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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 13 décembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1935-12-13, Collections de BAnQ.

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1897-1935 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBON NE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS lî 1897-1935 "LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qoé.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLB Salnt-Jcrôme I-ARFI.I.R TRENTE-NEUVIEME ANNEE, NUMERO 50 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI.13 DECEMBRE 1935 Le traité de réciprocité avec les Etats-Unis L’OEUVRE DES CHEFS DU PARTI LIBERAL Les pourparlers entrepris par sir Wilfrid Laurier viennent d’être menés à bonne fin par l’honorable Machenzie King, premier ministre actuel du Canada.— Un traité qui permettra aux cultivateurs d’écouler plus facilement leurs produits.C’est en 1911 que sir Wilfrid Laurier réussit à conclure un pacte commercial avec Washington qui aurait permis à nos cultivateurs de vendre leurs produits en plus grande quantité sur le marché américain.Le peuple canadien rejeta ce traité grâce à une double manoeuvre des adversaires de Laurier.Dans les provinces anglaises, on saisit 1 occasion pour tenter de renverser le premier ministre canadien-français et en même temps diminuer à Ottawa 1 influence de la province de Québec dont il était le plus illustre des fils.On cacha ce motif inavouable sous une campagne impérialiste en disant que l'unité commerciale ne ferait que précéder 1 annexion politique et qu un traité de réciprocité avec les Américains signifiait la prochaine séparation du Canada de l’Empire britannique.Dans la province de Québec, la politique de réciprocité fut éclipsée par la question de la marine de guerre.La Grande-Bretagne voulait obtenir la participation des Dominions à la défense de 1 Empire.On nous proposait deux moyens : donner une contribution en argent à la mère-patrie ou bâtir une petite flotte canadienne pour la protection de nos côtes.Laurier choisit le deuxieme.Notre province envoya à Ottawa 27 députés conservateurs et nationalistes qui assurèrent presque à eux seuls la défaite de sir Wilfrid.Deux ans plus tard, le gouvernement Borden volait une somme de 3 5 millions de dollars afin de bâtir trois dreadnoughts pour la marine anglaise.Le Québec avait donc été trompé en ce qui concernait la politique militariste et nous avions perdu le traité de réciprocité qui était essentiel à notre progrès agricole., .Pendant la guerre le tarif américain fut baissé mais quelques années après, il était haussé au point qu’en 1929 le marché des Etats-Unis devint pratiquement fermé à nos produits.Ce fut une véritable panique pour nos cultivateurs, qui exportaient pour des millions de dollars aux Etats-Unis.M.Bennett arriva au pouvoir.Voyant qu’il ne pouvait faire disparaître la barrière tarifaire de nos voisins, il revint à l’impérialisme économique de 1911 et essaya de développer le commerce entre pays britanniques.La conférence d’Ottawa fut tenue mais elle donna peu de résultats, surtout pour la province de Québec.Après l’avènement de M.Roosevelt, M.Bennett crut qu’il pourrait conclure un traité avec lui.Il avait été un des ennemis les plus acharnés de la réciprocité en 1911 et sir Wilfrid Laurier avait dit au lendemain de sa défaite : “Un jour viendra où nos adversaires — même mon jeune ami de Calgary -— diront que nous avons eu raison de vouloir assurer le marché américain aux produits naturels du Canada".Ce jour, M.Bennett le connut.Il demanda au ministre du Canada à Washington, le major Herridgc, de faire des instances auprès de M.Roosevelt pour obtenir un traité de réciprocité.M.Herridge fit des efforts inouïs dans les quelques semaines qui précédèrent les dernières élections fédérales.Il savait que la conclusion d’un pacte aiderait le chef conservateur, son beau-frère.Mais il échoua.Pendant la campagne électorale, les chefs libéraux d’Ottawa et de Québec, M.King et M.Lapointe.M.Taschereau et M.Godbout, promirent au peuple que le retour du parti libéral au pouvoir assurerait très probablement un traité de réciprocité entre le Canada et les Etats-Unis, le traité que Laurier avait conclu en 1911 et que M.Bennett n’avait pu obtenir en 1935.C'est ce qui vient d’arriver.M.Taschereau et M.Godbout prédisaient que ce traité assurerait une nouvelle ère de prospérité aux cultivateurs de notre province.Ils ne sont pas les seuls à le croire.Il y a aux Etats-Unis un grand pouvoir d’achat pour les produits canadiens.L'Ottawa Journal (organe conservateur) disait samedi que pendant les derniers dix mois les Etats-Unis ont acheté du Canada 100.000 têtes de bétail bien qu’il y eût un droit de 2 cents et demi à3 cents par livre.Notre confrère ajoutait que si le droit disparaissait nos éleveurs feraient fortune.On peut dire la même chose des droits sur une foule d’autres produits canadiens.La politique agricole du gouvernement de Québec a été dirigée par M.Godbout depuis quelques années en vue du succès que vient de remporter le premier ministre du Canada.Nos cultivateurs, avec le concours du service d’agronomie.le système de classification et le reste, ont augmenté et amélioré leur production.Le ministre de l’agriculture le disait dimanche : “La province de Québec a de très beaux produits mais il lui manque des marchés et nous comptons sur l’aide du gouvernement fédéral pour les obtenir".Le nouveau premier ministre du Canada l’a compris et il n’a pas mis de temps à réaliser les espérances d’une province qui vient de lui donner comme partisans 60 de ses 65 députés.On dira peut-être que M.King s’est hâté pour montrer â la province de Québec tout ce qu'elle peut recevoir d’avantages d’une coopération entre deux gouerne-ments arnis .C’est ce qu’il nous a promis et il tient parole.Paul MASSON.BILLET DE QUEBEC Calme et tempête Dans le monde universitaire Québec, le 10 décembre 1935 général.Moins d’une année plus C’est le calme après la tempête, tard, il prenait la succession de sir à l’hôtel du gouvernement.La plu- Lomer Gouin et formait le cabinet part des ministres et plusieurs sous- à la tête duquel la population l’a ministres passant la semaine â j toujours maintenu depuis.M.Ottawa pour assurer le succès de ' Charles Vining, collaborateur bien la Conférence interprovinciale, les connu du Toronto Star, a pu écrire affaires publiques marchent néces sairement un peu au ralenti.On ne de notre premier ministre : "M.Taschereau a des manières rencontre plus, dans les corridors naturellement agréables, courtoises, du parlement, que des visages con- On ne peut imiter cela en Ontario; nus: et les délégations n’er.com- c’est inné et cela ne nous appar-brent plus, pour quelques jours du tient pas.Il est sympathique, ami-moins, les bureaux des chefs de cal.il s'intéresse à vous et cepen-1 service.Quelques fonctionnaires dant sa dignité et une légère réserve {ont même le temps de commenter vous font comprendre que vous les derniers événements locaux, qui n’avez pas obtenu l’approbation ou ne manquent pas, pour certains du l'intimité .Sa parole est rapide moins, de piquant.La bagarre de l'Ange-Gardien fait l'objet de commentaires souvent contradictoires, mais presque toujours passionnés.Il est plutôt malheureux que le zèle intempestif suggère à des tètes chaudes des initiatives dont elles ne mesurent pas assez souvent les conséquences.Et ce seront probablement encore de pauvres bougres qui seront punis pour les vrais coupables.Il serait à souhaiter que la justice réussit à pousser assez loin son enquête et à imposer à tous les responsables de ces moeurs sauvages des sanctions assez sévères pour en enrayer et en prévenir les graves conséquences.Heureusement qu’il ne semble plus être question de perte de vie : mais les excès auxquels se sont livrés les coupables n’auront pas manqué d’alerter une foule de gens.; croit sûrement par tous les efforts ! dont l’indignation légitime est dé- | qui sont faits pour développer et I sireusc de s’exercer contre les vrais ’ même pour multiplier les facultés.et ferme; ses yeux sont animés.Alors on peut voir l’ardeur et la force de persuasion d’un homme qui, malgré sa culture apparemment anglaise, représente le produit de plusieurs générations du Canada-Français dans sa plus pure forme.Alors aussi, on volt la vigueur instinctive pour convaincre, force sans laquelle aucun homme ne peut diriger les autres.” • * • Le monde universitaire se réunissait.dimanche, au cours du diner traditionnel de l’immaculée Conception.Monseigneur Camille Roy, recteur de l’Université Laval, y insista discrètement sur le fait qu'en dépit de l'insuffisance des ressources matérielles qui a créé chez nous le problème universitaire.le prestige de l’université s’ac- PETITE CHRONIQUE Qu’ils sont heureux les chiens : la police n’ieur dit rien responsables.La justice, cependant, fait son possible.Elle l'a prouvé en condamnant à trois mois de prison les trois “télégraphes” dont la cause est passée aujourd’hui en Cour des Sessions de la Paix.M.le juge en chef Huges Fortier a commenté cette condamnation dans des termes qui sont à retenir : “Celui qui se rend coupable de supposition de personne fraude la société.II ravit à l’électeur sérieux et honnête la portée de son vote et annule l’expression vraie de l’honnête homme, la neutralise en y substituant le mensonge.Celui qui se rend coupable de supposition de personne vole l’électorat conscient et honnête de son droit et de son devoir même de régir l’administration de l’Etat selon les données de sa conscience.Ce n’est pas une justification de prétendre que celui qui a usé du droit de voter à la place d'un autre a été incité par d’autres à le faire.Ceci ne le fait pas échapper aux sanctions juridiques : que chacun porte sa responsabilité.La loi ne distingue pas.” Cette question est apparentée à certaines rumeurs qui ont circulé dans le public, la semaine dernière, à l’effet que l’on assermentait les fonctionnaires provinciaux afin de “Il y a mieux à faire pour le public que de critiquer l'insuffisance II ne s’agit pas ici de chiens qui soulagent leur incontinence sur les potaux de télégraphe, mais de ees chiens qui aboient aux automobiles.En les voyant courir après les pneus, comme s'ils voulaient y enfoncer leurs crocs, plus d'un automobiliste est devenu nerveux, au point de perdre le contrôle de la roue de direction ou, du moins, de tempêter contre la bête hargneuse.Or, un citoyen de Fort-Erié avait un de ces chiens qui s’enrageait à courir après les roues d’autos, au risque de se faire passer sur le corps.Un automobiliste, fatigué de voir l'animal s’acharner sur ses pneus, poursuivit devant les tribunaux le propriétaire du dogue, exigeant que la bête soit abattue, comme étant une menace à la bonne conduite de sa voiture.Après avoir entendu les récriminations de l’un, les protestations de l’autre, le président du tribunal rendit son jugement : “Même s’il était prouvé que le chien en question a l'habitude de poursuivre de scs aboiements les automobiles, je j ne croîs pas que le tribunal serait justifiable de placer cette bête dans la catégorie des chiens vicieux et dangereux pour la société.Il ne s'agit pas ici d'un chien courant dans les jambes de chevaux de façon à les effrayer et à leur faire prendre le mors aux dents, en se voyant menacés d’etre mordus ! De tels chiens sont pernicieux et seule la mort peut punir un tel forfait ; mais il n'en va pas de même des chiens qui s'égosillent et s'épou-monnent à aboyer en courant après les autos, au risque de se faire écrapouillcr, tandis que le conducteur de l’auto et les occupants ne courent aucun danger.” Avez-vous déjà eu connaissance La politique européenne Les partis et la vie internationale Par GEORGES LANGLOIS L’une des sources de compltca- ou même économique, cette doctri-ttons de la vie internationale, c’est ne est le plus souvent sociale.On le fait que la politique extérieure ne dirait pas que les parlementni-de la plupart des pays est déter- res sont réunis pour administrer un minée non seulement par leur po-, pays, mais pour disserter sur l’ori-litique Intérieure, mais plus encore gine de la société et les principes de par leurs querelles politiques.Si au son organisation.Ils se partagent moins la politique Intérieure était sur les diverses conceptions de la déterminée par l’intérêt général de 1 société selon Moscou, selon Berlin, la nation, il serait de bonne logique ; selon Genève, selon Rome, selon que la politique extérieure en devint ’ Rousseau, selon La Tour du Pin, en quelque sorte le prolongement selon Untel ou Unautre, et môme sur le plan international.Malheu- selon Léon XIII et Pie XI.Au sur-reusement ceux qui parviennent au plus comme toutes les doctrines pouvoir pour un temps toujours connaissent des variantes, chaque très limité s’empressent de trans- groupe se fractionne en un certain poser sur le plan international leurs nombre d’ailes plus ou moins dlssi-querclles de partisans, y apportant dentes.une cause de déséquilibre dans un ! Cela est déjà néfaste à l’intérieur de nos enseignements universitai- qu'un chien ait sauté dans une au-res, ajouta le recteur, c'est de nous tomobile en marche ?Non.ces permettre de les améliorer.Que J chiens aboyeurs sont tout simplc-l’opinion sur ce point sdutienne ment des chiens autophobes et mi-l'action des gouvernements, et cette santhropes qui ne peuvent pas plus action elle-même pourra se faire souffrir le bruit des autos que nous plus largement efficace.Les hommes de lettre et les bas bleus qui ont assisté, le jeudi 5 décembre.au débat mixte organisé par les étudiants en droit de l'Université Laval, en ont eu pour leur argent.La salle des promotions avait peine à contenir l’immense auditoire qui était venu applaudir les "debaters” sur l’épineux sujet : “Est-il plus urgent d'éduquer les adultes que les enfants ." Mademoiselle Germaine Bundock et M.Raymond Grenier, qui tenaient pour l'affirmative, ont présenté un brillant plaidoyer qui leur a valu la palme.Mademoiselle Yolande Dé-silets et M.Yves Vien, leurs adversaires.ont cependant fait preuve d’un brio et d’une présence d’esprit qui leur ont valu d’enthousiastes applaudissements.Le jury se compo- ne pouvons endurer un radio qui joue trop fort, un chat qui miaule sur une clôture, à trois heures du matin, un enfant qui rechigne, un ivrogne qui sacre, un mari qui peste et tout autre genre de bruits, grognements, plaintes, sabbats, vacarme, tapage, boucan, fracas, hourvari, brouhaha, toliu-hohu, tintamarre, bacchanale, grabuge qui troublent l’existence des gens pai si blés des villes comme des cam pagnes.Il faut enfin comprendre que tout chien n’est pas le Chien d’Or, ce chien de la bonne ville de Québec qui est, lui, toute une allégorie, parce qu’il est l’image de notre patience à toute épreuve : “Je suis un chien qui ronge l’os.En le rongeant je prends mon repos !” Il aurait pu ajouter, s’il avait su sait de Madame Charles Frémont, de M.Antoine Rivard et de M.Re- que les hommes allaient plus tard né Garneau.Le plaidoyer de ma- se promener en voiture “qui mar-dcmotselle Germaine Bundock était client toutes seules” : “Un temps d’une belle tenue littéraire et se viendra qui n'est pas venu où je distinguait par ce qu’on pourrait mordrai les parvenus qui osent se savoir en faveur de quel parti ils appeier "la psychologie des foules”, promener dans les chemins sur avaient donne leur vote.Comment Mais ^ réplique improvisée l’em- quatre roues, sans le concours de peut-on ajouter foi à de telles portait incontestablement sur les mon grand frère quadrupède : le bourdes ! Ce serait la, d’ailleurs, trois autres, et le triomphe de sa cheval, le cheval que je faisais cou-un procédé tellement odieux qu’il cause était assuré avant la lecture rir en lui agaçant les jarrets.ne viendrait pas même à l'esprit de ^u verdict.Les dieux sont encore ceux qui en pourraient profiter.A j pius généreux pour elle que les plus forte raison ne peut-on pas j membres du jury, puisque made-soupçonner que la largeur d’esprit molselle Bundock s’embarque aude l'honorable Alexandre Taschereau eût même pu se laisser effleu- rer par une telle tactique.Aussi, a-t-il nié catégoriquement ce canard : "Tous les employés civils ont été libres de voter suivant leur conscience, et ils n’ont jamais été assermentés pour dire en faveur de quel parti ils avaient voté lors des dernières élections.Ils ne le seront jamais, pas plus que ceux qui ont voté suivant leur conscience et leur droit de citoyen.” On reconnaît bien là l’esprit élevé de notre premier ministre, qui fût toujours au-dessus des petitesses, même de celles qui furent parfois commises, à son insu, par des organisateurs électoraux.Aussi put-il fêter, sans ombre au tableau, son trente-cinquième anniversaire de vie politique, qui tombait le samedi 7 décembre.C’est, en effet, le 7 décembre 1900, lors d’une élection Et de voir ces sacrées voitures sans cheval, c’est ça qui m’enrage!” Adolphe BERTIION.jourd’hui pour des vacances de deux | “ ou trois mois en Europe.On ne ou de boire un vin avant l’autre ?pouvait partir sous de meilleurs au-|ll faut éduquer tout le monde à la gurcs, mais ses amis ne peuvent j fois, même en certains cas les édu-s’empècher de lui souhaiter le mal jcateurs.C'est un truisme.Ce de-du pays, en même temps qu'un beau j vrait être un truisme !.voyage, afin qu'elle ne les prive pas ' "Nous verrons probablement pire trop longtemps des charmes de son ' encore avant qu’un éducateur cou-caractère espiègle, de son esprit en- j rageux s'exprime nettement sur le joué et de sa culture originale.{caractère déformatcur des débats Un rédacteur du SOLEIL fit, sur les débats oratoires, des commentaires qui méritent de retenir l’attention.Citons-en les principaux points : “Peu importe le fond du débat : ce qui importe vraiment, c’est l’aptitude des jeunes esprits à construire leurs raisons.Le jury a décidé hier soir qu’il était plus urgent d’éduquer les adultes que de former les enfants.Dans un sens, rien de plus vrai, puisque la flamme spirituelle d'une société est entretenue générale, que M.Taschereau, alors par l’éducation familiale.Mais âgé de 33 ans, fut élu député de pourquoi, dinble, donner la préséan-Montmorcncy.Il fut nommé mi- ce à l’une ou l’autre de ces oeuvres nistre des travaux publics en 1907, nécessaires, comme s’il s'agissait de et, en 1919, 11 devenait procureur choisir entre deux pâtes dentifrices d’étudiants.Pourquoi les concurrents ne seraient-ils pas obligés d'improviser leurs discours ?Pourquoi le sujet du débat ne leur serait-il pas dévoilé à leur entrée en scène ?Pourquoi, une fois le sujet annoncé par le jury, ne seraient-ils pas libres de défendre le pour ou le contre ?Tout n'est pas de manier habilement le paradoxe et de s'exprimer dans un langage à peu près correct.Compte-t-on pour rien l’idée, la sincérité et la conviction?Nous avons besoin d’une jeunesse convaincue, qui sache ce qu’elle veut et y tende de toutes ses forces ." Paroles à méditer .JEROME.domaine où l’équilibre n’est Jamais qu’instable et donnant au monde l'impression qu’ils représentent un pays où règne l’incohérence.Cela est particulièrement vrai de la France et de son personnel politique.Et ce qui est plus grave et doit nous attrister sur le sort d'un pays qui nous est cher, c’est qu’en France il y a plus qu’ailleurs un pléthore de partis et de tendances politiques qui divisent la population et surtout les politiciens sur des questions parfaitement étrangères à l'intérêt général du pays.La multiplicité des partis est telle que le plus important ne représente jamais qu’une minorité, ce qui entraîne cette instabilité ministérielle devenue presque légendaire et ces brusques variations de la politique extérieure qui affaiblissent la France, lui aliènent beaucoup de sympathies et en font le jouet des ambitions des autres pays.Dans beaucoup de pays, en Angleterre notamment, les partis politiques se divisent sur des questions de faits plutôt que sur des points de doctrines; de doctrines, ils en ont assez peu, parfois même pas du tout, et en changent facilement : un problème de fait se pose dans l’actualité et les partis politiques se divisent sur la solution à y apporter.C’est ainsi qu’au cours de son histoire l’Angleterre a passé plusieurs fois du libre-échange au protectionnisme et inversement selon les variations de la courbe de ses intérêts plus ou moins immédiats.En France, au contraire, il y a une doctrine à la base de chaque parti et, plutôt que politique A NOS LECTEURS En plus des lettres que des correspondants particuliers de l’AVENIR DU NORD nous envoient d'Ottawa, de Montréal, de Québec, nous aurons dorénavant un article sur la politique européenne que M.Georges Langlois nous écrira de Paris.Nos lecteurs apprécient sans doute la lecture variée, substantielle et instructive que l’AVENIR DU NORD leur procure chaque semaine.MELI-MELO DELEGUE DU CANADA A GENEVE La nomination de Lester-B.Pearson comme représentant du Canada dans le comité des dix-huit qui considérera l'imposition des sanctions du pétrole contre lTtalie.a été annoncée à Ottawa.M.Pearson succède au Dr Wal-ter-A.Riddell, agent permanent du Canada à Genève, qui est en route pour Santiago, Chili, pour présider la session de la conférence internationale du Canada.• • * DIVERGENCES SUR LE TARIF DES TEXTILES La Commission du tarif a continué d’entendre la requête des représentants de l’industrie anglaise du coton qui réclame une réduction de droit sur les tissus et fils de coton et de soie artificielle importés au Canada.Les méthodes divergentes des industries anglaises et canadiennes pour calculer leur prix coûtant de fabrication et la répugnance des deux côtés à divulguer ce qu’ils considèrent des secrets Industriels constituent les principales dlfflcul-jtés de la Commission pour tirer, ! cette affaire au clair.du pays : mais ce ne l’est pas moins à l’extérieur.La première conséquence à l’intérieur, et c’est à mon sens la plus grave bien qu'on ne la signale à peu près Jamais, c’est de détourner les hommes politiques de leur mission essentielle qui est l’administration du pays et non la transformation de la société.Une autre conséquence, c’est de donner un caractère haineux aux discussions et aux oppositions, car rien, pas même l’intérêt personnel, n’oppose plus irrémédiablement les hommes que les luttes d'idées, surtout quand s’y mêlent à la fols les intérêts individuels et les luttes de castes et de classes.La conséquence la plus apparente, c'est l’instabilité ministérielle, aucun parti ne pouvant se maintenir au pouvoir sans le concours des groupes ou des partis qui ont en commun avec lui quelques intérêts ou quelques points de doctrine et qui lui retirent leur appui dès que surgissent les doctrines ou les intérêts divergents ; et les partis d’opposition s’ingénient à faire surgir ces divergences.Tout cela se répercute directement sur la politique extérieure de la France.Mais c’est encore l’instabilité ministérielle qui entraîne les conséquences les plus visibles.Chaque fois que change le ministre des affaires étrangères, il apporte avec lui sur ce qu'on est convenu d'appeler l’échiquier européen ses conceptions de la société et celles de son parti; cela le porte à rechercher l'amitié, ou l’alliance, ou les intérêts communs de pays dont les représentants ont des doctrines sociales identiques ou analogues aux siennes.Avec les changements de ministères, les sympathies se déplacent et c'est ainsi que la France a toujours l’air de tourner le dos à ses alliées de la veille et d’être un pays qu’il ne faut pas trop prendre au sérieux.Ce qui existe en France à un degré inquiétant se retrouve à des dc-grés divers dans d’autres pays, de sorte que les groupements et regroupements qui se forment avec tant d’inconstance et d'inconsistance au parlement français se reproduisent dans les relations internationales et particulièrement au pseudo-parlement de Genève ; on y voit naître des alliances et des scissions entre représentants de pays à régime parlementaire et d’états à régime d’autorité plus ou moins personnelle et plus ou moins absolue; on y voit s’aligner le front commun des démocraties contre les fascismes, des démocraties à tendances socialistes plus ou moins accusées contre les démocraties plus traditionnalistes ou libérales, et ainsi de suite.De même que les conflits de doctrines auxquels se livrent les parlementaires compromettent souvent la stabilité intérieure de beaucoup de pays et ne sont pas étrangers à la crise actuelle et surtout à son prolongement.ainsi ces mêmes conflits détournent les diplomates et les chefs d’Etats de leur mission essentielle, compromettent l’oeuvre de paix qu’ils prétendent poursuivre et font de la Société des Nations la perpétuelle menace de guerre qu’elle est devenue.Les rigueurs que connaît actuellement lTtalie pour une simple entreprise coloniale semblable à celles qu’ont poursuivies tous les grands états n’ont pas d’autres origines.Sans compter qu’il s’y mêle, principalement de la part de l’Angleterre, des complications d’intérêts qui crèvent les yeux.Mais ceci est une autre histoire.Georges LANGLOIS.(Reproduction Interdite par l'Agence littéraire franco-canadienne) Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 13 décembre 1935 BHLLET D’OTTAWA La conférence fédérale provinciale Par Pertlnax "Nous faisons de l'histoire !” dit le promit r-minlstrc de la province de Québec à la première séance plénière de la conférence fédérale provinciale qui se tient actuellement à Ottawa.Et l'on sent déjà que le mot est pleinement Justifié.Le spectacle, d’abord, de cette conférence libérale ne laisse pas d'ètre Impressionnant.Jamais on ne vit pareille Image d'unité nationale.Un climat de confiance s'établit dès le début, ce qui explique le ton Inaccoutumé des délibérations et l'attitude générale de franche coopération.Monsieur King donna le ton dans son discours rl'ouverturc.Nous représentons.dit le premier-ministre, les régimes constitués du Dominion et des diverses provinces.Nous sommes, il divers titres, les représentants du peuple canadien.Ce n’est donc pas en songeant à autre chose que l'Intérêt du peuple canadien que nous aborderons les divers problèmes qui seront discutés au cours de cette réunion.L’agenda comporte des suggestions reçues des provinces aussi bien que des propositions qui sc rattachent- fi la politique de l’administration.Libre aux délégués de considérer ces diverses propositions au mérite.Le gouvernement ne songe aucunement à Imposer ses vues.La discussion n’est pas même limitée aux sujets qui sont Inscrits au programme.M.King suggère même que les délégués des diverses provinces se rencontrent et échangent leurs vues.A cette lin.une chambre spéciale est mise à leur disposition.Et le premier ministre lui-même sc tient constamment à proximité, dans les appartements du président de la Chambre où il reçoit les délégués à tour de rôle.Le premier ministre répéta à plusieurs reprises que le gouvernement se contentait de proposer une formule de coopération, sans plus.Et M.King laisse entendre que c'est l’intention d'établir le régime de conférences sur une base continue et permanente.Ainsi il s’avère déjà qu'une nouvelle conférence aura lieu dans quelques mois pour étudier les changements à la constitution et la méthode de les effectuer.A ce sujet, une curieuse situation existe.M.Taschereau, au nom de la province de Québec, s'est empressé dès la séance d’ouverture de déclarer qu’il était prêt à considérer certains amendements nécessaires.“Notre constitution est aussi vieille que moi” dit M.Taschereau.Nous avons effectivement le même âge.On dira peut-être que je n'ai jamais su m’amender.Mais la constitution, elle, peut s’amender en face de problèmes complexes et nouveaux.C’est dans l'esprit le plus large, en pleine coopération, que nous nous déclarons prêts à étudier les amendements qui seront suggérés.Avant d’être de Québec, nous sommes Canadiens.” Cette déclaration, soulignée comme il convenait, ne laisse pas de doute sur l’attitude de la province de Québec.On ne saurait dire qu’elle se montre intraitable — et toujours en travers des autres.Mais c’est d’un autre quartier qu’est venue l'objection.Une province, qui n’est pas Québec, fut la seule à refuser d’accepter en principe la nécessité de changements à l'Acte de l'Amérique britannique du nord.Toutes les autres provinces sont d’accord.Et la commission qui siège sous la présidence de M.Lapointe, ministre de la justice, s'emploie actuellement à obtenir au moins l’adhésion en principe de la province récalcitrante.La prochaine conférence ne pourra avoir lieu, naturellement, que lorsque la Cour Suprême aura rendu jugement sur Ja validité de la législation sociale adoptée à la dernière session.Comme la cause doit être entendue après le 15 janvier, on présume qu’il faudra au moins un mois pour obtenir le jugement.Le parlement sera alors en session, de même que la plupart des législatures provinciales.On peut donc prédire un délai de six mois avant la prochaine conférence entre le fédéral et le provincial.Le chômage et le secours direct furent étudiés par une commission présidée par M.Rogers, ministre du travail.Avant d'aborder ce sujet de première importance, toutefois, la conférence entendit les maires qui exposèrent la situation des municipalités en ce qui concerne le secours direct.Comme le souligna M.King, les maires, outre qu'ils sont des citoyens importants et représentatifs.parlent aussi au nom .des gouvernements municipaux.I Ainsi donc, avec le fédéral, les gou-! vernements provinciaux et muni-jdpaux, tout le Canada se trouva représenté.C'est l'armature complète du pays.Une décision importante est déjà connue.C'est l'intention de faire une distinction entre les chômeurs et les indigents.Il se peut aussi que la commission du chômage qui sera constituée Immédiatement après la conférence procède à une classification plus exacte des chômeurs ainsi qu'à un relevé de leur nombre à travers tout le pays.La commission de finance, sous la présidence de M.Dunning, étudie la situation financière de chaque province et les relations entre les provinces et le gouvernement fédéral La commission a porté son attention particulièrement sur le problème de remboursement de la dette, sur la superposition des impôts, sur le taux de l'intérêt, et sur l’idée d’un conseil financier national.De cette étude, conduite de façon pratique et méthodique, on espère les plus grands résultats.La conférence a aussi étudié les problèmes de l'agriculture et l’exploitation des mines.Les commissions siègent à huit-clos.De simples communiqués sont livrés aux journaux qui ne font que mentionner les sujets discutés.Une réunion plénière aura lieu à la fin de la conférence au cours de laquelle apparaîtront les résultats pratiques de cette réunion.Mais H apparait déjà que l’échange de vues n'est pas sans profit et que les délibérations se poursuivent au milieu de l’harmonie et de l’entente.M.Abcrhart lui-même, premier ml-nlstr d’Alberta, le seul qui ne soit pas libéral, parut particulièrement désireux de prouver son esprit de coopération.Dans ces conditions, la première conférence fédérale provinciale, sous le gouvernement King, marque le début d’une ère nouvelle.PERTINAX.Pensées Les fautes de nos amis affligent autant notre amour-propre que notre coeur.•Ctc de Belzève.• • • • Le salut est un édifice qui ne s’élève que sur les ruines de l’orgueil.lAmi»nnaiR.BILLET DE MONTREAL Versificateurs et poètes Lucienne Boyer Par Louis Pelland De versificateurs nous ne manquons1 certes pas.En dépit de l'affirmation des manuels, nos poètes sont plus rares.Quatre peut-être, cinq méritent ce titre que plus de cent se disputent.Il y a quelque temps, une jeune québécoise se voyait décerner le prix David de poésie.L’étonnement qui accueillit la nouvelle de cette distinction ne semble pas prêt de s’éteindre et.Jusqu'à ce que Justice soit enfin faite, on ne cessera de dire les mérites d'un jeune poète montréalais dont l’oeuvre, quoique encore restreinte et Inexpérimentée, a attiré l'attention et mérité l’éloge unanime de la critique.Que M.Roger Brien eut mérité le prix David, c’est indiscutable.Ce qui est renversant, c’est de voir qui on lui a préféré.Le R.P.Lamarche, qui étudie dans La Revue Dominicaine les poèmes de M.Brien, y trouve des défauts : de l'inachevé, de l’ou- trance.Il y trouve aussi la marque d'un tqlent plein de richesses, un verbe rare et un dynamisme intense.Dans I.a Renaissance, M.Clément Marchand est plus cotégorique encore : "Je crois, dlt-11, qu'un véritable poète nous est donné dans la personne de Roger Brien.Ses vers que je viens de lire en manuscrit m’ont donné l’impression de prodigieux orages lyriques qui impriment leur sillage dans la mémoire.Je ne doute point que ceux qui liront après moi les poèmes qu’il collige sous le titre inexact de Tous nos o;poirs nous raillent ne ressentent la même impression.(.) Ce qui me frappe le plus dans ce poète c’est la vigueur du don poétique qui mobilise un étonnant débit verbal.C'est la strophe révoltée qui semblable aux eaux d’une chute, s’épanouit en mouvantes torsades.Roger Brien possède un souffle qui ne se lasse jamais, fait assez rare chez nos rimeurs mièvres dont le poumon s’esquinte au moindre effort.” De son côté le R.F.Carmel Brouillard fait le procès de Mademoiselle Francoeur en des termes savoureux Chômeurs et contribuables ‘L'Opinion” de Hull publiera demain l’article suivant de notre collaborateur M.VV.Gascon.Au seuil de l’hiver, de chaque hiver depuis le commencement de la crise, on s'inquiète du sort des malheureux chômeurs et de leurs familles.Les échevins Da gênais et Baker ont interpellé le maire Lambert, au conseil, pour suggérer une augmentation de l’allocution aux sans-travail.Une augmentation de 10 cents par semaine imposerait une charge additionnelle de 25,000 piastres aux contribuables.Comment l’obtenir ?Par l’imposition de nouvelles taxes ou par un emprunt aux banques.L'emprunt aux banques ou l’emprunt public n’est qu’une taxe différée; car c’est toujours le contribuable qui.tôt ou tard, en fera les frais.Dans un cas comme dans l'autre on exproprie ceux qui travaillent ou ceux qui possèdent pour aider ceux qui ne travaillent pas.Comment les choses se passent-elles ?Disons qu'on emprunte cent mille piastres de la banque.La banque ouvre un crédit de 100,000 piastres à la Ville.Celle-ci distribue du papier (bons ou chèques) à ses chômeurs, qui est écoulé chez les commerçants, propriétaires, etc.Contre ce papier la banque distribue son propre papier sous forme de billets, promesses de payer en or ! Une partie de ces billets arrive aux guichets de l'Hôtel de ville pour acquitter la taxe.C’est toujours du papier qui circule.Mais le petit propriétaire, le commerçant, l'homme de profession libérale qui l’apportent à la caisse municipale, quand ils n'envoient pas leur chèque.l'ont gagné par leur travail dont il était le salaire, et en s’en séparant ils ont renoncé à la quantité que ce papier représente d’objets matériels tels que vêtements, nourriture, livres, automobiles, distractions, déplacements et autres avantages que procure l’argent.Où l’on voit bien qu'en fin de compte l'argent-papier ou métal — n’a aucune valeur réelle en soi et ne représente que la valeur de l’effort humain dans le travail productif.Les 100,000 piastres avancés par la banque sous forme de papier ou d’écritures lui reviennent sous la même forme; mais alors ils sont la représentation des privations subies par les contribuables dans la jouissance du fruit complet de leur labeur.M.Joseph Archer a donc raison de dire que l’argent, étant le salaire du travail, doit être basé sur les fruits du travail, sur les principales denrées, et non sur l’or exclusivement.On finira par comprendre son système et par l’adopter.En attendant, il possède un moyen de résoudre la situation embar- rassante de Hull, telle qu’elle est exposée dans le Droit du 6 décembre.; Il y est dit : il faut augmenter les allocations pour donner à manger et pour fournir un abri aux nécessiteux.Mais nous n’avons pas d'argent Le seul moyen logique, c'est de taxer le contribuable.Oui, mais il y a déjà plusieurs centaines de milliers de piastres d'arriérés ; les petits propriétaires, dont un bon ! nombre sont en danger d’être dépossédés, ne peuvent supporter de nouvelles charges.Alors, — ?Taxons quand même, conclut le journaliste.L’ingénieur Archer vous propose autre chose.Avec son système on ne taxe pas et l'on n’emprunte pas; du moins pas pour le moment.C’est toujours autant de gagné.Son plan est celui-ci : la Ville émet du papier, des Bons municipaux qui circuleront dans les limites de la municipalité.Ce n’est pas de l’argent ayant pouvoir libératoire.C’est un simple bon qui donne droit à une réduction de prix pour tous les paiements chez ceux qui veulent bien l’accepter.Il circule entre tous ceux qui l’acceptent.Celui qui bénéficie d’une réduction en donne une à son tour pour le même montant.Personne ne perd.Dans le système actuel, une augmentation de taxe impose une perte au contribuable égale au montant de cette augmentation.Il n'y a pas de doute là-dessus.C’est un prélèvement sur son revenu, une diminution de son pouvoir d’achat et un abaissement de son niveau de vie.On évite tout cela avec le bon Archer.Une émission de $100,000, avec une vitesse de circulation de 25 à 30 fois dans l'année au minimum, représente des transactions pour 3,000,000 de piastres, réservées aux seuls marchands et hommes de profession libérale de Hull.Au bout d’un an, pendant lequel les bons ont fait leur office d’activer le commerce et tous les échanges de travaux et de services, on peut rembourser les porteurs en argent officiel, si l’on veut, et cela sera rendu plus facile par une reprise partielle des affaires.On peut aussi laisser les bons s’amortir d’eux-mêmes à 1% de diminution par mois.Au bout de huit ans ils seront complètement disparus de la circulation, et il n’en restera qu’un bon souvenir : celui d’avoir contribué à sortir Hull d’une mauvaise pa-sse.La ville ne se sera pas endettée; elle n’aura point payé d’intérêts à la banque; le rôle des cotisations n’aura pas été alourdi et les nécessiteux auront eu une vie moins misérable; surtout on aura poussé à la roue du commerce, favorisé l'achat chez nous et amorcé une plus grande production dans la région.W.GASCON.! que Je ne résiste pas au plaisir de rapporter ; "Aux sources claires, — c’est le titre du livre incriminé grâce à la générosité des juges — constitue un des plus ternes recueils du parnasse canadien.Les qualités élémentaires lui manquent qui exhaussent au niveau de la poésie une versification mathématiq u e m e n t parfaite.Encore faut-il dans cette évaluation du système objectif rayer cet alexandrin malade : Nés dans un sourire ou nés parmi les larmes, retrancher un nombre désolant de rimes désuètes, serviles.prévues et traditionnelles : gloire, victoire; enfant, triomphant; chanson, pinson; etc.rendre à Rostand cet hémistiche (pii lui appartient ; Le petit chat, effronté comme un page, remettre à Victor Hugo sa ligure de la lune, faucille d’or; à Louis Mercier, celle des fenêtres, yeux de la maison ; supprimer les rondels, sonnets, bouts-rimés, qui sentent le stérile exercice." Le Père Brouillard retrace encore nombre de défauts, tels que l'emploi de chevilles, l’abus d’adjectifs inexpressifs, de rimes fades et.pour couronner le tout, un manque total d'inspiration.Voilà mis en regard les poèmes couronnés et l’oeuvre ignorée.L’erreur des juges est regrettable, c’est entendu, mais ses conséquences n’en sont pas tellement désastreuses.Bien au contraire, car de là une querelle est née grâce à laquelle la poésie sort de l’oubli, revient à l’ordre du jour ; la critique a donné son avis sur un ton assez haut pour qu'un plus large public l’entende et prenne part à la discution ; enfin on a répété la démonstration trop souvent oubliée et qui porte cette conclusion que la poésie n’est pas la versification, surtout lorsque celle-ci est mauvaise ! • • • LUCIENNE BOYER Depuis près de quinze jours, Lucienne Boyer et les duettistes Pills et Tabet recueillent dans la petite salle du Stella de chaleureux applaudissements.En principe, le chant et la musique tels que les conçoivent Lucienne Boqer et Pills et Tabet sont inférieurs aux très classiques harmonies qui se groupent sous l’étiquette de Grande Musique.De là à refuser aux chanteurs de genre droit de cité, il y a loin, et les quelques personnes qui s’obstinent à croire qu’il est de bon ton d’afficher son mépris pour cet art inférieur font une assez triste figure de trouble-fête.Lucienne Boyer est une artiste véritable.Son art lui est si personnel que ses imitatrices — Dieu sait qu’elle n’en manque point — se révèlent toutes extraordinairement inférieures à leur modèle.Lucienne Boyer se fait de la chanson une conception qui lui est propre : la chanson n’est pas une pièce musicale sur laquelle on a greffé un texte quelconque.Le texte en est la partie principale et l’art de la chanson consiste à dire ce texte avec le maximum d’expression.Ainsi considérée la chanson devient un véritable drame, une pièce de théâtre dont chaque acte tient dans un couplet et qui comporte plusieurs personnages que la chanteuse incarne tour à tour.SI nous prenons comme exemple cette petite merveille qu’est Le Petit Café du Coin, nous voyons très bien cette division en ’’actes” qui se suivent en un crescendo dramatique et dont le dernier comporte le dénouement.La pièce — car c’en est une véritablement — comporte deux personnages que l'interprète incarne à tour de rôle, et il faut voir avec quelle souplesse Lucienne Boyer par les changements de l’attitude, du timbre de la voix, devient l’un ou l'autre personnage.Pour comprendre Lucienne Boyer, il faut la voir.Je dis bien : la voir, et non l’entendre.Car ceux qui n’ont fait que l’entendre, par le disque ou la radio, ne peuvent apprécier qu’une faible partie de son talent, et ne peuvent percevoir que vaguement l’expression qu’elle sait donner à son chant par le geste et l’attitude.Pills et Tabet sont les excellents interprètes de chansons d’un tout autre genre.Leur répertoire est avant tout extrêmement spirituel, du plus irrésistible et du plus fin comique.Pour eux la tâche de “jouer” leurs chansons est moins ardue que pour Lucienne Boyer.Tandis que celle-ci doit, pour ainsi dire, se dédoubler, Pills et Tabet n’ont qu’à se partager les rôles.Leur mérite n'en est guère amoindri car il leur faut veiller à ce que jamais l’un n’efface l’autre, à ce que jamais cette répartition des rôles n'entraine de confusion.Leur grande qualité est un équilibre parfait auquel s’ajoute une mimique qui donne encore plus de saveur à des chansons déjà si amusantes.Ne craignons pas d’avancer que ces maîtres de la chanson viennent de nous donner une série de spectacles les plus entièrement réussis, peut-être les mieux goûtés de tout ce que nous avons eu, cette saison, à Montréal.Feu Monsieur L'ABBE H.MONTY Curé de la Conception Monsieur l'abbé Harold Monty, curé de La Conception, comté de Labelle, est mort subitement, lundi soir, au volant de son automobile, à Val-David, où 11 venait rendre visite à son frère, M.l’abbé Maurice Monty, curé de cette dernière paroisse.M.l’abbé Monty était très connu dans les comtés de Terrebonne et Labelle, où toute sa vie 11 exerça du ministère.Il enseigna tout d’abord au séminaire de Mont-Laurier, pendant neuf ans.puis successivement vicaire à la cathédrale de Mont-Laurier, à Messines, à Saint-Jovlte.Curé du Lac-Saint-Paul un an durant, il était nommé curé de La Conception, il y a douze ans.Agé de quarante-six ans, toute la vie de ce prêtre s’écoula au milieu de la population du Nord.Très estimé de toutes les paroisses qui lui furent confiées, il laisse un bon souvenir.C’était un saint prêtre, dévoué et charitable.Ses funérailles ont eu lieu.Jeudi, à La Conception, au milieu d'un grand concours de parents et d’amis.Son Excellence Mgr Limoges, évêque de Mont-Laurier, assistait aux funérailles.L.B.• • • LE DECES DE M.ODILON LORTIE DE SAINTE-AGATHE Nous avons le regret d'annoncer la mort de M.Odilon Lortie Sr„ survenue dimanche, 24 novembre dernier, à l’âge de 77 ans, à Sainte-Agathe-des-Monts.M.Lortie était un pionnier de Sainte-Agathe.Il laisse outre son épouse, née Sophie Lévesque, 4 fils, Cyrille, de Montréal, Pierre-Emile et Ernest, de Sainte-Agathe, Stanislas, de Montréal ; 5 filles, Mmes Hormis-das Monette, (Georgianna) Arthur Pellerln (Alida), Hubert Collerette (Alice), Josephat Raymond (Aline), Albert Larivée (Marie-Louise) ; un frère, Cyrille, une soeur, Mme Ferdinand Lacombe, 5 belles-filles : Mme Vve Odilon Lortie Jr.Mme Cyrille Lortie.Mme Pierre-Emile Lortie.Mme Ernest Lortie, Mme Stanislas Lortie.et cinquante-trois petits-enfants.Les funérailles ont eu lieu en l'église de Sainte-Agathe.Les porteurs étaient MM.L.-E.Parent, M.P„ Euclide Forget, maire de la ville, Ernest Bélisle, maire de la paroisse, Moïse Laçasse, maire d’Ivry.Georges Liboiron et Jpseph Morin, échevins de la ville.Conduisaient le deuil, les fils du défunt : Cyrille, Pierre-Emile, Er- nest, Stanislas; son frère Cyrille; ses gendres : Hormlsdas Monnette.Arthur Pellerln.Hubert Collerette, Josephat Raymond et Albert Larivée; ses petits fils : Maurice Lortie, Gaétan Raymond.André, Marcel.Bernard, René et Roger Lortie, Jean-Paul et Roland Raymond, Louis Pellerin, Gérard.Léon, Jean, Léo, Georges.Paul, Roland Lortie, Joseph Monette.Roland Liboiron.Suivaient le cortège funèbre: MM.Pierre Lortie, ex-député provincial.B.-O.Mondor, Léo Mondor, E.Laurin, L.Lacombe, Arthur Lortie, A-bondius Lortie, P.Lasnier, J.Giroux, P.Chaussé, O.Renaud, N.Grégoire.J.Simard, A.Saint-Onge, H.Nadeau, F.Marcial, F.Courcelle, R.Raymond, R.Raymond, J.-E.Lambert, E.Marchand, L.Paré, A.Boucher, A.Cloutier, J.Barbeau, E.Barrette, M.Laçasse, D.Plouffe, D.Côté.Dr R.Daze, Dr A.Joanette, |Dr O.Choquette, Dr E.Grignon, | G.Godon, L.Legault, Z.Renaud, E.Maillé, J.Joly, R.Vanier, I.Lan-thier, A.Tourangeau, J.Tourangeau, A.Bergeron, A.Fournelle, J.-H.Pagé, A.Ladouceur, I.Guindon, J.Villeneuve, A.Clément, J.Daoust, J.-L.Brissette, A.Murchison, R.Fournelle, Dr Laçasse, Dr Lefort, P.Parent, C.Beaulieu, L.Boivin, R.Liboiron, R.Legault.L.Brunet, R.Caron.G.Vanier, W.Whelan, J.Whelan, H.Laporte, A.Laviolette, E.Guay, P.Benoit, J.Saint-Amour, R.Collin.H.Gohier, J.-A.Monette, A.Dubreuil, W.Cloutier, G.Vanier, H.Samuel, R.Touchette, J.-A.Bacon, F.Meunier, D.Miller, J.Dage-nais, P.Raymond, H.Daoust, I.La-violette P.-E.Belhumeur, L.Groulx, O.Larivière, A.Thérien, J.Tourangeau, L.Giroux.Z.Raymond, F.Milaire, A.Reid.J.Loiseau, J.-A.Legault, L.Legault, A.Brunet, C.O'Brien.A.Côté.J.-P.Légaré.G.Plouffe, R.Caron, R.Fournelle, A.Husson, L.-P.Legault.D.Guay, E.Piché, D.Sauvé, M.Laçasse, N.Chalifoux, R.Belhumeur, W.Morin et A.Lanthier.La levée du corps fut faite par le R.Père Mathieu O.M.I., le service fut chanté par M.l'abbé J.-B.Bazinet, curé de la paroisse, assisté de MM.J.-B.Charland et A.Bé-chard, vicaires, comme diacre et sous-diacre.La chorale a exécuté la messe de Péruzzi; M.T.Char-bonneau a chanté un "Pie Jesu”.• • • La famille reçut de nombreux témoignages de sympathies : Offrandes de Messes : Famille F.Guindon.C.-E.Lambert, M.et Mme Roland Liboiron.Emile Lacombe, Henri Marin, A.Labelle, A.Rivest, Ferdinand Lacombe, 'A.Loiselle, Rév.Soeur Marie-Anne, Eva.Bouquets Spirituels : Mlle Violette Sauvé, Famille Joseph Sauvé, Famille Louis Giroux.M.et Mme R.Meunier.R.Frères du Sacré-Coeur, Mlle Cordélia Maillé.Télégramme de sympathies ; Familles O.Alarie, M.et Mme Sylvio Juneau.M.et Mme Henri Lévesque, Mme Jos.Lévesque.Mme J.Alarie, M.J.Alarie, M.Fernand Parent, M.Jean-Paul Archambault.Offrande de Fleurs : M.Louis- Etienne Parent, M.P.P., M.Georges Liboiron, M.Maurice Demers, Famille O.Lortie, Sr., M.et Mme René Parent.Sympathies : L’honorable Athanase David, M.Massicotte, Raymond Raymond, Famille Philippe Las-nicr, Orner Saint-Amour, Armand Loiselle.Jos.Sauvé, Louis Giroux, L.-U.Chaussé.Max.Gaudette, Arthur Saint-Jean.Alphonse Hamel, Jos.Paradis, Napthalie Proulx, Z.Raymond.Thomas Watchorn, MM.et Mmes Adélard Courcelles, L.Lé-cuyer, Ernest Bélisle, F.Meunier.A.Ranger, R.Meunier, Edouard Barrette, E.Desjardins, E.Cyr, Guy Lefort, E.Lacombe, U.-D.Demers, Philippe Gauthier, C.-E.Forget, J.-A.Bacon, Edouard Paient, J.-L.Gaudete, W.Gaudette, Léon Glo-bensky, Gaston Renaud, Adonaï Fournelle, R.Touchette, Delphis Côté, Arthur Husson, J.-M.Dubreuil, Charles Simard, Georges Vanier.Elie Charbonneau, Albert Fournelle, Honorius Vanier, Arsène Boucher.Mmes, Dollard Desjardins, E.Morrissette, Jos.Vanier, Mlles Yvonne et Irène Richard, Aurore et Eva Côté, Barbara White, Marchand, Bernadette et Eméran-da Lortie, Annette Giroux, Charlotte Grenier, Gertrude Cyr, MM.Alfred Carpentier, Gaston Gibeault, Lucien Paradis, Louis Proulx.Il Considérez la compagnie à l'appui de l'auto.O-JSr csGR0SIe littéraire de Montréal avec un article de quarante pages sur Léon Bloy, article qui me fait sourire aujourd'hui et que j’écrirais d’une autre encre, si j’en avais le loisir.Ajouterai-je que ces interminables soirées sont tombées dans l’oubli éternel aussi sûrement qu'une masse de plomb de cinq mille tonnes lancée du haut de la constellation du Bélier dans la mer la plus profonde.Par la suite, me croyant inspiré, j’écrivis le Secret de Lindbergh que pas un critique n’a compris.Ils n’avaient pas tort, les dévoués serviteurs de leur propre "moi”, car Je ne sais pas si, en 1935, je signerais un chapitre, un seul, de ce Secret de métaphores ?Pressé par des amis charitables, je publiai, cinq ans (!) plus tard, Ombres et clameurs que des folliculaires appellent de la critique littéraire, et que je place, moi, sur le rayon des pamphlets dans la louange ou l’éreinte-ment, pas de milieu.Tous frais payés, ce petit livre m'a procuré la jouissance de $135.34.C’est beaucoup trop, je le sais bien, mais le public dans l'ombre s’arrachait mes clameurs.Que voulez-vous que j’y fasse ?J’étais si populaire.Inutile de relater que Je me nourrissais de caviar et que Je prenais des bains de champagne.Je me suis mis alors à écrire Un homme et son péché.Je vivais â Sainte-Adèle.Depuis deux ans j’avais cette eau-forte devant mes yeux.C'était en 1933.Je ne pouvais pas ne pas l’écrire.Qu'on me pardonne.Encouragé, Je n’al pas besoin de vous le dire, J’ai lancé dans le public, en 1934, des millions d’exemplaires de mon livre, le Déserteur et autres récits de la terre.Et puis, j’ai corrigé sérieusement Un homme et son péché.J’aurais peut-être mieux fait de corriger légèrement.Je me suis probablement trompé.Qui ne se trompe pas ?Les critiques de profession.Mais je ne suis pas un critique de profession.J'écris.Et j’ai publié une seconde édition de mon roman avec variantes et enfin l’édition définitive que j’ai soumise au prix David.Vous me demandez encore, cher enquêteur, si j’ai des oeuvres sur le métier ou en préparation, ce qui revient au même ?Certainement, puisque je suis un auteur consacré.Je travaille présentement à ma vie du curé Labelle.une vie romancée, rutilante de soleil, de lots en bois deboutte et, pour tout dire, de misère.Il y a, en outre, mes Figures française, qui paraîtront bientôt si Dieu le veut.Enfin j’amasse patiemment des matériaux pour une histoire d'adultère qui se passe dans un village perdu du Nord, â l'époque de la colonisation, en 1887.C’est avouer que je suis prêt à faire face à l'orage.Mais étant Incapable de consacrer plus de deux heures par jour â deux oeuvres très Importantes, c’est vous dire qu'elles ne paraîtront pas avant trois ou quatre ans, ce qui va permettre aux cochons et aux imbéciles qui en veulent â ma peau de respirer et de produire.Mon cher enquêteur, vous êtes curieux de savoir où je demeure ?A Québec, pour vous servir, et sur la Grande Allée (naturellement!) au numéro 144.appartement 4.Je tiens â faire connaître â tous mes nombreux admirateurs que Je ne réponds qu’aux lettres écrites clairement et brièvement.Quant â mes admiratrices, elles doivent être d'âge mûr et ressembler en tous points aux héroïnes d'Armand Silvcstrc.C'est tout.VALDOMBRE. Saint-Jérôme, le 13 décembre 193S L’AVENIR DU NORD Page cinq Berceau et tombe Par CE USE R Dédié “aux mamans du comté de Terrebonne” — I — LE BERCEAU Pauvre petit être, blotti dans les langes, petit rien qui vient de naître, vers toi, dans ton berceau d’osier, tendrement Je me penche.Tête grosse comme le poing, yeux à peine ouverts, un trait d'union pour bouche, nez de poupée, bref, une figure toute petite où s’étalent un peu de vie .et beaucoup de ciel.Il est à son aurore, le petit bébé qui dort.Ses yeux que la nuit du néant ferme encore, s’ouvriront demain à la lumière blonde du Bon Dieu et, éblouis, d’eux-mèmes se refermeront un moment.C’est le frisson de son entrée dans la vie qui le rend si chétif, si mignon, si impuissant.Plus je le regarde, plus il me semble beau.Sur son berceau plane quelque chose de bleu, probablement les ailes de l'ange que Dieu envoya sur terre, pour recueillir le premier de ses soupirs.Sa maman, à mes côtés, se penche aussi sur lui.Son oeil ne le quitte pas, et ses lèvres murmurent une prière de reconnaissance à Dieu et d'amour à la vie.Son coeur.Je le sais, passe par tous les émois des vrais coeurs de mamans.Une maman, c'est beaucoup, ça.C'est presque divin.Le mot en est si court, mais il contient tant de beautés.Tu ne le comprends pas encore, mon petit ?C’est à elle que tu dois le jour, à cause de son sacrifice et de son amour.Elle est prête à souffrir pour toi, demain, la semaine prochaine, toujours, car tu résumes sa vie.Quand tu feras tes dents, jour et nuit elle sera là pour te consoler.Elle chantera pour te faire sourire, pour t’endormir, même si elle n’a pas le coeur à chanter.Quand tu seras malade — ils sont si souvent malades les petits comme toi — à part les soins dont elle te comblera, elle puisera à sa santé pour compléter la tienne.Quand ses yeux s’ouvriront demain, il verra sa maman.Il la regardera, étonné, puis il répondra à cette figure qui lui sourit, il agitera ses petites mains en signe de bonheur.Puis s’il pleure, il éprouvera bien vite que l'amour d’une mère chasse, comme le soleil au firmament chasse les nuages gris, les mauvaises larmes à la paupière des petits.Puis, de jour en jour, grandir, bredouiller un dada ou quelques mots à lui seul, risquer un premier pas, s’affaisser dans les bras paternels, ouvrir tout grands les yeux pour regarder ceci, pour contempler cela, et tout à coup marcher, parle’-, réciter tout près du lit, le soir, une prière à Dieu, prière que le ciel écoute toujours parce qu’elle est simple et pure.Plus tard, il prendra le chemin de l’école, le premier chemin de la vie.Il apprendra la grammaire, l’histoire, le catéchisme.Au cours des vacances, comme le papillon volage, il volera dans la plaine, l’oeil vif, la démarche alerte, le cerveau en émoi.Qu’importe qu’aux arbres il déchire sa culotte; qu’importe que courant sur la grève, il salisse son “matelot” blanc, qu’il s’égratigne à quelque ronce, qu’importe tout cela ! C’est la jeunesse qui passe .Vingt ans ! les rêves dorés caresseront sa pensée; comme des oi-soaux effrayés, les illusions battront des ailes autour de lui, et l'amour, cette éternelle loi du pauvre comme du riche, ne laissera pas son coeur insensible à ses magiques attraits.Ce sera l’avenir, la croisée des chemins, l’élan dans la vie.Que seras-tu demain ?N’y pensons pas, bébé.Dors.Tu ne connais de la vie ni les dangers ni les laideurs.Dors.Tu n'es qu’un ange apportant au foyer des monceaux de bonheur.Dors.Dieu, de là-haut, te voit.Il se penche sur toi, il touche ton berceau et fait sourire ta mère .• • • LA TOMBE Je me suis agenouillé près du prêtre, dans cette chambre qui sent la médecine.Dans un lit, un homme agonise.Une femme en larmes essuie sans cesse le front de son mari, et ne veut pas admettre qu’il peut mourir.Le médecin, impuissant devant le mal, hausse les épaules, découragé.Cinq petits enfants regardent, muets, ne sachant pas ce qui se passe.Au pied du lit, une vieille dame est debout : c’est la grand’mère.Soixante ans de labeurs ont blanchi ses cheveux; sous les responsabilités de l’existence, ses épaules se sont courbées, et les femme que mon regard ne quitte plus.Du berceau à ce lit, quarante-trois ans ont fait la transition.Lors de sa naissance, sa mère était heureuse, et elle chantait sa joie.Des nuits entières, au coin du feu, elle a bercé le bébé qui ne voulait pas dormir.Son dévouement ne se ralentit jamais, et des soins sans nombre ont fait du petit, un homme.A vingt ans, comme 11 était beau! Il faisait l’orgueil de sa mère.Comme tous les humains, il a suivi le courant : il a aimé.Les illusions dorées, les projets tout roses d’avenir l'accompagnaient, ce beau matin, à sa sortie de l'église paroissiale, alors qu’il sentait, ému.s'appuyer un autre bras sur son bras, et que dans l’air, à pleine volée, les cloches égrenaient la chanson du bonheur.Puis, le nouveau foyer n’est pas resté désert.Cinq enfants sont venus s’abattre au nid plein de joies intimes, et la grand'maman, tout comme jadis pour les siens, se mit à bercer les petits de son fils.Quinze ans durant, la joie de vivre frisonna sur ce foyer.Pas de nuages gris.Le firmament garda toujours sa couleur préférée ; le bleu.Un jour, il tomba malade.Le mal est grave : le médecin hoche la tête.Il a fait tout son possible.Il se sent vaincu.L’homme va mourir.Il laisse une femme qu'il a aimée, des petits pour qui tous les jours il fatiguait ses bras, et avec qui, le soir, sur le plancher, en dépit de sa fatigue, il s’amusait à jouer.Il râle déjà : c'est l’agonie.Ses mains courent sur le drap et semblent s’y cramponner.Ses yeux sont fermés pour toujours à la lumière terrestre.Et qui sait si à ce moment où Dieu ferme les yeux de quelqu'un, il n’ouvre pas ailleurs ceux des petits ?Les prières tombent comme des sanglots dans la chambre.L’homme vit encore ; sa poitrine fait, pour respirer, des efforts surhumains.Une minute, et puis sa tète qui retombe sur l'oreiller, dans un mouvement rapide et brutal, annonce que c'en est fini de lui.La vieille maman est toujours là.Elle aura maintenant le devoir de consoler cette femme, de s’occuper des petits, de cacher sa douleur pour fortifier le courage de ceux qui restent, se réservant le droit de pleurer en cachette, dans le coin discret de sa petite chambre.Une mère, ça ne se définit pas.Toutes les tendresses, toutes les douleurs, toutes les angoisses, tous les sacrifices se résument en elle.Devant ce nom, en pensant à la mienne, je m’incline profondément sur celle qui ouvre les yeux, et qui, après avoir beaucoup souffert, souvent nous les ferme, et reste pour continuer auprès de nos petits l’oeuvre à laquelle s’est résumée toute sa vie.— III — LE TRAIT D’UNION Entre le berceau et la tombe, il n’y a qu'un trait d’union.Pour moi, jamais leçon ne fut plus complète que celle que la vie a offerte aujourd'hui à ma raison.Ce matin, j'ai vu un petit être qui dormait heureux dans son berceau ; ce soir, j’ai assisté à ce terrible drame de la mort.Contraste incroyable ! Le berceau prépare la tombe.Naître, grandir, aimer, mourir : c’est toute la vie.Nous n’y pensons pas : Dieu a voulu qu’il en fût ainsi.C’est si dur de mourir.Et l'existence nous abreuve de tant de douleurs que, vraiment, pas une petite joie ne nous serait sacrée, s’il fallait que sans cesse dans la pensée s'affirmât cette loi de la tombe.Nous brûlons le temps.Nous désirons sans cesse le lendemain, et c’est ainsi que s'écoulent les jours, les semaines, les mois, les années.J’ai pensé, ce soir, à bien des choses.Fatigué, j'ai ouvert ma fenêtre pour regarder tomber, glaciale et désolée, une formidable pluie d’automne.Hier, la neige tombait; aujourd'hui, c’est la pluie.La rue X ., totalement déserte, semblait plongée dans une tristesse anormale.Peut-être pensait-elle à l'hiver tout proche, aux beaux Jours disparus de l’été ; ou bien aux parterres qui gisent, sous la neige, froids et fanés ?Peut-être regrettait-elle aussi les soirées tièdes de la belle saison ou l'absence des couples qui passaient, effeuillant sur elle quelques roses d'amour ou quelques baisers discrets ?Je l’ignore.Je pensais, quant à moi, à ce court espace de temps qui va du berceau à la tombe, qu’on nomme la vie, et qui se résume, à beaucoup de chagrins, à quelques rares sourires, et à un peu d’amour.yeux rougis par l'âge, et bien plus par les fatigues des dernières nuits, elle regarde mourir son fils, ce fils qu'elle a vu naître.Le prêtre prie à hnutc voix.Il demand'-* à Dieu de recevoir dans son paradis cet homme qui va laisser la terre.Mes lèvres répondent aux prières de miséricorde, mais ma pensée revient à ce berceau que J’ai vu, le matin, à ce petit ange dont les yeux attendaient la lumière, à cette mère dont le bonheur se traduisait par des larmes, moins amères que celles qui roulent sur les Joues amaigries de cette vieille (Tous droits réservés) CELIBER.GRATIS Marmite, théière, coutellerie, verrerie, chapelet, missel, nappe, crêpe, sole, coton, broadcloth, articles de toilette et de fumeur, couvertes, montre, rasoir, kodak, etc., donnés gratuitement aux personnes qui voudront rtO ou plus de nos paquets de «raines do Jardins A 5 cts chacun.nemandPE notre catalogue et 00 paquets.L'UNION DEH JARDINIERS, Enrg.I.rue Vlrtoria, LEVIS, P.Q.«¦*00000000000000000000000 NOUVELLES DE PARTOUT A Sainte-Thérèse La fête aux huîtres de la Chambre de commerce, qui a eu lieu samedi soir, au garage Tétrault, a été un succès complet.Près de 150 personnes assistaient à cette fête organisée par ie comité d’amusements de la Chambre dont le président est M.Louis-H.Hébert.Cette fête était sous la présidence de M.J.-Alfred Vermette.président de la Chambre, et M.C.-H.Robillard.maire, y assistait.Grâce à la générosité de M.Ovila Tétrault, garagiste et distributeur des produits Cities Service, la Chambre a pu disposer du garage Tétrault, un endroits des plus propices à une fête du genre.M.Donat Charron, manufacturier local, avait bien voulu se charger de la construction des tables, sans qu’il en coûte un seul sou, ni en main-d’oeuvre ni en achat de bois.MM.J.-A.Cloutier, J.-B.Waddel, Léonard Filion, Adélard Lesage, et autres avaient bien voulu, en cette occasion, prêter main-forte à l'organisation.Tous les membres du comité se sont partagés le travail, et le succès n’est que la résultante logique des efforts réunis.Le succès de 1935 dépasse légèrement celui de 1934, et le comité d’Amusements se réunit, dès cette semaine, pour organiser le banquet annuel de la Chambre qui aura lieu au cours du mois de janvier.• • • Toutes les clôtures à neige, sur la route Sainte-Thérèse - Saint-Jérôme, sont maintenant posées.Le ministère de la voirie en a posé en abondance.Le chasse-neige est remisé à Sainte-Thérèse dans le moment, et toutes les dispositions sont prises, pour faire face à la première tempête et à toutes les tempêtes subséquentes.• • • Dans la nuit de samedi à dimanche, des individus, qui manquaient certainement d'essence, se sont servis, sans qu'il ne leur en coûte beaucou, à même le réservoir installé aux entrepôts du ministère de la voirie, au nord de la ville.Ils ont brisé les cadenas, endommagé diverses pièces qui faisaient obstacle, n’ont pris que douze gallons d’essence, et s’en sont retournés sans laisser de cartes de visite.Les portes des entrepôts n’ont pas été forcées, ce qui prouve que les nocturnes visiteurs avaient plus besoin d'essence que de tout autre chose.• • • Des cambrioleurs ont pénétré, dans la nuit de dimanche à lundi, dans la gare du Canadien-Pacifique et ont fait sauter le coffre-fort, avec de la nitroglycerine.Ils se sont emparés d’une somme de soixante dollars et de quelques liasses de billets de chemin de fer.On nous dit que pas moins d'une dizaine de vitres ont été brisées par l’explosion.Les voleurs ont pu fuir avant l’arrivée des voisins alertés par le bruit.D’après l’avis de M.Charbonncau, chef de police, il s'agit là de voleurs qui ne sont pas à leurs débuts, car leur façon de procéder indique une certaine expérience en la matière.* • • M.Hermann Barrette, candidat conservateur défait aux dernières élections provinciales, a tenu, la semaine dernière, une assemblée dans notre ville.Le motif de cette réunion : remercier les électeurs de leur encouragement et leur déclarer de se tenir prêts à une nouvelle élection au cours de janvier prochain.L’assemblée ne groupait que des conservateurs dont la plupart savent très bien qu’une nouvelle élection ne sera pas tenue, et que même si la chose se produisait, l'honorable M.David remporterait une victoire avec une majorité augmentée.• * * M.J.-A.Coulombe, que la maladie avait forcé à prendre quelques mois de repos, est revenu, la semaine dernière, prendre son poste à la gérance de la Commission des liqueurs.• • • Des travaux, en vue de soulager le chômage ont été décidés par le conseil municipal de la ville.Tout comme l'an dernier, on procédera à l'exploitation de la carrière municipale et plusieurs ouvriers y trouveront, tout l’hiver, du travail.C’est là une belle initiative.• • • On nous avise que le Cercle Dramatique Térésien reprendra ses activités, au cours du mois de janvier prochain C'est l’intention des membres d'organiser une soirée récréative et de remettre ce cercle, qui a connu jadis de jolis succès, sur des bases solides.M.Anastase Gauthier, le président, nous fait part de cette décision.• • • Nous aurons de la glace, et à l'heure actuelle, on a procédé à la première glace.Des organisateurs sportifs ont l’intention de lever une équipe de hockey, et il est aussi possible que plusieurs autres équipes secondaires soient formées afin de créer un mouvement sportif intéressant.On parle de la création d’un club de ski et on prête l’intention à ce club de construire sur le côtenu voisin, un chalet à la disposition des membres.• • • La Saint-Vincent de Paul a commencé son travail préliminaire en prévision de la période d'hiver.Cette société mérite tout notre en couragement, et elle fait, au sein de notre population, une oeuvre humanitaire et chrétienne des plus louables.r*— THEATRE GEORGES Sainte-Thérèse Samedi et dimanche, programme double de vues françaises parlantes.Le premier film au programme : "Le Miroir des Alouettes", mélodrame Intéressant dont toute l'histoire se passe autour d'un collier de perles qui porte malchance à tous scs propriétaires, et qui permet de nous faire voir les dessous de la ville cosmopolite de Constantinople ; le second film.“Ciboulette”, est une charmante comédie dont l’intrigue est aussi ravissante que désopilante.Pour bientôt, la direction annonce "Angèle” et les primeurs les meilleures du cinéma français.A Ferme-Neuve A PAnnonciation M.et Mme Pierre Lavasseur sont revenus de leur voyage de noces.Iis iront demeurer à Portneuf.• • • M.et Mme Coupai, de Brébeuf, étaient de passage parmi nous ces jours dernier, chez M.Leclerc.• • • Mademoiselle Lucille Bertrand est venue chez ses parents, en fin de semaine.• • • M.Roger Léger est revenu parmi nous.• • • M.le curé Martel est de passage parmi nous pour cause de maladie.Il est sous les soins du docteur Côme Cartier.• • • Le 3 décembre dernier un groupe de jeunes filles de l'Annonciation se réunissaient au presbytère pour fêter Monsieur le curé C.Arpin.A cette réunion on remarquait: Mlles Lucille Cartier, Noémi Cartier.Henriette Cartier, Maria Phaneuf, Adrienne Valade, Charlotte Taillon, Ninette Taillon, Rhéa Lapierre, Gisèle Piché, Marquerite Labelle, Al-monza Dumoulin, Simone Raymond, Adrienne Gauthier, G.Ger-vais.Adrienne Morency.Alexandrine Morency, Germaine Pilon.Au cours de la soirée il eut une partie de cartes, et les prix furent distribués comme suit : 1er prix : Mlle Noémi Cartier ; 2ème prix : Germaine Pilon; 3ème prix : Adrienne Gauthier.Le prix de présence fut gagné par Mlle S.Raymond et celui de consolation par Mlle Rhéa Lapierre.A la fin de la soirée, on présenta une bourse au héro de cette fête, et M.le curé remercia ce groupe de la marque d'estime, qu'il lui témoignait, et assura qu’il se souviendrait longtemps de cette belle soirée.A La Macaza Nous souhaitons un prompt rétablissement à Mme Georges Desjardins qui est malade.Elle est sous les soins des docteurs Cartier, à l’Annonciation.• • • i MM.Arth.et Jacques Dumouchel, M.et Mme Aldéo Dumouchel, Mme Georges Lessard et J.-A.Lapointe et Mlle M.-Anne Lapointe se rendaient à Mont-Laurier pour assister aux funérailles de Mme Nadon, i dernièrement.A la famille Dumouchel nous offrons nos sincères sympathies.' • • • I Nous avons le regret d'annoncer la mort de Mme Rodrigue Lapointe, née Emilia Gratton, décédée à l’àge de quarante-neuf ans.Elle laisse dans le deuil outre son époux, son père M.Alfred Gratton.sept enfants : Armand, Alice, Blanche.Mme Joseph Sigouin (Antoinette).Irène, René, Louis-Marie et Rita ; trois frères Azarias, Wilfrid et Honoré Gratton et ses belles-soeurs, de Montréal, son gendre M.Sigouin.A la famille éprouvée L’Avenir du Nord ofire ses sincères condoléances.PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE No 5646 COUR SUPERIEURE Raoul Brunet, marchand, du Village de Saint-Benoît, district de Terrebonne, Demandeur, vs Dame Evelina Levert, épouse de Joseph Poirier, cultivateur, de Glen Robertson, dans le Comté de Prescott.province d’Ontario et le dit Joseph Poirier, du même lieu, pour autoriser sa dite épouse aux fins des présentes et Alexandre Levert, cultivateur, de Saint-Eugène dans le Comté de Prescott, province d'Ontario, Défendeurs.Il est ordonné aux défendeurs de comparaître dans le mois.SAINT-JEROME, 2 décembre 1935.LE PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPERIEURE, JOSEPH FORTIER, Procureurs du demandeur.M.Maurice Laflamme, de Montréal, passe quelque temps chez M.Achille Lapointe.• • • Mlle Annette Lafontaine a passé une semaine à Mont-Laurier.• • • M.Alfred Lebeau, de Sainte-Anne-du-Lac.était en promenade chez ses filles Mines Joseph Cour-temanche et Napoléon Bolduc, la semaine dernière.• • • Mlle Agnès Brown, de Mont-Laurier.visite son père et ses frères à Ferme-Neuve.• • • Mme Donat Ouellette et sa flil-lette Cécile sont en voyage à Montréal.• • • M.l'abbé Dumouchel, de Mont-Laurier aumônier-général des cercles de fermières, est venu donner une conférence, mardi dernier, au cercle Sainte-Geneviève de cette paroisse : conférence des plus 1ns-tructice et des plus intéressante.La température très vilaine ce soir-là a empêché plusieurs fermières de se rendre à la salle Matte, cependant l’assistance était assez nombreuse et plusieurs ont pu goûter cette conférence de M.l'abbé Dumouchel ; cette soirée était présidée par M.le curé Génier.Mmes Isidore Prud'homme, présidente, et Isaïe Godmer, vice-présidente.• • • Le docteur Gustave Roy, de Mont-Laurier, ainsi que Mme Melchior Forget, ses filles Lucille et Carmel, étaient chez M.Joseph Lafontaine dimanche.Monsieur Joachim Lafleur, de Mont-Laurier, était chez son frère Edouard, dernièrement.• • • M.Ernest Courtemanche passe quelques jours à Salnte-Anne-du-Lac.• • • M.Paul-Emile Pépin est retourné dans sa famille à Saint-Laurent, après avoir passé plusieurs mois à Ferme-Neuve.Colombe Legault.frère et soeur de l’enfant.Porteuse.Mme Auguste Ouimet, tante.• « • MM.Georges Legault et Dr J.Poirier ont assisté cette semaine à l'assemblée trimestrielle du conseil de comté à Saint-Jérôme.• • • M.et Mme Georges Legault, étalent à La Macaza pour assister aux .funérailles de leur belle-soeur, Mme Rodrigue Lapointe.• • • M.Léo Desjardins, invite le public à l'ouverture de son restaurant, le samedi 14 décembre.Ce restaurant est situé sur la route nationale et appartenait autrefois à M.Adélard Godmer De grandes améliorations ont été faites et il sera ouvert à l'année maintenant.Tous seront les bienvenus.Une grande amélioration à Saint-Jovite A Sainte-Adèle Ces jours derniers ont eu lieu en l'église paroissiale, les funérailles de Mme Joseph Valiquette, née Délima Arbic, âgée de 88 ans.Elle laisse pour pleurer sa perte, outre son époux, trois fils.Oscar et Théodule, demeurant aux Etats-Unis, Martial de Mont-Laurier, et une fille Mme Rodrigue Huot, de Sainte-Adèle ainsi que plusieurs petits-enfants.A la famille éprouvée, nos plus sincères sympathies.* • • M.et Mme Henri Legault, marchand.font part à leurs parents et amis de la naissance d’un fils baptisé Joseph-Pierre-Paul ; parrain et marraine, Georges-Marie et Les touristes qui passent aujourd'hui sur la route qui va de Saint-Jovlte à Brébeuf constatent que le Cap-Richer a subi des améliorations considérables.Grâce à de nombreux octrois du gouvernement provincial, obtenus par l'intermédiaire de l'honorable M.David, cet endroit excessivement dangereux a été sensiblement amélioré.Quand la municipalité construisit, U y a une trentaine d'années et peut-être plus, cette route qui conduit à Bré-boeuf, on dut faire passer le chemin dans le flanc du Cap-Richer.cette montagne de roc, haute d'une centaine de pieds, qui surplombe la rivière Du Diable.Appuyé par des billots, soutenu dans le vide par des caissons cramponnés au roc, le chemin, pour les années qui suivirent, offrait des garanties de sécurité, mais avec le temps, le bois pourrit, les caissons se disloquèrent, si bien que, depuis l'an dernier, ce bout de chemin, suspendu ainsi au-dessus de la rivière, n'olfralt plus la moindre sécurité.La municipalité s'adressa au gouvernement pour obtenir des octrois, et les obtint.Compresseurs, drilles, manoeuvres nombreuses, dynamite, tout fut employé pour tracer la route à travers ce gigantesque amas de roc.Tout a réussi et, aujourd'hui, le chemin passe dans la montagne.D'un côté, c’est la montagne qui dresse son corps rude vers le firmament; de l’autre, c'est un précipice au bas duquel la rivière coule, fiévreuse.Il y a là un spectacle presque unique à voir, un des plus beaux points de vue du Nord.Et il y a aussi cette preuve que la main de l'homme a passé, que le progrès y a mis son sceau.Ceux-là qui compareront les deux routes, sur les lieux mêmes, resteront étonnés.Tout jeune, j’allais par ce chemin, et je me souviens que bien des fois, sur le haut du rocher, je criais à l'inconnu mes meilleurs sentiments.J’y retourne de nos jours, vieilli, mais encore se retrouvent les impressions jamais effacées, les souvenirs qui, comme les vieilles chansons, bercent et reposent.L.B.Vente par le shérif AVIS PUBLIC est par le présent donné que les TERRES et HERITAGES sous mentionnés ont été saisis et seront vendus aux temps et lieux respectifs, tel que mentionné plus bas.FIERI FACIAS DE BONIS ET DE TERRIS.Cour Supérieure.Canada.Province de Québec, District de Terrebonne, No 5547.JOSEPH PILON, de Salnt-Her-mas.dit district, demandeur ; vs HERMAS LEROUX, du même lieu, défendeur.Comme appartenant au dit défendeur.les Immeubles suivants, savoir : 1.Une terre située en la susdite paroisse de Salnt-Hermas, connue et désignée aux plan et livre de renvoi officiels de cette paroisse sous le numéro cent trente-deux (132) contenant soixante arpents et quarante perches en superficie— avec une maison, grange et autres bâtisses dessus érigées ; 2.Un autre lopin de terre situé en la susdite paroisse de Saint-llermas, connu et désigné aux plan et livre de renvoi officiels de cette paroisse comme formant partie du numéro cent trente (Pt.130) contenant vingt-six à vingt-sept arpents de longueur sur un arpent de largeur ; borné devant à une distance de 125 pieds environ des bâtisses de Rosario Leroux, grange, étable et écurie sur le No 130 à environ trois arpents du chemin public, en arrière, par le No 206, d’un côté par le No 132 et de l'autre côté par le reste du numéro 130 — sans bâtisses ; 3.La moitié Indivise d'un lot de terre situé en la paroisse de Saint-Benoit et étant une partie enclavée du lot No trois cent soixante-huit l «Pt.368) des plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Saint-Benoît, bornée ladite partie au nord-ouest par la partie dudit lot appartenant â Nelson Charlebols, tel qu'actuellement clôturée, au sud-est par la ligne du chemin de fer Canadien National, par toute la largeur du dit lot 368 ; Un dépôt de trois cent quatre-vingt-dix piastres ($390.00) sera requis pour la vente des Item No 1 et No 2 sus-désignés et un dépôt de vingt-cinq piastres ($25.00) sera requis pour la vente de l’Item No 3 sus-déslgné, et sera exigé par le Shérif du district de Terrebonne, de chaque enchérisseur, suivant ordonnance rendue par cette Honorable Cour, en date du 25 novembre 1935.Pour être vendus, suivant ordonnance rendue par cette Honorable Cour, en date du 25 octobre 1935, à la porte de l'église paroissiale de Saint-Hermas, dit district, le TRENTE-ET-UNIEME jour de DECEMBRE mil neuf cent trente-cinq, à UNE heure de l’après-midi.Le shérif, Bureau du shérif, J.-W.CYR.Saint-Jérôme, le 25 novembre 1935.f T / LES CANADIENS ET LEURS INDUSTRIES—ET LEUR BANQUE • L’INDUSTRIE LAITIÈRE • HENRI: "Est-ce qu’il t’arrive parfois, Jacques, de penser au temps où nous avons fondé cette entreprise laitière?’* JACQUES: “Mais oui, Henri.Ci a commencé avec la tournée de lait que je faisais pour $20 par mois et ma pension.Je me levais de bonne heure et travaillais fort pour gagner mon salaire.Mais j’eus mon tour quand le patron décida de se retirer des affaires.La Banque de Montréal me savait économe, i voir l’augmentation régulière de mon compte d’épargne.Elle m’aida grandement en me prêtant un peu d’argent—sur de bonnes garanties, il va de soi; et cela assura les débuts.Il me fallut travailler ferme encore, maie les profits réalisés me faisaient oublier ma fatigue.Aujourd’hui, nous avons une bonne réserve à la banque.” HENRI: “Oui, et vous m'avez pris comme associé et peu à peu nous avons constitué un mamifique troupeau et, plus tard, installé un outillage de laiterie ultra-moderne.Et n’oubliez pas, Jacques, ce qu'ont fait nos femmes et nos enfants." JACQUES: "Certes, non! Même nos filles se sont fait inscrire dans les cercles de jeunes éleveurs et ont emprunté i la Banque poor acheter les premiers animaux de race pure.Elles ont fait leur part dans la création de notre troupeau actuel, qui a décroché tant de prix.” Non seulement Je plus grandes entreprises laitières du Canada mais aussi des centaines d'éleveurs laitiers indépendants sont clients de la Banque de Montréal.Importants ou modestes, ils ont leurs comptes courants et leurs comptes d'épargne À la Banque et ils empruntent de temps â autre suivant let besoins de la saison.Plusieurs d'entre eux viennent demander i la Banque d'autres services, notamment des renseignements sur la solvabilité, sur l’état des marchés, etc.Plusieurs aussiont confié à la Banque la garde de leurs obligations et autres papiers de valeur.BANQUE DE MONTRÉAL FONDEE EN 1817 Succursale de Saint-Jérôme : J.-V.RABOUIN, gerant SIÈGE SOCIAL, MONTREAL Succursale de Sainte-Agathe-des-Monts : M.I.Walsh, gerant Succursale de Sainte-Thérèse : G.E.Wurtele, gérant SERVICE DE BANQUE MODERNE ET EF) IC1ENT .Succursale de Saint-Jovite : J.-O.-R.Marchand, gérant FRUIT UE IIS ANNEES DE FRUCTUEUSES OPERATIONS Pag* Mix U AV EN!R DU NORD Saint-Jérôme, le 13 décembre I93S CADEAUX DE FETES Pour Messieurs Produits Williams, miniature 0.50 Crème à barbe et talc Klenzo 0.75 Crème à barbe et talc Jasmine 0.85 Talc Jasmine et lotion, petit modèle 0.90 Crème à barbe et talc Langlois à la lavande 0.90 Lotion après barbe, crème à barbe, pâte dentlllrice, savon, crayon styptlque et récipient pour vieilles lames 0.98 Lotion après barbe Rcxall, savon n barbe et crayon styptlque 1.00 Crème à barbe, talc, savon et Aqua-Vclva Williams 1.00 Talc et lotion après barbe de Lorie 1.00 Talc et lotion après barbe Klenzo 1.00 Lotion après barbe et 2 crèmes à barbe Rcxall 1.10 Talc et lotion après barbe Langlois a la lavande 1.25 Lotion apres barbe et crème à barbe Klenzo 1.25 Crème à barbe.Talc et lotion après barbe 1.25 Crème à barbe, talc et lotion Jasmine 1.35 Talc, lotion et pâte dentifrice Klenzo 1.35 Crème à barbe, talc et lotion Klenzo 1.10 Crème à barbe, lotion et pâte dentifrice Klenzo 1.50 Lotion Langlois à la lavande et crème à barbe en bol de verre 1.50 Brillantine, talc et lotion Jasmine 1.60 Crème à barbe, lotion après barbe, talc Langlois à la lavande, crayon styptlque et récipient pour lames usagées 1.85 PHARMACIE LANDRY LA MIEUX ASSORTIE I)U DISTRICT 339, rue Saint-Georges Saint-Jérôme VOISIN DU MARCHE Tél.461 et 490 Le recomplage des .de vote dans Terrebonne Les purs ( ! ?) pris en flagrant délit de fraude On a procédé pendant plusieurs jours, sous la présidence du Juge Ouibault, au comptage des bulletins de vote dans le comté de Terrebonne.M.Hermann Barrette et ses amis se sont vainement agités.Après des menaces, des accusations, des vantardises et des efforts inouïs pour compromettre les libéraux, l'honorable Athanase David reste l’élu du comté de Terrebonne avec une majorité de 655.Comme dans tout examen de ce genre, on a constaté quelques irrégularités qui ont enlevé des votes aux deux candidats.Dans l'inspection judiciaire de soixante-quinze boites de scrutin et de dix mille votes donnés dans notre comté le 25 novembre, aucune des accusations fantasques et ridicules portées par l’adversaire de l'honorable M.David n’a été prouvée.A croire M.Hermann Barrette, le candidat conservateur camouflé et boursouflé, les libéraux avaient commis les pires méfaits : ils avaient volé l'élection, ils avaient jeté des boites de scrutin dans les lacs du Nord, ils avaient fait voter plus d’électeurs qu’il y en avait sur les listes, ils avaient défranchisé les religieux, ils avaient escamoté les bulletins de vote officiels pour les remplacer par de faux bulletins, les chefs de l’organisation libérale devaient tous être mis en prison, même l’officier-rapporteur, et patati, patata.Cent autres sottises ont couru les rues, provenant des amis du candidat conservateur, du groupe des purs, des vengeurs de la justice et de la liberté.Or de tout cela il ne reste rien, si ce n’est la confusion des faux accusateurs.Voyons dans quels sais draps ils se sont mis.Au cours de la revision des boites de scrutin, un seul acte de fraude a été découvert et c’est un partisan de M.Hermann Barrette qui s’en est rendu coupable.En effet, un seul faux bulletin a été trouvé et c’est un bulletin en faveur du candidat conservateur.Ce bulletin imprimé sur un papier de la même teinte que les bulletins officiels — ce qui est défendu par la loi — portait une croix imprimée à côté du nom de M.Hermann Barrette.Au verso, on avait imité les Coq perdu et retrouvé Le coq "à l’air bête’’ que l’Echo du Nord annonce comme ayant été perdu dans la nuit du 25 novembre a été retrouvé.Le voici : LA SAINT-VINCENT DE j PAUL A S.-JEROME Assemblée générale du 8 décembre 1935 Tous reconnaîtront facilement en lui le coq du candidat conservateur battu dans le comté de Terrebonne.Nous le mettons à la disposition de l'Echo du Nord dont l’indépendance n’est pas moins déplumée.initiales du sous-officier-rapporteur.La fraude est manifeste.Les faussaires, les imitateurs et les escamoteurs des vrais bulletins de vote, ce sont donc les amis du candidat bleu, ce grand vertueux qui accuse à jet continu les libéraux d’avoir manipulé les bulletins de vote pour voler l'élection.En face de cette fraude évidente constatée par le juge et les avocats présents, il fallait voir la mine déconfite de M.Hermann Barrette, le foudroyant accusateur.‘‘Il n’y a pas l’ombre d’un doute" qu’à la suite des mensonges dont nous l'avons convaincu, des vaines menaces qu’il a proférées, des promesses irréalisables dont il a bourré les crânes de ses partisans, après la fraude qui vient de révéler devant le tribunal que ses amis ont fait imprimer de faux bulletins de vote et s'en sont servi le jour du scrutin, M.Hermann Barrette prend l’allure d’un bouffon qui n’amuse et n’abuse plus personne quand il se drape dans le manteau de sa virginité politique pour essayer de détruire la réputation de ceux qui l’ont battu.• • • Aujourd’hui, les avocats argumentent devant le juge Guibault sur la manière dont les bulletins de vote ont été imprimés.Il s'agit de savoir si le fait d’avoir omis, au verso, le carré où le sous-officier-rapporteur doit mettre ses initiales justifie le juge d’annuler tous les bulletins.En 1931, les bulletins de vote pour les comtés de Terrebonne, de Deux-Montagnes et de Labelle ont été imprimés de la même manière que cette année pour Terrebonne.soscoccosccecccosoceoesosccososeoscoscccossiseocoscv “L’Avenir du Nord de Noël” La semaine prochaine, L’AVENIR DU NORD publiera un numéro spécial à l'occasion de Noël.Nos lecteurs y trouveront en plus des ruhriques habituelles, des gravures, des articles, des chroniques, des contes appropriés à la fête de Noël.Ce numéro offrira un intérêt tout particulier.* * * Les généreux annonceurs qui ont promis leur bienveillante collaboration pour l’édition de ce NUMERO SPECIAL DE NOEL, (20 décembre 1935), sont priés de bien vouloir nous faire parvenir leur copie à bonne heure la semaine prochaine.Jkel_.HUI JOURNAL » DISTRICT »i Etabli depuis plus de trente-huit ans IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE Tél.12 303 Avenue Parent Saint-Jérôme aoeoooooetyseqcooecccocoi 'Ivor* BONNE Tel que prévu par les statuts de lu Société de Saint-Vincent de Paul, le 8 décembre 1935, la conférence tenait son assemblée semi-annuelle à 3 heures de l’après-midi, pour donner le compte rendu de scs activités du 1er mai 1935 au 8 décembre 1935, sous la présidence d’honneur de M.le curé Emile Dubois.Le matin, à 8 heures, ce dernier célébra la messe et fit le sermon de circonstance.A la séance étalent présents : MM le curé Emile Dubois, Jules-Edouard Prévost, président actif, l’abbé René DesJardins, aumônier, le maire J.-E.Bertle, les échevlns Lucien Giraldeau et J.-Télémaque Clément, les membres actifs suivants : MM.C -E.Marchand, A.Vaillancourt, D.Lauzon, D.Saint-Germain, A.Leroux, M.Francoeur, A.Thlnel, W.Poirier, N.Teasdale, J.Dubois, A.Wilson, L.Saint-Louis, G.Tétreault, J.-B.Brunet.H.Du-pras, A.Arcand, A.Bastien.O.Vermettc, A.Morin, J.-H.Desjardins, P.-A.Castonguay, A.Bour-beau, A.Saint-Louis, R.Giroux, L.Paquin, L.Arcand, Jean Simard, L.Saint-Louis, J.-A.Lessard, secrétaire, et quelques citoyens de Saint-Jérôme.Après la prière, le secrétaire donna comme lecture des extraits d’un discours du président- général de la Saint-Vincent de Paul de Paris sur les devoirs généraux et particuliers des membres d’une Conférence.Après la lecture des minutes de la réunion du 6 courant, M.J.Dubois propose, appuyé par M.C -E.Marchand, que les minutes soient adoptées, étant reconnues conformes.¦ On fait ensuite l’appel des membres actifs, bienfaiteurs et souscripteurs.M.le président souhaite la bienvenue à M.le curé, au maire, aux échevlns et à M.l’aumônier.Il remercie spécialement M.le curé d’avoir célébré le Saint Sacrifice pour les membres, d’avoir eu des paroles propres à réchauffer l’ardeur de tous dans si» magniilque instruction du matin.Il adresse aussi des remerciements à l’organiste et aux chantres qui ont surélevé nos esprits et nos coeurs vers Dieu durant la messe.Le rapport financier, celui du vestiaire, des statistiques sont ensuite donnés.Rapport financier : Les recettes durant cette période se chiffrent à $3,674.63 et les dépenses à $3,565.10.79 familles, comprenant 473 personnes, ont obtenu du secours.Les dames patronesses du dispensaire antituberculeux ont aidé 25 familles par mois, distribué 8352>/2 pintes de lait, 540 morceaux de layette, 96 douzaines d’oeufs.Elles ont payé aux dentistes $190.85 pour extraction de dents, ont procuré 11 paires de lunettes et ont fait opérer sept enfants pour les amygdales.La commission scolaire de la ville a donné pour envois $50.00 de livres aux enfants qui ne peuvent s’en procurer.Il ne faut pas laisser passer sous silence le travail fait à l’ouvroir par une vingtaine de dames charitables qui ont fabriqué un grand nombre de robes, d’habits, de couvertures de lit, etc., pour nos pauvres.Bien que notre oeuvre exige la discrétion, il est bon que, de temps en temps, ceux qui se dévouent gratuitement (remarquons-le bien) soient mentionnés au public afin qu’on ne l’ignore pas trop.Chaque semaine, une religieuse de l’hospice et quelques dames distribuent au vestiaire les vêtements fournis par ’a Conférence, de même qu’à l’entrepôt un groupe de membres dévoués s’occupent de la distribution des vivres aux indigents.Il ne faut pas oublier également l’oeuvre généreuse accomplie par les Révérendes Soeurs Grises de la Croix, qui, depuis trois ans, abritent nos vieillards au prix minimum de $0.30 par jour chacun payés également par la ville et le gouvernement provincial.Bientôt, nous verrons notre magnifique hospice construit à l’épreuve du feu loger définitivement nos vieillards et nos orphelins, grâce à la générosité de la province, de la ville et de la paroisse de Saint-Jérôme.M.le président apprend avec plaisir que, comme les années passées, la Chambre de commerce distribuera des paniers à l’occasion de Noël, et les Chevaliers de Colomb des bonbons aux enfants pauvres.Comme toujours, la guignolée se courra entre Noël et le Jour de l’An et procurera à tous le moyen de réveiller leur charité privée qui semble, depuis quelques années, avoir diminué.Nous admettons, cependant.que les particuliers font beaucoup d’actes de charité qui ne soient pas connus du public.L’an dernier, les membres du cercle de la Durantaye, sur l’invitation de M.Eugène Lalonde, ont recueilli un bon nombre de jouets qu’ils ont réparés eux-mêmes et donnés aux enfants de nos familles secourues.Cette année, ils en auront un plus grand nombre et des plus beaux.L’organisation d’une quête à domicile est aussi à l’ordre du Jour afin de susciter davantage le désir de la charité privée.M.le curé, sur la demande de M.le président, sait trouver des paro- Nouvelles de Saint-Jérôme Jk M.C.-J.Magnan, inspecteur général des Ecoles normales de la province de Québec, est arrivé à Saint-Jérôme mercredi soir.A son arrivée, une réception et une séance de bienvenue ont eu lieu à l’Ecole normale.Le lendemain et aujourd’hui, M.Magnan a fait l'inspection de l’institution dont il a constaté la tenue parfaite et l’excellente direction.On sait que près de cent élèves fréquentent notre Ecole normale dirigée par les Soeurs de Sainte-Anne et dont le Principal est M.l'abbé G.Thuot.• • • Hier soir, M.C.-J.Magff&n qui est le président du conseil supérieur de la Société de Saint-Vincent de Paul au Canada, a été reçu par les membres de la conférence de Saint-Jérôme.Cette réunion à laquelle assistait une quarantaine de membres fut présidée par M.le curé Emile Dubois.M.l'abbé Desjardins, aumônier de la Conférence était aussi présent.Après que l’ordre du jour fut épuisé, le président de la Conférence pria M.C.-J.Magnan d'adresser la parole aux assistants.M.Magnan, dans un court entretien, intéressa vivement son auditoire.Il rappela l’oeuvre éminemment utile et chrétienne accomplie par la Société Saint-Vincent de Paul et se dit vraiment édifié par l’esprit de charité qui anime la Conférence de Saint-Jérôme.M.le curé Dubois remercia M.Magnan de sa visite et de son Intéressante allocution.C'est mercredi soir.18 décembre, à huit heures que sera donné dans la salle "paroissiale, une séance organisée par des amateurs jérômlens sous les auspices de la Chambre de Commerce.Cette soirée sous la présidence de M.le curé Dubois et de M.le Maire J.-E.Bertie est donnée au profit de l’oeuvre des paniers de Noël.On y interprétera "L’échelle cassée”, comédie en trois actes par Georges Berr.Cette oeuvre charitable des paniers de Noël mérite l’encouragement de la population et nous souhaitons tout le succès désiré aux organisateurs.• * * La ràfle de dindes organisée également au profit de la même oeuvre, aura lieu le samedi, 21 décembre, dans la salle du marché.* • • L’Almanach Rolland 1936 est maintenant en vente à vingt sous.On peut se le procurer en s’adressant à l’Imprimerie J.-H.-A.Labelle, 303 Ave Parent, Tél.12, Saint-Jérôme.DECES DE M.JOSEPH ALAKIE Nous avons le regret d’annoncer la mort de M.Joseph Alarie, époux de Maria Saint-Louis, décédé à l’âge de 31 ans, le 12 décembre.Les funérailles auront lieu demain matin, à neuf heures.Le défunt laisse dans le deuil, outre son épouse, deux enfants : Gaétan (6 ans) et Ghislain (3 ans); son père et sa mère, M.et Mme Corride Alarie, quatre frères : Albert, Georges, Lucien et Rosaire ; cinq soeurs ; Armandine (Mme J.-B.Forget), Bernadette (Mme Idas Ploufle), Irène (Mme Alexandre Raymond), Lucienne (Mme Henri Lafontaine, de Montréal) et Marie-Anne ; plusieurs neveux et nièces.A la famille éprouvée, l’Avenir du Nord offre ses sincères sympathies.les pour éveiller en nous le plaisir de la charité chrétienne, une ardeur nouvelle dans l’exercice de notre apostolat.“Tant qu’il y aura de la charité il se fera du bien.” Entrée dans le monde aux premiers jours du Christianisme, cette grande loi chrétienne et humaine n’existait pratiquement pas dans l’ère ancienne.Chez les Grecs comme chez les Romains, on se débarrassait du vieillard, du ¦ malade, de l’enfant difforme.On oubliait que le corps débile ou infirme est l’enveloppe d'une âme créée à l’image de Dieu.Le Christ a transformé le monde en faisait disparaître le paganisme et l’Eglise a continué cette charité par la création d’oeuvres admirables ; hôpitaux, orphelinats, écoles pour les enfants pauvres, asiles, refuges, etc.Nous, de la Conférence, continuons ce beau travail de charité en n’oubliant jamais qu'il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir.M.le curé est remercié de sa chaude allocution par le président.MM.le maire et l’échevin Giraldeau expriment leur reconnaissance et leur admiration pour le travail désintéressé accompli par les apôtres de la charité.La quête à la messe a donné la somme de $5.05 et à l'assemblée, $33.63.La séance est alors levée.J.-Antony LESSARD, Secrétaire.ASSOCIATION CHORALE Avant de prendre les vacances de Noël et du Jour de l’an, les membres de l’Association Chorale ont décidé d’avoir trois répétitions dans le cours de la semaine prochaine, savoir le mardi 17, à huit heures pour les hommes, le mercredi, 18, à huit heures pour les dames et le Jeudi à huit heures et demie, une répétition générale.Le travail régulier reprendra le mardi, 7 janvier, pour les hommes et le mercredi, 8 Janvier, pour les dames.On prépare activement la prochaine audition qui aura Heu au commencement de février et au cours de laquelle on aura l’occasion d’entendre des solistes nouveaux.• • • Grâce à l’initiative de la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme et avec l’appui de M.R.Palardy, opérateur télégraphiste au C.P.R., il est maintenant possible d'envoyer des télégrammes après les heures de bureau de la station du C.P.R., en appelant M.Raymond Palardy par téléphone à 454.LA CHAMBRE DE COMMERCE, par Paul-A.Castonguay, sec.• • • Samedi dernier a eu lieu l’élection de la Reine des sports, au cours d'un bal donné dans la salle du marché.Nos félicitations à Mlle Fernande Cloutier qui fut choisie par un public nombreux.Cette se- , malne, notre reine représentera la ville de Saint-Jérôme au concours final au Palais d'Or, à Montréal.' THEATRE CE X ¦ Saint-Jérôme ' Vendredi et samedi Programme double avec Ida Lu-pino et Kent Taylor dans "Smart Girl"; Buck Jones dans “Border Brigant”; comédie musicale.Dimanche et lundi Programme double en français : Harry Baur dans “Les yeux noirs”; Albert Préjean dans “Les bleus du ciel”; comédie musicale.Mardi, mercredi et jeudi Programme double avec Ralph Bellamy, Willy Post et Tala Birell dans ‘Air Hawks”; Robert Taylor et Jean Parker dans “Murder in the Fleet”; comédie musicale.• • • Chronique judiciaire Toutes les affaires de la Cour Supérieure ont été remises au terme de janvier 1936, qui sera présidé par l’honorable juge Guibault et aura lieu du 13 au 24 janvier.Il y aura le 7 janvier, l’appel des causes criminelles dans lesquelles les accusés ont été admis à caution.Ces accusés devront de nouveau comparaître pour renouveler leur cautionnement jusqu’au prochain terme des Assises Criminelles en 1937.* • • La cour de magistrat siégera du 16 au 19 décembre et entendra de multiples causes d’infractions à la Loi des Liqueurs, à la Loi des Véhicules moteurs, de Maisons de jeux et aussi des causes civiles.C’est un des termes les plus considérables que l’on ait eu depuis longtemps.• • • L’honorable juge Guibault a présidé au recomptage judiciaire des votes donnés dans le comté de Terrebonne, lors de l’élection du 25 novembre dernier, depuis mercredi de la semaine dernière jusqu’à mercredi, 11 décembre.On a ouvert 74 boites et vérifié au-delà de 9,000 votes.Le résultat final ne sera connu que lorsque l’honorable juge Guibault rendra son jugement, après avoir entendu les plaidoiries à nouveau des procureurs des parties intéressées, sur la légalité du bulletin qui ne contenait pas au verso le quadrilatère exigé par la loi électorale de la province de Québec.• • • DEPOTS DE NOTRE JOURNAL L’Avenir du Nord est en vente chaque semaine aux endroits suivants, à Saint-Jérôme : Restaurant Jean Arbour, 350 rue Labelle ; Librairie Henri Parent, 345 rue Saint-Georges ; Restaurant Albert Duclos, 329 rue Saint-Georges ; Restaurant Raoul Bélisle, 301 rue Saint-Georges ; Epicerie John Georges, 432 rue Saint-Georges ; Epicerie Joseph Chartrand, 534a rue Saint-Georges ; Restaurant R.Parent, 178 rue Labelle ; Restaurant Edouard Charette, 115 rue Saint-Georges.• • • VENTE A L’ENCAN d’un mobilier Chesterfield, un piano, lapis, lampes, etc., meubles saisis pour loyer dû.mardi, 17 décembre, chez M.Sigefroid Boyer, 60 rue Saint-Faustin, Saint-Jérôme.fl COIN DES PROFESSION NÉES5*?AYO LEGAULT & LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 — Boite Postale S3 LACIIUTE Paul Larose LLJB.AVOCAT 128 rue Bloinville SAINTE-THERESE Téléphone 50 >ooooooooooooocoooogooooos< J.-PAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi de Faillite — Comptable public Administration Générale Suite 705 à 709 Bâtisse Montreal Trust 511 PLACE D’ARMES, MONTREAL Téléphone : HArb.0261-0202 RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe Téléphoné 310 301A, Saint-Georges, Saint-Jérôme MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL IVRY NORD — Tél.172-r-ll Bureau-Succursale à LACHUTE (Argenteull) GERARD RAYMOND AVOCAT 276 Ouest, rue SAINT-JACQUES MONTREAL, Tél.PLateau 8073 AVIS J'ai le plaisir d'annoncer à mes concitoyens du comté de Terrebonne et des comtés avoisinants, que j'ai ouvert un bureau au No 330, rue SAINT-GEORGES, SAINT-JEROME et qu'à l'avenir, je serai à l'entière disposition de tous, à compter du samedi matin, jusqu'au lundi soir Téléphone No 171 A tous et chacun, merci à l'avance de l'encouragement que je sollicite CHS.-H.TROTTIER AVOCAT CE QUI SE PASSE A L’ARENA Dimanche après-midi dernier, trois à quatre cents personnes sont venues assister à une première pratique de nos champions intermédiaires.Sur notre équipe, on remarquait de nouvelles figures dans les personnes de MM.Lortie, gardien de but, les défenses : Red Tellier, ci-devant de Atlantic City.Lavoie, de Québec, Armand Gervais, de Montebello.La direction compte avoir avec ses nouveaux venus, une formidable équipe qui saura certainement faire honneur à notre ville.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE VILLE DE SAINT-JEROME AVIS PUBLIC Est par les présentes donné que, conformément aux dispositions de la Loi abolissant les rentes seigneuriales (25-26 Geo.V, chapitre 821, un terrier des lots affectés au paiement des rentes constituées a été préparé par moi et est actuellement déposé au bureau de la Corporation.Ce terrier restera ouvert à l’examen des intéressés durant les soixante jours du présent avis et il sera pris en considération par le Conseil à sa session régulière du 17 février 1936.i Les intéressés qui désireront porter plainte contre ie dit terrier pourront déposer leur plainte écrite au bureau du soussigné le ou avant le 13 février 1936 ou porter verba-j lement leur plainte devant le conseil lors de cette séance.Donné à Saint-Jérôme, ce sixième jour de décembre 1935.LE GREFFIER, (SIGNE) A.-P.LAPLANTE.(COPIE CERTIFIEE) A.-P.LAPLANTE, GREFFIER.C.- A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES Vendeur* autorisé* des Autos Butch - Pontiac - Chevrolet - Oldsmobite Tél.No SS — Saint-Jérôme Bureau existant depuis 34 ans BOIS DE CHAUFFAGE La Compagnie Eagle Lumber désire annoncer à scs clients qu’elle vend maintenant son bois de chauffage à $3.00 le voyage.L’ouverture officielle de la saison de gouret se fera dimanche prochain, le 15.A cette occasion, des invitations ont été lancées et cette première partie sera rehaussée par la présence de M.Horace Boivin, président de la Chambre de Commerce de Granby et président de la ligue provinciale, donateur d’un magnifique trophée, emblème du championnat pour l’année 1935-36.Il sera aussi accompagné de M.le curé, de monsieur le maire et de quelques notables de la ville.Nous espérons que cette ouverture saura intéresser tous les amateurs du bon sport et comptons grandement sur l’appui local afin d’encourager nos vaillants jeunes joueurs qui ont su par le passé, nous doter de bon hockey.La partie commencera à deux heures et demie et nous aurons comme visiteurs, la fameuse équipe des Sourds-Muets qui compte venir parmi nous avec des surprises.Mais MM.Rolland et Francoeur seront là pour diriger les destinées de notre équipe et sans doute, cette première partie sera créditée à notre compte.En foule à l’Aréna dimanche ! SUCCESSION DE FEUE DAME ELISABETH GRATTON - JEROME Avis Public est, par les présentes, donné que le 15 janvier 1936, à 10 lires 30 de l’avant-midi, à la Cour Supérieure du Palais de Justice, à Saint-Jérôme, ERNEST JEROME, bourgeois, de la ville de Sainte-Thérèse, présentera une requête à l’un de?Honorables Juges de la Cour Supérieure, siégeant dans et pour le District de Terrebonne, pour obtenir des lettres de Vérification du testament authentique de Dame ELISABETH GRATTON, veuve de Cléophas Jérôme, en son vivant de la ville de Sainte-Thérèse, reçu devant Mtre J.-D.Filiatrault, notaire, et témoins, le 15 juillet 1922.Saintc-Thcrcse, ce 2 décembre 1935.Ernest Jérôme, Requérant, par : T.ARBOUR, N.P.Protégez le» vôtres par une Bonne Assurance sur la Vie Rodrigue Bélanger Assurances Générales FEU, VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE ASS.” 169, S.-Georges Tél.60-J — Saint-Jérôme oososooo9soccccososcoosccccoosooo9oosooeo9coccoooeor< s Ecole Technique 200, rue Sherbrooke Ouest, Montréal COURS D'AUTOMOBILE Un cours pratique de mécanique et d’électricité d’automobile.Moteurs modernes de 4, 0, 8 et 12 cylindres.Rétribution réduite de 20%.Venez voir ou écrivez.Le prochain cours commencera le 7 Janvier 6623
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