L'Avenir du Nord, 28 août 1931, vendredi 28 août 1931
w 1897-1931 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPOTS PLUS DE TRENTE-QUATRE ANS.1897-1931 “I,E M0T DE L’AVENIR EST DAN'S LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER ABONNEMENT: $2.par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST, HENRI QAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Q.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.LABELLE NUMERO 34.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 28 AOUT 1931.LE PARTI LIBERAL TRIOMPHE Le gouvernement Taschereau conserve le pouvoir avec une majorité accrue 79 LIBERAUX.11 CONSERVATEURS L’honorable Athanase David élu dans Terrebonne par 2,078 de majorité LA VOIX DU PEUPLE st maintenu nu pouvoir par une ma.jo- Le verdict du peuple de la province de Québec a été favorable aux libéraux.' Le gouvernement Taschereau i rité ]>’us grande qu'on 1927.La campagne acerbe déchaînée dans notre province par le chef-bouffon ila parti conservateur n’a pu troubler l’opinion publique.Sur 90 comtés, 79 ont élu des libéraux; et le champ de bataille en jonché des débris du parti conservateur qui ne compte que onze survivants.Les chefs, qui ont déversé l’injure, le mensonge, les insinuations perfides, les appels de la pire démagogie, les attaques les plus injustes et les plus violentes, sont restés sur le carreau, répudiés pur le peuple.IToude est battu dans les deux divisions de Montréal où il prétendait faire merveille.Hou principal lieutenant dans l’invective, M.Blain.a été rejeté par les électeurs de Dorion.Laval r.’a pas voulu avaler encore une fois dos.Renaud, l’un des porte-queue de 1 ronde.Et ainsi de suite.Evidemment, le dévergondage verbal de IToude et Cie a déplu à la population de lu province de Québec qui, par un vote presque unanime, vient de bâillonner les accusateurs houdistes et d’endiguer le flot d’injures dont, ils ont essayé d’inonder nos villes et nos campagnes.Une fois de plus, et d'une manière éclatante, notre province a prouvé qu’elle voulait être respectée par ceux qui sollicitent sa confiance.Le bon sens et lu dignité ont prévalu sur la plus liasse démagogie.Au surplus, nos gens ont affirmé par leur vote que les politiciens ne les trompent pas impunément.Nous croyons avoir raison de voir dans le résultat du dernier scrutin: premièrement, la reconnaissance du peuple pour le gouvernement Taschereau qui a donné à notre province une administration saine, intègre, progressive, inspirée par une haute politique sociale, économique e.t humanitaire; deuxièmement, le mépris et l'indignation que lui inspire la démagogie qui cherche à soulever les plus has instincts do la foule, provoque le désordre, dénigre notre province, salit les réputations et fait de la politique un bourbier infecte; troisièmement, le verdict du 24 août est la revanche de l’électorat de Québec si indignement blagué, en 1930, par les conservateurs si riches en promesses alors, et si pauvres en realisations, aujourd’hui.En vérité.Bennett et ses ministres québécois ont leur part dans la répudiation de la politique conservatrice qui vient de clouer au pilori 1 fonde et ses complices.Los sottes promesses de ce charlatan n’ont pas eu plus d’éeho dans l’esprit des électeurs que ses basses injures.Nous nous réjouissons de ce qui arrive, non seulement au point de vue ilhérul, mais aussi pour la bonne renommée de la province de Québec.Nous souhaitons que le parti conservateur comprenne qu il doit revenir à ses meilleures traditions en se choisissant un chef digne, de reelle valeur, et pour qui ht lin lie justifie pus les moyens meme les plus déshonorants.Pour le bien de la province, pour la sauvegarde d une saine administration et le bon fonctionnement du rouage parlementaire, une opposition est nécessaire.Kneore faut i! que cette opposition soit digne de sa mission.Son premier devoir est de maintenir dans une sphere élevée son inspiration politique et de faire des hommes et des choses de la vi loyale critique.Pour avoir manqué à cc devoir, le parti conservateui des dernières élections.Eu revanche, le parti libéra! sort de la lutte grandi et plus fort que jamais.("est à juste titre que nous nous en réjouissons, certains sommes .pie le gouvernement Taschereau continuera la politique trente (|iiatrc ans donne à la province de Quebec la prospérité et pari i libénit des succès qui sonj des triomphes.2ième article JEP Montflcury insistant pour jouer quand même, Cyrano lui crie: Gros hommes, si tu joues, Je vais être obligé de te fesser les joues ! Montfleury, rassemblant toute sa dignité: En m'insultant, monsieur, vous insultez Thalio ! Cyrano, très poli: Si cette Muse, à qui, monsieur, vous n’êtes rien, Avait l’honneur de vous connaître, croyez bien Qu’en vous voyant si gros et bête comme une urne Elle vous flanquerait quelque part son cothurne.Plus loin, Cyrano déelnre, en se retournant vers Montflcury: Donc, je désire voir le théâtre guéri De cette fluxion.Si non .le bistouri !.Et e'est bien ce qui arrive finalement: Montflcury se sauve par crainte de Cyrano.Le Cyrano qui a chassé de lu scène politique Montfleury-Iïoude a été le.peuple révolté pur lu comédie où il s'affichait avec une impudence sans pareille.Le parti conservateur, le vrai, devrait avoir honte du rôle de vulgaire comédien où Camilien 1 Diode, son chef (!) s’est complu jusqu’ici.La récente élection n placé dans une posture ridicule ce Montflcury qui s’est obstiné ù .jouer la comédie avec des airs de tragédien qui ne trompaient et ne charmaient plus personne.M.Gamilien IToude a considéré la politique comme une farce et voilà pourquoi il s'est conduit comme un farceur.Nous exprimant comme le Cyrano de Rostand, nous pouvons dire 1' bistouri de l’électorat a délivré la scène politique de cette fluxion.LE FRANC LA VICTOIRE DE L’HONORABLE ATHANASE DAVID quo publique une sort amoindri nous Ini depuis assure au LA FARCE POLITIQUE DE w iiAimr MONTFLEURY-HOUDE Pour la cinquième lois l’honorable Athanase David vient d’être élu député de Terrebonne par une énorme majorité.Sa victoire était assurée et ses adversaires n’ont pas cru un seul instant qu*ils pouvaient l’emporter contre lui.K’ayant pas eu la générosité de laisser élire sans opposition un député qui a comblé le comté de Terrebonne de faveurs innombrables.M.Blanchard et ses partisans ont eu le sort qu’ils méritaient.Les citoyens du comté de Terrebonne ont prouve, comme ils le devaient, l’estime inébranlable qu’ils portent à M.David, de même que leur giamlc reconnaissance pour les bienfaits qu’il a semés partout., depuis Terrebonne jusqu'il Saint-.Invite*.Bravo, électeurs de Terrebonne ! Vous ne pourîez faire moins pour notre député-bienfaiteur.Nous savons que les conservateurs bien pensants s’unissent aux libéraux pour reconnaître les grands services (pie l’honorable M.David rend iliaque jour au comté de Terrebonne, depuis quinze ans.Au surplus, Athanase David fait rejaillir sur notre comté un éclat dont nous sommes fiers à juste titre.Peu de Canadiens-français peuvent lui être comparés au point de vue du talent, de la culture intellectuelle, de l’éloquence et du caractère.Comme tel, il est une de nos gloires dans la vie publique.Son oeuvre politique restera l’une des plus fécondes dans l’histoire de notre développement, de notre avancement et de notre marche vers la supériorité.Au cours de la dernière lutte, M.Athanase David fut le général des troupes libérales dans le district de Montréal où jamais les libéraux n’ont remporté d’aussi nombreuses victoires que cette année.Nous félicitons l’honorable M.David de la grande prouve de confiance qu’il vient de recevoir non seulement dans le comté de Terrebonne mais dans tout le district de Montréal.MELI-MELO CRISE SERIEUSE EN ANGLETERRE La prise économique en Grande-Bretagne a provoqué la démission du gouvernement MacDonald.Celui-ei a été invité par le roi ù former nn gouvernement, provisoire où tons les partis politiques seront représentés.Equilibrer le budget sera la tâche de ce nouveau gouvernement.BENNETT PRET A LAISSER ENTRER LE BEURRE DE LA NOUVELLE ZELANDE AU CANADA ‘‘Nous notons avec plaisir votre désir de commencer des négociations personnelles directes sous le plus court délai possible, et nous nbordc-gouvevnemcnt de la Nouvelle-Zélande après les elections générales.” Ce passage d’un eûblogrnmtnc du premier ministre canadien, M.Bennett, an premier ministre néo-zélandais, M.G.-W.Forbes, résume en quelques mots l’état des négociations en vue de la conclusion d’un accord commercial entre le Canada et la Nouvelle-Zélande.La correspondance rendue publique au bureau du premier ministre et dont partie avait déjà été publiée en Nouvelle-Zélande, comprend des câblogrammes du premier ministre du Canada à celui de la Nouvelle-Zélande en date du 28 juillet, du 5 et du 14 coût courant, et un câblogramme du premier ministre néo-zélandais en date du 12 courant.‘‘C’est, notre politique,” dit le premier ministre Bennett en faisant allusion au beurre, ‘‘d’encourager cette industrie naturelle et essentielle, et.nous nous attendons que normalement les producteurs canadiens fourniront ci-t article :\u marché domestique, mais il est probable quq’il deviendra de nouveau rare durant les mois d’hirer, et à tout événement si îles importations sont nécessaires nous désirons donner la préférence au produit des Dominions qui nous rendent la réciproque.’ ’ SOUS PEU L’étoile de M.Arthur Sauvé pâlit dans Deux-Montagnes où il n’a pu laire élire son fils que par une centaine de voix.Celte étoile, jadis brillante, sera sous peu une étoile filante ! POUAH ! La Patrie a prostitué sou peu d’influence en se déclarant, a la dernière heure, en faveur du chef-bouffon Camilien Iloude.Elle reste maintenant avec soc déshonneur, abandonnée sur le bord du trottoir où elle s’est compromise avec Iloude.samedi dernier.L 11 y a affrontera le troupe Iloude et Cie a liai d.jouer sa comédie po.itique.relàelie .et pour longtemps sinon pour toujours.lw principal protago aisle de cette farce, Gamilien Iloude, a perdu contenance et publie avec moins de jactance.Il es! remarquable que les conservateurs les plus a paraître sur la même scene que la troupe du sont décidé, ù la lin; mais comme ils doivent le regn Nous comprenions leur hésitation car elle n était que Ah î Camilien Iloude et ses comparses s 1 c: comédiens ils étaient, comédiens il cabotins, après avoir relégué dans les coulisses plus dignes, se sont obstiné à rester eu scène et a medic de leurs vitupérations et de leurs aeeu Iloude a pris des poses de tragédien pour eherenu.Il déclamait tirade sur tirade sur Québec contre les ministres mit il disait pis que pe eoiimiissnit pas de borne quand il accusait, r>* gislative, mais il devenait lourd et penaud, puis ien bois quand apparaissait devant lui, à la législature, ceux qu • pioxoqmu La récente campagne électorale a toi 1 router les feux de la rampe sous 1 neil di e.(iirilcment constaté son maquillage Irompeui ge de comédien.Nous venons de le nommer Montflcury parce qu non- rappelle ce gros et mauvais acteur en vue ont hésité comédien Hondo.Ils s \ Mer maintcimnt ! n'était que de la décence, moquaient bien, eux, de la décru .sont lestés jusqu’à la lin.Ces les chefs conservateurs les tenir ù«l'affiche ta co-Mlioos gratuites.M.Montlleury-lénoneer le gouvernement Tastes tréteaux de la province de mire.Sa geslieulation ne Ichors de l'Assemblée lé-aînait son épée de la • tragique iieeusnteiir d'af-undc opinion publique qui rl découvert son vrai visn- daus la comédie SUR LA MATTAWIN ( Ecrit pour U AVENIR DU NORD ) politique qui l’a mis en vedette, il (si souvent cite par M Iloude) met en scene au premier eue Rostand do Cyrano : Montfleury, jou nt le rôle de Phedroii, Heureux qui, loin des cours, dans un lieu solitaire So prescrit à soi-même un exil volontaire ! (C’est sans doute ce que se disait, en riant dans Uoude, eu pensant ù M.Arthur ht direction du parti conservateur Cyrano, intr .venant drus l'auditoire Roi des pitres Hors de scène à l'instant 1 note ce que se , Sauvé et autres chefs ù dans notre province.) sa barbe, Camilien qui il avait enlevé Je parlais, l'autre semaine, ici même, de nos Cantons de l'Est, et j’essayais d'en décrire brièvement, la riche nature, le pittoresque et les réelles beautés.Nos régions du nord de Berthioi et de Maskinongé n’ont rien peut-être ù leur envier eu tait de grandeur sauvage et de spectacles ma gniliquos ù contempler.Une excursion que je viens de faire de ce eote-la m'a permis de la constater de mes yeux.,1c le savais d’ailleurs depuis longtemps, mais je ne l'avais jamais si bien vu.Que de montagnes encore là, que de lacs, quelle riche nature et quel pittoresque ! En vérité, nous a vous un beau pays ! Cela se ressent et se comprend beaucoup mieux qu’on ne saurait l'écrire et l’exprimer.Mais c'est bien ainsi.Nous sommes au lendemain de lu fête de sainte Anne, soit le 27 juillet.Je suis l’hôte, depuis la veille, de mon ami et ancien confrère de classe de Sainte-Thérèse, M.le curé Carrière, de Saiat-Félix-de-Valois, un déjà vénérable prêtre, ù la tête toute blanche et nn peu dégarnie, dont le coeur est resté jeune et l’esprit frais et dispos.Ce matin, il doit présider, à Saint1-Michel-dcs-Suints, paroisse dont il a été naguère le past eut, le mariage de l'un de ses neveux.Il nous emmène, le Père Ohnrctte, un Dominir.n:’\ oui lui a prêché son triduiun de la bonne sainte Anne, et moi-même, et nous tennis avec lui une excursion dans les montagnes et sur la Mattawin.L’un de ses vicaire-, M.l'abbé Bérurd, nonconduit d’abord en automobile jusqu'il Saint Michel.Un grand bac, muni d'un eugu ù gazoline, nous promènera ensuite sur la rivière fumeuse.C’est une aubaine dont il faut savoir profiter.Nous n’y manquons pas.Nos misses dites, nous partons de Saint-Félix, ù ti lu .">0.de bon matin, par un temps superbe.Nous liions, ou plutôt nous roulons, à bonne allure, car il ne convient pas de faire attendre les mariés et nous avons près de soixante milles à franchir.La route est belle, en bon gravier, et cela va bien pour la première partie do la course, niais, après une quinzaine de milles, une fois dans les montagnes, elle décrit je ne sais combien de détours et de zigzags, et ce ne sera l'as facile d’aller vite.Heureusement, noue “chauffeur” est homme d’expérience et il commit son chemin ! En dépit des “croches” et des “demi-croches”, nous aurons fait nos soix-nntes milles en six quarts d’heure.Nous saluons au passage Saint-Jenn-de-Matin, Suinie-Emmélie de-l’Energie, nous cotoyons la Rivière-Noire, nous dominons la hauteur des CHRONIQUE LITTERAIRE Par LOUIS DANTIN L’HISTOIRE DE LA LITTERATURE CANADIENNE DE MGR CAMILLE ROY terres, nous touchons Knint-Zénon, ti ’où se contemple une si jolie vallée, et nous atteignons, à l’heure voulue, Saint M ichel-dcs-Saints.Beau voyage par cette matinée fraîche et douce ! Sur le parcours, eu montant presque toujours, en descendant quelquefois, et surtout, en “tournant” sans cesse, nous avons longé des bois et des bois et vu des montagnes s’ajoutant aux montagnes.Nous sommes en plein dans les Laurent ides.Les points de vue les plus divers et.les plus attrayants se succèdent sans interruption.Gi rivière qui chante sur ses cailloux, avec -es jolies cascades, coulant d’abord vers l’est jusqu’à la heutcur des terres, puis vers l'ouest, horde presque tout le temps la route à moins qu'il ne faille dire plutôt que la route côtoie la rivière — et ijoute naturellement au pittoresque et à la poésie des paysages.C’est enchanteur tout simplement.A Saint-Michel, nous assistons au mariage, que préside mon ami le curé, pii dit ensuite la messe, cependant qu’un choeur de jeunes filles chante des cantiques.Le., parents et amis -ont nombreux.Les figures sont toutes épanouies, il y a de la gaieté dans l’air.Nous ne sommes pas de la noce.Nous nous contentons de regarder dé-ti 1er les autos à la suite de la cérémonie.Le jeune marié, Irénée Ménard, est précisément le tils d’Alexandre Ménard, le propriétaire de la maison de l’ancien curé et missionnaire fondateur.le “Père” Lénndre Brassard, qui vint en 1SG2 établir ici une colo'-nie, si loin dans les bois, sur les rives de la Mattawin.I.es pièces de la maison où vécut M.Brassard, en particulier sa chapelle, la première et la plus ancienne de la région, sont conservées pieusement telles qn’elles étaient de son temps, par la famille Ménard, dont l’ancêtre fut le servant de messe (Suite à la dernière page) Mgr Roy est assurément l’un des hommes de notre époque qui ont.consacré ù nos lettres l’intérêt le plus franc, l’étude la plus suivie, le zèle le plus actif, et qui leur ont fourni l’appoint personnel le plus large.A travers les tâches élevées qui ont rempli sa vie, lu littérature est restée pour lui un instinct et.une vocation.Comme professeur, il en a inculqué l’attrait ù des myriades de jeunes gens, dont plusieurs se sont distingués parmi nos écrivains et nos.poètes.IJ s’eu est fait l’historien en des ouvrages sérieux, d’une érudition sûre, fruit des plus difficiles recherches.11 en est depuis des années l’excitateur et le critique: aucune manifestation de l’esprit chez nous ne lui échappe ou ne le laisse indifférent; il est au premier rang, encourageant tous les efforts, appréciant les résultats sans logmatisme ni- étroitesse, avec une indulgence parfois excessive, mais où perce toujours le discernement et le goût.Il est lui-même un écrivain, un orateur de grand talent, dont la voix s’élève dans nos fêtes nationales ou académiques avec an bel envol; dont la plume sait tracer des thèses, des portraits, des souvenirs en une langue souple et brillante.Il semblerait qu’à ces mérites nul ne dût ménager l’éloge: ils sont, en fait, bien reconnus et honorés de mainte manière.Je m’étonne pourtant que nos jeunes, ou une portion d’entre eux, professent à l’égard de ce lion ouvrier je ne sais quelle hostilité ou quelle méfiance.C’est une mode en certains quartiers de “tomber” Mgr Roy.11 est la tête de turc d’un clan d’esthètes sincères, mais outrés, qui le jugent d’après une légende, ne voient en lui que l’exposant d’une pensée moyenne inégalée à leurs audaces, oubliant ses réels services et la paternelle bienveillance qu’il leur a.toujours témoignée.Si sa critique à leur égard a été trop douce, ce n’est pas à eux, semble-t-il, à le lui reprocher ! Et faut-il méconnaître une vie entière vouée à i ’apostolat de notre culture et de notre expression raciales 1 .Te proposé, pour ma part, qu’envers Mgr Roy, auteur, historien, critique, éducateur et ami de nos lettres, jeunes et vieux s’unissent en une juste et très haute estime.Ces réflexions me viennent à propos de l’Histoire de la Littérature Canadienne, dont une nouvelle édition a paru récemment.C’est un ouvrage d’une indiscutable valeur et où les plus hargneux trouveront à peine à îedire.On se demande, après avoir lu ses chapitres, comment on l’eût pu faire plus solide, plus complet, plus méthodique, et mieux adapté à son dessein.Ce n’est pas, comme ou pourrait croire, un exposé large et logique de notre histoire intellectuelle, poursuivant ses évolutions dans leurs causes, leurs tournants d'idées, procédant par tableaux connexes, ayant l’ampleur et la continuité d’un discours.G'est un manuel, un précis, où se trouve resserré en des notes claires et brèves tout cc qu’il importe do savoir sur notre passé littéraire et nos achèvements présents.Chacun de nos auteurs, depuis les lointaines origines, y a sa place ù part, s’y pose en une esquisse de sa vie et de sa carrière, s’y trouve apprécié dans sa valeur et dans son influence.C’est près de trois cents écrivains qui défilent ainsi, chacun portant le rôle de sc-s oeuvres même les plus obscures: et calculez la somme de labeur qu'a coûté leur seul assemblage ! Faut-il reprocher à l’auteur d'avoir trop élargi l'hospitalité, d’avoir accueilli dans son livre des talents par trop médiocres ?Il se pose lui-même cotte question et s'excuse de ia trancher; mais ses lecteurs répondent pour lui.Ce qu’ils veulent dans une oeuvre de cette nature, e'est une statistique de nos lettres telles qu’elles ont été: c’est la somme des efforts tentés et non des réussites.Nous ne pouvons l’aire que notre écriture jusqu'ici ait dépassé de beaucoup le niveau moyen: ce n’est pas une raison pour en ignorer les exemples ou les restreindre à une simple élite.Leur nombre même est une leçon, une suggestion de sève.Il en naît un ensemble qu’on ne peut dédaigner et où la postérité,’ mieux que nous, fera les coupures légitimes.Dans cette masse de matière et do documents, l’auteur met un ordre parfait, des divisions précises qui sc classent d’elles-mêmes dans l’esprit.Il distingue en notre- progrès trois seules grandes périodes: celle de l’âge primitif jusqu’en I860; celle d’une plan, très simple, est pleinement justifiable et embrasse le sujet dans son étendue acceptée.On y souhaiterait pourtant un enclos pour la préhistoire.Des notions sur notre lointain passé, sur les chroniques et les mémoires do la Nouvelle-France, l’eussent complété heureusement.La plupart de ces oeuvres furent écrites, après tout, par des Canadiens d’adoption, les seuls Canadiens presque existant alors; elles nous appartiennent au même titre que les exploits de Maisonneuve.Elles constituent, à tout le moins, nos sources littéraires, sources abondantes et précieuses que nous n ’explorons pas assez, dont la science nous importe extrêmement.Connaît-on vraiment l’histoire littéraire canadienne si l’on ignore Lescarbot, Champlain, les Jésuites cl les Ursulinbs ?Je rêve d’un tableau de notre littérature qui commencerait ù Jacques-Cartier et se déroulerait d’un seul (il jusqu’à Alice Lemieux.Dans ces blocs généraux les sujets se partagent en groupes basés sur les genres littéraires.Pour chacune des époques se traitent successivement la poésie, l’histoire, la philosophie, la science, le roman, la critique, le journalisme, l’éloquence religieuse et civile.Partition qui peut nuire à l’unité de l’oeuvre, qui lui défend l’ordre historique sévère et la force à certaines répétitions; mais qui d’ailleurs fournit un bilan plus compact de notre avoir, et permet de jauger en coups d’oeils faciles son actif et ses déficits.C’est la méthode qui convenait à un ninnuel conçu d’abord pour nos collèges, cherchant à aider la mémoire, visant au resserrement et à la clarté.Souvent ces branches elles-mêmes se subdivisent, isolant des tendances diverses.Ainsi notre poésie moderne comprend, en autant do sections, l’Ecole Littéraire, l’école du terroir, les poètes-artistes, les poètes philosophes, et les femmes poètes.On est tenté de chicaner le carré des poètes-artistes (tout vrai poète étant artiste), mais cela dans le livre s’explique raisonnablement.C’est l’élément biographique, et critique de l’oeuvre qui, naturellement, donne sa vraie mesure.Et c’est ici que se révèle une somme énorme de recherches, d’informations puisées aux sources, éclairant les hommes, les é-crit.s, à la lumière des faits, reliant la littérature à la société et à l’histoire.Recueillir sur ces personnages, presque oubliés souvent, tant de dates et de détails, établir pour chacun une bibliographie complète, c’était un long et lourd travail où peu d’aides ouvraient ia route.Les apprécier justement était plus difficile encore.Mgr Roy a réussi l’une et l’nutre tâche.Cette mollesse critique qu’on lui reproche tant est ici très peu évidente.Ses jugements sont modérés, mais ils ne sont pas faibles.11 ne pouvait certes adopter une altitude de négation qui eût démenti l’objet même de son livre; mais il fait la part équitable dos mérites et des faiblesses, sans se livrer jamais à un lyrisme intempestif.Ni Gérin-Lajoie ni Chapman ni Adolphe Routier ne lui paraissent des génies; il croit que le physique de sir Wilfrid Laurier et de Chnpleau a pu aider à leurs renommée d’éloquence.— Il est très peu d’auteurs qu’il laisse indemnes de réserves, encore moins qu'il exalte immodérément.Faut-il le blâmer trop d’avoir accordé dans ces pages à son frère, Mgr Paul-Eugène Roy, un espace disproportionné peut-être à son rôle littéraire ?Il eu est par contre, à mon sons, qu’il ne pince pas assez haut: tel Alphonse Beauregard, auquel il ne consacre que quelques ligues indifférentes.Et il en est un au moins dont il omet toute mention sans qu’on s’explique cet ostracisme: le poète délicat et souvent hnbilc Eudore Evanturel.De notre littérature en général il se contente de dire qu’elle existe et mérite qu’on la reconnaisse.II trouve à •ses imperfections des causes graves qu’il signale sans réticence.Bref, les jugements de ce livre procèdent d’une équité solide ornée de discrétion et de finesse.L’eleve ou le lecteur qui y é-tudicra l’histoire de la littérature canadienne en aura une idée raisonnée, éclectique, exacte et nullement surfaite.Il y puisera, avec une juste estime de notre oeuvre intellectuelle, un sens aiguisé de ses insuffisances et de scs défauts.Et la fable de ce critiqué -ac-jeeptant tout, admirant tout, s’en trou- expansion plus adulte jusqu’à la fin ve entièrement détruite, du dernier siècle; et l'ere contemporaine avec ses courants nouveaux.Ce (Suite à la 2ième page) L’AVENIR DU UDkD, VENDREDI, 28 AOUT 1931.(Suite de la 1ère page) Dans une dissertation finale, Mgr Roy, traitant de notre avenir littéraire, revient sur nu conseil qu’il a déjà donné ailleurs et suggère la "nationalisation” de notre littérature.Ici je ne puis le suivre qu’à dotai.Nationalisation est un mot très long et très vague qui peut dire trop ou ne dire presque rien.S’il signifie uniquement qu'il nous faille poursuivre eu nos oeuvres lu pensée personnelle, la création originale, y mettre nos visions, nos expériences vivantes au lieu île relicts étrangers, l’avis est excellent, mais le terme est bien mal choisi et tout à fait impropre.C’est un conseil d'art pur et simple, qui regarde chaque artiste individuel et qui convient aux écrivains de tous les temps it de tous les pays.S’il fallait l’exprimer d’un mot, c’est "caractérisation” qu’on eût pu dire, ce qui eût eu une syllabe de moins.11 nous demande d’écrire de ce que nous connaissons, de ce que nous sentons, et de déverser dans nos livres notre âme propre et non celle d'autrui.Mais avec l’idée nationale il n’a qu’une relation lointaine, les écrivains les plus puissants, 1rs pins fortement isolés, étant souvent très peu "régionaux.” Mais ce conseil tend-il à nous faire briser nos attaches avec les siècles littéraires dont nous sommes issus et avec la pensée qui les prolonge ï Veut-il nous éloigner de la Franco littéraire an j>oint de n’y plus chercher de leçons, île modèles, de nous livrer entièrement à notre génie propre, à nos traditions séparées, à notre art autonome / Alors l’avis est plus que discutable.Nous sommes bien loin d’être assez forts pour nous permettre une telle scission, pour nous priver de l’influence d’une culture mentale plus active, plus experte et plus riche que la nôtre.Va-t-il falloir que nous cessions de lire Pascal, Racine, Hugo, Balzac, le dernier cours de la Sorbonne, le dernier roman de P.ris, pour éviter de refléter la pensée française ?Devrons-nous n’avoir sous les yeux aux routes de notre art, que Bibaml.Fréchette, Laverdière ?Nous assi miler la substance, la langue, les lia biles procédés de?livres de France, ce a'est pus de l'imitation si , nous soufflons à tout cela notre propre haleine, y imprimons notre griffe distincte: ce n'est que le moyen d'être nous-mêmes avec puissance.Les écrivains français, en plein coeur de leur formation commune, ne s’imitent pas les uns les autres, ou.s'ils le font, ont le même tort qu’auraient les Canadiens.Renoncer au courant de nos origines et aux sèves qu’il nous offre encore, ne serait pas libérer notre littérature: niais l’appauvrir et l’étioler.L’exhortation vise-t-elle plutôt la matière de notre art ! Voudrait-elle qu'il fût national en se restreignant davantage aux choses et aux scènes de notre sol, aux sujets, aux tableaux intéressant l’âme canadienne î En ce cas elle est superflue, et elle est dangereuse.Superflue, parce que déjà les trois quarts de nos écrivains l’ont suivie et la suivent chaque jour; — langereuse, parce qu ’en exigeant encore plus ou finirait par tant rétrécir l’horizon de notre pensée qu’on lui interdirait tout ce qui est général, universel, largement humain, qu’on ferait de notre art le simple miroir d’une province.Exprimer les choses de chez nous est assez naturel et attire de soi no; esprits; mais notre littérature, sur ce point, c-st "nationalisée,” je crois, autant qu’elle doit l’être, sinon plus.X’oublions pas que notre tête a été bâtie, comme les autres, pour contenir la science, la philosophie, la pensée abstraite, pour éprouver des rêves lointains et des curiosités illimitées.Rappelons-nous (iu’une littérature, avant d'être l’expression d'une race, est l’expression de l'âme humaine; — c! n’allons pas enensaner nos instincts, nos talents, dans des geôles arbitraires.Il n'y a qu’un “complexe d’infériorité” gratuit qui nous ferait nous juger incapables d’aborder dans nos oeuvres tout ce que peuvent traiter des Français, des Américains, des Allemands, des Russes.C’est entretenir ee complexe que pousser trop loin la maxime: avant tout soyons canadiens; et c’est nous condamner à des envols par trop timides.L’art n’a pas de LUCIEN LIMOGES Marchand général Ste-Anne des Plaines Spéciaux du 31 août au 5 septembre FLANELLETTE GRISE à chemises, PEANUTS SALEES la lb.f) lbs.pour 20c 25c 15c 25c 79c 29c 29c 49c 45c 55c 59c CARBOLATED VASELINE Rég.25c.Pour.PETITS POIS VERTS 3 boites pour.ABBE WARRE 3 boîtes pour -.PROMAGB KRAFT la 1b.1 VADROUILLE No.4 Pour.BALAI 5 cordes 2 pour .BALAI 5 cordes No.50 Pour.BALAI 6 cordes No.50 Pour.SAVON CREAM OLIVE avec 1 morceau de 10c., un autre gratis DRAPS DE FLANELLETTE en coupons.La 1b.Ces prix sont pour du comptant seulement IWWWI'WWtl l'I' i1 ll'l'll IIH en coupons La verge NET A RIDEAUX avec poi .Rég.20c.la verge Pour.1 coupons de PRELAKT, S verges car rées, 16 pouces.Rég.Ç6.80 Pour.ROBES pour fillettes de 7 à 14 ans.Rég.75c.Pour .PANTOUFLES, valeur de 50c.la paire pour.Un beau CANARD granit gris Pour.THEIERES émaillées gris Pour.BAINS MARIE émaillés gris Pour.FLY TOX bouteilles de 8 oz.Où.16 oz 39c patrie, la pensée n’en a guère; une littérature doit avoir toute une section régionale, mais il lui faut la liberté de s’épnndrc plus loin, de se heurter, si elle le veut, aux colonnes d’Hercule ou à l’étoile Sirius.Mais ee qui serait pis, c’est si l’on suggérait que notre langage, nationalisé à son tour, dût avoir désormais sa marche indépendante, accepter d’être différent, en quoi (pie ce soit d’essentiel, du langage de France.Ce rêve équivaudrait à bouleverser toute not ne culture, à délaisser lu lutte séculaire que nous soutenons pour le parler de nos aïeux, à démolir de nos propres mains le mur qui nous défend contre notre absorption ethnique.Un langage différent de celui de Frauci ne serait plus le français, évidemment: nous n'aurions qu’ajouté nu Babel des langues un patois de plus.Ce nouveau di Jecte se l'on.'emit sans doute, du noyau déjà existant de nos idiomes, en i’enrichissant à son gré de ee ipi’inspi'ernit la pensée, la vie canadienne.L'anglicisme, à ce compte, y aurait tout autant de droits que l'invention native, serait même forcement la source majeure de cette invention.Ou peut prévoir qu’en cinquante ans le "Canadian french” aurait cessé d'être une légende et que l'Habitant, de Drummond, serait devenu un de nos classiques.Il est oiseux de se récrier sur ces conséquences absurdes si l'on eu pose le principe.Pour peu que nous relâchions notre surveillance de la langue que nous écrivons, notre souci de sa pureté, notre résistance à l’infiltration étrangère, nous sommes sur le chemin de cet "idéal”.11 nous menace de toutes parts, nous a déjà partiellement gagnés: il s’étale nu plein jour dans nos conversations, notre journalisme, notre commerce, notre industrie; mais avec quel gain pour nos lettres, grand Dieu ! Au moins ne le fortifions pas de notre tolérance et n’en faisons pas ua conseil.Mgr ltoy, je le sais bien, répudiera toutes ees acceptions de son mot en | ee qu’elles ont d’extrême: il les a même rejetées d’avance; je ne prétends aucunement les lui attribuer.J’ai voulu seulement noter que le mot même est équivoque, et qu’en dehors d’un sens très juste, mais banal et impropre, il en a plusieurs autres prêtant à de fausses inférences.Je crois comme lui quo notre littérature doit être nationale, mais nationale par le dedans, par la force de ses créations, par le caractère de sa pensée et la qualité de son souffle (à la manière, par exemple, de ce qu'on nomme le "génie latin”), non pas un localisme exc’usif d'inspiration, de sujets nu de langage.Sommes-nous vraiment bien éloignés de vouloir la même chose ?LOUIS DANTIN L’OEUVRE DU PATRONAGE Dans le but d’accomplir une oeuvre de préservation morale parmi la jeunesse inexpérimentée qui ignore les périls moraux et les embûches d’une ville, les religieuses de Notre-Dame du Bon Conseil, à la demande des autorités religieuses, ont accepté d'ouvrir un foyer à Saint-Jérôme.C’est également pour cette jeunesse de chez nous, (pie les bonnes religieuses ouvrirons à la mi-.septembre un Patronage, où elles donneront line .crie de cours: d’art culinaire, de couture, de langues française et anglaise et des leçons de mathématiques.Cette oeuvre éminemment sociale par lu formation religieuse, intellectuelle et ménagère que recevront scs membres, accomplira en même temps une oeuvre de préservation morale en éloignant les jeunes lilies de toutes distractions malsaines, en leur donnant un but défini pour occuper leurs heures de loisirs.Le patronage sera ouvert tous les jours à l’heure fixe de 7l/> lues à 9 lires i’.M.Des professeurs de bonne volonté prêteront leur concours.Ces jeunes filles qui collaboreront à l’Oeuvre du Patronage seront appelées les Putronnesses.Ces apôtres de l’action catholique savent que se dévouer n’est jais s'abaisser, c’est se donner pour être utile aux autres; c’est sacrifier un plaisir, donner de son temps, de son intelligence, de ses forces même, pour procurer à d’autres le moyeu de faire plus de bien, de se grandir, de devenir meilleur.Nul ne s’abaisse en marchant sur les traces de Notre-Seigneur qui a dit: "Je suis venu, non pour être servi, mais pour servir”.Les conditions d’admission au Patronage sont minimes et toutes les jeunes filles s’empresseront d’y souscrire sachant que "Le goût et l'instruction sont le vrai domaine des femmes”, d’après Joseph de Maistre.l"n dollar (*1.00) donne droit à tous les cours pour l'année entière.Qu’on se le dise ! Que toutes bénéficient de cet avantage d'une distinction plus complète.M.NOUVELLES DE SAINTE-ADELE ___Samedi le 15 août, eurent lieu ici les régates du club C.B.F.sous les auspices du Club Delta.La température était idéale.Le beau lac "Rond” quoique agité était sillonné de canots et de chaloupes.Toute la jeunesse sportive en villégiature s’était rendue enthousiaste sillies bords enchanteurs du lac.Les régates eurent plein succès et furent menées très rapidenicot.Nous devons toutes nos rélicitations à M.Paul Murray, champion des régates du club Delta, sport bien connu et qui avait organisé pour les jeunes cette fête nautique.Les juges étaient M.le docteur J.Poirier, maire de Sainte-Adèle, MM.J.O.Dufort, J.L'ivigne et ll.-L.l)é- ry.presi- TAG DAY MCIFIQUE CANMVEN fe-SSlt * " n.us cavtnc oc ' wsj7vu U ?fM*ZPGC/ AO a iwa:- le Modifie, .tiens préliminaires dans service des trains-voyageurs A PARTIR DU 30 AOUT Pour renseignements, s’adresser aux agents.plus g; a >>v rf, tous tes |Ç:: ' - rmm Canadian in Canadien EN EVA ne.depuis plu» 'b 8 \ i .b" / /z / IO onces *llO 16 onces 1T.55 40 onces *3-65 C> ESI notre devoir incontestable à l'égard des industries et des entre* prises canadiennes d'acheter de préférence les produits canadiens.Le Gin Canadien Melchers Croix d'Or est un produit supérieur, fabriqué par des ouvriers canadiens et dont la production est financée par du capital canadien.Il possède une seveur et une pureté qu’aucun produit étranger ne surpasse.Il mérite votre préférence. août 19.11.MARYSE AU DEBUT DE L’ANNEE SCOLAIRE Les écoles sont à la veille de rou- M — .vrir leurs portes et les parents ont dès maintenant le devoir d’y reserve» des places pour leurs enfants.Mais ils ont aussi le devoir de les garder au foyer s’il y sévit le moindre mal qui soit de nature contagieuse, la moindre affection pouvant offrit quelques symptômes douteux.D’écrasantes responsabilités incombent aux chefs tie famille sur ce chapitre-là.Car ce n’est pas tout d avon ties classes remplies il faut surtout tpi’elles soient absolument saines.L's obligations des parents s°nt bien grandes vis-à-vis de leurs entants.Lis ne doivent pas être cause tl ’un tvtard dans la rentrée à 1 ceolc car, les enfants souffriront dans lents études pour une telle négligence.11 n’y a que la maladie pour explique» tt justifier nu retard.L'instruction, e'cs! 1 hérit g« qu’assurent à leurs entants des p» vents soucieux de l'avenir.Et conscients tic leurs responsabilités ns s’appliqueront à faire en choix judicieux d’une écolo, d’un couvent ou d’un collège dans l’intérêt de la 1 inatiou morale et disciplinaire 'le ceux-ci.Dans bien des cas, tout le bonheur «l’un enfant, toute l’orientation de sa vie future dépend do .compagnons et tics compagnes tpi'ils fréquentent durant l'année scolaire, en plus tics directives tpi'ils reçoivent tie leurs instituteurs ou institutrices qui influent énormément va sans dire sur la formation morale.Voilà pourquoi il ne suffit pas de prêter une attention exclusive à l’enseignement purement livresque imposé dans telle ou telle institution mais considérer la direction donnée aux consciences et aux âmes.Quelle humaine, quelle large leçon il» doivent recevoir un apprenant la vérité «le la vie, le sentiment de la nature, le souci de la sincérité, i’nrt d'être soi.— "Pour aimer la vie simple et fortifier chaque jour son caractère, il faut oser être soi”, aller droit nu but que le destin nous désigne avec un bon sens qui ne se pique pas de mots, qui voit les choses comme elles sont et les juge J tour ce qu’elles valent.Dans son ouvrage remarquable, Mme (Inlay écrivait: — "Vérité, sin-érité !.Mots tant de fois prononcés par tant de chefs de tant d’écoles, je crois à votre réalité.Je crois qu'en dehors de vous il n’y a pas l’art possible, que rien n’a de force qui n’ait été senti avec ingénuté, que rien no peut avoir de vie qui ne soit pas incorporé à nous.” Il faut que la jeunesse apprenne la vérité tie la vie dans ce qu’elle leur .ffrint tie misérable et de splendide et pour laquelle chacun devra lutter cou-isigouscnuMit.Le bachelier ou la bachelière qui a u rn pâli sur ses bouquins, souffrira plus tard d'avoir été si peu dressé à lutte.C’est l’intelligence plus que la mémoire qu’il convient «le développer.Il faut que le jugement soit formé, non avec tics opinions toutes faites, mais avec la reflexion.Il faut créer des personnalités do chacun tie nos enfants, et c’est en leur inculquant la rayonnante vérité le la vie qu'ils verront clair dans leur coeur et porteront liant le flambeau de leur idéal et de leurs croyances.Appreuotis-leur à penser par eux-mêmes à juger froidement des situations fâcheuses qui sont l’écueil où se brisent les "beaux navires sans bons-sol o”.La Vie, voilà le grand Maître ! .La Vérité, voilà le divin enseignement Seules les vies simples sont vraies.— MARYSE A Saint-Jérôme, le 21 noflt 1931.POUR L’HEURE DU THE Qui n’a [tas la curiosité de lire sa bonne aventure dans les dessins formés au fond d’une tasse par des feuilles de thé f Nous nous penchons sur la tasse dans l’espoir tie trouver un sens à ces figurations mystérieuses.L’oriental, de son côté, à ln fin do la cérémonie du thé, porte la sienne à ses narines pour respirer le parfum que le thé y a laissé.lies feuilles délicates du thé sont très ]>etites et merveilleux sont les dessins qu’elles tracent nu fond des tasses.Elles ne peuvent que vous annoncer de bonnes nouvelles, petites mondaines, si en le dégustant vous y laites passer toute la joie rayonnante de vos vingt ans.Vous ajouterez à votre thé offert s vos unties soit ties sandwiches, soit tine salade et quelques friandises.Voici des suggestions pour votre prochain "live O’clock tea”.SALADE ORIENTALE Dans tics assiettes individuelles, disposez des tranches tl’ananas sur de fraîches feuilles de laitue.Sur chaque tranche, p'acez une fonlette de fromage à la crème mélangée avec «les noix longues hachées.KOTA RADJA 1% tasses de biscuits écrasés, y2 tasse sucre granulé, y2 tasse beurre, % tasse farine.1 c.à thé poudre à pâte, iy2 c.à soupe lait.Défaites le beurre en crème et n-joutez graduellement le sucre.Puis une partie de la farine tamisée avec !n poudre à pâte Ajoutez ensuite le lait, les biscuits sees écrasés et le reste tie la farine, tamisée avec la punir c à pâte.Ajoutez ensuite le lait, les biscuits see.s écrasés et le reste de la farine.Disposez les •’’j tie ce mélange dans un moule beurré.Mettez sur le dessus la garniture de citron et étendez sur le citron le reste du mélange.Pressez.Faites cuire à four modéré.On peut aussi disposer sur ces gâteaux des découpures d'amandes blanchies.DUVET BAZAR INDIEN 2 tasses cassonnade jaune, Vi taste eau froide, >/2 tasse à thé crème de tarte.Faites bouillir jusqu’à ce que le mélange forme tics fils et versez sur un blanc d’oeuf battu ferme.Assaisonnez à la menthe poivrée ou à la vanille.A la vanille, comme essence, on ii-j o u te des noix.Quand le mélange est assez consistant pour se tenir en tombant de la cuiller, versez ainsi sur une assiette beurrée et laissez durcir.LES BONNES RECETTES DE CHEZ NOUS L’UTILITE DES LEGUMES — Le régime quotidien doit toujours comporter une abondance de fruits et de légumes jautr entretenir l’équilibre qui prévient l’acidiosc.Quelques aliments laissent dans le sang un résilia acide eu se décomposant dans le corps humain.Des aliments formateurs d’acide sont la viande, le poisson, les oeufs, les volailles, les céréales, les biscuits et le pain.Ils tendent eux-mêmes à développer 1 neidiose.Les fruits et les légumes laissent une substance alcaline dans l’organisme qui remédie à ee désordre île la digestion.Les légumes fournissent les minéraux, — fer, e leiutii, phosphore, magnésium, soufre, couvre, etc., en quantités variables; les vitamines qui encourageai ia croissance et la santé; la protéine, si essentielle à la construction également des fécules et aillent à lébarrasser le corps des déchets toxiques.JOSETTE CONSEILS PRATIQUES Il cM bon tie soigner son teint, car la fraîcheur tie la peau est pour beaucoup dans la beauté d’un visage.Mais t op de zèle risque «le nuire.Ainsi certaines personnes, sous prétexte qu’elles ont la peau fragile, en viennent à se nettoyer le visage avec des crèmes ou des pommades.C’est une erreur regrettable.L'eau ne provoque pas de gerçures, même sur les peaux fines et délicates, lorsqu'on a soin tl’éponger soigneusement le visage après les ablutions matinales et la toilette du soir.Ixiin de nuire à la beauté du teint, l’eau est excellente pour la sr.nté de l’épiderme.Elle rend plus active la circulation du sang, tonifie les muscles et donne une vie nouvelle aux tissus sous-cuuanés.11 est bon, pour conserver la jeunesse et la fraîcheur de lu peau, de provoquer nue petite réaction en se lavant tout d'abord à l’eau tiède sn-voiineuse, pour débarrasser les pores de toutes les impuretés, puis en tapotant toute la surface du visage avec une éponge imbibée largement d’eau très fraîche, qui fait l’effet d’une douche froide.MONIQUE Pneus Oldfield LES PLUS BASPRIX JAMAIS VUS LE CINEMA A LA CAMPAGNE L’introduction du cinéma à lu campagne aiilerait-ellc vraiment à enrayer l’exode tics cultivateurs vers les villes .* Ou l’a prétendu souvent.Ce n’est pas en tout cas l’avis d’un des principaux chroniqueurs du "Temps” de Paris.André Leviuson, qui signe un article dans un des derniers numéros.Pour le confrère parisien, loin d’arrêter le départ des ruraux vers les centres urbains, le cinéma ne peut que l’accélérer, les films ajoutant leur séduction à celles déjà nombreuses et fortes qui s’exercent sur l'âme paysanne."La ville, dit-il, su montre quotidiennement nu village dans la joie, la richesse, les loisirs.Que la figure en soit fausse, rien n’est plus certain; mais le campagniird ne peut qu’être ébloui par les apparences qui s’harmonisent si bien avec ses secrets désirs d’évacuer.Un beau jour, son ]>ère l'amène au foirnil oà l’on trouve le député, et il quémande une place.Et ht député, qu’il suit de droite, ou de gauche, de répondre aussitôt: "CVst bien.J'ni l'affaire de votre jeune homme ”.Quelques .semaines après, le fils unique de la ferme paysanne, ou le dernier forgeron, ou le dernier cornouiller tlu village, apporte à Paris sa robustesse et son sang neuf."Le cinéma au village ne peut rien pour endiguer ce mouvement d'exode vers la ville.On peut même croire qu’il contribuera à l’accélérer.Ne va-t-il pas apporter, lui aussi, la vision de capitales aimables, aux multiples plaisirs, aux aventures passionnantes ?Chaque soir il agrandira l’horizon du villageois sur un monde factice et exaspérera en lui le goût du départ."Mais, dira-t-on, il suffirait «le créer tics films spéciaux pour les campagnes avec un sens adapté à la propagande qu’on désire entreprendre.Au lieu de montrer des histoires à succès oà se déraille, la vie de plaisir et de luxe des grandes villes, on en dévoilera les misères et les tares”.En d’autres termes, ou fabriquerait à l’usage des campagnes un cinéma prêchi-prêcha.Grand merci.L’intention est louable, mais le résultat sera nul.la' film moralisateur fera le vide autour tie lui.A moins que cette propagande, en contradiction si flagrante avec tout ee que lui montre la réalité quotidienne, ne paraisse au paysan une malice cousue de fil blanc et no ! incite a courir plus vivement encore vers la ville."Certes, il serait ridicule de priver nos villages français d’écrans lumineux.Mais penser que ceux-ci donneront nux campagnards un goût plus vif de leurs rudes besognes, quelle plaisanterie et quelle erreur ! Mais l'erreur serait non moins grande si I on oubliait que le cinema fût créé pour s’amuser, délasser, instruire et pour guérir.Ne l’habillons pas, même à l’usage tics campagnes, de cette robe longue, ne le coiffons pas de ce bonnet carré dont Pascal, avec raison, tirait un si grand sujet de moquerie.” “La Presse” N’ACCUSE PAS.««*.* t N'accuse pas l’amour, l’amour n’est pas en cause.L’amour est plus profond quo nos rêves humains, Et parce quo son aile a glissé dans ta main, Ne va pas blasphémer l’infini de ses roses.Que lui reproches-tu ?Sa trahison, peut-être ?Et l’ombro où s'abolit l'extase du passé.Mais combien l’ont guetté sans le voir apparaître ?Il ne t'eut pas trahi s’il ne t’avait bercé ! Vois, tu vibres toujours do son ultime étreinte, Son souffle embrase encor ton coeur saignant et nu, Laisso le dénûment, les larmes et les plaintes A tous ces malheureux qui ne l’ont pas connu.Et loin d’exaspérer ta peine et ta blessure, De ceindre d’amertume un front- désenchanté, Lève les bras vers Dieu, dont la tendresse sûre Te fait vivre un moment de son éternité.A.PREVOST PENSIONNAT DES SAINTS-ANGES DIRIGE PAR DES SOEURS DE SAINT ANNE A SAINT-JEROME Cours complet tie langue française et tie langue anglaise.Préparation aux diplômes dit bureau de l'Instruction Publique.Affiliation à l'Université île Montréal : Cours lettres-Sciences, Piano et Violon, Dessin et Peinture, Diction fbant, Culture physique, Enseignement ménager, Cours Commercial bilingue.— Préparation aux diplômes de musique accordés par l’Institut et jugés par Messieurs Frédéric Pelletier et Raoul Paquette.Rentrée: Mercredi, 2 septembre 1931.Téléphone 90 — Avenue Fournier C’est le mercredi, 2 septembre prochain, que s’effectuera tu rentrée «les classes au pensionnat tpte dirigent ici les Soeurs «le Sainte-Anne.Cette institution nous fait grand honneur et Plus de tasses .par livre 2- __En apprenant à connaître les maux tic la nature, on méprise la mort; en apprenant à connaître ceux de ht société, on méprise la vie.Chamfort Voulez-vous un pneu bon marché sur lequel vous pouvez compter?Achetez des pneus Oldlield— valant autant que n’im- ortc quel pneu standard —coûtant 20% moins cher.Aucun autre pneu bon marché ne présente les avuntages suivants: 1 Immersion dans le caoutchouc li-¦* quide—assure 25% à 40% de plus de distance '°i était guillotiné sur la place de la Concorde, alors de la Révolution, l-'attl-il croire aux dates fatales ou fatidiques .?\ ers la même époque, un pitre de b: Foire inventait un autre couteau, "le couteau de Jcnnnot’’ dont on change tour a tour la lame ou le manche, et qui pourtant reste toujours le même: le couteau du Jeunnot.Jcnnnot, enfant de l’hospice, fut en son temps un Paillasse fameux dont le seul nom luisait accourir la foule.II devait cette vogue à son esprit remarquable, a son talent de mime plus remarquable encore et aussi à l'origine qu’on lui prêtait.Des gens bien informés prétendaient que Jeunnot était un tils naturel de 1 rouis XV .simplement: mais quand on parlait le ça devant lui, le pitre se taisait, .'histoire du Masque de Fer, encore.présente à toutes les mémoires, le vendait prudent, sans doute.Jeunnot fut célèbre pendant des années.I.a Révolution, qui renversait le trône, respecta les tréteaux du baladin.A partir d’un certain moment, on le perd de vue.li mourut obscurément vers 1794 ou 95.Alun?, il vécut assez pour voir un autre inventeur, sou frère .Louis X\ I monter sur l’échafaud, le 21 jau-vier 17!).).L'histuire a des rapprochements curieux et .sinistres ! (Ces faits sont tirés de revues françaises).CELIBER LES DIX COMMANDEMENTS DU JOUEUR DE TENNIS Bill Tilden, le fameux joueur de tennis uuivcrscllemitmt connu, u donné récemment ses dix commandements pour réussir sur le court.Eu voici l’énumération : J.— Gardez votre oeil sur la balle.-• — Faites tous vos coups avec le I corps de côté au filet.3.— Mottez toujours toute votre pe- santeur sur vos placers.4.— Employez une raquette bien montée et pas trop pesante.5.— Habillez-vous spécialement pour jouer au tennis, et armiez un bain et changez-vous après chaque pratique.b* — Souvenez-vous qu’aucune partie n’est perdue avant que la dernière balle soit jouée et luttez jusqu’au bout avec cette idée."• — Xe changez jamais de système si vous vous apercevez que vous gagnez avec une certaine façon do jouer.S- — Prenez des chances si vous perdez, ear vous n’avez rien à risquer alors.9.— Que la défaite ne vous découra- ge juts et que la victoire ne tous monte pas la tête.Vainqueur ou battu, sachez vous taire.10.—Jouez nu tennis uussi souvent que possible et surtout jouez pour le plaisir de vous amuser.GIN HOLLANDAIS IMPORTE AUTHENTIQUE I BOUTEILLE de.10 ONCES La qualité et lu saveur hollan- ' daises antiques célèbres du Gin île Ktiyper ne viennent que dé la Hollande et ne |«uvfii'l être ' repr* prourJT* tir la Sorthera Etre trie—r« qni tigat/ie qu'Ki ont été parfaitement éprouiAt et ton! garantit par la conxpa gnle"Siorl hern Electric Company.Umitetl Northern Electric Gatineau Power Company Toutes ses succursales NlMl* A iSri!*' * mm IwUtVMÏ»} ‘ E- * Iwww M* ' .v•« - 1.» " 11 ¦" 1 " ¦' 11 ." 111 .Mi.Mim.il.mu, nu m in L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 28 AOUT 1931.ARRIVEE DU DO X A NEW-YORK l.r I >o X, parti il’Allemagne il y u neuf mois, pour un voyage autour du momie, est arrivé à New-York, jeudi, rJ lires et une minute.Heure exalte où on avait prévu son arrivée t'e 'riguntesque navire aérien qu.0 tonnes, a f-.it la traversée de l'Atlantique eu 13 lieur.-s, pmtaut à HUI hard soixante (00) passagers.A-rre son personnel le total de personnes à bord était de 72 personnes.Des centaines de livres de matières postale- et de cargaison diverse.Ce géant de l’air a fait en moyenne 125 noeuds à l’heure.Parti d’Allemagne en route pour l’Espagne, une aile fût détruite pai le feu à Lisbonne, et causa de graves dommages.IA-s réparations durèrent quelques semaines, et de là, le géant de l'air allemand se dirigea sur les lies Canaries, où un autre grave accident, jetant le vaisseau aérien sur les inehers p.r la force d’une énorme vu-uur, nécessita à nouveau des semaines d'inaction pour faire les réparations.Il y a peu de temps il se rendait aux Indes Occidentales, puis de là.eu Caroline du Sud.Et (nullement à la radio, nous entendons les acclamations frénétiques de lu foule New-Yorkaise qui salue l’arrivée de ces héros de l'air.Le Do X e >t très puissant et fonctionne avec douze moteurs.C.P.-L.^EXPOSITION DE PORCS PUR SANG A FERME.NEUVE.TüEATRF, GEORGES SAINTE-THERESE Maintenant que les grandes chaleurs de l’été sont passées, la direction met donc à l’alTiehe ses grands films Voyez maintenant Colleen Moore dans “ Footlights and Fools” avec Raymond lfaekott.Dimanche, lundi et mardi.Richard Barthelmess dans ‘‘Dawn Patrol” et autres sujets en plus.Passez une belle soirée au théâtre intéressant, amusant, instructif.Toujours nouveau.Le cci e le d’éleveurs de porcs York-hiie île 1-crmc-Neuve a eu sou exposition annuelle le 28 juillet dernier.Les entrées étaient nombreuses et les sujets de qualité supérieure.l'crme-Neuve compte aujourd’hui mi des meilleurs groupes d’éleveurs de pores pur sang de la province.Cette exposition était sous la direction de M.Louis Pelletier, agronome du comté.M.Georges Denis, instructeur en é-h-vngos, du ministère de l’agriculture, officiait comme juge, accompagné de M.Danoise Limoges, propagandiste provincial de l’élevage de porcs et de moutons.M.Albin Noel, sous-agronome temporaire pour les deux districts de Labelle, agissait comme secrétaire.L'exposition consistait en trois clas-es different es : 1° truies figées, 23 truies de l’année, 3° Verrats de l’année.Voici la liste des concurrents : 1er.- classe: — 1er Olivier Provost, -’e Lustaehe Legault, 3e Maxime Lapointe, le Dolor Robitaille, 5e Maurice Lachance, tie Charles Ouellette, Te timer Brunet, 8e Léo Orépault, 9e Isi-l°re Prud’homme, 10e Jules Bélec, lie Pierre Ouellette, 12e Louis Cluvcl, 13e Daniel Brunei, 14e Théodore Nu-don, lue (lédéon Sanclie, 10e Rodrigue Brunet, 17e Henri Saint'-Louis, 18e Léonard Lafontaine., Jieme élusse: — 1er Dolor Robitaille, 2e Jules Bélec, 3e Charles Ouellette, le Isidore Prud'homme, 5e Olivier Provost, Ce la'o Crépeuu, 7e Eustache Legault, 8e Léonard Lafontaine, 9e Maurice Laehunee, 10e Rodrigue Brunet, lie Ismis Clavel, 12e Daniel Brunet, 13e Pierre Oucledte, 14e Henri Saint-Louis.•îième classe: — 1er Eustaclic Le-guult, 2e Dollar Robitaille.3e Isidore Prud’hoinine, 4e Léo Crépeau, 5e Charles Ouellette, Ge Jules Bélec, 7e Léonnrd Lafontaine, 8e Olivier Proves!, 9e Daniel Brunet, 10e Ismis Claie], lie Rodrigue Brunet, 12e Pierre Ouellette, 13e Maurice Laehunee, 14e «•uri Saint-Louis.LE PLUS AVANTAGEUX I SAINT-HIPPOLYTE MEDIUM DE PUBLICITE Mardi, 32,500 personnes ont visité l’exposition d’Ottawa comparativement à 31,600 le deuxième jour, l'année dernière.Au cours du déjeuner quotidien des directeurs, hier, M.J.-I.Phillips, gérant de publicité d’une grande maison de commerce d’Ottawa, qui était l’hôte d’honneur, déclara que le journal est encore le meilleur médium de publicité.Une réclame honnête, bien rédigée, est le meilleur gage de succès d’un magasin.“Le journal, ajoute M.Phillips, est un puissant allié pour lu commerce et je ne connais aucun substitut qui puisse remplacer efficacement la réclame dans le journal”.DR EDGAR TURGEON Chifurgicp Dcfitistc a ouvert un bureau à ST-.JOVITE tous les samedis et dimanches, à l’année Spécialités : Extraction des dents sans douleur — Dentiers garantis — Couronnes et ponts en or solide — Plombages en or, en argent et en porcelaine.Bureau de Montréal : 2118, rue Centre.(Wllbank 0535) PHARMACIE Oscar LANDRY W.PRUD’HOMME, Pharmacien, Gérant Téh 461 & 490 :: 341, St-Ceorges Voisin du Marché Fan purgative Vila .Fan purgative Riga .Limonade purgative Riga Limonade purg.Vichy ¦ • Castoria.Pilules Carter.Tablettes Baby's Own .Pilules Foie Chase.Piluels nerfs Chase .Poudres Steed nui n.Calcium ‘ ‘ A ”.Lait limité ! lorliek .15 .20 .25 .35 .30 .20 .20 .23 .43 or, .20 1.08 Pâte à dents Popsodent •• -35 l’âtc à dents Ipanii .-38 Date à dents Listeriue .-22 l’àtc à dents Forban's .30 .45 X-Bazin.39 SNOW.79 CUTEX.29 Insuline 10c.1.10 G ruines Psyllium.1-90 Friiitiit ives.20 .35 Sels Jn.l.73 .50, .95 et 3.25 La pharmacie la mieux assortie du district QU A LITE SERVICE S ATI S F ACTION T^e Eagle Lurnber Co.Ltd || Marchands de Bois de Construction Bardeaux, Bin rouge, l.atUs, M u,hues, Phandlers eu bois J ram , tl(.Distributeurs de la Planche isolante 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