plus court délai et à très bas prix.ELIE MEUNIER, Prop.Procurez-VOUS Un Gramophone pour les vacances Rien de plus agréable pour passer vos soirées Orthophonie, rég.$110, pour $55, avec 20 records, 40 sélections Plusieurs autres Gramophones à bas prix depuis $15 en montant Ne manquez pas de venir visiter le plus Jgrand assortiment de POELES au nord de Montréal Dernières nouveautés dans les Meubles et Prélarts.Spécialité : Lits, Sommiers et Matelas ALBERT THINEL 266, St-Georges Tel.222 St-Jérôme Et comme les chômeurs sont de piètres consommateurs, le chômage industriel frappe l’agriculteur, qui qui vend moins de blé, moins de vin, moins de viande, moins de produits laitiers.La mévente des produits a-gncoles fait, tour à tour, de l’agriculteur un piètre consommateur des produits de, l’industrie ; en sorte que 'a crise agricole aggrave la crise industrielle.’ ’ M.Bennett et ses candidats cherchent à faire croire que le chômage — dont ils rendent le gouvernement responsable — constitue une crise aiguë au Canada.Or, le chômage sévit dans tous les pays du monde beaucoup plus gravement que chez nous.Voici des chiffres tirés du Hausard d’Ottawa.On remarquera que ce sont les chiffres de ï 9ü8 .t que la situation est pire dans le monde que dans ce temps-là.Nombre de chômeurs: Etats-Unis.4,000,000 Allemagne.1,548,000 Angleterre.1,173,000 Russie.1,127,000 Italie.414,000 Autriche.224,000 Hollande .220,000 Pologne.117,000 Danemark.85,000 Canada.75,000 Tchécoslovaquie.50,000 Autres pays.97,000 Comme on le voit, le Canada est le pays où le chômage est le moins considérable.UN BUDGET POUR LES CULTIVATEURS, LES OUVRIERS ET LES CONSOMMATEURS.Tel est le budg.t Dunning présenté à la Chambre et approuvé par elle en 1830.Jamais, en effet, budget ne fut plus favorable aux cultivateurs, aux ouvriers et aux consommateurs en général.Qui profitera de l’augmentation des droits sur le beurre dans la proportion de quatre à sept cents, sinon , les cultivateurs ?Qui profitera de l’abrogation du traité avec la Nouvelle-Zélande, abrogation réclamée par les conservateurs eux-mêmes, sinon les cultivateurs?Qui profitera de 1,\ j protection saisonnière pour les légumes frais et les fruits au Canada, sinon les cultivateurs?Qui profitera, de ; l’accroissement de la préférence i britannique, de façon à faire baisser ] les prix de certaines machines agricoles,' sinon les cultivateurs ! Qui profitera du contre-tarif équivalent au LE BAIGNAGE DES MOUTONS POUR LES DEBARRASSER DES PARASITES EXTERNES.Le baignage des moutons à cette époque de l’année est une opération très utile et d’un très bon rapport.Les moutons et les agneaux infestés de tiques ou d’autres vermines ne profitent jamais bien.Un bain est très utile également pour les moutons entrant en quartiers d’hiver.Les frais de baignage sont très peu de chose comparés à l’augmentation de poids que font les agneaux et au bon état dans lequel se trouvent les brebis au moment de la lutta, en automne, et au moment de l’agnelage au printemps.Le rendement et la qualité de la laine en bénéficient beaucoup également.La Station Expérimentale de Frédériçton se fait une règle da baigner les moutons deux fois palan, en automne et au printemps, et les tiques ont presque disparu du troupeau.Il y a un certain nombra de bons bains pour les moutons dans le commerce.Le bain Cooper est le plus généralement employé, et les expériences faites à cette Station ont montré qu’il est très utile, quoique les essais qui ont été faits il y a quelques années ont établi qu’il ne détruit pas toutes les tiques.En 1924, la Station Expérimentale de Frédériçton a entrepris d’essayer les mérites du fluorure de sodium, et du soufre humectable, deux substances bon marché, pour remplacer les bains commerciaux.Nous avons acheté chez des cultivateurs voisins un certain nombre de moutons sans race, qui étaient fortement infestés de tiques.Nous avons compté les tiques sur chaque mouton et chaque agneau avant et après le baignage.Le fluorure de soude a été employé en solutions de différents titres, de % d’once à H/4 d’onces par gallon d’eau.Le bain Cooper a été employé conformément aux instructions.Toutes les tiques ont été détruites lorsque le fluorure de soude a été employé d ns la forme la plus concentrée, mais il y avait de légères brûlures.Les sortions plus faibles n’ont pas bien détruit les tiques.Le fluorure de soude en solution n’est donc pas un bain satisfaisant pour les moutons.Quant au souffre humectable, on a constaté qu’il détruit toutes les tiques lorsqu’il est employé à raison de 30 livres par 100 gallons d’eau.Le bain Cooper en a fait autant et n’a pas laissé de traces de brûlures.Les éleveurs qui opèrent sur une grande échelle peuvent avoir de bons motifs pour essayer d’autres bains que les bains commerciaux, mais nous conseillons aux petits éleveurs dj le servir des bains offerts dans le commerce et dont le mérite a été prouvé.GRATIS Nouveau service à dîner (semi-porcelaine) 97 morceaux, valeur $30.00, donné GRATIS avec le THE et CAFE MIKADO ACTUELLEMENT CHAQUE PAQUET CONTIENT UNE ASSIETTE (9 POUCES), D’UNE VALEUR DE 30c.Meilleur que tout autre thé et café du même prix.Noir - 65c.Ib.Japon & Café - 70c.Ib.GLOBE TEA CO.MONTREAL En vente aux endroits suivants: J.C.LAUZON RAOUL HAMEL L.P.DESJARDINS EMILE DESORMEAUX JACQUES LECLAIR A.PAQUIN O.QUENNEVILLE L.VALIQUETTE P.PAUZE tarif américain dans le cas d.-s patates (cultivées surtout dans l’Est,) du blé, du bétail, des viandes fraîches, de l’avoine, des oeufs, du beurre et autres produits alimentaires, sinon les cultivateurs?Quant aux ouvriers, on leur accorda une protection suffisante dans le cas de l’acier, qui aura désormais une concurrence moins rude à soutenir contre le produit américain.C’est lui surtout qui bénéficiera de la baisse de cinquante pour cent de la taxe des ventes; c’est lui encore qui bénéficiera, par la diminution des prix d’une fouie d’articles, de l’abolition des droits sur le thé, en usage dans toutes les nuisons, de l’entrée libre ou réduite à un impôt minimum, sous la préférence britannique, des machines à laver, des balayeuses par le vide, de divers appareils de chauffage, d’articles d’éclairage, d’ustensi-Ls culinaires et autres.Pour tout résumer, le budget Dunning satisfait à la fois les producteurs (agricoles ou manufacturiers) et tous lès consommateurs du pays.I! a accompli ce prodige de concilier ce qui paraissait inconciliable.Il protège les industries de l’acier et du charbon, il accorde un tarif suffisant pour ne pas laisser péricliter le produit canadien ; eu même temps, il établit le libre-échange pour un nombre considérable de marchandises dont la tarif se fait dans l’Empire britannique.Les consommateurs du pays, par là, auront moins à débourser dans l’achat des produits d’usage courant.C’est pour eux une détaxe considérable.Deux principes libéraux sont mis en pratique: commerce plus libre avec les nations qui lia nous font pas une guerre de tarif; mise en défense contre les Etats-Unis, qui nous font, sans provocation aucune, une guerre tarifaire acharnée.Que diront maintenant les adversaires du gouvernement King?Ils demandaient des mesures protectrices contre les Etats-Unis: ils les ont; ils demandaient le développement du commerce interimpérial, ils l’ont; ils demandaient la protection de l’industrie de l’acier: ils l’ont; ils demandaient l’abrogation du traité de la Nouvelle-Zélande: ils l’auront en octobre; ils demandaient un accroissement des droits sur le beurr : ils l’ont.De quoi se plaignent-ils?Us se plaignent de tout, pour l’unique raison que leurs réclamations manquent de sincérité.Préféré 1230 Et plus — F.O.B.à l’usine Comprenant l’équipement régulier.Freight et taxes extra.Construction Unisteel du chassis et, de al carrosserie.Carburation Down-Draft.Lubrication à pression.Pompe à essence mécanique.Filtre à essence — Nettoyeur pneumatique.Contrôle thermostatique de chaleur.Freins hydrauliques.Amortisseurs de chocs hydrauliques, etc., etc.pour la qualité Le succès est venu rapidement pour le De Soto Huit-en-ligne.Le public demandait à l’industrie de produire un Huit vraiment bAau à bas prix, à la portée d’un revenu modéré.De Soto l’a construit et le De Soto Huit-en-ligne a de suite obtenu un succès remarquable.Cependant, c’est la beauté, la richesse et la merveilleuse performance du char — c’est la qualité plutôt que le bas prix — qui a placé le De Soto Huit au premier rang parmi les Huit du jour.Le De Soto Huit s’acquiert la faveur du public plus par ce qu’il est, par ce qu’il accomplit, que par son prix peu élevé.Vous vous en rendrez compte en le voyant et en le conduisant.Dans la construction Unistreel, la carrosserie et le chassis sont construits comme un tout, éliminant les longrines et les parties en bois.La carrosserie est boulonnée directement .au chassis, et les deux forment un tout complet.OTO STRAIGHT / / f EIGHT CHRYSLER MOTORS PRORUCT Le De Soto construit au Canada pour les Canadiens HECTOR M.MILNE 261, rue St-Georges Saint-Jérôme | Quatre styles de carros- ï MAINTENANT UN DES AUTOS LES MOINS CHERS AU MONDE | *735 et plus.f.à b.à la fabrique series, $765 a $775.i ous prix f.à b.à la fabrique, comprenant l’équipement régulier de la fabrique (transport et taxes en plus).miExsssnmsiMÊ UN PRODUIT DE CHRYSLER MOTORS VENDU PAR LES VENDEURS DE SOTO PARTOUT ! 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