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L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 24 octobre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1930-10-24, Collections de BAnQ.

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N TRENTE-QUATRIEME ANNEE —' NUMERO 42 JOURNAL HEBDOMADAIRE CINQ SOUS DE NUMERO.VENDREDI, S4 OCTOBRE l&BÔ, m 1897-1930 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-TROIS ANS.1897-1930 ‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES EILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.ABONNEMENT : $2.par année.Purblié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.HENRI GAREAU, Président Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.SAINT-JEROME, P.Q.LABELLE AU TOUR DU PROJET DE M.BENNETT Londres.—¦ Le parti conservateur anglais est en faveur du projet Bennett, qui demande un tarif préférentiel pour les produits de l’Empire.L’honorable Stanley Baldwin, chef dos conservateurs ang.ais, non seulement approuve le projet, mais il a même décidé d’en faire son programme électoral aux prochaines élections.L’ATTITUDE DES TRAVAILLISTES On ne connaît pas encore parfaitement l’attitude du gouvernement MacDonald.Etant donné ses fortes propensions au libre-échange, il est douteux qu’il accepte le projet Bennett, bien que les dominions l’approuvent.L’OPINION DU DAILY HERALD Le Daily Herald, organe des travailliste, s’exprime ainsi: ‘‘Il n’y a pas l’ombre d’un doute que le gouvernement s’opposera au fameux projet, parce qu’il implique une taxe sur la nourriture et les matières premières.C’est l’opinion, dans les milieux gouvernementaux, qu’avec de la bonne volonté, un programme de coopération économique, en dehors du tarif, peut s’élaborer.DEUX FIRMES APPROUVENT LE PROJET L’Empire Industries Association, sous la présidence de Lord Hunsdon et le National Council of Industry and Commerce, association récemment formée par des industriels et des financiers sous la direction de Sir William Morris, ont déclaré dans la presse qu’ils appuyaient la requête de M.Bennett devant la Conféren ce en faveur du tarif préférentiel pour tout l’Empire britannique.L’ARGUS DE MELBOURNE Melbourne, Australie.—• L’Argus de Melbourne dit que les dominions ont adressé la liste de leurs tarifs et que rien ne porte à croire qu’i s sont prêts à la reviser LE TARIF PREFERENTIEL N; EST PAS ACCEPT ABIE New-York.— Voici une dépêche reçue au New York Times:.L’honorable Philip.Snowden, chancelier de l’Echiquier, a gagné son point au cabinet anglais contre la protection et la conférence saura dorénav nt que la Grande-Bretagne n’accepte pas le projet de la protec- tion réciproque demandée par M.Bennett, qui s’est fait l’écho des autres dominions.Point de place pour les conjectures! La politique d’achats du gouvernement MacDonald n’aura pas l’heur de plaire à M.Bennett, pas plus que son projet ne sut contenter M.Snowden.LE POINT DE VUE ANGLAIS M.Thomas, secrétaire des dominions, dans son discours aux délégués, a indiqué clairement de quel côté souffle le vent.‘‘Les délégués de chaque dominion, dit M.Thomas, ont déclaré que leur préoccupation première était leurs compatriotes.“Nous d’abord, l’Empire ensuite.” C’est notre cas.je dois affirmer, de la part du gouvernement anglais, que notre première pensée va à notre peuple.“On nous accuse comme gouvernement de ne pas avoir de politique.Supposons que, dès le début de la conférence, j’eus affiché cette détermination.Quelle scène j’eus p rovo-quée ! On nous aurait blâmés pour avoir décidé avant d’entendre les autres.Non! mais j’ai laissé la porte ouverte et prié les dominions de mettre leurs cartes sur table.“Les dominions devraient se rappeler, affirme M.Thomas, que la mère-patrie porte le plus lourd du fardeau; que leur sécurité dépend de l’Angleterre et que leur pouvoir d’emprunt repose sur les garanties fournies par la Grande-Bretagne “Donc, ajouta-t-il, ne nous laissons pas aveugler par des raisons de sentiment, qui peuvent causer des torts incalculables, tel que — et c’est le plus funeste — le désarroi au sein de la conférence.‘ ‘ Soyons pratiques, et pas de chamaillerie, parce qu’il n’y a pas chez tous les délégués même méthode Qu’adviendra-t-i.du projet Bennett?Il y a de quoi gloser.Quel sera le résultat final et pratique au point de vue économique de la Conférence?La rumeur circule déjà que l’on s’en rapporterait à un comité composé de représentants des pays de l’Empire et qu’il, auraient, le flair de laisser la question ou les questions en suspens jusqu’après les élections d’Ang'eterre, qui auront probablement .ieu le printemps prochain.Entre temps, MacDonald a vertement semonce publiquement le chef des conservateurs, M.Stanley Baldwin pour s’être fait d’une question é-pineuve de la conférence une arme pour les luttes politiques.\ La Fraternité Sacerdotale | Depuis un an la congrégation de la Fraternité Sacerdotale possède à la Pointe-du-Lac un cénacle où elle offre un pieux et paisible asile aux prêtres désireux de faire quelques jours de retraite ou de se reposer des labeurs du ministère.Un des buts principaux de cette maison est de grouper les vocations: les frères con-vers pour le noviciat, les scholastiques pour un postulat préparatoire au noviciat qui se fait à Rome.Un spacieux et magnifique couvent a été construit, cette année, à la Pointe-du-Lac.Ce nouvel édifice s’ajoute aux deux maisons qui, l’an dernier, avaient été temporairement aménagées pour les besoins de cette oeuvre sacerdotale.Le 6 octobre courant, S.G.Mgr Cloutier, évêque de Trois-Rivières, a béni le nouvel établissement construit, dans le cours de l’été sous, la direction, du révérend Père Eugène Prévost, fondateur et supérieur général de la Fraternité Sacerdotale.Tous admirent les lignes élégantes et agréables de cette nouvelle construction à laquelle on ajoutera plus tard une autre aile pour le personnel de la communauté, complétant le plan d’ensemble inauguré l’an dernier.Le révérend Père Prévost est enthousiasmé des succès de cette fondation canadienne.Déjà plusieurs prêtres de Nicolet, Rimouski, Québec et Trois-Rivières ont fait leur entrée clans la Fraternité Sacerdotale.Le 8 octobre, le révérend Père Prévost quittait le cénacle de la Pointe-du-Lac pour l’Europe avec onze religieux dont dix futurs novices.Nous trouvons dans le Bien Public de Trois-Rivières, qui a bien voulu nous prêter les vignettes que nous reproduisons dans ce numéro, le récit de ce départ tr,s impressionnât.“A huit hèur.es toute la communauté était réunie à la cliapcl.e nouvelle pour y fecevoir une dernière bénédiction du Jésus Prêtre qui de son trône a été l’objet de ses adorations.Le Rév.Père Prévost tint à bénir lui-même ses enfants chez qui on devinait une vive motion.An sortir de la chapelle les religieux so réunirent à côté de l’ancienne maison, en face de la véranda de la maison nouvelle où bon nombre d’ouvriers attendaient ies voyageurs pour leur dire un cordi-la adieu.“Une voix entonna le beau cantique à Marie : “Astre propice au marin, Conduis ma barque au rivage, Garde-moi de tout naufrage, Blanche étoile du matin.” ‘ ‘ Sans doute ces strophes ont en vue les rivages éternels mais dans la circonstance elles disaient beaucoup et el.es ne manquèrent pas de faire naître de part et d’autre la prière émue, ardente, filiale et confiante.1 ‘ Aux ouvriers qui ont travaillé à l’érection du nouveau Cénacle avec intal igcnce, dévouement et grande amabilité, aux chefs particulièrement, le T.R.Père Prévost voulut dire un adieu touchant.Il les remercia de leurs procédés bienveillants, il leur demanda de ne pas oublier les religieux avec qui ils ont vécu, le Cénacle qu’ils ont élevé à la gloire de • Jésus Prêtre et pour !e bien de ses prêtres, il leur demanda enfin d’être fidèles à tous leurs devoirs afin qu’on puisse se retrouver dans la Patrie pour toujours.“Les genoux fléchirent tant du côté des ouvriers que du côté des religieux poui> une dernière bénédiction.“Plusieurs automobiles, gracieusement mises à la disposition des voyageurs par des amis, avaient été alignées près du jet d’eau le long de la grande avenue des peupliers.Les re.igieux s’échelonnèrent près des voitures qu’ils devaient occuper et on fit une photographie destinée à perpétuer le souvenir de la générosité des conducteurs et la reconnaissance do ceux qu’ils obligeaient ainsi.‘ ‘ La scène qui suivit fut la plus émouvante.Les religieux qui restaient se jetèrent dans les bras et sur le coeur de leur père bien-aimé, de çes frères qu’ils viennent de connaître et à qui ils sont déjà unis par les liens d’une si étroite amitié.Des larmes perlèrent, mais la pensée que la valonté de Jésus s’accomplissait tempéra la douleur.‘ ‘ La voiture qui portait le Rév.Père Prévost se mit en marche, cinq autres la suivirent.Bientôt elles laissèrent l’allée des peupliers et tournèrent sur la grande route.‘ ‘ Maintenant, Rome ! Rome e ’est le Pape, c’est la ville des martyrs, des saints, des sanctuaires, des souvenirs pieux.Pour un religieux de la Fraternité Sacerdotale, c’est le berceau, le centre de vie intense où se forment les phalanges d’adorateurs, de hérauts de Jésus Prêtre.Bienheureux ceux qui y sont appelés!” Un témoin Les Soeurs de Sainte-Anne à Saint-Jérôme (Ecrit pour L’AVENIR DU NORD) De passage à Saint-Jérôme, j’ai visité l’autre semaine, alors que septembre finissait, les deux institutions que dirigent là les Soeurs de Sainte-Anne : le nouveau.pensionnat pour jeunes filles et l’ancien maintenant uniquement occupé par l’école normale.Comme j’allais prendre congé, l’une des deux supérieures qui m’accompagnaient me dit avec un sourire engageant: “Parlez donc de nos oeuvres, Monsieur l’abbé, ou mieux écri-vez-en.Cela nous aidera et c’est pour vous si facile.’ ’ Et j’ai promis.Mais, quoiqu’en ait dit la bonne religieuse, ce n’est pas si facile que ça! Comment écrire et surtout écrire du neuf au sujet de ce pensionnat et de cette école normale que les Saint-Jérômiens connaissent tous et dont ils sont justement fiers?Si encore je n’écrivais pas ces lignes dans l’Avenir du Nord et en quelque manière à Saint-Jérôme même.Allons-y toujours! 11 s’agit d’une si belle oeuvre, souvent ineom prise, qui a déjà tant fait et dont on est en droit d’attendre encore tant de bien pour la prospérité de la ville et de la région.Mou modeste article ne sera sans doute qu’une goutte d’eau jetée dans le courant.Mais c’est avec de ces gouttes-!à que S.e forment les rivières, comme, par exemple, la “Nord” chère au curé Labelle.S’il revenait au milieu de nous, le curé Labelle, et s’il pouvait contempler de ses yeux ‘ ‘ son établissement ’ ’ des Soeurs de Sainte-Anne tel qu’il apparaît maintenant à tons les regards, ce qu’il serait content, il me semble, lui qui ne voulut jamais, pour Saint-Jérôme, que le progrès bien entendu et bien compris.L’ancien pensionnat, aujourd’hui l’école normale, était déjà spacieux et de fort belle apparence, certes.Mais, que faudrait-il écrire de la nouvelle construction, pourvue elle aussi de toutes les améliorations modernes, qui s’ajoute à l’ancienne, l’augmente .si considérablement et si magnifiquement, de façon à .constituer un en- semb.e qui est vraiment des plus imposants?J’aurais mieux aimé, je ne m’en cache pas, voir les deux maisons, qui en somme ne font qu’une, se présenter à ma vue sur une' seule et même ligne, et non pas, comme c’est le cas, en se coupant à angle droit.Ça n’a pas été possible, je suppose.Il faut donc un léger effort et deux coups d’oeil au lieu d’un pour tout voir et bien voir.Mais il reste que, comme architecture et comme monument, c’est encore très bien.Nous avons là, incontestablement, l’un des plus beaux couvents de la province.Je no veux m’arrêter à aucune description de ces deux superbes édifices.Mon cadre d’abord s’y refuse et je n’ai guère non plus de données précises à ma disposition.D’ailleurs, quand il est question d’institutions comme celles ci, ce qui importe, ce ne sont pas tant les murs et l’apparence extérieure, mais bien plutôt ce qui se passe ou ce qui se fait à l’intérieur, parce que c’e:t là qu’est 'a vraie vie de l’oeuvre, colle dont bénéficient les heureuses élèves que la Province y conduit., Ce qui se passe et ce qui se fait, au pensionnat et à l’école normale de Saint-Jérôme, pour les deux cents jeunes filles qui s’y trouvent — 96 à l’école normale et 103 au pensionnat —, comme partout ailleurs dans nos excellentes maisons d’éducation tenues par nos distinguées et dévouées religieuses enseignantes, c’est l’oeuvre vive, si importante et si bienfaisante, de la formation intellectuelle, morale et patriotique d’ung partie, disons, même d’une élite, de notre jeunesse féminine.On ne se rond peut-être pas suffisamment compte parfois, jusque dans notre meilleur monde, de tout ce que nous devons à nos couvents comme à nos collèges.Qu’il y ait des excès à éviter, des lacunes à combler ou des perfectionnements et des mises au juste point à chercher, je suis prêt à en convenir.Mais quel chemin nous avons parcouru, dans le sens du vrai progrès, à cet égard, depuis cent ans ! Qu ’a- Communauté des religieux de la Con grégation de la Fraternité Saceraotâîe, ctaune.a ia x'oixLte-u.u-iiac, près Trois-Rivières, et dont douze so nt partis, le 8 octobre, pour l’Europe, sur T “Empress of France”: le Révérend Père Prévost, fondateu r, le Rév.Père Buteau, et dix postul ants se rendant au noviciat de Rome.Ce sont les Pères Dubé, de Ri mouski, et Lambert, des Trois-Riviè res ; les Frères Geoffrion, avocat à Montréal, Théoret, de Beauharnois, Bessette, d’Iberville, Martel, de Manchester, Lamarche, de Montréal, Feeney, de Princsville, Gélinas et Malieux, des Trois-Rivières.«.: .a *! * s y Cénacle Sainte-Thérèse de l’Enfant- Jésus, de la congrégation de la Frat ernité Sacerdotale, Pointe-du-Lac, près Trois-Rivières.vions-nous en 1830, dans la région de Montréal, à part les méritants couvents de la Congrégation qui ne pouvaient suffire à la vaste tâche?Comme il faut bénir la mémoire du grand Mgr Bourget pour toutes les fondations qu’il a fait surgir.Les Soeurs de Saint-Anne sont de celles-là, Il y avait quatorze ans que l’institut avait été créé à Vaudrcuil en 1850, pour se transporter à Saint-Jacques en 1853, quand il essaima, en *1864, à Saint-Jérôme, alors sous l’ad-J ministration du curé Groulx.La nouvelle ruche, ne tarde pas à se mon-, trer agissante et prolifique, si j’ose dire ainsi.Quand le curé Labelle arriva à Saint-Jérôme en 1868, il y tiouva l’institution déjà florissante.On comptait une moyenne de plus de soixante élèves, chaque année, au pensionnat.Aujourd’hui, et depuis plusieurs années, elles dépassent la centaine au seul pensionnat.L’his toire de ce développement, en soixante-six ans, serait bien intéressante à raconter, quoique nécessairement un peu monotone.La place dont je dispose ne me le permet pas.J’en viens tout de suite à l’établissement, en 1923, de l’école normale.Dix ans plus tôt, en mai .1913, M'gr Bruchési et M.Jules-Edouard Prévost, maintenant sénateur, proposèrent, au conseil de l’Instruction Publique à Québec, la fondation d’une La route Saint-Jérôme-Saint-Hippolyte- Sainte-Marguerite sera gravelée L'honorable M.David nous obtient les octrois nécessaires école normale à Saint-Jérôme, dont la direction serait naturellement confiée aux Soeurs de Sainte-Anne qui avaient là un couvent depuis pas loin de cinquante ans.En principe la chose fut immédiatement décidée.Puis la guerre est venue avec ses années difficiles, et, pour d’autres, causes encore, il fallut attendre.Enfin, en septembre 1923, le projet prenait corps définitivement et l’école normale s’établissait.En sept ans, elle s’est heureusement affirmée et conso lidée.C’est désormais l’une de nos belles institutions du genre.O’est un immense avanta ge pour Saint-Jérôme et sa région d’avoir ainsi les deux maisons d’enseignement Nous apprenons de source officielle que la construction de la route Saint-Jérôme-Saint-Hippolyte-Ste-Margue-rite, nommé aussi “Chemin des Hauteurs” est décidée depuis un mois et que les travaux commenceront sous peu.Le bureau do la voirie à Sainte-Thérèse est à préparer les devis et estimé.L’honorable Athanase David, Le chemin du Les travaux d’élargissement et de redressement de courbes sur la route dite “Tour du Lac” à Sainte-Agathe, commenceront incessamment.On sait que le 12 octobre dernier, lors d’une assemblée à ce dernier endroit, une requête signée par plus de 300 élec- député du comté de Terre-bonne, à la demande de l’Association libérale du comté, a obtenu la construction de cette route qui aura le grand avantage de développer le tourisme dans la région et d’assurer à la Population rurale, un chemin gravelé de première qualité .“Tour du Lac” leurs demandait à l’honorable A.David l’exécution de ces travaux et un revêtement en maeurban.La population de Sainte-Agathe se réjouit de tout coeur de l’heureuse nouvelle, et le remercie d’avoir obtenu cette si importante amélioration.MELIJELO LA BISBILLE CHEZ LES CONSERVATEURS La bisbille est dans le camp conservateur qui a pour chef M.Houde.M.William Tremblay, député conservateur de Maisonneuve, a même répudié publiquement son chef dans un discours retentissant.Il est certain que derrière M.Tremblay, il y a un groupe important de conservateurs qui veulent se débarrasser de M.Houde comme chef.Ils le trouvent encombrant.De plus, sa politique municipale le discrédite non seulement comme maire de Montréal mais aussi comme chef du parti conservateur.Pourtant, ceux qui l’ont choisi à la convention de l’année dernière, ont bien voulu ce qui leur arrive.Jusqu’au Goglu qui déverse maintenant sa bile sur Camilien Houde.Les conservateurs n’en ont pas fini avec ce comédien et cet arriviste dont fis ne se débarrasseront pas facilement.f .DAVID DANS SON COMTE • j Hier, l’honorable Athanase David, député de Terrebonne, a été l’objet de belles démonstrations d’estime de la part de ses électeurs de Sainte-Sophie, de New-Glasgow et de Sainte-Anne des-Plaines.Les citoyens de ces différentes municipalités ont tenu à lui témoigner leur attachement et leur gratitude pour les nombreux bienfaits dont ils ont été gratifiés par le gouvernement provincial grâce à sa puissante intervention.Les maires, M.le curé et les principaux citoyens de chacune de ces localités ont offert à l’honorable secrétaire de la province de cordiales agapes qui ont été suivies de discours.L’honorable M.David a parlé d’abondance, abordant les questions les plus vitales, de la politique provinciale et intéressant plus spécialement ses auditeurs: instruction, voirie, agriculture.L’honorable M.David était accompagné du sénateur Jules-Edouard Prévost et de M.L.-E.Parent, député an Parlement fédéral.des Soeurs de Sainte-Anne à la disposition de la population du nord de Montréal.Je crois savoir qu’on le comprend et qu’on s’efforce d’en profiter.Plus que jamais de nos jours, la jeune fille doit avoir des “clartés de tout” et se former à une vie digne et utile.Qu’on le veuille ou non, la femme moderne a des responsabilités à soutenir, dans la vie sociale comme dans la vie familiale, pins graves qu’autrefois et qui sont lourdes çn plus d’un sens.On ne saurait mieux assurer l’avenir de la race qn’en façonnant pour demain des épouses et des mères de famille qui soient à la hauteur des obligations qui les attendent.Les normaliennes, en particulier, qu’on prépare pour la tâche magnifique de l’institutrice, ont tout avantage à bénéficier d’un séjour à ce foyer d’instruction et de formation morale que dirigent à Saint-Jérôme M.le principal Thuot, M.le professeur Lessard et les bonnes religieuses de Sainte-Anne.Yoilà ma goutte d’eau jetée dans le courant- Ce n’est pas beaucoup, ruais je l’ai laissée couler de ma plume avec une grande sincérité de coeur et do sentiment.L’abbé Elie-J.AUCLAIR M.TASCHEREAU ELU DANS BELLECHASSE Le 20 du courant, M.Robert Taschereau, avocat, et fils du premier ministre de la province, a été élu député de Bellechasse à la législature par une majorité de 1000 voix sur son adversaire M.J.-A.Nadeau.La lutte s’est faite entre deux libéraux, car les conservateurs n’avaient pas de candidat.\ LE NOUVEAU TRESORIER DE LA PROVINCE L’honorable M.McMaster ne pouvant plus, vu son mauvais état do santé, occuper le poste de trésorier de la province, l’honorable M.Taschereau lui a donné comme successeur M.Gordon-W.Scott.Ce dernier est un homme d’affaires de tout premier ordre.Comptable et actuaire, chef d’une do nos principales maisons de comptabilité, M.Gordon Scott jouit d’une haute réputation dans le monde de la finance.L’HONORABLE M.PERRON Nous sommes heureux d’apprendre e rétablissement de la santé de l’honorable M.Perron, ministre de l’agriculture.Nous formons des voeux pour que l’honorable M.Perron reprenne totalement ses forces et continue l’oeuvre importante qu’il a entreprise dans le domaine de l’agriculture.On annonce que M.Perron assistera à l’exposition agricole annuelle d’hiver des Cantons de l’Est, qui se tiendra à Sherbrooke les 18, 19 et 20 novembre, et qu’il profitera de l’occasion pour y faire d’importantes déclarations ayant trait à son programme de rénovation agricole dans la province de Québec.L’HONORABLE M.DAVID ' ET LES “ANCIENS D’EUROPE” i Soyez des impatients, c’est votre droit et votre devoir, mais jamais des pessimistes, donnait comme conseil aux Anciens Etudiants d’Europe réunis au Cercle Universitaire pour leur quinzième dîner-causerie, l’honorable Athanase David, secrétaire provincial et comme preuve qu’il ne faut jamais tomber dans le pessimisme, il annonçait à la fin de sa causerie, à la surprise, agréable, de tous, que le gouvernement verserait à l’Association la somme de $1000.pour défrayer ses dépenses.Comme l’un des membres faisait remarquer que l’Association tenait fortement à son indépendance et qu’elle ne voulait pas so créer Mes liens d’aucune sorte qui pourraient y porter atteinte, l’honorable secrétaire provincial a répondu avec vivacité et avec bonne grâce que le don était fait “sans ficelle” et sans condition, que l’Association demeurait aussi libre qu’auparavant et qu’elle pourrait employer eet octroi à son gré.La plupart d’entre vous, dit-il, sont d’anciens boursiers de la province et par cette décision le gouvernement veut attester qu’il reconnaît le bien immense que votre Association fait et qu’elle peut faire non seulement dans Montréal mais à travers la province et même tout le Canada.ELECTIONS COMPLEMENTAIRES Les élections complémentaires, pour la législature de Québec au-lieu le 4 novembre dans les comtés de Huntingdon, Maskinongé et Deux-Montagnes Les candidats du gouvernement sont l’honorable Gord on-W.Scott, dans Huntingdon; M.L.-J.Teasdale, de Louiscville, préfet du comté, dans Maskinongé et M.Ernest de Belle-feuille, de Saint-Eustaehe, dans D cux-;M ontagnes.n—•. !/.ai CTTITT rf^N PARENT & ROCHON Marchands autorisés de Victor vous invitent à venir voir les nouveaux modèles Victor 1931 R O I R.E.57.Radio Victor avec Electrola et Microphone Le premier et seul instrument de musique pour 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tour, signaler quelques-uns des moyens qu„ selon lui, mènent habituellement à la réussite dans les affaires.M.Schwab énumère ainsi les conditions de la prospérité pour une industrie : (1) rénumérer le mieux possible la main-d’oeuvre et la traiter en associée; (2) se rappeler que la loi de l’offre et de la demande est inexorable; (3) bien accueillir les suggestions et les idées nouvelles.; (4) ne jamais croire qu’on a atteint la limite du mieux; (5) produire et vendre le plus économiquement possible; (6) envisager l’avenir et non le seul état présent.Il est certain que si tous les industriels s’eu étaient régulièrement tenus à cette ligne de conduite, le monde, qui passe actuellement par une crise économique généralement ressentie, n’aurait pas tant à se plaindre et que les affaires seraient meilleures.LES ALLEES ET VENUES DE L’OR L’or disponible dans le monde s’est dirigé principalement vers la France et l’Allemagne au cours (Ê ces douze mois, d’une part parce qu’en France il achetait plus qu’à l’étranger et d’autre part parce qu’en Allemagne il était mieux rémunéré à service égal.Le bas niveau des prix en France, le niveau élevé de l’intérêt en Allemagne sont les deux causes qui ont agi énergiquement sur le courant monétaire international afin de provoquer un ajustement des divers systèmes économiques en présence.Si l’Angleterre a eu beaucoup de peine à retenir une fraction du courant monétaire sous la forme d’une reconstitution imparfaite de son encaisse-or c’est parce que ses prix inférieurs sont toujours trop élevés relativement et parce que la politique de bas taux de l’argent pratiquée systématiquement par la Banque d’Angleterre et l’Echiquier ont fait fuir et ont découragé les capitaux britanniques ou WILLIE LABELLE ; ENTREPRENEUR^ - GENERA L \ CONSTRUCTION GENERALE, - FONDATIONS PLANCHERS EN CIMENT, COUVERTURES EN GRAVOIS, Etc.POLISSAGE DES PLANCHERS A L’ELECTRICITE ; ; PR{X MODERES Travail exécuté avec soin et promptitude Téléphone 59 122, Ave Parent St-Jérôme I-4444444444.I.444444444444444444444444444444444444444* étrangers en quête d’emploi, A longue échéance une plus juste répartition des ressources d’oj- nouvelles ne pourra venir que d’une diminution du coût de production en Angleterre, d’une plus juste appréciation du pouvoir d’achat du franc et d’une reconstitution du marché des capitaux en Allemagne, étant entendu que, durant l’intervalle, la po itique monétaire américaine ne viendra pas de nouveau déplacer arbitrairement les courants monétaires internationaux.PENSEES L’amour de Dieu est le fondement nécessaire de la charité envers les hommes, et c’est le seul.Celui qui aime Dieu véritablement est capable d’aimer cordialement tous les hommes.Celui qui n’aime pas Dieu, quoi qu’il dise ou quoi qu’il promette, n’aimera que lui-même.Bossuet N’ayez pas peur du victorieux.Ne restez jamais un seul moment dans l’esprit de la défaite.Les vaincus s’accusent trop eux-mêmes, ils perdent la moitié de leurs forces à copier leur ennemi.René Bazin Vos .coupons d’intérêt Lorsque vos coupons d’intérêt sont échus, ou lorsque vous recevez des chèques pour l’intérêt sur vos obligations enregistrées, déposez-les à un compte d’épargne à la Banque de Montréal.L’argent que vous touchez sur vos placements ou obligations vous rapportera alors de l’intérêt.BANQUE DE MONTRÉAL Fondée en 1817 L’ACTIF DEPASSE $800,000,000 J.V.RABOIN, Gérant Succursale de St.Jérome: A.S.MAGUIRE, Gérant Succursale de Ste.Agathe J.O.R.MARCHAND, Gér- Succursale de St.Jovite: G.E.WURTELE, Gér Succursale de Ste.Therese: SURVEILL pour l’annonce d’ouverture de notre » Grande Campagne de * Repasseuses ¦ et de Laveuses électriques Termes faciles et attrayants Grand choix de modèles / Gatineau Electric Light Company Limited HENRY FORD ET LA SUPPRESSION DU CHOMAGE Henry Ford, le manufacturier d’automobiles, vient de publier, en collaboration avec Samuel Crowther, un livre intitulé ‘‘Moving Forward” où il indique un moyen de rétablir l’équilibre entre la production et la consommation, ce qui amènerait la suppression du chômage et ferait des travailleurs la classe aisée de la société américaine.M.Ford annonce le venue d’une révolution industrielle et prédit qu’en 1950 les ouvriers recevront des salaires minima de $5.00 de l’heure.La semaine se composera de cinq jours de travail, de cinq heures chacun.Mais ce ne sera pas l’apogée des sa laircs élevés simplement un pas en avant jusqu’à ce que le rétablissement de l’équilibre entre la production et la consommation rende l’homme maître de sa destinée sociale et économique.Il rejette complètement la théorie voulant que la surproduction soit la cause du chômage et il affirme que le temps est encore bien éloigné où il existera un surplus réel des produits essentiels.N’est-il pas vrai que des peuples meurent de faim alors que certains pays (les Etats-Unis et le Canada) ne peuvent vendre leur blé Toute la faute est à la distribution qui est incomplète, mal organisée et trop coûteuse.M.Ford base sa prédiction des salaires élevés sur le fait que, depuis 1910, les taux des salaires ont été quadruplés et sont passés de $0.25 de l’heure à $1.00 de l’heure (il parle des ouvriers ordinaires de ses usines).‘‘On peut, dit M.Ford, les multiplier davantage au cours des vingt prochaines années.En 1910, on était d’avis que l’industrie avait atteint son plus grand perfectionnement et beaucoup étaient d’avis de se retirer, très satisfaits de la situation.Si les salaires ne continuent pas à augmenter, ce sera la faute des hommes ou leur manque d’intelligence.” ‘‘Ce n’est pas le coût de la vie, mais la valeur de la production qui détermine les salaires, dit M.Ford qui maintient que ‘‘coût de la vie” ne signifie rien à moins que cette phrase ne se rapporte à la manière de vivre, au ‘‘standard” de l’existence.” ‘‘Si ce standard est élevé le coût l’est aussi, mais avant d’élever le ‘‘standard” ou le coût de la vie, les salaires doivent augmenter.Le ‘‘stan-ard” de l’existence est établi par les salaires.M.Ford prévoit qu’une réduction générale des salaires, comme certains l’ont proposée, serait la ruine de toute l’industrie du continent nord américain, ‘‘ce serait fermer à jamais le livre du progrès américain”.Voici ses conseils: lo.Fabriquer, en aussi grande quantité que possible des articles de la meilleure qualité et de les fabriquer de la manière la plus économique possible pour les lancer sur le marché.2o.Essayer toujours d’augmenter la qualité et de diminuer le prix de revient et le prix de vente.3o.Augmenter les salaires graduellement, mais continuellement et jamais ne les diminuer.4o.Distribuer les marchandises au consommateur de la façon la plus économique afin qu’il profite de la diminution dans le coût de production.M.Ford refuse d’accepter la croyance disant que l’homme de plus de quarante ans n’a pas sa place dans l’industrie.Il prétend qu’il n’existe pas de point mort dans l’existence d’un homme.Il est certain, de l’avis de tous les économistes que la mauvaise distribution des denrées et des articles manufacturés est l’une des plus grandes causes de la crise actuelle.Il est vrai ausis que, si les travailleurs gagnaient davantage, ils augmenteraient leurs achats et, par conséquent, stimuleraient, d’abord l’écoulement du stock, puis la production.LA ROUTE SAINT-JEROME MILLE-ISLES Il serait, paraît-il grandement question de faire graveler la route qui re.ie Saint-Jérôme aux Mille-Isles.C est la une amelioration des plus urgentes.Il y a, dans cette région, une population assez considérable qui est, pour ainsi dire, sans moyens de communication avec nous, car les chemins qui existent actuellement sont presque impraticables et ne répondent pas du tout aux exigences du trafic et du transport modernes.En été, ces gens vont à Lachutc, malgré que cette ville soit plus éloignée d’eux, parce qu’une bonne route existe déjà.En hiver, les chemins étant semblables, ils trouvent plus commode de venir à Saint-Jérôme.I est donc raisonnable de errire que lorsqu’une bonne route sera construite, tous ces gens viendront en tout temps de l’année, à Saint-Jérôme centre naturel de cette région pour notre d’au- y transiger leurs affaires, et commerce local en bénéficiera tant.Ainsi l’a compris notre Chambre de commerce qui, à sa réunion du 15 oc tobre, a décidé de prendre l’initiative de faire des instances auprès des conseils municipaux intéressés, soit ceux de la ville et de la paroisse de Saint-Jérôme et celui des Mille-Is'et.pour que les travaux do cette route soie nt commencés au plus tôt.Si l’on veut bien songer aux multiples avantages que cette amélioration peu coûteuse en somme, apportera a tous les intéressés, les objec- tions qu’on pourrait soulever tombent d’e les-mêmes, A la même séance du 15 octobre, la Chambre de Commerce s’est occupée de la route Saint-Jérôme à Sainte-Marguerite par Saint-Hippolyte.Nous en avons déjà parlé, il y a une couple de semaines dans notre journal.Ni us y revenons encore aujourd’hui, et, avec la Chambre de Commerce, nous demandons que des démarches soient entreprises auprès des¦ conseils.municipaux de Saint-Hippolytej, de la paroisse et de a ville de Saint-Jérôme dans le but de faire du mauvais chemin qui existe ac tuellement, une belle et bonne route.Il est inutile d’insis'er beaucoup sur la nécessité et les avantages d’une bonne voie de communication de Saint-Jérôme à Saint-Hippo yte et à Sainte-Marguerite, paroisses qui sont visitées par de nombreux touristes.Le débouché naturel, le centre commercial logique de 'eur commerce, c ’est Saint-Jérôme.Il importe donc de faciliter le courant des affaire vers notre ville.Tous comprennent cette vérité.Mais pour obtenir, il faut dem n-der, insister et revenir souvent sur le sujet.Pour notre part nous sommes bien décidés' de ne pas aisser tomber ce projet dans l’oubli.A LA MODE ! Le fiancé.— Dites donc m chère, il me semble qeu votre robe elle est un peu.comment dirais-je.un peu-élémentaire.Que dir it yo re mère, si elle la voyait?E le.— Oui, en effet, qu ’est-ce qu’elle dirait! C’est la sienne! Venez l’hiver dans ce paradis aux eaux étincelantes, aux plages veloutées, aux sentiers verdoyants, aux grandes routes sans fin.Continuez de porter flanelles fines et tissus légers.Tous les amusements s’offrent à vous.On trouve dans un grand nombre d’hôtelleries l’aménagement Je plus luxueux et la cuisine la plus exquise.Wagon-lits de Québec et Montréal est le seul service direct entre le Canada et la Floride.Renseignements obtenus gents du C.N.R.des a- CANADIEN NATIONAL VICTOR * - — - — ©*~ '-•‘'vue Ut.V propres disques chez vous.Cabinet de dessin classique italien, façade de bois orientaux de choix.Radio Victor, R-35 Ne comporte aucun incantation du princip ¦ micro- yn hrom-mais radicalement, changé dans tous les autres détails fondamentaux.Pourvu de cinq c rcuits syntonises et de quaire lampes à g îlle-écran protégée (sen en grid) Cabinet fini noyer, style italien.Radio Victor, R-39 Identique au R-35 dans son principe technique et, de même que ce modèle réputé, un produit de la main-d’oeuvre experte Victor.Radio Victor, R-15 Quatre circuits syntonisés et lampes à grille-écran.Une beauté et une grande valeur dans les appareils modernes à prix modéré. L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 24 OCTOBRE 1930.•< /JWOTtSÎ 1* ^SSgg|§g MHS insSv.?i»gpj Montreal fondée en 1873 Industrie Publics Travaux Genie Toutes les branches PRINCIPAUX COURS Géologie Géodésie Métallurgie Travaux publics Chemins de fer Chimie industrielle Economie industrielle Machines Thermiques Constructions civiles Génie sanitaire Mathématiques Chimie - Dessin Electricité Minéralogie Arpentage Mines Mygiene Physique descript Mécanique Hydraulique LABORATOIRE DE RECHERCHES ET D’ESSAIS 1430, rue Saint-Denis, Montréal TELEPHONE Administration : TAncaster 9207 Laboratoire Provincial des Mines ; LAncaster 7880 PROSPECTUS SUR DEMANDE V.V, .".V.V.V ‘-A.A A.A A.A A.A.A* A A A A A A* A A- A A A A A A A A A A A AA AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA AAAAAAAAAAAAAAAA gss m ‘p^fTwVVuTiiW r-"> V L’ASSOCIATION DES HOTELIERS DE CAMPAGNE DISCOURS PRONONCE PAR M.Z.RAYMOND, PRESIDENT DE L’ASSOCIATION DES HOTELIERS DE CAMPAGNE DE LA PROVINCE DE QUEBEC, AU CONGRES DES BONNES ROUTES, TENU A QUEBEC, EN SEPTEMBRE DERNIER.Monsieur le Président, Messieurs, Mon premier mot sera pour remercier les organisateurs de ce congrès du grand honneur fait aux hôteliers de villes (Montréal et Québec exceptées) et des campagnes, en demandant au président de leur association de dire quelques paroles, en réponse au président d’une association-soeur, mais pas de la même parenté.Nons avons été à même d’admirer les belles routes de notre province, cet été spécialement, car nous avons visité 75 villages et villes.Nous devons des félicitations au ministre de la voirie et à son sons-ministre, pour la belle apparence des routes et pour la façon dont elles sont entretenues.L’hôtellerie rurale a besoin pour vivre d’avoir beaucoup de touristes, car tout le monde le sait, nous de la campagne, n’avons pour ainsi dire que quatre mois d’affaires par année.C ’est pourquoi il faut que nous soyons outillés de façon à ramasser la manne quand elle passe.Une grande amélioration a été constatée depuis trois ans, dans l’apparence, dans l’aménagement, la cuisine et le personnel de nos hôtels.L’appel lancé par l’honorable J.-L.Perron, alors ministre de la voirie, a été entendu, la plupart y ont répondu et se sont améliorés.Notre association a pour mission et unique désir, de convertir ceux qui n’ont pas encore compris l’appel, et par extension, de faire en sorte que tous se conforment au besoin de l’heure, afin qu’avant longtemps, nous ayons un commerce d’hôtellerie, qui puisse se comparer avantageusement aux autres.La tâche est lourde, mais nous avons confiance de réussir.Pour cela, il nous faut le concours de tous.Nous avons celui du gouvernement de Québec, de la Commission des Liqueurs et de différentes brasseries de la province.Nous avons enrôlé le clergé de la province et nous sommes sûrs qu’avec cet aide précieux, nous réussirons plus vite.Qui mieux que le curé d’un village ou d’une ville, peut nous donner des renseignements désintéressés, sur les hôtelleries locales.Nous ne pouvons visiter tous les hôtels de la province.G’est pourquoi nous avons commencé upc campagne éducationnelle.Nous devons des remerciements chaleureux à toute la presse -quotidienne et hebdomadaire, pour la large publicité donnée gratuitement à toutes nos suggestions et nous espérons qu’elle continuera à nous traiter en enfants gâtés.Nous sommes certains que le gouvernement nous aidera, en faisant, à la prochaine session, certains petits changements à ses lois, ce qui rendra en môme temps l’observance de celles-ci plus facile, protégera l’énorme capital investi par de petits propriétaires, qui ont à coeur de bien gagner leur vie et celle de leurs enfants, tout en étant des meilleurs agents, si j’ose m’exprimer ainsi, des bonnes et belles routes de notre province.Je puis vous promettre, Messieurs de l’Association des Belles Routes, le concours chaleureux et constant de tous les membres de notre association qui, quoique très jeune encore, compte déjà 350 hôteliers de la province dans ses rangs.Nous avons eu la bonne fortune de retenir les services, comme directeur-gérant, de M.Rodrigue Langlois, qui fut pendant huit années, inspecteur de l’Association des Commerçants Licenciés de Montréal, et je crois même qu’il a organisé les hôtelleries de Québec en association.Bien au courant du commerce de l’uôtellerie et de ses besoins, ayant-le secret de se faire des amis, et parfois de réprimander sans en avoir l’air, nous obtenons, grâce en bonne partie à son travail, de bons résultats.Les hôteliers de la province de Québec so sont organisés, améliorés, perfectionnés et ils sont prêts à faire encore plus.Et pendant que j’y pense, pernrettez-nioi de suggérer à qui de droit, qu’il ne serait qu’équitable que l’on accorde des licences aux hôteliers établis le long des belles routes de la Gaspésie, tant dans l’intérêt du public local que des nombreux visiteurs qui fréquentent cette région enchanteresse.Nous avons besoin du concours de toutes les associations sérieuses, et soyez assurés que nous recevrons toutes les suggestions sérieuses, de même que les conseils désintéx-essés, pouvant aider au développement de l’industrie hôtelière, ’ avec reconnaissance, afin que tous ceux qui restent chez nous, de même que ceux qui nous visitent périodiquement, gardent un bon souvenir de nos hôtelleries.C’est ainsi qu’ils se feront les propagandistes sincères et dévoués de nos hôtels, attireront des visiteurs nouveaux dans la province tous les ans.Ceux-çi, en parcourant nos belles routes,, en profitant de la belle hospitalité de nos hôte's, deviendront des amis du Québec, et le feront aimer à l’étranger.Merci messieurs, de l’attention que vous m’avez portée et croyez que je rapporte de ce congrès, le meilleur des souvenirs.NOUVELLES DE SAINTE-ADELE — Ces jours derniers il s’est produit un assez grave accident à la construction de M.Ernest Desjardins garagiste.Son frère Eernand était à déposer des pierres dans la forme à ciment lorsqu’il fit un faux pas et alla malheureusement tomber le larynx sur une planche, il perdit connaissance.— Immédiatement ou fit mander le médecin qui y constata un déplacement dans la gorge.— M.E.Desjardins est maintenant en voie de guérison.— C ’est à Sainte-Adèle qu ’on fait des chass.es fructueuses.— Encore mercredi dernier, M.Théodore Que-villon et M.Orner Derepentigny tous joyeux revinrent d’une excursion de chasse rapportant le joli trophée victorieux d’un chevreuil de 125 livres d’une perdrix et d’un lièvre.— Nos félicitations à ces deux Nemrod.SHAWBRIDGE — Le 14 octobre, M.Elie Foisy, un citoyen bien connu et estimé de notre village, est décédé récemment, après une maladie de trois mois et deux semaines, à l’âge de 42 ans.M.Foisy est né à Saint-Sauvcur-des-Monts.Le défunt laisse dans le deuil son épouse, née Marie-Louise Carrière, neuf enfants: René, Irène, Germaine, Laurette, Alice, Jeannette, Madeleine, Marcel, Robert Foisy; sa mère, Mme Yve Wilfrid Foisy; quatre frères, MM.Emmanuel, Aldège, Wilfrid, Aldéric Foisy; quatre soeurs, Aurore, Lucienne, Evangeline, Jeanne Foisy.Les porteurs étaient les trois frères du défunt, MM.Emmanuel, Aldège, Wilfrid et les trois beaux-frères, MM.Gérard Rocheleau, Albert Foisy et Benjamin Boyer.Les funérailles ont eu lieu en l’Eglise de Lesage.Le service fut chanté par M.l’abbé Papineau, assisté de M.le curé Eugène Gohier de Saint-Sauveur et M.le curé Gibeault, de Sainte-Adèle, comme diacre et sous-diacre.Offrandes de fleurs: M.Ovila Daisy, Aldége Foisy, Lucien Carrière, Alvin Shaw, Mme O.Ruelland, Mme A.Hébert, Mme Rocheleau, Mme Yve W.Foisy, Mme Emile Gagné, Mme Al- bert Foisy.M.Philias Carrière, Mme Guindon, Mme Boikie.Offrandes de Messes: Parents et amis, 10 messes.Un groupe de parents et amis suivaient le convoi funèbre.Soins des machines de ferme On perd des milliers de dollars tous les ans en laissant les' machines de ferme et le matériel agricole en plein air, et les pannes au moment .critique sont toujours très coûteuses.Il n’en coûte cependant pas plus de $150.pour fournir un abri grossier mais utile pour les moissonneuses, les semoirs, les batteuses, les tracteurs, les combines, les faucheuses, etc., dont la plupart ne font rien pendant 46 semaines de l’année.Tout ce qui est nécessaire est une remise qui empêche la pluie, la neige et le soleil de tomber sur ce matériel.L’économie sur la dépréciation seule, couvrira plus que le coût de la première an-jnée.Le cultivateur dont les machines sont remisées, a une bien meilleure , occasion de les réparer pendant l’hi-iver et comme il n’y a que 170 jours J de travail entre le dégel du printemps ! et le retour des froids en automne, on voit combien il importe de tenir les machines dé ferme dans l’état où elles peuvent rendre le plus de services.— Ministère fédéral de l’Agriculture.Etes Hiscufts h The sont exquis faits avec la Poudre is Pâte wMagic Sur 4 ménagères canadiennes qui cuisent à la maison, 3* emploient la Poudre à Pâte "Magic” parce qu’elles trouvent qu 'elle leur assure toujours de meilleurs résultats.La prochaine fois que vous ferez des biscuits, essayez la "Magic” et vous verrez comme vous réussirez bien.Essayez cette Recette de Biscuits S c.i coupe shortening 1 tasse de lait froid et doux, plus ou moine.Si vous cuisez & la maison, demandez le nouveau Livre de Cuisine "Magic.” Vous y trouverez d’utiles suggestions et d’intéressantes recettes.Voyez cette marque sur chaque boîte.C'est une garantie que la Poudre à Pâte *'Magic” ne contient ni alun ni ingrédients nuisibles.2 tasses farine 4 c.à thé Poudre à Pâte •'Magic* ) c.à thé eel Façon de préparer —tamises ensemble farine, poudre à pâte et sel.puis incorpores le shortening.Ajoutes graduellsmens asses de lait froid pour faire une pâte molle, mais que Tout Êmves manier, vous servant d'un couteau pour mélanger.nfarines le centre de votre planche à pâte, laisses-y tomber votre pâte, battes ou roules légèrement jusqu'à \ pouces d'épaisseur, puis découpes et faites cuire à four chaud pendant 15 à 20 minutes.Tous les ingrédients doivent être froids Manipules ausfli peu et aussi légèrement que possible et évites d’incorporer une plus grande quantité de farine après que le lait a été ajouté.* Ce fait a êtê révélé récemment au cours d'une enquête poursuivie à travers le Dominion.STANDARD BRANDS LIMITED PRODUITS GILLETT Toronto Montréal Winnipeg Bureaux dans Otites les principales villes du Canada.POUR ETRE TRANQUILLE Monsieur.— C’est curieux, mais le samedi il y a toujours beaucoup de déclarations de faillites.Madame.¦—- Ce sont des gess qui veulent passer le dimanche tranquille.ENERGIE VOTRE REMONTEZ L’énergie provient d’un aliment qui contient tous les éléments d’une nourriture bien proportionnée et sous une forme facilement digérable.Aidez la nature et remontez votre énergie en mangeant le Shredded Wheat avec du lait.Tous les carbo-hydrates dont vous avez besoin pour fournir la chaleur et l’énergie, tous les sels minéraux pour les os et les dents y sont contenus.Délicieux pour tous repas avec des bananes tranchées ou compote de fruits.SHREDDED HEAT AVEC TOUT LE SON DU BLE ENTIER THE CANADIAN SHREDDED WHEAT COMPANY.LTD. L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 24 OCTOBRE 1930.CES RAPATRIES C’est à Sorel, sur le Train Exposition que le Chemin de fer National du Canada a rnis à la disposition des ministères de l’Agriculture provincial et fédéral, des Fermes Expérimentales et des Collèges Agricoles: Train Exposition qui fut visité par des milliers de cultivateurs intéressés, do cultivateurs apportant qui une petite boîte, qui deux ou trois sacs conte-tant du sol de leurs fermes pour le faire analyser, afin de savoir si oui ou non un peu de chaux, de fertilisant ne servirait pas à l’améliorer; donc, c’est à Sorel, Louis Roy, agronome, assistant-surintendant du Service de l’Agriculture au Chemin de fer National du Canada et M.Gagnon de l’Ecole d’Agriculture d’Oka sont à expliquer à quelques ecclésiastiques et à un groupe de cultivateurs la nécessité du chaulage des sols acides, de leur égouttemest parfois, quand un gaillard d’âge mur mais d’apparence assez jeune se détache du groupe et s’approche d’un autre représentant du Canadien National: — Pardon, monsieur! N’êtes-vous pas M.Untel que j’ai souvent rencontré dans des assemblées à Woonsocket, dans le Rhode Island?— Oui, monsieur, c ’est mon nom.— Il me semblait que je vous reconnaissais.Le représentant du Canadien National examine un peu attentivement le bel homme de six pieds qui lui fait face et il se rappelle qu’en effet il l’a souvent rencontré là-bas.— Oui, je me rappelle maintenant de vous avoir rencontré assez souvent.Vous me pardonnerez de ne pas me souvenir de votre nom.Je rencontre tant de gens.— C’est que j’ai eu plus d’occasions de vous remarquer.Je vous ai presque toujours rencontré dans des assemblées où vous nous parliez du Canada.J’étais dans la foule.J’ai eu à peine l’occasion de vous parler une couple de fois.Vous rappelez-vous de Joe Mandeville ?— Bon, j’y suis.Que faites-vous maintenant1?Etes-vous en promenade?— Non.Je demeure ici.Je suis “habitant”.J’ai laissé Woonsocket le 30 septembre de l’an dernier.En arrivant je me suis acheté une ferme.J’en ai acquis une autre dernièrement —• Si je ne me trompe, vous viviez bien à Woonsocket?— Quand à ça, oui! Je n’avais pas à me plaindre.Quarante piastres par semaine comme “arrangeux de métiers”.L’ouvrage n’était pas trop dur.— Alors pourquoi êtes-vous parti?— D’abord, faut vous dire.Depuis que je suis parti du Canada j’ai toujours eu envie d’y revenir.On est plus chez nous.Et puis je suis parti dans le.bon temps, üft commençait à mal a 1er.On nous “slaquait” de temps en temps.Quand j’ai vu cela, avant de “manger” ce que j’avais économisé, j’ai paqueté les “p’tits” et j’ai pris le bord du Canada avec ma famille.J’ai bien fait.Depuis ce temps-là ça va de mal en pis, là bas.Un parent qui est venu l’autre jour me disait qu’à Woonsocket, petite ville où les affaires sont pourtant meilleures qu’à bien d’autres endroits de la Nouvelle-Angleterre, il y a plus de 2,000 logis de vides.— Et ici, comment vous tirez-vous d’affaires ?— Mieux que je pensais.Je n’avais pas cultivé depuis bien des années; j’étais devenu un vrai citadin, et cependant, je réussis pas trop mal.Je suis content de moi.Je travaille comme un bon.J’ai deux chevaux, cinq vaches, et des bonnes !, cent poules, des cochons, ma récolte de grains fut satisfaisante, j’ai un arpent en betteraves, un demi-arpent en choux de Siam, un grand champ de carottes, les plus belles que vous ayez vues!, deux arpents de jardinages.— Comme ça vous êtes satisfait ?— Faudrait être exigeant pour ne pas être content.Si les ouvriers des villes savaient comme on est mieux en campagne et comme on y arrache sa vie aussi bien et même mieux qu’en ville, quand on le veut, j’vous assure qu’il y en a une grosse “bande” qui déménagerait.Et des rapatriés comme la famille Mandeville il y en a des centaines dans la province de Québec, établis sur des bonnes terres.Il pourrait y en avoir des milliers, des dizaines de milliers, si nos gouvernements pouvaient faire les sacrifices nécessaires pour aider au rapatriement d’une façon adéquate.J.E.Laforce CONSEILS DU MEDECIN PLUTOT MOURIR! Un ami de Crétinot lui dit: — Vous avez entendu parler de ce jeune homme qui s’est noyé par'cha-grin d’amour?Seriez-vous capable d’une pareille action?Et Crétinot de répondre : — Moi, me tuer pour une femme ?Jamais.Plutôt mourir.LA SERVIETTE Tous les jours nos mains saisissent de nombreux objets qui ont pu être contaminés par des sécrétions qui contiennent des bactéries.Ces bactéries ne sont pas toutes dangereuses, mais il y en a assez parmi elles qui sont virulentes.S’il nous arrive d’avoir sur les mains des germes qui peuvent être cause de maladies, ils ne causeront aucun tort tant qu’ils ne se déplaceront pas.Mais c’est par le transport des mains à la figure, par leur contact avec les aliments, que les germes peuvent avoir accès à l’intérieur de l’organisme et causer la maladie.Si nos mains ne sont pas propres, elles peuvent contaminer les aliments et les breuvages, et c’est par ce moyen que les germes pénètrent dans le corps.Rendons-nous compte quelques jours du nombre de fois que nous nous touchons les lèvres et le nez, et nous verrons comme il est facile d’introduire les germes dans nos corps, les germes dans ribs corps.Il ne faut nous porter les mains à la figure que pour nous moucher.Nous devons toujours nous laver les mains avant de manger ou de manipuler les aliments, parce que les mains malpropres souil.ent les aliments propres.La propreté des mains nous protège contre la maladie.Un bon lavage des mains devient une manière simple et effective de prévenir la propagation des maladies contagieuses, car nous pouvons réussir à déplacer un bon nombre des bactéries qui s’y trouvent, dependant, les mains m?sont pas stérilisées par le lavage, c’est-à-dire qu’il reste sur elles des germes, et quand elles sont essuyées sur une serviette elles y déposent des germes vivants et parfois virulents.Si la serviette est en usage pendant quelques jours, le nombre de ces germes s’augmente de plus en p'us.Il est ainsi facile à voir que si plusieurs personnes se servent d’une serviette, chacune d’elles y dépose une quantité assez considérable de bactéries, et elles en ramassent d’autres qui s’y trouvent déjà.Des recherches ont été faites à ce sujet et elles ont démontré que les germes se propagent ainsi.La serviette commune, que ce soit au foyer ou ail'eurs propage la maladif.Donc, chaque membre de la fa- AU ROYAUME DE SAGUENAY LA CULTURE DES LEGUMES 'j Celui qui visite attentivement notre roy.urne du Saguenay, est intrigué de voir arriver dans les nombreux villages industriels une si forte importation de légumes.A Chicoutimi, à Port Alfred, les légumes sont importés à pleins bateaux, ailleurs à pleins chars.Et pourtant on peut très bien récolter des légumes dans cette région de bonnes terres — à preuve le magnifique jardin que chacun peut admirer chez l’honorable Emile Moreau, à Ro-berval.La culture des légumes demande clés soins.On dit là-bas que c’est un travail fatiguant que de s’astreindre à avoir s in d’un champ de légumes, en plein soleil.Sans doute.Mais aussi c’est payant.Les cultivateurs du royaume du Saguenay, en grand nombre, passent une partie de l’année aux chantiers, dans les bois, le long des lacs et des rivières, au printemps, pour le flottage du bois.Cela aussi c’est un travail éreintant — pas toujours payant.N’arrive t-il pas souvent qu’api'ès des mois de travail ardu, le “jobber” perd son temps et même qu’il reste en dette?N’est-ce pas qu’à la longue il arrive toujours à la ruine.Et pourtant, des “jobbers”, des hommes de chantiers, où l’on perd de l’argent en dépit d’un travail opiniâtre, on en refuse tous les ans: tant «sSti DEMISSION DE L’HONORABLE A.R.MÂCMASTER Le gouvernement de la province de Québec a accepté ces jours derniers 6ASTON et Georges LES GARÇONS de la DOW p[e çolf "Tôm Thumb"l IJ aime mieux le golf| |-fait -foreuu, Gaston, )|
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