L'Avenir du Nord, 19 décembre 1930, vendredi 19 décembre 1930
TRENTE-QUATRIEME ANNEE — NUMERO 50.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 19 DECEMBRE 1930.m 1897-1930 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERRÉBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-TROIS ANS.1897-1930 ‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.ABONNEMENT : $2.par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.HENRI GAREAU, Président Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.SAINT-JEROME,¦ P.Q.y LABELLE NOS SOUHAITS L’AVENIR DU NORD OFFRE A SES LECTEURS ET A SES CLIENTS UN JOYEUX NOEL.NOUS REPETONS A TOUS LA GRANDE PAROLE QUI A SIGNALE LA VENUE DU CHRIST SUR LA TERRE: ‘‘PAIX AUX HOMMES DE BONNE VOLONTE.” AVEC LA PAIX QUE LA JOIE ET LE BIEN-ETRE REGNENT DANS TOUS LES FOYERS.UN PETIT PAUVRE DEVENU UN GRAND PAK LA REPLIQUE DE L’HONORABLE M, TASCHEREAU Le premier ministre de la province de Québec a donné une réplique triomphante au discours- diatribes du chef de l’opposition, M.Camilieu Houde.Celui-ci avait parlé pendant plus de quatre heures à l’assemblée législative.Avec son ton ordinaire et son audace extraordinaire, il avait réuni en un seul réquisitoire toutes les critiques expectorées par lui sur les tréteaux politiques.Il parla de tout et ne dit rien de nouveau.On connaît la complainte : les ministres sont des incapables, quand ils ne sont pas des voleurs; la province est ruinée.elle n’a plus ni forêts ni pouvoirs hydrauliques; les Canadiens-français sont vendus et livrés aux Américains par le gouvernement; le ministère Taschereau nous a laissé voler le Labrador; les libéraux sont les esclaves des Juifs; et patati et patata.A cette mercuriale qui devient de moins en moins convaincante parce que de moins en moins sincère et sérieuse, l’honorable M.Taschereau a répondu avec calme, modération et.dignité.Dans un discours d’une heure et demie, le premier ministre a fait connaître la politique et les oeuvres de son gouvernement, appuyant ses déclarations et ses arguments sur des faits et des réalités qui s’imposent à l’attention de tous les esprits non prévenus et reçoivent l’approbation de la grande majorité des citoyens do la province de Québec.Nous regrettons de ne pouvoir reproduire au long l’important discours du premier ministre.Nius tenons, toutefois, à signaler ce qu’il p dit sur la question des écoles juives.Voici, en résumé, les déclarations de l’honorable M.Taschereau à ce sujet: LES ECOLES JUIVES Une autre affaire qui a beaucoup intéressé la population pendant les campagnes récentes, c‘est la question des écoles juives.Quelques-uns de ceux qui l’ont discutée, étaient sincères, j’en suis certain.Mais le problème des coles juives n’est pas d’hier.N’oubliez pas qu’avant notre effort pour régler cette question à la session dernière, ce problème a passé devant toutes les cours de justice.Le chef de l’opposition dit que nous avons présenté cette question à seule fin de l’embarrasser pour le battre dans les élections municipales de Montréal.Cette question pourtant s’est présenté avant qu’il ne siège dans cette Chambre.Le chef de l’opposition a dit hier que M.Creelman lui avait dit: M.IToude — Non, ce n’était pas à moi, M.Taschereau -— Ah! alors du ouï-dire.Je suis heureux de le savoir.Parce qu’il est venu devant le comité pour dire que la Commission protestante n’était pas disposée à instruire les Juifs, sauf sons certaines conditions.Pour se servir de sa propre expression, il a dit: You don’t want to be indigent”, M.Hondo — Je ne voudrais pas vous embarrasser.M.Taschereau — Vous ne m’embarrassez pas du tout.M.Houde —• Toutefois, ce que j’ai dit, c’est qu’il n’avait jamais été question 4e flanquer les enfants juifs gur le pavé, ainsi que vous l’avez dit aux évêques, COMPLICATION INEVITABLE *—M.Taschereau -—• Ce qu’on nous a dit et même répété, c’est que s’il n’y avait pas d’entente avant le mois do septembre, ils no les recevraient pas.Gela ils nous l’ont dit plusieurs fois.Nous étions donc en face de 12,000 enfants juifs.La Commission catholique ne pouvait pas les recevoir et la Commission protestante ne voulait plus les recevoir.Le conseil privé nous a dit que nous ne pouvions pas obliger ni la Commission catholique ni la Commission protestante, mais que la province avait le droit, si elle le désirait, de leur donner leurs propres écoles.Alors, noils avons préparé le projet de loi.Nous avons remontré Son Eminence le cardinal Rouleau et trois autres évêques.Que es chefs de notre Eglise aient fait e; restrictions pour éviter des dangers, certainement.Pensez-vous que nous étions désireux, nous, de créer un troisième panneau, si la chose n’était pas nécessaire?Non! Cela créait une nouvelle complication, mais c’é-iait une complication inévitable.Et ous avons donc prparé le projet de loi d’une manière régulière.Nous Farms soumis à l’épiscopat.Et qu’est-ce que l’épiscopat a dit?11 a dit dans un communiqué qui a paru dans l’Action Catholique ce qui suit: ‘‘A la suite de l’entrevue qui eut heu ce matin entre les représentants ue l’autorité civile, les honorables L.-A.Taschereau et Athanase David, et les représentants de l’autorité religieuse, S.E.le cardinal Rouleau et Nosseigneurs Gauthier, Courehesne et Comtois, entrevue au cours de laquelle on a discuté le problème de l’éducation des enfants juifs à Montréal, et le projet de loi que présente actuel: .‘nient le gouvernement à ce sujet, le communiqué suivant a été remis aux .ournaux par l’archevêché : ‘‘Nous sommes autorisés à publier qu’une réunion a été tenue à Québec, h laquelle assistaient les honorables Taschereau et David ainsi que Son Eminence le cardinal, Nosseigneurs Gauthier, Courehesne et Comtois.‘‘Au sujet des écoles juives il a é-te entendu qu’il sera pourvu à la nomination d’une Commission juive, composée de cinq membres, lesquels seront nommés par le gouvernement.Cette commission, aura tous les droits, dans les limites de File de Montréal, qu’exercent actuellement et que possèdent la Commission des écoles catholiques et la Commission des écoles protestantes relativement aux écoles juives.Elle sera soumise au contrôle et à la surveillance du surintendant de l’Instruction imbliqne.Le surintendant est revêtu à l’égard des écoles juives des mêmes pouvoirs et autorité que ceux qu’il possède en ver-, tu de la loi relativement à l’éducation des catholiques et des protestants à leurs écoles.‘‘Dans la province de Québec, on a toujours reconnu le droit des parents à l’éducation de leurs enfants.Le projet actuel consacre ce principe”.COMMENTAIRES DE L’“‘ACTION CATHOLIQUE” I Eh bien ! M.l’orateur, l’Action catholique, un peu plus tard, commentant ce qui a été fait et ce qui a été dit sur cette loi, dit ce qui suit: ‘‘Les Juifs ont aisément obtenu le droit d’avoir les écoles qu’ils désiraient dans la cité de Montréal.H est vrai, comme dit plus haut l’extrait de l’entrevue, qu’ils y ont choisi une commission scolaire juive.Il faut cependant dissiper la confusion qui ferait croire que les écoles juives ne seront pas soumises à la surveillance du conseil de l’Instruction publique.Dans le premier projet de loi qui les accordait ¦—• projet connu aux dernières heures de la session provinciale — on faisait uniquement relever ces écoles juives du surintendant de l’Instruction publique.Et h cotte fin, le surintendant se voyait dégagé des liens légaux qui le lient an Conseil de l’Instruction publique.Cette fois encore, il fallut une forte intervention pour que ce corps ne soit pas lésé dans ses fonctions.On corrigera le texte de la loi on précisant los obligations et devoirs du surintendant envers le Conseil de l’Instruction publique.On peut déplorer que certaine ambiguïté soit restée dans le texte, ambiguïté qui tient aux mots, mais pas à l’esprit de la nouvelle loi.Et telles sont les choses.” Et voilà la dernière parole dite par l’Action Catholique à ce sujet.Et je demande au chef de l’Opposition lorsqu’il est allé rencontrer les bons catholiques des Deux-Montagnes et de Maskinongé, et lorsqu’il est allé dans les centres canadiens-français [Eckit pour L’AVENIR DU NORD] L’on sait que PieX (Joseph Sarto) a gouverné l’Eglise de 1903 à 1914.Il est mort le 20 août de cette dernière année, à 79 ans, au début de la grande guerre et, on peut l’écrire, tué par elle.C’était un fils du peuple qui avait connu, tout jeune, la gêne de la pauvreté.Dans le'beau livre qu’il lui a consacré, M.René Bazin, de l’Académie française, a raconté des choses bien touchantes à ce propos.Cela constitue vraiment une belle page d’histoire.L’historien consciencieux et fidèle, au dire de M.Georges Goyau, ne doit pas s’attacher seulement aux circonstances mémorables où s’épanouissent et se dépensent les grands coeurs, mais il doit aussi rechercher, fût-ce en des coins de terre ignorés, les heures do souffrance qui leur furent comme une école.M.Bazin est précisément l’un de ces écrivains bien naturels et bien vivants qui savent explorer les plus modestes coins de terre où vécurent leurs héros.Il le montre une fois de plus dans ce trait de la jeunesse du futur Pie X qu’il relève aux premières pages de son volume.Petit homme de 11 ans, Giuseppe Sarto — ou Bcppi comme on disait par un diminutif affectueux —- voulait déjà être prêtre.Mais, son père, modeste petit cultivateur et huissier de mairie, à Riesc en Vénitie, n’avait guère le moyen de le mettre en pension et le collège le plus proche était à deux lieues de son village.Qu’à cela no tienne, l’enfant décida, du consentement de ses parents, qu’il irait au collège, tous les jours, à pieds, en qualité d’externe.‘‘Par tous les temps, écrit l’histo-¦ien, les riverains de la route pour-¦ont donc voir un gamin de 12 ou 13 ans qui s’en va de Rièse à Trévise la ville voisine, mais à deux lieues, portant le plus souvent ses deux souliers sur son épaule à la façon d’une besace.Le cuir coûte cher et il faut le ménager, il ne sc rechaussera que quand I sera rendu à proximité de la ville et du collège !.Ces pieds nus qui mr la route trottinent deux fois par jour, ils n’aspirent qu’à se fixer tôt ou tard à l’ombre de l’un de ces petits clochers qui constellent horizon en Vénitie.Mais, dans les vues de la Providence, ils s’en vont pourtant vers les plus hautes destinées qui soient sur terre ! ’’ La carrière du petit homme se des- de Huntingdon, s’il leur a dit que les évêques ont dit que cette loi faisait honneur à la province.Et si la loi était mauvaise ou était le chef de l’Opposition lorsqu’elle a passé dans cotte Chambre à la session dernière?La loi fut présentée.La deuxième lecture fut passée à l’unanimité.Une motion fut présentée à la troisième lecture que la loi ne devrait pas passer avent d’être envoyée devant le Conseil de l’Instruction publique.Une partie de l’Opposition a voté pour la motion mais pas tous.Quelques membres de l’Opposition ont voté avec le gouvernement.Mais où était le chef de l’Opposition?Si jamais une pièce do législation a été sagement inspirée, c’était celle-ci.Car nous avons obtenu exactement ce que nous voulions.Los Juifs de Montréal avaient le droit d’instruire leurs enfants suivant leurs croyances religieuses.C’est un droit que les tribunaux leur ont reconnu.Si nous leur avions refusé ce droit, il y aurait ou une agitation à Montréal dont nous ne serions pas encore débarrassés.Pour nous servir de l’expression anglaise: They would not be happy until they got it”.Mais maintenant qu’ils l’ont eu, qu’est-ce qui est arrivé?Ils se sont dit; Est-ce que nous allons instruire nos enfants séparément en dehors de a vie canadienne; est-ce quo nous allons les priver du contact de la vie canadienne sans leur donner l’occasion do ae mêler à cette vie.Non, ils ce le voulaient pas.Et nos amis, Mà Anglais, se sont dit; Nous sommes une minorité à Montréal ; nous avons besoin de l’aide des Juifs pour construire! les écoles que nous voulons et pour los maintenir.Des sorte que les Anglais et les Juifs de Montréal se sont accordés et nous n’avons plus besoin de la nouvelle loi.De sorte que maintenant nous n’avons qu’une chose a faire: c’est de substituer le contrôle du conseil de l’Instruction publique quant aux règlements des questions préconisées par cette loi.Et c’est pour cela la législation que nous allons introduire.Et le chef de l’opposition, au lien de nous aider à atteindre ee résultat s en est allé à la campagne semer la défiance contre nous et inspirer le Goglu à faire la campagne qit’il a faite.sina bientôt.Pas à pas et tranquillement, il monta, d’étape en étape, jusqu’au sommet de la hiérarchie de l’Eglise et jusqu’à la chaire de Pierre.Né à Riese en juin 1835, ordonné prêtre en septembre 1858, vicaire à Tombolo neuf ans (1858-1867), curé î.Salzano neuf ans (1867-1876), chanoine et vicaire général à Trevise encore neuf ans (1876-1884), évêque de Mantoue neuf années encore (18841893), patriarche de Venise et cardinal neuf années toujours (1893-1903) — chacune des étapes durait neuf ans, coïncidence curieuse — il devint enfin le successeur de Léon XIII par libre choix des êminontissimes Pères du conclave de 1903 et il prit le nom de Pic X.Il ne s’attendait certes pas à cette charge suprême et à ee redoutable honneur.Il a été dit, en effet, que, en partant de Venise pour le conclave, il avait pris son billet de passage sur le chemin de fer, aller et retour! Il hésitait, paraît-il, à accepter l’honneur et le fardeau du souverain pontificat en ee mémorable soir du 4 août 1903.Le cardinal Satolli, le pressant de s’incliner devant le choix du Sacré-Collège, lui aurait dit : ‘‘Eminence, le Saint-Esprit vous guidera pour conduire la barque de saint Pierre comme il vous a guidé pour diriger la gondole de saint Marc (à Venise).” Il accepta et il fut couronné, dans Saint-Pieïre, le 9 août 1903.Il avait 68 ans.Son pontificat a duré onze ans et il est mort, je Fai dit le 20 août 1914, à 79 ans.Pie X était doux et bon, mais aussi énergique et ferme.Sa piété et sa sainteté de vie furent des plus profondes et des plus remarquables.On Fa appelé le pape de l’Eucharistie et, peu de temps après sa mort, on parlait de sa béatification et de sa canonisation.Le procès canonique est depuis longtemps cc-nÿicncé.Ce fut un grand pape.Et ! bien, j’aime à me le rappeler, ainsi que le représente M.René Bazin, s’en allant pieds nus de Riese à Trévise, ce “petit pauvre”, que Dieu destinait à devenir un “grand papo”.C’est l’histoixe, d’ailleurs, de plus d’un grand homme d’Eglise et, pareillement, de plus d’un grand homme d’Etat.En particulier, n’est-ce pas, au Canada, celle de nombre de nos futurs curés, de nos futurs magistrats, de nos futurs évêques et de nos futurs ministres du gouvernement?Evoquez vos souvenirs, interrogez les pages de notre modeste histoire.Vous verrez! Sans doute, tous les petits pauvres ne sont pas appelés et n’arrivent pas à d’aussi hautes destinées.Ce qu’il faut retenir, c’est que la pauvreté, la souffrance et l’esprit do sacrifice trempent les caractères et préparent souvent des vies d’hommes d’une façon supérieure.L’abbé Elie-J.AUCLAIR ACHETONS CHEZ NOUS Les achats des fêtes sont commencés.L’occasion est bonne pour répéter à nos lecteurs ce que nous leur a-vous bien des fois recommandé.Les citoyens de chaque localité, surtout ceux d’une ville comme Saint-Jérôme, doivent donner tout d’abord leur encouragement à leurs marchands locaux.Achetons toujours chez nous, quand nous y trouvons ee qu’il nous faut.Le bon sens et notre intérêt le veulent.Il y a des gens qui ont, pourrait-on dire, la manie d’acheter à l’étranger et qui s’imaginent ne pouvoir se procurer de la bonne marchandise et ne faire de bons mai?hés qu’en dehors do leur ville, de leur province, ou de leur pays.Ils se laisseront éblouir par toutes les “occasions” — lesquelles, à tout considérer, en réalité n’en sont pas — s’offrant dans les annonces et les catalogues de toutes sortes et de toute provenance qui inondent chaque saison nos villes et nos campagnes, et qui constituent une véritable plaie pour lo commerce de nos maisons locales.En achetant à bas prix do maisons étrangères, ils se figurent épargner quelques sous, et qu ’ainsi ils économisent.Ils soutiendront que les effets vendus ici ne peuvent pas soutenir la comparaison Souhaits du Maire de Saint-Jérôme Aux grands comme aux plus petits, aux moins comme aux plus fortunés, je souhaite à tous et à chacun UN JOYEUX NOEL ET UNE HEUREUSE ANNEE.Que l’an neuf ne vous apporte que joie, santé, bonheur et prospérité.LEOPOLD NANTEL, Maire The mayor of St.Jerome wishes to one and all, a MERRY AND JOYFUL CHRISMAS and a PROSPEROUS NEW YEAR.May 1931, bring to you nothing hut success, prosperity, happiness and freedom from anxiety.LEOPOLD NANTEL avec colles qui viennent d’ailleurs.La plupart du temps ceux qui agissent ainsi ne sc sont pas donné la peine de visiter les étalages que nos marchands font à frais considérables pour accommoder la clientèle, ou bien Us ne se sont pas enquis des prix de notre marché pour se rendre compte que nos marchands sont capables d’offrir leurs marchandises à aussi bas prix que les marchands et commerçants étrangers.Pourquoi ne pas acheter chez nous?L’argent que nous dépensons reste ici et, en fin de compte, profite à tous en contribuant au scccès de notre commerce et à la prospérité de notre localité.L’HOSPICE-HOPITAL A SAINT-JEROME UNE ENTREVUE AVEC L’HONORABLE M.DAVID.— LA PART DU GOUVERNEMENT DE QUEBEC.Lundi dernier, une délégation du comité de l’hospice-hôpital de Saint-Jérôme était reçue, à Montréal, par l’honorable Athanase David, secrétaire de la province.Composaient cette délégation: M.l’abbé Geoffrion, curé de Saint-Jérôme, M.le sénateur Jules-Edouard Prévost, le Dr Brais, échevin, le Dr A.Chenier, secrétaire du Comité, M.J.-E.Parent, notaire.M.Charles-Edouard Marchand qui devait faire partie de la délégation, n’a pu se rendre à Montréal ce jour-là, à cause d’une attaque de grippe.L’honorable M.David a été vivement intéressé par le projet de fondation, d’un hospice-hôpital à Saint-Jerome pour lo comté de Terrebonne.Il a assuré les délégués qu’il donnait son plus chaleureux appui à ce mouvement.Il souhaite, ou mieux, il veut voir s’établir à Saint-Jérôme, dans la principale ville du vaste comté de Terrebonne qu’il représente à la Législature, un hospice, un refuge pour les orphelins des deux sexes et pour les vieillards, les vieux couples qui pourront y vivre ensemble les dernières années de leur vie.L’honorable Athanase David dit aux membre du Comité que le gouvernement de Québec se chargerait de la moitié du coût de la construction de cet hospice-hôpital qui, on le suppose, coûtera en viron $300.000.Comme on le voit, le projet de notre hospice se dessine de mieux en mieux chaque jour.SOUHAITS DE L’HONORABLE ATHANASE DAVID AUX LECTEURS DE L’AVENIR DU NORD MONSIEUR LE DIRECTEUR, Je vous remercie de l’occasion que vous voulez bien m’offrir de présenter mes souhaits de Noël et du Jour de l’An à vos lecteurs.Nous traversons des moments difficiles; ils sont nombreux ceux qui, s’ils n’avaient confiance dans leur pays, se sentiraient découragés, aussi bien, ce qu’il faut admirer chez nos cultivateurs, nos ouvriers et nos hommes d’affaires o'est cette confiance qui, malgré tout, ne les abandonne pas.En effet, il faut regarder l’avenir sans crainte, profitant du moment présent pour nous organiser économiquement et être prêts à prendre notre place au point de vue commercial parmi les nations du monde, lorsque l’équilibre sera rétabli.Il serait, je crois, nuisible, de prétendre que cet équilibre puisse du jour au lendemain, se rétablir; nous aurons encore de longs mois a attendre et qui sait, peut-être, une année, même deux.Je prie donc les citoyens du comté de Terrebonne d’avoir confiance en eux-mêmes, d’avoir la patience qu’il faut dans des moments comme ceux-ci, pour les traverser sans découragement et sans pessimisme malheureux.Que l’année qui bientôt commencera apporte un peu plus de joie et de bonheur dans les foyers, que celle qui se termine; que les parents continuent à s’intéresser à l’oeuvre capitale de l’éducation; qu’ils donnent à leurs enfants ce bienfait de l’instruction qui leur attirera, lorsqu’ils auront vieilli, la reconnaissance de leurs enfants.Que les enfants aient pour leurs parents, le respect et l’admiration qu’ils leur doivent pour les sacrifices qu’ils font pour eux.En un mot, que l’année qui commencera bientôt soit source de bonheur, de joie, de satisfaction pour tous.ATHANASE DAVID PENSONS AUX PAUVRES La charité pour les pauvres est un devoir do chaque jour, mais à cefte période des fêtes où l’on dépense des sommes considérables en plaisirs, en achats superflus et en cadeaux de tous genres, il importe de faire grande et généreuse la part des indigents et des miséreux.Ceitte année, surtout, où tant de familles sont dans le besoin, parce que le travail fait défaut, ceux qui doivent à la Providence d’être à l’abri de la misère doivent venir en aide à ceux qui manquent du nécessaire.La solidarité humaine comme la doctrine du Christ proclament que le nécessiteux est un frère qu’il faut secourir.; Non seulement la 'charité, mais la justice le commandent.Personne n’a le droit de se libérer de oc devoir de la charité, de se désintéresser du malheureux et de compter toujours sur les -autres pour accomplir cette oeuvre nécessaire et chrétienne qui incombe à chacun de nous.Sans être riche, prenons garde de nous laisser guider par l’indifférence du mauvais riche dont parle l’évangile et d’ignorer les besoins du pauvre, tout en vivant dans le bien-être et peut-être même dans l’abondance.Il y a cent manières d’être charitable.Soyons-le avec discrétion et générosité.Au marnent où la joie, plus d’une Avec la coopération généreuse de la ville de Saint-Jérôme, du comté de Terrebonne, du gouvernement de Québec et les contributions individuelles que l’on espère, on peut dire que la réalisation de ee beau projet est prochaine.fois accompagnée du luxe, va envahir nos foyers, au temps de Noël et du Jour de Fan, prenons bien garde d’oublier que la privation et la misère jettent la tristesse et la souffrance dans un grand nombre de familles.Ne soyons pas distraits, oublieux et égoïstes en ne pensant jamais au père — ces chers petits innocents — sans pain, sans vêtements, grelottant près paipn, sans vêtements, grelottant près d’un foyer éteint.Ce pénible tableau est plus fréquent que l’on pense.Comment pourrait-on sans remords se donner une vie de luxe, de superflus, se procurer le bien-être et le confort sous toutes ses formes, sans jamais contribuer au secours des pauvres?Les riches doivent ici donner l’exemple.Mais combien d’autres qui, sans être riches, pourraient être charitables.Donnons en proportion de ce que.nous avons, mais donnons à ceux qui sont plus pauvres que nous.Le grand geste de la charité nous grandit aux yeux de Dieu.“Un verre d’eau donne en mon nom aura sa récompense” a dit le Christ qui indiquait par ces paroles que chacun doit être bon et venir en aide à ceux qui sont dans le besoin.Ne refusons donc pas notre coopération à ceux qui travaillent à organiser le secours des pauvres.L’hiver commence, de nombreuses familles implorent notre appui.Des pauvres timides n’osent rien demander.Que de misères et de souffrances cachées; que de tristesses inconnues! La conférence de Saint-Vincent de Paul, récemment fondée à Saint-Jérôme, s’efforce de découvrir les vrais nécessiteux, de diminuer leur angoisse et de soulager leurs maux.Que tous s’associent à son oeuvre chrétienne.On a besoin de tout, mais en particulier de vêtements.Répondant à l’appel fait en chair par M.le curé Geoffrion, que l’on s’empresse donc de faire parvenir au presbytère CONTE DE NOEL Nos lecteurs trouveront dans une autre page de ce numéro de l’Avenir du Nord un Conte de Noël écrit pour notre journal par Louis Dantin.' MELI-MELO LES HABLEURS NE RESOUDRONT PAS LE CHOMAGE Ce n’est pas par les hâbleries des Houde, des Bray, des Mathieu, des Lesage et autres que nous résoudrons le problème du chômage, problème au-dessus des basses combinaisons politiques et qui demande des solutions ailleurs que dans les coteries.M.J.-A.Saint-André, un ouvrier lui-même, doublé d’un studieux, Fa ^clairement démontré dans une conférence qu’il donnait au club Gouin, de Montréal, le 8 décembre.Après avoir démontré, à l’aide de rapports officiels d’une commission d’étude, que l’ouvrier ne pouvait économiser avec le salaire qu’il avait et que c’était encore beaucoup plus difficile, dans une époque comme celle que nous, traversons, M.Saint-André dénonce ceux qui ont fait du chômage leur cheval de bataille pour gagner des élections.Il ne tient pas à mêler la question politique dans son étude, mais les événements le forcent à poser la question: qu’a fait M.Bennett pour résoudre le chômage?Depuis qu’il a pris le pouvoir, le nombre des chômeurs n’a cessé d’augmenter.Qu’ont fait ici les Houde, les Bray, les Mathieu, les Lesage pour résoudre le problème?Ou a inventé des mensonges honteux pour renverser les administrations et tromper le peuple.Qu’ont fait ces gens-là pour aider les ouvriers ?M.SAUVE ET LA GUILLOTINE POLITIQUE On a récemment déclaré au département des postes, à Ottawa, que 25 maîtres de postes environ avaient été destitués depuis l’arrivée du nouveau gouvernement au pouvoir.On donne pour raison de ces renvois l’ingérence politique.La plupart des destitutions eurent lieu dans le Québec et les provinces maritimes, quelques-unes aussi dans le nord ontarien.On explique que, dans la plupart des cas où l’honorable Arthur Sauvé ordonna le renvoi, celui-ci avait été demandé par des députés qui certifièrent savoir personnellement que le maître de poste en question avait pris une part active aux élections.LA DIMINUTION DU COMMERCE CANADIEN La valeur du commerce extérieur diminue constamment et durant le mois de novembre 1930 cette diminution s’est élevée à $71,003,828, comparativement au mois de novembre de ' Fannee 1929.eCs chiffres sont publiés dans le dernier numéro de la “ National Revenue Review”.Décidément, l’âge d’or promis par M.Pennett tarde à arriver ! LA LEGISLATURE SUSPEND SES TRAVAUX Les Chambres do Québec se sont ajournées aux 7 janvier.tous les vêtements que l’on peut offrir aux pauvres.Dans les réjouissances qui se préparent à l’occasion des fêtes de Noël et du Jour de l’an, faisons la part des pauvres.Montrons-nous de vrais chrétiens en donnant dans notre vie une plus large place à la vraie charité trop ^souvent négligée et absente de nos préoccupations égoïste-s.Apprenons par une douce e xpê-rience, que pour un coeur bien né il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.Les pauvres sont- nos frères.Comment pourrions-nous, sans être indignes de notre titre de chrétiens, leur refuser l’aide matérielle et -l’assistance morale qui allégeront leur lourd fardeau. L’AVENIR DD NORD, VENDREDI, 10 DECEMBRE 1930.S REMINISCENCES NOEL! NOEL! Cher Père, Demain e’est Noël ton premier Noël de l’autre côté.Il y a un instant je jouais sur le piano ta valse favorite: “l’Hiver”, commençant par cas mots: — On nous dit que bien loin, là-bàs, L’Orient n’a pas de frimas, Que toujours, il neige des roses, Je ne regrette pas ces choses.Et je me demande si dans l’au-delà il neige des roses, et si tu ne regrettes pas notre hiver canadien.— Ici, il fait un froid piquant, celui que tu aimais tant, quand tu partais te promener non pas avec une canne fashionable, mais avec le bâton caractéristique dont tu te servais pour fustiger quelques arbustes desséchés, ou pour éparpiller une neige diamantée, tandis que ton cerveau toujours alerT te polissait et ciselait quelques vers ou pensait à des choses que nous ne comprenions pas toujours.Puis, je te vois revenir à la maison chaude, confortable, tes lunettes embuées de frimas, ne pouvant à peine voir clair, mais te dirigeant vers la cuisine, guf-dé par une appétissante odeur.Gourmand, tu ouvrais le fourneau où rôtissaient de belles tourquières dorées, tu te penchais et deux gros glaçons saeulptés à ta moustache par le froid fondaient piteusement sur le poêle.Maman, alarmée, connaissant ton appétit, craignant que tu ne fasses un sort à ses pâtés, accourait en te disant: “Ce ne sera pas long, maintenant, le souper est prêt” — C’était une joyeuse ronde des petits enfants autour de toi, te souviens-tu1?Et la messe de minuit, à l’église paroissiale où tu allais écouter hqm-blement ton beau cantique de Noël que le choeur rendait avec émotion.Je te vois soudainement pencher la tête, croiser les bras sur ta poitrine comme pour étreindre dans ton coeur un bonheur impossible à contenir.Selma Lagerloff: a dit que la musique est le chemin entre le ciel et la terre ; j’ajouterai la littérature aussi.C’est par ces routes tant aimées que je me lèverai jusqu’à toi pour constater la joie qu’il y a dans le ciel à nous retrouver tous: Le curé Labelle, le grand apôtre du Nord, que tu nous as fait connaître à nous, les jeunes, par tes contes de Noël; tes parents, tes anciens amis, tous, à t’entendre, plus charitables et meilleurs les uns que les autres, sans oublier les deux derniers arrivés: ta soeur aimée et le docteur Eugène Fournier, l’ami des bons et des mauvais jours.Père, nous ne nous attristerons pas pour Noël, nous penserons à toi et de tout coeur nous redirons avec toi : Hosannah au plus haut des cieux ! Ta fille, JEANNE Sotiliaits o aa xxxxxxxxxxxxxx •.rw-c-' A l’occasion de Noël et du Jour de l’An, veuillez accepter mes meilleurs souhaits.Pour les Fêtes nous avons Grand choix d’Epiceries, Fruits, Bonbons, etc.PIERRE SIMARD MARCHAND - EPICIER 26, avenue Legault (Tél.38) Saint-Jérôme KXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXZXTY-; xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxft EN GUETTANT LES OURS Ce livre de iVeux Doc (le Dr Edmond Grignon, de Sainte-Agathe), a eu un grand succès de librairie.La première édition a été vite épuisée et une seconde est en préparation.Nos lecteurs ont pu lire la juste critique de cet ouvrage par notre collaborateur Louis Dantin qui a su faire ressortir la voleur et l’intérêt du livre de Vieux Doc.La nouvelle édition sera illustrée et contiendra de nouvelles anecdotes sur le curé Labelle et autres sujets.Elle sera en vente ces jours-ci dans toutes les librairies, notamment chez M.Henri Parent, à Saint-Jérôme.Prix de l’exemplaire: $1.00 î 3 300©©©©© iMSGCJO©©©©©©©©©©©©©©©©©® A tous mes clients et amis, mes meilleurs souhaits d’un Joyeux Noël et m;s meilleurs voeux pour la Nouvelle Année.Dr Pierre-A.Liboiron DENTISTE 292, Saint-Georges Tél.307 Saint-Jérôme ?© &© c© SS c© ©© SS ©© O© O© ©© ©© O© ©© ©© ©b ©s il ô© oooooooôocjdSoooe&oosoeooooc .©©©«© JOYEUX NOEL Heureuse et Bonne Année à tous nos dévoués membres et à la population Jd-’omienne Société des Artisans Canadiens-français SUCCURSALE No 27 ST-JEROME Joseph E.Cadieux, Président JOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOœOOtKXKSOÔO' Pour tous nos amis, anciens, présents futurs, nous faisons des voeux pour l’accomplissement de leurs désirs.H Joyeux Noel, Bon an à tous ! Cie P.T.Légaré Ltée H.APRIL, Gérant 236, rue Saint-Georges Saint-Jérôme .‘ Le Président et l’Exécutif de la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme Sont heureux de souhaiter par la voix de “L’Avenir du Nord” un Joyeux Noël et une Bonne Année à tous ’es membres ainsi qu’à la population de Saint-Jérôme.J.W.CYR, Président.\7'°.A il H M Le Grand Chevalier Jean-Paul Rolland m N N N N M N N a et les Officiers du Conseil St-Jérôme No.1892 des Chevaliers de Colomb Souhaitent à tous leurs Frères une bonne et heureuse année Joyeux Noel à tous ! :xxxxxxxxx: !:xxxxxxxxxxxxxxx2 ¦IXXXXXXXXXXXXXZXXXXXXXXXX y NOS SOUHAITS Nous sommes heureux d’adresser à la population du comté de Ter-iebonne et de tout le distiict l’expression de nos meilleurs souhaits de Noël et de Bonne Année.Que 1931 soit prospère pour tous.Et à chacun Joie, Santé, Bonheur.Joyeux Noel, Heureuse Année ! HOTEL VICTORIA A.MAURICE, Prop.Coin Labelle et Legault Saint-Jérôme H VOEUX DE BONHEUR ET DE SUCCES à tous nos clients et à la population du district à 1’occasion de Noël et de la Nouvelle Année.La Buanderie Canadienne f Êd.Boivin, Prop.oc ©ç Tél.289 SAINT-JEROME tu3 lortuatvJtyj qp vtgjtu)VVW'.> u y- :xxxxxxxxxx?1 J___ Joyeux Noel! Heureuse et Bonne Année A nos nombreux et fidèles clients de Saint-Jérôme et des environs.Nous vous remercions de l’encouragement précieux que vous nous avez accordé jusqu’ici et nous sollicitons la continuation de ce patronage.Téléphone 50 et 501 Etablie depuis 49 ans René Dumouchel, Pharmacien-Chimiste, Propriétaire jmngiMpBMa Vous offre les compliments de la saison et vous remercie pour votre encouragement au cours de l’année écoulée.:: :: :: :: :: Que la nouvelle année vous apporte joie, bonheur et prospérité :: :: Téléphone 501 175, rue St-Georges A tous nos clients, à ceux qui le deviendront, à tous nos amis des Laurentides, nous souhaitons un Joyeux Noel et une prospère Nouvelle Année.The Eagle Lumber Go.Ltd.SAINT- JEROME mMMmm Téléphone 50 314, rue Labelle Le Bazar de St-Jérôme Enr.S.HATTEM, Prop.340-346, rue Saint-Georges Saint-Jérôme A l’occasion de Noel et du Nouvel An, acceptez mes souhaits les meilleurs t ^ -M ?< H RI A NOS CLIENTS Nous offrons à tous nos clients présents et à venir nos souhaits les plus sincères à l’occasion de Noël et du Nouvel An.DUBOIS & BELANGER VENDEURS D’AUTOMOBILES, RADIOS, FRIGIDAIRES 346, RUE LA BELLE ST-JEROME Téléphone 313 Pour les Fêtes, j’ai un assortiment complet de Meubles, Radios, Gramophones, Records, Poêles, Prélarts, etc.de 1ère qualité, à des prix défiant toute compétition ANTONIO BOIVIN Marchand de Meubles 65, avenue Legault Saint-Jérôme B L’Association Libérale du Comté de Terrebonne Souhaite à tous les amis de la Bonne Cause un Joyeux Noël et une Bonne Année.Dr ALF.CHERRIER, Prés.ELIE MEUNIER, Sec. L’AVENIR DD NORD, VENDREDI, 19 DECEMBRE 1930.NOS DISPARUS DE L’ANNEE ifT7 M.J,W.CYR A L’HONNEUR fréquentent les collges affiliés à Montréal.6378 sont pensionnaires et 1857 externes.1196 sont demi pensionnaires.AVIS AU PUBLIC Rien n’arrête le temps dans sa course.Que l’année qui s’en va nous ait apporté sa part de joies ou de peines, ses consolations ou ses épreuves, peu importe, le temps s’enfuit, irréparable, dit le même mot latin — fugit tempus irreparabile — pas toujours cependant.Car il y a les vies, u-liles et bienfaisantes, qui laissent a-pivs elles plus d’oeuvres à bénir que de “réparations” à accomplir.Cela console des déceptions que l’on a pu avoir à subir.L’année 1930, qui sera bientôt du pa.i .é, aura eu, pour notre ville de Saint-Jérôme, ses joies et ses consolât! ns sans doute.Nous ne voulons p s, pour l’instant, y insister.O’est plutôt de nos tristesses et de nos chu ls, ainsi que l’annonce notre titre, que nous voulons parler dans cet article.Nos disparus de l’année! Nous en dressons une liste, que nos lecteurs pourront parcourir, plus loin, en se fai nt des réflexions qui ne manquent jamais d’opportunité.La première, c’est que la vie est courte et brève.Beaucoup disparaissent jeunes encore ou dans la force de l’âge, et ceux-là même qui atteignent un âge avancé, au gré de leurs proche et de leurs amis, partent tou-•jonr ; trop vite, si nous considérons les choses du s eul point de vue humain, C’est la loi, en tout cas, il faut mourir un jour.On n’aime guère y penser, tant on a sùï de vie.C’est un peu le besoin d’immortalité qui s ff.rme dès ici-bas.Mais, cette pensée est salutaire.Elle aide à mieux vivre La deuxième réflexion qui se présente, c’est qu’il importe, quelque soit 18 .phère même modeste où l’on évolue, de mener une vie utile à soi- E lie désire un Percolateur Hotpoint PERCOLATEURS $11.25 à $29.00 UN magnifique Percolateur Hotpoint .voilà un cadeau de Noël qui ne manquera pas de plaire à celle qui le recevra et qui est bien à la portée de votre budget des Fêtes.Le Hotpoint est le plus chic Percolateur que vous puissiez choisir, en même temps que le plus efficace.Il fait un café délicieux d’après la fameuse méthode "Hot-Drip" Hotpoint.Grâce à son élément à chauffage rapide Calrod, vous préparez en un tour de main de 4 à 6 tasses de café.Facile à nettoyer à l’intérieur comme à l’extérieur.Un dispositif de protection coupe le courant automatiquement si le percolateur vient à s'assécher en bouillant.Vous avez le choix d'une grande variété de Percolateurs Hotpoint à des prix modérés.Pour vos autres cadeaux de Noël, choisissez un Gaufrier, un Grille-Pain ou un Fer à Repasser de Luxe ou Super-Automatique Hotpoint .ou bien encore l'un des autres appareils électriques Hotpoint dont la beauté égale l'utilité.flC1.4»OEF CADEAUX ELECTRIQUES j CANADIAN GENERAL ELECTRIC Sa môme et aux autres.Il est dans l’ordre voulu par la Providence de s’occuper d’abord de soi et des siens.La charité bien ordonnée commence par soi-même.C ’est entendu ! Mais il faut aussi ne pas être égoïste, savoir faire la part du bien commun de la société dans laquelle on vit, avoir en un mot ce qu’on appelle l’esprit civique.Il e ,t permis d’estimer que c ’est là l’line des façons les plus pratiques de cultiver le patriotisme.Une autre réflexion qui s’impose, quand on fait le bilan d’une année, c’est que nous ne devons pas oublier nul des nôtres qui sont dispains.Dans la mesure surtout où ils ont été de bons citoyens et ont rendu service à la cause publique, en même temps qu’ils étaient hommes de vertu dans leur vie privée et dans leur vie familiale, ils méritent qu’on salue leur mémoire et qu’on la garde.Honneur à nos défunts de l’année 1930! Nous leur rendons hommage à tous indistinctement.Leurs familles ont droit pareillement — et ce sera notre dernière réflexion avant de dresser notre liste funèbre —' à nos sympathies et à nos respectueuses coudoiera es.Nous les leur offrons très vives et très sincères.Nous sommes tous des chrétiens et des croyants pratiquants à Saint-Jérôme.Nous savons que la vie do ce icmps n’est qu’un pas age à celle de l’éternité, et ce nous est réconfort nt, en pensant à nos chers disparus, de nous persuader de mieux en mieux, de point de vue de la foi, que devant les jugements de Dieu, tout sera pesé au juste poids, et que, dans les jour; sans fin de l’éternité, les peines d’i i-bas seront oubliées et les joies magnifiquement amplifiées.Oes modestes réflexions émises en o-ite simplicité et sincérité, voici, aussi complète que nous avons pu la dresser, pour Saint-Jérôme, la liste de nos disp rus de l’année : Défunts de l’année 1930 dans la paroisse de Saint-Jérôme, P.Q.Llméide Bourbeau, Joseph Eoiget, Haul Alurie, Libert Roy, Zenance Paquette, to e-Anna Eilion, 'lâophas Monette, ieorgiana Gauthier, épouse de l’honorable Bruno Nantel.Idrien Raymond, Jlarinda Labrèche, épouse de Ferdinand Chevalier, Joseph Morand, Jméry Cadieux, Marie Lapointe, veuve do Félix Rochon, ilfred Brunet, uucile Paquette, ieorgiana Lauzon, épouse de Ovila Légaré, Napoléon Richer, Fhilias Ploulïe, Délima Lalande, épouse de Jean Lapointe, Alexandre Boivin, Honoré Cloutier, Joseph Lefebvre, Magloire Doré, riormisdas Danis, M.tinkle Paquette, veuve de Léon Ch.doux, .Albertina Maillé, épouse de Eugène Gascon, Jean-Baptiste Raymond, Joseph-J.Grignon, Antoinette Monette épouse de Josa-pliat Danis, Adélina Forest, épouse de Jérôme Fi-lion, Marie Lepage, épouse de Adélard Lachapelle, Léa Maher, CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, Une session de la Cour du Banc du Roi, ayant juridiction criminelle, dans et pour le district de Terrebonne, se tiendra au palais de Justice, dans la ville de Saint-Jérôme, dit district, le mardi treizième jour de janvier 1931 à onze heures de l’avant-midi.En conséquence, je donne avis public à tous ceux qui auront à poursuivre aucune personne maintenant détenue dans la prison commune de ce district ou toute autre personne, qu’ils soient présents là et alors.Je donne aussi avis à tous les juge.; de paix, coroners et officiers de la paix pour le district susdit, qu’ils aient à s’y trouver avec tous leurs records, pour qu’ils puissent agir en leur qualité respective.Le Shérif Bureau du shérif J.-W.CYR Saint-Jérôme, 12 décembre 1930.Ange-Emma Lauzon, épouse de Napoléon Valiquette.Oscar Alarie, Marie-Rose Therrien, épouse de Jean-Charles Baillargeon, ïldéa Brisson, épouse de Gaétan Cusson, Wilfrid Nadon, Bertha Guénette, Germaine Meunier, épouse de Albert Pruneau, Alfred Méthé, Eugène Vaudry, Ma: hi s Pilon, Virginie Dupr-s,- épouse de Michel Labelle Rita Beauchamp, Bertha Gingras, Joseph Duquette, Bernadette Campeau, Julie Râtelle, épouse de Damien Desjardins, Stanislas Touehette, Angélique Monette, épouse de Philippe Langevin, Emery Desjardins, Edouard Engels, Azilda Longpré, veuve de Frédéric1 Paquette, Etienne Cadieux, Mélina Bisson, épouse de Charle Crevier, Clophée Labelle, Alice Foi-get And?é Laçasse, Joseph Forget dit Despatie, Joséphine Jolin, A.nthime Paquette, J.-Omer Gagné, Amanda Guénette, veuve de Cyrille Lauzon, Elisa Mayer, épouse de Félix Pielié, Wilfrid Gingras, Marie-Ange Lanthier, épouse d’Adrien Leblanc, Alfred-A.Viau, Raoul Papineau, Bertha Valiquette, épouse de Jules-E.Guénette, Antoine Lebeau, Isidore-Clis.Jouvet, Agnès Huppé, épouse d’Ovila Campeau, Germaine Oléroux, Honorius Matte, Alzire Grignon, veuve de Ls de G.Lachaîne Henri Latour, Elisa Forget, veuve d’Alexandre Raymond, Annie Cyr, Raoul Gauthier, Azilda Danis, veuve d’Alfred Maher, Eugène Fournier, Florida Bouvrette, épouse de Willie Labelle, Léonne Papineau, Jean-Baptiste Fleurant, .Adèle Gascon, veuve d’Alphonse Gué-nette,.Pierre Lauzon, Alphonse Saint-Vincent.LA MESSE DU MATIN L’église s’élève au penchant D’une colline matinale; Sa porte regarde les champs, Où l’or pâle des blés s’étale.Une cloche tinte trois coups: C’est la messe des jours qu’on sonne, Un prêtre à l’autel est debout; Dans les chaises des nefs, personne.Le bourg commence à s’éveiller, Une à une bâillent les portes; On entend les bruits familiers Que chaque aube en naissant rapporte.Des voix, des pas, le chant du coq.Un gazouillement d’hirondelle, Le treuil criard d’un puits, le choc D’un seau qu’on heurte à la margelle.Un tombereau passe qui fait Des cahots rauques sur les pierres, Puis un grand silence renaît, Et le matin semble en prière.Et de loin, dans les champs, pareils A quelque foule qui se presse, Inclinant leur front au soleil, Les blés assistent à la messe.LOUIS MERCIER mmrmmmmmrmmmmfmmMfmmrmmmrmmmmrm M.J.-W.Cyr, président de la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme.a donné une conférence mercredi soir, devant les membres des Epiceries Modernes, en leur local, rue Saint Paul, à Montréal.M.Guilbault, gérant de l’Association a présenté le conférencier, et M.Poissant, le president, a fait les remerciements.Il é-t.ait accompagné de M.Hamel de St-Jérômo qui a porté la parole ainsi que M.L.Bertrand de Sainte-Thérèse.M.Cyr a fait une solide conférence sur la ré-éducation de soi-même, traitant le sujet en pschycliologue a-yerti et'en observateur scrupuleux.Il a montré que la lecture des ouvrages sérieux est nécessaire à F homme de commerce, et que la coopération c t essentielle au progrès.Il faut laisse: de côté les jalousies, les préjugés, le mesquinerie;: il faut s’aider.Puis, une oeuvre grandit en autant que le travail qu’on y apporte est sérieux.Pour cela, il faut étudier, lire, se faire un choix d’idées solides, de pensées productrices et les adapter à notre vie.Sujet aride mais traité avec concision et clarté, tous les auditeur:;; ont apprécié cette conférence aux enseignements vrais et réels.Elle sera publiée en l’Avenir du Nord et la; lecteurs profiteront du travail da M.Cyr d’où on peut tirer toute une série de conseils importants.Le bureau de direction .les Epiceries M -denies a fait les choies d’une façon parfaite Après la visite d .entrepôts, il y eût réception iat me.M.Cyr nous disait qu’il fait bon dise trouver avec les membres de ce te association dont le mot d’ordre e;: de grandir e'.de ne pas se laisser terrasser par les chaînes de magasins é (rangers.“Oeuvre canadienne, elle aura du succès car ceux qui la conduisent sont de ceux qui ne des en-dent pas.’ ’ j ‘ ENSEIGNEMENT DANS LA PROVINCE La revue l’Enseignement Secônda:-re publie des statistiques qiu démontrent que l’enseignement, se ondaire dans la province de Québec est de plus en plus en honneur dans la population et deux ceux qui le peuvent dirigent vers les séminaires et les collèges clas .iques les enfants qui semblent avoir les talents pour mener à bien des études classiques.Get enseignement secondnie est dispensé par 27 collèges dont 14 sont affiliés à l’Université Laval de Québec, et 13 à l’Université de Montréal.Les 14 premières maisons d’ducation ont 4981 élèves, tandis que 4850 élèves Le séminaire de Québec compte 948 élves le collège de Lévis 769 et le collège do Sainte-Anne 633.Dans le choix des professions on remarque avec satisfaction qu’un nombre de plus en plups grand d’élèves choisissent la Chimie, les Hautes études, le Génie civil et l’Agriculture.La Commission des Liqueurs de Québec fait savoir au public que les demandes de permis pour 1 année 1931-1932 seront reçues au bureau de Montreal, Place-des-Patriotes jusqu’au 31 décembre 1930 inclusivement; les décisions seront communiquées aux intéressés dans les delais prévus par la loi.Aucune pétition présentée après le 31 décembre 1930 ne sera acceptée.On est prié de prendre note que cette règle sera strictement observée.COMMISSION DES LIQUEURS DE QUÉBEC ^UELTT-i \ FINEST \j CANADIAN OlSTlUtOfflPUTWTH*»* »IU« HOliinollSUcIKUiA /y0 NORD, VENDREDI, 19 DECEMBRE 1930, L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES DANS LES COLLEGES CLASSIQUES Un article publié par M.l’abbé Grondin, dans le Devoir du 25 octobre dernidr, sur “La réforme de tains malentendus qui sont à l’origine même de son argumentation.lo.“Entre nous, vous savez parfaitement bien que des éléments de cicnces enseignés à des enfants n’ajoutent pratiquement rien à la formation générale’’.Ainsi, Monsieur l’abbé, vous refusez aux sciences toute valeur éducative.Je n’entreprendrai pas de vous prouver qu’elles en ont une.Mais je vais vous dire pourquoi, vous ne pouvez concevoir qu’elles en aient une.C’est parce que vous appartenez à cette catégorie d’Huma- l’enseignement secondaire”, a prove- ! rl;stes intransigeants dont j’ai déjà que une polémique intéressante^ et eu i1occaston d’écrire qu’ils se font instructive et donné lieu à des écrits dc la nature jCs sciences une concep-qui ont jete une vive lumière sur le entièrement fausse.Vous le lais-sujet débattu.sez clairement paraître quelque part La réforme de l’enseignement se- dans votre article: “Nos élèves ont eondaire dont il a été question, au assez (je misère (sic) à comprendre cours de ce débat, porte particulière- ^ prédicables et les prédicaments; je ruent sur l’enseignement des sciences.,eg vois aux prises deux ou trois ans Les opinions émises par le Dr Georges Préfontaine, assistant aux laboratoires de biologie et d’histologie de l’université de Montréal, nous paraissent éminemment justes et plausibles.Quoique, de l’avis même du Dr Préfontaine, il ne soit ni sûr ni effectif d’en appeler à un tribunal populaire sur le problème de notre enseignement secondaire, il convient et il est même nécessaire d’essayer d’éclairer l’opinion publique sur la réforme spécialement désirée touchant le propgramme des sciences enseignées dans les collèges classiques.C’es pourquoi, pour l’intérêt de nos lecteurs et l’avantage de tous, nous reproduisons presqu’entièrement les articles publiés par le Dr Georges Préfontaine dans le Devoir: Or, l’enseignement moyen des sciences a fait l’objet principal des délibérations de plusieurs congrès généraux.Il est à l’ordre du jour des assemblées régulières des Supérieurs, et du Comité permanent de l’Enseignement secondaire.Il fait actuellement l’objet, dans la revue de l’Enseignement secondaire d’une enquête auparavant avec de savantes lois générales!” C’est bien cela! Vous vous représentez les sciences comme une accumulation de recettes, de lois, de faits complexes, difficiles à comprendre, dont l’acquisition exige des dispositions innées, un matériel abondant, des appareils et des laboratoires coûteux.Pour de tels esprits, il n’est pas étonnant que l’enseignement des sciences ne puisse aboutir à autre chose qu’à “se bourrer le cerveau de toutes sortes de notions”.Mais ils manifestent, par là, ‘ ‘ une ignorance profonde de ce que sont les sciences, du rôle qu’elles jouent, non seulement dans la vie sociale et économi que du monde contemporain, mais en-, core dans la vie intellectuelle, dans la formation de l’esprit, dans la re présentation que les hommes se font de l’univers, dans l’évolution de la pensée humaine.Toute l’évolution scientifique moderne et contemporaine, tout le contenu philosophique de peu.la science leur échappe; ils n’en voient que le côté technique.” (Maurice Weber).En d’autres termes, il en est des sciences comme du grec et du latin : si elles peuvent avoir une valeur éducative générale, ce n’est qu’à la con- VENTE DE LA PERDRIX En dépit de la loi, la vente de ces merveilleux oiseaux se continue toujours d’après le Bureau Chef de l’Association de la Province do Québec pour la Protection du Poisson et Gibier.Les Officiers du Bureau Chef nous disent que la majorité de ceux qui commettent ces offenses se rencontrent même parmi des hommes éminents.Considérant leurs connaissances et la place qu’ils occupent dans la vie publique, l’offense est par le fait même doublement grave.Les subterfuges employés pour la vente et la livraison de ces oiseaux, sont si nombreux qu’ils est très difficile d’appréhender les offenseurs.Cependant, l’inspecteur Martin, lors de a visite dans le district de Hull la emaine dernière, obtint de très bons résultats.Ce vigilant officier de l’Association fit huit causes et obtint des convictions pour chacune.Parmi ceux qui furent appréhendés, part un bon nombre de marchands “HIVER” locaux, était le restaurant bien connu “CHEZ HENRI” qui avait quelques oiseaux en leur possession.Mais la plus importante de toutes fut celle de la saisie de 353 perdrix au Country Club sur la route d’Aylmer.Il est réellement regrettable qu’un club comme celui-ci, composé de sportsmens bien connus, se soit laisser aller à cette pratique.Avec les moyens à leur disposition les inspecteurs de l’Association font beaucoup de travail, et il est à espérer qu’on augmentera leur nombre sous général, commencée l’an dernier par fition 9u’elles sou)n)t enseignées sc- ies articles de M.Adrien Pouliot, et qui se continuera cette année.L’intention des promoteurs de cette enquête n’est pas de bouleverser notre enseignement classique, mais bien de “soumettre à un examen spécial” chacune des sciences déjà et depuis longtemps enseignées dans nos collèges: les mathématiques, l’astronomie, la physique, la chimie, la minéralogie, la géologie, la botanique et la zoologie.Pour chacune de ces sciences, il s’agit d’examiner: lo.sa valeur éducative; 2o.la méthode qu’il faut lui appliquer; 3o.le minimum qu’il faut en enseigner; 4o.le maximum que l’on peut atteindre; 5o.le manuel; 6o.le minimum d’exercices de laboratoire; 7o.la position qu’il convient de lui assigner dans l’ensemble du cycle.Voilà de bérieux et efficaces moyens d’enquête et de discussion auxquels M.l’abbé Grondin eût été bien avisé de recourir personnellement.Mais si j’évite intentionnellement d’engager ici toute controverse sur les problèmes pédagogiques, psychologiques et même sociaux que M.l’ahbé Grondin effleure, et qu’il résout par quelques traits de plume et des affirmations a priori, je crois cependant opportun de régler tout de suite eer- lon une certaine pédagogie.Or cette pédagogie existe, et c’est elle que beaucoup ignorent, parce qu’ils ne l’ont point connue au cours de leurs études, parce qu’il ne leur reste, en fait de sciences, d’autre souvenir que celui des mots et des fantômes qu’on leur a trop généralement servis autrefois sous cette rubrique.Tout le fond du débat est là.C’est pourquoi l’enquête de la revue de l’Enseignement secondaire sur la méthodologie particulière à chaque science arrive très heureusement à son heure, et contribuera à faire la lumière sur cet aspect le plus important de l’enseignement scientifique secondaire.Elle montrera, avant tout, que beaucoup de “classiques” adversaires des sciences dans le cours de Lettres ne savent rien de ce dont ils parlent; que, par leur opposition, ils prouvent qu’ils se font des sciences une caricature grossière, et que c ’est cette caricature grossière, née de leur propre ignorance, que — très logiquement du reste — ils combattent.De sorte qu’en réponse à leur logique, on n’a vraiment d'autre langage à leur tenir que celui de Pascal aux libertins: “Qu’ils apprennent donc au moins quelle est la religion qu’ils combattent avant que de la combattre”.TA Suivre) AVIS PUBLIC AVIS est par les présentes donné que Léonard Etliier bourgeois de la cité d’Outremont, l’honorable Bruno Nantel, avocat de la ville de Saint-Jérôme, et Vincent Lamarre, comptable de la cité de Montréal, s’adresseront à la Législature de la Province de Québec à sa prochaine session, pour faire adopter une loi confirmant et ratifiant le jugement rendu le 25 février 1924 par l’honorable Juge Duclos, siégeant en Cour Supérieure pour le district de Terrebonne, dans l’affaire de la Caisse d’Economie des Cantons du Nord et dans laquelle Dame Georgiana Gauthier et autres ont débiteurs insolvables, Vincent Lamarre, comptable, curateur aux biens des dits débiteurs insolvables et Rodrigue Deschambault et autres, mis-en-cause, et mettant fin aux actions et procédures actuellement pendantes dans cette affaire.Montréal, 3 novembre 1930.LAURENDEAU & LAURENDEAU, Procureurs des Requérants.EN CLASSE DE CHIMIE — Elève Desroches, dites-nous ce que c’est que le sel.— Le sel, M’sieu, c ’est quelque chose qui donne un amuvais goût à la soupe quand on n’en met pas dedans.Enfin voilà l’hiver, vive l’hiver! 11 se glisse doucement comme un hôte qui craint une mauvaise réception; entrez, entrez vite, vieil hiver à la barbe d’argent, soyez le bienvenu; détrônez sans remords cette stupide saison d’automne.Il neige ! il neige ! La terre a mis sa robe blanehe.Ce matin à notre réveil, les arbres qui, hier encore, faisaient pitié à voir, nous sont apparus tout de blanc habillés.Quelle fée merveilleuse les a donc ainsi parés?.comme de jeunes épousées?A la vue de la blanche neige, plusieurs ont souri,.d’autres ont songé.Les enfants qui rient de tout, et qui s’amusent encore mieux l’hiver que l’été ont acclamé triomphalement sa venue.La neige est pour eux une griserie.Que de parties de plaisir, d’excursions en ski, en raquettes, leurs petite intelligence, toujours vagabonde, n’a-t-elle pas déjà projetées?Que de châteaux en Espagne n’ont-ils pas bâtis !.i La neige est le plus beau et le rneil leur marché des jouets pour les petits garçons; et les fillettes elles-mêmes, ne dédaignent pas de lancer les boules glacées dans lo dos de “ces messieurs” et plus d’une, pour montrer son courage, ‘1 fait son portrait ’ ’ dans la neige non encore foulée.L’hiver, c’est le temps des festins, l’époque des conquêtes, des plaisirs et des amours.Oest la saison qu) fait éclore tous les jolis péchés dont bien des gens raffolent: le Mensonge ' de toutes les fêtes, de tous les souhaits, de toutes les tendresses, l’Orgueil avec ses toilettes précieuses, la Jalousie avec ses yeux de côté, et surtout la Gourmandise, l’intelligente Gourmandise, la souveraine des vices, le péché qui fait signe aux autres d’entrer dans la danse.Mais qui nous rendra les bons soupers d’autrefois, dans les campagnes, ’heure charmante où nos grands-pères, un soupçon de rouge sous des yeux allumés par le plaisir, sans se faire prier trempaient leurs chansons et leur lèvres dans le vin plein de mousse.Hélas! aujourd’hui on appelle souper le défilé affamé qui mange debout pendant le bal.On se hâte, car on donne déjà les premières notes d’une valse entraînante; comme l’espace est étroit, les robes décolletées soupent d’abord.Cependant ont rit, on s’amuse; l’esprit vide, courant après un bonheur vain et séduisant d’aspect.Pour le pauvre, hélas! l’hiver est le temps des souffrances; c’est l’heure- de la faim et du froid, c’est l’espérance do toutes les douleurs.Le petit orphelin, qui va de porte en porte, demander, pour sa soeur, que la maladie emporte, quelque soulagement, revient le soir, en pleurant, les mains vides.Le débile vieillard tremble devant l’âtre sans feu.Il manque de tout, même de l’extrême nécessaire.Pas un morceau de pain pour calmer la faim qui le dévore.Et vous riches, que Dieu a comblés de largesses, pensez-vous quelquefois à ces sombres misères qui vous tendent la main.Donnez ! Donnez ! Heureux ceux qui donnent ! Ils reçoivent en échange, les bénédictions du ciel, et celles des mères, dont l’amour ne peut réchauffer leurs petits.VINA Ce 4 décemb.e 1930.sont au premier rang parmi ceux qui peuvent le mieux servir l’intérêt général sous ce rapport.Bien traités nos visiteurs se feront agents de publicité auprès de leurs parents rf leurs amis une fois "retournés dan leur province ou dans leur pays.Dans le tourisme comme en affaires, un client satisfait en amène une foule d’autres.L’Association des Hôteliers du Québec a fait de la bonne besogne jusqu’ici; on ne peut que souhaiter la voir poursuivre sa campagne de mise au point, de manière que, d’ici pern, aucune de nos hôteleries ne Lisser rien à désirer.s.‘ ‘La Presse’ ’ fTxxzzxxzzxzzxzzx: S Beau choix de RADIOS EMPRUNT — Dis donc, as-tu cinq dollars à me prêter?-—Non, je n’en ai que trois — Donne-les toujours; tu ne m’en devras plus que deux.H r ^ $162.00 $192 00 >4 N Modèle spécial d’introduction.Seulement $89.00 à des prix pour toutes les bourses Stewart-Warner $112.10.$160 80.Combiné $23100 Lyric-Mohawk $123.00, $154 80.Combiné.$260.00 Clarion Combiné $292.00 Ouvert pour 30 jours Engrais Sec et Fluide Les engrais C-I-L ne peuvent obstruer votre semoir 1ES engrais C-I-L contiennent moins •* d’humidité que les engrais ordinaires.Fabriqués d’après un procédé entièrement nouveau, ils sont exceptionnellement secs et fluides.L’Engrais Sec et Fluide C-I-L ne peut obstruer le semoir.C’est une économie de temps et de main-d’œuvre, toujours coûteuse; il en faut moins; il couvre plus de surface et plus uniformément; il donne des récoltes plus considérables et meilleures; enfin, il coûte moins cher que les autres ! 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BIERE OLD STOCK Brasserie Dow, Montréal Festival de Noël à Lucerne-en-Québec H L’historique domaine de Montebello, théâtre des réjouissances qui, dans le bon vieux temps, marquaient la célébration des fêtes du Jour de l’An, revivra cette année les beaux jours d’antan, lors du Festival de Noël qui aura lieu au "Château Rustique” de Lucerne-en-Québec, la pittoresque hôtellerie avoisinant l’ancien Manoir érigé sur les bords enchanteurs de la rivière Ottawa, vers le milieu du siècle dernier, par Louis-Joseph Papineau, premier seigneur du lieu.Organisé sous les auspices du Pacifique Canadien, ce Festival se déroulera du 24 au 27 décembre dans un cadre rustique parfaitement approprié à une célébration de ce genre, et comportera un programme qui ne manquera pas d’intérêt pour tous ceux qui y assisteront.Un groupe de jeunes choristes de la Chapelle Royale Savoy, de Londres.Angleterre, y figurera dans l’interprétation de noëls anglais; des danseuses de l’écble Margaret Eaton de Toronto y exécuteront des danses du terroir anglais et un groupe mixte de danseurs de Montréal, sous la direction de M.Charles Goulet, paraîtra dans une série de danses populaires de France.On y entendra aussi les fameux “Troubadours de Bytown”, si applaudis aux précédents Festivals de Québec, dans leur répertoire agréable de chansons du terroir canadien-français.Comme attraction additionnelle durant le Festival de Lucerne, il y aura le diner traditionnel de Noël, tel qu’il a lieu au Queen’s College, à Oxford, et une representation de la pièce "Snowed In”, inspirée d une oeuvre de Dickens.Un grand concert de musique de Noël clôturera cette période de réjouissances durant laquelle on organisera encore une exposition des produits de la petite industrie du terroir canadien-français, avec fileuses et tisseuses travaillant à leurs rouets et métiers, sous les yeux mêmes des visiteurs.Magnifiquement situé au pied de la chaîne des Laurentides, sur les bords pittoresques de la rivière Ottawa, centre idéal pour tous les sports d’hiver, le “Château Rustique” se prête merveilleusement bien à la tenue d un Festival comme celui qu’organise actuellement le Pacifique Canadien, et nul doute que les visiteurs seront nombreux à Lucerne en cette occasion.On ne saurait d’ailleurs trouver endroit plus charmant pour passer la fête de Noël. B/?O S L/M/TBD ;M'PStë :fi«t uWfmw-i AVEC LA NOUVELLE LAVEUSE La nouvelle laveuse Beatty $179.00 Seulement $5.00 comptant.Termes $9.00 par : iiüi 1111 ¦ * I¦¦¦' 1 '•.mm «m ffiîÎHg U# J® mm J ; y-7, Jj.¦hb ¦ AU CONGRES DE L’UNION DES MUNICIPALITES RAPPORT AU CONSEIL DU COMTE DE TERREBONNE DU VOYAGE DE L’UNION DES MUNICIPALITES DU 21 AU 29 JUIN 1930 Mes Chers Amis, J’ai le plaisir de vous dire que j’avais de bons compagnons de voyage — dans les personnes de MM.Dubois et Toupin.M.Toupin était délégué de son conseil local.— Mon fils, m’accompagnait aussi, et je crois pouvoir dire que le voyage a été très instructif pour lui comme, d’ailleurs, pour nous tous.J’ai profité de ce congrès poux présenter les résolutions suivantes, qui sont d’un intérêt général mais qui intéressent particulièrement quelques, municipalités de notre Comté.La première est présentée comme, suit: Par l’entremise du conseil de Saint-Faustin Station, il fut envoyé, il y a 2 ans, au congrès des municipalités, deux suggestions, dont l’une est peut-être en dehors du domaine municipal, mais je crois quand même devoir solliciter que vous la preniez en considération.Cette suggestion serait à l’effet de demander au gouvernement d’amender la loi des Cies d’assurances contre l’incendie pour qu’elles accordent une réduction, disons de 25% sur les primes d’assurances des propriétés d’un village qui est protégé contre l’incendie par des systèmes qui ont été suggérés et approuvés pa: le Gouvernement et dont son inspecteur en fait l’inspection chaque année.Nous sommes une petite municipalité de cette catégorie et je crois savoir qu’il y en a plusieurs d.ns notre cas, à savoir que nous sommes plus protégés qu’un village qui n’a aucune installation et que nous' payons les mêmes primes que ceux qui n’ont aucune protection.Nous avons constaté qu'à chaque fois qu’on s’est servi de notre installation contre l’incendie, tout en protégeant la propriété de nos administrés, non: avons sauvé plusieurs milliers de piastres aux Cies d’assurances, qu’elles auraient été appelées à payer si nous n’avions pas arrêté le feu avec notre système.C’est-à-dire que nous réduisons de 75% les indemnités à payer par les Oies d’assurances, et nous évitons pratiquement des conflagrations, comme celle qui s’est produite chez nous en 1923, lorsque je fus moi-même au nombre des sinistres.Je crois donc, qu’il serait juste et raisonnable que le gouvernement trouvât le moyen de faire quelque chose pour améliorer cet état de eho ses et j’ai tout lieu de croire que le présent congrès prendra la chose ci considération.Je crois être appuyi par plusieurs autres délégués ici.Cette résolution a été appuyée par M Toupin qui avait eu soin d’avoir une résolution de son conseil local d ns ci-sens — parce que la muni ipalité de Mont-Rolland, comme plusieurs autres, bénéficieraient grandement de cet amendement à la loi des Cies d’Assurances.Avant de présenter cette résolution, j’avais eu l’avantage de rencontrer M.Beaubien, m ire de fa ville d’Outremont, et Président de L’Union des Municipalités, lequel m’a vait fortement encouragé à pousseï cette affaire -—¦ qui est d’un intérêt public — et qui en vaut la peine.Mais il me disait que ce serait peut-être long, que le projet était de bien grande importance.Dans tous les cas, cette résolution a été laissée sur la table pour examen ultérieur et j’espère que les futurs délégués de ce comté, qui auront l’avantage de faire un voyage semblable devront faire en sorte que ce projet soit étudié particulièrement pendant le prochain congrès.Mon autre suggestion, qui était de moins d’importance -—- directe en valeur, mais d’un grand intérêt pour les petits villages qui espèrent grandir — est à l’effet d’amender la loi municipale pour autoriser les municipalités locales à faire des règlements en terminant l’alignement pour la construction des bâtiments sur la rue, afin de laisser une place pour les trottoirs.Maintenant, pourvu qu’un chemin ait 36 pieds, le propriétaire peut bâtir sur le trottoir -— quand même que ce trottoir serait en ligne avec celui du voisin et l’on ne peut rien faire s’il reste 36 pieds d’une maison à l’autre en traversant le chemin.Dans la revue Municipale, que l’Union des Municipalités patronise, on nous prêche l’urbanisme en vue de l’intensité de la circulation future, sinon actuelle.Pour arriver à améliorer la position actuelle de nos villages, il faut nécessairement pouvoir faire des règlements pour empêcher un propriétaire récalcitrant de bâtir sur le trottoir, comme c’est arrivé chez nous, et nous n’avons pas pu l’empêclier, quoique la rue fut déjà assez étroite.Je compte donc que je serai appuyé dans cette autre suggestion et que le présent congrès prendra ces deux propositions en considération.Très respectueusement, HENRI GAREAU Maire de Saint-Faustin Station Préfet du Comté de Terrebonne Oette résolution a été remise au congrès d’automne, et a été appuyée par MM.Toupin et Dubois.Mes Chers Amis, Voilà le rapport du travail que j’ai fait lors de ce voyage à Terre-Neuve, je crois avoir rendu service au comté — si l’ouvrage commencé par moi — peut être continué par les futurs dé- légués, et ê.re mené à bonne fin, cela veut due que la seule affaire des Cies J.assurances rapporterait assez de piviits pour payer pour longtemps les dépenses des délégués, aux futurs congrès.fl me reste, mes chers amis, à vous remercier sincèrement de m’avoir donné l’avantage de faire ce beau voyage, où j’ai pu apprécier les beautés du fleuve et de 1 océan — quoique pendant une journée je n’ai pas aimé le golfe qui m’a rendu malade, mais je ne suis pas fâché d’avoir goûté au mal de mer.J ’ai été bien aise de voir et visiter Saint-Jean de Terreneuve, mais je n’ai pas admiré cette ville ni l’Ue de Terreneuve, j’ai eu l’impression que c’était un pays pauvre.La ville n’est pas propre, nous ne voyons pas de beaux édifices non plus, et presque pas de trottoirs.La principale indus-rie est la pêche, et on me dit que c’est un métier pour rester pauvre.Je suis content d’avoir vu ces contrées pour admirer davantage nos belles paroisses, quoique pas riches, mais qui peuvent se comparer avantageusement avec l’île de Terreneuve.Au retour, nous sommes arrêtés aux îles Saint-Pierre'et Miquelon.Quelques passagers seulement sont allés à l’île, mais nous avons eu l’avantage de nous approvisionner à bon marché.Des vendeurs de boissons ont envahi notre navire.¦ J’ai cru comprendre que c’est à peu près la seule industrie de ces îles françaises de faire le commerce des liqueurs, lequel est libre dans ces îles.Terreneuve a une Commission de Liqueurs semblable à celle de notre province, mais les liqueurs coûtent encore plus cher que dans Québec.M.Dubois et moi-même en avons eu connaissance.La population de Terreneuve parle plutôt l’Anglais et est en partie Catholique.Pendant notre visite dans la ville, nous avons eu l’avantage d’arrêter à une petite église catholique: propre mais d’apparence pauvre.Sur le bateau tout s’est passé admirablement et je crois sincèrement que le Conseil de Comté doit toujours avoir des délégués à ces congrès.Encore une fols je vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de faire de beaux voyages.SAINT-FAUSTIN — M.et Mme Joseph Belliveau font part à leurs parents et amis de la naissance de doux jumelles baptisées par M.l’abbé Wilfrid LalLonde, onde des enfants.Une fille baptisée Marie-Rose-Fleu-¦ette; Parrain et marraine, M.et Mme Joseph Levert.Porteuse, Mme Mbert Boileau tante de l’enfant.Une fille baptisée Marie-Colombe-Pierrette; Parrain et marraine, M.et Mme Absolon Légaré.Porteuse, Mme Adélard Racine.FUNERAILLES DE M.PIERRE LAUZON Samedi, le 6 décembre, avaient lieu dans l’église paroissiale de Saint-Jérôme, les funérailles de M.Pierre Lauzon, époux do Brigitte Lapointe.Les porteurs étaient: MM.H.Lauzon, M.Charbonneau, D.Roy, D.Des jardins, F.Longpré, F.Forget.Dans le cortège, on remarquait: MM.Henri Lauzon, Léo, J.-A., Lionel, L.-P.Daviault, Léo.Leclaire, Ad.et Alb.Cloutier, Alcide Lauzon, Oscar Huardy, Stellan Meilleur, Léo Le-clair, Jr., H.Hardy, ses neveux; MM.0.Dagenais, T.Lapointe, B.Barrette, Armand Clermont, ses beaux-frères; MM.D.Gauthier, S.Desjardins, C.Cloutier, D.Boivin, G.Gauthier, F.Tessier, F.Giroux, Léopold Nantel, maire, J.-V.Léonard, notaire, J.-H.Desjardins, J.-W.Cyr, PJ.Paiement, R.Leclaire, E, Leclaire, H.Giraldeau, A.Maisonneuve, D.Richard, M.Filion, C.-A.Lorrain, H.Huneault, W.Martin, J.-W.et L.-P.Desjardins, E.Deschambault, W.Chalut, A.Desjardins, M.Yale, C.Maurice, M.Francoeur, A.Prud ’homme, A.Desjardins, J.Tessier, I.Fournier, M.Rodrigue, H.Methé, J.Huot, E.Huot, L.Brière, A.Léveillé, B.Gougeon, T.Robert, Rosaire La treille, N.Leblanc, E.Gingras, L.Durand, S.Desormeaux, D.Therrien, E.Daoust, Poirier, Clément, Simard, Teasdale, Thibault, Mmes Daoust, La-fleur, Forget, Dupras, Raymond, Leduc, J.Raymond, Mlle Dosormeaux, etc.Offrandes de messes: M.et Mme Léo Daviault, Mlle Florence Daviault, M.et Mme J.-Ant.Daviault, M.Ls-Philippe Daviault, Mmes Barrette, Desnoyers.Bouquets spirituels: Mlle F.Cloutier, Famille Henri Lauzon, ' M.et Mme Ovila Ouimet, Famille Alcide Léveillé.Sympathies : Famille Ls-Philippe Desjardins, M.et Mme J.-D.Beauchamp, Famille Albert Mesnard, MM.et Mmes Albert Cloutier, Jean Léveil-lé, Albert Prévost, Joseph Forget, Philippe Cyr, Bacon, Léo Leclerc.Les familles Lauzon et Lapointe remercient sincèrement toutes les personnes qui leur ont témoigné des marques de sympathies, à l’occasion du décès de M.Pierre Lauzon.L’AVENIR DO NORD, VENDREDI, 19 DECEMBRE 1930.VIEUX REVEILLON En 1838, dans la nuit du 2-1 décembre, trois jeunes gens, plus riches d’espérances que de pécune, déambulaient aux environs du Palais-Royal, en fredonnant ce refrain, alors en vogue dans leur milieu: Lorsque deux élèves du Conservatoire, Rencontrent un élève du Conservatoire, Cela fait trois élèves du Conserva- [toire, Trois fois heureux, trois fois ravis [de se revoir.Bien loin, fort loin, très loin dudit [Conservatoire ! Ces jeunes gens songeaient naturel- lement à réveillonner.Mais ils n’en avaient guère les moyens, possédant à peine seize sous à eux trois.Aussi répondaient-ils seulement aux appels de la gourmandise par une exubérante gaieté.Or, en folâtrant ainsi, ils bousculèrent soudain, au coin d’une rue, un pauvre vieux, musicien ambulant, qui roula à terre, en poussant un cri lamentable et en laissant choir son violon dans lo ruisseau.Apitoyés, ils le .relevèrent aussitôt, pleins de prévenances, se disant prêts à lui rendre sendee, lui faisant raconter son histoire : — Mes bons messieurs, je ne suis pas mendiant de profession, leur dé-elara-t-il.Alsacien d’origine, je me nomme Chappner.Pendant dix ans, j’ai été chef d’orchestre à Strass-bourg.J’y ai même monté “Guillaume Tell”.Puis, la misère est venue, le sort m’a accablé.J’ai dû quitter mon pays.“J’ai roulé pou à peu jusqu’au fond du gouffre.J’en suis réduit, vous le voyez, aux pires expédients.Si encore je pouvais jouer de mon violon comme autrefois ! Mais mes doigts s’ankylosent, ma dernière ressource va me manquer et ma petite-fille se meurt ! ’ ’ Les trois jeunes gens, émus, se consultèrent.Ils commencèrent par mettre leur fortune totale — leurs seize sous — entre les mains du vieillard.Puis, ils se dirent : —'Il faut faire mieux.C’est un confrère, en somme.Et sans tarder, ils organisèrent un concert en plein vent.L’un s’empara du violon qu’il fit résonner avec maestria.L’autre chanta d’une voix vibrante, le troisième quêta.La foule, surprise d’entendre ruisseler dans la rne tant de flots de pure harmonie, s’était amassée, nombreuse, autour d’eux.On ne se lassait pas de crier bis.Les morceaux se succédaient sans interruption.Les sous, les pièces même, tombaient innombrables dans le chapeau du quêteur.Enfin, pour clore la séance, les trois jeunes gens attaquèrent le trio de “Guillaume Tell’ qui fut acclamé frénétiquement.En extase, les larmes aux yeux, le vieux mendiant remercia avec effusion ses sauveurs qui lui remirent intégralement le produit de leur collecte, une petite fortune.11 appela sur eux les bénédiction du ciel.Il voulut savoir leur noms.Mais ceux-ci, satisfaits de leur réveillon — le “meilleur de leur vie”, devaient-ils dire plus tard — s’esquivèrent en reprenant gaiement leur refrain : Lorsque deux élèves du Conserva- [ toire.Heureusement, ces noms, l’histoire les a conservés: l’un s’appelait le ténor Gustave Roger, l’autre, le violoniste Adolphe Hermann, le troisième (le quêteur), Charles Gounod.B M HiPïkBfiËî1 B tae* BlPillIBICÉ ¦aM ëæ JUUH 8Je HUEl ET POUR TOUTE LA VIE 317, VENDEURS AUTORISES Parent
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