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L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 10 octobre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1930-10-10, Collections de BAnQ.

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TRENTE-QUATRIEME ANNEE — NUMERO 40.JOURNAL HEBDOMADAIRE CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, JO OCTOBRE 1030, CHENIER SEUL JOURNAL DISTRICT de TERREBONNE 1897-1930 EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-TROIS ANS.1897-1930 •‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Publié par la Oie de Publication de St-Jérômo Ltée.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.ABONNEMENT: $2.par année.HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Q.LABELLE L’honorable M.Taschereau et l’aide aux chômeurs Le premier ministre de la province, l’honorable L.-A.Taschereau, a adressé à l’honorable G.-D.Robertson, ministre du travail, une lettre dans laquelle il esquisse le programme considérable de travaux publics que son gouvernement va entreprendre afin de remédier à la crise du chômage.Le premier ministre de la province suggère un mode fort pratique de dépenser, dans la province, en tout on eu partie, la part des vingt millions votés par le gouvernement fédéral, qui vient à notre province.Le premier ministre, dans le même ordre d’idée, démontre que rien n’a été né-g'.-gé jusqu’à présent par le gouvernement de la province pour remédier au chômage.Le premier ministre regrette que i ’on ait déjà cherché à tirer un bénéfice politique, du côté des adversaires de son gouvernement, en interprétant faussement certaines de ses démarches.Voici d’ailleurs le texte de cette lettre.Lettre de 1 honorable M.Taschereau J’accuse, avec remerciements, réception de votre lettre du 27 septembre et des résolutions y attachées.“Je regrette vivement de voir que la position prise par notre gouvernement, au sujet de l’aide aux chômeurs, semble n’avoir pas été comprise, à Otta/wa.Le maître général des postes, l’honorable M.Sauvé, a pris la peine de venir à Québec, ii y a quelques jours, et a déclaré publiquement qu’alors que les premiers ministres de toutes les provinces du Canada avaient accepté votre offre, le premier ministre de Québec était le seul à s’y oppposer.“Je crois que l’honorable M.Sauvé fut très mal conseillé, en faisant une semblable déclaration qui est fausse, et en es ayant de tirer un bénéfice politique d’un état de choses sérieux auquel toute personne de bonne volonté tente de trouver remède.Je dois, cependant, répéter que votre offre n’est pas tout-à-fait généreuse, vu que la p’us grande part du fardeau, suivant votre plan d’action, retombe sur les provinces et les municipalités.Tout ce a est bien é'oigné des promesses d’avant les élections.Les pouvoirs nécessaires “Toutefois, prenons votre offre telle qu’elle est, et voyons comment nous pouvons coopérer avec vous, comme nous sommes très impatients de le faire.Dans une communication antérieure, je vous ai indiqué que, dans plusieurs cas, les municipalités de notre province seraient incapables, faute de la législation nécessaire, de se prévaloir de'votre offre de secours.“Afin de parer à cet inconvénient, nous avons convoqué la Législature pour le 2 décembre, six semaines avant le temps habituel, et nous favoriserons de toutes manières l’adoption d’une législation qui accordera à nos municipalités les pouvoirs requis.“La question a même été soulevée de savoir si les municipalités de cette province ont le droit d’accepter l’aide offerte.De tels doutes doivent ês tre dissipés.Notre ministre des travaux publics et du travail, l’honorable M.Francoeur, ira à Ottawa, la semaine prochaine, étudier la situation avec vous.Uue exagération “En attendant, je veux vous dire ce que notre gouvernement a fait, au cours de l’été, et fera, au cours de la prochaine saison, pour aider à remédier au chômage qui, je dois l’avouer, a été exagéré, car à l’approche de la saison d’hiver, alors que la construction et la réfection des routes sont suspendues, alors que nos ports sont fermés, alors que le mouvement touristique est arrêté et l’activité générale très diminuée, le chômage, comme il l’a fait dans le passé, ne saurait manquer d’exister.“Si nous avions la main-d’oeuvre suffisante pour les mois d’hiver nous n’en aurions pas assez, pour les mois ¦d’été.' “Deux de nos principales compagnies de pu’pe et de papier, l’International Paper Company et la Price Brothers, m’avisent que leurs opérations, cet hiver, égaleront tout à fait, si elles ne les dépassent pas légèrement, celles de l’an dernier.La compagnie Price Brothers m’apprend même que, le mois dernier dans ’a région du La Saint-Je n, etc a x.u afficher des avis demandant 75 travailleurs, et qu’aucune réponse n’a été reçue.‘ ‘ Toutefois, un chômage notoire existe, en plusieurs parties de la province.Los travaux exécutés ou projetés ‘1 Pour remédier à la situation nous employons, pour la construction des routes, maintenant, près de 25,000 hommes et leur salaire a été récemment accru de 50 sous par jour, ce qui coûtera à la province un déboursé additionnel de $600,000.“Après avoir dépensé $13,000,000 en travaux de voirie, nous ayons, il y a quelques semaines, accordé un montant supplémentaire de $500,000, et à une réunion du cabinet, tenue le 2 octobre, nous avons accordé $500,000 à la voirie et $300,000 à la colonisation.Si vous voulez bien ajouter à ces montants, ce sera autant de travaux additionnels.“Nous avons commencé la construction d’une prison, à Québec, et nous agrandissons considérablement la prison de Montréal; nous agrandissons aussi les palais de justice de Rivièrc-du-Loup, de Jo’iette, de Sherbrooke, de même que les entrepôts do a commission des liqueurs de Québec.La construction d’un palais de justice à Ville-Marie est à la veille d’être entreprise.Des travaux importants sont aussi effectués àu palais de justice de Québec et au musée de la province.La plupart de ces travaux n’étaient pas urgents; nous les avons entrepris pour donner de l’emp'oi à la population.La construction de ponts “Puis-je ajouter que nous avons construit ou construisons, au cours de a présente saison.145 ponts en fer ou en béton, pour une somme qui dépasse $1,500,000.“Ajouterais-jo aussi qu’à même le fonds de l’assistance publique, nous avons avancé, pendant cette saison également, plus de $7,000,000 pour des travaux actuellement en cours.L’université de Montréal, l’hôpital Notre-Dame, l’hôpital de Verdun, l’hôpital de Chicoutimi et plusieurs autres institutions bénéficieraient de ees dons.“Vous admettrez, j’en suis convaincu, que nous n’avons rien négligé dans notre désir de remédier au chômage.“Inutile d’ajouter que la part que vous êtes prêt à accorder à notre province, pour aider à subvenir à ces dépenses énormes, sera bienvenue, mais ce n’est pas ce que nous demandons, bien que je comprenne que vous êtes prêt à accorder des octrois, pour fins de voirie, dans les provinces-soeurs.Une suggestion “Cependant, je crois pouvoir suggérer un mode pratique de dépenser, dans la province de Québec, en tout ou en partie, la portion des $20,000,000 qui revient à notre province.“La province de Québec doit à la nature de larges cours d’eau au-dessus desquels, les années passées, nous avons construit plus d’un millier de ponts en fer ou en béton.D’autres doivent être érigés.Mentionnerais-je ceux de Caughnawaga, Sorel, Yamas-ka, Saint-François, Chicoutimi, l’Ile Bizard, l’Ile d’Orléans, Gatineau et Gross-Point.‘ ‘ Si vous désirez coopérer avec nous, nous instituerons aussitôt un vaste programme de construction de ponts, qui compléteront le réseau des routes de Québec.Je dirai même plus: Québec est prêt à assumer la part des municipalités, dans la construction de ces ponts, de te’le sorte qu’elle puissent consacrer toutes leurs ressources à d’autres travaux municipaux.“Nous désirons, en‘outre, venir en aide aux cultivateurs d’une autre façon.Nous avons voté $600,000 pour l’amélioration de nos écoles d’agriculture d’Oka et de Sainte-Anne-de-la-Poeatière, où les travaux sont déjà en cours.Enfin, nous sommes prêts à commencer aussitôt les travaux pour la construction, à Montréal de ' ¦’entrepôt de la Coopérative Fédérée, au coût de $500,000.“Pourquoi ne contribueriez-vous pas pour votre part à ces travaux.?Songez, seu’ement à la somme d’emploi qui serait ainsi accordée aux journaliers, ouvriers et métallurgistes et autres catégories de travailleurs.“Ce sont là les problèmes que l’honorable M.Francoeur sera très heureux de discuter avec vous.Et j’espèce de tout coeur qu’une entente ip-urrà ê ro oncluc.” LA PROCHAINE SESSION DE QUEBEC La session de la Législature de Québec s’ouvrira le 2 décembre.A ce sujet, l’honorable M.Taschereau, premier ministre, a déclaré : “Nous avons avancé la date de la ;-ession pour permettre aux municipalité qui veulent bénéficier des offres | du gouvernement fédéral de s’organi-! : er en conséquence et de faire passer , la législation dont elles ont besoin.Un grand nombre de municipalités n’ont pas le pouvoir de profiter des offres d’Ottawa, sans y être autorisées par la Législature.On nous a suggéré do tenir une session spéciale, mais cette session n’était pas nécessaire.En hâtant la convocation des Chambres, nous atteignons le but désiré.’ ’ Le premier ministre a également déclaré qu’il voulait coopérer avec Ottawa et qu’il le ferait avec d’autant plus d’empressement que ses suggestions au sujet des municipali-iés qui ne sont pas en mesure de profiter des offres du gouvernement fédéral avaient été écoutées.Le gouvernement provincial est à élaborer un vaste programme de travaux de voirie, de colonisation, d’entreprises publiques de toutes sortes, qui sera prêt dans quelques jours.” ^ACCROISSEMENT DU CHOMÂGE EN ANGLETERRE De juillet 1929 à juillet 1930, le nombre des chômeurs recensés est passé de 1,177,507 à 2,070,088, alors que l’effectif des salariés recensés baissait de 10,280,000 à 9,570,000 en- viron.Voici, par catégories d’industries, les nombres respectifs de chômeurs: Juillet Juillet 1929 1930 Mines Industries chimi- 203,002 302,620 ques 6,440 12 391 Fer et acier .52,093 83,598 Mécanique .63,748 120,359 Véhicules .Construct, nava- 24,175 49,252 les Branches métal- 46 965 64,895 lurgiques .41,307 87,927 Textiles 174,339 426,474 Bâtiment .Chemins de fer 102,803 160,727 et transports Marine marchan-< 28.862 42,670 de 21,975 34,745 Docks, ports, etc Commerces de 51,706 58,950 distribution .91,149 146,138 Divers 88,314 139,297 Total .1,177,507 2 070,088 C’est le textile qui a le plus souf- fert, le nombre des chômeurs ayant augmenté de 144 pour 100 en douze mois.EN ALLEMAGNE Comme en Angleterre, le nombre des chômeurs s’accroît continuellement en Allemagne.Actuellement, les statistiques donnent le chiffre de 2,700,000, soit un million de plus que l’an dernier à pareille époque.Ce n’est pas seulement dans l’agriculture qu’on observe une augmentation constante du chômage; les entreprises industrielles, de leur côté, licencient la main-d’oeuvre sans répit.La plupart, en particulier celles du bâtiment, ont subi, ces derniers mois, un fléchissement accentué.Le dernier rapport de l’Union des constructeurs allemands de machines fait ressortir que ses opérations sont tombées à soixante centièmes de sa capacité.Si l’on considère la production générale de l’Allemagne pendant le premier semestre de 1930, on note une diminution d’au moins 10% par rapport à la période correspondante de 1929.Parmi les industries manufacturières, certaines sont plus particulièrement atteintes par les fluctuations des cours de matières premières : ce sont cedes du textile où les salaires ne constituent que 15-18% de la valeur des articles finis; de la machinerie (25-35%), des articles électrotechniques (35-40%) et de l’industrie horlogère (40-45%).Un autre indice des difficultés économiques de l’Allemagne apparaît dans le nombre sans cesse croissant des faillites: de 853 au mois de juin, elles ont passé en juillet à 977.Dans toutes les branches de l’industrie, d’autre part, n’est conservé nue le minimum indispensab’e de LIBRE-ECHANGE ET PROTECTION On sait que le libre-échange et le protectionisme sont les deux rôles de la politique économique en matière de commerce international, dit-on dans un bulletin financier.La doctrine du libre-échange, dont l’origine remonte au milieu du XVIIème siècle, fut d’abord formulée en France par les phy-siocrates et autres économistes libéraux, et en Angleterre par David Hume et quelques-uns de ses disciples.Elle fut ensuite exposée par Adam Smith, puis précisée par Ricardo et par Stuart Mill.La théorie libre-échangiste se fonde surtout sur les avantages de la spécialisation et de la division internationale du travail.Chaque pays, à cause de son sol, de son climat, de ses ressources naturelles, des conditions générales dans lesquelles ils se trouve et des aptitudes particulières de scs habitants, est plus propre à certaines productions qu’à certaines autres.Si chacun se spécialisait et échangeait librement avec les autres pays les produits qu’il est le mieux en mesure d’élaborer, tout y trouveraient profit.D’autant plus que la spécialisation amènerait la concentration de la production, qui réduirait les prix de revient.Ainsi raisonnent les libre-é-hangistes.A ceux qui leur objectent que la nature même, loin d’imposer la spécialisation au monde, p’ace plusieurs pays en état de concurrence, ils répondent que présisément la concurrence, qui est plus vive quand elle s’exerce sur le plan international que lorsqu’elle est limitée aux frontières d’un pays, est un stimulant et un facteur d’amélioration, et qu’elle sert le progrès général en éliminant les plus faibles.Le protectionnisme a pour objet de rétablir l’équilibre entre des pays concurrents, où les conditions de la production sont inégales par suite des charges fiscales, des charges sociales, de l’état du marché monétaire, de la main-d’oeuvre, de l’approvisionnement en matières premières et de quelques autres éléments.Sans la protection, déclarent les partisans de cette doctrine, 'es pays les moins favorisés seraient incapables de soutenir la lutte, et il en résulterait pour eux un appauvrissement général.D’autres se placent à un point de vue plus élevé.Une nation, exposent-ils, n’est pas un simple groupement d’intérêts dont il suffit de servir les fins immédiates.C’est une collectivité dont il importe d’assurer l’avenir.Un pays qui se borne aujourd’hui à exploiter le sol, le sous-sol et la forêt et à fournir à l’étranger des matières, n’est pas condamné à s’en tenir indéfiniment à ce stade élémentaire do l’é-volulion économique.Lorsqu’il pourra élaborer ses propres matières premières, il en tirera pour sa population de plus grands avantages.Or, comment créerait-il des industries qui fussent capables de lutter, dès le début, contre des entreprises étrangères puissamment établies, si l’Etat n’intervenait au moyen d’une politique protectionniste, ?Aux Etats-Unis, des partisans du protectionnisme envisagent la question d’une toute autre manière.Il y a, affirment-ils, des nations statiques et des nations dynamiques.Les premières sont celles dont le développement est achevé.Les secondes sont cells qui ont encore de grandes forces économiques à développer.Si les nations dynamiques, qui ont un niveau d’existence plus élevé, ne se défendent contre les nations statiques, où le coût de production est moindre, elles ne pourront soutenir leur concurrence qu’en renonçant aux conditions de vie auxquelles elles sont habituées.“Oe qu’il y a de curieux dans cette théorie — fait observer M.Henri Truchy, dans son “Cours d’économie politique” —¦ c’est que la protection, au lieu d’être une armure pour les faibles, serait la sauvegarde des forts.” Nous verrons qu’en dépit des apparences, libre-échange et protectionnisme ne sont pas inconciliables, et que l’intérêt national de presque tous les pays exige une politique qui s’inspire à la fois de l’une et de l’autre de ees deux doctrines.EN ITALIE Selon le Lavoro Fascista, le nombre des chômeurs, à la date du 31 juillet, était de 342,000, soit 141,000 do plus que l’année dernière à la même date.C’est l’industrie de la soie qui est la plus frappée.En deux mois, le nombre des ouvriers qu’elle emploie est tombé de 65,000 à 38,000.Cette augmentation du chômage est générale dam toutrs ‘es InfHriripa MELI-MELO REPRESAILLES CONTRE LE TARIF AMERICAIN Onze pays ont adopté des mesures réciproques ou formulé des menaces de représailles contre le tarif américain, suivant ce que révèle un rapport que vient de publier la Foreign Policy Association.Au sujet du Canada, le rapport dit ce qui suit : “L’importance mutuelle de relations commerciales amicales entre les Etats-Unis et le Canada est indiquée par le fait qu’en ces récentes années le Canada a été le principal marché étranger pour les marchandises américaines, et que les Etats-Unis ont été le marché le plus important pou les articles canadiens.En 1929, les exportations des Etatts-Unis au Canada s’élevèrent à environ $950,000,000, tandis que les importations américaines du Canada dépassèrent $500 -000,000”.Ce rapport préparé avant l’arrivée au pouvoir du premier ministre Bennett, anticipe la revision à la hausse récemment pratiquée par le Canada et dit: “Les politiques tarifaires ont été longuement discutées au cours de la campagne fédérale.Cette discussion a assuré une victoire décisive aux conservateurs qui objectaient aux droits compensatoires mais roeom-¦nandaient des barrières tarifaires >lrs élevées contre les autres pays”.Le rapport ajoute encore: “La re vision drastique à la hausse des droits sur les produits agrico’es, dan' 'e nouveau tarif américain, a provoqué une tempête de protestations et le mécontentement en Canada”.Depuis l’adoption du tarif Hawley-Smoot, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que C'ba e‘ ’.’Espagne, ont révisé considérablement leur tarif, dit le rapport, tandis que la France, l’Italie, le Suisse, le Mexique, l’Uruguay et l’Argentine ont augmenté les droits individuels ou menacé de le faire.Une analyse établit que plus de la moitié de la va’eur des principales Importations provenant de sept pays est affectée par les augmentations ta-ifaires américaines.ES AUTOMOBILISTES POURRONT SE RENDRE A ST-JEROME L’HIVER I f .M.George McNamee secretaire du ‘Royal Automobile Club o£ Canada”, a annoncé, ce matin, qu’à la suite d’une conférence entre les délégués de toutes les municipalités intéressées, il avait été décidé à l’unanimité, de tenir la route provinciale le Montréal à Saint-Jérôme ouverte à la circulation des véhicules moteur, durant tout l’hiver prochain, afin de bénéficier ainsi de l’offre faite par le gouvernement provincial de fournir une somme do $100 par mille, pour ’entretien des routes d’hiver.Pour la première fois dans l’histoire de cette province, les automobilistes pourront sillonner le commencement des Laurentides, tout l’hiver-.Plu-ieuvs sportsmen en profiteront pour , illcr faire du ski, en se rendant en auto jusqu’à Saint-Jérôme, qui est situé au pied des Laurentides.On Jeffoïbe actuel'ement d’obtenir que la route soit ouverte jusqu’à Sainte-Agatlie, mais le Club ne croit pas que ce projet puisse se réaliser cette année avant d’avoir tenté l’expérience jusqu’à Saint-Jérôme.La route Mont-ïéal-Malone, en passant par Valley-lîeld sera aussi ouverte tout l’hiver et l’on s’efforce d’obtenir l’entretien de la route de Vaudreuil- à la frontière de l’Ontario, ce qui permettrait la irculation des automobiles, l’hiver, jusqu’à Toronto.LE “CANADA MUSICAL” Dans le numéro du 4 octobre du Canada Musical, M.Arthur Lauren-leau expose, dans un article très soigné, le but de la Société des artistes-musiciens formée à Montréal l’année dernière et dont le besoin se faisait sentir depuis longtemps.Le maître do chapelle de la cathédrale est très autorisé pour traiter ce sujet puisqu’il est le président de cette société.L’Opéra de Chicago a dû faire face à un déficit considérable, la saison passée.Londres a un orchestre de radio qui compte 114 musiciens.Le Canada Musical de cette semaine parle en plus de Toscanini, de Stokowski, de l’ouverture prochaine du Metropolitan, de la musique en Europe, etc.duetion des métaux laminés pour les six premiers mois de l’année 1930 est tombée de 1,400,000 tonnes, à 843,000 tonnes; la production de la fonte, à '-ir\(\r\r\ j-n-v-p-,.pt cel'o de l’acier, de UN GRAND HOMME D’ETAT CANADIEN On a inauguré à Montréal, dans le grand parc qui porte son nom et qu’un grand nombre de nos Franco-Américains ont déjà visité, le monument élevé à Sir Louis-Hippolyte LaFontaine.La figure de cet homme d’Etat canadien a subi l’épreuve du temps et l’hommage qu’on lui rend n’est certes pas prématuré.La Fontaine a mérité.Il appartient à l’histoire de la politique, au pays de nos ancêtres.“Ceux de sa race, dans un geste qui les honore, ont voulu lui élever un monument, afin que la jeune génération sache”.Des personnes éminentes ont dit e rôle et la mission remplis par LaFontaine, défenseur vigoureux du gouvernement responsable au Canada.Ils rappellère les luttes qu’il livra mns les cabinets LaFontaine-Baldwin pour la reconnaissance des droits et des libertés au lendemain des tourmentes d’une grave insurrection.Ils évoquère les événements qui se déroulèrent sous lord Sydenham, sous Bagot, sous Metca.fe, sous Elgin, événements où le nom de LaFontaine apparaît à l’avant-garde des lutteurs politiques qui amenèrent une ère nouvelle pour nos compatriotes du Ca-îada français.L’on a rappelé qu’à la session de 1842, LaFontaine s’était fait le champion des droits du français que mé-•onnaissait l’acte d’union des deux banadas et des droits qui se ratta-liaient aux traditions, aux moeurs et iux aspirations des nationaux du 3as-Canada.Le premier ministère LaFontaine-Baldwin marqua les débuts de l’al-iance des deux races dans le gouvernement.Baldwin se montra toujours soucieux des intérêts du Bas-Canada pour faire triompher sans doute le gouvernement constitutionnel, pour ipaiser les esprits au lendemain des violences et des tumultes, pour collaborer avec LaFontaine dans un esprit le justice et d’ardeur patriotique’ à .’établissement d’une administration olide.LaFontaine se retira de la politi-ue en 1851, fut nommé juge en chef le la cour d’Appel en 1853 et fut réé baronnet par la reine Victoria.Il mourut en 1864.Les chefs des livers partis politiques canadiens •endirent hommage à ses qualités, à ;es mérites, à son patriotisme en at-endant que l’histoire les signalât à a postérité.L’inauguration de son monument îe fut rien moins qu’une fête du souvenir.Oe fut une évocation magnifique l’une génération d’hommes qui luttèrent et triomphèrent pour une cau-4e constituant, pour la famille eana-dienna-française, la reconnaissance, dans un pays libre, de tous leurs Iroits et de toutes leurs libertés.ELECTION DANS BELLECHASSE Une élection complémentaire aura lieu dans Bellechasse le 3 novembre.Deux candidats libéraux sont jusqu’i-.ci sur les rangs: MM.Robert Taschereau, et Alfred Nadeau, avocats.Les trois autres sièges vacants à la législature sont Maskinongé, Deux-Montagnes et Huntingdon.Les élections dans ees trois comtés seront ternes prochainement.aSIÜê COMPARAISONS Nous lisons dans le Devoir: “Pendant les cinq premiers mois de l’exercice financier 1929, nous avions exporté des marchandises et produits de tout genre pour une somme approximative de 483 millions de dollars.Pendant la période correspondante de 1930, nos exportations mt à peine atteint 352 millions et de-ui.Do même nos importations ont baissé de 561 millions, pour les cinq premiers mois de 1929, à 427 millions :n 1930.L’ensemble de notre commcr-e international a donc tombé de $1,156,076, 612 pour les cinq premiers mois de l’an dernier à $787,974,383 pour la période correspondante de cette année.En résumé, il y a eu baisse de 134 millions aux importations, de 131 millions et demi aux exportations, soit de 265 millions et deni en cinq mois, ce qui fait plus de >3 millions par mois.Rien que ces ; hi fixes démontrent que la situation économique présente est loin d’être chez nous ce qu’elle était il n’y a pas si longtemps.M.Bennett, ces jours lerniers, à Londres, a presque répé-;é l’un des discours de M.King pen-lant les élections, sur l’universalité résente du chômage.La crise com-nerciale, dont le chômage dépend en AU CONSEIL MUNICIPAL Douzième session régulière du conseil municipal tenue le 6 octobre 1930.Etaient présents: Son Honneur le Maire Léopold Nantel, et MM.les échevins J.-E.-F.Lebeau, J.-R.Brais, Chs.Aubry, F.X.Moreau, A.-E.Lebeau et A.Brière.— Afin d’étudier et réaliser le projet de l’établissement d’un hôpita'-hospice à Saint-Jérôme, le conseil recommande qu’un comité spécial soit formé, et que les personnes suivantes soient appelées à en faire partie: M.le Maire et les membres du Conseil municipal, Rév.J.-C.Geoffrion, Honorable Sénateur Jules-Edouard Prévost,.Honorable Wi'frid-Brnno Nantel, MM.C.-E.Marchand, J.A.Legault, R.Castonguay, Raonl Lalande, C.Simard, L.-C.Tajllon, P.Simard, C.-E.Laflamme, J.-E.P a ’¦ent, J.-V.Léonard, Dr R Lapointe, Dr Bruno Rochon, Dr J.-Guillaume Latour, Dr Ludger Label'e, Dr René Vézina, Dr L.-P.Mar eau, Dr R.Neilson.Alf.Lapointe, René Dumouchel, Eugène Léveillé, Alcide Léveil-1 é, C.-A.Lorrain, Lauréat Mnrcoux, Meno Lippert, Jean Rolland et Elie Meunier.— Que pour concorder avec l’avis du Gouvernement Fédéral, la semaine du 5 an 11 octobre 1930, est proclamée “Semaine de prévention con-Lre les incendies” et qu’avis en soit lonné dans les journaux.— La soumission de M.Willie La-belle, pour construire xme fosse de décantation pour recevoir les eaux de ' ’égout décrété par le règlement No.189 N.S.est acceptée par le conseil, su prix de $8.70 la verge cube.— Demande est faite par la Ville, à l’Ingénieur en chef de la commission des chemins do fer du Canada le bien vouloir ordonner la construc-ion de tunnels sons- ’a voie ferrée du Canadien National, tant à la rue Brière qu’à la rue de Martigny.L’Ingénieur est autorité à remettre le niveau des rues Saint-Louis et Laviolette à une hauteur convenab’e, pour les trottoirs existants.— Dans le but de remédier au chômage le conseil demande au Gouvernement Provincial de lui accorder un octroi de $20,000 pour la construction du pont de l’Ave Bélanger.— Le Greffier dépose les listes é-[ectorales parlementaires et les plaintes déposées sont examinées et la liste est homologuée par le conseil, — Le Conseil adopte un règlement portant le No.202 N.S.par lequel les intéressés à la construction d’un égout ordonné par le règlement No 17 N.S., sont déchargés do l’obligation de contribuer dans le eoût d’entretien du dit égout.— Un autre règlement portant le No 203 N.S., est adopté par le conseil.Ce règlement ordonne la construction d’un égout dans la rue Me-lançon sur les lots 283 et 284 du cadastre.Et quand, aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, il y a le malaise qu’on y voit dans l’industrie, la fi nance, les affaires en général, il serait extraordinaire que nous y eussions échappé.Malgré les propos les plus optimistes qui se tiennent un peu partout de ce temps-ci, l’on fera bien de regarder en face la réalité, de ne pas se la dissimuler.Les belles paroles seules ne l’amélioreront guère.” LES ANNALES M.Louis Barthou a passé quelques jours à Bayreuth.Il a assisté aux funérailles de Siegfried Wagner.Les pages qu’il publie à ce sujet dans les Annales du 1er septembre sont de tout premier ordre.Dans le même numéro, une longue nouvelle inédite de Somerset Maugham, Le Tarîte, les rubriques habituelles d’Yvonne Sar-cey, Henry Bidou, André Billy, André Lang; la fin des Notes sur Vienne, de Jean Mistier.Un important supplément consacré à Mistral, et superbement illustré, contient des études de Henri de Régnier, Emile Ripert, Jeanne de Flandeysy, André Chamson, Gabriel Boissy.Le numéro est en vente partout: 3 francs.PENSEES Devant une législation obstinément oppressive, la liberté du bien ne se demande pas.Elle se prend.Et ensuite elle se défend.Lacordaire Lorsqu’on a l’esprit tranquille par a jouissance du vrai bien et par la oie d’une bonne conscience, comme on n’a rien d’amer en soi, on a de la lcu?cu- pour les autres.Bosquet &__ f L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 10 OCTOBRE 1930, ¦ y | AU ROYAUME DE DZINN I RIVALITES Dédié à Anne-Marie ' I (Suite) , 'L.la: — La porte des copies de .*.nous a empêché de les publier s.aine dernière.Pointe-Claire, 28 août 1929.Mon cher Ernest, ' J ’irai pas à la plage.Je suis uc xi tée.Tu sais comme moi que at ente fait mal.Et quelle attentg ! .Je saurai sans doute ce soir si î.o.i;.sommes ruinés.Viens à 8 heu.i et la nouvelle te sera connue un e.s premiers.Il te restera beaucoup à ui;e.surtout à réfléchir.C’est ce à quoi je songeais cette a-près-iaidi.Au revoir, Suzanne Du pli apporté par Germain, Ernest avait fait une boule et l’avait envoyée par la fenêtre, au fond du jardin.Rageusement, il se promenait de long en large dans le bureau paternel.— Aucune nouvelle, Ernest?— Non, père, pas d’issue.mais nous saurons tout ce soir.— Tu n ’abandonneras pas Suzanne, cette sage enfant si charmante, si nos prévisions se réalisaient?— C’est une question d’intérêt et non de sentimentalité, Marguerite.— Oh ! toi, ton fils et tes spéculations.Mettez de côté le sentiment Le nouveau FORD a un pare-brise en vitre incassable Triplex Ce pare-brise a déjà sauvé bien des vies.Quelle que soit la violence du choc, le pare-brise du nouveau Ford ne se cassera pas.Vous êtes par conséquent protégé contre les éclats de vitre qui causent 65% des blessures par automobiles.Venez et nous vous montrerons les autres avantages extraordinaires de ce nouveau modèle.et vous arriverez au beau résultat Perrier.Ernest, si j’étais à ta p'ace, je continuerais mes assiduités auprès do Suzanne.— C’est une position future médio cre.— Qu’importe si vous avez le bonheur au foyer.— Piètre bonheur ! — Il semble que tu ne l’aimes pas.— Si je l’aime, mais.—-0’est ce mais que je déteste Heureusement qu’elle ne l’entend pas.Tu n’as jamais aimé que son argent.— Je crois que j’en possède assez autant qu’elle, sinon plus.— Bien, mais la.position Perrier n’était pas à dédaigner.Vaque à tes affaires consciencieusement.El'e mé ritait mieux que cela cette petite.Je l’aimais.Elle aurait fait une be le fille intelligente et raisonnable et je crois que je savais mieux apprécier ses qualités que toi et.sa mère.— Merci de ta sympathie et de la.morale.Je vais de ce pas chez Suzanne.Ne m’attendez pas, je termine a soirée à Montréal.Tu me ver ras au bureau demain, père.— Et les nouvelles que tu dois nou: apporter ?— Vous recevrez le téléphone de notre agent secret.— Qu ’importe, j’aurais aimé con naîtro celles plups intimes.— Et surtout les sentiments de cet te chère Suzanne.— Il est heureux que ce soit vers elle qu’aille votre pitié et non vers la tête de linotte pincée qu’est sa mère, laüiiÿSTM HECTOR M.MILNE Saint-Jérôme GARAGE D.-MONTAGNES Saint-Eustache MOÏSE PAQUETTE Sainte-Agathe LAURIN & LAFONTAINE Mont-Laurier GEO.FORGET Labelle Depuis une heure, Suzanne est prostrée dans un hébétement complet Autour d’elle dans le boudoir, tout est noii’.Seule, la flamme du foyer jette quelques reflets lugubres dans la pièce.Discrets et stylés, les deux serviteurs se sont retirés dans leurs chambres après avoir vainement pro cligué leurs consolations et offert leurs services.Aussitôt après le départ de Ger main deux téléphones successifs du premier secrétaire de son père lui ont appris l’écroulement de la Cie Perrier et la mort foudroyante de ce dernier succombant à 6 heures à une attaque d’apoplexie.C’est qu’elle redoutait le plus.Ernest peut venir il ne réveillera pas un atome de vie et de raison dans cette loque qu’est maintenant Suzan ne.Il peut l’amèner chez lui la faire soigner dorlotter par sa mère qui ne demande pas mieux; il peut promettre mariage, baisers, amour, ar gent, toilettes.on ne lira pas moins, dans les journaux, le lende main, cet entrefilet écrit en lettres flamboyantes, alléchantes à Pattern tion des badauds.4 PERTES EN UN JOUR Son père, sa mère, sa fortune, sa rai son.Et sous le portrait de l’infortunée Suzanne, le commentaire suivant: “Le hasard n’est pas toujours tendre aux humains.Nous regrettons d’apprendre qu’une de nos plus distingués et plus riches Montréalaises, avantageusement connue dans les cercles et les salons de la Métropole, est devenue démente à la suite de trois énormes épreuves qui l’ont accablée, dans la journée d’hier.“Monsieur Perrier, père de Mlle Perrier, est tombé dans son bureau, à 6 heures, hier soir, foudroyé d’apoplexie.Il venait de mettre fin à une assemblée de créanciers devant lesquels il avait lu un bilan avec un déficit de cent neuf mille piastres____ “Outre sa fille profondément malade, Monsieur Perrier laissait sa femme, dernière représentante de la famille De Melun.C ’est à dessein que MAGASIN INDEPENDANT VICTORIA Henri Gareau St-Faustin Station .Une Nouvelle Valeur pour le Dollar ! 3 Annonce nouveaux HUIT et un nouveau SIX n a de- Jamais une telle qualité d’auton obilcs été offerte à si bas prix.La différence __ vient plus apparente quand on compare les prix des séries nouvelles et plus belles du Nash avec ceux des séries correspondantes de l’année dernière.Nash offre autant pour si peu à cause de sa facilité de production, de l’élimination du capital emprunté et de sa faculté de prévoir.Cet exemple de valeur-donnée fut projeté en novembre dernier.A cette épo- que, C.W.Nash et son état-major prévu-rent clairement les conditions actuelles.Ils commencèrent à construire des automobiles d une si grande valeur qu’elle convainc les acheteurs les plus indécis.Le résultat apparaît de suite.Un minutieux examen des quatre nouveaux Nash établit le fait que rien qui les approche, meme de loin, n’a pu être obtenu, dollar pour dollar, dans leur catégorie respective.i if Jà fil m ETUDIEZ CES PRIX SENSATIONNELS Comparez ce qui est le plus remarquable accomplissement du Nash ______ le nouveau Six — avec le Six auquel il succède.Le nouveau Six offre une grande supériorité — à des prix variant de $205 à $180 au-dessous de ceux de l’encien Six.-•jfCa K arrosserie Coupé .Coupé (rumble seat) 1-1 Nouveau S x D[*Smc de Vannéef * lj \Basede114 dernière 4 t Base de 114 II $1295 $1210 $1060 $1260 $1205 îDifférence $205 $185 $200 $180 Comparez le Nouveau Huit-70, avec ses deux cylindres additionnels, sa base plus longue, sa carrosserie plus grande, plus luxueuse, avec le Six cylindres qu’il remplace.Vous constaterez le fait remarquable qu’il y a une différence de prix en faveur du nouveau Huit.\Carrosserie Neuveau Huit 70 Base de 116 1 Sedan (4 portes).$1280 Coupé.$1215 Coupé (rumble seat).$1255 Spécial Sedan (4 portes) .$1230 Six de l’année derniere Base de iia\ $1295 $1210 $1260 Différence $15 $5 $5 Comparez le nouveau Huit-80 à double allumage avec le 6 cylindres qu’il remplace.Le Huit-80 est plus grand, plus long.Les lignes, son capitonnage sont plus beaux, et les prix sont radicalement plus bas.____ Nouveau Huit-80 Six de l’année* ‘imCarrosserie U.étf Allumage double jf dernière Différence [Base de Base de 118" Sedan (4 portes).$1770 $1940 $170 Coupé.$1700 $1840 $140 Coupé (rumble seat).$1755 $1910 $155 Town Sedan (4 portes) .$1885 Comparez la série des Huit-90, moteur de 115 H.P., avec le 100 H.P.de l’annee dernière.La carrosserie est plus belle, le capitonnage plus luxueux, et les prix beaucoup plus bas.Nouveau Huil-ço Carrosserie Allumage double Basse de i24’’-ijj” •Sedan (4 portes).$2150 Cabriolet.$2335 Coupé.$2335 Coupé (rumble seat).$2405 Sedan (7 pass.).$2665 Limousine (7 pass.).$2810 Ambassador.$2525 Victoria.$2435 Huit de l'année dernière Base de 124”-i^j’’ $2480 $2595 $2650 $2735 $3050 $3320 $2910 $2835 Différence $330 $260 $315 $330 $385 $510 $385 $400 Frites Are CanudUtn List, F.O.B., LECARE AUTOMOBILE DE SAINT-JEROME ST-JEROIVIE ComteJJde Terrebonne, P.Q.SUCRE GRANULE 100 lbs pour.SUCRE GRANULE 10 lbs pour.BEURRE I)E BEURRERIE la lb.SAVON BLANC PEARL le morceau.BISCUITS L.M.L.Gingembre.La lb.BISCUITS LAIT GLACE la lb.BISCUITS VIAU la lb.BISCUITS VILLAGE la lb.BLEU A LAVER Princess pour .MIEL BLANC 5 lbs pour.BOVRIL CORDIAL 16 oz.pour .FROMAGE VICTORIA La lb.FROMAGE CANADIEN la lb.ESSENCE JONAS 1 oz.assorties pour.Spéciaux du 13 au 18 octobre POUR DU COMPTANT 5.15 53c 37c 3 c 10c 10c 10c 10c 5c 53c 99c 33c 20c 10c 25c 25c GELEE VICTORIA 3 paquets pour .BARRES CHOCOLAT VICTORIA 6 pour .PRUNEAUX A 5 lbs pour.C D™ • AQr 5 lbs pour.SAVON CASTILLE PUR VIC- ET TORIA pour.OC Je recevrai dans quelques jours encore un char de bois de pin rouge de la Colombie.J’en ai encore en mains.Le mille pieds en V de % pour .Grâce au nouveau tarif Bennett, le lard en baril qui valait $38.00 jusqu’à nouvel ordre, vaudra $72.00.Le prix des Graisses pures et composées devra aussi monter en proportion.Si vous avez besoin de vitres, achetez maintenant de mon stock, à 1 ’ ancien prix, car lorsque j ’ aurai du nouveau stock il coûtera 110% plus cher.C’est-à-dire plus que le double de l’ancien prix.Epargnez de l’argent en achetant à mon magasin.36.00 nous mettons ce verbe au passé par que Mme Perrier n’est plus.Dans un autre colonne de notre journal on vous relate le terrible accident de collision d’un passager rapide avec une machine des nôtres, en voyage en Californie.Madame Perrier était parmi les excursionnistes.’ ’ Suivaient d’autres détails plus intimes sur l’état de Suzanne, détails et compte-rendu plus ou moins vraisemblables.Les têtes s’échauffèrent; on en parla longtemps, et finalement, l’oubli étendit ses ailes sur les mémoires et les esprits.D’autres évènements plus récents occupèrent le peuple.Mais, deux ans plus tard, on lisait dans le même journal: “Jeune chimiste féminine vent à une compagnie américaine uen composition de teinture pour 5 millions.’ ’ “Mlle Suzanne Perrier fille de M.et Mme ePnier, morts il y a deux ans dans des circonstances tragiques, Vient de vendre à la compagnie de chimie Franco-américaine pour laquelle elle travaille depuis un an, u-11e préparation de teinture qui simplifierait beaucoup les méthodes présentes de la teinturerie, {f.Cette fortune subite ne semble pas avoir ébloui Mlle Perrier, habituée depuis l’enfance au luxe de grande famille.Très avenante, elle a reçu notre représentant, un triste sourire aux lèvres.Nos sincères félicitations et nos meilleurs souhaits de réussite future.Mlle Perrier nous faisait p.rt de son désir de continuer ses opérations chimiques, pour son bon plaisir, s’entend.Peut-être nous réserve-t-elle la surprise de nouvelles découvertes.” Elle a certainement un grand talent.” Et un an plus tard : Mardi dernier, en l’église Saint-Jacques de Montréal, était célébré le mariage de Mlle Suzanne Perrier avec M.Ernest Dumoulin, fils de M.et Mme François Dumoulin, tous de notre ville.Après réception dans les salons de Mme Dumoulin, les nouveaux mariés NOUV&LES DE STE-AGATHE Province de Québec, Municipalité de la Paroisse do Saintc-Agathe-dcs-Monts.La résolution suivante passée et adoptee par le Conseil de la Paroisse de Sainte-Agathe-des-Monts, à sa séance générale du sixième jour du mois^ d’octobre, mil neuf cent trente, a été textuellement transcrite comme suit : IL LS I PROPOSE par le Conseiller J.-Alphonse Clément, secondé par le Conseiller Wilfrid Chalifoux et résolu qu’un vote de sympathie soit offert à Monsieur J.Adrien Liboiron, l occasion de la mort de sa femme, décédée récemment et que copie de cette resolution soit envoyée à la famille et aux journaux.Je certifie que ce qui précède est un extrait veritable du livre des délibérations de la Municipalité de la Paroisse de Sainte-Agathe-des-Monts, dont je suis le secrétaire-trésorier.DONNE A Ste-Agathe-des-Monts ce septième jour du mois d’octobre, mil neuf cent, trente.GEO.LIBOIRON Secrétaire-Trésorier NEW-GLASGOW I GAGNEZ 6.00 à 10.00 PAR JOUR ^T.n„“A°uî *n.aPrrenai>t métier Méca- Itffc» Urt*+*a»,0 se sont embarqués pour l’Europe, à bord du Duchess of York.Us visiteront tous les pays d’Europe.Le sentimentalisme de mamap Dumoulin avait triomphé.Cependant 1 esprit spéculatif de papa Dumoulin et de son fils Ernest avait un peu eu gain de cause.DZINN Moyenne des concours mensuels des élèves de l’Ecole No.2, Glasgow, dirigée par Mlle Elizabeth Cayer! inst.’ 5ème ANNEE T ., % Uucienne Villeneuve.83.3 Aline Renaud.81 Lucien Renaud.74.5 Ludger Alary.05 Achille Villeneuvo.41 4ème ANNEE .% Pauline Lamarche.84.5 Rose Aimée Varin.78.5 Yvette Plamondon.67 Yvette Plamondon.67 Philippe Latour.49 Marcel Lamarche.39 3ème ANNEE t % Jean Paul Plourde.71 Roger Traversy.63.5 Raoul Renaud.62 André Alary.60 Aurore Forget.54 Rodolphe Thuot.42 Stalond LeBlanc.29 2ème ANNEE AVIS AUX PROPRIETAIRES I Economisez sur votre chauffage en faisant tirer :: les joints et calfeutrer au plastique vos ouver- :: tures par ; ; | 486, St-Georges BRUNO YALE Téléphone 337 i I **^****************************«11 ¦ ¦ 1 ¦ 1111,, 1 i,h„h ’ Annie Mitchell.86.5 Juliette Saint Aubin.85 Juliette Latour.70 Régina Traversy.60.5 Hercule Renaud.56 Germaine Laçasse.50 Emma Thuot.47 Georgette Lamarche.46 Emilio Alary.45.5 Léa Racine.45.2 Lucille Plamondon.45 Hector Racine.39 Irène Eorget.37 Laurette Sigouin .30.5 Emile Lamarche.27 Yvonne Thuot.15 i mm 1 WILLIE LABELLE ENTREPRENEUR-general CONSTRUCTION GENERALE, — FONDATIONS PLANCHERS EN CIMENT COUVERTURES EN GRAVOIS ' Etc POLISSAGE DES PLANCHERS, A L’ELECTRICITE PRIX MODERES Travail exécuté avec soin et promptitude Téléphone 59 122, Ave Parent St-Jérôme '*******t**«w*****«„< ¦ ¦ ' .gAy*v,v•N&ftf/sffîspù Votre Radiateur est-il bloqué ou endommagé?Nous réparons et redressons tous les modèles de radiateurs sur le mar-C.1”.Mandrins de radiateurs remplaces en deux heures; ;nous les faisons a nos ateliers.Nous fabriquons les carrosseries et les garde boue.Tout ouvrage garanti.Fous vendons aussi les accessoires d automobiles.Attention spécial e aux commandes d’en dehors de Montréal.Detroit Radiator Co.Ltd.361, rue Ontario Ouest, prés Bleurv HArbour 6766, Montréal 6 u-AVENIR DU NORD, VENDREDI, 10 OCTOBRE 1930.LETTRE OUVERTE A M.JULES DORIQN L’ACTION CATHOLIQUE Monsieur, Dans votre article du 20 septembre dernier, intitulé “Une source de maux”, vous vous en prenez aux tavernes et à la bière, des quelques désordres que vous avez pu contempler au hasard de vos randonnés à travers la bonne vieille ville de Québec et par extension, vous donnez quelques coups do boutoir à ceux qui annoncent nos bières canadiennes.Permettez moi, à ce sujet, quelques réflexion faites dans un esprit de conciliation et de respect pour votre personne et le journal que vous dirigez avec tant de talent et de dévouement.La vie végétative que vous menez à la campagne fait que la ville ne vous dit rien; c’est vous qui l’affirmez au début de votre artiole et comme je vous comprends.C’est sans doute à cet état d’esprit que nous devons vos vitupérations contre certaines scènes dont vous avez témoin dans un coin des plus fréquentés de la vieille capitale.Bagarre et désordres sont attribués par vous à l’existence de tavernes à cet endroit.Il reste à savoir si la bière a joué un aussi grand rôle que vous dites dans la bataille entre ouvriers, telle que vous la décrivez.A tout évènement, nous acceptons votre version, pour les besoins de notre argumentation, mais ce que nous ne pouvons accepter, c’est la conclusion ou plutôt les con elusions pour le moins étranges que vous en tirez.C’est la bière qui est au fond de toutes les misères morales et matérielles, semblez-vous dire, et on sent que pour un rien, vous voueriez la “détestable boisson” aux gémonies, de même que tous ceux qui ont le toupet d’en vanter les qualités aux lecteurs des journaux, et même, c’est bien triste de le dire, de certains bulletins paroissiaux.Si nous ne faisons pas erreur, il y a de ces annonces jusque dans certains organes de la bonne presse, comme le Devoir par exemple.Horreur ! mille fois Horreur ! Par extension, vous faites un crime à une mul titude de gens de grand talent, c’est vous qui le dites, de dénoncer la loi Volstead qui est en vigueur aux Etats-Unis, ainsi que les crimes innombrables que l’on attribue à la prohibition.Cette misérable loi, dites-oi'.',, cutpochc es gens de s’alcooliser également, mais, si nous en croyons ous ceux qui viennent de la républi-' me voisine, ne les empêche certainement pas de s’entretuer à volonté, au grand soleil de la liberté, telle qu’on a comprend actuel’ement chez nos voisins du sud.Evidemment, vous favorisez toujours la prohibition de toutes boissons, même la bière, et vous condamnez ceux qui les annoncent.même si leur vente est légalement organisée chez nous.Malheureusement pour vous, le ont n’est plus à la prohibition.Sans ompter la province de Québec, qui a toujours courageusement repoussé tonte législation de ce genre, tout en pratiquant, dans l’ensemble de sa population une louable tempérance, n’en' déplaise anx partisans de la prohibition, toutes les autres provinces, moins l’lie du Prince Edouard, ont graduellement adopté notre régie des liqueurs et s’en trouvent bien.Il n’y a plus que les “bootleggers” et ceux qui ne peuvent plus ou n’ayant jamais su boire, qui continuent à prêcher la prohibition, les premiers parce qu’ils s’enrichissent grâce à elle, les autres parce que n’ayant jamais goûté nos bonnes bières et liqueurs, ils en parlent comme un aveugle des couleurs.Certes, il en est qui abusent de la bière, ainsi que de tous les autres biens dont le Bon Dieu a doté l’homme.Il en est qui se rendent malades à trop manger.Va-t-on pour cela les mettre au régime végétatif.?.Ce serait vraiment trop cruel, et même M.Do- rion en jugerait ainsi, nous n’en avons aucun doute.S’il en est qui boivent de la bière plus que de raison, allons-nous eu i>river tout le monde?Poser la question c’est la résoudre dans la négative.La preuve en a été faite et do façon absolue aux Etats-Unis; on ne rend pas vertueux les gens par la force.Disons le franchement on les incite plutôt ainsi à se procurer illégalement les marchandises dont la consommation leur est défendue, quand celles-ci peuvent être consommées sans danger pour la morale et pour la santé.Au Canada, et particulièrement dans le Québec, on l’a compris ainsi, et tous semblent s’en trouver bien.Mais alors si la vente de la bière est chose légale, est un commerce légiti-mi, il s’ensuit nécessairement qu’annoncer ce produit n’a rien qui doive scandaliser, même l’âme timorée de nos amis de l’Action Catholique.Que ce soit la “T’as Pas, la Molson, la Dow, la Champlain ou la Dawes, l’annonce qu’on en fait nous paraît toute naturelle, et nous croyons que notre opinion ralliera l’assentiment de presque tous nos concitoyens.De même, être tavernier, surtout si l’on respecte les lois et règlements qui s’appliquent à ce commerce, comme le cas pour la plus grande majorité de nos taverniers, n’a rien de désliono-îant.Nous en connaissons qui sont d’excellents chrétiens, et même il y en a qui sont marguilliers de leur paroisse.Personne ne songe à s’en offusquer.Mais en voilà assez, mon cher M.Dorion.Je me suis laissé entraîner un peu trop loin à votre suite.Gomme conclusion de cette trop longue lettre, laissez-moi exprimer l’opinion que du moment qu’un commerce est reconnu et qu’il s’exerce dans les limites de la loi, il ne saurait y avoir aucun mal à ce que l’on annonce dans les journaux, même ceux de la bonne presse.De même, le fait que quelques-uns abusent de la bière, ne signifie pas que les antres doivent s’en priver.Prêchons plutôt la tempérance Hotpoint est le Premier en Rapidité - » Commodité Economie et Popularité COMME il est agréable et commode de cuire à l’électricité .suivant la méthode Hotpoint! Elle est fraîche .sûre .propre .et économique.Elle vous donne plus d’heures de loisir.Elle permet la cuisson parfaite .et des repas délicieux, riches en saveur et en jus naturels.Le Poêle Hotpoint est le premier en rapidité de cuisson, grâce aux éléments Hi-Speed qui sont plus rapides et beaucoup plus économiques .premier en commodité, grâce au Contrôle Super-Automatique du Fourneau et au nouveau Dessus de Cuisson Eclairé .premier en économie grâce au Cuisinier Economie.Il n’est donc pas étonnant que le Poêle Hotpoint Hi-Speed soit le premier en popularité .que plus de femmes fassent la cuisine sur le Hotpoint que sur n’importe quel autre poêle électrique! Voyez les derniers modèles en étalage, construits Tout-Acier et finis en Email à l’Epreuve des Taches.Et n’oubliez pas .vous pouvez posséder un Poêle Hotpoint avec quelques dollars comptant et des conditions faciles pour la balance.HR-lfOCr evnvnes fiour ree £>ar emmes Gatineau Electric Light Company Limited CANADIAN GENERAL ELECTRIC fia BUREAU CHEF TORONTO TT.-.7.mtggHaBUET' MONT-LAURIER / — Depuis trois semaines, les membres de la chorale de Mont-Laurier ont repris leurs cours de chant sous la direction de M.J.-A.Boisvert, maître de chapelle de la Cathédrale, Samedi, le 11 octobre prochain, la Chorale donnera une soirée récréative au profit des oeuvres paroissiales et de la chorale elle-même.Il y aura partje do cartes, chants, entre antres le chant italien ‘ ‘ Funiculi, Funicula”.Après le goûter, on donnera, une répétition de la jolie comédie: “Les Lecteurs Enthousiastes ’ ’.La chorale, fidèle et dévouée au service de la Cathédrale, compte, comme par le passé, sur la bienveillance et la générosité de ses amis de Mont-Laurier et de l’extérieur.Bienvenue à "tous, à la salle paroissiale de Mont-Laurier, samedi, le 11 octobre, à 8 heures.L’entrée est de 50c.¦—-MM.Alfred Dansereau Jr., Albert Charbonneau, d’Outremont, E douard De Passillé, de Montréal et M.Brisebois de Sainte-Adèle, étaient à Mont-Laurier, en excursion de chasse.— .Mlle Marcelle Dansereau, d’Outremont, était de passage, ici, jeudi et vendredi dernier.¦—- Mlle Adrienne Bonhomme, de Westmount, a fait un séjour d’une semaine, à Mont-Laurier.— M.Athanase et Mlle Yvonne Dumouchel, de Macn.za, M.et Mme Raoul Varia, de Weir, étaient en promenade chez Mme Berthe Robert et Euelide Nadon.— Mme Alfred Prévost, Mme Ulysse Prévost, Onésime Leduc et Darius que l’abstinence, et les résultats seront beaucoup plus satisfaisants.Que vous ne buviez pas de nos bonnes bières canadiennes, cela peut se comprendre au besoin, mais que vous vous en preniez à ceux qui eu boivent, c’est tout de même un peu fort, surtout en ce qui concerne ceux, et c’est l’immense majorité, qui en boivent avec modération.Par extension, jugez mieux de ceux qui annoncent la bière, car il s’en trouve dans des milieux qui vous touchent de près, et cela pourrait les blesser.Bien à vous, Rodrigue LANGLOIS Dir.-Gérant L’Association des Hôteliers de Campagne de la Province de Québec.Laçasse, tous de Saint-Sixte, étaient de passage, à Mont-Laurier.Ils sont allés rendre visite à M.Albert Prévost, Saint-Gérard.— M.et Mme Osias Renaud le Stc-Ag'athe, sont venus rendre visite à leur frère, M.Euelide Renaud, di-mancho dernier.— Mme Magj.orre Venue et sa fille, Georgette, sont allées, à Montréal pour assister à une cérémonie de prise d’habit de leur fille, Régina, chez les Soeurs de la Providence.'-M.et Mme Odilon Cailloux é-ta.iont, ces jours derniers, de passage clic z M.et Mme Arthur Venue.- ¦ Mme Arthur Venue, de Mont-La.:rier, est allé rendre visite à une de ses cousines de l’Ouest, à Sainte-Adèle, qu’elle n’avait pas vue depuis quinze ans.— M.et Mme Paul-Emile Forget, 'Mme Gustave Sabourin, son fils, Léopold, tous de Mont-Laurier, Mme Napoléon Barette de Montréal, ont visité, la semaine dernière, en auto, ’Oratoire St-Joseph, Cap de la Madeleine, Trois.Rivières, Québec, Ste-Anne de-Beaupré, Lévis et autres villes.tare.'- «fl—IWI MMBO—iM — En la cathédrale de Mont-Laurier, fut béni, cos jours derniers, par l’abbé A.-P.Neveu, le mariage de Mlle Lucienne Sabourin, fille de M.et Mme Gustave Sabourin, à M.Hervé Blouin, fils de M.et Mme Flavien BJouin.La Cathédrale était décorée pour la circonstance, un programme musical fut exécuté par les Enfants de Marie.La bouquetière fut Mlle Pierrette Thouin.Après la cérémonie, il y eut réception chez le père de la mariée où le vin fut servi.Ensuite, M.et Mme Hervé Blouin partirent, en auto, pour un voyage d’une quinzaine de jours.Au nombre dos invités, on remarquait: M.et Mme Flavien Blouin, M.et Mme Gustave Sabourin, M.et Mme Henri Sabourin, M.et Mme Isaïe Godmer, M.et Mme Hervé Bélanger, MM.et Mmes Ubaild Blouin, Arthur Forget, Paul-Emile Forget, Maurice Regimbald, Mme Albert Thouin, Mlles Médora Blouin, Juliette Lange-vin, Henriette Blouin, Aurore Da-viault, Jeanne Landry, Fabienne Ro-cheleau, Graziella Whissel, Fidèlle Whissel, Marie-Jeanne Forget, Jean- nc-Berthc Morin, Rachel Saint-Germain, Simonne et Aline L’Allier, Jeannette, Moneion, M.et Mme J.-M.L’Allier, Mlles Fernande Moneion, Rose-Aline Thomas, Yvonne Thomas, Carmel Forget, Lucille Forget, Antoinette Brière, Rosa Brière, M.et Mme Dr A.Laçasse, M.E.H.Sabourin, Guido Sabourin, Romuald Thomas, Mme Armand Moneion, Mlles Irène Pilon, Laurette et Claire Grenier, M.et Mme Donat Godmer, M.et Mme H.Gauvreau, M.et Mme Emile Vanchesteing, M.et Mme Nap.Thomas, M.et Mme Arthur Gadieux, de Montréal, M.Shyler, Miss Craft, M.et Mme Jos.Major, Saint-André, M.et Mme Couillard, de Montréal, MM.Paul Sabourin, Roland Boisvert, C.C.Vaiïlancourt, Mlles Rollande et Germaine Sabourin, et autres.Téléphones 65 et 246 Hôtel Lapointe Alf.Lapointe, Prop.255-257, RUE LABELLE Saint-Jérôme, P.Q.Un exemplaire vous sera expédié gratis sur demande• Voyez cette marque sur chaque boite.Elle garantit que la Poudre “Magic” ne contient pas d’alun ni aucun ingrédient nuisible.LA POUDRE A PÂTE “MAGIC” ne varie jamais Scs qualités uniformes pour faire lever la pâte donnent toujours les memes résultats à chaque cuisson.Sur 4 ménagères canadiennes qui cuisent à la maison, 3 disent* qu’elles l’emploient parce qu’elle donne toujours de meilleurs résultats.Si vous cuisez vous-même à la maison, vous trouverez des douzaines d’intéressantes suggestions dans le Nouveau Livre de Cuisine “Magic.” Essayes cette Recette de Muffins 1 cuillerée à soupe beurre 3 cuillerées à thé Poudre 2 cuillerées à soupe sucre à Pâte “Magic” 2 oeufs î cuillerées à thé sel 2 J tasses farine 1 tasse lait doux Battez en crème le beurre et le sucre.Ajoutez les oeufs un à un en battant bien.Tamisez ensemble les ingrédients secs et ajoutez au premier mélange en alternant avec le lait.Si la pâte n’est pas assez épaisse, ajoutez un peu plus de farine.Versez dans des moules à muffins bien graissés et faites cuire à four chaud pendant 20 minutes.*Ce fait a été révélé au cours d*une enquête récente poursuivie à travers le pays tout entier.STANDARD BRANDS LIMITED PRODUITS GILLETT t'-S'T•TOTaUtHH*'**—Il’«¦.r-RiUj.1.—1 .W—'-m—JLIi;.I Will Une Ombre Prometteuse i ü ni Le digne couronnement d’une journée parfaite .d’un travail parfait! Une bouteille de Stock Molson riche et crémeuse .la bière de bonne consistance, pétillante et savoureuse.votre Essayez-la aujourd’hui à taverne habituelle.Puis comman dez-en une caisse chez l’épicier.MOLSON “India jPute99 “Stocfo" “Expert Ssii ÜÉI MM: mmÊm .¦ ; ¦ ; ÉBMÊfë mm mammy AV.ri- Wmm ••¦feu î mm : Ék ' f v -, iX.iïffu iîïS\ SW wMm V/jyrHc Aie BlEKEMOts] A BIC"* Vo v! t I V SSJS* IV ACTIVITES DU CERCLE DE FERMIERES DE FERME-NEUVE, AU COURS DE L'ANNEE 1929-30.J’ai l’honneur, en ce jour, de vous faire rapport sur les activités déployées par notre Cercle au cours de l’année 1929-30; et a .i, de vous en faire connaître l’ét.,1 financier pour 'a période correspondante, e’est-à-di r, code comprise entre le 1er juil-ri le 1er juillet 1930.Tout d’abord, qu’il me soit permis de dire toute la reconnaissance que nous devons aux membres du Congrès des Cercles de Fermières Fédérés de la Pruvincë de Québec, réunis en juin dernier à Mont-Laurier, ]) r a .ie qu’i s ont daigné nous faire.Au cours de la.réception, que nous leur avons faite, ont pris la p''ole; — Mme J.H.Charbonneau présidente de notre Cercle, M.le Curé J.M.Martin, notre aumônier, M.1bbé De PIof, directeur général des Ecoles Ménagères Provinciales.M.Henri Bourassa, notre député r.u Fédéral, M.Alph.Désillets, chef du Service de l’Economie Domestique, M.Geo.For-cher, agronome du comté Labolle, M.dfe.r—- L’À'yylIfmt tm- Ï*ÛBD, VKNüïtROT, Î0 OOTOfiffF! JBBO, fs Gagnon, de la Maison DUPUIS FRERES Ltée, Mme Mathias Ouel-;e.te, vice-présidente des Cercles de Fermières Fédérés de la Province de Québec.Le tout s’est terminé par une bénédiction soilennelle du T.S.Sacre-mont.(Avec diacre et sous-diacre) — Nos élèves de l’Ecole du Village sous la direction de nos bonnes Religieuses, les Révérendes Soeurs de Sainte-Croix, ont fait les frais du chant et se sont admirablement acquittés de leur tâche.Grand merci aussi à ces derniers qui nous ont assurément fait honneur en cette circonstance.Et pour confirmer ce que je viens de dire je reproduis la lettre que M.l’abbé D.Dumouchel, de Mont-L .urier et organisateur en chef du Congrès en question, écrivait à notre Aumônier, en late du 3 Juillet 1929.“— A vous ma reconnaissance et à votre Cerc e G Fermières mes p’us sincères félicitations pour l’aide précieuse fé i-bienveif ante, que vous nous avez accordée.L’oeuvre, que nous venons t’accomplir en faveur du Congrès a.rrieo'e et ménager d • s ro i.n”n -tides, durera à n’en pas douter.Votre réception a été magnifique et appréciée par tous les visiteurs.Les délégués ont été heureux d’assister dans "otre belle et charmante ég ise à la bénédiction solennelle du T.S.Sacrement.Le chant a été digne de vo- «¦•ïaOTrnsî.- .Mas***.»* -jsnar- »G&?.rs3»3ri -T-i wt Jaswrpt-Tg • -irsBssiajHuaar Le Mécanisme Monitor” Sauvegarde la Santé économiquement TE Mécanisme “Monitor” est tout ce qui est nécessaire pour assurer le fonctionnement du Réfrigérateur General Electric.Il est huilé en permanence et placé à l’intérieur d’un boîtier d’acier hermétique, h l’abri des atteintes de la poussière et de l’humidité.II a été conçu pour donner, toute la vie durant, un service économique et exempt de tous soucis.Allez voir le Réfrigérateur General Electric chez le plus proche dépositaire et renseignez-vous sur ses multiples avantages! fonctionnement silencieux, commodité du régulateur de congélation, spneiosité des tablettes intérieures, chambre de refroidissement émaillée, etc.eu-no or CONDITIONS FACILES A VOTRE GRE REFRIGERATEUR TOUT-ACIER GENERAL® ELECTRIC Gatineau Electric Light Company Limited Shawinigan Water & Power Company Ouebec Power Company Garanti par In CANADIAN GENERAL ELECTRIC CO., Limited tre chorale.A la salle paroissiale, votre programme a été exécuté avec ensemble et les allocutions ont dû produire des impressions qui seront durables.En un met, je vous remercie pour tout ce que votre Cercle a fait on vue d’assurer le succès de notre Convention du Nord Laurentien.” Dès le début de l’année, en commençant nos séances d’étude, l’Exécutif, sur l’avis de notre Aumônier, a pris comme objectif principal deux concours, auxquels il a invitp tous les membres de participer; l’un, pour l’embellissement des demeures, et : ’autre, pour la meilleure réussite dans la confection et l’entretien du ; jardin potager.Plusieurs inscriptions furent enregistrées sur le champ ce qui était encourageant et augurait dé, à bien.En plus, au cours de chacune ’ îles réunions mensuelles, il y eut des concours sur différents travaux, prix • d’assistance tirés au sort parmi les membres présents.Bon nombre de i oniéien.es, de causeries, de lectures et de démonstration furent faites par ::ot:e Aumônier, par des visiteurs et même un certain nombre de membres I du Cercle.De .a théorie, on en est venu à la pratique.C’est alors que nous avons u voir et constater que nous avions les fermières habiles et même exper-1 c; en plus d’une branche de l’économe domestique.La plupart des membres ont assurément bénéficié de l’ex->ér once déjà acquise de leurs aînées.L’anniversaire de La fondation de noire Cercle a été célébré avec pompe t solennité par une soirée intime et écréative,, laquelle fut non moins ¦éuLsie et brii lante que celles des années précédentes.Notre exposition agricole a été couronnée de succès et nous a valu des compliments de la part de Mlle Car-bonneau juge, envoyée par le Ministère d’Agriculture Provincial.— “Ici, disait-elle, au cours de ses remarques, ici, à Ferme-Neuve, les exhibits sont nombreux et de choix.Je puis même vous assurer qu’ils sont supérieurs à ceux que j’ai vus, examinés et jugés chez les Cerciles voisins.A vous de continuer dans la voie du progrès.—” Mlle Oarbonneau nous i cependant conseillé de n’avoir d’exposition agricole qu’à tous les deux ans; et cela, pour donner plus de temps aux exposantes qui auraient l’intention de présenter de nouveaux exhibits.Nous croyons ses avis sages et saurons nous y conformer en conséquence.L’ouvroir, et ce, en dépit des appels de notre Aumônier, n’a pas donné cette année toute la somme de secours, auxquels nos pauvres étaient en droit de s’attendre.Espérons que ! ’an prochain, nos membres auront le temps voulu à y consacrer car, ne l’oublions jamais.“Qui donne aux pauvres, prête à Dieu”.Le 12 mai, le Ministère des Terres et Forêts ayant mis à la disposition de notre Cercle, et ce, par l’entremise de M.Horace Mayer, ingénieur forestier, un certain nombrew d’arbres d’ornementation, nous avons eu notre fête, dite “La plantation des arbres”.Tous les arbres furent plantés, et le soir, il y eut une petite réunion à la sal’e paroissiale.Nos remerciements aux autorités du Ministère susnommé.La Standard Brand Limited, de To- wsüAkT^ ï nrsLzsntï Quadruple organisation en vue d’un service de banque efficient L’ORGANISATION de la>Banque de Montréal coni' porte les quatre caractéristiques suivantes: 1.La succursale locale et son gérant; 2.Le contrôle et les bureaux provinciaux; 3.Une institution ramifiée dans tout le pays avec plus de 650 succursales; 4» Une banque internationale avec des bureaux dans les principaux centres financiers du monde et des relations bancaires qui s’étendent au monde entier.Chaque client en particulier jouit de tous les avantages de cette organisation bien équilibrée.Malgré l’ampleur considérable et la portée de ses opérations, la Banque de Montréal accueille les petits déposants tout comme les gros, et elle étend à tous le même service de qualité.BANQUE DE MONTREAL \ Fondée en l8l7 L’ACTIF DÉPASSE $800,000,000 J.V.RABOIN, Cérant A.S.MAGUIRE, Gérant ].O.R.MARCHAND, Gér.G.E.WURTELE, Gér Succursale de St.Jérome: Succursale de Ste.Agathe Succursale de St.Jovite: Succursale de Ste.Therese: ronto, Ont., successeurs (le E.M.Gillet Co.Ltée, nous envoyait, le 13 mai, ou plutôt le lendemain, comme conférencière, Mlle J.A miette, laquelle avait pour mission d’annoncer et de faire connaître les produits de cette maison de commerce, notamment la poudre Magic, la crème Tartar, etc.Elfe a fait des démonstrations intéressantes devant un public assez nombreux.— Puis, comme “side line”, dirait notre amie Paulette, elle nous apprit la manière par excellence de préparer le thé et le café, en vue d’en faire un breuvage sain, délicieux et réconfortant.Nul doute qu’elle a rendu service à plus d’une ménagère.Le 28 suivant, le ‘ ‘ The Singer Sewing Machine Co.Ltd.,” de Montréal, P.Q., nous envoyait un représentant dans la personne de M.A.Fx-ancoeur, M.S., de S.Jérôme de Terrebonne, P.Q., lequel nous arrivait avec différents modèles de machines à coudre mues par l’électricité.Après nous avoir démontré comment s’en servir, dans une causerie, il nous fit voir ou plutôt nous donna des explications sur J a manière d’utiliser les divers accessoires pour la confection des ouvrages de fantaisie ou autres.Tel est dans ses grandes lignes le programme qui a été tracé et que les 89 membres de ce Cercle se sont efforcés de réaliser en son entier autant que possible.Avec la présente assemblée, prennent fin les opérations de l’année courante.A toutes et à chacune de vous en particulier, l’Exécutif du Cercle des Fermières de Ferme-Neuve souhaite de joyeuses et agréables vacances.Le tout humblement soumis.La Secrétaire-Trésorière Mme Horace MAYER Comment empêcher les aliments d'aigrir sur Testomac Evitez les gaz et l’indigestion Ce sont les gaz formés par la fermentation des aliments qui en ballonnent votre estomac, vous causent, après les repas, ces sensations d’aigreur, de brûlure, d’apathie, de lourdeur, ainsi que de douleurs de digestion.Il a été prouvé que les acides de l’estomac étaient la cause de presque toutes les indigestions et du ballonnement de l’estomac, de même que les digestifs artificiels ne procurent aucun soulagement satisfaisant.Il faut plutôt prendre un anti-acide neutralisa-teur pur après les repas afin de combattre ces dangei'euses formations d’acide et il n’y a aucun doute que la Magnésie Bisuratée soit le meilleur et le plus sûr médicament indiqué dans ces cas.Vous pouvez l’obtenir de toutes les bonnes pharmacies, soit en poudre, soit en comprimés, et il suffira d’en prendre une cuillerée à thé ou quatre comprimés dans un peu d’eau, après les repas, pour neutraliser instantanément l’acidité excessive de l’estomac empêcher une fermentation trop rapide des aliments et assurer, de ce fait, une digestion normale et sans douleurs de tous les aliments que vous aurez absorbés.Essayez ce traitement simple et vous serez satisfaits de l’absence totale des phénomènes de l’indigestion.VAL-MORIN — Le 29 septembre, fut béni en l’église Saint-Norbert, le mariage de Mlle Béatrice Legault, fille de M.et Mme Tancrèdc Legault à M.Henri Beauvais, fils de M.et Mme Donat Beauvais, par M.l’abbé E.Therrien, 'juré de la paroisse.La mariée portait une robe de crêpe, georgette garnie de dentelles avec un voile de tulle.Son bouquet était de roses blanches.Demoiselles d’honneur, Simonne Beauvais et Simonne Legault avec bou-pxets de roses roses.Bouquetières, Marcelle et Marie-Paule Legault.Pendant la messe, le programme musical fut exécuté par Mme Henri Pa-gé, à l’orgue; Mme Henx-i Vendette, villes Irène Lapierre, Bernadette Va-lier et Monique Ouellette.Le vin fut servi chez M.Tancrède Legault.Le finer chez M.Donat Beauvais.Le souper chez le'père de la mariée.On remarquait parmi les invités, MM.et Mmes Plonoré Desjardins, Eugène Valiquette, Wilfrid Marinier, Ovila Corbet, Honorius Guindon, H.Desjardins, Joseph Beauvais, Donat Beauvais, Armand Beauvais, B.Beauvais, H.JB»auvais, E.Beauvais, Joseph Legault, N.Legault, Joseph Larose, J.Lacas, W.Locas, A.Locas, D.Bouchard, A.Vanier, G.Legault, A.Boyer, E.Legault, Y.Larose, W.Whelan, R.Valiquette, H.Valiquette, R.Bélair, L.Larose, V.Larose, C.Larose, A.Larose, O.De Repentigny, T.Lafantaisie, A.Paquette, E.Dion, M.Godmer, E.De Repentigny, R.Cousinau, L.Saint-Louis E.Boyer, P.Bertrand, L.Bélisle, J.Whelan, O.Bélisle, R.Bélanger, M.Regina, .R.Thurneywe, A.Tougas, H.Vendette, A.Legauüt, Alfred Legault, D.Marinier, F.Vanier, R.Desjardins, F.Foiget, A.Forget, H.Baulne, P.Legault, L.Godmer, J.Cayford, I.Page.H.Page, F.Ouellette, P.Ouellette, A.La treille, A.Bélair, R.Bélair, A.Fleurant, J.Timey, D.H.Marinier, N.Filion, R.Levert, C.Lamontagne, D.Desjardins, H.Corbeil, A.Corbeil, O.Gorbeil, A.Corbeil, Esdras Bojver, E.Boyer, P.Valiquette, E.Valiquette, H.Hamelin, E.Sauvé, O.Valiquette, T.Quevillon, Mlles Monique Ouellette, C.Bélisle, S.Beauvais, S.Desjardins, H.Locas, M.A.Hamelin, L.Baulne, B.Vanier, C.Vanier, B.Forget, II.Valiquette, T.Valiquette, L.Valiquette, L.Locas, Aline et Alice Locas, I.Lapierre, R.Desjardins Y.Latreille, M.A.Poirier, A.Cousineau, A.Boileau, A.Boyer, L.La-moureux, R.Giroux, L.Boyer, L.Fi-lion, L.Doré, etc.LAC ST-PAUL — Le Cercle agricole de Lac Saint-Paul, en organisant un concours de labour le 23 septembre demie,r, a écrit xxne belle page de ses activités.L’entrain des concurrents, des spectateurs nombreux, un temps frais et ensoleillé ont fait de ce concours un succès complet.Se sont classés premiers: A — Pour la meilleure planche : 1er, Jules Miller, 2ème Roméo Paiement, 3ème, Gérard Bourque, 4ème Amédée Dufour, 5ème Jean Meilleur, 6ème Mathias Longpré, 7ème Camille Dufour.B — pour le meilleur endos : 1er Jules Miller, 2èyie Roméo Paiement, 3ème Amédée Dufour, 4ème Mathias Longpré, 5ème Jean Meilleur, 6ième Gérard Bourque, 7ème Camille Dufour.M.J.-L.Pelletier agronome du comté, eu rendant la décision, a développé avec beaucoup d’intérêt pour tous, l’importance capitale et les conditions d’un bon labour.M.Jos.Loi-sel, laboureur-expert, de Mont-Laurier, l’accompagnait.Une grande partie du succès revient à M.Jules Miller, le dévouéprésident du cercle de Lac Saint-Paul, et à M.l’abbé M.Poissant, secrétaire du cercle et promoteur du concours.On remarquait la présence très significative et très encourageante de M.l’abbé J.-M.Martin, curé de Ferme-Neuve, et de M.l’abbé Jos.Latour, curé de Mont-Saint-Michel, tous deux ajoutant, on le sait, à leur charge pastorale le noble métier de cultiver la terre, ont pu à juste titre faire l’éloge de l’agriculture et redire ce que le cultivateur doit au prêtre et à la paroisse.O’est au crédit du cercle des Bonnes Fermières que nous devons le dîner si canadien, si familial autant que succulent, qui fut le “clou” de cette joute inoubliable.Il faut eiter, les derniers mais non les moindres, ceux qui ont permis de doter les concurrents de très magnifique prix: Ont donné $5.00: MM.l’abbé J.-M.Martin, curé de Ferme-Neuve, Isaïe Godmer, FermesNeuve, MeCall et Sheyn, Quebec; Mai'cel Poissant, curé do Lac Saint-Paul.$2.50: MM.J.-H.Charbonneau, gérant de la Banque Nationale: L.Mon-cion, B.Laurin, E.Sabourin, marchands, Mont-Laurier.$2.00 : MM.Albert Hotte, Saint-Jérôme; Dr A.Paquet, A.Vaillaneourt, de la Cie Légaré, G.Sabourin, Ouellette et Sinkler, Mont-Laurier; A.Poirier, Ferme-Neuve; ;A.Perron, J.Perron, Lac Saint-Paul.$1.00: MM.J.Jarry, notaire, Y.Boisclair, N.Thomas, N.Trade., Caron frères, Blair et Martineau, Mout-Laurier ; Jos.Lafontaine, D.Godmer, A.Ethier, J.Charbonneau, D.Ouellette, P.Courtemanche Dr P.-A.Neveu, D.Vanier, A.Legault.A.Mayer, D.Leduc, A.Labelle, A.Cloutier, I).Lapointe, C.Giroux, Ferme-Neuve, Alb.Jo itoeur, Lac Saint-Paul.ST-FAUSTIN STATION ___Aura lieu le 11 octobre, le mariage de Mlle Germaine Touchette, avec M.Roméo Lapointe, de Montréal.éMettez ce coupon à la poste de suite L.Dubois, St Jérôme, Qué._ F.Giroux, St-Jérôme, Qué.Veuillez m’envoyer des renseignements plus complets sur les assurances de personnes constituant des risques de premier choix émises par la i" Confederation Life Association.Occupation.Les profits continuent malgré la cessation des primes, et à l’agréable surprise de l’assuré Confederation Life Association, Messieurs: J’accuse réception, avec remerciements, du chèque de #126.30 que la compagnie m’a envoyé en guise de profits fournis par la police No.10,019.Inutile de vous dire que j’ai été agréablement surpris.J’avais été heureux d’apprendre que l’Association avait décidé de ne plus exiger de primes pour la police qu’elle m’a émise, mais je n’avais pas remarqué que j’allais continuer à percevoir les profits gagnés par la police.J’en suis enchanté, et je vous suis très obligé de la manière dont l’Association m’a traité.Bien à vous.Nous avons une Série de polices à prix réduits que nous émettons sur la vie de personnes constituant des risques de premier choix, tel les gens d’affaires et de profession.On peut faire ajouter à ces polices le bénéfice en cas d’incapacité totale et celui de double indemnité à la suite de mort accidentelle.Veuillez nous écrire pour obtenir des renseignements sur ces polices.Utilisez le coupon ci-joint.Confederation.Life à___?_ * Association.Siège Social Toronto T f 9 p3r- m W I -pas déjà conduit ta femme, ou théâtre, abrés t sur ton 'trente-six’ pour la circonstance- m quelque \ -—._r x’ ^ rnàlà àu.tr\ornent où tu l’àvôrvccs iÛsTiu dites simplement Ta pas essaye la En! tBU&°H0R5fc jT’humeuri£0bïu^ler massacrante ne résiste pas à ç©.Q PIUS L§' 8 p» y J nnatapmmKaHMBlBnEaaaaM mb—a—* u-A^iNï»; m mn% vmwwt.p ummm wub.Le Coin de Céliber ri.wangiiM VRAIE **-**ÊaB>rma&KtssimMt.-MiX -.III I IM 11 II 11 — Et pourquoi n ’aimos-tu pas la vie?Le jeune homme baissa la tête et ne répondit pas.L’oeil du vieux professeur se braquait sur lui sévère et rigide, inquisiteur et froid.Le professeur Granger comprit qu’il avait frappé juste, et que le jeune homme, son élève, d’hier et qu’il rencontrait après cinq années, ne lui échapperait pas avant de s’être livré.Il eut alors le sourire du chat qui laisse a la souris un peu de liberté avant de la saisir, et se mettant à arpenter l’allée de gravier, criant sous ses pas, il attendait la réponse.Granger dépassait la.soixantaine.Bien que sa chevelure blanche accusât les années sa figure radieuse et sans nne ride, dénotait la jeunesse que le temps même n’avait pas éteinte.Elle se manifestait d’aillenr dans la silhouette de ce corps droit et mince, dans cette physionomie franchement restée jeune, et tout indiquait, dans sa demarche comme dans ses mouvements, que l’homme avait vécu sa vie avec une régularité d’horloge, réprimant les abus et faisant la garde contre les penchants du siècle.Ses yeux semblaient étincelants et leur pouvoir était tel que les fixer semblait impossible.Sa figure où se martelait une volonté d’acier, s’imprégnait cependant d’un attrait do bonté indéfinissable et qu’on éprouvait infailliblement.Devant cet homme que trente-cinq années d’enseignement et d’études privées avaient forgé, qui avait étudié la psychologie sons tous ses angles et avait acquis au contact de centaines de jeunes gens, disparates par le caractère ou le tempérament, le don de juger les hommes à premiere vue, cet homme était deve-iiu, par l’idéal tracé, par la ligne de conduite imposée à ses actes, un meneur d’âmes qui ne reculait jamais devant l’ouverture d’une plaie quand il savait qu’il en ferait jaillir l’avenir idéalisé.Et ce soir-là, le hasard l’avait place face à face avec un de ses élèves, un brillant talent, qui sous sa direction avait remporte des- palmes et-conquis, des lauriers universitaires.Une soirée .es avait fait se rencontrer et le jeune homme avait tressai.li on revoyant son ex-professeur.Il sc rappelait de quelle valeur morale il était, combien sa doctrine sur le monde était large et sévère à la fois, de quel e façon il jugeait les plaisirs et condamnait l’abus.Aussi cette présence le gêna considérablement, car il éprouvait qu’un regard le suivait et !e disséquait.Il avait vingt-huit ans, et chose étonnante, ce jeune homme qui se nommait Jules, sur qui l’avenir semblait se poser à la sortie des cours n’avait point réussi.Joli garçon bouil ant à l’excès, orgueilleux et fier, le goût des études chez lui avait disparu à son entrée dans le monde.La vie, il y était entré comme à un ba', oubliant le présent et encore plus : venir, cherchant des jouissances a- P'.i-3 avoir été corrompu par de vils ami.-:, ne pensant guère à sa réputation que le hasard n’avait pas trop blessée, heureusement, vivant sans idéal dans le tourbillon des mondanités.U dansait, et le professeur le suivait des yeux.Dans ce grand salon où se groupaient toutes les grandes richesses, les grands écrivains, les grands talents et les meilleurs partis, il régnait le luxe, et peut-être trop de toilettes indécentes.A ne considérer que le jeune homme, Granger comprît facilement que le talent d’hiêr sombrait et que le jeune homme al- PROCHAINEMENT Grand Roman par Céliber Toute l’action se pa«se dans les Laurentides.Près de cent personnes du comté entrent en scène dans une histoire enlevante au possible.Le titre de ce roman est : “ SON GRAND SECRET lait sombrer aussi.Il le remarquait: la démarche de son élève était molle, imprégnée de jazz, dénuée de volonté, et sa figure n’était plus la même, ses yeux non plus, sa physionomie non plus.Il manquait à ce visage la paix.Il manquait à ces yeux, l’étincelle productrice; il manquait à ee corps :a maîtrise.Et pourquoi?Serait-il trop tard?Le professeur se dit qu’il sauverait ce coeur, et sur-le-ehamp.Une demi-heure plus tard, tous deux étaient dans le jardin.La nuit était douce, la lune souriante au firmament, la brise amoureuse, et le calme apaisant.Jules avait tout tenté pour se soustraire à l’invitation d’une promenade proposée par M.Granger.Car il savait ce qui en allait aboutir.Mais devant cet homme p’ein de volonté, il avait faibli et l’avait suivi au jardin.Quelque paroles banales, échanges d’impressions, souvenirs évoqués, puis le professeur demandait : — Jules, es-tu heureux?—- Pourquoi cette question, répliquait le jeune homme, vous savez bien que je le suis.Mon père est riche, mon avenir brillant, ma position dans le monde excellente, ma réputation solide.— Non, Jules, tu n’es pas heureux .et même si tu le caches, je le devine .Tu no peux pas être heureux : un autre pourrait le croire, mais pas moi.Tiens, laisse-moi parler et ensuite, si tu le veux bien, tu me répondras.Je t’,ai regardé et j’ai lu jusque dans toi.Tu me permettras de te dire que tu roules vers l’abîme, mon jeune, que tu y glisses tous les jours un peu plus, et que si tu ne réagis pas, avant longtemps tu ne seras autre chose qu’un raté.Tu sais que je no choisis pas mes mots: je parle franchement, trop franchement peut-être, mais il est des vérités qu’il faut dire ainsi, sans gants blancs.“Tu mènes la vie”: c’est l’expression banale mais elle est juste.Tu dépenses tes activités dans des salles de danse.Tu préfères le plaisir à tes livres d’études.Ca se voit: ta figura dénote l’énervement ; tes yeux, cette soif de jouir, et peut-être aussi le libertinage, les joies défendues, les passions non-permises.Ton corps accuse la mollesse, l’indifférence, l’insouciance.Tu n’es .peut-être plus assez énergique pour dominer tes sens.Et tu te dis heureux.L’argent ne fait pas le bonheur: mal em-p oyé, il le tue.Ta position ne t’inté-"cs:-e pas parce que tu ne travailles •mint pour elle.Allons, dis (moi, pourquoqi n’es tu pas heureux?Le jeune homme sentit qu’il ne pouvait ni se dérober ni nier.Il déclara : ÎTÏÏTf EKBSfiE BMSfcHJ W Si ¦m;;.- Gaston et Georges LES GARÇONS de La i)OW , Tl’euî, Georges^ l/oi là ur> de j te SES»?jy^®iJ55!572EEi jeune, moi, on A'fiivkk'-toft —-Je n’aime pas la vie.— Et pourquoi n’aimes-tu pas la vie?Le jeune homme ne répondit pas: La question était posée si brusquement et si fortement, qu’elle en était bouleversante.Y répondre signifiait une confession.Se taire semblait dans les circonstances le plus sage parti.Granger, sans attendre la réponse, continuait : —• Pourquoi tu ne l’aimes pas?Voici.Tu ne l’aimeras jamais si tu ne changes pas.Laisse ces fêtes que tous les soirs tu vis ; tu ne puises chez elles que le dégoût du travail.Laisse ces amis qui te fréquentent et avec qui tu fais la noce.Laisse ees femmes qui te recherchent pour le simple attrait de te faire dépenser tes dollars.Fais-toi une ligne de conduite, basée sur l’honneur d’abord, sur la logique, sur le bon sens.Apporte à tes occupations de l’intérêt, de l’ambition.Dis-toi bien que ce n’est pas à quarante ans qu’on commence sa vie, ni à cinquante.On commence sa vie à vingt ans ; à vingt-cinq c’est trop tard on risque d’être submergé par les folies du siècle.Aie de l’idéal, il en faut, c’est nécessaire .Construis présentement, fais des sacrifices.La vie ne dure pas qu’un jour: travaille pour demain.Une jeunesse gâtée, c’est une existence gâtée, en plus de cuisants remords au crépuscule de la vie.Aime, mais ne vole pas comme le papillon sur toutes les fleurs qu’il voit: fais-toi un choix, un choix parfait.une jeune fille qui soit simple surtout, aimable, jolie si elle peut outre sa beauté t’apporter des beautés morales, une jeune fille qui ne soit pas simplement l’ornement d’une maison mais plutôt l’âme d’un foyer.C’est tout cela le bonheur.Le temps que tu perds dans ces fêtes mondaines, est du temps perdu à jamais.Sois à la page, assiste à des bals parfois, réjonis-toi, mais n’accorde pas aux plaisirs de la vie un intérêt trop grand.Sois studieux, sème, sois calme, et e’est encore ça le bonheur.Un petit foyer où régnent l’harmonie et l’amour, e’est encore ça le bonheur.Une vie sans secousses, sans reproches, c’est encore ça le bonheur.Regarde les étoiles, écoute la nature qui chante: puise en elle les grandes leçons que je te communiques.” Jules esquissa un merci, et dans une chaude poignée de mains, le professeur et l’élève se séparèrent.Le premier regagna son logis, heu- LES AUTOMOBILES Petites ou grosses, riches ou pauvre luisantes ou ternes, les automobiles filent sur la grande route.Elles vont vite.La vitesse en tou.est la conséquence du progrès .Folie humaine! Il y a vingt ans, on se précipitait hors de chez soi pour en voir passer une.Aujourd’hui, on voudrait n’en p’us voir du tout.Autrefois, elles étaient rares.Présentement, rares sont ceux qui n’en po: sèdent pas.Résultats : encombrement des routes, nuages de poussière, bals jour et nuit, du brait à n’en plus dormir.“Bazous” ou limousines vont côte à côte.Pourvu que ça roule, en avant la galère! Pour se promener, faire le faraud, prendre l’air dans les beaux soirs d’été: c’est épatant.Pour se créer des amis, et beaucoup surtout, il n’y a pas de plus joli moyen.Pour faire l’amour, c’est vraiment reux, marchant dans la nuit, sentant que s’il était heureux, il le devait à cette ligne de vie, tracée jadis, main tenue toujours sans une déviation.Le jeune homme dansa jusqu’au qiatin, et quand il fût seul, chez lui, il éprouva qu’un changement venait de s’effectuer dans son existence, que son coeur frissonnait à quelque chose de mystérieux qui descendait en lui et que dans le lointain, comme en nne vision, apparaissait à ses yeux nne grande route bordée de fleurs, et que tout là-haut, un mot s’écrivait en lettres de feu: “Bonheur”.Cette histoire est vraie.Elle est celle d’une personne bien en vue de ce comté, qui un jour prît la vie comme une fête et,qui depuis s’est convaincu, au contact des faits, que seule une directive de vie s’impose à celui qui veut connaître le bonheur en cherchant le succès.CELIBER très cqmmocje.Une promenade .une panne.baisers.sourires de la, lune_____ joie des amoureux.Chères automobiles, que de secrets vous bercez dans vos coeurs vibrants.:.! Pour vider les goussets, e’est on ne.peut plus excellent.Le vendeur fait une trouée dans votre compte de banque.Si c’est un char usagé que vous achetez, vous risquez fort de posséder une “barrouche”.Et puis, le garagiste vous attend .C’est un homme qui sourit toujours: il est le médecin des automobiles.Les pilules se vendent très cher et pour peu qu’il regarde votre voiture, un éeu sort de votre poche et entre dans la sienne.Il exagère toujours le mal, et s’il y remédie parfaitement, vous déclarez avec emphase qu’il est “fameux”.Puis, les salaires s’en vont en poussière, même sur les routes macadamisées.Avec un gallon de gazo- line, on ne fait pas cent milles, et pour peu que vous sortiez, c’est un “vieux cinq” qui trotte.Et si, grisé d’air et de liberté, vous oubliez de contrôler votre ‘1 speedometer” qui cherche à tous moments à prendre les mors aux dents, vous payez l’amende.Un de mes bons amis a fait tout dernièrement un voyage à Mont-Lau- ïier.Il traversa un village à 30 milles à l’heure, et sauta une traverse à niveau sur du quarante-cinq.Conséquences: vingt-quatre .dollars en promenade vers Québec.Pour comble de malheur, il rendait visite à un fossé, à dix milles de chez lui.Pour se tuer, c’est très à la page .Votre distraction peut vous .jouer un vilain tour tout autant que la distraction d’un autre.Et si une des roues quitte la voiture, vous risquez d’aller voir la lune.L’automobile, c’est le bourreau des poulets sur les grandes routes.disait une demoiselle qui toutes les semaines, près de Saint-Jovite, pleure la perte d’un poulet.C’est l’inquiétude des mères, la colère des pères quand les enfants prennent trop souvent la voiture.C’est le bonheur des jeunes, des vieux aussi.et pour tous en général, c’est bien “fin, ça marche tout seul, ça va vite, les distances ne comptent pas”.Mais, e ’est le dés^gjr sqnKj pt rageur de ceux qui en cours de route subissent des crevaisons, et qui dans la poussière, en chemises, doivent se salir pour remplacer le pneu coupable.En tout cas, malgré tout, une automobile, si elle coûte cher d’entretien, a ses avantages pratiques: pouiy les voyages, les.affaires, l’amour,' pour tout, même pour aller chez l’épicier qui demeure à deux minutes de marche de chez vous.Quand on possède une automobile, ce serait un sacrilège que de marcher.Et quand on en a possédé une, on ne peut pfrçs ne pas en posséder.C’est un vice qui nous tient, une habitude contractée qui ne se déracine plus.et on fait des échanges, d’une Pord on se lasse, d’un Buick aussi, et ainsi on va jusqu’au Packard .et de la sorte on dépense beaucoup, et l’industrie de l’automobile continue sa marche.Les ven- deurs et les garagistes font d’énormes affaires.Et à la fin de l’an- née, la diminution du compte de banque pose en la pensée de multiples points d’interrogation qui vous font sursauter.CELIBER GRATIS Nouveau service à dîner (semi-porcelaine) 97 morceaux, valeur $30.00, donné GRATIS avec le THE et CAFE MIKADO ACTUELLEMENT CHAQUE PAQUET 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Aratoires Aluminium Soie Artificielle Produits d’Amiante Chaussures et Vêtements Pain, Biscuits et Sucreries Carbure de Calcium, Gaz Acétylène et de nombreux autres produits chimiques Carborundum, Aloxlte et Silicium de Fer Ciment, Brique, Tuile et Poterie Produits de Poisson Salé Appareils et Fournitures Electriques bains, pour l’éclairage des villes et des maisons, pour les machines agricoles de tous genres, pour le refroidissement, pour le chauffage, pour le fonctionnement d’ascenseurs, pour les appareils de réception de radio, pour produire la vapeur, pour la cuisine, le lavage, le repassage, le nettoyage, et pour de nombreuse autres tâches domestiques dont l’énumération est sans fin.Trois cent soixante et huit villes et muni-cipalitésjdans la Province de Québec prennent de La Shawinigan Water and Power Company le pouvoir hydro-électrique pour l’usage industriel et domestique.SAVEZ-VOUS que La Shawinigan Water and Power Company transmet l’énergie de la côte nord du St.Laurent, à 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parole !.— Auriez-vous jamais pu imaginer catastrophe pareille, et obtenir un résultat aussi satisfaisant pour votre “En flânant”'?J’y mets un doute c ’était si imprévu —¦ si.mais jugez-en vous-même: —• Samedi scir dernier, donc —¦ la danse battait son ple.n .u l iub de golf — danseurs, danseuses allaient et venaient dans la grande salle.— le foyer pétillait bruyamment — le leu se jouait entre les tisons ardents, tel un “John Collins” chatouillant le gosier d’un habitué”.à jeun —-mais trêve d’énonciations.de comparaisons, arrière prolégomènes, — je me mets au point : S.arrivé des Etats-Unis depuis peu — vint donc, ce soir-là, “faire un tour” au club —- ne voila-t-il pas que la cou, eur flamme du foyer, dont je vantais, tout à l’heure le jeu — lui tombe dans l’oeil.charmeuse.lui f.it de “son courant chaud” le our du cou — et trionrohante s’étale sur sa poitrine! — S.fier comme un enfant à qui l’on fait une caresse, expose à lu vue des membres effrayés, la flamme de sa cravate — ou sa cravate en flammes —¦ comme vous voudrez — avec un sourire tout à fait d’un “style nouveau” — Clément, voyant cette traîtesse flamme menacer de gai vaniser la large figure de S.prend la frousse — saute dans son char, court, vole, sonner l’alarme et mieux que ça va au devant des pompiers ! Clément était plausible de croire que S.était en train de prendre feu ”.Il voyait bien qu ’il commençait à “avoir chaud de la figure” .qui l’en aurait blâmé.sachons tous que S.dans le temps des élections était bleu”.Un soir cravaté de rouge, était signe de feu ! — L’alarme, dis-je, n’a pas été sonnée eu vain ! nouvelle sensationnelle : le golf est en flammes, — Les pompiers, les échelles, douze cent pieds de .uyaux d’arrosage, le chef, et grand nombre de curieux, tout le régiment est au club pour éteindre la flamme trop vive, de la cravate de S.C’était bien pensé, n’est-ce pas, Guy M., de faire appel à nos braves pompiers dans pareille circonstance1?N’était-ce pas la semaine contre la ‘ ‘ prévention des incendies ?’ ’ Mieux vaut prévenir que guérir.Clément qui avait tant bien aimé le golf, n’aurait pas laissé se propager indéfiniment un feu contre lequel il se sentait de taille à lutter.Malheureuse nient le chef ne l’a pas pris comme ça; “Heureusement” Clément était revenu au Club.Llui qui n’a pas son “égal” pour ce qui est de remettre les choses au point, invite le Chef à SAINTE-SOPHIE — Samedi dernier, le 27 septembre, les parents et les amis de M.Japliet Trudeau, se réunissaient à sa demeure, pour fêter son anniversaire de naissance, ainsi (pie celui de ses deux fils Armand et Bernard.A cette occasion, il y eut présenta-io.i d’adresse par Ml.e Thérèse Tru-ieau et un magnifique bouquet de ¦or es fut aussi présenté à M.Ti-rdea*->ar Mlle Claire L_marcha, petite-file de M.Trudeau.De jolis cadeaux turent donnés aux héros de la fête.Pendant la veillée, il y eut chant, nusique et danse ainsi que de jolies déc amations par M.Edouard Lamarche et M le Marie-Reine Lafrance.A minuit un joli goûter fut servi par Mme Trudeau aidée de Mmes E-donard Lamarche et Réal Huot.On remarquait parmi les invités, Mme Michel Filiatrault, Mlle Julict-e Trudeau et, M.Aimé Traversy de Montréal, M.et Mme Réal Huot et leurs bébés Giselle et Maurice de St-Jérôme, M.et Mme Jos.Tanguay.-Mme Robert Morisson, M le Pausic Morisson, M.Willie Morisson, Mme Adélard Gaudct, M.et Mme Albert j .- ranee, M.et Mme Edouard Lamarche et leurs enfants Claire et Jacques, M.et Mme^Augustin Roy, M.Joseph Biard, M.Martial Trudeau, •VL Napoléon et Gabriel Lafrance, Mlles Marie-Reine, Thérèse et Agnès Lafrance, M.Charles Auguste La-Crance, M.F.Roy, Mlles Marie Reine et Anita Gaudet.Tous se sont bien amusés et garderont longtemps un bon souvenir de cette jolie soirée.— Etaient de passage dans la paroisse dimanche dernier : Chez M.Ulric Lefebvre, MM.Eu-sèbe et Zéphir Gaudet de Montréal, et leurs familles.Chez M.le Garé Robert, M.le Curé Racette, do Sainte-Julienne.Chez Mlle Alexina Lévesque, Mlle Legault, de Saint-Julienne.Chez Mme Aurèle Gaudet MM.Corne et Aurèle Gaudet et Mlle Ré-jeanne Parent de Montréal.ÜgSBiW*! SAINT-FAUSTIN Scies / Réparées Nous réparons et affilons les 6cies usagées leur assurant un rendement satisfaisant.Scies nouvelles circulaires et à ruban toujours en stock.Consultez noua aur voa aciea SIMONDS CANADA SAW CO.LTEE.MONTREAL - TORONTO 7-19 VANCOUVER - ST-JEAN, N.B< venir dans la petite salle lui exp’i-quer comment 1-a chose est arrivée.L’histoire ne dit pas ce que dirent et Cément et le chef! Ce que nous savons, c’est qcu le Chef, dans une attitude des plus stoïques, nous a montré qu’il n’approuve pas cette manière do se divertir aux dépens de notre escouade de pompiers.Pauvre Clément.Gare à la cour du Recorder .?— Mllo Aurore Levert est revenue d’un court séjour passé chez des parents et amis, à Mont-Laurier et Ferme-Neuve.— MM.Faustin Brunet et Rolland Desjardins sont allés à Mont-Laurier et Ferme-Neuve, dimanche dernier.Lis sont revenus enchantes do leur voyage.— • Etaient de passage à St Faus-in dimanche: M.et Mine Jérôme Desjardins, de Saint-Jérôme, chez leurs parents.— — Mlle Jeanne Gareau est à l’hôpital pour quelques jours.Elle subissait samedi dernier, une légère opération par le Chirurgien A.Ethier, assisté du Docteur H.Sanche.Sa soeur Germaine, garde-malade, était auprès d’elle.Avant de retourner à Saint-Faustin, elle passera quelque temps chez Mlles Gerudron., rue Jeanne d’Arc, Montréal.“SOUVENIRS v SAINT-SAUVEUR Soulagez SME Y Pilules Dodd pour leRein — Mercredi, 24 septembre, eut lieu le mariage de Mlle Antonio Filion avec M.Frédéric Bertrand.La bénédiction nuptiale leur fut donnée par M.l’abbé Eugène Goyer, curé de la paroisse.Parmi les personnes présentes, on remarquait MM.H.Filion, A.Bélis-le.Wilbrod et René Clouthicr, Hor-misdas, Albert et .Lucien Filion, Mlles Irène Trottier, Yvonne Paiement, Laurette et Yvette Filion, M.et Mme Armand Filion, M.et Mme H.Dage-nais.Après la cérémonie, le vin fut servi chez M.II.Filion, père de la mariée.Après s’être bien amusés, tous partirent pour Brébeuf, où le dîner fut servje chez M.A.Bertrand, père du marié.Tous se réunirent chez M.Filion, où un succulent souper fut servi auquel près de 100 convives, étaient présents.Dans le groupe, on remarquait: M.et Mme H.Filion, M.et Mme A.Bélis’.e, M.et Mme A.Bertrand, de Brébeuf, Mme Vve Piché, Mme Clément, M.et Mane Joseph Fournelle, de Montréal, M.et Mme André Gla-du, M.et Mme Télesphore Fournelle, de Mont-Laurier, M.et Mme Joseph Prévost, M.et Mme Anthime Filion, M.Paul Fournelle, M.et Mme Joseph Boileau, M.et Mme Théodore Saint-Aubin, Saint-Faustin, M.et Mme Henri Lnjeunesse, Saint-Adolphe, M.Avila Maillé, Saint-Canut, MM.Blais, Mlles Régina et Rosa Bertrand, Mlles Cordelia Alary, Mlles Piché de Brébeuf, Mlles Blanche Paiement, Lucille Legault, Lucille Léonard, Laura Paquette, Flore Léonard, MM.Clou-thier, Lucien Desjardins, Anthime, Edouard, Roméo, Léonard, Rosaire et Hervé Léonard, Robert et Lionel Trottier, Brazeau, Lucien Legault, 0-çlessa Pagé, Lucien Paiement, M.et Mme Pierre Paiement, MM.Paul et Orner Piché, MM.Bernard et Patrick Bertrand, le Brébeuf, M.O., Piché, Paul Piché de Brébeuf, M.Lud-ger A'ary, et un grand nombre d’amis.Tous se retirèrent aux petites heures enchantés de leur soirée.L’Automne est revenu.La brise si doucement caressante durant la belle saison devient de plus en plus âpre.Les feui.les tombées à profusion, couvrent le sol.Le soleil nous boude, ï-u’a plus son joli sourire éclatant de lumière dorée et les nids sont désertés par les oiseaux qui se sont envolés vers d’autres cieux plus cléments à eurs frêles ailes.Adieu, rayons de soleil, senteurs embaumées, fleurs odorantes, doux zéphir murmurant dans les arbres.Adieu également aux ritournelles, aux joyeux pépiements d’oiseaux.Tout s’est enfui, jusqu’au retour du prochain printemps.C’est un deuil inévitable qui afflige la nature en la nuançant de mélancolie et de p eurs.Les jours s’assombrissent p.us hâtivement, Rentrés chez-nous, nous passons d’exquises soirées.Qui n’évoque pas avec un certain frisson de joie, les longues veillées au coin du feu, où l’on reprend le livre délaissé durant les mois d’été; où l’on reçoit ses amis, où l’on fait de la musique qui “adoucit nos si lamentables moeurs”.Et quand nous sommes seuls, après avoir lu, pianoté, n’est-il pas doux de laisser notre pensée rencontrer les souvenirs de nos dernières vacances ï C’est le moment où notre imagination nous reproduit fidèlement les voyages de rêve que nous fîmes; les inconnus qui devinrent nos amis; les conquêtes que nous fîmes, les minoif de femmes que nous avons admirés, fes lèvres qui nous ont souri et les mains que nous avons pressées.Avec un triste sourire au coin de notre bouche, nous pensons aux rencontres dans de jolis endroits perdus là-bas dans la campagne, ou près des bosquets en fleurs, ou encore au Bu rea.u de Poste, rendez-vous général des villégiateurs.Nous songeons aussi, au retour à la ville, aux instants heureux que nous ne goûterons plus, aux amis que nous ne reverrons peut-être jamais.et la vie suit son cours et passe trop brève.Elle nous entraîne vers d’autres vacances, d’autres conquêtes, vers d’autres regrets, ainsi toujours jusqu’à ce que notre jeunesse soit flétrie.L’automne n’a-t-il pas un charme appréciable1?Ne fût-ce que celui de nous faire songer .sérieu sement.Nous en avons tant besoin parfois! Il n’y a pas toujours une infinie douceur à repasser en mémoire ces souvenances.Il y a plutôt quelques larmes qui mouillent nos paupières, une tristesse au fond de notre âme.C’est le prix de trop vouloir revivre, de trop vouloir se rattacher à la vie.ALFRED BRUNET LAC DES ECORCES — Sont venus en visite chez M.Charles McGuire, samedi dernier, les visiteurs suivants: M.et Mme A.Pilote et la mère de celle-ci en route pour Mont-Laurier.Us se sont tous réunis le soir pour une petite veillée.M.et Mme James McGuire et M.Roméo Labonté de Sainte Marguerite.— MM.Rodrigue et Rolland Campeau, Arcade et Sigefroid Desjardins, tons do Sainte-Adèle, M.-Charles-E-deuard McGuire de Montréal, M.Xa vicr Saint-Amour, M.et Mme Hor-misdas Forget de Lac les Ecorces et M.Jean Brisebois, de Mont-Laurier sont allés dimanche à Mont-Laurier, chez M.Roméo Raymond.Les mêmes, plus M.et Mme Georges Viger, Mlle Suzanne Legault, M.et Mme Charles M.iGuire et leur fils Lionel, M.et Mme Rosario Guindon, et leur fils Jean, M.Zéphirin Dorion, de Mont-Laurier, M.et Mme Casimir Brisebois, et leur fil.; Jules.Un couple rapporte 100 couples en 7 ans CULTIVATEURS ! Profitez de Foccasion ! Achetez des Renards Argentés enregistrés et faites de Fargent.L’élevage des Renards Argentés est l’industrie de l’avenir.On prédit que cette industrie deviendra peut-être la plus importante de la province de Québec.Aussi estelle encouragée et subventionnée par le gouvernement provincial.Cultivateurs, profitez de l’occasion.Achetez des renards argentés enregistrés maintenant et faites de gros bénéfices comme tant d’autres font.Malgré le marché considérable et solide depuis vingt ans du renard argenté, on prévoit une demande plus grande que jamais pour les peaux de renards argentés et pour de nombreuses années.Les éleveurs ci-dessous mentionnés ne vendent que des bêtes de race prolifique, de bonne souche et à fourrure riche, tous enre- gistrés et bons reproducteurs.Ils vous donnent les meilleures garanties et à conditions faciles.Allez visiter leurs renardières.Découpez le coupon ci-joint, écrivez vos nom et adresse et mallez-le aujourd’hui à un des éleveurs suivants, vous recevrez gratis par retour du courrier un livret traitant des renards argentés enregistrés.Messieurs, Sans aucune obligation de ma part, veuillez m'envoyer votre livret traitant des renards argentés enregistrés.Nom .Adresse .D0NNAC0NA SILVER FOX RANCHES, R.E.Studor, Genl.Mgr., Ste.Dorothee, Que.RENARDIERE ST.JEAN, Napoléon Quesnel, Prop.: St.Jean, Que.RENARDIERE PAPINEAU, Napoléon Quesnel, Prop.; 4439 rue Garnier, Montréal.RENARDIERE ST.POLVCARPE, Arcade Grenier, Prop., St.Polycarpe, Que.> RENARDIERE CO-OPERATIVE ROYALE, INC., Wilfrid Lorrain, Prés., Abord-à-Plouffe, Que.RENARDIERE STE.THERESE, LTEE., J.U.Tousignant, Prés., Edifice Amherst, 1010 Ste.Catherine Est, Montréal.RENARDIERE BR0SSEAU, Euclide Brosseau, Prop.L’Acadie, Comté St.Jean, Que.WATTIER SILVER FOX FARM, F.E.Wattier, Prés.; Abord-à-Plouffe, Que.RENARDIERE DE MONTREAL, LTEE., Bernard Vinet, Prés.; Tétreaultville, Montréal RENARDS ARGENTES BEETZ, LTEE., C.René Dufresne, Sec.Edifice St.Denis, 354 Ste Catherine E., Montréal LAURENDEAU & LANGEVIN, St.Gabriel de Brandon, Que.RENARDIERE MODERNE ENRG., T.J.Hamel, Prop., Abord-à- Plouffe, Que.J.G.MAL0UIN, Verchères, Que.Sa saveur est délicate comme l’arom© clés fleurs LE THÉ VEKT "SALUA" Tout irais ûes plantations y 1*875 NOUVELLES D’AUTREFOIS On lisait dans l’Avenir du Nord, il y a 30 ANS — M.Narcisse Bélanger a vendu son chat pesant 28 livres, pour la somme de $25.00, à un Monsieur Bélanger de Montréal.— M.Henri Latour, de Chicago, fils de M.Pierre Latour, de notre ville, en promenade depuis quelques jours el»cz son père, est reparti.25 ANS —-Au cours d’une partie de chasse, dans le Nord, à 12 milles de Nominin-gue, M.Max.Vallée et ses amis tuèrent sept chevreuils dont trois ont été apportés à Saint-Jérôme.— M.Jos.Valiquette, après une longue malaidie, prend beaucoup de mieux.20 ANS — M.et Mme Jj-B.Rolland sont de retour d’un superbe voyage à travers le Canada, qui a duré trois semaines et qui les a conduits jusqu’à Vancouver sur la côte du Pacifique.— Nous apprenons avec regret la mort de M.G.Bennett, de New-Glasgow, et nous offrons nos condoléances à la famille.15 ANS — M.Emmanuel Lauzon est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, à l’ge de 26 ans.Ses funérailles ont eu lieu mercredi.— M.et Mme Arthur Robitaille, de l’Ancienne Lorette, étaient en voyage de noces à Saint-Jérôme, chez M.Ferdinand Larocque, cette semaine.10 ANS — M.et Mme F.Gatine qui étaient partis depuis le mois de juin pour un voyage en France, sont revenus enchantés de leur séjour, là-bas.— M.Gaspard Archambault, de Montréal et ses deux enfants Jacques et Françoise, étaient hccz M.Si-naï Lamarre, mardi dernier.5 ANS — Mme J.-W.Cyr et sa jeune fille.Mlle Jeanne, qui ont passé l’été à Saint-Placide, sont revenues la semaine dernière.— M.Mailloux qui occupait le poste de caissier à la Banque de Montréal, nous a quittés pour aller oceu pe * la m3~*e r>o ition dans une suc-cursa'e de Québec.AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par le présent donné que les TERRES et HERITAGES sous mentionnés ont été saisis et seront vendus aux temps et lieux respectifs, tel que mentionné plus bas.FIERI FACIAS DE TERRIS CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, No.27225.DAME L.-N.MOLNAR, de Montréal demanderesse ; vs JOHN BORI, de Sainte-Sophie, défendeur.Comme appartenant audit défendeur les immeubles suivants, savoir: Une terre située à New-Glasgow, ' paroisse de Sainte-Sophie — avec, deux maisons, une grange, avec l’étable y comprise, et généralement toutes les dépendances sus-érigées; ladite terre composée des lots numéros trois cent cinq, trois cent six, trois cent huit, trois cent neuf, trois cent vingt, cinq, trois cent vingt-six et trois cent vingt-sept (Nos 305, 306, 308, 309, 325, 326 et 327) au cadastre hypothécaire de la paroisse de Sainte-Sophie, comté de Terrebonne, les-dits lots contenant en superficie: No 305, quatre-vingt-cinq arpents et cinquante perches, No 306, quatre-vingt-deux arpents et cinquante pierches, No.308.soixante-dix arpents et cinquante perches, No.309 cent cinq arpents et soixante-quinze perches, No.325.cent un arpents et cinquante perches, No 326, cent un arpents et vingt-cinq perches, et No.327, cent cinq ar pents et soixante-dix perches.Le mot “acres” est traduit en français, dans toutes les mesures desdits lots par le mot “arpents”.A distraire des lots ci-dessus mentionnés 305 et 306, à leur profondeur, un lopin de terre de dix arpents de profondeur sur la largeur totale de ces deux lots, à partir de la ligne du comté de Montcalm vers le sud, comme il appert dans les deux actes enregistrés au bureau d’enregistrement du comté de Terrebonne, sous les numéros 46499 et 51087 respectivement.Pour être vendus à la porte de l’église paroissiale catholique, à Sainte-Sophie, comté et district de Terrebonne, le VINGT-CINQUIEME jour d’OCTOBRE 1930, à UNE heure de l’après-midi.Le shérif, Bureau du shérif.J.-W.CYR Saint-Jérômè, le 11 septembre 1930.Demandez la fameuse Orangeade “Kist” qui veut dire Santé et Pureté Embouteillée par Les gaux gazeises REX ENR.Cream Soda, Orange, Dry Ginger Ale, Lemon, Cidre, Blue Bird, Rau minérale 301, rue Brière, St-Jéreme Téléphone 372 vasiÀ* -,S -I m- • ¦gssm 11 iji Mill i Quelle Est Votre Position ?Examinez votre Santé.Avez-vous une balance à la Banque de Vitalité — une réserve d’énergie à votre crédit?Le renouvellement des forces doit être fait avec une nourriture facilement digérable.Accumulez des reserves en mangeant le Shredded Wheat avec beaucoup de lait.Il fournit tous les éléments nécessaires.Es-sayez-le pour le déjeuner et voyez combien mieux vous vous portez.heat AVEC TOUT LE SON DU BLE ENTIER THE CANADIAN SHREDDED WHEAT COMPANY.LXDh w Il sait comment les prendre mm FINEST CANADIAN Geneva Quand il va à la pèche, le Père Baptiste ne revient jamais bredouille: c’est contre ses principes .Sur l’eau comme sur terre, il se pique d’être d’emblée toujours au premier rang, comme le Gin Canadien Melchers, Croix d’Or, sa boisson favorite.Fabriqué à Berthierville, Que., sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.Gros : TROIS GRANDEURS DE FLACONS 40 onces $3.65 Moyen: - 26 onces $2.55 Petit: - 10 onces $1-10 MELCHERS DISTILLERIES LIMITED Distillleries : Distillateurs depuis 1898 Bureau-Chef: Berthierville, Qué.Montréal.AiSïiri C®.m f L’A VENTA DD NORD, VENDREDI, 10 OCTOBRE 1930.•v'J'î'v NOUVELLES DE SAM-JEROME — Avis est par les présentes donné à tous les membres de la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme, qu’line assemblée générale aura lieu merci edi le 15 octobre courant, à 8 heures du soir, dans la sal e du conseil à l’hôtel do ville.I! est important que chaque membre, se rende pour prendre part aux " 1 ! .s qui auront lieu dans I L.téiôt du commerce de Saint-Jérôme.Cessera là alors une bonne occasion de faire des suggestions pour qu’elles soient étudiées par les divers comités, pour les mettre en pratique s’il y a lieu de le faire dans l’intérêt général.Par ordre.J.-W.CYR, Président * * * —-Les réparations de l’église sont achevées depuis à peu près une se-m-ine.Les perrons sont maintenant construits en gradins et présentement un coup d’oeil superbe.Les réparation à la toiture de l’église et au clocher sont aussi terminées.* * * — La construction que le notaire Léveillé est à faire ériger, sur la rue Labelle, près du pont Vanier, avance rapidement.Deux magasins et deux logements tiendront place dans cette construction.Un des magasins sera occupé par M.Adolphe Clark, boucher, M.Wellie Labelle est l’entrepreneur.* * * — Dimanche dernier, Messieurs Donatien Champagne, Marcel Jacob, Bernard Desjardins, Bertrand Girard sont allés visiter Sorel.* * * — Les activités de Monsieur le chef Lesage ont été nombreuses cette semaine.Outre les causes plus graves, un feu s’est déclaré mercredi, à 4 heures de l’après-midi, rue Brière, dans la propriété de M.Albert Prévost.Les dommages sont évalués à $50.00.II y a bien aussi la fausse alarme donnée au Club de Golf, samedi dernier .mais un rapport est donné dans une autre colonne.Voyez.Diamond a intenté une action contre la ville de Saint-Jérôme, au montant de $5000.00.Après réception d’un télégramme de M.Moïse Doschambault, de Val-Barrette, dont voici la teneur: “Arrêtez telle licence d’Ontario.Je descends avec mandat et huissier.’’ Signé, Moïse Deschambault.L’arrestation se fit par le Chef Lesage et le constable d’Assise Richard.C’est à ce sujet qu’un jugement de la Cour Supérieure vient d’être rendu par le Juge Cousineau.Le procureur de la Ville de Saint-Jérôme était M.Léopold Nantel, avocat et maire de la ville; le défenseur, Mtre Lemieux d’Ottawa.L’action de Diamond présentée par Mtre Lemieux a été renvoyée avec frais et dépens.* * * — L’honorable Jules-Edouard Prévost vient de faire l’acquisition d’un Kelvinator, et Mme S.-G.Laviolette, d’un brûleur à l’huile Willihm Oil-O-Matic do Parent & Rochon Electric Enr.* * * •—-Mlles Donalda Cadieux et Alber-tine Léveil’é étaient à Sainte-Agathe ces jours derniers, à l’occasion du mariage de leur cousine Mllo Marguerite Marier.* * * ASSOCIATION CHORALE DE ST-JEROME COURS DE SOLFEGE Les élèves des cours de solfège voudront bien prendre note qu’à l’avenir les cours seront donnés dans la salle du marché, tous les lundis soirs à 8 heures P.M., pour les élèves de première année, et à 9 heures P.M., pour les élèves de deuxième année.On recevra les inscriptions pour ceux et celles qui désirent suivre ces cours, jusqu’au lundi, le 13 octobre courant.REPETITIONS DE LA CHORALE Les répétitions régulières de la Chor le commenceront mardi le 14 courant, à la salle du marché, de 7.30 1rs.P.M.à 9 hrs.pour les dames et de 9 hrs.P.M.à 10 hrs pour les hommes.Tous ceux qui se sont inscrits pour être membres de la Chorale et ceux et celles qui désirent s’inscrire voueront bien se rendre aux heures mentionnées.CONCERTS Les membres de la Chorale, à leur réunion de mardi dernier ont décidé d’organiser un concert pour le 25 novembre.La Chorale exécutera quelques piè-
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