L'Avenir du Nord, 6 décembre 1935, vendredi 6 décembre 1935
m 1897-1935 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS B 1897-1935 "LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER T .es FUS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLB Saint-Jérôme LABELLB TRENTE-NEUVIEME ANNEE.NUMERO 49 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 6 DECEMBRE 1935 Le gouvernement Taschereau et le capital étranger Le gouvernement provincial n’a jamais eu honte d'avouer avoir réussi à décider plusieurs capitalistes canadiens et étrangers à placer des centaines de millions de dollars dans notre industrie hydro-électrique.Et il laut être bien déloyal ou absolument ignorant des conditions économiques modernes pour ne pas reconnaître dans cette initiative le souci de travailler dans le meilleur intérêt de la population de notre province.C’est, au contraire, cette politique qui a contribué à donner à la province de Québec le rang qu'elle occupe au point de vue des forces hydrauliques, c’est-à-dire le premier.Y a-t-il jamais eu un gouvernement fédéral ou provincial qui eût jamais songé à empêcher le capital étranger d’aider au développement et à l’exploitation des ressources naturelles du pays ou d’une province ?A-t-on jamais reproché au gouvernement conservateur d’avoir laissé investir des capitaux étrangers dans la grande entreprise du Canadien-Pacifique ?Aucun jeune pays n'a jamais refusé aux étrangers le droit d’y placer leurs capitaux.Non seulement ne leur a-t-il jamais refusé ce droit, mais tous les capitalistes sont généralement invités à financer le développement des richesses naturelles d’un pays neuf et bien administré.Ce fut, notamment, la politique d'un homme d'Etat et d’un patriote comme le curé Labelle qui chercha et réussit à attirer ici les capitaux français et belges.Tous les pays du monde sont tour à tour prêteurs et emprunteurs.Jusqu’à 1914, les Etats-Unis eux-mêmes furent de grands emprunteurs.Et plusieurs de nos financiers canadiens font des placements à l’étranger.Il ne faut pas s’étonner que le Canada et la province de Québec reçoivent de l’extérieur plus de capitaux que les Québécois et les Canadiens n’en peuvent placer à l’étranger.C’est un principe d’économie politique élémentaire qu’un pays en plein développement comme le nôtre ne puisse se passer de capitaux étrangers pour mettre en valeur les immenses ressources que contiennent notre sol, nos rivières et nos forêts.N'est-il pas préférable pour nous que des capitaux étrangers viennent travailler à enrichir notre pays et notre province plutôt que de laisser l’énergie de nos forces hydrauliques se perdre sans profit pour lès nôtres, nos dépôts miniers dormir indéfiniment et nos forêts se détruire d’elles-mêmes.Si les financiers y trouvent un légitime et raisonnable profit, la population de notre province en retire de bien plus grands avantages encore.Comme l’a déjà dit l’honorable Alexandre Taschereau, "il est préférable d’importer des capitaux américains pour développer nos industries que d’exporter notre capital humain aux Etats-Unis.” Cette critique répétée à propos du rôle que joue chez nous le capital étranger ne résiste pas à l’examen impartial de la situation de la province de Québec, du chiffre de sa population, des conditions économiques que fait le vingtième siècle aux différents pays.Les portes closes ne sont plus possibles ; les échanges entre nations sont trop faciles et trop fréquents pour que les politiques puissent empêcher le capital étranger de prendre une part, directe ou Indirecte, au développement matériel d’un peuple.Et d'ailleurs, quelle est, chez nous, cette part que prend le capital étranger dans le développement de nos ressources naturelles ?Elle est bien minime, comparativement aux intérêts qu’y comptent les nôtres du Québec.Le nombre des Québécois actionnaires des principales compagnies qui exploitent nos ressources naturelles forme à peu près les 90% du nombre total de leurs actionnaires, ce qui laisse aux actionnaires étrangers une proportion d’environ 10%.Au lieu de nier ou d’ignorer ces vérités mieux M.Taschereau sort grandi de la lutte Tout le monde, dans le groupe de l'opposition comme dans le parti libéral, doit à M.Taschereau de reconnaitre qu'il a fait alertement une lutte ardente, digne et courageuse.Ardente, parce qu’il a parcouru la province pour adresser la parole à des foules nombreuses, parce qu’il s'est personnellement dépensé pour stimuler les énergies sans s’occuper des grandes fatigues qu’il s’imposait, uniquement soucieux de défendre la doctrine du parti qui s’honore de l’avoir pour chef.Digne, parce qu’il n'a pas eu recours aux procédés immondes de certains adversaires — de certains ennemis, pourrait-on dire — parce qu’il est resté sur le terrain des questions politiques, économiques et sociales, défendant la ligne de conduite qu’il a suivie et exposant ses projets, ne s’écartant de cette attitude que pour dénoncer à l’occasion certaines calomnies particulièrement malpropres.Courageuse enfin, parce que fidèle au grand nom qu’il porte et nos adversaires feraient aux ,lobles traditions de sa famille, d'expliquer l’insouciance 11 cst rc.sté fièrement debout dans MELI-MELO Le conflit italo-éthiopien qu’ils manifestèrent à l’égard de i *a tempête, à la tête de ses troupes ces mêmes richesses naturelles, de 1867 à 1897, et préciser leurs idées au sujet de l’amélioration qu’il convient d’y apporter.Comme le disait l’honorable J.-E.Perrault, “grâce à la faiblesse des arguments des oppositionnistes, le peuple, au moins, peut mesurer la hauteur où se tient le parti libéral, maintenir ses chefs dans leur détermination de mépriser les critiques malveillantes, accueillir les idées de réforme et de progrès, d'où qu’elles viennent, et poursuivre ainsi leur oeuvre bienfaisante pour notre province."Ce qui importe aux chefs politiques, à ceux en particulier qui président aux destinées de notre parti, c’est d’avoir une ligne directive autour de laquelle s’organisent tous leurs efforts.Cette ligne directive, c'est de maintenir la province de Québec au rang où elle est montée dans la Confédération, c’est-à-dire au premier rang, de l’y maintenir par des finances équilibrées, par l’accélération du mouvement économique et de tout ce qui s’y rattache et le peut favoriser, par la conservation chez nous d'une atmosphère de paix religieuse et sociale qui permette à notre population de travailler, dans l’ordre et la paix, au bien-être des individus, à la puissance de notre province et à celle de la Confédération.“Et s’il est vrai qu’après tout, ce qüi compte, ce ne sont pas les hommes, mais leur mission ; s'il est vrai que les hommes doivent vivre moins pour leurs intérêts particuliers que pour certaines idées, grandes et belles, qui puissent servir à l’avancement d’un peuple ou d’un pays, j’ai la certitude que les chefs du parti libéral méritent d’être classés au rang des bons serviteurs de notre province”.PAUL MASSON.Le résultat des élections depuis la confédération Le parti libéral est au pouvoir depuis 1897, dans la province de Québec.Depuis 1867, c'est-à-dire depuis la Confédération, le parti conservateur a été au pouvoir, de cette date jusqu'en 1886.Il le reprit en 1892 et le perdit définitivement en 1897.Voici le tableau des élections depuis la Confédération : face à des adversaires peu scrupuleux qui n'ont pas reculé devant l’injure ni les attaques personnelles et n'ont pas hésité à répandre sur lui les plus odieuses calomnies.Cela seul est suffisant à lui assurer le respect et l'admiration de tous.Et il y a dans les rangs de l'opposition des gens qui ne se cachent pas d'en convenir, qui regrettent vivement et condamnent en particulier les abus dont on s’est rendu coupable dans leur camp.Mais il y a plus.A l’ardeur, à la dignité, au courage, on doit reconnaitre qu'il se joint chez M.Taschereau de grandes qualités d'homme et de chef d'Etat qui l’apparentent à des hommes politiques marquants du continent européen.Il est peu de premiers ministres canadiens dont on en puisse dire autant.Nous n’hésitons pas à rendre ce témoignage à un homme pour qui nous avons personnellement une admiration sincère, au risque de blesser sa modestie, au risque de nous voir accuser de basse flatterie par cette hypocrite "bonne presse” si habile à soulever les préjugés religieux et à brandir l’épouvantail des trusts tout en acceptant leur argeht, sous forme de réclame.Intelligence vive, énergie robuste, activité infatigable, réflexion prudente, promptitude dans la décision.ténacité dans l’exécution, souci de l’ordre et de l’administration sage, perspicacité dans le choix de ses collaborateurs, voilà quelques-unes des qualités marquantes de l’homme et du chef chez M.Taschereau.Elles lui ont valu de nombreux témoignages d’estime de toutes les parties du pays.On lisait hier encore, dans l’Advcrtiser de London, ces lignes flatteuses à son égard : "M.Taschereau est un homme de talent remarquable et de culture consompiée, qui a donné au Québec une administration financière que lui envient les autres provinces." De la lutte violente qu’on vient de lui faire et où il s’est battu Jus qu'au bout avec un courage admi rable.M.Taschereau sort vainqueur et grandi aux yeux de tous les gens honnêtes et sérieux.Il continuera de donner à la province le meilleur de lui-même, comme il l’a fait jusqu’ici.Il peut être assuré qu’il passera dans l'histoire comme l’un des chefs politiques les plus brillants de notre pays.P.B On cherche toujours une solution pacifique à ce conflit.Certaines autorités sont d'avis que M.Pierre Laval, président du Conseil, en France, a l'intention de discuter avec sir Samuel Hoare, secrétaire des affaires étrangères en Angleterre, un projet en vue d’un règlement entre l’Italie et L'Ethiopie et de l'exploitation des richesses naturelles de l’Ethiopie.La solution du problème économique suscité par le conflit italo-éthiopiens est considérée comme “essentielle.” Les fonctionnaires disent qu’une concession de territoire est Impossible.et que la Société des Natlbns ne peut pas accorder à l'Italie plus que des avantages économiques selon un arrangement international.Une haute autorité dit qu'aucune offre ne sera soumise à Mussolini tant que lui-même ou l’empereur Sélassié ne fera pas le premier pas.Un excellent informateur déclare que “l'embargo du pétrole sera sans doute imposé, et sa mise en vigueur retardée probablement d’une semaine.” Certaines autorités françaises, cependant, ne croient pas que l’embargo du pétrole embarrasserait sérieusement les troupes italiennes, “parce qu’il se fera probablement des expéditions clandestines de pétrole attendu qu'il n’existera pas de blocus.” M.Authier poursuit en dommages les auteurs des dépêches au Devoir M.Hector Authier, député d'Abitibi à l’Assemblée législative, a annoncé qu'il prendra des poursuites en dommages relatives aux affirmations mensongères du DEVOIR sur sa prétendue “fuite” d’Amos sous la protection de la police.M.Authier poursuivra ainsi le maire Brunet, d'Amos, qu’on dit être l'inspirateur des dépêches adressées au DEVOIR, et l'auteur même de ces dépêches, ainsi que Me Noël Dorion, avocat de Québec, qui en a répété la teneur à la radio.On sait que vers le milieu de la semaine dernière, le DEVOIR a prétendu que M.Authier avait dû fuir Amos, pour échapper à la colère d’électeurs abitibiens.M.Authier a été élu député d'Abitibi par plus de 1000 voix de majorité.Une question à MM.Duplessis et Couin La Riposte pose la question suivante : “Mes amis MM.Maurice Duplessis et Paul Gouin me permettront-ils de leur poser pour le moment, une seule et toute petite question : préconiseront-ils conjointement, sur le parquet de la Chambre, à Québec, ayant été élus tous deux, la politique des Tellier et des Sauvé.ou celle des Mercier et des Gouin ; ou bien, respectivement, l’une et l’autre ?En d’autres termes, mon Ceux qui accompagne- ami M DuPlessis.chef du parti wm _____- conservateur provincial, serait bien ^Oht Taschereau a aimable de me dire s’il entend de-fa conférence d*0ttawa meurer fidèle à la politique de MM.- Tellier et Sauvé, deux de ses pré Campagne infâme A propos du vote des religieux Année Cons.Lib.C.-Ind.L.-Ind.Ouv.Nat.Opp.Sièges tix?uanaciaj 1867 51 14 65 1871 45 20 65 Les fonctionnaires sont 1875 43 19 3 65 libres de voter 1878 35 28 2 05 1881 49 15 1 65 Le premier ministre, l’hon.M.1880 27 32 3 3 05 Taschereau, a fait la déclaration 1891) 24 42 2 1 4 73 suivante au sujet de certaines ru- 1892 51 21 1 73 meurs qui couraient depuis quel- 1897 23 51 74 ques Jours sur les fonctionnaires : 1900 7 07 74 "Les fonctionnaires du gouverne- 1904 5 68 1 74 ment sont absolument libres de vo- 1908 13 58 3 74 ter selon leur conscience, pour le 1912 15 04 1 1 81 candidat de leur choix.Les jour- 1916 0 75 81 naux qui ont annoncé qu’on avait 1919 5 74 2 81 fait, prêter serment à certains fonc- 1923 20 04 1 85 tlonnairer, qui allaient être lnqtilé- 1927 9 73 2 1 85 tés dans leur position se trompent 1931 il 77 2 90 du tout au tout.Les rumeurs dans 1035 42 47 1 90 ce sens sont absolument fausses." L’honorable J.-E.Perrault, ministre de la voirie et des mines ; l’honorable Honoré Mercier, ministre des terres et forêts ; l’honorable J.-N.Francoeur, ministre des travaux publics, de la chasse et des pêcheries et administrateur des secours aux chômeurs dans la province, accompagneront l’honorable L.-A.Taschereau à la conférence inter-provinciale qui s’ouvrira, lundi, à Ottawa, sous la présidence de l’honorable W.-L.Mackenzie King, premier ministre du Canada.“De plus, a ajouté le premier ministre, mes autres collègues pourront être appelés à la Conférence, au fur et à mesure que leurs services seront requis”.On sait que la conférence étudiera plusieurs questions d’une très haute portée et s'attaquera à des problèmes dont la solution pourrait avoir une forte influence sur l’avenir du Canada et les relations entre les provinces, au point de vue de la juridiction.Parmi ces questions il y a celle des amendements à la Constitution, celle du chômage, celle de la réglementation uniforme des conditions de travail pour tout le pays, celle des transports, des pensions de vieillesse, etc.L’honorable M.Taschereau et ses collègues partiront pour Ottawa, dimanche.• • • Les sanctions: leurs raisons d*être et leur péril Sous ce titre, la revue Les Etudes publie, dans son numéro du 5 novembre, un important article du R.P.de La Brière S.J., professeur à l’Institut catholique de Paris.Juriste et théologien, le R.P.de La Brière s’y est appliqué à mettre au point du point de vue théorique et pratique la question des sanctions.“Dans son concept fondamental, écrit-il tout d'abord, l’idée des sanctions du droit des gens répond à un progrès d'ordre moral et Juridique vers la justice internationale." Il y faut voir “ une conception de solidarité organique des puissances pour la commune défense du droit violé”, conception qui "nous rapproche de la doctrine traditionnelle des théologiens scolastiques sur la Juste guerre".Néanmoins, observe ensuite, Judicieusement, le R.P.de La Brière, le principe des sanctions internationales une fois admis, il faut prendre gnrde de n'en point faire un usage qui irait contre le but qu'on se propose.“C’est à la jurisprudence, conclut le savant religieux, qu’il doit appartenir d’en varier et d’en graduer les modalités différentes, sanctions militaires ou sanctions économiques ou financières, avec toutes dérogations postulées raisonnablement par le bien commun et par l’équité.” décesseurs les plus chers, et mon ami Gouin, chef de l’Action libérale nationale, mouvement lancé, comme on le sait, dans l’unique but, soi-disant, de “relibéraliser le parti libéral provincial”, à celle des Mercier et des Gouin, ses grand'père et père, qu’il invoqua durant toute la dernière campagne ?"Mes amis Duplessis et Gouin ont la parole .” Le 29 novembre dernier, l’Echo du Nord (l’indépendant!) publiait la méchanceté suivante : Défranchisatlon La communauté des Frères des Ecoles Chrétiennes chargée de l’enseignement en notre ville a vu tous ses membres privés de leurs droits d'électeurs à l’élec.tion parlementaire provinciale de lundi.Dix-neuf religieux Intelligents, assurément mieux renseignés sur la situation actuelle et possédant une liberté d’esprit et une valeur morale bien supérieure à la moyenne des électeurs de cette province, ont été dcfranchisés.A qui la faute ?A la personne ou aux personnes chargées de la préparation de la liste électorale par notre conseil municipal, au conseil municipal lui-même ou à quelque membre de ce conseil ?La chose est-elle due à un oubli comme cela peut se produire exceptionnellement.IL NOUS PARAIT BIEN PLUTOT QUE LE MOT D’ORDRE ETAIT DONNE EN HAUT LIEU D’EN AGIR AINSI.Dans son numéro précédent, ce même journal qui, au nom de l’indépendance, s’est fait une spécialité de la calomnie, publiait sur le même sujet un article anonyme (tout est anonyme dans ce journal hypocrite).Cet article sournois mettait en cause "M.l'organisateur du parti libéral,” le député du comté et tous les libéraux, allant jusqu’à écrire qu’ils avaient Joué “un coup de cochon" aux religieux.Cette bave venimeuse distillée par l'Echo du Nord soulève le coeur de tous les gens honnêtes et de bonne éducation.Voici, maintenant, une mise au point officielle au sujet de la prétendue “défranchlsation” qui a fait verser des larmes de crocodiles aux embusqués de l’Echo du Nord : • • • Nous recevons de M.Alvarez La- La Nouvelle-Zélande et Québec Les journaux nous apprenaient, la semaine dernière, que le parti national de la Nouvelle-Zélande — ce dominion des antipodes — venait de tomber aux mains du parti ouvrier qui s’accapara 52 des 80 sièges de la Chambre des représentants du peuple.Michael-J.Savage sera le chef du premier gouvernement ouvrier dans l’histoire de la Nouvelle-Zélande.Le parti national était au pouvoir depuis 1931.M.G.-W.Forbes, jusqu’ici premier ministre, ne fut élu que par une faible majorité, tandis que trois de ses ministres subissaient une défaite.Par contre, le parti démocrate néo-zélandais, récemment fondé, n’a pas pu faire élire un seul de ses candidats.Ainsi, pour la Nouvelle-Zélande autant que pour le Canada, l’histoire se répète.La Crise a voulu que tous les partis au pouvoir, sans exception, éprouvent des revers, tandis que les nouveaux groupements politiques — nés d’un malaise passager — aient des fortunes diverses.Le parti de Lloyd-George en Angleterre, comme le parti de Stevens au Canada et le nouveau parti démocrate en Nouvelle-Zélande, n’ont rien gagné dans le maelstrom des idées suscitées par l’inconstance de la situation économique, tandis que de vieux groupes nés, aurait-on dit, pour leur impopularité proverbiale, en temps normal, ont joui d’un engouement inespéré.Aussi, la victoire du parti libéral de la province de Québec est d'autant plus méritoire qu’elle fait exception à la règle qui a été suivie, depuis la débâcle financière de 1929, par tous les électorats du monde, que ce soit dans les iles brumeuses de l’Atlantique, sur le continent européen ouvert aux qua-tres vents de l’emportement des foules, dans les vastes prairies américaines ou sur les bords ensoleillés des mers tropicales.Dans ce remue-ménage des gou- vernements, même chez nous, dans les huit autres provinces qui forment la Confédération canadienne, seul le parti libéral demeure au logis, mais avec presque autant d’étrangers et de nouveaux-venus que de familiers.Rien d’étonnant alors que son autorité ait été amoindrie dans le tohu-bohu qui suit invariablement l’arrivée d’un plus grand nombre de “visiteurs" que celui que le maître de la maison attendait ! Mais, quand tout sera retombé dans l’ordre, quand chacun aura choisi son coin, on constatera que le parti libéral qui règne est encore !ler octobre 1935 sous l’autorité de apte à bien gérer ses affaires et à j l’article 79 et suivants de la loi satisfaire toute la maisonnée, quel plante, greffier de la ville de Saint-Jérôme, la lettre et le document qui suivent : Saint-Jérôme, le 4 décembre 1935.Monsieur le Rédacteur, "L’Avenir du Nord", Saint-Jérôme, Ville.Monsieur, Je vous Inclus avec la présente copie d’une lettre que je fais parvenir ce même jour au Journal "L'Echo du Nord”, pour publication.Je vous serais grandement obligé de bien vouloir publier également cette dite lettre dans le prochain numéro de votre journal.Espérant que vous voudrez bien vous rendre à ma demande, Je vous prie de me croire, Votre tout dévoué, Le greffier, A.-P.JAPLANTE.Saint-Jérôme, le 4 décembre 1935.Monsieur le Rédacteur, “L’Echo du Nord”, Saint-Jérôme, Ville.RE : Entrefilet “DEFRANCIIISA- noN" Monsieur, Veuillez croire que J’al été peiné en lisant cet entrefilet paru dans le numéro de l’Echo du Nord du 29 novembre 1935, et d’y voir les doutes que l’on exprime au sujet de la formation des dernières listes électorales pour l’Assemblée Législative.Le Conseil me demande de rétablir les faits et en toute Justice, Je reconnais qu’il est de mon devoir de le faire sans acrimonie.J’affirme donc, sous mon serment d’office, comme greffier de la Ville : 1 — Que c’est librement et sans contrainte d’aucune sorte de la part du Conseil ni d’aucun de ses membres que mes assistants et moi-même avons procédé à la préparation des dites listes, avec les renseignements que nous avions en mains.2 — Vous ne doutez pas que s'il y a eu des omissions de noms, c’est bien involontairement que la chose s’est produite, même pour les révérends Frères de notre collège commercial.Au sujet de ces messieurs, il y a déjà nombre d'années, l'un des directeurs de l’Institution à qui nous demandions les renseignements requis pour inscrire les noms des frères sur la liste, nous faisait réponse que cela n’était pas nécessaire.vu qu'ils ne tenaient pas à exercer leur droit de vote.Cette année s’ils en avaient eu l’intention, ils auraient dû nous en aviser, dans le temps requis par la loi, et, certes J’aurais été fier de faire inscrire leurs noms.Ceci aurait prévenu un malaise.Les dites listes électorales ont été déposées à mon bureau le seizième jour de septembre 1935 et sont restées ainsi déposées durant trente jours.Donc du 17 septembre au que divisée qu’elle soit en elle-même.Les réformes promises pour le bon aménagement du foyer se îe ront en temps et lieu, l’engagement pris par le chef de famille pour faire travailler tout son monde, les concessions assurées pour la satisfaction des plus difficiles, ne tarde, ront pas à calmer les inquiétudes d’un chacun.Quoiqu’il en soit, un fait demeu re.L’électorat de la Province sait toujours se montrer récalcitrant au changement trop subit et plus d’un, dans nos campagnes, ne se cache pas pour affirmer qu’il aurait été trop tôt pour confier le pouvoir à un nouveau parti ou plutôt à deux partis, l’un vieilli sous le harnais, l’autre trop jeune, pour faire bon ménage bien longtemps.On dit, en effet, que tôt ou tard, les conservateurs fidèles à M.Duplessis, et les unionistes alliés à M.Gouin, ne tarderont pas à se chamailler pour savoir à qui reviendront toutes les prérogatives qu'a fait surgir un succès plus étonnant même que ces deux chefs politiques attendaient.Attendons .L’avenir nous dira si une hydre à deux têtes vaut mieux que l’homme qui, depuis quinze ans, dirige avec économie et sagesse nos destinées.Adolphe BERTHON.électorale, chapitre 4, S.R.Q.1925, toute personne intéressée pouvait s’adresser par requête, ou plainte, au Conseil pour faire inscrire son nom sur les dites listes.Et ici, pour moi, réside tout le mal.Quatre ou cinq électeurs seulement se sont présentés au bureau ; sur ce nombre deux ont demandé et obtenu l'inscription de leurs noms sur la dite liste, les autres étant déjà inscrits.Comme toujours, les électeurs se sont montrés indifférents à ce travail.Us se sont réveillés le jour de la votation, alors qu’il était trop tard et nécessairement, votre greffier en souffre.Merci, monsieur, de votre bienveillante attention et je compte que vous prendrez ceci comme une simple rectification des faits et une justification, tant pour Je Conseil que pour mes assistants et moi-même.Je vous serais obligé de vouloir bien publier la présente dans votre journal, dès cette semaine.Bien à vous, LE GREFFIER, A.-P.LAPIiAKTE.Après cela, que ceux qui ont une juste notion de l'honneur et le respect de la vérité, Jugent les vilains farceurs qui, par la plume ou la parole, cherchent à tromper leurs amis et à salir leurs adversaires.LE FRANC. Pag« doux BILLET D’OTTAWA La politique du gouvernement King sur les “sanctions” contre Vltatie.— La conférence Inter provinciale.— La commission du tarif.FAUSSETE ENTRE MILLE Le Canada ne tient pas précisément à tirer les marrons du feu.Pas môme au profit de l'Angleterre, et au risque de gâcher les subtiles combinaisons du British Foreign Office.Or voilà le rôle que nous aurait fait Jouer le Dr Riddell, délégué permanent du Canada auprès de la Société des Nations, à Genève, en proposant d’étendre les sanctions contre l’Italie et en faisant prononcer l'embargo contre le pétrole, le charbon, le 1er et l’acier.Le Canada n’a pas de pétrole.Pourquoi tant de zèle ?Il est évident que notre représentant n'auralt pas pris sur lui de faire pareille suggestion, qui ne nous Intéresse guère, s’il n’eût agi a l’Instigation du Foreign OfTlce.D'autant que le Dr Riddell n’avait pas d’instructions lui permettant de poser un acte d’une Importance nussl transcendante et dont les conséquences font trembler.L’embargo sur le pétrole, déclare Mussolini, signifie la guerre.Le Canada peut-11 prendre, à la face du monde, la responsabilité d'une nouvelle conflagration mondiale ?Car la proposition, suivant un dessein évidemment bien arrêté, fut vite mise au compte du Canada.Et c’est notre pays qui aurait pris figure d'agent provocateur.M.Lapointe, premier-ministre Intérimaire, crut donc opportun de mettre les choses au point et de préciser que le Dr Riddell avait agi sans autorisation.La proposition d’étendre l'embargo au pétrole et à d'autres produits essentiels ne rèflète que ses vues personnelles, et non celles du gouvernement canadien.Dans un communiqué qui a fait sensation à travers le monde, M.Lapointe montre que le Canada s’en tient à ses obligations en vertu de son adhésion au pacte de la Société des nations, mais sans plus.Telle était, d'ailleurs, la portée de la déclaration faite par M.King lul-mème le 29 octobre.Deux jours après, un arrêté ministériel fut adopté qui prononçait l’embargo contre l'exportation des armes et des munitions en Italie.Des mesures furent aussi prises, le même jour, pour prohiber les prêts et crédits.Le 15 novembre, un arrêté qui prit force trois jours plus tard dressa l’embargo contre toute importation d’Italie.Mais ceci fait, il n’entre pas dans la politique du gouvernement canadien de prendre l’initiative d'aggraver les sanctions ni de prendre d’autres mesures relatives à la prohibition des exportations en Italie.Le gouvernement se contente, suivant le texte, de coopérr à l'application de mesures purement financières et économiques, d'un caractère pacifiques.Ces mesures sont d’ailleurs approuvées par tous les pays faisant partie de la Société des Nations.Pour le reste, le Canada se déclare désireux de suivre le cours des événements et prêt à considérer toute proposition tendant à la revision des sanctions économiques.La déclaration de M.Lapointe eut, encore une fois, une répercussion immense à travers le monde.On a l’impression que le Canada, par ce geste, prend une importance qu’il n'avait encore jamais eue au sein des nations.Et les commentaires de la presse mondiale ne laissent pas d’être intéressants.Ainsi un journal anglais, le Morning Post que l’on considère depuis toujours comme l’organe conservateur par excellence, ne craint pas de se demander si l’embargo sur le pétrole est moins apte à amener la paix en Ethiopie que la guerre en Europe.Preuve que le geste du gouvernement canadien reflète des’ appréhensions sérieuses.Ne lit-on pas encore, sous la plume de lord Rothermere, que personne en Angleterre ne s’intéresse réellement à la querelle italo-éthiopienne.Si tel est le cas, on ne voit pas pourquoi le Canada serait plus britannique que les Anglais.En d’autres termes, et suivant l’expression courante, plus catholique que le pape.Les commentaires aux Etats-Unis ne sont pas moins suggestifs.De prime abord certains journaux américains se méprirent sur le sens de la déclaration de M.Lapointe et voulurent y voir un signe que le Canada se détachait du commonwealth et de la Société des Nations.Rien ne justifie pareille interprétation.Le Canada respecte ses engagements et reste loyal.Mais on comprend aussi, définitivement, que sous le gouvernement libéral de Mackenzie King le Canada est- pour la paix.L’incident Riddell, — car c’est ainsi qu’on le désignera dans l’histoire, — semble prendre une importance de plus en plus grande.Il est difficile d'en prévoir toute la portée.Mais, dans les cercles politiques de la capitale, on assure déjà qu’il ne sera pas sans effets patents et immédiats.L’un de ces effets sera, sans doute, de faire créer sans délai un nouveau poste diplomatique.Par une singulière anomalie, en effet, le Canada a des ministres plénipotentiaires et envoyés extraordinaires à Londres, à Paris, à Washington et à Tokio, mais non à Genève.Or, c’est là.on le voit chaque jour, que se décide le sort du monde.Et cependant le délégué permanent du Canada auprès de la Société des Nations n’est qu’un simple fonctionnaire.Ne convlent-U pas d’envoyer, sans tarder, un ministre à Genève ?Ministre plénipotentiaire ou ministre d'Etat, comme l’on voudra.Mais 11 semble de première importance d'avoir à Genève un ministre responsable et autorisé qui parlera au nom du gouvernement canadien.• • • La conférence Intcrprovlnclale se réunit la semaine prochaine M.Taschereau, M.Hepburn, et tous les autres premier ministres provinciaux y assisteront.Outre le chômage et tous les sujets qui s’y rattachent, on apprend de M.Howe, ministre des voies et communications, que la conférence sera saisie d'un problème qui prend une Importance transcendante, à savoir la concurrence que font aux chemins de fer les camions et autobus.Une délégation d’employés de chemins de fer a approché M.Howe, et le ministre a mentionné la création d’une commission royale pour étudier ce problème.• • • La commission du tarif, après avoir consacré plusieurs jours au pétrole, étudie maintenant la situation des textiles.Une délégation anglaise de quatre membres fait actuellement valoir ses griefs concernant l'industrie du coton et de la soie artificielle.Les fabricants canadiens plaident aussi leur cause et s'opposent aux revendications anglaises.La commission du tarif fera rapport sur ces diverses questions avant la convocation des Chambres.PERTINAX.CE RUE DISENT LES JOURNAUX Avec commentaires d*Adolphe Berthon De loin, on Juge mieux des choses et des événements.Vues d'Ontario les dernières élections de la province de Québec sont Jugées différemment et avec une certaine dose d’impartialité qui pourra nous servir de leçon comme de réconfort.Voici d'abord l’avis du Whig-Standard, de Kingston : ’’Le verdict «dans Québec) ne conclut guère à un verdict de mécontentement (contrairement à ce qu’on a voulu déduire).Les électeurs n'ont pas eu l'opportunité de choisir entre deux alternatives chacune promettant un gouvernement fort.Les libéraux ont reçu un avertissement sans qu’aucun parti uni se fût levé pour les menacer.” De son côté, l'Expositor, de Brantford, dit que c'est merveille de voir que le gouvernement Taschereau a pu se maintenir au pouvoir tandis que tous les autres gouvernements tombaient, victimes d’un sort commun : “II est merveilleux qu’après un si long terme d’office, le parti libéral ait été réélu.Il serait difficile de trouver un parallèle à une confiance aussi prolongée en faveur d'un parti.Même le long régime du parti conservateur en Ontario a été interrompu au bout de quatorze ans.Il se peut que ce soit grâce au prestige du premier ministre Taschereau que son gouvernement fut réélu, même avec une petite majorité, en dépit du cri de l’opposition: "Trop de Taschereau".Le Globe, de Toronto, est convaincu que M.Taschereau sera capable non seulement de se maintenir au pouvoir, même d’être plus fort parce que secondé par un parti encore plus étroitement uni : “Un gouvernement avec une majorité de six peut faire "son chemin.Une demi-douzaine de partisans sont aussi forts que vingt, s’ils tiennent.Mais l’administration doit marcher avec prudence.Est-ce que cette majorité se maintiendra ?Très vraisemblablement.La révolte contre le Libéralisme dirigée par M.Gouin a retiré des rangs tous les membres mécontents ; par conséquent ce devrait être un parti étroitement uni que le premier ministre Taschereau conduira à l’Assemblée législative.Voilà un avantage.La population de Québec, de quelque parti qu’elle soit, devrait être satisfaite qu'à la prochaine Législature il y aura une forte et active opposition, capable d’enrayer une législation au’elle n'approuverait pas.C'est une bonne chose pour n’importe quel parlement.Le premier ministre Taschereau est un homme capable, un politicien averti qui sera capable de dominer la tempête politique qui menace le navire de l’administration.” L'Ottawa Journal, feuille conservatrice, fait remarquer, à son tour, que le résultat des élections dans Québec n’ont nullement indiqué que le parti conservateur était plus fort."Qu’il nous soit permis de dire que la défaite du gouvernement Taschereau aurait été regrettable.On nous a toujours montré Québec comme une province bien administrée et son administration est peut-être plus saine que n'importe quelle des autres provinces.M.Taschereau est un homme d’Etat extraordinairement capable et U a maintenu la solidité financière de sa province," La campagne électorale est finie, mais la campagne d'insinuations et de mensonges entreprise par les adversaires des libéraux, ne l’est pas.Elle se continue avec une ténacité rageuse.Chaque jour apporte les démentis les plus formels aux accusations des conservateurs, de leurs alliés et de leurs organes.Voici un échantillon de leur vilaine propagande : Le 30 novembre, le Devoir publiait sous le titre : "L’élection dans Terrebonne", un artlculet où on lisait ce qui suit : ."On a aussi découvert que deux boites de scrutin, l’une du poil 59 de Saint-Faustin et l’autre du poil 61 de Salnt-Jovite, contenaient plus de votes qu’il n’y a de voteurs sur les listes.On a calculé que les bulletins déposés dans les urnes et ceux qui ont été écartés dépassaient de 50 le total des voteurs inscrits sur les deux listes.” Cette information mensongère publiée sans sourciller et avec complaisance par le Devoir a été immédiatement contredite par M.Antony Lessard, officier rapporteur du comté de Terrebonne, qui adressa la lettre ct-dessous au Devoir, en date du 2 décembre : Monsieur le Directeur, Comme officier-rapporteur du comté de Terrebonne, Je suis obligé d'exiger de votre journal une mise au point sur ce que vous avez publié le 30 novembre au sujet de l'élection de l'honorable Athanasc David contre monsieur Hermann Barrette.Vous y insérez que deux boites de scrutin, l'une du poil 59 de Saint-Faustin et l’autre du poil 61 de Saint-Jovlte contenaient plus de votes qu’il n'y a de voteurs inscrits sur les listes.“On a aussi découvert, et Je cite textuellement Le Devoir, que les bulletins déposés dans les urnes et ceux qui ont été écartés dépassaient de 50 le total des voteurs Inscrits sur les deux listes.” C’est absolument faux et mensonger ; je tiens à déclarer officiellement que, d’après le relevé du scrutin préparé par les sous-officiers-rapporteurs et fait en présence du candidat Hermann Barrette, ses représentants et ceux de l’élu, dans les 74 bureaux de votation du comté, le nombre des voteurs a été inférieur à celui des électeurs inscrits sur les listes.Voici le rapport exact des deux poils précités : Saint-Faustin, poil 59 : Electeurs Inscrits : 115 Ont voté pour M.Barrette 37 Ont voté pour M.David 39 Total des votes donnés 76 Saint-Jovite, poil 61 : Electeurs inscrits : 267 Ont voté pour M.Barrette 121 Ont voté pour M.David 73 Total des votes donnés 194 J’ignore de quelles sources viennent les renseignements que vous avez donnés.Pour rendre justice aux sous-officiers-rapporteurs de ces municipalités, vous auriez pu obtenir un rapport précis en vous adressant au soussigné qui, soyez-en assuré, se serait fait un devoir de dire la vérité.Veuillez me croire, monsieur le Directeur, Votre bien dévoué, J.-Antony LESSARD, Officier-rapporteur du comté de Terrebonne.Le 3 décembre, le Devoir rétracta sa fausse information.C’est ainsi que les officiers publics et les libéraux sont obligés, à tout instant, de contredire les rumeurs mensongères et les calomnies que l'opposition et la presse à sa dévotion répandent à profusion et sans scrupule.AU CREDIT DU CANADA FRANÇAIS Jusqu’à la fin du siècle dernier, il existait un préjugé en ce pays, quant à l'habileté administrative et financière des Canadiens-français.On convenait que nos compatriotes fournissaient d’excellents médecins, de bons avocats, et surtout de beaux orateurs, mats on était porté à douter de leurs talents d'hommes d’affaire.C’est que, à cette époque, nos devanciers n’avaient guère eu l'occasion de gérer de grandes entreprises publiques ou privées.Aujourd’hui, cependant, lorsqu’on parle de la province de Québec, on s’empresse d’ajouter qu'elle est la mieux administrée du Canada.Avant 1900 on n'aurait jamais songé à confier le département du Trésor à un ministre d’origine française.On réservait toujours ce portefeuille à un représentant de la minorité anglaise.Feu l’honorable S.-N.Parent s’est chargé, un jour, de démontrer l'inanité d’un préjugé qui tendait à éliminer du domaine financier les gens de sa nationalité Et depuis, après lui, nous avons eu tour à tour à la trésorerie sir Lomer Gouin, M.Taschereau, M.Nlcol.Et, sous leur gérance.le crédit du Canada français a été mieux coté que Jamais.Grâce à ces sages intendants, nous avons lieu de nous féliciter de l’état financier du Québec.(Le Canada).L’A VEN IR DU NORD Saint-Jérôme, le 6 décembre 1935 BILLET DE QUEBEC Force et sang-froid de M.Taschereau.— La conférence interprovinciale.— La commission de Vélectricité.— Autres choses.TE CE QU’ON ENSEIGNE DANS LES UNIVERSITES ALLEMANDES Ce 3 décembre 1935 Ce n’est pas par pure routine que le signataire de cette lettre l'a datée.Chaque journée est si féconde en événements Importants et parfois sensationnels que des commentaires publiés quatre jours après avoir été rédigés risquent fort de désorienter le lecteur non prévenu.Quelle est la première question à l'ordre du Jour dans la province ?On l'entend poser, plusieurs fois par Jour, par presque toutes les bouches : "Comment le parti libéral, et particulièrement le premier ministre, prend-il les résultats de l’élection du 25 novembre ?” L'honorable Alexandre Taschereau a contenté, aujourd’hui même, à Montréal, la curiosité générale.En recevant les journalistes aux bureaux du gouvernement, il leur a dit fort joyeusement : "Ils ont l’air de croire que nous allons rester au pouvoir.Depuis Jeudi dernier, il ne s’est passé rien d’extraordinaire.” Le fait est qu’en dépit de toutes ces rumeurs de contestations, les adversaires du parti libéral ne semblent pas se décider vite à prendre action.Les hommes sérieux qu’ils ont dû consulter leur firent sans doute comprendre qu’il y a loin entre des accusations fulminantes et la preuve à établir en justice.D’ailleurs, les actionnistes n'avaient-ils pas choisi eux-mêmes leurs représentants, dont c’était le devoir de veiller scrupuleusement sur tout ce qui se passait dans le bureau de votation ?N’avaient-ils pas l'autorité voulue pour prévenir toutes les fraudes dont ils accusent aujourd'hui le gouvernement d'avoir commises ?Non content d’attendre avec sérénité les coups que ses adversaires parlent, depuis huit jours, de lui porter, M.Taschereau se gausse des differentes manifestations auxquelles se livrent les vaincus contre ceux qu’ils n’ont pu supplanter dans l’opinion populaire."II faut bien qu’ils passent leur mauvaise humeur, continuait le premier ministre ; moi, cela m’amuse de voir leur rage.” Ces observations ironiques prouvent que le chef du gouvernement est bien loin d’étre abattu par la diminution de sa majorité en Chambre.Il se souvient que le parti libéral a déjà réussi à conduire à bonne fin les affaires de la province avec une majorité encore plus infime que la sienne.Et ce qui donne au parti ministériel un grand avantage sur l'Opposition, c’est qu’il juge les choses froidement, n'exagère rien, garde son sang-froid dans les moments les plus épineux, tandis que les ad-versaites, exaspérés par leur impuissance à s’emparer du pouvoir, s'abandonnent aux rages les plus instinctives rappelant les cris des enfants turbulents qu’on met en pénitence.Ces crises de colère durent rarement longtemps, et déjà tout semble s’apaiser.M.Taschereau, qui connait bien les hommes, grands et petits, ne s’est pas laissé impressionner un seul instant par les vociférations dont il était l’objet.Et il n'est pas l’homme à s’inquiéter du sort de son gouvernement au moment où le peuple vient de le reporter au pouvoir avec une majorité bien suffisante pour lui permettre de tenir encore longtemps les rênes du char de l'Etat.Il a d’ailleurs mieux à faire par les temps qui courent.La préparation de la Conférence interprovinciale prend le peu des loisirs qui lui restent.Le peuple de la province de Québc n’ayant pas voulu confier à d’autres qu’à lui le soin de nous représenter dignement à Ottawa, il saura faire, honneur à son mandat, et nul doute que, comme toujours, son prestige réussira, cette année encore, à orienter sagement les débats de la Conférence et à en tirer tous les avantages qui peuvent en découler pour nous.L’étroite coopération qui régnera entre les représentants de toutes les provinces laisse entrevoir qu’on prendra, à Ottawa, des initiatives très importantes dont bénéficieront tous les Canadiens.La haute figure de M.Mackenzie King dominera tous les débats, et son sens très éclairé de la politique saura grouper et ordonner les précieuses suggestions qui lui viendront de tous les points de notre grand pays, “dont il est l’âme dirigeante, et non le despote”.La crise économique semble terminée : la Conférence Interprovinciale stimulera grandement la reprise des affaires et saura apporter à toutes les classes de la société des réformes d’intérêt général propres à leur faire oublier le mauvais cauchemar d’où elles viennent de sortir.Les bienfaits de la Conférence interprovinciale coïncideront avec ceux que nous assureront, particulièrement'dans notre province, les activités de la Commission d’électricité dont MM.Frigon, Lefebvre et McCammon sont les âmes dirigeantes.L’on se rappelle que cette commission est un organisme indépendant de la politique et dont l’objet est : lo De rendre accessible au plus grand nombre possible de citoyens l’usage de l’énergie électrique, aux meilleures conditions compatibles avec l’efficacité du service, d’après un tarif raisonnable établi tant dans l’intérêt du consommateur que dans celui du bailleur de fonds ; 2o De réparer les erreurs et abus du passé et d’en prévenir la répétition ; 3o De garantir au peuple de la province de Québec une industrie électrique qus permettra à la province de toujours occuper une position avantageuse dans le développement industriel et social du Canada.Déjà des centaines de demandes de renseignements et un grand nombre de requêtes de toutes natures attendent la prompte solution que sauront leur donner les commissaires éclairés choisis par le gouvernement Taschereau pour résoudre le problème de l’électricité dans le Québec.Le contrôle efficace des tarifs sera vite assuré par les initiatives que prennent déjà les commissaires, par exemple, celle d’exiger de toutes les compagnies qui produisent et distribuent de l’énergie électrique des rapports périodiques complets sur la quantité d’énergie qu’elles produisent, ainsi qu’un état de leurs revenus et de leurs dépenses.Une décision importante de la cour d'appel mérite aussi de retenir notre attention, cette semaine.Les honorables Juges C.-E.Dorion, W.-L.Bond, Antonin Galipeault et Gregor Barclay, sous la présidence de sir Mathias Tellter, ont arrêté ce matin, que l'Assemblée législative a le droit d'abroger l’article de la loi du dimanche qui permet aux Juifs de travailler le premier jour de la semaine s’ils observent le Sabbat.Ce jugement permettra au procureur général d’apporter à notre loi du dimanche des réformes auxquelles on l’accusait, en certains milieux, d’être indifférent, quand, au contraire, il avait lui-même soumis à la cour d'appel cette question délicate, pour audition, examen et opinion, afin d’avoir les mains libres d’agir au moment opportun.Enfin, puisse son éminence le cardinal J.-M.-R.Villeneuve, archevêque de Québec, de retour d'une visite au pays de ses ancêtres, faire tomber sur toute la province, en même temps que ses bénédictions, des paroles de paix et de conciliation qui calment les esprits échauffés et nous fassent définitivement sortir, pour la plus grande tranquillité de tous et de chacun, de la double tourmente électorale qui a ébouriffé trop de chevaux ! JEROME.Au moment où les Universités viennent de rouvrir leurs portes, il n’est pas sans intérêt de jeter un coup d'oeil sur quelques-uns des titres des cours qui sont donnés dans plusieurs universités allemandes et qui ont pour but de fournir une base scientifique, ou soi-disant telle, au national-socialisme.En voici quelques-uns, d’abord, empruntés aux programmes de l'université de Berlin.Le professeur Carl Schmitt, qui a la réputation d'ètre le meilleur spécialiste de l'enseignement du droit public en Allemagne et qui se réclame volontiers du catholiscisme, entretiendra les étudiants de “la structure de l'Etat et l'effrondement du deuxième Reich”.Le professeur Glum.lui aussi un juriste, traitera “des bases intellectuelles du national-socialisme”.A l'Ecole des Sciences politiques, relevons la mentions des cours du Dr Klemmt, “De Chamberlain à Hitler" et du Dr Lanuners.secrétaire d’Etat à la chancellerie du Reich, sur “La structure juridique du Ille Reich”.A l’université de Bonn, on entend le Dr Mense exposer "les bases de la philosophie et de la politique national-socialiste".A l’Ecole Polytechnique de Braunschweig, on annonce un cours sur "l’Etat national-socialiste”.A l'université d'Heidelberg, c’est un des hommes en vue de la science national-socialiste, le Dr Ernst Krieck, qui décrit : “les traits principaux de la conception national-socialiste du monde”.A celle de Kônighsberg, c'est le Dr Becker, qui compare entre eux : “l’Etat fasciste et l’Etat populaire du Führer (Führerstaat)”.Revenons à Berlin.Dans le courant d'octobre, y fut inauguré l’Institut du Reich pour l'histoire de l'Allemagne nouvelle.Son président, le Dr Walter Fraul, dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, a déclaré que les principaux cours qui seraient donnés à cet Institut auraient pour thème général l’histoire de l’Allemagne depuis la Révolution française.On s'occupera spécialement des quatre sujets suivants : la pénétration des idées de l’ouest de l’Europe en Allemagne, les mouvements en faveur d'une Eglise nationale, le développement de la philosophie allemande et enfin la question juive en Allemagne, de la Révolution française à la Révolution national socialiste.Parmi les parrains du nouvel Institut, se trouvent naturellement le chancelier Hitler et le professeur Alfred Rosenberg.C’est donc une véritable académie national-socialiste qui vient de s’ouvrir à Berlin.Pourquoi faut-il que le professeur Heinrich von Srbik, qui enseigne Bulletin du tourisme Sports d'hiver dans les Laurentides Les amateurs de ski seront sans j doute heureux d’apprendre qu’ils pourront, cette année, se livrer à leur sport favori dans des conditions des plus avantageuses.En effet, cet hiver, il y aura dans les Laurentides des sentiers bien tracés sur une longueur de cent-cinquante milles à travers cette belle région de la province de Québec.Ces sentiers, ou mieux ces "trails” comme elles sont généralement désignées par les amateurs de ski, contourneront tantôt des collines abruptes, tantôt descendront en pentes douces.Ces sentiers seront très bien indiqués par des signaux appropriés de sorte que le novice dans ce sport tout aussi bien que l'expert pourront s'adonner à ce sport.j II y a quelques années, l’on considérait le ski comme un sport | quelque peu dangereux car l’on , était sous la fausse impression que pour pratiquer ce sport selon l’art, il fallait nécessairement descendre en tourbillon dans une pente abrupte pour ensuite se laisser tomber du haut d’une chute pour aller s’écraser une centaine de pieds plus loin sur ses longs patins de bots.Aujourd'hui, l'on a une toute autre compréhension de ce sport et c'est pour cette raison que les différentes associations de sports d’hiver donnent une attention toute particulière aux novices en leur fournissant des experts pouvant leur enseigner les principales notions que tout skieur doit connaître.Les Laurentides, dans la région de Montréal, se prêtent admirablement bien à ce port car les nombreuses collines que l’on y rencontre en font un endroit unique pour les amateurs de ski.La plupart des hôtels dans ces différents endroits de sports d'hiver ont d’attachés à leur service des experts skieurs pour aider les commençants à maîtriser ce sport.La campagne québécoise, et tout spécialement la, région des Laurentides, offre un spectacle tout différent lorsqu'elle est recouverte de son manteau de neige.Le spectacle pittoresque des maisons de campagne ensevelies sous un épais manteau de neige Immaculée, la salubrité remarquable du climat de la campagne laurentienne et, pardessus tout, le charme et la diversité des jeux d’hiver se recommandent de façon spéciale à tous les touristes qui sont en quête d’un repos réparateur ou d'amusements nouveaux.Les touristes qui ont visité cette région pendant la belle saison devraient venir contempler de nouveau ces mêmes régions pendant l’hiver.Quoique le ski forme la principale attraction sportive dans les Laurentides il y a aussi nombre d’autres événements sportifs qui se dérouleront dans le cours de l’hiver.L’on est à préparer actuellement le programme des courses de ski.de raquettes, des joutes de hockey, des courses de chiens et autres amusements en plein air.Les sportsmen les plus âgés qui ne peuvent se livrer aux sports violents du ski ou du patin se plaisent beaucoup à faire des randonnées sous bois avec des chiens dressés à cette fin.Presque tous les hôtels ont des patinoires pour l’usage de leurs hôtes qui désirent s’adonner à ce sport, vivifiant.A d'autres endroits les amateurs du patin peuvent se livrer à leur passe-temps favori sur les étangs ou les lacs que le froid a transformés en un miroir et où, patineurs et patineuses, évoluent tout en contemplant le panorama laurentien recouvert de son manteau blanc.La raquette que l'on considère comme le plus ancien moyen de locomotion dans la province de Québec possède aussi de nombreux adeptes.Depuis quelques années ce sport a pris un regain d’activité surtout parmi les touristes nous venant des Etats-Unis.Les fervents de lq toboggan, et ils sont nombreux, ne peuvent choisir de meilleur endroit que les Laurentides.Tous, jeunes et vieux, peuvent s'y adonner car ce sport ne demande aucune expérience et procure toujours des sensations nouvelles.La plupart des hôteliers peuvent fournir aux visiteurs les articles nécessaires pour pratiquer les différents sports que nous venons d’énumérer, au cas où Ils auraient oublié de se munir de ces articles avant leur départ.A LIRE La livraison de novembre de la revue LE MOIS, synthèse de l’activité mondiale, vient de paraître.Elle nous apporte deux études sur le problème anglais, l’une de M.Fenner Brockway, secrétaire du parti travailliste indépendant, énergiquement intitulée L’Angleterre ne doit pas faire la guerre, l'autre, Position de l’Angleterre dans la crise européenne, analysant les raisons profondes et exactes de l’attitude anglaise devant le conflit actuel.Deux études de non moindre importance son* *.La situation économique de l’Allemagne et Les opérations militaires en Abyssinie.Enfin après tant d’articles que contient ce numéro du MOIS citons ceux du constructeur Louis Bréçuet, sur les gyroplanes, de M.Franck, gouverneur de la Banque de Belgique sur la politique monétaire belge, une interview des danseurs Clotilde et Alexandre Sakharof et les “portraits” biographiques de MM.Dino Alfiéri, Louis Renault, Mario Roustan, Francis Jammes, Georges Desvaslières, etc., etc.Vous pouvez obtenir ce numéro du MOIS pour $1.00 franco, en vous adressant à ses représentants canadiens : LA MAISON DU LIVRE FRANÇAIS DE MONTREAL, INC., 807 rue Ontario est, à Montréal.l’histoire à l'Université de Vienne en ait été nommé membre ?Le président Fraul l'a expliqué dans son discours inaugural, en déclarant que l'entrée du professeur von Srbik à l'Institut était “un symbole heureux de la communauté spirituelle de l'Empire allemand et du germanisme, dans cette partie du Sud-Est qui s’appelle l'Autriche”.“Ce n’est que maintenant, a-t-il ajouté, depuis le jour où dans l’Eglise de la garnison de Postdam, sur la tombe de Frédéric-le-Grand, un successeur de Bismark, de la branche autrichienne, Adolf Hitler, avec le maréchal de la tradition prussienne-petite-allemande, ont fondé la Fédération du troisième Reich, que revient à nous la tradition historique d'une nécessité spirituelle et politique qui montre le germanisme du Reich en union de l’esprit avec le germanisme du Sud-Est.” Voilà donc la réunion de l'Autriche à l'Allemagne, placée elle aussi, sur des bases scientifiques et cela, avec le concours d'un professeur de l’Université de Vienne, lui-même historien de Metternich.Les renseignements ainsi rassemblé, dans ces quelques informations empruntées, pour la plupart, à la Frankfurter Zeitung, jettent un jour singulier sur la science universitaire allemande, elle aussi “mise au pas” et placée au service du national socialisme.• • • A L’INSTITUT DES ETUDES AMERICAINES DU COMITE FRANCE- AMERIQUE DE PARIS L'Institut des Etudes américaines du Comité France-Amérique de Paris, qui a son siège 9 et 11, avenue Victor-Emmanel (Ville), a organisé, pour la présente saison, deux séries de cours d’un très haut intérêt.La première, inaugurée le 18 novembre par S.Exc.M.de Souza Dantas, ambassadeur du Brésil à Paris, assisté de M.Georges Dumas, de l'Institut, professeur à la Sorbonne.a pour sujet général : Le Brésil d’autrefois et d’aujourd’hui.Elle comprend deux groupes de cinq conférences qui ont été confiées à M.Pierre Deffontaines, professeur aux Facultés libres de Lille, et à M.Robert Garric, qui ont enseigné, l’un et l’autre, avec grand succès à la Faculté des Lettres, Sciences et Arts de Saô-Paulo.M.Pierre Deffontaines doit étudier les Grands Problèmes humains que pose le Brésil, le pays lui-même, les vagues migratoires, le mode de peuplement, les personnages types de l’histoire brésilienne, l’homme et la forêt.Quant à M.Robert Garric, dont les cours commenceront le 13 janvier 1936, et se poursuivront jusqu’au 10 février, il traitera des Grands Problèmes historiques, culturels et politiques du Brésil.Il se trouvera ainsi amené à parler des courants et des influences qui ont agi sur la formation de l'esprit brésilien, du caractère et de la race, des lettres et des arts, de la spiritualité brésilienne, et enfin, de l'organisation politique ainsi que de l’équipement culturel de la nation.A ces deux groupes de conférences (chaire Gabriel Hanotaux), succéderont, à partir du 17 février 1936, jusqu’au 9 mars, quatre cours (chaire Edward Tuck), dont le premier sera fait par M.André Siegfried, de l’Institut, professeur au Collège de France et à l'Ecole libre des Sciences politiques.Il aura pour sujet les Impressions de voyage aux Etats-Unis de M.Siegfried cri 1935 ct servira d’introduction aux trois cours de M.Firmln Roz sur l'Evolution de la psychologie du peuple américain.M.Firmin Roz présentera à ses auditeurs trois types d’Américain : l’homme de l’Est, c’est-à-dire le "pèlerin" de la Nouvelle-Angleterre et le Virginien ; l'homme de l’Ouest ou le Pionnier; le Cosmopolite, enfin, considéré comme un type nouveau.C’est là un très beau programme, dont on peut estimer qu'il est de nature à mieux faire connaître en France le Brésil et les Etats-Unis.L’Institut des Etudes américaines du Comité France-Amérique poursuit une oeuvre excellente et de haute valeur intellectuelle, morale et scientifique. Saint-Jérôme, le 6 décembre 1935 U AVENIR DU NORD Page trait IA Chronique féminine Chacun pour soi, rien pour les autres MADAME MUSSOLINI Il n’est en somme rien de tel que la douleur pour nous donner l’illusion, la sensation d'être énormes, immenses, gigantesques.Quand elle nous tient, elle n’en finit plus de faire le tour de notre corps ou de notre âme agrandis.Où que nous soyons d’où qu'elle vienne, nous sommes immanquablement sur son chemin.C’est à croire que nous ayons acquis des dimensions phénoménales tant elle fait mouche toutes les fois qu’il lui prend fantaisie de nous viser.Etre une cible plus petite, afin d'ètre ou moins souvent ou moins en plein coeur atteints, il semble bien que ce soit en face de la seule douleur — maladies, revers, chagrins, déceptions, abandon — que ce désir s’universalise.Car pour tout le reste, c’est plutôt l’inverse qui se produit.Nous brûlons toujours, en tout, de tenir une plus large place : dans le bonheur, dans la fortune, dans le succès, dans l'estime des autres.Que sais-je encore ?Devant tout cela, si petits, nous sentons-nous, que souvent nous séchons d’envie.Quand il s’agit de faire souffrir, au contraire, nous n'avons plus rien à nous.Nous devenons d’une générosité facilement exagérée.Nous distribuons la souffrance comme menue monnaie, n’éprouvant pas que, plus nous en donnons, plus nous nous appauvrissons.Et pourtant, de ne garder pour nous notre souffrance, nous nous privons d'une richesse.A la communiquer, à en faire naître pour les autres, à la mettre en travers de la route des autres, sans y penser, comme on respire, nous faisons autant de gestes qui nous dépossèdent du meilleur de nous-mêmes : la bonté.C’est quand le coeur fond de bonté qu'il faut dépenser le plus d’énergie pour défendre les autres contre les coups du sort.11 faut du courage pour coopérer au bonheur des gens, parfois, malgré eux.Quel bel égoïsme ce serait si, dans le domaine des douleurs, nous nous disions plus souvent : “chacun pour soi, rien pour les autres ! ” La face du monde serait changée si chacun de nous acceptait de ne jamais transiger, quand il s'agit du bonheur d’un autre être.Le bonheur il faut l’acheter par le sacrifice, chacun sait cela ; mais si jamais vérité trouva sa place aujourd’hui, c’est bien celle-là.Depuis la fin de la guerre mondiale et le début de la crise financière, n'avons-nous pas pris la décision d'une sorte de stoïcisme actif, qui nous a fait supporter nos déboires avec une énergie de vouloir surhumaine.Et dès lors, en expérimentant personnellement la souffrance et les privations, nous en vînmes tout naturellement à nous porter au secours des autres que le mal terrassait.La vie fut simplifiée de façon étonnante.Une vague d’altruisme souleva les élans généreux de ceux-là même qui se confinaient dans un égoïsme mesquin.On s’oublia pour penser aux autres.Et de ce chaos : la guerre, la dépression, — surgit une belle philosophie sereine dont s'inspira notre jeunesse actuelle.Il fallait maintenant savoir tirer parti de la destinée, apprendre à se pencher vers ce qui souffre, mettre son âme au diapason des évènements, accorder son esprit avec la situation du monde, en un mot “s'adapter” avec intelligence et volonté.Et pardessus tout — “ne rien haïr, tout aimer, ou tout plaindre”.MARYSE.Décembre 1935.L’obésité, terreur de la femme moderne Vous êtes devenue, madame, une grosse personne parce que vous avez cédé à la mollesse et à une certaine indolence naturelle.Votre vie sédentaire à l'excès et vous avez, en une certaine période de votre vie, usé et abusé des délices du lit.Toutes ces causes se sont conjuguées pour ralentir votre nutrition.En meme temps, vous avez, en vos jeunes années et surtout entre la vingtième et la trentième, sacrifié au dieu de la gourmandise.Votre alimentation fut alors trop substantielle.Aujourd’hui, quand je vous demande : — Et l'appétit ?Vous me répondez : — Je ne mange rien, et je suis grosse ! Vous ne mangez rien, madame.C’est possible.Mais, avouez-le, autrefois, vous avez trop mangé.Vous appartenez à la catégorie des grandes issimiiantes et, comme on le dit de manière imagée, “tout vous profite”.C’est justement à cause de cela qu’il eût fallu vous dire que, pour vous, une ration ordinaire était une ration surabondante.Vous auriez dû le comprendre et ne point arriver où vous en êtes.Ajoutez à cela que, chez vous, les fonctions spéciales à votre sexe ont toujours été quelque peu irrégulières ou même languissantes.Toute votre nutrition en a souffert dans le sens d'une insuffisante combustion des graisses.L’excès de votre embonpoint ne détruit pas seulement l’équilibre de l'argile idéale dont vous êtes formée.Votre difformité engendre une surcharge graisseuse du coeur que traduisent votre oppression et vos vertiges.Qu’allez-vous faire ?Gardez-vous d’abord des régimes exagérés et exclusifs.Ne supprimez pas les boissons.Vous engrasseriez rapidement et soudainement votre foie et vos reins.Ne vous faites pas fondre brutalement vos viscères abdominaux, privés soudain de leurs tuteurs ad peux, balloteralcnt dans un ventre vide qu’une paroi lâche et avachie ne soutient plus.Faites ceci : supprimez toute boisson vineuse ou alcoolique, principalement la bière, le champagne et les vins liquoreux ; ne buvez que de l'eau.Supprimez le sucre, les sucreries, les pâtisseries et les entremets.Supprimez le beurre, la crème et les fromages gras.Mangez peu aux repas et ne prenez rien entre les repas.Usez largement de salades assaisonnées de citron, composez des repas de fruits crus et de légumes herbacés.Une cure d’obésité doit toujours être médicalement surveillée.Elle doit varier suivant les cas et les possibilités personnelles de chacune.Ne remettez pas à plus tard pour commencer une cure d’anmigrisse-ment.Plus tard, c’est souvent trop tard.Le coeur s épuise à lutter con- tre l’invasion graisseuse.Les vaisseaux se fragilisent ; la congestion des centrer, nerveux devient permanente et des lésions irrémédiables s’installent.Défiez-vous de l’immobilité prolongée, de la stabulation.Agissez, soyez active, intéressez-vous à quelque chose qui vous contraigne à remuer.Quand vous aurez fait un bon repas, soit que vous ayez reçu vos amies, soit que vous ayez été reçue par elles, supprimez le repas suivant.Buvez deux verres d’eau à la place; sortez; allez vous promener au lieu de vous mettre à table.Vous reconnaîtrez que l’amaigrissement provoqué par le régime est salutaire à ce que votre respiration sera améliorée, vos forces et votre entrain recouvrés.Vous devrez au contraire suspendre la cure si vous constatez de la faiblesse, de l’oppression, des palpitations ou de l’insomnie.Fougères et plantes d’appartement LES SOINS A LEUR DONNER Une fois par semaine, en été.et deux fois par semaine, en hiver, placez vos plantes dans une cuvette remplie d’eau et laissez baigner pendant cinq minutes et lavez soigneusement chaque tige.Faites égoutter complètement avant de remettre dans la jardinière, et ne jamais laisser l’eau dans le fond du bocal.Pour le lavage des feuilles, se servir d’une éponge trempée dans de l’eau légèrement salée; prendre garde que l’eau ne pénètre la terre.Si vos plantes sont attaquées par des Insectes, arrosez avec une solution d’une cuillerée à thé de nicotine dans un gallon d’eau deux ou trois fois par semaine.De la fumée de tabac sous les feuilles à tous les jours, pendant une quinzaine, fait aussi beaucoup de bien.Pour tuer les vers ou autres insectes qui mangent les racines du rosier ou d’autres plantes, on verse autour de la tige, sans y toucher, un mélange d’une cuillerée à thé d'ammoniaque dans une tasse d'eau.Si cela ne suffit pas à les faire mourir, arrosez avec une tasse d’eau dans laquelle vous aurez délayé une cuillerée à café de moutarde en poudre.Vous verrez bientôt tous les petits vers monter à la surface, et il vous sera alors facile de les enlever.Si vos plantes de maison sont faibles ou tombantes, et que l’eau ne les ravive pas, essayez du marc de café sur les racines, trois fois par semaine, une cuillerée d’huile d'olive; ne jamais laisser la terre durcir ou sécher.Les feuilles de thé encouragent la pousse des géraniums et des petites fougères.On les met autour de la racine, où elles finissent par pénétrer dans la terre et former un bon engrais.Va sans dire qu’à cet effet, 11 ne faut pas employer le thé chaud ou trop fort.Itachellc Mussolini, femme du Duce, dictateur de l’Italie, croit que la place d'une femme, quelque rang qu'elle occupe dans la société, est à la maL>on.Elle pourrait vivre dans un palais, mais elle préfère une maison à la campagne.Elle pourrait avoir plusieurs domestiques, mais elle aime mieux faire sa propre cuisine et voir elle-même au ménage.Elle pourrait frayer avec le grand monde et avec le monde politique et diplomatique, mais elle préfère causer avec les pauvres gens, ceux de son peuple.D’autres auraient la tête gonflée, mais elle demeure ce qu’elle a toujours été ; aimable, simple, démocratique.Elle est peut-être inquiète, mais elle ne le fait pas voir.Elle garde pour elle l'angoisse de voir son mari engagé dans la plus dangereuse entreprise de son existence et de savoir ses deux fils aviateurs constamment en danger de trouver une mort alTreuse sur le sol éthiopien.Cette femme c’est Rachelle Mussolini.femme du dictateur de l’Italie.Née de parents aux modestes moyens, Mme Mussolini a toujours fui la société.Elle redoute les gran des réceptions.Elle n'aime pas le grand monde.Pendant de nombreuses années, elle s’est contentée d’une modeste maison à Milan.Aujourd’hui, elle habite la campagne durant la majeure partie de l’année.Les belles robes, les riches bijoux, tout le luxe enfin dont elle pourrait jouir, ne lui disent rien.Elle est une mère de famille admirable, une épouse aimante, une femme accomplie.Après avoir secondé son mari, elle choyé maintenant ses enfants et voit elle-même à ce que leur éducation soit parfaite.Et, si son mari venait, par malheur.à perdre toute sa puissance, elle continuerait à être ce qu’elle a toujours été, sa femme fidèle qu’aucun revers de fortune ne pourrait abattre.Elle resterait elle-même.RECETTES EPROUVEES ET GARANTIES LE VERGER SACCAGE Ce qu’est le diabète Par John L.Rice, M.D., Commissaire du Service d’Hygiène de la ville de New-York Dans le cas des diabétiques, le corps humain est impuissant à s’assimiler des sucres et des fécules comme nourriture.Ceci est déplorable, car les sucres et les fécules sont au nombre des aliments les plus importants dont le corps a besoin.Quand une personne qui a le diabète, absorbe des sucres et des fécules, du sucre apparaît tout de suite dans l’urine : ce qui détruit la valeur alimentaire de ce qu’elle mange.Comme les aliments sont en quelque sorte anéantis, cette personne a toujours faim.Une grande quantité d’urine passe dans les rognons et les affaiblis.Pour compenser cette perte, le malade boit beaucoup d’eau et, cependant, il est constamment assoiffé.Un grand nombre de diabétiques perdent du poids rapidement, parce que leur corps ne profitent pas des aliments qui lui faut.Le lecteur a peut-être remarqué que je mets les fécules au même rang que le sucre.Les fécules sont promptement changés en sucre dans le corps; c’est d’ailleurs ainsi que la nature procède.Parmi les aliments qui contiennent des fécules ou amidons, il y a les céréales de toutes sortes, les pommes de terre, les betteraves, les épinards, les navets, le macaroni, le spaghetti, etc.Un grand nombre de fruits contiennent des fécules et des sucres : c’est donc dire que les diabétiques n’ont pas grand choix à faire.Mais voici l'aubaine : Grâce à la découverte de l’insuline, ces malades n'ont plus raison de s’alarmer.Par le traitement à l'insuline, les diabétiques peuvent prendre une nourriture saine et suffisante; ils peuvent même prendre des aliments qui renferment des sucres et des fécules.Ils n’ont plus à souffrir de la faim.De fait, s’ils suivent les ordonnances du médecin, ils peuvent vaquer à leurs occupations tout comme les personnes qui n'ont pas le diabète.Permettez que dans l’article qui suivra, je vienne vous entretenir de cette merveilleuse substance qui, on a nommé insuline, laquelle permet aux diabétiques de se bien porter.Lavage du crêpe de chine Ce crêpe, s'il est de bonne qualité, se lave facilement.On le plonge dans une eau savonneuse épaisse, on frotte les taches sur la paume de la main, on le plonge vivement plusieurs fols; on le rince à l'eau tiède salée.On le roule dans un linge; on le repasse avec un fer pas trop chaud quand il est à moitié sec.Il y a peut-être un plus grand choix de viandes au Canada qu'en tout autre pays.Grâce aux régimes adoptés pour encourager la production et la vente, la qualité des viandes offertes s'est beaucoup améliorée en ces dernières années et les producteurs de bestiaux ont appris à connaître ce que les consommateurs désirent.L’industrie des conserves et des salaisons, hautement organisée aujourd hui.les boucheries et les charcuteries parfaitement aménagées, offrent les meilleures viandes aux ménagères qui peuvent en faire le choix elles-mêmes au magasin ou les commander par téléphone.La viande d’agneau est de plus en plus appréciée par les Canadiens.On trouve aujourd'hui de l’agneau frais en grande variété à toutes les saisons de l’année, et la ménagère peut ainsi varier ses menus pour satisfaire à ce désir de changement que l’on éprouve plus aujourd'hui qu’autrefois.La haute qualité de l’agneau, sa tendreté, sa succulence et sa saveur, le font de plus en plus apprécier dans la nourriture de la famille.L’agneau frais est hautement recommandé pour les enfants qui grandissent.Les protéines animales que l'on trouve dans toutes les viandes sont des protéines complètes, contenant tous les aminos-acides nécessaires pour le corps humain.Un autre grand avantage que présente la viande pour les enfants et les jeunes gens c’est qu’elle est riche en extraits qui donnent de la saveur à la nourriture, et stimulent la formation des sucs gastriques et facilitent la digestion.Un autre grand avantage de la viande pour les enfants et les jeunes gens qui grandissent, c'est qu’elle reste assez longtemps dans l’estomac pour apaiser la faim jusqu’au repas suivant.L’emploi des viandes tend donc à éliminer le désir et la nécessité de manger entre les repas.Pour les personnes d'un certain âge, qui doivent apporter plus de soin au choix et à l’emploi de la viande dans le régime alimentaire, l’agneau frais est recommandé comme l’une des viandes les plus sûres.Presque toutes les recettes pour la cuisson de l’agneau comprennent des légumes frais, — en fait, il n’y a pas de viande qui offre autant de ressources pour l’emploi des légumes cuits ou frais.En ce qui concerne le choix des morceaux d’agneau, l’acheteur ne devrait avoir que peu d’embarras.Le poids des agneaux habillés de bonne qualité varie peu; le poids le plus apprécié est d’environ 40 livres.Si vous achetez pour une petite famille, procurez-vous des rôtis provenant d’agneaux qui pèsent environ 40 livres ou un peu moins, tandis que pour des grandes familles, prenez des rôtis provenant d’agneaux pesant de 40 à 50 livres.Les tranches de côtes et de filet peuvent être prises dans les agneaux de tous poids, mais en général on donne la préférence aux agneaux d’un bon poids.L’agneau frais se vend à prix très raisonnable à cette saison de l’année.Les quartiers d’agneau contiennent peu d'os relativement à la viande, et c’est là un avantage pour le budget de la famille.Le gigot d'agneau, l’épaule roulée, le carré ou le filet d’agneau font d’excellents rôtis pour le repas du dimanche ou pour tout aute repas spécial.Lorsque les travaux de ménage sont trop absorbants pour que l’on ait beaucoup de temps à donner à la préparation du repas du midi, on peut prendre des côtelettes d’agneau, toujours économiques et faciles à préparer.Le ragoût d’agneau frais est toujours très économique par comparaison aux rôtis ou aux côtelettes d’agneau, et quelques livres de viande d’agneau préparées sous forme de ragoût font un plat toujours bien vu sur la table de la famille.• • * Voici un nouveau plat recommandé par un fameux maitre-queux.Ces savoureuses côtelettes d’agneau grillées constituent presque un repas par elles-mêmes et un mets fort alléchant.6 côtelettes d’épaule d'agneau, 6 oignons farcis de moyenne grosseur, 6 ou 12 tranches de pommes de terre, d'un demi-pouce d'épaisseur.6 moitiés de pêches, fraîches ou en conserves, 6 clous de girofle entiers, 6 tranches de bacon.Faites bouillir les oignons.Dégraissez les côtelettes et faites-les saisir à la flamme du gril pendant 6 minutes environ; ou si vous désirez économiser de la chaleur faites saisir dans une poêle à frire.Creusez des oignons, saupoudrez de sel, garnissez l’intérieur de petits morceaux de fromage canadien et de miettes de biscuits, mettez un peu de beurre par-dessus et saupoudrez de sucre pour glacer.Mettez les côtelettes saisies dans une grande casserole peu profonde ; arrangez les pommes de terre, les oignons farcis, les moitiés de pêches, dans chacune desquelles vous avez piqué un clou de girofle, autour des côtelettes.Salez les côtelettes et les pommes de terre.Mettez les tranches de bacon sur les pommes de terre et fnltes cuire 30 à 45 minutes à 350 degrés F.Servez sur des assiettes chaudes.Garnissez de persil ou de cresson et Jetez une pincée de paprika sur les oignons.Le verger saccagé par l’Automne pillard A perdu ses fruits roux, ses feuilles et scs tiges ; Il n’y demeure plus que des arbres vieillards Et des loques souillées qui, dans le vent, voltigent.La désolation a posé son empreinte Sur le sol revêtu d’amas et de débris Et l’on sent circuler une vague contrainte Sous ses branches qui naguère servaient d’abri.On n’y peut plus rester sans éprouver l’effet D’une beauté revue après maintes années Et, le coeur lourd de souvenirs, on en refait Le tour en trébuchant dans les herbes fanées.Certes, l’âme connaît la tristesse des choses Et ce spectacle n’a guère de nouveauté Mais il vient juste à point, avec son air morose, Pour rappeler que tout n est que fragilité ; Que la plus belle fête a ses lendemains sombres.Que chaque instant détruit l’aspect des dons charnels Et que, dans l'amertume et la détresse, sombre Le rêve trop brillant des espoirs étemels.Nous sommes ce verger par l'automne enlaidi, Mais, comme lui, hélas, nous n'avons plus la force D'assouplir, au printemps, nos vieux muscles raidis Et notre sang pâlit sous notre vieille écorce.Pourtant, nous reviendrons sous sa verdeur chercher L’insouciance aimable et placide des trêves Et dans l’enchantement de ses parfums cachés.Nous ne penserons plus que la vie est si brève, Pulsqu’alors tu seras redevenu gaillard.O Verger saccagé par l’Automne pillard .Le 24 novembre 1935.Henri SMITH.Le menu ci-dessous contient • actement les mets qu’il faut pou.accompagner les côtelettes d'agneau grillées.Vous remarquerez que c’est réellement un repas sortant du four, car le seul autre plat chaud est cuit au four, comme les côtelettes.Tasse de fruits ou de cocktail au jus de tomates Côtelettes d’agneau, tranches de bacon, tranches de pommes de terre.Moitiées de pêches avec clous de girofle.Légumes verts en salade.Oignons farcis.Sauce française.Pouding au riz, aux raisins — Café.Cette recette et ce menu ont été éprouvés par des experts.SALADE DE POULET AUX POMMES Les vertus des carottes Prenez six pommes canadiennes bien mûres, enlevez les centres, remplissez-les de poulet cuit froid, finement haché, et assaisonnez de piment vert et de sel.Ajoutez suffisamment de crème pour humecter.Mettez les pommes dans une chaudière et faites les cuire Jusqu’à ce qu'elles soient presque tendres.Mettez-les sur la glace et servez avec une mayonnaise et de la laitue.• • • SAUCE BOUILLIE POUR SALADES y2 cuillerée à thé de sel, Poivre de Cayenne 1 cuillerée à soupe de farine, 1 cuillerée à soupe de beurre, 1 cuillerée à thé de moutarde, 1 cuillerée à soupe de sucre, 1 oeuf, Vz tasse d’eau bouillante, V* tasse de vinaigre.Mélangez parfaitement les ingrédients secs.Ajoutez le beurre et les oeufs légèrement battus ; puis ajoutez graduellement l’eau bouillante.Lorsque le mélange est bien lié ajoutez le vinaigre lentement.Faites cuire au bain-marie, en remuant constamment, jusqu'à ce que le mélange s’épaississe.Passez et refroidissez.Si on le désire, la sauce peut-être éclaircie avec de la crème.• • « SALADE AUX POMMES ET AUX DATTES La carotte est une ombelllfère co mestlble très riche en principes nutritifs, dont on ne saurait méconnaître les précieuses ressources en cuisine.Surmontée de son Joli panache vert, elle se prête (pas le panache) à une quantité d’excellentes recettes.C’est un précieux légume, parce qu’on peut en manger en toute saison et qu’une cure de carottes amé-lore un caractère emporté et réduit infailliblement l’irascibilité nerveuse.Lorsque les carottes ne sont plus Jeunes, on doit tailler la pulpe rouge seulement et rejeter l’intérieur appelé, non sans raison, “bois de carottes”, qui donnerait un goût aux potages, aux Jus et aux sauces.Bien peu de personnes n’aiment pas la carotte, sa vive couleur est agréable à l’oell : “SI la truffe, a clamé Brillât Savarin, est le diamant de la cuisine, Je puis bien dire que la carotte en est le rubis”.Aussi l’emploie-t-on souvent pour garnir un plat.Les Américains, non sans raison, en sont très friands, parfois même ils exagèrent ; ce n'est pas une raison suffisante parce que cette ombelllfère, du latin "carota”, serait d’origine yankee, pour servir un diner composé exclusivement de carottes.Parfaitement I Un diner complet de "racines”.Je précise : Le 25 Juin 1926, à Détroit, dans l’Etat de Michigan, à l’Hôtel Statler, on servit quatorze plats de carottes, dont voici les noms à titre de curiosité : Suprême de carottes à l'orange Soupe de carottes Crécy-Mirliton Carottes pickles la grecque Carottes hors-d’œuvre Mousse de carottes Black-Suzan Pavé de carottes ravigote Carottes au gratin Salade de carottes crues Gocemeef Pâté de carottes Marmelade de carottes Glace aux carottes au citron Tarte aux carottes Demi-tasse de Jus de carottes O Jaunisse ! ô soupe-mirliton ! Hygiène LE REFROIDISSEMENT DES PIEDS Parmi les Inconvénients que présente la saison d’hiver, le refroidissement des pieds en est sûrement un des plus fréquents et contre lequel U faut se garantir.Il est ordinairement causé par une circulation trop lente ou, en d’autres termes, le sang chaud ne se perte pas avec assez de rapidité dans les vaisseaux sanguins des pieds pour les tenir chauds.Il va sans dire que toute cause qui entrave la circulation occasionne aussi le refroidissement des extrémités et cela se rencontre plus fréquemment en hiver alors que la radiation calorifique du corps es’ plus rapide.Les personnes dont le cœur est malade au point de nuire à la circulation se plalgnen* cette sensation presque conslan’-de froid aux pieds.A mesure que l’on vieillit les vaisseaux sanguins tendent à perdre de leur élasticité naturelle, ce qui a aussi pour effet de rendre la circulation du sang plus difficile ; plus on avance en âge.plus les artères se durcissent et plus alors on a à souffrir de cet Inconvénient du refroidissement des pieds et des mains.Les Jeunes personnes, toutcfo's, ne sont pas exemptes du froid aux pieds et dans leur cas 11 en dépend le plus souvent de leur façon d'agir.De3 chaussures trop Justes peuvent peut-être plaire à l'oell et être tout à fait élégantes, mais le pied qu'elles emprisonnent peut en souffrir de plusieurs façons, entre autres, une sensation de froid causée par la mauvaise circulation due à la compression faite par la chaussure.Le sang tient les pieds chauds et cela se fait naturellement mo’ns que la perte de chaleur ne se fasse si rapidement qu’il n’alt le temps de suppléer à la demande trop pressante.Ainsi si l'on porte une chaussure à semelle très mince par une Journée froide, il est évident que la chaleur naturelle du sang ne pourra suffire à combler la perte calorifique qui se fait continuellement, à chaque pas, par le contact des pieds avec le trottoir glacé.En anglais, lorsqu’on dit : “he has cold feet”, cela implique aussi un manque de courage ; cela peut avoir un certain bon sens parce que l’on sait que sous l’effet de la peur, les artères se contractent et s’en suivent les conséquences naturelles, mauvaise circulation, sensation de frisson sur la peau et le froid aux pieds.Ceux qui souffrent habituellement du froid aux pieds doivent en rechercher la cause.Cela peut être un symptôme d’anémie et d’autre condition anormale de l’organisme.Dans chaque cas, l’on favorisera sûrement l’amélioration de cet état de chose en portant des chaussures assez grandes et des bas conformes aux besoins de la saison.Un bain de pieds à l’eau froide suivi d’une friction énergique avec une serviette rude aide à rétablir la circulation.Ceci peut être pratiqué le soir avant de se mettre au lit par les personnes qui sont portées à avoir les pieds froids durant la nuit.Pour questions au sujet de la santé en général, écrire à l’Association Médicale Canadienne, 184 rue Collège, Toronto.Une réponse personnelle sera envoyée par écrit.Pensées Coupez des pommes canadiennes en cubes.Coupez les dattes en morceaux semblables, mais n’employez qu’un quart autant de dattes que de pommes.Ajoutez deux cuillerées à soupe d’huile d’olive par chopine de fruits et mélangez parfaitement.Laissez reposer dans un endroit frais et tenez bien couvert pendant une demi-heure.Mettez dans un bol garni de feuilles de laitue, ajoutez une cuillerée à soupe de jus de citron, puis servez avec du pain et du beurre pour le lunch ou le souper.* • • SALADE AUX POMMES ET AU FROMAGE Mélangez des noix de pécanler avec deux fols leur volume de fromage de crème, ajoutez un peu de crème épaisse pour lier le mélange.Assaisonnez de poivre et de sel et roulez en petits boules.Pelez des pommes canadiennes aigres-douces, ôtez le coeur et coupez-les en tranches d’environ y2 pouce d’épaisseur.Disposez sur des feuilles de laitue et mettez plusieurs boules de fromage au centre.Servez avec de la crème ou de la sauce à salade.• • • LA GELATINE ET LES MICROBES Les germes de toutes sortes se trouvant dans l'air se déposent sur la gélatine et s’y développent très rapidement.Pour cette raison, on tiendra couvert le plat de gélatine même au froid, et l’on mangera ce dessert aussitôt que possible.La réalité n’est insupportable qu’aux hommes sans courage.Général WEYGAND.Travail du corps, travail de l’âme, même chose, mais toujours travail.(Lamartine).Celui qui désespère des hommes ne connaît pas Dieu 1 (Lamartine).L’orchestre qui brûle Que personne ne s’effraye.I s'agit d’un "numéro” que vient de créer un clown de music-hall, ei dont s’émerveillent les joumaua sud-américains.Il s’agit d’un phénomène conni de nos savants physiciens dès le dix-huitième siècle.C’est ce que Ton a appelé “les flammes chantantes” ou l’“harmonle chronique” Dès 1777, le docteur Higgins avail étudié les sons que produisent de! gaz brûlant dans un tube.Le célèbre physicien anglais Tyndal poursuivit ces observations.Bier mieux : en 1870 le rofesseur Lissa-jous fit, à la salle Pleyel, une suite d’expériences fort intéressantes el curieuses sur “les flammes chantantes et sensibles”.Le compte rendu de ce concerl de flammes fut même donné dam “La Gazette musicale” du 17 avri 1870.Une fols de plus, comme on 1« volt, nous pouvons répéter l’adage “nil novi sub sole”.Etes-vous abonné à & WJ —* ^ seul JOURNAL » DISTRICT ocTERREBONNE Etabli depuis plus de trente-huit ans Bureau et administration : IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE 303 Avenue Parent En fnce de In |tn du C.P.R.Telephone 12 SAINT-J EROME ABONNEMENT : • $2.00 par année Page quatre L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 6 décembre 1935 Nouvelles ici et là Etudes sur la littérature à Radio-Canada Les causeries de M.Maurice Hébert LA VIE INTELLECTUELLE CHEZ NOUS CHBOHIQIIE aemCDLE CHAMPIONNATS REMPORTES AUX CONCOURS DES CERCLES AGRICOLES Mme Maurice Barrés, veuve du grand écrivain français, vient de mourir à Paris, à l’âge de 64 ans.• • • C’est à Edmonton que les prix des billets de tramways sont les plus bas.La ville, qui contrôle le service des tramways, vend cinq billets pour 25 cents.• * ?Barbara Hutton, une des plus riches héritières des Etats-Unis, qui a épousé le comte von Haugwitz-Reventlow, 11 y a quelques mois, devait hériter de $40.000,000; mats la vente de ses hypothèques à 25% de leur valeur a réduit sa fortune à cinq millions.Un chirurgien américain a réussi à abaisser la pression artérielle d’une patiente en coupant certains nerfs du dos et de la région du coeur.Mme Flynn, 30 ans, de Phoenix (Arizona), avait une pression artérielle de 290.Après l’opération, la pression du sang était descendue à 140.» » • Au cours du mois d'octobre dernier, les permis de construction dans Québec, la Nouvelle-Ecosse, l’Ontario, la Colombie britannique et Pile du Prince-Edouard, ont augmenté de près de $700,000, soit de 21 p.c.sur le mois de septembre et de $1,422,000, soit environ 54% sur le mois d’octobre 1934.C'est un des signes évidents du retour à la prospérité.• • • Est-ce un record ?Quatre femmes, qui avaient fondé un club de cartes en 1890, Jouent encore ensemble depuis cette époque et sont toutes quatre demeurées amies On jouait alors au flinch, qui fut Suivi du euchre, puts du bridge, d’abord A l’enchère et maintenant au contrat.• • • Le voyage annuel de la terre autour du soleil couvre approximativement 584,600,000 milles.• • • Le grand écrivain anglais, H.-G.Wells, est toujours persuadé qu’une guerre éclatera en 1940, une guerre qui mettra aux prises le monde entier.Wells est aux Etats-Unis où il doit écrire une pièce pour le cinéma.Ils y vont tous ! Mis en garde contre les sirènes d’Hollywood, le vieil écrivain se contenta de répondre ; “Un gentleman, un grand-père comme moi, est immunisé contre les blondes ! ” • • • Quand les enfants doivent-ils rire ?Voilà ce qu’on veut enseigner aux enfants d’une école de Denver (Colorado).On a inclus dans le programme scolaire l’enseignement des bons mots, des mots drôles — et non des calembours ! — afin d’apprendre aux enfants le sens de l’humour.Plus tard, les parents diront de leurs enfants ; "Ils sont bien Uns ! ” • • • Méfiez-vous des jeux à l’argent ! On est vite emporté par la passion du jeu.En voulez-vous un exemple ?A Monroe (Michigan), on jouait aux cartes dans un salon de barbier.Une chicane s’éleva entre les joueurs au sujet d’un enjeu où 11 manquait 5 cents ! John Scott, un jeune homme de 25 ans, vit rouge et il poignarda Wilford Dodds, qui mourut quelques heures après.Le meurtrier vient, d’être condamné au bagne pour la vie.• • • Les animaux souffrent comme le reste des humains.Ceux qui maltraitent les chevaux, les vaches, les chiens et autres bêtes domestiques l’oublient trop souvent.Heureusement que nous avons une Société protectrice des animaux.Elle vient de faire condamner une brute qui avait enroulé un fil de fer autour de la langue de son cheval.En tirant, la pauvre bête eut la langue déchirée.Le magistrat Imposa une amende de $30.ou un mois de prison.C’est une bonne leçon.• • • Un éminent entomologiste français, le Frère Claude-Joseph, professeur de sciences naturelles à Temuco, Chili, vient de découvrir des insectes qui mangent les parasites qui s’implantent dans la toison des moutons.Cette découverte permettra de sauver d’énormes quantités de laine.• • « L’an dernier, au Canada, 1,108 personnes ont été tuées par des automobiles et 17,988 blessées.Ontario a eu le plus grand nombre d’accidents mortels, soit un total de 527.Québec suit avec seulement 274.**Les Annales” Mussolini, par Jacques Bain ville; la vie de Henry de Boumazel, l’Homme Rouge du Maroc; des souvenirs sur Anatole France, par Ferdinand Bac; la Mort du “Bouvet” et le sauvetage du "Gaulois”, par l’amiral Guépratte; l’invention de l’écriture, et enfin le premier - acte de "Calvacade", par Noël Co-t ward : voilà les principaux élé- ments du vivant numéro des Annales du 10 novembre.En vente par,’ tout: 2 francs Depuis le 5 octobre dernier, M.Maurice Hébert a été chargé par Radio-Canada de faire, chaque samedi, a 7 h.45 du soif, la chronique littéraire de la semaine.La direction française de Radio-Canada veut tenir au courant de la vie littéraire chez nous, dans ses brefs entretiens du samedi soir, les milliers d’auditeurs qui s'intéressent aux livres et aux auteurs de langue française au Canada.C’est une initiative dont chacun peut bénéficier.Déjà, l’an dernier, Radio-Canada avait confié à M.Hébert et à quelques autres critiques le soin de faire et de présenter ces causeries hebdomadaires.Le public s’est montre très friand d’entendre parler d’un sujet dont trop des nôtres, Jusqu’ici, n'avalent eu malheureusement cure.Ils oubliaient que l’on Juge de l’état d'une civilisation à celui de ses lettres, car les nationalités qui ne s'expriment pas sont voués a la stagnation et même à l’ancantissemcnt.C’est par leur littérature que les peuples prennent conscience d’eux-mémes, s'affirment aux yeux des autres et deviennent non seulement une valeur nationale mais une valeur internationale.Radio-Canada est heureux de trouver en M.Hébert un critique qui cherche à construire plutôt qu’à détruire.Il sait faire la part des choses.Il a le courage de dire la vérité et la délicatesse de ne point blesser en la disant.Dans une première causerie, le 5 octobre, 11 a d'ailleurs exposé les principes qui le guident et mis en regard les critiques et les critiqués.Les uns et les autres ne sont pas des ennemis.Bien au contraire.Ils travaillent de façon différente à la création et à la consolidation de notre littérature canadlenne-fran-çalse.La Justice et la charité doivent régler leurs rapports.Chacun d'eux a ses responsabilités.Leur interdépendance est certaine.Les auteurs doivent composer des ouvrages qui méritent d'arrêter l’attention des critiques, et les critiques, en retour, éclairer les auteurs sur eux-mêmes, reconnaître leurs qualités et leurs défauts, les faire apprécier du public et leur aider à se corriger.Le samedi, 12 octobre, M.Hébert a commencé une étude des deux ouvrages primés au Concours David.Il a consacré sa première causerie aux Sources claires, de Mademoiselle Jacqueline Francoeur.Il a montré tout ce que ce recueil de poèmes a d'agréable, et il n’a pas craint d’en indiquer aussi les faiblesses.Le samedi, 19 octobre, notre critique a entretenu ses auditeurs du roman, aussi couronne d'un prix David ; Un Homme et Son Péché, de Claude-Henri Grignon.Pour varier la forme de ses entretiens, il a donné ce que les gens très à la page commencent d’appeler, en France, une radio-interviou.Dans un dialogue avec le critique, M.Grignon s'est raconté lui-même, en exposant les modalités de son inspiration, ses méthodes de composition et d'écriture.Afin de s’éloigner davantage de tout ce qui pourrait sembler doctoral, M.Hébert, dans sa causerie du 26 octobre, a fait ce qu’il a Intitulé un entretien à bâtons rompus.Il en a profité pour rappeler l’importance de notre formation classique et de notre rééducation du sens français par une étude plus approfondie de la langue et une meilleure préparation latine à cette étude.Il a rappelé d’amusants souvenirs de collège et tracé avec émotion le portrait de son premier maître, M.Hormisdas Magnan, de regrettée mémoire.Un auteur n’est jamais assez reconnaissant envers celui qui l’a formé au goût des livres.Combien doivent à une première et heureuse influence l’orientation de toute leur vie ! Ce sujet de l’orientation intellectuelle prend vite une signification nationale, et, le 2 novembre, M.Hébert choisissait précisément pour sujet de sa conférence le dernier livre de M.l’abbé Groulx, intitulé Orientations.M.l’abbé Groulx veut que, dans tous les domaines, nous en arrivions à nous diriger hardiment vers le mieux-être national.Ce n'est pas ici les propos d’un idéologue ou un songe-creux.Il entend que nous remontions à la source même des choses et reformions l’âme nationale en créant une opinion publique saine, éclairée, et en constituant, à même notre personnel enseignant, une élite capable de renouveler les esprits qu’elle est appelée à instruire et à éduquer.Le livre de M.l’abbé Groulx fait penser.Il laisse une impression grave et a la valeur d’un signal.L’ouvrage que M.Hébert étudia le samedi, 9 octobre, n'avait pas le même caractère.C’était un recueil d’amusettes, composé par M.Robert Choquette, sous le titre du Fabuliste LaFontaine à Montréal.M.Choquette appelle lui-même ces pages des dessins à main levée.Elles fourmillent d’aperçus piquants, mais superficiels, et de traits de moeurs caractéristiques.La causerie du 16 novembre portait sur le roman de M.Georges Bugnet, écrivain de l’Alberta, et Intitulé La Forêt.M.Bugnet poursuit deux thèmes parallèles ; le récit de l’aventure d’un jeune mé- nage de Français établi à Lac-MaJcau et Insuffisamment préparés à leur rude vie de colon, et celui de la forêt qui les entoure, toujours renaissante sous la hache du bûcheron.Enfin, le 23, le chroniqueur de Radio-Canada parlait du livre de M.Marlus Barbeau, sur le peintre Cornélius Kriegholf, et du carnet de sanatorium de M.Paul Rainville : Tibi.Au cours de ses entretiens, M.Hébert traite de bien des sujets connexes.Par exemple, de l’importance de la Semaine du Livre ca-nadien-françals et de l'appui of-flcile que Son Excellence le Gouverneur général consent aux lettres du Canada.Il ne manque pas non plus de consigner ce qui peut donner à nos auteurs du coeur à l'ouvrage, comme la nouvelle que le Père Dieux va faire Jouer à Paris même le Presbytère en fleurs, de M.Léopold Houlé.Il y a donc un mouvement réel de création et d'ascension, assez variable, avouons-le, dans nos lettres.Nos auteurs ont besoin de sympathie.Les critiques la leur accordent déjà, sans négliger toutefois d’établir les restrictions et corrections qui s'imposent.Il reste à multiplier le nombre des lecteurs, à éveiller leur curiosité littéraire canadienne et à contribuer à fixer leur Jugement sur les ouvrages de chez nous.La direction française de Radio-Canada croit accomplir une tâche utile en employant ses meilleurs efforts à promouvoir notre littérature et nos auteurs.Elle a conscience d’aider à préparer un avenir qui soit digne de nous.L’AUDITION DE FEMINA REMISE A HUITAINE A la demande de Madame Pierre Casgrain, qui dirige Fémina, à Radio-Canada.cette émission radiophonique a été remise au mardi.10.à 9 heures.On devait en faire l’inaugmation mardi dernier.Certaines modifications dans l’élaboration du programme ont nécessité ce renvoi à une autre date.C’est le désir de Madame Casgrain et de ses collaboratrices, artistes lyriques, conférencières, diseuses, etc., d’en faire un programme de distinction.Fémina s'adressera surtout aux femmes, ce qui ne veut pas dire que l’élément masculin ne saura pas s'y intéresser.L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE NEW-YORK A l’occasion du 70ième anniversaire de naissance de Jean Sibelius, le chef d’orchestre de la Symphonie de New-York, Otto Klemperer, a préparé un programme de circonstance.C’est ainsi que l’orchestre fera entendre la seconde Symphonie en ré majeur du célèbre compositeur finlandais.Ce concert sera diffusé aux Etats-Unis par Columbia et dans notre pays, par Radio-Canada.De plus, signalons que les deux derniers mouvements de l’oeuvre de Sibelius seront diffusés également en Finlande, par relais du Columbia.Le compositeur entendra l’exécution de ses oeuvres chez lui.Madame Lotte Lehmann, soprano de concert et d’opéra, se fera entendre au cours du concert de dimanche prochain.MUSIQUE DE CHAMBRE Le Quatuor à cordes Dubois jouera, le jeudi, 12, à 10 heures, pour l'auditoire de Radio-Canada, le quatuor en si bémol, op.67, de Brahms.CONCERT DE MUSIQUE DE CHAMBRE La Société de musique Euterpe donnera un concert de musique de chambre, jeudi soir, à 10 heures, aux postes du réseau national de Radio-Canada.Cet intéressant groupe a pour directeur, M.Auguste Descarries, pianiste, organiste et compositeur de renom.Il a donné pas moins d’une quarantaine de concerts de musique de chambre aux postes de Radio-Canada, depuis 1933.En février 1934, il exécutait une oeuvre de son directeur, M.Auguste Descarries.Il s’agissait de la transcription pour un double quatuor à cordes de la sonate de Mozart pour deux pianos.A son concert de jeudi soir, la Société de musique Euterpe jouera le Quintette en la mineur de Schumann.L’EDUCATION COMMERCIALE C'est M.Léon Lorrain, de l'Ecole des Hautes Etudes commerciales, qui donnera la prochaine causerie, à Radio-Canada, sous les auspices de la Canadian Society for Commercial Education.Cette causerie sur le commerce se donne le mardi soir, à 10 h.30, aux postes du secteur français de Radio-Canada.Sujet de la causerie de M.Lorrain: “La formation de l'homme d’affaires".Les cinquièmes concours nationaux annuels à l'Exposition royale d'hiver, à Toronto, pour les Cercles canadiens de la Jeunesse agricole, ont eu Heu mardi, le 19 novembre.Les résultats ont été les suivants : les équipes de l’Alberta ont remporté les premiers prix sur les boeufs de boucherie, les porcs et les grains de semence — trois sur un total de six; le Québec a remporté le prix sur les vaches laitières, le Manitoba, sur les pommes de terre de semence et le Nouveau-Brunswick, sur les volailles.Trente-deux équipes de deux membres chacune, lauréates des concours provinciaux, étaient allées à l’Exposition royale d’hiver, sur l’invitation du Conseil canadien des cercles de la Jeunesse agricole, et elles représntaicnt 1900 cercles, comptant 30.282 membres, répartis dans toutes les provinces canadiennes.Les pointages pour ces concours ' se basaient sur l’appréciation des animaux et des produits, faite par les Jeunes concurrents, et sur un examen oral relatif au projet.Il y avait dans les équipes soixante-et-un garçons et trois Jeunes filles, Louisa Kerr et Hazel Sellick, de Stanley, N.-B., qui sont arrivés premières dans le projet des volailles et Marion Wood, Mt Herbert, I.P.E., membre de l’équipe du cercle de Shorthorns de Bethel.Au banquet d’ouverture de l'Exposition royale d'hiver, le mercredi soir 20 novembre, le Dr G.-H.Barton, Sous-ministre du Ministère fédéral de l’Agriculture, a présenté à chacune des équipes qui ont remporté le plus haut pointage sur un maximum possible de 1200, un trophée représentant le championnat du Dominion et qu’elles pourront conserver une année.Chaque membre d'une équipe de championnat a reçu également un trophée miniature, qui est sa propriété, et une médaille gravée.Voici les lauréats dans les six projets : — Vaches laitières — Québec — Cercle des nourrisseurs de veaux de Hull-Sud — James C.Simmons et R.Roy Simmons, tous deux de Aylmer-Est — Pointage de l’équipe.1045 points.Boeuf d’engrais — Alberta — Cercles des éleveurs de veaux d’engrais de Lacombe — Thomas Biglands, Lacombe; Edwin Pethy-bridge, Tees, — Pointage de l’équipe, 863 points.Porcs — Alberta — Cercle des éleveurs de porcs de Dina — Orlen Bratvold McLaughlin, et Bumie Nicholson, Dina — Pointage de l’équipe, 1067 points.Volailles — Nouveau-Brunswick — Cercle des éleveurs de volailles de Stanley — Louisa Kerr, et Hazel Sellick, toutes deux de Stanley — Pointage de l’équipe, 848 points.Grains de semence — Alberta — Cercle des producteurs de grains de Grande Prairie — Justyn Rigby.Wembley, et Arthur Mackey, Sexmith — Pointage de l’équipe, 1094 points.Pommes de terre de semence — Manitoba — Cercle des producteurs de pommes de terre de Whytewold — Harry Johnson, Winnipeg Beach et W.A.McPherson, Whytewold — Pointage de l’équipe, 1056 points.• • • UNE FILIERE COMMODE POUR LES COUPURES DE PRESSE (Notes des fermes expérimentales) “Je lisais un bon article sur ce sujet l’autre jour, mais je ne puis pas me rappeler dans quel journal je l’ai vu".C’est là une remarque que l'on entend bien souvent.Un cheval prend la colique ; une moissonneuse se détraque ; un problème de construction se présente, et il y a toutes sortes de renseignements imprimés sur ces sujets, mais la question est de les trouver.Il y a vingt-cinq ans, lorsqu’il fut confronté pour la première fois par la nécessité de trouver des réponses à des milliers de questions tous les ans, celui qui écrit ces lignes trouva un moyen simple et pratique, qui est encore employé à la sous-station expérimentale fédérale de Beaver-lodge.Il acheta plusieurs boîtes d’enveloppes bon marché, une pour chaque département ou groupe de questions, par exemple : industrie animale, art vétérinaire, volailles, abeilles, ferme, jardinage, etc.Lorsqu'il trouvait un article utile, il le découpait, l’inscrivait avec le nom et la date du Journal et le nom de l’auteur.Il le glissait ensuite dans une enveloppe sur le coin gauche de laquelle était écrit le sujet, par exemple : "cage d'accouplement"; “suros"; "éparvin"; "grenier de paille pour volailles”; “engrais vert”; “variétés de légumes”; "testament”; “homologation”, etc.Les enveloppes étaient disposées alphabétiquement dans chaque boite et comme l’on avait soin d’écrire le sujet avec le mot le plus suggestif le premier, comme “testament, homologation,” on pouvait trouver très rapidement un item sur un sujet en examinant les bords supérieurs des enveloppes, même après que l’encyclopédie avait une grosse dimension.Le sous-groupe y aidait, car avec le temps le "bétail” était sous-divisé en "bestiaux, bovins”, “bestiaux, moutons”, "bes- I tiaux, général" etc.Chaque boite I avait son contenu indiqué par un gros caractère sur l'extrémité, par exemple : "bestiaux, bovins, A-M".SI une boite contenait plus d’un groupe, chaque groupe était indiqué par une étiquette de carton soulevée.On pourrait commencer par une simple boite de coupures arrangées alphabétiquement et l’allonger à mesure que le matériel s’accumule.Un grand avantage de ce système est son adaptation.Il ne devient jamais encombrant.Si l’on prend deux coupures ou plus sur le même sujet, on peut les mettre toutes deux dans la même enveloppe.SI avec le temps un article est remplacé par un article plus complet et plus moderne, l’ancien peut être facilement Jeté au panier.Un livre de notes devient surchargé par endroits tandis qu’il est vacant sur d’autres pages.La série d'enveloppes peut être divisée et sous-divisée sans difficulté.On peut l’allonger ou la diminuer tant qu’on veut et dans toutes les directions.Elle est commode et peut parfois sauver la vie d’un animal.W.-D.ALBRIGHT, sous-statlon expérimentale fédérale, Bcaverlodge, Alta.DES NOUVELLES LOCOMOTIVES AU PACIFIQUE CANADIEN MODELE EXPOSE DANS UNE VITRINE DU MAGASIN EATON Le Pacifique Canadien mettra bientôt en service des locomotives d'un type nouveau qui sont appelées à faire époque dans les annales ferroviaires de ce pays.Elles se distingueront par leur légèreté, leurs lignes aérodynamiques et leur grande vitesse.Conçues par les techniciens du Pacifique Canadien qui, sous la direction de M.H.-B.Bowen, directeur du service de la Traction et du Matériel, observent depuis quelque temps avec la plus grande attention tous les développements réalisés par les chemins de fer des autres pays, ces locomotives grouperont un ensemble d’avantages qui, croit-on, contribueront à solutionner plusieurs des problèmes que doivent en ce moment envisager nos compagnies de chemins de fer.Les cinq premières de ces nouvelles locomotives, actuellement en construction à Montréal, sont destinées au service Montréal-Québec, où elles seront attelées à des wagons très légers d’un type particulier.Elles pourront atteindre une vitesse de 110 milles à l'heure lorsque l'état de la voie et la longueur ininterrompue des courses le permettront.Elles sont du type 4-4-4, c'est-à-dire que les roues sont montées en trois groupes de quatre roues chacun : quatre roues pour le chariot porteur avant, quatre roues motrices et quatre roues pour le chariot porteur arrière.Le poids total de chaque locomotive, y compris le tender, sera de 430,000 livres, soit à peu près un tiers de moins que les locomotives faisant en ce moment le même travail.La locomotive seule pèsera 250,000 livres et le tender, 180,000 livres.Il résultera de cette diminution de poids une économie sensible, non seulement dans la construction, mais aussi dans la consommation du combustible et l'entretien.Les enaudières, en acier au nickel, pourront supporter la pression formidable de 300 livres au pouce carré.Les roues motrices à elles seules, qui mesurent 80 pouces de diamètres, pèseront 120,000 livres.Ces locomotives utiliseront le charbon comme combustible.Le tender aura une capacité de 12 tonnes de charbon et de 7,000 gallons d’eau.Inutile d'ajouter que ces nouvelles locomotives aérodynamiques comporteront tous les derniers perfectionnements techniques, tels que chargeur-mécanique pour l’alimentation automatique du foyer, bielles doubles, paliers à rouleaux, chauf-fc-eau, etc.Un modèle exact de ces locomotives, à l’échelle de un sixième de l’original, est actuellement exposé dans une des vitrines du grand magasin Eaton, à Montréal, où le public peut aller l’examiner.Pour fins de comparaison, on a placé à côté une photo agrandie de la première locomotive du Pacifique Canadien, la “Countess of Dufferin”, qui, il y a cinquante ans.traîna à travers le Canada le premier convoi transcontinental.On peut ainsi se rendre compte des progrès considérables accomplis depuis un demi-siècle en matière de tranctlon ferroviaire.Quand il sera retiré de sa vitrine, dans quelques jours, le modèle restera encore exposé pendant un certain temps à l’étage des jouets, chez Eaton, où il continuera de faire l’émerveillement des grands et des petits.“Larousse mensuel’* Sommaire du no 345, Novembre 1935 L’aile vivante et l’aviation nouvelle, par M.Edmond Blanc.— L'Art italien des XIXe et XXe siècles, par M.Maximilien Gauthier.— Dix ans sous terre, par M.Henri Froidevaux.— Paul Dukas, par M.Henry Prunières.— France (historique des ministères : ministère Flandin), par M.Max Legrand.— Ionosphère par M.Jean Hesse.— La vraie Marion de Lorme, par M.Emile Magne.— Le maréchal Pilsudski, par le général A.Niessel.— Prohibition du prêt à intérêt au moyen âge, par M.Pierre Masson.— Le mois littéraire, scientifique, historique et juridique, cinématographique, théâtral, musical et artistique, 50 gravures.Mots croisés.Le numéro, 4 fr.; chez tous les libraires et Librairie Larousse, 13 à 21, rue Montparnasse, Paris (6e).ASCII PROBLEME DE SK PUBLIQUE S'.! ETE BUEE Le Service Provincial d’Hygiène s’est occupé de toutes les questions qui intéressent la santé de la province.Le gouvernement libéral s’est toujours intéressé tout particulièrement aux problèmes d’hygiène publique et dès que la science médicale enregistrait un progrès, le Service provincial d'hygiène étudiait aussitôt les possibilités d’en faire profiter le peuple de cette province.Aussi en 1922, le Service provincial d'Hygiène faisait-il publier une brochure intitulée : “Pour qu’on aime l’hygiène” et dédiée aux enfants des écoles primaires de la province de Québec.On lisait dans la préface: “L’hygiène est devenue la préoccupation constante de tous les pouvoirs publics : le gouvernement actuel de la province en a fait un article important de son programme et a affecté des sommes importantes à l'hygiène publique; mais pour obtenir les résultats attendus, il faut le concours de toute la population.Le Service provincial d’Hygiène, conscient de la responsabilité qui lui incombe, a décidé de consacrer tous ses efforts à une campagne d’éducation populaire." Et dernièrement les médec'ns du Service provincial d’Hygiène ont donné toute une série de conférences à la radio afin d’expliquer, tout ce qui a été fait dans le domaine de l’hygiène par ce service.On ne compte plus toutes les initiatives intéressantes et utiles que le secrétaire provincial a prises afin de promouvoir les avantages de la santé populaire.L’hon.Athanase David n’a négligé aucun des problèmes qui concernent la bonne santé : il a voulu qu'on intensifiât la lutte contre la tuberculose et il a accordé de larges subventions aux organisations qui font la guerre à la peste blanche ; il a combattu par tous les moyens la mortalité infantile et la mortalité infantile a reculé notablement; il a organisé toute une campagne contre le cancer afin que le public soit mis au garde dès les premiers symptômes de l’horrible maladie; la lutte contre la diphtérie a reçu son encouragement le plus entier et le taux de la mortalité par diphtérie a diminué et ainsi de suite dans tous les domaines.La population de cette province ne peut qu’être reconnaissante à l’hon.Athanase David et à tous ceux qui l’aident dans sa noble tâche pour le vaillant et noble effort qu'il a fait dans l’intérêt de la santé publique.La qualité de vos imprimés parle pour vous iJi >«£«£»-• .al- .Avant de placer votre prochaine commande, venez nous voir, téléphonez ou écrivez-nous; nous vous soumettrons des plans pour vos meilleurs intérêts Obligations — Actions Papeterie Commerciale — Circulaires Calendriers — Travaux de ville Journaux — Revues — Catalogues Cartes de visite — d'affaires Faire-parts — Souvenirs mortuaires LES COMMANDES PAR CORRESPONDANCE REÇOIVENT LA MEILLEURE ATTENTION IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE S AI NT-JEROME 303 Avenue PARENT TELEPHONE 12 Voisin de la gare du C.P.R.Case postale 268 MAISON A VOTRE SERVICE DEPUIS PLUS DE 30 ANS / Saint-Jérôme, le 6 décembre 1935 L’AVENIR DU NORD Page cinq ïTiqpnnnmnimifxxünUUHTHTnmitiTTTTft httttq) Nouvelle Sorciers et médecine Par CE LIEE R Je viens de lire un article très intéressant sur un sorcier qui existait, en France, il y a quelque quarante ans, et dont le nom et la réputation firent du bruit à cette époque.Il se nommait Joseph Montaut et était garçon de ferme de son métier.Le pauvre garçon — il avait dlx-sept ans ! — avait une figure presque stupide, un teint brûlé, une face plate, un physique anormal, mais deux yeux bleus, perçants et fouilleurs.Joseph Montaut était sorcier, ce qui veuf dire qu'il guérissait de tout, avec rien.Les malades affluaient chez lui de dix lieues à la ronde, et plusieurs voyagèrent même de longues distances pour l’aller consulter.Il les regardait, leur prenait les main.s posait le bout de son pied sur l’extrémité de leur sabot, et disait : “Allez, vous êtes guéris ! ” Où Montaut prenait-il sa science, lui qui ne savait ni lire, ni écrire, ni parler couramment sa langue.Avait-il un don ?Un secret magique ?Personne ne pouvait le dire ?Et lui-même n’en parla jamais.Bien des faits sacrèrent dans le temps sa popularité.Une vieille femme, qui depuis quinze ans marchait avec des béquilles, est retournée chez elle, alerte et légère.Un vieillard, perdu de rhumatismes depuis dix-sept ans, a retrouvé la souplesse de ses articulations.Une jeune fille, atteinte de dartres à la figure, des boiteux, des épileptiques, ont été soulagés et finalement guéris.On venait le voir de partout.Sans ostentation devant de grandes foules réunies, il guérissait.Même devant les médecins du temps venus là pour surprendre quelque geste de sorcellerie, et ja-lou, l’accuser.Même devant les gendarmes, délégués par l’autorité, venus là pour constater des guérisons, et lui dresser un procès-verbal.Car il y a un article du code qui défend de guérir sans diplôme.Au moyen âge, on brûlait les sorciers ; à l’époque dont je vous parle, on les jetait en prison.Le seul fait de dire, “allez, vous êtes guéris” devenait un délit pour cet enfant qui guérissait les gens sans remèdes en petits paquets, sans sirops en petites fioles.Et le diplôme ! Et c’est une chose mystérieuse qu’un homme, par la force de sa volonté, puisse calmer une souffrance ou guérir un malade ! Cela dépassait les médecins, qui pour guérir, torturent les membres et font des miracles à coups de bistouris ! Et la science, qui s’est tant de fois trompée depuis des siècles puisque, il y a dix ans, elle déclarait impossible les merveilles qu’elle cherche aujourd’hui à expliquer, demandait l’arrestation de ce bambin ! Et pensez donc ! Montaut avait prononcé “fuidre” pour “fluide” et “inoptisse” pour “hypnotisme” ! Cela seul lui valait la prison.On l’y jeta, et quand il en sortit, il ne voulut jamais guérir.Nos pères avaient l’esprit plus large.Car il y eut, chez nous, des sorciers à la Montaut qui n’ont jamais fait d’autre mal que d’aider leurs semblables, à ces époques lointaines où rares étaient les médecins, impossibles les communications.Les médecins ne s’en plaignaient pas trop dans le temps, mais depuis quelques années, les sorciers sont complètement disparus.Il faut des brevets pour guérir, il y a des lois bien établies sur ce point, et les médecins tiennent à ce monopole.Mais avouons qu’il y a quarante ans, 11 existait chez nous des personnes qui avalent le don de guérir.J’en ai connu, il y a vingt ans passés.Et pourtant je ne crois pas aux superstitions, je ne me laisse pas emballer par les faux miracles de ces charlatans qui, de nous jours encore, courent certaines de nos campagnes, mais je me dois d’avouer que j’ai été le témoin de certaines guérisons.Us possédaient des dons remarquables ou des secrets transmis de générations en générations.Car l’histoire nous rapporte plusieurs cas.Par exemple, le 28 août 1715, le grand roi Louis XIV agonisait.Tous les efforts des médecins n’avaient servi à rien.Un Provençal, nommé Brun, inconnu de tous, se présente alors au palais et déclare qu’il guérira le roi.Il possède une drogue, faite avec le sang d’un animal, et cet elixir est susceptible de ranimer l’auguste malade.Le roi en but et vécut plusieurs jours.Les médecins triomphèrent cependant, mais les dames de la cour n’en continuèrent pas moins d’affirmer que si le roi avait pris la drogue une semaine plus tôt,, il eut été certainement guéri.Vers la même époque, la marquise de Sévlgné, conseillée par un sorcier, guérissait une enflure de son bras droit, en restant, une Journée durant, les mains sur une gorge de boeuf.Plus tard, un sorcier qui était Capucin conseilla à la marquise qui souffrait de rhumatismes "d’étaler des herbes sur un linge, de les poser sur les Jambes malades, de les retirer toutes mouillées, de ics enterrer, et à mesure qu’elles se gâteraient, le mal disparaîtrait".Et la marquise d’écrire dans une de ses lettres à sa fille, ces paroles si intéressantes : “Je ne sais si c’est la sympathie de ces petites herbes, qui me guérit à mesure qu’elles pourrissent en terre ; je ne sais si c’est la cérémonie de ces petits enterrements .mais il est toujours vrai que je n’ai point encore été comme je suis .N’allez pas conter cela à des chirurgiens, ils pâmeraient de rire ; mais moi je me moque d’eux.” Mais parlons un instant de ces sorciers de chez nous, la plupart des mendiants, qui autrefois passaient par les rangs de nos paroisses.La plupart avaient beaucoup voyagé, parlaient avec faconde et se disaient porteurs de dons exceptionnels.Us pouvaient souhaiter tous les maux possibles à ceux qui leur refusaient à manger, à boire, à coucher, et par ailleurs, souhaiter tous les bonheurs à ceux-là qui les recevaient bien.Us pouvaient souhaiter la perte d’un troupeau, un incendie, des mauvaises récoltes.Ma grand'mère paternelle a déjà raconté devant moi qu’un mendiant avait souhaité à une femme des rats en abondance.Les rats furent si nombreux que pour les détruire, il fallut recourir aux prières du curé du village.Us avaient des secrets pour guérir toutes les maladies, même les plus aigues.Ils exigeaient du malade toute la confiance possible.Pour guérir le mal de dents, ils touchaient la gencive en prononçant une prière.Us guérissaient des entorses en faisant par trois fois le signe de la croix avec la main gauche, et en touchant trois fois, avec la main droite, la partie affectée.Pour guérir la fièvre, ils se faisaient apporter une petite branche de noisetier qu’ils jetaient brusquement derrière eux en récitant cinq Pater et cinq Ave.Us arrêtaient le sang, et ajoutaient : “S’il vous arrive quoi que ce soit où il y aura du sang, pensez à moi, et le sang cessera de couler”.Je connais dans le Nord une personne qui arrête le sang.C’est un secret qu’elle détient d’un mendiant qu’elle hébergea jadis chez elle.Pour guérir des cas graves, ils demandaient une pièce de monnaie, se rendaient à une croisée de chemins, et jetaient la pièce au loin.Le malade ressentait immédiatement du soulagement.Us excellaient dans les fractures.En un rien de temps, ils replaçaient les os brisés, recommandaient des soins qui ne coûtaient aucun médicament, et infailliblement la guérison s’effectuait quelques jours plus tard.Us imposaient les mains, récitaient quelques prières secrètes, et guérissaient tous les maux.Leurs remèdes étaient fort simples.Us portaient sans cesse sur eux de petites fioles remplies d’herbes sauvages.Us disaient : "Pourquoi recourir aux médecins quand vous avez dans la nature, à votre portée, tous les remèdes voulus ?Cette plante-ci est excellente pour la fièvre; cette autre, très efficace pour les brûlures; cette troisième vous protégera contre ia pneumonie, etc.” Us avaient des secrets par milliers.Par exemple : — Lavez vos pieds avec un liquide qui proviendra de la cuisson de branches d’armoise : vous n’aurez jamais de rhumatismes.— Pour opérer facilement la dentition d’un bébé, suspendez à son cou une dent d’un poulain d’un an.— Vous voulez vous guérir des verrues ?Mettez dans un sachet autant de petits pois que vous avez de verrues et jetez le paquet dans la rue.Le passant qui ramassera le paquet sera couvert- de verrues, mais vous, vous n’en aurez plus.Et ainsi de suite.Et ils passaient ainsi, de maison en maison, faisant du bien.D’autres habitaient au milieu de la population.On venait les voir, à tout moment ; on les demandait même à domicile.Pour ses services, jamais le sorcier ne demandait de rémunération.Il disait : “Donnez-moi ce qu’il vous plait”.On le payait largement et tout le monde était content.On prétend que les sorciers parlaient au diable.Je ne suis pas de cet avis.Us avaient la confiance des gens, voilà tout.Us inspiraient eux-mêmes confiance, et voilà comment ils réussissaient si bien.Pour les cas graves, ils avaient peut-être quelques secrets que nous ne discuterons pas, et le seul fait que les médecins s'acharnèrent sur eux et les firent disparaître, ne prouve-t-il pas que ces guérisseurs publics avaient du moins une valeur qu'il nous faut admettre.Un médecin moderne définissait ainsi la médecine : "Prenez un remède — je ne sais quoi ; pour guérir une maladie — je ne sais laquelle ; et vous guérirez — je ne sais comment ! ’’ La science de guérir, remarquait un chroniqueur, est, en elfet, une science admirable, mais qui confine au mystère par un côté.Les sorciers du temps Jadis sont de ce côté-là.Les malades qu'ils guérissaient s'en allaient en répétant : ils nous ont guéris.Et l'on sourirait de leur crédulité : c'est là que nous aurions tort.Car un auteur l’écrivait un jour : "La crédulité en ces phénomènes mystérieux est le premier agent de ln guérison.Croire, c’est déjà être soulagé." CELIBER.(Tous droits réservés).NOUVELLES DE PARTOUT A Sainte-Thérèse Des délégations des divers groupements térésiens, associations locales et corps publics, ont rencontré et salué M.l'abbé Edmond Lacroix, nouveau curé de Sainte-Thérèse.M.l’abbé Lacroix a visité, la semaine dernière, toutes les écoles de la ville, et visitera sous peu les écoles de la paroisse.• • * La partie d'huitres de la Chambre de Commerce aura lieu, samedi soir, au garage Tétrault, rue Blain-ville.M.Tétrault a bien voulu mettre généreusement son garage à la disposition de la Chambre, et c’est là un geste d’esprit civique qu’il nous faut souligner.Cette soirée promet de remporter un succès monstre, et les organisateurs s'attendent à plusieurs délégations des Chambres de Commerce voisines.M.C.-H.Robillard, maire de la ville, assistera à cette soirée présidée, par le président de la Chambre, M.Alfred Vermette.Le comité d’Amusements dont M.Louis-H.Hébert est le président s'occupe activement de cette organisation.• • • Mardi soir dernier, la Cie de Transport Provinciale organisait, à l'occasion de la joute de hockey Canadien-Montréal, une excursion à Montréal, laquelle a été un succès.• • • La route sera entretenue entre Montréal et Saint-Jérôme, et les organisateurs se sont entendus avec les municipalités concernés, lesquelles ont prêté largement leur coopération.?* • Le euchre du Cercle des Fermières a remporté un bien vif succès.Nos félicitations aux organisatrices.• • • La semaine dernière ont eu lieu les funérailles de Madame Josephat Foucault, décédée à l’âge de cin-quante-et-un ans.Nos plus profondes sympathies à la famille.• • • Lundi dernier, ont eu lieu dans l'église paroissiale les funérailles de M.l’abbé Camille Rochon, décédé, vendredi, à l’hôpital du Sacré-Coeur, à Cartierville.M.Rochon fit ses études au séminaire, occupa plusieurs postes successifs, fut curé de Saint-Hippolyte, et, de 1899 à 1921, curé de Saint-Augustin.Il séjourna deux ans à l’hospice Drapeau, à Sainte-Thérèse.Très bien connu dans notre paroisse où il compte de nombreux amis, il a voulu être inhumé dans le cimetière du séminaire.II était né en 1861 à Saint-Eustache.9 • • On parle de la possibilité de lever pour cet hiver une équipe de hockey.Des organisateurs s'occupent actuellement de voir à donner à notre ville du sport d’hiver.m m m Samedi soir dernier, une soirée intime organisée par les employés de la Cie Shawinigan réunissait plusieurs amis et intimes pour fêter le prochain mariage de M.Hector Lepage.* • * Lire dans une autre colonne un court article sur M.l'abbé Edmond Lacroix, et un autre sur feu M.Joseph Sénécal.A Ripon Mardi soir, le 26.nous avions le plaisir de recevoir parmi nous le révérend Père Patenaude.missionnaire d’Afrique dans la région du Cameroun.Ce bon père nous a fait des vues ainsi qu’une causerie sur les misères et coutumes de sa mission ce qui fut très intéressant.Nous espérons qu'il a gardé un précieux souvenir des paroissiens de Ripon.* • • Mlle Maximilienne Sabourin est revenue dans sa ville après avoir passé quelques semaines à Singer.• • • M.Arthur Lacombe était de passage chez ses parents et amis la semaine dernière.m • « M.Raymond Séguin, professeur à Fassett, était en visite chez son père M.Ovila Séguin, dimanche dernier.• • • M.Alcide Hade professeur est de retour d’une promenade à Montréal.• • • M.Joseph Cregheur, de Luskville, visitait ses nombreux parents la semaine dernière.• • • Mlle Justine Sabourin est de retour d'une promenade à Browns-burg.• • • Le 30 novembre, a été béni le mariage de M.Philias Cregheur, de Rouyn, avec Mlle Diana Sabourin.La bénédiction nuptiale leur fut donnée par M.l’abbé Major.La mariée portait une toilette pourpre.Son bouquet se composait de muguets et de lys.Le vin fut servi chez M.Auguste Sabourin père de la mariée, ensuite l’heureux couple partit en voyage pour Saint-Jérôme et Montréal.Nos meilleurs souhaits de bonheur aux nouveaux époux.A Saint-Sauveur TH EATRE H DU J îtH D Sainte-Thérèse Samedi et dimanche, un programme supérieur de vues parlantes françaises, comportant deux grands films et plusieurs autres films plus courts.La première vue; “Le billet de Mille” un puissant mélodrame qui met en vedette Georges Milton, Constant Remy, Armand Bernard; le second film, une comédie avec Noël-Noël “Le Centenaire”.Bref, un programme de première valeur.Une représentation a lieu, le dimanche après-midi, à deux heures.A Saint-Jovite La semaine dernière, est décédée à Montréal, Pauline Robert, fille de Paul-Arthur Robert et de feu Dé-:ina Chalifoux.Les funérailles eurent lieu à l'église Sainte-Madeleine d’Outremont et la sépulture au cimetière de Saint-Jovite.Elle laisse pour pleurer sa perte, son père et deux soeurs, Cécile et Jeannette.A la famille en deuil, nous offrons nos sincères sympathies.• • • Dimanche dernier, M.Lucien Brlscbois, de Montréal, visitait sa famille.^soccoccococccccoaoosooo^ C.RATIS Marmite, théière, coutellerie, verrerie, chapelet.missel, nappe, crêpe, soie, coton, broadcloth, articles de toilette et de fumeur, couvertes, montre.rasoir, kodak, etc., donnés Kratultemcnt.aux personnes qui vendront 60 ou plua do nos paquets de graines de Jardins i\ 5 cta chacun.Dmnandez notre cat alogue 60 paquets.I.’UNION DES JARDINIERS, Knrg.1.rue Victoria, LEVIS, P.Q.L’Association de Sport de Saint Sauveur s’est réunie vendredi soir dernier pour discuter et approuver les projets soumis aux assemblées précédentes.Divers comités furent formés pour voir au bon fonctionnement du ski pour l'hiver prochain.Samedi soir, la division du gou-ret de cette association, avait organisé à l’hôtel Leduc, une soirée qui remporta un éclatant succès.A cette occasion il y eut projection de vues animées par M.Patenaude de Piedmont; on mit plusieurs prix à l’enchère, et les différents tirages remportèrent un succès.• 0 • La semaine prochaine à l’église paroissiale, nous aurons la retraite prêchée par un révérend père jésuite.• • • Samedi soir prochain, le 7 décembre, il y aura une grande soirée dansante chez M.Josaphat Alarie, M.J.-Paul Chartier fera le tirage d’une paire de ski.• • • “Les Amis” se sont de nouveau réunis dimanche soir.Après les salutations d'usage “chez Torn” ils ont pris le souper ensemble et s'invitèrent à Sain-Janvier où ils s’amusèrent ferme ! Un petit incident qui n’aura pas de suite imprévu vint assombrir un moment, l’horizon amicale.Elisa et Armand L.se sont contesté une fameuse partie de bowling.M.Frakasson et Mlle Mandoza offrent tous leurs hommages à la compagnie, y compris Gertrude et Torn.UNE PAGE D’HISTOIRE Il est dit dans l’histoire qu’en 1911, un grand Canadien, après avoir donné pour son pays, le meilleur de lui-même et après lui avoir consacré les meilleures années de sa carrière politique, fut renversé du pouvoir.L’histoire dit aussi que quelques années plus tard ce même peuple qui lui avait enlevé le pouvoir, élevait à cet homme des monuments et des statues pour perpétuer la mémoire de celui qui fut proclamé, un grand Canadien, un grand patriote, un grand chef, qui avait beaucoup mérité de son pays et de sa race.L’histoire dira aussi, un jour, qu’en 1935, deux grands Canadiens de Québec, arborant fièrement la bannière des Laurier, des Mercier et des Gouin, sortirent victorieux contre des adversaires et des mécontents dans une lutte où se liguèrent toutes les influences.Nous rappelant 1911, nous saluons le grand Laurier.En 1935, au sortir d'une lutte électorale survenue après une crise mondiale pendant laquelle tous les gouvernements sè sont vu enlever le pouvoir, nous saluons les fiers soldats de la grande armée libérale et deux grands Canadiens, qui, eux aussi, ont bien mérité de leur province et de leur race : l'honorable Alexandre Taschereau et l’honorable Athanasc David.G A L.A Val Morin Samedi dernier M.Albert Vanier accompagné de son père conduisait à l’autel Mlle Anna Lortie, de Sainte-Agathe, après la cérémonie, l’heureux coupe partit en voyage de noces à Ottawa.A leur retour il y aura réception chez M.Frédéric Vanier.• • • M.le sénateur J.-B.-P.Casgrain et quelques amis ont passé la fin de semaine dans le chateau de l’honorable sénateur.m 0 • Mme Charles-Auguste Vanier, de Mont-Rolland, est venue visiter ses parents.• • • Récemment Mlles Paquin sent venues visiter leurs amies en fin de semaine.• • • M.et Mme Elol Desjardins, de Montréal, sont venus visiter leurs parents M.et Mme Isaac Bélair.• • • M.C.Lasalle, boucher à Montréal, est venu rendre visite à M.Alfred Lepage.• • • Aux élections provinciales, les votes enregistrées ici sont de 71 en faveur des libéraux et 37 pour les conservateurs, donnant une majorité de 34 voix à l'honorable Atha-nase David.• • • La neige a déjà couvert notre sol et bientôt nous parlerons du sport pour les skieurs.Espérons que, comme par le passé, les amateurs de ce sport favori viendront en grand nombre dans nos parages et nos maisons de pension les recevront avec plaisir.Au nom de tous, nous leur souhaitons la plus cordiale bienvenue.DE SITE-THERESE M.Pabbé Edmond Lacroix Au Lac des Ecorces NAISSANCES DU 15 NOVEMBRE 1934 AU 15 NOVEMBRE 1935 29 nov.— Joseph-Jules-Rosario-René Martin.10 déc.— M.-Denise-Georgette Pa- quette.11 déc.— M.-Jacqueline Paquette.23 déc.— J.-Ernest-Ludger Viger.25 déc.— J.-Aimé-Noël S.-Amour.6 jan.— M.-Réjane-Denise Desro- chers.13 janv.— J.-Louis-Paul Plouffe.22 janv — J.-Gérard-Guy Prud'homme.23 fév.— M.-Eva-Henriette Thér- rien.3 mars.— J.-Paul-Réal Forget.10 mars.— J.-André-Jean-Guy Lortie.10 mars.— Marie-Anne-Léonne Huneault.2 avril.— M.-Jeannette-Emilienne Tessier.2 avril.— J.-Julien-Raymond La-jeunesse.2 avril.— J.-Claude-Jean-Henri Duquette.22 avril.— M.-Jacqueline-Réjane Gauthier.23 avril.— M.-Claudia-Gisèle Pau- zé.4 mai.— J.-Achille Morin.9 mai.— J.-Ch.-Raymond Brosseau.10 mai.— J.-Jean-Réal Paquette.12 mai.— M.-Brigitte-Sarah Plouf- fe.16 mai.— Marie-Marguerite Prud’homme.19 mai.— J.-Aldéric-Désiré Bé-dard.26 mai.— M.-Claire-Gisèle-Cathe- rine Legault.26 mai.— J.-Jean-Marie-Julien Paquette.27 mai.— J.-Urgèle Plouffe.10 juin.— J.-Paul-Aimé Ouimet.14 juin.— J.-Elie-Alcide Lamou-reux 24 juin.— J.-Emile-Guy Parent.25 juin.— J.-Gaétan-Léo Papineau.4 juillet.— J.-Robert-Marc Pauzé.22 juillet.— M.-Elisabeth-Véroni- que Tessier.28 juillet.— M.-Louise-Sarah La- trielle.19 août.— J.-Jean-Gérard-Fran-çois-Xavier Saint-Amour.5 sept.— M.-Jeanne-Fleurette Lau- zon.13 sept.— J.-André Paquette.15 sept.— M.-Virginie-Simone Hu- neault.18 sept.— M.-Françoise-Murielle Guidon.28 sept.— M.-Irène Forget.7 oct.— M.-Rosianne-Jeannine Duquette.30 oct.— M.-Rose-Monique Saint- Louis.10 nov.— M.-Liliane-Rollande Forget.15 nov.— J.-Wilfrid-François Lau-zon.MARIAGES 4 mars.— Art.Brlsebois et Berthe Plouffe.22 avril.— Fortunat Martin et Simone Plouffe.1er juin.— Joseph-Art.Plouffe et Agathe Lachaîne.5 juin.— Lucien Forget et Simone Saint-Amour.20 juillet — Henri Charbonneau et Gilberte Cadieux.DECES 28 déc.— Colombe Prud’homme, 1 an.14 déc.— Jacqueline Paquette, 4 Jours.2 Janv.— Réal Pauzé, âgé de 3 ans.12 janv.— Marielle Lortie.' 27 Janv.— Yvette Plouffe, âgée de 13 ans.Monsieur l’abbé Edmond Lacroix, nouveau curé de notre paroisse, a pris charge de ce poste, Jeudi dernier.L’église paroissiale était littéralement remplie.Présenté par M.l’abbé Edmond Labelle, vicaire mais présentement nommé aumônier au Mont Saint-Antoine, M.l’abbé Lacroix s’est dit heureux de la réception faite par les paroissiens de Sainte-Thérèse.Il déclare qu'il connait très bien notre ville, qu'il a fait ses études au séminaire et qu’il est resté profondément attaché à notre petite vie familiale.Jamais il n'aurait pensé que la Providence lui réservait ce grand hon neur, et il l'accepte avec beaucoup de joie.II assure la population de son entier dévouement, et demande la coopération et la confiance de tous les paroissiens.M.l’abbé Lacroix a fait une très bonne Impression sur toute notre population.Et ceux-là qui l’ont rencontré ne tarissent pas d’éloges à son endroit.Jamais les autorités religieuses n’ont su 3l bien choisir pour remplacer M.l'abbé Mignault qui laissera dans la mémoire de chacun un bien profond souvenir.Notre nouveau curé a déjà manifesté son intention de créer des groupements de jeunes, et Je ne doute pas qu'il aura sur ce point, l’appui de toute la Jeune génération de notre ville.M.Lacroix a une grosse expérience de la Jeunesse, ayant été de nombreuses années l'aumônier du Mont Saint-Antoine.Nous lui souhaitons une sincère et cordiale bienvenue, de même que des Jours heureux et ensoleillés au milieu de nous.L.B.Feu Monsieur JOSEPH SENECAL EXISTENCE BIEN REMPLIE EDE T- M.Vabbé Cléophas Pigeon Monsieur l’abbé Cléophas Pigeon, vicaire à la paroisse de Saint-Stanislas de Montréal, a été nommé curé de Saint-Hippolyte, et a pris charge de cette paroisse, vendredi dernier.Je l’ai connu, il y a quinze ans passés, alors qu’il était professeur au séminaire de Sainte-Thérèse.Tout le long de mes études, et plusieurs années par la suite, il fut pour moi un conseiller avisé et sage.J’eus même le bonheur, il y a cinq ans, de lui demander de bénir mon mariage.La nouvelle de sa nomination à une paroisse de ce comté m’a fait énormément plaisir.Et que ce soit Saint-Hippolyte qui demain béni-ficiera de lui me fait doublement plaisir.J’aime ce coin de pays où les montagnes sont si belles, les lacs si beaux, la population si hospitalière, et où une mienne soeur s’applique pour une seconde année, comme petite institutrice, à faire du bien aux petits de ma race.Saint-Hippolyte trouvera en M.Pigeon un curé de premier choix.Sociable, gai, connaissant le terroir puisqu’il en sort, dévoué et charitable, bon jusqu’au dévouement, aimant les jeunes et sachant les encourager, toute la population saura l’apprécier.Et moi, quand je passerai par Saint-Kippolyte, ce sera un endroit de plus où il me fera plaisir d'arrêter.Et Dieu sait que j’y passe souvent ! L.B.12 mars.— Joseph Desrochers, père, ' 88 ans.29 avril.— Victoria Germain, épou- ! se de feu Geo.Gauthier.10 mai.— Joseph Desloges.29 mai.— Eva Therrien.5 juin.— Guy Prud’homme, 4 mois.12 juillet.— Véronique Tessier.10 août.— Joseph Buck.22 sept.— Pacifique Bazinet, âgé de 27 ans.12 oct.— Dame Vve Alex.Despatles.13 oct.— Simone Duquette.Intéressante invention DU LAIT ON TIRE LA LAINE On vient de bréveter un surprenant système concernant la transformation du lait maigre, les restants de la fabrication de beurre et de fromage, en une substance qui peut être filée et tissée aussi bien que la laine.Avec un kilogramme de lait maigre caillé, on produit la même quantité de cette matière filée.Une importante société industrielle italienne dans l’Italie du Nord, a déjà fabriqué au moyen de ce système, des tissus magnifiques.Cette laine de caséine présente également un avantage pour le prix de fabrication, dont la proportion est de 3 à 8 en comparaison du prix de la laine ordinaire de brebis.L’importance de ce système italien est très évidente, si l’on considère les énormes dépenses que l’Italie doit supporter pour l’importation de la laine des pays étrangers, et l’utilisation d’un produit, tel que le lait, si largement employé en Italie.Il y a une quinzaine de jours, toute notre population assistait aux funérailles de Monsieur Joseph Sénécal, décédé après quelques Jours de maladie, à l’âge de soixante-deux ans.Notre ville et notre paroisse rendaient par là même un témoignage d'admiration à ce citoyen dont les débuts furent difficiles, mais dont le travail acharné et la persévérance lui permirent de devenir une des personnalités marquantes de notre vie industrielle et de la vie Industrielle de notre pays.Né à Montréal en 1873, d’André Sénécal et de Déllma Deschatelets, en la paroisse du Sacré-Coeur, il arrivait à Sainte-Thérèse à l’âge de dlx-sept ans, seul sans argent, sans autres ressources que le désir et la bonne volonté de gagner sa vie.C’était en 1890.Successivement.pour les dix années qui suivirent, il travailla dans les usines locales do planas de MM.Foisy, Lesage et Piché.II eut alors l’opportunité de faire son apprentissage avec les premiers experts allemands venus en notre ville, sur l’invitation de M.Thomas Foisy.Ce Monsieur Foisy avait ouvert à Sainte-Thérèse la première manufacture de pianos, et M.Sénécal eut l’occasion à leur contact d'apprendre les secrets de la fabrication du piano, de s’y intéresser d’une façon particulière.Si bien qu’en 1900, de concert avec M.Georges Quidoz qui connaissait lui aussi, l’industrie du piano, il fonda en notre ville la compagnie Sénécal & Quidoz.Les débuts furent difficiles, on le conçoit, mais quelques années plus tard, cette compagnie rivalisait avec les meilleures maisons du genre à travers le pays.M.Sénécal et M.Quidoz, qui n'avalent alors que l'ambition de réussir, agrandirent leurs usines, se frayèrent une route sur les marchés canadiens et étrangers, si bien que, vers 1925, cette usine fabriquait plus de mille pianos par année.Exemple puissant de courage et de volonté ! Exemple frappant que le travail acharné et persévérant porte toujours des fruits ! Et je m’en voudrais ici de ne point dire que M.Quidoz, mort depuis quelques années déjà, était un homme de grande volonté, de courage indomptable.M.Sénécal lui ressemblait sur ces points, et je m’explique facilement que l’union de leurs efforts ait pu produire, à l’avantage de notre ville, un succès si solide.Ils ont édifié leur entreprise sur de bonnes bases, et ils ont tenu à donner à leurs fils les notions du métier et les connaissances techniques qui leur permettront de continuer dignement l’oeuvre des disparus.M.Joseph Sénécal épousait, en 1895, Mlle Léonie Desjardins, de Saint-Joseph-du-Lac, soeur du regretté notaire J.-E.Desjardins.Son épouse lui survit, ainsi qu’une nombreuse famille, six fils : Lucien, Léo, Robert, Philippe, Fernand, Roland ; trois filles, Lucile (Mme Roger Barvoetz), Clémence et Car-melle.M.Sénécal était un de nos citoyens les plus en vue et les mieux estimés.Il était facile d’accès, très sociable, et aimait à causer.Sa bonté était proverbiale, et bien des familles de notre ville lui doivent d’inappréciables faveurs.Il faisait la charité à l’insue de tous.Il détestait la parade et l’ostentation.Il était humain, et il aimait à dire que l’existence lui avait été, à certaines heures, bien dure et bien pénible.C’est la raison pour laquelle sans cesse il fut bon pour ses employés et obtint d’eux beaucoup d'estime et d’admiration.Dans notre vie locale, il était un des citoyens les mieux écoutés, et son avis, sur toutes questions, n’était pas rejeté.II n’est plus, mais son souvenir restera longtemps vivace dans notre population.A la famille éprouvée, nous offrons nos plus vives sympathies.L.B.Sainte-Thérèse.AVIS PUBLIC PROVINCE DE QUEBEC MUNICIPALITE DE LA VILLE DE TERREBONNE.AVIS PUBLIC est donné que, conformément aux dispositions de la Loi abolissant les rentes seigneuriales (25-26 Geo.V, chapitre 82) un terrier des lots affectés au paiement de rentes constituées a été préparé par moi et est actuellement déposé au bureau de la corporation.Ce terrier restera ouvert à l’examen des intéressés durant les soixante jours du présent avis et il sera pris en considération par le conseil à sa séance générale du 12 février 1936.Les intéressés qui désireront porter plainte contre le dit terrier pourront déposer leur plainte écrite au bureau de la corporation le ou avant le 12 février 1936 ou porter verbalement leur plainte devant le conseil lors de cette séance.Donné à Terrebonne, ce 23ième jour de novembre 1935.OSIAS VEZINA.Se cré taire - trésorier. Page tix L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 6 décembre 1935 POUR LES CADEAUX PRODUITS GARDENIA DU MIDI -u-n-n- 2.50, 3.00, 3.50, fi.00.Parfums Gardénia Sel de bain Gardénia Parfums Gardénia Poudre pour la figure Gardénia Poudre pour la figure et parfum Poudre pour la figure et rouge Poudre de bain Gardénia Parfums Gardénia Poudre, lotion et parfum Poudre, 4 savons et parfum Parfums Gardénia Savon, 2 poudres, lotion et parfum Parfum, 2 poudres, plateau et miroir Parfums Gardénia 5.00 Parfum, 3 poudres, 3 crèmes, lotion, sel de bain, savon et parfum PHARMACIE OSCAR I4mt LA MIEUX ASSORTIE DU DISTRICT 339» rue Saint-Georges Saint-Jérôme VOISIN DU MARCHE Tél.461 et 490 0.50, 0.G0, 0.65, 0.75 0.75 0.85, 1.00 1.00 1.00 1.00 1.50 1.50, 1.75, 2.00 2.00 2.25 4.00 4.00 4.50 6.50, 7.50 7.50 La revision du scrutin dans Terrebonne L’honorable Juge Gulbault préside actuellement à la revision du scrutin dans Terrebonne.Mtres Gustave Monette, Edouard Masson, L.-J.de Ladurantaye, Jean Saint-Germain et Léopold Nantcl assistent Mtre Barrette pour le requérant.Mtres Elle Beauregard, Roger Brossard, Jos.-P.Bclalr et Raymond Raymond comparaissent pour l’honorable Monsieur David.Dès l’ouverture de la première boite de scrutins, on a demandé l’annulation de tous les votes enregistrés sur les bulletins, alléguant que ces derniers n’étalent pas faits conformément aux prescriptions de la loi électorale de Québec et n’avalent pas au verso le carré dans lequel l'officier-rapporteur est obligé de mettre ses initiales.Après avoir entendu les plaidoiries des avocats, le juge a décidé de procéder à l’examen des boites de scrutin.Cette révision est commencée ce matin.Chronique judiciaire Le décompte judiciaire pour le comté des Deux-Montagnes a occupé l’honorable juge Guibault, toute la journée de lundi et une partie de celle de mardi.Le résultat final a donné 14 voix de majorité à Monsieur Rochon, alors qu’il avait obtenu 19 voix devant l'officier-rapporteur.• • • L’honorable juge Joseph Demers a rendu jugement dans la cause de Léopold Charbonneau contre les commissaires d’Ecoles pour la municipalité scolaire de Saime-Anne-des-Plaines No 2.On se rappelle, sans doute, que Monsieur Charbonneau réclamait des défendeurs une somme de $15,766.60 à la suite du jugement rendu par la cour d’appel, cassant la conviction rendue par Monsieur le magistrat Donat Lalande qui avait condamné Léopold Charbonneau à $25.00 et aux frais pour l’infraction dont il s'était rendu coupable, alors que, maître de poste de Sainte-Anne, il aurait ouvert une lettre adressée à un autre fonctionnaire que lui-même.Après avoir récité au long les prétentions des parties, telles qu’elles apparaissent dans la déclaration et les plaidoieries écrites, l’honorable juge poursuit ainsi ses commentaires : Des difficultés scolaires et municipales assez nombreuses auxquelles le demandeur et les défendeurs ava’ent été mêlés, avaient eu lieu dans la municipalité de Sainte-Anne des Plaines, diecitultés qui avaient entraînés des débats judiciaires dont le caractère peut être apprécié à la lecture d’une copie d’un jugement rendu par la Cour de magistrat et produit comme exhibit D-l au dossier conjoint où il est dit que 31 personnes avaient été placées sur le rôle d’évaluation dans droit, dans le but qu’elles deviennent électeurs afin de dominer dans la Commission scolaire No 2, dans laquelle elles n’avaient pas d’affaire — le dit jugement déclarant que ceci avait été fait par collusion entre les membres du conseil, le secrétaire-trésorier (le demandeur) et les personnes ainsi portées au rôle.Lors de l’incident de la lettre, les deux municipalités scolaires de la municipalité de Sainte-Anne des Plaines étaient à discuter la division de l’actif et du passif entre ces deux municipalités qui autrefois n’en formaient qu’une ; •+ La lettre en question émanait du surintendant de l’Instruction publique, l’enveloppe montrait qu'elle venait du Département de l’Instruction publique de Québec, et le sujet qui y était traité se rapportait tout spécialement à cette question de la division de l’actif et du passif ; Le demandeur Charbonneau, qui était maitre de poste était aussi le secrétaire-trésorier de la Commission Scolaire No 1; le soir du 17 avril 1934, monsieur le notaire Gauthier secrétaire-trésorier de la Commission scolaire No 2, se présenta au guichet pour y recevoir son courrier ; le demandeur Charbonneau lui lit remise de son courrier, Gauthier sortit du bureau de poste pour s’en retourner chez lui, et il avait traversé la rue lorsqu'il s’entendit appeler ; il retourna au bureau de poste, le demandeur Charbonnau lui fit remise de la lettre en question en lui faisant ses excuses, lui disant que la lettre avait été ouverte par mégarde.— Le demandeur, rendant témoignage devant le Magistrat, donne de l'incident de l'ouverture de la lettre comme explication qu’il avait déchiré l’enveloppe en défaisant le paquet de lettres dans lequel elle se trouvait, puis que, voyant qu’il l’avait déchirée il regarda pour voir à qui elle était adressée et qu'ayant lu sur l’enveloppe : "Messieurs les Commissaires d’Ecoles”, il a pris pour acquis qu'elle lui était destinée puisqu'il était lui-même secrétaire-trésorier de la Commission scolaire de Sainte-Anne des Plaines No 1; alors, dit-il, en substance, je l’ai mise dans mon courrier et j’ai continué à faire le tri des lettres, puis J’ai commencé la distribution; une dizaine de minutes se seraient écoulées entre le moment où il aurait déchiré l’enveloppe par accident et le moment où il aurait déchiré l’enveloppe par accident et le moment où il l'aurait remise au notaire Gauthier, et, pendant ces dix minutes, il aurait distribué la malle aux clients — il prétend, à la page 101 de son témoignage devant le magistrat au- dossier conjoint, qu'il a réalisé qu’il y avait deux Commissions Scolaires lorsque le notaire Gauthier est venu chercher sa malle et qu’elle pouvait appartenir au No 2, comme au No 1; le demandeur avait déjà été secrétaire de la Commission scolaire No 2; Gauthier était sorti du bureau de poste pour s’en aller, avait traversé le chemin lorsqu’il fut rappelé au bureau de poste par quelqu’un et le demandeur lui remit alors la lettre en s’excusant : Dans le commencement de son témoignage devant le Magistrat, Charbonneau semble ne parler que de la lettre déchirée par accident, mais à la fin de la transquestion (page 103) on voit qu’il prétend que, après avoir constaté la déchirure, et croyant que la lettre lui était adressée, il a complété la déchirure de façon à ouvrir complètement la lettre, puis l’a placée dans son courrier pour ne la lire qu'après la distribution ; A la page 89 du dossier conjoint le demandeur Charbonneau dit ceci : "Je n’ai certainement pas lu ce document, d’ailleurs cela n’a pas été long, puis il y avait plusieurs personnes au bureau de poste, entre autres il y avait M.Henri Simard, etc., puis il n’y avait pas de danger à ce moment là parce que je savais à qui j’avais affaire”.Entendu comme témoin devant la Cour supérieur, le demandeur donne cette autre version de l'affaire ; — Il prétend que la raison pour laquelle il a ouvert la lettre c’est parce que, étant lui-méme à cette époque secrétaire-trésorier d'une des deux commissions scolaires, il avait aperçu sur l’c-nveloppe; “Messieurs les Commissaires d’Ecoles” “sans spécification”, (c’est-à-dire que l’adresse sur l’enveloppe à l’endroit ordinaire où elle s’écrit n’au- C.- A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos Bulch - Pontiac - Chevrolet - Oldsmobile Bureau existant Tél.No 58 — Saint-Jérôme depuis 34 ans rait pas mentionné que la lettre était aux soins de M.Oauthler), mais que cette indication : "aux soins de Monsieur Gauthier” aurait été placée au coin de l'enveloppe de telle façon que le demandeur en prenant l’enveloppe de telle façon que le demandeur aurait caché cette inscription avec son pouce ; (cette explication donnée par le demandeur, absolument différente de celle qu’il avait donnée devant le magistrat, est absolument contraire à la vérité à la face même de l’enveloppe, qui démontre, comme le demandeur a d'ailleurs été obligé de l’admettre en transquestion, qu'il n'a pas pu cacher les mots : "Aux soins de Monsieur Gauthier" avec ses doigts en tenant l'enveloppe; ce qui démontre que le demandeur a tenté par là de sortir d’une fausse situation en cherchant par tous les moyens à excuser son acte.— Il suffit d'examiner l'enveloppe pour constater que le demandeur pouvait voir aussi facilement que la lettre était adressée : “Aux soins de Monsieur Damase Gauthier N.P., secrétaire-trésorier de la Commission Scolaire No 2” qu’il pouvait lire ; "Messieurs les Commissaires d'Ecoles”); Les commissaires d’écoles, mis au fait de l’ouverture de la lettre en question.— au fait que leur secrétaire, Monsieur Gauthier, s’était présenté au bureau de poste pour recevoir son courrier et que cette lettre n’avait pas été remise en même temps que le reste de son courrier, qu’il était sorti, s’en retournait chez lui quand il fut rappelé, et que la lettre en question lui fut alors remise.— Au fait aussi de l'importance de la lettre dans ces circonstances, et sachant que le maître de poste était le même qui, comme secrétaire-trésorier de la Municipalité de Sainte-Anne des Plaines et de la Commission Scolaire No 1, avait été mêlé aux difficultés anciennes et actuelles — mis, de plus, au courant des circonstances rapportées par le témoin Hyacinthe Limoges, qui avait déclaré s’être présenté au bureau de poste pour recevoir son courrier avant l'arrivée du notaire Gauthier, et qu'il dut attirer l'attention du maitre de poste (le demandeur» en frappant au guichet parce que le demandeur aurait été occupé à lire une lettre comportant plusieurs feuillets et semblable à la lettre qui est produite en cette cause comme exhibit D-3, et qui se trouvait dans l'enveloppe exhibit P-l.décidèrent de consulter leur avocat en le mettant au courant de toutes les circonstances, se qui fut fait ; après l'entrevue avec leur avocat, ils consultèrent aussi le maitre de poste de Montréal, qui est avocat, et.conformément aux avis qu’ils avaient reçus, autorisèrent leur président à porter plainte contre le demandeur; CONSIDERANT qu’il ressort des faits de cette cause que les défendeurs, en autorisant leur président, M.Félix Renaud, à faire la dénonciation en vertu de laquelle le demandeur a été traduit devant le Magistrat de district, avaient des motifs légitimes et suffisants de croire le demandeur coupable, et qu'ils ont agi de bonne foi et d'après l'avis de leurs avocats qu’ils avaient mis au courant des faits et des circonstances de l'affaire ; CONSIDERANT que le demandeur, après un procès régulier devant le Magistrat, a été convaincu de l'offense à lui reprochée le 16 juin 1934.et condamné en conséquence, et que cette conviction et condamnation par le Magistrat, quand même elle a été infirmée par le Tribunal d'Appel, suffit à démontrer que les défendeurs avaient cause raisonnable et probable d’autoriser une plainte contre le demandeur ; CONSIDERANT qu’il n'y a pas lieu dans cette cause de ne pas suivre la jurisprudence à l’effet que, lorsqu’un accusé a été trouvé coupable par le Magistrat et qu’il s’en est suivi une conviction, bien que cette conviction a été infirmée subséquemment par la Cour d’Appel, la règle est qu’il y a là une preuve concluente de cause probable qui met le plaignant à l’abrj de toute poursuite en dommages, à moins qu’on ne prouve malice, ce qui n’a pas été établi en cette cause ; CONSIDERANT que si, comme les tribunaux l’ont souvent décidé, le recours en dommages pour fausse arrestation doit être refusé à une personne accusée d’offense criminelle et condamnée à subir son procès après enquête préliminaire lorsqu’il y a eu verdict d’accusation bien fondée par le Grand Jury, à plus forte raison la conviction d’un accusé par le Magistrat doit elle constituer une fin de non recevoir à l'encontre de l'action en dommages pour fausse arrestation ; (Comment pourrait-on raisonner autrement, d’ailleurs, puisque le magistrat pour arriver à une condamnation a dù avoir une certitude morale du bien fondé de l’accusation d’après la preuve faite devant lui — et si le magistrat, avec cette preuve, a pu arriver à une certitude, comment pourrait-on dire que les défendeurs et le plaignant, avec les mêmes faits, n’auraient pas pu raisonnablement croire ce que le magistrat a cru Jusqu’à la certitude?; CONSIDERANT que le jugement de la Cour d’appel n’a pas prononcé sur la question de savoir s’il y avait cause probable et raisonnable de faire une plainte, et n’avait pas non plus à se prononcer sur ce point ; CONSIDERANT que l’action du demandeur est mal fondée en fait et en droit; qu’il n’a pas prouvé les allégations essentielles de sa dé- Nouvelles de Saint-Jérôme Dimanche prochain, à l'occasion de la fête de l'immaculée Conception, les membres de la Conférence de Saint-Vincent de Paul, auront une messe spécialement dite pour eux, à la sacristie à 8 heures.Cette messe sera célébrée par M.le curé Dubois qui prononcera aussi une allocution.Dans l’après-midi, à 3 heures, aura lieu dans la salle paroissiale l'assemblée générale des membres de la Conférence, sous la présidence de M.le curé Dubois.• • • La semaine prochaine, M.C.-J.Magnan, de Québec, Inspecteur général des Ecoles normales de la province, visitera l'Ecole normale de Saint-Jérôme.M.Magnan arrivera le 11 au soir.Le jeudi soir, 12 décembre, M.C.-J.Magnan, qui est le président du conseil supérieur de la Société de Saint-Vincent de Paul pour le Canada, rencontrera, dans la salle paroissiale, les membres de la Conférence de Saint-Jérôme.• • • Dans la salle paroissiale, mercredi, 18 décembre, à huit heures du soir, une séance récréative organisée par des amateurs jérômlens, sera donnée au profit de l’oeuvre des "paniers de Noël”.Des jeunes filles solliciteront votre encouragement, accueillez-les favorablement au profit de cette belle oeuvre.Les billets sont en vente à 25c et 35c.• • • Cette semaine est prèchée à l’église, un triduum pour les enfants de Marie, en préparation à la fête de l'immaculée Conception.Ce triduum est prêché par le révérend père O.Mathieu, Oblat de Marie, de la maison de Sainte-Agathe.Toutes les jeunes filles de la paroisse sont invitées à suivre ces exercices qui sont donnés le matin après la messe de huit heures et le soir, à sept heures et demie.Dimanche il y aura communion générale à la messe de sept heures et la clôture aura lieu l’après-midi, à trois heures.• • « Un malheureux accident d'automobile est arrivé à M.Henri Fran-coeur alors que l'auto qu'il conduisait a capoté sur la route, près de Lost River, dans les environs d'Hu-berdeau, et roulé au bas d'un remblai d'une centaine de pieds de hauteur.M.Francoeur et ses deux garçonnets qui l’accompagnaient n’ont pas été blessés, mais l'auto a été détruit.• • • FIANÇAILLES —L’honorable et Mme L.-Atha-nase David annoncent les fiançailles de leur fille.Madeleine, avec M.Hector Lamontagne, fils de M.Trefflé Lamontagne et de Mme Lamontagne, décédée.duration et que les défendeurs ont prouvé les allégations essentielles de leur plaidoyer ; POUR CES MOTIFS, MAINTIENT le plaidoyer des défendeurs et RENVOIE l'action du demandeur avec dépens.Signé : JOSEPH DEMERS J.C.S.Copie conforme de la Cour Supérieure.LA COUR FAIT CESSER LA VENTE DE SUCCEDANES POUR LE “COCA-COLA” Gain de Cause Contre Plusieurs Marchands de Montréal Les Jugements récemment émis par la Cour d'Echiquier à Ottawa, à la demande de The Coca-Cola Company of Canada, Limited, sonnent une note d'avertissement aux marchands de liqueurs douces.The Coca-Cola Company of Canada, Limited a poursuivi plusieurs marchands de liqueurs douces, qui avaient servi un produit autre que le "Coca-Cola” quand leurs clients avaient demandé un "Coca-Cola”.La Compagnie a demandé à la Cour de rendre Jugement à l'effet d'empécher cette concurrence injuste et illégale.La Cour de l’Echiquier a rendu Jugement en faveur des droits de The Coca-Cola Company of Canada Limited à l'égard de sa Marque de Commerce, et commandant aux défendeurs de s'abstenir pour toujours de faire concurrence injuste en offrant un produit autre que le "Coca-Cola” lorsque ce produit leur est demandé.Les défendeurs furent condamnés à payer les dommages et frais de la Cour.ASSOCIATION CHORALE Nos chanteurs ne se reposent pas sur le succès qu’ils viennent d’obtenir à la dernière audition.Les répétitions ont recommencé dès cette semaine et se continueront jusqu’au 18 décembre, le mardi à 8.00 heures pour les hommes et le mercredi à 8.00 heures pour les dames.On se propose de donner une autre audition dès la première semaine de février.• • * Ces jours derniers, eut lieu au Mont-Saint-Louis à Montréal, la première réunion du nouveau bureau de direction des anciens élèves du collège commercial de Saint-Jérôme pour l'année 1935-1936.Presque tous les directeurs de Saint-Jérôme et de Montréal étaient présents à cette réunion sous la présidence de M.Henri Lauzon.Le rév.frère Eusèbe et Radulphus du collège de Saint-Jérôme, assistaient également à cette réunion.La réunion des anciens, au collège, en septembre dernier, fut la mieux réussie tant au point de vue de l’assistance et du succès financier.Plusieurs projets sont déjà à l'étude pour grouper plus souvent les anciens du collège.• • • ENTRETIEN D’HIVER La route de Saint-Jérôme à Montréal, en passant par Sainte-Thérèse et Sainte-Rose sera entretenue cet hiver.• • * M.et Mme Jean-Bart Robert (Berthe Lapierre) font part à leurs parents et amis, de la naissance de leur fils, baptisé Joseph-David-Robert.Parrain M.Chs-A.Robert grand-père de l'enfant, marraine Mlle Marguerite Robert, tante de l'enfant, porteuse Mlle Jeanne-d’Arc Robert, tante de l’enfant.• • • Il ne faut pas oublier que la rafle de dindes organisée par la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme, au profit de l’oeuvre des paniers de Noël aura lieu le samedi, 21 décembre, à la salle du marché.• • • LE JEU DE DAMES A SAINT-JEROME Les amateurs de ce jeu si intéressant pour les connaisseurs s’amusent beaucoup depuis quelques mois.Les joueurs ont répondu en grand nombre à la formation du club; au nom de la direction je les en remercie et tous les amateurs sont invités a se joindre à nos rangs et à s’amuser.Un concours est dé-jè très avancé et le résultat servira à classer les joueurs d’après leur figure dans ce concours; en plus quelques coupes seront décernées au vainqueur de chaque classe.M.David Saint-Vincent fait très j bonne figure et il est presque certain de devenir champion de Saint-Jérôme, M.Arthur Leroux le suit de très près.M.David Saint-Vincent et D.D.D.se sont très bien amusés dimanche en faisant deux parties de concours nulles très contestées ; on ne peut pas être champion et toujours gagner ?(communiqué) * • * Mardi soir dernier était donnée à la salle paroissiale, la séance des enfants des écoles, devant un auditoire de plus de trois cents personnes.Cette soirée fut bien réussie, grâce au dévouement des bonnes religieuses qui s’étaient dépensées pour exercer ces petits et leur apprendre à dire gentiment de jolies choses.Nos félicitations.• • • Le Conseil de la ville a tenu son assemblée régulière lundi dernier, 2 décembre.n COIN DES PROFESSIONNELS, m- AVOCAT LEGAULT & LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 — Boite Postale 93 LACUUTE aoooooooooooooocogiocaeeoooi Paul Larose LL.B.AVOCAT 128 rue Blainville SAINTE-THERESE Téléphone 50 >oooooooooococcecccooc»oocc< J.-PAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi de Faillite — Comptable public Administration Générale Suite 705 à 709 Bâtisse Montreal Trust 511 PLACE D’ARMES, MONTREAL Téléphone ; HArb.0261-0282 AVCCAT RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe Téléphone 310 301A.Saint-Georges, Saint-Jérôme sogosooocooooooocoooaooooot MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL IVRY NORD — Tél.172-r-ll SOSOQOQOOSOOOOOOOOSOOOGOQOC Bureau-Succursale à LACHUTE (Argenteuil) GERARD RAYMOND AVOCAT 276 Ouest, rue SAINT-JACQUES MONTREAL, Tél.PLateau 9073 KeoooseosoeGCCGCOocoscoeooscoocososccooscoseooooooooc AVIS J'ai le plaisir d'annoncer à mes concitoyens du comté de Terrebonne et des comtés avoisinants, que j'ai ouvert un bureau au No 330, rue SAINT-GEORGES, SAINT-JEROME et qu'à l'avenir, je serai à l'entière disposition de tous, à compter du samedi matin, jusqu'au lundi soir Téléphone No 171 A tous et chacun, merci à l'avance de l'encouragement que je sollicite CHS.-H.TROTTIER AVOCAT DECES L’OBSERVANCE DU DIMANCHE CHEZ LES JUIFS La cour d'appel a rendu jugement dans la question concernant l’observance du dimanche chez les Juifs.On avait posé à la cour d'appel les deux questions suivantes : 1— Est-il de la compétence de la législature d’adopter une loi destinée à abroger l’article 7 de la loi du Dimanche, statuts refondus, chapitre 199 ?A cette question la cour d'appel a répondu ; Oui.2— Dans l'affirmative, et si telle abrogation a ileu, l’article 15 de la loi fédérale du dimanche — statuts refondus du Canada 1927, chapitre 127 — se trouve-t-il rappelé ou de-vlent-il Inopérant V A cette deuxième question, la cour d’appel a répondu : Non.jfjHg ¦ Vendredi et samedi Programme double avec Chester Morris, Virginia Bruce dans “Society Doctor”; Dean Jagger, Gail Patrick, Edward Ellis dans “Wonder Wasteland”; comédie musicale.Dimanche et lundi Programme double (en français! avec Pierre Richard Willm, Edwige Feuillère dans "Stradivarius”; Ber-val, Duvalles et Mireille dans "Chourinette”; comédie musicale.Mardi, mercredi et jeudi Lauretta Young, Henry Wilcolou dans "Crusades"; comédie musicale, news, cartoon.• • e ACTIVITES DE NOS POMPIERS Vendredi dernier, à cinq heures moins vingt un appel fut donné à la boite d’alarme No 242, pour feu de cheminée et tuyau chez Henri Aubin, 32 rue Saint-Janvier.Il n'y eut aucun dommage sérieux.Dimanche, à midi et trente-cinq, appel au No 332 pour commencement d’incendie chez M.Rosario Hattem, 303 rue Ouimet.Un extincteur a suffi à contrôler les flammes.Les dommages sont couverts par les assurances.Mercredi, à midi et cinq, appel à la même boite d’alarme, pour feu de cheminée chez M.Wilfrid Pagé, 501 rue Loranger.Aucun dommage.DECES DE LA REVERENDE MERE MARIE JUDE, S.S.A.Le 29 novembre dernier, est décédée en la Maison provinciale de Sainte-Cunégonde.de Montréal, Mère Marie Jude, (Laure Marier), religieuse de Sainte-Anne.La défunte était née à Sainte-Adèle, comté de Terrebonne, le 16 juillet 1871; elle fit ses études au pensionat des Soeurs de Sainte-Anne à Saint-Jérôme et entra au noviciat de Lachine en 1887.Elle fit sa profession religieuse le 26 juillet 1889.Mère Marie Jude enseigna à Vaudreuil et au Pensionnat Sainte-Angèle.Elle fut supérieure à Rigaud, à Saint-Polycarpe de Soulanges, à Saint-Rémi de Na-pierville et au Pensionnat Sainte-Angèle.Depuis 1929, elle était supérieure provinciale de nos maisons des Etats-Unis.En juillet dernier, elle revint à Montréal prendre la direction de la province du Bon Conseil.* m m Dimanche matin, 1er décembre, est décédé à Saint-Jérôme à l'âge de 31 ans, M.Jacques Leclair, épicier bien connu de Saint-Jérôme.Les funérailles ont eu lieu mercredi matin, à dix heures et demie, au milieu d’un grand concours de parents et d'amis.Le défunt laisse pour pleurer sa perte, outre son épouse, née Marie-Anne Leroux, son père et sa mère, M.et Mme P.-E.Leclair, trois frères, René, de Sainte-Agathe, Fernand et Lucien, de Saint-Jérôme, une soeur, Mme Alfred Langlois (Germaine); son beau-père et sa belle-mère, M.et Mme Edouard Leroux, ses beaux-frères, Hervé, Eu-clide et Emile Leroux, ses beaux-frères et belles-soeurs : M.ét Mme Raoul Grand'maison (Armandine), M.et Mme René Desormeaux (Cécile) de Montréal, M.Alfred Langlois, M.et Mme Athanase de Villemure (Marie-Ange), Mlles Léonne et Annette Leroux, Agathe, Laurent, Achille, Yvette, Arthur et Clérinda Helms.• • • Nous avons le regret d'annoncer la mort de M.Georges Costello, décédé chez ses parents à Saint-Jérôme, vendredi dernier, à l’âge de vingt-sept ans et neuf mois.Les funérailles ont eu lieu mardi matin, à neuf heures, au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.Le défunt laisse dans le deuil ; son père et sa mère, M.et Mme William Costello, (Dora Grignon), deux soeurs, Nellie et Mary, un frère, Ernest, ses oncles et tantes ; M.Samuel Grignon, MM.et Mmes Hendéric, Joseph et Ernest Grignon, M.et Mme Adélard Filiatrauit, Mme Veuve H.Lemieux, de Saint-Jérôme, M.Wilfrid Gagnon, de Montréal, M.Walter Costello de Trenton New-Jersey et plusieurs cousins et cousines.GRAPHOLOGIE Ecrivez dix lignes.Mentionnez votre date de naissance, marié ou célibataire — et vous recevrez une étude satisfaisante de votre écriture.Prix : 15 cents et une enveloppe à votre adresse.Ecrivez à : Mlle Ether, Saint- Basile, Co.Portneuf, P.Q.BOIS DE CHAUFFAGE La Compagnie Eagle Lumber désire annoncer à ses clients qu’elle vend maintenant son bois de chauffage à S3.00 le voyage.SUCCESSION DE FEUE DAME ELISABETH GRATTON - JEROME Avis Public est, par les présentes, donné que le 15 janvier 1936, à 10 hres 30 de l’avant-midi, à la Cour Supérieure du Palais de Justice, à Saint-Jérôme, ERNEST JEROME, bourgeois, de la ville de Sainte-Thcrèse, présentera une icquête à l’un des Honorables Juges de la Cour Supérieure, siégeant dans et pour le District de Terrebonne, pour obtenir des lettres de Vérification du testament authentique de Dame ELISABETH GRATTON, veuve de Cléophas Jérôme, en son vivant de la ville de Sainte-Thérèse, reçu devant Mtre J.-D.Filiatrauit, notaire, et témoins, le 15 juillet 1922.Sainte-Thérèse, ce 2 décembre 1935.Ernest Jérôme, Requérant, par : T.ARBOUR, N.P.La famille Costello remercie sin cèrement tous ceux qui lui ont of fert leur sympathie clans leur pro fonde affliction.* • • Samedi dernier, est décédée i l’hôpital Sainte-Justine, à Mont réal, après une courte maladie Pierrette, fillette bien-aimée de M et Mme Rosario Desforges (Blanchi Lauzé).La défunte était âgée di huit ans et neuf mois seulement Elle laisse pour pleurer sa perte outre son père et sa mère, six frè res ; Armand, Aimé, Emile, Albert Léo et Jean-Claude Desforges, uni belle-soeur, Mme Armand Desfor ges (Claire Corbeil), son grand père M.Auguste Lauzé, ses oncle: et ses tantes : M.et Mme August» Lauzé, fils, M.et Mme Ovila Gas con, M.et Mme Isidore Auger, plusieurs cousins et cousines.Les funérailles ont eu lieu er l'église Saint-Jérôme, mardi matin au milieu d’un grand concours d» parents et d'amis.La famille remercie sincèremcni les personnes qui ont bien vouli lui témoigner leur sympathie soil par visite, offrandes ou assistance aux funérailles.• • • A toutes ces familles éprouvées L’Avenir du Nord offre ses sincère.’ sympathies.Protégez le» vôtres par une Bonne Assurance sur la Vie Rodrigue Bélanger Assurances Générales FEU, VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE ASS.” 169, S.-Georges _ Tél.60-J - Saint-Jérôme
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