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L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 10 janvier 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1936-01-10, Collections de BAnQ.

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1897-1936 SEUL JOURNAL ou DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS 1897-1936 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PR08PKRZR LES FUU3 DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qui.Abonnement : $2.00 pair année D tree tent et PreprUtehro Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE I.-H.-A LABELLB Saint-Jérime LABEUR QUARANTIEME ANNEE, NUMERO 2 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 10 JANVIER 1936 Question ancienne et toujours nouvelle LE RELEVEMENT DU SALAIRE DES INSTITUTRICES L’importante question de l'instruction publique dans les écoles rurales et l’enseignement primaire en général sont constamment à l'ordre du jour dans la province de Québec.Parmi les groupes et les associations diverses qui s’y intéressent, la Ligue des droits de la femme se distingue et applique son action sur un point spécial : le salaire des institutrices.Cette Ligue s'efforce, depuis quelque temps, d’attirer l’attention du gouvernement et de l’opinion publique sur le sort déplorable de celles à qui l’on confie la mission d’éduquer et d’instruire la jeunesse de nos campagnes.En décembre dernier, une réunion de plusieurs sociétés a été convoquée à Montréal par la Ligue des droits de la femme.A cette réunion on a dit des choses excellentes, constaté des faits indubitables, proposé des réformes.Qu’il nous soit permis de faire remarquer que ces dames et leurs collaborateurs ne découvrent rien de nouveau et qu’ils délibèrent sur une question vieille de plusieurs années.Il s’agit en effet d’un sujet, ou mieux d'un problème bien ancien dont nous nous préoccupons depuis trente ans.Il est vrai, et nous devons l’admettre, qu’aucune solution adéquate n’a encore été trouvée à ce problème ; ce qui nous justifie tous de continuer à l'étudier, à en parler et de tâcher à le résoudre.La situation des institutrices de l'école rurale est demeurée pitoyable parce que le gouvernement comme le Conseil de l’instruction publique ont toujours craint de porter atteinte aux droits des parents, à l’autonomie des commissions scolaires qui fixent et payent les traitements du personnel enseignant qu'elles engagent.On a plutôt tenté d'améliorer le sort des institutrices par des moyens de persuasion, par des primes octroyés aux commissions scolaires.Sans doute, on a cru bien faire, mais a-t-on réussi ?Nous allons, pour la centième fois peut-être, dire ce que nous pensons du problème si souvent débattu du personnel enseignant des écoles rurales.Le problème est complexe et ne concerne pas seulement le traitement mais aussi et surtout la compétence de la maîtresse d'école.Afin de rendre nos remarques plus claires et plus précises, nous traiterons ces deux aspects l’un après l’autre quoiqu’ils soient intimement liés.Parlons aujourd’hui du salaire dont il est facile de démontrer l’insuffisance.Nous verrons ensuite quelle est la compétence des institutrices de nos écoles primaires et ce que nous devons faire pour en élever le niveau.* * * Nous allons exprimer une vérité de La Palice en répétant que les piètres salaires que l’on paye actuellement aux instituteurs et institutrices de nos écoles rurales tarissent dans sa source le recrutement des professeurs vraiment compétents.autrement dit.des professeurs de carrière.Une autre vérité non moins évidente c’est que tant vaut l’instituteur tant vaut l’école, et que.très souvent sinon toujours, tant vaut le salaire, tant vaut l’instituteur.N’est-il pas logique et inévitable que pour l’enseignement comme pour toute autre chose, il faille y mettre le prix si l’on veut un article de première valeur ?Or, comment peut-on demander à une jeune fille ou à un jeune homme de parfaire ses études, de consacrer plusieurs années à acquérir une formation pédagogique, de s’imposer des sacrifices de temps, de travail et d'argent en vue de conquérir un diplôme et de se qualifier pour l’enseignement, quand, après cela, on lui offre dans nos écoles un salaire moins élevé que celui des domestiques et des servantes : $200.ou $250.par année, souvent même moins ! Conséquence : on cherche trop souvent à entrer dans l'enseignement sans longue préparation et en faisant le moins de dépenses possible.On se dit que le jeu n’en vaut pas la chandelle : on enseigne en attendant autre chose et en espérant mieux .ailleurs.Ou bien, les institutrices compétentes, dont le travail méritoire et coûteux d'une formation sérieuse aboutit à un pareil fiasco, se hâtent de sortir de l’enseignement.Et nos écoles rurales ne peuvent pas ne pas en souffrir.Pcnsons-y bien et nous verrons que la question du salaire joue ici un rôle de première importance.Cette observation n’est pas nouvelle, elle remonte à plusieurs années en arrière.Que de fois nous l’avons signalée nement a faites pour améliorer un tel état de choses.On a toutefois reculé devant des mesures qui auraient obtenu des effets certains et bienfaisants.On n'a pas voulu modifier la loi de l’instruction publique, de crainte d'cmpictcr sur l’autonomie des commissions scolaires.On a cru arriver à de bons résultats en accordant des octrois aux commissions scolaires qui donneraient des traitements moins parcimonieux à leurs intitutrices.A plusieurs reprises, le mode de répartition de ces octrois a été modifié, leur chiffre a été augmenté.On en esCrendu, aujourd'hui, à verser près d'un demi-million par année aux commissions scolaires qui poussent la générosité jusqu'à payer à leurs institutrices un salaire de $250 à $350 ! Quelle pitié ! Tout en admettant que ce régime de primes a été institué dans un but louable, nous affirmons qu'après avoir été expérimenté durant un grand nombre d’années, il n'a pas obtenu des résultats satisfaisants.Il est malheureusement toujours vrai que l’on donne aux institutrices des salaires inadéquats, insuffisants, nullement proportionnés aux exigences de la vie et, surtout, à la haute et difficile fonction de l'enseignement.Nous l’avons déjà dit et nous le répétons : puisque nos compatriotes, malgré une campagne suivie et persistante, en dépit des efforts des autorités politiques et religieuses, persistent à barguiner quand il s’agit de choisir et de payer les éducateurs d'une nouvelle génération, quand l'on sait dans quel luxe vit le peuple d'aujourd'hui, il est temps de recourir à d'autres moyens pour réveiller l'attention publique sur ce point.Il nous sera bien permis de rappeler ici une idée émise par nous, il y a quelques années.Le but à poursuivre est de doter toutes nos écoles rurales de professeurs ou d'institutrices possédant Un diplôme d'école normale.Ceci ne peut se faire que par étapes, mais encore faut-il sans tarder adopter une bonne métliode et prendre les moyens d'y arriver le plus vite possible.Pour cela, il faut travailler efficacement au relèvement rapide et substantiel des salaires.Un système devrait être établi qui assurerait un salaire minimum de $1,000 à un instituteur, et de $600 à une institutrice, le gouvernement payant lui-même une partie de ces salaires.Ce qu’il a fait pour les bons chemins, il doit, à plus forte raison, le faire pour de bons instituteurs.Dans cet ordre d'idées, nous renouvelons ici des suggestions que nous avons déjà exprimées dans le but de trouver une solution au problème qui se dresse encore devant nous, aujourd’hui : Aux municipalités scolaires qui engagent un instituteur ou une institutrice possédant un diplôme d’école normale, le gouvernement devrait offrir de payer le tiers ou la moitié du salaire d'un instituteur recevant au moins $1000., ou d une institutrice recevant au moins $600.Nous croyons intéressant de reproduire ici une autre suggestion que nous trouvons dans une récente brochure de l’abbé Auguste La Palme dont plusieurs affirmations sont discutables, mais qui a raison sur plusieurs points.Voici ce que l’abbé La Palme propose au sujet du traitement des institutrices : “D’abord divisons les paroisses rurales, donc les municipalités scolaires, en trois classes selon leur population faible, moyenne ou forte.“En second lieu établissons un salaire minimum à trois degrés, en correspondance avec le chiffre de la population : disons $200, $300 et $400.Ce sera la part légalement payable par la commission scolaire.“Enfin, d’après la compétence de l’institutrice, offrons-lui un salaire dont le maximum variera d'après la qualité de son brevet : a) le diplôme du bureau central ne lui donnant droit qu’au salaire payé par la commission scolaire ; b) le diplôme de l’école normale donnerait droit à un maximum de 600 ou 700 dollars payé conjointement par la commission scolaire et le gouvernement sous la double clause que voici : 1) la commission est tenue de payer chaque année tout le salaire minimum ; 2) le gouvernement paie la différence à raison de 50 dollars d’augmentation par année ; c) le diplôme de l'Institut pédagogique donnerait droit à un salaire maximum de 700 ou 800 dollars, payable encore conjointement par la commission et par le gouvernement à raison de 100 dollars d’augmentation par année.“Dans cette hypothèse, il faudrait une moyenne de cinq années d’enseignement avant de toucher le maximum des émoluments.Ce n'est pas trop, assurément.’’ Le gouvernement trouverait une grande partie de l'argent qu’il lui faudrait pour mettre en pratique un nouveau régime de ce genre, en se servant des nombreux octrois qu’il verse actuellement aux commissions scolaires qui payent un certain salaire minimum.Il donne ainsi chaque année $500,000 et plus, et avec des résultats aussi minces que lents.Que le gouvernement double, triple, quadruple cette somme de $500,000 qu’il dépense chaque année sans succès notables, et qu’il n’accorde son concours qu'aux commissions scolaires qui, vraiment désireuses de promouvoir les intérêts de l’instruction publique, engagent des professeurs compétents et les payent comme il convient.Le problème est là.JULES-EDOUARD PREVOST Billet d'Ottawa Récapitulation des actes importants déjà accomplis par le gouvernement libéral Par PERTINAX La grippe n’épargne pas même les ministres.Au cours des fêtes, plusieurs durent s'aliter dont M.King lui-même, et aussi M.Rogers, ministre du travail.Qu'un Journaliste qui n'en reste pas moins humain ait eu le même sort, on voudra bien l’en excuser .Mais le gouvernement continue, car ce n’est plus celui d'un seul homme ! En l'absence de M.King, une séance du cabinet fut présidée par M.Dunning.Celul-cl revenait à peine de l’Ile du Prince Edouard où il fut élu par acclamation.A cette séance, comme à toutes les autres, il se fit de la bonne besogne.Le ministre des finances lui-même était forcément occupé à son élection quand se terminèrent, avec le Japon, les négociations auxquelles 11 prit une large part.De même M.Illsley, ministre du revenu national.Mais tout cela fut mené à bien précisément parce que, sous les libéraux, le cabinet fonctionne comme un conseil d’administration.Plus rien d’une dictature.Depuis quelques semaines, plusieurs ministres s’absentèrent pour aller dans leur famille ou chercher dans un bref voyage un repos bien mérité.M.Lapointe, notamment", qui manifestait des signes évidents de fatigue.Des séances se tinrent sans lui.Mais peut-on oublier qu'il fut premier ministre Intérimaire pendant plusieurs semaines et que nature et la forme des modiflea-ce fut lui qui, en l'absence de M.tions à apporter à l'Acte de l’Amé-King, prit cette attitude courageuse rique britannique du nord.Et cela au sujet des sanctions ?Les évé- ' en tenant compte, avant tout, des nements, du reste, ne furent pas droits des minorités.Commission lents à le consoler de certaines cri- financière composée du ministre des tiques sournoises et insidieuses, finances et des trésoriers provin-Mais tout cela pour illustrer la ciaux.Celle-ci se réunit dès iundi, “manière” libérale de gouverner.Isous la présidence de M.Dunning.Rappelons Ici ce que disait M.King à la radio, le 17 septembre dernier : “Par dessus tout, en des temps comme aujourd’hui, ayant à faire face à de grands problèmes internationaux aussi bien que nationaux et avec la possibilité d’une guerre à nos portes, vous ferez bien de considérer comme il serait peu sage de confier le sort du Canada aux mains d'un seul homme, aux mains d’un seul homme.Sûrement, il doit être évident pour tous que nous ne saurions revenir assez tôt à un ministère composé de plusieurs hommes, dont chacun apporterait son expérience et son jugement, non seulement en apparence mais en réalité, à l’étude des problèmes graves de l'heure.” Et, ajoutait M.King, pour éviter une carence dans l'administration des affaires du pays, n’est-il pas important que le gouvernement se trouvât réparti entre les membres du cabinet, dont tous partagent une responsabilité collective pour leurs actes ?Voilà l’essence même du système britannique de gouvernement.Le peuple canadien l'a cru, et 11 ne s'est pas trompé.A preuve tout ce qui a été accompli depuis à peine trois mois.Une brève récapitulation est de mise à l’époque où chacun, avant de s’engager dans une nouvelle année, prend le temps de respirer et jette irrésistiblement un regard en arrière.Le traité de réciprocité avec les Etats-Unis, négocié avec une véritable maestria, est en vigueur depuis le premier de l'an.Cela suffit à nous ouvrir les plus brillantes perspectives au point de vue du commerce, de notre situation intérieure et de la solution de nos problèmes.Avec ce traité s’ouvre aussi un régime de relations plus étroites avec nos voisins, de relations de bon voisinage, ainsi que le président Roosevelt se plaît à le dire.Et cela se traduira encore sous plusieurs formes, notamment par l’accélération intense du tourisme qui devient notre plus grande Industrie et signifiera éventuellement un apport d'un demi-milliard au pays.Depuis le premier janvier, nos relations commerciales avec le Japon sont rétablies sur une base amicale.Grâce à une politique plus sage, l’imbroglio créé par le régime Les quarante ans de “ l’Avenir du Nord ” Nous remercions nos nombreux confrères qui ont signalé avec sympathie le quarantième anniversaire de l’Auenir du Nord.Le Canada a été tout particulièrement aimable pour notre journal.Voici ce qu’écrit l’un de ses rédacteurs M.Pierre Boucher, sous le titre : “L’Avenir du Nord." Un de nos plus vieux hebdomadaires.l’Avenir du Nord, vient d’entrer dans sa quarantième année.Modeste en apparence, il n’en a pas moins joué un rôle important dans le comté de Terrebonne où il a défendu et propagé les idées et les principes dont s'inspire la doctrine libérale.Passant à travers les difficultés quasi insurmontables qui barrent la route à un hebdomadaire rural, il a mené de- commerclal dans l'est, quelque ac- Puts sa fondation des .Uttes centué qu’il fût, ne s’accompagnait loyales, alertes et vigoureuses, pas d'un large mouvement de blé.donnant et recevant bien des Ce n’est que de la sorte que le pou- coups.Son succès, il le doit à voir d’achat sera réparti à travers {’énergie et la ténacité de son directeur, M.le sénateur Jules-Edouard Prévost, que l’on trouve encore sur la brèche, au bout de près d’un demi-siècle de journalisme actif.Animé d’une foi intense, M.Prévost a été l’âme de l’Avenir du Nord où il s’est voué avec un zèle intelligent au service de sa petite patrie, la région des Laurentides, et à la défense de la doctrine libérale.Dans l’exercice de sa profession de journaliste, il s’est toujours montré probe et digne.Sa plume n’a pas hésité parfois devant certaines violences justes et nécessaires, mais elle ne s’est jamais égarée dans le maquis des injures précédent est réglé.Et c’est une aubaine pour le Canada si l’on songe que le Japon est l’un de nos meilleurs clients.De nouveaux accords commerciaux sont en vole de négociations, notamment avec la Belgique et la Hollande.Nous trouverons, de ce côté, un débouché pour notre blé.Entretemps, la nouvelle politique du blé, laquelle consiste à vendre et non à spéculer, produit déjà des résultats.Et c'est tant mieux pour le pays, car ce qui profite à l'ouest profite aussi grandement à l’est.C’est le rythme nécessaire à la reprise.Celle-ci ne serait pas possible si le relèvement Industriel et le pays.La conférence Interprovinciale a, d’ailleurs, Illustré de mémorable façon la solidarité nationale.Jamais elle n’apparut plus évidente qu'au cours de cette réunion qui réalisa, comme jamais auparavant, l’unité canadienne.La conférence a produit des résultats.Ils se perpétuent et apparaîtront bientôt de façon concrète, grâce au travail de diverses commissions qui se réuniront incontinent à Ottawa.Commission de la constitution pour étudier la Commission du chômage dont la constitution sera connue, probable- 'personnelles.Au contraire, le ment, quand paraîtront ces lignes.¦ langage des halles a toujours La commission se mettra immédia- \ré é à M prévost qui a temet a l’oeuvre.Entretemps, on , , , « i- le sait, le gouvernement se montre un_e plus haute idee de la pole-généreux.Conscient de la situation, mique.S il conçoit la diSCUS-l’adminlstration King augmente si on énergique, marquée mê-d’une manière substantielle les ait- mp comme il le dit d’une locations du secours direct.Ainsi "vérve de bon aloi qui lui se trouve allégé le fardeau des mu-! , , c,, -, , , ™ «m* H» T » donne du relief , il ne la veut pas moins franche et loyale, limitée au champ des idées, soucieuse avant tout de raisonner, de convaincre, au lieu de se muer en invective grossière.Aussi a-t-il prêché d’exem- nicipalités.Et ainsi de suite.Le gouvernement n’ignore rien de ce qui importe, et il affiche une politique réfléchie et positive.Il y aurait tant d’autres choses à noter.Mais cela suffit à montrer l’oeuvre efficace déjà accomplie.Et c'est assez pour que chacun éprouve la certitude que, dans les condi- _ tions actuelles du monde, le Cana- pie et fait honneur, tout au da est dans une position unique.Tous les autres pays, peut-on dire, doivent nous envier.Et c’est sciem- PERTTNAX.MELI-MELO LA COMMISSION DE L’ELECTRICITE A L’OEUVRE long de sa carrière, au journalisme On en a eu une preuve ., encore tout récemment quand ment et gaiment que nous pouvons „ nous souhaiter : Bonne année ! 11‘ a demande al épiscopat une ligne de conduite, dans un article à la fois vigoureux et respectueux que nous avons reproduit dans cette page le 30 décembre.Au moment où il entre dans sa quarantième année, nous formons des voeux pour la prospérité de VAvenir du Nord et nous offrons nos plus vives félicitations à son directeur que nous espérons voir longtemps encore sur la brèche.alerte comme toujours.Les journalistes sont heureux et honorés d’avoir pour confrère ce parfait gentilhomme qui leur fait oublier l’existence de quelques faquins.Pierre BOUCHER La Commission d’Electricité de la province de Québec occupe maintenant ses bureaux permanents dans l’immeuble Transportation, 132 ouest rue Saint-Jacques, Montréal.Le président, M.Augustin Frigon, a annoncé que la Commission s'occupera immédiatement des 82 requêtes de différente nature qui lui ont été adressées Jusqu’à présent.Plusieurs de ces requêtes viennent de municipalités qui désirent soit une revision des tarifs de vente de l'électricité appliqués à leurs districts, soit le règlement de certaines difficultés qu’elles ont avec les compagnies distributrices.Les municipalités et villages qui ont fait appel à la Commission jusqu’à date sont ceux de Buckingham, Saint-Jérôme.Jonquière, Terrebonne, Canrobert, Papineauville, Clïê-nevllle, Notre-Dame - du-Bon-Se-cours, Sainte-Geneviève de Ber-thier, Nlcolet, le comté de Papineau, Wiskham-Ouest, Dorval, Ville des Laurentides, Sainte-Biaise, Saint-Charles, Trois - Pistoles, Halifax- Nord, Saint-Damase, Frelighsburg, Notre-Dame de Laterrière, Saint-Jacques des Piles, Dolbeau, Hatley, le comté de Soulanges et nombre d’autres.D’autres requêtes ont été adressées à la Commission par des groupes de particuliers qui demandent que les réseaux électriques soient prolongés de façon à ce qu’ils puissent bénéficier des services de l’é— (Suite du Mell-Melo en dernière page) Page deux L’AVENIR DU NORD La politique européenne EMEUTES EN EGYPTE Par GEORGES LANGLOIS Beaucoup tic lecteurs des Journaux canadiens se seront demandé s’il y a quelque relation entre les récentes émeutes d'Egypte et le conflit italo-cthloptcn.Il y en a en eflet.Les Egyptiens soullrent profondément de la sujétion de fait que leur impose l'Angleterre.L'Angleterre a une façon bien à elle de protéger les faibles.Quand une nation conquise s'insurge contre une domination étrangère, elle est prompte a l'aider à recouvrer son indépendance ; mais sous prétexte de protection elle garde dans ce pays nouvellement et théoriquement indépendant un "pied” qui est celui du maître.C'est, ce qui est arrivé en Egypte 11 y a près de cent ans, quand l'Angleterre aida le khédive à secouer le Joug ottoman: depuis le traité de 1841, signé à Londres comme par hasard, l’Egypte est indépendante .de tout autre état que l’Angleterre.Et depuis, l'Angleterre a eu plusieurs autres occasions de ' protéger” l'Egypte.Elle a même si bien a&uré l'indépendance du royaume du Nil que même si Fouad avait assez de soldats pour noyer dans la Mer Rouge ou la Méditerranée le haut-commissaire anglais et toutes ses troupes il ne pourrait le faire sans compromettre les ilnances de son pays et en bouleverser l'économie.Seulement, les Egyptiens ne sont pas pour cela plus contents de leur sort.Aussi n'ont-Us pas vu sans se révolter l'Angleterre se faire la championne de l’indépendance é-thloplenne et raffermir on même temps sa domination sur l’Egypte au point d’en contrôler la vie politique non moins étroitement que la vie économique.La révolte nationaliste de 1021-1922 avait forcé l’Angleterre à céder quelque peu et permis à l'Egypte de se donner une constitution (celle de 1923) plus conforme à ses voeux.Grâce à cette constitution le parlement égyptien se composait de deux chambres, Chambre des députés et Sénat, toutes deux élues au suffrage universel.De cette façon Parlement et Gouvernement avaient plus de chances de refléter les sentiments de la population égyptienne.Mais l'Angleterre se reprit et réussissait à imposer en 1930 une nouvelle constitution en vertu de laquelle les sénateurs seraient nommés par le roi et les députés élus à un suffrage plutôt restreint.Le suffrage restreint étant plus facile à “organiser” que le suffrage universel et le roi n'étant pas très libre vis-à-vis de l’Angleterre, on voit qu’il était facile à celle-ci d'ouvrir à ses fidèles créatures les portes de la Chambre des députés et du Sénat.Les Egyptiens attendaient l’occasion de reprendre l'avantage perdu.Le conflit italo-éthioplen leur a fourni cette occasion grâce au rôle qu’y joue la Grande-Bretagne.Parce qu'elle n’aime pas voir l’Italie accroître sa puissance coloniale, parce qu’elle a en Abyssinie des intérêts évidents et d’autres moins évidents, parce qu’elle ne veut pas que l’Erythrée et la Somalie italienne se relient par un territoire italien qui menacerait la Somalie anglaise et pourrait préparer un contrôle au nord et au sud de l'étroite sortie de la Mer Rouge sur la route des Indes, pour ces diverses raisons et un certain nombre d'autres, l'Angleterre se fait la championne de l’indépendance éthiopienne.C’est peut-être pour faire du Négus un empereur "Indépendant" à la façon du roi d'Egypte ; mais en fait l'Angleterre proclame aux quatre vents le droit de l’empire abyssin à l’indépendance.Les Egyptiens sont trop intelligents pour manquer une aussi belle occasion de dire : “Mats pourquoi revendiquez-vous si énergiquement le droit de l'Abyssinie à l'indépendance et nous refusez-vous ce droit à nous.Egyptiens, qui sommes un peuple civilisé alors que l’Abyssinie est un empire de barbare où règne l'esclavage ?Pourquoi Insistez-vous pour que l'Abyssinie reste membre de la Société des Nations et jouisse de la protection de Genève alors qu'elle viole ouvertement les réglements qui Interdisent aux membres de la S.D.N.de permettre l’esclavage dans leurs états ?Pourquoi nous empêchez-vous, nous.Egyptiens, de siéger à Genève alors que nous sommes théoriquement indépendants et que nous avons des universités, des arts, une littérature, une culture, une économie, en un mot une civilisation respectable et combien plus que la vie chaotique d'une Abyssinie barbare?” Pour une fols que l'Angleterre, d’ordinaire hostile aux théories, s’est permis de faire une déclaration de principes en ne songeant qu'à l'Abyssinie, elle a reçu d'Egypte une réponse pertinente, d'une logique irréfutable.Mais l'Angleterre se préoccupe assez peu de logique.Elle n'en est pas à une contradiction près.Les principes qui, à ses yeux, valent pour le sud de la Mer Rouge ne valent pas nécessairement pour le nord.Aussi son premier geste a-t-il été de s’opposer aux revendications égyptiennes.De là les événements récents.La flotte était toute prête dans la Méditerranée et vint manifester devant Alexandrie.Ce n'était pas la première fois et les Egyptiens ne se laissèrent pas intimider.Le sang coula.Les Egyptiens tinrent bon et firent mieux que nos "Patriotes de 37”.L'Angleterre a beaucoup d’autres préoccupations.Et puis à l'ouest de l'Egypte il y a une colonie italienne, ou plutôt deux, la Tripolitalne et la Libye.Comme par hasard le gouverneur du cette dernière est un aviateur du nom de Balbo qui a déjà fait mieux que traverser le désert libyen et qui avait précisément placé quelques hommes près de la frontière égyptienne.L'heure n'était pas aux complications nouvelles.L’Angleterre rétablit en Egypte d'abord la constitution de 1930.qui était virtuellement abolie depuis un an, puis enfin la constitution de 1923, celle que réclamaient les étudiants et avec eux le puissant parti nationaliste, le Wafd, qui groupe la presque totalité de la population.Les Egyptiens ont donc gagné une manche.Seulement l'Angleterre ne laissera jamais s'émaciper totalement le pays du Canal de Suez.Les Egyptiens peuvent se préparer à une nouvelle offensive, quand les circonstances s'y prêteront mieux.1rs le savent sans douiu.Georges LANGLOIS.(Reproduction interdite par l'Agence littéraire franco-canadienne).Avez-vous pensé A renouveler votre abonnement à ^^s9/T ^ 9 W/ ¦ ÎUa JOURNAL ~ DISTRiCTttTERREBONNE Etabli depuis plus de trente-neul Ans BUREAU ET ADMINISTRATION IMPRIMERIE J.-K.-A.LABELLE Limitée Saint-Jérôme A votre service depuis 1905 IMPRIMES EN TOUS GENRES Tél.12 303 Avenue Parent En f* *ce de la fare du C.P.R.COUPON D’ABONNEMENT Veuillez inscrire le nom suivant sur vos listes d’abonnés Nom .Adresse .Vous trouverez ci-inclus, la somme de pour an d’abonnement au journal L’AVENIR DU NORD.Signé.ABONNEMENT : $2.00 par année A l'étranger : $3 00 par année SITUATION RELIGIEUSE EN ALLEMAGNE Ni du côté catholique, ni du côté protestant, les rapports avec le pouvoir civil ne se sont améliorés, au cours des dernières semaines.Ces jours-ci encore, dans une lettre pastorale émouvante, l’Archevêque de Fribourg-en-Brlsgau, Mgr Grôber, a fait entendre, contre la manière dont sont truités les catholiques, une très vive et très ferme protestation.Au reste, les arrestations de prélats et de prêtres, suivies de leur condamnation, se multiplient Parmi les plus récents emprisonnements, 11 faut signaler ceux de Mgr Bannasch, de Berlin, et de ses deux principaux correspondants, Mgr Mtltcnberger.de Wurtzbourg.et Mgr Clément, préfet des associations de Jeunesses catholiques de Rhénanie.Cette fols, 11 ne s'agit plus de ''trafic de devises”, mais d'une accusation beaucoup plus grave, parce qu'elle mène le Ille Reich droit au conflit avec l'ensemble de l'épiscopat allemand et du même coup avec le Saint-Siège.Mgr Bannasch avait été chargé de rassembler, pour les évêques et pour Rome, une documentation sur les violations du Concordat qui se produisent, en Allemangc, un peu partout.C'est pour cette raison qu’il s’est occupé du procès de Mgr Lcgge.Mats on a trouvé aussi chez lui un dossier constitué par Mgr Clément, sur les persécutions dont sont l’objet les Jeunesses catholiques en Rhémanle et des lettres de Mgr Miltenberger, renfermant des informations du même genre.Au reste, le procès de Mgr Legge, l’évêque de Meissen, n'est pas terminé, puisque le procurer d’Etat, jugeant trop légère la condamnation Infligée, s’est pourvu en appel.C’est la Cour suprême de Leipzig qui statuera, en dernier ressort, sur le cas de Mgr Legge qui n’a pu encore partir pour Rome, où il a été mandé et auquel les dirigeants na-zlstes voudraient que fût enlevée l'administration de son diocèse, en ce moment confiée à l’évêque de Berlin.Du côté protestant, les choses ne vont pas mieux.Il y a maintenant lutte ouverte entre l'Eglise confessionnelle et M.Kerrl, ministre des cultes.L’Eglise confessionnelle se refuse à accepter la nouvelle organisation que lui imposent les décrets ministériels du 2 décembre.On évalue à dix mille le nombre des pasteurs qui, dans leur église, ont prêché la résistance aux ordonnances gouvernementales.La nouvelle a été donnée déjà de l’interdiction infligée au pasteur Niemôller, chef de la ligue de dé tresse des pasteurs, pour avoir, en violatior des ordonnances, consacré cinq pasteurs et prêché sur ce texte : ”Je m'en garderai sept mille qui ne s’agenouilleront pas devant les faux dieux.” Son successeur, le pasteur Riethmüller a été l’objet d'une mesure analogue pour avoir, du haut de la chaire, accusé le ministre Kerrl d’avoir manqué à sa parole.On se fera une idée de l’état des esprits, dans l’Eglise confessionnelle.par cette phrase qui termine le manifeste adopté par le Conseil fraternel de l’Union de la vieille Prusse : "L'Eglise confessionnelle ne peut pas se plier sous de telles lois.” NOUVELLES D'ITALIE L’ITALIE SE RETIRERA-T-ELLE DE LA S.D.N.?Londres.— Selon un message parvenu de Rome aux premières heures de la matinée, on apprend dans les milieux bien informés que le conseil de cabinet, convoqué pour samedi, fixera la position de l’Italie dans l'éventualité d’une extension au pétrole, à l'essence, au charbon, au fer et à l’acier, des sanctions economiques par la Société des Nations.On croit que le retrait de lTtalie de la S D.N.est le seul geste qui pourrait se matérialiser immédiatement, dans le cas où le pétrole serait mis sur la liste des produits interdits à lTtalie.• * • LA SITUATION INTERIEURE EN ITALIE gpfTfnifnrTT^T-f UN ARTICLE INTERESSANT DE LA LOI ELECTORALE ¥ L'article 410 de la Loi électorale de Québec offre à divers points de vue un vif intérêt.Pour l'information de nos lecteurs, nous en donnons ci-dessous le texte en en soulignant certains passages sur lesquels nous attirons leur attention ; Aucune élection ne doit être déclarée nulle à raison de l'inaccomphssement des formalités prescrites par la présente loi ^our les opérations du scrutin ou le dépouillement des votes ou à raison d'erreur dans l'emploi des formules de la première annexe de la présente loi s’il paraît au tribunal charité de connaître de la question que les opérations électorales ont été conduites conformément aux principes établis par la présente loi et que cet inaccomplissement ou cette erreur n'a pas influé sur le résultat de l'élection.La première annexe de la Loi électorale renferme les formules prescrites par divers articles, et parmi elles, sous le numéro 18, figure le bulletin de vote.BILLET DE QUEBEC la vole à suivre et dont l'Infaillibilité est en quelque sorte reconnue comme un dogme et admise par tous.” Ajoutons que le mot “Führer" a, en allemand, une signification analogue et traduit exactement dans cette langue le qualificatif au chef du gouvernement italien.CE DUE DISENT LES J EVEl 1,1,EUR INTELLECTUEL Rome.— On annonce que l’organisation antifasciste “Justice et Liberté” a lancé il y a quelques jours en Lombardie un millier de petits ballons avec 50.000 tracts contre la guerre.Ces tracts sont tombés dans plusieurs réglons de la Ligurie et du Piémont, et ont produit une forte impression sur les paysans.La police a procédé à de nombreuses perquisitions.Les autorités ont envoyé des détachements de soldats dans les montagnes à !a recherche de ces manifestes.Plusieurs milliers de tracts sont tombés du ciel aussi à Ravenne.• • • LA SIGNIFICATION DU MOT “DUCE” Ce titre, qui a été donné par le peuple Italien à M.Mussolini, n’a £ I pas d’équivalent en français.Il sl-l \ gnifie le "Guide,” “Celui qui montre Dans un message qu’il adresse à ses électeurs de Terrebonne, à l’occasion de la nouvelle année, l'honorable M.Athanase David rappelle qu’il y aura vingt ans en 1936 qu'il représente ce comté et il assure ses amis qu'il continuera, dans l'avenir comme par le passé, de travailler pour le plus grand bien intellectuel et matériel de sa province.L’esprit de M.David reste serein cependant que la hargne de ses ambitieux adversaires le poursuit.Entre autres choses excellentes, il souhaite aux jeunes le courage et l’énergie qu'il leur faut pour affronter les obstacles qu'ils rencontrent actuellement sur leur route."Aux jeunes, dit-il, je souhaite courage.Puissent-ils profiter de ces mauvais jours qu’ils traversent, pour orner leur esprit, supplémenter leurs études, pour que ce capital, lorsque les jours meilleurs seront revenus, soit productif d’un rendement plus fécond.Qu iis n’ignorent pas, les jeunes, que d'autres générations avant eux ont connu ces moments d'anxiété, d'inquiétude et de désespoir, mais que leur force d'àme, leur énergie et leur volonté leur ont permis de les surmonter.Je leur dis donc que mon effort pour eux continuera comme par le passé et que je chercherai toujours à donner à la jeunesse le moyen intellectuel et matériel de devenir, dans la maturité, des citoyens non seulement utiles, mais nécessaires à leur province”.Les vingt années de vie politique de M.David, il nous plait de le redire ici en marge de son message du nouvel An, auront été magnifiquement fructueuses.L’énergie qu’il prêche, il l’a lui-même pratiquée, et c’est, pour une large part, à lui que la province doit d’avoir connu un réveil intellectuel qu’il n'est plus permis de méconnaître.Aussi bien, ce ne sont pas les petites persécutions que l'on tente aujourd'hui de faire subir à M.David qui feront perdre de vue à la majorité des électeurs de cette province et ses belles qualités et ses indiscutables mérites.(La Tribune).QUI TROP EMBRASSE.- ROOSEVELT SERA-T-IL REELU ?Les paris sur les chances que le président Roosevelt serait réélu l'an prochain étaient de 8 contre 5 la semaine dernière et sont maintenant de 7 contre 5.On attribue ce changement à la consultation populaire conduite par le Literary Digest.Sur les 642,711 bulletins reçus aux bureaux du Literary Digest, ces bulletins étant répartis dans 26 états, 11 y a un pourcentage de 57.24 contre les actes et la politique du New Deal jusqu’à aujourd'hui et 42.76 en faveur.Le sentiment contre le New Deal a été en augmentant pendant les trois dernières semaines d’après les rapports du Literary Digest.Le président national du parti démocrate, James Farley prétend que cette consultation du Literary Digest n’a pas l’importance que plusieurs semblent lui donner.• • • LA CROISADE CONTRE LA GUERRE L'électorat de la province de Québec s’est prononcé sur le choix des hommes qui devront le représenter à l'Assemblée Législative.Le verdict a été donné le 25 dernier: présentement les libéraux ont 48 sièges et l'opposition formée de l'alliance Duplessis-Gouin a obtenu 42 sièges.C’est le peuple qui en a décidé ainsi.Il s’ensuit donc que le pouvoir appartient au parti libéral, ainsi que l’électorat i’a voulu.Il s'ensuit donc également qu'une fols l'éiection finie, la campagne électorale devrait être finie; mais cela n'est pas: depuis le 25 novembre, des membres de l’Action Libérale Nationale sem-bent continuer la campagne électorale qu'ils ont commencée il y a au moins deux ans.C’est une véritable anomalie.En effet, quel curieux spectacle que de voir des politiciens continuer une campagne politique qui est terminée.Les partisans de l’A.L.N.devraient comprendre une fois pour toutes que la population a soupe des Assemblées politiques.Ils ne gagneront rien à se démener davantage.En voyant agir ces messieurs, on est porté à se rappeler ce proverbe: plus le diable en a, plus il veut en avoir.(La Gazette du Nord).D'après une consultation faite par la United Press des sénateurs et représentants, il est indiqué que 80 pour cent d'entre eux sont fortement en faveur de supprimer la guerre par des sanctions économiques.Cela indique que, dans un cas comme celui de lTtalie présentement, ils interdiront l’expédition du coton, du pétrole et du cuivre.Et cependant nous sommes supposés vivre en bons termes avec lTtalie.Nous ne faisons pas partie de la Société des Nations et nous ne sommes nullement liés par les sanctions de cet organisme international.L’talie pourrait très bien considérer l'établissement d'un embargo de notre part comme un geste hostile ou du moins peu amical.Il y a des millions d'Américains d’origine ou descendance italienne qui seraient assurément blessés dans leurs sentiments de race.Si nous devons être neutres, remarque justement un journal de Boston, qu’on ne participe à aucune attaque économique contre une nation ou l’autre.Nos législateurs trop enthousiastes devraient porter leur attention sur les problèmes locaux et cesser de régler les affaires du monde.C’est tout simplement l'expression du simple bon sens.(L’Indépendant de Fall-Rivcr) • • • PROPAGANDE STERILE Québec le 7 Janvier 1936 Serait-il Indiscret de communiquer aux lecteurs de L'AVENIR DU NORD quelques impressions que J’ai recueillies, au cours des nombreuses ripailles auxquelles on m’a invité à l’occasion des fêtes, de la bouche même de convives exubérants et lancés les uns contre les autres sur le terrain de la discussion politique ?Armés non seulement jusqu'aux dents, mais Jusqu'au palais et jusqu'au gosier, les adversaires défendaient à qui mieux mieux leurs couleurs et rappelaient les plus beaux tournois militaires du temps de la chevalerie.Des ta ches rouges parsemaient le champ de bataille, mais j'aime encore mieux voir le vin se répandre sur la nappe que le sang sur le sol.J'ai vu des interlocuteurs aux yeux exorbitants se lancer en plein front, par dessus la table, des coups bien durs, mais aussitôt leurs coups se noyaient dans leurs coupes, et leur ire s'éteignait dans leurs rires.Et je me demandais pourquoi la Société des Nations ne ferait pas dresser une table pantagruélique aux proportions dépassant tout ce que l'on a vu jusqu'à date dans le monde entier ?On y inviterait les chefs de tous les pays belliqueux qui froissent "la paix des hommes de bonne volonté”.On pourrait y boire à discrétion et même sans discrétion.Dès que les convives seraient pompettes, on procéderait à l'ordre du jour.Conformément au principe immuable et éternel, incontestable et incontesté : IN VINO VERITAS, chacun dirait sincèrement ce qu’il a sur le coeur.On échangerait vivement, mais cordialement, différents points de vue.On finirait par trouver des solutions acceptables par les plus irréducti- OPINIONS LIBRES LE PROBLEME DE L’ELECTRICITE SS Périodiquement, la Commission des Chemins de fer publie une liste des cas relevés de pratiques dangereuses aux passages à niveau, qui ont été des occasions prochaines d'accidents et dans plusieurs cas ont conduit à des catastrophes.Invariablement, nombre de journaux font écho à cette publicité, afin de mettre sur leurs gardes les automobilistes et conducteurs d’autres sortes de véhicules.Cette propagande, cependant, ne semble pas porter de fruits, puisque les listes se succèdent toujours aussi touffues.Celle qui nous arrive nous met sous les yeux 86 contraventions de cette nature aux passages à niveau du Canadien National et 182 aux passages du Canadien Pacifique qui ont été constatées en l’espace de quelques mois.Il ne nous parait pas qu'elle marque un progrès, à moins que ce ne soit dans la mauvaise direction.Les automobilistes — car ce sont eux qui sont généralement en faute — sont inattentifs à ces avertissements de la Commission des chemins de fer tout comme ils le sont aux sonneries d’alarme, aux enseignes, aux feux rouges et aux barrières que, pour prévenir les accidents, l'on établit aux passages à niveau.Mais on pourrait soupçonner que la grande majorité des automobilistes ont une bonne excuse pour ne pas écouter les conseils de la Commission des Chemins de fer à cet égard : ccs conseils ne leur par- viennent pas.Pour avoir quelque utilité, le fascicule périodique traitant des "Dangereuses pratiques des automobilistes" devrait être distribué gratis et répandu à profusion.(La Patrie).Saint-Jérôme a un problème d’électricité à résoudre.Hull également.Toutes deux ont affaire au trust de la Gatineau Power, et leur grand grief, c'est la cherté du courant électrique.A première vue, on serait porté à jeter la pierre au trust et à dénoncer ses tarifs comme injustes et abusifs.Il se peut que la cause des hauts prix actuels de l’électricité soient, non pas entièrement justifiée, mais explicable.| Le Fédérisme.qui a des solutions pour tous les problèmes, s'est occupé de la question de l’électricité et l’a résolue.L'ingénieur Archer avait constaté que le prix de Vente du kilowattheure, en France, est 15 ou 20 fois supérieur à son prix de revient à l’usine génératrice.Ce fait lui donna la certitude qu’il existait un vice dans la méthode de distribution de l’énergie électrique.Dans le système actuel, les lignes ne travaillent qu'à 3 ou 4% de leur capacité, c’est-à-dire ne travaillent que pendant 200 heures par an en moyenne.Il y a donc un mauvais rendement.Il y a en outre, du moins en France, trop d’intermédiaires.Le remède ?Mettre en parallèle les centres de ] production d'électricité dans une i sorte de fédération.Mettre les abonnés également en parallèle.Ainsi, au lieu de grouper les usagers autour d’un transformateur, le réseau maillé ou en toile d’araignée, comme il l’appelle, et qui est de son Invention, est tel qu'à une demande de courant sur un point déterminé répond une fourniture de courant par plusieurs lignes à la fois aboutissant à des noeuds distants en moyenne de 400 verges les uns des autres.Mais M.Archer, qui ne se com-plait pas dans le domaine du rêve, a mis ses idées en pratique dans un groupe de villages autour de la localité de Cizely (Saône-et-Loire) dont il est maire.Ajoutons que le député-maire Archer est aussi un grand propriétaire terrien, agriculteur et industriel.Ses administrés se.déclarèrent enchantés, car ils payaient le kilowatt 2 cents v?au fieu de 10 à 12 cents au trust.Naturellement, M.Archer fut poursuivi pour avoir affronté les règlements et les habitudes commerciales, mais il coucha sur le champ de bataille, et depuis son système s’étend bien au delà de son canton.Les abonnés de l’électricité forment une coopérative pour la production.la distribution et l’usage du courant électrique.Ils sont à la fols usagers et propriétaires des usines et des lignes.Il n’y a pas d’intérêts en conflit et il y a entente parfaite entre le fournisseur et l’abonné, puisque c’est le même ! I Nos lecteurs aimeront peut-être I connaître quelques détails du fonc- ) tlonnement d’un système qui pourrait rendre tant de services à nos populations rurales comme à celles des villes de la province de Québec.Fédéristc.blés antagonistes.On scellerait, en trinquant, des ententes cordiales que rien ne saurait rompre.Ce serait la fin de la crise et l'anéantissement de la guerre.Les affaires reprendraient automatiquement leur cours normal, stimulées par le développement sans précédent de l'Industrie de la vigne, de l’orge et du genièvre .Mais revenons à nos moutons.Ce terme n'est presque plus une figure de rhétorique, puisque je veux parler de nos politiciens.Que de complications dans le monde de la politique ! Les pourfendeurs de cheveux en quatre s’en pourléchent voluptueusement les babines.Les subtilités légales ont sur certains cerveaux les mêmes effets que les breuvages magiques qui faisaient entrer en transe la pythonisse d’En-dor.Bien que tous admettent qu'il est fort regrettable de voir l’honorable M.L.-A.David en butte à tant de chinoiseries électorales, trop d’avocats soutiennent toutefois que le droit écrit autorise ce marathon de tennis auquel se livrent certains juges, au grand ébaudissement des dilettantes et au grand ébahissement de ceux qui prennent la vie au sérieux.Il me parait pourtant si clair, à moi, qu'on n’a pas réussi à prouver dans l’élection du député de Terrebonne non seulement une seule fraude, mais pas même une intention de frauder ! On me répondra que je suis bien naif.Peut-être.Ce qui me rassure, c’est le dicton : “Aux innocents les mains pleines!" Or.je suis loin de les avoir pleines.Et, dans le domaine légal comme dans les autres, j’ai la manie de préférer encore l’esprit à la lettre.Signalons charitablement à nos amis actionnistes le tord qu’ils font à leur cause en s’attaquant ainsi à l’honorable M.David, qui devrait, tant par sa mentalité, son idéal, sa largeur de vues, que par les oeuvres qu’il a accomplies dans l’intérêt de notre population canadienne-française, leur inspirer plus de sympathie.J'ai entendu maintes personnes acquises aux idées des actionnistes déplorer l’acharnement qu'on met, dans les rangs de l'Opposition, à vouloir priver le grand conseil de la nation d'un homme précieux comme le député de Terrebonne, qui en dépasse bien d’autres dans les deux camps de l’Assemblée législative.Que l’Opposition cherche consciencieusement à écheniller le gouvernement, c’est de bonne guerre; mais qu'elle s’attaque de préférence à ses plus grandes figures, ce n’est peut-être pas tout à fait loyal envers le peuple.C’est du moins ce que l’ai entendu dire et soutenir, le verre à la main, par des convives encore très équilibrés et chez qui l’impartialité est à la hauteur de leur franchise.Les actionnistes ne devraient pas ainsi s’exposer aux réactions bien légitimes de leurs propres partisans.Au ridicule non plus, car l’étroitesse d'esprit a toujours un côté ridicule.Or, on m'a rapporté un fait fort amusant, que j’ai pu faire corroborer par quelques marchands de tabac.L'honorable M.J.-E.Prévost publiait, dans le numéro de Noël de L'AVENIR DU NORD, un article intitulé UNE LIGNE DE CONDUITE S'IMPOSE.Les deux derniers paragraphes le résument très bien: “Nous désirons savoir si notre devoir envers la patrie et envers Dieu nous oblige à suivre M.Duplessis et ses alliés et à réprouver M.Taschereau et son gouvernement.“Nous soumettons respectueusement qu’une ligne de conduite s’impose pour les laïques ou pour les prêtres, sinon pour les deux, car ce qui s'est passé et ce qui arrive encore est trop grave pour nous laisser indifférent et dans l’incertitude." L'excellence de cet article lui a mérité une place d’honneur dans la page éditoriale du CANADA du 30 décembre.La nouvelle s’en répand aussitôt dans tout Québec, et ceux qui n'avaient pu se procurer L’AVENIR DU NORD descendent acheter ce numéro du CANADA chez le marchand du coin.Il n'en reste plus un seul.On court au plus proche dépôt de journaux : ce numéro y est également épuisé.On va ailleurs : il n’en reste nulle part, et le commis, qui voit notre stupéfaction, nous explique que nous ne sommes pas les premiers à nous en étonner, mais que quelqu’un est passé dans les dépôts de journaux et a râflé tous les exemplaires qui restaient du CANADA du 30 décembre.Les commentaires vont leur train.Est-ce au compte des actionnistes seuls qu’on a fait opérer cette razzia ?Quoi qu’il en soit, cette méthode pue l’ukase à plein nez.Et, en protestation d’une aussi lâche façon d’étouffer la vérité, tous les périodiques devraient se faire un devoir de reproduire cet article du sénateur Prévost, dont le ton est très digne et les revendications fort Justes.Cet ostracisme, en tout cas, est un hommage indirect à l’auteur de l'article en question : c'est un signe qu'il a réussi à créer un bonnet qui va si bien à certaines têtes que ceux qui les portent préfèrent le confisquer plutôt que de s’en voir coiffer par l'opinion publique.Père LATIIUILE. Saint-Jéi âme,le 10 janvier 1936 L’AVENIR DU NORD Page troi* W i4 Chronique féminine En écoutant le vent d’hiver Je t’ai entendu toute la nuit depuis l'heure où j’ai commence à me promener, comme une bête en cage, dans ma chambre refroidie, jusqu'à l'heure où le pâle soleil d’hiver est venu a la croisée me dire que la nuit était close.Bourrasque hivernale, tais-toi ! Je t’en supplie ! Laisse-moi au moins le jour ! permets que je vive durant ce jour, comme tout le monde, sans souffrir à chaque minute, de ta lamentable plainte.En dépit des multiples conjectures des angures.l'impitoyable saison, coutumière de vents, de neiges et de brumes s’est mise à essaimer à travers les champs et les routes, sur les arbres et sur les toits, une neige floconneuse dans un décor de givre.La froide royauté blanche commence son règne despotique.Lentement, perfidement elle s'est insinuée jusqu’au coeur de la forêt pour l’envoûter sous son désir impérieux dans une étreinte mortelle.Royauté funèbre qui glace d’effroi et fait songer à la grande solitude : yeux clos, lèvres pâles, mains jointes sur un corps inerte et froid.Ton règne tyrannique se transpose en nous et autour de nous comme une fantastique procession de blancs et silencieux fantômes.Tandis que.dans l’air glacial, les sons de ta symphonie macabre vont s'élargissant comme remplis de résonnances farouches et éplorées.Vent d’hiver, quelles affreuses plaintes tu sais inventer ! Quelles cruelles trouvailles se mêlent au rythme de ta mélopée ! A certains moments, je reconnaissais dans les gémissements, les sanglots de ceux que j’ai le plus aimés les déplorations de mes morts les plus chers .Et c’était effroyable, ces souvenirs qui m’assaillaient de toutes parts.Oh ! vent cruel ! Tu hurlais dans ma cervelle et mon crâne résonnait comme une cloche.Hallucinée, souffrante et sans réaction, tu m’effrayais vent de bourrasque hivernale.Il me semblait que tu étais l'écho de tous les hurlements que l’on prête aux damnés, aux damnés les plus malheureux : à ceux qui ont gardé un peu d’espoir ! Tu rugissais, tu hurlais, tu hennissais, et parfois ces hennissements devenaient des râles .Puis soudain, tu coupais le tumulte de ta chevauchée nocturne par un petit sanglot, un tout petit sanglot de femme malade qui ne veut pas mourir .Je sentais bien qu’il n'était pas possible de souffrir davantage et je me bouchais les oreilles.Mais tes cris stupéfiants, tes hurlements lugubres m’atteignaient toujours durant cette nuit de fièvre et d’insomnie.Va-t-en vent infâme ! Va souffler dans les forêts, sur les mers du monde, ou sur la montagne solitaire au bord du lac isolé.Va-t-en je t’en supplie ! Mon effroi était tel.qu’il me semblait que le vent sinistre s’était attaqué à moi, que jamais plus il ne me quitterait.A mesure que l’horloge mesurait les heures de la nuit mon coeur affolé était broyé par des meules d'angoisses.— La mesure était pleine quand la nuit referma ses portes d’ombres, et que reprit, calme et apaisée la coutumière journée.A l’aube, rassurée par la lumière qui filtrait plus douce, plus limpide à travers les persiennes closes, “mon coeur inlassable, dont je croyais tout savoir, revint doucement frapper à la porte du rêve.’’ — Alors j’ai souhaité d’entendre, ô vent, ta musique tamisée au-dessus des grandes solitudes du pays laurentien.J’ai rêve d’un séjour de quiétude heureuse au fond d'un hameau perché dans la montagne.Là-haut, quand la lumière s’enfouie dans l’ombre comme un bivac sans relève, on écoute tout l’espace s’emplir de silence.Là-bas.au pays, vent d’automne comme bourrasques d’hiver vous tombez en frissons au fond de nos êtres en émoi.J’ai souvenance que dans les nuits de mon enfance, puis de ma jeunesse passées dans le Nord, vous me pénétriez alors, d'une ivresse étonnée.Etait-ce qu’à cette époque, déjà, mon âme vibrante s'identifiait mieux au prisme blanc où la lumière se joue et se noie ?Ou bien, serait-ce que l’intensité des clameurs exaltés des vents d’hiver élargissaient mon âme jusqu’à “l'effroi sublime de la grandir à des hauteurs inaccessibles ?— ” N'cst-ce pas plutôt, qu’à cet âge heureux.‘les souvenirs se cristallisaient jusqu’à ce qu’en mon coeur.— même sous la bourrasque hivernale — , il neige de la joie ?.MARYSE.Janvier 1936 UNE BELLE COUTUME COMMENT FAUT-IL LIRE?Voici ce que dit à ce sujet M.A.Viatte, dans la "France rurale.” Puisque les soirées d’hiver reviennent, ne sentez-vous pas en vous se manifester la faim de savoir.Il y a divers moyens de savoir, de s’instruire.La lecture sérieuse est un des meilleurs.Pour bien savoir la pratiquer, voici quelques bons conseils.Un bon conseil d'abord : ne lisez pas trop vite.Et puis, relisez.Mais quand Je dis relire, n’allez pas croire que je vous conseille de reprendre le même ouvrage, aussitôt fermé, et de le rebâcher séance tenante.Vous n’y trouveriez que de l’ennui.Non : c’est au bout d'un certain temps qu’il vous faut recommencer votre lecture et après en avoir fait quelques autres.Vous serez surpris souvent de voir combien votre point de vue aura changé.Vous serez étonnés de trouver banales des choses qui vous enthousiasmaient et d’être séduits par d’autres passages où vous n'aviez rien remarqué de curieux.Cola vous permettra de juger mieux de l'ouvrage, en le comparant avec d'autres.Et cela vous permettra, après vous être occupés du livre, puis de l'auteur, de faire un retour sur vous-mêmes, et de constater ce qu'aura acquis esprit d'une lecture à l'autre.Comme dans un miroir, vous verrez votre mentalité passée, et vous pourrez estimer si vous êtes allés de l’avant, ou si.peut-être, vos sentiments et votre esprit ont perdu de leur valeur morale.N'est-il pas vrai qu'ainsi comprise, la lecture n'est plus une manière de fainéanter et n’oiïre pas non plus la lourdeur et l’ennui des heures de classe ?RECETTES EPROUVEES LE SUJET ETERNEL Il y a dans le monde, dit-on, sept sortes de femmes.La femme patiente qui pourrait faire rôtir un boeuf avec une lentille de télescope.La femme curieuse, qui voudrait tourner un arc-en-ciel à l’envers pour savoir en quoi il est doublé.La femme vulgaire qui est une espèce d’araignée, se croyant capable de filer la soie.La femme prudente, qui écrit toutes ses promesses sur une ardoise.La femme envieuse qui se détruit pour être plus élégante que sa voisine ou son amie.La femme extravagante qui brûle une bougie pour trouver une allumette.La femme heureuse et contente de son sort qui a déjà existé au temps jadis, mais dont 11 ne reste plus que le souvenir dans les coeurs ' attristés de cette génération.De toutes nos vieilles coutumes canadiennes, l’une des plus touchantes est celle de la “Bénédiction paternelle" au premier jour de l’an.Monsieur l'abbé Mailloux, dans ¦•on excellent "Manuel des parents chrétiens”, la met en tête du chapitre-consacré aux “usages à conserver", et il a raison.La bénédiction paternelle donnée aux enfants est plus qu’un usage, c’est une des bases de la famille et :1e l'autorité paternelle qui la constitue : "c'est une institution, a écrit Mgr Baunard.qui touche à ce qu’il y a de plus élevé dans nos grandeurs domestiques, de plus sacré dans nos intérêts, de plus intime dans nos affections”.Là où cette sainte tradition s’est conservée, on voit la famille hono-ée.l’autorité respectée, l'affection sanctifiée.Il n'est pas.en effet, de tradition plus vénérable par son origine et son antiquité.Elle remonte jusqu'aux premiers temps de l'humanité, alors que le père de famille agissait comme prêtre de la loi primitive.De là.ces bénédictions que les patriarches Noé, Abraham, Isaac.Jacob, puis, sous la loi mosaïque, Daniel, Tobie, Raguel, font descendre sur la tète de leurs fils à genoux ; et à maintes reprises, les I vres saints nous montrent desj exemples frappants de l'efficacité de cette bénédiction.Rien de plus raisonnable d'ailleurs.car sans être un sacrement, la bénédiction du père de famille a tout ce qu’il faut pour toucher le coeur de Dieu, c’est, une prière solennelle.instituée par Dieu, et comme le père, a plus que tout autre, le devoir de demander pour sa famille, il a aussi un droit spécial à être exaucé.Le père dans la famille est celui qui représente directement l'autorité de Dieu, "de qui vient toute paten ité"; aussi sa bénédiction manque-t-elle rarement d’être efficace."Celui qui est béni de son père, est béni de Dieu”, dit l'Esprit-Saint.J’ajoute que rien n’est plus pro- j pre à rappeler aux enfants le respect qu’ils doivent à leurs parents.Dans cette fonction solennelle, le père apparait grandi aux yeux de scs enfants, qui reconnaissent en lui le représentant de Dieu et le minis- j tre de ses bénédictions.Quand au père lui-même, il puise ! dans l'accomplissement de cet acte un sentiment plus intime de sa pro- j pre responsabilité, de ses devoirs et de l'obligation où il est de s’en acquitter avec conscience et dignité.Donc conservez ou rétablissez, si c’est nécessaire, dans vos familles cette coutume si chrétienne, gardez à ce premier jour de l’an ce cachet de fête familiale, que les aïeux ont si bien su lui donner.Que dès le matin, la première action des enfants soit d’aller s’agenouiller devant leur père et de lui demander sa bénédiction.La mère non plus ne sera pas oubliée et recevra, après son époux, les baisers de ses enfants : puis, tous ensemble partiront, en beaux habits de fête, vers la maison des vieux parents.Je divine d’ici la joie qui rayonne sur le front de l’aïeul en voyant la salle se remplir d’enfants et de petits-enfants bien-aimés, qui tous, avant les embrassements et les souhaits, tombent à genoux et lui demandent de les bénir.Emu jusqu'aux larmes, le bon grand-père lève les yeux vers la vieille croix noire, qui a vu grandir toute sa famille, puis étendant les mains, plus de coeur que de bouche, il les bénit.Qu’elle est donc belle, en un semblable instant, la famille chrétienne ! Elle est si belle 'que Dieu la contemple avec amour.C’est bien à son oeuvre dans l’ordre qu’il a établi, et comme au premier jour des temps, il juge que “son oeuvre est bonne.” ” Puis on s’embrasse, on se complimente, on s’excuse et l’on pardonne.On partage ensemble les friandises que les mains ridées de la grand’-mère ont voulu préparer pour les enfants, comme autrefois quand ils étaient tout petits.La joie déborde de partout.Les grands parents se trouvent soudain plus jeunes de vingt nns, les enfants revivent les meilleurs instants de leur enfance et de leur jeunesse, l’aflection mutuelle se réchauffe, le lien familial se resserre et l’on s’en retourne emportant dans son coeur du réconfort pour l’année entière.LE PETIT MEDECIN Contre les brûlures.— Battre à sec un blanc d’oeuf et dès qu’il commence à mousser (très peu), additionnez d’une cuillerée à soupe d’huile de lin ou d’huile d’olive.Appliquez- le mélange sur la partie brûlée avec un tampon d’ouate.La douleur cesse très rapidement.» • • Contre le hoquet.— Mettez sur un morceau de sucre quelques gouttes de vinaigre et lalssez-lc fondre dans votre bouche.A cette époque de l’année où l’on reçoit beaucoup, le Service d’utilisation du lait, de la Division de l’industrie laitière du Ministère fédéral de l’Agriculture, recommande les recettes suivantes, qui sont chacune en quantité suffisante pour 12 personnes.SALADE DF.CREVETTES 1 cuillerée à soupe de gélatine, >4 tasse d’eau froide.1 tasse de jus d’ananas, 1 citron (just, 1 boite de chair de crevettes, 1 tasse de fromage de crème ou blanc, 1 tasse de crème à fouetter.1 pincée de sel.Trempez la gélatine dans de l’eau froide et faites-la dissoudre dans le jus chaud d’ananas.Ajoutez le jus de citron.Faites glacer.Quand le mélange est à peu près pris mélan-gez-y la chair de crevette, incorpo-rez-y la crème, fouettez et mêlez au fromage de crème.Versez dans des moules.Démoulez et servez sur des tranches d’ananas.Garnissez de quartiers de pamplemousse.• • • SALADE AU POULET EN MOULE 2 cuillerées à soupe de gélatine, >4 tasse d’eau froide, 1 tasse de sauce à salade cuite ou de mayonnaise, 1 tasse de crème à fouetter, 1 tasse de raisins Malagas, d’ananas.d’orange ou de pamplemousse.Ms cuillerée à thé de sel, 2 tasses de poulet (ou de dinde) en dés, >/2 tasse d’amandes décortiquées et brunies, 2 cuillerées à soupe de piment vert ou de pimento ou 1 cuillerée à soupe de chacun.Trempez la gélatine dans de l’eau irolde et faites dissoudre au-dessus de l’eau chaude.Ajoutez à la sauce à salades.Incorporez la crème, battue ferme, le sel, le poulet, les amandes et les fruits, le piment vert et le pimento.Mettez dans des moules individuels.Glacez.Servez sur de la laitue crispée.Garnissez de cresson d’eau et de raisins, d’orange ou de pamplemousse.• • • SALADE AUX TOMATES ET AU FROMAGE 2 cuillerées à soupe de gélatine, >2 cuillerée d’eau froide.1*2 tasse de jus de tomate, 1 tranche d’oignon, • 1 feuille de laurier, 1 tasse de jus de tomate, 1 tasse de fromage de crème ou cottage, 1 cu’llerée à thé de sauce Worcestershire.Sel au goût, 1 tasse de crème à fouetter, Quelques grains de poivre.Trempez la gélatine dans de l’eau froide.Faites mijoter 1 >/2 tasse de jus de tomate avec la tranche d’oignon, la feuille de laurier et le poivre, pendant 5 minutes.Coulez et faites dissoudre la gélatine dans le jus de tomate chaud.Mélangez ensemble le fromage et 1 tasse de jus de tomate.Ajoutez la sauce Worcestershire.Combinez les mélanges.Assaisonnez au goût.Quand c’est à peu près pris incorporez la crème, fouettée ferme.Mettez dans des grands moules ou des moules individuels en forme d’anneau.Glacez.Démoulez et disposez sur de la laitue.Remplissez le centre de salade au poulet.• • • ATOCAS Voici une nouvelle sauce aux ato-cas qui n’exige pas de cuisson, et qu’on pourrait essayer pour varier.2 tasses d’atocas, 1 pomme, 1 orange.Lavez et équeutez les atocas.Coupez la pomme en quatre ; ôtez le coeur, mais n’épluchez pas.Coupez l'orange en quartiers et ôtez les graines, mais n’épluchez pas — faites passer le tout par un hachoir.Ajoutez une tasse de sucre, remuez bien.Laissez "mûrir" plusieurs jours et la sauce n’en sera que meilleure.Si l’oie est le plat de résistance, essayez la recette suivante : — • • • COCKTAIL AUX ATOCAS 2 tasses d'atocas, 3 tasses d’eau, 1 orange.1 tasse de sucre.Recouvrez les atocas avec de l'eau.Faites cuire jusqu'à ce qu’ils soient tous en morceaux.Faites passer par une passoire à grosses mailles.Ajoutez du sucre.Faites chauffer jusqu’à ébullition.Faites refroidir et ajoutez le jus de l’orange.Servez très frais.Vous pouvez ajouter de la bière de gingembre i Ginger Ale) juste avant de servir.• * • COCKTAIL AUX POMMES ET AUX ATOCAS Epluchez des pommes et coupez-les en dés de */2".Recouvrez du mélange précédent, et laissez reposer une heure avant de servir.• • • SAUCE AUX ATOCAS (méthode rapide) 4 tasses d’atocas, 2 tasses d'eau.Us tasse de sucre.Faites bouillir le sucre et l’eau pendant cinq minutes.Ajoutez les atocas et faites boulllr Jusqu’à ce que les atocas se fendent (généralement, cinq minutes suffisent).Vous aurez ainsi une sauce épaisse en gelée.JANVIER Salut, Majesté sombre, aux frimas condamnée I Jamais devant, tes yeux les bols ne verdiront ; Les myrtes sont coupés et la rose est fanée : Seul le givre va mettre une opale à ton front.Mais, vers la couche blanche où dort la Jeune année.Les voeux, essaim léger, s'élancent d'un vol prompt ; Mais les dons, à l'envi, la comblent sitôt née .Nargue des vents de bise ! Elle en brave l’affront.Et de l'àtre déjà monte un parfum de myrrhe.Et la vitre flamboie, et l'indigent s'y mire : Ouvre-lui.bon janvier, qu'il ait part au gâteau ! Car lorsque sous sa dent viendra craquer la fève.Roi d'un soir, par ta grâce il croira voir, en rêve, L'astre éclatant du Mage étoiler son manteau.Stephen LIEGEARD.POMMES AUX ATOCAS 1 tasse d'atocas, 1 tasse de sucre, 1 tasse d'eau, 6 pommes.Recouvrez les atocas avec l'eau, faites cuire jusqu'à ce qu'ils se rompent.Passez par un tamis grossier.Ajoutez le sucre, pelez et coupez les pommes en huit.Faites cuire lentement jusqu’à ce que les pommes aient absorbé le jus.Faites refroidir et servez comme dessert avec de la crème fouettée.Servez-vous de pommes qui ne se rompent pas au cours de la cuisson.Les variétés Spy, Delicious, Russet ou Tolman Sweet sont à recommander.Ces recettes ont été préparées par la Division des fruits, du Ministère fédéral de l’Agriculture.LA PARESSE CONTEMPORAINE — Ah ! soupire une maman de quatre grands enfants, tout ce qu'on peut faire en pressant sur un bouton, mes enfants le trouvent trop fatigant et trop lent.Aller vite ! ils n'ont que ce mot à la bouche.SI encore, en allant vite, mes tilles en faisaient autant que les femmes de ma génération.Mais.Les mères aussi bien "dressées" i qu'elles soient, ont peine à com- LE MIEL SA PLACE DANS LA MAISON (Notes des fermes expérimentales) CONSEILS PRATIQUES Si l’on veut garder souples et nets linges de table et serviettes à vaisselle, on sera bien Inspiré de les laver à l’eau chaude salée avant que de les mettre à sécher.• • • Quand il y a lieu de retoucher, à la peinture, pour les rafraîchir des surfaces de cuivre ou d’étain, épon gez d’abord à la gazoline, pour en enlever toute tache de graisse.Vous les lavez ensuite et les asséchez complètement avant que de mettre en oeuvre brosses et boite à peinture.« • • Pour détruire le goût, l’odeur de poisson qui s'attachent aux ustensiles où l’on fait cuire du poisson, il faut les récurer d'abord, puis les chauffer jusqu’à un degré de chaleur intense.• * • Un peu de jus de citron dans l'eau où trempent les pommes de terre les empêchera de se tacher.• • • On peut nettoyer du satin blanc ou du chevreau (kid) de même couleur au moyen de croûtes de pain légèrement humectées.prendre l’horreur de leur progéniture pour tout, effort, et elles s’affligent, les fourmis actives, les patientes travailleuses, de cette paresse totale, avouée, étalée par leurs rejetons, filles ou garçons.Il faut bien reconnaître, du reste, que notre époque encourage et favorise la paresse, toutes les paresses.Paresse physique : l’auto qui désapprend l’usage des jambes, le téléphone qui épargne la peine d’une lettre, et les commodités ménagères qui simplifient à l’extrême les mouvements de la vie quotidienne.Paresse intellectuelle aussi : les Journaux sont ainsi faits qu’il suffit de les regarder pour “être au courant", et la photographie sufflt à tout.Un hebdomadaire condense en seize pages la moisson variée de dix volumes ; un quotidien contient en comprimés la valeur d’une revue.Le cinéma, avec ses actualités, la radio, avec ses informations, complètent le reste.Paresse morale enftn : on ne s’indigne, on ne s'enthousiasme plus; on étend à tout et à tous une espèce d’indifférence bienveillante qui dispense d'approfondir les raisons des événements et les mobiles des humains, qui dispense de juger, enfin : juger exige un effort.Et cela est d'autant plus étonnant que cette génération est sportive, qu'elle aime d'instinct les compétitions athlétiques ; qu'elle est bien nourrie, bien musclée, bien pourvue, dès l’enfance, d’oxygène et de vitamines.Qu'en conclure ?Mais simplement ceci : que sport ne veut pas dire activité ; ni santé, courage .Avant l’introduction du sucre de canne le miel était apparemment la seule substance sucrée propre à l'alimentation que l'on pouvait se procurer dans la plupart des pays civilisés.Il était donc très recherché et se vendait très cher.Aujourd’hui il se consomme cinquante fols environ plus de sucre par tète de la population que de miel.C’est là une différence plutôt surprenante quand on considère la valeur relative des deux produits, sans parler du fait que le sucre est un article importé, tandis qu’on exporte du miel.Naturellement, le sucre s'emploie principalement dans la fabrication d’autres produits alimentaires et aussi pour sucrer, tandis que le miel est généralement employé en tartines.pour remplacer les confitures, la gelée, les marmelades ou les sirops.il est vivement à regretter que tant de ménagères paraissent ignorer le fait que l’on peut se servir du miel en tout ou en partie pour remplacer le sucre dans presque toutes les recettes, et que ce miel communique aux produits obtenus certaines qualités que le sucre ne peut donner.Dans toutes les recherches expérimentales sur l’emploi du miel, conduites à la Ferme expérimentale d'Ottawa, on a trouvé que les gâteaux, les petits fours, etc., faits avec du miel, restent frais et humides beaucoup plus longtemps que lorsque l’on se sert de sucre, et le goût du produit fini est aussi bien meilleur, à condition que l'on se serve rie miel d'un arôme doux.Une chose à noter quand on emploie du miel dans n’importe quelle recette, c’est que près de un cinquième de ce miel est de l’eau; il faut donc réduire d’autant la partie liquide de la recette.Un autre point à noter, c'est que le miel sucre au moins autnnt qu’une quantité égale de sucre.C’est là un point important quand on remplace le sucre par le miel pour la préparation des boissons douces, de la crème glacée, des bonbons et d’autres produits sucrés.On peut aussi très bien se servir de miel pour la préparation des marmelades et des gelées, ainsi que dans celle des conserves des fruits.Ceux qui s’intéressent à l’emploi du miel à la maison devraient écrire au Bureau de Publicité et d’Extension, du Ministère de l’Agriculture, Ottawa, pour demander un exemplaire de la brochure No 161 N.S.intitulée “Le miel et quelques façons de l’employer”.C.B GOODERHAM, Apiculteur du Canada.Page d'album Nul ne peut travailler honnêtement pour lui-même sans travailler utilement pour tout le monde.Bastiat.ÆSBk ' cv ‘4 ft- V / S?'-*».• *' • *, -1 La qualité de vos imprimés parle pour vous 1 Avant de placer votre prochaine commande, venez nous voir, téléphonez ou écrivez-nous; nous vous soumettrons des plans pour vos meilleurs intérêts Obligations — Actions Papeterie Commerciale — Circulaires Calendriers — Travaux de ville Journaux — Revues — Catalogues Cartes de visite — d'affaires Faire-parts — Souvenirs mortuaires LES COMMANDES PAR CORRESPONDANCE REÇOIVENT LA MEILLEURE ATTENTION IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE SAINT-JEROME 303 Avenue PARENT Voisin de la gare du C.P.R.TELEPHONE 12 Case postale 268 MAISON A VOTRE SERVICE DEPUIS PLUS DE 30 ANS Pag* quatr* L’AVENIR DU NORD Saint‘Jérôme, le 10 janvier 1936 LE MONDE DES LETTRES Pour une banque littéraire Au temps de la prospérité tout est facile, même les choses Inutilement coûteuses ; en temps de crise, tout est difficile, même les choses les plus nécessaires.Une haute littérature, de grands ouvrages d’érudition, des romans qui ne s'adressent qu'à une élite, des poèmes qui n'enthousiasment qu’un groupe d initiés, tout cela est nécessaire à un pays, et même à l'esprit humain.En temps de crise, 11 n’y a plus d'argent pour éditer de telles oeuvres ; il n'y a plus d'argent pour ceux qui les composent et qui ne peuvent vivre de rien.Mais peut-être les temps ne sont-ils tellement durs, même dans cette province des lettres et des livres, qu’on tic puisse pas trouver un remède à l'impécuniosité.Eeaucoup d'éditeurs (et quelques auteurs) en sont venus à considérer le livre comme un billet de loterie.En tout cas, lis en attendent un profit Immédiat et grand.Us veulent que le livre rembourse ses frais et y ajoute un bénéfice respectable en un temps très court Après quoi, peu importe qu’il meure ou qu'il continue à vivre ! Mais il est aussi exact et plus raisonnable do considérer le livre comme un placement durable, qui rapporte un long Intérêt — et, quand 11 s'agit de grands livres sérieux, ce placement devient un placement de père de famille.Point de coup de veine ! On ne visera pas des tirages à cent mille, pas même à dix mille.Peut-être faudra-t-11 attendre un an.deux ans pour que les dépenses d’établissement du livre soient couvertes.Mais, aussitôt après, ce livre devient une “action de Jouissance”, comme on dit en Bourse: le capital a été remboursé et pourtant il rapporte un honnête rvenu, comme s’il était encore engagé et exposé dans l’affaire.Quand s’arrête ce revenu?Quand le livre a été remplacé par un plus savant ou plus beau sur le même sujet ou dans le même domaine.C’est là seulement qu'est l’aléa.Mais l'éditeur et les répondants de l’auteur doivent pouvoir déterminer si le livre proposé sera facilement et vite remplacé.Lorsque Albert Sorel a donné son Histoire diplomatique de la Révolution française, U ne fallait pas être grand clerc pour reconnaître qu’elle serait longtemps unique.De même les Déracinés de Barrés, que M.Fernand Vanderem citait hier en exemple, et qui eurent beaucoup de peine à partir : on pouvait même, sans prévoir la destinée glorieuse de Barrés, les considérer comme un roman important, répondant à une préoccupation vivante et qui resterait longtemps vivante.A la Sorbonne, les vieux professeurs ont fait dix fois la même observation sur des thèses dont Ils ont pu suivre le sort.Les éditeurs les trouvaient lourdes, les acheteurs ne se précipitaient pas.Et, aujourd’hui, ces thèses sont épuisées : on ne les trouve qu’à prix d'or, chez de rares bouquinistes ! Elles ont largement “payé”.J’ai eu.Jadis, l’idée d'une banque “littéraire”, pareille aux banques d’édition.Au lieu d’émettre des actions de telle ou telle société anonyme, elle aurait émis des actions de tel ou tel livre.L’auteur aurait eu des parts de fondateur.Mais je ne suis pas financier, ni homme de Bourse ; je livre l’Idée aux gens compétents.Je me con- Un article d’actualité écrit en 1879 sur la crise, par Thon.L.-O.David Il est Incontestable que le Canada traverse actuellement une période de relèvement économique après avoir subi une crise qui n'a épargné aucune nation et qui durant plusieurs années.C’est même l'impression de beaucoup de gens qu'elle dure encore.Pourtant il y a progrès sensible vers un relèvement, de l'avis des hommes d'affaires les plus en vue du pays, et nul doute que nous verrons bientôt revivre les beaux Jours d'autrefois.Beaucoup ont dit que c’était la crise la plus prononcée que le pays ait jamais connue.Pourtant 11 y a 5S ans, en 1879, les journaux de l'époque posaient la question que nous avons entendue si souvent en ces dernières années et même à ! l'heure actuelle : “Quand donc la ' crise finira-t-elle ?" Et à lire un article du sénateur L.-O.David dans l'"Oplnion Publique ’ du 13 février 1879, la situation était loin d'être rose.Le strict nécessaire manquait, le cultivateur était obligé de donner ses produits, des marchands étalent rendus à leur troisième banqueroute, etc.Et dans le même article M.L.-O.David prêchait les mêmes remèdes qu'ont prêché en ces derniers temps nos hommes les plus clairvoyants." lu crise cessera quand les gens seront décidés à vivre suivant leurs moyens quand le luxe, l'orgueil et la dissipation auront fait place à la modestie, à la modération et à l'économie, quand la population reviendra aux moeurs simples et modernes des ancêtres.Voilà certainement un sujet de méditation pour l’époque des fêtes et l'article de M.David peut faire naître d'excellentes résolutions.Nous le publions dans son entier car les plus découragés trouveront peut-être quelque espoir à trouver avec M.David la réponse à “Quand donc la crise finira-t-elle” ?Quand donc la crise finira-t-elle 7 C’est le cri général.C’est la question que se fait tous les jours le marchand rendu à sa 2e ou 3e banqueroute ; l’ouvrier au désespoir de ne pouvoir donner à sa femme et à ses enfants le strict nécessaire, le cultivateur obligé de donner presque ses produits.Comme le naufragé sur une mer en fureur, cherchant de tous côtés une planche de salut, ainsi au milieu des ténèbres qui nous enveloppent de toutes parts, on interroge l'avenir, on se demande si on ne verra pas briller enfin l'aurore de temps meilleurs.Que de souffrances, de privations, de douleurs cachés, de désespoirs contenus ! Que de larmes versées devant Dieu par de braves gens, de pauvres mères ! Que de petits enfants qui ont froid et faim ! Pourtant ce n’est pas fini.La crise cessera quand le luxe, l’orgueil, la dissipation et l'amour du plaisir auront fait place à la modestie, à la modération et à l'économie ; quand les gens seront décidés à vivre suivant leurs moyens et leur état, que chacun économisera sur son salaire ou son revenu au Heu de s'endetter, de dépenser plus qu'il ne gagne.Les temps meilleurs reviendront quand la misère et la faim auront été assez grande pour forcer notre population à revenir aux moeurs simples et modestes de nos ancêtres, quand le serviteur ne voudra pas être au-dessus du maître, la servante mieux vêtue que la maîtresse; que l’ouvrier ne travaillera pas seulement pour s’habiller et s’amuser, et, que le cultivateur mettra à améliorer sa terre l'argent qu’il dépense à acheter des rubans pour ses filles, des chevaux et des voitures de parades pour ses garçons.La prospérité renaîtra quand on comprendra que le travail lent et patient de chaque jour, l'économie et même la privation sont les meilleurs, le seul moyen de s'enrichir, d’acquérir une prospérité durable pour sa famille et son pays.tente de croire que cette banque i littéraire n’auralt pas ruiné ses clients.Peut-être les aurait-elle enrichis ! FORTUNAT STROWSKI, Membre de l'Institut.SUR LA PROPRIETE INDUSTRIELLE ET LES CANADIENS-FRANÇAIS Liste de brevets d’invention, dessins de fabrique et droits d’auteurs accordés par le Bureau des Brevets d’Ottawa aux Canadiens-Français durant le mois de décembre 1935.(Service du "Bureau Technique Albert Fournier”, Procureurs de brevets d’invention de Montréal).BREVETS D’INVENTION 354.578 A.-P.Loranger de Welland.Ont.“Contrôleur des mèches”.354.590 H.Aubert de Sainte-Adèle, P.Q.“Serre de skis”.354.591 F.Bilodeau de Montréal, “Fausse-semelle”.354.612 L.Ladouceur de Buckingham, P.Q."Réceptacle et fiche électrique”.354.613 J.Mathieu de Montréal.“Machine à sceller les bidons”.354.867 Adolphe Cordeau de Sainte-Madeleine, P.Q.“Seau à lait”.354.970 D.Huneault de Bouchette, P.Q.“Avoyeur”.354,983 Aimé Bélanger de Rivière Bleue, P.Q.“Crochet dou- ble pour bardeaux".354.990 Arthur-A.Gaucher de Québec.“Boite à cigarettes".354.991 J.-A.-R.Grenier de Montréal.“Tétine pour biberons".355,103 P.Pelletier & P.Vaillan-court de Beaupré, P.Q.“Joint de rails".DESSINS DE FABRIQUE "Jeu de cartes” par J.-A.Paquette de Montréal.“Moule en forme de main pour biscuits".Alphonse Cool de Montréal.DROITS D’AUTEURS “Comment faire du cidre" par Louis Bourgouin de Montréal.“Au magasin du père Mathurin” et "Les veillées canadiennes” par C.H.R.C.Limitée de Québec."Répertoire de Jurisprudence relative à l’automobile" par J.-A.Bégin de Québec.D'après le rapport annuel du commissaire des Brevets, le nombre total des demandes de brevets reçues au Bureau des Brevets durant l'année 1934-1935, a été de 9,404, c’est 137 ou au delà de un pour cent de plus que l’année dernière.Le nombre de brevets délivrés a été de 8,669.Sur le total des brevets délivrés 5,624 étaient pour des demandes déposées par des inventeurs américains, ou plus de 64 pour cent.Le nombre des titulaires domiciliés au Canada a été de 885 ou plus de dix pour cent du total.De ce total les inventeurs de la Province de Québec ont obtenu 227 brevets.—’ CHOSES" autres PORCHERIE FLOTTANTE Les indigènes des mers du Sud, à défaut de l’homme, qu'ils savouraient, Jadis, avec délectation, mangent aujourd'hui du porc.Ce qui a donné l’idée à deux fermiers canadiens d'une curieuse entreprise.Us ont acheté un vieux cargo.Us y ont installé cinq cents cochons Puis ils sont partis pour le Pacifique, parcourant toutes les lies d’Océanie, l'une après l’autre.Us trouvent dans les lies de quoi nourrir leurs porcs gratis.Et, quand ceux-ci sont gras, ils les vendent aux Polynésiens ou aux Mélanésiens.Il parait que la spéculation est bonne.Quel dommage qu'elle n’ait pas pour historiographe un R.L.Stevenson ou un Joseph Conrad ! * • • AURONS-NOUS UN HIVER PEU RIGOUREUX ?M.Sandstroem, de l'Office météorologique suédois, de Stockholm, et spécialiste du Gulf-Stream, croit que nous aurons un hiver relativement doux.Il base sa prédiction sur la température du Gulf-Stream qu’il étudie depuis plusieurs années.Chaque année, M.Sandstroem va passer ses vacances en bateau près du Sptlzberg, prenant la température et étudiant le courant.— Cet été, a-t-il déclaré, l'eau était un peu plus froide qu’au cours des années qui ont été marquées par un hiver doux, mais la différence était négligeable.• • • UN CLUB ORIGINAL Ted Bishop, fondateur du club de mlsogènes de l'université d'Alberta, a l’intention de former des succursales de son club dans toutes les universités du Canada.Les membres de ce club, qui sont ici au nombre de cinq, font profession de détester la gente féminine.• • • UN FANTOME TERRORISE DES FEMMES ! Des villageois de Hawkinge, Angleterre, donnèrent récemment la chasse à un fantôme qui, durant la nuit, terrorisait les femmes.La première fois ce furent des garçonnets qui rencontrèrent le mauvais plaisant (car le fantôme n’avait rien de surnaturel).Un d'entre eux parvint à saisir le drap qui le recouvrait mais il reçut un coup de poing dans la figure.La deuxième fois qu’il apparut, le fantôme eut une réception chaleureuse.Des hommes lui donnèrent la chasse durant plusieurs heures jusqu’à ce qu’il disparut derrière des hangars où l’on perdit sa trace.Un laitier, qui fut aux prises avec le "spectre”, déclara que c’était un homme de 6 pieds et qu’il était très fo*-t.“Je ne fut pas capable de le retenir,” dit-il, “mais avant qu’il prenne la fuite je pus déchirer une pièce du linge bianc qui le recouvrait et qui lui donnait cet aspect sinistre.” • • • LE METROPOLITAIN DE MOSCOU Les Russes sont, on le sait, très fiers du nouveau chemin de fer métropolitain qu'ils ont construit à Moscou.Ce moyen de transport a connu très vite d’ailleurs une grande faveur auprès des habitants de la capitale de l’U.R.S.S.Le premier semestre de l’existence du métro de Moscou s'est achevé le 15 novembre.On a compté pendant cette période 29,934,000 voyageurs, soit 175,000 en moyenne par jour.Cette moyenne s'est élevée à 250,000 au cours de la première quinzaine de novembre.Le 7 novembre, le total des voyageurs a été de 505,000 personnes.La vitesse commerciale des rames est de 19.5 milles heure.Les trains se suivent à 4 minutes d’intervalle.• • • UNE MACHINE QUI FUME LA PIPE Sir Anselm Guise est l’un des fumeurs de pipe les plus enragés d'Ecosse.Rien ne lui plait davantage que de voir des volutes de fumée se dérouler sous ses yeux.Mais, par contre, Sir Anselm ne peut pas supporter le goût de la bruyère neuve.Aussi vient-il d’imaginer un appareil pour culotter les pipes à sa place.Et sans doute sera-ce l'une des plus singulières trouvailles que l'on pourra voir à l’Exposition des inventions qui vient de s’ouvrir à Londres ?CENDRIER AUTOMATIQUE Jusqu'à présent, à bord des Zep pelins, il était interdit de fumer par une mesure de prudence élémentaire.Mais le dernier né de ces aéronefs vient d'etre doté d’un fumoir.Ce qui ne veut pas dire que l'on n’y ait pas pris des précautions contre les risques éventuels d’incendie.D'abord les murs sont recouverts d’un cuir ignifugé.Ensuite les cendriers sont automatiques et se referment d’eux-mémes, dès qu’on y pose un bout de cigare ou de cigarette enflammée.Voilà un genre de cendrier qui pourrait rendre des services même ailleurs que dans un Zeppelin.• • • LES CONDITIONS DE LA NOBLESSE ALLEMANDE Le Gotha 1936 va être mis en vente.Pour la première fois, il donne des indications sur la “race” de la noblesse allemande.Les nobles qui ont pu présenter les documents établissant que tous leurs ancêtres jusqu'en 1750 étaient purs aryens, ont été admis comme membres de la société nobiliaire allemande, et leurs noms sont précédés, dans la nouvelle édition du Gotha, de trois lettres.D.A.G., ce qui ne veut pas dire, déclare l’éditeur, que les autres n’ont pas tous leurs ancêtres aryens, mais simplement qu'ils n'ont encore pu en fournir les preuves.L’UNE DES CHANCES DE LONGEVITE Une Anglaise, Mme Palmer, vient de mourir à Londres, à l'âge de 108 ans, après la vie longue, vie calme et tranquille qu'elle avait été à même de mener.Elle a vécu jusqu'à l’âge de 105 ans sans avoir vu un film, sans avoir jamais pris un tramway, ni le métro, ni un ascenseur et sans jamais s'être servie du téléphone.Ses passe temps préférés étaient les travaux d’aiguille et les auditions de T.S.F., particularité qui écarte d'elle la suspicion d’ètre par principe hostile à toute application de l’électricité.Tout porte à supposer que, étant donnés ces goûts pour la vie simple, elle n’avait avec le whisky national que des relations éloignées.L’HOMME LE PLUS AGE DU MONDE On a découvert en Anatolie, au village d'El-Aziz, un nouveau su-percentenalre qui prendra certainement une place parmi les hommes les plus âgés du monde.D'après son acte de naissance qui parait authentique, il vient d'accomplir sa cent vingt-troisième année.Il s'appelle Dayl Agha et c’est un derviche.Sa santé est excellente et il jouit encore de toutes ses facultés.C’est un berger qui a passé soixante ans de sa vie en montagne et n'habite le village d'El-Aziz que depuis une cinquantaine d'années.Sa femme est centenaire.Ils ont eu treize efants dont sept sont encore vivants et dont le plus âgé a 78 ans.• • • UNE PIPE DU TEMPS DE LA VERENDRYE A la dernière réunion de la Société d'Histoire Naturelle du Manitoba, le Dr Speechly, président du Muséum du Manitoba, a produit une pipe trouvée au fort Saint-Charles, sur le lac des Bois.C’est une pipe en fer du type connu sous le nom de "pipe de squaw” et l'on croit qu'elle remonte à l’époque de l’expédition de la Vérendrve.La pipe historique sera exposée au Muséum.Chronique agricole L'ANNEE 1936 DEVRAIT APPORTER PLUS D'ARGENT AUX CULTIVATEURS CANADIENS Les cultivateurs canadiens auront probablement plus d’argent à dépenser en 1936 qu'en 1935, car la plupart des produits de la ferme se vendent plus cher que l’année dernière, tandis que la quantité de la récolte est à peu près la même.Il est à prévoir également que la demande de produits au pays sera plus vive, en raison de l'expansion graduelle de l'activité industrielle et d’une certaine amélioration dans la situation de l'emploi Telles sont les observations faites dans le rapport sur la “Situation agricole et prévisions”, préparé en collaboration par les Ministères fédéraux de l’Agriculture et du Commerce, et qui doit paraître sous peu.En traitant des débouchés offerts par le marché canadien aux produits agricoles, le rapport note les conditions qui existent dans d'autres industries canadiennes, comme les mines, le bois, le bâtiment, le fer et l'acier.Les fluctuations de ces industries exercent un effet très prononcé sur la demande de produits agricoles.Les relations qui existent entre l’agriculture et l'industrie au Canada obligent les cultivateurs aussi bien que les hommes d'affaires à se tenir au courant de la situation dans les autres domaines d’activité.Les débouchés d’exportation pour les produits agricoles canadiens se trouvent principalement en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.La situation est encourageante en Grande-Bretagne, les affaires reprennent, ce qui signifie sans doute que les importations augmenteront, de même que le prix des articles importés, spécialement celui des produits agricoles.Le Canada est en bonne posture pour bénéficier de toute reprise du commerce.De même, aux Etats-Unis, la situation générale s’est bien améliorée depuis 1934.Les cultivateurs canadiens ont bénéficie des importations croissantes de produits animaux et de produits végétaux en 1935, et il semble, selon toute apparence, que LA DIPHTERIE ENNEMI DE TOUT LE MONDE Par John L.Rice, M.D., Commissaire du Service d’Hygiène de la ville de New-York La diphtérie ne tient compte ni de la race, ni des croyances religieuses, ni de la couleur ou de la nationalisté.De nombreux parents nés à l’étranger semblent ne pas vouloir suivre les avis du Commissaire de l'hygiène quand il leur demande de se servir des nouvelles méthodes employées pour prévenir ou combattre la maladie, méthodes offertes par les maîtres en science médicale.Plusieurs de ces méthodes n'étaient pas connues dans les pays d'où sont venus ces parents, et voilà la raison qui les rend sceptiques.Us ne savent pas encore que ces nouvelles méthodes sont une sauvegarde pour la santé de leurs enfants.Limmunisation contre la diphtérie est une des récentes victoires remportées contre les maladies.L’anatoxine empêche la diphtérie de se produire.La moyenne des décès qui se chiffraient à 750 par an au cours des 10 années antérieures à 1929, a été réduite à 90 en 1935.Il s'agit ici des décès par diphtérie exclusivement.Pas un enfant ne devrait mourir de la diphtérie, pas un ne devrait avoir cette maladie.L’anatoxine ne tient pas compte, elle non plus, de race, de croyances religieuses, de couleur ou de nationalité.Elle immunisera aussi bien les enfants des parents italiens, espagnols, français ou canadiens-français, grecs, russes, etc., que les enfants de langue anglaise.Le traitement est à la fois inofîensif et efficace.La diphtérie menacent tous les enfants quelle que soit la nationalité à laquelle ils appartiennent.Les mères prudentes verront donc à ce que leurs enfants soient protégés contre la diphtérie.Chaque enfant devrait être vacciné à l’âge de neuf mois ; et les enfants au-dessous de six ans qui n’ont pas été vaccinés, devraient l'être sans retard.Six ou huit semaines après l'injection, l’enfant est protégé.Voyez votre médecin aujourd’hui à ce sujet.Peut-être que demain il sera trop tard.ce commerce sera maintenu et même développé en 1936.L’incertitude au sujet du change de la monnaie est l’un des facteurs qui a apporté le plus d'entrave au commerce international pendant la dépression.Cette situation s’améliore ; il y a eu en 1935 un degré marqué de stabilité entre la monnaie des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et du Canada et si le problème n’est pas entièrement résolu, la confiance se ranime.Il y a cependant divers facteurs dans plusieurs pays qui s’opposent, pour le moment du moins, au développement du commerce international des produits agricoles et des autres produits.On trouvera une étude de ces faits et de beaucoup d’autres faits intéressants dans le Rapport sur la situation agricole et prévisions.Ce rapport sera prêt vers le 15 janvier.Il sera distribué gratuitement aux cultivateurs et à tous les intéressés.Ceux qui désirent l’obtenir sont priés de s’adresser au Bureau de publicité et d’extension, du Ministère fédéral de l’Agriculture, à Ottawa.LES DESSOUS DE L'HISTOIRE La guillotine -n-n-n- Par CELIBER U n’y a rien qui m’amuse tant que de fouiller l'histoire, d’en scruter les dessous, d’en extraire certains faits, d’examiner les hommes dans les détails de leur vie intime, détails que la grande histoire ne rapporte pas.mais qui nous permettent de mieux définir leurs oeuvres Je viens de lire une très intéressante étude de G.Lenôtre, sur la guillotine, et je me suis permis de puiser abondamment chez cet auteur, de l’imiter même, d’emprunter à d’autres écrivains les faits que j’ai groupés dans cet article, qui n’aura d’autres mérites que d’apporter au lecteur un peu de nouveau et d’inédit.La guillotine ! Vous êtes-vous parfois demandé qui en avait été l’auteur, où et comment elle avait vu le jour, dans quelles circonstances, elle avait été introduite.Elle joua, lors de la Révolution Française, un rôle trop grand pour qu’il ne soit pas intéressant d’en causer.Chaque pays a son mode d’exécution.Au Canada, nous avons l’échafaud, la potence.Aux Etats-Unis, c’est la chaise électrique.En France, 11 y a la déportation, mais il y eut jadis la décapitation, la roue, la guillotine.La guillotine subsiste encore.C’est en pleine révolution, en 1792, que le Dr Guillotln présenta à la France l’Instrument qu’il avait con- JbL çu en 1790, et que le peuple devait baptiser “guillotine”, en souvenir de son auteur.En 1790, un soir d’avril, un homme se présentait à un vaste hôtel de la sombre rue Neuve-Saint-Jean.Introduit dans une haute pièce, encombrée de meubles usés, de livres poussiéreux, d’armes et de modèles variés de potences, cet homme serrait la main de M.Charles-Henry Sanson, bourreau officiel de Paris.Ce dernier s’inclina devant son visiteur : — Votre visite m'honore grandement, Dr Guillotin .— Je suis heureux de vous rencontrer.Monsieur Sanson .Notre entrevue sera d'une capitale importance .— J’ai appris que vous aviez, comme membre de l’Assemblée Nationale, présenté un décret à l’effet d’uniformiser le mode d’exécution.— En effet, repartit vivement Guillotin.La potence et la roue défigurent les cadavres.Il faut changer de mode.Je voudrais un supplice moins terrible, plus rapide .Mon texte de loi est le suivant : “Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort contre un accusé, le supplice sera le même, quelle que soit la nature du crime dont il se sera rendu coupable.Le criminel sera décapité : ii le sera au moyen d’un simple mécanisme”.— Je tiens à la décapitation, à pas autre chose, ajouta Guillotin, en regardant fixement le bourreau.— Je ne vous cache pas, reprit Sanson, que votre texte de loi ne me satisfait guère.J'ai adressé aujourd’hui même, un assez long rapport à ces messieurs de l’Assemblée, et je veux être franc jusqu’au bout, je suis contre votre projet.J’ai pendu bien des personnes, J’en ai écartelé, j’en al bouilli même.J’en ai décapité aussi, mais une épée, même la mieux trempée, ne peut servir qu’à une seule exécution.La lame s’ébrèche, et j’ai vu des lames se briser en deux, sous la violence du coup .S’il y a plusieurs condamnés à exécuter le même jour, vous comprenez qu’il faudra plusieurs épées, et toutes prêtes à servir .— On les aura, les épées ! dit simplement Guillotin.— Mais, il ne faudrait pas des lames ordinaires ! Et n’oubliez pas qu'il faut à l'exécuteur, de l’adresse, de la fermeté, du cran, de la force, car le condamné offre de la résistance .Une, deux, trois exécutions consécutives, passe! mais l’effroi et l’horreur finissent par ébranler l’homme le plus adroit, le plus fort.— La décapitation n’est pas un supplice nouveau.Monsieur Sanson.Il faut tout simplement l’améliorer! de s’exclamer Guillotin.— La décollation est un supplice de gentilhomme, docteur, et vous ne devez pas l’ignorer.Ce genre de travail exige du courage de la part de la victime, de l’adresse de la part de l’exécuteur.Je me souviens du chevalier de la Barre.Mon père était bourreau dans ce temps.Il voulait mourir debout, ce de la Barre.C'est debout que mon père l’a frappé.Il se tenait debout aussi ferme qu’un général, et d’un seul coup, mon père lui fit sauter la tête.De telles fiertés n'existent plus.Aujourd'hui, ce sont des larmes, des cris de désespoir, des crises, et que sais-je ?Il me faudrait un mécanisme qui me livrerait les condamnés, attachés, ligotés, sans quoi ! — J’ai votre affaire, dit Guillotin.L’Assemblée Nationale approuvera mes plans.Vous en serez ébloui vous-même.Vous serez le premier à l’admirer.Je vais vous montrer quelques croquis.• • • La Révolution grondait dans Paris, à cette époque.L’Assemblée Nationale, dans des séances orageuses, provoquait peut-être, dans son désir de servir, la chute prochaine de la royauté.De jour en jour, les esprits s’échauffaient.Guillotin était membre de cette assemblée nationale.Arrivé à Paris, une vingtaine d’années auparavant, il avait trouvé, comme médecin, que bien peu de clients, et avait vécu une vie misérable, logeant dans une mansarde, crevant de faim.Une brochure politique le mit tout à coup en évidence, et en 1789, il était nommé député de Paris.Il s’étalt appliqué, sitôt élu, à la réformation de la jurisprudence criminelle.Il avait horreur de l’échafaud et de la potence ; il détestait la roue à écarteler.Il parvint, à l’aide de vieilles gravures italiennes et avec le concours d'un charpentier allemand, nommé Schlmdt, à constituer une machine sur laquelle le patient serait couché horizontalement, et qui permettrait la descente rapide d’un large couteau qui trancherait nettement le cou de la victime, avec une précision et une sûreté extraordinaires.Quand, devant l’Assemblée Na- tionale.Guillotin décrivit les perfectionnements de son invention, assuré que le condamné n’éprouverait “qu'une légère sensation de fraicheur sur le cou”, des éclats de rires coururent sur toutes les banquettes.Mais, Guillotin déclara fermement : "Avec ma machine, je vous fais sauter la tète d’un coup d’oeil, et vous ne souffrez point”.Il y eut des cris de reprobation et des bravos.Finalement, Guillotin fit approuver son plan.Dès lors, Guillotin devint célèbre.On le chansonnait dans les rues.Guillotin Médecin, Politique, Imagine un beau matin Que pendre est inhumain Et peu patriotique .Et sa main Fait soudain La machine Qui simplement nous tuera, Et que l’on nommera : Guillotine.Lui ne s’émut pas, et se consacra à la fabrication de son appareil II rencontra tout d'abord des obstacles assez sérieux : les entrepre- neurs demandaient des prix dérisoires pour la fabriquer.La raison en est que les charpentiers se refusaient d’y travailler, à moins d’être grassement payés.Finalement, Schlmdt le charpentier dont il a été question plus haut, s’offrit à construire une guillotine au coût de 305 livres, à condition que les noms des employés ne fussent pas connus du public.En 1792, elle était prête à faire ses débuts.Ce fut un nommé Pelletier, accusé de vol avec effraction, qui, le premier, expérimenta la sinistre machine.Ce premier spectacle, qui devait servir de prélude à des mil- liers d’autres, attira une foule énorme, sur la Place de Grève.Le public ne vit presque rien, tant les préparatifs et l’exécution furent rapides, et la foule se dispersa, mécontente, en fredonnant les airs de la chanson connue : Rendez-moi ma potence de bois, Rendez-moi ma potence.Quelques mois plus tard cependant, l'invention de Guillotin connaissait des succès foudroyants.La révolution venait d'éclater.La royauté n’existait plus.Les nobles, les aristocrates, les prêtres étaient traqués et menés à la guillotine, dans des charettes surchargées.La guillotine fonctionnait tout le jour, sans arrêt, sous les soins du bourreau.M.Sanson.Des milliers de tètes tombèrent sous le sinistre couperet, même les têtes d’un roi et d'une reine : Louis XVI et Marie-Antoinette.Que devint Guillotin ?Une légende voudrait que Guillotin mourut de désespoir, en constatant l’abus qu’on faisait de sa trouvaille.C’est une erreur.Une autre légende veut que Guillotin fut une des premières victimes de sa propre invention.C’est une seconde erreur.Il fut Jeté en prison, sous le régne de Robespierre, mais relâché aussitôt.Il ne pratiqua Jamais sa profession par la suite: les clients le fuyaient.Il vécut plusieurs années, sans cesse acharné des Innovations, fut, sous le consulat, président du comité de vaccine, et lors du voyage du pape, venu à Paris pour le sacre de Napoléon, il eut l'honneur d’être reçu par Pic VII et d’implorer sa bénédiction.Il mourut le 20 mars 1814.La Ré volution venait de se terminer.Il mourrait avec elle, après lui avoir fourni l’Instrument de tous ses cri- mes.Il n’en eut jamais aucun remord, car il était l’homme qui avait une idée, qui la croyait bonne et humanitaire, et qui ne l’abandonna jamais.Lorsque son convoi funèbre traversa Paris, bien des gens se signèrent, épouvantés.Autour de la guillotine, gravitent plusieurs noms : Guillotin qui en fut l’inventeur ; Charles Sanson, bourreau officiel, qui exécuta le roi Louis XVI et mourut peu de temps après ; Henri Sanson, fils du dernier et son successeur comme bourreau, qui exécuta la reine, Marie-Antoinette.Dressée en permanence tout le cours de la révolution, la guillotine dévora des milliers et des milliers de têtes et, ironie du sort ! les uns après les autres, Danton, Hébert, Desmoulins, Robespierre, ces meneurs du tribunal révolutionnaire, se faisaient dévorer par elle.Guillotin avait créé une oeuvre humanitaire : Robesp'erre déclarait qu'il n’y avait pas de meilleur instrument pour boire le sang des aristocrates.mais tant de sang versé criait vengeance, et c'est la guillotine qui cracha le dernier sarcasme.La guillotine existe encore de nos Jours.Les peines capitales sont assez rares en France.Les condamnés préfèrent le suicide à la guillotine.Les exécutions ont lieu secrètement, à une heure d’avis ; pas de publicité, pas de foule, pas ou presque pas de témoins.On ne montre pas la guillotine : elle a un trop lourd passé.Guillotin est oublié.Personne ne prononce son nom.Son oeuvre, entaché de tant de crimes, continue de vivre, et Lente de racheter son passé, en purgeant la société de ceux qui se rendent coupables envers elle.CELIBER.Janvier 1936 Sbint-Jirôme, le 10 janvier 1036 L’AVENIR DU NORD Pege cinq Ce qu’est l’honneur Par CE LIBER Dédié aux écoliers et écolières Ecoliers et écolières, cette chronique s'adresse tout spécialement à vous.Je voudrais.avant que janvier ne prenne trop d'ampleur au calendrier.causer quelques instants avec vous.Vous avez peut-être lu.dans l’édition du 26 décembre, mes impressions de fin d'année.Je vous invite à le faire si vous ne l'avez fait, mais comme je sais que la jeunesse n'aime pas qu'on lui donne des conseils, je ne vous demande pas de me donner raison.Quand vous aurez vieilli, vous admettrez vous-mêmes que la vie, tout comme les années, a ses quatre saisons.Vous êtes dans votre printemps.Le temps passe vite.Dans quelques années, cette saison aura aussi passé.Vous traversez l'époque charmante des chansons joyeuses, des espoirs jamais déçus, des illusions et des rêves.Il n'y a, sur vos fronts, qu'un mauvais nuage qui passe : celui de retourner à vos bancs de classe, après l'cffeuillaison de vos vacances dans le flot des bonheurs intimes qu'apporte toujours l'année nouvelle.N'oubliez pas que le temps des classes est le plus beau de toute l'existence.Vos professeurs vous l’ont maintes fois souligné.Vous ne les croyez pas.Peut-être me croirez-vous si je vous l'affirme.Vous le constaterez d'ailleurs un jour ou l’autre.J’étais comme vous, un jour qui est déjà bien loin.Il me tardait de franchir pour de bon les portes du collège, et d ouvrir toutes grandes mes ailes à la liberté.Je ne voulais pas admettre que je possédais le bonheur, et je le croyais dans cette vie mouvementée du siècle, aux beautés aussi artificieuses que menteuses.J'ai constaté, depuis, que se frayer un chemin à travers les ambitions humaines est l’oeuvre de toute une vie.qu’il faut lutter, batailler, se sacrifier, et que dans cette lutte, bien des énergies tombent, épuisées, fanées avant même que d'être écloses.C’est la vie au verso des vingt ans.Vous ne la connaissez pas.Vous la connaîtrez assez tôt.Ne la désirez pas.Votre vie de demain! C’est à vous de la préparer si vous voulez devenir des apôtres de la loi et des artisans sérieux du progrès de votre pays.Je voulais vous dire une belle légende, une légende si douce qu’à la lire seulement, on se sent devenir meilleurs.Lisez-la bien.Elle a une grande morale.Je veux vous l'indiquer, vous la soumettre.Elle est d'un auteur français, M.Fernand Beissier, et elle s intitule : “La légende très authentique de l’eau, du feu, du vent et de l'honneur".L’Eau, le Feu, le Vent et l'Honneur voyageaient de compagnie.C'étaient quatre bons amis, marchant gaiement, comptant peu, ne se chagrinant point et s amusant beaucoup.Un jour, il fallut pourtant se séparer.Mais la séparation les attristait tous.Chacun s'en allait de son côté, ne sachant s’il reverrait ses autres compagnons, quand le Vent les arrêtant, leur dit : “Or ça, mes bons amis, nous ne pouvons nous quitter ainsi.Qui bien s’entend, souvent aime à se revoir ! Donnons-nous donc rendez-vous afin que nous refassions ensemble.aussi joyeusement que nous venons de le faire, le tour du monde.Si le coeur nous en dit, où et comment nous retrouverons - nous ?Pour moi, ajouta-t-il, rien n’est plus facile.Sitôt que vous verrez frissonner les branches extrêmes des longs peupliers blancs, vous pour- rez sans crainte vous dire : le Vent est là ! — Si ce n’est que cela interrompit l'Eau, pour moi la chose est des plus simples.Dès que vous apercevrez dans la plaine une petite touffe verte de joncs, arrachez-la : je serai dessous.— Un peu de fumée bleue s'envolant légèrement dans le ciel, fir à son tour le Feu.vous annoncera ma venue ! L'Honneur seul ne disait rien.Tout triste, il restait là.considérant scs compagnons ; des larmes lui montaient aux yeux.— Et toi, l'Honneur, tu ne nous dis rien, demandèrent-ils tout surpris.Ne veux-tu plus jamais revenir avec nous ?Apprends-nous donc où et comment nous pourrons te reconnaître et te retrouver ?— Moi.répondit-il enfin, gravement, en secouant la tête.Hélas! mes pauvres amis, en nous quittant, nous nous séparons pour toujours.Qui m’a une fois perdu, ne me retrouve jamais plus.Ce sont les vieux, en Provence qui racontent cette naïve légende aux petits.Ceux-ci les écoutent, bouche béante, les yeux grands ouverts, ayant au fond de leur coeur quelque chose comme une crainte vague de cet Honneur, qui ne veut plus revenir.Pour nous, il m’en souvient.chaque fois que le mistral soufflait, faisant craquer les branches, que nous allions arracher les petits joncs avec lesquels nous tressions de mi gnonnes et vertes corbeilles ou que par-dessus les toîts rouges, un peu de fumée montait en flocons bleus, ils nous revenait sans cesse à la mémoire l’histoire étrange de ce quatrième ami.qui partit et que les autres ne retrouvèrent jamais plus ! • • • Il y a.dans cette légende, tout un enseignement à tirer.Vous l’avez déjà admis.Déjà vous l’avez compris.C’est là toute une ligne de conduite.Le vent, c’est l’instruction.Dans votre vie, ce sera un de vos compagnons de route.Il vous faudra sans cesse compter sur lui, si vous voulez faire l'assaut des succès.L'eau, c’est l’éducation.Dans votre vie, ce sera un de vos compagnons de route.L’instruction commande l'éducation.Vous comprendrez vos devoirs envers la société.Il vous appartiendra de faire du bien : aux pauvres et aux miséreux, vous donnerez la main ; aux oubliés du bonheur, vous fabriquerez un peu de sourire ; aux faibles, aux ignorants, vous accorderez votre appui, votre protection.Le feu, ce sera la lutte.Vous devrez lutter, jouer des coudes, croiser le fer avec les obstacles de chaque jour.La fumée bleue qui monte dans l'air indique la vie, quelque part.Il en sera ainsi de vous: votre action, vos ambitions, votre travail seront le feu qui sans cesse activera vos énergies.Mais si vous n’avez pas à vos côtés, comme compagnon de route, l’Honneur, à quoi vous auront servi l’instruction, l’éducation, les ambitions et les luttes ?A rien, absolument à rien.Vous aurez beau gravir l’échelle sociale, occuper des sommets, créer des oeuvres, on dira nécessairement de vous : “Il n’a pas d’honneur ! ” Vous en avez, vous tous.C’est l'hommage que je vous rends.Des obstacles, demain, entraveront votre route.Ne perdez jamais votre honneur.C'est à vous, et à vous seuls, qu’incombe cette tache : il vous suffit de vouloir.CELIBER.Janvier 1936 NOUVELLES DE PARTOUT A Sainte-Thérèse Les entrées des classes au séminaire, au couvent, comme dans les diverses écoles de la ville et de la campagne ont eu lieu, mardi matin.Les écoliers reviennent au bercail, souriants et Joyeux, désireux de reprendre leur cours.• • • Le sermon de circonstance, lundi, fête des Rois, a été prononcé par M.l'abbe Percival Gaza, professeur au séminaire.• • • Dimanche soir, M.et Mme Louis Champagne, du Bois-des-Filion, recevaient quelques invités, à une soirée intime.On remarquait : M.l’abbé Donat Godin, MM.et Mmes Hilaire Champagne, Antoine Champagne, J.Théorèt, G.Desjardins, Louis-H.Hébert, Jean-J.Laberge, Henri Meunier ; Mlles Marie Champagne, Cécile Waddell ; MM.S.Meunier, C.Valois, et autres.• • • Le ski est très populaire, cet hiver, dans notre ville.Les coteaux voisins offrent aux amateurs des endroits idéals pour ce sport qui devient de mode.Les dimanches surtout, une foule d'étrangers, de Rosemère et de Montréal, viennent passer la journée, à Sainte-Thérèse, pour s'adonner aux plaisirs de ce sport d'hiver.• • • Nous avons encore de la glace, cet hiver.La patinoire réunit, le soir, plusieurs amateurs du patin.Nous aurons du hockey, à brève échéance.C'est là une nouvelle qui ne manquera pas d’intérêt pour tous les amateurs.• • • La Chambre de commerce tiendra une assemblée générale de ses membres, mardi de la semaine prochaine.Ce sera la dernière réunion générale avant les élections annuelles de la Chambre, lesquelles auront lieu au début de février.Il s'agit aussi de décider la date du banquet annuel de la Chambre.• • • La circulation des automobiles se fait encore sur les diverses routes qui avoisinent notre localité, mais un peu difficilement.On s’attend à ce que les premiers vents ferment définitivement les routes.A Saint-Jovite THEATRE MXIIMMDK Sainte-Thérèse Samedi et dimanche, ce dernier jour en matinée et en soirée, programme double de vues parlantes françaises : “L'aventurier” avec Victor Francen, et "Chourinette” une splendide comédie musicale.C’est là un programme exceptionnel que tous les amateurs de bon et de beau cinéma ne doivent pas manquer.A Nominingue M.et Mme Léo Larocque de Mont-Laurier, étaient en visite chez leurs parents, de Nominingue.• * * M.et Mme Lalonde de Montréal, étaient chez leur mère, Mme Hor-midas Lefebvre.• * * MM.Maurice et Jacques Desroches étaient en vacances chez leur mère Mme Desroches.» • • MM.Roland Potvin, de l’Ecole des Hautes Etudes de Montréal, Roger et Pierre Potvin.sont venus passer quelques jours chez leurs parents.• * • M.Lionel Dumais, élève du Collège de Saint-Jérôme, était en vacances chez son père, M.Honoré Dumais, de Nominingue.• • • MM.Jacques et Guy Godard, élèves de l'Université d'Ottawa, sont venus passer les fêtes du jour de l’an chez leur père, M.Louis Godard, maire de Nominingue.• * • M.Bertrand Simard, élève du collège de Saint-Laurent, était en vacances chez son père M.J.-A.Simard, chef de gare au Canadien Pacifique.• * • Le docteur Victor Charbonneau, M.Jean-Charles Charbonneau.professeur, ainsi que leur frère M.Louis-Marie Charbonneau, sont en visite du jour de l’an chez leurs parents, M.et Mme Vlctorln Charbonneau, du Petit Nominingue.• • • Mlle Gabrielle Falardeau et M.Lucien Falardeau de Montréal, étaient chez leur père, M.Albert Falardeau, au Lac Laflèche.• • • MM.Antoine, Edouard et Léonard Larocque, élèves du Collège d’agriculture de Mont-Laurier, passent leurs vacances chez leurs parents à l’Hôtel Larocque.• • ?Notre curé, M.l’abbé S.Nolseux, nous annonçait au prône de mercredi dernier que, dans la paroisse de Nominingue, pendant l’année 193S, 11 y a eu trente baptêmes, huit sépultures et douze mariages, avec augmentation d’un bon nombre de familles.Etalent dans leurs familles pour les vacances du nouvel an : Mlles Anne Vanchesteing, du couvent de Saint-Jérôme, Ghislaine et Madeleine Fortier, de Labclle, MM.Sylvto Vanler, Jérôme Léonard, Gaston Charbonneau, Gérard Vanchesteing, Guy Lapointe, Fernand Léonard.Henri Dionne, Gustave Richer.du séminaire de Mont-Laurier, René Meilleur, Lucien Brise-bois, Jean Dury Yves Grignon, de Montréal Gérard Desjardins, Gilles Grignon, de Sainte-Thérèse.• • • Dimanche, le club de hockey "Boivin” remportait la victoire con tre le club de Saint-Jovite, par un score de 9 à 4.Les joueurs de club Boivin, formé depuis deux ans, étaient : Jean Paul, de Sainte-Agathe, gardien de buts.Orner de Saint-Jovite et Edouard de Montréal, défenses, Lucien et Maurice de Sainte-Agathe.René et Ovila de Montréal, Léo et Bernard de Saint-Faustin.• • • Etaient de passage chez M.Jules Boivin : M.Nap.Boivin, MM.et Mmes Alphonse Boivin, Bruno Boivin.Mlles Irène et Fernande Boivin, MM.Wilfrid de Repentigny Ovila.René et Edouard Boivin, de Montréal, MM.et Mmes Joseph Boivin, Orner Boivin, J.Boivin, René Leclair, de Sainte-Agathe, Donat et Onias Boivin, de Saint-Faustin, MM.Jean-Paul, Lucien et Maurice, de Sainte-Agathe, Léo et Bernard Boivin, de Saint-Faustin.• • • M.et Mme Aurèle Pelletier, leurs enfants Colette, Marcelle et Micheline, et leur frère Gaston, se rendaient à Mont-Laurier et Val Barrette visiter leur famille.• • • Mlles Laurette Meilleur, Antoinette Forget, Léontine et Bernadette Brisebois, M.et Mme Armand Léonard, de Montréal, visitaient leurs parents.• • • Mlle Jeanne Gougeon est revenue d'un voyage à Montréal m • • M.Valade et Mlle Valade de l’Annonciation, étaient chez M.Wilbrod Valade.• • • M.Lionel Charbonneau visitait sa famille.A Ferme-Neuve Mesdemoiselles Juliette Piché, de Mont-Laurier, et Gertrude Piché, de Contrecoeur, étaient en promenade chez leur père M.Aldéric Piché., • * * M.Jean-Louis Forget, de Montréal, a passé quelques jours chez son oncle, M.Joseph Lafontaine.• • • Mademoiselle Anne-Marie Lachance a passé quelque temps à Mont-Laurier.• • • Mademoiselle Margerite Courte-manche était en promenade à Sainte-Adèle et à Saint-Jérôme, dernièrement.• • « M.et Mme Charles Léonard, de Saint-Jovite, étaient chez M.Jules Bélec.* • • Mlle Cécile Barbeau, de Montréal, étaient en promenade chez ses oncles MM, Lafontaine et Leblanc.• • • Mme Olivier Villeneuve et Mlle Bernadette Forget, de Saint-Jérôme.étaient de passage à Ferme-Neuve, cette semaine.• • • Mlle Dolores Demers, du couvent de Montréal, a passé ses vacances chez ses frères MM.Conrad et Rosaire Demers.» • » M.et Mme Achille Courtemanche et leurs enfants, de Sainte-Anne-du-Lac ont passé quelques jours à Ferme-Neuve.• « • M.et Mme Damase Vanier étaient en voyage à Montréal.• • • Mme Horace Mayer, sa fille Jeanne-Mance, son fils Jules, ont passé quelques jours à Sainte-Adèle.• • * Mlles Lucile et Simone Daneau, de Montréal, étaient chez M.Mont-fort Leduc.• • .M.et Mme Achille Cloutier et leur famille, de Mont-Salnt-Mlchel, étaient chez M.Euclide Poirier, ces jours derniers.• • • M.Géiard Lcgault, est de retour de Barraute, (Abitibi).• • • M.et Mme René Labclle et leurs enfants de Saint-Jovite, étalent en promenade à Ferme-Neuve.• • • Etaient de passage à Montréal, dernièrement : M.et Mme Wilfrid Clavelle, MM.Jack et Sam Matts, Damien Labelle, Paul Charbonneau et Mlle Simone Ouellette.• • • Ces jours derniers, Monsieur le curé Génler Bénissait le mariage de M.Urbain Clavelle, fils de M.Louis Clavelle, à Mlle Emma Lapointe, fille de Monsieur Maxime Lapointe.A Sainte-Adèle M.et Mme Guy Clermont, ont l'honneur de faire part à leurs parents et amis de la naissance d’un fils dont le parrain et la marraine furent M.et Mme Clermont, de Sainte-Marguerite, grands-parents de l'enfant.• • • Le mardi, 7 janvier, avait lieu dans le cimetière de Sainte-Adèle, l'inhumation du corps de Mme Jules Latour, décédée à Mont-Rolland, et dont le service eut lieu en l'église paroissiale.Nos plus sincères sympathies.• • • Ont été réélus conseillers.MM.A.Ouimet, N.Vaillancourt et A.Valiquette, pour le village de Sainte-Adèle, et MM.F.Campeau et D.Valiquette, pour la paroisse.• • • A été élu marguiller M.Zotique Saint-Germain, remplaçant M.J.Groulx, sortant de charge.• • • De passage chez leurs parents, à l’occasion des fêtes du jour de l'an, M.et Mme A.Bertrand, et leurs enfants de Saint-Jérôme, M.et Mme Paul-Emile Latreille, et leurs enfants, de Montréal.• • • Nous avons eu une magnifique messe de minuit sous la direction de M, l’abbé Lacombc, en repos, au couvent des Soeurs de la Providence.Cette messe fut exécutée à trois voix, .’.es dames, la chorale des hommes et les petits garçons.Ce fut un réel succès, nos meilleures félicitations à M.l'abbé Lacombe, curé A Saint-Hippolyte Le révérend père Delplanck est venu aider Monsieur le curé Pigeon pour entendre les confessions et célébrer les messes de minuit, de l’aurore et du jour.• • • M.et Mme Henri Deschatelets et leurs enfants, de Saint-Jérôme, étaient chez M.Damase Gohier, dimanche dernier.• • • Monsieur Hormisdas Carrière a été nommé marguiller pour remplacer Monsieur Joseph Sigouin, sortant de charge.• • • M.et Mme Hormisdas Clément et M.et Mme Camille Durocher, de Mont-Rolland, étaient chez M.Joseph Renaud, le 1er janvier.A Saint-Sauveur Nous avons le regret d'annoncer la mort de M.Chalifoux.demeurant au lac Marois, le service eu lieu en l’église de Saint-Sauveur.• • • A l’occasion des fêtes, de nombreux américains envahissent notre village et la "Côte 70”, les maisons de pensions et hôtels furent remplis.A Sainte-Agathe-des-Monts Le 29 décembre dernier, la société Sainte-Elisabeth, de Sainte-Agathe, a fait le dépouillement annuel de son arbre de Noël, rempli de bonbons et de Jouets qui furent distribués aux jeunes pauvres par le bon Père Noël.Ce fut une grande joie pour les petits bambins.• • • Samedi dernier, Mlle Béatrice Bergeron, de Sainte-Agathe, organisait une veillée d’amis pour fêter le 25ème anniversaire de son frère René.Parmi les Invités on remarquait MM.et Mmes Albert Bergeron, “père”, Albert Bergeron “flls", Donat Godon, Georges Llbolron, Moïse Laçasse, Guy Lefort ; Mlles Simonne et Béatrice Chartrand.de Montréal Béatrice Bergeron, Corine Lortie, Liliane et Cécile Tourangeau, G.Bazinet, Simonne et Jeannette Laçasse, M.Gaudette, J.Cloutier.Thérèse et Suzanne Monette, G.Taillefer P.Gauthier.Y.Bergeron; MM.Jos.Tourangeau, T.Charbonneau, P.Lefèvre, A.Piché, E.Lortie, R.Laçasse, F.Grignon, P.-O.Choquette, L.Gaudette, Alfred et René Bergeron, M.Laramée, T.Laçasse, J.-L.Reid, Alf.Gohier, R.Bonneville, L.Laçasse, O.Laçasse A.Morand, de Saint-Faustin, J Côté.• • • GOURET Jeudi, 26 décembre dernier, le club de gouret National, de Sainte-Agathe avait le plaisir de recevoir le Sainte-Adèle.La joute fut très vite.Malgré la rapidité des joueurs du Sainte-Adèle ces derniers n’ont pu enregistrer aucun point grâce nu gardien de buts du National.La partie se termina par le pointage de 3 à 0.National de Sainte - Agathe : 3 ; Sainte-Adèle : 0.• • • Le dimanche, 29 décembre, nous recevions le "Progress Cap" de la ligue Industrielle de Montréal.Après avoir été défaits par le Saint-Jérôme par un pointage de 4 à 2, nous battions le “Progress Cap" par 7 à 5.* • • Dimanche dernier, le Sainte-Agathe avait }c plaisir de faire face au fameux “Ail Stars” de Lacliute.Malgré le temps doux que nous avons eu et qui a rendu la glace très mauvaise, les deux équipes ont été encore assez rapides.La partie se termina par une période supplémentaire et le pointage resta 3 à 3.A Brébeuf Ont été élus marguillers, M.Joseph Doré, pour remplacer, M.Arthur Piché, décédé, et M.Alphonse Perreault, pour remplacer celui sortant, de charge.• • * M.Teddy Easton, de Montréal, était en visite chez son ami Claude Coupai, dernièrement.• • • Le mardi, 7 courant, a eu lieu le mariage de M.Patrick Bertrand, fils de M.et Mme Adrien Bertrand, à Mlle Gertrude Fleurent, fille de M.et Mme Paul-Emile Fleurent.Aux nouveaux époux nos meilleurs voeux de bonheur.M.et Mme Henri Légaré, de Montréal, sont en visite chez M.Arcade Maillé.• • • M.et Mme Sylvio Fleurent, Mme Raoul Lévelllé, Mlles Relne-Aimée, Juliette, Béatrice, Laurence, Marie-Laure et Laurette Campeau, Adéii-nu Piché, Laurette Alarle, Lucille Giroux, Olivette Carrière, Yvonne Alarie, tous sont venus visiter leurs parents à l'occasion des fêtes.• • • M.et Mme Georges Paquette et Mlle Laurette Michaudville, sont allés au Lac des Ecorces, chez M.Ernest Viger.• • • Mlle Rollande Larocque, du Pensionnat Sainte-Angèle de Montréal, était en visite chez son grand-père.• • * M.et Mme Brazeau, de La Conception, étaient en visite chez M.Oscar Auger et Mme Alexis Piché.• • * Mme Louis Coupai est revenue de Naplervills où elle était allée visiter ses parents M.et Mme Emile Grégoire.• • • M.Antoine Grégoire, de Napler-ville, était en visite chez son beau-frère M.Louis Coupai, pour une quinzaine.A Val Morin Le 5 Janvier.M.et Mme Wilfrid Locas recevaient à un goûter leurs parents intimes parmi lesquels on remarquait, MM.et Mmes Frédéric Vanier, Joseph Locas, Jean-Marie Vanler, Charles-Auguste Vanier, Albert Vanler, Anthime Valiquette, Armand Durocher, Marcel Durocher, Rolland Durocher, Mlles Cécile Vanler, Madeleine Vanier, etc.• • • Mlle Hermine Valiquette est venue passer ses vacances dans sa famille.• • • Mme François Beauchamp, de Sainte-Adèle était en promenade chez M.Alfred Lepage, ces Jours derniers.• • » Mme Joseph Locas retenue à sa chambre par une maladie grave, est sous les soins du Dr Edouard MUlette, de Sainte-Adèle.• • • M.et Mme Wilfrid Larose, de Saint-Jérôme, de passage ici, sont partis pour Sainte-Lucie.• • * Avec la dernière tempête, la couche de neige a augmenté sur notre sol, et les automobiles circulent avec beaucoup de difficultés sur la route régionale.— Dans les petits chemins ruraux, la voie en est fermée.-«OOOPOOOOOOOOOOOOOCCOOOOt» GRATIS Marmite, théière, coutellerie, verrerie, chapelet, missel, nappe, crêpe, sole, coton, broadcloth, articles de toilette et de fumeur, couvertes, montre.rasoir, kodak, etc., donnés gratuitement aux personnes qui vendront 60 ou plus de nos paquets de graines de Jardins à 5 cta chacun.Demandez notre catalogue et 60 paquets.L’UNION DES JARDINIERS, Enrg.1, rue Victoria, LEVIS, P.Q.**«*0000000000000000000000^ •V- sas?LES CANADIENS ET LEURS INDUSTRIES—ET LEUR BANQUE La création du home—La plus grande industrie canadienne LE MACHINISTE: “Ces dernières années, mon salaire a été de $110 par mois, en moyenne, mais j'ai gagné jusqu'à $200.Régulièrement, j'ai toujours déposé une partie de ma paye à la Banque de Montréal.” LE VENDEUR: “Cela me rappelle—mais continuez donc votre histoire." LE MACHINISTE: ' Eh bien ! çà n'a pas été facile, mais voici ce que j'ai aujourd’hui: une maison sans hypothèque, qui vaut $2,000, une maison d'été de $500, plus de $1,200 à la Banque, une petite auto, de bons meubles, y compris un piano.Naturellement, j’ai mis quelque chose de côté tous les mois pendant plusieurs années." LE VENDEUR: "C'est ma femme qui gère nos finances.Je lui remets mon chèque de salaire et, après avoir payé les notes de fournisseurs et gardé 1 argent de poche nécessaire, elle met le reste à notre compte d'épargne à la Banque de Montréal.C est pourquoi nous avons eu l’argent voulu pour acheter notre coquette petite maison —une vraie occasion, au comptant." • • • Quelques-uns des Services de la Banque pour les Canadiens Economes: Comptes d’épargne individuels; banque par correspondance; garde des titres et autres papiers précieux; comptes courants; lettres de crédit, mandats et chèques de voyage.BANQUE DE MONTRÉAL FONDÉ!- EN 18 17 .SIEGE SOCIAL, MONTRÉAL Succursale de St-Jérôme: J.V.RABOIN, Gérant Succursale de Stedcs*Monts: M.I.WALSH, Gérant Succursale de Sts-Thérèse : G.E.WURTELE, Gérant Succursale de St»Jovtte: J.O.R.MARCHAND, Gérant SERVICE DF BANQUE MODERNE ET EFFICIENT.FRUIT DH US ANNÉES DE FRUCTUEUSES OPÉRATIONS Pmgm the L‘AVENIR DU NORD Saint-Jérôma, tm 10 jctnwimr 1060 Les jumelles Dionne ont pris et prennent continuellement l’huile de foie de morue Puretest C’est grâce à sa qualité exceptionnelle que l'huile de foie de morue Puretest a été choisie par les autorités de l'hôpital Dafoe pour les fameuses qulntuplettes Dlonne.L'huile de foie de morue Puretest est une huile de haute qualité, exceptionnellement riche en vitamines ; son contenu en vitamines étant assuré par des essais biologiques, specto-graphlques et colorlmétrlques des plus rigoureux.Chaque gramme doit contenir plus de 2100 unités Internationales de Vitamine A et 250 unités Internationales de Vitamine D.A cause de sa haute valeur, nous avons adopté l'huile de foie de morue Puretest pour l'embouteiller et la revendre à des prix remarquablement bas : 6 onces 0.25 16 onces 0.50 40 onces 1.00 Vl gallon 1.75 gallon 3.25 1.L'huile de foie de morue Puretest que nous embouteillons actuellement est reçue chaque mois et notre approvisionnement est toujours écoulé dans les trente Jours.PHARMACIE OSCAR LANDRY 339* rue Saint-Georges Saint-Jérôme VOISIN DU MARCHE Tél.161 et 490 MELI-MELO ( Quite de la première page) lectriclté.Dès cette semaine, un commissaire et un Ingénieur de la Commission se rendront à Buckingham pour s’occuper d'une dispute qui existe depuis plusieurs années entre les autorités municipales et The James McLaren Co.Un représentant de la Commission Ira aussi a Terrebonne pour aider la ville à établir un tarif approprié au système de distribution dont elle est, propriétaire.La Commission commence à recevoir les renseignements qu’elle a demandés aux compagnies sur leurs taux par un avis publié dans la Gazette officielle de Québec, le 28 décembre dernier.La Commission d’Electricité a donc franchement commencé le travail très complexe et délicat qui lui a été assigné.LA VICTOIRE DE L’HONORABLE M.GARDINER L'honorable J.-G.Gardiner, ministre de l'agriculture dans le cabinet King, a été élu par une forte majorité député d’AssIniboia (Sask.), contre M.William Irvine candidat C.C.F.L’élection dans Assiniboia avait été nécessitée par la démission de M.Robert McKenzie, député libéral élu le 14 octobre, qui démissionna pour permettre à l’hon.J.-G.Gardiner d’avoir un siège à la Chambre des communes, afin de devenir ministre de l’agriculture, poste qu’il accepta après avoir abandonné celui de premier ministre de sa province.La victoire de M.Gardiner est une approbation de la politique suivie par le gouvernement libéral d'Ottawa en matière de vente du blé, question qui a été la plus discutée au cours de l’élection et a été le cheval de bataille des adversaires de M.Gardiner.LA DATE DE LA SESSION DE QUEBEC L’honorable Alexandre Taschereau a présidé, mercredi, une réunion du conseil des ministres, à laquelle assistaient la plupart des membres du cabinet.Une partie de la séance a été consacrée à la préparation du travail sessionnel.On ne sait pas encore pour quelle date les députés seront convoqués, vu que le gouvernement attendra, pour les appeler, que la cour suprême ait rendu sa décision sur les questions qui lui seront soumises prochainement.A l’issue de la réunion, le premier ministre a déclaré aux journalistes qu’il n’avait rien à leur communiquer.• • • ELECTIONS CONTESTEES LES MOEURS ELECTORALES PARTI DES "PURS” DU Nouvelles de Salut-Jérôme M.Armand Laflamme, organisateur électoral de M.Henry-Lcmai-tre Auger, leader du Conseil municipal, de Montréal et député conservateur de Saint-Jacques, accusé d’avoir “conseillé et payé plusieurs personnes dans le but de préparer une émeute en troublant la paix publique, le soir du 20 novembre au marché Saint-Jacques et d’avoir ainsi endommagé un édllice public, commettant ainsi une infraction à l’article 97 du Code criminel”, a été condamné mercredi, par le magistrat de police Jules Desmarals, à subir son procès aux Assises.Traduit devant le magistrat pour y subir son examen volontaire, Laflamme ne présenta aucune défense.Il fit un petit geste nerveux en entendant le magistrat le condamner à subir son procès aux Assises.La prochaine session de la Cour du Banc du Roi commencera le deux février.D’ici là, Laflamme est en liberté provisoire grâce à Me Edouard Masson, avocat du parti conservateur, qui a fourni la caution de $2,000.On se souvient des faits qui conduisirent Laflamme devant les tribunaux.Le soir du 20 novembre, on soudoya une troupe de tapageurs pour "briser” l’assemblée de M.Taschereau au marché Saint-Jacques.Les tapageurs brisèrent les vitres mais non l’assemblée.Le lendemain, les tapageurs voulurent se faire payer les $2 qu’on leur avait promis pour faire le chahut, mais ils ne reçurent que cinquante cents.Indignés d’avoir été ainsi trompés, ils dénoncèrent ceux qui les avaient soudoyés et incriminèrent M.Laflamme.CEUX OUI NE PENSENT PAS Le plus souvent on cherche le bonheur comme on cherche ses lunettes, quand on les a sur le nez.m 9 m Si l’on voulait n’être qu’heureux cela serait bientôt fait ; mais on veut être plus heureux que les autres.et cela est difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils ne sont ! • • • On souhaite une bonne année à tout le monde ; après cela, on fait tout pour qu’elle leur soit mauvaise.CEUX OUI PENSENT Les libéraux contestent les élections de M.Maurice Duplessis dans Trois-Rivières, de MM.H.-L.Auger, dans Saint-Jacques, F.-L.Leduc, dans Laval, Dr Zénon Lesage, dans Laurier ; de M.P.-A.Bertrand, dans Saint-Sauveur (Québec).Les conservateurs contestent les élections de l’honorable M.Taschereau, dans Montmorency, de M.Cohen, dans Saint-Laurent (Montréal), de M.Jos.Rochon, dans Deux-Montagnes.Je Dense, donc je suis ! Ecoute trois conseils d’un ami : méfie-toi du conseil de trois amis.• • • Ignorer est mal, ne pas se renseigner est pire.La liberté consiste à pouvoir faire ce qui ne nuit pas à autrui.• • • On s’étonne trop de ce qu’on voit rarement, et pas assez de ce qu’on voit tous les Jours.* • • Il y a des gens qui sont ennemis de tous les conseils qu’ils ne donnent pas.• • • N’écoutons pas ceux qui chantent trop haut nos louanges.• • • Les petits journaux secouent l’opinion .les grands journaux l’endorment ! * • • L’argent n’a pas d’odeur, mais on le sent bien quand on l’a dans sa main.Protégea les vôtre* par une Bonne Assurance sur la Vie Rodrigue Bélanger Assurances Générâtes FEU, VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE IW, S.-Georges — TéL M-J — ASS.” Saint-Jérôme FETE DES ENFANTS Lundi après-midi dernier, fête des rois, à trois heures, avait lieu la bénédiction des enfants.M.le curé Emile Dubois présidait la cérémonie enfantine.Une foule de jeunes enfants, accompagnés de leurs pa-rets.remplissait l.’égllse.Il y eut distribution de médailles et véné-natlon d’une statuette de l’Enfant-Jésus • • • AU CONSEIL I)E LA PAROISSE Des élections pour la paroisse de Saint-Jérôme ont eu lieu, mercredi de cette semaine.Il y a eu trois élections sans opposition : MM.Albert Durand et Patrick Fillon ont été réélus conseiller, et M.Adrien Proulx remplace M.Edouard DesJardins qui ne s’est pas Représenté.• • • A sa séance du 7 Janvier, le conseil municipal de la paroisse a réengagé, à l’unanimité, son secrétaire, M.Antony Lessard, poste qu’il occupe depuis huit ans.Nos félicitations aux conseillers élus et à M.Lessard.« • « ASSOCIATION CHORALE Les membres de l’Association Chorale sont priés de prendre note que les répétitions sont remises au commencement de février.• • « Chambre île Commerce Junior Jeunes gens de Saint-Jérôme, préparez-vous à recevoir une Invitation pour faire partie de la Chambre de Commerce Junior de Saint-Jérôme, d’ici quelques semaines.• • • VISITEURS M.l’abbé J.-A.Ouellette, missionnaire-colonisateur, était de passage à Saint-Jérôme, hier.• « • Mlle Béatrice Lemay, étudiante garde-malade à l’hôpital de la Miséricorde, à Montréal, a passé quelques jours durant les fêtes, chez sa mère, Madame Arthur Lemay.• • • M.et Mme Georges Dunr.igan, de Montréal, étaient les invités de M.et Mme J.-J.Dunnigan, pour la fête des Rois.• • • Il y a quelque temps, M.Charles Côté, de Escanaba, Michigan, était de passage à Saint-Jérôme, chez son frère, M.Hormisdas Côté, M.et Madame Urgèle LaBonté et M.et Madame Elle Pirlot, tous de Escanaba, Mich., accompagnaient M.Côté.Ils ont également visité des parents à Montréal, Saint-Jovite, Mont-Laurier et Ferme-Neuve, et sont retournés aux Etats-Unis après avoir passé six semaines au Canada.M.Charles Côté, né à Saint-Ca-lixte, est âgé de soixante-et-qua-torze ans et n’était pas revenu au Canada depuis trente-deux ans.• • • M.Henri Tessier, Mlles Simonne et Madeleine Tessier, de Montréal, étaient chez leurs parents, M.et Mme Félix Tessier, pour les fêtes.• • • Mme Arthur Bélanger, de Montréal, et son fils Maurice, de Cartierville étaient de passage à Saint-Jérôme, vendredi dernier.* * • M.et Madame Louis Labelle et leur fils Lucien, de L’Abord-à-Plouffe, étaient chez Madame Octave Rose et chez M.Aldéric Morand, dernièrement.* * • M.et Madame Paul Ouimet et leur bébé, de Terrebonne, ainsi que Madame Armand Morand, de Montréal, étaient chez leurs parents M.et Mme Jean-Baptiste Lafleur, pour les fêtes.* * * DEPLACEMENTS Madame Camille Meloche, née Germaine Râtelle, après avoir passé une quinzaine dans sa famille, est retournée à l’Institut du Radium, où elle suit un traitement depuis quelques mois.Nous souhaitons à Madame Meloche, un heureux retour à la santé.* • • FEDERATION DES CHAMBRES DE COMMERCE Nous apprenons avec plaisir que la fédération des Chambres de Commerce de la province fait un magnifique travail.* * * On s'abonne à “l'Avenir du Nord” en s'adressant au bureau : à l’Imprimerie J.-H.-A.Labelle, 303, Avenue Parent, près de la gare du Pacifique Canadien, à Saint-Jérôme, Téléphone 12.• * • Toutes notes sociales : naissances, décès, mariages, visites, déplacements, etc., sont publiées gratuitement.Faites-nous les parvenir et il nous fera plaisir de les insérer dans nos colonnes.Téléphone 12.CALINOTADE Calino sort du théâtre et réclame son pardessus d’été au vestiaire.— Votiÿ numéro ?lui demande l'ouvreuse.— Mon numéro ?cherchez-le dans la poche de mon paletot ; Je l’y al mis pour ne pas le perdre.ACCIDENT D’AUTOMOBILE M.Emile Lemay.blessé au bras droit lors d’un accident d’automobile survenu le 26 décembre dernier, se remet assez bien des suites de cet accident.M.Lemay accompagnait son frère, M.Joseph Lemay, alors que, pour rencontrer l’autobus, le chauffeur ayant dû appliquer les freins, le camion dérapa et alla lutter contre un arbre, près de Lachapelle.M.Joseph Lemay s'en tira Indemne, mais le camion fut très endommagé.• * • ACTIVITES DE NOS POMPIERS Les appels suivants ont été donnés à notre poste de Police et Pompiers, dernièrement : Le dimanche, 29 décembre, à 7 heures 18 du matin, à la boite d'alarme No 312, pour un feu de cheminée chez M.Durocher.Le lundi, 30 décembre, appel téléphonique pour feu de cheminée chez Mlle Prud'homme, 102 rue La-violette.Le même jour, à 3 heures, appel téléphonique pour commencement de feu dans les murs, chez M.E.Beaudry, 533, rue Labelle.Les dommages, peu considérables sont couverts par les assurances.Le mardi, 31 décembre, à 11.27 heures a.m., appel au No 225 pour feu causé par des linges imbibés d’huiles, chez M.Charles Robert, 228 rue de Villemure.Aucun dommage.Le mardi, 7 Janvier, à 10.26 heures a.m., appel téléphonique pour commencement de feu dans les murs, chez les religieuses du Bon Conseil.Les dommages sont couverts par les assurances.Hier, à 10 heures, appel téléphonique pour feu de tuyau et cheminée chez M.Jos.Forget, 597 rue Fournier.Aucun dommage.Aussi, à 11.22 heures, appel à la boite d’alarme No 441 pour feu dans les murs chez M.Camille Wilson, 6 rue Saint-Louis.Les dommages peu considérables sont couverts par les assurances.Hier également, à midi, appel à la boite 431 pour feu de cheminée chez M.E.Riopel, 56 rue Laviolette.Aucun dommage.• * • CHRONIQUE JUDICIAIRE L’ouverture de la Cour Supérieure se fera le lundi, 13 janvier prochain.Elle sera présidée par l'honorable juge Guibault.La première cause inscrite est la contestation de l'élection du comté des Deux-Montagnes.• * • Alcide Ouimet, de Montréal, récidiviste, a été arrêté par le détective Danis pour vol de renards.Il est arrivé à Saint-Jérôme le 8 janvier et comparaîtra le 27 janvier.THEATRE C E X Saint-Jérôme Vendredi et samedi Programme double : Ann Sou- thern et Jack Kaley dans “The Glrl Friend” ; aussi Tim McCoy dans "Revenge Rider” ; comédie musicale Dimanche et lundi Programme double en français : Joséphine Baker et Albert Préjean dans "Princesse Tarn Tarn” aussi Lisette Louvin et Jean Servals dans Jeunesse” ; comédie musicale.Mardi, mercredi et jeudi Programme double : Robert Young et Evelyne Venable dans "Vagabond Lady” ; aussi Herbert Marshall et Jean Arthur dans “If you could only cook"; comédie musicale.• • • AGENTS DEMANDES Hommes demandés pour clientèle Rawleigh dans Comté Terrebonne N.Ecrivez aujourd'hui.Rawleigh Co.Dépt.ML-605-SH-A, Montréal, Canada.• * • ON DEMANDE Une personne âgée pour prendre soin de petite famille.S’adresser chez M.H.Râtelle, 572 rue Labelle, Tél.482.sosecosccoscosccoeosooocoo! COIN DES PROFESSION NEES % AVCCAI LEGAULT & LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 — Boite Postale 93 LACHUTE Paul Larose LL.B.AVOCAT 126 rue Blain ville SAINTE-THERESE Téléphone 50 wooooooooooooooocococosoot J.-PAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi de Faillite — Comptable public Administration Générale Suite 705 à 709 Bâtieee Montreal Trust 511 PLACE D’ARMES, MONTREAL Téléphone : HArb.0261-0262 »SCCC0COSCCO0960C0SOQ€O5OS< AVCCAT RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe Téléphone 310 301A, Saint-Georges, Saint-Jérôme MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL IVRY NORD — TèL 176-r-ll LE HOCKEY LA CONSTITUTION Serait-il possible d'y remédier?DECES FEU M.ADRIEN NANTEL Vendredi dernier, 3 janvier, est décédé à Saint-Jérôme, M.Maxime Nantel, époux de feue Herméline Danis.Le défunt était âgé de 89 ans et six mois.Il laisse dans le deuil quatre fils ; Maxime, Hector, Joseph et Adrien ; une fille, Mme Elie Laroche (Agnès); vingt-trois petits-enfants et quatre arrières-petits-enfants.Les funérailles ont eu lieu en l’église de Saint-Jérôme, mardi, au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.La famille remercie sincèrement toutes les personnes qui lui ont témoigné leurs sympathies, soit par visites, offrandes de messes, fleurs, bouquets spirituels et assistance aux funérailles.• • * FEUE MLLE LOUISE RIVEST Nous avons eu le regret d’apprendre la mort de Mlle Louise Rivest, décédée chez ses parents, à Mont- 1 réal.La défunte, âgée de 27 ans, était la fille de M.Hector Rivest, j avocat, et de Mme Rivest, 4696 rue Christophe-Colomb, et la soeur de Madame Georges Dunnigan, de Saint-Jérôme.L’Avenir du Nord offre ses sympathies à la famille éprouvée.* • * FEU M.PHILORUM VEZEAU A Sainte-Anne des Plaines, est décédé mardi dernier, à l’âge de 72 ans, M.Philorum Vezeau, époux de Mérilda Coursol.Les funérailles ont eu lieu ce matin, en l’église de Sainte-Anne des Plaines.Le défunt était le père de M.l’abbé Ernest Vezeau, vicaire à Saint-Jean-Baptiste - Marie - Vianney, de Rosemont, autrefois du séminaire de Sainte-Thérèse, du révérend père Roland Vezeau, des Pères Blancs d’Afrique, et beau-frère de M.l’abbé J.-C.Coursol, curé de Saint-Martin de Lavai.M.l’abbé Léveillé, de Saint-Jérôme, était à Sainte-Anne des Plaines pour assister à ces funérailles.Nos sympathies à la famille.Il est une clause dans la constitution de la “Quebec Amateur Hockey Association", qui est le sujet de nombreuses conversations présentement.Celle limitant à quinze le nombre des joueurs pouvant être engagés par chaque club au cours d’une saison.Nous entendons critiquer mais d’une manière constructive cette méthode de former nos clubs amateurs, et il est assuré qu’un amendement sera fait à cette clause lors de la prochaine assemblée annuelle de la Q.A.H.A.Cette limite de quinze joueurs est un désavantage pour les clubs, surtout ceux de calibre intermédiaire, car la plupart de ces derniers doivent se réorganiser complètement au début de chaque saison.Qu'arrive-t-il dans la majorité des cas ?Le gérant signe un ou plusieurs joueurs, qui lui sont bien recommandés, mais une ou deux parties plus tard le mentor doit s’en débarrasser, car les résultats obtenus ne sont pas satisfaisants.C’est donc dire que le gérant ne peut plus remplacer ces joueurs, qu'il doit renvoyer, et par ce fait son club est affaibli.Ne serait-il pas possible de permettre aux gérants de remplacer tout joueur qu’il jugerait à propos de renvoyer jusqu'à une certaine date désignée, tout en limitant à quinze le nombre de joueurs formant un club ?Cette procédure se pratique dans le baseball, sous la juridiction de l’Asscciatioh Provinciale de Baseball.Pourquoi n’en ferait-on pas de même dans le sein de la Q.A.H.A.?LIGUE PROVINCIALE Dimanche dernier, le “Saint-Jérôme” remportait la victoire sur le “Rosemont” par le pointage de 7 à 0.Ont compté pour le Saint-Jérôme : Tommy Riddell, sur une passe de Giroux ; Paul Campeau, sur une passe de Hector Carrière ; Paul Campeau sur une passe de Larry Beauchamp ; Vincent Desjardins sur une passe de Tommy Riddell ; Paul Campeau, sur une passe de Hector Carrière ; Tommy Riddell, sur une passe de Marcel Saint-Pierre ; Larry Beauchamp.Tommy Riddell, Marcel Saint-Pierre et Vincent Desjardins ont su maintenir leurs attaques ; les défenses Tellier et Giroux ont arrêté avec maîtrise leurs adversaires.Le gardien de buts, Albert Rolland a su maintenir sa place et ses efforts ont été appréciés du public.En 2e ligne, Paul Campeau, Larry Beauchamp et Hector Carrière ont profité de l’expérience acquise dans la pratique avec leurs ainés et nous leur devons des félicitations pour leur beau jeu.• • • M.Ernest Boivin, président de la Ligue Provinciale, était à Saint- Jérôme.pour assister à cette joute, dimanche, et a mis la rondelle au Jeu.Il oirrit ses félicitations à notre équipe qui est l’une des plus en vue de la ligue.• • • La Reine des Sports de Rosemont, ainsi que M.Ernest Lolselle, étaient également à Saint-Jérôme, pour assister à cette Joute.C.-A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos Buick - Pontiac - Chevrolet - Oldsmobile Bureau existant Tél.No 58 — Saint-Jérôme depuis 34 ans LE LAFONTAINE Ce soir, vendredi, à 8.30 heures, le “Saint-Jérôme” recrevra la visite du "Lafontaine”, du groupe sé-nior, de Bill Brosseau (Hello ! Hello ! Bonsoir les Sports ! ).Ce club viendra ici avec son équipe au complet, y compris Red Goupil, le joueur de gouret le plus populaire de Montréal, Demers, Carignan.les frères Lafontaine et autres.C’est un club de jeunes très vîtes.Le Lafontaine est le seul club à avoir battu le fameux Verdun.Le Saint-Jérôme fera jouer, en plus de son équipe habituelle, Ha-melin et Hurtibise.La joute promet d’être des plus intéressantes.Donc en foule à l’Aréna ce soir.* * m LE CARTIERVILLE Dimanche après-midi, à deux heures et demie, le “Saint-Jérôme” recevra le “Cartierville” qui est en tête chez les clubs visiteurs, dans la ligue provinciale, ayant défait, à date, le Granby et le Valleyfield.Il possède sur son alignement, des joueurs comme les deux frères Halley, Armand, etc.Le Saint-Jérôme veut continuer sa marche victorieuse pour participer aux éliminations.Ne manquez pas cette partie qui sera certainement la meilleure jouée, à date, cette saison.Donnons-nous rendez-vous à l’aréna, pour dimanche après-midi.LIGUE QUEBEC-OUEST — PRESCOTT Mardi soir, le club Saint-Jérôme Indépendant recevait la visite du Hawkesbury et le défit par le pointage de 7 à 0.• • * Samedi soir, le Saint-Jérôme Indépendant ira jouer à Lachute.Un autobus partira de l’aréna à 7 heures p.m.• • • CLUBS DE JEUNES Le Jour des Rois, une joute de hockey très intéressante avait lieu à l’aréna entre le club “Sweet Caporal", du Mont Saint-Louis, de Montréal, et le club “Chez José” (Jean Arbour, prop.).Le résultat fut de 8 à 7 en faveur du Sweet Caporal.Ont compté : pour le Sweet Caporal, Richardson.Daigle.Dussault, Paul Prévost, un de nos jérômiens; pour le "Chez José”, Roger Poirier, René Lavigne, Jos.Husscrault, Ovila Payer.* • • LE J.T.C.Dimanche dernier, le club J.T.Clément se rendait à Sainte-Adèle où il fut défait par le pointage de 5 à 4.Lundi, ce même club jouait à Sainte-Scholastique et le résultat de la partie fut de 3 à 1 en faveur du Sainte-Scholastique.Dimanche prochain, le J.-T.Clément ira jouer à Mont-Rolland.Nous encourageons ces jeunes joueurs à continuer leur travail sportif et nous sommes certains que le succès couronnera leurs efforts.• • * CERCLE DE LA DURANTAYE L’année 1930 s’ouvre par une victoire en faveur du “Cercle de la Durantaye".En effet, le Jeudi, 2 Janvier, le C.de la D.recevait la visite du J.T.C.et après une lutte acharnée et soutenue avc-c chaleur par le.s adversaires, 11 gagnait avec le pointage de 4 à 3.Il faut louer le beau jeu de MM.Charles Desjardins, le gérant du “C.de la D.", qui enregistra 3 points et une assistance, Achille Bélanger et Joseph Levert.Bravo, les Jeunes ! Allez toujours de l’avant 1 Bureau-Succursale à LACHUTE (ArgenteuU) GERARD RAYMOND AVOCAT &î
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