L'Avenir du Nord, 23 novembre 1934, vendredi 23 novembre 1934
CHENIER 1897-1934 1897-1934 •LE MOT 1)U 1/AVENIR EST DANS LE PEUPLE M LME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES 11IJS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) ABONNEMENT: $J.OO par année.Publié par la Cie cle Publication do St-Jéxûme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU.Président SAINT-JEltOME.P.Que.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT LABEI.LE TRENTE-HUITIEME ANNEE; NUMERO 47- JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.A propos de l’enquête sur l’électricité MORT DU DOCTEUR GASTON SMITH J VENDREDI, ->3 NOV.1934 Devant le dangereux mouvement, que les diverses interprétations des déclarations faites à l’enquête sur l'électricité ont provoquées, l'honorable M.Taschereau, a cru qu’il était île son devoir de rassurer l'opinion publique sur les fins que poursuit la Commission Lapointe.Pour cela, il a fait une déclaration a la presse, qui est d’autant plus importante qu’une grande partie de l’épargne nationale est en jeu dans le déséquilibre économique causé par la mauvaise interprétation de certains témoignages, devant la Commission tic l'électricité.Voici, textuellement reproduite, la déclaration du premier ministre: "Los attaques actuelles contre nos compagnies de services publics ont eu le résultat prévu: leurs porteurs d'obligations et leurs action naires deviennent nerveux et veulent jeter leurs valeurs sur le marché, Par les temps difficiles que nous traversons, ce serait un désastre.Je reçois des appels de veuves, d'administrateurs de successions, de communautés religieuses me demandant que faire, car ils ont placé dans ccs compagnies des millions, parfois tout leur avoir, les économistes île toute une vie de travail, - l'avenir de leur famille.Je les prie de ne pas s'émouvoir.Si le résultat île l'enquête Lanointe est de rajuster les taux, cette commission, j'en suis sûr, mettra fin à une campagne qui ébranle, à tort ou à raison, la confiance du public, si nécessaire à toute entreprise financière.Ou’on soit sûr également que le gouvernement verra à protéger les capitaux et l'épargne populaire.J'ai la ferme confiance que les dirigeants de la campagne actuelle n’ont nullement le désir de ruiner ni nos institutions, ni notre population.“A tous je dis de prendre confiance et de ne pas prendre peur.Qu’on garde ses bonnes valeurs, elles ne courent aucun danger”.A ce propos, M.René Gamcau fait, dans le Canada, les commentaires qui suivent: "La qualité la plus nécessaire peut-être à un chef d’Etat est cette sensibilité aux mouvements divers et quelquefois inconscients de son peuple, qui lui dicte les mots et l'attitude qu’il faut pour empêcher l'opinion de s’égarer dans de fausses directions et enrayer au moment opportun ces poussées d'affolement qui risquent de compromettre gravement l'équilibre économique il line nation."Le premier ministre de la province a donné hier une belle preuve de l'intelligence qu’il a des conséquences désastreuses que peut avoir cette sorte de mouvement d’opinion, en faisant aux journaux la déclaration que l'on sait sur la position en Bourse des valeurs de l'électricité dont certains veulent se débarrasser dans la crainte où ils sont que la Commission Lapointe conclue contre les compagnies.“ Deux choses ressortent de la declaration de M.Taschereau.C est d’abord qu’il importe de ne pas s'émouvoir à cause des commentaires et des interprétations diverses qu'un grand nombre de gens qui lisent a peu près les journaux, répandent autour d’eux sur la valeur propre des témoignages de toute sorte qu’on a rendus devant la Commission.11 ne faut pas bouleverser tout l’ordre économique de la prosi ne e pour les paroles imprudentes de quelques exaltés qui sont d’autant plus dangereux que l’on ne peut mettre leur bonne foi en doute.L’autre conclusion que l’on peut tirer de la déclaration du premier ministre, c’est que quel que soit le rapport de la Commission Lapointe et quelle que soit la décision que le gouvernement prenne au sujet de la génération et de la distribution de l'électricité chez nous, celui-ci verra à ce que tous les droits légitimes et tous les intérêts justifiables soient respectés dans leur intégrité."M.Taschereau a reçu de nnm-•breuses lettres venant des administrateurs de communautés religieuses, des .cuves, des gérants de successions qui ont des valeurs il industrie électrique et qui lui demandaient d'intervenir pour que leurs biens ne fussent pas irrémédiable ment perdus.Sans préjuger en quoi que ce soit de la décision de la Commission, M.Taschereau devait aux é-parpnauts et aux capitalistes de la province de les sauver d'une pain que généralisée.Les six cent millions de dollars qui constituent le capital de nos industries d’électricité représentent une bonne part de la fortune nationale.Nous sommes encore en régime capitaliste, personne n’a le droit d’attenter sous de vains prétextes à la fortune d’autrui.Et si inconsciemment îles gens bien intentionnés, nous n’en ilouton -pas, s’aventurent jusque-là, c’est le devoir de l’Etat de s'opposer énergiquement à leur entreprise.En rédigeant sa déclaration aux journaux hier, M.Taschereau a fait son devoir et son geste comptera pour beaucoup dans la confiance que le peuple lui marquera encore une foi» quand il aura à juger les actes de son chef.” UN ETAT DE CHOSE ETONNANT Certaines statistiques, publiée» récemment par le ministère de l'Industrie et du Commerce, sont toute une révélation pour le profane.Elles indiquent, en effet, que nous a dictons à l’étranger pour des millions de dollars de denrées que nou» devrions produire chez nous en a bondance.La liste complète de ces produits, bien qu’elle soit intéressante à cnn sillier, ne saurait entrer dans le cadre de cet article.Qu'il nous suffise de citer, par exemple, des pommes, des légumes de tous genres, des conserves alimentaires, des grains et produits farineux, du poisson, etc.Cette anomalie peut avoir deux causes: nos producteurs 11e savent pas profiter du marché domestique, ou notre population ne comprend pas assez l’importance d’acheter des produits canadiens.De toute évidence, nos producteurs, et les fermiers particulièrement, manquent d’organisation.On le remarque surtout à la période des récoltes ou la plupart îles magasins de comestibles 11e vendent presque pas de-produits locaux.Récemment, pat exemple, le cas des pommes attirait notre attention.On sait que non loin d’ici on récolte des pommes d’excellente qualité.Presque partout, dans nos magasins, on ne met en vente que des pommes de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Ecosse et même de la Californie.Nous avons déjà mentionné aussi le peu de conserves alimentaires defabrication locale que l’on petit trouver dans notre province.St nos agriculteurs voulaient s'unir, ils pourraient s’assurer une meilleure part du marché domestique et accroître leurs revenus d’autant.Les pouvoirs publics devraient aussi contribuer à aider l'organisation cle la vente de 110s produits agricoles, stimuler la petite industrie et, dans notre province, celle de la mise en conserve surtout.L public devrait aussi faire sa part.Si partout l'on voulait accorder la préférence aux produits ca nadiens, l’on contribuerait à assurer du travail à des milliers de personnes.Rappelons ce que disait récemment à ce sujet l'honorable M.Taschereau, premier ministre: "Québec achète et consomme considérablement.Aussi, notre province offre-t-elle l’un des plus riche-marchés du pays.Il est donc op porlnn d'attirer l’attention de notre population sur le mouvement lancé en faveur des produits de chez nous et de l'inviter à en acheter chaque fois que cela est possible."D’ailleurs n'est-ce pas ttn devoir patriotique pour tous et chacun L«* problème du chômega est l'un des plus graves de l’heure présente 11 faut nécessairement que chacun aide les autorités à le régler dans le plu» bref délai.Dès que la demande augmente, la production augmente également.En un mot, achcton îles produits canadiens et le chôma gc diminuera d'autant.“Et moins la population chôme, plus l'argent circule Le cercle s'é largit alors davantage, de jour en jour, et bientôt l'on constate que i.situation est de nouveau normale.l’lus donc omis achèterons ties pro doits canadiens, plus nous créerou de l’emploi.” Pratiquer l’achat chez nous d’une manière intelligente, c’est d’abord accorder la préférence aux produit • locaux, c’est-à-dire encourager l'a gricullure, l'industrie et le commet ce de la région qu’on habite.Le rythme de la vie est fait de sourires et de tristesses.1 Jurant une longue suite d'années, un foyer est ensoleillé et sans deuil, puis, l’heure sonne où la mort lient assombrir ce bonheur par les douloureuses séparations et les cruels adieux qui détruisent à jamais la plénitude des joies familiales.Ce malheur vient de s'abattre sur la famille du docteur Gaston Smith, | de I,'Orignal (Ont.).Après quarante-neuf ans d'une laborieuse carrière médicale, resté magnifiquement jeune de coeur malgré si» soixante-quinze ans, souriant encore à la vie, le docteur Gaston Smith vivait heureux avec son épouse, entourés tous deux de l’amour de leur dix enfants et de leurs nombreux petits-enfants, quand, saisi par une maladie fatale, il lui a fallu quitter la vie qui lui avait été si douce et si bonne.Samedi soir dernier, se rendant compte de la gravité de son état, il laissa échapper ces paroles navrantes: “Je crois bien que je vais vous laisser !" Dieu seul sait ce qu’il y avait dans ces paro les.île brisure, de sanglots refoulés au fond de son coeur, de larmes a mères qu’allaient faire jaillir la separation et l’adieu qu'elles annonçaient.Le lendemain matin, le.docteur Gaston Smith rendait son âme à Dieu, après avoir béni sa femme et ses enfants.11 avait reçu les derniers sacrements et fut assisté à sa dernière heure par M.l'abbé Mi lard, curé de L'Orignal.Sa mort cause de profonds regrets à L’Orignal et dans le comté de Prescott où i! a passé quarante-sept années de sa vie.Ü11 déplore aussi sa disparition partout où l'on a connu cet homme d’une incommensurable bonté, généreux, discret, délicat, plein de mansuétude et si hospitalier.Le docteur Gaston Smith fut le type parlait du médecin de campagne dévoué, charitable, désintéressé.Instruit, éclairé, il exerçait consciencieusement sa dure niais pourtant chère profession.Après avoir été l'ami et le conseiller de tout le monde, il laisse un grand vide dans la région où, surtout, ont rayonné, durant un demi-siècle, la bonté de son coeur, les lumières de sa science médicale, le charme de son esprit, l’amabilité de son noble caractère.Comme, il a été touchant d'entendre son éloge, nous pourrions dire son oraison funèbre, sur toutes les lèvres, surtout chez, le peuple pour qui il fut toujours si affables et serviable ! En dehors de ses devoirs profes sionnels, le docteur Gaston Smith n'a vécu que pour sa famille.Sa femme, compagne discrète et dévouée de sa vie de labeur, ses dix enfants et ses nombreux petits-enfants ont connu au cher foyer paternel de L'Orignal le bonheur et les joies exquises d’une admirable lie de famille.Le docteur Gaston Smith, esprit cultivé, artiste et musicien à ses heures, était un homme de foi que le mystère de l'Au-delà ne faisait pas trembler.Tl était un chrétien sincère et convaincu: sa vie digne et intègre en témoigne.Son âme est retournée à Dieu.En Lui elle trouvera le grand repos dans le parfait bonheur promis à ceux qui croient.Que cette pensée console Madame Smith, ses enfants et toute la famille que ce grand deuil plonge dans l’affliction.LE FRANC BIOGRAPHIE Le dimanche 18 novembre, est décédé à l/Origiial (Ont.), le docteur Gaston Smith, à l'âge de ~.\ ans et 11 mois.Le d o e i e u r Gaston-Gustave Smith était né le décembre 1859, à Sault-au-Réeullet, du mariage de Gustave Smith et d'Hermine Le prolion.Il fit ses études classiques aux collèges de Sainte Thérèse, de Ligand et d’Ottaiva : ses études médicales à l'université Laval, à Québec et Montréal.Il fut admis à la pratique de la médecine en 1885.Il exerça d'abord sa profession à l’a pineainille pendant dix huit moi», puis à L'Orignal, Ont., où il s'établit en mars 1887 et a toujours vieil depuis.E11 septembre 188“, il épousait \ugnstine McKay, de I’apineativil-le.qui lui survit ainsi que dix enfant: Henri, avocat, de Toronto: l’nul.de Montréal: Hermine.Mme Jules-Edouard Prévost, de Saint- Jérôme; Charles, médecin, de Montréal; Jeanne, Mme R.O’Do-naghue, de New-York; Jacqueline, Mme Pliilipe Beaudoin, de liaivkes bury; Emmeline, Mme J.Ü'Doua-ghue, de Brooklyn, E.U.; Jean, de Rouvii ; C.abrielle, de L Orignal, Madeleine, Mme Rémi Poulin, de Rouyn.Le docteur Gaston Smith laisse vingt-trois petits-enfants et une soeur Mme Elzébert Roy, d’Ottaiva.11 était le beau-frète de Mme Sé 1ère Laviolette et l'oncle de Mlle Marie llilman, de Saint-Jérôme.La famille a reçu de nombreuses marques de sympathie auxquelles nous joignons les lives condoléances de i'.-lvcnir du Xonl.LES OBSEQUES DU DOCTEUR U ASTON SMITH Les obsèques du docteur Gaston Smith ont eu lieu à L’Orignal (Ont.) mercredi, au milieu, d'uni immense foule île parents et d'ami».J,a levée du corps fut faite au domicile du docteur Smith par M.l'abbé Milard, curé de L’Orignal.Le deuil était conduit par M.Henri Smith, Dr C harles Smith.MM.Paul Smith et Jean Smith, tils du défunt ; l'honorable Jules-E douanl Prévost, sénateur, le docteur Philippe Beaudoin, J.O'Dona-gluie, Rémi Poulin, ses gendres; Léandre, Henri, Paul, Pierre Prévost, Louis Beaudoin, Jacques, Guy Smith, ses petits-fils; le lieutenant-colonel E.McKay, Edouard Smith, ses neveux.Les porteurs étaient: le juge Constantineau, M.Iilie Bertrand, député, MM.Conrad Dubois, maire de L'Orignal, Alexandre Châtelain, Dr Euclide l.ongpré, Victor Bélan- Str- .Le service religieux fut célébré par M.l'abbé Jacques Papineau, vicaire à la cathédrale de Montréal, neveu du docteur Smith, il était assisté comme diacre et sous-diacre des abbés Cléophas Pigeon, de Montréal, et Jean-Louis Chartrarld, du collège île Sainte-Thérèse.Parmi les prêtres présents se trouvaient : le Rév.Père Giles Marchand.recteur île l'Université d’Ottaiva ; le Rév.Père Deschamps, du collège de Rigaud ; l’abbé Baron, du iiillège de Sainte-Thérèse; l’abbé Améilé Allard, du séminaire île Philosophie de Montréal; l’abbé Joseph Pilon, ancien curé de L'Orignal; l’abbé Milard, curé, et l'abbé Roy, vicaire, de L’Orignal; l'abbé Chamberand, curé de Montebello : les abbés Jean Desjardins et A.Kcmp, de l’archevêché d'Ottawa ; les abbés Guindon.curé, et Caron, vicaire, de Haivkcsbury; l'abbé J.-J.Desjardins, curé de Vanklcek-11ill ; l'abbé Scantlançl, curé de Perkins; l'abbé Laniel, curé d’Alfred; l’abbé D.Carrière, curé d’Alberg (Verm.) E.U.; l’abbc Julien, de Montréal; l’abbé P E Brunet, de bassett; l’abbé J.-G.Vermette, de Sainte-Thérèse.Pendant la messe du chant fut exécuté à l’offertoire par M.Joseph Fortier, protunotaire, de Saint-Jérôme, et.à la fin.par M.Jean-Charles Marchand, avocat, de Saint-Jérôme, et le magistrat I.abrosse.L’orgue fut touché par M.Charles-Edouard Marchand, de Saint-Jérôme.et par M.Alfred Mignault, de Montréal.Ce dernier joua, au Sanctus."L’Adieu”, pièce composée en 1884 par M.Gustave Smith, père du docteur Gaston Smith.Une voiture chargée de tlcurs escortait le char funèbre.Après la cérémonie religieuse, le cortège se dirigea vers le cimetière de Haivkesbury, où eut lieu l'inhumation des restes mortels du regretté défunt.M.l’abbé Milard, curé de L’Orignal, récita les dernières prières sur sa tombe.Dans le cortège et dans l'assistance.à l'église, nous avons remarqué: l’honorable Louis Côté, sénateur, le juge C -G.O’Brian, M.Au rélien Bélanger, députe, le magistrat Raoul I.abrosse; d’Ottaiva: le colonel \V.B.McLaughlin.M.E.Gallagher, MM.C.A.Séguin, avocat, Joseph McKay, Jean Genest, avocat, Capitaine Rodolphe Dupuis; de Hull: le Dr L.Genest, le lieutenant-colonel R.de Salaherry, R.Brunet, I -A.Pilon; de Montréal: le Frère Martial, E C.les docteurs Maurice Lynch,- Jules Prévost, Charles Hébert, Remus Laurendeau, Arthur Magnan, C Timm, Ernest Chaussé, Lucien Gélinas, Dr Saint-Jacques : MM.A.L.Grothé, QUESTION DE LA SARRE O11 parle beaucoup du territoire de la Sarre depuis quelque temps.11 ne manque pas de gens pour se demander de quoi il s'agit.Voici en gros l'exposé du problème: Au traité de Versailles de 1919.le territoire de la Sarre — qui n’est pas grand, mais qui recouvre des inities de- charbon d'une valeur incalculable a été placé sous le contrôle de la Société îles Nations |«)ur quinze ans.A la suite de ce laps de temps, un plébiscite devait régler le sort politique dice territoire; les habitants décideraient librement de leurs destinées, soit pour le maintien du statu quo, soit pou r le retour à l'Allemagne, soit enfin pour l'annexion à la France.1 La Sarre étant pays de frontière).Avant 1815, la Sarre était française.A la chute de Napoléon, ce bassin charbonnier, dont on savait déjà la valeur, fut attribué à la Prusse.Il est à peine besoin d'indiquer que les souvenirs de l’occupation française sont complètement éteints chez les Sarrois de souche authentique, qui d'ailleurs ont été submergés par une immigration allemande considérable.Celte “prus-sianisation” de la Sarre est un fait important : bien que la majorité des habitants soient catholiques, étant venus de la Prusse rhénane où le catholicisme est bien établi, il est hors de conteste qu'une grosse majorité des Sarrois actuels, peut être 90 pour cent, voleront pour un rattachement politique avec l’Allemagne.Les gouvernement de Berlin, depuis quinze ans.n’ont rien négligé pour préparer un plébiscite qui leur fut favorable.On pense bien que l’avènement d’Hitler n’a pas suspendu cette propagande.Bien au contraire: depuis deux ans, des agents hitlériens ne cessent d’agiter la population, de la fanatiser ou de la menacer, selon qu’on s’adresse à des Sarrois pri(-allemands ou à des Sarrois partisans du statu quo ou de l'annexion à la France.La commission de la S.D.X., dirigée par un Australien, M.Knox, semble avoir laissé carte blanche aux nazis pour l’organisation de leur propagande.Le point inquiétant en tout cela, c’est que la France a depuis 1919 la propriété des charbonnages sarrois, qui lui furent attribués en compensation des dommages causés par les Allemands aux mines de charbon des régions occupées.Le traité de Versailles a prévu la possibilité d’un plébiscite favorable à l’Alle- J.-A.Cousineau, L.Desjardins, notaire, A.-L.Chaussé, Richard Rainville, E.-j.Jarry, l’aul Brunet, limbe Giguère, Georges et Roméo l’harand;; AI.J.-P.Deschamps, de Cliènevillc; M.Gaétan Danse-reau, Dr O.Leroux, de Grenville; Dr U.Gaboury, Alfred Lajeunesse, René Cadieux, le F rère l'hiléinon, lirecteur du collège, d'Alfred; MM.Louis Beaudoin, Dr P.Kelly, Aidé* tic C'harbonneau, L.-P.Pattcc, \V.-V Williams.E-C 1 ligginson, Adélard Bcrthiauinc, James Ross, D.Ménard, L.-P.Cécile, J.-H.La-lramboise, N.I.amoureux, D.Perrier.Donat Leduc, John Larivière, Rvd F*rère Justinien, A.-M.Pinard, R.Boursier, A.Levac, Orner Laurin, Dr D.-W.Smith, Adélard Le-gault, Ed.Séguin, Henri Rochon, Dr C.-E.Lafrance.et plusieurs autres, de 1 laivkeshury ; Dr M.Power, de Rockand; M.E.Bélanger, de Sainte-Rose; M.P.-R.Lalonde, maire, Plantagenct-uord, Dr IL Gaboury.J.-A.Scné-cal, de Plantagenet ; MM.W.-R Hall, Dr -McIntyre, Joseph Saint-Denis, Claude Maxwell, Patrick S.-Dcnis, Anselme Matte, de Vank-lcek-llill; MM.Joseph Portier, protonotaire, Charles-Edouard et [eau-Charles Marchand, avocats, Auguste Lorrain, Armand Parent, de Saint-Jérôme; M.Jean de Sala-berrv, d'Ayhner; Eugène Malette.de Buckingham; Delphis Charbon-ncau, J.-D.Presault, de Lcfaibre: MM.R.Poulin, Henri Proulx, avocat, Joseph Séguin.Armand Lan-driault, shérif.11.-M.Mooney, ré-gistraire.Ovide Dubois.T.-A.Le duc, Ernest Johnson, Philippe Cadieux, Paul Leduc et Philippe Brabant, Albert Sabourin, gmiveriiem de la prison, Osias Sabourin.Samuel Wriirht.Isidore Rouleau, Joseph Bertrand.R.Parisien, les élèves des écoles, les Rides Soeurs Grises de la Croix, et plusieurs autres citoyens, de L'Orignal.magne.En ce cas, le gouvernement allemand pourrait racheter le sous-sol en indemnisant la France.On voit tout de suite l'imbroglio que peut amener la date du 13 janvier prochain, jour fixé pour la tenue du plébiscite.LE TRAVAIL FEMININ Nous sommes d'avis qu’il faut tout mettre en oeuvre pour assurei l’avenir de la jeunesse.La situation lamentable dans laquelle se trouvent le» jeunes chômeurs a quelque chose de pathétique.Les suggestions pour rétablir l'équilibre social ne manquent pas.Et parmi celles-ci,le contrôle du travail te minin est certainement i’une des plus pratiques.Mais il ne faudrait pas, par un zèle trop empressé, affaiblir une bonne cause.On a èvt demment exagéré avec le travail féminin.On l’a trop généralisé.L'c-ducation que l'on donne à la jeune fille n'est pas la moindre cause de l'éloignement de la femme de se» premiers devoirs ( )n ne donne pas impunément à toute une génération féminine le même enseignement qu'aux jeunes gens, sans brouiller le» valeurs sociales.Quand une jeune fille possède la même instruction - la même dans le sens d'identité complète que le jeune homme, elle est son égale au point de vue social et elle peut légitimement aspirer à toutes les fonctions occupées par les hommes.L'en priver, c’est se rendre ridicule.La jeune fille a alors raison de se retourner vers nous et de nous demander: “Mais puisque vous .ne vouliez pas que je devienne la concurrente de l’homme, pourquoi m’avez-vous donné une instruction égale.pareille, identique à la sienne ?” D’autre part, nous 11e ferons pas disparaître le travail féminin en entier sans causer des injustices criantes - - (I.c lirait, Ottawa) AU SUJET DES TIMIDES Dans ses délicieux “propos du samedi”, M.André Rousseaux trace, dans le J'igaro, au sujet des timides, quelques lignes qui sont d’un psychologue averti.On en jugera par cette citation qui 11c manque pas de gravité: Malheur aux timides ! C’est l'espèce d’hommes la mieux: désignée à >'incompréhension, surtout si le timide est doublé de secrètes valeurs Un timide qui n’a ni beaucoup d’intelligence, ni beaucoup de coeur, ni beaucoup de volonté, c'est un bouchon qui, flotte: il ne risque guère de heurter quoi que ce soit, ni de souffrir d’un choc.Mais un timide qui sait ce qu'il veut — ou plutôt qui souffre de ne pas vouloir assez ce qu’il sait - qui discerne, qui u conscience de voir juste, qui est sensible par surcroît.Celui-là csl sans cesse en action virtuelle.Or, dans le moment que cette action pourrait s'accomplir cl satisfaire celui qui l'a voulue, la timidité l'enferme dans une enceinte de malentendus.” Nous ajouterons que le timide c-touffe parfois dans un étau de mauvais vouloir, d'oppression ignorante.Ajoutons encore, au risque d'affaiblir la pensée pourtant si forte et si claire du confrère parisien, que le timide est d’une nature très complexe, et que c’est bien mal te comprendre que de le classer, après le plus superficiel des examens, dan» la catégorie des gens marqués au coin de l’hébétude et de la stupidité.A bien des timides intelligents et pleins île coeur, au fond très sensi blc.» et très délicats, il n’aura manqué qu’une parole d’encouragement, que l’appui d'une amitié sincère et désintéressée, le petit mot qui réconforte et qui enthousiasme, au lieu du mépris des ignorants qui se hissent sur la pointe des pieds pour être vus, au lieu de l’indifférence de quelque beau fantoche conscient de tout l’esprit qu’il n'a point et inconscient de toute la balourdise dont il n’arrive pas à se départir.E11 bref, grattez le timide, vous trouverez très souvent, sous une mince couche d’aigreur, assez, explicable d’ailleurs, un homme consciencieux qui ne se laisse pas emballer, quelquefois même un observateur subtil et un érudit; grattez, au contraire, le fanfaron et vous n'y trouverez, ô pauvreté ! que vantardise et bluff, incompétence et suffisance.LE MEILLEUR REMEDE Le nouveau premier ministre de France.M.Pierre-Etienne Flandin, lent s’attaquer énergiquement à la dépression et il estime que le meilleur remède c’est de libérer le commerce des entraves tarifaires.I est un peu la même opinion qui prédomine partout aujourd’hui.Seul» quelques politiciens obtus, o-piniàtres ou intéressés s’obstinent à ne pas vouloir reconnaître que la crise aura vécu le jour où les échanges commerciaux entre les diffê-icius pais deviendront plus actifs.Les tarifs élevés paralysent le commerce international.Conséquemment.ils alïeetent l’industrie et l'agriculture.Mais le plus grand méfait du haut tarif, c'est d’ouvrir la porte à mule sorte d'abus.La présente enquête fédérale l’a suffisamment prouvé.Certaines industries qui ont réussi à faire diminuer les importation» se sont organisées en cartels et ont tout le loisir voulu pour exploiter le consommateur et l’ouvrier.On a mentionné, par exemple, la combine du fer-blanc.Il en existe une seule fabrique au Canada.Mais, comme le gouvernement a décrété des taux prohibitifs sur cette marchandise, personne 11e peut songer à l’importer.On doit bon gré mal gré s'approvisionner à la manufacture canadienne.Celle-ci en profiterait pour vendre de la marchandise de qualité inférieure à des prix exorbitants tout en ne payant que des salaires de famine.Ce n’est certes pas le seul cas du genre.On serait surpris énormément si l'on savait les abus auxquels les hauts tarifs ont donné lieu.Les tarifs élevés font le bonheur des trustards et des gros intérêts en général.Pour le peuple, iis sont vine calamité.Souhaitons que les hommes d'Etat comprendront enfin leur erreur et voudront bien protéger les intérêts du consommateur avant ceux îles monopoles.LE RELEVE ANNUEL DU BETAIL Distribution du questionnaire aux cultivateurs en fin de novembre.APPEL DE I/HONORABLE AD.GODBOUT Le gouvernement fédéral et les autorités provinciales, agissant de concert, procéderont dans quelques jours au relevé annuel du bétail gardé sur les fermes du Canada.Dans la province de Québec, des cartes-questionnaires seront distribuées au cours de la semaine du 25 novembre par le personnel enseignant des écoles rurales à tous les élèves qui en feront remise à leurs parents.Ceux-ci seront priés de les remplir et plus exactement possible et de les retourner à l’instituteur ou l'institutrice de leur localité pour le vendredi, 30 novembre, ou le plus tôt possible après cette date afin de ne pas retarder le travail de compilation qui suivra la réception des réponses."C'est grâce aux renseignements obtenus par ce relevé annuel que les autorités du pays peuvent aviser aux mesures à prendre pour mieux organiser la production et la distribution de celle-ci”, a déclaré l’honorable Adélard Godbout, ministre de l’agriculture de Québec, en annonçant la tenue de ce prochain relevé."Jusqu’à date, les cultivateurs de cette province ont montré chaque année un empressement de plus en plus grand à nous procurer les détails demandés, et nous sommes persuadés qu’ils ne feront pas moins bien cette fois-ci”.PAS “QUALIFIE.” M.J.-S.Woodsivorth, chef de la "Cooperative Commonwealth Federation", a déclaré récemment, à Vancouver, que M.H.-H.Stevens, l’cx-ministre du Commerce en rupture ouverte avec son ancien chef, le premier ministre Bennett, n’est pas qualifié paur faire partie de ce groupe politique de la C.C.F.Ou’est-ce que M.Stevens irait donc faire dans la galère de M, Woodsivorth ?On ne l'imagine pas très bien, surtout quand on se rappelle que l’ancien ministre du Commerce a naguère proféré des paroles assez dures contre le communisme, contre le socialisme aussi bien que contre ceux qui tombent dans ces erreurs.$8 CHRONIQUE LES LIENS DE L’AME Quand l'eujuni uaU, père el me re se penchent à l’envi sur son her tenu, lâchant à découvrir, dans la traits imprécis du Jils ou de la fille de leur attente, .tares, j'ai retrouvé, UKS DE MC JNTREAI.Nous reproduisons ici le texte de l'allocution prononcée le g novembre! ou poste ( KA( , par l’honorable .Ithanasc David en faveur de ht nouvelle association dite "Les concerts symphoniques île Montréal"; Récemment, un groupe de citoyens désireux d’activer à Montreal, le développement musical, aussi bien que (le faire valoir en les produisant devant le public, ceux des nôtres qui ont acquis une com pétcnce musicale.•,(• sont formés en association.Leur but qui mérite, je crois, que votre attention s’y arrête, est de donner dans le cours de ¦934 t’Lî.S.si?ç concerts.Ceux-ci auront lieu dans la salle du Plateau, au Parc Lafontaine, à des prix populaires, afin de fournira notre élément de 1 1*.st 1 occasion d’entendre île la bonne musique, et ainsi de satisfaire le goût qu’ils ont el le désir qu’ils manifestent souvent de l’améliorer.L association dite I.es concerts symphoniques de Montréal, dans son projet, veut fournir aux musi civils fort nombreux dans la métropole, qui n’ont pas suffisamment d engagements, l’occasion de gagner mi peu d’argent qui leur permette de v ivre les années dures que nous traversons.Deuxièmement.Prouver à ceux qui hous entourent, que nous av ons parmi nous ou à l’étranger, de nos compatriotes parfaitement capables de conduire un orchestre symphonique Et.troisièmement Encourager ceux-là qui par des études spéciales ici, et a I étranger, ont acquis une reputation de virtuose, de manifes 1er leur talent et de le faire mieux connaître et mieux comprendre.Vous n’ignorez pas, mesdames et messieurs, que notre peuple est Idn-v ieremeut musical, nous aimons le chant et la musique instrumenta-ie.Que de talents, chez nous, se perdent faute il tin enseignement musical rationel et raisonné, et aussi par suite trop souvent, du man jue d’aide financière, ou parfois par manque de volonté et d’énergie.Cette production devant le publie, de nos artistes instrumentistes, de nos chanteurs, des oeuvres de nos com osileurs et de nos ilirec leurs d 1 e chestre.attestera d’une superior.te dans le domaine de l’art musical.On me dira peut-être: Est-ce le moment de lancer pareil projet ?le réponds immédiatement: OUI.Les prix chargés par l’association, poui les six concerts, sont modiques, à la portée de toutes les bourses, puisque tous les billets de la salle seront eu vente à cinquante sous le billet.Un certain nombre vie sièges sera réservé pour les souscripteurs, soit cinq dollars le livret pour six con-erts.De plus, certains citoyens dé sireux d’encourager cette oeuvre, n ont pas hésité à promettre des souscriptions pour permettre à 1 oeuvre de vivre, et le gouvernement provincial n’est pas demeuré indifférent en présence du dévouement des initiateurs.Aussi bien, ce soir, je crois que ma parole sera entendue et que nos compatriotes manifesteront de leur désir d’encourager l’association, les musiciens en général, nos compositeurs, nos artistes solistes et nos directeurs d’orchestres.Je reviens un instant seulement sur le doute que l’on pourrait en certains quartiers, en certains milieux, exprimer sur l’opportunité de lancer aujourd’hui ce mouvement.~ Ne partagerez-vous pas mon opinion que nous sommes dans un moment de réflexion qui nous permet d’envisager l'avenir, et ne croyez-vous pas que plus que jamais, c’est le moment île le préprer.Eh bien, toutes les grandes villes offrent aux classes populaires des spectacles qui attirent des milliers et des milliers de personnes.Qui ne sait, par exemple, cju’à l’aris, pour les représentations populaires du dimanche soir à l’Opéra, des centai nés de personnes se rendent mtr trois et huit heures et font file à 1.porte, jusqu’à son ouverture.Que la même chose se produit dan les centres américains, Nevv-Yor! et Boston.Est-ce qu’avec une population di pas loin d’un million, à Montréal, i ne sera pas possible de remplir i’au ditorium du Plateau qui n’a, eu somme, qu’une capacité de quatorze cents personnes assises ?Ce serait a désespérer de l’avenir si la chose ne se produisait pas, au prix auquel on offre les auditions.Je prie donc mes compatriotes de comprendre que cet effort nouveau mérite l’encouragement de chacun, qu il y va île l’avenir de nos jeunes qui peinent, qui travaillent, pour eux-mêmes, soit, mais ce travail se reflète sur ceux qu’ils représentent.Qui n a pas été heureux, dernièrement, d entendre un des boursiers du gouvernement, qui de passage dans notre ville et dans notre province, a donné des concerts où il s est révélé l’Artiste de demain.Qui ne s est pas senti très fier qu’un des nôtres ait vu ses services retenus à Nice, a Aix-les-Bains, où il chanta a côte de vedettes fort connues de la Prance .' Ce que celui-là a fait, d autres qui sont parmi nous le peuvent aussi, (.e dont ils ont besoin, c’est l’encouragement du public et plus particulièrement de ceux qui leur touchent de plus près, leurs compatriotes.Aussi bien, je ne doute pas un seul instant que mes auditrices et mes auditeurs de ce soir s’empresseront, le moment venu, de donner leur adhésion à ce projet, leur encouragement à celte oeuvre.Si je doutais un seul instant de la valeur des concerts qui seront donnés, si je 11e savais les éléments qui sont prêts à collaborer, je me serais sûrement abstenu de cet ap pel que je vous fais, mais je sais que tout sera fait pour atteindre utssi près vie la perfection que pos-rible.Rien ne sera sacrifié pour que les auditions soient bien préparées, et de la part vies musiciens instrumentistes et de celle des solistes.Quant aux conducteurs d’orchestre, je ne crois pas bon pour le moment de mentionner les noms, mais on sera, je crois, agréablement surpris d’apprendre d’ici quelque temps, les collaborations précieuses qu’aura l’association.Un dernier mot.Sans vous, l’oeuvre ne peut vivre.De grâce, dans le domaine artistique, nous 11e sommes pas à ce point connus que nous négligions l’occasion de nous faire mieux connaître.Personnellement et comme secrétaire de la province, je ferai tout mon devoir.J’aimerais entendre tous el chacun de vous me répondre immédiatement : NOUS AUSSI.L’Étude impose une Tension à vos Enfants Pendant la Période Scolaire, Ils Réclament un Surcroît de Nutrition Pendant la longue année scolaire, beaucoup d'enfants deviennent p&les, maigres et las.La tension de ! elude est, dans Lien des cas, trop forte pour l'enfant dan?la croissance.Des milliers de mères donnent régulièrement à leurs enfants Father John’s Medicine.Il leur fournit les vitamines qu’ils ne tirent pas toujours de leur menu quo-t idien.La valeur spéciale de ce remède e*»t due au fait qu’il est à base d’huile tie foie de morue médicinale mélangée, par procédé scientifique, avec d’autres ingrédients scientifiques faciles à digérer.C omniencez aujourd’hui même A le donner à vos enfants.En usage dans les institutions et dans des milliers de foyers.les bonnes RECETTES Faisons de la bonne cuisine elle ne coûte pas plus cher que lu mauvaise.Soupe à la Reine.— Délayez à froid 2 c.à soupe de fécule de riz, mélangez à une pinte de bon bouillon de volaille bouillant, versez sur 3 jaunes d’oeufs avec précaution pour ne pas qu’ils cuisent.Servez en tasses.Chevreau chasseur.— Coupez en morceaux réguliers un devant de chevreau, épaules et côtelettes, faites revenir dans un faitout avec des lardons, des petits oignons et un bouquet garni.Servez-vous poui cela d’un beau morceau de saindoux frais et de bon goût.Couvrez la casserole et après un quart d’heure de cuisson à l’étouffée mouillez d’un verre de vin blanc et d'une cuillerée de cognac.Laissez mijoter une heure, vérifiez l'assaisonnement et finissez avec quelques grains de genièvre trempés dans du cognac vieux.Epinards au gratin.— Faites chauffer vos épinards avec 4 onces de beurre noisette par livre vi’épi-nards; ajoutez 3 onces de fromage râpé.Beurrez votre plat à gratin et placez vos épinards dont vous saupoudrez la surface avec du fromage et du beurre fondu.Gratinez au four vif.Salade Russe.— Coupez en dés d'égale grosseur des carottes, navets, haricots, pommes de terre, cé-eri, cornichons, asperges, champi-nons.Ajoutez-y des petits pois, de la langue ou du jambon, du lard maigre, du homard, des crevettes.Assaisonnez le tout d’une bonne mayonnaise très relevée et dressez >ur laitue.Garnissez d’oeufs durs., Biscuits de dattes et noix.— l'renez 12 onces de sucre, 8 onces de beurre, 4 oeufs, 10 onces de dattes, 5 onces de noix de grenoble et 7 onces de farine.Travaillez votre sucre avec votre beurre jusqu’à ce que celui-ci devienne blanc, incorporez vos oeuf ; graduellement et ensuite mélangez bien votre farine, les dattes et les noix.Dressez vos biscuits sur une pla que beurrée et farinez en vous servant d'une cuiller, faites cuire dans un four à température moyenne.Souffle à l'orange.— 3 belles oranges, 2 c.à tb.de fécules (petites), / tasse de sucre, 2 c.à tb.de lait, 1 tasse de jus d’oranges, 2 jaunes d’oeufs et 3 blancs.Couper les oranges en deux, enlever délicatement la pulpe, exprimer le jus, le réserver.Délayer la fécule et le sucre avec le lait, ajouter le jus d’orange, faire cuire en remuant tout le temps.Retirer du feu, ajouter les jaunes battus, puis y incorporer les blancs battus en neige ferme.Remplir les calottes d’orange, faire cuire à four assez vif SUCCES DE LA CAMPAGNE DU FROMAGE 1/honorable Adélard Codbout se déclare satisfait et remercie la presse de sa belle coopération."Je crois jxnivoir dire que la Semaine Nationale du Fromage a été couronnée de succès", a déclaré hier l’honorable Adélard Godbout, ministre de l'agriculture."J’ai pu constater par moi-même que nombre de nos épiciers ont voulu profiter de cette semaine pour organiser des étalages spéciaux de fromages fabriqués chez nous et que l'on a donné une bonne place au fromage canadien dit “Cheddar”.Je suis convaincu qu’ils ont pu, de cette manière, attirer l'attention de leurs clients sur un excellent produit de l’industrie laitière québécoise, et que cette publicité se traduira au cours des semaines et des mois à venir par une demande plus forte, pour le plus grand avantage de la classe agricole, du commerce urbain, et de la santé de nos gens.“Je ne veux pas laisser passer la fin de cette Semaine Nationale du Fromage sans remercier tous les journaux de cette province qui ont fait si bon accueil aux communiqués qui leur ont été adressés chaque jour par notre Bureau de Publicité.En donnant une large place à cette littérature, ils ont contribué au succès de cette campagne et serv i les intérêts de la province.Encore une fois, je les remercie cordialement”.“Quels seront les résultats pratiques de la Semaine Nationale du Fromage ?Il est actuellement impossible d’établir dans quelle proportion les ventes au comptoir ont pu augmenter en cos sept derniers jours, vu qu’aucune statistique spéciale n’a été tenue à cet effet.Mais une chose certaine, c'est que la demande s’est améliorée.LTne petite enquête conduite par le publiciste du ministère de l’agriculture de Québec lui a permis de constater que beaucoup de clients de nos épiceries ont acheté une quantité plus forte de fromages canadiens au cours de cette semaine, que d’autres, qui n’en commandaient pratiquement jamais, en ont “risqué” l’essai et se sont déclarés satisfaits, que des consommateurs de f roulages importés ont, pour une première fois, accordé leur faveur aux fromages de la province de Québec.“C’est un bon commencement, et il est a souhaiter que le mouvement aille en s’accélérant.Si nos marchands savent faire valoir nos fromages en les recommandant à leurs clients, en les mettant à l’étalage, ils maintiendront la demande, s’ils 11e l’améliorent pas, ce qui est l’alternative la plus probable.“L'achat chez nous est le facteur indispensable au relèvement économique solide de notre province et du pays tout entier, “dit en terminant l’honorable M.Godbout.“Nos producteurs savent déjà mettre sur le marché des produits alimentaires d’une qualité qui défie la concurrence étrangère., A nous maintenant, les consommateurs, de reconnaître leur effort en achetant de préférence des produits de chez nous, et nous ferons oeuvre de bons citoy- Calme les irritations de la peau MFC CONSEILS PRATIQUES Pour empêcher un oeuf fendu de se vider à la cuisson.— Voici un moyen fort simple pour empêcher les oeufs fêlés de se vider dans l’eau bouillante.Il suffit, au moment de le cuire, d’en bien frotter la coque avec un citron coupé sur la partie fendue et au delà, car la feu te s’allonge toujours à la chaleur.Vous jiouvez plonger alors sans crainte l’oeuf dans j'cati bouil't 1 te en évitant toutefois de provoquer de nouvelles fêlures en le choquant contre le fond de votre casserole.Pour cela, le mieux est de poser l’oeuf sur une cuiller et de la descendre ainsi doucement au fond vie la casserole.La fente ne s’élargit pas et il ne s'écoule aucune partie de l'oeuf qui reste absolument intact et lisse.Les marbres tacites se nettoient facilement avec nn tampon imbibé de vinaigre et trempé dans du sel fin.VEILLEE DE SAINTE-CATHERINE La nuit est douce et calme ! Au loin sur la campagne La neige étend partout son beau manteau d’argent.Tout sommeille au vallon, tout dort sur la montagne, Seules, dans le ciel pur, où se berce le vent Scintillent par milliers de riantes étoiles.Au lointain, on entend les doux sons argentins Des grelots des coursiers qui, dans la nuit sans voiles, l’ont d’un village à l'outre, au bruit de qais refrains ( 'hantés par les veilleurs du traîneau qu’ils emportent.Les vitres des hameaux brillent par ce beau soir D’un éclat sans pareil, et auprès de leurs portes Les habitants debout, guettent oi’ec espoir Ceux qui sont invités ù leurs festins rustiques ! Les voilà ! Ce sont eux ! on s’appelle, on accourt, On s’embrasse en chantant des couplets très antiques Et dans l’humble chaumière on entre et tour à tour On baise en soupirant le front de la grand’mere.Qui répond, en tremblant, d’un sourire aux baisers f On s’attable aussitôt, sans façon singulière, On mange, on boit, on rit: les Z’ieux, des temps passés l’orient avec amour ; les femmes, des villages Racontent les cancan s; les jeunes, d’avenir S'entretiennent gaiement et les enfants sont sages .' Sur la table entre-temps celle qui doit servir Apporte en souriant aux chaleureux convives Les plats les plus exquis de mets nationaux Tandis qu’un bon “l ieux vin” des couleurs les plus vives Emplit des invités les verres en cristaux ! Gâteaux fins assortis, tartes et croquignolcs Sirop d’érable et tire ont surtout leurs clients, Les enfants en sont fous, les filles en sont folles, Les l ieux sont très fâchés de n'avoir plus de doits.Bientôt on chante, on crie ! Un bon violoniste De son vieil instrument fait jaillir un doux son.On commence la danse, et l’archet de l'artiste l'ait passer dans les coeurs un immense frisson, Sur lui tous les regards fixés, en font l’éloge.Le bal se continue avec foie et entrain Jusqu'à ce que "minuit" sonne à la vieille horloge.Chacun s’arrête alors, saine et sort enfin.ARVOR SOYONS JXACTES On dit que l’exactitude est la politesse vies rois.Nous y ajouterons qu’elle est aussi la grande sagesse des femmes ! N’avons-nous pas facilement, Mesdames, la réputation d’être toujours en retard et de nous faire longuement attendre pour nous rendre plus précieuses 1.Gageons que c'est là une accusation des plus imméritées dans la plupart des cas ! Les maris ne sont pas souvent des anges de patience, et de plus, ils sont astreints à une vie régulière qui leur est imposée par leur activité d’hommes d'affaires Les repas doivent donc être servis à l’heure, et il faut qu’une discipline régente la maison, pour permettre également aux écoliers d’arriver exactement à leurs cours.La tyrannie de l’heure est de celles auxquelles nous nous soumettons philosophiquement, pour rendre agréable et aplanir l’existence en commun.Imposez-vous d’être exactes, Mesdames, et luttez courageusement contre votre propension à la nonchalance, à la fantaisie.Ne vous attardez pas chez vos amies, ni dans les magasins, alors que vous êtes attendue.Jetez un coup d'oeil sur votre vigilante petite montre qui vous indique le bon chemin, et n'oubliez jamais l’heure dont nous sommes tous et toutes les esclaves résignés ! SUBSTANCES ASTRINGENTES Les substances astringentes ont la propriété de resserrer les tissus ; elles peuvent être utiiisées pour l’usage interne ou pour l'usage externe.Les astringents resserrent la peau, diminuent la taille d’une plaie, tendent à contracter les vaisseaux qui saignent, empêchent les écoulements de sang ou d’humeur.Les principaux astringents sont : l’alumine et ses dérivés; le sulfate de zinc; l’acétate de " ’>; le bo rax ; le tannin ; l'écorce de chêne ; la noix de galle; le cachou; le ratan-hia, etc.Les “espèces astringentes” sont représentées e n pharmacie par un mélange de racines de bistarte et vie tormentille avec de l’écorce de grenadier; il s’agit là d’une médication ancienne.Le tannin et le ratanhia sont encore très usités aujourd’hui.On peut rapprocher l’action des astringents du tannage des cuirs, mais le tannage est une opération qui dure longtemps, tandis que l’action des astringents en thérapeutique doit être courte.ELLE MANGE DU SON ALL-BRAN DURANT 12 ANS, ET S'EN TROUVE BIEN Une succulente céréale soulage la constipation Lisez ccttc lettre très élogieuse: “Voilà bien onze ou douze ans que j'ai commencé à manger du Son AllBran Kellogg.Alors on l'appelait simplement Son Kellogg, et je crois que ce fut l’un des premiers produits du genre mis sur le marché.“Mes amies me taquinent souvent au sujet de ma prédilection pour le Son All-Bran.Il laisse si bonne bouche que je n’ai pas bien mangé si j’ai manqué de Son All-Bran.“Si la Compagnie Kellogg venait à cesser la fabrication du Son All-Bran.j'en serais, pour ma part, très désap-pointée.*’—Mlle.Amy Person, University Park, Iowa.La science proclame que le Son All* Bran fournit les “matières ^assimilables” qui stimulent l'intestin et les vitamines B qui aident à le régler, en plus du fer pour le sang.Les “matières inassimilables'’ du Son All-Bran agissent comme celles des légumes feuillus.Combien c’est plus sûr que de prendre des remèdes brevetés» souvent nuisibles.On ne prend que deux cuillerées à soupe, par jour, dans la plupart des cas de constipation.Si le cas est grave, essayez cette même quantité trois fois par jour.Si ce traitement n’agit pas, consultez votre médecin.Vendu en paquet rouge et vert.Toutes épiceries.Fabriqué par Kellogg, à London.V LE DJ:!- A A L'AUTRE y p "La forme la plu« purr joui Uonelle ir tubac peut #tre iufbl”* f‘anert V/ • Vos amis^ fument dot cigarettes Sweet Caporal parce que d’autres fumeurs do leur connaissance ont été très persistants dans leur éloge sincèro de la douceur exquise et de ia saveur remarquablé dos Sweet Capotais.Pour produiro la qualité Sweet Caporal, nous n'achetons que les tabacs du meilleur choix.Nous faisons mûrir patiemment ce tabac, puis nous laissons la nature compléter ce trovoif de rnolurotion, de sorte qu'il ne peut se trouver de tabac brut dans les Sweet Caporals.Estayer uuiourd'hui mémo un paquet do Sweet Capnralsi vous diroi vous aussi qu'elles sont plus douces el plus fraîches.CIGARETTES SWEET CAPORAL COLLECTIONNEZ LES “MAINS DE POKER" 4 I.’AVENIR DU NORD,.VENDREDI, 23 NOV.1934 SIM PLU C.l l/S li Dili UNE PATRONNE DELAISSEE LN MA KG K DU 25 NOVEMBkK Je n’ai connu dans toute ma vie qu'une véritable vieille tille, il y a longtemps île cela, si longtemps que je crois bien ne pouvoir donner d'elle un portrait très à point.Mais je puis bien tenter de vous la décrire telle que mes yeux d'enfants la virent alors, il y a près de \ mgt ans passes.Toutes les autres que j'ai connues dans le temps ne méritent pas à mon avis ce titre flamboyant.Il y a vingt ans, on faisait des vieilles filles avec des jeunes, car il était de mise alors de coiffer Sainte Catherine à vingt ans.On disait communément: "Georgette, la vieille fille à Napoléon !” ou par fois a vec une pointe de malice: "la vieille fille à Pascal ne trouve pas souvent mari !" Le fait en est qu’on se mariait même avant vingt ans, à la suite de fréquentations très courtes et sous le coup de cet enthousiasme qui 11e s'arrêtait pas à des considérations d'argent.Vivre ne coûtait presque rien, s'habiller demandait peu et le mobilier ne comportait jamais de clauses dans le contrat de mariage.On s’aimait : c’était tout.Et riches étaient ceux-là qui leur mariage payé et leur voyage de noces à la ville voisine fini, pouvaient compter sur table la monnaie de dix dollars.Or, la vieille fille dont je vous parle n’avait pas succombé aux attraits de l'amour.Pourquoi ?Personne ne le sut jamais.Les mauvaises langues disaient tout bas qu’elle avait eu jadis un amoureux.Où ?Je l’ignore.Etait-il beau ?Etait-il riche ?Personne ne pouvait préciser.On ajoutait — toujours très bas — que le galant s’en était allé du soir au matin, sans laisser de ses nouvelles.Joséphine — c’était son nom — en avait ressenti une indignation terrible qui s’était traduite dans les vingt ans qui sui-\ iront par un mépris total des hommes.Elle avait, quand je la con nus, exactement quarante-trois ans Elle paraissait en avoir dix de plus ce qui la rendait aux yeux de l’époque trois fois vieille fille.Pille habitait avec sa mère une petite maisonnette d’où elle ne sortait que pour aller le matin, à la première messe, beau temps ou mauvais temps, et l’après-midi, pour faire des commissions ou une simple promenade, à des heures fixes, avec line régularité d’horloge.Sa vie s'entourait de mystère, comme son passé.Pas de relations sociales.Quelques relations intimes de voisins.Quelques veufs du village avaient bien tenté, par des moyens détournés, de s’approcher d’elle'.Ce fut J>ien en vain car clic détestait les hommes autant qu’elle détestait Satan, et les qualifiait tous de lâches, d’hypocrites, de tout ce que vous voudrez.• Je ne sais trop ce que pensaient ces veufs à faire ainsi la roue autour de Joséphine.D'abord elle se moquait de tout le monde et ne cherchait pas à plaire.Elle s’habillait sans recherche, même sans goût, se coiffait d'une façon ridicule et ne cherchait pas à se rendre agréable.En plus, elle était d’une maigreur décevante: on voyait à travers.La peine, les chagrins d’amours et quelques graves maladies en étaient sûrement les causes.Haute de six pieds, elle portait avec une certaine dose d’ironie, tel un masque au bout d’un pieu, un visage qui 11e riait jamais et dont les traits durs effrayaient.On disait pourtant qu’elle avait été jolie.A l’église elle 11e détournait jamais la tête.Elle se plongeait la ligure dans son rituel, un gros livre de messe aussi gros que celui de l’autel, et quand elle égrenait son chapelet, les yeux fermés, les voi-: ins assistaient en se retenant point 11e point rire, à un véritable déploiement de lèvres, eu vitesse.Le lion ! )ieu devait parfois s’exclamer devoir sa Joséphine ! Si vous l’aviez entendue parler ! Elle ne parlait pas souvent, mais line fois en valait cent.Un déluge île mots ! Un vrai torrent ! Rien 11e pouvait plus l’arrêter.Un mécanisme d'horlogerie s’arrête, mais le mécanisme de Joséphine ne se taisait que faute d’haleine.Et c’était long, allez ! Alors elle disait sa rage contre les hommes, ces “vilains”, contre la société, contre les toilettes, contre l’amour.Bavarde comme dix pies réunies, elle était au courant de tout et racontait tout d’un trait.On l’accusa même un jour d’être la gazette officielle du presbytère, car le curé connaissait toutes les allées et venues de ses paroissiens et ne sortait jamais de sa maison.Joséphine, sans que la chose parût, allait tous les jours chez sa voisine, grande commère devant l’Eternel et devant les hommes, et là apprenait tous les potins.Monsieur le Curé le soir même savait à quoi s'en tenir sur la conduite morale de ses ouailles.11 faut ajouter aussi que les amoureux s'amusaient, à la nuit tombante, à passer devant la porte de Io«éphine, serrés les uns contre les autres plus que ne l’aurait permis la morale.Terribles enfants ! Elle mourut d’une syncope alors qu’elle lisait un roman.Un soir de-juin, dans son jardin.L’amour l’avait-il tuée ?Je l’allai voir dans son cercueil.Elle souriait.Elle avait perdu son air brutal.J’ai toujours pensé qu’elle était morte à ce point du livre où il était question de baiser, et que subitement les souvenirs venant trop brusquement, a-\aient étranglé son coeur.Car Joséphine devait aimer encore, car pourquoi donc aurait-elle lu des romans ?Je me suis dit bien tristement que les vieilles filles portaient “leurs coeurs en écharpe et qu’il fallait les plaindre”.Je ne dirais pas la même chose aujourd’hui.Car aujourd’hui les temps sont changés.Depuis vingt ans surtout.La guerre ;t tout d’abord fait sa part.Puis la prospérité d’après-guerre a gâté les coeurs.Enfin la crise qui dure encore après quatre longues années de dictature, n’a pas encore fait comprendre aux humains la nécessité de réprimer le luxe et de revenir à l’économie.Ce qui fait que les temps se suivent mais ne sc ressemblent pas tous.Il n'y a plus de vieilles filles de nos jours.Le mot est défunt.Etre vieille fille en 1934, c'est avoir soixante-quinze ans révolus.Car les journaux relataient, ces dernières semaines, le mariage d'une char mante fille île soixante-dix-huit ans et les grandes réjouissances sociales auxquelles il a donné lieu.L'amour n’a plus d’âge: il appartient tout aussi bien à vingt qu’à cinquante ans.On aime quand on veut: on se marie quand on peut.Se marier est devenu une chose aussi peu facile pour la personne qui porte pantalons que pour celle qui porte les jupons.L’homme doit avoir une position satisfaisante, des économies, et si c'est possible, une automobile.Il faut être de son siècle ! La femme exige un genre de vie qui ne ressemble plus à celui d’il y a vingt ans: un foyer moderne, les accessoires électriques, un radio et un renouvellement annuel de toilettes.Remarquez que je ne QUAND la discussion menace de s'éterniser .qu'un ami commun peut la clore .qu'il habite dans une autre ville ¦ ¦ ¦ Appelez-Ie par téléphone interurbain .vous pouvez ainsi régler la question en deux minutes.^ Le service interurbain est rapide et facile à utiliser et vous n'avez pas à attendre la réponse.Voyez aux j/remicres pages de l’annuaire combien les taux sont peu lilcvcs—vous pouvez téléphoner à 100 milles pour 30c.rUr1'* ¦ lONG ¦ r Mutuel « jiuw6*y biâme personne: je ne blâme que le-progrès qui est venu trop vite.Le mal est là : il nous faut le subir.Les gros salaires n’existent plus.Pourtant on voudrait vivre comme s’ils étaient deux fois plus élevés.On ne veut plus se contenter d’un peu : le mot "beaucoup” est passé-dans nos moeurs.Si les vieux et les vieilles du temps passé revenaient sur terre, ils seraient ma foi ! bien plus que scandalisés.Aujourd’hui il y a le théâtre, les sports, et la femme comme l’homme les adore.L’homme craint de fonder un foyer car il lui semble qu’il n’a pas le salaire voulu ou les économies possibles pour faire vivre convenablement une femme ou lui donner ce qu’elle pourrait désirer.Autrefois la femme cherchait un mari et désirait sc fonder un foyer.Aujourd’hui, elle cherche des plaisirs et tient à sa liberté.D’ailleurs elle travaille, gagne de l’argent et le dépense à son gré.“C’est épouvantable ! me disait un jour un vieillard que je connais très bien.Dans le temps que j’allais voir ma vieille, ça ne se passait pas comme ça.Les femmes s’habillaient dans mon temps ! Elles ne se peinturaient pas ! J’aurais bien voulu voir ma soeur fumer une cigarette: c’est la mère qui lui en aurait fait une cigarette ! Et pis, nous autres les hommes, on se tenait Les mères adoptent LE SYSTEME VICKS POUR MAITRISER LES RHUMES Il aide toute la famille à mieux échapper aux ennuis des rhumes Les mères de famille se réjouissent doublement de la nouvelle d’après laquelle les fabricants du Vicks VapoRub ont mis au point un Système poux Mieux Maitriser les Rhumes — pour aider à diminuer le nombre, la durée et les dangers des rhumes.Le Système Vicks est inauguré de concert avec le Vicks Va-tro-nol, le nouveau et remarquable moyen pour aider à éviter les rhumes, et le compagnon du Vicks VapoRub, la méthode moderne pour traiter les rhumes.Ce Système comporte des règles d’hygiène simples, faciles à observer, pour augmenter la résistance aux rhumes.tfa|« ITK'ftOt ‘ dret”, ça je vous l’assure !” Autres temps, autres moeurs ! Je connais une vieille fille moderne, si vous me permettez pour une fois d’employer le terme.Elle a quarante-deux ans.Si vous la voyiez, vous ne lui en donneriez que trente.Elle dit d’ailleurs que c’est son âge.Elle est un peu comme toutes les femmes: elles excellent dans l’art de cacher leur âge.Les pommades et les crèmes de beauté l’ont empêchée de vieillir et ont retardé les rides.Elle ne tient pas à s’ensevelir avant l’âge dans le calme et le repos.Elle veut jouir de la vie.Elle a une automobile.Elle adore les danses, les soirées mondaines, la compagnie des galants hommes.Elle n’a pas d’amoureux sérieux: elle n’y tient pas.Elle a sur l’amour des notions définies, et déteste le mariage qui rend les femmes captives.Elle dit qu’elle ne se mariera jamais, elle n’aime pas les enfants Elle occupe un emploi qui lui permet de gagner sa A ie et de fréquenter le cinéma.Chaque année, pendant ses vacances, elle fait un long voyage sur mer.Elle fume comme un engin, et ne refuse pas un verre île boisson.Les affaires îles autres ne l’intéressent pas.Elle a une-qualité: n’être pas bavarde.Un défaut : n’être pas dévote.La vie avec son brouhaha, son roulis, ses plaisirs l’occupe toute entR-e.Elle ne lit pas de romans: elle se vante de les vivre.Tirez les conclusions et comparez les d s ! eux époques Autres temps, autres moeurs ! Mais je me demande parfois si ce changement radical ne conduit pas la société à sa déchéance morale Changement dans les moeurs ! Changement dans les façons de dire, de penser, d’agir ! Changement même dans les traditions ! Tout change ! Autrefois on fêtait solennellement la Sainte-Catherine par des grandes veillées intimes, en compagnie des parents, avec de la tire, des danses canadiennes.Et il y avait de la neige ! De nos jours, on célèbre cette fête par des grandes soirées mondaines, dans des clubs des nuits, avec des danses modernes, dans une atmosphère de joie fausse et froide, sans tire.Et n’y a-t-il pas jusqu'à la température qui se pique de se moderniser et de changer ses coutumes ?Les traditionnelles bordées de neige île novembre sont disparues, comme les coutumes, comme les traditions, comme les légendes si douces d'un passé qui ne reviendra jamais et que le modernisme a détruit avec brutalité.11 n’y a plus de vieilles filles: il n'y a que les jeunes.Et dire qu’à cause de cetle grève dont la Mode est la cause, la bonne sainte Catherine ne sait plus à qui présenter ses bonnets qui au temps jadis faisaient l’objet de tant de menus plaisirs en fin de novembre.Faudrait-il maintenant trouver dans le catalogue des saints un patron pour les célibatai- Novembre 1934.CEL1BER ECHANTILLONS GRATUITS CHEZ VOS PHARMACIENS Procure*-vous ees deux produits Vicks et cmployczles comme indiqué dans le Système Vicks pour Mieux Maîtriser les Rhumes.Vous trouverez des explications détaillées dans chaque paquet de Vicks Va-tro-nol ou de Vicks VapoRub.Si vous n’êtes pas enchanté des résultats, votre pharmacien est autorisé à vous rembourser votre argent.VOICI, BRIEVEMENT, COMMENT LE SYSTEME VICKS AGIT: • Pour aidor à EVITER les rhumes Dès le moindre sentiment d’obstruction ou d'irritation du nez, dès le moindre éternuement, vite!—du Vicks Vn-tro-nol—quelques gouttes seulement dans chaque narine.Crée spécialement pour le nez et la partie supérieure de la gorge, où la plupart des rhumes prennent naissance, le Va-tro-nol stimule les fonctions prévues par la Nature, dans le nez, pour éviter les rhumes et s’en débarrasser dans leurs phases de début.Employé à temps, le Va-tro-nol aide A éviter complètement bon nombre de rhumes.• Pour aider à ABREGER les rhumes Si le rhume s’est déclaré, massez-vous la poitrine, nu coucher, avecdu Vicks VapoRub.Le VapoRub agit directement il travers la peau comme un cataplasme, et en même temps, scs vapeurs, dégagées à la chaleur du co rps, sont inhalées directement dans les voies respiratoires enflammées.Pendant toute la nuit, cette double attaque directe détache les mucosités, adoucit les membranes irritées, facilite la respiration difficile et aide à dissiper la congestion.Souvent, au réveil, le pire du rhume est passé.tenjiventent ! Ça intéresse tout le monde cette question île la colonisation, même nous autres, les "retour à la terre”.Sais-tu que pour avoir réuni un si grand nombre de membres de la “liaute-cratie” canadienne-française dans la vieille capitale, pour les consulter en cette période critique, le ministre de la Colonisation, a fait, à mon humble avis, un beau geste et a atteint un double but: d’abord, il a pu exposer son programme devant un groupe représentatif de notre population, puis il a réussi à enrôler la publicité sous sa bannière, et tu sais, vieux Sirop, il n’y a rien comme le flambeau de la publicité pour attirer l’attention, pour mettre en relief une sage mesure comme celle dont le nouveau ministre, M.Vautrin, s’est fait le parrain.En lisant les rapports publiés, on constate que nos dirigeants, religieux comme laïques, comprenant l’importance de ces assises et le but que l’on visait à atteindre, avaient sagement préparé leurs discours, pesé le sens et la portée de leurs paroles.Par contre, d’autres, diton, peu nombreux et pas des plus inlluents, avaient dû oublier leur “balance" à la maison ! II s’est dit de belles et grandes choses sur la colonisation et sur le “retour à la terre”, des paroles qui font honneur au patriotisme qui les a inspirées et aux orateurs qui les ont prononcées.Mon vieux, pour moi, le "retour à la terre” c’est à peu près, dans le moment, un des rares moyens de trouver des “jobs”.du travail, pour toute une armée de nos braves gens et île nos grands garçons, qui eu ont assez de ne rien faire.il ne faut pas oublier ceci : c’est ipte dans le Québec, en peut se compter chanceux ! Ce n’est pas partout (pie l’on peut recruter, comme ici, des colons d’expérience, des “colonnes” courageuses, des gens capables de cultiver, d’aller jouer le rude rôle de pionniers, sur les terres que nous avons de disponibles pour la culture et la colonisation.Alors, en mariant ces vaillantes familles avec la bonne terre québee-quoise, nous rendons agissante la devise, “Emparons-nous du Sol” et nous travaillons à devenir plus maîtres chez nous que nous ne le sommes en ce moment.Demain, mon vieux, je lâche la plume pour la hache.J’ai frappe un petit contrat de bois de poêle — du bois de 16 pouces à $1.50 la corde, livré sur le bord de la route Perreault — et avec gros comme ça de chance, je pense bien qtte je ne me tirerai pas trop mal d’affaire.Des saluts de ton ami, PHILEMON HYGIENE L’EPILEPSIE CHEZ L’ENFANT La grande majorité des gens atteints d’épilepsie ont connu dès l’en- fance les premières attaques de la maladie.Cette question est donc d’une grande importance pour les parents puisqu'il ne faut pas perdre de temps cl qu’il y a tout avantage à appeler le médecin dès les premières manifestations de l'épilepsie.Le traitement doit être commencé immédiatement.Malheureusement cette maladie est incurable dans la plupart des cas ; cependant, elle peut être quelquefois traitée avec succès et pour être de linéique eff icacité, le traitement doit être institué avant que le mal ne devienne chronique.Certains cas d’cpilepsie proviennent d’une affection du cerveau causée par un traumatisme crânien, fracture du crâne, par exemple; ici, le traitement chirurgical peut amener une amélioration notable, voire même la guérison.Dans un grand nombre de cas d’épilepsie, la cause demeure inconnue.L’hérédité joue un certain rôle dans l’étiologie de l’épilepsie.La maladie sc présente sous une forme légère (petit mal) et sous une forme grave (haut mal).Dans la forme légère ou la petite attaque, l’enfant s’arrête tout à coup, pâlit, Son regard devient fixe, 1 perd connaissance mais 11e tombe pas, et au bout de quelques secondes, il reprend l’usage de ses sens et les occupations qu’il avait laissées; quelquefois, il peut tomber à terre et faire des mouvement convulsifs.Ces crises légères sont souvent le prélude d’attaques plus graves.I hms la forme grave, ou grande attaque, les deux principaux symptômes sont la perte de connaissance et les mouvements convulsifs.L’attaque est soudaine bien que quelquefois le malade ressent certains malaises qui annoncent la crise; c'est ce que l’on appelle “l’aura”; us sensations sont suivies de la perte de connaissance, le malade tombe à terre, ses muscles se contractent, les mâchoires sont serrées et la langue est souvent profondément mordue.Le corps est raide, la figure devient violacée.La durée de cette phase est de quelques secondes, les convulsions s'appai-sent, le malade reprend l’usage de scs sens, quelquefois il restera hébété pendant quelque temps et ressentira une grande fatigue et souvent .il s’endort d'un profond sommeil.Tout épileptique doit être secouru promptement et être sous les soins du médecin.Les défauts physiques doivent être corrigés chez l'enfant et sa santé générale attentivement surveillée; l’on doit s'appliquer à lui donner de bonnes habitudes de vie, voir à ce qu’il ne mange pas trop et à ce que scs nerfs ne soient pas surexcités.L’on devra donc assurer à l’enfant une vie calme, de l’exercice et un travail manuel modérés, de même qu'un travail intellectuel qui ne dépasse pas ses capacités mentales.Ce sont là des mesures recommandables pour tous les enfants et qui assureront à l’enfant épileptique les conditions les plus favorables.LE RETOUR A LA TERRE LU POINT DU VUIi D'UN COLON DU TUMISCAMINGUB La lettre qui suit, écrite par un colon du Tomiscamingue à un de ses amis de la ville, comporte des réflexions si justes et si opportunes, en ce moment oit l’attention de toute la province est tournée vers la colonisation, que nous croyons devoir la publier afin de démontrer que dans tous les milieux on appré cie hautement l’importance et l’ur gcTice il it mouvement du “retour a la terre”.* * * Rivière Solitaire, ->S oct.1934 Mon cher Jacques, Grâce à mes bons amis du village, ici à la Rivière, j’ai pu me procurer des journaux et lire les comp tes rendus du congrès de la colonisation tenu à Québec dernièrement.1 Comprends-tu, mon vieux, que je me suis fait un devoir de lire ça at JEAN DONNE UNE LEÇON la biere A ROBERT .avec CXPLIQUE-MOI ÇA, JEAN- QUAND Ç£ST TOI QUI SERS A BOIRE:, LA BlèRE A mon seulement MEILLEUR COOT, mais elle est ’ AUSSI PLUS BELLE • "CE5T PAS (MALI N Robert- je commence d'abord PAR CHOISIR la OLD "STOCK I J'Ai soin œ Ne pas la garder DiRecTeme/NT sur.la glace.On ne coûte pas aussi Bien une biere TROP PROID&.TOUCHE-nioi CCTTE BOUTEILLE.ELLE EST JUSTE ASSEZ FRAICHE .50 envi rom PUIS ! C’EST Puis verse toujours ta bière LE/HTemenT SUR Le ÇÔTt DU VERRt JUSQU’A CE QU’IL ET AUTRE CHOSE, ROBERT — Aie soin oe toujours êmplover des VERRES BIEN PROPRES!' £T COMME DIRAIT UN MAGICIEN: TU AS AINSI UN 8REUUAGE PARFAIT ~ C'EST LA BlèREj^W^OLD STOCK' SOIT AUX TROIS-QUARTS REMPLI PUIS FINIS PLUS RAPIDEMENT ” “MERCI POUR LA DEMONSTRATION, VIEUX! J‘A| TOUJOURS AIMÉ: OUI, JE SAIS QUE C'EST IMPORTANT LA $)0, MAIS Jt CROIS "QUE JE vais Mieux _ L’APPRÉCIER J?O0RénAVANT.*Ss 1 L'AVENIR DU NORD, VENDREDI.23 XOV.1934 LA COLONISATION Discburs-programme de l'honorable M.Vau- de trm an colonisai ion bec.(Suite) CHEMINS, KÜU 1*0 NT S congres de Oué- r rcs i-n Au début de nus remarques, nous avons déjà parlé des travaux de chemins devant être exécutés sans retard.Nous avons dit aussi qu’à l’avenir le chemin devra précéder, autant que possible, le colon.Nous espérons pouvoir réaliser ces deux points assez rapidement, en effet que vaut la meilleure terre, cultivée par le plus habile des agriculteurs si elle est d’accès impossible et que les produits n’en peuvent être transportés ?Après le colon, après la terre, c’est le chemin, la route et le pont qui s’imposent par leur importance économique.Les voies de communication sont d’une nécessité première à la colonisation ; à tel point qu’un grand colonisateur français disait un jour que la colonisation se résumait pour la part de l’Etat, à une question de travaux publics.Pour rejoindre actuellement tous nos colons, il y aurait un nombre considérable de milles de chemins et de routes soit à ébaucher, soit à mettre en forme et à compléter En 1930-31, 1931-3.', t(>3-’-33, nom avons placé k>,73 familles ou célibataires sur des terres.L’année en cours nous réserve également des surprises sur le nombre des établissements nouveaux.Nous voulons donner à notre plan d’action toute l’anvergurc qu’il nécessite.CLASSIFICATION DES TERRES La classification est faite par le Lieutenant-gouverneur en conseil.L’article 27 du chapitre 43 se lit comme suit : Le lieutenant-gouverneur en conseil peut faire une classification des terres publiques de la manière suivante : i°—Les terres propres à la cul ture.2°—Les terres d’exploitation forestières.Comme question de fait, c’est le lieutenant-gouverneur qui ratifie la classification iaite par le service resticr de la province sous l’autorité du Ministre des Terres et Forêts.Comme c’est le Ministre de la Colonisation qui a la responsabilité de l’établissement des colons, logiquement, c’est sous son autorité que la classification devrait être faite avant d’être acceptée officiellement par le Lieutenant-gouverneur en conseil, et plus spécialement lors qu’il s’agit de la classification de terrains déjà lotis.il serait désirable que le Ministre de la Colonisation fût également autorisé à refaire, dans les endroits où il le juge à propos, les anciennes classifications et, cela, sous la direction des chefs de district.Il va de soi que le budget destiné à cette fin au département des ferres et forêts devrait aller à l’avenir au ministère de la Colonisation.Dans les endroits montagneux, comme dans le nord de Montréal, il est essentiel d'appliquer des règles plus souples qti'aiileurs dans le clas sentent des lots propres à la coloni sation.Donc la classification sera faite par le service de la colonisation et sous l’autorité du Ministre de la Colonisation.SOCIETES DE COLONISATION Avec la bienveillante autorisation de l'Ordinaire, une société de colonisation devrait être formée dans chaque diocèse de la province afin de collaborer avec le Département de la Colonisation Le rétlc des sociétés est déterminé par l’article 3, du chapitre 75, des S.k.Q, 1925, je crois que leur mission devrait consister, i°- à recruter les éléments les plus aptes à réussir sur la terre, 2°- à soutenir ces colons dans le vaste champ qui relève “de l'initiative familiale, de la coopération intelligente cl de la charité organisée”.( Monseigneur Courchesne) Pour donner aux sociétés une ramification qui couvrirait tout un diocèse, les règlements devraient comporter cpie dans chaque parois se il existât ipso facto un comité pa roissial de colonisation qui serait composé du curé, du maire et du président de la Commission Scolai re.Ce comité local ou paroissial de colonisation pourrait en plus de travailler au recrutement des colons contribuer comme nous l’avons dit tout à l’heure, à rétablissement de ids de cultivateurs qui n’ont pa l'aide de leurs parents.Selon moi ces comités paroissiaux joueraient un grand rôle sous la surveillance du comité général diocésain et i; raison pour laquelle nous déniait dons qu'im comité local soit coinpo sé du curé, du maire et du président de la Commission scolaire, c’est que ces divers comités pourraient se mettre immédiatement à l'oeuvre ce qui assurerait l’efficacité de notre plan d’action.Les conditions sont si difficile aujourd'hui que nous avons besoin de toutes les bonnes volontés.Non aiderons ces diverses sociétés ; fonctionner et en retour elle non seront d'une très grande utilité.Ce sociétés nous aideraient surtout dans le recrutement des colons des nouveaux cultivateurs.Il y des diocèses ruraux où, paraît-il.il se trouve dix fois plus de monde placer qu'il reste de terres à offrir La loi nous permet de mettre à disposition de la société de- colon: sation un canton ou une partie d canton dans une région de colonisa lion.Si dans un diocèse, pour illustrci INDIGESTION?Essayez alors * Kruschen sans frais Si vous souffrez de manque d'appétit, de mauvaise digestion, d’acidité d'estomac ou de lourdeur après Ira repas, il n'y a rien pour soulager comme Kruschen.I-a petite dose quotidienne de Kruschen stimule le débit des sucs gastriques qui aident la digestion et assure l’élimination complète, régulière et infaillible de tous les déchets alimentaires.Si vous souffrez, vous devez être te premier à essayer les Sels Kruschen sans rien débourser.Demandez à votre pharmacien un Gros Paquet Kruschen.Il contient la bouteille régulière, plus une bouteille d’ESSAI GRATUITE.Utilisez d'abord la bouteille d’essai.Puis, si vous n'êtcs pas convaincu que Kruschen fera tout te bien qu’on prétend, retournez le paquet régulier non ouvert i votre pharmacien qui vous le rachètera à sa pleine valeur.Mais décidez-vous tout de suite avant que les bouteilles d’essai gratuites soient épuisées.Votre pharmacien n’en a qu’un nombre limité.justifie la fondation d’une paroisse et oit des familles peuvent vivre honorablement.Donc, nous coloniserons partout, lepuis Gaspé jusqu’au Témiscamin-gue-Abitibi, de façon à utiliser, dans tous les endroits où elles se trouvent, les butines terres que nous lossédons ou que nous pourrons acquérir.Nous pratiquerons la colonisation "de proche en proche”, A BAS LES PREJUGES Le fromage ost un aliment sain, riche et digestible.Bon pour l'enfant, l’adulte et les malades.suivant .¦Xtire:.ton, LE SIROP DE HAIS liinVARDSItURC NIRAND Le fameux sucré producteur d’énergie—une nourriture facilement digérée —inestimable pour les bébés, les enfants grandissants et appréciée de la famille toute entière.Ln print ml dv lu CANADA STARCH CO.PHARMACIE 1OSCAR LANDRY La mieux assortie du district 339, ST-GEORGES Voisin du Marché ST-JEROME Agence des Produits Rexall “lÆ Agence Kodak Chocolats Laura Secord reçus frais deux fois par semaine Bandes herniaires Nous prenons les commandes pour fleurs naturelles ma pensée, il y a plusieurs milliers e jeunes gens à placer, et que dans ce diocèse notre enquête nous rêvé le que nous pourrions difficilement en établir plus de quelques centaines, qu’allons-nous faire des antres ?— Nous offrons la solution suivante.Nous mettrons un canton ou plus à la disposition de cette société dans une région de colonisation choisie.Les sociétés feront un bon recrutement et nous enverront ces jeunes gens; nous les grou permis et nous les aiderons dans leurs nouveaux établissements, société prendra la responsabilité de les bien choisir et nous prendrons celle de les bien établir.Le réile de la société ne doit pas êtte fini lors qu’elle a fait son recrutement.Elle se doit de conserver L contact, de continuer sa propagande, de ramas ser îles “provisions” pour ainsi dire dans le diocèse et elle peut soutenu les colons dans le vaste champ qui 11e relève j>as de l'Etat, mais qui incombe à la charité privée.Rajt pelons les paroles pleines de bon sens que Mgr Courchesne écrivait ses prêtres, l'an dernier" "Il faudrait revenir à ces bon: "procédés et réagir contre la ten "dance des particuliers à recourir à "l’Etat, dont les interventions, en "ces matières, ne doivent être qu exceptionnelles.On sortirait 1 ICtat de ses attributions en le poussant à perdre de vue les mesures “destinées à promouvoir le bien “commun, pour lui imposer des “tâches qui doivent relever de l’ini-“tiative iamiliale.île la coopération "intelligente et de la charité organisée."Beaucoup estiment que les moeurs d’après-guerre, et la crise actuelle, nous ont entraînés fort loin de la voie normale’’.Le contact entre ces sociétés et le département pourrait être opéré par un missionnaire-colonisateur qui aurait son bureau à l’Hôtel du Gouvernement.AM EN DE ME NTS NECESSA1 -RES A QUELQUES LOIS Il y a quelques lois qui devraient être amendées dès la prochaine session, afin de les rendre plus conformes aux nécessités de l’heure et aux exigences de la colonisation.Ainsi, t°—Le quatrième paragraphe de l'article 28 du chapitre 44 des S.K.Q, 1925 qui autorise une réserve spéciale de huit âcres sur chaqu lot de colon, devrait être amendé de telle façon que la réserve soit portée à vingt acres.20—L’article 2 du chapitre 41 ciu statut 22 Georges V qui permet au département de racheter les terre vendues pour taxes municipales ou autrement "pourvu que le montant de l’acquisition n'excède pas dans chaque cas la somme de cent dollars ou cinq dollars l’arpent".Tou tes les terres ayant une valeur de $100.00 ou moins ayant été rachetées, il y aurait lieu de porter le montant maximum à $300.00.^ 3°—Le chapitre 20 du statut 24 Georges V permet au Lieutenant gouverneur en conseil d’échanger, lorsque les besoins de la colonisa tion l'exigent, des terres détenue-, par lettres-patentes ou pour licence de coupe.Nous allons sans retard nous mettre en communication avec les intéressés afin d’obtenir les ter ritoires que nous jugeons indispensables à notre mouvement de colo nisation et de retour à la terre.Si pour une raison ou pour une autrt les négociations devaient trainer et longueur et retarder nos activités, nous verrons si à défaut d’entente, :i n’y aurait pas lieu de recourir à ' exjtropriation ; nous verrons même si c'est possible, à légiférer à ce sujet, à faire adopter une loi permettant au département dans certains cas précis, de prendre possession de ces territoires, sauf à établir par la suite la valeur de la propriété et à déterminer les bases de la transaction, suivant des formes déjà prévues par la législation lorsqu'il s’agit de terrains nécessaires a la construction de chemins de fer ou autres voies.OU- COLONISER ?que fois que les circonstances le permettront Nous ferons de la co Ionisation excentrique chaque fois ju’il y aura avantage à le faire.i°—Terres Je la couronne Nous avons déjà un grand nombre de lots à notre disposition qui proviennent des terres de la Couronne.A brève échéance, nous pouvons avoir environ 2487 lots de plus, à part les :hanges en voie de se terminer.2°—Terres d'échange.De notre ancien système seigneurial, il reste quelques vestiges qu’il convient de faire disparaître, là du moins où le> intérêts de la colonisation l’exigent Que ce soit par voie d’échange, de rachat ou même d'expropriation forcée si nécessaire, certaines seigneuries doivent redevenir propriété publique.Dans Témiscouata, dans Rimouski, dans Gaspé et dans Charlevoix, certaines seigneuries ont un obstacle au développement de nos paroisses et à l'expansion de notre colonisation.Cet état de choses ne devrait pas durer plus longtemps.4°—Terres libres.Une enquête actuellement en cours nous dira bientôt le nombre de terres libres qu'il y a dans notre province.En élaborant une politique qui permettra à nos gens de cultiver ces terres, nous aiderons nos paroisses à refaire leurs cadres ébranlés par la crise et nous tirerons un parti immédiat des chemins, des routes, des ponts, des écoles et des églises qui existent actuellement.5°—Savanes.Dans certaines parties de la province, il existe des satanés dont l’Etat peut seul entreprendre le drainage.Des essais heureux ont déjà été faits sous la direction technique du département le l'agriculture.Une étroite colla Foration entre les deux départements pourrait donner d’excellents résultats et cette collaboration devrait bientôt être un fait accompli.6°—Réserves Indiennes.Il exis te également dans la Gatineau et le Témiscamingue des réserves qui ap partiennent aux sautages, dont le sol est particulièrement propre à la culture, qui sont inutilisées au point de vue agricole et qu’il y aurait lieu d’échanger dans l’intérêt bien compris des colons et des sauvages.Des négociations sont déjà entamées avec Ottawa à ce sujet et devront être poursuivies activement.GRANDS TRAVAUX DE COM M UN IUATION AVEC l.ES NOUVELLES REGIONS DE COLONISATION Servicé de messagers de 8 a.m.à 10 p.m.WITFRID PRUDHOIVÎME Pharmacien, Gérant ^-Téléphone 4:90 Téléphone 461 raws- 1 1 Les échanges projetés et avec la modification possible de la loi de échanges, tel que nous venons de l’expliquer, si nous obtenons des régions nouvelles pour la colonisa tion, il serait sans doute nécessaire d'exécuter certains grands tra vaux de chemins qui uniraient ces nouvelles régions aux grands elle mins déjà existants et qui traverse raient ces nouvelles régions.Par exemple, ces travaux réuniraient des centres de culture importants a vec les nouvelles régions colonisa blés, avec les territoires de savane qui pourraient être égouttés, avec les terres des seigneuries nouvelle nient acquises.Ces travaux coûte raient cher, mais ils sont absolu ment nécessaires si on veut ouvrir rapidement, et dans des endroits bien situés, de belles régions de co Ionisation qui nous permettraient de pratiquer le système de colonisa tion de "proche en proche” tel qu’011 nous le demande de partout D'autres travaux aussi importants sont nécessaires pour relier les co lonies actuelles susceptibles de pros pérer ou de recevoir de nouveaux colons, avec les centres déjà organi ses de culture.Peut-être que dans certains cas, à cause du coût de ces travaux ou du coût de ces achats ou de ces expropriations, nous pour rions vendre les nouveaux lots un peu plu- cher aux nombreux colons ]ui les 1! ^manderont, parce que ces lois seront bien situés et offriront (le grands avantages Nous avons confiance dans le défrichement de ces régions aussi bien que dans la confection de certains chemins qui assureront la prospérité de ces belle .colonies.(A suivre) L’élément essentiel à la colonisation, après l'homme, c’est la terre.Un plan de colonisation, pour donner des résultats pratiques et répondre aux exigences d’une population trois fils dont M.l’abbé Philippe paysanne, pleine d’une vitalité dé- Label le (lu séminaire de Sainte-Thé-i bordante, doit nécessairement s'é- rese.Nous offrons à la famille nos Kffi tendre a tous les endroits où le sol plus vives sympathies.FEU M.AD.LABELLE Les funérailles de M.Adélard Labelle ont eu lieu la semaine dernière au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.M.Labelle s'est éteint presque subitement à l’âge de 73 ans.C’était un citoyen avantageusement connu, qui fut épicier, chef de gare et maître de poste à Rosemcre.Il a été mar-guillier, conseiller et maire de la paroisse de Sainte-Thérèse.Retiré des affaires depuis deux ans, il s’occupait activement d’organisation paroissiale et, ces derniers temps, occupait tout son temps à une oeuvre de charité missionnaire.Le défunt laisse son épouse, deux filles et QUELQUES OPINIONS Deux préjugés, qui n’ont aucunement leur raison d'être, entravent ncore chez nous l’expansion commerciale du fromage.On prétend que le fromage est 'une digestion souvent pénible et qu’il a le désavantage de provoquer 1 constipation.Certes, ce double as peut se produire avec des fromages qui ne sont pas suffisamment mûris, ou quand d’autres causes que on ignore affectent déjà l'organis me.Le fromage n'est pas une panacée pour tous les maux, et si l’estomac est mal préparé, si les intestins fonctionnent mal, il se digérera dans les mêmes conditions que le ferait n’importe quel autre aliment base, c'est-à-dire plutôt mal.La aute n’en est pas au fromage lui-même, mais à quelque trouble organique.Il n'en reste pas moins vrai que I fromage suffisamment mûri est econnu comme un aliment sain, riche et plutôt propre à améliorer i santé qu'à lui nuire, tant chez l’enfant et l'adulte, que hcez certains malades.Cette affirmation n’est pas formulée à la légère, mais elle s’appuie sur des principes et constatations sévèrement contrôlés.D’après le Dr Roméo Blanchet, professeur de Physiologie à l’Université Laval, qui voulut bien fournit des précisions à l’auteur de cet trticle, "les fromages frais ou fermentés gras ou maigres, crus ou cuits, ont une grande valeur nutritive.Cette valeur est en fonction de leur haute teneur en matières albuminoïdes dans tous les cas, et en graisses, dans celui du fromage à a crème.Le fromage est donc essentiellement un aliment de remplacement vis-à-vis des oeufs et de la viande.A poids égal, l’enfant réclame pour ses besoins de croissance deux fois plus de matière albuminoïdes que l’adulte.11 est d'autant plus utile, et ce, dès l’âge de deux ans, de les lui donner sous forme de fromage, que celui-ci contient beaucoup de sels calciques.Or le calcium est requis de façon absolue pour la construction du squelette et des dents.“L’homme normal peut faire un usage modéré des fromages crus; pris à la fin des rejias, iis activent la digestion.Le fromage cuit, très riche en azote, est un aliment de haute valeur supérieur à la viande.II se recommande particulièrement.“Les fromages rigoureusement frais réussissent très bien chez les malades soumis au régime lacté exclusif.Sauf certaines contre-indications dont les unes sont relatives et les autres formelles, les malades qui font de la dénutrition (tubercu leux, diabétiques, etc.) ont intérêt à introduire dans leur régime alimentaire des fromages fermentés, crus et surtout cuits.Au total, il importe que tout régime alimentaire soit varié, sans quoi il devient in suffisant.” “Dans “Food Products”, Henry-C.Sherman, D.Ph, D.Sc, profes seur de Chimie à l’Université Columbia, écrit qu'une livre de fronia ge renferme autant de caséine et de gras qu’un gallon de lait ordinaire, que le fromage est un aliment concentré de haute valeur, et éco nomique si on le compare avec ta majorité des autres aliments d'origine animale.Parlant de la digestibilité du fromage, le professeur Sherman déclare: “Le malaise que l’on ressent parfois après avoir mangé du fromage peut dépendre partiellement d une irritation de l’estomac causée par les acides volatiles et quelques uns des produits résultant de la désagrégation des protéines, mais, à n’en pas douter, largement attribuable au fait que bien souvent on ne mange pas le fromage d’une manière appropriée, par exemple à des heures autres que celles des repas, ou à la tin d'un repas déjà insuffisant.Lorsqu’on lui donne une place rationnelle dans le repas, et qu’on le mastique suffisamment, le fromage est habituellement très dis-gestible.” Le même auteur cite d’après Langworthy le cas d'un jeune homme qui, “parce qu’il trouvait cela commode et économique”, vécut Essayez cette saveur nouvelle "salaha" tmovJAPOX (VERT NATUREL) ‘Frais des plantations’ 678» pendant plus de deux ans en s'alimentant exclusivement de fromage, de pain et de fruits.“L’homme conserva une excellente santé et 11e se fatigua pas de cette diète", ajoute l'auteur.Un autre ouvrage considérable."Nutrition and Diet in Health and Disease”, par le Dr James S.Mc-I,ester, professeur de Médecine à l’Université de l'Alabama, dit que “le fromage retient le calcium, le phosphore et le souffre du lait, et aussi une appréciable quantité de fer et de vitamine A, qu’il est d’une haute valeur dans les diètes, et qu'un repas composé de fromage, de petits pains et de biscuits à l’eau, avec du fromage et un fruit, est bien équilibré et complet.” Iles ces opinions on peut donc déduire et affirmer que nous avons dans le fromage un aliment économique, sain, nutritif et digestible, et que ces propriétés devraient militer en sa faveur contre les préjuges trop souvent énoncés.Apprenons d’abord à manger du fromage aux moments appropriés et dans les conditions voulues pour assurer sa parfaite digestion, et nous y trouvons une telle satisfaction que nous ne voudrons plus nous en passer.Et tout en soi-rnant notre santé, nous servirons l’une des principales industries du pays.ESSAYEZ CES RECETTES Surprise au Traînage.— Préparez une tasse de pain émietté que vous laisserez tremper durant 15 ! minutes dans une quantité suffisante de lait ; ajoutez-y trois oeufs et battez le tout ensemble.Ajoutez un peu de beurre fondu et /¦ livre de fromage râpé.Mettez dans un plat, saupoudrez de pain et faites rôtir au four jusqu’à ce que le dessus soit bien doré.* * » Macaroni au fromage.— Faites bouillir du macaroni dans l’eau ; quand il sera cuit, retirez du feu et laissez refroidir.Prenez un plat beurré, mettez tour à tour un rang de fromage haché fin, un rang de macaroni, du sel, du poivre, des petits morceaux de beurre ; recouvrez avec du fromage, des miettes de pain, un peu de lait; mettez jaunir au fourneau.SIROP MATHIEU RHUMES BRONCHITES LAGRIPPE VT'Ui ' 1 m MAGIC POUR MOINS DE lé de “MAGIC” vous donne un gros gâteau ù 3 étages.C’est bien peu, surtout si vous considérez que la pureté et l’efficacité de la Poudre à Pâte “Magic” ne varient jamais.C’est pourquoi les plus grandes autorités culinaires au Canada vous recommandent de 11e pas risquer l’usage d’une poudre de qualité médiocre.Cuisez avec la “Magic” et soyez certaine! FABRIQUEE “NK CONTIENT PAS D’ALUN”.Cette déclaration AU sur chaque boite est votre garantie que la Poudre à CANADA sur chaque boite est votre garantie que la Poudre a Pâte “Magic’* ne contient ni alun, ni aucun ingrédient nuisible.^ "D ÏMf WMlTISt Magasin Victoria Henri Gareaii St-Faustin Station Spéciaux du 26 novembre au 1er décembre 1934 POUR DU COMPTANT PRIX TRES SPECIAL DANS LES BISCUITS: .VILLAGE CHOCOLAT LAVEUSES 3 3 3 LBS LBS LBS 28c 35c 28c 39c 25c 5.35 4,95 DATTES lotisses 5 lbs pour.ABRICOTS SECS 1ère qua lité.La livre .SUCRE GRANULE 100 lbs pour.SUCRE JAUNE No 2 100 livres.le prix va monter bientôt FARINE D’AVOINE en boites avec q-|r.OI/, cadeaux cadeaux M JL v FARINE DE SARRAZIN 5 lbs pour .MACKINAW tout laine, 72 pouces de largeur, carreauté rouge La verge .15c louces de 1.8Q HUILE DE FOIE DE MORUE parée du Dr Hervay à.WAMPOLE pre- SIR.OP ESKIMO pour les rhumes à.BEURRE DE BEURRERIE La lb.TABAC EN FEUILLES.GRAND BLEU, 1ère qualité pour .BELGIQUE aromatisé à.QUESNEL PUR à.OBURG aromatisé à.J’ai la nouvelle BANDE EN CAOUTCHOUC pour portes, à l’épreuve du froid.Q le pied.OC l’ancienne le pied.75c 1.00 mauvais 35c 25c 20c 35c 35c 35c 4c OOla bouteijle delOoncesÿ ) 301a bouteille/^ r deZôoricesfcF ^CETTE RÉELLE SAVEUR DE HOLLANDE” KUYPEB i Dlatilié et «Roboutelilé au Canada aoua la •qrvellUnen dlrertede JOHN de KUYVKH é HON.Dlattllatffir* , RtAiertlaa, Hollande- Malaan fondée en IflOft EN VENTE AU CANADA DEPUIS PIUS DEHO L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 23 NOV.1934 AU PALAIS SESSION DE LA COUR SUPERIEURE Plusieurs jugements ont été rendus, au cours île la semaine dernière, par l'lnmorable juge Joseph Deniers, qui a aussi pris plusieurs causes en délibéré : Jugement a été rendu dans la cause d'Edmond Rainville vs La Cie de Publication de Saint-Jérôme Liée.Le jugement se lit comme suit: "Considérant que le demandeur base son action sur l’allégation que les défendeurs auraient réalisé, durant 1 année de l'engagement du demandeur, des profits s’élevant à ia somme de S3,753.98.‘ Considérant que le demandeur a lait défaut d’établir cette allégation importante de sa déclaration : "Renvoie la demande du demandeur avec dépens contre ce dernier.” L’action du demandeur réclamait une somme de $i8$.5o, étant la commission due au demandeur par les défendeurs suivant un contrat d’engagement par lequel le demandeur, outre son salaire régulier de S25.00 par semaine, recevait une commission de 25r't sur les profits réalisés par les défendeurs, dépassant la somme de $3,000.00 par année.¦ Donat Lnbcllc vs Louis Prévost, jugement déclarant acte de vente annulé, déclarant le demandeur propriétaire des immeubles et améliorations vendus précédemment au défendeur, condamnant le détendeur à remettre les immeubles mi demandeur avec dépens.— Roméo Lambert, requérant vs Donat Guindon et J.-A.Chaurette mis en cause: jugement maintenant le bref de certiorari émané en cette cause, casse et annule la conviction rendue par le mis en cause, avec dépens contre l’intimé.— Crédit Foncier Canadien vs Adélard Plante, jugement condamnant le défendeur à payer la somme de $543.54 avec dépens contre le défendeur.La dernière session de la coût supérieure pour le deuxième semestre de l’année 1934, s’est terminé mercredi dernier.L’honorable juge Joseph Demers, qui a présidé les audiences de la cour supérieure à Saint-Jérôme durant ces mois, a eu un travail considérable à faire et a rendu de très nombreux jugements.COUR DE MAGISTRAT Son Honneur Donat Lalande a préside un terme de la Cour de magistrat et les sentences suivantes ont été rendues : — Reman Pilon, R.Corbeil et H.Lepage ont été condamnés à $10.00 d’amende et aux frais après avoir plaides coupables à l’accusation d'avoir voyagé sur des convois du C.N.R., sans payer leur passage.Ils avaient été arrêtés par l’investigateur Maurice Mcsnard du C.N.R.— L’enquête préliminaire dans la cause de Léo Savage, accusé d’homicide involontaire à la suite d’un accident survenu le 14 octobre dernier, où Adélard Loyer a perdu la vie, a été entendue lundi dernier.Mtre Liguori Lacombe, procureur de l’accusé, a présenté une motion de non lieu et le magistrat Lalande a ajourné sa décision au 15 décembre prochain sur cette motion pour ordonnance de non lieu.Plusieurs témoins ont été entendus, dont les trois compagnons de la victime, deux de ceux-ci ont aussi été blessés.CAUSE DES INDIENS Torn Martin, Indien de la réserve d’Oka, arrêté en juin dernier sur l’accusation d’avoir coupé et volé des arbres, propriété des Sulpiciens d’Oka, s’est vu gratifié aujourd'hui d’une sentence suspendue.Michel Cole, Martin Martin, Percy Angus, Louis-P.Gabriel, Thomas K.Simon, \\ illiam Etienne, et Torn Martin, aussi indiens d’Oka, accusés d’avoir le 15 mai dernier, tenu une assemblée illégale, ont bénéficié d'une sentence suspendue sur ce chef d’accusation, mais ont été condamnés à fournir un cautionnement personnel pour garder la paix pendant 12 mois.Ces Indiens étaient aussi accusés d’avoir décidé île détruire et d’avoir détruit des clôtures, un mât, et d'avoir causé des dommages aux arbres et au terrain de golf et de ten- nis, propriété du séminaire île St-Sulpice.Ils ont été condamnés à $5.110 d’amende, aux frais cl à défaut de paiement à 15 jours de prison.Les Indiens avaient été mis en liberté sur parole en juin dernier et à chaque remise de la cause, ils ont été fidèles à venir à Saint-Jérôme.Ils ont paru satisfaits de la sentence rendue et le "Grand Chef” a promis à la Cour que ses sujets seraient "de bons garçons” à l’avenir.44 Etes:yousjléprimë ?” Les "3 elements vitaux" fortifient vite Il suffit (le prendre le Sirop Fellows’ pendant quelques jours I>our commencer à ressentir les effets bienfaisants et vivifiants du calcium, du phosphore et du fer (les “3 éléments vitaux”) qu’il contient.Chaque cuillerée que vous prenez contribue à enrichir le sang, à activer l'appétit, à alimenter les nerfs et à transformer vos aliments en énergie.Votre pharmacien tient le Fellows’.F-29G SIROP FELLOWS’ UN COMPOS! O’ MVPÔPKOSPNITRS ' do réputation mondial* - CONSEIL MUNICIPAL Présents: Son Honneur le maire J.-Emmanuel JJertie et MM.les é-chevins A.Filion, A.-C.Huol, G.-E.Hamel, L.Giraldeau, A.Vail-laneourt et J.-A.Lessard.— Pour faire suite à la décision déjà prise par le conseil, le cltar-royage de la pierre au concasseur sera tait par les charretiers détenteurs d'une licence comme tels, résidant dans la ville.Cependant, dans le but de procurer du travail au plus grand nombre possible, une seule voiture par famille sera engagée et le maximum du salaire gagné est fixé à $15.00 par semaine pour une voiture simple et $20.00 par semaine pour une voiture double.Les charretiers engagés devront être porteurs d'une carte de travail.— Pour les fins de bonne administration et de contrôle îles cartes des journaliers, le greffier est autorisé, sur rapport, d'annuler la carte de tout journalier qui aura manqué de répondre trois fois consécutives à l’appel.— Une lampe de rue d’une capacité de 60 watts sera installée sur l’avenue Parent coin de la rue O’Shea projetée.— Une police d’assurance de $1,-51x1.00 sera émise sur la propriété Durant & Saint-Aubin dont la ville est maintenant propriétaire.— Comme par les années passées, les Frères des Ecoles Chrétiennes ont la permission d’utiliser la borne-fontaine près de leur terrain, et ce sans charge, pour l’eau nécessaire à leur patinoire.Les Frères se tiennent responsables de tout domina-ge que pourra subir cette borne fontaine et les enfants externes du Collège seront admis sur la patinoire.— L’installation extérieure d’un système d'alarme faite par Bédard-Girard Liée répondant aux exigences de l’Association Canadienne des Assureurs, un montant île $1 1,000.sera payé à la compagnie Bédard Girard Limitée en acompte sur le montant du contrat intervenu avec la ville, lequel est de $11,300.00; — Dans le but île procurer du travail aux chômeurs, la ville fera faire la coupe île bois de corde.La ville acquerra de M.David Lauzon le droit de coupe du bois sur sa ter- G WHITE OWL IMPERIAL TOBACCO COMPANY OF CANADA, UMITID - MONTRIAL St.flflathe Lumber H l " Co.irr^Limiteds-^ Pour votre maison Nos planchers de bois dur "LaurentieiT sont sans égaux Menuiserie générale Bois et Matériaux de construction Planches murales Donnacona et Ten-Test Sainte-Agathe des Monts - P.Q.re sur une étendue de terrain de 3 arpents par 3 arpents, mesure française, et paiera à M.Lauzon un montant de $0.50 par corde tic bois coupée, plus 10c.par corde pour la surveillance du cliarroyage et l'entretien des chemins nécessaires pour rendre le bois au chemin public.M.Lauzon 11e devra pas permettre à l’autres chômeurs de travailler que ceux désignés par la Ville.Les journaliers employés comme bûcherons seront payés sur une base de $0.65 la corde pour le bois de 12 pouces de longueur et $0.75 la corde pour le bois île t5 pouces de longueur.Le cliarroyage sera fait au prix de $0.40 la corde pour le bois de 12 pouces et So.50 la corde pour le bois de 15 pouces.La quantité de bois bûché ou charrové sera établie par le surveillant et la ville paiera les bûcherons et les charretiers suivant son rapport.Une convention entre la ville et M David I ,auzon est signée par le maire autorisé à agir pour et au nom de la Ville.— Les valeurs suivantes ont été achetées, pour être placées au fonds d’amortissement: Ville de Louise-ville, $7,500.00 à 99.75 int.5rc ; Cité de Sorcl, $300.00 à 91.15 int.4r'r ; Cité de Sorel, $1000.00 à 99.50 int.5%.— l’hisieurs villes ayant des col lecteurs qui font la perception des taxes et arrérages à domicile, ce mode de perception qui a donné des résultats satisfaisants, sera adopté par la ville qui engagera un collecteur et le salaire de $9.00 par semaine plus une commission de 2% sur le montant des taxes perçues par lui sera accordé.Cette suggestion est faite à la condition que la commission scolaire de la Ville contribue pour la moitié du salaire fixé de $9.00 par semaine.— Après très peu de modifications au rôle d’évalution préparé par les évaluateurs pour l’année 1934, ce rôle d’évaluation a été homologué et restera en force jusqu’à ce qu’un nouveau rôle soit préparé.— L’acte de répartition du coût de construction de l’égout avenue Nantel, à l'est de la rue Saint-Georges, et pour une partie de la rue Fournier, le tout tel qu’ordonné par le règlement No 235, Nouvelle série, a été homologué et avis public de cette homologation sera donné suivant la loi.Le trésorier est chargé de percevoir la quote-part due par chaque intéressé suivant les règlements de la ville.— Permission est accordée à M.Frédéric Dupras de construire une boulangerie sur sa propriété, rue Lorrain, à la condition qu’il se conforme aux exigeances du Service provincial d’hygiène, et qu’il soumette les plans de la construction à l’ingénieur de la ville.Soulagez r^TlSME çpe> y Pilules Dodd pour le Rein NOUVELLES D’AUTREFOIS IL Y A 35 ANS: On lisait dans VAvenir du Nord du 30 novembre 1899: — M.Charles île Montigny, protonotaire du district de Terrebonne, qui revient d'une voyage en Europe, est gravement malade chez sa fille, Mme Bellcau, de Québec.— Les travaux du Grand Nord seront rendus à Lachute ces jours-ci.IL Y A 30 ANS: On lisait dans l'Avenir du Nord du 24 novembre 1904 : — MM.Olivar Asselin, journaliste, et Jean Prévost, avocat, briguent les suffrages dans le comté de Terrebonne comme députés provinciaux.— Le banquet de charité a rapporté aux Soeurs Grises le joli montant de $360, plus un chèque de $100.du gouvernement obtenu par M.Jean Prévost.— Trois séances de cinématographe ont été données par le vicomte d’Hauterives.IL Y A 25 ANS: On lisait dans l'Avenir du Nord du 26 novembre 1909: — M.Gonzalvc Désaulniers, avocat de Montréal, vient d'être choisi comme président de l’Alliance française dans la métropole.M.Kd.Fabre-Survcyer, avocat, remplace M.Désaulniers à la vice-présidence.—• M.Bruno Beaulieu, importateur de chevaux belges, est revenu d’Europe la semaine dernière.— Les estimés du nouveau budget de la marine en Allemagne se chiffrent à 443,000,000 de marks.IL Y A 20 ANS: On lisait dans l'Avenir du Nord du 20 novembre 1914: Une énorme caisse contenant près de 200 objets a été expédiée, hier, à Montréal, par le comité de l’Aide à la France de Saint-Jérôme.Plusieurs autres personnes de St-Jérônte ont aussi expédié des caisses directement en leur nom personnel.— Dans toutes les paroisses du comté s’organisent les Comités de l’Aide à la France.IL Y A 15 ANS: On lisait dans l’Avenir du Nord du 21 novembre 1919: — M.le notaire J.-M.Vermcttc est définitivement installe à Saint-Janvier.M.Vermette conserve son bureau de Montréal.— M.Camille Chartrand qui, à la suite d'un accident arrivé il y a trois ans, était obligé île marcher avec une béquille, a été miraculeusement guéri par l'intercession du Frère André, à l’oratoire Saint-Joseph.IL Y A 10 ANS* On lisait dans l’Avenir du Nord du 31 novembre 1924: — La tombola organisée par les liantes de la ville de Sainte-Agathe au profit de l’église paroissiale, a rapporté la somme de $4,000 net.— Dimanche soir, la fête de Ste-Cécile sera célébrée à Saint-Jérôme par un court mais intéressant programme musical qui sera exécuté en notre église après l’office religieux par la chorale de Saint-Jérôme.Au programme qui suivra le salut, se trouvent les choeurs qui ont été exécutés lors île l'inauguration du monument du curé Labelle.pTAUjlNE Maux dcïête Rhumes La Grippe Douleurs soulagés promptement par los Capsules Ant-1 algine.Faciles àpren-x \dre.Ayez-entoujours 'N 1 uno boite à la EnVente Partout 2^ AVIS AUX CREANCIERS En ce qui concerne lu proposition our autoriser son ('(xuise; Agnès M.Skelly, épouse de William Cambridge des Cité et district de Montréal, et le dit W.Cambridge pour autoriser son épouse; Annie E.Skelly, épouse de L.O’Rourke, des Cité et district de Montréal et lo dit L.O’Rourke jiour autoriser son éjMJusc ; Thomas Breen, de S 11 peri o r, état de Wisconsin des Etats-Unis d’Amérique, es-qualité d’héritier legal de Elizabeth Skcllv, en son vivant du même lieu; Joseph Skcllv, ci-devant des Cites et district de Montréal et maintenant do lieux inconnus , Théodulc Gauthier do la paroisse de Saint-Canut, district de Terrebonne, es-qualité (l’héritier légal de feue Mary lyouiso Skelly du même lieu ; Edward Skelly et Anna Skelly, tille majeure, tous deux de Renier, Etat du Wisconsin des Etats-Unis d’Amérique; James Skelly et Owen E.Skelly, ci-devant de Colmsset, état du Wisconsin, des Etats-Unis d’Amérique et maintenant de lieux inconnus; Pn Irick Skelly ci-devant de New-York, état de New York, des Etats-Unis d’Amérique, et maintenant de lieux inconnus; Margaret Skelly, épouse de Edward Dunn ,des Cité et district de Montréal, et ce dernier pour autoriser son é|x>use.Défendeurs, Le Protonotnirc de la dite Cour.JOSEPH FORTIER.Saint-Jérôme, 17 novembre 1934.SAINTE-THERESE Faites un jeu du lavage avec une Laveuse “EQUILIBREE” Hortherri Electric — C’est samedi soir qu’aura lieu, dans la salle de l'Hôtel de Ville, la partie d’huîtres organisée par la Chambre de Commerce.Cette réunion, si on en juge par les billets vendus, obtiendra une grand succès.Le comité n'a rien négligé pour faire de cette fête une des plus intéressantes possibles.Des amusements variés et des attractions spéciales sont aussi au programme.— Le Conseil municipal s’occupe activement d’améliorer son système d’incendie.Lors de l’incendie d'il y a une quinzaine de jours, dans les hangars sis à l'arrière des immeubles Maillé et Brièrc, rue Blain-ville, la nouvelle pompe n’a pas tardé à donner ses preuves.Toutes les mesures sont prises pour donner à la population toute la protection voulue.— M.Evariste Charbonneau a été réengagé comme chef de police.Il s’occupera exclusivement de ce département.Il cumulait auparavant les charges de contremaître municipal et de chef des pompiers en plus de son poste de chef de police.M.Etienne Riopel s’occupe- Payez seulement $Kï00 V comptant Il n'est pas nécessaire que vous attendiez plus longtemps pour jouir du confort.de la commodité et de l’économie qu’assure la possession d'une Laveuse Northern Electric Vous pouvez en obtenir une immédiate ment en versant seulement $5 comptant, le paiement de la balance étant réparti sur une période de LS mois, sans intérêt, pourvu que les mensualités soient acquittées à échéance.Modèles pour toutes les bourses et toutes les familles, chacun comportant la commande directe anti-friction, la cons.tructîon “ équilibrée ”, le coussinage caoutchouté assurant un fonctionnement silencieux et sans vibration et autres caractéristiques exclusives Northern Electric.Cuve émaillée à l'intérieur et à l’extérieur.MODÈLE S Une valeur exceptionnelle.Cuve d’une capacité de 55 livres par heure de linge (pesé à sec).GATINEAU POWER COMPANY ST-JEROME, P.Q- ra des travaux municipaux et M.Ferdinand Roux du département du feu.— I.e Ministère de la Voirie procède actuellement à la pose de ses clôtures à neige de Sainte-Thérèse à Saint-Jérôme.La route d'hiver sera entretenue comme par les années passées, et la charrue à neige sera remisée à Sainte-Thérèse pour assurer un meilleur service.— La nouvelle industrie établie à Sainte-Thérèse depuis un mois environ, la Stella Dress, marche à merveille.Elle emploie une quarantaine de personnes et s'occupe de la confection de robes de dames.Elle occupe un étage complet de la manufacture de pianos Lesage.— La chorale de Sainte-Thérèse a choisi ses dignitaires )K>ur l’année i934;/935- Aumônier: M.l’abbé O.Villeneuve; president: O.Gué-nette; vice-président: II.Chali- foux; secrétaire: H.Laroche; Trésorier: H.Martel ; conseillers: J.-L.Desjardins et M.Doucet ; bibliothécaire: R.Aussant; ;directeur* J.-A.Lajeunesse; assistant-directeur: R.Gadbois.— Garçon, il ne me dit rien du tout, votre fromage.— Que Monsieur ne s’impatiente pas.Il marche déjà.La parole viendra ensuite.MEILLEURES FIGURE L’EQUIPÊ-ET JILE5 EN 1931 IL F5T PROFESSIONNEL DE Puis 1923 ET IL ft TOUJOURS JOUÉ POUR LE CANADIEN.S W!l\ •w/Mj (~ SF h-XfcY •• r//>— IL N EXCELLE RAS QUE SUR LA DÉFENSE.IL EST l U TERK SAIT JAMAIS OU IL SYLVIO E5T TOUJOURS DANS NE EXCELLENTE FORME.IL FERME SA PORTE A TOUT CE QUI POURRAIT LA LUI FAIRE PERDRE TRES REDOUTE A SPIRALES IN ATTAQUE.5E5 COURSES EN IGUENT L’ADVERSAIRE QUI NE PERCERA SES LIGNES.11801115 L’AVEXIR DU NORD, VENDREDI, 23 NOV.1^3.TéL Bureau 245 P»é*.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — BARRISTER 319, Bue LABELLE SAINT-JEROME.P.Que.Téléphone 310 RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe 2.V I,A BELLE - ST-JEROME NOUVELLES Dc SAINT-JEROME I Sic les assises crimineu.es — Ee session spéciale des assises criminelles pour l’année 1934, s’ouvrira au palais de justice de Saint-Jcrômc le 27 novembre |>mchain, à 11 heures du matin.Elle sera présidée par l'honorable j u.14 e 1, oranger.l,a plupart des causes sont des causes que le direc teur musical mettra de nouvelles nièces à l'étude.* * * CHEVALIERS DE COLOMB — Dimanche le 18 novembre, I cérémonie annuelle de la comme rnoration des morts dans les salles des Chevaliers «le Colomb a été une des j.1 tis imposantes jusi}u'ici.L'éloge funèbre de M.le curé J.C.Geotfrion, membre défunt du rant l’année, fut prononcé par l'ai bé René Desjardins, chapelain du conseil Saint-Jérôme 1892.Les salles furent magnifiquement préparées par M.Wilfrid Leblanc chevalier et entrepreneur de frais funéraires.I .es membres ont assisté en nom lire.M.l'abbé Emile Dubois curé de Saint-Jérôme rehaussait la cérémonie de sa présence.Etaient présents” MM.les chevaliers Dr Alfred Cherrier, G.-C., Albert Thi nel.D.G.C.Joseph I.ebeau, Chant Clodomir Simard, Int., Conrad Bourbcau, Sec.-1-in., William Poi rier, J.-Raymond l’alardy, Syn , Al berl Beaudry, Très,, Louis-Prévost Coté, cérémoniaire, F-P.Bëlair, avocat, II.Cousineau, S.Int., Auto nio I.ebeau, S.Ext., l'abbé René Desjardins, Chapelain, l'abbé J.-Fiorent Beaudoin, l'abbé C.Maver, Dr Arc.Dionne, D.Wolfe, Isidore Meure, Ovila Desjardins, Antoine Yaillancourt, D.Morin, Joseph Blais, J.-M Cvr, J.-B.Neveu, Em.Demers, J.-E.Ménard, Magloire Lalande, Georges Blanchard, Char les-Edouard Simard, A.Clark, O Beaudry, H.Longpré, J.-A Iîour-beau, L.-C Arcand, A.Lapointe, A.Matin, R.Gamache, G.Lapointe, E haubert, W.Leblanc, R.Labelle, A.Lapointe, C Corbeil, A.Beauchamp, Aristide Beauchamp, Olidor Riopei, O.Cadieux, Fernand Tail- I011, Henri Bouchard, Paul Richard, A l’aquin, Wilf.Cvr, J.T.(.liment, Clifford Collins, P.-1C.Viens, «lu Conseil Saint -Césairc, R.Benoit, Alphonse Lafrance, «l’Assise Desjardins, Rod.Longpré, Germain St-Arnaud, Emile l’rancoeur.René Cadieux, iClic- Meunier, E.fou rangeait, Alfred Côté, Aurclien Gouzy, du Conseil Granby, Théoflore Durand, Félicien Lamarche, du Conseil Lachutc 2752, et quelques autres dont les noms nous ont échappé.Le programme musical était sous la direction de M.Gustave Léonard, N.P.Communiqué.» * • LE PATR< >N \GE N< )TRE DAME DU BON Ce f.NSEIL Lundi dernier, se sont ouverts, ans le sous-sol de l'église parois-iale, les cours gratuits «tonnés par les Religieuses de Notre-Dame du Son Conseil.Ces cours sont distribués comme uil : Le lundi soir à 7J9 h .couture.Mardi soir à 7 Jê- h , art culinaire.Jeudi soir à 7J/j h., anglais.Vendredi soir à y'/i h , français ,-t arithmétique.De plus le mercredi soir, à 8 lieu-ris, a lieu une soirée récréative donnée par l'association catholiipie féminine.foutes les dames et les jeunes lilies de Saint-Jérôme sont invitées à se rendre à ces cours qui sont des plus intéressants.Les inscriptions sont déjà assez nombreuses.Ces cours seront donnés tout l'hiver, mais seront interrompus peu ant le temps des "Fêtes”.C’est une initiative qui fait honneur aux Religieuses «le Notre-Dame «lu Bon Conseil et à la population jérûmienne.RODRIGUE BELANGER ASSURANCES GENERALES Feu, Vie, Accidenta et Maladie, Automobile, Plate Glass Représentant Confederation Life Ass.Téléphone 60-J 169, ST-GEORGES ST-JEROME couvre pieds, etc, 8 Ibs de laine Regent, 1 Ibs «le laine, des bas, pantoufles, 1 boite «le papier de toilette, 52 boîtes de tomates, 3 boites de poudre à pâte, 6 boîtes de Jcllo, 2 poulets, en monnaie* $80.36.Cette journée d'une livre au profit d’une oeuvre éminemment charitable et «lotit l’organisatrice était Mme Alfred Cherrier, a remporté un succès dont peut s'enorgueillir la population jérômicnnc.Madame Cherrier était généreusement secondée par Mesdames J.-E.Leduc, J.-B.Primcau, Charbon neau, M.Desnoyers, A.Viau, B.Rochon, Eug.Saint-Vincent, I.Au ger.E.Buzzell, N'.Boudreau, Aug.Lorrain, J.-C.Marchand, i.-F.Rolland, I’.-A.( astonguay, J.Lévcillé, Mlles Desnoyers, H.Parent, C.hortier, M P.Fortier, Louise Prévost, Reine Bertie, T.Rochon, R ,éveillé, J Lorrain, qui ont fait la “cueillette” dans les rues, de maison en maison, où elles ont été bien accueillies.Le docteur Vézina as vait aussi mis gracieusement son automobile à la disposition des dames.Plusieurs personnes sont allées elles-mêmes porter leur offrande à 1 hospice et toutes celles qui en att-raiint été empêchées pour quelque raison que ee soit, peuvent encore le faire.Les religieuses les recevront avec plaisir et reconnaissance.L’époque «lu "cheval et «lu boghei” (lotir les premiers commis voyageurs en tabac dans la province de Québec est reconstituée en couleurs vives par M.Joseph M.Thibaudeati qui, bien que retiré a-\ec pension de F Imperial Tobacco Company « 1 f Canada, Limited, l’an dernier, s’intéresse encore aux affaires «le la Compagnie «Luis le < )ué-bec.PETITES ANNONCES Tarif: 60c.par insertion; 51.00 pour 3 insertion*.Strictement payable d’avance A VKNIiKK.Kndio.H Victor et Iiilro, comme neufs garantis.Kepns pour non paiement.Y raies occlusions, il l‘.K* oe.h on, ITS, rue Label le.Saint ômc.Tél.le soir .{•*>/, le jour 1-0 .1-23-11 Voulez-voua faire tie nouvelles connaissances, vous distraire par la eor-ie>|H)n(lanee.Pour informations inline timbre.Agence de correspon-cianee (an , Station Delorimier S(>, Monrtéa!.3-23-11 MEDECINS-VETERINAIRES ¦ ¦ -, ' - Dr Rosaire Gauthier, D.M.V.Rue âaiiit'André TéL 32 TERREBONNE Dr Charles-A.Gauthier D.m.v.261, De Villemure Tél.301 SAINT-JEROME M.Aldéric Labelle, qui, ius qu’à ces derniers temps, était le représentant «le la Cie «le Publication le Saint-Jérome (L’Avenir du Nord), a résigné ses fonctions; et nous avisons nus clients que les di recteur «le la compagnie ont acccp té sa iléi fission.i F.ROSAIRE -Au ihéàt; ¦ Rex, jeudi soir lender, a eu lieu line soirée récréa live donnée par la “Société Théâtrale Canadienne.La troupe montréalaise a inter prêté d’une façon tout à fait charmante le “Rosaire" de Florence Barclay.Une foule d’environ 800 personnes remplissait le théâtre Rex et pas un siège n'était disponible.Cette troupe a enregistré à Saint-Jérôme un succès complet.Mlle Yvette Lauzé, à qui fut décernée le titre de “Mademoiselle Saint-Jérôme", était présente au théâtre et a été présentée au public.Mlle Lauzé partira pour New-York dans quelques jours.* * it FEU MME ANT.DESJARDINS — Mercredi dernier, à l'âge de 72 ans et 10 mois, est décédée à Saint-Jérôme, Madame veuve Antoine Desjardins, née Mélina Saint-Amour.Madame Desjardins était malade depuis déjà quoique temps.Elle laisse dans le deuil, quatre enfants, Donat, Arthur, Rose et Georgette, une bru, madame Donat Desjardins, un gendre, M.Henri Francoeur, «quatre petits-enfants.Elle laisse aussi «(uatre beaux-frères.MM.Alexis, Hormisdas Léon et Louis Desjardins, tous ECI ALISTE 1817, boulevard Rosemont Montréal A SAINT-JOVITE toute la journée 1er et 2 Décembre - SAMEDI soir, DIMANCHE A la Pharmacie du Dr GRIGNON 1,200 patients traités à Saint-Jovîte en d«ux ans peuvent recommander mon ouvrage qui est garan.i sans douleur, ou votre argent vous est remboursé DENTIERSJ PONTS, PLOMBAGES, EXTRACTIONS et NETTOYAGE.Exicez votre garanti.— Ether, Gaz, Chloroforme, demi-sommeil.CERTIFICAT GARANTI 2010 Montréal, 19 novembre 1234.Ceci est pour certifier que mes travaux dentaires exécutés pour Monsieur — Madame ou Mademoiselle sont garantis pour nombre ans.Docteur JUTRAS Montant ÎOOOOO/x-ï par Dr Fernand Jutras AVIS AUX CREANCIERS En ce qui concerne la proposition d’un concordat, «l'une prorogation «1e délui ou d'un truité «le projet «le E-111 le Périllard, cultivateur.Veuillez prendre avis que Emile l’é r.llanl, demeurant à Sairit-Eustache dans le comté ou district de Terrebonne, province de Québec, m'a présenté une proposition de concordat (prorogation de délai ou projet de traité) pour être soumise à ses créanciers.La réunion générale des créanciers aura lieu à mon bureau, à SaintcsMo nique le vingt-huitième jour de m>-vembre à «leux heures «le l’après-midi.Daté à Sainte-Monique, ce dix septième jour de novembre 1934.Cl IS-El).LEONARD, Séquestre oITFicl.En ce qui concerne la proposition «l un concordat, «l’une prorogation «!«¦ délai ou «l’un traité de projet «le lê-o-nidas Léveillée, cultivateur.Veuillez, prendre avis «juc Leonidas Léveillée, demeurant il Sainte-Anne «fis Plaines dans le comté ou district do Terri-bonne, province «le Québec, m’a présenté 11:1e proposition «le concordat (prorogation de délai ou projet de traité) pour être soumise à ses créanciers.La réunion générale des créanciers aura lieu à Sainte-Monique, à mon bureau F vingt-huitième jour
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