L'Avenir du Nord, 24 mai 1935, vendredi 24 mai 1935
CHENIER 1897-1935 «£• '' v — v SEUL JOURNAL du DISTRI CT de TERREBON NE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE HUIT ANS.1897-1935 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FIES DU SAINT LAURENT” (Benjamin Suite» ABONNEMENT: $2.00 par année.Publié par la Cie de Publication, de St-Jéiôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI O ARE AU.Président SAINT JEROME.P.Que.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAüNANT LABELLE TRENTE NEUVIEME ANNEE NUMERO 21 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 21 MAI 1935 UN GRAND LEGISLATEUR La session provinciale s’est terminée, samedi dernier, après avoir duré quatre mois et dix jours.Elle a été d’une très grande importance.On y a adopté de nombreuses lois qui contribueront au bien-être du peuple et à la prospérité de la province de Québec.Le gouvernement Taschereau a -u répondre à des besoins nouveaux, et trouver de sages solutions à problèmes épineux qui intéressent toutes les classes de notre population.Le premier ministre et ses collègues se gardent bien de suivre line politique île routine qui, man quant de prévision, suivrait des sentiers battus et tomberait dans l’insignifiance.Non.A des difficultés nouvelles, le gouvernement Taschereau trouve îles solutions heureuses; a des questions neuves, il adapte sa législation; à des réformes utiles, il n’hésite pas à adhérer.Avec prudence, mais avec hardiesse et lermelé, il modifie les lois, il en é dicte même des nouvelles, s'il le taut, afin de remédier à des abus, ou pour mieux protéger l'intérêt public.Et dans cette évolution inteili geiite — signe caractéristique d’un bon gouvernement Monsieui Taschereau lie dévie jamais du principe d'ordre, de la mesure et du bon sens qui sont dans les meilleures traditions de la province (le Québec.L 'est ainsi qu'après trente-huit ans d’existence le gouvernement li béral de notre province reste jeune et demeure à la hauteur de la lâche que les circonstances lui imposent.Il reste jeune parce qu’il sait se renouveler, s’adapter, évoluer et comprendre les devoirs de l'heure.Le gouvernement Taschereau n'est ni révolutionnaire, ni réactionnaire, ni stationnaire.11 regarde en face les réalités, il prévoit l’avenir, il comprend les besoins du moment.Et il agit.La dernière session en donne une preuve éclatante.L)e plus, la législation adoptée démontre l’inanité de la légende que veulent créer les adversaires du gouvernement Taschereau en l’accusant d'être l’esclave des trusts.lamais gouvernement n’a adopté des mesures aussi énergiques et décisives pour protéger les intérêts du peuple contre les appétits exagérés de certaines compagnies boulimiques.Sans revenir aujourd’hui sur les détails de quelques-unes des plus excellentes lois inscrites dans ne>s statuts, à la dernière session, mentionnons les lois concernant l'électricité: l'une ayant trait à la municipalisation des services électriques, l'autre créant une commission permanente de l'électricité ; une troisième relative à l’exploitation des chutes d’eau situées dans le domaine public et à leur concession dans l’avenir.Ces tiois lois ont comme but principal de contrôler les services électriques et de mettre à la raison des compagnies cherchant des bénéfices exagérés.Signalons encore la loi nouvelle pour assurer la protection des ressources forestières de la province de Québec.Cette loi est une arme que le gouvernement s'est forgée pour mater les industriels du papier qui, pour acquérir le monopole de la vente du papier, ne veulent pas venibe la tonne ne papier à un prix r.iisonn;.le.ce qui ruine les épai gnants qui ont p'.aié leurs économies dans leur unie)irise et-est la cause des salaires trop bas qu ds paient à leurs ouvriers.i’ar sa législation courageuse, le gouvernement Taschereau, loin de se montrer l'homme lige des “trusts", met un frein à-leurs am Litious ii raisonnables et protège le peuple contre les abus et les injus lices Mais le gouvernement ne tombe pas dans les exagérations de certains groupes de jeunes réformateurs exaltés.Avec raison, le premier ministre, tout en mettant obstacle aux profits exorbitants de certaines compagnies, veut protéger les obligataires et les actionnaires de ces compagnies.Peut-on lui en faire un reproche \,' I h formation, journal non politique, mais strictement financier, le félicite, au contraire, d'agir avec circonspection pour ne pas ruiner des compagnies où se trouvent engagés S500,-ono.ooo de capitaux d’actionnaires et d'obligataires de bonne foi dont un grand nombre sont des citoyens de la province de Québec.Parmi les autres lois qui viennent d’être adoptées, citons celles qui regardent la colonisation qui vont activer le retour à la terre; la loi relative au crédit agricole qui permet (l’emprunter à un taux d’intérêt de 3 '¦ ays |xmr aller exercer sa profession dans l’un des centres de la Nouvelle-Angleterre, afin d'apprendre l’anglais à fond.11 revint au C anada pour être élu, en 1897, représentant du comté de Iieauce à 'a Législature provinciale, l’eu detemps après, il franchissait le seuil du Parlement fédéral, où il a toujours siégé depuis, soit à la Chambre des Communes soit au Sénat, i e 1 )r Héland était une puissance à la tribune, et je connais peu d’hommes qui aient été si tendrement aimés par leurs électeurs."Il possédait à un degré remarquable la grâce, la vive intelligence et la générosité agissante de sa race.L’on peut dire que cet intellectuel vivait de la vie du peuple, saignait de ses blessures et pleurait dises tristesses, il jouissait de l’affection île tous, parce que son coeur battait à l'unisson de leurs propres coeurs.“Qui donc dans cette Chambre pourrait oublier son sourire rayonnant et son esprit jovial ?“L’une des dernières, peut-être même la dernière fois qu'il prit la parole' en cette Chambre, ce fut pour rappeler le rôle bienfaisant du médecin de campagne, et cela nous remémorait l'hommage immortel d’Honoré de Balzac à cet humble serviteur du peuple, des riches copime des pauvres, au guérisseur des maux et au consolateur des misères humaines, toujours prêt à répondre à l'appel de m’s patients, le jour, la nuit, mauvais temps ou beau temps, et toujours sans souci des récompenses matérielles.“Le nom du Dr Héland frappa l'attention publique, au cours des débats sur le problème complexe de la conservation plus adéquate le nos ressources naturelles.A la demande de sir Wilfrid Laurier, il avait été- choisi avec sir Clifford Sillon pour représenter le Dominion à la conférence nord-américaine convoquée à Washington par le président Théodore Roosevelt."Il s'intéressait vivement aussi aux questions d'hygiène publique.Au cours des dernières années, il publia plusieurs opuscules très au point et fort utiles qui font maintenant partie des manuels de nos collèges, de nos écoles et de 110s couvents.Par la plume et la parole, il intéressa les pouvoirs publics à des réformes dans ce sens, réformes qui s’imposaient depuis longtemps.bien des chances de déposer 1111 bon vote.Il est le mieux préparé à comprendre que la critique est aisée, mais que l’art de gouverner est bien difficile.A l’heure où son devoir l’appelle à maintenir au pouvoir ceux qui travaillent pour lui et à faire entendre raison à ceux qui ni reculent devant aucun moyen pour saper toute autorité, quelle qu'elle soit, il répond à l’appel du vieil et profond instinct de justice et d'équité qui anime tout vrai "Ca-nayen”.( >n le verra bien ! L.M."Nous savons qu’il se signala comme ministre de la santé nationale et des pensions militaires.11 connaissait ces problèmes à fond et s’appliquait assidûment à les résoudre.\usst y réussit-il d’une façon remarquable.il n'avait qu'un seul idéal: l'intérêt public et le bien-être îles vétérans.Servir, telle était sa devise."L'est en 1914 qu'il donna une preuve éclatante de son dévouement lorsque, au cours de ces jour liées fatales de l'invasion alli-man de, lui, médecin, alla spontanément s'inscrire dans les hôpitaux niih taires de la Belgique 11 accepta tous les risques de cette clinique, sachant ce à quoi i! s'exposait l’eu après, il était fait prisonnier de guerre.Sans un niurniun.c’est le sourire aux lèvres qu'il sc résigna à son triste sort."Nous savons les souffrances qu’il endura pendant ses longues années d'internement dans les pri sons île Berlin Nos coeurs s’émurent au récit des malheurs qui s'abattirent cruellement sur notre pauvre ami.Connaissant son esprit chevaleresque, nous étions tiers à bon droit di son impassible courage.Avec le temps, il finit par désarmer ses ennemis par sa sérénité d'âme, son sourire engageant, son esprit vif et aussi par la générosité avec laquelle il prodi gua, sans se lasser, ses services pro iT-ssionnels à ses compagnons d’infortune comme à scs geéilier eux mêmes.“Tout l’admiraient mais il constituait un otage trop précieux pour que l'Allemagne accordât à ce médecin distingué-, à ce gentilhomme, la liberté que commandent les lois de l’humanité, il languit donc en prison, et c’est en songeant à son pays, dans sa cellule, qu'il ressentit les premières atteintes de la fatale maladie qui finit par l'emporter.A son retour, ses traits amincis nous révélaient son état de santé."Il n’avait plus d'illusions et souvent il disait: "Je mourrai bientôt, je le sens, je suis prêt.’ “Profondément croyant, le Dr Héland était en effet prêt à paraître devant son Créateur.Vers la fin d’avril, à la veille de son départ pour un voyage de repos, il disait à l'iionorabc sénateur de Granville et à moi-même: "Je vais ver> le Sud, à la recherche du soleil”."11 partit, mais hélas ! ce tic lut pas pour se réchauffer aux rayons rgcs V.li li'c-st sans doute pas hors de pinpos de rappeler de quel oeil sir W ilfrid Laurier avait vu les fêles du Jubilé de la Reine Victoria, t de quel coeur ii y avait pris part.< lu sent ici l’élévation d âme de ce grand Canadien français dont a renommée s’étendit très vite aux quatre coms de l’Empire britannique et dont le prestige s’imposa immédiatement à son entourage dès son premier voyage officiel en Angleterre.Et l’on sc souvient que son éloquence était à la hauteur de son idéal.La simple lecture des line-' qui suivent laissera au coi-ui de ceux qui l'ont connu une impression profonde, comme ne pouvaient se détendre d’une vive émo lion ceux qui curent le privilège de l’entendre.Dans tin discours sur l’adresse, au début de la session de 1S9S, Sir Wilfrid Laurier nous décrit, en un passage d’une belle envolée oratoire, les fêtes grandioses dont il av ait été le témoin : \ un attire point de vue, la tète du jubilé a été aussi féconde en i-nscignenicnts qu’elle a été- impressionnante.Elle a été toute une révélation de l'immense développement de l’Empire britannique, ré vélation de sa puissance, de son étendue, de sa cohésion."Pour tous ceux qui se sont trouvés sur le parcours de la procession.du palais de Buckingham à la cathédrale Saint Paul, impossible de ne pas se reporter en esprit aux siècles de l’ancienne Rome, vers ces fameuses processions, où le général victorieux remontait la voie sacrée, dans un flamboie- MELI-MELO INVENTION D’UN VAN ADI EN-FRANÇAIS I n nouvel appareil de transmission, dû au génie inventif d’un jeune canadien français, M.Armand Juneau, secrétaire du chef de la traction du Canadien National, vient li'ètrc éprouvé avec succès et apportera probablement des changements intéressants dans le système d'éclairage des trains de vova geurs.L invention de M Juneau consiste à capter l'énergie développée par les roues des wagons et à la transmettre directement à la dynamo d’éclairage ou encore aux nppa veils frigorifiques en usage sur les chemins de fer.Elle offre entic autres avantages ceux d’une grande souplesse, d'une marche silencieuse, d’être imperméable, à la poussière de la route, à l'épreuve des chocs et vibrations et de se passer de chaines et de courroies.I/appareil de M Juneau fonctionne déjà depuis trois mois et avec plein succès sur un wagon circulant entre Montréal et Winnipeg.M Juneau est aussi l'inventi-ur du vé-locimèlre qui |M>r(e son nom et qui est en.usage sur certains wagons du Canadien National.LE t ANADA Et LA DEFENSE DE L’EMI’IRE L’honorable M.Bennett déclare avec emphase c’est e mot —• que l'Angleterre ne lui a rien demandé- et qu’il 11e lui a rien promis touchant la participation du Canada à la défense de l'empire.Nous le savons bien.Une telle demande 11e pouvait être faite au premier ministre du Canada qui n'avait aucun mandat pour y répondre, puisqu'il était à Londres pour y représenter notre pays au Jubilé royttl et non pour autre chose.Mais, M.Bennett, sans mentir, lit-il bien toute la vérité ?Nous ne pouvons croire que les impérialistes n’aient pas profité de iV.vc ¦ -llentc occasion qui s’offrait à eux de tâter le terrain, ou, autrement dit, de tâter le pouls de l’opinion des premiers ministres du commonwealth.AL Bennett a dévoilé une partie de ce qu’il sait.L'avenir nous dira ie reste.A LA CHAMBRE DES COMMUNES Les députés sont de noveau à leur ]>oste après un ajournement de cinq semaines.Lundi dernier, le premier ministre, l'honorable AL Bennett, a fait son apparition à la Chambre où il n'était pas venu trois mois.nient île gloire et de triomphe.Décidément, cette procession du palais de Buckingham à la cathédrale Saint-Paul a été un véritable triomphe: mais quelle différence entre ce triomphe et ceux de l’an-liemic Rome ! Au lieu d’un guerrier revenant d’une campagne militaire, chargé des dépouilles sanglantes de nombre de provinces ou de royaumes, et suivi de milliers d’esclaves et de prisonniers enchaînés à son char, le triomphateur, aujourd'hui, c'est une femme, non plus à la fleur de l’âge, tuais une femme sur laquelle le temps a déjà appesanti sa main, et, parmi son cortège, se rencontrent des représentants d’une foule de pays et de cultes, représentants des races noire-, de l'Afrique, des races jaunes de l'Asie, ceux des races mêlées des Indes occidentales, chrétiens, nia-hométans, boudhistes, mais tous, hommes libres.Oui, tous libres, les uns portant l’uniforme de l’ar-mee anglaise et marchant fièrement aux accents des refrains martiaux de "l'Angleterre."Et lorsqu'à! face de la majestueuse cathédrale, sous la voûte des lieux, l'immense foule invoqua pieusement les bénédictions du Tout-Puissant sur la vieille Souve-1 aine et sur ses vastes domaines, un tressaillement d’émotion parcourut toute celte foule, et chacun de nous se sentit intimement convaincu que, bien différent en cela de l’Empire Romain qui, apres s’être élevé par la force et la violence, a succombé sous les coups de la force, l'Empire britannique, basé- sur les lois éternelles de la liberté et de la justice, vivrait et subsisterait toujours.lit s'il en est ainsi de l'Empire dans son ensemble, ainsi en est-il de chacune des parties qui le constituent." ARMAND LAVERGNE Député à vingt-quatre ans, avec une intelligence vive, une répartie foudroyante, une prestante de consul, un visage de léviBe, un maintien à la fois noble et familier.C’était presque un défi au plus élémentaire bon sens.Ce défi, Armand Lavergne était de taille à le porter par son esprit souple et caustique, par son inipci turbable l'm'ett-foulisme, par sa détermination de tout sacrifier au plaisir de lancer un bon mot.Tel était cet homme excessivement spirituel qu’il 11e pouvait résister à la tentation de tomber tout le monde, st-s rares amis aussi bien que les autres, quand il s'agissait de sc mettre en vedette.Mélange singulier de sincérité farouche, de charmante et originale rosserie d’enfant gâté-, de clairvoyante imprévoyance si l'on peut dire, il eût pu faire beaucoup à force d'intelligent ef lacement ; rarement il a su faire taire le démon qui le poussait à faire parler de lui.Disons le mot: il a manqué de pudeur simplement h iimniiie.l’ourquoi cet être si bien doué, au double point de vue intellectuel et physique, a-t-il quasi raté sa vie ?C'est qu’il a débuté dans la carrière politique à l’âge où il aurait dû commencer à s’instruire, à cultiver son esprit.Moins jeune et mieux préparé, ses connaissances philosophiques et historiques eussent été moins sommaires, son jugement eût été moins à la merci de son caractère, son âme plus ou verte aux enseignements de l’expérience, son enfantine vanité peut-être moins ostentatoire.C’est le contraire qui est arrivé.Après 1904, d n’a rien oublié peut-être; il n'a guère appris.Il s’est cramponne à un petit nombre d’idées généreuses dont le développement, tout imprégné de romantisme, prêtait à maints succès oratoires.Dans sa lutte contre l’impéria- (Suitc à la dernière page) Le chef de l'opposition l’a félicité de son retour à la santé.Toutefois, il ne paraît pas que M.Bennett soit complètement rétabli.Ses médecins lui conseillent un repos qu’il peut prendre difficilement en restant à la tête de son parti.La situation est donc encore indécise et les conservateurs sont perplexes.Il faut pourtant qu’une décision soit prise sans retard en vue des prochaines élections.E11 attendant, la scsion sc continue.ntorne et lente.On étudie en ce moment l'emploi des millions que le gouvernement veut faire voter pour des travaux publics.EXCURSIONS LE JOUR .DE LA FETE DU ROI M.C.-P.Riddell, président de la Canadian l’assenger Association annonce qu'à l’occasion de la longue fin de semaine coïncidant avec la Fête du Roi, le 3 juin, les réseaux canadiens consentiront des taux spécialement réduits, soit un billet tiler et retour pour le prix d’un billet simple plus un quart.Ces billets seront valables du vendredi midi, le 31 mai, jusqu’à minuit, le mardi, 4 juin.LAROUSSE MENSUEL Sommaire du No 339 — Mai 1935 Louis Barthou, par AI.André Chaumeix, de l’Académie française.— L’z\rt byzantin, par M.Norbert Dufourcq.— Dix Ans sous terre, par M.H.Froidevaux.—¦ Excavateurs, par M.Marcel Ht-gelbacher.— Houille rouge, par M.ejan Hesse.— Alexander von Kluck, par M.Robert Laulan.— Histoire de la Marine française, par M.Henri Froideveaux.— Mythologie primitive, par M.G.-H.uquet.— Trafic des grands ports maritimes, par M.Léon Pondéraux.— Nouvelles facilités accordées aux abonnés au téléphone, pai M.J.-J.Verdier.— Le mois lilte-inire, scientifique, historique et juridique, cinématographique, théâ Irai, musical et artistique, 60 gravures et 1 carte.Mots croisés.Le numéro, 4 fr., chez tous les libraires et Librairie Larousse, 13 à 21, rue Montparnasse, Paris (6°).PENSEES La Bonté.Toute petite chose, certes ! et combien rares sont les hommes qui ne comprennent sa valeur et son mérite qu’à l’âge où il est presque trop tard pour nous de nous en apercevoir ! — Pierre IJtande.34 L A\EN IR DU NORD, VENDREDI, L't MAI pi CHRONIQUE NOS RELATIONS Avez-vous déjà constate corn bien nos amis, mente les pim intimes, demeurent en quelque un te |K»ur nous, sous plus d'un .ingio, le parfaits étrangers ?Il arrive parfois que leur personnalité profonde se dérobe volontairement à nos yeux.Le plus souvent, elle nous échappe faute de perspicacité île notre (art.Nous nous igtioicns en somme tous les uns et le.autres.lit c’est malheureux.I >n moins beaucoup «le malheu.en résulte.Nous nous attardons pic-que tous à l’unique contemplation de noire moi, négligeant ainsi ik pénétrer et conséquemment de comprendre le caractère, les s.nti-ments, la manière de réagir de ceux avec qui nous vivons.Cette mutuelle incompréhension de toutes les heures, pour ainsi ih re, provoque de multiples et graves confits.D'elle naissent fatalement des injustices criantes, sans compter les incessants malentendus qu'elle suscite.Nos relations de famille ou d’amitié sont ainsi sou vent en péril, y perdent en tout cas en charme, en douceur, en récon fort.Certains êtres s’enferment dan-une tour d'ivoire et s'isolent parmi la foule des humains qu'ils côtoien» journellement.Ce sont des obsti nés de mauvais vouloir.Ils ne s'e-n tiennent qu’à leur façon de voit et de juger, et s'obstinent à se croire des critérium de vérité infaillibles.Cette incapacité à admettre les sentiments réels qu’éprouvem les autres sont autant de causes qui créent une atmosphère de mé-sententc et d’incompréhension.Cette partialité étroite les emprisonne dans une sphère minuscule à laquelle leur culte du moi donne l'importance d’un univers.Tout ceci est bien l’indice d’une pauvreté intellectuelle et tout particulièrement d’une infériorité morale.Et pourtant savoir [lénétrer le secret des âmes en toute affection ce serait établir dans nos relations familiales, sociales et mondaines, !’un des procédés les plus cffec-Afs pour supprimer nombre dt maux.11 faut apprendre le se cret des âmes pour créer plus (’’harmonie autour de nos vies.Pour atténuer le mal, consoler ceux qui souffrent distants et silencieux, il faut se pencher jusqu’à leur détresse muette.On est parfois plus prompt à juger qu’à comprendre.Ceux-là qui escomptent de notre part une sentence équitable sont le plus souvent déçus et lésés parce que leurs arguments ne nous attei gnent pas, nous sommes convaincus à l’avance du contraire de leurs assertions.Combien de |>crsomies sont oiTeiisée.s par nous, faute «J’u-voir appris quel langage il convient de leur parler .Ils sont nombreux les méfaits que1 cause autour de nous cette (lu limité à se dégage, de sa personnalité |x»tir penétrei celle des autres Mai- il ressort de cette constatation un devoir précis: celui d’opérer en nous cette iraus-|x)sitiun de vues sans laquelle on ne peut être iu bons, ni même jus tes.Tout d’abord il faudra s’astrein dre à une impartialité sincere de pensée et de jugement sur autrui Sans toutefois modifier nos opi nions ou abdiquer nos principes, on se rendra facilement à l'évidence que tous les êtres ne sont pàs forcément identiques à nous.Ht que, a priori, tout ce qui en eux diitère de nous ii est pas nécessairement blâmable, reprehensible ou faux.El nous n attendrons un résultat satisfaisant dans nos relations d'amitié qu’en étant possédés du dé sir de franchir le fossé qui délimite les caractères de chacun.Il fau dra s’y appliquer avec une cousrtm le bonne volonté.Ce plan altruist,, peut paraître irréalisable au premier abord.Mais comme il vatu la peine qu’on s’y arrête ‘ Je nignore pas que chacune de celles à qui je m’adresse n’est pas seule en jeu.qu’elle ne sera pas seule à vaincre, même en s’appli quant à pénétrer l'aine de telle pci sonne qu'elle côtoie ou avec qui cl le vu II est évident que la compré licnsion d'autrui ne va pas san qu’autrui s'y prêle et n’y collabore intimement., l-.t personne ne peu se flatter d’atteindre son but.si l'autre demeure impénétrable.I hasard veut que sur notre route nous rencontrions souvent des îles qui se taisent, qui s'isolent, et souvent, se masquent.Ceux-là il faut les vaincre avec tout le char me et la persuasion d’une âme ai mante et compréhensive, yuan,! ils constateront que nous sommes uni de pensée avec eux, ce besoin inné de tout être humain de se révéle: fera tomber leur mutisme.Il n’y a qu'à ce prix que nous é faillirons cet échange heureux: dépensées, des émotions, des peine et des joies, qui sont en somme ia résultante de toute amitié durable Ceux qui savent aller vers les autres.qui leur prêtent à l’occasion une oreille attentive, n'en sont (ju -plus grands parce qu’ils font ocu vre meilleure.yu il sottise donc de nous ei inspirer à l'occasion.M.lRYSii Outremont le 2o mai 1935 LES BONNES RECETTES Faisons Je la bonne cuisine elle ne coûte pas pins cher que la mauvaise Purée “Marie-Louise— 3 pieds de céleri, 6 pommes de terre, i morceau de beurre, 1 bon verre de lait, z tranches de lard de poitrine aussi maigre que possible.Sel, poivre.1° Eplucher, laver les pomme* de terre, les couper en 2 ou 4, se Ion leur grosseur.2° Eplucher le céleri, le lavei, le couper en morceaux.Le mettre cuire à grande eau bouillante salée pendant une demi-heure environ, puis jeter l'eau.3° Remettre de l’eau bouillante pour couvrir le céleri et ajouter les pommes de terre.Faire cuire juste à point pour pouvoir passer le tout ensemble.4° Egoutter le tout, et passer au tamis sur un linge.5°Remettre la purée dans la casserole, sur le feu, avec un morceau de beurre, sel, poivre.Bien la remuer puis ajouter petit à petit le lait chaud en quantité suffisante pour donner à la purée la consistance voulue.6° Couper le lard en larges “lardons." 7° Mettre dans la jxiêlc, sur le feu de beurre restant.Dès qu'il est chaud, y faire “dorer” doucement les lardons.mier bien chaud.Garnir avec les lardons.Mettre, a volonté, la graisse re> tée dans la poêle.Poule au rie sauce Délice.— A vec une poule et des légumes: en rottes, poireaux, oignons, navets faire un bouillon.Retirer la poul quand elle est cuite et se servir d'une partie du bouillon pour cuire du riz qu’on aura fait revenir dans du beurre auparavant.Ensuite, faire avec de la farine et du beurre ur roux peu coloré, mouiller avec le restant du bouillon et laisser cuit a feu doux.Achevez la sauce eu la liant, tandis qu'elle est sur le -’eu, et en la tournant avec ut, ¦duet, avec deux jaunes d’oeufs et un verre de crème fraîche Dresser la poule sur le riz it napper avec ta sauce.Carottes à la flamande., kâ-tissez de lionnes carottes rouge-bien tendres, coujiez-Its en rotule: les et faites-les blanchir, à l'eau bouillante pendant 5 ou 6 minute Egouttez les carottes, inettez-li -dans une casserole avec un peu d beurre une pincée de sel.un peu de sucre en poudre.Faites sauter à feu doux pendant quelques minutes, puis mouillez avec du bouillon Lorsque les carottes sont cuites, n-joutez deux ou trois cuillerées d'bon jus; liez avec un peu de beurre niante de farine et saupoudrez de persil haché fin.Servez ave un entourage de croûtons frits aa beurre.tirez les pépins et les parties du A etloyage Jes couvertures tic res, puis faites cuire quelques ins laine.- Les couvertures de laine tants dan- un sirop de sucre.Re- ‘doivent être nettoyées à l’eau induré/ ensuite et mettez dans un plat de additionnée de quelque- ctiille ail.int au feu.1} autre part, battez , rees d essence de térébenthine huit jaunes d'oeufs et quatre blancs avec trois demiards de lait sucré et vanillé, ver.-ez sur les |xiires et faites prendre au four./lise nils.2 tasses larme, 3 c.a thé de piiidre à pâte yj c.à thé de sel.2 c.à soupe de* saindoux, 1 tasse de lait.Rouler la pâte épaisse d’un pouce La couvrir de cassomiade et un peu de beurre.Rouler et couper en rangs de l’épaisseur d'un jifiuce.Cuire 20 minutes dans un four pas trop v if.CHANGEMENT DE NOURRITURE AU PRINTEMPS Presque tout Je monde porte de.élément* plus légers quand le printemps est arrivé, mais peu de personnes pensent à changer de nourriture a cette époque.Nous nous réjouissons tous de nous départir des vêtements chauds, depaletots et manteaux de fourrure ainsi que des foulards quand l'Iu-ver prend lin.Nous devrions aussi donner à l'estomac une nourritn re appropriée.Les aliments que nous absorbons durant I hiver ne conviennent plu-diirani les saisons du printemps ci de l’été.E11 effet, la plupart de nous, désirons une nourriture plu-légère quand une température plus chaude arrive.Comme les dents-de-lion t pis sciilitsj abondent sur le marché de ce letups ci, ainsi que d’autres plantes potagères, les personnes sa ges vont se procurer ces légume.-La rhubarbe, prisée par la majori té des gens, est meilleure que ja mais.Les choux nouveaux et les ladis font leur apparition.Mange cru.le chou est riche en vitamines.Le lait est un aliment précieux pour la santé.Il convient aux a unîtes et aux enfants.On dev rait en donner un verre aux enfants a chaque repas.Le beurre et le Iro mage ne sont pas à négliger .101.plus.Les personnes qui aiment ti lait de beurre, devraient en boire, car il est bon jKiur la santé.Les glaces constituent un excellent dessert.Il est très important- aussi d-faire entrer dans le menu, une sa lade de légumes frais.Une telle salade devrait être servie tous le-jours.Les salades de laitue, de chou, de pissenlits ou d’autre plantes potagères, auxquelles on ajoute des tomates, îles carottes, des radis etc., sont très bonnes.Il ne faut jias oublier d’entrer dans le menu du poisson, au moins une fois par semaine, car outre qu’îï ajoute à la variété, il fournit l’iode nécessaire au corps.C’est un moyen simjile et prudent de prendre de l'iode.Commencez dès aujourd'hui à prendre une nourriture plus légère, et vous verrez que vous ne vous en porterez que mieux.mm 1 etre fait trem[K-r ta Ce lavage demande promptement: on lais-couverture pendant dix minutes, on la trotte légèrement, puis on la retire.COMMENT PROLONGER LA DUREE DES VETEMENTS Comment arriver à ce résultat, mesdames ?lotit d’abord ayez l'habitude de vous déshabiller aussitôt, lorsque vous rentrez de visite ou de unir sek ; la toilette que l’on porn- -,m-ar 1 et, que I 011 11e laisse pas reixlse 1 -e lane et se (letorine bien plu- vite.De plus, dans -on mu-rieur, une femme s’occupe de bien de.travaux qui peuvent abîmer une robe fraiehe.Au—i est-il nécessaire d'avoir toujours une robe n songe qu'en ces jours de floraison première I.a J aînesse, elle aussi, posait par les chemins .Scs ailes de poussière Sur les paies jasmins iu s ludain on re; il le prime temps des roses.Le temps: où l'un quittait, dans le jaritm rouvert, I.a non; cauté des choses lit l'imprévu du vert.L'heureux temps d'enfantine et crédule démence Où l'on croit, au printemps, quand les arbre., sont blancs, {hic l'hiver recommence Dans les rameaux tremblants.Où la légende en /leurs des semaines pascaics ( ache dans les jardins des oeufs mauves cl bleus Parmi les feuilles ptiles lit les gazons frileux.Des oeufs tl'ttr qu'on croirait jetés lit far tics amies Oui les auraient soustraits aux nids frêles bâtis Par des vols de mésanges .lux toits du Paradis Oh .' les jardins emplis de soleil et d’enfance ijitaïul les cloches de Rome, un matin clair d’avril.S'évadent du silence lit rentrent de l'exil ! Georges, !lus fraternelle hospitalité les uns pour quelques repas seule ment, d'autres pour quelque- semaines, même parfois une i.aipk d'a.tmcomme Mgr l'àpin au, é-tiuîlant à rihslitut Catholique.Le quelque-, 1 rente chambres sont souvent remplies, mais alors l'èr, dirigent leurs hôtes vers de maisons amies; 200 subirent ce sort, lors de l'Exposition Coloniale eu 1931.Cénacle Saint-Joseph : — Dès 1903, la congrégation était cri mesure d’ouvrir une nouvelle maison, aux portes de Paris, dans le parc impérial de la Malmaison, pour les prêtres qui désirent y faire taie r, traite- prolongée.A part le pi ;-on-nel, le Cénacle peut abriter une quinzaine de prêtres.Ce 11’était pas suf fisant pour la demande, ci l'on dut en 1933 ouvrir une nouvelle maison du même genre.Le R.1*.Dubé.du diocèse de ftimôtiski.Cst actuellement directeur.Le P.Têtu, frère de Mgr Têtu •»««• on dr Que tie < Imperial Tobattu Cumpvny uj Canada.Limi'eé 200 Demandez pour VU PRIX COI I AVI 200 J5Z* J.p.LAURIN OTTAWA «Æ* Graines de Semence i - î i ( -1-11 Detroit .4 ohi-e.s, O.aîî, la livre Betteraves, Grand Rouge Mammouth, la livre 0.10 Blé; d'Inde, lluntam doré.I livre 0.25, 10 livres Carol h -, < liaiiti nay .I oz.0.15, I HA.0.10, la livre Carottes, Lu.igue Orange.| oz.0.35, In line •'(’i( ri, l'Iani.- blain-lic.) 0.35, I oz.1.00, la livre ( 'luira , Wiiiiiigst.-nlt .1 nz.0.25, 1 oz.0.65, la livre Choux de .Siam, Jumbo.la livre 0.50 (’oneomlio-.Long vert, .l i-vi-s, Cire dorée.Navels, Alillin .Navets, Poiucrauien* I oz.0.25, 1 oz.0.75, la livre .I livre 0.25, 5 livres .I oz.0.25, la livre .la livre 0.40 1.00 2.20 1.35 1.00 3.25 2.25 2.50 1.10 0.75 Navellr, Essex.( lignons, Wethersfield, Poireaux, ('in-entnn .l’n.s, l.axtoiiiaii.l’oi de .senteur.Radis, Bout blune.Salade, ( !r:iin 1 Rapids ., Saisi l'is, Saialwiidi.la livre 0.25, 5 livres 0.00, 20 livres 3.00 .-I oz.0.05, la livre 2.25 .! oz 0.35, I nz.0.85, ht livre 2.50 .I livre 0.25, 5 livres 1.10 .1 oz.0.20, I oz.0.15, la livre 125 .-I oz.0.25, ht livre 0.75 .I oz.0.45, la livre 1,65 .1 oz.0.25, t oz,.0.85, la livre 3.00 Tabac, Comstock Spanish .l'once 0 85 Tomates, .I oz.0.10, I oz.1,25, la livre 4.25 Grand choix de légumes, 81 variétés.PHARMACIE OSCAR LANDRY I,a mieux assoFlie du disliicl 339, rue Saint-Georges Saint-Jérôme Voisin du Marché Tel.461 et 490 Son lumbago n’est pas revenu KRUSCHEN L’EN PROTEGE D’UNE FAÇON EFFICACE Il ne summit y avoir des céréales assure non seulengJitl une abondante alimentation poui le bétail, mais en plus une source de revenus à tous les cultivateurs qui en disposent toujours d'une certaine quantité chaque année pour les marchés locaux et étrangers.La culture des céréales donne des résultats qui font honneur au sol et au climat du comté, l’ar ex emple, eu 1934, l’avoine donnait un rendement moyen de 40 minois à l'acre, tandis que le blé, dont fa variété la plus cultivée est le ‘'Huron".produisait une moyenne d'en viron 22 minots à l'acre.Dans ce même rapport, le représentant du Ministère de l'Agriculture pour le Témiscaminguc souligne que le comté est un des rares coins de la province où l'on récolte avec beaucoup de succès des pots qui cuisent bien, exempts de ma- ladies et d'his.ectgs.Une production de S.uoo minots dans une an née indique l'nupqi tance de cette culture.¦ .La cultuçu.dçs patates cl .des (liantes fourragères donne aussi d'excellents résultat», comme l'attestent les chiffres suivants cer- tains cultivateurs en récoltent Oc 1 ,(HK) à t,5oo sacs par année, une seule paroisse en ayant déjà l>rt>- (luit 40 wagons en une seule sai- son.Les trèfles "rouge” et " al Si- ke” poussent abondamment et te commerce de .graines fourragères fournit un nuire débouché aux cul livateitis, lesquels se sont formés en coopérative pour faciliter la vente de ce produit.M.Bégin, l’agronome qui a ptê-paré le rapport en question, dit av ce title pittoresque franchise que "le Témiscaminguc ne jouit pa-d'une température aussi lémente que la péninsule du Niagara, mais que tous ies légumes y v iennent e gaiement bien", 11 appuie sur la culture de la laitue .commerciale, industrie qui a pris naissance dans le comté en 1934 et qui a déjà permis l'expédition de 13 wagons de pommes de laitiiç -tir les marchés de Toronto et Montréal.Cette culture vise à l'aliipentaliun de nus grands marchés à une époque ou les centres ordinaires de production ne sont plus capables d'en fournir.Que dire de la récolte des bleuets ?C’est une industrie qui rapporte encore de jolis bénéfices aux cultiv atem vile ki (région.¦ ¦ Avec son sol (trtue.-et fut climat propjélS ÿtîfagtTç((ftiirc, le Tenus i-artfiligne* se "’ttfaceparmi les meilleures régions de colonisation de la province.LA MENACE DE LA ROUTE Avec la venue de la belle saison el l’ouverture utile de toutes les grandes routes, le danger de l'an tomobile reprend sa place comme la menace constante de chaque heure du jour et de la nuit.Les randonnées sont à peine commencées ijue déjà les journaux oot pu ouvrir une.chronique régulière des tragédies qui multiplient les deuils et sèment l’effroi; des conducteur» ont précipité leur voilure contre, un obstacle ou dans un fossé, se tuant ou se, blessant gravement, eux et ceux qu'ils .conduisaient, d’autres ont bousculé des promeneurs, enfoncé et fracassé des voi turcs rencontrées sur.leur chemin.La sécurité' et la trànquilité publiques sont quotidiennement mises en péril et il faut à tout prix que chacun s'efforce de réduire le pins possible fes risques d-’accidém sur les routes.¦ Les chemins, “qu'il s’agisse de grandes routes ou de rires, tint été faits jxîtir tout le monde.Au lieu de se disputer dangereusement, et au fond ridiculement, comme trop d'automobilistes, de conducteurs de voitures à traction animale, de cyclistes et de piétons le font, le droit de priorité, ne semble-t-il pas mieux que tous .devraient fairy bon voisinage.Dans la plupart des accidents qui se produisent il u’csl pas exagéré de prétendre qu'hahjtuellcment au moins cinquante à soixante pour cent des automobilistes ont enfreint les règlements de la circulation.L'infraction-, à la loi de la circulation constitue fréquemment un délit, toujours non.intentionnel, mais ,un délit qui 11e peut admettre d’excuses.Le moyen Certain de rendre la voiture automobile inoffensive e: — M.Henri Gareau, «le Saim-Faustin Station, préfet «lu comte de Terrebonne, est propriétaire conjoint «le l'Avenir du Nord avci M.J.-B.Parent, «le Saint-Jérôme, et président de la f ie de Publication Saint—Jérôme.NOTRE CARACTERE FRANÇAIS Ce qui fait le charme de la province de Québec aux yeux de maints touristes, c’est son caractère français.Xos habitudes et coutumes dit fèrent «les leurs et c’est surtout ce qui les intéresse.Certes, notre province possède des routes excellentes et bien entretenues, des sites historiques rc marquables, «les beautés naturelles incomparables, mais ce qui attire, chez-nous, ce qui nous est particu lier en Amérique du Nord, c’est notre caractère français, notre langue, nos habitudes, notre table, notre hospitalité.Malheureusement, nous avons multiplié, inutilement d'ailleurs, les affiches anglaises souvent «le mauvais goût, aux devantures de nos hôtels, tavernes, magasins, garages, etc., dans l’unique but d’attirer i’at-tention du touriste.Nous n’avoii; fait que l’éloigner.Si les étrangers viennent chez nous, c’est pour y trouver du.non veau, du différent, et ce n’est pas en les recevant à l’anglaise, ou à 'américaine qu’on les encouragera 1 revenir.Enlevons sans plus tarder les reclames anglaises inutiles «le nos places publiques, «le nos hôtels, ta vernes, garages, magasins, etc., v remplaçons-Ics par «les affiches rédigées en français, et nous y gagnerons «le toute façon.Soyons aimables et hospitaliers, accueillants.Surtout, ne grossissons pas nos prix car nous chasserions, du coup, cette clientèle de choix qui s’appelle les touristes et «jui nous rapporte «les millions par année.Nettoyons, blanchissons, plantons «les arbres et «les fleurs, rendons propres et gais les abords «le nos demeures.En général, la cuisine «le nos hû tels et pensions est excellente: maintenons sa bonne réputation.Présentons un menu rédigé dans les deux langues, si l’on veut, mais en français d’abord.Soyons discrets et obligeants envers tous les touristes, mais surtout envers ceux qui voyagent avec leur famille.Les femmes et les enfants sont extrêmement sensibles aux petits soins.Sachons leur faire plaisir et prévenir leurs besoins.Conservons jalousement toujours notre bonne réputation.QU’Y A-T-IL DANS UNE BOITE DE CONSERVES Avez-vous jamais ouvert uni-boîte de [lois et découvert à votre grand désappointement qu’ils étaient durs et «ju'ils n’avaient pas la grosseur désirée ?Vous avez eu peut-être souvent ce contretemps que vous auriez fort bien pu vota éviter.En effet tous les fruits et légumes vendus au Canada dans «le., boîtes de fcrblanc sont classés pa.catégories et la désignation de la catégorie est clairement manjuce sur l’étiquette.Les Qualité l'ancj ou de luxe, Qualité de Choix et Qualité Régulière se trouvent dans les magasins de détail.La qualité la moins bonne.Deuxième Qua lité - se voit rarement.Ces cari gories de qualité sont appliquées par les inspections «In gouverne ment fédéral et tous ceux «pu achètent des produits d'après la «|uaiite sont sûi s «ie ne pas être «lé-.ippnm tes.I ,a “Qualité de Lus " e t [ires que aussi parfaite que jnj>~ibî«\ Elle se compose de pr««luit- «le bonne apparence, pri t plus grand soin.Elle s'emploie quand on juge que Euuii'ornnt-.'- «te grosseur et de couleur est un facteur inqxcrtant.Ces con-i rMs peuvent être employé» telles qu au sortir de la boite, du pour «les salades spéciales.La '‘Qualité de Choix" i .conserves de cette catégorie n'cfnt pas une apparence aussi pari.un-mais le goût en est aussi bon cl i coproduit s dont ils se composent sont .endri".C >11 peut très bien !«¦- cm ['loyer lorsqu’on recherche le goût et la tendreté, mais lorsque l’apparence n’est pa- au-i essentielle La "Qualité Régulière" 1 ,";:ni dard qualité) manque «l'uni foi im té, mais la valeur alimentaire des produits est tout aussi butine.( >n peut l'employer lorsqu'on veut économiser.Les fruits «le eette catv gorie sont excellents pour les pou dings, les [ilats à la - , latine on h desserts gelés.Les légumes peu vent être employés dans des timbales, les salades et les soupes.Les conseil c- alimentaires iic sont plus considérées connue de-produits à employer dans des cas d'urgence, quaml on ne peut pas faire autrement.Elle- occupent aujourd'hui une [dace régulière dans les repas quotidiens Achetez-les par catégorie et ayez toujours chez vous différentes catégories de chaque produit et vous pourrez ainsi pré[>arer des met varii et économiques.La dimension de la huile est im portante.Il v a i-coiinmii 1 toujours acheter la [dits grossi in,lie que l’un peut employer commode ment.Le tableau suivant donne les di mensions ordinaires dt boil' - : LES DISCIPLES P’ "Et ils le supplièrent d’entrer, disant."Reste avec nous: le soir tombe et le jour va finir.’ « Evangile «le saint I aie, X Y I Y.2«) 1.' >h ! puisi/nc la nuit inouïe au ciel ensanglante, are nous, Seignt ur.ne nous quitte plus, reste ! Soutiens notre chair faible, a jatltoinc céleste ! Sur t< ut mitre néant seule réalité ! l’a force heureuse rentre en notre âme plaintive lii même les tombeaux sont clairs de tes rayons.Loi par qui nous aimons, toi par i/ui non, voyons, .- f/e ,/.- -, nous, Seigneur parce que l’ombre arrive t Seigneur, nous a: ns soif ; Seigneur, nous avons Jann: ()i«,- notre âme expirante avec toi communie ! .1 la table où s'assied la fatigue infinie, Sous te reconnaîtrons guaiitl lu rompras le pain.Reste avec nous.Seigneur, pour l'étape derniere: Pc grâce, entre avec iioii.s dans l’auberge des soirs., Le temple et ses flambeaux parfumés d'encensoirs Sont moins doux que l'adieu de ta sourde lumière Ivan A KAKI) 1x7 s-A \ -zo K 1 /U y-/", r Grosseur de la boîte i Mesure Tint ( îrossetir de Me SUI e ap- la boite [.!«.\ii native Spéciale ' No I • H de : tasse 8 onces .l lasse Xo.1 .1 1 f : tasse Xo.2 : pl, rite ( fiat ) .1 7.1 tasse Xo 2 .Xo 2 trapue ( squat ) .J Li tas ses La famille ordinaire emploie!.1 les boîtes .Numéros 2, 21 .ou "squat”.Les Xo 1 Spéciale, Xo 1 cl S onces peuvent être utiles pmii les très petites familles mi connu*, aliment «le luxe.La boîte Xo _ “squat” a le même diamètre que la Xo 2 mais elle n’est pas aussi haute et les deux boîtes peinent facilement être [irises l’une [jour l’ai, tre.” L’Avenir e étage du magasin de la rue Sainte-Catherine (ouest).Cette collection venue en Amérique grfl ce aux soins de la Pennsylvania Museum of Art et de l'American Institute for Cultural Relations with Russia présente assurément au public amateur de la métropole du toiit-à fait nouveau.On sera sans doute surpris d’apprendre que parler d’art soviétique 11e signifie plus, comme aux premiers temps delà Révolution de 1917, art de pure propagande.Maints sujets nous montrent même que l’ère industrielle, un moment accaparatrice de toutes les forces vives de la nation, sinon éteignoir de toutes les aspirations spiritualistes, s'est maintenant élargie au point de permettre à la poésie de reprendre ses droits dan-la vie nationale et artistique.Pour qui se rapporte à l’histoire de l’art russe le contraste est saisissant.A la place de ce byzantls-111e décadent, enseveli dans de-formules, d’une religion orthodoxe aux allures orientales, la Jeune Russie oppose des thèmes pris à la réalité; la mécanisation aratoire, les sports, la marine, la vie des foules ont remplacé les figures hirsutes et hiératiques et les motifs purement décoratifs.C'est véritablement un art russe et non une propagande soviétique.Cette cx|Kisition est riche d'en seigllemeiils et de v ie bouillonnante.La Jeune Russie achève de se chercher; elle commence certaine ment à se trouver.L'exposition des oeuvres réunies à Montréal par les soins d'un comité des peintres et de journaliste* et qui durera chez Morgan’s jusqu'au ter juin, ne doit pas passer inaperçue.Avec les échanges touristiques poussés plus avant depuis quelques années, et en prévision des relations que le groupe projette d’établir dans le domaine musical et littéraire également, elle apprendra à mieux connaître l'Union soviétique, où il se brasse et se prépare des choses étranges, sinon de grandes choses.LA MOUCHE COMMUNE ET SES DANGERS Les manières changent avec le temps.Autrefois, dans les jours reculés, du moyen âge, quanti la peste, le typhus, la petite vérole et les autres fléaux de ce genre étaient considérés comme des choses inévitables, ou disait d’un homme renommé pour sa lxmté "il ne ferait pas de mal à une mouche”.Aujourd'hui, celui qui se refuserait à tuer une mouche serait considéré comme un ignorant.La mouche commune, qui est répan due dans tout l'univers, est bien connue par le rôle néfaste qu’elle joue dans la propagation de certaines maladies contagieuses comme la fièvre typhoïde, la diarrhée infantile, la tuberculose, le choléra, la dysscnteric, etc.Elle se multiplie dans les tas de saleté les plus dégoûtants et cependant sa présence e-t tolérée dans bien des mai- Itan- la reprise finale Kelly sc mit au travail avec trop d'ardeur; après avoir appliqué trois prises de tète à Court illc, il en essaya 1111e quatrième, mais Courv illc appliqua un beau coup de bélier et Kelly fut complètement pris par surprise et devait céder la dernière chute après seulement 2 Shura Levluk.JEAN PIERRE -ons et des restaurants.La mouche est un danger pour la santé publique parce qu'elle a l'habitude de passer directement des ordures en put réfaction sur les aliments dont l’homme se nourrit, jiortant ainsi des bactéries et d'autres organismes et des particules de matière organique décomposée sur son corps Velu, ses pattes, ses pieds collants it les parties île sa bouche.Eltc peut aussi communiquer aux denrées alimentaires des germes dangereux par ses fientes et sa salive régurgitée (taches de mouches).Plusieurs générations de mouches communes naissent et se développent pendant les chaleurs, dit l'Lti-tomologiste du Dominion; le nui bre varie avec la nature de la sat* son.Les mouches sont plus nombreuse- en été et au commencement de l'automne; elles diminuent rapidement à mesure que le temps se refroidit.Le moyen le plus utile et le plu- efficace de détruire les mouches est de supprimer ou de réduire leurs foyers de propagation à un minimum en évacuant, au fur et à mesure de leur production, tous le- produits dont se composent ces foyers, comme le fumier et les ordures ménagères.Le fumier île cheval frais est une source prolifique de production ; c’est dans le fumier que naissent la majorité des mouches que l'on trouve à la campagne.Dans les v illes, où les chevaux ont été remplacés en grandi partie par des moyens de transport mécanique, les ordures ménagères sont un facteur important dans la production des mouches.Tous les moyen.- [iris [tour supprimer les foyer de propagation 11e peuvent a voir d’effet que -‘ils sont exécutés en coopération par le groupement et appuyés par un public bien an courant du danger que les mouches constituent envers la santé et des moyens par lesquels elles peuven, être combattues.Souvent, un tas de fumier négligé ou un tas d’ordures est suffisant pour infecte» tout un voisinage et il est donc nécessaire d’obtenir la coopération de tout le groupement.LA MOISSON BLANCHIT Lettre adressée par le Père elr-tlitir Quenneville, missionnaire au Jéhol, à M.l'abbé J.Geoffroy, di-reeteur du Séminaire des Missions-litrangéres.Lin Tong Sien, 10 mars 1935 Cher monsieur le directeur, L u courrier d’occasion m appor te à Lin Tong Sien votre lettre du 27 décembre 1934.Je vous remercie de toutes les bonnes nouvelles que vous me donnez.Je vous remercie surtout des souhaits et des voeux que vous me présentez à 1 occasion du jour de l’an et îles prières que vous avez adressées au ciel pour moi et le succès de mon ministère.Je me réjouis que tout soit prospère au Pont-Yiau.Je prie pour votre illustre convalescent.Notre correspondance, me dites vous, va toujours décroissant.En effet, et c’est 111a faute, lu fil; oublie son père, mais non v ice v ersa.Toutes vos lettres sont autant d’heureux moments que je ne iais sc point de goûter agréablement.Vous me demandez des nouvelles île mes constructions, comme si j’étais “un grand constructeur de vaut i’Kternel".llélas ! Et von tombiez l’oublier, cette fonction e4 passée au troisième plan depuis qui les ressources fout défaut.D’ores et déjà le poste de Koanti est viable, d’après les prévisions de l'humaine faiblesse.11 y a lieu d’espérer que se formera en cet endroit un groupement de chrétiens qui fera de Koanti, avec les futures conversions, une “paroisse” digne de ce nom.En attendant la réalisation de si beaux espoirs, Mgr l.apierre m’a confié quelques organisations tie propagande dans la sous-préfecture de Lintongsien.Dans la suite, le l’ère Larochelle, vicaire délégué de Son Excellence au Jehol, me chargeait de la même tâche dans la sous-préfecture de Tienshansicn.Lintongsien et Tienshansicn sont des noms qui n'ont jamais eu l'honneur de figurer dans les Annales des Missions Catholiques.Biaise à Dieu qu’ils aient cet honneur un jour.La réalisation de ce voeu parait de prime abord on 11e peut plus facile.Eu effet, la population qui e-t entièrement païenne est fort bien disposée envers l’Eglise catholique Ses chefs ne le sont pas moins.J’ai eu plus d'une fois le témoignage non équivoque de leurs excellentes disjiositions envers le- missionnaires.A Lintongsien et à Tienshansicn la Mission a fait l'acquisition de terrains à une couple de lieues ile ia ville.Ceci [mur les campagnards.Depuis, le- mandarin- ont lait à maintes reprises îles instances pour que la même chose soit faite dans leur ville respective.Ils veulent avoir des école- de catéchisme et une grande église.Ils se chargent de trouver îles catéchumènes pour les écoles et en a-ez grand nombre ]>our remplir bientôt leur grande église, ces catéchumène- s’étant mués en fervents chrétiens.Plusieurs d entre eux sont monogames et ont fait leur inscription au cat échu-ménat avec leur famille.Déjà leur foi de catéchumènes agit contre leur mentalité superstitieuse.La sincérité de leur foi se manifeste à l’occasion.Par exemple, -i quelqu’un d’entre eux est gravement malade, il ne meurt pa- -ail-avoir reçu le baptême.Non seulement les chefs-lieux de ces -011-préfectures, mais encore plusieurs grandes vallées e-pèrent avant longtemps avoir un missionnaire.De toutes parts arrivent des délégations de trente, cinquante, cent familles demandant qui, un catéchiste; qui, une école de prières; qui, une desserte.De plus, plusieurs grandes vallées ne demandent à la Mission pour les écoles de catéchistes que de fournir le bois de construction, lilies -e chargent du reste.La main d’oeuvre, le terrain -ont aux frais îles intéressés.Eu attendant, Ssclingtt nous prête sa pagode |>our y enseigner le catéchisme.|e ne vous parle pas de la sous-prélecture de Loiipeisien qui n’a pas encore de missionnaire attitré.Loupeisien demande à grands cris qu’un missionnaire catholique -’intéresse à son sort.Et remarquez que le nombre de ses chrétiens se compte -tir les doigts de la main.Ce sont des païens qui prennent l'initiative de chercher un missionnaire.Aux limites de Loupeisien, vous pouvez trouver d’une part Tien -hansien et Lintongsien, et de l'antre la Mongolie Intérieure avec Tushansien que dessert le Père J.-B.Michaud dont les succès apostoliques retentissent jusque dans mes montagnes.Le Père Michaud, en effet, s’est intéressé dès le commencement à des pétitions que lui présentaient les payens de tel ou tel Cap ou de tel ou tel Bic.Aujourd’hui l’eau baptismale y coule merveilleusement.Loupeisien donc n’a pas «le mis-ionnaire.Ses habitants’ le regrettent amèrement.Il- en souffrent aussi.Plusieurs de ces brebis abandonnées sont à la recherche d’un pasteur.Ils sont venus plusieurs fois frapper à ma porte comme s’iK connaissaient déjà celte parole des Evangiles: "Frappez et l’on vous ouvrira”.Le Père Michaud reçoit aussi sans doute ic.-requétes de ces pauvres gens.Rien ne les arrête dan- l'exécution de leur dessein: ils ont même entrepris un voyage à travers la sablière de 1"Est pour porter leur requête au Recteur de Tongleaosien.I, désert de Gobi 11e les empêcherait pas d’atteindre leur but.Il est donc manifeste que dan-toute cette région un grand mouvement de conversions s'e.-l déclanché qui promet des milliers de nouveaux chrétiens, s’il est nourri et aidé.Quelles en sont les causes ?I «utile de dire qu'il ne s'agit pas de politique intérieure ni extérieure.Un 11e cache même pas l'affection ou l’estime qu’on a pour le nouveau régime.Il 11e s'agit pas de chômeurs ou d’affamés cherchant une marmite.L'année dernière a donné une bonne récolte et on a généralement le nécessaire.Le fait d'être catholique entraîne-t-il quelque protection contre les abus dont on peut être victime dans les difficultés créées par la multitude de gens intéressés et mal intentionnés ?Il est connu île tous que la Mission ne s’ingère pas dans les affaires de procès.Il est clair aussi que le Chinois a une inclination à témoigner île sa confiance en César pour le règlement île ses questions litigieuses.Mais un fait d’expérience qui n’échappe à personne est de nature à provoquer l’intérêt -i non l'admiration.A savoir, les Catholiques, généralement n'accusent [ras et ne sont pas accusés sans raisons au .moins subjectives.Or l'on est tellement loin de pouvoir affirmer la même chose des païens que cette simple équité élémentaire dont n-sent et jouissent les Catholiques brille comme une étoile, aux yeux de la population, li s’agit d’un état de choses transitoire qui n'in-lirme en rien les bonnes qualités natives du peuple en général.Les éléments de trouble îles lier uiercs années n’ont pas tous é-té rc-loulés en dedans de la granite muraille.Les débandades précédèrent le danger.Les patriotes et leurs semblables se mêlèrent ainsi à la population saine, chacun se contentant île changer la couleur de-son troc.Le respect qu’on a (tour les biens e-t les personnes des Ca-(holiques n'est dû à aucune intervention spéciale île leur part.Les vieilles et florissantes chrétientés du îsiul et île 1 Ouest ont ainsi influencé leurs voisins idolâtres.L’impression, le sentiment, l'inspiration, ou que sais-je, s'unissent .1 1 intérêt pour déclancher le plus beau mouvement île conversions que vous puissiez désirer.Le même phénomène a lieu présentement dans la préfecture apostolique de 1 hihfcng qui est passée au clergé indigène depuis quatre ans et dont Mgr I chao est le préfet ajiostoll-que.Ceci a tout ¦ l’air d'un bateau monté, tant c'est beau.Je ne fais que sés embarquer les premiers.Vous adresser, cher M, le directeur, une si longue lettre vous fera penser peut-être que tout ceci me cause une joie exubérante.Bien au contraire, tout ceci m'apportion inénarrable cauchemar.Que de catholiques, au Canada, ont déjà rêvé d'un missionnaire devant une -i belle moisson dûmes.D’aucuns s’imaginent petit être, qu'aie leur Dieu dans la poitrine et le chapelet à la main, ils n'ont qu’a parcourir leurs champs en égrenant îles "Ave" et qu'en mission les con versions vont s'opérer comme pai enchantement.Mais nenni.Il est évidemment dans l’ordre voulu par Dieu que le missionnaire demande du secours et qu’il soit secouru.Et rien lie se lait, crouleront les plus beaux espoirs.Ces payens ont l'oeil sur les chrétiens des pays catholiques qui ont le bonheur de posséder la foi, et sur le missionnaire qui représente ces chrétiens en pays de mission.Il- jugeront la religion d'après eux.Si le missionnaire est tellement dépourvu de ressources qu'il ne puise pas leur fournir les moyens d’e-tudier le catéchisme et d’en cnleii dre les explications, ils resteront payens.Et parce qu’ils auront eu déjà confiance en votre étoile et pie vous n'aurez pas su à temps niprinier dans leur coeur des sentiments de foi surnaturelle, leu» déception sera désastreuse.Ou peut lire assez souvent des articles protestants contenant des ippréciations peu flatteuses sur le •itccès de leurs oeuv res.Les plus fervents, qui sont souvent les [dus clairvoyants, attribuent rs 111-uccès à leur manque de discipline ans doute, mais surtout au fait que la foi au Christ est remplacée •éiiéralement par une forme de nobisme.Si vous 11e voulez pas que cet c-bin vers 110s Missions dure ce que dure la mode, il faut des ressources supplémentaires.Les protestants subissent la crise aussi, et pourtant si nous avions la centième partie îles sommes qu’il leur faut pour le train 'le vie lies familles des Kéi érends et l'impression îles lit- I blés, es lumières de la foi catholique pénétreraient la masse mandchoue.Pour que son zèle soit judicieux, le missionnaire doit le mesurer sur la générosité des dons lait- aux missions.11 importerait donc, |>our cette partie du Jehol, que cette générosité -oit sans mesure.Sachez, cher Monsieur le directeur, qu'en vous exprimant ces sentiments, je compte uniquement faire oeuv re de justice envers les âmes qui me sont confiées.Je ressent- déjà la satisfaction du devoir accompli.J'ai la manne qui descend du ciel en attendant les bien-île la terre.A.QUENNEVILLE, p.m.e.» * * P.S.- Les personnes qui désirent offrir quelques dons au Père V Quenneville peuvent -’adresser à M le chan.J A.Koch, sup., Séminaire des Missions-Etrangères, Pont N iait.Qué.QUAND POURRAI-JE Quand pourrai-je, quittant tous les soins inutiles lit le vulgaire ennui de l'affreuse cité, Me reconnaître enfin, dans les bois, frais asiles, lit sur les calmes bords d’un lac plein dé clarté ! Mais plutôt, je voudrais songer sur tes rivages.Mer, de mes premiers jours berceau délicieux: J écouterai gémir tes mouettes sauvages, l.’eeume de tes flots rafraîchira mes yeux.Il: .le précoce hiver a-t-il rien qui m'étonne * Tous les présents d'avril, je les ai dissipés, 1:1 je n ai pas cueilli la grappe de l'automne, lit mes riches épis, d'autres les ont coupés.Jean MOREAS THEATRE GEORGES SAINTE-THERESE Samedi et dimanche, la fameuse comédie musicale française "l'On de de Peking avec le célèbre co medien Armand Bertrand.Un film français dont les péripéties comiques dérideront les fronts les plus sévères.D'autres films complètent ce programme.SAINTE-THERESE Jeunes hommes pour s’occuper de réfrigération électrique, etc.Jeunes hommes [mur s'oecu-per de In réfrigération électrique, etc.Ue préférence hommes ne tuellciiiciit employés et, ilis|H>-scs à In mécanique et désireux de s'entraîner n In tuniHon dans le- moments de loisir jxmr devenir eX|N'its eu installation et tmvnux d'urgence.Ecrire nient ionnnnt âge, numéro Je téléphone et occupation actuelle.•104 N.Wells Street, Chicago - Le club de base-ball Sainte rhérèse a remporté sa deuxième victoire consécutive au dépens du Pirates de Lacliinc, dimanche dernier, par le score de 10 à 7.Le 21.nous aurons la visite du Red-Sock.La partie commencera à 2 lire-précises et promet d’être très contestée.Le 2 juin, le Sainte-Thérèse es! libre et aimerait à recevoir un bon club senior.Nous* sommes prêts à visiter tout bon club le 30, jour de l'Ascension.Pour informations s’adresser à Germ.Varcnnes, 21 rue Saint I Charles.Sainte-Thérèse, < lue.AUBAINES DE PNEUS POUR LES VACANCES Procurez-vous des pneus neufs pour les vacances — maintenant! 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|>ar un bal au Club de Oolf «le Saint-Jérôme.Le bal annuel «le ce club a toujours remporté un vif succès et.cette année encore, les «*fficicr> en charge de l’organisation sont cou liants «le recevoir l'encouragement qu'ils sollicitent.Les amateurs «le tennis et le pu i>lic en général sont cordialement invités.* • * — Nos pompiers n’ont eu à ré pondre, au cours de cette semaine, qu'à un seul appel pour feu de clic minée le 17 mai dernier, chez M Jos.Corbeil, 1 rue Saint-l.éun-dre.* * * — Le 21, le chef Latour, aidé du constable Richard, parvint à capturer sur l’Avenue l’aient, une paire «le chevaux appartenant à M.Albert Guénette, marchand «le glace de notre ville, qui, pris de frayeui subite, avaient pris le mors aux dents.Il n'y eut heureusement pas d'accident à déplorer de ce fait, grâce à l’intervention du chef: seui un cheval a rdçu une blessure à u ne patte.• * • — Malgré le froid, quelqucs-im-de nos amateurs de pèche sont allés taquiner "le menu fretin" dans nos lacs du nord.On nous informe que Me Paul Sauvé, Me Raymond Raymond et Dr Charles Contant sont «lu nombre.Nous rapporteront-ils.quelque grosse prise, qu'ils auront eu le courage.d’attendre ?• • • LA TRAGEDIE DE JOLI L I TE — Le chef de police, accompagné du sergent Wilson, et «les constables (Quenneville et Clément, ont été délégués à Joliette.lundi dernier, pour assister aux funérailles civiques des |>ompiers Ferrand et Chartier, morts victimes «le leur devoir, lors de l'incendie qui a détruit la maison des SS.«le la Congrégation et le manoir du fondateur de Joliette.• * • — La famille de M.J.-W.Cyr, shérif est, depuis mercredi dernier, installée à sa villa “Mon Plaisir” à Saint-Placide, sur les bords du Lac des Deux-Montagnes.• * * — M.et Mme Léo Huneault font part à leurs parents et amis de la naissance «le leur fils, le jo mai, baptisé sous les noms «le Joseph-René-Jean-Guy.Parrain et marraine, AL et Mme René Saint-Vincent, oncle et tante «le l'enfant.Porteuse, Mme Eugène Saint-Vincent, grand'mère «lu nouveau-nc.* * * — Manii dernier, au chalet du Club de Golf, joliment décoré pour la circonstance «le fleurs printanières, Mlles Marjorie Lippert et Rose Duquette ont été l’objet, à l’occasion de leur prochain mariage, d'un shower d’objets divers, offert par leurs compagnes et amies et «lont l’organisatrice était Mlle Alice Clark.Etaient présentes.Mms Thouin, Jos.Groulx, G.Griffin, Mlles Béatrice Lemay, Percide Daly, Jeanne Marchand.McAcIam, Aline Dubé, Cécile Dubé, lïérengè-re Clark, Jeanne Mastien, Jeanne Duquette, Mary Costello, Mabel McKale, Cécile Garvey, .Alice Mélanger, J.Saucier, Cécile i'ilia-trault, F.Scullerton, Cécile Tessier, Muriel Tessier, Cécile Forget et Opal Ryan.• * • Jerome ont gracieusement mis .1 la disposition «l« s membres «le l'Association Chorale, leur voiture-automobile, afin «le m- rendre à Montréal, le 31 mai prochain, jiour le concert radiophonique «pie doit donner ’Association.On nous prie d'informer ceux ou celles qui se feraient un plaisir «le conduire ain si «les chanteurs à Montréal, qu'il-seront reçus avec reconnaissance.Ils n'auront qu'à donner leur nom à M Joseph Fortier, le lîirectein musical.?* * -M.l’abbé Paul 1,abolie a be ni lundi «lernier, le mariage de M Roland Desjardins, fils «le notre -olis-chef «le |«ili«i- « I «le Mme Des jardins, avec Mlle Jeanne Campeau, fille «le M.et Mme J.Cam peau, «le la paroisse de Saint-Jc-rô-me.M.et Mme Roland Desjardins ont fait un court voyage «le noces et, à leur retour, une récep tion a été donnée en leur bon netir chez M.et Mme Hervé Desjardins.Nos voeux de bonheur.* * « "TAG DAY" Les membres «le la Fanfare du Collège, solliciteront, samedi prochain, foliole «les jén»imeti> au moyen d’un tag-day dont les recel ,e> seront au profit de la fanfare.* i nous considérons le travail que .’imposent ces jeunes musicien-.pour nous donner de plus eu plus les concerts variés et choisis, nul «Ionie que lions leur ferons large pari pour que le "tag-ilay" Km soit profitable.* » • LA FETE DK I» d.l.AKD l e matin, les élèves «le l’ei'ole Faint-Joseph ont donné, dans la cour «h l’école, une charmante démonstration ' -portive’ 'et récréall-e.Joliment costumés, nos pimpants bambins ont défilé, paradé, chanté, et nous ont fort réjouis.Ees religieuses et les institutrices méritent que l’on souligne leur ira vail et surtout lu soin qu’elles inclinent «l’inculquer aux enfants le respect et l'amour des héros canadiens * * » — l.a Ville «le Saint-Jérôme offre en vente de la pierre concassée de toute grosseur provenant «lu travail «le nos chômeurs ; elle peut vendre cette pierre à un prix pouvant rencontrer toute compétition.Prière de s’adresser à M.Ath Latour, ingénieur de la ville.* * * Le tirage «l'une assiette murale en étain repoussé, organisé au profit de l’Amicale de l'Ecole normale lie Saint-Jérôme et «lans le but «Je payer «les cours d’étude aux jeunes filles pauvres, a eu lieu -a medi le iS mai, à l'Ecole normale même, lors de la réunion de l’Amicale.I,'heureuse gagnante est une an cienne élève «le l’Ecole normale.Mlle Claire Caver, de Montréal.Merci à tous ceux qui ont bien voulu nous encourager.I.'Amicale de h Ecole normale.BEL EXEMPLE DE DIFFUSION Mercredi dernier, nous avons pu admirer (et le terme n'est pas trop fort ) le n’-sultai des cours «le couture .et de cuisine, «l’art ménager, en un ntot, qui se donnent au Patronage du Eoyi-r Notre Dame du Mon Conseil.Les religieuse- qui ont pris l'initiative de ce patronage et «lui en sont les directrices et les instuu — Quelques personnes «le Saint- trices.« .n t «Iroit à toutes n«.iV MEDECIN5-V JvTEHIN AIRES Dr Rosaire Gauthier, Dr Charles-A.Gauthier D.M.V.D.M.V.Rue Saint.André 261, De Villemure I Tel.32 TERREBONNE Tel.301 SAINT-JEROME ( Gcxxxzzzzzz: 36 AV£ LEG A U LT J RLRRHONE 362 SALON LÉONNE B Pii K MAN ENT CKOQt ! tG NOCE à l'électricité uu nans électricfué Ondulations : MARCEL, KO.MOI.K « S SATISFACTION GARAN TI F.Epllagi- des sourcils, Manicure.Shampooings de toutes sortes H „ ?< LÉONNE H Spécia'ilés: Traitement du cuir chevelu ci ondulations à l’eau.citations, leurs élèves leur font honneur.Des travaux «le couture de tous génies, coupe, assemblage à la machine, couture à la main, broderie, reprisage de la toile, du coton, «les lainages et «h- l'étoffe même, dont certaine était reprisée avec «les elle veux, ont été exécutés, d’une ma there parfaite.Et que dire «lis plats que l'on a présentés à notre convoitise: dc- puis le simple pain jus
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